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 Airport, you've got a smiling face - Leena

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ÂGE : 31 ans
SURNOM : Andrioucha, mais seul son frère opte pour cette alternative
STATUT : célibataire
MÉTIER : scénographe pour la northlight company
LOGEMENT : numéro 25, Redcliffe, avec son frère

POSTS : 379 POINTS : 355

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : passionné de théâtre et de littérature et baigné par une culture russo-britannique, la tête sur les épaules, peu enclin à se morfondre et entier dans tout ce qu'il entreprend
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
And we played the Russian Roulette. Just a game. One gun. One shot. One bullet. Knowing the risks, further than a kiss. The rush of adrenalin, softly running. And we spinned the wheel. Can't be cured, can't be healed. - Leovski#2

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AVATAR : Louis Garrel
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MessageSujet: Airport, you've got a smiling face - Leena   Mer 10 Jan - 3:20



-Je sais que l’on avait dit que l’on s'appellerait à minuit-heure de Brisbane, mais ce soir j’ai un changement de planning Vassili
-Un changement de planning ? Depuis quand tu modifies tes plans au dernier moment toi ? Ohooo, à moins que…
-Je vois où tu veux en venir, mais tu n’y es pas du tout. J’ai reçu il y a quelques jours un message d’une amie de londres, tu sais : Leena ! Je t’en avais parlé, tu t’en souviens sûrement. Il se trouve qu’elle a décidé de revenir s’installer sur Brisbane et je compte passer la chercher à l’aéroport
-Ah oui, Leena, je m’en souviens ! C’est drôle ça ! Bon, excuses acceptées, on repousse notre appel à demain alors ? Mais faudra que tu me donnes les détails de vos retrouvailles hein
-Ca me va, comptes sur moi ! Et… Je n’ai jamais dit que je m’excusais haha
-C’est ça, je te les ferai cracher demain ces excuses. Allez, пока !

Il a eu bien raison de me le faire remarquer Vassili : ce n’est pas dans mes habitudes de modifier mes engagements. Et même si l’enjeu n’était que celui d’appeler mon frère, j’aime me tenir à ce que je dis. Enfin, à occasion exceptionnelle, mesure exceptionnelle : Leena, bon sang. Ca doit bien faire 3 ans que l’on ne s’est pas revu. Un petit moment que l’on ne s’était pas donné de nouvelles, je ne pensais la revoir qu’à une éventuelle visite sur Londres. Et puis ce message il y a 4 jours. J’aurais pu pensé à des vacances, mais non. C’est définitif. Elle part s’installer sur Brisbane ! Pour une surprise, j’ai été surpris. D’autant plus que depuis que je suis ici elle n’avait jamais évoqué l’idée de revenir en Australie. Enfin, tant mieux. Je ne peux que me réjouir de cette nouvelle. Sa spontanéité manquait. Et pour être spontanée, son message l’est tout autant : tout y était indiqué. Jour, heure d’arrivée, numéro d’avion et même quai de débarquement ! Pas pressant ou insistant. Une simple invitation à mon égard, sincère et spontanée. Bon, ça n’était pas ma volonté première de lui faire un accueil surprise à l’aéroport, mais faut croire que maintenant il n’y a plus le choix. Reçu au plein milieu d’une répétition avec les comédiens de la northlight company, mon attention n’était pas rivée sur mon portable. Et le temps de savoir si je serai oui ou non libre à l’heure indiquée, je me retrouve bien le jour J sans avoir émis une réponse à son envoi. Tant pis. Au final j’ai quand même réussi à libérer ma fin d’après-midi pour arriver dans les temps. Ca serait trop con de se pointer à l’improviste pour finalement se rater de 5 minutes. Bravo l’effet surprise. Et la connaissant, elle l’appréciera, la surprise. Bon, je ne suis pas non plus venu avec ma pancarte “Leena Scofield” mais, posté comme je le suis à l’entrée de sa piste de débarquement, il n’y a pas moyen qu’on se loupe. Et l’avantage de vivre dans le quartier de Redcliffe, c’est que je n’ai pas mis bien longtemps pour arriver à l’aéroport. En temps et en heure, voir avec 10 minutes d’avance. Pas du luxe, surtout quand son avion est affiché pour l’horaire initiale, sans perturbations.



Il avait du bleu dans les veines de ses mains.








Dernière édition par Andreï Tedevski le Dim 4 Fév - 15:42, édité 1 fois
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PETIT PLUS : Un coeur en or ; un rire ultra communicatif ; une volonté de fer ; un secret bien gardé ; des troubles du comportement alimentaire depuis l'adolescence ; un talent inné pour le karaoké après avoir bu quelques verres
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Rhett#1 i keep you with me in my heart, you make it easier when life gets hard


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MessageSujet: Re: Airport, you've got a smiling face - Leena   Dim 14 Jan - 17:28


L'avion démarrait et Leena n'arrivait pas à décoller son visage du hublot — elle avait eu cette place, c'était une chance — mais les nuages, si bas, et le ciel, si gris, ne promettaient aucune visibilité. Son coeur se serra un peu plus : sa dernière vision de Londres serait celle-là, grise et morne et triste, tandis qu'elle avait de plus en plus envie de fondre en larmes. C'était beaucoup d'un coup : laisser derrière ses amis, sa vie trépidante, son chez soi, ce pays qu'elle aimait tant et tous les détails de sa vie, pour revenir certes là où elle avait grandi et où d'autres amis l'attendaient, mais pas seulement : les souvenirs, les casseroles du passé, ses parents... Et Rhett. Son coeur fit une embardée, mais comme l'avion décollait au même moment, elle ne sut si c'était l'idée de Rhett ou simplement les lois de la physique qui avaient provoqué quelque chose. Le décollage passé, quand l'avion fut stabilisé, elle se laissa tranquillement pleurer toutes les larmes retenues, se cachant à moitié entre le hublot et le sweat qu'elle avait pris pour le voyage, un ancien sweat de Rhett (mille fois trop grand pour elle) aux couleurs de son ancienne équipe de rugby. Déjà Londres avait disparu dans le ciel immensément gris ; Big Ben, le London Eye et la Tamise ne seraient même pas la dernière vision qu'elle emporterait, seulement les nuages lourds et plein d'eau qui menaçait la capitale anglaise depuis le début de la matinée. Leena prit d'emblée le parti qu'elle n'arriverait jamais à supporter toutes ces heures de vol, avala un cachet pour dormir et somnola jusqu'à son escale à Hong Kong, d'un sommeil pâteux et sans songes. Lorsqu'elle changea d'avion, elle eut le temps de regarder son portable, qui n'indiqua aucune nouvelle d'Andreï. Peut-être viendrait-il, peut-être pas ; elle ne lui avait pas expressément demandé car elle ne voulait pas lui imposer, mais plus les heures passaient plus elle espérait qu'il vienne, car arriver à Brisbane seule ou y trouver un visage amical n'avaient rien de comparable.

Brisbane... Des années qu'elle n'avait pas revu la ville, ni l'Australie d'ailleurs. Cela faisait dix ans qu'elle l'avait quittée, dans la hâte, assoiffée de nouvelles aventures loin, très loin. Après avoir découvert l'Europe et ses merveilles, ce retour (pourtant mûrement réfléchi) lui semblait une erreur, une fois sur deux. La deuxième, sa raison lui rappelait que c'en était fini de la fuite en avant, qu'on ne peut pas ignorer indéfiniment son passé et que de toute façon, ses amis d'ici et Tess et Rhett lui manquaient trop.

L'atterrissage la tira d'une torpeur molle — 26 heures qu'elle était en voyage, elle avait mal dans chacun de ses muscles, une faim du tonnerre et une étrange envie de dormir, alors qu'elle s'était beaucoup reposée. Patiemment, elle attendit son tour pour sortir de sa rangée, descendre, se diriger vers le tapis roulant où défilaient les bagages. C'était drôle comme on pouvait appréhender un moment, terriblement, passer des heures atroces et puis tout d'un coup il arrivait sans plus de bruit que cela, c'était fait, et on peinait presque à s'en rendre compte. Leena ajusta son sac à dos (énorme) et fit glisser sa valise (tout aussi énorme) à ses côtés, avant de prendre le chemin de la sortie. Presque tout de suite, elle reconnut la grande silhouette, les cheveux bruns et ondulés, les yeux, le visage de son ami, planté là droit devant elle. Elle accéléra le pas, avec l'impression étrange d'évoluer dans un milieu tout cotonneux, sentit les battements de son coeur s'accélerer un peu et ses lèvres s'agrandir en un immense sourire malgré la fatigue accumulée, et se jeta contre Andreï, qui la dominait de toute sa hauteur. Le serrant dans ses bras, elle lâcha un ou deux sanglots puis essuya ses larmes en riant un peu nerveusement : « Oh là là, pardon, c'est l'émotion, la fatigue, tout ça... » Quiconque connaissait un peu Leena savait pertinemment qu'elle était très émotive. « Je suis tellement contente que tu sois là ! Merci de la surprise, je crois que je m'étais surestimée, j'aurais mal vécu d'arriver ici toute seule... Alors qu'en plus ce soit toi qui viennes me chercher, c'est encore plus magique. Comment tu vas, mon chou ? » Elle s'était écartée de lui, mais avait gardé sa main sur son bras, qu'elle serrait avec toute l'intensité de ce qu'elle ressentait ; la joie de voir son ami se lisait sur son visage. « Franchement, si c'est pas un signe qu'on soit tous les deux à Brisbane maintenant... Ça va, tu t'y fais, à l'Australie ? » L'impression que le monde qui l'entourait était en coton ne la quittait pas, et elle passait une main sur son visage fatigué. « Bon, par contre je suis désolée mais j'ai une faim de loup, on va manger un truc et tu me racontes tout ? Je t'invite, parce que c'est vraiment trop mignon d'être venu me chercher. » Se dressant sur la pointe des pieds, elle lui piqua un petit baiser sur la joue.



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MessageSujet: Re: Airport, you've got a smiling face - Leena   Mer 17 Jan - 21:34



Des gens qui affluent en tout sens. Beaucoup de touristes. Autant qu’à ma propre arrivée sur Brisbane il y a un peu plus d’1 an, si ce n’est plus. C’était d’ailleurs la pensée qui m’avait traversée l’esprit à l’époque : beaucoup de touristes. Sans plus épiloguer sur l’aéroport de Brisbane, avec cette sensation qu’au fond, tous les aéroports se ressemblent. C’est l’émotion et l’état d’esprit qui accompagnent le débarquement qui en change sa perception, et il faut croire que le mien respirait la banalité. Un climat doux d’un septembre de printemps australien banal et identique à celui de mon départ de Sidney, un rapide tour du quartier de Redcliffe avant d’atteindre mon appartement, récupérer les clefs et déballer mes bagages d’une taille convenable pour un déménagement. Je me souviens avoir envoyé un message à Leena une fois l’installation terminée, amusé de me retrouver dans la ville qu’elle avait elle-même quittée, et une soirée passée à repérer l’activité culturelle et nocturne des quartiers. Mais pas moyen de me rappeler d’avoir parlé à quiconque ce jour-là, pas même à mon frère. Autre chose que mon arrivée à Londres, c’est certains. Et ça a beau me paraître aujourd’hui si lointain, je ne peux me défaire de la sensation d’un affranchissement exalté à ce second souvenir. L’impression de sortir d’une léthargie prolongée et de trouver ma juste place dans l’effervescence Londonienne…
Je me demande quel sera l’état d’esprit de Leena en posant pieds sur Brisbane. Bien que je ne connaisse pas la raison de son retour, être replongée ainsi dans la ville de son passé pour en plus y trouver un ami d’une ville laissée derrière ne laisse pas indifférent. Encore moins Leena. Et je sais que pour moi-même, la projection d’un éventuel retour à Moscou est impensable. Resté trop longtemps à ne plus entendre parler Russe tout autour de moi mais pas assez pour passer pour un touriste moi-même. Bien qu’avec une volonté de voir la ville d’un oeil nouveau, ça ne tromperait personne. Enfin, trêve de réflexions : la foule grossissante de personnes valises en main ne peut témoigner que de l’atterrissage récent d’un nouvel avion. Et si j’en crois le panneau d’affichage, je ne devrais plus tarder à voir Leena apparaître.

C’est un grand sourire qui se dessine sur mon visage à l’image qui s’offre à moi au milieu de cette nouvelle vague de passagers. Sac et valise de deux fois sa taille, sûrement éreintée du voyage mais toutefois rayonnante : Leena. Son regard qui croise le mien que je ponctue par un grand signe de ma main. Pas même le temps de dire un mot, j’accueille simplement son étreinte avec toute la bienveillance qu’il m’est possible de donner. Et je ne peux réprimer un léger rire alors qu’il m’est impossible d’effectuer une action sous son embrassade, un regard tendre à son adresse : je n’avais pas oublié à quel point ses larmes pouvaient vite rouler sur ses joues. “Bah alors, le trajet dans l’avion était pénible à ce point ?” Même après plus de 2 ans, il y a des choses qui ne changent pas et qui ne changeront sûrement jamais. L’émotivité de Leena et mon enclin à la taquiner en font parti. “Oh là là, pardon, c'est l'émotion, la fatigue, tout ça…” Et si ma propre émotion est plus contenue que celle de Leena elle n’en est pas moins présente. Tout en contraste avec son énergie intense et explosive. Je l’avais deviné : une présence familière pour venir la chercher à l’aéroport n’était pas de trop. “Et bien écoutes, j’ai pu arriver en temps et en heures pour te surprendre ici : objectif de la journée atteint ! Il était exclu que je te rate, je m’en serai voulu ” Ma main de mon bras libre posée sur la sienne, comme pour ne pas briser ce contact aussi muet qu’intense. “Et toi ? Pas trop crevée du voyage ? ” Un Londres-Brisbane presque équivalent au Londres-Sidney que j’avais entrepris, une première impression de l’Australie dont je n’avais d’ailleurs pas tant parlé à Leena bien que je sois resté 1 an dans cette ville. Enfin, pour l’heure, je suis Leena dans son désir de manger un morceau.
Ca marche ! Je te raconterai tout ça quand on se sera posé.” D’autant plus qu’à ses dire, j’occupe la place d’invité. “Une telle proposition, ça ne se refuse pas ! Mais c’est toi qui me suis : une nouvelle brasserie a ouvert près de chez moi. Ils y servent un peu de tout mais c’est surtout le cadre qui est sympa.” Prenant par la même occasion sa valise, jugeant inutile de lui en faire la proposition au préalable : il est exclu de laisser Leena porter la totalité de ses bagages. “On va voir si tu parviens tout de même à nommer les rues !

Bien que la route jusqu’à l’endroit choisi ne soit pas très longue, notre trajet est néanmoins ponctué de quelques détours et de temps d’arrêts. Laisser Leena s’imprégner des rues reconnues, des anecdotes qui y sont rattachées, du haut de son style Londonien. “Une fois arrivés à la brasserie, faudra toi aussi que tu me parles de tes activités à Londres après mon départ ! Et m’expliquer en détails ce qui t’as poussé à revenir ici, parce que si toi aussi tu m’avais manqué, je ne vais pas me laisser convaincre que ça n’est que pour mes beaux yeux et le climat hein.” Un clin d’oeil bref dans sa direction avant de pousser la porte de la brasserie où nous venons d’arriver. “Après toi



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MessageSujet: Re: Airport, you've got a smiling face - Leena   Dim 28 Jan - 13:40


Andreï avait toujours cette attitude en demi-teinte, drapé dans sa retenue, dans quelque chose de discret et de presque un peu sauvage, inaccessible, alors que le contraste pouvait se faire sentir avec sa réelle gentillesse, son humour, son implication dans les choses et les gens, sa volonté. Tout cela était un peu à l'opposé de Leena, beaucoup moins dans la mesure et dans la retenue, et donnait toujours des cocktails particulièrement drôles — par exemple quand elle se laissait aller à ses émotions il était toujours celui qui la chambrait gentiment, et si des gens inconnus à leur relation auraient pu trouver cela choquant, c'était en réalité quelque chose qui faisait beaucoup rire Leena et lui redonnait quasi instantanément le sourire. Aussi quand il lui demanda si le voyage avait été si pénible que ça, juste pour la taquiner, elle se mit à rire au milieu de ses larmes et essuya ses yeux tant bien que mal, un grand sourire aux lèvres. Il fallait dire que la fatigue accumulée ne l'aidait en rien, et que l'état dans lequel elle se trouvait était un peu déroutant. Heureusement, la joie de retrouver son ami prenait le pas sur tout le reste. Après s'être serrés dans les bras ils restaient là à se regarder tranquillement dans les yeux, et la main d'Andreï posée sur la sienne appaisait considérablement Leena, comme si une petite voix lui murmurait à l'oreille ne t'inquiète pas, je suis là pour toi et je ne bouge pas. Comme il saisissait la balle au bond à propos de sa proposition, elle attrapa tous ses sacs — et laissa Andreï l'aider — et ils se mirent en route. « Je ne vais plus rien savoir nommer du tout... Tu imagines, les changements qu'il y a dû avoir en 10 ans !... »

Elle se laissa un instant submerger — Brisbane était là et bien là. Dans toute sa splendeur, sa modernité. Urbaine et Australienne. Pleine de trop de souvenirs, qui donnèrent un instant à Leena l'impression qu'elle allait vomir, tellement un poids pesait sur son estomac, tout d'un coup. Des souvenirs de tout : l'aéroport, les rues, le trafic, les grosses voitures, les larges avenues, les immeubles, l'odeur de l'air si caractéristique, les gens, les styles, les accents, les bruits des klaxons et des sirènes. C'était à l'opposé radical de Londres et s'il n'y avait pas eu Andreï pour la maintenir hors de l'eau, elle aurait explosé en sanglots sans pouvoir s'arrêter. Ils s'engouffrèrent dans la nuit, dans la ville, et chaque coin lui semblait à la fois étranger et familier, sans qu'elle puisse choisir un des côtés une fois pour toutes. De toute façon, elle le savait parfaitement : quand on part, quand on s'exile et qu'on revient, on ne retrouve pas ce qu'on a laissé. Et Leena n'avait plus du tout l'impression d'être chez elle. Elle se laissa mener tranquillement par Andreï, qui continuait à lui parler et elle répondait de temps en temps, bercée par une insondable mélancolie qui l'envahissait toute entière. Ils arrivèrent au lieu en question, et elle ne put pas s'empêcher de rire à la remarque pleine de lucidité d'Andreï. « C'est pourtant vrai qu'il fait plus chaud qu'à Londres et que tes yeux sont beaux ! » Avec un sourire, elle passa devant lui, entassa ses valises dans un coin du restaurant et s'installa à la table la plus proche, sentant son estomac se tordre douloureusement. Elle avait vraiment faim, et même si l'émotion lui avait empêché de manger plus tôt, elle ne pouvait plus reculer. Attrapant la carte, elle l'étudia attentivement. « Hmm... Je vais prendre un menu, l'entrée et le plat du jour, j'en peux plus, il me faut de l'énergie ! » Elle commanda un café aussi, histoire de se remettre un peu les idées en place — et Dieu sait qu'elle n'aimait pas forcément cette boisson. Se rendant compte qu'elle avait une foule de choses à dire à son ami, sur tous les plans, elle se trouvait face au moment où on ne sait pas du tout par quel bout commencer. « Non mais, c'est pas juste, j'ai tellement de choses à te dire aussi, on ne va jamais s'en sortir ! » Elle rit une nouvelle fois, de bon coeur, essayant de s'accrocher à l'instant présent. « J'ai presque envie de te dire que je ne sais même pas vraiment pourquoi je suis rentrée... C'est tellement bizarre d'être ici ! Mais bon, ce que je peux te dire c'est que : Tess étant rentrée depuis un an, mes amis commençaient à me manquer de toute façon... Et puis je ne sais pas, je me dis qu'un jour il faudra bien que je fasse face à mes parents, et qu'à Londres c'était bien pratique, mais je fuyais. » Elle haussa les épaules. « Bon et puis ça c'est pour après, j'entretiens le suspens, mais je suis aussi revenue parce que Rhett a quitté Londres depuis un an et qu'il est aussi à Brisbane, et je n'arrivais plus trop à vivre loin de lui. Mais ça, c'est secret ; il ne le sait pas encore... » Elle sentit ses joues s'empourprer un peu. Andreï connaissait Rhett, son « meilleur ami » depuis des années, avec qui il lui arrivait de finir au lit parfois. L'affaire se corsait un peu... « Et puis niveau boulot, je stagnais un peu. Je veux dire, Londres c'est vraiment une super opportunité pour démarrer, je me suis fait un super réseau et j'ai fait plein de trucs trop cools — tu sais que j'avais fini par participer à cette expo au Tate ?! C'était dingue !! Mais j'avais envie de tester autre chose... De voir autre chose... » Elle regarda un instant par la fenêtre, dans la vague. Même avec tout ça, au fond, elle espérait ne pas avoir fait une bêtise... « À toi un peu maintenant, parce qu'il faut bien que je mange ! » Attrapant ses couverts, elle attaqua son assiette avec appétit.



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MessageSujet: Re: Airport, you've got a smiling face - Leena   Dim 4 Fév - 15:35



Bien que de nous deux je sois celui qui ai passé le moins de temps à Brisbane, c'est moi qui tient la place de guide en cette soirée de retrouvailles. Car après tant d'années à vouloir s'en détacher, il est logique que les repères de Leena, ma rayonnante amie, soient en partie brouillés. Confirmé par ses dire : 10 ans sans un regard en arrière. Moi-même j’avais déjà oublié la moitié des places de Moscou.
Comme redécouvrant chaque rues, hésitante dans sa foulée, je sais bien qu'il ne s'agit là pas que de fatigue. Et bien présent à ses côtés, il ne me faut pas plus d'un regard pour comprendre à quel point l'émotion la submerge. Dans une nuit environnante qui aurait le don de troubler la perception de quiconque, ce ne sont que de brèves interventions de ma part qui dénotent au milieu de ce trajet silencieux. Non pas pour meubler la conversation, mais une volonté de donner un point d'accroche de ma voix. Un élément concret dans ce qui doit lui paraître une situation quelque peu surréaliste, lui laissant cependant l'espace nécessaire pour redécouvrir un quartier qui a sûrement bien évolué depuis 10 ans. Moi qui ai déjà été témoin de modifications en l'espace d'une année ici. Et dans ce grand changement que dois vivre Leena, ma charismatique amie londonienne, s’il y a une chose sur laquelle elle peut bien compter c’est le caractère immuable de notre relation. Malgré le temps passé à ne se donner des nouvelles que par téléphone et réseaux sociaux, nous nous retrouvons comme nous nous sommes quitté. Tout en retenu quand il s’agit d’exprimer des marques d’une tendresse protective mais toujours taquin pour lui redonner le sourire, c’est égal à moi-même que je ponctue notre arrivée au restaurant d’une remarque à propos de ce prompt déménagement. Retournant un sourire à sa réponse enjouée.

Si Leena, aussi affamée qu’épanouie, opte pour la formule entrée plat, je n’ai pour ma part pas aussi faim. Le restaurant situé à proximité de mon logement, j’ai pour habitude de prendre la formule salade à composer soi-même. Pratique quand je ne dispose que de peu de temps pour déjeuner entre un aller-retour au théâtre. Ou que ma faim ne dépasse pas celle de ce soir. Et comme tous les habitués, il ne me faut que peu de temps pour énoncer la composition d’une salade qu’il m’arrive de préparer moi-même quand je n’ai pas envie de dépenser trop d’énergie dans un simple repas.
Précis dans ma demande, c’est toujours la laitue que je choisi comme base. Peu amateur de roquette, je préfère cette variété de salade traditionnelle qui sait se marier avec tout et dont l’amertume ne vient pas couvrir le goût des autres aliments. En particulier celui du baramundi, poisson présent sur de nombreuses cartes australiennes dont j’ai fait l’ingrédient principal de ma salade. Grillé avec sa peau dont le croquant contraste avec la chair tendre, il reste nécessaire de le saler avec minutie. Agrémenté de tomates, aubergines confites et échalottes ciselées, j’apprécie généralement un léger filet d’huile d’olive pour apporter une certaine homogénéité à ces différentes saveurs. Relevé par des notes de poivre, un condiment toujours efficace. Simple de réalisation mais pas fade pour autant, c’est une bière que je commande avec ce plat. Prêt à écouter mon amie, non sans quelques gorgées de cette boisson maltée.

Non mais, c'est pas juste, j'ai tellement de choses à te dire aussi, on ne va jamais s'en sortir !” Je ne peux retenir un rire à une remarque si juste. Car, en plus d’avoir un temps considérable à rattraper, je sais que les conversations avec Leena ont cette particularité de pouvoir s’éterniser sans pour autant voir les minutes s’écouler. Il est de toutes façons impossible de s’ennuyer en sa compagnie. Et habituellement peu bavard, elle reste l’une des rares à avoir permis à ma langue de se délier quelque peu.
Si j’ai pu me montrer désireux de connaître ses motivations pour rejoindre Brisbane, un vif éclairage m’est enfin apporté. Ainsi, c’est moins par mal du pays que par attachement envers ses amis qu’elle a décidé de reposer bagages ici. Peut-être également un moyen de se confronter à une réalité qu’elle a trop longtemps désiré esquiver. Une situation familiale quelque peu complexe que l’on a toujours abordé à demi-mots. La parole libérée par une amitié de longue date. Car il faut dire qu’elle est bien l’une des rares personnes, si ce n’est la seule, avec laquelle j’ai abordé mon passé à Saratov. De façon succincte, certes, mais assez pour que ce soit un détail à souligner.
Et si je me doute bien qu’elle n’a pas prévenu ses parents de son arrivée, c’est un léger haussement de sourcil qui accompagne son annonce à propos de Rhett. Bien que je l’ai rencontré à plusieurs reprises sur Londres, c’est surtout à travers une Leena lumineuse que j’en entendais parler. Car je sais bien de quoi cette amitié retourne, ses joues rosies ne diront pas le contraire. Mais au vu de son retour, je ne veux pas trop insister sur une corde sensible. “Je ne savais pas qu’il était rentré sur Brisbane ! Tu comptes le prévenir bientôt de ton arrivée ?

C’est l’arrivée de nos plats respectifs qui coupa mon amie dans son récit. Attaquant ma salade, une oreille attentive à son évolution professionnelle sur Londres. C’est avec enthousiasme que j’accueille sa remarque sur le Tate. “Oui, j’avais vu les posts que tu avais partagé sur les réseaux. Ca m’aurait plu de venir te voir à ce moment là d’ailleurs. Tu en avais eu de bon retours ?” Un travail de Leena que j’ai toujours aimer suivre, talentueuse dans tout ce qu’elle entreprend. Notre amitié remontant à une première collaboration alors que je cherchais des accessoires pour les comédiens de ma compagnie de l’époque. La finesse de la réalisation de ses bijoux m’avait conquis. Et je ne doute pas qu’elle trouvera vite sa clientèle australienne. Sentant son ton s’effacer à sa dernière phrase et ses yeux se perdre dans le flou de l’extérieur. “En tout cas, je saurai à qui faire appel maintenant si nous avons besoin d’aide aux costumes à la northlight company ” Un moyen de la rassurer, professionnellement du moins, sur son installation.

Relancé par mon amie, c’est à propos de la northlight company que je continue de développer. “Et bien, pour ma part la compagnie dont je t’avais énoncé le nom il y a un petit moment est toujours celle pour laquelle je bosse. Chaque collaborations avec un metteur en scène étant différente, je ne peux que me réjouir de celle-ci. Même si je t’avoue que je n’avais pas tout de suite trouvé du taff en arrivant sur Brisbane. Pas dans le théâtre du moins.” L’avantage du statut de scénographe étant celui de pouvoir exercer son métier dans différents domaines de l’évènementiel, j’avais bien dû laisser de côté ma création de décor à la scène entre Sydney et Brisbane. “Et c’est vraiment depuis que j’y suis rentré que j’ai commencé à apprécier la ville et à m’ouvrir aux gens” Un dernier détail pas des moindres si je prends la peine de l’aborder. Car Leena ne sait que trop bien qu’il faut le vouloir pour que j’envisage le dialogue. “Mais au final on ne se détache jamais vraiment de Londres. D’autant plus que j’avais déjà rencontré l’un des comédiens de la compagnie sur les planches britanniques. Une retrouvaille qui m’avait enchanté !” Myrddin Owens. Lui aussi son travail m’avait beaucoup plu dès la première représentation à laquelle j’avais assisté de lui. “Presque autant que ces retrouvailles-ci” Un clin d’oeil dans sa direction.
Au fait, tu ne m’as pas dit où tu allais emménager ? Tu as pu te trouver un appart’ facilement ?



Il avait du bleu dans les veines de ses mains.






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MessageSujet: Re: Airport, you've got a smiling face - Leena   Mar 13 Fév - 17:38



Manger lui faisait un bien fou, et Leena s’arrêta un moment de parler le temps de quelques bouchées afin de combler sa faim qui n’avait été qu’augmentée en sentant toutes les odeurs du restaurant peu rempli. Il était tard, évidemment, et elle tâcha de ne pas se dire qu’en pareilles circonstances, à Londres, l’endroit aurait été bien plus rempli et plus bruyant. Londres était toujours ainsi, fourmillante de monde et de bruits, et la tranquillité de certains quartiers de Brisbane avait certes ces avantages mais ne lui avait pas manqué pour autant. Comme Andreï lui posa des questions sur Rhett, elle s’arrêta de manger et but à son verre d’eau, essayant de calmer le tourbillon de ses pensées. Il avait sans le savoir mis le doigt sur le problème majeur de ce retour australien : comment et quand revoir Rhett, quand il était l’une des raisons majeures de sa décision. Elle sourit d’un air un peu coupable. « Il s’est blessé, tu sais, du coup sa carrière en a pris un coup, c’est pour ça qu’il est rentré… » Toujours ce même pincement au cœur à l’évocation de la carrière avortée de Rhett, et de cette horrible nuit où elle était arrivée aux urgences pour lui tenir compagnie, avant d’apprendre la sentence finale : la vie de joueur professionnel s’arrêtait pour lui. « Et tu ne me laisses pas de répit, hein, figure-toi que je ne sais pas du tout comment je vais lui dire, je crois que je vais juste me pointer chez lui comme ça, et on verra bien ! » Elle eut un petit rire pour masquer sa gêne, et ils attaquèrent de nouveau leurs assiettes. Elle se rendit compte qu’elle engloutissait bien plus vite que lui, et calma le rythme. Elle se connaissait trop bien : si elle ne faisait pas attention et qu’elle mangeait trop vite, le contrecoup se faisait sentir tout de suite. Et elle n’était pas dans les meilleures dispositions pour gérer en plus de tout ce rapport compliqué qu’elle avait avec la nourriture. « Oui, l’expo a été appréciée et relayée dans pas mal de médias, on a même fait une semaine de prolongation ! Je suis sûre que ça t’aurait plu ! » Andreï avait évidemment des sensibilités artistiques précises, c’était son métier, et elle aimait d’ailleurs beaucoup échanger sur le sujet avec lui. Comme il mentionna la Northlight Company, Leena acquiesça vigoureusement tandis qu’elle terminait sa bouchée – si ce n’était pas dans ses compétences premières, travailler dans les costumes pour le théâtre ou le cinéma la passionnait réellement et attisait son imagination créatrice.

Il se lança alors dans un récit à son tour, et Leena l’écouta attentivement. Andreï était plus dans la réserve que l’inverse et il fallait aller le chercher parfois, mais elle était heureuse de voir que Brisbane ne semblait pas l’avoir trop refermé sur lui-même et qu’il restait le même, en tout cas avec elle. Elle avait hâte d’en savoir plus sur son travail au sein de la compagnie. « C’est super, je suis contente, vous travaillez sur quoi en ce moment ? Mais du coup, tu as fait quoi avant Northlight ? » Peut-être que le sujet était délicat – à n’en pas douter si elle arrivait à le lire entre les lignes – mais elle voulait lui laisser la possibilité d’en parler s’il le souhaitait. « Raconte-moi, tu as rencontré des gens cools ? Tu as trouvé des endroits pour sortir qui méritent le coup d’œil ? C’est toi qui vas devoir tout m’apprendre d’ici, je compte sur toi ! » Elle se mit à rire, et fit une pause dans son repas. Ce n’était pas les contacts qui lui manquaient ici, puisqu’elle avait gardé un bon nombre d’amis d’enfance, que Tess était là, Rhett aussi, Andreï, d’autres connaissances… mais justement, c’était presque le plus effrayant au fond : revenir si facilement en arrière, replonger dans un passé avec lequel elle était loin d’être en paix. Sans compter la proximité avec ses parents, dorénavant ; elle avait la certitude qu’elle était bien loin d’être au bout de ses peines. « Déjà que j’ai l’impression de ne pas être partie de Londres, alors si tu me confirmes qu’on ne s’en détache pas… » plaisanta-t-elle, à moitié sérieuse. « Je vais squatter chez Tess quelques nuits, mais j’ai trouvé un appart, enfin une maison plutôt, en colocation avec trois autres personnes dans le quartier de Toowong ! J’aurais pu aller m’installer avec Tess mais retourner à Samsonvale ne me disait vraiment rien, je préfère être en ville, ça sera beaucoup plus facile pour le boulot, et tu imagines si j’habitais à deux pas de chez mes parents… Le retour à la réalité serait bien trop rude ! » Au passage, elle héla le serveur pour qu’il lui apporte un verre de vin. Ce n’était pas dans ses plans de boire ce soir, mais le bon repas aidant et la torpeur qui l’engourdissait nécessitaient un petit remontant. « Et puis j’ai trouvé un mi-temps dans une boutique d’antiquités, j’ai rendez-vous cette semaine mais apparemment c’est bon. Comme ça, ça va m’obliger à me caler sur les horaires et à être productive le reste du temps ! Tu vois, j’ai tout de même pas mal anticipé mon retour… Sur certains points. » Elle sourit, goûta le contenu de son verre avec plaisir. « Et alors, pas de rencontres intéressantes jusqu’à maintenant ? » demanda-t-elle avec un petit sourire complice, évoquant évidemment la vie sentimentale souvent mystérieuse de son ami. « Et ton frère, ça va ? »



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MessageSujet: Re: Airport, you've got a smiling face - Leena   Mer 21 Fév - 2:33



Nos plats arrivés, c'est avec appétit que j'entame ma salade. Un appétit relativement contenu comparé à celui de Leena. Il faut dire qu'à peine débarquée d'un voyage Londres-Brisbane, la fatigue l'aura trop saisie pour passer la soirée sans reprendre quelque peu des forces. D'autant plus qu'après tout ce temps passé loin de l'autre, ça n'est pas pour échanger 5 minutes que nous avons pris place dans ce restaurant. Le cadre particulier du repas propice à rattraper le temps perdu, c'est naturellement que la question de la raison de son retour se pose. Et le sujet de Rhett abordé, je ne peux que rebondir dessus, prenant l'évocation de son nom au vol pour recueillir des informations à son propos.
Tiré par Leena à l'un de ses matchs, c'est à la fin de celui-ci que j'avais rencontré Rhett pour la première fois. Si le courant était bien passé, c'était surtout à travers Leena que je conservais contact avec lui. Et à mon départ pour Sydney, je m'en étais toujours tenu à un Rhett joueur de rugby à la carrière prometteuse. N'ayant que partiellement entendu parler de son accident communiqué par mon amie alors profondément touchée par l'évènement, je n'avais pas fait le rapprochement entre ce dernier et son retour sur la ville australienne. J'ose imaginer ce que son départ a du produire chez une si sensible Leena. Confirmé par un petit rire nerveux à son évocation. Je me doute alors bien qu'il n'est pas en rien dans sa décision de quitter la capitale britannique. Elle-même ne sait d'ailleurs pas encore comment lui signaler sa présence ici. Ni quand elle devrait s'y risquer. Et je vois bien que malgré une apparente légèreté, cette question ne la laisse pas des plus sereine. Sans trop insister, cependant la volonté certaine de lui apporter une note de réconfort «Si tu n'es pas sûre de la manière de te présenter à lui, quelque soit la façon dont tu t'y prends pour le revoir sur Brisbane, je suis sûr qu'il ne pourra qu'apprécier vos retrouvailles. »

Et de relations, le sujet dévie naturellement autour de l'activité professionnelle que nous occupons tous deux. Une activité que nous avions tous deux déjà bien ancrée sur Londres et qu'il est parfois difficile de retrouver dès l'implantation dans une nouvelle ville. D'autant plus que l'épanouissement artistique de Leena dans la ville britannique s'est particulièrement développé. Et je ne suis pas le moins du monde étonné que son exposition au Tate ai plu avec des retours plus que positifs. «En tout cas tu peux compter sur ma venue s'il te venait à exposer en Australie ! » Non seulement gage d'une amitié certaine, mais aussi d'un amour sincère pour son travail et sa vision artistique. Un intérêt mutuel dans le domaine de l'art qui a indubitablement fortement contribué à nous rapprocher elle et moi, bien que nous exerçons dans différents domaines. L'aspect manuel faisant partie intégrante du métier de scénographe quand vient le moment de réaliser croquis et autres maquettes, je suis toujours sorti enrichi de nos échanges. Et  rien ne pouvait me faire plus de plaisir que de pouvoir retrouver cette complicité. Ravi de satisfaire la curiosité de Leena quand à notre travaille avec la Northlight Company.
« En ce moment on travaille sur une adaptation d'un auteur britannique justement ! Une pièce qui se déroule entièrement dans un taxi. Dramaturgiquement parlant elle propose énormément de potentiel. Je t'avoue que travailler sur un tel projet m'avait manqué...  » S'il est rare que je reconnaisse qu'un élément ai eu un impact sur mon vécut, je suis moins sur mes réserves s'il s'agit d'aborder le travail. Bien que j'ai volontairement omis d'évoquer ma période de creux traversée à Sidney auprès de Leena, enclin à me concentrer sur d'autres choses jugées plus essentielles, je ne sens pas le besoin de l'occulter plus longtemps.
«Et bien, il faut dire que la période de transition entre ma fin de collaboration avec le dernier metteur en scène de Sidney s'est éternisée plus longtemps que prévu et m'a mis face à certaines remises en question.  » Une remise en question d'autant plus forte que je considérais mon parcours en tant que scénographe dans le spectacle vivant bien épuisé. «Peu décidé à rechercher d'autres metteurs en scène, j'ai du m'atteler à de la scénographie pour musées, suis passé par l'événementiel. Une expérience toujours interessante mais avec tout de même un profond manque du théâtre et de ses planches. Je n'étais jamais aussi peu sorti de chez moi, lassé des rencontres. Enfin, c'est surtout mon emménagement à Brisbane qui m'a réellement relancé !  » Brisbane et son activité, ses théâtres, ses loisirs. Des rencontres professionnelles qui auront eu le bénéfice de réinsérer une vie sociale à mon quotidien alors évanouie depuis Londres. « D'ailleurs, c'est un peu grâce à toi que je me suis retrouvé ici. Si tu ne m'avais pas toi même parlé de Brisbane par le passé, j'aurais peut-être bien fini par me terrer à Sidney avec pour seul réconfort son opéra.  » Lancé sur le ton de l'humour, je n'en pense tout de même pas moins. « Alors tu peux compter sur moi pour te faire redécouvrir les essentiels de Brisbane. De la plus petite galerie d'art au bar du coin. On ne rompt pas avec les vieilles habitudes !  » Car il est vrai que nous sortions souvent le soir, dans les rues londoniennes. Un vieux souvenir qu'il est drôle de se rappeler avec la principale intéressée au milieu de ce paysage australien face à une Leena déjà empreinte de nostalgie dont l'évocation de Rhett et Tess n'a pas balayé.

« Pratique pour la collocation ! Et ça sera plus simple pour toi de te retrouver au cœur de Brisbane... » Une façon plus neutre de faire allusion à la ville d'enfance de Leena que je sais source de bien des maux.  « Surtout n'hésites pas avant d'emménager à Toowong si tu veux passer une soirée ou deux chez moi. Vous avez sûrement dû vous organiser avec Tess mais ça me ferait aussi plaisir de te voir investir mon appart'. » Et je ne peux retenir un rire à l'évocation de sa propre organisation. Aussi explosive qu'elle ne l'est. D'une même légèreté taquine, me préparant à demander une bière pour accompagner le verre de Leena au serveur« Ah mais je n'en doute pas : j'ai relevé l'effort effectué  »

La bière commandée, je ne me fais pas prier pour la voir arriver à notre table. Assez tôt pour que je puisse en prendre une gorgée avant de répondre à mon interlocutrice que je n'avais pas vu si curieuse depuis un bon moment déjà. « Je pense qu'il y aura plus de choses à dire de mon frère que sur moi. J'ai bien rencontré quelques personnes à l'occasion de sorties dans quelques boîtes mais tu sais que je ne finis jamais par m'attacher. Au contraire de Vassili. Il est toujours avec sa copine et pour le moment ça à l'air de bien se passer. On verra. En tout cas il a bientôt prévu de passer sur Brisbane pour que l'on puisse se voir. Tu pourras enfin le rencontrer! » Des rares fois où Vassili et moi avons pu nous revoir à Londres, aucune des dates ne coïncidaient avec des disponibilités de Leena. Et pourtant, je ne cache pas que j'aurais aimer voir les deux se rencontrer. Le caractère enjoué et percussif de Vassili proche de celui de mon amie, je ne vois pas comment ils pourraient ne pas s'entendre. « J'essaie d'ailleurs de le convaincre petit à petit d'emménager ici. Et ça commence à se profiler doucement. » Et si cette annonce peut paraître anecdotique, je sais que Leena comprends à quel point des retrouvailles avec mon frère signifie beaucoup pour moi. Un sujet qui me tient à cœur, comme j'ai pu sentir que l'évocation précédente des parents de Leena a pu la déboussoler. Un sujet sensible. Trop peut-être encore, d'autant plus que ça ne fait qu'à peine 1 heure que mon amie vient de débarquer sur le sol australien. « Car il sait très bien que je me refuse catégoriquement à reposer un pied à Moscou. Et encore moins Saratov » Saratov. La ville de mon enfance, aussi inconcevable d'y retourner que ne l'est Samsonvale pour Leena.
« Il faut croire que Brisbane restera la ville au meilleur compromis, pour toi comme pour moi hein !  » De cette plaisanterie affectueuse, néanmoins emplie de sens.



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UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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MessageSujet: Re: Airport, you've got a smiling face - Leena   Dim 25 Fév - 17:15



Leena n'avait certainement pas besoin de vin pour rougir comme une tomate, mais au moment où elle avala une gorgée de son verre, elle sentit ses joues s'empourprer violemment. Évidemment : Andreï, fin dans son analyse comme à son habitude, qui mentionnait Rhett et leurs retrouvailles, tout cela faisait un peu beaucoup à la fois. Elle eut un petit sourire parfaitement coupable et parfaitement ridicule, et balaya le sujet d'un geste de la tête. De toute façon, tout était un peu trop précipité. Le choc du retour à Brisbane suffisait amplement pour ce soir. Et pourtant une petite voix lui susurrait à l'oreille — tu aurais aimé que Rhett soit là pour t'accueillir aussi, n'est-ce pas ? Andreï rebondit alors, arrachant un nouveau sourire à Leena, de bonheur sincère cette fois. Évidemment qu'elle allait le tenir au courant de ses moindres faits en matière d'art, car il était celui avec qui elle aimait le plus en parler, et celui aussi parmi tous les gens de son entourage qui avait une culture si pointue, bien plus grande que la sienne d'ailleurs. Il l'avait d'ailleurs éveillé à plein de romans et d'auteurs qu'elle ne connaissait pas, et elle ne se lassait jamais de ses avis et de ce qu'il avait à dire, car elle avait l'impression qu'il l'enrichissait à chaque fois qu'il parlait. Il n'y avait qu'à voir la manière dont il parlait : comme dans un bel ouvrage, dans une langue si parfaite et châtiée qu'on ne pouvait pas se retenir d'admirer. La Northlight Company paraissait un endroit parfait pour Andreï, ce qui emplit Leena de joie — une joie vite balayée par la suite de son récit, qu'il formula de manière assez subtile pour qu'elle puisse lire entre les lignes, connaissant la retenue et la pudeur de son amie. Il était sans doute le plus solitaire de tous ses amis, mais il avait cette faculté de passer cela au second rang avec une aisance déroutante. Elle-même, au fond, ne savait pas réellement ce qu'il préférait — la solitude ou les gens. « Tu as cru que tu n'étais plus fait pour la scène ? » demanda-t-elle prudemment. « C'est vrai que je te vois mal faire de l'évènementiel pur et simple, même si je suis sûre que tu t'en tirais parfaitement. Le théâtre te va beaucoup mieux, c'est plus... vivant. » Elle en était arrivée à la moitié de son verre de vin, qu'elle sirotait maintenant tranquillement, un peu en arrière, bien installée sur sa chaise. Ses muscles se détendaient peu à peu, et une légère brume, due à l'alcool et la fatigue, gagnait ses pensées, d'une façon parfaitement agréable. « Alors je suis ravie que tu aies eu Brisbane comme roue de secours. Comme quoi il n'y a pas que du négatif dans cette ville ! Je n'aurais franchement pas aimé te savoir abandonné à Sydney, enfermé chez toi avec ta solitude ! » conclut-elle avec un petit sourire, qui indiquait clairement qu'elle n'était pas dupe. Pour qu'Andreï avoue de lui-même une période plutôt sombre, c'est que ce n'était pas à prendre à la légère, et Leena savait comment interpréter cela. « En tout cas si jamais ça se reproduit, n'hésite pas et dis-moi, tu sais bien que je ferais n'importe quoi pour te changer les idées. » Et ça d'ailleurs, ils savaient comment, et plutôt deux fois qu'une ; leurs folles soirées à Londres en étaient la preuve. « C'est une bonne leçon, tiens : il faut que je vois Brisbane comme une deuxième chance ! » Elle soupira légèrement, le regard perdu au-dehors, dans la rue qu'on apercevait derrière la vitre du restaurant. La vie australienne reprenait, voilà, elle en était là, impossible de faire demi-tour...

« Une soirée ou deux chez toi me ferait très plaisir » reprit-elle en arrachant son regard et ses pensées du dehors. Elle croisa le regard d'Andreï et sourit tranquillement. « C'est très gentil, merci. Mais tu es au courant qu'à défaut d'investir ton appart je vais plutôt dormir 24h non-stop ? Tu parles d'une invitée... » Elle rit de bon coeur, changea de position, attrapa un morceau de pain qu'elle picora distraitement. Le frère d'Andreï éveillait toujours chez elle un sentiment étrange — elle l'appréciait énormément et avait de la tendresse pour lui alors qu'elle ne le connaissait même pas, comme s'il était une projection, ou bien simplement parce qu'elle savait combien il comptait pour Andreï et qu'elle lui en était reconnaissante. « Quoi ?! Tu arriverais à le faire venir habiter ici ?! Mais ça serait génial ! » Elle posa son verre sur la table, sans contenir son excitation soudaine. « Bon, cette fois, quand il viendra te voir, c'est sûr que je me libèrerais pour lui. Depuis le temps ! Que je mette un visage sur ce nom, tout de même ! » Hélant le serveur, elle demanda un deuxième verre. Le dernier, promis. « Je ne savais même pas que c'était dans tes plans ! Tu penses qu'il va vraiment envisager Brisbane, la vie en Australie ? Et pour le boulot ? Et sa copine, qu'est-ce qu'elle fait ? Oh là là, ça serait tellement bien pour toi !... » Bien sûr qu'elle comprenait qu'il ne veuille pas retourner là-bas. Du coup, cette distance presque imposée entre son frère et lui pourrait être enfin réduite, si cela se concrétisait... Elle hocha la tête. « Tu m'étonnes. Hors de question. Et de toute façon ta vie est ici... » Différentes raisons amenaient Andreï à fuir ses terres, mais elles se comprenaient totalement. Au moins, Brisbane et ses amis l'acceptaient, dans sa totalité. Leena connaissait peu la Russie, mais les échos qu'elle en avait, qu'ils soient politiques ou via Andreï et son histoire de famille lui faisaient toujours froid dans le dos — elle avait l'impression que c'était un pays d'un autre siècle, terriblement hostile, malgré sa culture foisonnante. « C'est ça : Brisbane, c'est notre compromis. On a vu pire ! » conclut-elle, ragaillardie par cette idée. Elle entama son deuxième verre. « Ce que j'appréhende le plus dans la vie de tous les jours, c'est les gens... Les anglais et leurs manières, leur humour pince sans-rire, la façon dont ils se fichent du ridicule, leur naturel... C'est ça qui va me manquer le plus. Tu as remarqué cette différence aussi ? C'est drôle, au final, c'est toujours ce qui m'a marché le plus en voyageant. La différence des peuples. J'espère qu'à Brisbane le monde de l'art ne va pas trop être plan-plan à côté de celui de Londres... Carrément plus explosif. » Elle haussa les épaules, consciente de s'être laissée aller à dire ses pensées, mais c'était quelque chose qu'elle pouvait faire naturellement avec Andreï. « Bon, en tout cas, tu sais très bien que le fait que je sois de retour ici... Ça signifie des petites soirées en prévision, et sois bien sûr que je n'ai toujours pas mis de côté le fait de trouver enfin l'homme de tes rêves ! » Elle eut un petit rire — c'était un peu un jeu entre eux, s'amuser à faire les entremetteurs, quand ils avaient eu tous les deux la même vie de célibataires plutôt assumée.



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MÉTIER : scénographe pour la northlight company
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : passionné de théâtre et de littérature et baigné par une culture russo-britannique, la tête sur les épaules, peu enclin à se morfondre et entier dans tout ce qu'il entreprend
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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MessageSujet: Re: Airport, you've got a smiling face - Leena   Ven 2 Mar - 18:58



C’est bien vite que j’ai balayé de mon esprit l’année passée à Sidney, ne me laissant qu’une vague sensation de vide sans plus d’intérêt. Une période marquée par un isolement flagrant. En théorie, pas si différent de celui auquel je suis habitué, si ce n’est que celui-là n’était pas de mon plein gré. Toutefois, composer avec la solitude n’est jamais une situation qui me laisse impuissant bien longtemps, ayant plutôt tendance à la rechercher. Contrairement à celle de me retrouver dans l’impossibilité de pratiquer mon activité professionnelle comme je l’entends. Et je sais que Leena, autant impliqué que moi dans son métier, comprends cette nuance. Mais, si je sais gérer avec ce type de situation, c’est plutôt l’image du passé qu’elle me renvoyait qui m’a le plus affecté. Car ma première année passée sur Moscou ne fut pas des plus glorieuses. Ayant échoué à ma première tentative d’intégrer l’école de théâtre de Moscou, c’était ce même sentiment d’inutilité qui m’avait parcouru alors que je m’étais fait chauffeur de taxi pour me permettre de rester sur la capitale russe. Pareillement, même si je ne peux pas dire qu’officier en tant que scénographe d’évènementiel soit très fastidieux, ne plus pouvoir collaborer au sein d’une compagnie avait jouer sur mon moral. Et malgré ma volonté de ne pas rentrer dans les détails avec Leena, elle me connaît maintenant trop bien pour se satisfaire de mes explications vite expédiées. Une complicité avec mon amie que j’apprécie fortement : connaissant nos réactions mutuelles et le caractère de l’autre sur le bout des doigts, il n’y a pas besoin d’un long temps de réflexion pour traduire le véritable sens d’un mot ou la nature de notre état d’esprit. Et je ne peux qu’apprécier le tact dont elle use pour me répondre. Prudente dans ses questions, toujours positive dans ses réponses. D’une clairvoyance saisissante sur mes remises en question quant à l’exercice de mon métier. “Je crois qu’il y avait un peu de ça. Du moins j’avais le sentiment que j’avais passé ce stade où je ne pouvais tout simplement pas me renouveler.” Je sais que je n’ai pas besoin d’en dire plus pour traduire cette sensation de feuille blanche à Leena qui m’avait déjà fait part auparavant d’une situation similaire. Et même si je ne rebondis pas sur sa remarque à propos de mon renfermement à Sidney, ce n’est pas sans lui jeter un long regard entendu reconnaissant. Puis pris d’une exaltation soudaine à l’évocation de son soutien s’il nous venait l’envie de se changer les idées “Compte sur moi pour trouver n’importe quel prétexte pour nous faire sortir le soir ! Même si je t’avoue que je n’ai pas attendu ton retour pour faire le tour des bars et des boîtes de mon côté, c’est loin d’être du même effet que lorsque l’on fait équipe” Un clin d’oeil entendu dans sa direction.

Les yeux rivés sur l’autre côté de la rue du restaurant, c’est en percevant ce regard quelque peu absent de Leena que l’idée de l’inviter à passer une ou deux nuits dans mon appartement se profile. Un bref voile de mélancolie traversant son regard, comme pour signifier que Londres est désormais bien loin. Mais si je ne peux rien contre le mal du pays, je suis tout de même rassuré par la pensée que Leena pourra bientôt retrouver Tess et certainement renouer avec d’autres connaissances de son passé. Et il n’est pas question pour moi de jouer le rôle de figurant pour ce qui est du bien être de son installation sur Brisbane. “T’auras sûrement beaucoup à échanger également avec Tess, et ne doute pas que je serai ravi de te servir de sas de récupération avant de la voir ” Une autre manière de formuler mon désir de la savoir un peu plus longtemps à mes côtés, même si ça n’est que pour la voir hiberner. Après tout, le temps qui sépare la dernière fois où nous nous sommes vu se compte en nombre d’années. “J’ai déjà fait un double des clés dans l’optique qu’un jour Vassili vienne prendre possession de mon appartement. Tu n’auras qu’à déposer les clefs dans la boîte aux lettres demain avant de partir chez Tess si je ne suis pas rentré du théâtre ?
Si Vassili ne m’a toujours pas certifié un quelconque déménagement, je suis fermement attaché à l’idée de le voir me rejoindre. Et à force d’insistance sous couvert d’humour, je sens bien que cette optique commence à le gagner petit à petit. Un grand sourire en direction de mon amie avant de porter ma bière à mes lèvres comme pour accompagner le vin de Leena. “Il ne sera plus question de vous louper ! Et puis, je lui ai tellement parlé de toi qu’il n’y a pas de doutes que tu seras la première qu’il voudra rencontrer” L’avantage de Vassili étant sa capacité à sympathiser très rapidement avant quiconque, d’un naturel très ouvert. “A vrai dire, je n’avais jusqu’alors pas encore envisagé cette possibilité. Mais le fait d’avoir reçu de sa part un colis de quelques souvenirs de notre enfance m’a fait prendre conscience qu’il était peut-être temps de faire bouger la situation. Le tout justement surmonté d’un grand point d’interrogation : même s’il désire se spécialiser, Vassili veut tout de même finir son année en architecture en Russie avant de partir. Et pour ce qui est de sa copine...” Les relations sentimentales de mon frère ont toujours eu un caractère assez compliqué d’après ce que j’en ai compris à travers ses récits, et il a beau me soutenir que tout va pour le mieux, la situation finit toujours par se détériorer au bout de quelques mois. Je ne veux pas me lancer dans des pronostiques, mais pour ma part, je suis convaincu que si Vassili déménage pour un autre continent se sera seul plutôt qu’accompagné. “...je préfère attendre la suite de ses aventures par téléphone.” Et c’est sur une dernière phrase de Leena à propos de Brisbane que je commande moi aussi une seconde bière. Quitte à être là pour la soirée, autant en profiter.

J’ai toujours admiré cette faculté de Leena à observer et comprendre les gens qui l’entoure pour en faire part de la façon la plus simple et sincère qui soit. Enrichie de nombreux voyages, un fort intérêt pour la différence de cultures rencontrée. Et c’est souvent au cours de soirées comme celle-ci que nous nous retrouvons à échanger à propos de cette perception des autres. Car si nos conversations à propos de l’art sont toujours source d’un enrichissement certains, je sais que c’est Leena qui m’a pour beaucoup permis de m’ouvrir un peu plus à mon entourage, en restant toujours fidèle à moi-même. Un libre franc parler à propos de Londres qui ne m’étonne pas. Habituel quand nous sommes tous les deux. “ Je crois que l’on finit toujours au final par comparer entre eux les différents endroits dans lesquels on a posé les pieds et que c’est toujours une ville emblématique d’une certaine période de notre vie qui ressort comme un modèle. Alors je ne peux qu'acquiescer pour Londres. Mais ce qui est amusant c’est que j’ai rencontré pas mal d’artistes installés ici qui ont séjourné à Londres ou alors carrément Londonien. Pas de doute que pour beaucoup  ça a dû être un tremplin.” Même si Brisbane reste elle aussi une ville au fourmillement artistique important, je ne peux que comprendre le ressenti de Leena qui vient tout juste de quitter l’effervescence Londonienne. “Je compte sur toi pour nous ramener de son intensité ici hein !
Prenant une gorgée de ma bière, le plat dans mon assiette à présent bien fini, c’est avec un haussement de sourcil enjoué que j’accueille la remarque de Leena. Incorrigible, je vois qu’elle n’a toujours pas mis de côté l’idée de me trouver le gendre idéal. Une habitude prise lors de nos petites escapades britanniques à laquelle je me suis empressé de lui rendre la pareil. Un sourire en coin à la pensée du retour de ce petit jeu en australie. “Les paris sont toujours ouverts ! En tout cas une chose est sûre : que ce soit Londres ou Brisbane, je n’ai pas vu de différence des peuples sur ce qui est de draguer en soirée” du même ton enjoué. “Tu me feras signe quand tu ne sera plus jetlagué, je t’attends d’ici là...

Le verre de bière dans la main, c’est un serveur qui vient interrompre notre conversation par un prompt débarrassage de nos plats finis. Un sourire aimable au visage, questionnant notre volonté de prendre ou non un dessert. Si je ne sais pas encore ce qu’il en est de moi, c’est par un regard interrogateur que je m'adresse à Leena. N’ayant pas encore assez faim pour m’y lancer, mais pas contre l’idée d’en partager un à deux.



Il avait du bleu dans les veines de ses mains.






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