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 jaminny ▲ mess is mine

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l'étoile presque bleue
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ÂGE : 27 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : récemment divorcée - savoure sa liberté après plus de 7 ans à vivre selon ses parents.
MÉTIER : peintre et photographe, partage son atelier aux artistes dans le besoin, et le transforme les week-ends en workshop ouvert au public.
LOGEMENT : #11 Logan City - vient tout juste d'emménager dans une vieille maison à rénover, qui prend doucement des airs de nid confortable.

POSTS : 3572 POINTS : 710

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 7 ans qui se remet doucement d'une grave maladie l'ayant gardé hospitalisé depuis les trois dernières années. ▲ Ne parle plus à ses parents ni à son frère après avoir appris qu'ils ont manipulé sa vie. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 3 ans. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

EZNNY #7EZNNY (contre les zombies)EZNNY #4 (au)
I wake up alone, in an other life the world was beneath us. Tonight comes, mistaken for a vision. Something of my own creation.


ZOMBENNYBENNY #7
Unconscious mind, wanna feel one last time. Anywhere, whenever. Apart, but still together. I know I'm not alone.


EDWINNY #2 (fb) EDWINNY #4 MCGERALD EDWINNY #5
I need more than myself this time, and I do believe that we rely on. All my life to sacrifice, now listen to what I say. When will I know that I really can't go?


CORANNY (fb)
If there's no one beside you when your soul embarks, then I'll follow you into the dark. Just our hearts clasped so tight, waiting for the hint of a spark.


TADDY #2
I'll sit out on the front sofa while your hands, they talk to me. All of this fooling around is as fun as it used to be.

hassan #2joanne #3jamie #2


RPs EN ATTENTE : ryleigh

PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : shiya
DC : Matt le p'tit con, Ariane l'incandescente et Jack le sensible
INSCRIT LE : 18/10/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t12335-ginny-sit-still-look-pretty http://www.30yearsstillyoung.com/t17242-good-things-to-come http://www.30yearsstillyoung.com/t12358-ginny-mcgrath http://www.30yearsstillyoung.com/t12357-ginny-mcgrath

MessageSujet: jaminny ▲ mess is mine   Sam 6 Jan - 23:34



mess is mine
jamie & ginny

fake people don't surprise me anymore. loyal people do.

C’était il y a deux semaines. Une exposition comme une autre, Dannie qui m’avait invitée le sourire aux lèvres, qui m'attendait à l’entrée de la galerie avec des étoiles dans les yeux. Je ne l’avais pas vue depuis des mois. Et même si elle m’avait envoyé quelques textos, et un appel tout au plus, la retrouver me semblait naturel, facile. Elle sillonnait la salle avec grâce, confiance, saluant d’un côté, serrant des mains de l’autre. Interdite, je trottinais à ses côtés, profitant des toiles, la laissant parfois une poignée de secondes pour rester scotchée à un canevas puis un autre, attentive, dans mon univers. Depuis la sortie de l’hôpital de Noah, je reprenais tranquillement mes activités, sortait un peu plus - dans la limite du possible. Les ateliers allaient reprendre rapidement dans le débarras que j’avais rénové pour l’occasion, et j’avais repeuplé la pièce de mes propres tableaux maintenant que l’inspiration revenait en douceur, sans rien brusquer. Des amis qui passaient, qui venaient voir si tout allait, qui se surprenaient à redécouvrir une Ginny au teint un peu moins cadavérique, aux pupilles plus brillantes. Difficile de faire mieux, maintenant que mon gamin était en santé, maintenant qu’on avait déniché notre nid, qu’on l’avait moulé à nos envies. Je me souviens avoir snobbé le champagne ce soir-là, et les regrets de ne pas tenir une flûte entre mes doigts lorsque Dannie m’avait posé la question, celle que je savais frôler ses lèvres depuis des semaines, celle avec laquelle elle flirtait, celle qu’elle voulait articuler dès qu’elle aurait l’occasion de le faire. “Tu voudrais faire le vernissage de quelques unes de tes oeuvres, à la galerie de mon ami à SouthPort?” silence, complet. Le sang qui se glace, le visage qui passe au livide, et le coeur qui bat la chamade. Bien sûr que je voudrais, bien sûr que j’en rêvais, bien sûr que le simple fait de penser qu’on puisse vouloir voir ce que j’ai pu faire, imaginer, créer de mes doigts me flattait, me donnait envie de dire oui… et de me cacher sous mon lit. De trembler de frousse, de vouloir fuir le pays, de remettre en doute tout ce que je sais, tout ce que je ne sais pas, ce que je vaux sûrement aussi. Un mélange de oui et de non, une grimace qui risque de la faire revenir sur son choix, et elle me quitte aussi vite pour fleurir aux côtés de quelqu’un d’autre, le rendez-vous à l’agenda, les détails à planifier une fois que j’aurai confirmé.    

Je croyais sincèrement ne pas pouvoir atteindre de niveaux de stress professionnel plus intense que celui que j’avais touché ce soir-là. C’était avant de me trouver devant la porte de Jamie, avant de pianoter des doigts en silence sur la poignée, de triturer l’intérieur de mes joues. Je n’avais pas ma place ici, je n’étais pas la bienvenue chez lui. Depuis la débandade avec Saul, depuis notre amitié si particulière qui avait volé en éclat, il s’en était passé des choses. Noah dans le coma, sa crise cardiaque. Mon besoin de renouveau, sa convalescence. Sans que je ne lui demande, Joanne avait cru bon me donner quelques détails sur Jamie, sur son état, sur sa santé. Si j’étais passée à plusieurs reprises devant la porte de sa chambre, lui qui était au même hôpital que mon fils, je ne m’étais jamais autorisée à toquer, à lui imposer ma présence, à hausser le malaise à ce point alors qu’il n’avait besoin que de bon, de beau. Je sais bien, que me présenter sur son porche est pire encore que n’importe quel affront, et qu’il a tous les droits de me chasser de là, de son intimité. Je sais aussi que je ne peux pas faire sans, et que, bien égoïstement, c’est la seule solution qui me paraît viable pour arriver à gratter quelques minutes supplémentaires de sommeil avant de donner ma réponse à Dannie, avant d’accepter ou de refuser sa proposition. C’est la voix de Ben qui s’enthousiasme dans ma tête, qui se moque, qui m’accuse de trop penser - encore, comme toujours - avant que mon poing finisse par s’écraser sur la porte, par entamer un geste, une tentative déguisée derrière ma potentielle carrière, de revoir Jamie. De retoucher à ce qu’on avait pu partager jadis. De lui en parler en premier, surtout. Personne ne sait encore, personne ne comprendrait de toute façon. Personne ne pourrait rivaliser avec la complicité artistique que je partageais jadis avec le Keynes, avec son avis sur la question, son apport.  Et il se dévoile finalement dans l’embrasure, m'arrachant un nouvel élan de chaleur, mon ventre qui se serre. « Je me doute que tu n’as pas du tout envie de me voir ni de me parler alors que tu te remets encore de… que tu es en convalescence. Alors je serai brève. » aucune agressivité dans ma voix, seulement, si je n’articule rien, si je reste là, pantoise, j’ai beaucoup plus de chances de me retrouver bredouille sur le porche sans pouvoir m’expliquer que d’avoir droit à un accueil en bonne et dûe forme. « On m’a offert d’organiser un vernissage à Southport, c’est pas grand chose, c’est dans une salle en annexe et ça serait la première fois depuis...toujours.  »  trop de détails, trop d’explications, trop de justification, de mots, d’idées qui se bousculent, et je reprends mon souffle. Je n’allais pas faire traîner l’idée, je n’allais pas le supplier sans lui donner tous les éléments, sans qu’il soit au courant des enjeux. « Et ils veulent que j’affiche la toile qu’on a… créée ensemble. Ils aimeraient en retrouver d'autres aussi. » les éclats de ses croquis, des miens, nos vies brisées qu'on arrimait, la perfection dans l'imperfection. Pause, et je me souviens de respirer à travers mon malaise. « J’ai dit que j’allais demander à l’artiste avec qui je l’avais faite parce que c’était pas tout moi, je ne voulais pas te jouer dans le dos et… » ce n’est pas pour rien que je monopolise la conversation, que je ne lui laisse pas le temps de rebondir, que je sens mes doigts s’entremêler, se tirer les uns les autres. Ma tête sprinte en elle-même, et j’ai la culpabilité dans la voix. Mais je reste droite, le plus possible, confessions que je trime à affirmer, maintenant qu’il est devant moi, et que tous les scénarios que j’ai pu me faire sur le chemin ne ressemblent pas du tout à la scène qui se joue devant moi. « Ça doit t’étonner vu la dernière fois, que je t’ai pas caché ça.  » et le tout pour le tout, l’humour, que j’essaie de tout mon coeur, qui me fait violence, maintenant que je force mes iris à ne pas se dégager des siens. « Je comprendrai, si tu ne veux pas. Je dirai rien, et je te laisserai tranquille. Promis. » au mieux, il ne verra pas la faiblesse dans mes gestes, la retenue de le prendre dans mes bras, de m’assurer qu’il est bien là, sorti d’affaires. Au mieux, il ignorera la lueur d’inquiétude dans mes prunelles, d’avoir encore une fois été trop loin, de l’avoir brusqué alors qu’il n’en a pas besoin, d’être ici, plus pitoyable que jamais, lui proposant une trêve qu’il serait tout en droit de refuser.  
Made by Neon Demon



    When she's spinning me around, kissing is a color. What in the world can make a brown-eyed girl turn blue, when everything I'll ever do I'll do for you. She's a juvenile scam, never was a quitter. Tasty like a raindrop, she's got the look.





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ÂGE : 36 ans (05/06/81)
SURNOM : Jay
STATUT : Marié à Joanne, en toute discrétion (14/02/18). Papa de leur petit bonhomme, Daniel, âgé de 2 ans (13/02/16).
MÉTIER : Rédacteur en chef @GQ Australia (juillet 2017). Philanthrope, président de la fondation Oliver Keynes pour jeunes en détresse. Ambassadeur WWF et SANE. Occupé, très occupé.
LOGEMENT : #98 Bayside (prev. #42 Logan City jusqu'à fin 2016)

POSTS : 16244 POINTS : 580

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Anglais, né à Londres. Fils de Lord, et l'est lui-même. ≈ A recueilli deux chiens abandonnés: Ben, un golden retriever, et Milo, un teckel. ≈ Végétarien. ≈ N'aime pas le surplus de technologie ≈ Grand passionné d'art. Il est peintre et mécène. ≈ Sanguin, ses poings dépassent parfois sa pensée ≈ Sait cuisiner et adore ça. ≈ Diagnostiqué borderline il y a un an, sous traitement à la demande du juge suite à sa condamnation pour violences domestiques (nov.2016) ≈ S'est fait tatouer la date de naissance de son fils sur l'omoplate gauche.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Joamie #116 - GQ Noël - Ginny - Marianna - [4/5]

Réalités parallèles : Joamie (v.a) #3 - Zamissan - Joamirene (what if)


JOAMIE ► Who says truth is beauty after all? And who says love should break us when we fall? But if we're strong enough to let it in, we're strong enough to let it go.
RPs EN ATTENTE : Jonathan - Beauregard/Keynes - Marianna - Nina
RPs TERMINÉS : a lot.


PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : luke evans
CRÉDITS : loonywaltz
DC : lou aberline & benjamin brody & kelly ward
INSCRIT LE : 27/03/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t1188-jamie-elle-m-a-fait-la-bise-langoureusement http://www.30yearsstillyoung.com/t11382-love-who-loves-you-back http://www.30yearsstillyoung.com/t1525-jamie-keynes http://www.30yearsstillyoung.com/t2243-jamie-keynes

MessageSujet: Re: jaminny ▲ mess is mine   Mar 16 Jan - 20:21



the mess is mine - Talking like we used to do It was always me and you Shaping up and shipping out Check me in and check me out
La fenêtre de l'ordinateur sur mes genoux roule régulièrement le long de cette interminable liste de mails. La simple lecture de l'intitulé me permet d'effectuer un premier tri de ce qui est important ou non. Et, ma foi, s'il est écrit “urgent” en capitales, il y a des chances que cela le soit. J'ai donc une main occupée par la souris et l'index posé sur la roulette qui tourne dans le vide. L’autre tient fermement l’anse d'une tasse de thé fumant. Ben est allongé sur mes pieds. Il y a pire manière de passer la journée chez soi. Des clics récurrents prennent la place du léger bruit de rotation alors que je me penche sur la centaine de clichés qui ont résulté d'un shooting pour un numéro à venir. Le perfectionnisme est alors un allier autant qu'un ennemi du pouvoir de décision. Derrière ma moue sérieuse, il y a quelques photographies qui parviennent à me convaincre. La sélection file dans un dossier, le dossier dans un mail, et je décrète ma parenthèse GQ terminée. “Tu vas devoir bouger de là si tu ne veux pas que je finisse mort de faim.” dis-je au golden retriever confortablement installé de manière à m'empêcher de me lever. Et il ne semble pas particulièrement enclin à me laisser aller à la cuisine. Il me faut attendre une visite surprise pour qu'il relève la truffe et se dirige vers la porte afin d'accueillir quiconque se trouve derrière avec une symphonie d'aboiements. Milo y ajoute ses propres jappements aigus, et désormais, c'est le chemin jusqu'à l'entrée qui se transforme en parcours du combattant. Peut-être que prendre un chien supplémentaire ne serait pas une si bonne idée. Le judas me permet d'apercevoir la silhouette inattendue, plus que n'importe quelle autre, de Ginny. Faire le mort n’est pas une option malheureusement, et l'ignorer en tout état de cause n’est pas franchement mon genre non plus. C'est donc après avoir ravalé mon amertume et lâché un gros soupir que je lui ouvre la porte. Quelques mois de cela, la vue de la brune m'aurait immédiatement donné le sourire. Je pensais avoir trouvé en elle cette amitié sans jugements et sans compromis, saine, que je cherchais depuis mon arrivée à Brisbane. Quelqu'un qui ne cherchait pas à tout savoir de moi, du passé, du pourquoi du comment, et qui m’appréhendait au jour le jour, avec mes hauts très hauts, mes bas très bas. Quelqu'un qui connaissait ce besoin de lâcher complètement, de temps, le poids du monde que l'on s'impose sur les épaules. L’envie d'hurler qui s'accumule et qui nous effraie autant que les autres. Le besoin de créer quelque chose, ne serait-ce que pour se donner l'impression de ne pas être bon qu'à détruire tout ce que l'on touche. Et c'est parce qu'elle s'était imposée comme cette pierre angulaire de mon entourage que la trahison de Ginny est la plus dure à oublier et à pardonner. La soirée au théâtre semble remonter à une autre vie et pourtant, je ne l'oublie pas. Cette sensation d'avoir le monde contre soi et cette solitude que j'ai ressentis ont été les premiers dominos. Le reste de l'histoire, elle la connait. La jeune femme est visiblement au courant pour l'arrêt cardiaque, nul étonnement vu l'allure à laquelle la nouvelle s'est répandue hors de tout contrôle. Mais si cela la pousse à ne pas gâcher mon précieux temps, alors je ne m'en plains pas. J'accorde alors à Ginny toute mon attention à propos de ce vernissage qui lui est offert et qui, jusqu'au dernier moment, ne me semble pas me concerner en quoi que ce soit. Jusqu'à ce qu'elle me demande l'autorisation d'exposer notre principale, accidentelle, et sauvage collaboration. Mon regard se fait plus grave pour bien des raisons. Je retiens un souffle cynique lorsqu'elle me qualifie d'artiste, ou quand elle s’essaie à un humour qui me laisse imperméable. Pourtant, je lâche un “entre” en lui laissant la voie libre pour pénétrer dans la maison. Les chiens lui trainent dans les pieds et je ne m'en préoccupe pas plus que cela. En bon hôte, je lui trouve une tasse que je remplis de thé et l'invite à s'asseoir dans le canapé tandis que j'occupe un des fauteuils du salon. “Il n’est pas empoisonné.” je précise en déposant la tasse face à elle sur la table basse. Puis je m'enfonce dans le cuir brun de mon dossier, doigts croisés. “Des félicitations s’imposent alors.” Sincères, malgré les circonstances. Je n’ai pas de raison ni d'envie de souhaiter du mal à la jeune femme qui a bien assez enduré, et nos différents ne m'empêchent pas d'être heureux que du bon lui tombe enfin dessus. Bien que j'eus préféré être laissé à l'écart de cette chance, ce qui ne tarde pas à se faire savoir par la suite. “Ceci étant dit, ce que je fais n’a jamais eu vocation à être vu par qui que ce soit d’extérieur.” Autant dire qu'en dehors de mon entourage le plus proche, dont la brune a cessé de faire partie, il n'était pour moi pas question qu'un inconnu pose les yeux sur la moindre pièce de ma production personnelle ni conjointe. Mais ce qui est fait est fait. “Encore moins à être exposé.” j'ajoute donc, la voix résonnant comme un non ferme et résolu. J'aurais aimé m’épargner  le moment où Ginny me demande pourquoi et où elle insistes quand même, même si elle avait dit qu’elle ne le ferait pas, parce que cela est le cas à chaque fois. C'est une décision aussi rarement comprise que respectée et je n’ai pas d'espoir que la jeune femme fasse exception à la règle. Le monde peut largement se passer de mon coup de pinceau, et moi, du regard du monde à ce sujet. J’ai déjà bien assez à faire avec les autres domaines dans lequel l’opinion publique se permets d’avoir un avis.
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MessageSujet: Re: jaminny ▲ mess is mine   Mer 24 Jan - 6:03



mess is mine
jamie & ginny

fake people don't surprise me anymore. loyal people do.

J’aurais pu penser à une immensité de trucs, alors qu’il ouvre la porte. Aux mots acides qu’il m’a envoyés lors de notre dernier échange, à mon dos qui se tourne, qui les laisse là tous les deux, sachant très bien que ni l’un ni l’autre ne gravitera de la même façon dans ma vie désormais. Aux soirées à refaire le monde autour d’un canevas. À ce vide malhabile qui justifiait l’absence de contact suite à notre débandade. À cette fois où il était reparti, joueur, avec les clés de l’atelier, l’ancien. À la première fois où je me présente chez lui, habituée à le recevoir dans mon débarras plutôt qu’à m’incruster dans le sien. À tout ce qu’il pourrait me dire, en apparaissant devant moi. À tout ce qu’il ne me dira pas. Et il m’invite à entrer. Un automatisme, un pilote qui provoque un pas puis un autre, et je passe le hall, suis ses mouvements jusqu’au salon, silence, mimétisme. Comme une entrevue qu’on sait vouée à l’échec, comme un premier pas naïf vers un cratère sans fond, comme une construction de bois chambralante au pied d’un volcan. « C’est tout à ton honneur. » que je réponds du tac au tac, mes doigts encerclant la tasse de porcelaine qu’il me tend, le poison écarté des possibilités. Alors il s’avance, alors il reprend sur ce que j’ai lancé à la va vite, trop, sur le pallier. L’exposition, les toiles, la notre, et tout ce que ça implique. « Merci. Venant de toi, je… merci.  » venant de toi, ça vaut tout l'or du monde. Je ne baisse pas le regard, pourtant. Et même si je savoure le fait que j’ai enfin pu parler de tout ceci à quelqu’un, et même si je sens un poids étrange se libérer de mes épaules, c’en est un autre qui s’y immisce, du revers de son refus. Aucune surprise ici, rien qui n’a pas été anticipé, prémédité. Je m’y attendais, et c’est bien ce qui a motivé ma décharge, lui promettant qu’il n’aurait plus à en entendre parler s’il ne voulait rien en savoir. Me voilà fixée, mon earl grey à peine entamé. « Dannie a fouiné dans l’atelier. Elle l’a vue à ce moment-là. » que je finis par laisser aller, dédouaner, haussant innocemment l’épaule. La toile, celle qui résumait nos états d’âme ce jour-là, celle qui avait fait autant de mal que de bien à créer. Ce secret que je gardais, que je chérissais, et que la rousse avait déniché à travers les autres canevas, de passage à la maison. Je sens le tremolo, faible, dans sa voix. Je sens son inconfort - loin de moi l’idée de lui en ajouter plus au rayon des désagréments. Puis j’inspire, puis je me replace dans mon siège, puis j’ose, effrontée, probablement abusive. « Et tu sais quoi? Je pense exactement la même chose. » qui vient briser le maigre silence dans lequel nous étions plongés, le bruit des cuillères tintant sur les tasses. Et si je ne savais même pas si je voulais être exposée, à ce vernissage-là? Si je n'y avais tout simplement pas ma place? « Ce n’est pas une tentative de te gratter des compliments tout sauf mérités, ou de la pitié. » il n’a pas de temps à perdre à flatter mon ego, encore moins dans la position où il se trouve actuellement. Je le sais encore plus que lui, et il le devinera à mon ton qui est beaucoup plus résigné qu’implorant. « Si je suis venue, aussi étrange que ça puisse paraître, c’est surtout parce que je suis terrifiée. »  et pitoyable, et honnête au moins. C’est une première, pensera-t-il probablement. « J’aurais sans doute pu me dépêtrer toute seule, refuser qu’elle mentionne notre toile, négocier autrement, m’en sortir sans chichi.  » Dannie n’avait rien menacé, Dannie avait seulement suggéré. Le vernissage tiendrait avec ou sans le tableau dont il est question, et peu importe la série d’obstacles que je pourrais me mettre dans les pattes, c’était bien cela qui me foudroyait le plus. Aucune logique de l’aborder avec Jamie à l’instant, pourtant c’est ce qui me semble le plus naturel. Il a toujours capté, il a toujours su sans le moindre mot ce qui se passait dans mon coeur d’artiste, l’articuler convenablement. Je m’adresse au Keynes d’avant, à celui qui comprend. « J’ai pris sa demande pour une béquille. » qui sait à quel point je rêve de ce genre d’opportunité, et à quel point j’en crève. Horrible dualité qui rend mes paumes particulièrement moites, ma voix un peu moins confiante qu’à mon arrivée, des poussières de minutes plus tôt. Ginny dans toute sa splendeur, et le stress d’une vie maintenant qu’elle réalise que tout ceci, elle devra le vivre seule, l’affronter seule, qu’elle n’a plus l’âge d’avoir un tuteur, un surveillant. Que si elle veut plonger, elle va devoir le faire par elle-même, et rien d’autre. Même pas capable d’assumer ça, comme une grande que je pense, dans un soupir, contre moi, contre tout. Depuis quand je le prenais pour un thérapeute? Depuis quand je m’imposais à sa vue, depuis quand j’étais ingrate, à ce point? « Tu me manques. Ta franchise me manque. Ta fougue. Ton feu. » ce qui, à une époque pas si lointaine, m’a donné le courage nécessaire pour recommencer à peindre, pour retoucher à ma passion. Ce qui, jadis, a été un moteur inévitable, me gardant droite, fière de m’afficher à ses côtés, fière de ce qu’on construisait l'un en amont de l'autre. Sachant bien évidemment que si l’on était réduits à deux inconnus ou presque, c’était ma faute, mes idéaux, ma naïveté qui étaient en cause. « Et pour ce que ça peut encore valoir... je suis désolée Jamie. Pour tout. » je l’ai cherché, look who's coming for round two now.
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MessageSujet: Re: jaminny ▲ mess is mine   Mer 7 Fév - 10:16



the mess is mine - Talking like we used to do It was always me and you Shaping up and shipping out Check me in and check me out
C’est étrange, d’avoir cette joie de la voir d’auparavant remplacée par une amertume loin d’avoir le goût d’un bon thé. Comme une boule dans l’estomac qui me plombe, m’alourdit et m’enfonce un peu plus dans le fauteuil. Le genre d’émotions que je souhaite laisser au placard depuis ma sortie de l’hôpital, résolu à épargner à mon coeur, ma tête, mes épaules, tout ce qu’il y a de négatif et de non nécessaire. Mais il est difficile de tirer un trait sur certaines choses, difficile d’ignorer mon coeur serré dans ma poitrine qui regrette les bons moments passés avec la jeune femme, et les restes de trahison au fond de la gorge. J’aimerais pardonner facilement, être de ceux qui ont ce don pour effacer l’ardoise, comprendre que les erreurs sont humaines et que tout le monde mérite autant de chances que nécessaire. C’est un attribut que je dois encore apprendre. Et j’apparais particulièrement loin du compte lorsque la brune tente de se dédouaner de la découverte de notre toile par cette Dannie en lâchant un « Je m’en fiche » incrédule. Qu’elle ait fouiné implique qu’elle n’en a pas été empêchée. Qu’elle soit tombée sur l’oeuvre implique que celle-ci était à la vue de n’importe qui d’autre se permettant de fouiner sans opposition de la part de Ginny. Qu’il lui soit proposé de l’exposé implique, enfin, qu’elle ne l’a pas non plus empêchée de la scruter dans le détail. Et tous ces facteurs ne dépendaient que d’une personne, qui n’était pas la Dannie en question. Je ravale la pique acerbe à propos du manque de bonne foi et de bon sens de la jeune femme qui me brûle les lèvres dans une gorgée de thé. Moins de négativité, plus de Earl Grey. Cela n’empêche pas de rouler des yeux au ciel quand je décèle une tentative d’appel à la compassion aussi discret qu’un coup de botte dans le tibia qu’on voudrait faire passer pour un appel du pied. « Ah non ? » fais-je, ironique à souhait, alors qu’elle assure qu’elle ne cherche surtout pas à recevoir de la pommade de ma part sur sa confiance en elle craquelée et fluctuante. Je ne sais pas si mon regard blasé ou un soudain regain de jugeote lui fait comprendre que tenter des chemins détournés ne lui sera d’aucune utilité face à moi. Je n’ai jamais rien attendu d’autre d’elle que ce que je lui ai toujours donné, à savoir une totale honnêteté et une transparence que rares sont les personnes à pouvoir bénéficier de ma part. Dire les choses, ressentir les choses, et cesser de placer un filtre entre le fort intérieur et le monde extérieur. Ouvrir les portes, desserrer les valves, ne plus peser les mots et les gestes. Et je préfère l’entendre avouer qu’elle a peur, reconnaître qu’elle cherchait une excuse pour venir ici, plutôt que de tourner autour du pot d’une manière qui ne nous ressemble pas. Alors la boule dans mon estomac dégonfle un peu, mon coeur se desserre. « Je sais. » je réponds à ses excuses renouvelées, laissant deviner que le pardon n’est pas acquis, mais en meilleure voie qu’il y a quelques mois. Je reconnais qu’il faut être sacrément kamikaze dans l’âme pour venir me voir après tout ceci. Fut un temps moins lointain que je ne le voudrais où d’autres auraient au choix mangé la porte ou une soupe de phalanges pour moins que ça. Mon soupir passe pour un peu de souffle à la surface de mon thé. Une nouvelle gorgée pour remplacer une amertume par l’autre. Puis je reprends ; « Je ne peux pas t’aider. C’est ton moment, le tien, et ça ne repose que sur toi. » Je ne peux pas être sa béquille. Je ne suis même pas certain de pouvoir l’encourager sans me montrer parfaitement hypocrite. Je peux la féliciter tant que mon avis ne m’est pas demandé. Mais je ne suis pas bon coah en matière d’art, moi qui me cache et me braque à la moindre approche de cette partie secrète de ma vie. « Mais tu fais bien d’avoir peur. C’est sain. Si tu n’étais pas effrayée, tu pourrais ajouter prétentieuse à ta liste de qualités.. » Ginny est bien des choses, mais prétentieuse, cela n’a jamais été un qualificatif pour elle. J’ai du respect pour ceux qui ne doutent pas de leur talent dans un domaine ou un autre tant qu’il apparaît qu’ils ont en effet des raisons de se montrer fier et que cela n’entrave pas le minimum de capacité de remise en question de toute personne normalement constituée. Ce sont ceux qui s’emprisonnent dans leurs propres œillères que je méprise. « Si tu te lances là-dedans, tu vas donner à voir une partie de toi, ton monde. Ce que tu aimes, ce qui te rend triste, en colère, ce que tu trouves beau, les questions que tu te poses... » Tout ce à quoi sert toute forme d’expression artistique, pour ceux qui croient que la peinture, la musique, le théâtre ne servent pas qu’à faire du beau. Pour ceux qui n’ont pas d’autre moyen de dire ce qu’ils ont sur le coeur, ceux qu doivent remplacer certains mots par d’autres médiums. « Tu vas laisser tout ça être interprété, déformé, décortiqué, critiqué par des inconnus qui verront peut-être au-delà de ce que tu aurais voulu montrer, ou qui ne comprendront strictement rien mais ne se dérangeront pas pour avoir leur opinion sur tout. » Je suppose que je me montre pessimiste. Mes propres craintes parlent pour moi et je peine à imaginer les choses sous un autre angle. Parce qu’à plus d’un titre le monde peut se montrer rude, dur, ingrat, ignorant, et bien moins souvent compréhensif et clément. Tout ce qui peut être critiqué l’est, et ce qui n’a pas matière à l’être non plus. D’un mode de vie à un simple choix de chaussures, et surtout, quelque chose d’aussi personnel que de la peinture sur une toile. Les musées sont pleins de personnes qui savent tout, qui en sont bien trop persuadées, et qui n’hésitent pas à porter un jugement radical sur les œuvres d’artistes qui étaient les génies de leurs temps. Alors nous ? « A ton avis, pourquoi il est hors de question que j’expose quoi que ce soit ? Parce que ça me fait mourir de peur. » Je l’avoue, en toute honnêteté. Pour avoir fait l’expérience de la véritable peur, de la véritable vulnérabilité, je peux bien l’avouer sans détour ; l’idée de laisser n’importe qui poser son regard sur ce que je produis me terrorise, et je n’ai jamais sauté le pas de seulement envisager d’accepter d’exposer le moindre croquis. En cela, Ginny vaut déjà plus que moi.
LOONYWALTZ



there is only
so many dances
we can take
across the night





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