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 (vittaïa) stripped down to the bone

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le tatoué impudique
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ÂGE : 32 ans (24/01/86)
SURNOM : vitto par à peu près tout le monde, totti par ses frères
STATUT : butine entre la prof de pilates et l'étudiante en droit, parce qu'il faut savoir coucher utile
MÉTIER : assistant de Cora & moniteur polyvalent (sports de combat) chez Hibiscus Sports ~ étudiant en droit par correspondance pour tenter d'obtenir une équivalence à son diplôme italien
LOGEMENT : #34 bayside, avec Ari la tornade rousse

POSTS : 1702 POINTS : 300

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : à brisbane depuis septembre 2016 ☆ 2 demi-frères et une demi-soeur, du moins à sa connaissance ☆ ceinture noire de full-contact ☆ parle italien & napolitain, accent à couper au couteau ☆ bénévole dans un centre pour SDF ☆ très mauvais sens de l'orientation ☆ se déplace à vélo ☆ SDF pendant quelques semaines au début de ses études ☆ ancien procuratore sostituto au barreau de Rome ☆ honte de ses origines ☆ (trop) carriériste ☆ frère aîné en prison, cadet qui en sort à peine ☆ tient un journal intime ☆ ne réprime pas toujours ses manières de voyou ☆ n'a jamais passé son permis de conduire
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : pennycora #3benjaminnino #3ariane #2heidi #3gaïa #2kaecy #2 (08/08)
FLASHBACKS : gaïa (2015)kaecy (2013)
RPs EN ATTENTE : liviana #3 ☆ dean ☆ nadia
RPs TERMINÉS : 2018rooftop nightariane #1cora #2 2017kane #1liviana #2rossinazzetti #1nino #2gaïa #1finnley #1heidi #2sofia#teamburgerliviana #1nino #1kaecy #1heidi #1 2016cora #1bob #1chelsea flashbacksariane (2010)
PSEUDO : yumita (élodie)
AVATAR : andré hamann
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DC : hassan & tommy & anwar
INSCRIT LE : 04/10/2016
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MessageSujet: (vittaïa) stripped down to the bone   Dim 21 Jan - 14:24



gaïa & vittorio
stripped down to the bone

Metropolis has nothing on this, you're breathing in fumes, I taste when we kiss. Let me see you stripped down to the bone, let me hear you make decisions without your television, let me hear you speaking just for me. ☆☆☆



juin 2015 ~ De plus en plus bas, le ciel, à mesure que la conversation s’éternisait sur les marches du Palazzaccio et que la Piazza Cavour se vidait des badauds qui sentaient s’en venir l’averse. Côté face l’attention revenait à l’accusé et à son avocat de la défense, une pointure, la pointure que le banditisme payait grassement chaque fois que la situation nécessitait l’homme passé maître dans l’art de décortiquer chaque ligne et chaque mot du dossier, en recherche de la faille qui ferait tout basculer. Maître Schifani avait l’œil vif du renard et l’expression fourbe de la hyène, maniait les mots avec dextérité, et savait capter son public à la perfection. Côté pile, on laissait à la défense le soin de sortir par la grande porte et permettait à l’état et sa représentation une sortie par l’arrière, plus loin du tourbillon médiatique et de la cohue populaire, loin de Schifani que l’on associait tantôt au requin tantôt au cloporte dans la salle des pas-perdus. Le véhicule de transfert de prisonnier reparti sous bonne escorte voilà de longues minutes, les curieux qui s’agglutinaient près des grilles se tarissaient et la voie semblait se dégager à mesure que l’air, lui, se chargeait en une humidité lourde et poisseuse. Vassaux du procureur Canavale, Vittorio et les autres patientaient, adressaient parfois un mot ou une phrase lorsque l’on s’en référait à eux de manière directe, espéraient après une délivrance qui dépendait entièrement du besoin de leur supérieur à épiloguer, commenter, radoter les événements survenus dans les murs du palais de justice ce jour-là. Et enfin la liberté leur avait été accordée, Canavale renvoyant tout le monde chez soi et plaçant l’air de rien le besoin d’une réunion le lendemain matin, évidemment, presque aussi prévisible que les premières gouttes de pluie tiède qui s’étaient abattues sur Vittorio lorsqu’il avait traversé la place, le persuadant d’attendre son heure au sec sous les arcades du Teatro Adriano parce que ces averses-là, celles des étés trop lourds, ne duraient jamais bien longtemps.

La main glissant dans sa veste à la recherche du paquet de cigarettes qui sauverait son âme d’impatient, le juriste avait desserré le nœud de sa cravate avant toute autre chose et fait sauter le premier bouton de sa chemise dans un bref soupir de délivrance. Là seulement, alors que le clou de cercueil était venu se coincer entre ses lèvres tandis qu’il y présentait la flamme de son briquet, avait-il relevé les yeux vers la silhouette qui s’adressait tout juste à lui. « En voilà, une récompense post-audience agréable. » L’œil qui s’attardait à son rythme pour la détailler de la cambrure de son escarpin à la ligne de son sourcil s’était allumé d’une lueur malicieuse, tandis que se penchant vers lui Gaïa réclamait le feu du briquet pour sa propre cigarette. « J’en conclus que tu étais à l’intérieur ? » Lui tendait à l’éviter du regard, le coin du prétoire qu’on réservait aux journalistes, présence superflue qui parasitait l’esprit si l’on se laissait happer par leur goût pour le sang frais (le métaphorique, celui qui coulait de la plume du greffier, de la mine du portraitiste d’audience). Mais probablement qu’elle l’était, oui, on ne perdait pas l’occasion d’assister au premier jour de procès d’un patron de bordel – c’était ça, en définitive, peu importe les mots plus chastes employés dans la salle d’audience – où certains noms politiques malchanceux s’étaient fait pincer la main dans le sac (ou dans les sous-vêtements d’autrui). « Je ne partage pas le prochain angle d’attaque du ministère public, même sous la torture. » Laissant échapper une volute de fumée et un sourire narquois, parce qu’il savait qu’elle tenterait – elle tentait toujours – il jouait carte sur table, seulement disposé à livrer d’autres rares détails qu’elle n’obtiendrait cependant pas sans tirer les bonnes ficelles et utiliser les bons mots. Tout se méritait, particulièrement les indiscrétions. « Mais si tu n’es pas attendue, et que tu as le temps pour un verre … » Qui sait. Ils étaient au crépuscule d’une période où ils ne s’étaient pas vus beaucoup, à peine croisés pendant plusieurs semaines. Parfois parce qu’ils n’avaient rien à s’apporter sur un plan professionnel, parfois parce que l’un ou l’autre se laissaient momentanément tenter par les affres d’une relation vaguement monogame ; Ils ne se justifiaient pas, ne se demandaient pas de comptes, jamais, se recontactaient lorsque le vent tournait ou que l’envie revenait, et c’était probablement pour cette raison que cela fonctionnait si bien.








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ÂGE : 29 ans (28/02)
SURNOM : Lady Gaga? Non, sérieusement, stop.
STATUT : Célibataire endurcie, mariée à son travail depuis quelques années déjà...
MÉTIER : Journaliste d’investigation, travaille pour un grand quotidien de Rome, et ce malgré son départ pour Brisbane
LOGEMENT : #179 Spring Hill

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Italienne pure souche ☆ Deuxième d’une fratrie de 4 enfants ☆ Née et a vécu toute son enfance à Sorrente, superbe ville côtière italienne. ☆ A choisi de partir étudier à Rome à sa majorité ☆ Ambitieuse, obstinée (carrément têtue) et surtout très carriériste ☆ Véritable séductrice, on a parfois l’impression qu’il lui suffit de claquer des doigts pour qu’un homme tombe à ses pieds… Assurément, elle charme, elle envoute. ☆ Elle ne fait pas confiance aux hommes. Après tout, une femme n’est-elle pas capable de faire le même travail, en mieux? C’est son point de vue. ☆ Passionnée par son métier
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RPs EN COURS : 7/8
❊ vitto#2 ❊ ariane ❊ liviana ❊ vitto(2015) ❊ noa ❊ nino#3 ❊ maze (2014)
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PSEUDO : Leia
AVATAR : Blanca Suàrez
CRÉDITS : vava par Dublin (bazzart) /signa by beylin (bazzart) / gifs by © Puckessa, tumblr / MOONLIGHT, celticaddiction, lolitaes, class whore, angie, rosewins
DC : Celle qui est née dans l'île d'à côté
INSCRIT LE : 19/10/2017
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MessageSujet: Re: (vittaïa) stripped down to the bone   Dim 21 Jan - 23:29


vittorio & gaïa ☽
METROPOLIS HAS NOTHING ON THIS, YOU'RE BREATHING IN FUMES, I TASTE WHEN WE KISS. LET ME SEE YOU STRIPPED DOWN TO THE BONE, LET ME HEAR YOU SPEAKING JUST FOR ME.
luleaby
stripped down to the bone
Assise sur un banc dur, enfermée dans un carré destiné à la presse au milieu de représentants de journaux en tout genre, pass autour du cou, je griffonne activement sur un bloc-notes, tendant l’oreille pour ne louper aucune information. Nous, les journalistes, sommes placés sur le côté, un peu en arrière, ce qui nous permet de voir et d’entendre beaucoup de choses… Tout en écrivant, je relève souvent les yeux pour observer ce qui se passe. Je détaille l’attitude des jurés, des avocats… Le profil de trois quarts de Vittorio, non loin de là. Ça fait longtemps que je ne l’ai pas vu. En plusieurs semaines, je n’ai fait que le croiser, parfois tellement pressée que j’avais à peine le temps de lui adresser un signe de la main. Pendant un instant, mon regard glisse sur sa silhouette. Puis avec un léger sourire, je détourne les yeux et fixe un moment l’avocat de la défense, maître Schifani, très connu dans son métier, du moins dans ce genre d’affaire. Les traits de son visage sont étranges, il m’a toujours fait penser à une fouine. Mais une fouine très douée, cependant, quand on voit la façon avec laquelle elle se jette à corps perdu dans sa plaidoirie, qui semble avoir captivé tout le monde, autant la foule que les professionnels du barreau. C’est pour cela que quand l’annonce de suspension d’audience se fait entendre, il y a un temps de latence, quelques secondes interminables avant que les gens ne commencent à se lever, pour quitter le prétoire. La plupart de mes collègues journalistes est déjà dehors, prêts à se bousculer les uns les autres afin d’obtenir quelques informations supplémentaires, peut être même une exclusivité. Ramassant mes affaires en vitesse, je sors de la salle afin de pouvoir participer à la joyeuse bousculade. Il est tout simplement hors de question que je laisse passer la moindre occasion d’avoir des informations croustillantes.
Les photographes et les curieux s’éparpillent, les journalistes aussi, alors que le véhicule de transport de l’accusé est en train de disparaître au coin d’une rue. Tous s’éloignent, reprenant le cours de leur vie, au moins jusqu’à demain. Alors que je range mon dictaphone dans mon sac, des gouttes de pluie tiède viennent s’écraser sur mes mains. Levant la tête, je vois enfin tous ces nuages gris qui semblent avoir décidé de commencer à pleurer sur les passants. Une silhouette masculine attire mon attention. D’un pas rapide, elle est en train d’aller se réfugier au Teatro Adriano. Il ne m’a pas fallu plus de quelques secondes pour l’identifier. Et je vais saisir l’occasion qui se présente. En souriant, j’emprunte la même route, avec la ferme intention de le rejoindre.

Alors que je me rapproche de plus en plus, je peux le voir de loin tâter ses poches, à la recherche de quelque chose, déserrer sa cravate et déboutonnant machinalement un bouton ou deux de sa chemise. Quand il porte une cigarette à ses lèvres, je ne suis plus qu’à quelques mètres, déjà assez prêt pour voir la flamme luire quand il allume le briquet. Il ne m’a toujours pas vue.
« Ça fait un bail, Vitto. »
Enfin, il lève les yeux, et mon regard croise le sien.
« Tu veux un peu de compagnie? »
« En voilà, une récompense post-audience agréable. »
Son regard quitte le mien et s’attarde sur mon corps, l’observant en détail, remontant lentement le long de mon pantalon noir, de mon chemisier blanc. Quand ses yeux croisent à nouveau les miens, je peux voir cette lueur espiègle, et lui lance un sourire en coin.
« Le sentiment est partagé. Je suis contente de te voir. »
Sortant à mon tour une cigarette, je me penche vers lui, demande silencieuse pour qu’il utilise à nouveau son briquet. Quand l’extrémité s’embrase, j’inspire, avant de soupirer, les yeux dans le vague.
« Quelle journée… »
« J’en conclus que tu étais à l’intérieur ? »
Je lui réponds, tout en regardant l’averse tremper la rue et quelques passants malchanceux.
« Bien sûr! Je n’aurais manqué ça pour rien au monde… »
J’ai un rire sans joie. Ce n’est pas le genre de procès que j’apprécie, loin de là…
« Je ne partage pas le prochain angle d’attaque du ministère public, même sous la torture. »
Il expire de la fumée, un sourire narquois sur les lèvres. Je hausse un sourcil, sceptique.
« Ah oui? C’est ce qu’on va voir… Tu veux parier peut être? »
S’il a des informations à me donner, je vais tout faire pour lui faire cracher le morceau… Mais il faut que j’y aille en finesse, sinon il ne dira rien du tout, je le sais.
« Mais si tu n’es pas attendue, et que tu as le temps pour un verre… »
Je souris à nouveau, avant de jeter mon mégot dans une boîte de métal au sol, qui semble servir régulièrement de cendrier, probablement par les salariés du bâtiment. Je me rapproche de l’italien, laisse glisser mes mains le long de ses bras. Je lève les yeux, et l’observe, malicieuse.
« Je n’ai rien de plus important en tout cas… Je suis toute à toi. »
J’éclate de rire devant son air. Je m’éloigne un peu, me retrouvant sous la pluie. Alors je l’observe. C’est bête, mais il m’a manqué. Et l'avoir en face de moi me mets de bonne humeur. Je lui fait des signes impatients, pour qu'il me rejoigne sous la pluie. quand il arrive à côté, je lui saisis le bras, et réfléchis un instant.
« The Highlander pub. Ça te dit? »
L'air est lourd, et la pluie a redoublé d'intensité. L'averse ne durera pas longtemps, mais pour le moment, c'est le déluge. Il va falloir se décider rapidement, la pluie ayant la fâcheuse habitude de rendre transparent ce qui est blanc... J'accélère le pas, l'entraînant à ma suite, cherchant une portion de trottoir qui serait abritée. Tout en marchant, je passe une main dans mes cheveux trempés et désormais emmêlés, avant de lancer un regard en coin à Vittorio, et  de l'interroger.
« Mais peut-être que tu avais un autre endroit en tête? »




Maybe this time
if I believe it
hard enough, it will be different



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MessageSujet: Re: (vittaïa) stripped down to the bone   Jeu 8 Fév - 0:47


Ce genre de procès avaient quelque chose de nerveusement fatiguant. Formateur, assurément, mais fatiguant malgré tout, et sorti du palais de justice après tant d’heures à suivre les débats Vittorio se sentait lessivé, comme passé contre son gré sous un rouleur compresseur. La cigarette qu’il avait allumé à peine avait-il atteint l’autre côté de la rue pour s’abriter de la pluie avait donc quelque chose de nécessaire, presque de salvateur tandis que la nicotine s’insinuait dans ses veines dès la première bouffée. La légèreté, elle, était venue de la silhouette féminine venue à sa rencontre pour quémander la flamme de son briquet mais aussi et surtout son attention ; Que Vittorio avait donné sans se faire prier, le regard glissant des pieds à la tête sans réprimer le sourire satisfait qui allait avec. « Ça fait un bail, Vitto. Tu veux un peu de compagnie ? » Et l’italien n’était pas homme à rechercher la compagnie en toute circonstances, pourtant, fidèle partisan de l’adage qui voulait que l’on était parfois – souvent – mieux seul que mal accompagné, mais celle de la journaliste s’était faite de plus en plus plaisante à la mesure du temps qui passait, chose qu’il se permettait d’admettre à demi-mot à de rares occasions. Comme ce jour-là. « Le sentiment est partagé. Je suis contente de te voir. » Lui offrant finalement sa flamme, tel un « moi aussi » implicite qu’elle seule serait en mesure de comprendre, il avait conclu à son « Quelle journée … » qu’elle était plus ou moins au fait de ce qui s’était tenu entre les murs du palais de justice, et même qu’elle n’en avait pas perdu une miette à en juger par le ton sur lequel elle avait répondu « Bien sûr ! Je n’aurais manqué ça pour rien au monde … » Bien sûr. Et pour rien au monde n’avait à l’heure actuelle envie de dévoiler le fond de sa pensée à ce sujet, concernant le fait qu’évidemment les journalistes souhaitaient toujours être aux premières loges dès qu’il était question de laver le linge sale de quelqu’un en public, qu’il s’agisse d’un saint ou d’un pécheur. « J’ai presque été surpris que tu ne m’aies pas contacté avant. » avait-il alors simplement fait remarquer, avec sur le bout de la langue le goût de la douce ironie. Avec l’attrait du scoop, l’espoir de l’exclusivité, Dieu sait. Mais peu importe, il n’aurait probablement rien craché de primordial, pas pour un procès aussi important, pas alors qu’il y avait tant en jeu … « Ah oui ? C’est ce qu’on va voir … Tu veux parier peut être ? » La volute de fumée qui lui avait échappée accompagnait un rire un brin narquois, le juriste amusé de la facilité avec laquelle Gaïa tournait toujours chaque information monnayable en duel au soleil entre leurs deux esprits de persuasion. « Je ne parie que pour gagner, alors à toi de voir. » La cigarette maintenant terminée tandis que la pluie, elle, ne tarissait pas, Vittorio avait abandonné son mégot en même temps que celui de la jeune femme, à qui il avait adressé un clin d’œil.

Elle n’avait probablement pas attendu après sa proposition pour savoir que la conversation se terminerait derrière un verre ou une assiette, c’était presque toujours ainsi que les choses finissaient, comme une sorte de rituel implicitement établi entre eux au fil des années. Elle n’aurait probablement même pas traversé la rue si elle n’avait pas été libre, et si Vittorio avait pris la peine de poser la question ce n’était que par pur principe, ne s’étonnant pas de l’entendre répondre « Je n’ai rien de plus important en tout cas … Je suis toute à toi. » La phrase avait allumé une lueur supplémentaire dans le regard de Vittorio, que l’éclat de rire de la jeune femme avait pris au dépourvu. Là, sous la pluie, elle lui avait fait signe d’approcher et après avoir jeté un œil dubitatif vers le ciel qui se délestait toujours de son trop plein d’humidité estivale, il s’était décidé à la rejoindre et l’avait laissée saisir son bras avec entrain « The Highlander pub. Ça te dit ? » Pub britannique, pas le genre d’endroit où il croiserait un juge, un avocat ou toute autre personne qu’il avait potentiellement croisé aujourd’hui : bon choix. Et déjà la jeune femme qui s’élançait en l’entraînant dans sa suite, ignorant la pluie qui s’écrasait sur leur peau, mouillait leurs cheveux, détrempait leurs vêtements. « Mais peut-être que tu avais un autre endroit en tête ? » Comme pour signifier que la question ne se posait pas, le barbu s'était contenté d'un haussement d'épaules auquel avait succédé sa main glissant jusqu'à celle de Gaïa, l’entraînant maintenant plus qu'elle ne l'entraînait lui vers la destination choisie. Le bar atteint ils s'y étaient engouffrés comme si leur vie en dépendait, le souffle court et l'air de d'être douchés sans retirer leurs vêtements. « C'est une sacré averse que vous vous êtes pris, là. » Donnant l'air d'enfoncer des portes ouvertes mais faisant néanmoins preuve de sympathie, le serveur leur avait indiqué une table libre dans un coin de salle, et leur avait laissé la carte des boissons et le temps de s'installer. « T'as faim, ou on prend juste un verre ? » Lui laissant le côté banquette, il avait posé ses affaires entre les pieds de sa chaise et s'était installé. L'humidité de sa chemise lui avait arraché un bref frisson, et ses doigts cornant machinalement les coins de la carte il avait attendu qu'elle fasse son choix – lui opterait pour une Guiness – et avait questionné avec un brin de curiosité « Alors, dis-moi tout. C'est ton boss qui t'a envoyé au casse-pipe suivre ce procès, ou t'es encore au beau milieu d'une de tes vendettas personnelles ? » C'était toujours soit l'un soit l'autre, avec elle, qu'elle ne tente pas de faire croire le contraire.








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MessageSujet: Re: (vittaïa) stripped down to the bone   Sam 10 Fév - 17:23


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luleaby
stripped down to the bone
Il s’est mis à pleuvoir des cordes, et nous sommes trempés jusqu’aux os. Je sais que l’averse ne durera sûrement pas longtemps, mais cela ne change rien au fait que c’est un sacré déluge. Haussant les épaules comme réponse à ma question, Vittorio laisse glisser sa main jusque dans la mienne et qu’il m’entraîne à sa suite, à l’identique de ce que je faisais tout à l’heure. L’eau éclabousse sous nos pieds, et de plus en plus à mesure que nous accélérons, pensant essayer d’échapper à la pluie. Nous finissons par atteindre le bar, enfin, et j’ouvre la porte à la volée, le juriste juste derrière moi, et enfin nous pouvons souffler, tout en détrempant l’entrée de l’eau qui imprègne nos vêtements.
« C'est une sacré averse que vous vous êtes pris, là. »
Je souris rapidement au barman tout en hochant la tête, et on nous emmène sans tarder jusqu’à une table libre, un peu en retrait, nous laissant au passage la carte des boissons habituelle pour nous permettre de faire notre choix.  
« T'as faim, ou on prend juste un verre ? »
Je réfléchis un instant avant de répondre, sans relever les yeux de la carte que j’étudie avec attention.
« Non ça va, peut être plus tard. Mais ne te prives pas pour moi si ton estomac crie famine… »
Après tout il est encore assez tôt. Mais, si j’ai eu la chance de manger ce midi, qui me dit que c’est le cas du juriste? Je ne l’ai vu que de dos toute la journée… Jusqu’à maintenant en tout cas. Assise sur la banquette, je pose mon sac à côté de moi, me débarrasse de ma verte et de mon écharpe légère, tout en espérant qu’elles pourront sécher un peu avant qu’ils ne doivent ressortir. Je relève les yeux vers Vittorio, en face de moi. Sa chemise est trempée, et la mienne ne soit pas être en meilleur état. Heureusement, il fait bon aussi, c’est sûrement ce qui m’empêche de frissonner de la fraîcheur.
« Un Irish Coffee pour moi s’il vous plaît. »
Bien sûr il a déjà fait son choix. Il attendait juste patiemment que moi je me décide. Alors il commande à son tour. Et quand le serveur s’éloigne, nos cartes dans les mains, Vittorio se penche un peu vers moi, et me questionne, l’air intrigué.
« Alors, dis-moi tout. C'est ton boss qui t'a envoyé au casse-pipe suivre ce procès, ou t'es encore au beau milieu d'une de tes vendettas personnelles ? »
J’ai un éclat de rire. Décidément, il me connaît de mieux en mieux. Il a vu juste une fois encore, mais cette fois-ci, ce n’est pas une vendetta personnelle. Même si ça pourrait le devenir au fur et à mesure.
« Bien vu. C’est mon patron qui m’envoie cette fois. Après, je ne nie pas que même s’il ne l’avait pas fait, je serais certainement venue jeter un coup d’oeil. »
Je le détaille du regard, m’attardant sur ses cheveux humides, qui gouttent de temps à autre sur sa chemise mouillée. Attendant patiemment ma boisson, je sors un élastique de mon sac et attache mes cheveux rapidement, en un chignon lâche. Étant donné qu’ils sont aussi trempés que ceux de Vitto, voir même plus, la dernière chose dont j’ai envie c’est de les avoir dans la figure. Croisant les bras sur ma poitrine, je jette un oeil derrière le juriste pour apercevoir le barman, en train de terminer de préparer notre commande, apparemment. La décoration du bar est typiquement britannique, et c’est agréable. La musique de fond est différente de ce qu’on a l’habitude d’entendre, et l’atmosphère est chaleureuse, même si nous sommes quasiment seuls ici. Ensuite, chassant une mèche de mes yeux, je questionne à mon tour mon voisin de table.
« Et toi alors, qu’est-ce tu as à me dire sur ce procès? Quelques petites informations supplémentaires à me donner? »
Même si maintenant, j’apprécie sa compagnie -ce qui n’était pas forcément le cas au tout début-, j’espère bien pouvoir lui arracher quelques informations pour étoffer l’article que je dois à mon patron. Alors j’ai demandé, j’ai tenté une approche directe, mais je sais bien qu’il faudra plus que ça pour le convaincre de parler, ça j’en suis certaine. Ce n’est pas faute d’avoir déjà essayé…
« Allez, tu peux faire un petit effort, non? »
Je lui souris. Non, je ne suis pas sûre que ça suffira, alors je pense juste continuer à profiter de sa -charmante- compagnie, jusqu’à ce que j’aie assez usé ses défenses pour qu’il me donne quelque chose à me mettre sous la dent. Et j’ai tout mon temps pour ça… Je suis certaine que je parviendrais à obtenir quelque chose, au bout du compte. Le serveur revient, pose nos boissons sur la table.
« Grazie. »
Et il s’éloigne après m’avoir adressé un sourire, et un regard appréciateur. Sans lui accorder plus d’attention, je saisis presque immédiatement le mug transparent entre mes doigts, appréciant grandement la chaleur qui se diffuse lentement dans mes mains. Et je frissonne, cette douce chaleur contrastant avec la fraicheur du tissu humide sur ma peau. Dehors, la pluie bat la rue, détrempant le paysage, alors qu’au loin le ciel est en train de se dégager. Sous la table, je profite du fait que nous soyons dans un coin reculé pour retirer mes escarpins en toute discrétion. Mes pieds sont trempés. Je sens mes muscles commencer à se détendre après une journée aussi pesante que fatigante nerveusement. Je bois une gorgée de ma boisson, puis une autre, et soupire.



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MessageSujet: Re: (vittaïa) stripped down to the bone   Ven 23 Fév - 22:49


L’alliance de la pluie venue coller sa chemise contre ses épaules et de l’air climatisé qui circulait dans le pub avaient arraché à Vittorio un léger frisson, et fait courir la chair de poule le long de ses avant-bras. Machinalement il avait d’ailleurs fini par les découvrir, à peine installé, retroussant méthodiquement le bas de ses manches comme il l’avait fait des dizaines, des centaines de fois pour se donner l’impression de quitter l’uniforme de juriste et de redevenir un citoyen anonyme, les peintures de guerre sur les bras arborées fièrement, et le poids de son rôle à jouer sur la liberté d’autrui évaporé. Laissant son regard naviguer distraitement sur la carte pour finalement commander une Guinness et rester dans l’habituel et basique, il avait refermé le carton et l’avait posé devant lui quand Gaïa avait répondu « Non ça va, peut-être plus tard. Mais ne te prives pas pour moi si ton estomac crie famine … » Déclinant à son tour d’un signe de tête – il avait englouti une barre de céréale pendant la suspension d’audience, à défaut d’avoir mangé le midi – il l’avait laissée commander « Un Irish Coffee pour moi s’il vous plaît. » et avait suivi des yeux quelques instants le serveur tandis qu’il s’éloignait avant de reporter son attention sur la jeune femme. Il n’arrivait pas à décider s’il était surpris ou non que la journaliste se soit retrouvée mêlée à cette affaire, il mentirait en assurant ne pas avoir envisagé un seul instant la possibilité de reconnaître son profil dans l’assemblée de la salle d’audience, ou sa silhouette au détour de la salle des pas perdus, mais il n’en aurait pas mis sa main à couper pour autant et ne s’était finalement pas privé pour le sous-entendre, arrachant par là un rire à sa compatriote. « Bien vu. C’est mon patron qui m’envoie cette fois. Après, je ne nie pas que même s’il ne l’avait pas fait, je serais certainement venue jeter un coup d’œil. » Attachant ses cheveux à la va-vite, Vittorio la suivant des yeux, elle avait repris « Et toi alors, qu’est-ce tu as à me dire sur ce procès ? Quelques petites informations supplémentaires à me donner ? » Cette fois-ci c’était à lui qu’elle avait arraché un rire, et un regard à double-sens tandis qu’il secouait la tête et s’installait un peu plus à son aise sur le dosser de sa chaise. « Allons, tu me connais mieux que ça. » Et en tout cas suffisamment pour savoir qu’il rendait – très – rarement service par simple bonté d’âme, surtout lorsqu’il s’agissait de services professionnels. Pas sans y trouver son compte lui aussi, pas sans obtenir une contrepartie ou une autre. « Allez, tu peux faire un petit effort, non ? » Tentait-elle pourtant d’insister, le ton qui en demandait plus encore que les mots seuls ne le faisaient, mais Vittorio prenant un plaisir un brin exagéré à plonger son regard dans celui de la jeune femme avec sérieux, laissant glisser une seconde, puis deux, trois, avant d’être interrompu par le retour du serveur qui avait déposé sur la table leurs verres respectifs et obtenu un « Grazie. » de Gaïa et un signe de tête de Vittorio avant de tourner les talons. La bière portée à ses lèvres avait fait réaliser au juriste à quel point il avait soif, à quel point la gorge s’était asséchée de n’avoir pensé à rien d’autre qu’à ce qui se tenait face au juge et dans le box des accusés durant plus d’une moitié de la journée. « Si tu m’en disais plutôt un peu plus sur ce qui intéresse ton boss dans cette affaire, pour commencer ? » Envie de faire un gros titre, fidélité à une ligne éditoriale, ou même contentieux privé avec l’une des parties ? « Si tu réussis à te montrer convaincante je pourrais peut-être faire un effort. » qu’il s’était même permis d’ajouter un sourire narquois sur les lèvres et le regard glissant vers une multitude de sous-entendus, pendant que contre la vitre du pub la pluie s’intensifiait et tambourinait de toutes ses forces comme pour jouer son baroud d’honneur avant de céder la place au ciel sans nuages qui se dessinait plus loin vers l’horizon camouflé par le toit des immeubles. « Et toi ? » Après un court silence, l’attention du jeune homme s’était reportée sur Gaïa, dont l’un des pieds débarrassés de leurs chaussures était venu sous la table frôler furtivement le côté de sa jambe. « Ça fait quoi, quatre, cinq mois ? Tu dois bien avoir des choses à me raconter. » Et si elle lisait entre les lignes elle comprenait qu’il ne faisait pas simplement référence à son boulot, bien que. C’était toujours un prétexte entre elle et lui, un point de départ juste là pour justifier le désir commun de ne pas s’impliquer plus que cela, de ne pas oublier qui ils étaient et pourquoi ils faisaient ce qu’ils faisaient.








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MessageSujet: Re: (vittaïa) stripped down to the bone   Lun 26 Fév - 22:43


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Il semble un peu fatigué, après cette longue journée. Pas vraiment physiquement, mais mentalement, c’est presque certain. Il a dû rester concentré toute la journée, concentrée sur l’accusé, sur l’affaire, sur tout ce qui rapporte. Ce moment que nous partageons, c’est certainement sa première pause de la journée. La première fois qu’aujourd’hui, il peut penser à autre chose. Et cela doit lui faire du bien. Moi en tout cas, je me sens mieux. Enfermée dans la même pièce que cette ordure, j’avais vraiment l’impression d’étouffer. Je bois une gorgée de ma boisson, et lève les yeux vers le juriste quand ce dernier me pose une question, après avoir bu un peu de sa bière.
« Si tu m’en disais plutôt un peu plus sur ce qui intéresse ton boss dans cette affaire, pour commencer ? »
Je suis un peu étonnée qu’il me pose la question. Mais je ne tarde pas à répondre, je ne vais pas jouer aux devinettes à chaque fois.
« Tu sais comment il est. Il veut tout savoir, bien sûr. Combien de victimes il a fait, en combien de temps exactement. S’il s’est contenté de les tuer où s’il y a avait autre chose. Il veut tous les petits détails macabres, quelle arme il a utilisé, si c’était prémédité, ou passionnel. Si la lame était affutée, rouillée, émoussée. Tout ce que je peux lui donner comme informations, il le prendra. Je suis presque sûre qu’il croit que j’ai des superpouvoirs, et qu’en un claquement de doigts, je saurais tout sur tout. »
Je secoue la tête.
« Bien évidemment, ça ne fonctionne pas comme ça. Mais il veut tous les détails de l’histoire. Ce qui se cache derrière les mimiques de notre criminel, derrière ses grimaces étranges, ses froncements de sourcils. Ce qu’il se passe dans sa tête. Ses pensées. S’il est vraiment coupable. Ou non. Tout ce qui pourrait faire un gros titre, et montrer aux autres qu’encore une fois, on est devant eux. »
Eux, les autres journaux. On a une réputation à tenir, après tout. Plus qu’un jeu, un enjeu. Toujours. Quand je le regarde enfin, je le vois ce petit sourire en coin, son regard.
« Si tu réussis à te montrer convaincante je pourrais peut-être faire un effort. »
Et la pluie qui trempe toujours les rues. Je frissonne. Autant à cause de la fraîcheur ambiante que par ses yeux qui glissent sur moi. Me penchant légèrement vers lui, je réplique.
« Tu sais très bien que je peux être très convaincante quand je veux… »
Oui il le sait. Et j’avoue que lui soutirer quelques informations pourraient certainement bien m’aider dans mon enquête. Satisfaite de la lueur que ma réponse allume dans ses yeux, je me recule à nouveau, m’adossant à la banquette, savourant mon petit effet. Je vois au loin que le ciel est  plus dégagé, et que bientôt, le soleil  prendra la place des nuages gris lourds de pluie. Rien que de voir cela, et j’ai de nouveau envie de sourire. Peu importe qu’il fasse chaud ou froid. Tant qu’il y a du soleil.
« Et toi ? »
Je relève les yeux vers le juriste. Et pendant qu’il continue sa phrase, je laisse un de mes pieds nus effleurer sa jambe, lentement. Vers le haut, puis vers le bas…
« Ça fait quoi, quatre, cinq mois ? Tu dois bien avoir des choses à me raconter. »
Je les vois bien, les sous-entendus. Depuis tout à l’heure, il pique, de temps en temps. Et ce n’est pas pour me déplaire. Lui souriant, tout en le regardant droit dans les yeux, je décide de lui répondre, alors que mon pied frôle son genou.
« Cinq mois, en fait. Mais qui compte? Si tu veux tout savoir, on m’a envoyé à l’étranger il n’y a pas si longtemps, pour un article bien sûr. Et quand j’ai eu fini, j’ai tout envoyé à mon patron et j’ai pris des vacances. En solitaire. Ça m’a fait un bien fou… La plage, la chaleur, les bikinis et les cocktails. Très agréable. Pouvoir faire tout ce qu’on veut le temps de quelques jours off… »
Me penchant légèrement vers lui, mon pied redescend et effleure sa cheville nue sous son pantalon, et la fraicheur de ma peau contre la chaleur de la sienne m’arrache un frisson.
« Peut-être que j’aurais dû te proposer de m’accompagner… Quelques jours loin d’ici de temps à autre, c’est plaisant… Ça permet de se détendre. »
J’insiste sur le dernier verbe, sans le lâcher des yeux. S’il a le droit aux sous-entendus, je ne vois pas pourquoi je m’en priverais…
« J’y penserai la prochaine fois… »
La fin de ma phrase n’est qu’un chuchotement. Sous la table, mon pied nu continue lentement ses explorations, effleurant sa peau de temps à autre, tandis que j’observe avec attention ses réactions.
« Et de ton côté? Tu trimes depuis cinq mois sans prendre un jour de repos? Allez, raconte-moi tout. »
Et j’espère bien qu’il me racontera tout sans se faire prier.



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MessageSujet: Re: (vittaïa) stripped down to the bone   Mar 20 Mar - 21:01


Il y avait une certaine ironie aux yeux de l'italien, dans le parallèle que l'on pouvait observer entre les comportements des journalistes et des services de police lorsqu'il s'agissait de défendre son bout de viande. Cette façon propre et figurée de vouloir montrer les crocs et rouler des mécaniques pour se prouver – mais surtout pour prouver aux autres – que l'on était le plus rapide, le plus malin, le mieux informé. Un peu de compétition ne faisait jamais de mal, Vittorio et sa presque carrière de sportif professionnel – dans une autre vie, celle où les études auraient été un échec et non pas une porte de sortie – étaient bien placés pour le savoir, mais trop de compétition apportait un effet pervers que l’on avait retrouvé ce jour-là jusque dans la salle d’audience, jusque dans le murmure qui parcourait la salle dès qu’un fait était avancé ou une réaction décortiquée. Chacun projetait sur la comète de se renseigner à peine ressorti, de creuser, de fouiller dans les poubelles et le passé des mentionnés, et parfois la passion des journalistes pour le voyeurisme qui supplantait la simple recherche de vérité donnait la nausée au procureur assistant. Et ainsi se concluait pourtant la tirade de la jeune femme, par un « Tout ce qui pourrait faire un gros titre, et montrer aux autres qu’encore une fois, on est devant eux. » Qui voulait tout dire, qui ne voulait rien dire, qui en disait long. Loin de l’idée de vouloir commenter – elle connaissait son avis sur le sujet, sur les journalistes en général – il avait donc laissé glisser, bien plus amusé par le fait d’imaginer quelle magicienne était Gaïa selon l’homme qui lui versait un salaire. Est-ce qu’il savait comment s’obtenaient certaines de ses informations, quelles étaient ses méthodes, des plus douces aux plus aiguisées, des plus innocentes aux plus osées. Et Vittorio qui tendait la perche sans vergogne, et les sous-entendus qui allaient avec pour obtenir le « Tu sais très bien que je peux être très convaincante quand je veux … » tout aussi entendu. Et il savait, bien sûr qu’il savait, aussi sûr que le bout d’orteil qu’elle laissait glisser le long de son mollet, et avec l’étincelle satisfaite dans le regard en l’ayant vu tressaillir en retour. « Nous verrons. » qu’il s’était malgré tout payé le luxe de répondre, le sourire un brin provocateur et faisant mine de revenir à un pan de conversation plus innocent en s’enquérant de ce à quoi elle avait occupé son temps ces derniers mois, ceux où ils n’avaient pas eu le temps où la nécessité de se voir, comme c’était déjà arrivé et comme cela arriverait probablement encore, avec pour Vittorio un attachement certain à cette condition. « Cinq mois, en fait. Mais qui compte ? Si tu veux tout savoir, on m’a envoyé à l’étranger il n’y a pas si longtemps, pour un article bien sûr. Et quand j’ai eu fini, j’ai tout envoyé à mon patron et j’ai pris des vacances. En solitaire. Ça m’a fait un bien fou … La plage, la chaleur, les bikinis et les cocktails. Très agréable. Pouvoir faire tout ce qu’on veut le temps de quelques jours off … » Et s’il aurait aisément pu se figurer le tableau de vacances paradisiaque qu’elle tentait de mettre sur pieds pour lui, il était en réalité trop occupé à analyser la sensation du pied de la jeune femme s’invitant sous le bas de son pantalon tandis qu’elle ajoutait « Peut-être que j’aurais dû te proposer de m’accompagner… Quelques jours loin d’ici de temps à autre, c’est plaisant … Ça permet de se détendre. J’y penserai la prochaine fois … » Le sourire narquois, dont on ne savait pas trop si c'était la proposition ou bien le pied qu'elle lui faisait effrontément qui le provoquait, il avait pris le temps de savourer une gorgée de sa bière avant de répondre « Tu me connais, je ne suis pas très vacances ... J'ignorais que c'était ton genre, d'ailleurs. Mais je vois que tu as travaillé tes arguments. » Mais pas contre le fait de la laisser sagement questionner à son tour, il avait laissé sa propre jambe glisser plus loin sous la table et croiser celle de Gaïa « Et de ton côté ? Tu trimes depuis cinq mois sans prendre un jour de repos ? Allez, raconte-moi tout. » La tête s'était penchée sur le côté, avec l'hésitation à avouer que la réponse à la question était presque un oui, que sa vie était à ce point palpitante pour que son boulot soit tout ce à quoi il occupait son temps. Pas qu’il s’en désole tant que ça, cela dit. « Tu sais ce qu'on dit, on se reposera assez quand on sera morts. » s'était-il alors justifié, l'air de vouloir sciemment faire le malin, mais avec malgré tout un fond de vérité dans la voix. « Et puis, pas forcément besoin de faire des centaines de kilomètres pour se détendre. » Mimant le ton utilisé juste avant par la jeune femme,  il l’avait gratifiée d’un clin d’œil et avait pris le temps de quelques lampées dans son verre de bière. « Mais puisque tu es revenue … J’en conclus que rien ne peut détrôner notre belle cité romaine ? » Cela ressemblait presque à une moquerie mais pourtant il n’en était rien. C’était probablement la raison principale au fait que Vittorio se passe aussi bien de véritables vacances : Rome lui faisait l’effet d’un paradis accessible. Imparfaite sur certains points, mais immensément belle et séduisante ainsi, le rêve de toute une enfance et adolescence qu’il avait fini par toucher du bout des doigts avant d’y faire son nid ; Loin de la version officielle, celle qu’il servait à quiconque croisait sa route depuis qu’il vivait ici. À Rome depuis toujours ou presque, qu’il disait, et qui oserait en douter ?








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MessageSujet: Re: (vittaïa) stripped down to the bone   Sam 7 Avr - 19:25


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Le sourire provocateur qui passe de temps en temps sur ses lèvres me donne envie de le titiller encore davantage. Je l’observe et vois avec une satisfaction peu dissimulée que certains mouvements de mon pied sur sa peau embrument parfois son regard, et lui arrachent un ou deux frissonnements. Je ne le quitte pas des yeux, le regardant prendre une gorgée de sa bière, et attendre quelques longues secondes avant de finir par me répondre.
« Tu me connais, je ne suis pas très vacances ... J'ignorais que c'était ton genre, d'ailleurs. Mais je vois que tu as travaillé tes arguments. »
Je laisse échapper un petit rire. Oui, finalement il commence à me connaître plutôt bien.
« Tu as raison, ce n'est pas vraiment mon genre. Je t’avoue qu’au début on m’a un peu forcé la main… Mais finalement, une fois de temps en temps, je suppose que ça ne fait pas de mal. Même si après plusieurs mois de travail loin d’ici, j’avais plus envie de rentrer qu’autre chose. »
Et j’ai à peine le temps de finir ma phrase que je sens les jambes de Vittorio bouger sous la table, et l’une d’elle vient croiser ma jambe baladeuse. J’essaye de garder mon sérieux au maximum et cache mon sourire en buvant une gorgée de ma boisson, cherchant à retrouver une contenance. Quand je le questionne sur ce que lui a fait ces derniers mois, je le regarde, un peu amusée,  pencher la tête sur le côté comme s’il hésitait à répondre. Reste à savoir s’il hésite sur le réponse qu’il va donner, ou plus simplement s’il est réticent à l’idée même de me répondre. On ne sait jamais. Mais il finit par se décider.
« Tu sais ce qu'on dit, on se reposera assez quand on sera morts. »
Et il a raison bien sûr, mais bon. À cet instant je ne considère pas ça comme un argument valable. Et je sais bien qu’il est sûrement en train de me chercher plus qu’autre chose, même si je le connais assez pour pouvoir dire que même malgré le ton de sa voix, il le pense certainement quand même un peu.
« Et puis, pas forcément besoin de faire des centaines de kilomètres pour se détendre. »
Il me fait un clin d’oeil, et je lève un sourcil avec un sourire en coin, amusée plus qu’autre chose par la remarque. Il a décidé de jouer sur mon terrain, et je sais que niveau allusions il est très fort… Peut être même plus que moi, même si je ne l’avouerai jamais à voix haute.
« Pas besoin d’insister, je suis tout à fait d’accord… »
Un silence s’installe, le temps que nous vidions chacun un peu plus nos verres. Quand je prête attention à ce qui se passe dehors, je me rends compte avec surprise qu’il pleut toujours. Étrange, d’habitude ça ne dure pas aussi longtemps, en tout cas c’est sûrement la plus grosse averse qu’il y ait eu ces dernières semaines.
« Mais puisque tu es revenue … J’en conclus que rien ne peut détrôner notre belle cité romaine ? »
Ah, Rome la Magnifique… Je n’ai jamais regretté d’être partie de chez moi tôt pour venir vivre ici. C’est d’ailleurs certainement la meilleure décision que j’aie jamais prise.
« En tout cas je n’ai pas encore trouvé… Et je ne cherche pas à dénicher mieux, si c’est possible. Je suis bien ici. »
Et je lui souris. Je n’ai rien de plus à ajouter. Un silence confortable s’installe, et j’en profite pour terminer ma boisson, l’alcool réchauffant mon corps frissonnant à cause de mes vêtements humides. Reposant mon verre sur la table, et m’étire brièvement, tentant de chasser les quelques douleurs résiduelles que j’ai dans le dos, à cause d’être restée assise presque toute la journée au tribunal, sans possibilité de me lever. C’est à ce moment que je sens sa jambe à lui s’aventurer un peu plus loin, et d’un mouvement bref, tout en captant son regard avant d’agir, j’emprisonne cette dernière entre mes genoux, et bloque sa progression. Je ris doucement en apercevant sa mimique surprise, et enroule mes chevilles autour de la sienne, reprenant ainsi le contrôle, si on peut dire. Au moins pour un moment en tout cas. Le quittant des yeux, je balance une petite phrase innocente, feintant d’oublier le regard qu’il darde sur moi.
« Ça ne devrait plus tarder à se calmer… »
Et en effet, on peut voir au loin qu’un rayon de soleil a réussi à percer la couche de nuages, et voir cet unique sillon de lumière dans la grisaille est presque irréel. Si on sort dans peu de temps, peut être qu’on pourra passer entre les gouttes, et éviter de finir vraiment trempés, cette fois-ci. Cherchant à m’occuper les mains, je laisse une main sur la table vernie et pianote de mes ongles, tout en laissant glisser l’autre sous le meuble. Et toujours en faisant semblant d’être intriguée par ce qui se passe dehors, je laisse ma main glisser lentement sur sa cuisse, sans pour autant me pencher vers l’avant ou quoique ce soit d’autre. Discrètement. Et en faisant semblant de m’intéresser à ce qui se passe autour, je finis par croiser, par hasard et par dessus l’épaule de Vittorio, le regard du barman. Il nous fixe, et malgré la distance qui nous sépare de lui, je pense qu’il peut apercevoir ce qui se passe sous cette fameuse table, et ce même si nous sommes dans un coin reculé. Alors mes doigts prennent le chemin inverse, et s’arrêtent sur le genou de l’Italien. Mais ne bougent plus. S’en suit un duel de regard rapide avec l’homme au comptoir, qui se termine quand celui-ci finit par baisser les yeux. Satisfaite, je reporte enfin mon attention sur Vittorio. Dehors la pluie s’est arrêtée.
« Peut-être qu'on devrait profiter de ce moment de répit pour sortir... »
Oui, peut-être. Cette idée me plaît bien en tout cas. Mais je vais attendre de voir ce qu'il me répond, après tout, j'étais trop occupée pour voir s'il a lui aussi terminé son verre.


Maybe this time
if I believe it
hard enough, it will be different



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(vittaïa) stripped down to the bone

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