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 if you're ready, heart is open (heren)

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le voleur de vie
le voleur de vie
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ÂGE : trente-six ans, né le premier décembre - lui parlez pas des rides qui commencent à apparaître, ça lui donne de l'urticaire.
STATUT : se détache progressivement de celle qui était l'amour de sa vie pour tenter de se reconstruire de son côté.
MÉTIER : professeur de biologie à l'université de Brisbane, spécialisé dans la biologie animale.
LOGEMENT : apt. 128 redcliffe, dans l'appartement qu'il partageait avec Cleo mais que cette dernière semble désormais éviter comme la peste.

POSTS : 2565 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : daltonien, le monde en nuances de gris › il a élevé Cami la fille de Cleo et de Matteo, pour palier à l'absence de son père › il a du mal à gérer la nouvelle du retour de Matteo parmi le monde des vivants
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : cleoheidi #3jameson #4matteo #2
RPs EN ATTENTE : evelyn › leena
RPs TERMINÉS : coraheidi #1 › heidi #2jameson #1 (fb) › jameson #2jameson #3matteo
PSEUDO : luleaby
AVATAR : ian somerhalder
CRÉDITS : ϟ SWAN (avatar)
DC : ezra beauregard (sam claflin)
INSCRIT LE : 01/12/2015

MessageSujet: if you're ready, heart is open (heren)   Mer 14 Mar - 18:48



heidi et soren
in a few weeks i will get time, to realize it's right before my eyes. and i can't say it's what you know, but you've known it the whole time.
luleaby
if you're ready, heart is open;
i'll be waiting.
Soren avait rangé son téléphone dans sa poche en soupirant. Ce moment, cet exact moment, il l’appréhendait. Il savait depuis un bon nombre de semaines désormais qu’il était sur le point d’arriver, mais il ne l’attendait pas avoir impatience. Et ce fut là qu’il remercia silencieusement Cora; parce-qu’effectivement, si elle n’était pas venu le voir plus tôt pour tout lui dire, tout lui raconter, il aurait quand même compris. La partie la plus dure - ou une des plus dures, car quand il allait devoir expliquer tout ça à Cleo, ça n’allait pas être de la tarte non plus - était cependant là, lui tendant la main. Heidi. Cora avait convenu avec lui qu’elle serait celle qui lui expliquerait, et Soren avait pris son mal en patience jusque maintenant. Le nombre de fois où il avait voulu appeler la jeune femme, de jour comme de nuit, quand ses pensées devenaient trop nombreuses et qu’il avait juste besoin de les évacuer. Mais il avait tenu bon - il se l’était promis. Heidi était au courant, et sans grand étonnement, elle demandait à son tour des explications. Dans toutes autres circonstances, la situation aurait fait sourire Soren. Mais avec toutes les choses qui lui tournaient autour ces dernières années, toutes ces choses sur lesquelles il n’avait pas la main surtout, il en avait perdu le sourire des situations pourries. Attrapant sa veste accrochée dans l’entrée, il monta rapidement dans sa voiture afin de rejoindre Heidi à son atelier, là où elle lui avait donné rendez-vous. Le trafic était fluide, chose plutôt rare à Brisbane à l’heure où toute personne quittant le travail n’avait qu’une envie, rejoindre son chez-soi. A croire aussi que l’univers allait dans le bon sens - si faire tout en sorte qu’Heidi obtienne au plus vite les explications de la part de Soren était le bon sens. Parce-qu’en tous cas, ce n’était pas le sens que Soren aurait instinctivement choisi. Il aurait préféré pouvoir prendre son temps, ne pas sentir tout ce stress monter en lui. Ce qui, en soi, était complètement ridicule. Il connaissait Heidi depuis des années, il avait appris à reconnaître chacune de ses mimiques de visage, chacune de ses intonations de voix. Il savait les moments quand elle voulait lui arracher les yeux, comme ceux où elle avait simplement besoin d’une épaule pour pleurer, d’une étreinte pour être soutenue. La seule chose à laquelle il ne s’était jamais habitué, malgré le temps écoulé, c’était de voir la déception dans son regard. Il avait l’impression de revenir des années en arrière, alors qu’elle n’était encore qu’une jeune fille à qui on venait de briser le coeur. Ce n’était pas le genre de choses qu’il lui souhaitait; au contraire. Heidi faisait partie de ces rares personnes pour qui il se souciait - réellement. Un peu trop rapidement à son goût, sa voiture fut garée dans la rue de l’adresse que lui avait envoyé la jeune femme. Pendant un instant, il se sentait même honteux de ne pas être venu plus de fois ici pour pouvoir voir les progrès qu’Heidi faisait avec son atelier. Mais toute interaction humaine n’étant pas nécessaire n’allait pas être forcée par Soren. Plus il se retenait de voir des gens, de devoir parler avec eux, mieux il se portait. Ça lui évitait surtout de devoir malheureusement tomber sur le sujet Cleo, ou le sujet Matteo - ignorer un problème c’était le faire disparaitre, selon lui. Une inspiration, deux inspirations même plus tard, et il poussait la porte de l’atelier. Pour l’instant, c’était le calme qui y régnait. Comme l’avait prédit Heidi, la fermeture officielle de l’endroit avait du faire fuir les clients car personne ne fut là pour l’accueillir. Heidi elle-même ne se trouvait pas dans son champ de vision. C’était le genre de situation qui aurait pu être réconfortante à n’importe quel moment, mais là, sachant qu’elle l’attendait quelque-part pour l’assaillir de questions et de reproches, il n’aimait pas du tout ça. « Y’a quelqu’un ? » A moins que la jeune femme ait prévu de faire sauter une bombe pour le désintégrer et qu’elle ait donc quitté la boutique bien avant qu’il n’arrive, c’était une question complètement idiote. Elle devait forcément se trouver dans les alentours, les yeux rivés sur la porte, prête à faire feux. « Heidi, s’il te plait, sors d’où tu peux te trouver. » C’était tout à fait le genre de phrase et le genre de ton qu’il employait lorsqu’il tentait de la faire craquer, depuis qu’ils se connaissait. Assez doux pour l’appâter, assez charmeur pour l’apprivoiser. Il fallait tenter, voir si ça marchait - et au pire, de penser ceci comme étant un jeu permettait de le détendre légèrement.



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le flou artistique
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ÂGE : 29 ans, pour la deuxième année consécutive. Certaines étapes prennent du temps à être franchies (27 avril 1988)
STATUT : L'amour c'est so overrated
MÉTIER : Propriétaire et styliste de mon propre atelier de couture avec pignon sur rue du côté de Queen Street Mall
LOGEMENT : w/ Kaecy dans un duplex à fortitude valley au numéro 133 (EB, mon voisin du dessous me manquera)

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Fût un temps, j'étais fiancée à un homme parfait, que j'ai lâchement quitté pour aller vivre mon rêve de mon côté › J'ai un husky nommé Lago, cadeau de ce fiancé › Je suis passionnée de mode depuis mon plus jeune âge › Née et ayant grandi à Brisbane, je ne jure que par cette ville et le surf › Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué est la phrase qui résume certainement le mieux ma vie aujourd'hui
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : It always seems impossible until it's doneMatteo
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When I first met you, I honestly didn't know you were gonna be this important to meBeneidi#3
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That feeling that never goes awayMatteidi#5
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I will always gravitate back towards you, regardless how far I wanderCoraidi#7
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Kaecy#3Leena#1Vitto#3Heren#3Evelyn#1
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RPs EN ATTENTE : Ginny (w/ Noah & Adam) › Loan (l'école d'Adam)
PSEUDO : BesidetheCrocodile
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CRÉDITS : avatar ©nightblood › signature ©ANESIDORA › userbars ©loonywaltz rpz
DC : Princess Chachatte
INSCRIT LE : 13/08/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t3949-heidi-i-will-always-be-by-your-side http://www.30yearsstillyoung.com/t19084-exist-on-your-own-terms-heidicharlie http://www.30yearsstillyoung.com/t3985-heidi-hellington http://www.30yearsstillyoung.com/t5807-heidi-hellington#200459

MessageSujet: Re: if you're ready, heart is open (heren)   Mer 21 Mar - 19:00





if you're ready, heart is open
It's just a moment go and seize it. Don't be afraid to give your heart to me. And if you do, I know that I won't let you down, no. Yeah, so hand it over, trust me with your love. I'll do anything you want me to, 'cause I can't breathe until I can see your face. △
soren & heidi
Le choc de la révélation m’avait cloué sur place. A dire vrai, rien autour de cette histoire ne me laissait indifférente. Depuis que j’avais eu le déplaisir de découvrir Cora en couverture de la grande majorité de la presse à scandale pour une sombre histoire d’adoption illégale, j’avais le vertige rien qu’à l’idée d’imaginer l’histoire entière. Bien-sûr, je n’avais pas fait confiance un seul instant à ces magazines qui pouvaient vendre pères et mères pour tenter de faire un peu plus d’argent, pour sortir le dernier scoop le plus révoltant et choquant possible. Je n’avais jamais accordé grand crédit à ce que je considérais comme la lie de la presse, habituée à voir ma meilleure amie dans les pages de magazines pour des rumeurs sur sa vie privée qui s’avéraient pour la plupart du temps bien éloignées de la réalité. Mais les choses étaient bien différente cette fois-ci, il n’était pas question d’un éventuel petit-ami ou d’un post mal interprété sur les réseaux sociaux. Aussi, j’étais directement venue trouver la principale concernée, l’inquiétude me rongeant le cœur. J’avais été vaguement rassurée par Cora qui m’avait assuré qu’elle m’expliquerait tout en temps voulu, quand les choses se seraient un peu tassées. Alors j’avais rongé mon frein, mettant mon impatience et ma curiosité de côté pour lui laisser le temps qu’elle m’avait réclamé. C’était un exercice difficile auquel j’avais eu plus d’une fois l’occasion de me confronter depuis que j’avais rencontré la rousse sur les bancs de l’université. J’avais toujours su qu’elle était secrète, qu’elle ne se confiait jamais totalement à moi, qu’elle gardait des choses pour elle et j’avais fini par l’accepter, attendant qu’elle se sente suffisamment en confiance pour venir chercher une oreille attentive de mon côté. Et si je brûlais d’envie de savoir le fin mot de l’histoire, je ne pouvais que déplorer que Cora doive le faire parce qu’elle s’en sentait l’obligation maintenant que les choses avaient fuité plutôt que parce qu’elle avait réellement envie de m’en faire part. Faisant preuve d’une patience qui m’étonnait moi-même – n’ayant jamais été réputée pour exceller dans l’art qu’était d’attendre – j’avais attendu l’heure des révélations. J’avais écouté Cora tout me raconter, sentant aussitôt la culpabilité m’envahir quand j’avais compris que j’avais failli à mon rôle premier d’amie. Je l’avais laissée seule affronter l’une des pires épreuves de sa vie, je l’avais abandonnée à son triste sort, trop concernée par mes propres tourments, par mon emploi du temps de ministre depuis que j’avais ouvert l’atelier pour ne pas me rendre compte que plus que jamais, Cora me cachait quelque chose. J’avais été à ses côtés sans l’être. Et si j’avais conscience que rien n’aurait pu la forcer à me faire part de cette histoire plus tôt, peut-être que si j’avais écouté avec plus d’attention, insisté plus souvent pour la voir, fais passer notre amitié en premier au lieu de me jeter corps et âme dans mon travail, peut-être alors aurait-elle fini par se sentir suffisamment à l’aise et entourée pour me confier ses noirs secrets. Ca avait été une conversation éprouvante, difficile à encaisser, de celle qui vous retournait le cœur. Mais elle était bienvenue, pour nous permettre de faire face à une toute nouvelle phase dans notre amitié, une étape suivante. Et cette fois, je me l’étais jurée, je ne la laisserai plus seule affronter cette épreuve. En revanche, au milieu de toutes ces révélations, de toutes ces informations qu’elle m’avait livrée, bien décidée à décharger son cœur de tout ce qu’elle avait tu pendant dix ans, un détail m’avait plus fait tiquer que les autres. Soren était le père de l’enfant, mon Soren, l’ancien meilleur ami de Matteo, celui qui avait passé les dernières années à s’occuper de ma nièce, quant son véritable fils trainait quelque part dans la nature. Si je n’avais pas spécialement relevé ce détail face à Cora, je n’avais pas pu tenir ma langue bien longtemps. Remontée, plus que jamais déterminée, j’étais allée chercher la confrontation avec l’un de mes plus anciens amis. Je savais que ma façon de m’adresser à lui, la manière dont je lui demandais de se justifier n’avait rien de juste, quand la nouvelle devait être un choc pour lui aussi. Mais, c’était là l’un de mes moindres défauts, j’avais tendance à oublier la justice quand j’avais une idée derrière la tête. Après quelques jours à ruminer mes pensées, à attendre de voir s’il se déciderait à venir me trouver de lui-même, j’avais fini par agir le matin-même. « Heidi, t’es sûre que tu ne veux pas d’aide pour fermer la boutique ? » me demandait Douglas, alors que j’étais assise à mon bureau, occupée à retravailler un dessin que j’avais préparé pour la future collection, l’esprit à des kilomètres d’ici. J’avais relevé le regard vers mon associé pour secouer la tête doucement. « Non, c’est bon. Je vais rester encore un peu ici. Rentre chez toi. » J’ignorais totalement l’ampleur et la nature de ma réaction une fois que je serai face à Soren et je préférais épargner à quiconque cette vision. « Passe une bonne soirée alors. A demain, Heidi. » m’avait-il salué avant de me tourner le dos pour quitter l’atelier, après que je lui ai accordé un faible le sourire, le cœur n’y étant pas vraiment. Et j’étais restée là, dans le silence de mort qui régnait entre les quatre murs quand, après ce qui me semblait avoir été une éternité, une voix que trop familière s’était fait entendre. « Y’a quelqu’un ? » Je m’étais figée dans mon mouvement, toujours assise, incapable de lui répondre maintenant que l’heure fatidique était arrivée. « Heidi, s’il te plait, sors d’où tu peux te trouver. » J’avais lâché un petit soupir, et doucement je m’étais redressée. Les talons aiguilles de mes escarpins annonçant mon arrivée avant qu’il ne puisse me voir apparaître dans son champ de vision, je m’étais présentée devant lui, bras croisés sur la poitrine. « Promis, je ne t’étranglerai pas avec un mètre ruban. » soufflais-je alors, le visage inexpressif quand j’avais tout de même au fond de la pupille une lueur presque taquine. « Je ne promets pas que je n’aurai pas envie de m’adonner à un peu d’acupuncture avec quelques épingles en revanche. » Cette fois-ci, l’humour sous-jacent s’en faisait d’autant plus ressentir dans le ton de ma voix. Désormais face à Soren, je me rendais compte que je ne l’avais pas vu depuis une éternité, ce dernier se faisant extrêmement fuyant depuis le retour de Matteo dans nos vies. Comblant alors la distance qui nous séparait, j’étais venue embrasser sa joue, vieille habitude entre nous, ayant besoin de me mettre sur la pointe des pieds malgré les escarpins que je portais. « Merci d’être venu. » Il fallait dire qu’aucun de mes textos n’était très engageant. Mais j’avais besoin de réponses et je reconnaissais l’effort qu’il venait de faire en s’avançant en terrain ennemi, désarmé et vulnérable. Mais parce que tourner autour du pot n’était pas ma spécialité, j’avais aussitôt fait feu, le ton bien moins agressif que la forme de mes propos. « Donc toi et Cora, hum ? Le monde est étrangement petit, n’est-ce pas ? » Et c’était le moins que l’on pouvait dire. Je connaissais Soren depuis que j’étais une adolescente, en émoi face à sa beauté indéniable, sa désinvolture séduisante, la gentillesse en plus pour enrober le tout et le rendre encore plus attrayant. Et j’avais rencontré Cora en arrivant à Sydney pour mes études. La probabilité que ces deux là puissent se connaitre indépendamment de moi était infime, presque ridicule. Et pourtant…
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MessageSujet: Re: if you're ready, heart is open (heren)   Dim 10 Juin - 20:42


heidi et soren
in a few weeks i will get time, to realize it's right before my eyes. and i can't say it's what you know, but you've known it the whole time.
luleaby
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Dire qu’il se sentait à l’aise dans ces locaux aurait été déceler le plus simple des mensonges qui s’apprêtaient à être dévoilés. Soren avait l’impression de s’être jeté dans la gueule du loup, tout en étant complètement conscient de ce qui l’attendait. Heidi se devait d’être au courant, elle ne l’aurait pas abordé de la sorte sinon. Et être en toute connaissance de cette information le rendait mal à l’aise - ce qui était chose très rare avec la jeune femme. Le bruit de ses talons se fit entendre bien avant que Soren ne puisse voir Heidi en chair et en os, et malgré lui le stress de la conversation approchant montait. « Promis, je ne t’étranglerai pas avec un mètre ruban. Je ne promets pas que je n’aurai pas envie de m’adonner à un peu d’acupuncture avec quelques épingles en revanche. » L’humour qui faisait lentement mais surement son chemin dans les paroles de la jeune femme eut le don de faire descendre la pression d’un cran. Au moins, elle n’allait pas réellement lui sauter à la gorge de suite, ce qui lui laissait un peu de temps pour rassembler ses esprits, mettre en ordre ses idées. « Si ça a un effet anti-stress et que j’en meurs pas, je dirai presque pas non. » Être franc, c’était peut-être la meilleure des tactiques. De toutes façons, il n’était pas venu ici pour cacher plus longtemps ce qu’il avait appris quelques mois plus tôt. Finalement, Heidi prit l’initiative de réduire la distance qui les séparait en venant déposer un baiser sur sa joue. Bien sur, il lui rendit la pareille - et eut un petit rire intérieur en se disant que si Matteo voyait ça et avait connaissance de tout ce que lui savait, il aurait eu envie à son tour de lui sauter à la gorge. « Merci d’être venu. » Avec un petit rire, Soren vint hausser les épaules. « J’avais le choix ? » Il aurait pu lui dire non, tourner les talons et repartir de là où il venait. Mais par expérience, il savait que fuir un Hellington n’était pas la plus sage des décisions - loin de là. Il avait d’ailleurs l’impression dernièrement que toutes les choses pour lesquelles il n’avait pas été tenu responsable jusque maintenant revenant au galop, comme pour se venger de lui avoir laissé la belle vie jusque maintenant. « Donc toi et Cora, hum ? Le monde est étrangement petit, n’est-ce pas ? » Inspirant grandement, haussant les épaules de cette façon détachée dont il savait faire preuve à toutes épreuves, il finit par regarder Heidi dans les yeux- une première depuis qu’il était arrivé. Elle était clairement en attente de réponses, de vraies réponses et il savait qu’elle ne le lâcherait pas avant de les avoir toutes obtenu. Laissant par la suite ses yeux se promener un instant à travers l’atelier - qui avait subi quelques bons changements depuis la dernière fois qu’il avait pu passer -, il finit par faire un petit sourire espiègle. « Tu ferais pas partie de ces gens qui cachent toujours une bouteille de bourbon dans leur bureau par hasard ? » Il laissa un petit temps, qu’Heidi ait le temps de comprendre que c’était sa façon à lui d’en arriver aux faits. Il n’évitait pas la discussion,  loin de là - il était bien loin de tout ça désormais -, mais il n’aurait pas dit non à un petit verre d’encouragement. « Ou de champagne offert par l’un de tes clients, ça revient au même. » Et alors, il se mit à bouger. Après avoir passé quelques minutes presque immobile au milieu de l’atelier, il avait fini par enfin réussir à se mouvoir. C’était à la fois bon signe et mauvais. Bon, parce-que ça voulait dire qu’il était en train d’accepter le fait qu’il allait devoir parler avec Heidi; mauvais, parce-que c’était l’une de ses manières de gérer au mieux le stress et toutes autres émotions pouvant ruiner à néant cet instant. « Mais oui, Cora et moi… Le monde est petit comme tu dis. Enfin dans mon cas, c’est plutôt le fait que vous soyez devenues tant amies que je trouve étonnant - parce-que techniquement, j’ai connu Cora avant toi, so. » Il finit par se laisser tomber dans l’un des fauteuils qui se tenait là - surement ceux où les accompagnants devaient passer des heures pendant les essayages des heureux élus.



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