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 making momma so proud | ariane&charlie

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l’orgueil et les préjugés
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ÂGE : 27 ans, je suis né le 9 juillet 1990 à Londres.
SURNOM : (Princess) Chachatte, Grumpy Cat, Charles par une certaine rousse (et elle seule).
STATUT : She's driving me crazy. Papa de substitution d'Oliver, mon neveu âgé de 5 ans.
MÉTIER : Diplômé en journalisme, avec spécialisation en géopolitique (notamment du Moyen-Orient). Reporter pour ABC Radio en quête d'aventures et d'histoires à raconter.
LOGEMENT : Spring Hill au numéro 20, une grande villa avec Gauthier, Théo, Connor & Oliver. Depuis un peu plus d'un an, Debra a rejoint le clan, avec Chronos, son chien.

POSTS : 2471 POINTS : 30

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Paraitrait que snobinard britannique seraient les mots qui me qualifieraient le mieux › Paraitrait quand même que je ne sois pas qu'un crétin, presque sympathique et attachant quand on a le privilège d'apprendre à me connaître même › Paraitrait que la famille, surtout mes frères et ma petite soeur ainsi que mon neveu, sont la prunelle de mes yeux › Paraitrait que je sois un peu volage, libre comme l'air › Paraitrait quand même que ça soit surtout dans le but de me protéger parce que la dernière fois que j'ai aimé ça ne m'a pas trop réussi
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Side by side, connected by the heartHazard-Perry Family#4Connor#2Théodora#2
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Walking away from someone you can't forget › Charleigh#3
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We've been friends for so long, I can't remember which one of us is the bad influenceSeung-Jin#1Chariane#2Chariad#1
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No matter where we go, we take a little of each other everywhereDelie#3
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Emre#2Greta#1
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RPs EN ATTENTE : Ryleigh (rp mims post AAP) › Marianna (à déterminer) › Lene (bateau de Gauthier) › Maze (à déterminer) › Debra (à propos de Charleigh)
PSEUDO : besidethecrocodile
AVATAR : Douglas Booth
CRÉDITS : avatar ©RAINBOWSMILE › signature ©anaelle › userbars ©loonywaltz rpz
DC : Heidinosaure
INSCRIT LE : 24/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7977-charlie-on-ne-va-pas-se-mentir-tirer-un-trait-sur-les-gens-ca-ne-marche-pas-souvent-il-vaut-mieux-leur-tirer-une-balle http://www.30yearsstillyoung.com/t19084-exist-on-your-own-terms-heidicharlie http://www.30yearsstillyoung.com/t8021-charlie-hazard-perry http://www.30yearsstillyoung.com/t15385-charlie-hazard-perry

MessageSujet: making momma so proud | ariane&charlie   Mar 20 Mar - 7:44





making momma so proud
You were a child, crawling on your knees toward him making momma so proud but your voice is too loud. We like to watch you laughing, picking insects off of plants. No time to think of consequences. △
ariane & charlie
Avec le retour de Ryleigh dans ma vie, c'était également le retour de certaines de mes habitudes d'anglais de bonne famille qui revenaient. Si je n'avais jamais vraiment perdu mon côté snob ni mon accent britannique, j'avais troqué une vie dorée dans les palaces londoniens au profit d'une vie plus commune et modeste - le tout étant relatif vis-à-vis du reste de la population de la ville. Entouré majoritairement de gens qui n'étaient pas issus du même milieu privilégié que moi, j'avais troqué mon quotidien de jeune de la haute société pour embrasser la liberté et la simplicité qui accompagnaient l'existence de la grande majorité de mes amis. Mais l'arrivée fracassante de Ryleigh avait changé la donne. Sans que je ne renie rien à ce que j'avais bâti en presque six ans d'existence à Brisbane, je me plaisais à redécouvrir les paillettes et les dorures qui avaient bercé mon enfance et mon adolescence. Et si c'était majoritairement aux côtés de Nadia que j'avais tout le loisir de m'adonner mes petits plaisirs coupables d'héritier, j'étais bien décidé ce soir à en faire bénéficier Ariane. Depuis qu'elle avait rencontré Ryleigh et eu l'occasion d'en apprendre un peu plus sur elle, et par conséquent sur moi, la rousse me bassinait sans cesse avec Drew. Et pour ravir ses papilles j'avais choisi de l'emmener manger en tête-à-tête au restaurant gastronomique qui situé au sein du palace familial. Ce soir, elle aurait le droit au grand jeu, au Charlie pédant et bien éduqué dans un costume sorti pour l'occasion. Prêt à mettre les petits plats dans les grands, c'était avec chauffeur privé et voiture rutilante que j'étais venu la chercher en bas de son nouvel appartement à Bayside, découvrant une Ariane presque pomponnée au bord de la route, prête à embarquer dans mon monde. Lui faisant étalage de toute mon éducation de jeune homme de bonne famille, j'étais sorti de la voiture pour venir la saluer, lui tenant la portière pour qu'elle puisse se glisser sur la banquette arrière. « C'est qu'elle est crédible la Parker quand elle se fend d'une tenue de cocktail. » que je lui glissais, un sourire venant fendre mon visage. Ouvrant un tiroir réfrigéré dissimulé dans le large accoudoir qui séparait son siège du mien, j’en sortais une bouteille de champagne et deux coupes. « Tu noteras pour l’instant que je tiens ma part du contrat. » la taquinais-je aussitôt, faisant allusion aux quelques textos que nous avions échangé plus tôt lorsque je lui avais demandé de me réserver sa soirée. Il me semblait que cela faisait une éternité qu’elle et moi n’avions pas passé une soirée tous les deux, sans Tad ou Nadia pour venir compléter notre trio. Si la rousse avait définitivement pris ses aises dans ma vie, faisant de plus en plus partie de mon quotidien – sans que je n’aie en m’en plaindre – c’était la plupart du temps en compagnie du reste de la fine équipe et des quelques nouvelles recrues qui semblaient s’intégrer peu à peu à notre groupe. Et la dernière fois que j’avais eu l’occasion de la croiser en petit comité, c’était lorsqu’elle s’était décidée à me tendre un piège en m’organisant un date avec le fameux Jessie. Bien décidé à célébrer donc nos retrouvailles autour d’un repas qui promettait d’être détonnant, comme chaque fois que nous étions laissés tous les deux sans surveillance pour calmer nos ardeurs, je nous servais à chacun une coupe, tendant la sienne à Ariane alors que le chauffeur se décidait à s’engager sur la route en direction du centre-ville. « Alors à quoi est-ce qu’on trinque, Parker ? » lui demandais-je, fossette sur la joue. Si ce soir c’était moi qui menait la danse – une fois n’est pas coutume – je comptais bien lui laisser voix au chapitre. Et une fois le toast porté et nos verres ayant légèrement teinté l’un contre l’autre, je portais la flûte de cristal à mes lèvres pour boire une gorgée du liquide pétillant à la robe légèrement dorée, observant la rousse par-dessus le verre d’un air presque amusé. « Prête à me supporter une soirée entière ? » Pour sûr, ce serait un dîner mouvementé, rythmé par nos joutes verbales légendaires. Les enfants terribles, c’était l’appellation qui nous convenait le mieux, incapables de nous tenir, même en public, prêts à tout pour nous pousser l’un l’autre dans nos retranchements, nous supporter lorsque nous étions réunis relevait en général de la véritable prouesse. Nous avions eu à peine le temps de boire notre coupe de champagne, que le chauffeur s’arrêtait finalement devant le palace Hazard-Perry. Je sortais de la voiture, contournant cette dernière pour venir à nouveau accueillir Ariane à la sortie du véhicule, lui tendant mon bras alors que j’ajoutais, l’air taquin : « Ce soir, on joue les adultes, je compte sur toi pour coopérer. » L’idée même de nous imaginer agir en être majeurs et responsables me faisait doucement rire, tant elle était utopiste. J’étais curieux de voir combien de temps nous serions en réalité capables de tenir cette mascarade. « J’espère que tu es prête à ravir tes papilles. Ce soir, je t’emmène sur les traces de ton coup de cœur du moment. » lui dis-je alors que je l’entraînais à travers la porte de l’hôtel, sans même prendre la peine de passer par le bureau d’accueil, connaissant suffisamment les lieux pour me diriger sans souci, je poursuivais jusqu’au restaurant tenu par la mère de Ryleigh. Je m’arrêtais devant le maître d’hôtel un instant. « Monsieur Hazard-Perry, si vous voulez bien vous donner la peine de me suivre, votre table est prête. » disait-il, et alors que je lui emboîtais le pas, je ne pouvais m’empêcher de lancer un clin d’œil à Ariane. Le maître d’hôtel se changeait de veiller à ce que la jeune femme soit installée, quand je m’asseyais face à elle. Comme l’ensemble de l’établissement, le restaurant Egerton était décoré avec beaucoup de goût, dans un style à la fois élégant et sobre. « J’ai demandé à Ryleigh de glisser un petit mot au chef pour qu’on ait un menu inédit. » J'étais presque fier de pouvoir lui offrir pareille soirée, la laisser goûter à la cuisine exceptionnelle qu'était celle servie dans les restaurant appartenant à la famille de l'anglaise qui était venue me poursuivre jusqu'à Brisbane. « Qu’est-ce que tu voudrais boire ? Fais-toi plaisir, c’est moi qui offre. » lui glissais-je finalement avant de demander au serveur qui s’était approché de me servir leur plus vieux whisky, sans glaçons as usual.
©BESIDETHECROCODILE


Oho, this kiss you give, it's never ever gonna fade away △





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la langue de vipère
la langue de vipère
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ÂGE : 29 ans (13/05)
SURNOM : Parker, la love doctor et autres synonymes ridicules.
STATUT : pas intéressée sauf par Tad, après minuit.
MÉTIER : en charge du courrier du coeur et de la rubrique dating pour GQ Australia, chroniqueuse invitée sexo + love à ABC radio & presqu'auteure.
LOGEMENT : #34 à Bayside ; mes affaires qui s'entassent à travers celles de Vitto, le romano-nudiste.

POSTS : 2262 POINTS : 635

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : S’attache très difficilement. ▲ Préfère passer du temps seule qu’entourée. ▲ Se passionne pour les plantes, la boxe, le longboard et la cuisine. ▲ A à cœur les conseils qu’elle donne à ses lecteurs. ▲ N’a jamais voulu connaître son père. ▲ A presque fait le tour de l’Europe. ▲ A commencé à écrire un livre où elle réinvente la fin des histoires d’amour bousillées qu’on lui raconte à GQ. ▲ A quitté l’école pour devenir roadie dans une troupe de théâtre nomade. ▲ Très à l’aise avec sa sexualité.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :


ARIA #1
Let's make the headlines, loud and true. I wanna tell the world I'm giving it all to you. The best things suddenly happen when you are here. Take this on together, you make me feel complete.


TADRIANE #4TADRIANE #5
Crush a bit, little bit. Feeling lit, feeling right. Two AM, summer night, I don't care. Everything that's shine ain't always gonna be gold, I'll be fine once I get it. I'll be good.


VITTARIANE #2
I won't soothe your pain, I won't ease your strain. Taking it slow, feeding my flame. And I'm not scared of your stolen power. I see right through you any hour.


LA FINE ÉQUIPE
Chariane #2

Hassan (fb)GaïaJoeyMariusKane #2#teamapero

RPs EN ATTENTE :
Owen #2 + Gauthier


RPs TERMINÉS : LysanderJamie Tad (fb) Rose #1DebraNYE#teambastonJamie #2TheaTeam GQAAPtadriane #2NinoKane (fb)Vittorio (fb)ColeCharlieLiamtadriane #3TC #3MariannaParamoreVittorio #1ClaraLiam #2St. PatMickeyJamie #3ChariadEdwardSage
PSEUDO : hub
AVATAR : rose leslie baby
CRÉDITS : avenged in chains
DC : le 2/3 des McGrath, le Epstein
INSCRIT LE : 10/06/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t15563-ariane-i-think-she-knows http://www.30yearsstillyoung.com/t17242-good-things-to-come http://www.30yearsstillyoung.com/t15817-ariane-parker http://www.30yearsstillyoung.com/t16257-ariane-parker

MessageSujet: Re: making momma so proud | ariane&charlie   Mer 21 Mar - 15:07





making momma so proud
You were a child, crawling on your knees toward him making momma so proud but your voice is too loud. We like to watch you laughing, picking insects off of plants. No time to think of consequences. △
ariane & charlie
Vitto installé sur le canapé, ses livres étalés tout autour. Il avait fière mine le coloc maintenant qu’il s’adonnait à se la jouer studieux, et si l’envie de rester ici et de l’embêter à lui lancer à la tronche des restes de papier froissé, ou des hypothétiques cas à défendre devant un juge implacable, y’a autre chose, autre part, autre personne qui m’attendent pour ce soir. Et j’enfile les escarpins de sortie d’un geste distrait, sentant son regard sur moi, le sourcil haussé, dubitatif, de voir dans quel état je me suis mise pour une fois. Ils sont loin les habits ponctués de vieux t-shirts de bands métal des 80’s, les mèches rebelles, les jeans déchirés. Mais c’est pour la bonne cause - et on m’a promis de l’excès en échange d’un trait de rouge à lèvres, d’un peu de laque dans ma tignasse. « T’inquiètes papa, je rentre pas tard. » que je chantonne, sachant très bien qu’il s’en balance Vitto, qu’il ne fait que juger sans vraiment d'importance l'apparat de fausse bourgeoise dont je me suis vêtue, et qu’en tout et pour tout avoir l’appartement à lui tout seul pour une soirée complète sans m’entendre jacasser d’un bout à l’autre du couloir doit lui faire l’effet d’une retraite sous les paliers à Bali. Pourtant, il reste tout de même l’épée de damoclès du moment au-dessus de ma tête, à savoir ce pourquoi je l’ai bassiné encore et toujours depuis notre emménagement ici. « Et ouais, ouais, je sais. 5 pages de plus d’ici demain sinon y’aura de la vaisselle sale jusque sous le lit. »  l’entente, c’était qu’il canalise toutes ses vannes et ses diverses piques sur mon cas, plus particulièrement ma procrastination qui m’avait fait atteindre des niveaux de flemme encore jamais inégalés. Vitto, c’était le regard lourd par-dessus mon épaule quand je n’ouvrais pas le portable comme annoncé pour taper quelques lignes, c’était les longs soupirs du fin fond du salon, quand il savait que je tournais en rond, fixait une page blanche, plutôt que de juste écrire. Et mon livre qui, mine de rien sous son courroux, avait de plus en plus l’étoffe d’un chapitre, et presque de deux. À savoir que l’italien était particulièrement doué pour me faire chier - et étrangement, me motiver. Mais ça lui ferait trop plaisir de savoir, autant mieux continuer de jouer le jeu en râlant. « J’aurais jamais dû te parler de ça. » et je bats des cils, lui envoie un bisou soufflé, me promettant presque de lui ramener une surprise pour ses bons et loyaux services de chaperon - fallait bien qu’un de nous deux s’assure que netflix continue de rouler pour encore quelques autres mois - non sans l’oublier une fois les clés glissées dans mon sac, et mes pas précipités vers le hall de l’immeuble. Charles tout en bas, il a fière allure, il ouvre la porte de la voiture et dégaine ses manies de riche premier sous mes sourcils haussés et mes iris qui roulent sur eux-mêmes. « Remercie le boss et ses manoeuvres misogynes. » que je réponds, la voix d’une pimbêche de service peaufinée à merveille. La robe achetée par Jamie n’avait été portée qu’une seule fois, et rien qu’à la voir à nouveau tomber sur mes hanches ce soir me confirmait que ce genre de vêtements avait une vie à lui seul, et passait pas du tout dans le point varia d’une quelconque autre soirée banale. M’engouffrant dans l'habitacle, c’est tout de même étonnée que je constate qu’il s’est pas fait chier, choisissant le pire (lire meilleur) véhicule de luxe pour se la péter jusqu’à la destination secrète. Charles qui se vante de tenir la part de son marché, et je dégaine mon jambe sous son nez, plutôt mon pied, pour les besoins de la démonstration. « Moi pareil.  » les talons directement à la hauteur de son regard, et limite, y’a l’aiguille derrière qui aurait pu le rendre borgne sous mon empressement. Puis je me replace sur mon siège, la voiture en marche, et la flûte qui se rempli avidement sans que je n’ai eu besoin de lever le petit doigt. J’avais beau dire ; il savait y faire, le chic anglais, quand il voulait se la jouer aristo au possible. Le brun demande à quoi on trinque, et je ne retiens même pas un sourire mauvais se dessiner sur mes lèvres. « À ton rite de passage. Paraît que t’es devenu un homme, Charles. » et je joue des sourcils, je fais comme si j’en savais tant, tellement, sur lui, avant de pointer du menton son visage, et sa pilosité presque assumée. « J’parle de ton début de moustache molle, obvi. » le trajet se poursuit, la ville défile par les fenêtres, et j’ai à peine le temps de laisser aller un long soupir forcé au possible en guise de réponse à cette question rhétorique qu’il me pose. Bien sûr que non, j’suis pas prête à l’endurer pendant une soirée entière, et lui tout autant, à l’inverse. Mais mine de rien, entre Jessie, la prison, l’after party, et la soirée ciné sur le toit, n’en reste que Charles et moi, on retombe plutôt vite - et bien - dans nos vieilles habitudes d’avant. Ça lui ferait trop plaisir de l’entendre, mais il me manquait, avec sa tête de trouduc et ses remarques hautes perchées. Le véhicule se gare, la sortie est toute aussi fabuleuse que l’entrée, et je réalise que Charles m’a amenée directement là où il se vante de revivre une partie de ce que l’Angleterre avait de si bon à lui offrir. C’était du nouveau, ça, de le voir autant dans son élément. S’il avait toujours détonné dans notre monde, dans celui que Tad et moi on s’appliquait tellement à ridiculiser, c’est un tout autre personnage au torse bombé qui roucoule à l’entrée, slalome entre les tables, me guide jusqu’à nos places. « James Deen? »  il parle de mon coup de coeur du moment, je place mon pari sur sa culture pornographique masculine calée pour qu’il comprenne la référence. Avant de capter, plutôt lente à la détente. Le restaurant Egerton. Mon crush. « Dude? » yeux écarquillés, et je me fais violence pour triturer ma nuque dans tous les sens et arriver à repérer la cuisine de là où on se trouve. « Dude. » foutue architecture classique qui ne donne pas une vue directe vers les fourneaux et l’hypothétique belle gueule de Drew qui s’y affaire. « Il est ici? » et je salive, pas autant pour le menu que pour celui qui dans ma tête, l’exécute torse nu, barbe de trois jours, épaules larges et mains viriles. Ce que ses scones et ses tabletop pictures  me faisaient comme effet, bref.  Un peu de contenance, et Charles trouve le parfait terrain d’entente en commandant l’apéro, duquel je copie sans la moindre surprise. « La même. Y’a des choses qui changent pas. » le serveur nous laisse au menu, s’assure d’en dresser les grandes lignes le temps de nous expliquer les plats en vedette du soir, et file finalement le temps de passer au bar. Guindée, je prends exemple sur l’anglais face à moi, je me penche à son intention, la mine de celle qui ne cherche qu’à faire sa chieuse au moindre moment. « C’est là où je lui dis qu’il prononce crème brûlée de foie gras comme un danois sur le crack? » parler français avait l’avantage de donner l’impression que j’étais de la haute tout comme mon ami, alors qu’il n’y avait pas plus classe moyenne que moi en ces lieux. À voir ce qu’un peu de fard et de snobisme pouvaient faire comme miracle. « Elle est où Ryleigh, d’ailleurs? » la mention de sa concubine quelques minutes plus tard, et un bref coup d’oeil à la salle me confirme ce que je sais déjà ; c’est une soirée en duo qu’il a organisée, et même si l’intention est sympa, le motif lui, me chicote. Il n’avait pas d’autre trophée à exhiber à son bras? Il avait vraiment envie de se faire chier avec moi, ici, ce soir, de me supporter toute une soirée à son tour? Sachant très bien que ce ne serait pas une ribambelle d’entrées hors de prix qui calmeraient mes ardeurs en public, il prenait un gros risque, là, de me faire entrer aussi facilement dans son monde, à son niveau. « Tad va crever de jalousie ; rappelle-moi de prendre des tas de photos quand ils nous serviront. » et je grommelle, et je manigance, imaginant le Cooper collé à sa tâche de babysitting pour la semaine, et l’overdose de selfies de ma tête entourée de plats de toutes les couleurs et de tous les prix dont je le bombarderai à la seconde - ou pas, à voir le rythme auquel je me gaverai. Puis, y’a l’instant de vérité. Entre le service de nos verres, la première, puis la deuxième gorgée, le silence confortable qui s’installe entre nous. « Pourquoi j’suis là, Charles?  » net, sec, évident, honnête. Comme nous deux, depuis toujours.        


©BESIDETHECROCODILE


    Those great whites, they have big teeth, oh, they bite you. Thought you said that you would always be in love? But you're not in love no more. Did it frighten you? How we kissed when we danced on the light up floor? But I hear sounds in my mind. And honey, I'll be seein' you down every road. I'm waiting for it, that green light, I want it.








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SURNOM : (Princess) Chachatte, Grumpy Cat, Charles par une certaine rousse (et elle seule).
STATUT : She's driving me crazy. Papa de substitution d'Oliver, mon neveu âgé de 5 ans.
MÉTIER : Diplômé en journalisme, avec spécialisation en géopolitique (notamment du Moyen-Orient). Reporter pour ABC Radio en quête d'aventures et d'histoires à raconter.
LOGEMENT : Spring Hill au numéro 20, une grande villa avec Gauthier, Théo, Connor & Oliver. Depuis un peu plus d'un an, Debra a rejoint le clan, avec Chronos, son chien.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Paraitrait que snobinard britannique seraient les mots qui me qualifieraient le mieux › Paraitrait quand même que je ne sois pas qu'un crétin, presque sympathique et attachant quand on a le privilège d'apprendre à me connaître même › Paraitrait que la famille, surtout mes frères et ma petite soeur ainsi que mon neveu, sont la prunelle de mes yeux › Paraitrait que je sois un peu volage, libre comme l'air › Paraitrait quand même que ça soit surtout dans le but de me protéger parce que la dernière fois que j'ai aimé ça ne m'a pas trop réussi
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Walking away from someone you can't forget › Charleigh#3
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We've been friends for so long, I can't remember which one of us is the bad influenceSeung-Jin#1Chariane#2Chariad#1
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RPs EN ATTENTE : Ryleigh (rp mims post AAP) › Marianna (à déterminer) › Lene (bateau de Gauthier) › Maze (à déterminer) › Debra (à propos de Charleigh)
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MessageSujet: Re: making momma so proud | ariane&charlie   Jeu 29 Mar - 17:57




making momma so proud
You were a child, crawling on your knees toward him making momma so proud but your voice is too loud. We like to watch you laughing, picking insects off of plants. No time to think of consequences. △
ariane & charlie
Sur mon trente-et-un, comme Ariane n’avait jamais eu l’occasion de me voir encore, sur la banquette arrière à ses côtés, je lui faisais remarquer que j’avais tenu ma part du contrat en sortant une bouteille de champagne pour l’occasion. « Moi pareil. » qu’elle répondait, fière en m’exposant ses talons aiguilles sous les yeux. « Attention, si le chauffeur freine un peu trop fort, tu vas me crever un œil. » raillais-je avant de lui servir une coupe, lui laissant l’honneur de décider ce qu’il en serait du toast que nous nous apprêtions à porter. « À ton rite de passage. Paraît que t’es devenu un homme, Charles. » Je pinçais aussitôt les lèvres en levant les yeux au ciel, quand bien même je l’avais presque venue venir tant la pique était facile. Mais avant que je n’ai pu rétorquer quoi que ce soit pour la défendre de mettre son nez dans des histoires qui ne la concernaient aucunement, elle reprenait : « J’parle de ton début de moustache molle, obvi. » Et pour toute réponse, je lui accordais un petit clin d’œil avant de trinquer avec elle. Et c’était bien plus vite que prévu que nous nous étions retrouvés tous les deux devant l’hôtel de l’empire familial, prêt à passer ce qui s’annonçait être une bonne soirée. Et je ne lésinais pas sur les manières et les attentions à son égard pour lui montrer que je n’étais pas si pire quand je m’en donnais la peine. J’étais étonné qu’Ariane n’ait pas encore percé mon plan à jour, habitué à ce qu’elle se montre bien plus perspicace que ça, à l’accoutumée, ruinant quantité de mes blagues et autres surprises la plupart du temps. « James Deen ? » demandait-elle aussitôt et j’avais arqué un sourcil en me demandant depuis quand elle faisait une fixette sur cet acteur américain des années cinquante et qui continuait de représenter le symbole d’une jeunesse en désarroi après son rôle dans la Fureur de vivre. Mais rapidement, l’information remontait jusqu’à mon cerveau et je comprenais que ce n’était pas de James Dean dont il était question ici, lâchant un rire un peu gras. Et je n’avais même pas le temps de répondre quoi que ce soit qu’elle commençait à s’agiter à mes côtés, réalisant peu à peu où je venais de l’emmener. « Dude ? Dude. » Et sans peine je devinais la raison de sa soudaine excitation, à la voir s’agiter dans tous les sens dans l’espoir de croiser la silhouette du grand frère de Ryleigh quelque part en ces murs. « Il est ici ? » demandait-elle, pleine d’espoir que j’avais presque de la peine à l’idée de lui annoncer la triste réalité. « A Londres toujours, il vient de décrocher une étoile Michelin d’ailleurs. Et à ce que je sache, il n’a pas prévu de venir poser ses valises à Brisbane. » que je répondais alors, après avoir légèrement pincé les lèvres en signe de sollicitude avec la rousse. J’ignorais si la présence de Ryleigh sur le sol australien lui vaudrait de venir passer quelques temps en ville pour voir sa sœur, mais avec la présence de Maureen aux côtés de la brune, je me doutais que cela compliquerait sensiblement les choses. « La même. Y’a des choses qui changent pas. » Et c’était presque un regard de fierté que j’avais accordé à Ariane. Pour sûr, s’il y avait bien un fondement sur lequel se reposait notre amitié, c’était l’amour de cette boisson ambrée que nous nous faisions, l’un comme l’autre, toujours un plaisir de savourer sous sa forme la plus pure qui soit. Puis, avec toute l’élégance inhérente à un établissement de ce prestige, le serveur s’était empressé de nous révéler le contenu des assiettes qui se succéderaient à cette table où nous serions choyés comme un roi et une reine, bénéficiant d’un service de qualité premium. Avec un accent à couper au couteau, le serveur évoquait alors l’intitulé du menu "à la française", composé spécialement à ma demande expressive et reposant sur les origines de la rousse. Après une crème brûlée de foie gras servie comme amuse-bouche, nous aurions l’honneur de déguster une salade de homard à la française en entrée. Pour le plat, ça serait une côte de veau rôtie en cocotte et ris avec sa garniture bourgeoise – quand bien même je n’avais pas la moindre idée de ce en quoi ça consistait – suivie d’une sélection de fromages frais et affinés en provenance directe de France. Quant au dessert le serveur nous faisait miroiter des délices et gourmandises accompagnés de petits fours et chocolats. Et si j’ignorais en grande partie ce qui se cachait derrière la majorité de ces noms sophistiqués prononcés dans la langue de Molière, je connaissais suffisamment la qualité des cuisines des restaurants de la famille de Ryleigh pour savoir que c’était l’orgasme gustatif qui nous attendrait à chaque bouchée. « C’est là où je lui dis qu’il prononce crème brûlée de foie gras comme un danois sur le crack ? » râlait-elle aussitôt, me tirant néanmoins un rire quand je la reconnaissais totalement dans cette façon d’appuyer sur le seul défaut apparent du menu qui allait nous être servi. « Tu n’auras qu’à lui proposer des cours particuliers de français. » lui suggérais-je alors. « Et désolé de te décevoir d’avance, mais ça ne sera pas nécessaire avec Drew, il parle déjà cette langue. » la piquais-je, bien trop amusé par ce crush aussi improbable qu’évident qu’elle avait développé pour le chef anglais. « Elle est où Ryleigh, d’ailleurs ? » A l'entente de sa question, je retenais un soupir. Au fond, je n'étais pas étonné qu'Ariane remette le sujet de l'anglaise sur le tapis depuis qu'elle avait assisté à notre rapprochement manifeste dans l'appartement de cette dernière après notre nuit en cellule de dégrisement. J'étais d'ailleurs même presque étonné qu'elle ait réussi à tenir aussi longtemps avant de la mentionner de façon aussi claire. Mais je n'étais pas encore prêt à me lancer dans une conversation à propos de ma vie sentimentale, encore moins avec la rousse, je décidais donc de lui livrer la stricte vérité, sans m'étendre sur les détails. « Chez elle. Sûrement avec Maureen d'ailleurs. » bougonnais-je presque, ne parvenant toujours pas à comprendre comment l'anglaise avec qui je m'étais plus ou moins toujours parfaitement accordé, pouvait être si proche du seul membre de ma fratrie avec qui je n'avais jamais accroché. « Tad va crever de jalousie ; rappelle-moi de prendre des tas de photos quand ils nous serviront. » me demandait-elle en me tirant un rire alors que j'hochais la tête en signe d'approbation avant d'ajouter : « Si t'es sage, je pourrais consentir à te renvoyer chez lui, doggy bag sous le bras, pour que lui et Noah puisse en profiter. » Connaissant néanmoins les penchants évidents de la rousse pour ce qui était estampillé "bonne bouffe", je n'étais pas assuré que les deux puissent ne serait-ce qu'avoir une miette du repas. Pour nous faire patienter un instant avant que le début du service à proprement parler ne commence, le serveur était venu nous apporter nos verres et s’était rapidement que nous étions venus tous les deux savourer le savoir-faire du père Egerton en matière de whisky. « Pourquoi j’suis là, Charles ? » me demandait-elle finalement, implacable. « C'est pour les besoins d'une expérience sociale que je réalise. J'hésite encore sur le nom que je compte attribuer à l'étude. Qu'est-ce qui est mieux selon toi : "Des bas quartiers aux plus hautes sphères de la société" ou "Une digne représentante de la plèbe dans un restaurant gastronomique" ? » raillais-je, faisant une référence à peine dissimulée au film Un indien dans la ville. C'était un rictus moqueur et un air goguenard qui étaient venus appuyer mes propos. Cependant, face à l'air dubitatif d'Ariane qui ne semblait pas vraiment se prendre au jeu, je me décidais à compléter ma réponse. « Quoi ? Il faudrait nécessairement un motif valable pour inviter une vieille amie au restaurant ? » feignais-je de m'étonner. « Promis, je n'attends pas de toi que tu me fasses bénéficier du menu que tu réserves sûrement à ce cher Cooper une fois ta panse bien remplie. » ajoutais-je taquin, clin d'œil lourd de sous-entendus à l'appui. Une fois de plus, la perspicacité dont faisait preuve la rousse me saisissait. C'était presque un talent de parvenir, sans jamais le savoir, à mettre le doigt sur le détail, l'élément qui changeait tout, sur ce qui faisait mal en somme. Évidemment, j'étais bien content de pouvoir renouer avec la jeune femme, appréciant sans jamais oser l'avouer ces joutes verbales auxquelles nous nous adonnions chaque fois que nous étions l'un face à l'autre. Je me plaisais également à retomber en enfance à ses côtés, toujours prêts à manigancer notre prochain sale coup, irrattrapables que nous étions. Ariane et moi, c'était un duo immature et imprévisible, qui faisait des étincelles et à la dynamique bien établie. Nous étions toujours là à nous tirer l'un l'autre vers le bas, ou le haut, c'était selon le point de vue et les circonstances également. « À dire vrai, j'avais besoin d'un break. » confessais-je, en relevant un instant le regard vers la rousse. « Dure vie que celle de jeune homme de bonne famille. » me moquais-je avec une ironie palpable dans mon ton. Il fallait dire que ma vie ces derniers temps avait pris un sacré coup d'accélérateur : le début d'une relation sérieuse avec Ryleigh qui se profilait à l'horizon, le retour de Nadia qui se faisait progressivement au sein de la fine équipe, la place de plus en plus légitime que s'octroyait Ariane au sein de notre bande de potes hétéroclite, malgré l'absence de Sully dans les rangs. Autant de bonnes nouvelles que j'accueillais avec ravissement et un étonnement certain. Mais c'était du côté des Hazard-Perry qu'un grain de sable semblait s'être coincé dans les rouages, pourtant presque bien huilés jusqu'ici. Il était évident qu'au sein de ma famille, les choses n'avaient jamais tourné bien rond, mais il semblait que notre existence était désormais en roue libre, les déconvenues et les mauvaises surprises continuant de nous tomber sans relâche sur le coin de la tête ces derniers mois. Le retour du père d'Oliver, qui se montrait de plus en plus insistant pour enfin jouer son rôle dans la vie de son fils, malgré nos réticences légitimes, l'arrivée de Maureen à Brisbane, l'annonce de la paternité de Gauthier et last but not the least, la révélation de cette bombe à retardement qui grandissait, bien au chaud et confortablement installée, dans la poitrine de ma grande sœur. Nul besoin de dire que ces dernières semaines, je me sentais plus que jamais seul au sein d'une fratrie pourtant conséquente, en dehors de Connor qui se révélait être un allié inespéré mais de taille. Et j'étais las de l'ambiance délétère qui régnait à la villa, des questions que j'avais et qui restaient sans réponse quand nous campions tous fermement sur nos positions respectives. « Je me disais que tu serais une bonne distraction pour la soirée. » Si l'aveu n'en avait pas l'air au premier abord, c'était en réalité une véritable déclaration d'affection lorsqu'on me connaissait un peu et qu'on savait tout le mal que j'avais à exprimer les choses qui me tenaient réellement à cœur.
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Oho, this kiss you give, it's never ever gonna fade away △





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Dernière édition par Charlie Hazard-Perry le Ven 13 Avr - 15:41, édité 1 fois
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SURNOM : Parker, la love doctor et autres synonymes ridicules.
STATUT : pas intéressée sauf par Tad, après minuit.
MÉTIER : en charge du courrier du coeur et de la rubrique dating pour GQ Australia, chroniqueuse invitée sexo + love à ABC radio & presqu'auteure.
LOGEMENT : #34 à Bayside ; mes affaires qui s'entassent à travers celles de Vitto, le romano-nudiste.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : S’attache très difficilement. ▲ Préfère passer du temps seule qu’entourée. ▲ Se passionne pour les plantes, la boxe, le longboard et la cuisine. ▲ A à cœur les conseils qu’elle donne à ses lecteurs. ▲ N’a jamais voulu connaître son père. ▲ A presque fait le tour de l’Europe. ▲ A commencé à écrire un livre où elle réinvente la fin des histoires d’amour bousillées qu’on lui raconte à GQ. ▲ A quitté l’école pour devenir roadie dans une troupe de théâtre nomade. ▲ Très à l’aise avec sa sexualité.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :


ARIA #1
Let's make the headlines, loud and true. I wanna tell the world I'm giving it all to you. The best things suddenly happen when you are here. Take this on together, you make me feel complete.


TADRIANE #4TADRIANE #5
Crush a bit, little bit. Feeling lit, feeling right. Two AM, summer night, I don't care. Everything that's shine ain't always gonna be gold, I'll be fine once I get it. I'll be good.


VITTARIANE #2
I won't soothe your pain, I won't ease your strain. Taking it slow, feeding my flame. And I'm not scared of your stolen power. I see right through you any hour.


LA FINE ÉQUIPE
Chariane #2

Hassan (fb)GaïaJoeyMariusKane #2#teamapero

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MessageSujet: Re: making momma so proud | ariane&charlie   Dim 1 Avr - 19:23





making momma so proud
You were a child, crawling on your knees toward him making momma so proud but your voice is too loud. We like to watch you laughing, picking insects off of plants. No time to think of consequences. △
ariane & charlie
L’accent que le serveur se donne m’accroche tout de suite un sourire mauvais au visage. C’est que j’avais pas l’habitude d’être plus huppée que le reste des gens en salle, et même si Charles gagnait relativement toujours la palme du plus bourgeois, le bagage français de ma mère et les nombreux allers et retours en terre promise - Paris ma belle, Paris - avaient rendu mon oreille implacable pour noter les naturels de ceux qui se croient bons à tort après avoir vu et mémorisé la Vie en rose un nombre incalculable de fois. « Nah - de toute, il refuserait direct, c’est toi qu’il reluque depuis tout à l’heure. T’as un ticket pour sûr. » ma pique fait mouche, au profit d’un regard langoureux que je lui dédie, et qui résonne avec le signe du menton qui aligne mes intentions vers notre lubie du soir, la sienne. C’était pas parce que Charles avait jadis refusé les avances de Jessie que je lâcherais le morceau, que je m’avouerais vaincue face à ces doutes sur son orientation que je ramenais sur la table over and over depuis toujours. « Je sais me montrer persuasive. » qu’il m’entendra tout de même, marmonner derrière la carte que je garde toujours à proximité question de saliver convenablement avant le premier service. Drew, une fois posé sur le sol australien, serait la cible numéro un de mes beaux yeux - ou au moins, ses plats et autres délices cuisinés avec talent. Retour au programme principal, et seule ombre au tableau, la belle brune qu’il avait débauchée de Londres, et qui manquait à l’équation du soir. Un regard déçu ; parce qu’il fallait s’y résoudre, Ryleigh était l’attrait de Charles qui me plaisait le plus, voilà que je pose la question qui pique, qui chante. « C'est pas beau, la jalousie qu’elle te préfère un autre Hazard-Perry. » oh qu’il est égoïste le petit et qu’il souhaite garder tout et tout le monde pour lui. On dirait presque que je me parle à moi-même, et une fois mon whisky servi, l’impression n’est que plus amplifiée. Même geste de paume, même rythme avant de porter le verre à nos lèvres, même pause prise entre la première gorgée et l’alcool qui longuement descend le long de notre gorge. Les petits détails, le miroir qu’il me renvoie, et ce que je n’avouerai jamais à voix haute et surtout pas à Charles lui-même - mais on se ressemblait tous les deux, aussi disparates pourrions-nous être. « Tu rêves si tu penses que je laisserai ne serait-ce qu’une miette. Anyways, ils se gavent de pizza là, leur propre gastronomie. » et je change de sujet parce que vaut mieux, parce que notre amitié est cool et marrante, mais parce qu’elle est d’abord et avant tout basée sur de l’humour noir, sur des piques méchantes, autant envers nos liens communs que nous-même, et que ça, c’est plus cher encore que quelques mimiques similaires. De ce fait, c’est l’air de la gamine malicieuse à l’aube d’un mauvais coup que j’énonce mon plan de match et qu’il s’avère n’être pas si à chier que ça comme allié pour la peine. L’ambiance feutrée tout autour, les discussions posées, le calme olympien et il ne suffit que d’une seconde seulement pour que je ne me sente pas si à ma place que ça. Pourtant, rien dans mon visage, mon expression ne le dévoile. Beaucoup trop orgeuilleuse pour admettre qu’à son bras, je suis probablement une imposteure ; et cette sensation de ne pas venir du même monde que lui qui s’amplifie alors que je demande, d’une voix sèche, sans équivoque, ce qui a motivé son choix. Nadia aurait mieux fait d’être là, on le savait tous les deux, ce genre d’activités huppées entrait totalement dans ses cordes de naturelle, de nana à la grâce et à la classe inégalées. Moi, j’étais celle qu’on amenait bouffer des tacos en bord de plage, celle qui était une adversaire de taille au calage de pintes, celle qui lançait des paris pas possibles qui hypothéquaient la soirée de dangers les uns suivants les autres. Et même si mon palais fin et mon amour pour la bonne nourriture - et Drew, ça va sans dire - n’étaient pas méconnus de tous, y’avait ce doute d’être là pour une raison particulière, pas juste pour faire joli. Charles qui esquive, qui me sort une réplique bidon, qui joue à un jeu que je maîtrise depuis des années, celui de ficeler la vérité à notre aise le temps qu’elle nous sied à nous et nous seul. « Je pensais plus à How to get away with being a rich cunt, mais ta version a plus de chance d’attirer de plus larges cotes d'écoute de la classe moyenne. » et ma langue claque parce qu’il sait très bien que ça, ça ne prend pas. J’étais pas la conne de service à qui on faisait briller quelques chandeliers en crystal et une jolie robe en espérant acheter son silence. Moi, je veux des faits. « Vieille - parle pour toi, moi j’applique de la crème au collagène chaque soir. » son vieille amie qui me fait frissonner, la trentaine qui approche et même si je n’avais jamais été plus haute encore dans mon estime que ces derniers temps, n’en restait que l’âge était ce sur quoi j’adorerais le vanner, lui qui rêvait probablement d’entrer dans sa salle de cryégonie à l’aube de ses propres trente ans, question de se préserver jeune et beau pour toujours. De nous deux, Charles était le plus à même de nous revenir un matin avec une liste d’épicerie de chirurgies plastiques faites à son petit corps frêle d’anglais, et pour ça, il mérite une longue gorgée de whisky où je savoure en silence son image aux lèvres botoxée, et aux pectoraux silliconés. « Jamais je te filerai mes trucs, va falloir que tu bosses un peu. Trouve tes propres façons de le faire gémir, veux-tu.  » ça par contre, c’est non-négociable. 5 ans à peaufiner ma méthode, ça valait la peine de rester dans mes livres et uniquement les miens. Et puis, qu’il pallie sur autre chose s’il prévoyait réaliser la prophétie que Tad et moi avions prédit déjà il y a longtemps, à savoir qu’eux deux en couple, ça serait plus que la consécration. M’enfin, on s’égare. Et lui aussi apparement, lorsqu’il finit par cracher le morceau, sarcastique au possible, se plaignant de sa vie devant le sourcil que j’hausse tout naturellement. « J’ai pas pitié. »  et mon regard le couve, le questionne, sans qu’il ne dise rien de plus. Charles était comme moi pour ces choses-là aussi : il n’en parlait pas. Et plus il gardait son masque, et plus il ravalait, et plus il était stoïque et solide, plus je savais que quelque chose clochait. Mais on ne demandait rien et on le laissait gérer. Trop imbu pour demander de l’aide, trop la flemme d’insister pour lui en donner. « Mais j’aurais besoin d’un break aussi, être à ta place. Le balai qui siège dans ton cul est rangé pour la soirée, du coup? » la traduction aurait donné un truc du genre : i’ve got you bro. Mais ce serait trop doux, ce serait trop de compassion d’un coup, et même s’il me fait toujours autant chier, et même s’il reste le gamin gâté qui se plaint le ventre vide, y'a ce voile que j’aime pas trop voir noircir son regard. Autant je n’ai pas envie de savoir, autant je bouille un brin, de noter que quelqu’un, quelque chose d’autre que moi arrive à le faire rager de la sorte. Ça c’est mon boulot, et celui de personne d’autre - merci. « Ah bah, avec le bon ratio d’alcool et de bouffe, je peux m’avérer être très divertissante en effet. Et presque pas violente. » et je papillonne des paupières, le verre qui roule entre mes paumes, le regard qui le scrute, un peu plus qu’à l’habitude. Alors c’était donc ça. La bonne vieille Ariane qu’il voulait, celle qui ne lui laissait aucune chance, celle qui refusait les pity parties, celle qui lui lançait des roches alors qu’il est déjà au sol, le sourire aux lèvres. Celle qui l’énerve si fort que l’entièreté de ses problèmes s’envole devant mes propres stratagèmes. Easy. « Le deal, c’est que t’as pas le droit de râler si tu veux avoir accès à tout ça. »  de longues minutes plus tard, je lève la tête dans sa direction, alors qu’on pose les premières assiettes devant nous, recap du menu, et crème brûlée de foie gras servie accompagnée d’un cidre de feu qui sent bon le miel dès qu’on en verse la première goutte. Je salive, autant de la suite des choses que du duo de beautés gastronomiques qui vient de m’être dédié si facilement. « Une plainte, une gifle. » que je poursuis, les petits caractères du contrat, levant ma flûte à son intention, le pacte qui se scelle. Et c’est une moue boudeuse que j’affiche, une fois le premier cheers qui tinte. « C’est con, là j’espère que tu vas flancher et broyer du noir à chaque phrase. » ma main démange, et pas qu’un peu. Je l’occupe de la cuillère qui orne le plat, je casse la croûte dans un bruit salvateur, craquement de la réussite, et première bouchée qui m’arrache un gémissement que je retiens à peine. Ça, c’est ce à quoi tu auras droit 24-7 Drew lorsque tu seras des nôtres. « Ce qui devrait être difficile vu qu’à partir de maintenant, t’auras pas envie d’user de ta bouche pour autre chose que pour déguster. »  et c’est le moment où le serveur choisi pour repasser à notre table, remplir les verres d’eau, lancer un regard entendu à Charles qui voit tout, ou nie en bloc, selon son état de charme pour le moment. « Je te dis, ticket, direct. » aucune subtilité, je n’attends même pas que nous soyons à nouveau seuls pour réitérer, victorieuse, ce que j’ai vu. Et puis, comme je prends mon rôle à coeur et que le plat se termine trop vite pour que j’arrive à m’en remettre, je tente la phase un de la distraction, celle sur laquelle se basera tout le reste de la conversation pour le mieux. « Alors, de quels sujets on peut parler? Dresse la liste, je ferai avec. »


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    Those great whites, they have big teeth, oh, they bite you. Thought you said that you would always be in love? But you're not in love no more. Did it frighten you? How we kissed when we danced on the light up floor? But I hear sounds in my mind. And honey, I'll be seein' you down every road. I'm waiting for it, that green light, I want it.








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ÂGE : 27 ans, je suis né le 9 juillet 1990 à Londres.
SURNOM : (Princess) Chachatte, Grumpy Cat, Charles par une certaine rousse (et elle seule).
STATUT : She's driving me crazy. Papa de substitution d'Oliver, mon neveu âgé de 5 ans.
MÉTIER : Diplômé en journalisme, avec spécialisation en géopolitique (notamment du Moyen-Orient). Reporter pour ABC Radio en quête d'aventures et d'histoires à raconter.
LOGEMENT : Spring Hill au numéro 20, une grande villa avec Gauthier, Théo, Connor & Oliver. Depuis un peu plus d'un an, Debra a rejoint le clan, avec Chronos, son chien.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Paraitrait que snobinard britannique seraient les mots qui me qualifieraient le mieux › Paraitrait quand même que je ne sois pas qu'un crétin, presque sympathique et attachant quand on a le privilège d'apprendre à me connaître même › Paraitrait que la famille, surtout mes frères et ma petite soeur ainsi que mon neveu, sont la prunelle de mes yeux › Paraitrait que je sois un peu volage, libre comme l'air › Paraitrait quand même que ça soit surtout dans le but de me protéger parce que la dernière fois que j'ai aimé ça ne m'a pas trop réussi
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Side by side, connected by the heartHazard-Perry Family#4Connor#2Théodora#2
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Walking away from someone you can't forget › Charleigh#3
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We've been friends for so long, I can't remember which one of us is the bad influenceSeung-Jin#1Chariane#2Chariad#1
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No matter where we go, we take a little of each other everywhereDelie#3
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Emre#2Greta#1
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RPs EN ATTENTE : Ryleigh (rp mims post AAP) › Marianna (à déterminer) › Lene (bateau de Gauthier) › Maze (à déterminer) › Debra (à propos de Charleigh)
PSEUDO : besidethecrocodile
AVATAR : Douglas Booth
CRÉDITS : avatar ©RAINBOWSMILE › signature ©anaelle › userbars ©loonywaltz rpz
DC : Heidinosaure
INSCRIT LE : 24/03/2016
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MessageSujet: Re: making momma so proud | ariane&charlie   Mer 18 Avr - 1:27





making momma so proud
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ariane & charlie
« Nah - de toute, il refuserait direct, c’est toi qu’il reluque depuis tout à l’heure. T’as un ticket pour sûr. » La réflexion m’avait arraché un vague haussement d’épaules que j’accompagnais d’un léger soupir. C’était devenu ma parade favorite quand Ariane remettait sur le tapis cette orientation sexuelle qui était la mienne et qu’elle refusait pourtant d’admettre, enfonçant le clou un peu plus en ajoutant : « Je sais me montrer persuasive. » La remarque m’avait tiré un rire cette fois-ci, parce que Dieu seul savait que la ténacité de la rousse n’avait d’égal que son acharnement à arriver à ses fins et qu’elle ne reculait en général devant aucun stratagème pour y parvenir. « L’idée que je sois ta kryptonite ne t’a jamais effleuré ? Tu sais, le cas que tu n’arriveras jamais à résoudre, malgré toute ta bonne volonté. » argumentais-je en retour, parfaitement au courant que ma tentative n’aurait guère plus d’effet que celui de pisser dans un violon. Il fallait dire que quand la rousse avait une idée derrière la tête, elle ne l’avait pas ailleurs. « Dire que je pensais que notre petite soirée chez Ryleigh aurait remis tes pendules à l’heure. » soupirais-je, faussement désabusé. Parce que s’il était évident selon moi – et quand on regardait de près l’historique de mes conquêtes – que j’étais attiré sexuellement parlant exclusivement par les femmes, je prenais de plus en plus conscience que même elles ne faisaient pas nécessairement le poids face à Ryleigh, seule personne encore à ce jour à avoir réussi l’exploit de me faire avouer (même à demi-mot) de quelconques sentiments. A la mention de cette dernière, Ariane ne tardait pas à rebondir sur cette perche que je venais de lui tendre pour s’inquiéter de son absence ce soir avant de m’entendre marmonner dans ma barbe qu’elle devait certainement graviter quelque part non loin de ma grande-sœur. « C'est pas beau, la jalousie qu’elle te préfère un autre Hazard-Perry. » Et c’était un reniflement outré qu’elle avait obtenu pour toute réponse. Nulle question de jalousie ici-bas, c’était simplement la résignation de constater que le lien qui unissait Ryleigh à Maureen n’avait pas faiblit avec les années, bien au contraire à mon grand dam. Je ne parvenais pas à comprendre, même aujourd’hui à la lumière des récentes révélations sur l’état de santé de la cadette Hazard-Perry qui m’avaient été faites par Connor, comment ces deux-là pouvaient être comme cul et chemise quand, malgré ma relation fusionnelle avec l’Egerton, j’avais toujours eu beaucoup de peine à trouver le moindre terrain d’entente et sujet de conversation qui ne tournait pas au vinaigre avec mon aînée. Pour faire passer la frustration de l’instant, c’était le verre de whisky précédemment servi que j’étais venu porter à mes lèvres pour en apprécier le goût et la brûlure le long de ma gorge. Passant en revue tous les absents de ce soir qui auraient pu trouver leur place à nos côtés, c’était inévitablement que le sujet de Tad était tombé sur la discussion. Et comment aurait-il pu en être autrement quand c’était – en partie – ce dernier qui était à l’origine de ce lien unique qui m’unissait à son ex petite copine et nouveau je-ne-sais-quoi. « Tu rêves si tu penses que je laisserai ne serait-ce qu’une miette. Anyways, ils se gavent de pizza là, leur propre gastronomie. » J’avais souri en coin, amusé par la remarque à imaginer Tad et Noah en train de binge watcher une saison de Stargate, à s’enfiler part de pizza sur part de pizza, tout en écoutant l’italien d’origine se plaindre de la saveur insipide de ces dernières comparées à ce que la mamma Cooper aurait été capable de réaliser. « Il faudrait que je songe à prévenir Ginny que l’influence de Tad n’est peut-être pas que positive sur son fils. » raillais-je aussitôt, incapable de laisser passer l’occasion de tacler mon meilleur ami sur son côté beauf que j’avais appris – malgré moi – à apprécier au fil des années passées à ses côtés. Se rendant visiblement seulement compte à l’instant que nous n’attendions pas d’autres invités et qu’elle serait bel et bien coincée seule avec moi pour la soirée, Ariane s’autorisait à me poser la question avec toute la franchise et l’absence de subtilité qui la caractérisaient. Cette façon de faire, parmi les traits de caractère qui m’avaient aussitôt séduit chez elle, me tirait un petit rire quand j’enchaînais avec une réponse construite sur l’instant, juste pour le plaisir de me moquer d’elle gratuitement et de noyer le poisson quant à mes véritables motifs. « Je pensais plus à "How to get away with being a rich cunt", mais ta version a plus de chance d’attirer de plus larges cotes d'écoute de la classe moyenne. » Le sourire pas peu fier qu’elle reconnaisse mon savoir-faire en matière d’affaire ne devait d’ailleurs pas lui échapper juste avant que je ne lui pose une question purement rhétorique, faignant de m’indigner de la voir chercher un motif intéressé derrière mes intentions à priori louables. « Vieille - parle pour toi, moi j’applique de la crème au collagène chaque soir. » Plissant les yeux en me penchant légèrement par-dessus la table pour observer les bienfaits de ce remède miracle sur sa peau, j’avais rétorqué aussitôt : « C’est donc ça ton secret. Tu sais quoi m’offrir à mon anniversaire alors. » Parce que je n’avais pas besoin de savoir lire dans les pensées pour imaginer sans peine Ariane en train de se faire des films sur ma personne à l’affut du moindre cheveu blanc ou de la moindre ride qui trouverait sa place sur mon front ou le coin de mes yeux. « L’âge c’est dans la tête Parker, tu le sais ? » Je lui laissais cependant le soin de déterminer si c’était à elle que j’adressais ce rappel ou si c’était davantage moi que j’essayais de convaincre par la même occasion. Car d’ici quelques mois, je rejoindrais le cercle de ceux qui foulaient la terre depuis vingt-huit ans et ça me faisait bizarre de sentir la trentaine qui me pendait au bout du nez, épée de Damoclès dressée au-dessus de ma tête. Et pour esquiver la réponse sérieuse à une question sérieuse, j’optais pour un trait d’humour dissimulé sous un sarcasme évident à l’attention de la relation que la rousse entretenait avec mon meilleur ami, ironie qu’elle saisissait sans peine avant de me renvoyer la balle à son tour : « Jamais je te filerai mes trucs, va falloir que tu bosses un peu. Trouve tes propres façons de le faire gémir, veux-tu. » Et si la mayonnaise aurait pris avec bon nombre d’autres qui n’auraient pas poussé plus loin la réflexion, je savais bien que mes petites tentatives pour éviter de lui donner la réponse qu’elle attendait ne fonctionnaient pas. Puisqu’elle voyait clair dans mon jeu, je décidais d’abattre mes cartes, non sans ce ton grinçant qui nous caractérisait tout les deux si bien. « J’ai pas pitié.  Mais j’aurais besoin d’un break aussi, être à ta place. Le balai qui siège dans ton cul est rangé pour la soirée, du coup ? » C’était à nouveau un rire qui s’était extirpé de ma gorge, pas forcé le moins du monde quand je n’aurai pas dû avoir le cœur à rire. Mais c’était la raison pour laquelle j’étais venu chercher Ariane et personne d’autre ce soir, parce qu’elle était la compagnie dont j’avais besoin à l’instant présent et qu’elle avait répondu présente, sans même rien savoir ce qui agitait ma vie et mes pensées ces derniers temps. Elle n’avait pas besoin d’en dire plus, nous étions de toute façon tous les deux allergiques aux démonstrations d’affection et déclarations d’attachement quelconque, sa présence face à moi ce soir m’indiquait tout ce dont j’avais besoin de savoir : je pouvais compter sur elle pour me changer les idées. « Spécialement pour tes beaux yeux. Tu noteras l’effort. » papillonnais-je avec exagération, clin d’œil à l’appui. « Ah bah, avec le bon ratio d’alcool et de bouffe, je peux m’avérer être très divertissante en effet. Et presque pas violente. » Et là-dessus je n’en doutais pas un instant, même sans alcool et bouffe à disposition. Avec Ariane je n’avais jamais peur de m’ennuyer, ni même d’arriver à court de distraction. Notre amitié ne reposait pas sur de grandes conversations philosophiques ou des intérêts et goûts communs comme avec Nadia par exemple. Nous étions juste faits du même moule, tantôt adversaires, tantôt camarades. Et lorsque nous nous mettions en quête d’un sale coup à faire, rien ne savait nous résister. C’était la force de notre duo, ce qui nous vaudrait aussi très certainement un jour d’arriver à épuiser littéralement nos connaissances communes (quand bien même c’était là notre dernier souci). « Le deal, c’est que t’as pas le droit de râler si tu veux avoir accès à tout ça. » J’avais arqué un sourcil interrogateur à son attention mais elle ne me regardait pas alors j’avais répondu : « Trop facile. » fanfaronnais-je. « Comme si je râlais souvent. » J’avais l’air  de quelqu’un outré à qui on prêtait un comportement à l’antipode de ce qu’il était quand j’avais parfaitement conscience que les surnoms de Princess ou de Grumpy Cat dont on m’affabulait ne sortaient pas de nulle part. J’avais toujours embrassé mon côté précieux et snob, sans jamais rougir de ces travers que je portais presque avec fierté. Le premier plat nous était servi, interrompant un instant notre échange quand les relents de ce véritable festin qui nous attendait me mettaient en appétit. « Une plainte, une gifle. » poursuivait-elle, une fois le serveur retourné à ses occupations loin de notre table. Ma flûte venait à la rencontre de la sienne pour sceller le pacte, mes yeux plantés dans les siens, un sourire carnassier sur les lèvres, l’air de lui dire qu’elle ne me faisait pas le moins du monde peur, Parker. « C’est con, là j’espère que tu vas flancher et broyer du noir à chaque phrase. » J’avais levé les yeux au ciel à la réflexion avant de porter ma flûte à mes lèvres pour en savourer le cidre. « Le contraire m’aurait étonné. C’est toi qui a fixé les règles, c’est dommage. » la taquinais-je, je la cherchais Parker, parce que c’était mon passe-temps favori de la voir me rabattre le caquet. A l’instar de la rousse, j’étais venu faire craquer la croûte de la crème brûlée revisitée du dos de ma cuillère avant de savourer les saveurs succulentes qui s’emparaient de mes papilles aussitôt le foie gras en bouche. Pas de doute, les Egerton savaient y faire. Retrouver ce monde, ça me faisait du bien, c’était ma madeleine de Proust et je n’étais pas mécontent d’emporter Ariane dans le sillage de mon voyage vers le passé, vers ce Charlie dont elle ne connaissait que les contours édulcorés. « Ce qui devrait être difficile vu qu’à partir de maintenant, t’auras pas envie d’user de ta bouche pour autre chose que pour déguster. » Hochement de tête approbatif. J’étais bien trop occupé à savourer chaque bouchée pour trouver une réplique cinglante à lui envoyer. Il avait fallu que le serveur revienne, pour assurer son service, justifier le standing du restaurant et le prix exorbitant que je débourserais ce soir pour ce repas, alimentant les films que continuait de se faire Ariane à mon sujet. « Je te dis, ticket, direct. » Daignant néanmoins rentrer dans son jeu –  parce qu’au fond, je savais qu’elle aimait plus que tout que je nie ce qu’elle considérait comme l’évidence – je prenais mon air le plus snob possible, celui qui m’avait valu tant de plaisanteries : « Un jeune homme de bonne famille ne fricote pas avec le petit personnel. » Et j’avais l’impression désagréable d’entendre ma mère parler, réminiscence dont je me serais volontiers passé à l’heure actuelle. « Et c’est normal qu’il me fasse de la lèche, je te rappelle qu’on est dans un hôtel où mon nom est placardé sur tous les murs et que je fricote avec la fille de celle qui a créé le restaurant dans lequel il travaille. » J’agrémentais mes propos d’une geste vague de la main, faussement nonchalant. L’idée n’était pas nécessairement de jouer les personnalités mondaines mais c’était simplement un réflexe qui revenait avec le reste de mes habitudes de jeune de la haute société. Chasser le naturel, il revient au galop, disait-on. « Alors, de quels sujets on peut parler ? Dresse la liste, je ferai avec. » Je la regardais avec une légère surprise. « Tu es vraiment en train de me faire cette faveur Parker ? » lui demandais-je, à moitié hilare. Mais avant qu’elle n’ait le temps de changer d’avis, je décidais de réfléchir aux sujets que j’étais disposé à aborder. « On pourrait parler de Tad et de toi et de ce nouveau vous que vous semblez peu à peu remettre en marche. » commençais-je avec amusement. Pourtant c’était réellement un sujet qui m’intéressait quand j’avais toujours déploré leur séparation qui avait indéniablement impacté ma relation avec les deux protagonistes, surtout la rousse quand on songeait que nous avions considérablement perdu contact au cours de leur séparation. « On pourrait parler de ce sujet qui fâche aussi : tes débuts d’auteure. » Clairement, depuis mon entrevue avec Jessie et la jeune femme, je devais avouer que ma curiosité me titillait grandement de ce cas-là, mais je ne savais que trop que c’était un sujet épineux pour la jeune femme qui m’avait légèrement amoché la dernière fois que j’avais eu le malheur de m’y intéresser d’un peu trop prêt. « C’est pour ça que tu revois Hugo ? » Je n’étais pas certain qu’ils aient un jour cessé de se voir réellement, mais cela faisait longtemps que je n’avais pas aperçu le jeune homme aux côtés de la rousse. « En parlant de ticket, je crois que Ryleigh est persuadée qu’il fait une légère fixette sur toi. » mentionnais-je avec l’air de ne pas y toucher que je guettais la moindre réaction que pourrait avoir Ariane. J’avais fait exprès d’aborder tous les sujets les plus controversés que j’avais pu trouver, pour le simple plaisir de la voir s’enrager et sortir les griffes. « Ça te va comme sujets de conversation ? » ne pouvais-je m’empêcher d’insister, avec un petit sourire en coin qui venait creuser une fossette dans ma joue avant que je ne vienne terminer mon assiette et cette fameuse crème brûlée revisitée qui était un véritable délice.
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Oho, this kiss you give, it's never ever gonna fade away △





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la langue de vipère
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ÂGE : 29 ans (13/05)
SURNOM : Parker, la love doctor et autres synonymes ridicules.
STATUT : pas intéressée sauf par Tad, après minuit.
MÉTIER : en charge du courrier du coeur et de la rubrique dating pour GQ Australia, chroniqueuse invitée sexo + love à ABC radio & presqu'auteure.
LOGEMENT : #34 à Bayside ; mes affaires qui s'entassent à travers celles de Vitto, le romano-nudiste.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : S’attache très difficilement. ▲ Préfère passer du temps seule qu’entourée. ▲ Se passionne pour les plantes, la boxe, le longboard et la cuisine. ▲ A à cœur les conseils qu’elle donne à ses lecteurs. ▲ N’a jamais voulu connaître son père. ▲ A presque fait le tour de l’Europe. ▲ A commencé à écrire un livre où elle réinvente la fin des histoires d’amour bousillées qu’on lui raconte à GQ. ▲ A quitté l’école pour devenir roadie dans une troupe de théâtre nomade. ▲ Très à l’aise avec sa sexualité.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :


ARIA #1
Let's make the headlines, loud and true. I wanna tell the world I'm giving it all to you. The best things suddenly happen when you are here. Take this on together, you make me feel complete.


TADRIANE #4TADRIANE #5
Crush a bit, little bit. Feeling lit, feeling right. Two AM, summer night, I don't care. Everything that's shine ain't always gonna be gold, I'll be fine once I get it. I'll be good.


VITTARIANE #2
I won't soothe your pain, I won't ease your strain. Taking it slow, feeding my flame. And I'm not scared of your stolen power. I see right through you any hour.


LA FINE ÉQUIPE
Chariane #2

Hassan (fb)GaïaJoeyMariusKane #2#teamapero

RPs EN ATTENTE :
Owen #2 + Gauthier


RPs TERMINÉS : LysanderJamie Tad (fb) Rose #1DebraNYE#teambastonJamie #2TheaTeam GQAAPtadriane #2NinoKane (fb)Vittorio (fb)ColeCharlieLiamtadriane #3TC #3MariannaParamoreVittorio #1ClaraLiam #2St. PatMickeyJamie #3ChariadEdwardSage
PSEUDO : hub
AVATAR : rose leslie baby
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DC : le 2/3 des McGrath, le Epstein
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MessageSujet: Re: making momma so proud | ariane&charlie   Mar 24 Avr - 4:53





making momma so proud
You were a child, crawling on your knees toward him making momma so proud but your voice is too loud. We like to watch you laughing, picking insects off of plants. No time to think of consequences. △
ariane & charlie
Par chance, le précieux whisky qui roule dans le cristal de mon verre est loin, très loin de ma langue lorsque Charles se met en tête de défendre son côté râleur qu’il n’a jamais assumé. Je lui aurais craché de l'or liquide en pleine tête sinon. Même après la jarre à bourges qui trônait fièrement sur la table basse du salon à l’appart avec Tad jadis, que j’avais mise là dès l’instant où il se la jouait princesse des bas fonds de son Angleterre natale à râler sur la télé, sur la bouffe, sur les gens, sur la météo, sur tout et n’importe quoi. Ça faisait partie de son charme qu’il disait, pour ma part, ça m’avait permis de peaufiner mes divers talents de sourde oreille. « En même temps, je passerais ma vie à râler aussi si j’étais toi. » que je fais état, posant le verre sous mes yeux, vide pour la peine. Bien sûr qu’il était né avec une cuillère en or incrustée de rubis dans la gueule. Que son compte en banque débordant, ses habits pressés, sa généalogie aristocrate et ses synonymes me faisaient tout sauf pitié. Mais la pression qui venait avec, le statut qu’il devait garder, la tête à claques qu’il devait arborer encore et toujours venait comme la pire des punitions. Il hoche de la tête toutefois, les règles lui plaisant même ; probablement parce qu’il y voit une porte de sortie pour que je sois le moindrement supportable, que mon acide soit diffuse, un peu moins intense sur son cas ce soir. Qu'il n’en prenne pas de la graine toutefois, et qu’il ne croit pas que ce soit une clause qui s’étire à notre amitié vieille de 6 ans. Dès l’instant où on passe la porte du restaurant - repus et conquis - ce sera le retour des vannes avec un doublé d’agressivité pour la peine. Cadeau. « Je trouverai une fuite - il y en a toujours une, dans les petits caractères. »  que je chante tout de même, parce que malgré le fait que je sois derrière l’entente, je reste persuadée que d’ici la fin de la soirée j’aurai l’éclair nécessaire pour casser le contrat et lui en mettre plein les dents. L’envie de téléphoner à Vitto pour avoir son avis d’avocat me passe par la tête, mais sachant très bien qu’il raccrochera dans la seconde me conforte dans mon envie de me débrouiller toute seule. La crème brûlée qu’on pose devant nous lance le repas à merveille, mes papilles y pensent encore rien que de le mentionner. Et c’est la croûte qui casse sous mon appétit décuplé, c’est le cidre qui caresse mon palais, c’est la saveur parfaite que Charles m’avait si bien vendue, et qui ne me fait qu’aimer plus fort Drew sans aucune raison de réprimer mon adoration. « Dommage, ce sont eux qui donnent le plus au pieu. La rumeur veut qu’il n’y ait jamais eu un bad boy de mauvaise famille qui puisse décevoir, j’t’assure. » la confidence me brûle les lèvres une fois le serveur passé récupérer les assiettes dont il ne reste plus rien, plus de trace, et mes doigts collés pour le prouver. Mes sourcils jouent de séduction, juste assez pour que Jessie soit de l'histoire ancienne et que whoever se charge de faire le pont entre la cuisine et notre table sache que le Hazard-Perry est single and ready to mingle. L’inspiration est là pour en faire la couverture d’un prochain roman Harlequin où Charles se retrouvera sans chemise, dans les bras d’un bel éphèbe italien à la chemise blanche en soie sur son étalon noir au coucher du soleil - faudrait que je le pitche à Antoine, le jour où il éditera mon propre bouquin. Puis, y’a l’anglais qui s’emporte dans ses titres et ses honneurs, qui se la joue pédant au possible, qui me rappelle ce pourquoi je me faisais une vendetta quotidienne d’être celle qui le ramenait avec violence et véhémence au sol lorsqu’il s’emportait trop pour des banalités de racines trop riches pour être blâmées. « Me fait pas regretter. » alors que je sens l’amertume dans sa voix, alors que je suis persuadée qu’il y a de beaucoup dans sa situation familiale qui est en cause pour son moral de merde ce soir. My two cents.  Et évidemment, que je m’en mords les doigts, quand il surfe sur mes propres indications, sur mon ennui de pas savoir où me mettre pour y aller all in et demander tout ce qu’il a en tête me concernant. « On pourrait parler de Tad et de toi et de ce nouveau vous que vous semblez peu à peu remettre en marche. » le sourcil qui se hausse, parce que malgré tout, il a tout de même attendu tout ce temps avant d’aborder Tad et moi, whatever we are now.  « On remet pas en marche. On essaie une nouvelle formule. » qui fera office de réponse pour ce soir. Parce qu’à chaque fois où je lui répète que c’est pas comme avant, il surenchérit. Blasant. « Celle où on veut pas s’arracher les yeux à toutes les demie-heures. Jusqu’à maintenant, ça se passe bien. » d’ailleurs, ça au moins, ça change. Qu’il s’y rattache et passe à un autre appel. « On pourrait parler de ce sujet qui fâche aussi : tes débuts d’auteure. » et fuck. Cet autre appel-là, c’est pas celui qui va rendre la conversation plus fluide - ni la tentation de le gifler moins présente. « Je parlerai pas sans la présence de mon avocat. »  sec, langue qui claque, et je pense à Vitto pour vrai. Amère comme d’habitude lorsqu’il tente cette perche, lorsqu’il revient sur la fameuse soirée où on lui en a trop dit sur un projet que j’ai prévu garder secret pour aussi longtemps que je le pourrai avant de passer aux choses sérieuses - mais qui commence à s'ébruiter de partout sans que je puisse vraiment y faire quoi que ce soit. D’autant plus qu’il y a quelques mentions sur Tad de prévues au dernier chapitre. Je laisse le temps au second service d’arriver, la salade de homard comme une oeuvre d’art en hauteur, fraîcheur et fines herbes additionnées d’une coupe de blanc bien frais. Charles salive pas assez pour me rattraper du revers, et mentionner Hugo qui en sait déjà trop sur mon bouquin pour que je ne réprime pas un frisson d’appréhension glisser le long de ma colonne vertébrale.  « Si seulement - ça serait bien le seul moyen pour qu'il arrête de vouloir lire ce que j’ai de fait pour le moment. » et je pouffe, parce que déjà c’était pas facile de garder le pote auteur loin des bribes de papier que j’avais écrites. À sa défense, il avait dû se coltiner mes avis tranchants depuis la première journée où son chemin avait croisé le mien, il aurait très bien pu reprendre ses droits dès le moment où il avait su que je faisais mes premiers pas comme écrivaine. Mais son entrain et son intérêt ne faisaient que s’accentuer à chaque fois où je le repoussais vigoureusement. Ça, ça allait devenir un problème à force. J’aurais étouffé le truc dans l’oeuf, si Charles ne m’avait pas provoqué un rire franc, le genre bien piquant, une fois la première bouchée prise et savourée. « Ryleigh s’intéresse déjà à qui couche avec qui? C’est bon, je peux lui dire pour toi et Tad ou tu prévois lui annoncer toi-même? » et l’air est malicieux, il est salace, il rebondit sur tout ce qu’on a bâti comme connerie depuis les débuts de notre amitié, et que je ne tâcherai pas de peaufiner avec le temps. Mais mantenant, c’est le moment de calmer les ardeurs, de voir le truc en face surtout. « Elle est en retard de 10 ans sinon, mais c’est bon, elle vient d’arriver, je lui laisse le bénéfice du doute. » parce qu’elle était jeune jadis, la Ariane qui était pâmée sur Hugo, qui s’était fait rire au visage, trop jeune et trop impressionnable pour que mon crush soit pris au sérieux. Et depuis, une décennie plus tard, il était un pote, il était resté, il avait apprivoisé le pire et le meilleur, et il me faisait chier sur une base quotidienne sans que j’ai envie que ça change. L’attention vrillée à mon plat, et à l’accord vin sur lequel je ne lésine pas, c’est un hochement de la tête vigoureux qui confirme à Charles que tout va pour le mieux maintenant que ma gymnastique a évité les grenades lancées à ma tronche pour le premier round. « Yep, c’est moi au centre de l’attention ; tout ce que j’aime. »  et je bats des cils, et je roucoule, et il n’y a pas grand chose qui pourrait entraver mon moral maintenant que l’entièreté du plat se retrouve dans mon estomac et qu’un sourire ravi couronne mes lèvres. Sur le ton de la confidence, « Parce que tu le sauras bien assez tôt si tu continues d’allumer Cooper de la sorte...  » j’accroche mon regard à celui de Charles, amusée, sachant que plus je laisse couler le moment, plus il risque de flipper. De ce fait, un gros 30 secondes passe avant que je ne renchérisse. « … c’est un genre de semi-fiction, avec les histoires de mes lecteurs qui n’ont pas marché. Et que je réécris à ma manière. » d’un trait, je gobe le reste de mon vin comme si le stress de m’entendre parler de ça à voix haute n’était pas si apparent, pas si pire que ça. Comme si c'était rien, de vouloir garder ça secret, totalement con et pas nécessaire. Comme si j'étais au-dessus de tout ça à lui en parler d'un coup, retirer le pansement. Le masque fait du bien, et je l’exhibe un peu encore, comme si de rien n’était. « Avec un peu de chance je retravaillerai la tienne avec le serveur. » et la voilà qui revient, la Parker assurée, qui se cale dans son siège, sourire mauvais. « Je parie qu’il me laisserait regarder rien que le temps que j’ai assez de matériel pour en faire un chapitre bien sexy. » l’intérêt qui suit le serveur maintenant qu’il s’avance doucement vers nous, et la confidence qui sort juste avant qu’il n'arrive à notre hauteur. « Ou sinon, j’irai directement voir à la source ; et demander à Ryleigh. »  
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    Those great whites, they have big teeth, oh, they bite you. Thought you said that you would always be in love? But you're not in love no more. Did it frighten you? How we kissed when we danced on the light up floor? But I hear sounds in my mind. And honey, I'll be seein' you down every road. I'm waiting for it, that green light, I want it.








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l’orgueil et les préjugés
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ÂGE : 27 ans, je suis né le 9 juillet 1990 à Londres.
SURNOM : (Princess) Chachatte, Grumpy Cat, Charles par une certaine rousse (et elle seule).
STATUT : She's driving me crazy. Papa de substitution d'Oliver, mon neveu âgé de 5 ans.
MÉTIER : Diplômé en journalisme, avec spécialisation en géopolitique (notamment du Moyen-Orient). Reporter pour ABC Radio en quête d'aventures et d'histoires à raconter.
LOGEMENT : Spring Hill au numéro 20, une grande villa avec Gauthier, Théo, Connor & Oliver. Depuis un peu plus d'un an, Debra a rejoint le clan, avec Chronos, son chien.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Paraitrait que snobinard britannique seraient les mots qui me qualifieraient le mieux › Paraitrait quand même que je ne sois pas qu'un crétin, presque sympathique et attachant quand on a le privilège d'apprendre à me connaître même › Paraitrait que la famille, surtout mes frères et ma petite soeur ainsi que mon neveu, sont la prunelle de mes yeux › Paraitrait que je sois un peu volage, libre comme l'air › Paraitrait quand même que ça soit surtout dans le but de me protéger parce que la dernière fois que j'ai aimé ça ne m'a pas trop réussi
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Side by side, connected by the heartHazard-Perry Family#4Connor#2Théodora#2
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Walking away from someone you can't forget › Charleigh#3
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We've been friends for so long, I can't remember which one of us is the bad influenceSeung-Jin#1Chariane#2Chariad#1
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No matter where we go, we take a little of each other everywhereDelie#3
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Emre#2Greta#1
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RPs EN ATTENTE : Ryleigh (rp mims post AAP) › Marianna (à déterminer) › Lene (bateau de Gauthier) › Maze (à déterminer) › Debra (à propos de Charleigh)
PSEUDO : besidethecrocodile
AVATAR : Douglas Booth
CRÉDITS : avatar ©RAINBOWSMILE › signature ©anaelle › userbars ©loonywaltz rpz
DC : Heidinosaure
INSCRIT LE : 24/03/2016
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MessageSujet: Re: making momma so proud | ariane&charlie   Sam 21 Juil - 1:19




making momma so proud
You were a child, crawling on your knees toward him making momma so proud but your voice is too loud. We like to watch you laughing, picking insects off of plants. No time to think of consequences. △
ariane & charlie
Le deal était passé, accepté. Et rien que pour le plaisir de la faire enrager, j’allais me faire une joie de me retenir de râler de la soirée, juste pour ne pas lui donner une occasion gratuite de me mettre une baffe. Et face à sa déception, je jubilais. Mais elle trouvait rapidement la parade, usant de ses remarques habituelles pour me signifier que j’attirais la gent masculine, ce soir-là incarnée en notre serveur. Et je tentais de me défiler, comme à l’accoutumée, en prétextant que mon niveau social ne me permettait pas de batifoler avec la classe ouvrière. « Dommage, ce sont eux qui donnent le plus au pieu. La rumeur veut qu’il n’y ait jamais eu un bad boy de mauvaise famille qui puisse décevoir, j’t’assure. » J’avais levé les yeux au ciel avec un certain amusement : « Je veux bien te croire. Promis, si j’ai envie de faire faire une syncope à mes parents, je songerai à aller m’encanailler avec un bad boy des bas quartiers. » la taquinais-je. « Je te raconterai si tu veux. » ajoutais-je, persuadé qu’elle se délecterait des détails de toute façon. « Me fait pas regretter. » menaçait-elle alors que je lui accordais un rictus mauvais : « C’est mal me connaître voyons. » Evidemment, après avoir obtenu l’autorisation de mettre les sujets de mon choix sur le tapis, je sortais mes premières flèches de mon carquois, prête à l’épingler. Et le premier sujet qui me venait, celui qui titillait ma curiosité depuis notre entrevue après la prison : sa relation avec Tad. « On remet pas en marche. On essaie une nouvelle formule. Celle où on veut pas s’arracher les yeux à toutes les demi-heures. Jusqu’à maintenant, ça se passe bien. » J’hochais la tête avec approbation. « Si cette nouvelle formule fonctionne sur la durée, vous avez tous mes vœux de bonheur. » J’avais toujours eu un peu la place de l’enfant au sein d’un couple de divorcés avec les deux et leur réconciliation pouvait être une des meilleures nouvelles de cette année jalonnée de nouvelles toutes plus déprimantes les unes que les autres. En évoquant les débuts d’auteure de Parker, je savais que je m’exposais à son courroux qui ne tardait pas à tomber : « Je parlerai pas sans la présence de mon avocat. » ce qui déclenchait aussitôt mon hilarité. « Tant de simagrées. » feignais-je de me plaindre quand l’embêter de la sorte était du caviar pour ma personne. Et si les sujets abordés jusqu’ici ne lui suffisaient pas, j’évoquais un possible intérêt d’Hugo pour la rousse. « Si seulement - ça serait bien le seul moyen pour qu'il arrête de vouloir lire ce que j’ai de fait pour le moment. » La réaction d’Ariane ne m’étonnait pas et m’arrachait un petit sourire amusé. « La vengeance est un plat qui se mange froid parait-il. » glissais-je en faisant allusion au fait qu’Hugo semblait désormais lui rendre la monnaie de sa pièce. Si par le passé c’était elle qui avait toujours eu l’honneur de lire en exclusivité ses écrits, il semblait que l’heure était venue pour le duo d’inverser leurs rôles. « Ryleigh s’intéresse déjà à qui couche avec qui ? C’est bon, je peux lui dire pour toi et Tad ou tu prévois lui annoncer toi-même ? » J’avais hoché la tête d’un bref signe de tête à son attention pour confirmer ses propos au sujet de l’anglaise. « Mais ne t’en fais pas, elle est déjà au parfum pour Tad et moi et pour l’instant elle ne semble rien avoir à y redire. » dis-je en haussant les épaules avec désinvolture et un clin d’œil entendu. « Elle est en retard de 10 ans sinon, mais c’est bon, elle vient d’arriver, je lui laisse le bénéfice du doute. » Je venais alors lui demander si les sujets de conversation que j’avais sélectionné pour elle lui convenaient. « Yep, c’est moi au centre de l’attention ; tout ce que j’aime. » Elle m’arrachait un rire, parce que je savais que c’était de l’ironie, qu’elle comme moi, aimait peut-être faire le clown (chacun de nous à sa manière) en soirée auprès de ses amis, mais que dès qu’il était question de sujet personnels, c’était sauve qui peut. Et c’était, avec une curiosité certaine, la raison qui m’avait poussé à poser ces questions -là. « Parce que tu le sauras bien assez tôt si tu continues d’allumer Cooper de la sorte... »  Je pouffais de rire avant de siffler, sans chercher réellement à interrompre la rousse : « Cooper et moi, c’est pour la vie, tu le sais bien. » avant d’écouter ce qu’elle avait à raconter ensuite : « … c’est un genre de semi-fiction, avec les histoires de mes lecteurs qui n’ont pas marché. Et que je réécris à ma manière. » J’hochais la tête, avec un intérêt non feint. J’avais toujours suivi de près ou de loin les travaux de la rousse, lisant toujours sa rubrique dans le magazine GQ – même si l’avouer me tuerait certainement – et compte tenu du côté déjà très dramatique ou rocambolesque de la majorité des histoires de ses lecteurs, je ne doutais pas qu’agrémentés de l’esprit grivois, de la langue aiguisée et de l’humour caustique de la rousse, le tout soit une véritable pépite. « Et quand est-ce que tu comptes me laisser y jeter un coup d’œil ? Ma proposition de l’autre soir tiens toujours tu sais. » insistais-je alors en étant préparé cette fois-ci au retour de flamme. « Avec un peu de chance je retravaillerai la tienne avec le serveur. » C’était un rictus qui étirait mes lèvres avec amusement. « C’est donc que je figure dans ton livre ? » m’étonnais-je, presque touché par l’attention, si je ne méfiais pas autant de ce qu’Ariane pouvait bien trouver à raconter sur ma personne, laissant sans doute libre cours à ses fantasmes les plus fous à mon sujet. « Je savais que tu m’aimais, mais à ce point, j’en suis ému. » raillais-je. Mais elle balayait ma remarque, se concentrant sur ce qui l’intéressait, comme toujours : « Je parie qu’il me laisserait regarder rien que le temps que j’ai assez de matériel pour en faire un chapitre bien sexy. » Et j’avais ri avant qu’elle ne poursuive et que je ne me décide à porter de nouveau mon verre à mes lèvres. « Ou sinon, j’irai directement voir à la source ; et demander à Ryleigh. » Je manquais de m’étouffer avec la gorgée de vin que j’avais ingurgitée juste avant que la rousse ne se mette à parler. Pourtant, cela ne faisait aucun doute qu’elle allait mettre le sujet de l’Egerton sur le tapis, puisqu’elle brûlait d’impatience de savoir ce qu’il se tramait avec elle depuis qu’elle nous avait vu tous les deux dans le salon de cette dernière. Mais c’était mal connaître mon entêtement et mes talents pour fuir les conversations sérieuses sur ma vie sentimentale. « Demander à Ryleigh les détails de ma relation avec le serveur ? » tentais-je de me défiler en lui adressant un regard plein d’aplomb, appuyé par un sourcil arqué, inquisiteur. Mais le regard agacé d’Ariane me revenait en pleine face et je pouvais anticiper le sourire carnassier qui s’afficherait sur son visage sitôt qu’elle comprendrait où j’essayais d’aller comme ça. C’était qu’on ne la lui faisait pas à elle. Pire, c’était que nous étions bien trop semblables pour que mes stratagèmes lui échappent. La Parker, elle me connaissait mieux que je ne voulais bien le reconnaître. Lui lâchant un regard désabusé, je sifflais entre mes lèvres charnues avec toute la théâtralité dont j’étais capable, me retenant de justesse de pincer l’arrête de mon nez entre mon pouce et mon index. « Très bien. Trois questions. » cédais-je finalement avant de préciser mes propos pour être certain de fixer les règles avec la rousse. « T’as le droit à trois questions à propos de Ryleigh. Choisis les biens, je ne répondrais pas à une question de plus. » la prévenais-je en agitant sous ce nez qu’elle s’évertuait à fourrer partout où ça ne la regardait pas, un index menaçant. Je préférais céder de la sorte, lui donner le minimum d’informations nécessaire, lui faire croire qu’elle avait gagné plutôt que d’être pris en traitre un jour où j’aurai baissé ma garde. « J’attends Parker. Et ne me fais pas croire que tu ne sais pas par où commencer. » ajoutais-je avec un sourire en coin, tout de même amusé par la situation alors que, croisant nonchalamment mes bras derrière ma nuque, je prenais confortablement mes aises contre le dossier de ma chaise en la fixant, attendant la sentence après une sérénité qui ne durerait pas longtemps. Elle était douée la Parker pour appuyer là où ça faisait mal, pour mettre le doigt sur le grain de sable qui, à lui seul, faisait déconner tout l’engrenage. Et des grains de sable, dans ma relation avec Ryleigh, il y en avait un paquet. La salade désormais terminée, c’était pour déposer devant nous la suite du repas que le serveur était revenu. Aussitôt le délicieux fumet qui se dégageait de mon assiette se chargeait de me remettre en appétit alors que le sommelier nous présentait le vin rouge qui accompagnerait notre plat de résistance. « C’est dans ces moments-là que je me dis que j’aurai dû choisir de faire critique gastronomique plutôt que journaliste. » déclarais-je en ne tardant pas à découper la viande qui semblait fondre sans le moindre effort sous mon couteau.
©BESIDETHECROCODILE


Oho, this kiss you give, it's never ever gonna fade away △





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