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 The most comon form of despair is being who you are || Andreï

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la bombe à retardement
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ÂGE : 23 ans (9.9.1994)
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MÉTIER : danseur et comédien dans Northlight company

POSTS : 1776 POINTS : 770

PETIT PLUS : Je fais parti des survivants du Tsunami qui a touché la Thaïlande en 2004. Nous étions, avec mes parents et mon frère, parti là-bas car nous voulions changer de notre traditionnel Noël en Nouvelle Zélande. Jamais nous n'aurions dû changer nos habitudes. La première vague nous a séparée : mon père et mon frère d'un côté, ma mère et moi de l'autre. S'en est suivi tout un mois de recherche, de désespoir, de galère, d'espoir, de douleur pour finalement nous retrouver fin janvier 2005. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je m'en suis sorti seulement avec quelques égratignures et une fracture
RPs EN COURS : Wonnie #7
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PSEUDO : sundae
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http://www.30yearsstillyoung.com/t16743-standing-on-the-ledge-i-show-the-wind-how-to-fly-clement#top http://www.30yearsstillyoung.com/t11396-i-know-the-voices-in-my-head-aren-t-real-but-damn-they-have-some-great-ideas

MessageSujet: The most comon form of despair is being who you are || Andreï   Ven 12 Jan - 15:51



Dans un geste de rage, Clément claque la porte des loges, fait plusieurs pas en avant et se prend la tête entre les mains en jurant. Contre le théâtre, contre le metteur en scène, contre Saul qui les a quitté du jour au lendemain, contre l'université, contre Marvin qui l'emmerde encore et même contre Ambroise qui n'a, en soit, rien fait. Mais surtout, surtout, il jure contre lui-même. Contre lui et sa connerie, lui et son incapacité de produire quoique ce soit de correct aujourd'hui, lors d'une des répétions pour la pièce la plus importante de sa vie. Celle qui va définir si oui ou non il pourra passer professionnel ou non. S'il assure et qu'il réussi, il passera dans l'autre groupe, celui des pro. S'il merde comme aujourd'hui, il restera à jamais dans celui des amateurs et ne pourra pas autant progresser qu'il l'espérait cette année. Charles il est entrain de sacrifier une bonne partie de sa journée et sa soirée pour l'entendre dire et faire de la merde là, sur scène, devant ses yeux.

Explosant d'un coup, Clément arrache sa veste du porte manteau et l'envoie valser à l'autre bout de la pièce avant de se laisser tomber sur un banc. Se penchant en avant, ses mains agrippant ses cheveux, il ferme fortement les yeux et se tend, laissant la douleur engendrer par le tiraillement sur ses cheveux devenir plus forte. Avant de tout relâcher et se redresser brusquement un souffle. En s'adossant contre le dossier du banc, l'arrière de crâne cogne contre le mur mais Clément choisit d'ignorer cette douleur qui n'est absolument rien comparer à ce qu'il ressent en ce moment.

Et tout à coup, la rage fait place à une profonde mélancolie, une tristesse sans nom qui lui donne envie de pleurer. S'il ne réussit pas ce simple texte, qu'adviendra-t-il lorsqu'il va devoir en apprendre des plus durs ? Des VRAIS textes, pour des VRAIES pièces qu'ils joueront devant un VRAI publique et sans doute aussi des critiques, des auteurs, des directeurs de théâtre ou d'autres metteurs en scène. Ce genre de publique qui est là pour le faire progresser, dont aucun comédien ne peut se passer car il a besoin d'avoir ce genre de contact dans son répertoire. Ceux qui peuvent faire décoller ta carrière comme il peuvent la détruire en un rien de temps.

Clément plaque une main devant sa bouche et mord la peau de la paume en fermant à nouveau les yeux. Même lorsque la goût métallique de son propre sang se répand dans sa bouche, il ne desserres pas les dents. Au contraire. Il resserre d'avantage ses mâchoires...jusqu'à ce que la porte des loges ne s'ouvre brusquement. Il écarquille brusquement les yeux, reconnaît Andreï et retire sa main. Serrant le poing pour cacher le sang, se passant le dos de la main sur les lèvres pour en essuyé les vestiges de l'hémoglobine, il baisse le regard  «Qu'est-ce tu fous là ? » souffle-t-il, bien moins froid qu'il ne l'aurait pensé. En vrai, sa voix est calme, pleine de désespoir mais avec, tout de même, un petit soupçon de reconnaissance. Comme si, dans le fond, il espérait que quelqu'un vienne le voir et qu'il est content que ce quelqu'un soit ce slave et non un des comédiens ou même Charles.


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MÉTIER : scénographe pour la northlight company
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : passionné de théâtre et de littérature et baigné par une culture russo-britannique, la tête sur les épaules, peu enclin à se morfondre et entier dans tout ce qu'il entreprend
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MessageSujet: Re: The most comon form of despair is being who you are || Andreï   Sam 13 Jan - 7:17



Une page entière de notes dans mon calepin et des remarques d’ordre général griffonnées au crayon à papier. On a vu de meilleurs jours de répétition. Il y en a eu des pires. Rien d’alarmant, il faut passer par là de toutes façons et ça a le bénéfice de permettre de voir ce qui est à éliminer de mes propositions. La table en fond de scène côté jardin ? Une belle connerie. Faudra revoir ça au peigne fin. De toutes façons les détails importants dont il fallait discuter avec Charles sont surlignés au marqueur, l’essentiel sera dit. Pour le reste on verra lors du debrief général : ça se recoupe avec mes notes de la session d’hier. Rien de bien urgent. Non, ce qui revient réellement de façon récurrente dans mes interrogations c’est la situation de Clément. Je n’en ai toujours pas parlé à Charles mais ça ne servirait à rien de clamer ce qui a déjà sauté à ses yeux de metteur en scène : depuis l’opportunité qui s’offre à lui de passer en pro, si son jeu évolue, son état également. Et jusqu’à aujourd’hui je n’avais encore jamais vu son état influer à ce point sur son jeu. Il nous a balancé son texte comme s’il était prêt à mordre, un temps d’avance à chacune des répliques. Il en a presque perdu son instinct de plateau. Je me suis revu à Moscou en train de me barrer en plein milieu d’une scène, poings et gorge serrés… Il ne s’est pas barré en pleine répét’. C’est bien. Mais je sais encore reconnaître une gorge serrée, surtout avec un texte comme celui-là. Je devrais laisser Charles lui en toucher mots. Bon, dernière chose à voir : ce qu’il est possible de faire dans la scène 5 avec le régisseur. Parce qu’il n’y a pas que la table fond de scène qui tombait dans l’absurdité, tout le planning lumière est à revoir.

Putain. Comme si j’avais du temps à perdre à me balader d’un bout à l’autre du théâtre. Quinze minutes que j’arpente les couloirs, et toujours pas foutu de le trouver. Ni à la régie, ni en salle. Personne dans les machineries et encore moins dans les salles de répétition. Evidemment, personne n’est foutu de me dire si c’est bien ce régisseur qui assurera la représentation de ce soir et je ne vais tout de même pas attendre jusqu’à 20:00 le début du spectacle pour une entrevue de cinq minutes qui n’est même pas sûre d’avoir lieu ! S’il n’est pas dans ces foutues loges je-
Clément !” La surprise m’en fait oublier ma colère contre le régisseur, pourtant toujours introuvable. Posté sous l’encadrement de la porte, la poignée encore dans ma main, un regard circulaire sur toute la pièce qui me confirme cette constatation. Clément est bien seul dans les loges. “Qu'est-ce tu fous là ?” C’est d’ailleurs cette pensée qui me fait tiquer. “Je cherchais le régisseur…”Clément, seul, dans les loges, son manteau à ma droite presque à mes pieds, un timbre de voix bien connu mais que je ne lui connaissais pas. “...mais faut croire que je devrais remettre à demain la révision du planning.” Depuis le temps que les répétitions se sont achevées, il aurait déjà dû quitter le théâtre. “Volatilisé.” Mais, une fois la surprise passée, je ne suis pas tant étonné de le trouver encore ici. Car je suis moi-même trop passé par cet état pour ne pas reconnaître le mal du jeu. Après, pas sûr qu’il veuille m’en parler… Je comprendrais. Mais pas question que je le quitte sans m’y tenter. Tant pis pour Charles.
Un peu tard pour traîner dans les loges sans partenaire de jeu, non ?” Une question tout ce qu’il y a de plus ouvert. Mais pas des plus anodines.



Il avait du bleu dans les veines de ses mains.



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MessageSujet: Re: The most comon form of despair is being who you are || Andreï   Sam 13 Jan - 9:40


Il se met trop pression. Myrddin ne cesse de le lui dire, essayer de le convaincre d'en faire moins, de se détendre un peu et Clément y parvient. Pendant quelques jours, après ce genre de commentaires, il parvient à penser un peu plus à lui, à mettre ce travail théâtral de côté. Mais très rapidement c'est la mauvaise conscience qui reprend le dessus. Il se dit très vite que s'il cesse de bosser il oubliera tout et l'idée de perdre de vu ses rêves est juste insurmontable. Alors il reprend ce chemin, celui où il travail et retravaille ses textes jusqu'au bout de la nuit, où ses journées sont longues et ses nuits courtes. C'est un rythme soutenu, mais pour Clément c'est un rythme normal. Il savait que cette année ne sera pas facile, entre la troisième année d'étude et le passage en compagnie professionnelle, s'ajoutant à cela la découverte de son adoption.

D'ailleurs, parlons-en, de cette nouvelle famille qu'il commence à tout doucement à connaître. Après en avoir parler avec Ambroise, Clément a décidé de commencé la nouvelle année sur de nouvelles bases. Il a parlé de cette lettre avec sa mère adoptive, ils ont parlé pendant de longues heures et même Billy n'a fait aucun commentaire et s'est tenu à l'écart, cet idiot ayant sans doute comprit qu'il ne valait mieux pas pour lui de s'immiscer dans cet discussion. Suite à cela et après avoir fait un résumé de cette entrevu à Ambroise, Clément a décidé d'appeler celle qui l'a mit au monde. Cette fois-ci, il n'a pas paniqué et n'a pas raccroché. Ils ont simplement parlé pendant de très longues minutes durant lesquelles Clément a apprit que la famille King est composée de Mary, Charles et Oliver, leur fils et que les deux autres sont excités à l'idée de le rencontrer. Sauf que pour l'instant, Clément ne sait pas s'il a vraiment envie d'apprendre à les connaître tous et a juste accepté de rencontrer sa mère biologique. Ça s'est passé la veille et c'était une après midi tranquille au café du coin. Ils ont parlé, ont même rigolé ensemble et c'est le cœur léger que Clément est retourné à l'appartement … Avant de faire cette erreur de lui parler de la pièce de ce soir. Mary a prit ça comme une invitation et lui a promit qu'elle sera là. Avec son mari. Ça ajoute un sacré coup de pression à Clément qui n'est déjà pas très bien de base. S'il se rate devant un publique lambda, ok, ça passe. S'il se rate devant devant sa famille biologique c'est une toute autre paire de manche. Tout le monde lui dira que c'est idiot, que les deux ne pourront pas le critiquer parce qu'ils ne connaissent pas le texte et ne savent pas comment il joue de base, mais le jeune néo zélandais n'est pas d'accord.

Et maintenant ? Il se retrouve là, dans les loges, préférant se mordre la paume de la main jusqu'au sang et se morfondre, plutôt que de parler ouvertement à qui que ce soit, demander des conseils à Charles ou simplement attendre ses commentaires à lui. Peut-être Clément a-t-il a nouveau tiré des conclusions trop hâtives ? Peut-être que le metteur en scène trouvait son jeu plus que correct ? Au moment où le comédien est entrain de se mettre des claques mentales, la porte s'ouvre sur Andreï le scénographe et surtout un très bon ami à lui. Le genre de personne pas très facile à premier abord mais qui possède une intelligence toute particulière que Clément ne retrouve chez personne d'autre dans la compagnie.

Rationnel, il prend sa question comme une vraie question, n'y voyant aucun sous entendu et lui répond qu'il cherche le régisseur mais qu'il n'est pas là, introuvable et volatilisé. Clément hoche doucement la tête  « Il … est parti juste après la fin de représentation. Je l'ai vu rejoindre sa voiture au moment où je sortais de scène pour ...venir ici» explique-t-il doucement en désignant les loges d'un coup de tête. Déglutissant, il dévie le regard et pince les lèvres lorsque le slave assume que c'est un peu tard pour traîner dans les loges.  «Je...trouves pas ma veste » ment-il fébrilement en regardant autour de lui, faisant mine de chercher le vêtement qu'il a lui-même jeté au sol il y a peine quelques minutes.

Il fini par s’immobiliser après s'être levé et être allé au niveau des miroirs pour fouiller un peu sous les autres habits qui ont été oublié. Dos à son ami, il ferme les yeux et prend quelques profondes inspirations  « Je suis nul, pas vrai ?» parvient-il à dire  « Je ...je veux dire … c'était un vrai carnage ce que j'ai fait. Un … un carnage de débutant ...» il secoue la tête et se pince l'arrête du nez, fermant d'avantage les yeux pour ravaler les larmes qui menacent de trouver un chemin sur ses joues.  «Dis-moi, sincèrement, ce qu'il en était... » supplie-t-il presque le jeune homme.


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MessageSujet: Re: The most comon form of despair is being who you are || Andreï   Dim 14 Jan - 21:32




Il … est parti juste après la fin de représentation. Je l'ai vu rejoindre sa voiture au moment où je sortais de scène pour ...venir ici

Et merde.” Pas de colère, seulement un léger soupir de capitulation. Au fond je me doutais bien que le régisseur avait dû quitter les lieux plus tôt que d’habitude, bien que les confirmations de Clément à ce sujet ne m’enchante pas des masses. J’aurai du prévoir le coup, mais je ne vais tout de même pas tenir informé notre technicien d’une éventuelle entrevue en fin de session avant chaque répétition ! Enfin, planning lumière repoussé à demain donc. “Tu m’auras évité d’aller le chercher plus longtemps
Un temps pour tout. Et ce n’est pas celui de fulminer contre le régisseur. D’une part car ça ne servirait strictement à rien, d’autre part car ça ne regarde pas mon jeune ami en face de moi, encore moins en l’état présent : il faudrait manquer cruellement de bon sens pour ne pas remarquer son abattement et sa gêne. Et même si je crois deviner ce qu’il en recours, je préfère tout même lui laisser le choix de se confier ou non. Rien de plus désagréable qu’un importun qui vient troubler des désirs de solitude.

Clément. Une forte tête celui-là. Un trait de caractère que j’ai tout de suite apprécié chez lui. Forte tête, forte personnalité et un sacré bosseur. Ca se voit. Ca se sent. Toujours à vouloir chercher plus loin, à donner le maximum de lui-même. Un travail minutieux et une écoute d’une justesse remarquable. Autant de qualités essentielles qui ne lui font pas défaut. Un vrai perfectionniste. Trop peut-être, mais je ne serai pas celui qui lui reprochera de vouloir atteindre ses objectifs. Non, ce dont j’ai réellement peur c’est qu’en continuant sur cette voie, ce sont ses objectifs qui le dépassent. Pas parce qu’il ne dispose pas des capacités pour réaliser ses desseins, bien au contraire, mais parce que c’est la pression qui l’entoure qui pourrait le mener à se mettre des bâtons dans les roues. D’ailleurs, Myrddin le lui a souvent répété. Et la différence de jeu est flagrante quand Clément réussit à se laisser aller et à faire confiance à ce dont il est capable, sans pour autant se reposer sur ses acquis. Seulement, depuis quelques temps, j’ai le sentiment que la nature de la pression de Clément est toute autre. Quelque chose en plus du passage au statut de professionnel. Peut-être également lui en faire la remarque, quoique je doute de ma finesse sur celle au sujet de sa présence dans les loges… Surtout à l’écoute de sa réponse, fébrile.

Toujours debout, immobile dans l’entrebâillement de la porte, ma main sur la poignée, c’est d’un simple hochement de tête que j’accueille sa réplique à propos de sa veste. Une veste comme jetée au sol, autant dans mon champs de vision que le sien que je fais pourtant mine de ne pas voir. Pas besoin de le décontenancer. “Tu as regardé sur le portant à costumes ? Je vais y jeter un coup d’oeil” Un moyen de m’extraire de l’entrée des loges et de fermer la porte de celle-ci, bien que le portant soit juste à côté. Silencieux. Propice à l’écoute. Car si c’est la première fois que je surprends Clément dans un tel état, ça n’est pas la première fois que j’adopte cette posture d’écoute à son égard. Des entrevues dans lesquelles il se questionne et me questionne, répondant à ses doutes et le conseillant. Le point d’honneur mis sur une expression sans détours et sincère quelque soit la circonstance. Et à la décomposition de sa voix à l’instant même, je sais qu’il est des plus importants de ne pas trahir cette sincérité. Je ne saurais pas en faire autrement.

Ecoutes Clément, à vrai dire je m’attendais à ce que tu abordes le sujet. Que se soit avec Charles ou avec moi. Tu ne l’aurais pas fait l’un de nous deux aurait été te trouver.” Le cadre aurait été sûrement moins intimiste, mais les propos tenu tout aussi importants. Trop important d’ailleurs pour lui parler d’un bout à l’autre des loges, attendant que sa respiration se calme pour continuer, à présent adosser à la table face aux miroirs pour lui parler.
Je ne vais pas te mentir, et tu le sais déjà : ta performance d’aujourd’hui n’était pas juste.” Et même si le mot peut être déplaisant, je sais que Clément connaît mon aversion pour les périphrases. Pourtant, je n’ai pas le ton dur. Sobrement calme. Un compte-rendu formel dans une volonté d’une meilleure compréhension.“Mais de là à dire que c’était un carnage il y a un fossé ! Et plus encore si tu te considères comme étant nul” Car si Clément reconnait ses erreurs sur le plateau, je l’ai rarement vu donner une légitimité à son travail et son talent. “Tu n’es pas nul. Tu es exigeant avec toi-même. Charles t’en demande beaucoup, je t’en demande beaucoup, on doit surement beaucoup t’en demander en dehors du théâtre… Mais ça n’est rien comparé à ce que tu te demandes à toi-même. C’est normal, d’être sous pression; plus problématique quand elle prend le dessus sur le reste…” On en revient toujours à cette tension à laquelle Clément fait face. Et même si je suis persuadé que c’est de là que réside le vrai problème, j’hésite à continuer. Même si Charles et moi avons une vision du jeu du comédien et scénique complémentaire si ce n’est similaire, je ne voudrais pas donner un avis en opposition avec celui de notre metteur en scène. Pourtant...
Pour ma part, je pense que le problème ne réside pas dans ton jeu ou ton interprétation mais dans l’image que tu as de ton jeu de ton interprétation. Quand tu te mets à juger de ta performance pendant que tu joues, tu en perds toute justesse. Comme aujourd’hui.  Mais j’ai comme l’impression que ça n’est pas tout...” Car je peux développer aussi longtemps, c’est l’avis de Clément qui est primordial si je désir être pertinent.



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MessageSujet: Re: The most comon form of despair is being who you are || Andreï   Lun 15 Jan - 15:42



Andreï c'est cet homme un peu mystérieux qui ne parle que quand il a quelque chose de pertinent à dire. S'il n'a rien à dire, il se tait tout simplement et se fait oublier. Il lui arrive de rester dans son coin, a griffonner des choses et d'autres sur son carnet, un air peut-être un peu soucieux sur le visage mais surtout avec une grande concentration. Et de plus en plus, Clément se surprend à comparer ce russe avec Ambroise. Son meilleur ami et Andreï se ressemblent sous bien des points. Autant physiquement car ils ont tous les deux ce genre de physique atypique, cheveux noirs, yeux plus ou moins sombres, des muscles fins et des traits pas mal marqués -bien que ceux d'Andreï soient un peu plus doux que ceux d'Ambroise. En vrai, Clément pense bien que les deux s'entendraient à merveille.

C'est d'ailleurs surprenant qu'Andreï lui dise qu'il va l'aider à chercher sa veste alors qu'il est juste à côté du vêtement. Peut-être est-ce une simple excuse pour s'avancer et le rejoindre dans les loges ? Peu importe, Clément est content de le voir ici, donc il ne le repoussera pas. Il le laisse donc le rejoindre alors qu'il commence à se dénigrer, disant que sa prestation de ce soir était horrible, un vrai carnage de débutant. Andreï attends quelques instants, laisse passer les secondes comme s'il réfléchissait aux meilleurs mots à utiliser. Et au final, lorsqu'il prend la parole c'est sur un ton relativement doux, contrastant un peu avec la dureté de ses mots. Oui, sa prestation n'était pas bonne. Clément lui a demander d'être sincère donc il ne peut pas lui en vouloir de dire ça. Mais malgré tout, ce sentiment de malaise s'installe de plus en plus en lui. Cela dit, a l'instar d'Ambroise, Andreï parvient à trouver les mots justes, ceux qui le rassure et le conforte dans l'idée qu'il a une bien trop mauvaise estime de lui-même.

Et quand c'est le scénographe qui le dit, Clément peut être sûr que ce soit la vérité. Il ne mâche pas ses mots, mais parle tout de même avec un certain tact. En lui disant que non, il n'est pas nul, qu'il est simplement exigeant avec lui-même, Andreï parvient à raviver légèrement cette étincelle d'espoir en Clément. Ce n'est pas encore un brasier, encore moins un feu, mais le comédien sait déjà maintenant qu'il ressortira des loges avec le cœur un peu plus léger. D'après Andreï, le problème n'est pas son jeu mais bel et bien l'image qu'il a de son jeu. Quand il ne se juge pas trop durement, il parvient à jouer avec beaucoup de justesse. Mais si, toutefois, il se met à trop penser et trop se juger, ça résulte en une prestation médiocre comme aujourd'hui. Sauf que le russe est persuadé que ce n'est pas que ça qui le met dans cet état.

Et comme Ambroise, il voit juste. Clément baisse le regard et se tourne lentement, croise les bras et hésite. Il grimace, pince les lèvres puis s'avance et va s'asseoir à nouveau à la place à laquelle il était avant.  «Je ... » il déglutit et soupire  «j'arrive pas à lâcher prise comme d'habitude. J'arrive pas à mettre de côté ma vie personnelle et j'arrive pas à entrer totalement dans le personnage. Ça ne devrait pas empiéter sur mon jeu, mais je ...  » il se tait, se passe une main sur le visage et dans les cheveux avant se redresser et croiser les bras en s'adossant contre le mur.  «Je suis entrain de faire connaissance avec ma famille. » avoue-t-il finalement  «Ma vraie famille. Ma famille biologique …. » souffle-t-il en précision lorsqu'il voit le regard interrogateur du jeune homme  «J'ai apprit à Noël dernier que j'ai été adopté et ce ...enfin tu t'en doutes que ça chamboule toute ma vie quoi » il hausse les épaules  « Encore une fois, je devrait laisser tout ça de côté lorsque je suis sur scène, mais c'est juste pas possible. Je veux dire ...j'arrive pas à me défaire de ...la rancœur envers ma mère pour m'avoir cacher tout ça pendant 23 ans, la rancœur contre ma génitrice de débarquer comme ça dans ma vie, d'un coup mais aussi le bonheur d'apprendre à les connaître, le stress et la panique que leur venue ce soir engendre, la rage constante contre mon beau beau père qui ne fait pourtant rien, mon amour pour ma mère qui est bien plus fort que la rancœur et surtout ce besoin de plus en plus intense d'être auprès mon meilleur ami... » il soupire doucement et secoue la tête en déglutissant, haussant les épaules  «Faut que je fasse un trie dans ma tête, ça va plus là » dit-il en rigolant nerveusement.


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MessageSujet: Re: The most comon form of despair is being who you are || Andreï   Jeu 18 Jan - 18:58




D’une façon générale, je suis peu enclin à la tergiversation et aux dialogues creux et formels quand le sujet abordé demande confrontation. Mais je sais qu’avec Clément, il n’est jamais question de se perdre dans ce genre de formules détournées. Ce qui facilite pour beaucoup le travail en commun au sein de la compagnie, mais également ce type de conversations plus intimiste. Pourtant, on ne peut parler de soi-même sans y déceler une pointe d’hésitation. Non pas de la réticence à aborder sa vie privée, mais peut-être simplement ce même désir de ne pas s’y attarder trop longtemps, conscient de ne pas vouloir sonner comme une plainte. Mais là encore ça n’est pas le genre de Clément de se perdre dans la mièvrerie. Rien n’est prétexte pour s’apitoyer. Et même s’il n’est pas aisé de déterminer l’impact des évènements qui le taraudent, il n’en reste pas moins conscient de leur existence. Et c’est de la même oreille attentive que j’attends les explications de Clément sur ce qui me semble être la raison principale de ses difficultés à jouer pleinement.
C’est avec un léger hochement de tête que j’accueille sa réponse, à la fois signe d’encouragement à poursuivre et d’assimilation de l’information. Non sans lui adresser un regard interrogateur à un aveu qui n’en est pas des moindres : ainsi, Clément a récemment découvert son adoption. La lumière se fait sur tous les questionnements que je pouvais avoir à propos de son état. En effet, dur d’alimenter son jeu quand ses propres repères que l’on pensait acquis sautent en un rien de temps devant nos yeux. Mais je préfère encore une fois me taire, attentif aux conséquences de ce contrecoup et de son impact sur ce comédien en devenir. Car bien que ça ne soit pas ce type de sujet sur lequel je suis habitué à m'épancher longuement, je reconnais quand l’épreuve à surmonter est complexe et difficile. Et dans le cas de Clément, elle est loin d’être anecdotique.
Faut que je fasse un tri dans ma tête, ça va plus là

Bras croisés , toujours adossé à la table des loges, je ne suis cependant pas insensible à la remise en question auquel Clément doit faire face. Car bien que les raisons qui l'y ont poussé divergent des miennes à l'époque de ma formation de comédien à Moscou, je ne me reconnais que trop bien dans ce besoin d'être au clair avec soi-même. Même si sans Charles je ne veux pas me lancer dans des conseils trop précis en ce qui concerne le jeu de Clément, rien ne m'empêche de parler en termes d'expérience. Sur un ton moins théorique. Plus personnel, mais sans non plus tomber dans la sentimentalité, un langage corporel cependant plus détendu.
C'est certains : tu ne peux pas faire comme-ci tout ce qui se passe autour de toi n’existait pas. Et ça arrive sûrement mal à propos dans cette période où l'on te demande de donner le meilleur de toi...” C'est un fait indéniable, ça n'est pas l'environnement le plus serein dans ce contexte de passage en cursus professionnel. “ Mais, après tout, je crois que c'est là que réside l'intérêt du comédien : on ne demande pas à une coquille vide de s’emparer d’un rôle. A défaut de faire abstraction de ce qui te préoccupe, il est essentiel de composer avec. C'est bien le meilleur conseil que l'on m'avait donné à l'époque. ” Tout du moins celui qui m'a fait tenir les 3 années. “Si tu as besoin de crier sur scène, crie. Si les larmes te viennent, pleure. C’est ce genre de lâcher prise qui est permis aux répétitions et dans le travail de tes scènes. Sans pour autant te laisser submerger par ces sentiments, ça n'en serait pas plus bénéfique. Simplement les prendre en compte.” Un dépassement de soi sur le fil du rasoir qui pousse dans ses retranchement, je ne le sais que trop bien. “Et je préfère te voir te planter une bonne fois pour toute parce que tu auras ouvert les vannes plutôt que te sentir dans le contrôle permanent de ce qui pourrait rendre ton jeu médiocre. Mais c’est aussi une étape à franchir pour passer en pro. A force de vouloir trop contenir, on fini par craquer. Et je te parle en connaissance de cause.” Avec, certes, des facteurs différents. Mais le résultat reste le même. Et rares sont les fois où je me suis aventuré à parler de ma propre expérience du jeu et du travail de comédien. Pourtant, il m'a semblé pertinent d'en faire part à Clément. Bien que c'est un travail à long terme, pour l'aider à le faire relativiser. Ou du moins le temps de la représentation de ce soir.

Bon. Comment tu te sens pour ce soir ? ” Et quelque soit sa réponse, il n’est pas question que je laisse Clément ressortir de ses loges dans le même état d’esprit dans lequel il y est rentré.



Il avait du bleu dans les veines de ses mains.



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MessageSujet: Re: The most comon form of despair is being who you are || Andreï   Sam 20 Jan - 13:25



Clément ne sait pas pourquoi il parle aussi ouvertement à Andreï. Certes, il s'entend très bien avec le scénographe, mais leur relation était purement professionnelle. Rien de plus. En lui racontant tout ça, ses remises en questions engendrées par l'aveu de son adoption, la galère de sentiments contraires que s'est dans sa tête actuellement, il donne a Andreï un statut de vrai ami, un confident. Au même niveau qu'Ambroise. A cette pensée, un sentiment de malaise grandit en Clément. Il ne peut pas. Il n'a pas le droit de placer Andrei et Ambroise sur le même podium, c'est horrible pour son meilleur ami avec qui il a une réelle histoire et avec qui il a vraiment créer une relation digne de ce nom. Ce ne serait pas juste de le comparer au russe qu'il ne connaît qu'à travers le merveilleux boulot qu'il fournit.

Clément finit par secouer la tête et lève son regard sur le jeune homme afin de se focaliser sur ce qu'il lui dit. Tout d'abord, Andreï le comprend : tout ce qu'il vit n'est pas anodin. Au moins il a la sagesse de l'admettre et le comprendre. Baissant le regard, Clément hoche doucement la tête en se mordillant la lèvre inférieure. Mais le slave reprend rapidement, lui disant que jamais personne ne demandera à un quelconque acteur d'être une coquille vide qui prend simplement un rôle sans rien ajouter de plus. S'il a envie de crier ou de pleurer, qu'il le fasse. Vaut mieux pour lui de relâcher la pression une fois pour toute plutôt que d'être trop calculateur et trop réfléchis. Il faut qu'il soit plus détendu, plus calme et surtout qu'il ait confiance. Qu'il se laisse aller, en somme. Car Clément il a du potentiel. Il sait qu'il n'est pas mauvais, que son jeu est même plutôt bon, mais il n'arrive pas à lâcher prise.

 «Je ... » commence-t-il avant d'hausser les épaules et soupirer  «T'as raison, mais c'est trop dur. Je veux dire ... » il se passe une main sur le visage  « J'ai pas envie de me foirer. Je ...j'ai l'impression que lorsque je me relâche un peu, que je met un peu de côté tout ça, je perds tout ce que j'ai acquis et ça me stress encore plus !» s'exprime-t-il avant se redresser, s'adosser contre le mur et croiser les bras  «J'ai foiré et je ...je crois qu'il faut que j'arrête pour aujourd'hui  » il soupire doucement, hésite puis relève son regard sur andreï  «T'as déjà vécu ce genre de situation ? Quand ? Pourquoi ? Comment t'as ...géré tout ça ? » demande-t-il, même s'il est quelque part persuadé que le jeune homme ne lui révélera pas son passé.

Lorsqu'il lui demande comme il se sent pour ce soir, Clément se fige instantanément, prit d'une brusque bouffé de chaleur.  «Je ...hum … incroyablement idiot et minable... » souffle-t-il essayant de reprendre le contrôle sur sa respiration qui se fait de plus en plus laborieuse.  « Je vais pas y arriver ce soir. Ce ...c'est pas possible ...» parvient-il a articulé, la gorge serré alors que ses poumons semblent de moins en moins enclin à faire leur travail correctement. Fermant les yeux et se penchant en avant, il s'appuie sur ses genoux et prie pour ne pas mourir étouffé aujourd'hui.


Hold on tight, slide a little closer. Up so high stars are on our shoulders, time flies by, don't close your eyes. Kiss by kiss love is like a thrill ride. What goes up might take us upside down, life ain't a merry go round
Bon Jovi



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