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 arigo ▲ stone cold classics

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la langue de vipère
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ÂGE : 29 ans (13/05)
SURNOM : Parker, la love doctor et autres synonymes ridicules.
STATUT : pas intéressée sauf par Tad, après minuit.
MÉTIER : en charge du courrier du coeur et de la rubrique dating pour GQ Australia, chroniqueuse invitée sexo + love à ABC radio & presqu'auteure.
LOGEMENT : #34 à Bayside ; mes affaires qui s'entassent à travers celles de Vitto, le romano-nudiste.

POSTS : 1915 POINTS : 485

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : S’attache très difficilement. ▲ Préfère passer du temps seule qu’entourée. ▲ Se passionne pour les plantes, la boxe, le longboard et la cuisine. ▲ A à cœur les conseils qu’elle donne à ses lecteurs. ▲ N’a jamais voulu connaître son père. ▲ A presque fait le tour de l’Europe. ▲ A commencé à écrire un livre où elle réinvente la fin des histoires d’amour bousillées qu’on lui raconte à GQ. ▲ A quitté l’école pour devenir roadie dans une troupe de théâtre nomade. ▲ Très à l’aise avec sa sexualité.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :


ARIA
Let's make the headlines, loud and true. I wanna tell the world I'm giving it all to you. The best things suddenly happen when you are here. Take this on together, you make me feel complete.


TADRIANE #4
Crush a bit, little bit. Feeling lit, feeling right. Two AM, summer night, I don't care. Everything that's shine ain't always gonna be gold, I'll be fine once I get it. I'll be good.


ARIGO #1
Checking into loneliness, it's not what I've been used to I confess. I wake up three times a night, talking to a stranger is nothing new. He knows how to smile, but not like you.


LA FINE ÉQUIPE
Chariane #2Chariad

Hassan (fb)EdwardMickeySt. PatJamie #3Vitto #2SageGaïa

RPs EN ATTENTE : Kane #2 + Joey

RPs TERMINÉS : LysanderJamie Tad (fb) Rose #1DebraNYE#teambastonJamie #2TheaTeam GQAAPtadriane #2NinoKane (fb)Vittorio (fb)ColeCharlieLiamtadriane #3TC #3MariannaParamoreVittorio #1ClaraLiam #2
PSEUDO : hub
AVATAR : rose leslie baby
CRÉDITS : avenged in chains
DC : les McGrath, le Epstein
INSCRIT LE : 10/06/2017
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MessageSujet: arigo ▲ stone cold classics   Lun 5 Mar - 0:59



stone cold classics
hugo & ariane

La tentation de lui dire que c’est immonde, que je n’ai jamais rien lu d’aussi insipide, qu’il s’est planté direct, que je préfère me lever tout de suite et quitter son appartement dans la seconde avant de perdre ce qui me reste d’estime pour lui, tout ça, toutes ces conneries ; et rien qui me passe par la tête, rien qui puisse toucher ce genre de vanne de près ou de loin, rien qui s’en rapproche. Déjà, parce que la première page que je viens de saigner des iris en un temps record lui a à peine laissé le temps de passer à la cuisine chercher l’ouvre-bouteille pour le vin avant d’entendre le bruit aussi rassurant qu’effrayant du papier frais imprimé tourner sous mes doigts. Mais surtout parce qu’il n’y avait pas de jeu comme ça, entre Hugo et moi. Ma vie entière basée sur le cynisme et sur l’ironie, 99% de mes conversations qui flirtent avec le salace, le sarcasme, avec l’entre-deux, avec le cru, et lui, il s’en échappe. Pas de faux sentimentalisme ici, absence de bribes d’émotion et d’attendrissement, seulement, lorsqu’il s’agissait des bouquins d’Hugo rien de ce que je pouvais dire était autre chose que la vérité, stricte et pure, à mes yeux. Aucun filtre, aucune dentelle, rien pour l’adoucir lorsqu’elle pique, mais rien non plus pour la diminuer lorsque la blague serait bonne, lorsqu’elle détendrait l’atmosphère, lorsqu’elle me serait venue naturellement pour n’importe qui d’autre. Parce que n’importe qui d’autre, ce n’était pas Hugo. Et parce que voilà, ces quelques 800 mots déjà avaient réussi à me faire oublier si je préférais blanc, ou rouge. La blague ; toujours rouge. « Tu fais dans le policier, maintenant? » que je demande tout de même, le voyant revenir au salon avec une bouteille, deux coupes. La brise fraîche de Brisbane qui passe par les portes ouvertes donnant sur le balcon, et mes fesses posées au sol, des livres qui s’éparpillent de partout, un vieux vinyle choisi au hasard qui roule, le rythme des vagues qu’on entend de loin et qui s’additionne à celui des voitures qui fanfaronnent le long de son boulevard. Bien sûr qu’il est nerveux, bien sûr qu’il ne dit rien, qu’il ne demande rien, qu’il attend que je parle, qu’il attend tout court. Depuis des années qu’on fonctionnait ainsi, lorsque c’en était à trait avec ses bouquins. J’avais gagné le droit de lui donner mon avis le jour où une idée lui avait permis de débloquer un chapitre à l’intrigue particulièrement épineuse. Et il m’avait donné droit de parole sur le truc, figure si personnelle au fond, à force de voir que jamais mes intentions n’étaient mauvaises, déplacées, inutiles. Je n’étais pas auteure comme lui, ni même comme maman, mais j’aimais à croire que je ne servais pas à rien dans le processus, que la place que je m’étais octroyée en m’imposant là, au beau milieu de son appart, le manuscrit tout frais entre les mains, était méritée. « Parce que si le personnage principal devient un copié collé de Columbo je ne crois plus que mon avis puisse être impartial. » et je laisse un fin sourire se dessiner sur mes lèvres, sachant à quel point la référence était conne, autant que mon amour étrange et malsain pour le détective de soap américain. C’était sûrement une grosse part de nostalgie qui parlait, lorsque j’admirais le vieux dude dans son imper, mais voilà, y’avait de quoi le souligner au cas où ce soit l’intention d’Hugo, et qu’il ait simplement voulu m’acheter prompto en me faisant miroiter une telle allusion entre les lignes. J’aime bien la tournure prise, j’aime la nouvelle idée, le truc qui ne fera pas comme si on se répète, comme si on tourne en rond, comme si le genre était saturé, et qu’on voulait se la jouer puriste. C’était audacieux et probablement que c’était ce qui l’avait ralenti au départ, mais de voir autant de mots s’aligner les uns à la suite des autres me confirme que son writer’s block est doucement en train de filer loin de son ordinateur et sa vieille machine à écrire. « Ça a beaucoup avancé, depuis la dernière fois. » justement, et je précise, parce que mine de rien, le voir en blocage depuis plusieurs semaines n’avait pas cessé de me stresser.  J’aimais pas le savoir dans une impasse, à ressasser, ne pas être en mesure de faire ce qu’il aimait le plus au monde sous prétexte d’une pression conne dont il était malheureusement bien trop souvent l’instigateur. Et je ne parle pas à travers mon chapeau, bien sûr que non : si Vitto n’avait pas menacé le week-end dernier de laisser traîner de la vaisselle sale partout dans la cuisine, je n’aurais probablement jamais pris le temps de rédiger quelques pages à mon tour aussi, mon propre obstacle étant ma trop grosse tête remplie de doutes et d’incertitudes et de jugements envers ma petite personne et mes longs doigts aussi acérés qu’incertains. « C’est Antoine qui a insisté? Tu veux que j’aille lui régler son compte? » évidemment que son éditeur avait envie de voir un peu de concret, de la viande à mettre autour de l’os. Évidemment que c’était sujet de discussion animée et d’ultimatum salé depuis un moment. Hugo avait à terminer quelque chose, la date limite se pointait le nez doucement, pas si proche, mais pas assez loin pour ne pas être prise en compte. Et connaissant le profil d'Antoine, j’étais assurée qu’il n’avait pas lésiné sur les allusions parfois subtiles, parfois tout sauf discrètes pour mettre mon ami au travail, pour enclencher la production, presser la livraison. Un simple coup d’oeil et Hugo sait de suite qu’il n’a qu’un mot à dire pour que mes pulsions de maman ours lui servent à bon escient le temps que l’autre lui lâche du leste. « Viens là. »  je m’étonne moi-même de me pousser un peu, lui faisant un semblant de place dans mon amas tellement confortable et moulé à la perfection de coussins, désignant le tout comme une trêve, un semblant de cocon de confort pour qu’il arrête de croire que j’aime pas, que je juge, que je parle pour parler, que je repousse le moment du verdict. Et une fois que je sens le poids de son corps s’installer à mes côtés, c’est un sourire complice que je lui lance, la fierté au bord des lèvres. « Qui l’eut cru : Hugo Abraham sait encore écrire, c’est pas juste une rumeur. » évidemment, il ne s’en tirerait pas avec une note parfaite sans une petite égratignure.  

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    I still wear the smile you gave to me when we were just having fun in a daydream - where we belong. Now I see you never needed me, but we tried not to take ourselves into thinking we could be helped. And you said come on, come on, just close your eyes. We'll test our faith like rolling dice. Oh come on out, you'll feel alive.




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MÉTIER : Romancier. Il est également professeur de littérature étrangère à l'université du queensland
LOGEMENT : #80 (appartement) à Bayside

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Call me anytime you can see the lightning. Don't you be alone, you can always find me. We've got our wild love raging, raging. Lost among a million changing faces, every day our eyes keep trading places, we've got our wild love raging, raging.

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MessageSujet: Re: arigo ▲ stone cold classics   Jeu 15 Mar - 12:08



stone cold classics
hugo & ariane

Aujourd’hui comme la plupart du temps, Ariane me retrouve à mon appartement, squattant mon salon et les milliers de livres qui la bordent. Aujourd’hui comme la plupart du temps, je lui soumets mes brouillons afin d’avoir son avis. Aujourd’hui comme la plupart du temps, Ariane est silencieuse dans sa lecture. Aujourd’hui comme la plupart du temps, je la rejoins dans ce silence impassible me demandant bien ce qu’elle peut penser des premiers mots, premières phrases, premiers paragraphe, première page de ce qui doit conclure l’intrigue finale de ma série. On pourrait penser que c’est seulement pour lui faire plaisir que je lui donne mes premiers écrits en avant-première, mais elle m’a régulièrement été d’une grande aide quand je m’enfermais dans une idée, un développement tout à fait banal. Parfois elle se moque, parfois elle est plus sérieuse et parfois je jure même entendre quelques compliments sur la mise en scène du dernier meurtre dont j’ai pioché mon inspiration dans un drame qui s’était passé peu de temps avant. J’en suis presque à me dire qu’elle m’est tout aussi utile qu’Antoine, mon éditeur. Il était parfait dans ce rôle, nouvel éditeur arrivant sur le marché en même temps que je me lançais vraiment dans la publication, je voulais quelqu’un de compétant, mais aussi quelqu’un qui était comme moi, un débutant afin que l’on puisse grandir ensemble dans cette aventure. Malheureusement, je suis rapidement devenu son plus grand auteur et sa notoriété grandissant en même temps que la mienne, il est devenu obsédé par cette soif de succès alors que dans ma tête je suis resté ce petit écrivain qui écrivait pour le journal local au temps de l’université. J’espère qu’un jour j’arriverais à retrouver l’Antoine passionné que j’ai rencontré il y a presque neuf ans maintenant. « Tu fais dans le policier, maintenant? » Je tends l’oreille depuis la cuisine cherchant l’ouvre bouteille dans tout ce foutoir que je devrais ranger un jour ou l’autre. Les premiers mots prononcés par Ari dénotent ce choix que j’ai choisi d’entreprendre pour ce dernier tome. J’aimerais ajouter plus de profondeur au récit, lui donner une autre dimension que simplement exploiter le style de l’horreur comme je le fais depuis plusieurs années maintenant. J’attends de nouveau qu’elle précise ce qu’elle en pense, qu’elle me donne un avis plus détaillé sur ce qu’elle pense de cette tournure que prend mon livre. C’est à peu près tout le temps de cette façon que l’on marche, un long silence suivi de ses premiers mots avant que je ne puisse me justifier, déchirer les pages qui finalement sont d’une qualité à faire vomir un illettré avant de me creuser les méninges afin de tout reprendre, tout recommencer de zéro. Je reviens dans le salon accompagné d’une bouteille de vin et des deux verres adéquats tout en profitant de l’occasion pour lancer le dernier vinyle que la jeune femme m’a offert. J’appréhende déjà la suite, d’habitude elle prend toujours cet air un peu envieuse, contente tout en le cachant un maximum quand ça lui plait et elle réserve l’air sérieux quand ça ne va pas, je vous laisse deviner celui qu’elle a actuellement. « Parce que si le personnage principal devient un copié collé de Columbo je ne crois plus que mon avis puisse être impartial. » Je rigole de cette comparaison qu’elle peut bien faire entre mon personnage et celui de Columbo. Je n’ai jamais vraiment osé lui dire que je trouvais ce personnage et cette série totalement ridicule et niais, alors qu’elle le compare à celui de mon roman me fait un peu mal au cœur, je vais donc devoir travailler un peu plus le bonhomme si je ne veux pas souffrir de la comparaison. « J’aurais aimé te faire plaisir, mais je ne le voyais pas vraiment comme ça. Désolé de te le dire, mais j’ai toujours trouvé Columbo un peu ringard. » Je m’attends déjà à subir ses foudres, criant plein poumons que j’ai toujours eu des goûts de merdes en ce qui concerne les séries et les films. J’espère que malgré tout elle apprécie ce changement que j’essaie d’insuffler au bouquin. « Ça a beaucoup avancé, depuis la dernière fois. » Oui et non, je vois bien qu’elle désire me rassurer, mais je sais que ce n’est pas suffisent. Je sais que ce n’est pas ce qu’on attend de moi et d’une fin épique pour une série qui s’est révélé au grand public comme sortante de nulle part et pourtant le succès et là, bien présent. Si seulement il n’y avait que ça, que vais-je faire par la suite ? Recommencer une série ? Serais-je capable d’être à la hauteur des attentes ? Je ne suis pas souvent en proie au doute, mais en ce moment c’est un véritable bordel dans ma tête. « Tu parles, j’ai mes idées, je sais ce que je veux faire, mais je n’arrive pas à l’écrire. Ce que tu as entre les mains ne représente même pas la moitié de ce que j’aimerais vraiment faire pour ce dernier et ultime tome. » Un sourire plus tard et je sais très bien qu’elle me dira le contraire, je suis peut-être un peu trop dur avec moi-même, mais si pendant un moment c’est l’inspiration que me faisait défaut aujourd’hui c’est différent, c’est quelque chose d’autre, quelque chose que je n’arrive pas à m’expliquer, mais le résultat est que rien n’arrive à sortir de ma plume. Je sais qu’elle sera toujours là pour me soutenir et je ne pourrai jamais assez la remercier. Elle est la seule à qui je parle de mes problèmes pour écrire en dehors d’Antoine, je dois sûrement déverser toute la pression qui s’accumule en moi sur ses épaules et c’est en partie pour ça que je m’en veux. « C’est Antoine qui a insisté? Tu veux que j’aille lui régler son compte? » Antoine est sûrement la personne qui m’a donné l’idée de changer un peu de style pour ce dernier volume, mais il ne m’aurait jamais motivé à prendre un tel virage pour lui c’est beaucoup trop risqué, tout ceci c’est de mon plein gré que je le réalise. « Oui et non. Il voulait un peu de changement par rapports aux précédents tomes, histoire que je ne tombe pas dans la répétition, même si c’est un peu tard après avoir attendu que les six premiers sortent. Pour le reste, c’est moi et seulement moi, j’ai envie de m’essayer à autre chose, d’étonner mes lecteurs par ce choix, mais je commence à me demander si j'en suis capable, si je vais réussir. » « Viens là. » On va d’étonnement en étonnement aujourd’hui, Ariane qui me laisse une petite place sur les coussins qu’elle s’est toujours accaparée me laissant très rarement un petit bout de place. Je ne me fais donc pas prier et alors que je m’affale comme un cadavre sur ceux-ci je crois le regard d’Ari avec ce sourire au bord de ses lèvres et c’est dans ces moments-là que je me dis avoir de la chance de l’avoir à mes côtés au quotidien. Tout est parti d’une simple rencontre après un spectacle et aujourd’hui je chéris ce lien que j’ai tissé avec elle et ce malgré toutes les différences qui pourraient bien nous éloigner. « Qui l’eut cru : Hugo Abraham sait encore écrire, c’est pas juste une rumeur. » Son petit ton moqueur me fait presque regretter ce que je viens de dire un peu plus haut sur la personne qu’elle représente pour moi.  Mais je préfère qu’elle soit comme ça, qu’elle me dise la vérité plutôt que de me la cacher, si elle trouve ça nul je veux le savoir ! « J’aimerais que ce soit si simple. Il y a des élèves qui écrivent bien mieux que moi à l'université, la relève est peut-être là. Je sais que j’ai du mal en ce moment et ça doit probablement encore plus me stresser. » Ce n’est vraiment pas un sentiment que j’ai l’habitude d’éprouver et ça fait bizarre. Je pense savoir d’où ça vient, enfin en partie, la peur de ne plus rien faire par la suite, que toute cette aventure se termine après ce septième et dernier tome. Je vais peut-être être de ceux qui ne sortent qu’une œuvre de qualité avant de tomber dans l’oubli, de revenir au point de départ et tout ce qu’aura fait ma mère pour moi n’aura servi que peu de temps pour toute une vie de sacrifiée. « Antoine essaie d’éviter le sujet et c’est probablement pour que je reste concentré sur l’instant présent, mais je ne peux m’empêcher de penser que ce dernier tome va marquer une fin à l’aventure et non pas seulement à celle que j’ai écrit, mais aussi à la mienne en tant qu’écrivain. » Mon regard croise de nouveau le sien, alors que je suis empli d’incertitude par rapport à mon avenir et c’est sûrement inconsciemment que je cherche à avoir une réponse auprès de la rousse qui est toujours présente à mes côtés. « J’essaie de me convaincre que je n’ai pas à m’en faire, que tout se passera bien, mais j’ai aussi l’impression d’être dans une impasse et que je ne pourrais peut-être  pas à m’en sortir. »

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MessageSujet: Re: arigo ▲ stone cold classics   Ven 16 Mar - 22:02



stone cold classics
hugo & ariane

Évidemment, mes yeux s’ouvrent grand lorsqu’Hugo me fait l’affront de descendre d’une remarque même pas étudiée Columbo le seul et l’unique. Je bouille, je rage, je lui lance le regard noir de celle qui est pas du tout en phase avec ses goûts de merde, comme d’habitude. Puis c’est ma voix qui prend le relai de l’initiative, qui s’amuse, qui pique trop facilement là où je sais qu’il aura mal direct. « Et pourtant, vous avez à peu près le même âge. J’ai toujours cru que tu pouvais relate à lui, tu m’étonnes là. » que je nargue, faisant presque office de distraction vu la tronche qu’il tire et qui n’est pas du tout un bon présage. Trêve d’insultes envers mon héros de la justice préféré, et Abraham se lance sur une longue tirade et des doutes et des justifications, et des craintes. Je l’écoute, parce qu’après me moquer de lui, c’est la meilleure chose que je sais faire, mais c’est pas du tout facile de garder mon calme dans telle situation, surtout sachant à quel point il prenait le tout au sérieux, comment ça lui triturait l’esprit, le sommeil, la vie au complet. « Qu’est-ce qui te bloque? »  que je commence, pas particulièrement douce, pas non plus aride. S’il se fait à l’idée, s’il le dit haut et fort, s'il le trouve, c’est déjà une bonne partie du boulot de complétée, et c’est probablement ce qui allait régler la suite. Mais c’est là où il m’arrache un profond soupir. Après avoir parlé de ses idées, après avoir parlé d’Antoine, après avoir parlé de tout ce qui le tracasse, c’est l’impulsion du moment qui l’invite à se rapprocher, à venir plus près, à arrêter de se la jouer artiste maudit en solo, à partager un peu ce qui le tracasse vraiment et pas juste les conneries dont il se baratine pour justifier l’écran blanc et les pages vides qu’il fixe au quotidien. Et alors que je suis prête pour un 5 minutes d’Ariane-la-douce, d’Ariane-la-bonne-amie-sympa, il me tire de force un rire mauvais, du genre de ceux qui voient clairement à travers son petit jeu. « Sérieux, c’est ça ton excuse du jour? Que tes élèves écrivent mieux? Vraiment? » qu’il ne s’attende pas à ce que j’enscence sa plume alors qu’il sait très bien que j’en suis fan. Qu’il ne croit pas que j’allais sortir la liste hypothétique qui traîne dans ma tête alignant une à la suite de l’autre les raisons qui le rendaient si supérieur que ça à mes yeux, si cool, si méritant pour que je sois toujours là, que je le laisse m’emmerder au quotidien, que je ne le lâche pas, surtout quand il est comme ça. « Me fais pas pleurer, surtout. » il est affalé en cadavre à chercher de la pitié, je suis bien droite, les feuilles sur les cuisses, les iris vissés sur lui, accusatrice au possible. On ne me la fait pas à moi, la scène de l’écrivain qui se cherche, qui s’est trouvé pour mieux se perdre. Je sais ce qu’il vaut, Antoine tout autant, et lui-même est au courant ; il en serait pas là si ce n’était pas le cas. Mais c’est passé, l’époque où je me plaisais à le rassurer au moindre doute. Il s’est prouvé, maintenant, qu’il assume et qu’il poursuive sans connerie, sans nous prendre pour des cons. « Pas de vin tant que t’es encore en mode pity party. »  et je confisque la bouteille sur laquelle il lorgne un peu trop à mon goût, la disposant loin de lui, les coupes toutes autant. J’anticipe qu’il râle, j'anticipe qu’il soit pas particulièrement fan de la gamine qui se prend pour l’adulte à ses côtés, mais c’est pour son bien, je jure. « Tu vas pas me faire le coup de l’alcool malheureux en plus. » parce que s’il ajoute ses angoisses à une coupe de rouge, on n’a pas fini. Silence, il comprend que peu importe ce qu’il dira, la suite sera toute aussi difficile que nécessaire. C’était probablement pour ça qu’il ne m’avait pas montré la porte un nombre incalculable de fois. Parce qu’à deux, on jouait toujours franc-jeu. Parce qu’il n’y avait pas de secrets entre nous déjà, mais surtout parce qu’il n’y avait pas de dentelle. Et encore moins en ce qui concerne son travail. Il avait du talent Hugo, vraiment, et y’avait pas grand chose qui pouvait le détrôner de sa place au soleil. Mais s’il ne se reprenait pas en main, il allait direct vers le mur - et pas question de laisser la lourde tâche de le ramener à la réalité à Antoine, qui plierait comme une mauviette à la moindre menace d’Hugo d’aller voir ailleurs. De toute, Abraham savait que peu importe comment je le secouais, peu importe à quel point il le prenait mal, il était pris au piège avec ma tête de nana bien chiante pour le reste de ses jours. Deal with it. « Qu’est-ce que tu veux que je te dise? Y’a pas de formule magique, y’a pas de mode d’emploi, pas de marche à suivre. » parce que si c’était le cas, je serais auteure moi aussi. Parce que si c’était le cas, j’aurais pas eu besoin que Vitto m’enferme dans l’appart sous menace virulente pour arriver à placer quelques idées sur une page ou deux. Parce que si c’était le cas, Tad aurait vu le chapitre complet le concernant, et pas juste quelques lignes. « C’est pas ton premier writer’s block, et là, c’est entièrement ta faute, t’es ton propre obstacle Hugo. » qu’il ne se voile pas la face, s’il ne se bottait pas les fesses, s’il ne se prenait pas en main, y’avait personne d’autre que lui-même qui avait le contrôle de le faire. Que je lui fasse une déclaration enflammée et inspirante, que je lui claque la porte au nez, que je le force à bouffer son papier ou qu’Antoine annonce vendre ses idées au plus offrant, rien n’y ferait. Ça venait de lui et de nulle part ailleurs. « Et puis si tu les as les idées, c’est encore pire. T’as tous les outils, t’as juste besoin d’un peu de tough love pour arrêter de te morfondre et juste faire ce que tu as à faire. » et je bats des cils, parce que c’est exactement ce que je suis douée à faire. Secouer pour mieux subvenir. Il soupire, il parle de vivre dans l’instant, il parle de ses essais surtout. Et d’un geste machinal, j’attrape le pli de son cardigan, joue avec, réfléchit à comment faire passer le message non sans le faire pleurer non plus. C’était un fragile Hugo, mais parfois, il ne me laissait pas le choix.  « Si t’étais tant que ça dans le moment présent, tu penserais pas autant à l’après. » l’évidence même, et la pression du dernier tome qui lui coupe toute inspiration. C’est pas si con que ça, et il a tous les droits de se sentir ainsi. Pourtant, c’est pas une finalité pour son talent et c’est encore moins une conclusion pour sa carrière. Combien d’auteurs s’en sortaient encore hyper bien après une série? Combien d’écrivains ne connaissaient leur moment de gloire que passé plusieurs bouquins? Rien à faire, de ses justifications bonbons pour se donner bonne conscience, et ne pas forcer la bête à cracher au moins un peu d’encre, à déverser ses doutes sur papier et voir ce que ça donnerait une fois passé au propre. « Depuis quand t’es devenu aussi trouillard?  »  ma voix est plus douce, contraste avec l'insulte, pas le moindrement agressive, du moins, j’essaie. « Il est où le Hugo qui prend des risques en tuant son personnage principal au 3e chapitre? Qui rigole comme un con parce qu’il a passé des pages et des pages à monter une intrigue qui était juste du bluff pour faire chier ses lecteurs? » ça, c’est le Hugo que j’aime. Ça, c’est le Hugo qui ne pense à personne d’autre qu’à ses lecteurs, qu’à leur faire plaisir, et se faire plaisir sur la bande. C’est pas le Hugo qui pense au chèque qui viendra avec la publication, aux critiques qui encenseront son roman. C’est le Hugo qui se plonge direct dans l’aventure, qui vit l’histoire au quotidien, qui ne laisse pas de demi-mesure. « Il est où le Hugo qui aimait écrire, tout court? » celui dont sa mère ne tarissait pas d’éloges la dernière fois où elle était passée ici, quand elle avait exhibé des tonnes d’albums-photos le mettant en vedette, avec ses divers carnets de toutes les couleurs. S'il retrouve ce gamin-là, c’est tout gagné.

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MessageSujet: Re: arigo ▲ stone cold classics   Jeu 29 Mar - 13:09



stone cold classics
hugo & ariane

Je m’y attendais, depuis le temps que je la connais il m’est plutôt facile de prédire ses réactions. Je me prépare alors déjà à son déferlement de haines et ses reproches comme si ses goûts étaient universels. Mais c’est ce que j’aime, on s’engueule, on se crache dessus pendant quelques minutes et tout redevient normal quelques instants plus tard. Il faut dire qu’elle m’a tout de même tendu une belle perche avec son Colombo, je suis même étonné qu’elle se trouve une passion pour ce personnage, personnellement je l’aime seulement pour ses  vertus soporifiques, c’est déjà bien non ? « Et pourtant, vous avez à peu près le même âge. J’ai toujours cru que tu pouvais relate à lui, tu m’étonnes là. » Et je voulais rigoler comme un con, heureux comme un gosse que sa petite pique puisse faire mouche, mais c’était avant qu’elle ne touche là où ça fait mal, là où elle sait que ça me ferait bien réagir. C’est donc plus une gueule de déterré que je tire actuellement  et elle doit être satisfaite d’avoir su me renvoyer la balle dans la tronche pour m’en être pris à l’un de ses héros. « Cause toujours, ce qui est sûr c’est que je ne suis pas aussi ennuyeux à en mourir que lui. » Dernière insulte à l’encontre de monsieur Colombo avant que la conversation ne se fasse plus sérieuse. On reprend sur ce presque début d’écriture, ce blocage, cette perte d’inspiration et je ne ressens pas le besoin de lui mentir, lui cacher. Oh qu’elle va sûrement essayer de me piquer une fois de plus dessus, que ça va sûrement la faire chier d’entendre mes problèmes quand elle n’en a pas l’habitude, mais peut-être qu’elle trouvera les bons mots pour que je puisse me sortir les doigts du cul. « Qu’est-ce qui te bloque? » Je n’ai moi-même pas l’habitude de me sentir aussi mal et ce n’est surement qu’un sentiment passager, mais quand ça m’a frappé à la gueule ça m’a fait tout drôle. Je me dis que ça me fera au moins une expérience de plus à mettre sur mon CV, mais pas sûr que ce soit vraiment positif. Je précise, je me justifie alors que je peux sentir le soupir de la rousse arriver jusqu’à moi accompagné de ce rire mauvais qui m’annonce une fois de plus la couleur. « Sérieux, c’est ça ton excuse du jour? Que tes élèves écrivent mieux? Vraiment? » Je ne pense pas que ce soit totalement ça, en réalité je me perds un peu dans ce que je dis, car même si j’ai ma petite idée sur ce qui peut bien me bloquer en ce moment, je me demande encore comment c’est possible. Je n’ai jamais stressé pour une dernière publication ou même pour une première alors pourquoi maintenant ? Qu’est-ce qui se passe aujourd’hui et qui est si différent d’autres fois ? « Je ne les prends pas en tant qu’excuse, mais plus en facteur aggravant ma situation et ça rend la chose encore plus bizarre je te le concède. » Peut-être que j’aurai une prise de conscience demain, que tout ceci sera passé et que je vais me sentir bien con en repensant à tout ça, c’est tout ce que je me souhaite avant qu’Ari ne décide de m’étriper pour essayer de me prouver que j’en ai vraiment dans le ventre et que je suis juste débile à me prendre la tête pour rien. « Me fais pas pleurer, surtout. » Je n’ai jamais cherché la pitié, c’est bien elle qui m’a demandé ce qui me bloquait non ? Je n’ai fait que lui apporter une réponse après tout, bon une réponse bien farfelue et floue, mais comme je l’ai déjà dit ça résume assez bien la situation. « Si j’arrive à te faire pleurer un jour celui-ci devra devenir jour de fête nationale... » Que je marmonne dans ma barbe. Ses yeux ont quitté le livre pour mieux me fixer, ce qui me fait un peu flipper parce que je n’aime pas trop ce regard qu’elle me lance comme si tout était de ma faute, ce n’est pas comme si c’était simple de pouvoir tout contrôler. « Pas de vin tant que t’es encore en mode pity party. » Et là je me lève en signe de protestation, ma propre bouteille ? Confisquée ? C’est une blague là ? Je peux encore passer sur le fait qu’elle me traite de vieux croulant dont l’arthrose ne va pas tarder à faire son apparition, mais là, elle vient de toucher à quelque chose de sensible tout comme son Columbo. « Parce que tu crois que je vais te laisser faire ? » Et c’est un regard espiègle que je lui lance, comme j’ai bien pu lui en lancer tant de fois auparavant, de plus de ça je sais très bien qu’elle déteste quand je la regarde de haut. Il n’y a rien d’agressif, mais elle va vite devoir me rendre cette bouteille avant qu’elle ne le regrette. Comment ? Je… Je ne sais pas encore, mais je vais vite trouver, j’espère.  « Tu vas pas me faire le coup de l’alcool malheureux en plus. » Ce n’est pas parce que j’ai le syndrome de la page blanche que je vais forcément me saouler au vin tel un vulgaire pochetron qui ne tient pas à la vie. D’ailleurs je suis un peu déçu qu’elle puisse penser que c’est mon genre de faire ce genre de chose et de nous deux, je pense que c’est plus son genre que le mien. Je pourrais utiliser mon mètre quatre-vingt-douze pour la récupéré, mais je serais probablement direct mis au sol la seconde suivante par je ne sais quelle technique. « Qu’est-ce que tu veux que je te dise? Y’a pas de formule magique, y’a pas de mode d’emploi, pas de marche à suivre. » Je reprends alors place à ses côtés, parce que ce n’est pas tout, mais ça me fait chier de rester debout pour rien. « Je n’ai jamais dit qu’il y en avait, c’est juste que je n’ai pas cette habitude de me prendre la tête comme ça et ça me fait chier. » Mon regard dérive vers le sol alors que j’essaie encore et toujours à savoir pourquoi maintenant, pourquoi quand tout devrait être simple pour que je puisse finir ce livre en beauté. J’ai l’impression de me répéter, mais je ne cherche pas une épaule sur laquelle pleurer, mais elle me paraît encore plus acide que d’habitude. « C’est pas ton premier writer’s block, et là, c’est entièrement ta faute, t’es ton propre obstacle Hugo. »  Son regard change un peu et j’aurais aimé lui dire que ce n’était pas si simple, me répéter again and again, mais son ton est plus calme même s’il laisse toujours un arrière-goût amer à entendre. Premier contact physique, premier sourcil arqué et je me demande bien ce qu’elle va pouvoir me dire une fois de plus ou alors me faire, c’est à ce moment-là  qu’elle va me faire bouffer le sol pour m’être moqué de son inspecteur préféré ? « Si t’étais tant que ça dans le moment présent, tu penserais pas autant à l’après. » Je ne peux pas le nier, je pense sûrement beaucoup trop à l’après et pour moi, c’est ce qui a dû commencer à déclencher les doutes, mais est-ce la seule et unique raison ? Par pur instinct je dégage les pages qui se trouvaient sur ses genoux afin d’y poser ma tête et de m’allonger, toute cette scène à la gueule d’un rendez-vous avec un psy alors autant y aller à fond. « Tu ne peux pas me reprocher de penser comme ça, tu sais très bien que je suis loin d’être doué pour gérer des situations difficiles et ce même si j’arrive toujours à garder la tête froide ou presque. » Je n’ai jamais aimé me comparer aux autres, tout simplement parce que je n’ai jamais ressenti de compétition, de jalousie. Tant mieux pour certains s’ils ont réussi à continuer et tant pis pour ceux qui n’ont plus rien fait. Chaque auteur a un parcours différent, on ne peux pas être comparé entre nous, enfin c’est mon point de vue. « Depuis quand t’es devenu aussi trouillard? » J’aimerais lui hurler que ce n’est pas le cas, mais quand j’y pense elle a bien raison. Tout ça, ça ne me ressemble pas et alors que sa voix a changé de ton j’arrive enfin à recroiser de nouveau son regard et je me dis qu’elle n’a pas intérêt à bouger parce que je suis bien installé. « Peut-être depuis que tu fais les gros yeux ? » Et j’ironise bien évidemment parce que je sais de quoi elle veut réellement parler, mais comme pour le reste je n’ai pas de réponse à lui donner. Alors je lui souris comme un gros con pour détendre un peu plus l’atmosphère bien déprimante par ma faute. « Il est où le Hugo qui prend des risques en tuant son personnage principal au 3e chapitre? Qui rigole comme un con parce qu’il a passé des pages et des pages à monter une intrigue qui était juste du bluff pour faire chier ses lecteurs? Il est où le Hugo qui aimait écrire, tout court? » Je me souviens encore de la gueule qu’a tiré Antoine quand je lui avais montré mes brouillons et que j’ai dû le forcer à publier mon tome tel qu’il était parce que je savais que ça allait marcher et par ailleurs ça a été le cas et il m’a bien remercié par la suite. « Viens te plaindre maintenant, c’est toi qui m’a traité de vieux non ? Il doit donc sûrement être à la retraite. » Je sais que je dois vite trouver un moyen pour arranger tout ça, Antoine a ses conseils, ouais enfin si on peut appeler ça comme ça, Ari a les siens, ma mère aussi et elles me disent toutes les deux d’arrêter de me prendre la tête, mais est-ce vraiment une bonne idée de repousser les problèmes à plus tard ? « C’est peut-être à cause de ma libido qui sait ? Il paraît que ça donne un grand coup au moral ! » Un vieux truc débile que j’avais lu dans un journal, elle qui est une spécialiste dans tout ça, j’ai bien envie de voir ce qu’elle a à me répondre là-dessus même si en réalité je lui ai sorti cette connerie pour la blague. « Non, mais en vrai, peut-être que je dois tout simplement faire une pause, me recentrer, me débarrasser de toute cette pression. » Un bon petit voyage au Pérou, dans les montagnes à respirer l’air de la nature, ça ne devrait pas être trop dégueulasse. « Ou alors une bonne tarte dans ma gueule pourrait peut-être me remettre les idées en place ? En plus c'est gratuit. » Sachant qu’Ari est une experte de la boxe ça ne serait pas très difficile pour elle surtout que je suis certain que ça la motiverait. « Ah et tant qu’on est dessus, j’ai totalement oublié de te prévenir avec tout ce bordel, mais on m’a proposé d’adapter ma série sur grand écran, au cinéma quoi. » Et ça aussi ça me stresse bien, combien d’adaptations sont des cuisants échecs ? Bref, je ferme ma gueule, il faut que je dégage mes pensées pessimistes.

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Checking into loneliness, it's not what I've been used to I confess. I wake up three times a night, talking to a stranger is nothing new. He knows how to smile, but not like you.


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MessageSujet: Re: arigo ▲ stone cold classics   Dim 1 Avr - 19:46



stone cold classics
hugo & ariane

Il est long gone, le Hugo qui prenait des risques. Je l’ai perdu un peu après le 5e tome, quand il a réalisé à ce moment-là que ouais, on disait pas que des bobards Antoine et moi, qu’il avait vraiment du talent. Il s’est éclipsé pour laisser apparaître sa version sans confiance aucune, celle qui ne se croit pas à la hauteur, celle qui se mure dans le silence, celle qui a besoin d’être rassurée au possible. Et ça a fait un temps. Parce qu’il est l’un de mes amis les plus chers, parce que je l’aime plus que je ne lui avouerai probablement jamais, parce qu’il mérite pas de s’enliser comme un con dans ses doutes et ses craintes de gamin. Mais après plus d'un an à le voir se triturer la tête, à le sentir qui s’effrite, à l’imaginer rester ainsi pour le reste de sa vie, c’en est trop. La Ariane acide reprend du service, à commencer par la bouteille de vin qu’il a si soigneusement choisie que je lui refuse, la cachant derrière moi, le regard noir et l’air de celle qui est prête à cogner pour défendre son point. Ça serait pas la première fois, de toute façon. « Oh, ta première erreur aura été de croire que t’avais la moindre chance contre moi. » ouais, ouais, qu’il mise sur sa grandeur, ses bras de 8 mètres de long, ses jambes de Goliath. Il avait la synchronicité d’une roche, la flexibilité d’une planche de bois, et rien de ce qu’il pourra faire ou dire ne me fera changer d’idées. Il tente à nouveau? Je lui bois le contenu direct sous les yeux, à même la bouteille. Tough love, j’ai dit. Puis, vient le moment où il se recentre, où il réalise bien à quel point son discours ne fait pas de sens, quand on sait tous les deux qu’il s’enlise lui-même dans ses problèmes, qu'il est le problème au final. Il râle sur le fait qu’il réfléchit trop - aucune surprise ici - et qu’il en finit par se prendre la tête - là par contre, c’est relativement du nouveau parce que si jamais rien n’avait vraiment semblé être suffisant pour qu’Hugo le roc se casse les méninges, l’inverse était maintenant on ne peut plus vraie. « Justement, que ça en devienne pas une habitude. » que je siffle, parce que j’arriverais pas à garder mon calme si c’était le cas. Merde, ce dude était mon mentor. C’était mon exemple, c’était mon pilier, c’était mon référent, celui à qui j’avais hâte de montrer les quelques pages que j’avais moi-même réussies à écrire durant les dernières semaines. Le cerveau de nous deux, le posé, le calme plat qui avait toujours la bonne façon de désamorcer ce que je pouvais bien dire, ce que je pouvais bien faire d’un seul regard. Et voilà qu’il est à deux doigts de la dépression, qu’il perd de sa stature, qu’il se retrouve à la croisée des chemins et que l’alternative de faire pitié et d’attendre que ça passe semble être devenu son créneau. Not on my watch. « C’est difficile juste parce que tu rends ça difficile. Si t’arrêtais de penser et que tu faisais juste écrire pour écrire, même pas sur ce projet-là, qu’est-ce que ça donnerait? » parce que de base, c’était bien ça le problème selon moi, et même selon Antoine. Qu’Hugo avait perdu le plaisir d’écrire, qu’il avait perdu ce qui le rendait si into it jadis, qui l’avait isolé pendant des dizaines de jours pendant la rédaction de ses autres livres, lui qui disparaissait parce que les idées étaient trop nombreuses et qu’il ne tolérait aucune distraction le temps d’écrire des paragraphes et des chapitres et des tomes complets. Le mec qui déboulait chez moi à des heures pas possibles parce qu’il avait trop hâte de faire lire sa chronologie à quelqu’un, n’importe qui, juste pour le thrill de voir les schémas et les énigmes et les équations qui prenaient vie dans un regard autre que le sien. Le passionné qui passait sa vie dans les librairies juste pour sentir les couvertures des bouquins, défricher les pages, empiler les dizaines de livres qu’il avait achetés avec tous les autres chez lui, se créer son propre petit oasis de freak, de nerd, d’abusif. Il est encore là, je le sens, mais il est enfoui sous la pression, sur la frousse d’être au bout de sa carrière, sous l’impasse de ne pas vouloir finir la série, autant qu’il souhaite tourner la page et partir sur du neuf. Et plus je le pousse dans ses retranchements, et plus je l’écoute, et plus j’ai la question qui me brûle les lèvres, celle de lui demander depuis quand, justement, il a laissé la peur diriger ce qu’il fait au centimètre, au millimètre près. Depuis que je fais des gros yeux? Je soupire. « Tu l’as cherché. » sa proximité maintenant qu’il prend ses aises sur mes cuisses ne me dérange pas, dans la mesure où je peux le dévisager d’encore plus haut, et que si quoi que ce soit frôle encore un peu trop la pitié mal placée, ma paume sera prête pour rencontrer violemment sa joue. Hugo qui rigole, qui tente, un rire jaune qui meuble le silence, avant qu’il en vienne à l’évidence pour le moment et son raisonnement qui ne me plaît pas du tout. « Dommage. C’était mon préféré celui-là, pas la chiffe molle que t’es devenu. » je secoue la tête de la négative devant le môme qu’il est en train de devenir, alors que j’ai pas du tout l’impression que lui-même veut se sortir de son impasse. Mon regard renvoie, bien froidement, un “sans rancune” qui ne suffit pas à ce que la remarque soit moins dure à entendre. Pourtant, il doit bien se douter que son petit manège ne prend pas avec moi, que sa chute vers les abîmes ne se fera pas avec moi à ses côtés qui l'accompagne pour faire joli, pour faire gentil. Alors que je pense qu’on peux pas faire pire comme conversation, Abraham atteint des niveaux pitoyables encore jamais explorés, et m’arrache le plus mauvais des rires en réponse. « T’as qu’un mot à dire et je lâche les nanas de GQ sur ton cas ; et tu le sais. » s’il prétexte la libido encore une fois, je jure, j’ai le clavier du portable prêt à lui ramener each and everyone au boulot qui a pu le mater de gauche, de droite, d’en haut, d’en bas. Pour le connaître par coeur, je sais aussi qu’il n’y a pas plus stupide comme plan de match, l’imaginant déjà se demander à plusieurs fois si la nana veut plus, s’il est passé à côté de quelque chose pour être allé trop vite, s’il a bien fait les choses, ou s’il a manqué une illumination entre deux coïts. Ça le tuerait, d’aller perdre son syndrome de la page blanche dans les draps d’une pseudo inconnue. Mais encore une fois, qui suis-je pour juger? Je roule des yeux. La pause qu’il amène maintenant sur la table aurait pu être une bonne idée, si je n’avais pas eu foncièrement peur qu’il l’allonge trop longtemps. De toute façon, n’était-il pas déjà en arrêt forcé d’inspiration? Il s’enlisait dans une pause en soit depuis trop longtemps là, lui donner une raison et une justification rendrait le tout beaucoup trop confortable pour qu’il change son fusil d’épaule un jour proche. « Tu pourrais pas te trouver une source d’inspiration autre que ce que t’as là? Parce que ça fonctionne clairement pas en ce moment. » partisane des actions, il me semble que dans se forcer à bouger réside peut-être la clé de l’énigme, et ainsi le moyen le plus drastique et plausible de ramener son mojo de jadis. « Je sais pas, va bosser au poste de police du coin, va passer quelques heures en bordure d’une prison, organise-toi un rencart avec une psychiatre, et gratte-lui des infos sur ses pires malades. » et j’énumère, pendant qu’il se replace, que je sens son regard qui arrête de me fuir pour s'accrocher au mien. Peut-être qu’il y pense vraiment, peut-être qu’il feint l’intérêt juste pour que je lui fiche la paix, je ne lui en tiendrai pas rigueur non plus, c'est vrai que je joue dur dans les coins, même si nécessaire. À ça s’ajoute maintenant la bombe qu’il lance comme si de rien n’était, LE truc qu’on avait venu venir, qu’on avait anticipé, dont on avait parlé sans rien avoir de concret à se mettre sous la dent à l’époque. « T’en penses quoi? » que ses livres soient adaptés au grand écran change tout, et la façon dont Hugo en parle me suggère qu’il ne s’agit que d’un poids supplémentaire prenant place bien confortablement sur ses épaules. « Parce que si un seul bouquin te stresse comme ça, j’ai l’impression qu’une série entière à retaper en scénario va te filer une crise cardiaque dans la première semaine. » et je jure, je tente d’avoir la voix la moins accusatrice possible, de maîtriser ma mauvaise foi entrecoupée de son anxiété qui n’en finit plus de ne pas vouloir finir, justement. « Antoine sait? Ou je peux le faire bien chier à l’avoir appris avant? » je laisse s’échapper un rire mauvais, celui de la nana bien fière d’encore une fois avoir un truc à rallier devant l’éditeur d’Hugo comme la gamine trop gâtée que j’ai fini par devenir aux côtés de l’écrivain.

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MessageSujet: Re: arigo ▲ stone cold classics   Mer 2 Mai - 15:30



stone cold classics
hugo & ariane

J’essaie tant bien que mal de détendre un peu plus l’atmosphère. C’est qu’elle n’est pas vraiment habituée à ce que je me plaigne comme ça la rousse. Je ne recherche pas vraiment à ce qu’on me caresse la tête tout en m’énumérant je ne sais combien de mots doux, je veux simplement retrouver mon chemin, celui de la passion, celui que j’ai perdu il y a quelque temps. Je ne devrais pas dire que je ne suis plus passionné parce que ce n’est pas le cas, je le suis toujours d’une certaine manière, mais tout me semble différent depuis que je suis un peu plus connu dans le monde. J’aurais peut-être dû faire comme ma sœur et me contenter de simples petites histoires dans une presse quelconque, sortir un petit recueil de nouvelles à l’occasion. Aujourd’hui, j’ai l’impression d’être forcé à écrire, d’être comme une vache dans une étable qu’on ne nourrit que pour récupérer le lait ou sa viande. À cet instant c’est à Ariane d’essayer de me décrypter, de me supporter alors que j’arrive à peine à mettre des mots sur le problème, de lui décrire ce que je ressens, ce que je n’ai d’ailleurs jamais vraiment réussir à faire. « Oh, ta première erreur aura été de croire que t’avais la moindre chance contre moi. » J’arque alors un sourcille, même si à l’intérieur de moi je sais que je ne fais pas le poids contre ses cinquante kilos tout mouillé et ce malgré ce corps que j’essaie d’entretenir un minimum. Mais le pire restait à venir, alors qu’elle me nargue, qu’elle boit sans même se servir dans un verre, elle vient de le briser, mon cœur est en morceaux. « Fais la maline, un jour ou l’autre tu ne pourras plus le faire ! » Que j’ironise tout en grommelant. Elle a vu elle-même le résultat de ces derniers jours que j’ai passés à écrire, ce n’est vraiment pas fameux et ce n’est pas faute d’avoir essayé jusqu’à n’avoir plus d’encre. Si seulement je pouvais au moins réussir à finir ce livre, je suis certain que ça ira un peu mieux et ce même avec l’appréhension de " l’après ", je dois seulement arriver à de nouveau croire en moi, croire que je peux apporter quelques choses à mes lecteurs même si ce n’est qu’une toute petite chose. « Justement, que ça en devienne pas une habitude. » Elle reste amère dans ses mots, sa façon de parler et même si ça a toujours été un peu le cas avec Ari, cette fois-ci c’est quand même différent, je ne suis pas seulement en train de la saouler avec mes problèmes, elle me donne l’impression de s’énerver en me voyant tout simplement bloqué. Ou alors c’est encore plus une vipère par rapport à avant, au choix, mais bon, j’ai appris à vivre avec elle de cette façon et alors que j’allais essayer d’ouvrir la bouche pour ne prononcer que quelques mots, voilà que la rousse me coupe dans mon élan. « C’est difficile juste parce que tu rends ça difficile. Si t’arrêtais de penser et que tu faisais juste écrire pour écrire, même pas sur ce projet-là, qu’est-ce que ça donnerait? » Pourquoi j’ai toujours l’impression d’être un débile quand elle me sort ce genre de phrase ? J’ai un doctorat, j’ai participé à des thèses sur la philosophie et pourtant j’ai l’impression de ne rien comprendre comme si je vivais sur mon petit nuage jusqu’à aujourd’hui et qu’il commence enfin à se désagréger petit à petit. « Je ne sais pas, je n’ai pas vraiment essayé. Quand la pression est trop lourde, j’ai l’habitude d’aller dans ce petit parc près de l’appartement, prendre le grand air. J’ai même hésité à repartir à Port Fairy pour m’isoler quelques jours dans le bateau, me ressourcer, j’ai lu ça quelque part que ça pouvait aider à relâcher la pression. » Ce n’est pas une tentative de fuir, bien au contraire, mais peut-être que ça pourrait me faire du bien de retourner là où se trouve la source de ma passion, là où j’ai commencé à ressentir ce besoin de dessiner, d’aligner quelques mots et de le montrer à mes parents et mes amis. « Je pourrais peut-être retrouver cette innocence que j’avais jadis et cette façon dont j’avais d’ignorer toute sorte de pression. » Lui dis-je tout en riant, mais en soit c’est peut-être la solution, retrouver mon père, celui qui m’a inspiré quand je dessinais mes petits bonhommes qui partaient à l’aventure pour pêcher des gros poissons en tout genre. J’essaie une fois de plus de stopper petit à petit mes plaintes afin d’essayer de penser à ce qu’elle essaie de me dire depuis qu’elle a posé ses fesses dans mon appart, ça lui fera peut-être également plaisir. « Tu l’as cherché. » Je dois donc me résigner à lui laisser cette victoire ainsi que la bouteille et c’est sans gêne que je m’approprie ses cuisses, elle s’est bien permise de prendre ma place préférée à cet endroit. Elle en profite, elle accentue cet air supérieur qu’elle prend de temps à autre avec moi alors que visiblement ma petite blague n’a pas trouvé preneuse. « Dommage. C’était mon préféré celui-là, pas la chiffe molle que t’es devenu. » J’arque un autre sourcille. Visiblement crouler sous la pression et synonyme d’être une chiffe molle, je ne le savais pas, mais bon ce n’est pas comme si j’avais un égo surdimensionné donc cette petite pique ne m’atteint pas vraiment, pas plus que les autres. « Il va revenir bien assez vite, enfin, c’est ce que j’espère. » Parce que je me connais, je sais qu’il est toujours là, quelque part, il ne lui faut seulement qu’un peu de temps pour ressurgir et rassurer Antoine puis Ariane aussi même si elle ne me semble pas inquiète. Si elle est toujours assise ici après tout ce qu’elle m’a dit c’est bien grâce à sa franchise, j’en ai besoin, pas comme Antoine qui essaie désespérément de prendre des pincettes avec moi et de me motiver n’importe comment.  « T’as qu’un mot à dire et je lâche les nanas de GQ sur ton cas ; et tu le sais. » Cette fois-ci j’aurais mieux fait de fermer ma bouche. Je n’avais sorti cette constatation qu’après avoir entendu quelqu’un en parler une fois, mais elle sait très bien que je ne suis pas du genre à sauter sur tout ce qui bouge et je la connais très bien aussi, je sais qu’elle serait capable de mettre en actions ses dires alors je vais vite passer à autre chose et faire comme si je n’avais rien dit. Je pense maintenant à une pause pourquoi pas un peu plus longues que ma petite visite à Port Fairy, rien ne m’empêcherait de tout reprendre par la suite, je ne sais pas. « Tu pourrais pas te trouver une source d’inspiration autre que ce que t’as là? Parce que ça fonctionne clairement pas en ce moment. » Je me relève alors que c’est peut-être les premiers mots sans piques qui sortent de sa bouche depuis quelques minutes maintenant, avant qu’on en vienne à parler de ce syndrome de la page blanche et je l’écoute attentivement sachant que j’avais déjà un peu tout essayé. « Je sais pas, va bosser au poste de police du coin, va passer quelques heures en bordure d’une prison, organise-toi un rencart avec une psychiatre, et gratte-lui des infos sur ses pires malades. » Je réfléchis sérieusement à son idée, j’y avais déjà pensé quelques fois, mais je n’avais jamais vraiment eu de réponses positives jusqu’à aujourd’hui, personne ne voulait vraiment avoir un poids sur le dos pendant ses heures de travail. Il faudrait que je creuse un peu plus alors, envoyer un mail à chaque poste de police, il y en a bien un qui me répondra positivement. « Pourquoi pas, j’avais déjà essayé, mais il faudrait que je continue dans ce sens. » Et c’est là où j’ai cette nouvelle qui me revient d’un coup, comme si j’avais préféré l’ignorer et en parler plus tard, mais autant lui dire maintenant tant qu’on y est.  C’est également quelque chose que j’ai bien appréhendé, une adaptation d’un roman est rarement bien accueillie. « T’en penses quoi? Parce que si un seul bouquin te stresse comme ça, j’ai l’impression qu’une série entière à retaper en scénario va te filer une crise cardiaque dans la première semaine. » La question qui tue, que dois-je lui dire ? Que je suis tout aussi incertain sur ce point que celui de mon avenir dans l’écriture ? Je vais à coup sûr me prendre une tarte en pleine tête si j’ose lui sortir ça. Elle a bien raison, mais il faut que je nuance la chose parce que cette adaptation n’est pas vraiment comme je l’avais pensé. « Je ne sais pas trop, je suis honoré qu’on s’intéresse à ce point à mes livres, mais as-tu déjà vu une bonne adaptation d’un roman ? Je veux dire, il doit bien y en avoir, mais elles ne sont clairement pas majoritaires. » Je sais qu’elle serait contente pour moi que ce projet soit mené à bien, tout le monde me souhaiterait bonne chance, mais est-ce vraiment ce dont j’ai besoin actuellement ? « Antoine sait? Ou je peux le faire bien chier à l’avoir appris avant? » Elle arrive à m’arrache un rire alors qu’elle en vient à mentionner Antoine, d’ailleurs ils m’ont toujours fait rire tous les deux et ce à chaque fois qu’ils se croisent. Malheureusement pour elle je vais devoir briser ses doux rêves alors qu’ils viennent à peine d’émerger. « Désolé pour toi, mais c’est Antoine qui m’a appris la nouvelle. Ce qui m’embête le plus c’est que je ne serai pas la scénariste, on m’a fait une simple demande de collaboration, être présent seulement histoire que je donne mon avis sur tel ou tel point, mais sans avoir vraiment de pouvoir sur le scénario. » Antoine est déjà tout excité à l’idée que ce film se réalise et essaie de m’en donner plein les yeux par rapport à ce que pourrait me rapporter une telle adaptation et non pas qu’au niveau financier. Encore une fois, il en fait beaucoup trop. « Je ne pense pas accepter, mais ça m’a donné une idée parce que j’avoue qu’avoir une adaptation pourrait tout de même être sympathique. » Même si ça ne serait pas une adaptation d’un studio hollywoodien, je ne vais pas pouvoir me sentir à l’aise si je ne peux pas rédiger le script, je ne suis pas fermé à l’écrire à plusieurs, mais être complètement évincé, non merci. Je vois la rousse qui s’impatiente de savoir la connerie que je vais bien encore pouvoir lui sortir, peut-être une énième raison pour qu’elle puisse se foutre de moi. « Je pensais proposer un projet de la sorte, mais un peu plus indépendant, en gros pas réalisé par un gros studio. J’ai donc directement pensé à Iris, ma sœur. » Ça resterait une production avec un peu moins de projecteur sur le dos tout en ayant une confiance sans nom pour elle. Elle a tout autant de talent que ce qu’on veut bien m’accorder, je sais qu’elle pourrait faire une très belle production. « De plus, ça me permettrait d’avoir un regard entier sur le script et peut-être que me consacrer à ce projet pourrait me donner cette motivation qui me manque pour finir mon livre. Si je sais qu’Iris le réalisera ça me soulagerait vraiment tout en faisant plaisir à Antoine et je dois l’avouer, un peu à moi aussi. » Je la regarde en attendant sa réponse, savoir ce qu’elle pense, si c’est une bonne idée ou si c’est tout simplement une simple illusion venant de moi pour me rassurer sur ma situation actuelle. Elle serait peut-être également très heureuse de voir que mes livres prendront une tout autre dimension si jamais ce projet se réalise. « Alors ? Tu en penses quoi ? » Elle sait que son avis compte beaucoup pour moi et je ne lui dirai probablement jamais assez.

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ÂGE : 29 ans (13/05)
SURNOM : Parker, la love doctor et autres synonymes ridicules.
STATUT : pas intéressée sauf par Tad, après minuit.
MÉTIER : en charge du courrier du coeur et de la rubrique dating pour GQ Australia, chroniqueuse invitée sexo + love à ABC radio & presqu'auteure.
LOGEMENT : #34 à Bayside ; mes affaires qui s'entassent à travers celles de Vitto, le romano-nudiste.

POSTS : 1915 POINTS : 485

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : S’attache très difficilement. ▲ Préfère passer du temps seule qu’entourée. ▲ Se passionne pour les plantes, la boxe, le longboard et la cuisine. ▲ A à cœur les conseils qu’elle donne à ses lecteurs. ▲ N’a jamais voulu connaître son père. ▲ A presque fait le tour de l’Europe. ▲ A commencé à écrire un livre où elle réinvente la fin des histoires d’amour bousillées qu’on lui raconte à GQ. ▲ A quitté l’école pour devenir roadie dans une troupe de théâtre nomade. ▲ Très à l’aise avec sa sexualité.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :


ARIA
Let's make the headlines, loud and true. I wanna tell the world I'm giving it all to you. The best things suddenly happen when you are here. Take this on together, you make me feel complete.


TADRIANE #4
Crush a bit, little bit. Feeling lit, feeling right. Two AM, summer night, I don't care. Everything that's shine ain't always gonna be gold, I'll be fine once I get it. I'll be good.


ARIGO #1
Checking into loneliness, it's not what I've been used to I confess. I wake up three times a night, talking to a stranger is nothing new. He knows how to smile, but not like you.


LA FINE ÉQUIPE
Chariane #2Chariad

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DC : les McGrath, le Epstein
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MessageSujet: Re: arigo ▲ stone cold classics   Dim 13 Mai - 1:22



stone cold classics
hugo & ariane

C’est toujours la même chose, c’est toujours le même rythme, c’est exactement la routine qu’on connaît par coeur qui se met en place, et Hugo qui prend ses aises, et mes remarques acides qui le secouent pour la peine. « Voilà, c’est beau, de l’avancement. » qu’il m’écoute alors que je lui suggère un truc qu’il a déjà fait, qu’il y pense à nouveau, un peu mieux, qu’il fasse le moindrement de place dans ce que je propose à travers sa déprime aurait pu me toucher plus que de raison. Parce que j’étais toujours médusée devant le fait qu’Hugo restait là, qu’il ne se tirait pas à la prochaine sortie sur l’autoroute irréaliste de notre amitié. Il se faisse clairement chier à m’endurer aussi souvent, aussi longtemps, depuis des années et j’en passe, et pourtant, il restait, stoïque, à hocher de la tête, à perdre son regard un peu trop voilé à mon goût à travers le mien, à être là, juste là, suffisamment. Et une pointe de douceur qui passe, maintenant que le plus gros est passé, et qu’Hugo fait mine de ne pas encore s’enliser dans sa merde, qu’il me donne vraiment l’impression de vouloir s’en sortir. « Tu sais que je fais ça pour ton bien, hen? » comme si je rendais la chose facile à assimiler, comme si c’était clair, net et précis que plus j’étais vache, plus j’avais à coeur la personne que je piquais. L’espace d’une seconde, toute frêle, toute menue, et il le comprend, ou du moins, je l’espère. Parce que c’était mon meilleur ami. Parce que c’était mon roc, et parce que le voir aussi chancelant que ça, c’était pas du tout le genre de truc que je kiffais. C’était en rien ce à quoi il aspirait, et il le savait autant que moi. Ses blocages, son syndrome de l’imposteur, ses doutes, ses démons ; il valait mieux que ça, et le secouer faisait partie du package deal pour qu’il le réalise une bonne fois pour toutes. « Et aussi parce que j’adore te faire chier. Mais là, c’est nécessaire. » et un battement de cils plus tard, tout ça, c’est derrière nous. Parce qu’on a pas envie d’en faire tout un plat, parce qu’il sait ce que j’en pense, parce qu’il sait tout et que je ne veux surtout plus insister. Hugo était une créature d’habitudes, Hugo était une créature de rythme, lent, doux, à tâtons, et le moins on brusquait son assimilation, le mieux il s’en portait. Je savais que les points que j’avais énumérés étaient restés scotchés dans son crâne emmêlé, je savais qu’il mijoterait le tout quelques jours avant de s’y mettre réellement ; la suite était donc secondaire, quoique nécessaire. Mon regard qui s’accroche au sien maintenant qu’il annonce la suite pour ses romans, et l’idée qui a germée chez un pur inconnu de mettre le tout à l’écran. « Le Godfather. Bon après, ils m’ont gagnée avec du sang et de la violence, mais c’est cool, t’écris de l’horreur, du coup ça devrait bien passer. » toute fière, j’affirme alors que le brun cherche un exemple de livre ayant bien fait le saut au cinéma. Le temps de faire le parallèle que je vois déjà sa confession être bien haute dans la liste de tout ce que je peux dire à Antoine pour le faire râler - mais Abraham me coupe l’herbe sous le pied en une petite phrase, et une annonce d’exclusivité de son éditeur qui m’arrache un long soupir blasé. « Connard. » net, froid, sec, et je reprends ma place confortablement calée contre les pattes du canapé qui moulent mon dos à la perfection. Hugo ne traîne pas avant de démonter le truc, ma demande face à comment il se sent par rapport à tout ceci qui lance le feu, les réflexions justifiées, et la solution qu’il affirme à demie-voix et qui, somme toute, me semble le moindrement logique, tout autant que vraiment audacieux. « Ouh, bold move. » et je plisse les sourcils, réfléchis à la chose, juge le pour et le contre, prend le temps qu’il faut. « En même temps, s’il y a quelqu’un qui peut te ramener sur terre quand tu te perds dans tes pensées, c’est bien Iris. »  mis à part yours truly, mais en soit, il sait pertinemment que je ne quitterai pas le plateau de tournage de la première seconde à la dernière, donc le tout reste vaillamment implicite. Plus il en parle, plus je tourne ses réflexions et les miennes dans ma tête, plus je visualise, j’anticipe. « C’est une idée plausible. »  que je finis par affirmer platement, un silence qui passe avant que je me pose complètement pour en discuter avec franchise. « Je dis pas que c’est une bonne idée, juste, ça fait du sens que tu restes dans l’univers pour gratter les débuts, pour essayer de te remotiver à travers. » là était le problème, et comme il le mentionne si souvent, le fait de flirter avec le commencement, de toucher à nouveau à ce qu’il était comme auteur jadis, à ce qu’il avait mis tant d’amour, de passion et de temps à mettre en place, à construire, pourrait avoir un effet vraiment bénéfique sur son flot d’inspiration. « Si vous faites toute la série, ça va te permettre de voir la chronologie sous un autre oeil, d’arrêter de stagner sans rien en retour. » mes paroles suivent ma pensée alors que je brainstorm au même titre que je laisse mes mots l’inclure dans ma conversation avec moi-même. Dehors, la brise s’est levée, et je m’y reprends à une fois ou deux pour ramasser les quelques feuilles qui traînent autour de nous de voler dans tous les sens de la pièce. « Puis tout le monde risque de paniquer en anticipant qu’il t’arrive quelque chose, et que tu crèves avant d’avoir publié ton dernier bouquin et que tous les films restent sans conclusion. »  avais-je besoin de rappeler la frousse qu’avait vécue tous les fans de Game of Thrones quand RR Martin avait eu un malaise? Si Hugo feignait la maladie, Dieu sait comment il pourrait rafler les dollars de dépit et d’empressement de fans attachés à sa série. « Va falloir que je fasse gaffe sur les gifles dans ce cas, sinon on va m’isoler de crainte que je te trucide avant le point final. » l’idée me conforte dans mon plan d’une retraite confortable à vivre sur ses lingots d’or sans qu’il rechigne, un bref sourire qui passe sur mes lèvres avant de revenir aux choses sérieuses.  « T’as mérité une coupe. » et je balaie d’un roulement d’yeux sa célébration anticipée, alors que je lève un doigt autoritaire dans sa direction, avant de saisir sa coupe au passage. « Une. »  et je remplis dûment, lui tends le fruit de son labeur, répète le geste de mon côté pour une seconde rasade sans la moindre gêne.  « La prochaine question aidera à me fixer si je rends la bouteille à nouveau accessible, ou si je te casse le nez.  » sans lui accorder la moindre attention, je finis par déposer le vin hors de portée, chaque geste au ralenti, le suspens que je construis moi-même et le silence que je laisse volontairement planer le temps qu’il soit inconfortable, insistant, que mon public soit prêt à mon goût, en redemande. « Y’a d’autres trucs qui te minent le moral, ou t’as râlé sur tout ce qui te gobait de l’énergie? » et ma voix est cinglante, suffisamment pour lui couper toute envie d’en rajouter - intentionnellement. La seconde suivante je m’échappe sans douceur aucune pour filer à la hauteur de mon sac.  « Parce que contrairement à toi, y’en a qui bossent vraiment ici. » et la voilà, Ariane, prête à exhiber son premier labeur, à tendre à Hugo le fruit des quelques soirées de séquestration que Vitto m’a imposées ces dernières semaines. « Le premier chapitre. »

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    I still wear the smile you gave to me when we were just having fun in a daydream - where we belong. Now I see you never needed me, but we tried not to take ourselves into thinking we could be helped. And you said come on, come on, just close your eyes. We'll test our faith like rolling dice. Oh come on out, you'll feel alive.




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