AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Aide les nouveaux à se sentir chez eux
Deviens parrain et viens aux prochaines soirées cb d'intégration.
Le forum a besoin de vous pour vivre
N'oubliez pas de voter autant que possible.

 not the length of life but the depth | connor&charlie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
l’orgueil et les préjugés
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 27 ans, je suis né le 9 juillet 1990 à Londres.
SURNOM : (Princess) Chachatte, Grumpy Cat, Charles par une certaine rousse (et elle seule).
STATUT : She's driving me crazy. Papa de substitution d'Oliver, mon neveu âgé de 5 ans.
MÉTIER : Diplômé en journalisme, avec spécialisation en géopolitique (notamment du Moyen-Orient). Reporter pour ABC Radio en quête d'aventures et d'histoires à raconter.
LOGEMENT : Spring Hill au numéro 20, une grande villa avec Gauthier, Théo, Connor & Oliver. Depuis un peu plus d'un an, Debra a rejoint le clan, avec Chronos, son chien.

POSTS : 2470 POINTS : 30

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Paraitrait que snobinard britannique seraient les mots qui me qualifieraient le mieux › Paraitrait quand même que je ne sois pas qu'un crétin, presque sympathique et attachant quand on a le privilège d'apprendre à me connaître même › Paraitrait que la famille, surtout mes frères et ma petite soeur ainsi que mon neveu, sont la prunelle de mes yeux › Paraitrait que je sois un peu volage, libre comme l'air › Paraitrait quand même que ça soit surtout dans le but de me protéger parce que la dernière fois que j'ai aimé ça ne m'a pas trop réussi
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Side by side, connected by the heartHazard-Perry Family#4Connor#2Théodora#2
╌╌╌
Walking away from someone you can't forget › Charleigh#3
╌╌╌

We've been friends for so long, I can't remember which one of us is the bad influenceSeung-Jin#1Chariane#2Chariad#1
╌╌╌
No matter where we go, we take a little of each other everywhereDelie#3
╌╌╌
Emre#2Greta#1
╌╌╌

RPs EN ATTENTE : Ryleigh (rp mims post AAP) › Marianna (à déterminer) › Lene (bateau de Gauthier) › Maze (à déterminer) › Debra (à propos de Charleigh)
PSEUDO : besidethecrocodile
AVATAR : Douglas Booth
CRÉDITS : avatar ©RAINBOWSMILE › signature ©anaelle › userbars ©loonywaltz rpz
DC : Heidinosaure
INSCRIT LE : 24/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7977-charlie-on-ne-va-pas-se-mentir-tirer-un-trait-sur-les-gens-ca-ne-marche-pas-souvent-il-vaut-mieux-leur-tirer-une-balle http://www.30yearsstillyoung.com/t19084-exist-on-your-own-terms-heidicharlie http://www.30yearsstillyoung.com/t8021-charlie-hazard-perry http://www.30yearsstillyoung.com/t15385-charlie-hazard-perry

MessageSujet: not the length of life but the depth | connor&charlie   Dim 4 Fév - 21:45




not the length of life but the depth
You can't always wait for the perfect time. Somestimes, you have to dare to do it because life is too short to wonder what could have been. △
connor & charlie
Le moins que l’on pouvait dire c’était que j’étais une véritable tête de nœud. Lorsque je tenais un os, j’avais tendance à le ronger jusqu’à la moelle et rares étaient les personnes qui pouvaient se targuer de réussir à me faire changer d’avis. Là où le pessimiste se plaignait du vent et où l’optimiste espérait qu’il allait changer, le réaliste que je m’estimais être, ajustait ses voiles. Ainsi, j’avais choisi de mettre les voiles, évitant du mieux que je le pouvais toute interaction avec ma famille. Je ne passais désormais à la villa que pour des motifs d’ordre vital : manger et dormir, passant le plus clair de mon temps à voguer entre les locaux d’ABC, l’appartement de Tad où je me réfugiais lorsque la tempête se préparait et les soirées où je louvoyais dans l’espoir d’oublier tous les tourments qui agitaient la mer de ma vie. Les seuls membres de ma famille à qui je prenais encore le temps de parler étant Oliver et Connor, quand bien même que je n’avais croisé ce dernier que très peu de fois ces derniers temps. Je savais que viendrait bien vite le temps où il me serait nécessaire de faire le point, ayant déjà entamé le rétablissement de la communication entre Gauthier et moi, quand bien même notre dernier échange s’était révélé bien houleux quand j’avais largué les amarres en mettant sur le tapis le sujet de sa nouvelle paternité. Profitant de l’absence du chef de famille et de ma petite sœur qui était partie réviser avec des amis à la bibliothèque, j’avais choisi de jeter l’ancre pour rester à la villa pour la journée. Profitant qu’il n’y ait personne sur le pont, le vent en poupe, j’avais passé la journée aux côtés de mon neveu, l’occupant comme mon rôle de père de substitution me l’imposait. Lorsque le soir était venu, le petit avait levé vers moi un regard plein d’espoir pour me lancer un petit : « Charlie, j’ai faim. » J’avais alors acquiescé, me relevant sur sol de sa chambre sur lequel je m’étais assis pour jouer une bataille navale avec des playmobiles opposant de fiers corsaires à de vils pirates. « Viens, suis-moi. » Je l’avais entraîné à ma suite, naviguant entre les pièces de la maison pour rejoindre la cuisine et ouvrir le réfrigérateur : « Qu’est-ce que tu voudrais manger, bonhomme ? » lui avais-je demandé alors qu’il me répondait, plein d’espoir : « Des lasagnes. » Arquant un sourcil, j’avais laissé mon regard cingler entre ledit réfrigérateur et mon neveu. Force était de constater que mes capacités dans le domaine de la cuisine étaient réduites et que je ne prenais que très rarement le temps de m’améliorer à ce sujet puisque nous avions le personnel nécessaire à la maison pour subvenir à nos besoins culinaires. Avisant les divers ingrédients qui se trouvaient devant moi, une idée me venait soudainement à l’esprit : « Qu’est-ce que tu dirais plutôt d’une super salade composée ? » lui avais-je proposé et le petit garçon avait alors haussé les épaules, comprenant sûrement que je n’avais pas la moindre idée de comment lui faire des lasagnes. Je m’étais alors attelé à la préparation de salade avec application, secondé d’une main de maître par mon neveu, moussaillon bien volontaire. Je m’étais saisi d’une salade que la bonne avait eu la judicieuse idée de laver avant de partir pour un week-end bien mériter, de quelques tomates cerises, avant de porter également mon dévolu sur quelques tranches de jambon et un restant de feta que je posais sur le plan de travail. J’avais entrepris de couper les tomates cerises en deux avant de hacher menu le jambon, confiant à Oliver la lourde tâche de couper le fromage, veillant au grain pour m’assurer qu’il ne se coupait pas avec le couteau à beurre que je lui avais confié pour l’occasion. Réunissant les ingrédients dans un saladier, j’ajoutais un peu d’huile d’olive et une pointe de vinaigre balsamique, avant d’en servir une portion à Ollie qui me regardait avec de grands yeux impressionnés. « Ca a l’air trop bon ! » s’était-il exclamé, désormais installé face à son assiette, prêt à manger. Son enthousiasme m’avait tiré un rire, bien soulagé que les enfants soient comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense. Pas peu fier de ma supercherie, une fois son repas terminé, j’avais débarrassé la table avant d’installer le petit garçon devant son dessin animé préféré relatant les aventures d’une éponge vivant sous l’océan en compagnie d’une étoile de mer. J’avais alors ressenti un coup de barre s’abattre sur moi. J’étais désormais en rade après avoir passé une journée à être au taquet pour faire plaisir à mon neveu. M’éclipsant du salon, j’avais choisi de retourner dans ma chambre pour me reposer un peu avant de me rendre à une soirée organisée par Seung-Jin. Pourtant à peine avais-je eu le temps de m’avachir sur mon lit, décidant de consulter mes mails depuis mon ordinateur, que quelqu’un venait frapper à la porte de ma chambre. Tonnerre de Brest, était-ce seulement possible d’avoir un peu de répit dans cette famille ? Visiblement, c’était trop demandé. « Oui ? » m’étais-je contenté de grommeler sans même prendre la peine de relever la tête de mon écran quand Connor était entré dans ma chambre, refermant la porte derrière lui. « Tout va bien ? » lui avais-je demandé lorsque je m’étais décidé à lui accorder mon attention, notant l’air grave qu’il affichait et qui n’augurait rien de bon, je le sentais. Je le fixais ne pouvant m’empêcher de me demander quelle tuile allait encore s’abattre sur le coin de ma tête.
©BESIDETHECROCODILE


Oho, this kiss you give, it's never ever gonna fade away △





.:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 22 ans (15.04.1996)
SURNOM : Conny ou Conno' mais c'est plutôt rare et surtout pour m'énerver
STATUT : libre comme l'air
MÉTIER : Etudiant dans le marketing et la communication pour l'instant
LOGEMENT : chez les HP la plus part du temps mais aime squatter la colocation de Bryn

POSTS : 306 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Connor vient d’une famille aisée Londonienne, il a quatre frères et sœurs, il sont maintenant tous réunis à Brisbane ★ Connor est un grand fêtard, s’il y avait pas les cours il sortirai H24 ★ En plus d’être un grand fêtard c’est également un homme à femme (et à homme également). C’est un grand dragueur et avec sa gueule d’amour il ne se prend pas souvent de râteau ★ Connor a appris à jouer de la guitare, au début pour combler le silence et maintenant surtout parce que c’est un bonne atout de séduction sur la plage .
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
Charlie #2RyleighMaureen Family Hazard-PegertonMyrddinNoa Itziar

RPs EN ATTENTE : ★ Ambroise MacLeod ★ Gauthier #2


RPs TERMINÉS : BryonnorElisabeth#1Elisabeth#2HP FamilySushiTeamFelixCynthiaCharlieMauraFamily HP#2ThéoBryn#2Gauthier
PSEUDO : Bobo
AVATAR : Cody Christian
CRÉDITS : ironshy
DC : -
INSCRIT LE : 29/03/2017

MessageSujet: Re: not the length of life but the depth | connor&charlie   Mer 14 Fév - 19:54



Charlie & Connor
not the length of life but the depth

Apprendre la nouvelle concernant le cancer de Maura n’avait pas été une partie de plaisir. Débarquer chez elle à la recherche de réponses non plus, mais il me restait le pire de tout, annoncer la chose à Charlie. Parce que je l’avais bien compris lors de notre conversation, si Maura voulait - peut-être - annoncer la nouvelle par elle-même à Gauthier. Il était clair que ce serait à moi de réaliser cette tâche ingrate auprès de Charlie, Maura ne le ferait pas. D’un coté je pouvais comprendre son choix, sa relation étant ce qu’elle était avec ce dernier, il était facile de comprendre qu’elle ne savait absolument pas comment annoncer la nouvelle à notre frère. Et comme nous parlions de Maura, elle avait décidé de prendre la meilleure solution pour sa petite personne, soit de rester muette comme une carpe. Il n’y avait donc pas d’autre alternative pour moi, même si je comprenais en un sens le choix de Maura je ne pouvais en aucun cas tolérer que Charlie reste la seule personne de la famille à ne pas connaître la situation de cette dernière.


J’avais donc décider d’avoir une longue discussion avec Charlie. Je savais pourtant que ce dernier évitais la villa comme la peste depuis notre dernier Brunch… Je n’avais donc jamais le bon timing pour lui parler. Soit l’on se croisait une demi seconde avant que l’un de nous mette les voiles, soit Ollie ou Debra se retrouvaient inévitablement dans la même pièces, ce qui limitait pas mal le dialogue. Cette fois pourtant, c’était ma chance, j’avais entendu que mon frère trainait dans la cuisine avec le petit Oliver, ça me laissais une chance de le prendre à part dès qu’il aurait laisser notre neveu vaguer à ses activités d’enfant. Après quelques minutes de préparations, je finis par quitter ma chambre pour passer prendre un fruit à la cuisine, tâtant au passage le terrain pour la potentiel conversation. Je tombais pourtant sur Oliver, seul devant des dessins animé. Attrapant une mandarine je vins m’installer quelques instant aux côtés de ce dernier « Tonton Charlie est pas avec toi ? » Décrochant son regard de la télé pour me répondre mon neveu m’annonça la localisation de Charlie « Il m’a fait à manger et il est retourné dans sa chambre. » Je levais un sourcil à cette annonce, Charlie faire la cuisine, c’était bien une première. Une fois ma mandarine épluchée, je quittais à mon tour le salon tout en ébouriffant au passage les cheveux du petit garçon « Pas trop longtemps la télé hein, sinon tu auras mal aux yeux. » et je m’éclipsait aussi vite que je n’étais venu.

J’arrivais donc devant la porte de mon frère, inspirant un grand coup je toquai rapidement avant d’entrer dans la pièce lorsque Charlie répondis. Je trouvais ce dernier avachi dans son lit, plongé dans l’observation de son écran. Je restai quelques instant devant la porte ne sachant pas vraiment quoi faire de mes bras que je croisais et décroisais dans l’espoir de trouvé une posture que j’estimais naturelle. Charlie finit par lever les yeux de son laptop pour m’interrogé du regard « Tout va bien ? » La mine sombre, je n’avais vraiment pas de réponse à cette question, est-ce que tout allait bien ? Non, définitivement pas, rien n’allait plus dans cette famille. « Euh, j’ai connu mieux on va dire. » Et j’avais rarement connu pire pour tout dire, voir jamais en fait. « T’as quelques minutes à m’accorder, faudrait que je te parle. » Je pris place sur la chaise de bureau qui trainait par là, faisant toujours face à mon frère, jouant nerveusement avec les restes d’agrume que je n’avais pas encore mangé. Même si je n’aimais pas l’avouer, je ne pouvais pas le nier, je n’étais pas doué pour ce genre de discours. J’étais toujours trop direct, ou parlais avec peu de tact, ce qui laissait peu de temps à mes auditeurs pour avaler la dureté de mes propos (enfin Gauthier était au moins pire que moi sur ce point). Pourtant je n’avais pas d’autre choix que de parler. Penché en avant les coudes posé sur cuisses, je m’assurais d’avoir l’attention de Charlie avant de poursuivre « C’est au sujet de Maura. » La grenade était dégoupillé et je la gardais fermement dans mes mains, prêt à la voir exploser sous peu. Maura n’était que le premier mot que Charlie n’allait pas apprécier dans mon annonce, et la suite promettait d’être bien pire. « Je sais qu’elle te le dirait pas de vive voix, alors je me dévoue parce que j’estime que tu dois au moins le savoir. » Je regrettais un instant de ne pas avoir pris une bouteille de whisky avec moi pour l’accordé à la nouvelle qui allait suivre… Enfin avec un peu de chance Charlie en avait peut être une qui trainait dans sa chambre non? « Maura a un cancer. » Je l’avais craché, enfin. Pourtant je n’en étais pas pour autant apaisé. Peut-être parce que ça ne changeait rien à l’état de santé de notre soeur, ou peut-être parce que je m’inquiétais de la réaction de Charlie. Actuellement, j’était incapable de dire comment ce dernier allait réagir à mon annonce « Cancer du sein pour être plus précis. » Comme si ça changeait quelque chose à la situation actuelle.





Si t’es souvent seul avec tes problèmes, c’est parce que, souvent, le problème, c’est toi. — Orelsan.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
l’orgueil et les préjugés
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 27 ans, je suis né le 9 juillet 1990 à Londres.
SURNOM : (Princess) Chachatte, Grumpy Cat, Charles par une certaine rousse (et elle seule).
STATUT : She's driving me crazy. Papa de substitution d'Oliver, mon neveu âgé de 5 ans.
MÉTIER : Diplômé en journalisme, avec spécialisation en géopolitique (notamment du Moyen-Orient). Reporter pour ABC Radio en quête d'aventures et d'histoires à raconter.
LOGEMENT : Spring Hill au numéro 20, une grande villa avec Gauthier, Théo, Connor & Oliver. Depuis un peu plus d'un an, Debra a rejoint le clan, avec Chronos, son chien.

POSTS : 2470 POINTS : 30

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Paraitrait que snobinard britannique seraient les mots qui me qualifieraient le mieux › Paraitrait quand même que je ne sois pas qu'un crétin, presque sympathique et attachant quand on a le privilège d'apprendre à me connaître même › Paraitrait que la famille, surtout mes frères et ma petite soeur ainsi que mon neveu, sont la prunelle de mes yeux › Paraitrait que je sois un peu volage, libre comme l'air › Paraitrait quand même que ça soit surtout dans le but de me protéger parce que la dernière fois que j'ai aimé ça ne m'a pas trop réussi
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Side by side, connected by the heartHazard-Perry Family#4Connor#2Théodora#2
╌╌╌
Walking away from someone you can't forget › Charleigh#3
╌╌╌

We've been friends for so long, I can't remember which one of us is the bad influenceSeung-Jin#1Chariane#2Chariad#1
╌╌╌
No matter where we go, we take a little of each other everywhereDelie#3
╌╌╌
Emre#2Greta#1
╌╌╌

RPs EN ATTENTE : Ryleigh (rp mims post AAP) › Marianna (à déterminer) › Lene (bateau de Gauthier) › Maze (à déterminer) › Debra (à propos de Charleigh)
PSEUDO : besidethecrocodile
AVATAR : Douglas Booth
CRÉDITS : avatar ©RAINBOWSMILE › signature ©anaelle › userbars ©loonywaltz rpz
DC : Heidinosaure
INSCRIT LE : 24/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7977-charlie-on-ne-va-pas-se-mentir-tirer-un-trait-sur-les-gens-ca-ne-marche-pas-souvent-il-vaut-mieux-leur-tirer-une-balle http://www.30yearsstillyoung.com/t19084-exist-on-your-own-terms-heidicharlie http://www.30yearsstillyoung.com/t8021-charlie-hazard-perry http://www.30yearsstillyoung.com/t15385-charlie-hazard-perry

MessageSujet: Re: not the length of life but the depth | connor&charlie   Jeu 15 Fév - 5:34




not the length of life but the depth
You can't always wait for the perfect time. Somestimes, you have to dare to do it because life is too short to wonder what could have been. △
connor & charlie
« Euh, j’ai connu mieux on va dire. » avait soupiré Connor quand il avait fait irruption dans ma chambre et que je lui avais demandé comment il allait. Et j’avais aussitôt rétorqué « Tu m’étonnes. » que trop au courant de ce qu’il pouvait bien ressentir. Malgré l’ambiance tendue qui régnait dans la villa depuis ce fameux brunch, il ne faisait aucun doute que nous étions tous fatigués de ces conflits qui nous tombaient sans cesse dessus. « T’as quelques minutes à m’accorder, faudrait que je te parle. » J’avais hoché la tête en signe d’approbation pour toute réponse, sourcils froncés, inquiété par le ton sérieux qu’il n’employait pourtant que rarement, l’observant prendre place sur la chaise de mon bureau pour me faire face alors que je refermais mon ordinateur pour l’écouter. Avachi sur mon lit tel le pachyderme moyen, je me relevais sur mes coudes pour l’observer, lèvres pincées. « C’est au sujet de Maureen. » Et si je n’étais déjà pas bien certain de vouloir affronter cette conversation grave qui m’attendait (rien qu’à en juger par la tête de six pieds de longs qu’il tirait, comme un condamné s’avançant le pas traînant jusqu’à l’échafaud), cette phrase suffisait à fixer mon avis sur la question. Si j’étais tenté de couper cours à la discussion, avançant comme simple argument que je me fichais bien de ses tentatives vaines de revenir dans nos vies comme un cheveu tombait sur la soupe, en ajoutant que non, je n’étais pas prêt à mettre de l’eau dans mon vin, c’était l’air alarmé de Connor qui me retenait. S’il prenait le temps de venir me chercher jusque dans ma tanière, ayant de toute évidence cherché à se retrouver seul avec moi (ce qui n’était pas une mince affaire compte tenu du temps très réduit que je passais en ces murs), je pouvais bien au moins écouter ce qu’il avait à me dire avant de lui livrer ma sentence que je pensais de toute façon décidée à l’avance. « Je sais qu’elle te le dirait pas de vive voix, alors je me dévoue parce que j’estime que tu dois au moins le savoir. » Je levais les yeux au ciel avant même qu’il ait fini sa phrase, déjà agacé par la tournure des événements. J’étais fatigué des révélations des Hazard-Perry, tant de secrets qui nous explosaient à la figure ces derniers mois, à mon plus grand désarroi. Que Maureen ait quelque chose à nous annoncer ne faisait pas le moindre doute, je l’avais senti venir à l’instant même où j’avais appris son arrivée sur le sol australien. Parce que nous ne faisions jamais rien sans avoir quelque chose à y gagner et qu’après presque 34 ans à se tenir en marge de notre fratrie, je savais bien que sa décision de renouer nos liens n’avait rien d’anodine. Pourtant, quand bien même je savais qu’il y avait anguille sous roche, mon instinct ne me faisant que rarement défaut, je n’aurai pu souhaiter me tromper davantage qu’à l’heure actuelle. Décidant de maintenir un silence presque religieux, devenant limite pesant alors que mon petit frère cherchait la façon la moins brutale de m’annoncer la nouvelle (quand aucun de nous n’était réellement taillé pour faire dans la dentelle), j’observais le benjamin de la fratrie d’un air dubitatif. Je m’étais même redressé en position assise pour me préparer à la révélation qui s’annonçait détonante, à n’en pas douter. Et la sentence avait fini par tomber : « Maureen a un cancer. » Sans réellement savoir à quoi je m’étais attendu de la part de ma grande sœur, la révélation me prenait de court, si bien que je n’étais même pas certain d’avoir bien compris ce que Connor venait de m’annoncer. « Maureen a un cancer ? » avais-je répété presque bêtement, mes yeux s’écarquillant légèrement sous le choc de la nouvelle. Et sans tarder Connor était venu confirmer l’état de fonctionnement parfait de mes oreilles en précisant : « Cancer du sein pour être plus précis. » Ça pour une surprise… Sans esquisser le moindre mouvement, j’avais encaissé la nouvelle, lui laissant le temps de résonner dans mon cerveau, décortiquant chaque mot : un cancer du sein, prenant peu à peu conscience de ce que cela impliquait. « Oh. » avais-je soufflé du bout des lèvres, toujours aussi inexpressif qu’avant. Et pour une fois, je n’avais pas la moindre difficulté à maintenir cette poker face que j’arborais la quasi-totalité du temps quand une nouvelle venait me toucher en plein cœur. Parce que je ne savais pas quoi faire de cette information. C’était surréaliste. Une vérité que je comprenais sans en saisir toute la portée fatale. Bien-sûr, je n’étais pas bête, je savais très bien ce qu’était qu’un cancer, même du sein quand bien-même je ne possédais pas cet attribut physique. Je savais que c’était une des causes de décès les plus fréquentes et répandues dans la société moderne, que le traitement était compliqué, rendu d’autant plus difficile lorsque le dépistage se faisait sur le tard comme souvent dans le cas d’un cancer du sein. Je savais également tout des traitements destinés à éradiquer ce mal : radiothérapie, chimiothérapie et bien d’autres encore, certaines encore en phase expérimentale. Je connaissais même des statistiques sur le sujet après m’être renseigné à ce propos pour ma curiosité personnelle et les besoins de mon métier de journaliste. Néanmoins, mon cerveau ne parvenait pas à associer toutes ces connaissances théoriques au cas concret qu’était l’état de santé de Maureen. Etait-ce donc la révélation de sa maladie qui avait poussé ma grand-sœur à quitter Londres au profit des rues ensoleillées de Brisbane ? Très certainement en effet. C’était d’ailleurs ce qui expliquait sûrement son envie de faire amende honorable auprès de Théodora et de son fils, son besoin de tenter de renouer avec cette famille qu’elle avait abandonné à son triste sort cinq ans plus tôt. Je n’aurai su dire combien de temps j’étais resté là, le regard dans le vide, les lèvres scellées, observant un silence total face à Connor qui, faisant preuve d’une délicatesse et d’une patience que je ne lui aurais jamais soupçonnées, attendait que je digère l’information. Je savais au fond que ma réaction aurait dû être plus violente, plus alarmée, plus désespérée, plus émotive. Pourtant, c’était juste le flou artistique qui régnait en maître sur ma caboche. Evidemment malgré toutes nos histoires, Maureen restait ma sœur et malgré la vie dure que je lui menais, les griefs que je lui portais et la violence avec laquelle j’étais capable de l’envoyer au diable, jamais ô grand jamais je ne lui avais souhaité la mort. Mais je m’étais tellement évertué pendant toute ma vie à ne jamais avoir besoin d’elle, refusant de compter sur elle pour la plus chose la plus futile qui soit que je ne parvenais pas à tomber dans l’émotion de suite. Ou bien étais-je tout simplement dans le déni le plus total et que l’inquiétude bien réelle et horrifiante que sa vie puisse être écourtée, expliquait mes entrailles qui se tordaient, ma gorge qui se nouait et mon cœur qui se serrait étrangement dans ma poitrine et que je refusais pourtant de reconnaître. D’une impassibilité à toute épreuve, je me décidais à ouvrir de nouveau la bouche : « Le diagnostic a été établi il y a longtemps ? » lui demandais-je, le ton morne, presque mort. Et maintenant que j’avais retrouvé l’usage de la parole, pleins de questions m’assaillaient : « Elle a trouvé un bon cancérologue sur Brisbane ? Et quel traitement a été préconisé ? » demandais-je alors à Connor, qui me regardait toujours, visiblement un peu perplexe face à mon attitude. A moins qu’il ne soit tout simplement soulagé de voir que, une fois n’était pas coutume, je ne m’emportais pas de suite pour tout envoyer valser d’un revers de la main ?
©BESIDETHECROCODILE


Oho, this kiss you give, it's never ever gonna fade away △





.:
 


Dernière édition par Charlie Hazard-Perry le Ven 13 Avr - 15:28, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 22 ans (15.04.1996)
SURNOM : Conny ou Conno' mais c'est plutôt rare et surtout pour m'énerver
STATUT : libre comme l'air
MÉTIER : Etudiant dans le marketing et la communication pour l'instant
LOGEMENT : chez les HP la plus part du temps mais aime squatter la colocation de Bryn

POSTS : 306 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Connor vient d’une famille aisée Londonienne, il a quatre frères et sœurs, il sont maintenant tous réunis à Brisbane ★ Connor est un grand fêtard, s’il y avait pas les cours il sortirai H24 ★ En plus d’être un grand fêtard c’est également un homme à femme (et à homme également). C’est un grand dragueur et avec sa gueule d’amour il ne se prend pas souvent de râteau ★ Connor a appris à jouer de la guitare, au début pour combler le silence et maintenant surtout parce que c’est un bonne atout de séduction sur la plage .
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
Charlie #2RyleighMaureen Family Hazard-PegertonMyrddinNoa Itziar

RPs EN ATTENTE : ★ Ambroise MacLeod ★ Gauthier #2


RPs TERMINÉS : BryonnorElisabeth#1Elisabeth#2HP FamilySushiTeamFelixCynthiaCharlieMauraFamily HP#2ThéoBryn#2Gauthier
PSEUDO : Bobo
AVATAR : Cody Christian
CRÉDITS : ironshy
DC : -
INSCRIT LE : 29/03/2017

MessageSujet: Re: not the length of life but the depth | connor&charlie   Lun 12 Mar - 2:10



Charlie & Connor
not the length of life but the depth

J’avais pris ma place dans la chambre de Charlie, aussi à l’aise qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Je tentais de ne pas faire de vagues, la nouvelle que j’avais à annoncer allait déjà faire pas mal de remous sans que j’en face toute une scène. J’avais hésité bien longtemps à parler de notre soeur à Charlie, mais je savais que j’avais eu raison de le faire si on ne voulait pas que les choses nous tombent à nouveau sous le nez tel un cheveu sur la soupe. Comme à mon habitude, je n’étais pas passé par 4 chemins pour annoncer la nouvelle à mon frère et j’avais pu assisté, comme au ralentie, à l’impact de cette dernière sur la visage de Charlie. Probablement tout comme moi quand j’avais appris la chose, Charlie passa dans un premier temps par une phase d’incompréhension. « Astrid a un cancer ? » J’acquiesçais tristement tout en précisant l’origine du cancer de notre ainée. Prenant surement conscience de la signification de ces mots le regard de Charlie s’assombri légèrement même si ce dernier semblait aussi perdu que moi quelques mois plus tôt lorsque Théo m’avait appris la nouvelle. Finalement Charlie s’exprima « Oh. » C’était peu mais j’étais très mal placé pour juger cette réaction vu que j’étais en tout point identique à lui sur ce point « Ouais… » Pas plus expressif, je ne savais pas trop quoi dire non plus. Apprendre qu’Astrid était atteinte de cette foutue maladie avait tendance à rendre muet. A ne pas y croire d’ailleurs. Notre soeur avait toujours été un roque, dans ses expression tout comme dans son attitude si bien qu’il était difficile de croire qu’une maladie pouvait actuellement s’attaquer à elle, la ronger de l’intérieur. 1 femme sur 11 touchée par la maladie… Cette saleté de maladie qui avait déjà détruit la vie de tellement de gens, cette maladie qui avait arrangé plus d’une fois des gens à la vie et à leur famille. C’était notre tour c’est ça ? Non je ne voulais pas y croire et après tout si l’est décelé à temps le cancer du sein se soigne plutôt bien.

Charlie, après avoir analysé et plus au moins digéré cette révélation retrouva la parole. « Le diagnostic a été établi il y a longtemps ? » Je m’affaissais sur le siège massant maladivement ma nuque qui semblais bloqué depuis des mois maintenant. « J’suis pas vraiment rentré dans les détails, mais si j’ai bien compris quelques mois après mon départ pour Brisbane. » Du mois c’est ce qu’Astrid m’avait dit lorsque j’ai débarqué chez elle, allez savoir si cette dernière m’a donné la date exacte ou non… Peut-être le savait-elle déjà avant mon départ. Charlie à nouveau doté de parole enchaina les questions. « Elle a trouvé un bon cancérologue sur Brisbane ? Et quel traitement a été préconisé ? » Je fus légèrement déstabilisés part toutes questions, premièrement parce que je n’étais pas si renseigné que ça et aussi parce que je ne m’attendais pas à ce que Charlie réagisse comme ça. « Ouhla, j’crois bien qu’oui mais j’en suis peu sur… Tu sais comment c’est de parler avec Astrid. » J’avais beau m’être planté devant chez elle après avoir appris pour son cancer j’en étais sorti sans plus d’information au finale. Il faut dire que je n’étais pas très calé sur le sujet aussi, la médecin ne m’avais jamais vraiment attiré, les gens malades avaient le don de m’insupporter, peut-être parce qu’ils me mettent mal à l’aise. Enfin le fait était que je ne m’étais jamais intéressé au sujet jusqu’à maintenant. « Enfin, Théo m’a dis que le cancer du sein se guérissait bien lorsqu’il était diagnostiqué à temps, alors ça devrait aller. » Du moins c’est ce que je voulais me persuader, que tout allait bien se passer, que le cancer d’Astrid sera vite une histoire oublié et que cette dernière retournera à Londres ou qu’elle reste ici ça ne chance rien au final (tant qu’elle ne se mêle pas trop de ma vie privée cela va de soit). Il sembla un instant que l’expression de Charlie se durcit, je compris que c’était en lien avec la mention de Théo. Une fois de plus notre soeur avait été la premières mise au courant de l’histoire et avait tenu sa langue, enfin jusqu’à ce que je lui tire les vers du nez du moins.

L’atmosphère n’étant pas au beau fixe, je tentais une touche de légèreté. « On n’en aura jamais finit avec cette famille hein… » Et c’était peu dire, toujours un secret après l’autre, tous les mêmes sur ce point et j’étais loin de faire exception. J’avais aussi ma part de secret plutôt honteux et je n’étais pas prêt à ce que Charlie en soit informé (surtout pas maintenant) alors j’allais tenir ma langue encore un moment.





Si t’es souvent seul avec tes problèmes, c’est parce que, souvent, le problème, c’est toi. — Orelsan.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
l’orgueil et les préjugés
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 27 ans, je suis né le 9 juillet 1990 à Londres.
SURNOM : (Princess) Chachatte, Grumpy Cat, Charles par une certaine rousse (et elle seule).
STATUT : She's driving me crazy. Papa de substitution d'Oliver, mon neveu âgé de 5 ans.
MÉTIER : Diplômé en journalisme, avec spécialisation en géopolitique (notamment du Moyen-Orient). Reporter pour ABC Radio en quête d'aventures et d'histoires à raconter.
LOGEMENT : Spring Hill au numéro 20, une grande villa avec Gauthier, Théo, Connor & Oliver. Depuis un peu plus d'un an, Debra a rejoint le clan, avec Chronos, son chien.

POSTS : 2470 POINTS : 30

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Paraitrait que snobinard britannique seraient les mots qui me qualifieraient le mieux › Paraitrait quand même que je ne sois pas qu'un crétin, presque sympathique et attachant quand on a le privilège d'apprendre à me connaître même › Paraitrait que la famille, surtout mes frères et ma petite soeur ainsi que mon neveu, sont la prunelle de mes yeux › Paraitrait que je sois un peu volage, libre comme l'air › Paraitrait quand même que ça soit surtout dans le but de me protéger parce que la dernière fois que j'ai aimé ça ne m'a pas trop réussi
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Side by side, connected by the heartHazard-Perry Family#4Connor#2Théodora#2
╌╌╌
Walking away from someone you can't forget › Charleigh#3
╌╌╌

We've been friends for so long, I can't remember which one of us is the bad influenceSeung-Jin#1Chariane#2Chariad#1
╌╌╌
No matter where we go, we take a little of each other everywhereDelie#3
╌╌╌
Emre#2Greta#1
╌╌╌

RPs EN ATTENTE : Ryleigh (rp mims post AAP) › Marianna (à déterminer) › Lene (bateau de Gauthier) › Maze (à déterminer) › Debra (à propos de Charleigh)
PSEUDO : besidethecrocodile
AVATAR : Douglas Booth
CRÉDITS : avatar ©RAINBOWSMILE › signature ©anaelle › userbars ©loonywaltz rpz
DC : Heidinosaure
INSCRIT LE : 24/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7977-charlie-on-ne-va-pas-se-mentir-tirer-un-trait-sur-les-gens-ca-ne-marche-pas-souvent-il-vaut-mieux-leur-tirer-une-balle http://www.30yearsstillyoung.com/t19084-exist-on-your-own-terms-heidicharlie http://www.30yearsstillyoung.com/t8021-charlie-hazard-perry http://www.30yearsstillyoung.com/t15385-charlie-hazard-perry

MessageSujet: Re: not the length of life but the depth | connor&charlie   Lun 19 Mar - 3:01




not the length of life but the depth
You can't always wait for the perfect time. Somestimes, you have to dare to do it because life is too short to wonder what could have been. △
connor & charlie
La sentence était tombée, couperet fatal qui venait s’abattre sur nos vies à tous, mais qui affectait surtout Maureen. Sœur distante et détachée que j’avais toujours cherché à fuir avec application, y mettant encore plus de volonté depuis qu’elle s’obstinait à nous courir après, à venir nous poursuivre jusque sur le sol australien, traversant la planète pour tenter de se racheter une conduite. C’était la réalité qui me rattrapait au moment même où les mots surréalistes que venait de prononcer Connor faisaient leur chemin jusqu’au mon lobe pariétal. La vie était une chose éphémère, cadeau qui nous était fait pour quelques dizaines d’années, avant de nous être arraché au profit du sommeil éternel. Et nous autres, Hazard-Perry n’échappions pas à la règle. La maladie n’épargnait personne, pas même nous autres, privilégiés que nous étions, maintenus loin de la misère grâce à la fortune familiale amassée bien avant notre naissance. Et si nos comptes en banque bien fournis nous assuraient une vie paisible hors des tourments qui assaillaient quantité de familles, si nous étions assurés d’avoir toujours assez d’argent pour remplir nos estomacs, de toujours avoir un toit au-dessus de nos têtes, le cancer lui se fichait bien de savoir combien nous gagnions à la fin du mois. Bien-sûr, faire partie des privilégiés de ce monde était un avantage non-négligeable : nous avions tous une assurance efficace qui prendrait en charge tous les frais avancés pour les soins, nous avions assez pour permettre à Maureen de s’aventurer dans des démarches expérimentales qui n’avaient pas encore fait leurs preuves, il n’en restait pas moins que c’était le jeu de la roulette russe. Car le traitement miracle contre le cancer n’existait pas, au grand dam de la totalité de la population terrestre. Je me considérais plutôt comme cartésien, très terre à terre dans mes réflexions, posé et réfléchi que j’étais. Mais à l’instant, je me sentais bien bête à prendre conscience que ce n’était pas qu’une chose qui arrivait aux autres, que ce n’était pas qu’un scénario que l’on voyait dans les films. Et sans tomber dans l’émotion, c’était une flopée conséquente de questions qui me venait en tête que je ne tardais pas à exprimer à voix haute. « J’suis pas vraiment rentré dans les détails, mais si j’ai bien compris quelques mois après mon départ pour Brisbane. » répondait Connor lorsque je lui demandais depuis quand Maureen savait pour son cancer. Un rapide calcul me permettait de constater que cela faisait donc bientôt un an qu’elle devait composer avec cette bombe à retardement dans la poitrine, à l’endroit même du symbole de sa féminité. Et mes questions ne s’arrêtaient pas là, je les enchaînais, me contenant déjà de ne poser que les premières qui me venaient en tête, quand elles étaient en réalité des centaines à se battre entre mes oreilles. « Ouhla, j’crois bien qu’oui mais j’en suis peu sur… Tu sais comment c’est de parler avec Maureen. » qu’il répondait de nouveau, quand je m’inquiétais de savoir si elle avait trouvé un spécialiste digne de ce nom en ville, si elle était bien prise en charge. Connor faisait preuve d’une inexactitude qui me tirait un léger sifflement de frustration entre les lèvres. J’étais agacé de ne pas avoir plus de réponses, de ne pas savoir avec exactitude ce qu’il en retournait de son cas médical. J’étais énervé de voir que je ne pouvais me raccrocher à aucune de ses réponses pour faire taire l’angoisse glaçante qui s’était insinuée en moi, alors que je refusais de la reconnaître comme telle. Je ne saisissais même pas la perche pourtant évidente, presque trop facile pour être digne de moi, que me tendait Connor pour embrayer en taclant Maureen une fois de plus sur son manque de communication. Je n’avais même pas le goût à déverser ma frustration sur celle que je tenais responsable de bien des dysfonctionnements de cette famille, parfois à tort, parfois à raison. « Enfin, Théo m’a dit que le cancer du sein se guérissait bien lorsqu’il était diagnostiqué à temps, alors ça devrait aller. » J’écoutais Connor d’une oreille à moitié attentive, trop préoccupé par mes propres pensées pour réussir à maintenir la conversation de façon pertinente. Je ne pouvais cependant m’empêcher de me demander ce qu’il en était de l’état de ma sœur, avait-elle au moins encore une chance ou était-ce déjà trop tard ? La question réelle qui me tiraillait les entrailles étant, en réalité : était-elle venue traîner sa carcasse malade jusqu’à Brisbane pour nous faire ses adieux ? Ou espérait-elle que nous nous tiendrions à ses côtés pour l’aider à combattre cette tumeur qui aspirait chaque seconde un peu plus sa vie, tel un vampire assoiffé de sang ? « Et je suppose que tu ne sais pas où est-ce que ça en est, n’est-ce pas ? » supposais-je, relevant le regard vers mon petit frère. Car c’était ça tout l’enjeu d’un cancer : espérer que la diagnostique soit fait à temps. Puis, ce fut alors que je posais ma question que les précédentes paroles de Connor résonnaient à nouveau à mes oreilles, comme pour me signifier que j’avais loupé pourtant dans celles-ci une information cruciale. « Attends un peu… » soufflais-je, sentant déjà la colère bouillonner en moi. « Tu veux dire que Théo est au courant ? » J’avais l’impression désagréable d’être projeté quelques mois plus tôt quand Gauthier nous avait fait la révélation de sa paternité et que Théodora était aussitôt montée au créneau pour tenter de le défendre, révélant à l’ensemble de notre fratrie bancale qu’elle savait tout de cette histoire avant même que le principal intéressé ne se décide à nous en toucher un mot officiellement. Je n’avais toujours pas pardonné à ma petite-sœur de m’avoir caché pareille information, encore plus motivé dans mon entêtement à lui en tenir rigueur en la voyant presque trouver des excuses à Gauthier lors de ce maudit brunch. « C’est elle qui t’as dit pour le cancer de Maureen, hein ? » lui demandais-je, le ton amer. Nul besoin d’être un fin limier pour en venir à cette conclusion qui me fendait le cœur. Entre la faible propension de Maureen à discuter de ce qui la concernait de près avec le reste de la fratrie – et ce malgré son rapprochement avec Connor durant les cinq années qu’ils avaient passé seuls à Londres – et la fâcheuse tendance qu’avait Théodora à me tenir éloigné des confidences que nos aînés lui faisaient. C’était un nouveau couteau dans le dos, que je prenais particulièrement à cœur quand on songeait que je m’étais toujours senti particulièrement proche de ma petite-sœur. Si savoir que Théodora connaissait tout de l’état de santé de Maureen et ne m’en avait pas touché un mot me vexait indéniablement, savoir qu’elle avait jugé Connor digne de cette information quant elle avait refusé d’en faire de même avec moi me blessait profondément. « Je n’en reviens pas qu’elle te l’ait dit et pas à moi. » sifflais-je finalement en me passant une main sur le visage, désabusé. Si je ne cherchais pas à blesser Connor par mes propos, je ne pouvais me retenir de lui exprimer à quel point je tombais de haut face à cette nouvelle. « On n’en aura jamais fini avec cette famille hein… » plaisantait ensuite mon petit frère, cherchant sûrement à détendre l’atmosphère. « Malheureusement non. Entre eux et Ryleigh, j’ai décidément l’impression que tout le monde cherche à me rendre chèvre. » soupirais-je finalement en me laissant retomber mollement sur mon lit, tâchant de contenir la colère qui se dissimulait juste sous la désillusion et la surprise de ces révélations dont je me serais bien passé. « Gauthier est au courant lui aussi ? » finissais-je par demander, désireux de savoir si j’étais encore le seul de cette fratrie de malheur à être tenu à l’écart de ce qu’il se passait en son sein.
©BESIDETHECROCODILE


Oho, this kiss you give, it's never ever gonna fade away △





.:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 22 ans (15.04.1996)
SURNOM : Conny ou Conno' mais c'est plutôt rare et surtout pour m'énerver
STATUT : libre comme l'air
MÉTIER : Etudiant dans le marketing et la communication pour l'instant
LOGEMENT : chez les HP la plus part du temps mais aime squatter la colocation de Bryn

POSTS : 306 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Connor vient d’une famille aisée Londonienne, il a quatre frères et sœurs, il sont maintenant tous réunis à Brisbane ★ Connor est un grand fêtard, s’il y avait pas les cours il sortirai H24 ★ En plus d’être un grand fêtard c’est également un homme à femme (et à homme également). C’est un grand dragueur et avec sa gueule d’amour il ne se prend pas souvent de râteau ★ Connor a appris à jouer de la guitare, au début pour combler le silence et maintenant surtout parce que c’est un bonne atout de séduction sur la plage .
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
Charlie #2RyleighMaureen Family Hazard-PegertonMyrddinNoa Itziar

RPs EN ATTENTE : ★ Ambroise MacLeod ★ Gauthier #2


RPs TERMINÉS : BryonnorElisabeth#1Elisabeth#2HP FamilySushiTeamFelixCynthiaCharlieMauraFamily HP#2ThéoBryn#2Gauthier
PSEUDO : Bobo
AVATAR : Cody Christian
CRÉDITS : ironshy
DC : -
INSCRIT LE : 29/03/2017

MessageSujet: Re: not the length of life but the depth | connor&charlie   Ven 20 Avr - 23:49



Charlie & Connor
not the length of life but the depth

J’avais enfin abordé le sujet avec Charlie, finis les cachoteries - enfin au moins sur ce sujet là. Pour le reste, bah restons sur les cachoteries pour la survie de tous. Et pour l’instant, il fallait que je m’occupe des réactions actuelles de mon frère, je n’avais aucune idée de comment Charlie digérais la situation. A ma grande surprise ce dernier ce contenta de posées des questions, pas mal de questions, auxquelles malheureusement, je n’avais pas les réponses… Et mêmes si je les avaient, je ne comprenais rien au jargons médicalement et j’étais clairement largué sur ce point. Charlie finit d’ailleurs par le comprendre « Et je suppose que tu ne sais pas où est-ce que ça en est, n’est-ce pas ? » Je haussais des épaules pour toute réponses, je n’étais clairement pas d’une grande aide pour lui et je me rendis vite compte que malgré le peu d’information que j’avais balancé, j’en avais quand même trop dit. La mention que j’avais fait de Théo était passé comme une lettre à la poste jusqu’à ce que Charlie ne se focalise plus que sur elle. J’avais clairement gaffé. La relation fraternelle entre ces deux-là était loin d’être au beau fixe ces derniers temps et ma mention n’allait pas arranger les choses… « Attends un peu… » Clairement c’était le début de la fin, je fis la grimace tout en passant ma main sur mon visage, attendait que l’info ne fasse tilt. « Tu veux dire que Théo est au courant ? » N’ayant pas d’autre alternative je hochais la tête « Oui. Etant donné les risques héréditaires, Maureen lui en a parlé pour qu’elle se fasse contrôler. » Même Charlie devait comprendre que notre soeur avait une bonne excuse - cette fois - pour avoir été mise au courant avant nous tous de la maladie de notre ainée. Malheureusement, le connaissant, il allait possiblement lui en vouloir de ne pas nous en avoir parler, ce que je pouvais concevoir. « C’est elle qui t’as dit pour le cancer de Maureen, hein ? » Ou, il pourrait lui en vouloir de m’en avoir parler à moi uniquement. Je restai silencieux, hésitant un instant à lui mentir, à inventer que c’était bien Maureen qui m’avait parlé de son cancer et non pas Théo après que je l’ai cuisiné lors de notre soirée en tête à tête.

Mais, je savais que ce mensonge ne serait qu’éphémère et que tôt ou tard Charlie comprendrait que je lui avait menti. En plus, j’avais déjà attendu trop longtemps pour faire croire quoi que ce soit à mon frère… Je laissais donc glisser un faible « En effet… » Charlie n’eu pas le temps de camoufler son expression et je compris vite qu’il était déçu, pour une fois il ne s’amusa pas à dissimuler le tout, ce contentant d’essayer de comprendre le pourquoi du comment.  « Je n’en reviens pas qu’elle te l’ait dit et pas à moi. » Je ne pouvais que comprendre que Charlie se sent mis à l’écart mais il n’était pas tout blanc dans cette histoire, d’un ton légèrement cru je m’adressai à mon frère. « Tout ne tourne pas toujours autour de ta petite personne Charlie… » Pas sur qu’il allait apprécier. « Ça fait depuis le Brunch que tu n’adresse plus un mots à Théo, à quel moment elle aurait dû t’en parler. » J’avais déjà personnellement bien trimer pour réussir à avoir une conversation en tête à tête avec lui, alors je n’osais imaginer si Théo avait voulu se charger de la révélation. « Et Théo ne m’en a pas juste parlé parce qu’elle en avait envie, c’est moi qui l’ait cuisiné pour la faire parler. Tu sais, quand j’ai vu qu’elle était à côté de ses pompes la dernières fois. » Mais pour le remarquer encore aurait-il fallu que ce dernier lui adresse un mot et ne passe pas son temps à éviter de la croiser.

L’ambiance sombre commençant à peser, je tentais une touche de légèreté en mentionnant qu’on en avait jamais finit avec notre famille « Malheureusement non. Entre eux et Ryleigh, j’ai décidément l’impression que tout le monde cherche à me rendre chèvre. » Ryleigh, voilà un nom qui me glaçais le sang. J’avais passé les derniers mois à l’éviter soigneusement jusqu’à notre dernière rencontre. Son arrivé à Brisbane avait quelque peu chamboulé mes plans - Surtout depuis que Charlie et moi avions tiré un trait sur les 5 ans qui nous avais séparés. Et j’avais beau avoir eu une conversation avec cette dernière sur ces motivations à se rapprocher de Charlie, je n’étais toujours pas serein de les voir se réconcilier - J’avais bien trop peur que notre petite sauterie éclate au grand jour... Je laissais un rire nerveux s’échapper « Oui, à croire que tout le monde se passe le mot… » Je tentais également une écarté, même si je n’attendais pas grande chose de cette conversation peut-être Charlie allait être plus communicant qu’à son habitude sur sa vie privé. « Ryleigh tu dis… Tu l’évites elle aussi ou elle a droit à un traitement de faveur ? » Autant prendre si possible quelques informations auprès de mon frère, m’assurer que Ryleigh ne m’avait pas menti et qu’elle ne souhaitait pas plus que moi que notre histoire d’un soir sorte au grand jour. Parce qu’allez savoir pourquoi, j’avais le pressentiment que si finalement Charlie apprenait le pot aux roses il lui faudrait bien plus de quelques mois pour accepter de m’adresser à nouveau la parole.

Finalement Charlie dévia le sujet sur notre ainé. « Gauthier est au courant lui aussi ? » Je n’en savais fichtrement rien. « J’ose espérer que Maureen lui en a touché un mot d’elle même. Parce que c’est clairement pas moi qui vais lui dire. » Et encore moins Théo vu qu’elle avait promis à Maureen de garder le secret « J’le fais pour toi uniquement parce que je sais qu’elle le fera pas. » Ou du moins pas avant qu’il ne soit trop tard, mais pas de pensées négatives. Je tentais d’ailleurs une note d’optimisme « Après tout j’suis pas la balance de la famille. » Enfin je l’espérais.





Si t’es souvent seul avec tes problèmes, c’est parce que, souvent, le problème, c’est toi. — Orelsan.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
l’orgueil et les préjugés
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 27 ans, je suis né le 9 juillet 1990 à Londres.
SURNOM : (Princess) Chachatte, Grumpy Cat, Charles par une certaine rousse (et elle seule).
STATUT : She's driving me crazy. Papa de substitution d'Oliver, mon neveu âgé de 5 ans.
MÉTIER : Diplômé en journalisme, avec spécialisation en géopolitique (notamment du Moyen-Orient). Reporter pour ABC Radio en quête d'aventures et d'histoires à raconter.
LOGEMENT : Spring Hill au numéro 20, une grande villa avec Gauthier, Théo, Connor & Oliver. Depuis un peu plus d'un an, Debra a rejoint le clan, avec Chronos, son chien.

POSTS : 2470 POINTS : 30

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Paraitrait que snobinard britannique seraient les mots qui me qualifieraient le mieux › Paraitrait quand même que je ne sois pas qu'un crétin, presque sympathique et attachant quand on a le privilège d'apprendre à me connaître même › Paraitrait que la famille, surtout mes frères et ma petite soeur ainsi que mon neveu, sont la prunelle de mes yeux › Paraitrait que je sois un peu volage, libre comme l'air › Paraitrait quand même que ça soit surtout dans le but de me protéger parce que la dernière fois que j'ai aimé ça ne m'a pas trop réussi
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Side by side, connected by the heartHazard-Perry Family#4Connor#2Théodora#2
╌╌╌
Walking away from someone you can't forget › Charleigh#3
╌╌╌

We've been friends for so long, I can't remember which one of us is the bad influenceSeung-Jin#1Chariane#2Chariad#1
╌╌╌
No matter where we go, we take a little of each other everywhereDelie#3
╌╌╌
Emre#2Greta#1
╌╌╌

RPs EN ATTENTE : Ryleigh (rp mims post AAP) › Marianna (à déterminer) › Lene (bateau de Gauthier) › Maze (à déterminer) › Debra (à propos de Charleigh)
PSEUDO : besidethecrocodile
AVATAR : Douglas Booth
CRÉDITS : avatar ©RAINBOWSMILE › signature ©anaelle › userbars ©loonywaltz rpz
DC : Heidinosaure
INSCRIT LE : 24/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7977-charlie-on-ne-va-pas-se-mentir-tirer-un-trait-sur-les-gens-ca-ne-marche-pas-souvent-il-vaut-mieux-leur-tirer-une-balle http://www.30yearsstillyoung.com/t19084-exist-on-your-own-terms-heidicharlie http://www.30yearsstillyoung.com/t8021-charlie-hazard-perry http://www.30yearsstillyoung.com/t15385-charlie-hazard-perry

MessageSujet: Re: not the length of life but the depth | connor&charlie   Mer 16 Mai - 5:28




not the length of life but the depth
You can't always wait for the perfect time. Somestimes, you have to dare to do it because life is too short to wonder what could have been. △
connor & charlie
La soirée semblait être placée sous le signe des révélations déplaisantes. Ainsi donc Maureen avait un cancer du sein. Nouvelle qui me secouait autant qu’elle me laissait pantois. Aveu d’une vérité qui se faisait temporairement voler la vedette par les derniers renseignements que Connor laissait fuiter malgré lui. Non seulement Maureen était malade, mais Théodora avait fait de la rétention d’informations à ce propos, ne daignant pas m’en parler contrairement à Connor, qu’elle s’était empressée de mettre dans la confidence. Si mon moral n’était déjà pas au beau fixe depuis plusieurs mois, c’était là deux coups bas que je n’étais pas en mesure de prévoir et d’appréhender comme il le fallait. Secoué et bouleversé, c’était cependant vers l’émotion que je savais le mieux gérer que je décidais de me tourner : la colère. Je la sentais bouillonner dans mes entrailles, accompagnée d’une déception inhérente à ce que je percevais comme une trahison de la part de ma petite sœur. Et il n’en avait pas fallu plus pour que je m’emporte. « Oui. Etant donné les risques héréditaires, Maureen lui en a parlé pour qu’elle se fasse contrôler. » Si la réponse de Connor ne laissait que peu de place à l’argumentation, elle n’enlevait rien à la déconvenue que je subissais malgré moi. C’était un comble tout de même que d’être né dans une famille nombreuse et de ne m’être jamais senti aussi seul qu’à l’instant présent où notre fratrie était enfin réunie pour la première fois depuis bientôt six ans. Je ne parvenais pas à comprendre comment un tel fossé avait pu se creuser entre chacun de nous. Si j’étais parfaitement conscient de ne pas être facile à vivre, en partie ces derniers mois, la situation semblait en revanche désormais échapper à tout contrôle, à mon plus grand désarroi. Et j’étais acculé, coincé dans mon ressentiment et incapable de savoir quoi faire pour tenter de rétablir la communication quand je ne me savais pas particulièrement prêt à prendre sur moi et à mettre de l’eau dans mon vin, surtout au regard des derniers événements qui s’abattaient sur notre famille. « Tout ne tourne pas toujours autour de ta petite personne Charlie… » rétorquait aussitôt Connor, ce qui me valait de lui lancer un regard noir sur l’instant. « Ça fait depuis le brunch que tu n’adresses plus un mot à Théo, à quel moment elle aurait dû t’en parler. » Las, et pas décidé à me prendre la tête avec mon petit frère, désormais seul allié que j’avais encore dans notre famille, je me contentais d’hausser les épaules vaguement. Si je ne disais rien, je n’en pensais pas moins en revanche. Théodora était parfaitement douée pour savoir se faire entendre lorsqu’elle le désirait, sans compter que c’était une des personnes qui me connaissaient le mieux sur cette planète. S’il y avait bien quelqu’un capable de me faire entendre raison au moins le temps de m’annoncer pareille nouvelle, c’était elle. Mais elle avait choisi de ne rien me dire. Et si j’avais conscience de ne pas mériter nécessairement les efforts que cela lui aurait demander de venir chercher la confrontation avec moi, je ne pouvais m’empêcher d’être vexé qu’elle n’ait pas au moins essayé. « Et Théo ne m’en a pas juste parlé parce qu’elle en avait envie, c’est moi qui l’ait cuisiné pour la faire parler. Tu sais, quand j’ai vu qu’elle était à côté de ses pompes la dernière fois. » Le reproche sous-jacent ne m’échappait pas et je lui adressais un reniflement méprisant. « Dit-il alors que c’est le premier à fuir la villa quand il en a l’occasion. » taclais-je en retour, incapable de tenir ma langue. Ce n’était pas un reproche en soi, je comprenais les motivations du benjamin de notre fratrie pour chercher à fuir l’atmosphère pesante qui régnait parfois en ces murs, en revanche je n’appréciais pas trop qu’il se permette de juger mon comportement quand il n’était pas un exemple sur ce point. « Tu sais bien que si je fuis la villa, c’est aussi une bonne chose pour vous. » Loin de moi l’envie de me faire passer pour un grand prince. Cependant, connaissant parfaitement ma tendance à me renfrogner et à ne pas savoir retenir les répliques cinglantes qui me caractérisaient depuis toujours, ce n’était clairement pas avoir pareille attitude que l’ambiance au sein de la villa s’en porterait mieux. Si d’habitude je préférais les attaques frontales, je savais que cette fois-ci, ruminer dans mon coin pour me laisser le temps de digérer les choses n’était pas forcément la moins bonne décision à prendre, bien au contraire. Je soupirais alors, me plaignant ouvertement des embûches qui continuaient de paver mon chemin, comme si tout le monde dans cette villa et dans cette ville cherchait à me mettre des bâtons dans les roues, Ryleigh en tête de cortège. « Oui, à croire que tout le monde se passe le mot… Ryleigh tu dis… Tu l’évites elle aussi ou elle a droit à un traitement de faveur ? » Malgré moi, un léger rictus amusé étirait mes lèvres avant que je ne relève le regard vers mon petit-frère. Pour sûr, compte tenu de la soirée que nous avions passé chez elle après notre passage en cellule de dégrisement, c’était bel et bien un traitement de faveur que je lui réservais. Mais quand on songeait que j’avais été capable de la tenir hors de ma vie pendant plus de neuf ans, je n’étais pas certain qu’elle apprécie cette mention si elle avait pu m’entendre. « C’est… Compliqué. » soupirais-je alors avant de me passer une main sur le visage. Et comprenant que Connor attendait tout de même un peu plus d’informations à ce sujet, je me décidais à tenter de m’exprimer un peu plus en détails. « Disons qu’on a officiellement enterré la hache de guerre. » Un traité de paix que nous avions scellé de nombreux baisers et autres étreintes charnelles pour ainsi dire. « A voir combien de temps cela va durer. » Parce que je ne me faisais pas d’illusions à ce propos. Bien que parfaitement conscient que je n’étais pas certain d’être capable un jour de l’évincer de ma vie, il était évident que notre relation continuerait de connaitre autant de bas que de haut, comme cela avait toujours été le cas jusqu’ici. « Tu lui parles un peu toi ? » ne pouvais-je finalement m’empêcher de lui demander. Après tout, tous les deux restés à Londres quand la quasi-totalité de la fratrie Hazard-Perry avait déserté l’Angleterre, ils avaient certainement dû rester en contact pendant mon absence et je réalisais seulement à l’instant que, Ryleigh étant un sujet tabou, je n’avais jamais évoqué ce point avec lui. Mais rapidement, c’était de nouveau vers des pensées bien plus sombres que mon esprit avait dérivé, revenant sur le cancer de Maureen quand une question me prenait aussitôt : Gauthier était-il au courant lui aussi ? Je n’étais pas certain que mon ego survive à la révélation du fait que j’étais bel et bien le dernier mis au parfum, mais je préférais tout de même savoir à quoi m’en tenir. « J’ose espérer que Maureen lui en a touché un mot d’elle-même. Parce que c’est clairement pas moi qui vais lui dire. » C’était un léger rire qui m’avait pris en l’entendant. « Aussi proches puissent-ils être, je ne les vois pas vraiment rentrer dans une conversation aussi personnelle que celle-ci. Puis ce n’est pas Gauthier qui vit sur une autre planète qui va s’en inquiéter sérieusement. » rétorquais-je avec un amusement étrangement tinté d’amertume. Mes émotions se jouaient de moi, me donnant l’étrange impression d’être sur une montagne russe sentimentale, ce qui ne me plaisait pas réellement. « J’le fais pour toi uniquement parce que je sais qu’elle le fera pas. Après tout j’suis pas la balance de la famille. » Cette fois-ci, un nouveau rire, bien plus sincère, m’avait pris. « Non, je pense que si balance il devait y avoir, ça serait sûrement moi. » raillais-je avec malice. Sans réellement être le collabo du coin, j’avais une telle aversion pour les secrets qu’il était plus probable que je sois celui qui se chargerait de crever les abcès. Posant mon regard dans celui de Connor, je finissais par ouvrir la bouche de nouveau, avant de me raviser pour finir par décider à me lancer : « Merci au fait. De m’avoir tenu au courant. » soufflais-je finalement. Si je n’étais pas à l’aise avec ce genre de discours, il me semblait important de faire savoir à Connor que je lui étais reconnaissant de penser à me tenir au courant de ce qui se tramait dans notre fratrie, tout en sachant que cet aveu lui causerait peut-être des soucis par la suite, surtout si, comme à l’accoutumée, je ne parvenais pas à tenir ma langue. « Ça fait bizarre. » confessais-je finalement dans un lourd soupir. « Savoir Maureen malade. J’ai tellement toujours eu l’impression que rien ne l’atteignait que j’en ai presque oublié qu’elle était humaine. » Et par humaine, je voulais dire surtout éphémère sur cette planète comme chacun d’entre nous, sujette à la maladie comme le commun des mortels. « Tu me diras, je n’aurai jamais pensé que Gauthier serait capable d’engrosser une roturière irlandaise et plutôt pas mal dans le dos de son meilleur ami. » ironisais-je. Pour sûr, plus rien ne tournait rond au sein de la famille Hazard-Perry et c’était presque mon seul soulagement que de me dire que nos parents s’en frapperaient sûrement la tête contre le mur s’ils le savaient.
©BESIDETHECROCODILE


Oho, this kiss you give, it's never ever gonna fade away △





.:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 22 ans (15.04.1996)
SURNOM : Conny ou Conno' mais c'est plutôt rare et surtout pour m'énerver
STATUT : libre comme l'air
MÉTIER : Etudiant dans le marketing et la communication pour l'instant
LOGEMENT : chez les HP la plus part du temps mais aime squatter la colocation de Bryn

POSTS : 306 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Connor vient d’une famille aisée Londonienne, il a quatre frères et sœurs, il sont maintenant tous réunis à Brisbane ★ Connor est un grand fêtard, s’il y avait pas les cours il sortirai H24 ★ En plus d’être un grand fêtard c’est également un homme à femme (et à homme également). C’est un grand dragueur et avec sa gueule d’amour il ne se prend pas souvent de râteau ★ Connor a appris à jouer de la guitare, au début pour combler le silence et maintenant surtout parce que c’est un bonne atout de séduction sur la plage .
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
Charlie #2RyleighMaureen Family Hazard-PegertonMyrddinNoa Itziar

RPs EN ATTENTE : ★ Ambroise MacLeod ★ Gauthier #2


RPs TERMINÉS : BryonnorElisabeth#1Elisabeth#2HP FamilySushiTeamFelixCynthiaCharlieMauraFamily HP#2ThéoBryn#2Gauthier
PSEUDO : Bobo
AVATAR : Cody Christian
CRÉDITS : ironshy
DC : -
INSCRIT LE : 29/03/2017

MessageSujet: Re: not the length of life but the depth | connor&charlie   Mer 6 Juin - 22:15


Charlie & Connor
not the length of life but the depth

Une fois de plus j’en avais trop dit et j’avais finis par lâcher à Charlie que Théo était, elle aussi, dans la confidence et que pire, c’était elle qui m’avait parlé de Maureen. Bien sur, il n’en fallu pas plus pour que Charlie se sente blessé dans son estime que notre soeur se soit donné la peine de me parler et de ne rien lui dire. Malheureusement les choses étaient faites ainsi et je ne voulais pas que Charlie se retrouve avec une nouvelle excuse pour bouder Théo encore plus, j’avais donc tenté de renvoyer la faute sur ces absences multiples et c’est sans grande étonnement que le couteau s’était retourné contre moi « Dit-il alors que c’est le premier à fuir la villa quand il en a l’occasion. » Certes il n’avait pas tord, il avait même parfaitement raison, mais nous n’étions pas là pour parler de moi « Pas faux, mais moi je fuis cette baraque uniquement pour éviter de devenir fou, pas parce que je ne veux parler à personne, Monsieur le rancunier. » Je me permis cette petit pique tout en sachant que je ne valais pas beaucoup mieux que lui sur ce point, il fallait dire qu'on était bien semblable sur ce point. « Tu sais bien que si je fuis la villa, c’est aussi une bonne chose pour vous. » J’haussais légèrement les épaules comme réponse, sans plus de conviction. Evidement nous préférions ses absences à ses scène scandaleuses, mais la villa paraissait quand même bien trop calme ces derniers temps et bien trop en ordre - ce qui devait pleinement satisfaire notre ainé. « Bof, le seul que ça doit vraiment arrangé c’est Gauthier… Et bizarrement je préfère quand tu lui fait perdre patience plutôt que quand tu mets les voiles pour lui faire plaisir. » Car Gauthier avait beau avoir l’air toujours neutre, il n’existait rien de plus tordant que de le voir perdre patience fasse aux remarques désobligeantes de Charlie.

Nous avions ensuite dévié le sujet sur une corde plus sensible pour moi, à savoir la charmante Ryleigh. J’avais donc demandé à mon frère où il en était avec elle. « C’est… Compliqué. » Jusque là rien de bien étonnant avec la demoiselle. « Disons qu’on a officiellement enterré la hache de guerre. » Elle avait donc réussi son coup et recoller les morceaux, cette femme était vraiment surprenante par moment « Bah c’est pas trop tôt. » Fut la seul phrase que je pu sortir en paraissant le plus naturel possible. « A voir combien de temps cela va durer. » Je lui lançais un faible sourire, plus au moins longtemps effectivement et pour autant que j’arrive - pour une fois - à tenir ma langue pour de bon. D’ailleurs Charlie ne manqua pas de me retourner ma question « Tu lui parles un peu toi ? » Est-ce que j’avais envie de m’étendre sur le sujet Ryleigh aujourd’hui ? Non absolument pas, il y avait eu assez de révélation comme ça pour l’instant « Oh bah pas trop depuis qu’on est plus à Londres, mais faut dire que je suis une personne surbooké aussi… » J’avais tenté un brin d’humeur dans l’espoir de me sortir de cette conversation au plus vite.

Charlie revint finalement à Maureen et me demanda si elle avait mis au courant Gauthier, ce dont je n’avais aucune idée. « Aussi proches puissent-ils être, je ne les vois pas vraiment rentrer dans une conversation aussi personnelle que celle-ci. Puis ce n’est pas Gauthier qui vit sur une autre planète qui va s’en inquiéter sérieusement. » Il n’avait pas tord, à bien y réfléchir, j’avais presque la certitude que Gauthier n’était au courant de rien pour l’instant, je n’allais pas pour autant me porter volontaire pour lui apprendre la nouvelle « Ouais bah j’espère qu’elle trouvera un moyen de lui dire, quitte à lui envoyer un mail, parce que j’veux pas être mêler à ça. » Non, j’avais fait ma part du job en passant le message à Charlie. Maureen était bien assez proche de Gauthier pour lui faire cette annonce toute seule comme une grande. « Merci au fait. De m’avoir tenu au courant. » J’adressai un faible sourire à mon frère « Bah j’aurais préféré ne pas avoir à le faire… Mais je connais ton aversion pour les secrets alors j’avais pas vraiment d’autre choix. » Oui, il était clair que j’aurais préféré que Maureen s’en charge, ou mieux encore qu’elle n’ait rien à cacher… Mais ça aurait été trop beau. « Ça fait bizarre. Savoir Maureen malade. J’ai tellement toujours eu l’impression que rien ne l’atteignait que j’en ai presque oublié qu’elle était humaine. » Si la situation n’avais pas été telle qu’elle était, j’aurai probablement ris, car je pensais exactement comme Charlie… Savoir notre soeur malade me paraissait anormal, comment une personne comme elle aussi rigide pouvait-elle être affaiblie par une simple maladie. Je poussait à mon tour un soupir « J’ai pensé exactement pareil… J’crois qu’on a pas une très bonne image d’elle. » Enfin nous avions l’image qu’elle avait toujours affiché, tel un robot imperméable à toute situation mais ça n’empêchait pas que j’éprouvais un léger pincement un coeur quand j’y pensais. « Tu me diras, je n’aurai jamais pensé que Gauthier serait capable d’engrosser une roturière irlandaise et plutôt pas mal dans le dos de son meilleur ami. » Cette fois je laissais un rire gras s’échapper de ma gorge, effectivement nous ne connaissions pas notre frère comme ça. « Et dire qu’il veut nous faire croire qu’il est maître de la situation… Je crois que je ne le verrais plus jamais du même oeil. » Il est clair que l’image irréprochable de mon frère en avait pris un coup. En parlant d’image irréprochable ça me fit pensé à nos géniteurs. « Est-ce que tu penses qu’il leurs en a parlé ? » Et soudain j’imaginais sans peine la tête de notre mère à l’annonce de la paternité de Gauthier ainsi que le regard de notre paternel et je n’eus d’autre choix que de partir dans un fou rire. Finalement non, clairement non, sinon nous aurions déjà reçu l’invitation de l’enterrement de l’estime de nos parents pour Gauthier.





Si t’es souvent seul avec tes problèmes, c’est parce que, souvent, le problème, c’est toi. — Orelsan.

Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: not the length of life but the depth | connor&charlie   


Revenir en haut Aller en bas
 

not the length of life but the depth | connor&charlie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
30 YEARS STILL YOUNG :: 
brisbane, australie.
 :: spring hill :: logements
-