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 we are lost in a masquerade | hazard-pegerton clan

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l’orgueil et les préjugés
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ÂGE : 27 ans, je suis né le 9 juillet 1990 à Londres.
SURNOM : (Princess) Chachatte, Grumpy Cat, Charles par une certaine rousse (et elle seule).
STATUT : She's driving me crazy. Papa de substitution d'Oliver, mon neveu âgé de 5 ans.
MÉTIER : Diplômé en journalisme, avec spécialisation en géopolitique (notamment du Moyen-Orient). Reporter pour ABC Radio en quête d'aventures et d'histoires à raconter.
LOGEMENT : Spring Hill au numéro 20, une grande villa avec Gauthier, Théo, Connor & Oliver. Depuis un peu plus d'un an, Debra a rejoint le clan, avec Chronos, son chien.

POSTS : 2470 POINTS : 30

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Paraitrait que snobinard britannique seraient les mots qui me qualifieraient le mieux › Paraitrait quand même que je ne sois pas qu'un crétin, presque sympathique et attachant quand on a le privilège d'apprendre à me connaître même › Paraitrait que la famille, surtout mes frères et ma petite soeur ainsi que mon neveu, sont la prunelle de mes yeux › Paraitrait que je sois un peu volage, libre comme l'air › Paraitrait quand même que ça soit surtout dans le but de me protéger parce que la dernière fois que j'ai aimé ça ne m'a pas trop réussi
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Side by side, connected by the heartHazard-Perry Family#4Connor#2Théodora#2
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Walking away from someone you can't forget › Charleigh#3
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We've been friends for so long, I can't remember which one of us is the bad influenceSeung-Jin#1Chariane#2Chariad#1
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No matter where we go, we take a little of each other everywhereDelie#3
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Emre#2Greta#1
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RPs EN ATTENTE : Ryleigh (rp mims post AAP) › Marianna (à déterminer) › Lene (bateau de Gauthier) › Maze (à déterminer) › Debra (à propos de Charleigh)
PSEUDO : besidethecrocodile
AVATAR : Douglas Booth
CRÉDITS : avatar ©RAINBOWSMILE › signature ©anaelle › userbars ©loonywaltz rpz
DC : Heidinosaure
INSCRIT LE : 24/03/2016
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MessageSujet: we are lost in a masquerade | hazard-pegerton clan   Ven 16 Mar - 18:47




we are lost in a masquerade
Both afraid to say we're just too far away from being close together from the start. We tried to talk it over but the words got in the way. We're lost inside this lonely game we play. Thoughts of weeping disappear every time I see your eyes, no matter how hard I try to understand the reasons that we carry on this way. △
hazard-pegerton clan
La désagréable impression de pénétrer en terrain ennemi, je m’approchais du comptoir d’accueil de l’hôtel Hazard-Perry, m’adressant aussitôt à la réceptionniste qui se trouvait derrière : « Il y a une réservation pour ce soir au nom de Ryleigh Egerton, elle a dû laisser une clé pour Charlie… » commençais-je à me présenter avant de me faire couper l’herbe sous le pied par la jeune femme : « Hazard-Perry, tenez. » disait-elle en me tendant aussitôt une carte magnétique. « Ça sera la suite au troisième étage, sur votre droite en sortant de l’ascenseur. » Mais déjà je ne l’écoutais plus vraiment. Les hôtels Hazard-Perry, j’y avais passé des journées entières lorsque j’étais plus petit, quand mes parents étaient trop occupés avec leurs divers rendez-vous pour daigner m’accorder un peu de leur temps. Je savais donc comment les choses fonctionnaient ici, quand bien même le palace de Brisbane n’était pas construit de la même façon que celui de Londres. Après un bref trajet en ascenseur et quelques pas dans le dédale des couloirs de l’établissement, je venais presser la carte magnétique contre la poignée de la porte de la chambre correspondante, ouvrant celle-ci dans la foulée. Je découvrais aussitôt Ryleigh dans la suite, en train sûrement de terminer de se préparer ou de réfléchir à une façon de pouvoir canaliser mes futures réactions face à ce qui nous attendait. Presque félin, sur la pointe des pieds, je m’avançais jusqu’à elle, la surprenant de dos pour venir passer mes mains autour de ses hanches et l’attirer à moi, embrassant son cou dans la foulée. « Jolie robe. » lui soufflais-je, au creux de l’oreille avant de me détourner pour me diriger aussitôt vers le minibar. « J’ai besoin d’un verre. » Si j’avais décidé de ne pas trop faire de scène, accordant à Ryleigh le bénéfice du doute, je ne pouvais nier que j’avais toujours au fond de l’estomac cette piqûre de la trahison, cette envie de lui faire payer l’affront qu’elle m’avait fait en me tenant éloigné de la vérité quand elle savait tout de ce qu’il se passait dans la vie de Maureen ces derniers mois. Mais aujourd’hui, plus que jamais, j’avais besoin d’elle, de ce pouvoir qu’elle savait exercer sur moi pour m’aider à affronter ce que je fuyais avec application depuis plusieurs jours. Maureen avait un cancer du sein, révélation portée à ma connaissance par Connor, qui avait flairé que je ne serai pas rapidement mis au parfum si ce n’était pas lui qui venait vendre la mèche. La nouvelle avait été un réel choc. J’avais toujours su, dès l’instant même où Gauthier m’avait annoncé l’arrivée de la cadette sur le sol australien, qu’elle avait quelque chose à nous cacher, une histoire à fuir à Londres, une révélation à nous faire. Et si je m’étais laissé à imaginer les scénarios les plus rocambolesques, les moins reluisants aussi, pour ma grande-sœur, jamais l’idée d’un cancer ne m’avait traversé l’esprit. Nous étions des Hazard-Perry après tout, protégés de la plèbe et de ses maux dans notre haute tour d’ivoire, non ? C’était la réalité qui m’avait rattrapé, me mettant au pied du mur, contraint de faire face à cette nouvelle qui remettait presque 28 années de cordiale indifférence en question. J’étais le plus dur envers Maureen, celui qui lui opposait le plus de résistance, ne lui facilitant pas du tout la tâche de son retour pour tenter de faire amende honorable auprès de nous tous. Je lui en voulais toujours, de m’avoir abandonné à mon triste sort dès mes premiers jours en ce monde, je lui tenais encore et toujours rigueur de l’absence de soutien qu’elle avait eu vis-à-vis de sa seule sœur, alors enceinte et exposée à toute la mesquinerie dont nos parents étaient capables et aujourd’hui, j’étais en colère contre elle d’être malade, d’oser se trouver sur la sellette comme elle ne l’avait jamais été auparavant. Je ne l’avais pas revue depuis ce funeste brunch qui s’était terminé d’une façon bien tragique selon moi après que Gauthier se soit chargé de l’ambiance, en bon rabat-joie qu’il savait être. Et depuis que j’avais appris pour sa condition, je l’avais fui avec encore plus d’application. Je ne savais pas quoi faire de la situation, ni comment gérer les émotions qui m’assaillaient. Je ne voulais pas avoir pitié d’elle et revenir à ses côtés sous prétexte qu’elle ne serait peut-être plus de ce monde d’ici quelques semaines, quelques mois, quelques années peut-être. Si je me trouvais là, au sein de l’hôtel Hazard-Perry aujourd’hui, à me servir un verre de mon whisky préféré, ce n’était que parce que Ryleigh m’avait attirée dans ses filets, usant de ses charmes et d’arguments pour le moins pertinents et persuasifs pour me pousser à accepter de me présenter à cette soirée de bienfaisance donnée par la fondation Beauregard. « Rappelle-moi pourquoi j’ai accepté de venir déjà ? » lui demandais-je, buvant le contenu de mon verre d’un trait avant de m’en resservir un. Lui réservant le même traitement qu'à son prédécesseur, j'avais ensuite jeté un coup d’œil à ma montre pour réaliser qu’il était bientôt l’heure de rejoindre le reste de la famille dans la salle qui avait été réservée pour l’occasion, finissant alors par relever les yeux vers l’anglaise. « Viens-là. » que je lui ordonnais presque, réalisant que dans l’agitation de mes pensées, j’avais à peine pris le temps de la saluer comme il le fallait. Si j’étais toujours énervé contre elle – quand est-ce que je ne l’étais pas de toute façon ? – je me souvenais de notre discussion dans son appartement, de la demande qu’elle m’avait fait d’essayer de mettre de l’eau dans mon vin. Alors je m’y attelais, parfaitement conscient que je n’étais pas capable de mener de front deux combats : l’un contre ma famille, l’autre contre l’Egerton. Alors pour une fois, je lui concédais la victoire par forfait, l’attirant un instant à moi, ma main dans le creux de ses reins pour l’embrasser dignement. « Oublie pas la promesse que tu m’as faite, hein. » susurrais-je à son oreille, avant de lui prendre la main et de la laisser me guider hors de cette chambre. « Dès que je n’en peux plus, on revient ici hein ? C’est le deal ? » m’assurais-je néanmoins, pas peu fier d’avoir poussé la brune à nous réserver une suite pour la soirée, me permettant donc de profiter allègrement du champagne qui coulerait à flot sans avoir à me soucier de devoir traîner ma carcasse avinée jusqu’à la villa familiale. Empruntant le même chemin que j’avais effectué un peu plus tôt dans le sens inverse, nous arrivions finalement dans une grande salle de réception, décorée avec goût et sobriété pour l’occasion. Les invités n’étaient pas encore là, seuls étaient présents les membres de la fondation et ma fratrie, invitée à se réunir juste avant le début des festivités pour accorder nos violons et s’assurer que nous serions capables de jouer la comédie de la petite famille unie au moins le temps d’une soirée. Au milieu des visages inconnus, je remarquais sans peine ma grande sœur, belle comme à son habitude, si bien qu’il était difficile de croire qu’elle avait bel et bien dans la poitrine une bombe à retardement, prête à exploser à tout instant. Et je sentais Ryleigh qui me tirait dans sa direction alors que je freinais des quatre fers, pas coopératif pour un sou. « Je ne sais pas si je suis prêt. » bougonnais-je dans ma barbe en lui lançant un regard noir. Mais elle insistait et je finissais par la suivre, traînant le pas comme un condamné à mort montant à échafaud, main dans la poche de mon pantalon de costume. Je m’arrêtais à la hauteur de ma grande-sœur, daignant lui accorder un regard quand ma gorge se nouait étrangement. « Maureen. Tu te sens prête ? » La question était idiote, mal à propos, posée d’un ton trop bourru pour être touchante. Alors aussi bêtement que j’étais venu poser cette question, j’attendais la réponse, à la recherche discrète de Connor pour espérer pouvoir me soustraire bien rapidement à cette conversation que je n’avais pas envie d’avoir.
©BESIDETHECROCODILE


Oho, this kiss you give, it's never ever gonna fade away △





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Dernière édition par Charlie Hazard-Perry le Sam 14 Avr - 20:51, édité 2 fois
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SURNOM : théo. Juste Théo.
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MÉTIER : En troisième année de fac de médecine.
LOGEMENT : #20 Spring Hill. Avec le clan Hazard-Perry.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Quatrième enfant d'une fratrie de cinq ; elle a trois frères et une soeur ≈ Elle est maman d'un petit garçon de 5 ans, Oliver ≈ Elle est issue d'une famille londonienne fortunée ≈ elle est capable de parler 4 langues différentes ≈ elle jongle à la perfection entre sa vie étudiante et son rôle de mère ≈ trouver quelqu'un avec qui se poser ne fait clairement pas partie de ses priorités, elle n'enchaîne cependant pas les conquêtes non plus.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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( ohana ) ohana means family. family means nobody gets left behind or forgotten. charlie#2 + gauthier#2 + HP family#3


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MessageSujet: Re: we are lost in a masquerade | hazard-pegerton clan   Mer 28 Mar - 23:20




hazard-pegerton clan

we are lost in a masquerade


Un dernier coup d’œil à l’intention du reflet que lui renvoyait le miroir en pied posé dans un coin de la chambre. Théodora était prête. Robe longue. Sobre, mais élégante. Escarpins vertigineux qui lui faisaient prendre quelques centimètres. Cheveux relevés en un chignon simple, mais pour autant pas négligé. Voilà bien longtemps que la jeune femme n’avait plus pris autant de temps à se préparer de la sorte. Voilà bien longtemps qu’elle n’avait plus eu à réellement porter le nom de Hazard-Perry au grand public. L’anglaise n’avait pas la moindre idée de la tournure que pourrait prendre cette soirée et pour être tout à fait honnête, elle redoutait le pire en sachant que la fratrie se retrouverait au grand complet pour soutenir Maureen et représenter la famille lors de cette soirée de charité organisée au sein de l’hôtel Hazard-Perry afin de récolter des fonds pour l’association Beauregard. Une noble cause en soit, mais lorsqu’on avait conscience des tensions familiales actuelles, il y avait de quoi redouter le déroulement de la soirée. Une dernière touche de rouge à lèvre qu’elle glissa dans la pochette qu’elle avait prévue pour la soirée et la jeune femme quitta enfin sa chambre, faisant un détour par celle de son fils où il jouait tranquillement. Elle l’embrassa, eut droit à un câlin, lui rappela les consignes pour ce soir puis s’éclipsa afin de rejoindre le rez-de-chaussée de la villa où Gauthier, Connor ainsi que la nounou de la soirée l’attendaient. Ne pouvant s’empêcher de jouer les mères poule, Théodora rappela toutes les instructions pour la soirée et les numéros à contacter s’il devait y avoir le moindre souci. Généralement, lorsqu’elle quittait la maison, c’était l’un de ses frères qui gardait Oliver ou ils s’arrangeaient pour que le petit garçon puisse aller passer la nuit chez Elisabeth, mais la jeune femme n’étant pas disponible ce soir, elle avait dû se rabattre sur la solution de la nounou et autant dire qu’elle n’était pas spécialement rassurée à ce propos. Enfin qu’importe. Les trois Hazard-Perry montèrent finalement en voiture, direction le lieu de réception. Sans pouvoir se l’expliquer, la jeune femme se sentait anxieuse. Au-delà du fait qu’elle allait se retrouver à devoir passer la soirée à sourire et faire comme si de rien n’était auprès de ses frères avec qui l’entente n’était pas forcément des plus cordiales ces derniers temps, la raison pour laquelle la soirée était organisée la mettait mal à l’aise. Maureen était atteinte d’un cancer et le sujet n’avait été que peu abordé – pour ne pas dire pas du tout en réalité. Comme si le fait de ne pas en parler ralentirait la maladie de sa sœur, comme s’il s’agissait d’un sujet tabou, l’un de ses problèmes que la famille avait pour habitude de balayer sous le tapis pour le laisser traîner là et tenter de l’oublier.

Après quelques minutes de route à peine, la voiture se gara face à l’hôtel familial et les trois passagers en descendirent. Quelques marches menaient à de grandes portes vitrées. Si Théodora n’avait jamais vraiment quitté le luxe en suivant son frère aîné en Australie, elle n’était clairement plus habituée à ce genre de soirée où les apparences passent avant tout le reste. Elle s’apprêtait à enfiler un masque et elle n’était pas certaine de pouvoir le porter toute la soirée. Mais qu’importe, elle mordrait sur sa chique pour adopter le comportement adéquat. S’accrochant au bras de Connor comme à une bouée de sauvetage, ils gravirent tous les trois les quelques marches, arrivant dans le hall de l’hôtel. La salle de réception était indiquée et s’il n’y avait pour le moment encore que peu de monde, la jeune femme ne doutait pas que d’ici quelques minutes, le tumulte s’emparerait des lieux. « Si tu m’abandonnes pendant la soirée, tu perds ta place de meilleur petit frère au monde. » souffla-t-elle à l’adresse de Connor tandis qu’ils avançaient en direction de la salle de réception. Une menace qui n’en n’était pas vraiment une. Une remarque pour tenter de détendre l’atmosphère, pour l’aider à se détendre un peu elle-même. Au fur et à mesure que la distance la menant à la salle s’amoindrissait, le poids sur son estomac s’alourdissait. Passant enfin les portes, le regard de la brune se posa immédiatement sur le reste de sa fratrie accompagné de Ryleigh. Définitivement, il ne fallait pas qu’elle quitte son petit frère de la soirée. Théo n’avait plus adressé la parole à Charlie depuis des mois si ce n’est que quelques politesses lorsqu’ils se retrouvaient tous les deux en compagnie d’Oliver, alors elle ne tenait pas spécialement à se retrouver en sa compagnie ce soir. Se retrouver en tête à tête avec Gauthier n’aurait en soit pas été gênant, mais son manque de communication l’amènerait à cogiter et elle n’avait pas envie de cela ce soir. Tout comme un tête à tête avec Maureen d’ailleurs. Ne parlons même pas de Ryleigh ou du fait de devoir socialiser avec les personnes présentes ce soir. Elle n’aurait pas le choix de toute façon, mais en définitive, il ne valait pas qu’elle s’éloigne de trop de cadet de la fratrie si elle tenait à sortir vivante de cette soirée. « Bonsoir tout le monde. » Un sourire de façade, un ton poli. Ou comment se retrouver projeter des années en arrière en à peine quelques minutes.

AVENGEDINCHAINS


I lied to my heart 'cause I thought you felt it. You can't light a fire, if the candle's melted. No, you don't have to love me if you don't wanna, don't act like I mean nothing.

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Dernière édition par Théodora Hazard-Perry le Sam 14 Avr - 21:04, édité 3 fois
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LOGEMENT : chez les HP la plus part du temps mais aime squatter la colocation de Bryn

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Connor vient d’une famille aisée Londonienne, il a quatre frères et sœurs, il sont maintenant tous réunis à Brisbane ★ Connor est un grand fêtard, s’il y avait pas les cours il sortirai H24 ★ En plus d’être un grand fêtard c’est également un homme à femme (et à homme également). C’est un grand dragueur et avec sa gueule d’amour il ne se prend pas souvent de râteau ★ Connor a appris à jouer de la guitare, au début pour combler le silence et maintenant surtout parce que c’est un bonne atout de séduction sur la plage .
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
Charlie #2RyleighMaureen Family Hazard-PegertonMyrddinNoa Itziar

RPs EN ATTENTE : ★ Ambroise MacLeod ★ Gauthier #2


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MessageSujet: Re: we are lost in a masquerade | hazard-pegerton clan   Mar 3 Avr - 23:35



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WE ARE LOST IN A MASQUERADE

 Un gala de charité, organisé par l'association Beauregard, dans un hôtel Hazard-Perry, avec en invité d'honneur Maureen et avec en prime toute la fratrie Hazard-Perry... Non, ne cherchez pas l'erreur dans cette phrase il n'y en avait malheureusement pas - c'était bien le planning de ma soirée.

Déjà plus de 10 minutes que je me tenais face au miroir de la salle de bain, rassoir à la main, jugeant le pour et le contre de ma barbe de 3 jours. Rasé pas rasé comme si c'était l'enjeu principal de ce gala. Je poussais un long soupire et finis par reposer le rasoir à sa place, la flemme pour ce soir. Nouant ma cravate comme si j'étais né avec cette dernière, je saisis la veste de costume noire qui était accrochée à la poignée de la porte et quittai enfin la pièce. Je passais ensuite en quatrième vitesse dans la chambre de mon neveu qui ne manqua de valider ma tenue pour ce soir et rejoignit Gauthier qui nous attendait avec impatience dans l'entrée. « Je suis paré c'est bon. » Ce dernier m'indiqua que Théo ne devait plus tarder et je crus honnêtement que nous en aurions encore pour une vingtaine de minutes avant que notre soeur ne se décide. Mais heureusement pour les nerf de Gauthier, Théo de tarda pas de descendre les marches dans sa longue robe, je l'accueillis d'un sourire. « Tu es magnifique Théo. » Mais nous n'avions pas le temps de tergiverser. Pourtant, avant de quitter la Villa j'adressais tout de même un compliment à mon frère. « Ne soit pas jaloux Gauthier, tu n'es pas mal non plus. » Quelques instants plus tard nous étions dans la voiture en direction du Gala, plus possibilité de faire marche arrière.

Tout en tenant la portière à Théo, je pris une grande respiration et constatai malgré moi que ma mâchoire me faisait un mal de chien à force de serrer les dents. Pourtant, dans quelques instants, il nous faudra afficher de grands sourires et mimer une relation familiale sans faille jusqu'à la fin de cette réception. Cette idée ne m'inspirai rien de bon et je doutais qu'il en était de même pour Charlie qui avait toujours eu horreur des faux semblants - J'espérai que cette soirée ne termine pas une nouvelle fois en règlement de compte, les journalistes en primes. Théo vint alors s'accrocher à mon bras et me ramena sur terre. « Si tu m'abandonnes pendant la soirée, tu perds ta place de meilleur petit frère au monde. » me lança-t-elle tout bas. Je tentais de lui sourire, mais mes zygomatiques semblèrent défectueux, à la place j'optais donc pour le second degré « Hmm, j'avais prévu de me trouver une cavalière un peu plus blonde pour cette soirée... Mais je veux pas risquer ma place de meilleur petit frère au monde alors marché conclu. » Je tentais en vain de rassembler les quelques souvenirs que j'avais des réceptions de ce genre que j'avais vécu, mais il faut croire que j'étais plus rouiller que ce que je voulais bien admettre. Tenir le rôle du benjamin heureux de cette grande fratrie aimante ne m'enchantais guère, mais je n'avais pas le choix ce soir, je ne pouvais pas me permettre de jouer les troubles-fêtes cette fois, pas dans ces circonstances, je m'étais donc juré de me tenir à carreaux autant que je le pourrai.

L'intégralité de mon corps se raidit lorsque nous franchissions enfin l'entrée de la réception et je sentis l'étreinte de Théo s'accentuer également, autant pour moi que pour elle, je marmonnais dans ma barbe « Et c'est parti pour le grand jeu. » Une fois dans la salle nous ne tardions pas à mettre la main sur Ryleigh et Charlie ainsi que sur Maureen. En une fraction de seconde nous étions tous réunis et une atmosphère morne prenait déjà place entre nos rangs, il n'allait pas être aisé de jouer la comédie. Théo pris les devants et salua le reste de la famille, je la suivis de près sans plus de conviction « Salut. » Pour être honnête j'étais plus que surpris de voir Charlie se tenir parmi nous, je ne savais pas encore si c'était positif ou non étant donné le caractère parfois précieux de notre princesse, mais j'espérais que la tigresse agrippée à son bras l'aidera à s'apaiser si l'ambiance finissait pas s'envenimer. J'étais également vraiment mal à l'aise de me retrouver face à leur couple, ne pouvant m'empêcher de penser à ce qu'il adviendrait de notre trêve fraternelle si Charlie apprenait mon aventure sans lendemain avec sa chère et tendre. J'étais pourtant parti pour me confronter à ces remords durant ces 4 prochaines heures ainsi que pour le reste de ma vie... Je pris alors conscience que je ne voulais absolument pas affronté ça ce soir et voulu instantanément prendre mes jambes à mon cou, mais Théo me retenait. Discrètement je me penchais alors vers elle. « Rectification. C'est toi qui ne devra pas me lâcher ce soir s'il-te-plaît. » Me connaissant je n'avais pas intérêt à me retrouver en tête-à-tête avec mon frère sinon je serai bien parti pour ne pas tenir ma langue et lui balancer le pot aux roses sans même m'en rendre compte.





Si t’es souvent seul avec tes problèmes, c’est parce que, souvent, le problème, c’est toi. — Orelsan.



Dernière édition par Connor Hazard-Perry le Dim 22 Avr - 16:50, édité 1 fois
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ÂGE : 33ans (18/09/1984)
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STATUT : En deuil suite à la mort d'Elisabeth le 18 juillet
MÉTIER : Trader dans une grande banque où il est reconnu pour son efficacité.
LOGEMENT : Spring Hill #20, dans une grande villa avec ses deux frères, sa sœur et Oliver son neveu et son fils Gabriel une semaine sur deux.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Gauthier est l’ainé d’une famille de 5enfants, issu de la haute société anglaise il a reçu une éducation stricte et aristocratique. ≈ C’est un féru d’alpinisme depuis son plus jeune âge et de nature en général. ≈ Il possède un voilier avec lequel il s’évade parfois en mer. ≈ Peu loquace et sûr de lui il impose un certain respect mais certain voit son attitude comme un gage de froideur et d’arrogance. ≈ C’est un homme très différent en société et dans le privé. ≈ C’est un fou de safaris et de sensations fortes. ≈ Il a connu très peu de relation car il n’a pas de temps à y consacrer
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
HAZARD-PERRY CLAN ❅ You go through life wondering what is it all about but at the end of the day it's all about family.HP family #4Connor #2 ❅ Charlie #3 ❅ Théodora #3


GAUTAIA ❅ I like to see you in your gambling mood. Living like you've got nothing to lose now the bad luck doesn't follow you around.Maïa


GAULENE ❅ A twist, a tale, a rip through my sail and we're made to watch the walls fall downLene #5

MariannaSheridyn ❅ Ariane

RPs EN ATTENTE :
GABRIEL ❅ By the time a man realizes that maybe his father was right, he usually has a son who thinks he's wrong.

RPs TERMINÉS :
GAUTELISA ❅ We didn't even get a chance to say goodbye.I keep falling asleep pretending that you're there, give me something to live for, something to die for.
PSEUDO : Mel
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CRÉDITS : (c) signature : alaska + gif : soft parade (c) avatar : Dripping Alchemy
DC : James Beauregard
INSCRIT LE : 30/04/2016
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MessageSujet: Re: we are lost in a masquerade | hazard-pegerton clan   Mar 17 Avr - 17:56



we are lost in a masquerade
Hazard-Pegerton clan

Qui aurait cru que Gauthier pouvait être plus mutique qu’à son habitude ? Personne sans doute et pourtant c’était le cas. L’annonce de la maladie de Maureen avait été un claque immense, une remise en question comme il n’en avait pas eu depuis longtemps. Tardive… C’est ce qu’il dirait de cette annonce s'il avait les mots. Bien trop tardive. Comme il l’avait promis, il avait réservé cette soirée à sa soeur, sans savoir dans quoi il s’engageait, avec comme simple promesse celle d’en savoir plus le jour même. Et c’est sans réelle appréhension qu’il avait rejoint ce matin même Maureen à son domicile - encore une fois comme elle le lui avait demandé. Il n’avait pas posé de questions avant - parce que c’était sa façon de fonctionner, parce qu’il n’en posait jamais trop - une erreur de plus sans doute. Et quand le mot cancer était sorti de la bouche de sa cadette un vertige l’avait saisi. Un trouble bien caché une fois de plus sous 3 tonnes d’inexpressif. Il semble dur Gauthier, mais ne l’est pas assez pour rester statique cette fois. Une main sur l’épaule, c’est tout ce qu’il sera donne à Maureen sur le moment - une froideur installée depuis bien trop longtemps entre eux - comme un vieux mécanisme que même une telle révélation ne peut enrayer. « Qu’est-ce que je peux faire pour toi ? » Il pense à son téléphone dans sa poche. Au contact qu’il pourrait faire marcher. Il veut tout savoir - son oncologue, ses traitements, il veut le meilleur pour sa soeur. Sa petite soeur qu’il a pourtant tant de fois négligée au profit de ses autres frères et soeur. Parce qu’elle est plus âgée - parce qu’elle a toujours été plus détachée aussi, plus indépendante. Elle n’a jamais eu besoin de lui Maureen… Du moins c’est l’impression qu’elle a toujours donnée.

Venir au gala du soir même.

C’est la seule chose qu’elle lui demandera, avec sobriété comme si elle ne venait pas de lâcher une bombe. La soirée lui est déjà réservée de toute façon. Mais il n’y a pas que le mot cancer qui le choc. Quelque part il savait bien que quelque chose clochait dans cette arrivée soudaine en Australie - sans pourtant oser s’imaginer le pire. Mais comprendre qu’il est le dernier au courant - comme un coup sur son ego - bien plus que ça encore. Il s’est toujours cru le plus proche de sa soeur. Maureen la forte, Maureen qui n’a jamais vraiment pris sa place dans leur famille - cette place qu’il a tentée parfois de lui donner - là où le reste de la fratrie semblait l’oublier. Et pourtant - il n’a mérité que ça - une annonce forcée quelques heures avant un gala où toute sa famille doit participer. L’impression qu’il n’est mis dans la confidence que parce qu’elle n’a plus le choix. Il tangue un peu - perd pied - perd sa place de grand frère - celle de pilier. Quant à-t-il perdu cet honneur ? Il refait le court de sa vie en sens inverse. Le temps qui s’arrête sur la révélation de sa paternité… Une nouvelle qui a chamboulé toute la dynamique familiale - une vérité qui a changé le regard de ses cadets - comme s'ils découvraient après toutes ses années qu’il était capable lui aussi d’avoir de faille - de faire des erreurs. L’impression pesante qu’il ne lui est pas permis d’être un humain - mais qu’il s’est mis lui-même ce fardeau et n’a pas le droit d’en blâmer les autres.

Est le voilà dans son costard fait sur mesure - son noeud papillon bien attaché au niveau de sa gorge ou une boule s’est nichée depuis plusieurs heures maintenant. Il regard la babysitteur dans le silence. Habituellement il lui aurait fait réciter les normes de sécurité et les numéros d’urgence pour s’assurer qu’elle est prête à garder son neveu - mais rien n’est normal aujourd’hui. Ça ne lui semble pas plus normal de voir sa soeur sur son trente et un - magnifique évidement. Il écoute à peine les jacasseries de son plus jeune frère. Ses gestes comme des automates qui le mènent à la voiture - qui le mène à l’hôtel Hazard-Perry dans le plus grand des silences. Une sensation étrange qui le saisit quand il rente dans l’immense bâtisse - comme d’être à la maison. Pourtant il ne connaît presque pas cet hôtel - il n’est pas identique aux autres et pourtant… Il traine cette patte Hazard-Perry, celle de son grand-père… Celle de son père aussi un peu. Ce quelque chose qui lui rappelle la maison - une maison qui n’est pourtant qu’un vieux souvenir aujourd’hui. Il ouvre la marche, derrière lui Théo vissée au bras de Connor. Il s’annonce. Une moue étonnée sur le visage de la réceptionniste quand elle comprend qu’elle a une bonne partie de la descendance Hazard-Perry devant elle. Mais avec professionnalisme elle leur indique la salle où se tient le gala.

Il est encore tôt et la salle est peu remplie - rapidement il repère sa soeur - elle aussi porte ce masque qu’on leur a appris à porter des années auparavant - il se revoit aux nombreuses soirées organisées par leurs parents - les sourires bien trop faux, qui semblaient presque devenir vrais à force d’entrainement. Il n’a pas envie de faire semblant - mais c’est comme s'il ne savait pas faire autrement aujourd’hui. « Ryleigh, Charlie. » Ils n’auront le droit qu’à un simple signe de tête. Son regard maintenant posé sur Maureen. Il s’approche un peu - pose une main sur son bras, dépose un baiser sur sa joue. « Bonsoir Maureen. » Il ressert un peu sa main - seul signe de support qu’il saura lui apporter. « Tu es prête ? » Il le sait - ce soir Maureen montra sur la scène pour leur parler de vive voix - ce soir son cancer ne sera plus un secret pour personne. Et rapidement la nouvelle devrait arriver aux oreilles de leurs parents… Il se demande ce qu’ils en penseront - si cette révélation les touchera un tant soit peu… Elle est la seule enfant à ne jamais les avoir déçues - la seule à être restée… Qu’est-ce qu'elle a eu en retour ? Si ce n’est le droit de se voir enlever une succession qui lui revenait de plein droit ? Il se pose la question.




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MessageSujet: Re: we are lost in a masquerade | hazard-pegerton clan   Dim 22 Avr - 1:50



we are lost in a masquerade
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Une maquilleuse et un coiffeur employés par l'hôtel sont venus s'occuper de son visage. C'est peut-être futile comme genre de détails, mais ça lui donne l'impression de regagner une sensation de contrôle sur sa vie qui est partie dans des directions nouvelles ces derniers temps et ça élimine la pression que d'assister à la soirée durant laquelle Maureen va parler pour la première fois publiquement de son cancer. L'émotion n'a pas sa place dans les préparatifs et ce n'est qu'une fois qu'elle est perchée sur ses talons et que la robe signée Naeem Khan a été enfilée que Ryleigh s'accorde un moment pour souffler. Charlie ne devrait pas tarder à arriver et elle ne sait pas si elle est heureuse ou non de cette réalisation. Elle peut encore sentir la tension quand il lui parle, sentir la rancune sous la roche et les efforts qu'il fait pour ne pas lui exploser au visage. Avant même qu'elle ne sorte de sa  torpeur, elle entend la porte se refermer et bientôt, plus tôt que prévu, sent les mains de Charlie tout contre elle, sa tête dans sa nuque. « Jolie robe. » murmure-t-il avant de la quitter au profit du minibar. « Jolie ? Wow, je visais le sublime ou même le sensationnel. Peut-être que je devrais en mettre une autre. » fait Ryleigh mi-boudeuse mi-sérieuse. Cette tenue est de celles qu'elle a gardé en stock pour les grands événements et aussi peu d'appréciation la ferait presque douter de l'achat déraisonnable. « J’ai besoin d’un verre. » commente Charlie dans une lapalissade alors qu'il se sert une rasade de whisky. « Un seul. » fait Ryleigh d'un ton qui laisse entendre une supplication. Elle ne veut pas qu'il soit bourré avant que la soirée ne soit bien entamée, un Charlie ivre peut être imprévisible et elle n'est pas prête à courir le risque que ce ne soit pas Gentil Charlie qui pointe le bout de son nez. « Rappelle-moi pourquoi j’ai accepté de venir déjà ? » demande-t-il en se resservant déjà un verre ce qui tire à Ryleigh un claquement de langue exaspéré. Ne peut-il pas simplement fumer une cigarette ? C'est interdit dans les suites, mais celle-ci a un balcon et puis... c'est un peu son hôtel, il fait ce qu'il veut. « Parce que je te l'ai demandé. » fait-elle avec un sourire en venant caresser sa main occupée à tenir son verre comme dans une demande silencieuse de lâcher le maudit contenant. « Viens-là. » ordonne-t-il en l'attirant contre lui d'une façon impétueuse avant de l'embrasser. Elle se laisse faire, profite du dernier moment de répit avant qu'ils ne descendent et s'abandonne au baiser. « Oublie pas la promesse que tu m’as faite, hein. » murmure-t-il avant d'ajouter un :  « Dès que je n’en peux plus, on revient ici hein ? C’est le deal ? » qui semble manquer de certitude. « Deal, si tu promets de faire un effort. » répond-elle, apportant une nuance. Parce qu'elle connaît Charlie comme le dos de sa main, le fond de sa poche et tout le reste. Au moindre pépin, au moindre accroc, s'il sait que la possibilité d'une retraite (sans qu'elle ne lui en veuille) est envisageable, il la saisira et Ryleigh veut vraiment être présente pour elle. Arrivés dans la salle de réception, alors que les tables sont encore inoccupées et que le gratin s'amuse un verre à la main, Ryleigh repère sa meilleure amie sans la moindre difficulté. Le visage illuminé d'un sourire d'artifice, Ryleigh salue un homme dans leur passage pour lui intimer de bouger et entraîne Charlie dans sa course. « Je ne sais pas si je suis prêt. » marmonne-t-il comme un enfant capricieux qui veut une minute de plus dans le bac à sable. Alors Ryleigh s'arrête, perdant le sourire de façade et fixant son regard azuré dans celui plus foncé de Charlie. « Ce soir, n'est pas à propos de toi, tu n'as pas l'option de ne pas être prêt. » Elle ne veut pas être froide ou même tranchante mais elle a besoin qu'il comprenne maintenant, qu'il ait la prise de conscience à cet instant précis alors que leurs pas les mènent à Maureen. Plus tard sera trop tard. « Maureen. Tu te sens prête ? » demande Charlie avec un trémolo dans la voix que personne d'autre que des adeptes de Charlie ne noteraient. Elle laisse Maureen répondre avant de lâcher la main du frère Hazard-Perry. « Viens par là. » ordonne-t-elle en donnant à sa meilleure amie une étreinte brève mais néanmoins pleine d'affection, profitant de cet instant pour lui souffler à l'oreille un : « Tu es splendide. » appréciatif. Cette embrassade est tout ce qu'elle peut donner de réconfort à Maureen à cet instant précis alors qu'elle s'apprête à franchir un pas monstrueux. Ryleigh ne peut s'empêcher d'être anxieuse et notamment de penser à ce que Drew va ressentir lorsqu'il apprendra la nouvelle, mais ce n'est pas le moment. Ce soir n'est pas à propos d'elle. Sans vraiment qu'elle s'en rende compte les trois derniers membres de la fratrie sont arrivés et dire qu'elle est contente de les voir ne serait pas très honnête. Elle n'a rien contre Gauthier qui fait son boulot d'aîné comme il peut, avec un succès en demie-teinte. Connor et elle ne se parlent guère ces temps-ci, mais elle n'a foncièrement pas de problème avec lui, ils sont juste dans une mauvaise passade. Theodora en revanche... Disons simplement qu'elles n'ont que très peu à se dire. « Bonsoir tout le monde. » fait cette dernière, bientôt suivie comme un écho par un « Salut. » de Connor et un « Ryleigh, Charlie. » de la part de Gauthier. Serrant la main de Charlie un peu plus fort, Ryleigh les salue d'un sourire et se contente de les nommer, histoire qu'on ne puisse pas dire qu'elle les a ignorés : « Theo, Connor, Gauthier. » Mais déjà Gauthier s'adresse à Maureen et Ryleigh laisse l'attention se tourner vers celle pour qui ils sont tous réunis. « Bonsoir Maureen. » fait-il, suivi d'un « Tu es prête ? » qui semble être la question préférée des frères Hazard-Perry ce soir... Theodora et Connor ont à peine desserré la mâchoire, Charlie ne semble pas décidé à faire un effort particulier pour lancer la discussion alors Ryleigh en profite pour le distraire une seconde. « Il y a une sacrée ambiance... » murmure-t-elle au creux de l'oreille de Charlie. Qui aurait cru qu'ils seraient les deux qui n'avaient pas de problèmes ? À côté des tensions qui occupent l'air, les quelques étincelles que cause la situation entre Charlie et Ryleigh ne sont rien. Et c'est presque un soulagement. « Notre table est prête, allons-y, on peut continuer cette trépidante conversation assis. » Les garçons ne comprendront peut-être pas, mais les filles doivent compatir. Perchée sur ses échasses de douze centimètres, Ryleigh commence à sentir une légère douleur dans sa voute plantaire. Et puis, quitte à ce qu'ils soient occupés à se dévisager les uns les autres, autant qu'ils le fassent assis autour d'une table ronde, une bouteille de champagne Billecart-Salmon siégeant au milieu. Non ? Alors, elle entraîne Charlie dans son sillage, laissant aux autres le choix de suivre ou non la marche et vient s'installer à leur table qui est probablement la mieux placée. Est-ce le fruit du hazard ? Probablement pas.



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MessageSujet: Re: we are lost in a masquerade | hazard-pegerton clan   Dim 22 Avr - 16:32



WE ARE LOST IN A MASQUERADE
HAZARD-PEGERTON FAMILY

Siblings : your only enemy, that you can't live without. ✻✻✻ Plantée devant la housse contenant ma robe de soirée, les bras croisés sur ma poitrine, je sentais l'angoisse gonfler comme une bulle de savon au creux de ma poitrine. Les galas, je connaissais, j'avais assisté – et organisé – un nombre incalculable de ces derniers. Mais celui-ci, ce n'était pas n'importe lequel. Cette soirée était en l'honneur de la lutte contre le cancer, pour la fondation Beauregard et elle allait avoir lieu entre les murs d'un hôtel Hazard-Perry. J'allais devoir me mettre à nu et parler de cette maladie que j'avais découverte, il y a près de cela, un an. Cette fois, je ne pouvais pas me permettre de plaquer un faux sourire sur mon visage et me déplacer d'invité en invité, minaudant ce que tout le monde voulait entendre. Non, c'était impossible puisqu'il fallait que je fasse, aussi, face à ma fratrie toute entière. Certes, ils étaient tous au courant de mon état de santé – certain depuis plus longtemps que d'autres –, mais nos liens n'était toujours pas au beau fixe et je ne voulais pas que tout sonne faux à cause de mon cancer. Je voulais regagner leur confiance peu à peu, être sincère dans mes actions et renouer avec chacun d'entre eux de manière individuelle. Peu importait la difficulté. D'ordinaire, je prenais toujours le taureau par les cornes, je ne reculais devant rien, peu importe la nervosité. Cependant, cette situation angoissante me pétrifiait, je marchais sur des œufs. Je poussais un soupir avant d'abaisser la fermeture éclair de la housse et de me vêtir de ma tenue. Une robe longue, noire et sobre, sans fioritures. Devant le miroir, je fixais la silhouette frêle qui était la mienne et mon crâne luisant que je détestais le plus au monde. J'avais perdu du poids, dû à la chimiothérapie, ainsi que mes cheveux, comme une partie de mon identité. Je détournais alors le regard pour me saisir de ma perruque, que je posais avec attention sur le sommet de ma tête. Discrète, personne ne décelait la différence, ce qui était le but de l'opération. Je ne me voyais pas affronter le regard choqué de beaucoup de personnes. J'étais forte, mais pas à ce point là. Une touche de maquillage pour égayer mon teint blafard et j'étais prête à me mettre en chemin. Une dernière vérification du contenu de ma pochette, mon discours pliés en quatre en son sein. Il était temps de partir, ma voiture m'attendait déjà.

Le trajet ne fut pas long, mais cela ne m'empêcha pas de redouter chaque seconde qui me rapprochait de l'hôtel. En tant qu'hôte de la soirée, j'étais une des premières personnes présentes dans la salle de réception. Je croisais des visages familiers de la fondation, mais la personne que je cherchais quelques peu du regard n'était autre que James Beauregard, l'organisateur. Pilier dans mes démarches vers la guérison, il était nécessaire pour moi de profiter de sa positivité avant d'affronter la soirée. Je ne tardais pas à le repérer, en pleine conversation avec quelqu'un. « Prête ? », demanda-t-il lorsque j'arrivais à sa hauteur et que nos regards se croisèrent. Je hochais la tête, incapable de lâcher un son quelconque, comme si les mots ne voulaient pas sortir. Son regard dévia par dessus mon épaule, et il désigna d'un signe de tête une personne dans mon dos. Je devinais rapidement qu'il s'agissait là d'une partie de la fratrie Hazard-Perry. Je lui adressais un dernier sourire avant de me détourner et de me diriger vers Charlie et Ryleigh. J'étais bien heureuse que ce dernier soit accompagné par mon amie puisque je ne savais pas réellement comment me comporter face à mon frère. « Maureen. Tu te sens prête ? », me demanda-t-il d'un ton bourru. Je ne sais pas quoi répondre à cette question, mais je me ressaisis, masquant ma nervosité vis à vis de ce soir.  « Aussi prête que je puisse l'être. », répondis-je d'une voix enrouée. Je n'eus pas le temps de m'attarder sur mes émotions, ma peine vis à vis de la distance qui nous séparait en tant que frère et sœur. Comme deux étrangers. « Viens par là. », m'ordonne Ryleigh en m'étreignant. Cette embrassade, courte et concise se révéla être un générateur d'affection dont j'avais besoin en ce moment. Je n'avais jamais vraiment été une personne adepte de démonstration comme celle-ci, mais cela avait été un tord, je l'avais remarqué récemment. « Tu es splendide. », résonna à mon oreille et alors que je me détachais de la brune, un sourire apparu sur mon visage.  « Je te retourne le compliment. », dis-je simplement. La conversation ne va pas plus loin puisque la suite des membres du clan arrive en un bloc. Théodora, Connor et Gauthier, tous aussi époustouflant les uns que les autres étaient présents. Je n'en revenais toujours pas. Je leur avais demandé de venir et ils étaient tous venus. C'était une première. Bien entendu, il n'était pas dit que tout se passe bien, mais c'était un pas en avant.  « Bonsoir tout le monde. » « Salut. » « Ryleigh, Charlie. » « Theo, Connor, Gauthier. ». Les salutations se succèdent, aussi guindées que possible, ce qui pourrait être risible pour une personne extérieure. Je me contente de sourire pour ne pas en rajouter une couche. « Bonsoir Maureen. » . La main de Gauthier se pose sur mon bras et je ferme les yeux brièvement lorsqu'il dépose un baiser sur ma joue. J'ose, à peine, affronter le regard de mon aîné. Je me rappelle de notre conversation, quelques heures auparavant. Conversation où je lui avais annoncé ma maladie. Bien entendu, il n'avait rien dit, il n'avait rien montré, comme à son habitude. Mais je me doutais bien que je l'avais blesser en attendant autant de temps pour lui dire. « Tu es prête ? » , me demanda-t-il et je me retins de rire nerveusement. Décidément, il semblait être accordé avec Charlie sur leur question.  « Prête n'est peut être pas le mot, mais oui. », déclarais-je, avant de constater que la conversation retombait platement après quelques civilités. Je savais bien que les grands effusions n'étaient pas typiques des Hazard-Perry, mais le silence pesant qui régnait était presque glacial.  « Merci à tous d'être venu, cela compte beaucoup pour moi. », lâchais-je après quelques instants de flottement. Heureusement pour nous, Ryleigh, toujours aussi directe, prit les choses en main. « Notre table est prête, allons-y, on peut continuer cette trépidante conversation assis. », dit-elle avant de tourner les talons et d’entraîner Charlie à sa suite. Je souris légèrement. En effet, s’asseoir ne serait pas une si mauvaise idée puisque – comme Théo et Ryleigh –, j'étais perché sur mes talons hauts et que je n'étais pas non plus au plus haut de ma forme. « Allons-y. », murmurais-je, avant de suivre mon amie jusqu'à la table qui nous était réservée. Je marquais un temps d'arrêt, derrière mon siège, fixant l'estrade avec un œil angoissé.
✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.


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l’orgueil et les préjugés
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ÂGE : 27 ans, je suis né le 9 juillet 1990 à Londres.
SURNOM : (Princess) Chachatte, Grumpy Cat, Charles par une certaine rousse (et elle seule).
STATUT : She's driving me crazy. Papa de substitution d'Oliver, mon neveu âgé de 5 ans.
MÉTIER : Diplômé en journalisme, avec spécialisation en géopolitique (notamment du Moyen-Orient). Reporter pour ABC Radio en quête d'aventures et d'histoires à raconter.
LOGEMENT : Spring Hill au numéro 20, une grande villa avec Gauthier, Théo, Connor & Oliver. Depuis un peu plus d'un an, Debra a rejoint le clan, avec Chronos, son chien.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Paraitrait que snobinard britannique seraient les mots qui me qualifieraient le mieux › Paraitrait quand même que je ne sois pas qu'un crétin, presque sympathique et attachant quand on a le privilège d'apprendre à me connaître même › Paraitrait que la famille, surtout mes frères et ma petite soeur ainsi que mon neveu, sont la prunelle de mes yeux › Paraitrait que je sois un peu volage, libre comme l'air › Paraitrait quand même que ça soit surtout dans le but de me protéger parce que la dernière fois que j'ai aimé ça ne m'a pas trop réussi
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Side by side, connected by the heartHazard-Perry Family#4Connor#2Théodora#2
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Walking away from someone you can't forget › Charleigh#3
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We've been friends for so long, I can't remember which one of us is the bad influenceSeung-Jin#1Chariane#2Chariad#1
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No matter where we go, we take a little of each other everywhereDelie#3
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Emre#2Greta#1
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RPs EN ATTENTE : Ryleigh (rp mims post AAP) › Marianna (à déterminer) › Lene (bateau de Gauthier) › Maze (à déterminer) › Debra (à propos de Charleigh)
PSEUDO : besidethecrocodile
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CRÉDITS : avatar ©RAINBOWSMILE › signature ©anaelle › userbars ©loonywaltz rpz
DC : Heidinosaure
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MessageSujet: Re: we are lost in a masquerade | hazard-pegerton clan   Mar 24 Avr - 21:28




we are lost in a masquerade
Both afraid to say we're just too far away from being close together from the start. We tried to talk it over but the words got in the way. We're lost inside this lonely game we play. Thoughts of weeping disappear every time I see your eyes, no matter how hard I try to understand the reasons that we carry on this way. △
hazard-pegerton clan
Dans un costume trois pièces taillé sur mesure, au sein d’un hôtel Hazard-Perry et sur le point de voir tout le gratin de Brisbane y venir pour assister à une soirée de charité en l’honneur d’une noble cause, j’étais normalement dans mon élément. Si j’avais fait des efforts considérables ces dernières années pour me mêler à mes prolétaires d’amis australiens, j’avais, avant tout, été élevé pour organiser et assister à ce genre de réceptions guindées. J’en maîtrisais les moindres règles, j’en connaissais tous les enjeux et j’avais mon rôle d’acteur tout prêt pour paraitre beau et brillant, juste comme on l’attendait de moi. Jouer les jeunes hommes de bonne famille était inscrit dans mon code génétique, appuyé par des années de pratique, et il semblait que c’était comme la bicyclette : ça ne s’oubliait pas comme ça. Pourtant si j’avais toujours été plus exaspéré et désabusé lors des précédentes réunions de ce type auxquelles j’avais été tenu d’assister, c’était bien la première fois que je m’avançais dans la salle de réception la boule au ventre et la gorge nouée. Mon appréhension savamment dissimulée derrière ce masque d’impassibilité qui m’était propre, seule ma poigne un peu trop ferme autour de celle de Ryleigh aurait pu me trahir. Et ce soir, une fois n’était pas coutume, je m’en remettais totalement à cette dernière pour tenter de m’apprivoiser et de calmer mes envies de fuite. Et prenant visiblement son rôle de garde-fou très au sérieux, je sentais la demoiselle qui s’avançait en direction de Maureen sans tarder, écartant tout obstacle sur notre route avec efficacité. Et à peine mon regard s’était-il posé sur la silhouette de ma grande sœur que je sentais déjà toutes mes bonnes résolutions s’effriter. Tel l’enfant capricieux que je savais parfois être, je bougonnais, tentais de négocier avec Ryleigh pour échapper à une confrontation directe avec l’invitée d’honneur de la soirée, en vain. « Ce soir, n'est pas à propos de toi, tu n'as pas l'option de ne pas être prêt. » Le ton de la jeune femme était sans appel et après un échange de regards qui valaient bien des mots, je finissais par hocher la tête, lèvres pincées, signe que j’avais bien reçu le message. Voilà à présent plusieurs mois que Ryleigh connaissait tout du cancer de Maureen et si le fait qu’elle soit au courant depuis autant de temps sans avoir songé à me le dire me restait en travers de la gorge, j’acceptais de m’en remettre à son jugement pour la soirée. Le cancer de Maureen était un caillou dans la chaussure de nous autres Hazard-Perry, la dalle mal fixée sur laquelle nous trébuchions. Élevés dans un monde qui ne laissait que très peu de place à l’improvisation et à l’émotion, une nouvelle choc de ce genre faisait tache. Pourtant Ryleigh avait raison, si la situation ne me convenait pas, si les faits me semblaient encore surréalistes, il n’était plus temps de reculer. Étais-je capable de me tenir le temps d’une soirée au moins ? De mettre de côté mes griefs personnels contre Maureen pour donner l’illusion d’une famille unie contre la maladie ? Rien n’était moins sûr, mais j’avais promis à Ryleigh d’essayer. M’y attelant donc bon gré, mal gré, je l’avais suivie jusqu’à la cadette Hazard-Perry que je saluais avec une maladresse et un manque de tact évident. « Aussi prête que je puisse l’être. » répondait-elle sans se laisser démonter par mon apostrophe bancale. C’était la première fois depuis des mois que j’entendais le son de sa voix et sans savoir si c’était le fait de mon imagination, la conséquence de l’angoisse montante à l’approche du lancement de la soirée ou la preuve tangible de l’affaiblissement de la jeune femme, je ne reconnaissais pas à Maureen cette inflexion de voix faiblarde et mal assurée. Heureusement Ryleigh intervenait pour briser la glace et détendre légèrement l’atmosphère tendue qui régnait au sein de notre trio en venant enlacer sa meilleure amie brièvement. Alors que les deux anglaises poursuivaient par un échange de politesses d’usage, mon regard s’était perdu au-delà de Maureen quand trois silhouettes que trop familières s’étaient avancées dans notre direction. Remarquant seulement l’arrivée du reste de ma fratrie, Ryleigh était venue serrer ma main avec plus de force et c’était mon pouce qui caressait le dos de sa main pour la rassurer. Pour la première fois depuis longtemps, nous étions sur la même longueur d’onde, notamment vis-à-vis du reste de la famille Hazard-Perry quand mes relations avec ces derniers s’était considérablement dégradée ces derniers mois. Sans pouvoir dire que nous nous étions déclaré la guerre, de profondes tensions continuaient de compliquer nos rapports les uns avec les autres. Théodora saluait l’assemblée que nous formions désormais, suivie de près par Connor à qui j’adressais un semblant de sourire – qui ressemblait davantage à une grimace qu’à autre chose – quand Gauthier en faisait de même et à qui j’accordais un hochement de tête crispé. Si les mots me manquaient, Ryleigh saluait les nouveaux arrivants en énumérant leurs prénoms à son tour. Pour ma part, mon attention s’était reportée sur Maureen que Gauthier saluait individuellement en serrant son bras et embrassant sa joue. « Tu es prête ? » lui demandait-il, faisant écho à ma question précédente qui semblait devenir le leit-motiv de la soirée, me tirant un léger sourire en coin. « Prête n’est peut-être pas le mot, mais oui. » répétait-elle avec une tempérance que je lui reconnaissais sans peine quand je me doutais que la question devait et allait lui être posée fréquemment depuis l’annonce de son cancer. Sans grand étonnement, la conversation se retrouvait presque tuée dans l’œuf maintenant que les salutations d’usage avaient été faites et le climat froid agrémenté du silence pesant qui l’accompagnait me poussait à me raidir un peu plus, une main profondément ancrée dans ma poche quand l’autre n’avait pas lâché celle de Ryleigh. C’était presque sans honte que je m’accrochais à elle comme à une bouée de sauvetage pour retenir une réplique cinglante qui me brûlait les lèvres. Si je n’étais pas réellement le genre à parler de ma vie sentimentale, encore moins de celui à s’afficher en public au bras de quelconque demoiselle, les questions que pourraient se poser le reste de ma fratrie au sujet de ma relation avec l’Egerton étaient bien le dernier de mes soucis à l'heure actuelle. Sentant visiblement que je commençais à perdre patience, c’était la voix de Ryleigh qui m’était parvenue aux oreilles alors qu’elle lâchait un commentaire qu’elle ne réservait qu’à moi : « Il y a une sacrée ambiance... » ironisait-elle en faisant écho à mes propres pensées et m’arrachant un rictus. « Et ce n’est que le début des festivités. » lui soufflais-je en retour au creux de l’oreille. « Merci à tous d’être venus, cela compte beaucoup pour moi. » intervenait finalement Maureen, qui semblait ressentir la façon dont chacun de nous avait la désagréable impression de marcher sur des œufs. Pour ma part, je ne parvenais pas à savoir si nous ne lui faisions pas là un cadeau empoisonné en nous réunissant tous, presque contraints de venir la soutenir dans cette épreuve, quand aussitôt les réjouissances terminées j’étais à peu près certain que la vie reprendrait son cours normal et supposé, les tensions agitant notre fratrie au cœur de nos interactions. « Réserves plutôt les remerciements pour la fin de soirée, une fois que tu auras la confirmation que nous savons toujours nous tenir en public. » trouvais-je important de la prévenir. Il n’y avait rien de plus imprévisible qu’une réunion familiale entre nous tous et nous n’étions pas assurés que tout se déroule sans anicroche. Sentant visiblement qu’il était temps de passer à autre chose, peut-être avant que ma langue ne commence trop à se délier, Ryleigh était intervenue de nouveau : « Notre table est prête, allons-y, on peut continuer cette trépidante conversation assis. » L’ironie palpable dans son ton me tirait un sourire en coin qui venait creuser un instant une fossette dans ma joue. « Allons-y. » acquiesçait Maureen quand je décidais d’emboîter le pas de Ryleigh jusqu’à la table qui nous était réservée, trônant quasiment au milieu de la salle de réception juste en face de la petite estrade installée au fond où se succéderaient les divers acteurs de la soirée qui présenteraient tour à tour les bienfaits de la fondation Beauregard, rappelant à tout à chacun dans un discours prétendument émouvant à quel point le cancer était un fléau à éradiquer et où Maureen prendrait place pour parler de son cas personnel en espérant attirer des fonds pour lutter contre la maladie. Formaté pour ressortir mes habitudes de jeune homme de bonne famille, j’étais venu tirer la chaise sur laquelle s’installait Ryleigh avant de moi-même prendre place à ses côtés, face à Maureen alors que mes frères et ma petite-sœur nous suivaient. Assis à la table, je me saisissais rapidement d'une enveloppe déposée sur mon assiette et adressée à mon nom – comme chaque invité présent ce soir devait avoir reçu – et qui contenait un carton qui invitait chaleureusement tout à chacun à indiquer le montant qu'il souhaitait donner à la fondation Beauregard.  Jetant un instant un regard en biais à Ryleigh, j'avais reporté mon attention sur ma grande sœur qui fixait l'estrade, l'air crispé. « Tu sais que rien ne t'oblige à le faire, n'est-ce pas ? » lui demandais-je, sourcil arqué. Ce n'était pas parce qu'elle était un personnage plus ou moins médiatique – surtout moins que plus maintenant qu'elle avait quitté Londres – et à la tête de la branche australienne d'un des empires hôteliers les plus rentables de la décennie que sa vie privée regardait quiconque d'autre qu'elle-même et ses proches. Et malgré mon intervention, c'était toujours un silence de plomb qui régnait en maître sur la table d'honneur. Si d'habitude, j'étais partisan de la philosophie qui voulait que plutôt que de parler dans le vide, il valait mieux parfois se taire, je sentais ma patience qui atteignait dangereusement ses limites. « Excusez-moi de la question, mais il n'était pas question de jouer la comédie pour avoir l'air d'une famille soudée face à la maladie ? » claquais-je finalement en me laissant aller mollement contre le dossier de ma chaise. « Vous ne savez plus comment faire ? » insistais-je en lançant un regard circulaire à chaque Hazard-Perry présent autour de la table. « Non parce que si c'était pour qu'on reste assis tous en silence à se regarder en chien de faïence, il n'y avait pas besoin de nous mettre sur notre trente-et-un, on aurait parfaitement pu le faire à la villa. » soupirais-je avec toute la théâtralité dont j'étais capable avant de me retourner pour alpaguer un serveur de l'hôtel qui passait par-là. « Tu bois du champagne, Maureen ? » lui demandais-je finalement, conscient que ce n'était pas forcément une idée très judicieuse que de mélanger alcool et traitement médicamenteux, mais vu l'angoisse qui semblait s'emparer d'elle, je n'étais pas certain qu'un peu d'alcool dans le sang puisse lui faire bien plus de mal. « Servez tout le monde. » ordonnais-je tout compte fait au serveur avant de me saisir de ma propre coupe de champagne une fois ce dernier reparti. « A une soirée haute en couleurs alors. » rétorquais-je, la voix traînante de sarcasme avant de porter le champagne à mes lèvres tout en anticipant le regard lourd de désapprobation que Ryleigh allait sans doute me jeter. « On aurait peut-être dû proposer à Oliver de nous accompagner, il aurait au moins fait la conversation. » tâclais-je finalement avant de me murer à nouveau dans mon mutisme, conscient qu'alors que la salle commençait à se remplir, ce n'était pas le moment de déclencher un esclandre en perdant mon sang froid.
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MessageSujet: Re: we are lost in a masquerade | hazard-pegerton clan   Jeu 26 Avr - 17:03




hazard-pegerton clan

we are lost in a masquerade


Ces soirées mondaines n’avaient jamais été sa tasse de thé. Si jouer la comédie et prétendre que tout allait bien dans le meilleur des mondes pouvait être une chose à laquelle toute la fratrie avait été habituée, Théodora n’avait jamais vraiment excellé dans ce domaine. Sourire à des inconnus étaient une chose, jouer la comédie auprès des siens alors que plus rien n’allait entre eux en était une autre. Elle avait ressenti un poids s’installer sur son estomac à l’instant même où elle avait fait un premier pas dans la salle accompagnée de Gauthier et Connor. La jeune femme était accrochée au bras de son petit frère comme s’il lui permettrait de garder la tête hors de l’eau et de ne pas sombrer jusqu’à ce qu’ils ne rejoignent Maureen, Charlie et Ryleigh. Le regard de la brune ne put d’ailleurs s’empêcher de se poser sur les mains de Charlie et Ryliegh liées. Elle avait probablement dû louper une information, mais dans le fond, ça n’était pas comme si l’entente de ces derniers temps aurait permis à son frère de venir lui parler du couple qu’ils semblaient à présent former avec la Egerton. « Tu es prête ? » Après quelques brèves salutations peu chaleureuses, Gauthier s’était approché de Maureen pour la saluer plus personnellement. « Prête n'est peut être pas le mot, mais oui. » Un bref sourire passa sur les lèvres de Théodora alors qu’elle observait sa sœur, se reprenant en pleine face la raison pour laquelle ils se retrouvaient tous réunis en ces lieux ce soir. Elle aurait eu envie de dire que ça irait, que tout se passerait bien, mais les mots restaient bloqués dans sa gorge. Elle n’était personne pour prétendre une telle chose et de toute façon, Connor venait de se pencher vers elle pour lui glisser quelques mots à l’oreille. « Rectification. C'est toi qui ne devra pas me lâcher ce soir s'il-te-plaît. » Fronçant légèrement les sourcils, Théo jeta un coup d’œil intrigué en direction de son frère. « Je croyais que je n’étais pas assez blonde pour prétendre être à ton bras ce soir. » ironisa-t-elle dans un sourire en coin. Elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’il venait de passer par la tête de son plus jeune frère et elle n’était pas certaine d’avoir envie de le savoir. Elle l’interrogea cependant du regard, mais n’eut pas le temps d’en savoir plus que Maureen reprenait la parole. « Merci à tous d’être venus, cela compte beaucoup pour moi. » Se redressant, la jeune femme adressa un nouveau sourire à sa sœur. Un sourire plus vrai cette fois que le simple masque courtois qu’elle avait arborer en entrant dans la salle. « C’est une soirée importante, c’est la moindre des choses que nous soyons présents. » Aussi bateau que cette phrase pouvait l’être, les mots étaient sincères. Certes, Théodora aurait préféré être ailleurs ce soir plutôt que dans cette salle à devoir affronter une réalité dérangeante et à devoir prétendre que tout allait bien alors que ça n’était pas le cas, mais elle estimait sa présence – et celle de tous les autres membres de la famille soit dit en passe – légitime et tout à fait normale, quand bien même cette loyauté pouvait sembler déplacée aux yeux de certains. Sans compter qu’égoïstement, elle se sentait quelque peu concerné par cette soirée elle aussi. Même si les examens qu’elle avait pu faire après avoir appris pour le cancer de sa sœur n’avaient rien décelé d’anormal, elle n’en restait pas moins une victime potentielle de cette saloperie. « Réserves plutôt les remerciements pour la fin de soirée, une fois que tu auras la confirmation que nous savons toujours nous tenir en public. » Théo ne put retenir un bref éclat de rire sarcastique en jetant un coup d’œil à celui qui venait de parler. « Et c’est toi qui dit ça ? » souligna-t-elle, ne pouvant s’empêcher de se remémorer les derniers évènements familiales desquels il était s’était enfuit sans pouvoir s’empêcher de faire du bruit.

« Notre table est prête, allons-y, on peut continuer cette trépidante conversation assis. » Il était peut-être effectivement temps pour eux d’aller s’installer à table plutôt que de continuer de se regarder tous ainsi en chien de faïence. Théodora emboita le pas du reste de l’assemblée afin de gagner la table qui leur était destinée. La jeune femme s’installa à la place qui lui était réservée, entre Connor et Gauthier ce qui lui permettait ainsi de ne pas être directement confrontée à Charlie qui semblait vouloir s’inquiéter de Maureen. Les laissant à leur discussion, Théo jeta un coup d’œil à Gauthier puis à Connor, leur adressant à chacun un petit sourire en coin, ne sachant clairement pas quoi leur dire pour alimenter une quelconque conversation. Un nouveau silence avait d’ailleurs enveloppé l’attablée avant que Charlie ne décide à nouveau de briser le silence. « Excusez-moi de la question, mais il n'était pas question de jouer la comédie pour avoir l'air d'une famille soudée face à la maladie ? Vous ne savez plus comment faire ? » La jeune femme retint un soupir, se contentant de garder le dos droit sans baisser le regard alors que son frère cherchait à attirer l’attention de chacun des membres de la famille. Que pouvait-elle dire à cela ? Non, elle ne savait plus comment faire. Théodora n’avait jamais vraiment été très douée avec tout ça. Prétendre n’était pas dans ses habitudes et garder le silence semblait être la meilleure chose à faire. « Non parce que si c'était pour qu'on reste assis tous en silence à se regarder en chien de faïence, il n'y avait pas besoin de nous mettre sur notre trente-et-un, on aurait parfaitement pu le faire à la villa. » Qu’il ajoutait, jouant le Charlie des grands jours, celui qui mériterait probablement une paire de claque pour le faire descendre de son piédestal. Charlie dans toute sa splendeur en somme. « Encore faudrait-il que tout le monde réponde présent à une invitation à dîner à la villa. » souffla-t-elle pour qui voulait bien l’entendre, ayant parfaitement conscience qu’une telle remarque ne ferait qu’ajouter un peu d’huile sur le feu, mais qu’importe. Charlie intercepta ensuite un serveur afin qu’il le serve à tous du champagne. La jeune femme eut envie de répliquer que l’alcool n’était peut-être pas ce qu’il y avait de plus judicieux pour Maureen avec le traitement qu’elle suivait, mais elle retint simplement sa remarque. Sa sœur était après tout assez grande et assez responsable pour savoir ce qu’elle faisait. Et elle n’avait pas encore toucher à la flûte qui se tenait devant elle. « A une soirée haute en couleurs alors. » Préférant à nouveau ne rien ajouter de plus, Théo se contenta de s’emparer de sa coupe de champagne pour en boire une longue gorgée à son tour. Elle ne pouvait prédire de quoi la soirée serait faite, mais elle présentait qu’elle aurait bien besoin de cela pour pouvoir tenir toute la soirée sans être celle qui mettrait à mal leur plan de ressembler à une famille unie et soudée. « On aurait peut-être dû proposer à Oliver de nous accompagner, il aurait au moins fait la conversation. » Prenant une longue inspiration pour éviter de parler trop vite, Théodora se contenta de fermer brièvement les yeux, ne pouvant s’empêcher de se dire que son frère marquait un point pour une fois. Oliver aurait probablement égayer un peu la table de sa présence. Ce petit bout avait le don de détendre l’atmosphère et tout le monde semblait tenter de se tenir à carreau lorsqu’il était là. Mais non, son fils n’avait strictement rien à faire ici ce soir, il était bien mieux à la maison avec sa nounou. Théo se contenta alors simplement d’ignorer la remarque pour se tourner vers sa sœur. « Il est prévu qu’il y ait beaucoup d’intervenants ce soir ? » demanda-t-elle finalement tout en jetant un coup d’œil à la salle qui se remplissait doucement.

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MessageSujet: Re: we are lost in a masquerade | hazard-pegerton clan   Mar 1 Mai - 0:42



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WE ARE LOST IN A MASQUERADE

Ma soirée cauchemardesque venait à peine de débuté que je regrettais déjà d’avoir mis les pieds à ce gala. Nous nous tenions tous en petit cercle, pas un pour rattraper l’autre au niveau de la conversation. Gauthier avait pris la parole demandant à Maureen si elle se sentait prête pour cette soirée - je redoutais qu’on lui ait déjà posé la question et qu’on lui la pose encore une bonne centaine de fois tout au long de la soirée. Notre soeur pris la parole « Prête n’est peut-être pas le mot, mais oui. » Il était claire qu’elle souhaitait nous convaincre autant qu’elle-même que tout se passerait bien ce soir, je redoutais pourtant qu’on ne soit jamais vraiment prêt pour ce genre d’expérience et que cette réception puisse tournée en véritable cauchemars au moindre faux pas. Notre famille n’avait pas pour habitude d’exposer notre vie privé devant une assemblée telle que celle-ci, encore moi sur un sujet aussi sensible que la maladie de l’une d’entre nous. Autant dire que si c’était moi, il n’y aurait jamais eu d’invité d’honneur pour ce gala, Maureen avait un sacré cran de se présenter devant tout ces hôtes.

Mais la conversation avait vite pris fin, trop vite un blanc bien trop habituel ces derniers temps s’était imposé. La voix de Ryleigh se fit finalement entendre « Il y a une sacrée ambiance... » Elle n’avait pas tord mais en même temps il fallait s’y attendre avec les tensions qui subsistaient et franchement, je n’avais pas l’impression que ça allait en s’améliorant. « Et ce n’est que le début des festivités. » ajouta Charlie en ego à mes pensés, en effet allez savoir ce que nous réservait la suite de la réception. « Merci à tous d’être venus, cela compte beaucoup pour moi. » Je lançais un faible sourire à ma soeur, pour elle j’avais abandonner une sacré soirée avec la Bryn Coverdale - et même si j’allais surement terminer ma soirée par faire un saut à la colocation, j’aurais tout de même préférer me retrouver. Je tentais de répondre poliment à ces remerciement mais comme le dictons le disais CHASSER LE NATUREL ET IL REVIENT AU GALOP « Avec plaisir Maureen… Après tout c’est pas comme si c’était le genre d’événement qu’on peut refuser. » Je me mordis instantanément l’intérieur de la joue, c’était plus fort que moi même si j’avais promis de me tenir à carreau.  « Réserves plutôt les remerciements pour la fin de soirée, une fois que tu auras la confirmation que nous savons toujours nous tenir en public. » J’opinais malgré moi, je redoutais en effet qu’il n’y ait pas de remerciement à la fin de cette soirée, surtout si les verres de champagnes nous était si chaleureusement offert. Théo quand à elle ne manqua pas d’ironiser que cette remarque vienne de Charlie, qui était souvent - avec moi - l’origine du problème de communication.

Ryleigh proposa enfin que nous prenions place à notre table vu que celle-ci était prête et que la conversation ici présente n’était pas des plus intense. Finalement nous primes place les uns à coté des autres - Gauthier Hazard-Perry, Maureen Hazard-Perry, Charlie Hazard-Perry, Ryleigh Egerthon , Théodora Hazard-Perry et moi-même, tous autour de la même table - personne n’y aurait cru et pourtant c’était bien ce qui se passait sous nos yeux. Clairement il ne manquait plus qu’Elisabeth Donovan, Emre Erdogan, Oliver et Gabriel et toute la petite famille était au grand complet - mais il valait mieux éviter cette configuration si nous ne voulions pas nous retrouver avec des morts sur la conscience avant la fin du gala. Par contre si l’on voulait vraiment faire éclater une troisième guerre mondial nous pouvions sans autre ajouter Debra Brody et son chien Chronos à notre table - Allez savoir pourquoi, j’avais l’intuition que notre petite Ryleigh ne portait pas la pièce rapporter de la villa dans son coeur. Mais même si l’idée de voir les deux femmes se battre bec et ongle m’enchantais nous n’avions clairement pas besoin de ça ce soir. J’avais pris place à coté de Théo qui m’adressa un faible sourire que je lui rendis. J’observais l’assemblé qui se mettait en place quand Charlie pris à nouveau la parole « Tu sais que rien ne t'oblige à le faire, n'est-ce pas ? » Je serrais les dents, la remarque n’était pas fausse, j’avais même voulu la formuler plus tôt, mais n’était-il pas trop tard pour faire demi tour ? Je tentais pourtant une ouverture « Promis si tu veux t’échapper en douce je te couvre… Et s’il le faut vraiment, je suis sur que je pourrais même faire un discours convainquant. » Enfin tant que je n’ai pas à parler de cancer cela va de soit, car se domaine m’était beaucoup trop méconnue pour me lancer dans un speech.

Après quelques instant où un nouveau blanc avait frappé notre table, Charlie et son sarcasme prièrent la parole « Excusez-moi de la question, mais il n'était pas question de jouer la comédie pour avoir l'air d'une famille soudée face à la maladie ? Vous ne savez plus comment faire ? » Un sourire se dessina sur mes lèvres et je lançais ma tête en arrière retenant un rire. Notre frère était quand même l’un des être les plus culotté qui existe. Alors qu’il était en grande partie la cause principale de la plus part des tensions - certaines sans en avoir conscience je le conçoit… Il osait encore venir se plaindre de notre manque de communication. C’est quoi l’expression déjà ? Ah oui, c’est l’hôpital qui se fout de la charité. « Non parce que si c'était pour qu'on reste assis tous en silence à se regarder en chien de faïence, il n'y avait pas besoin de nous mettre sur notre trente-et-un, on aurait parfaitement pu le faire à la villa. » Théo n’appréciant surement pas grandement la remarque de ce frère qui passait la plus part de son temps à la fuir, ne manqua pas de relever « Encore faudrait-il que tout le monde réponde présent à une invitation à dîner à la villa. » Et un point pour la petite Théo, je fis un légère grimace tout en haussant les épaules à l’attention de mon frère, signe que nous ne pouvions pas réfuter sa remarque vu que lui comme moi étions bien souvent absent (lui plus que moi cela va de soit). Finalement Charlie porta un toast à la soirée, je le suivi de mon verre de champagne que je descendis à une vitesse vertigineuse ce qui ne faisait pas grande famille classe. Enfin, pour ma défense les verres sont particulièrement fin et peu remplis. « On aurait peut-être dû proposer à Oliver de nous accompagner, il aurait au moins fait la conversation. » Je souris à cette remarque, je ne serai pas contre la présence de mon neuve non plus mais la perche était bien trop tendu « Si tu y tiens tant que ça, j’ai cru voir une table enfant dans le coin là-bas on peut surement s’y joindre n’y vu n’y connu. » C’était malheureusement un mensonge, nous étions bel et bien coincé à cette table, tous ensemble.

Surement pour faire la conversation, Théo questionna Maureen sur les intervenant « Il est prévu qu’il y ait beaucoup d’intervenants ce soir ? » De ce que je savais, soit pas grand chose, autre que le discours de notre soeur nous aurons droit à un probablement monologue de l’organisateur qui n’était autre que James Beauregard et peut-être deux ou trois autres personnes mais je laissais le soin à ma soeur de confirmer ce point. J’observais ensuite la salle et la potentielle gente féminine présente dans les environs. Malgré les longues robes de soirée, il semblait que je finisse effectivement la soirée chez Bryn. Jetant un coup d’oeil à ma montre j’adressai à mon tour une question à Maureen, la pauvre était déjà sous le feu des projecteurs avec nous « C’est à quelle heure ton discours à toi ? »





Si t’es souvent seul avec tes problèmes, c’est parce que, souvent, le problème, c’est toi. — Orelsan.

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ÂGE : 33ans (18/09/1984)
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MÉTIER : Trader dans une grande banque où il est reconnu pour son efficacité.
LOGEMENT : Spring Hill #20, dans une grande villa avec ses deux frères, sa sœur et Oliver son neveu et son fils Gabriel une semaine sur deux.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Gauthier est l’ainé d’une famille de 5enfants, issu de la haute société anglaise il a reçu une éducation stricte et aristocratique. ≈ C’est un féru d’alpinisme depuis son plus jeune âge et de nature en général. ≈ Il possède un voilier avec lequel il s’évade parfois en mer. ≈ Peu loquace et sûr de lui il impose un certain respect mais certain voit son attitude comme un gage de froideur et d’arrogance. ≈ C’est un homme très différent en société et dans le privé. ≈ C’est un fou de safaris et de sensations fortes. ≈ Il a connu très peu de relation car il n’a pas de temps à y consacrer
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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GABRIEL ❅ By the time a man realizes that maybe his father was right, he usually has a son who thinks he's wrong.

RPs TERMINÉS :
GAUTELISA ❅ We didn't even get a chance to say goodbye.I keep falling asleep pretending that you're there, give me something to live for, something to die for.
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MessageSujet: Re: we are lost in a masquerade | hazard-pegerton clan   Ven 4 Mai - 21:46



we are lost in a masquerade
Hazard-Pegerton clan

La famille était là, au complet. Et l’appréhension bien présente. Personne n’oserait prétendre que de réunir les 5 enfants Hazard-Perry n’avait rien de périlleux - ou d’un peu dangereux. Et le fiasco total de leur dernière réunion en était le parfait exemple. Mais cette fois - Gauthier n’avait pas de nouvelle capable de tout chambouler à avouer à sa famille. Il n’avait plus qu’à croiser les doigts pour que ça soit le cas de tous - et qu’ils soient là pour soutenir Maureen et la cause et non pour remuer les rancoeurs et erreurs du passé. Mais rien n’était moins sur. Voir Charlie vissé à Ryleigh avait toutefois quelque chose de rassurant, il espérait que la brune soit capable de calmer un peu le caractère impulsif et un brin narcissique de son frère. « Prête n'est peut-être pas le mot, mais oui. Merci à tous d’être venus, cela compte beaucoup pour moi. » Un simple hochement de tête comme réponse, Gauthier avait gardé son mutisme habituel, laissant à ses cadets le loisir de répondre. « C’est une soirée importante, c’est la moindre des choses que nous soyons présents. » Théodora, toujours aussi douce et ce bien qu’elle soit la personne la plus à même d’en vouloir à Maureen. Elle n’avait pas été là quand sa petite soeur en avait eu le plus besoin. « Avec plaisir Maureen… Après tout c’est pas comme si c’était le genre d’événement qu’on peut refuser. » Pinçant les lèvres, Gauthier avait retenu une remarquer, estimant que l’endroit n’était pas approprié pour donner des leçons de savoir-vivre à son frère. Il avait tout de même raclé sa gorge de façon entendu en regardant son cadet. « Réserves plutôt les remerciements pour la fin de soirée, une fois que tu auras la confirmation que nous savons toujours nous tenir en public. » Cette fois - il ne pouvait pas contredire Charlie - lui-même avait quelques doutes. Et Charlie était le premier suspect sur la liste. « Et c’est toi qui dis ça ? » ce que Gauthier n’était pas le seul à penser.

« Notre table est prête, allons-y, on peut continuer cette trépidante conversation assise. » Le ton était lancé, et pas des plus amicaux. Le silence entre les membres de la fratrie ayant sans doute de quoi en rendre certains mal à l’aise. De quoi rappeler des souvenirs peu conviviaux des repas dominicains dans l’immense villa londonienne des Hazard-Perry. De quoi aussi, faire monter un peu plus le stresse de sa soeur, là où ils auraient dû être un soutien. « Tu sais que rien ne t'oblige à le faire, n'est-ce pas . » Tous les regards maintenant tournés vers la concernée. Maureen la malade qui s’apprêtait à l’annoncer au monde. Difficile à croire. Lui-même n'avait pas encore assimilé l’idée. Comme un inconnu au milieu de sa propre famille, incertain de ce qu’il était en train de vivre. « Promis si tu veux t’échapper en douce je te couvre… Et s’il le faut vraiment, je suis sur que je pourrais même faire un discours convaincant. » Un discours sur le cancer ? Il y avait de quoi en douter.

Et si le sujet leur avait fait gagner quelques minutes de paroles, le silence était rapidement revenu à la table des Hazard-Perry. Signant le malaise qui était palpable dans la famille, plus d’une tension pesant encore entre les membres - ce même en laissant le cancer de Maureen hors de la partie. Un terrain parfait pour que Charlie sorte son grand jeu. Ce qui n’avait pas manqué d’arriver. « Excusez-moi de la question, mais il n'était pas question de jouer la comédie pour avoir l'air d'une famille soudée face à la maladie . Vous ne savez plus comment faire ? » Sentant un agacement bien connu le saisir, Gauthier avait serré un peu son poing sur la table, regardé son frère en lui faisant les gros yeux. « S’il te plait Charlie. » Espérant vainement qu’il ne continue pas son cirque et comprenne le message. « Non parce que si c'était pour qu'on reste assis tous en silence à se regarder en chien de faïence, il n'y avait pas besoin de nous mettre sur notre trente et un, on aurait parfaitement pu le faire à la villa. » Ironique d’entendre ses mots de la bouche de celui qui était un vrai professionnel pour créer des conflits dans la famille. « Encore faudrait-il que tout le monde réponde présent à une invitation à dîner à la villa. » Ce qui n’était évidement pas le cas de Charlie. « Notre famille n’est pas le sujet de la soirée Charlie. Puisqu'il faut t’expliquer le contexte, nous ne sommes pas là pour jouer la comédie. Nous sommes ici pour soutenir Maureen et cette fondation qui tente d’aider des gens malades qui en ont besoin. Alors si tu pouvais, pour une soirée, mettre ton ego de côté et ne pas faire de scandale pour des raisons personnelles. » Parce qu’il était le professionnel pour créer du conflit. « Nous t’en serions reconnaissant. » La fondation n’avait sans doute pas besoin que la seule chose que l’on raconte sur cette soirée soit que les héritiers de l’empire Hazard-Perry avaient fait scandale.

Comme pour les sauver, un sommelier s’était approché d’eux, champagne en main pour leur offrir une échappatoire. « Tu bois du champagne, Maureen . » Charlie n’avait pas changé de ton pour autant, son air suffisant toujours collé au visage. « Servez tout le monde. À une soirée haute en couleur alors. » Attrapant son propre verre, Gauthier avait trinqué avec le reste de la famille. Un regard en coin vers Maureen qui semblait de plus en plus mal à l’aise alors que la soirée avançait. « On aurait peut-être dû proposer à Oliver de nous accompagner, il aurait au moins fait la conversation. » Les doigts de Gauthier pianotant sur la table, il espérait maintenant voir la soirée commencer avant qu’un nouveau sujet délicat soit abordé et finisse par faire exploser un de ses cadets. « Si tu y tiens tant que ça, j’ai cru voir une table enfant dans le coin là-bas on peut surement s’y joindre ni vu ni connu. » Laissant ses frères ironiser, Gauthier avait jeté un regard à la salle qui était bientôt remplie. L’heure du début de gala approchant à grands pas. Ratant une partie de la conversation alors qu’il croyait reconnaître une jeune femme au loin. « C’est à quelle heure ton discours à toi . » Revenant à la conversation pour cette question il avait vu quelques personnes prendre place sur scène, sans savoir de qui il s’agissait.

Un homme se détachait un peu des autres, dans son costard il avait l’air mal à l’aise, limite sur le point de faire une syncope. Ses quelques notes à la main il s’était placé derrière le micro alors que presque personne ne faisait attention à lui. Gauthier n’avait pu s’empêcher de penser qu’il n’avait jamais dû faire ça de sa vie - ou qu’être le centre de l’attention n’était pas fait pour lui. « Bonjour… » Sa voix enrouée et incertaine, il avait tout de même réussi à attirer l’attention d’une bonne partie de la salle grâce à l’amplitude que le micro lui offrait. Le temps pour l’homme de se reprendre en se raclant un peu la gorge. « Bonsoir à tous, merci à vous d’être présents ce soir. Je suis James Beauregard le directeur de la maison de Brisbane. » Un peu déçut de voir que le directeur de l’association était un homme des plus banales, Gauthier avait tout de même tenté de garder son jugement pour lui alors que le petit homme continuait son discours en leur parlant un peu de l’association, de leur présence ici et de l’importance de cette soirée pour la fondation.. Il était finalement arrivé à un point qui allait devenir plus intéressant pour eux. « Je tenais tout particulièrement à remercier une de nos membres sans qui cette soirée n’aurait pas été possible. Cet hôtel appartenant à sa famille. Merci encore Maureen pour ce magnifique cadeau à l’association. Mais au-delà de sa générosité, elle est comme beaucoup d’entre vous, particulièrement touchée par la cause. Je vais maintenant lui laisser la parole. Maureen si tu veux bien me rejoindre. » C’était elle la première - Maureen dans sa robe magnifique, Maureen qui ne voulait rien laisser paraître allait maintenant monter sur scène pour stopper la mascarade.




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MessageSujet: Re: we are lost in a masquerade | hazard-pegerton clan   Jeu 10 Mai - 3:22



we are lost in a masquerade
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« Tu sais que rien ne t'oblige à le faire, n'est-ce pas . » Ryleigh ne relève pas, c'est probablement la chose la plus proche de la compassion et d'un signe d'espoir que Charlie ait montré envers Maureen depuis des mois. Lui faire remarquer que, si, elle est obligée de le faire, d'abord parce qu'elle a donné sa parole et que dans leur milieu ça a plus de valeur que de l'or en barre, mais aussi parce que c'est une étape cruciale du processus de guérison que d'admettre qu'on a un problème. « Promis si tu veux t’échapper en douce je te couvre… Et s’il le faut vraiment, je suis sur que je pourrais même faire un discours convaincant. » surenchérit Connor ce qui lui fait hausser un sourcil. « J'aimerais bien voir ça ! » lance Ryleigh mi-amusée, mi-irritée. Connor qui donne un discours ? Ça pourrait être divertissant, pour de bonnes et de mauvaises raisons. Elle adore le garçon -même s'il sait se montrer méprisable- mais s'il pense pouvoir donner un discours « convaincant » il surestime un peu ses capacités. « Excusez-moi de la question, mais il n'était pas question de jouer la comédie pour avoir l'air d'une famille soudée face à la maladie . Vous ne savez plus comment faire ? » fait Charlie qui a apparemment décidé que ce soir il était en charge d'animer la joute verbale sans pour autant se rendre compte qu'il est le seul à attaquer et que les autres, en dépit de leurs défauts, font un effort pour Maureen. Et comme Maureen n'a jamais été la préoccupation première de Charlie... il fait passer son divertissement personnel avant le reste. Il vaut mieux le laisser se fatiguer à aboyer que de l'encourager en répondant même si c'est tentant. « S’il te plait Charlie. » Ryleigh ne dit rien mais elle abonde dans le sens de Gauthier, Charlie lui a promis de faire un effort et s'il pense qu'elle est impressionnée par son acharnement à ne pas froisser ses frères et sœurs, il se trompe. Ce soir elle est là pour Maureen et elle ne veut pas faire de scandale mais s'il persiste dans cette lancée trop longtemps, il va devoir affronter ses foudres à elle et il sait qu'elle n'est pas tendre. « Non parce que si c'était pour qu'on reste assis tous en silence à se regarder en chien de faïence, il n'y avait pas besoin de nous mettre sur notre trente et un, on aurait parfaitement pu le faire à la villa. » Elle laisse échapper un claquement de langue mais Théodora est déjà sur le coup. « Encore faudrait-il que tout le monde réponde présent à une invitation à dîner à la villa. » Les deux jeunes femmes ne sont jamais tout à fait d'accord, mais Ryleigh sait reconnaître une pique bien placée et Charlie l'a bien mérité. Un regard glacial lancé dans sa direction fera l'affaire pour le calmer mais elle doute fort, il a l'air d'être bien décidé à laver leurs huit machines de linge sale à cette table. Gauthier intervient et -pour une fois- joue à merveill son rôle de voix de la sagesse. Gregory serait si fier. « Notre famille n’est pas le sujet de la soirée Charlie. Puisqu'il faut t’expliquer le contexte, nous ne sommes pas là pour jouer la comédie. Nous sommes ici pour soutenir Maureen et cette fondation qui tente d’aider des gens malades qui en ont besoin. Alors si tu pouvais, pour une soirée, mettre ton ego de côté et ne pas faire de scandale pour des raisons personnelles. » Amen. « Nous t’en serions reconnaissant. » Doublement. C'est une soirée à faire entrer dans les annales, Ryleigh se trouve obligée d'admettre qu'elle est d'accord avec Théodora et Gauthier en même temps. Ce qui est fou et aussi synonyme que pour une fois certains Hazard-Perry sont sur la même longueur d'ondes. Deux miracles en uns. « Tu bois du champagne, Maureen . » demande-t-il avant de se raviser. « Servez tout le monde. À une soirée haute en couleur alors. » ordonne Charlie, grand prince avant de porter un toast que la jeune fille de bonne famille qu'elle est trouve quelque peu inapproprié. Mais avec Charlie il faut choisir ses batailles et ses frères et sœurs sont là pour livrer celles qu'elle ne se sent pas prête à mener. « On aurait peut-être dû proposer à Oliver de nous accompagner, il aurait au moins fait la conversation. » Elle lève les yeux au ciel,  vraiment plus amusée par le petit manège. « Si tu y tiens tant que ça, j’ai cru voir une table enfant dans le coin là-bas on peut surement s’y joindre ni vu ni connu. » Connor et Charlie font sûrement preuve d'assez d'immaturité pour se fondre dans la masse ce soir, aussi c'est sans même s'en rendre compte que les mots sortent de sa bouche et que le ton glacial laisse entendre un : « N'hésitez pas, on viendra vous chercher quand l'entrée sera servie. » glissé par une Ryleigh maintenant clairement exaspérée et ne cherchant même plus à le cacher. C'est une sorte de dernier avertissement à destination de Charlie. Connor peut bien dire ce qu'il veut, elle ne rentre pas avec lui ce soir et si Charlie compte rentrer avec elle comme prévu, il ferait mieux de lever le pied sur la mesquinerie et sur le champagne. Peut-être que c'est le mélange des deux qui le rend difficile à supporter, mais Ryleigh n'a pas envie de devoir lui foutre une gifle en public lors de la soirée pour Maureen. Elle le fera s'il le faut, mais elle n'en a pas envie.« C’est à quelle heure ton discours à toi ? » demande Connor, probablement impatient d'aller jouer à cache-cache ou au loup avec les mioches. Comme pour répondre à sa demande un homme prend la parole sur scène. « Bonjour… » Vu l'état de nervosité dans lequel il semble être, James aurait dû prendre une flûte de champagne des mains de Charlie. « Bonsoir à tous, merci à vous d’être présents ce soir. Je suis James Beauregard le directeur de la maison de Brisbane. » Ryleigh applaudit doucement, comme il est de coutume avant que le bruit dans la salle ne se taise et que Monsieur le Directeur n'annonce le programme des hostilités. « Je tenais tout particulièrement à remercier une de nos membres sans qui cette soirée n’aurait pas été possible. Cet hôtel appartenant à sa famille. Merci encore Maureen pour ce magnifique cadeau à l’association. Mais au-delà de sa générosité, elle est comme beaucoup d’entre vous, particulièrement touchée par la cause. Je vais maintenant lui laisser la parole. Maureen si tu veux bien me rejoindre. » Une boule dans la gorge, Ryleigh inspire profondément. « Break a leg. » glisse-t-elle avec un regard bienveillant en touchant le bras légèrement tanné de sa meilleure amie alors que celle-ci s'en va parler de sa bataille. Une fois qu'elle a quitté la table et que Ryleigh a applaudi à s'en faire mal aux mains, celle-ci se retourne vers leur petit groupe. Tant pis si Gauthier et Théodora se montrent dignes d'être vus en bonne société. «  Vous avez intérêt à arrêter vos chamailleries. Si c'est pour ça que vous êtes venus, partez. Vous avez mieux été élevés que ça, j'ai une suite qui vous attend après le repas si vous voulez vous égorger dans une des propriétés d'Howard pour des raisons légales, ça me va aussi. » Alors que le son d'un souffle se fait entendre dans le micro, Ryleigh fait volte-face, laisse retomber le masque de la socialite sur son visage, non sans lancer un dernier regard d'avertissement à Charlie dont elle attrape la main, elle va avoir besoin de quelque chose à serrer pendant ce discours elle le sent et tant pis s'il a les boules parce qu'elle vient de mettre en danger son issue de secours, il avait qu'à se montrer un peu plus mature.



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MessageSujet: Re: we are lost in a masquerade | hazard-pegerton clan   Lun 21 Mai - 20:12



WE ARE LOST IN A MASQUERADE
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Siblings : your only enemy, that you can't live without. ✻✻✻ Je savais que l'invitation de la fratrie Hazard-Perry avait son lot de risques. Ce n'était qu'un stress supplémentaire, mais je devais les inclure dans le processus de guérison, je voulais qu'ils comprennent que j'avais fait des – nombreuses – erreurs, mais que j'avais l'intention d'agir comme une sœur à présent.  « C’est une soirée importante, c’est la moindre des choses que nous soyons présents. ». Les paroles de ma petite sœur résonnèrent à mes oreilles, dégoulinantes de sincérité. Mes yeux se posèrent sur la brune, reconnaissante et un sourire se dessina lentement sur mes lippes. Le rejet de mes géniteurs étaient encore cuisant. C'était ainsi que j'avais compris pourquoi le reste du clan s'était accroché aux uns et autres. Ils avaient été d'un soutien inébranlable auprès de Théodora, près à tout pour protéger l'une des leurs. Moi, j'avais signé mon exclusion – plutôt – permanente de la fratrie. « Avec plaisir Maureen… Après tout c’est pas comme si c’était le genre d’événement qu’on peut refuser. », compléta Connor, alors que notre aîné se raclait la gorge de façon bruyante, sans doute pour faire remarquer au plus jeune que ce n'était ni l'endroit ni le moment de lâcher des phrases comme celle-ci. Cependant, je ne m'en offusquais pas, si c'était le pire de la soirée entre les Hazard-Perry, c'était sans soucis. Pourtant, je n'étais pas naïve, je savais pertinemment que le gala n'allait pas être un long fleuve tranquille. « Réserves plutôt les remerciements pour la fin de soirée, une fois que tu auras la confirmation que nous savons toujours nous tenir en public.». Bien entendu, j'aurais été étonnée si Charlie n'avait pas fait une remarque, juste comme ça, en passant. Je soupirais avant de secouer la tête, doucement, alors que Théodora lançais à son tour, une question rhétorique bien sentie. « Si j'attends la fin de la soirée, mes remerciements n'auront plus de sens. Merci d'être venu m'apporter votre soutien, que vous vous comportiez correctement ou non. », lâchais-je en plantant mes prunelles dans celle de Charlie. Je ne savais pas vraiment comment ce dernier prendrait cette affirmation, mais peu importait. Je ne voulais pas me lancer dans des effusions larmoyantes, ce n'était pas dans mon caractère – ou alors quand la chimiothérapie était trop lourde, certains jours – mais j'avais besoin qu'ils sachent que ce n'était pas juste du paraître.

J'étais heureuse d'entendre Ryleigh proposer de continuer notre conversation – inexistante – à notre table. Je ne savais pas si j'étais capable de tenir sur mes talons, aussi longtemps que je le faisais, il y a de cela un an déjà. Une fois arrivée à destination, je marquais un temps d'arrêt, derrière la chaise qui m'était destinée, pour fixer l'estrade qui se dessinait devant nous. Dans un moment, je serais obligée de gravir les quelques marches et faire un discours sur la maladie. Cette foutue maladie dont j'avais encore du mal à parler à mes proches. « Tu sais que rien ne t'oblige à le faire, n'est-ce pas ? ». La phrase de Charlie me sortit de ma torpeur. Je secouais la tête avec un sourire, en m'installant sur ma chaise, alors que c'était au tour de Connor d'apporter son 'soutien'. « Promis si tu veux t’échapper en douce je te couvre… Et s’il le faut vraiment, je suis sur que je pourrais même faire un discours convainquant. », me souffla t-il et un sourire se glissa sur mon visage. Je n'osais même imaginer mon petit frère faire un discours sur la maladie alors qu'il n'avait jamais eu à faire avec cette dernière. En effet, ce n'était pas parce que sa grande sœur était atteinte d'un cancer du sein que cela faisait de lui un expert. « Merci, mais si. Je dois le faire. », appuyais-je avec un sourire supplémentaire. Je tentais de me convaincre que j'étais capable de le faire, mais ma confiance en moi semblait vouloir s'effriter au fur à mesure que les minutes passaient.

Le silence pesant qui s'était installé à notre tablée n'était pas en passe d'arranger quoi que ce soit. Encore moins, l'attitude théâtrale de Charlie. « Excusez-moi de la question, mais il n'était pas question de jouer la comédie pour avoir l'air d'une famille soudée face à la maladie ? Vous ne savez plus comment faire ? », commença t-il et je soupirais en me pinçant l'arrête du nez. Décidément, il n'avait vraiment rien compris au but de la soirée. Gauthier intervint en premier, tentant sans doute d'empêcher Charlie d'entrer dans un discours plus appuyé. Mais cela ne fit aucun effet. « Non parce que si c'était pour qu'on reste assis tous en silence à se regarder en chien de faïence, il n'y avait pas besoin de nous mettre sur notre trente et un, on aurait parfaitement pu le faire à la villa. ». Puis ce fut au tour de Théodora de s'en mêler. Et Gauthier en rajouta une couche, histoire d’asseoir le 'pourquoi' de notre présence à tous entre ces murs. Mon regard se posa un instant sur mon aîné, espérant capter le sien pour le remercier de son intervention. Pourtant, ce n'était pas terminé. Voguant de sujets houleux en sujets houleux, Charlie intercepta un sommelier. « Tu bois du champagne, Maureen ? », me demanda-t-il. Certes, une coupe aurait été d'un grand secours en temps normal, mais je ne voulais pas risquer quoi que ce soit avec le traitement que je suivais. Les médecins m'avaient bien averti de ne pas boire une goutte d'alcool. Mais avant que je ne puisse ouvrir la bouche, mon frère avait déjà accéléré le pas. « Servez tout le monde. À une soirée haute en couleur alors. », continua t-il et je suis le mouvement en trinquant avec le reste de la tablée. Pourtant, je me contente de reposer la flûte devant mon assiette. Et alors que Charlie continue de monter sur ses grands chevaux, je tente d'ignorer les joutes verbales entre mes frères et Ryleigh.  « Il est prévu qu’il y ait beaucoup d’intervenants ce soir ? », résonna la voix de Théodora dans le brouhaha de la conversation. Je me tournais alors vers elle avant de lui adresser un sourire. « Je ne sais pas exactement, normalement le directeur de la fondation et quelques témoignages, dont le mien. », répondis-je, doucement, mais avec une certaine raideur en observant la scène. Je savais que le moment fatidique s'approchait, lentement mais sûrement. « C’est à quelle heure ton discours à toi ?», me demanda alors Connor, qui semblait avoir fini de concocter son plan d'échappée avec Charlie. La silhouette de James apparu dans mon champ de vision. Je le pointais du doigt rapidement. « Lorsque James m’appellera. », déclarais-je en déglutissant avec difficultés.

« Bonsoir à tous, merci à vous d’être présents ce soir. Je suis James Beauregard le directeur de la maison de Brisbane. », commença James avec quelque peu de maladresse, mais cela ne m'étonnait pas de lui. «  Je tenais tout particulièrement à remercier une de nos membres sans qui cette soirée n’aurait pas été possible. Cet hôtel appartenant à sa famille. Merci encore Maureen pour ce magnifique cadeau à l’association. Mais au-delà de sa générosité, elle est comme beaucoup d’entre vous, particulièrement touchée par la cause. Je vais maintenant lui laisser la parole. Maureen si tu veux bien me rejoindre. ». On y était, il était temps. Mes doigts se crispèrent sur ma pochette avant de me lever. J'installais alors un sourire forcé sur mon visage. Ce sourire que je savais si bien porter pour faire semblant lors de gala comme celui-ci. Je ne savais pas qu'autant d'années de pratique me seraient aussi utile. « Break a leg. », me souffle Ryleigh, une main sur mon bras, j'inspirais en prenant toute la positivité qu'elle pouvait m'insuffler. « Thanks. », répondis-je avant de me diriger vers l'estrade d'un pas mesuré. Un sourire supplémentaire à James, qui s'efface rapidement pour me laisser le micro. Je me saisis de mon discours que je déplie devant moi, mais je le connais par cœur. Les applaudissements s'estompent et j'ouvre enfin la bouche. Je ne peux plus reculer, même si je ne rêve que d'une chose : prendre mes jambes à mon cou. « Bonsoir à tous et merci d'honorer la fondation Beauregard de votre présence. », commençais-je avec des formalités d'usages. Des phrases que j'avais tellement prononcé dans des contextes tellement différents. « La fondation Beauregard et cette cause sont chères à mon cœur puisque les deux influent sur ma vie. », continuais-je, en inspirant profondément. C'était le moment du grand plongeon. « Il y a de cela un an, j'ai découvert que j'étais atteinte d'un cancer du sein. Il y a aucun mot pour décrire le sentiment d'impuissance qui vous submerge lorsqu'une nouvelle comme celle-ci vous tombe dessus, comme une épée de Damoclès. Je suis entrée dans un déni profond, je ne montrais aucun symptôme alors, dans mon esprit, je n'étais pas malade. Mon travail était bien plus important, on avait besoin de moi. J'ai négligé ma santé pour quelque chose que je pensais être indispensable à ma vie. Jusqu'à ce que cette cause s'avère être vaine. Alors j'ai quitté l'Angleterre pour l'Australie. Mais ce changement de décor, n'a pas changé grand chose. Jour après jour, j'ai repoussé mes examens, mes rendez-vous médicaux. Un à un, j'ai repoussé mes proches, cachant ce nouvel aspect de ma vie, car je pensais être capable de m'en sortir seule, d'affronter cette épreuve sans soutien. Je ne voulais pas que l'on me regarde différemment puisque cela me rappellerait ce qui se passait vraiment dans ma vie. Le seul contact que j'avais pour extérioriser mes angoisses, mes craintes était avec James Beauregard. Il m'a poussé à faire les bons choix, à ne plus repousser l'inévitable. Mes visites à la Fondation ont insufflé un souffle positif et un soutien inestimable à mon long périple vers la guérison. », dis-je en m'agrippant sur les rebords du pupitre qui se tenait devant moi. « Lorsque j'ai subi ma première intervention et que j'ai commencé la chimiothérapie, j'ai eu l'impression de perdre une partie de mon identité. J'ai perdu mes cheveux, j'ai perdu mon habilité à monter des marches sans être essoufflée, j'ai perdu ma capacité à me montrer à la face du monde sans maquillage, parce que sans cela je ne ressemble qu'à l'ombre de moi-même, même manger reste une épreuve lors des jours de traitements. Alors, c'est pour cela que je vous invite à faire un don à la Fondation Beauregard pour permettre à d'autres personnes comme moi-même, de profiter de l'influence positive d'une telle organisation. », continuais-je. J'étais bientôt au bout de mon discours, j'avais presque réussi. Mon regard se posa enfin sur la table de d'honneur, celle de ma fratrie. Je rencontrais le regard de Ryleigh, pour me donner la force de continuer avant de balayer le reste de la tablée du regard, alors que je continuais de parler. « Une dernière petite chose : si vous êtes malade, appuyez vous sur les personnes qui vous sont proches. Ne sous-estimez pas le pouvoir du soutien d'une famille. », finis-je, la gorge nouée. « Merci. », dis-je alors que les applaudissements résonnèrent dans la salle. Je ne tardais pas à descendre de scène, soulagée d'avoir fini de prononcer les mots qui me brûlaient la bouche. Ils étaient sortis, tout le monde les avaient entendus. Je me dirigeais alors vers la table d'honneur, avec une appréhension grandissante.
✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.


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ÂGE : 27 ans, je suis né le 9 juillet 1990 à Londres.
SURNOM : (Princess) Chachatte, Grumpy Cat, Charles par une certaine rousse (et elle seule).
STATUT : She's driving me crazy. Papa de substitution d'Oliver, mon neveu âgé de 5 ans.
MÉTIER : Diplômé en journalisme, avec spécialisation en géopolitique (notamment du Moyen-Orient). Reporter pour ABC Radio en quête d'aventures et d'histoires à raconter.
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PETIT PLUS : Paraitrait que snobinard britannique seraient les mots qui me qualifieraient le mieux › Paraitrait quand même que je ne sois pas qu'un crétin, presque sympathique et attachant quand on a le privilège d'apprendre à me connaître même › Paraitrait que la famille, surtout mes frères et ma petite soeur ainsi que mon neveu, sont la prunelle de mes yeux › Paraitrait que je sois un peu volage, libre comme l'air › Paraitrait quand même que ça soit surtout dans le but de me protéger parce que la dernière fois que j'ai aimé ça ne m'a pas trop réussi
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MessageSujet: Re: we are lost in a masquerade | hazard-pegerton clan   Mar 7 Aoû - 0:50




we are lost in a masquerade
Both afraid to say we're just too far away from being close together from the start. We tried to talk it over but the words got in the way. We're lost inside this lonely game we play. Thoughts of weeping disappear every time I see your eyes, no matter how hard I try to understand the reasons that we carry on this way. △
hazard-pegerton clan
Nous y étions, le moment que je redoutais le plus et j’étais certain de ne pas être le seul dans ce cas. Il suffisait de voir comment Théodora se tenait droite, comme un piquet, une position bien trop raide pour être confortable, ou comment Connor fixait le sol, mal à l’aise, ou encore comment Gauthier faisait preuve d’une impassibilité et d’un mutisme exacerbés par rapport à d’habitude. Même Ryleigh semblait plus crispée qu’à l’accoutumée. Quant à Maureen, je préférais ne pas trop m’attarder sur son état actuel. A présent que nous étions tous réunis pour la première fois depuis de longs mois, la tension était à son comble et chacun y allait de son petit discours d’encouragement à l’attention de notre grande sœur, celle-ci ne tardant pas à nous remercier d’être tous venus – sûrement mesurait-elle tout l’effort que cela représentait pour nous.  « C’est une soirée importante, c’est la moindre des choses que nous soyons présents. » avait déclaré Théo suivit du petit frère : « Avec plaisir Maureen… Après tout c’est pas comme si c’était le genre d’événement qu’on peut refuser. » La maladresse de Connor me tirait un semblant de rictus, me renvoyant mon propre mal être à l’idée de me trouver ici, dans ce palace parental pour soutenir notre grande-sœur annoncer à la face du monde qu’elle avait un cancer du sein. Je décidais de calmer cependant les ardeurs de Maureen en la prévenant qu’elle n’était pas encore au bout de ses peines. « Et c’est toi qui dit ça ? » s’étouffait aussitôt Théodora. Et pour toute réponse, je me contentais de lever les yeux au ciel. Si les petites piques visées étaient une de mes spécialités, il n’était pas nécessaire pour autant de prendre personnellement tout ce que je pouvais dire – spécialement dans une situation de la sorte où je me montrais particulièrement bougon. Je jugeais par conséquent la réaction de Théo démesurée : il ne faisait aucun doute, qu’en effet, notre fratrie n’était pas réputée pour savoir éviter les esclandres. « Si j'attends la fin de la soirée, mes remerciements n'auront plus de sens. Merci d'être venu m'apporter votre soutien, que vous vous comportiez correctement ou non. » intervenait alors Maureen, me tirant un hochement de tête afin de clore le débat, décidant de faire fit de la fin de sa phrase qui m’était très certainement destinée. S’il était déjà mal vu que je me donne en spectacle, j’étais certain que Ryleigh se chargerait de m’arracher elle-même la tête à mains nues si j’avais le malheur de m’en prendre à mon aînée. Mais je ne parvenais pas à me retenir bien longtemps de faire un commentaire sur l’attitude du reste de mes frères et sœurs qui alimentaient le silence pesant qui régnait à la table à laquelle nous venions de nous installer, une fois que Connor et moi avions fini de proposer une issue de secours à notre grande sœur... « S’il te plait Charlie. » me reprenait Gauthier, comme si j’étais un enfant sur le point de faire une bêtise – ce qui n’était pas bien éloigné de la vérité si on observait la scène d’un œil totalement objectif. Si habituellement je n’avais pas besoin de motivation pour y aller de mes commentaires désagréables, le fait que Gauthier se comporte comme s’il était mon père me poussait un peu plus à poursuivre sur ma lancée. C’était plus fort que moi, ce besoin que j’avais de me réfugier derrière des répliques cinglantes et une théâtralité exagérée dès que la situation m’échappait. Et ce soir ne faisait pas exception à la règle, au grand dam des occupants de la table d’honneur. Visiblement mon attitude amusait doucement Connor, quand elle agaçait de plus en plus Gauthier et Théodora qui peinaient à faire preuve de patience envers moi. « Encore faudrait-il que tout le monde réponde présent à une invitation à dîner à la villa. » rétorquait ma petite sœur du tac au tac. Touché, songeais-je en haussant vaguement les épaules quand Connor m’adressait une grimace qui se voulait compatissante. Si j’appréciais ses efforts pour me soutenir dans les limites du possible – j’avais bien conscience d’être culotté – j’étais de trop mauvaise humeur pour les apprécier à leur juste valeur. De toute façon, je n’avais pas le temps de m’attarder longtemps sur mon petit frère puisque Gauthier se chargeait de me remettre à ma place en usant de son habituelle – et prétendue – autorité. « Notre famille n’est pas le sujet de la soirée Charlie. Puisqu'il faut t’expliquer le contexte, nous ne sommes pas là pour jouer la comédie. Nous sommes ici pour soutenir Maureen et cette fondation qui tente d’aider des gens malades qui en ont besoin. Alors si tu pouvais, pour une soirée, mettre ton ego de côté et ne pas faire de scandale pour des raisons personnelles. Nous t’en serions reconnaissant. » Et si la tentation de répliquer était grande, je décidais de tenir ma langue – une fois n’était pas coutume. Je sentais que l’aîné et ma petite sœur arrivaient de plus en plus à saturation et que les choses ne tarderaient pas à s’envenimer si je poursuivais sur cette voie. A dire vrai c’était davantage Ryleigh que je sentais se raidir un peu plus à chaque fois que j’ouvrais la bouche qui me poussait à cesser d’attaquer ma fratrie sur leur absence de volubilité ce soir. J’avais et j’aurai besoin d’elle encore plus ce soir, à l’issue de cette soirée de l’angoisse, il n’était pas question de la voir me claquer la porte de notre chambre au nez une fois la cérémonie terminée. Profitant de la venue d’un serveur, je faisais en sorte que tout le monde reçoive sa coupe de champagne, faisant fi de l’état de santé de ma grande sœur. Je sentais l’agacement de l’ensemble de la tablée à l’exception de Connor et j’en profitais pour rappeler à tout le monde que le seul membre Hazard-Perry qui manquait à l’appel aurait peut-être été le seul capable de détendre l’atmosphère. « Si tu y tiens tant que ça, j’ai cru voir une table enfant dans le coin là-bas on peut surement s’y joindre ni vu ni connu. » proposait alors Connor et j’avais répondu avec un petit rire, content de voir qu’il y en avait au moins un qui ne prenait pas la mouche à chaque fois que j’ouvrais la bouche. « Si seulement… » commentais-je quand Ryleigh intervenait aussitôt : « N'hésitez pas, on viendra vous chercher quand l'entrée sera servie. » Je comprenais aussitôt que je venais de franchir la limite et qu’il était temps que je redescende de mes grands chevaux si je ne voulais pas finir la nuit seul. « Hmpf. » me contentais-je alors de bougonner avant de baisser mon regard sur mon assiette, l’air morose. Maintenant privé de mon occupation favorite, j’étais condamné à affronter mes pensées, à faire face à cette soirée et ce qu’elle représentait. Il était fini le temps du déni, où je continuais de nier le cancer de Maureen en espérant que si je ne croyais pas en son existence, il disparaitrait comme par magie. Avec une nervosité qui ne me caractérisait pas et que je n’avais pas l’habitude de devoir gérer – et de tenter de dissimuler surtout – je jouais de mes doigts fins sur l’argenterie disposée de part et d’autre de mon assiette, accusant le coup. J’avais bien remarqué que Maureen n’avait pas touché son verre de champagne, et si en temps normal je n’en avais que faire de sa consommation d’alcool, la voir se priver de la sorte me renvoyait à sa condition de malade – condition que je niais en bloc. J’étais incapable de m’adresser à elle plus que je ne l’avais déjà fait, incapable de la soutenir comme je l’aurais dû, ayant l’impression de la voir dépérir chaque seconde de plus que je passais à la regarder. Si j’étais présent physiquement à table, mon esprit lui n’était clairement plus parmi les miens. J’avais vaguement conscience de Théodora et Connor qui tâchaient de faire la conversation, posant des questions à Maureen sur le déroulement de la soirée, sans grand succès. L’ambiance morose et le calme presque religieux qui régnaient à table résonnait étrangement bien avec mon humeur actuelle, le temps semblant s’écouler avec une lenteur insupportable. Finalement, quelqu’un prenait place sur l’estrade érigée face à l’assemblée, s’apprêtant visiblement à lancer la soirée. Fixant d’un regard vide l’homme d’une trentaine d’années qui semblait étrangement nerveux face à pareille audience, je ne parvenais pas à écouter réellement ce qu’il racontait. Je voyais ses lèvres se mouvoir, j’entendais sa voix, bourdonnement désagréable dans mes oreilles, mais les mots qu’il alignait les uns à la suite des autres ne parvenaient pas jusqu’à mon lobe pariétal, restant un brouhaha incompréhensible pour moi. Ce fût soudainement lorsque je remarquais que l’attention de l’ensemble de l’assemblée s’était tournée vers la table d’honneur que je comprenais que c’était au tour de Maureen de s’adonner à son discours sur la maladie. Avant même de pouvoir m’en empêcher, mes yeux se posaient à leur tour sur ma grande-sœur dont le visage crispé me nouait soudainement la gorge sans que je ne parvienne à comprendre pourquoi. Maureen n’était pas du genre à se laisser dépasser par les événements, elle remontait ses manches et se lançait tête la première face aux obstacles, pourtant, j’avais la désagréable impression qu’elle avait perdu cette force et cette témérité qui l’avaient toujours caractérisées – autant de qualités que je lui enviais et que je lui reprochais à la fois. « Break a leg. » lui soufflait Ryleigh et je me surprenais moi-même à espérer que ce soit littéralement le cas, pour ne pas avoir à écouter un discours que je n’avais pas envie d’entendre de toute évidence. Mais Maureen s’avançait vers l’estrade avec toute la retenue qui la caractérisait. Pourtant à l’instant même où elle se plaçait derrière le microphone, prête à commencer son discours, j’étais pris d’une furieuse envie de prendre mes jambes à mon cou. Rester assis sur cette chaise était une torture que j’aurai aimé n’avoir jamais à subir. Détournant aussitôt le regard de ma sœur, je me plongeais dans l’observation minutieuse des ongles de ma main droite. J’étais si absorbé dans mes pensées que c’était à peine si l’avertissement de Ryleigh me parvenait aux oreilles : « Vous avez intérêt à arrêter vos chamailleries. Si c'est pour ça que vous êtes venus, partez. Vous avez mieux été élevés que ça, j'ai une suite qui vous attend après le repas si vous voulez vous égorger dans une des propriétés d'Howard pour des raisons légales, ça me va aussi. » Si l’anglaise m’offrait sur un plateau d’argent ma porte de sortie, j’étais incapable de bouger, comme paralysé. Tout mon être voulait mettre le plus de distance entre ce lieu et moi, pourtant mon corps ne répondait plus, comme s’il avait conscience qu’à l’instant même où je tournerai le dos à Maureen, je signerai mon exclusion définitive du clan Hazard-Perry – un sacrifice que je n’étais pas prêt à faire. Mâchoire crispée, je me contentais de desserrer légèrement mon nœud papillon qui m’empêchait de respirer. Je sentais les yeux bleus de Ryleigh se poser sur moi, mais j’étais dans l’incapacité la plus totale de lui rendre son regard. Quand soudain, elle venait m’attraper la main, la serrant avec une poigne ferme et non-nécessaire. Le contact de sa main chaude dans la mienne semblait me permettre de respirer un tout petit peu plus, alors que je lui serrais la main avec force en retour. Ma poigne se resserrait même d’un cran quand la voix de Maureen résonnait dans la salle de réception. « Il y a de cela un an, j'ai découvert que j'étais atteinte d'un cancer du sein. » Si ce n’était plus une nouvelle pour moi, c’était la première fois que j’entendais le mot cancer sortir de la bouche de Maureen et l’information me coupait le souffle un instant. Si elle avait réussi à capter l’attention de l’assemblée tout entière, je m’évertuais toujours à garder les yeux bien baissés sur mon assiette vide, fixant les initiales de notre famille gravées d’or face à moi. Si j’avais espéré réussir à ne pas écouter ses paroles au même titre que celles de James, c’était peine perdue, mon cerveau tout à coup incapable de penser à autre chose qu’à ce que Maureen racontait. A mesure qu’elle parlait, je me crispais un peu plus, en fixant d’un regard absent un tableau accroché sur le mur face à moi, avec la boule au ventre. « Une dernière petite chose : si vous êtes malade, appuyez-vous sur les personnes qui vous sont proches. Ne sous-estimez pas le pouvoir du soutien d'une famille. » concluait finalement Maureen avec émotion, avant de remercier l’assemblée et de regagner notre tablée qui était restée muette pendant tout son discours. Alors qu’elle prenait place sur son siège, le silence pesant perdurait un instant, les membres de notre fratrie accusant progressivement le coup. Je mettais un temps avant de me rendre compte que le discours de Maureen avait déclenché une vague d’applaudissements respectueux, de regards soit choqués soit peinés d’une telle révélation. Bien que ma grande sœur eût retrouvé sa place parmi nous, il semblait que toute l’attention était encore concentrée sur elle, mon regard se perdant sur quelques invités qui murmuraient de leur côté en la regardant. Mais rapidement un intervenant lui succédait sur l’estrade pour expliquer plus en détail les actions menées par la fondation Beauregard, incitant une fois de plus les invités présents à faire des donations pour lever des fonds pour l’association, pendant que l’entrée était servie. Profitant que l’attention soit détournée de notre famille, la gorge toujours nouée, j’avais simplement lâché un petit : « Dommage qu’il ait fallu attendre que tu sois malade pour que tu te rendes compte de l’importance de la famille. » murmuré du bout des lèvres d’un ton plus résigné que vindicatif, rendant ma réflexion presque inaudible. Je n'avais pas daigné lever les yeux de mon assiette désormais ornée d’une – pourtant – appétissante salade d’asperges dressée sur une mousse d’avocat et un cracker de parmesan, me rendant compte que je n’avais plus faim. J’avais la gorge nouée et l’envie de partir d’ici se faisait plus urgente que jamais. Mais j’avais fait une promesse et je comptais bien m’y tenir cette fois, alors me redressant lentement après avoir lâché la main de Ryleigh que j’avais maintenue jusqu’ici, je déposais ma serviette sur la table en accompagnant mon geste d’un poli : « Si vous voulez bien m’excusez un instant. » digne d’un jeune homme de bonne famille. Sans prêter attention aux regards qui pouvaient éventuellement me suivre, je me dirigeais vers les toilettes de l’accueil de l’hôtel. J’avais besoin de souffler un coup, loin des coups d’œil d’invités curieux ou des regards lourds de jugement de ma fratrie ou de Ryleigh. Une fois dans les toilettes, je dénouais mon nœud papillon pour respirer mieux avant de décider de me passer de l’eau froide sur le visage. Peut-être Ryleigh avait-elle eu raison en me priant de bien vouloir avoir la main moins lourde sur la bouteille. Ou peut-être l’alcool n’avait-il rien à voir là-dedans. Peut-être accusais-je enfin le coup, réalisant l’effrayante réalité. Et c’était un mélange d’émotions contradictoires qui s’emparaient de moi. Une colère nouvelle que je développais à l’encontre de ma grande-sœur, lui en voulant de revenir pour espérer notre soutien quand elle n’était même pas certaine de sortir vivante de cette fichue maladie. Réalisant qu’il était temps de reprendre place à table, je me décidais à inspirer profondément avant d’essayer mon visage, de renouer mon nœud papillon et d’entreprendre de rejoindre la table d’honneur pour dîner aux côtés des miens.
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MessageSujet: Re: we are lost in a masquerade | hazard-pegerton clan   Jeu 6 Sep - 14:04




hazard-pegerton clan

we are lost in a masquerade


La discussion – si tant est qu’on puisse appeler cela ainsi – qui avait été lancée depuis qu’ils avaient pris place à table ne mènerait à rien et Théodora en avait parfaitement conscience. Si personne ne semblait particulièrement à l’aise d’être installé à cette table, Charlie semblait vouloir monopoliser la parole, vider son sac en cachant probablement ce qu’il pouvait réellement ressentir en ce moment-même derrière ce sourire narquois et prétentieux dont lui seul avait le secret. Cela dit, si Théo avait parfaitement conscience du petit jeu de son frère tout comme elle savait que toute cette conversation ne mènerait à rien, elle ne put s’empêcher quelques réflexions à son tour, tentant en vain de refreiner les ardeurs du jeune homme. « Notre famille n’est pas le sujet de la soirée Charlie. Puisqu'il faut t’expliquer le contexte, nous ne sommes pas là pour jouer la comédie. Nous sommes ici pour soutenir Maureen et cette fondation qui tente d’aider des gens malades qui en ont besoin. Alors si tu pouvais, pour une soirée, mettre ton ego de côté et ne pas faire de scandale pour des raisons personnelles. Nous t’en serions reconnaissant. » La jeune femme en poussa presque un soupir de soulagement en constatant que les quelques mots de l’aîné de la fratrie avaient suffit à faire taire Charlie pour le moment. Un court moment puisqu’il ne tarda pas à enchérir en mentionnant cette fois Oliver qui aurait eu le don de rendre la table un peu plus bavarde. Ne préférant rien dire à ce sujet et laissant les garçons plaisanter à ce propos, Théodora attrapa la coupe de champagne qui lui avait été servie pour la porter à ses lèvres pour ensuite finalement porter son attention sur sa sœur. Après tout, ils étaient là pour elle ce soir et autant concentrer toute son attention sur cette dernière plutôt que de se laisser agacer par Charlie. « Je ne sais pas exactement, normalement le directeur de la fondation et quelques témoignages, dont le mien. » La brune hocha doucement la tête, tentant un maigre sourire. Au moins, Maureen ne serait pas la seule à prendre la parole ce soir, il y aurait d’autres témoignages, toute l’attention ne serait pas porter uniquement sur elle durant toute la soirée. Même si l’annonce qu’elle avait à faire ce soir ne passerait pas inaperçue à côté d’autres. Connor s’enquit de savoir quand l’intervention aurait lieu et comme pour toute réponse, le responsable de l’association prit la parole sur l’estrade. Ce fut bientôt au tour de Maureen de prendre la parole et alors qu’elle quittait à peine la table, ce fut au tour de Ryleigh de prendre la parole. « Vous avez intérêt à arrêter vos chamailleries. Si c'est pour ça que vous êtes venus, partez. Vous avez mieux été élevés que ça, j'ai une suite qui vous attend après le repas si vous voulez vous égorger dans une des propriétés d'Howard pour des raisons légales, ça me va aussi. » Retenant quelconque remarque à l’adresse de la brune, Théo ne put cependant s’empêcher d’arquer un sourcil et de lui lancer un regard noir avant que Maureen ne prenne la parole sur l’estrade. Un poids s’installa alors sur l’estomac de la jeune femme qui, par réflexe, attrapa la main de son petit frère sous la table. « Il y a de cela un an, j'ai découvert que j'étais atteinte d'un cancer du sein. » Sans réellement s’en rendre compte, la pression qu’elle exerçait sur la main de son jeune frère se fit un peu plus intense à l’entente de ces mots. Evidement, Théodora les avait déjà entendu prononcer de la bouche de la jeune femme. Elle avait d’ailleurs été la première à être au courant au sein de la fratrie, mais cela n’empêchait en rien cette sensation étrange qui l’habitait. Certes, elles n’avaient jamais été des plus proche, et ça n’était probablement pas la compassion qui lui nouait ainsi l’estomac. Non, entendre ces mots à nouveau ne faisait que lui rappeler que sa sœur était atteinte d’une maladie grave. Que définitivement, personne n’était à l’abri de cette saloperie et, plus égoïstement, qu’elle était au premier rang pour contracter cette saloperie elle aussi. Même si rien ne le présageait non plus, les antécédents familiaux étaient là et il faudrait qu’elle se montre d’autant plus vigilante à ce sujet. Le discours prit fin dans une salve d’applaudissement à laquelle Théodora participa poliment, reprenant une respiration régulière au passage et se rendant compte qu’elle avait retenu son souffle durant une bonne partie du discours de sa sœur.

Maureen reprenait place à la table lorsque l’entrée commença à être servie dans la salle. Théo installait sa serviette sur ses genoux lorsque Charlie reprit la parole. « Dommage qu’il ait fallu attendre que tu sois malade pour que tu te rendes compte de l’importance de la famille. » Contrairement à tout ce qu’il avait pu déclarer jusqu’ici, sa voix était cette fois plus faible et son regard fuyant. C’était une pique de plus et pourtant, sur ce coup-ci, la brune n’eut même pas à cœur de lui lancer un regard assombri pour lui faire comprendre qu’il allait une fois de plus trop loin. Parce que sur ce point-ci, il avait raison et Théo ne pouvait que le rejoindre. Cela dit, ne préférant pas remuer le couteau dans la plaie ni d’un côté, ni de l’autre, elle préféra lâchement se cacher derrière sa flûte de champagne. « Si vous voulez bien m’excusez un instant. » Le silence s’installa un instant autour de la table tandis que Charlie s’en allait. Instinctivement, elle jeta un coup d’œil à sa droite puis à sa gauche pour voir ce que ses frères semblaient vouloir faire. A ses yeux, il n’était pas des plus judicieux de laisser Charlie partir ainsi seul, mais elle avait aussi parfaitement conscience de ne pas être la personne qu’il souhaiterait voir. Gauthier ne serait probablement pas la personne la plus compatissante qu’il soit non plus dans le cas présent et même si Connor n’aurait peut-être pas été un mauvais choix, Théodora porta plutôt son attention sur Ryleigh, assise face à elle. « Plutôt que de jouer les donneuses de leçons, tu pourrais peut-être le rejoindre et voir comment il va. » souligna-t-elle avec fermeté sans pour autant être froide. Ryleigh serait probablement la seule personne que Charlie tolèrerait à ses côtés pour le moment.

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I lied to my heart 'cause I thought you felt it. You can't light a fire, if the candle's melted. No, you don't have to love me if you don't wanna, don't act like I mean nothing.

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