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 lying is never a solution (charlie&emre)

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ÂGE : vingt-cinq ans.
SURNOM : aucun. si vous arrivez déjà à prononcer son prénom sans l'écorcher, ce sera une petite victoire.
STATUT : vient de se séparer de penelope. père d'oliver, le fils qu'il a eu avec théodora.
MÉTIER : ancien dealer. travaille désormais dans une école primaire, et poursuit ses études en politique internationale.
LOGEMENT : #113, fortitude valley.

POSTS : 438 POINTS : 30

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : théodora (fb) ; thalie ; charlie #2 ; théodora #4
RPs TERMINÉS : théodora ; kléa ; janis ; charlie ; théodora #1 ; penelope ; théodora #2 ; ailis ; penelope #2 ; penelope #3 ; maura ; nino ; théodora #3 ; penelope #4 ;
AVATAR : zayn malik.
CRÉDITS : mckenziestuff ; pearlizz
DC : carlisle bishop.
INSCRIT LE : 29/11/2015

MessageSujet: lying is never a solution (charlie&emre)   Mar 3 Avr - 22:25



Accroupi à côté d’un maternel qui coloriait avec énergie le poussin qu’il avait sous les yeux, Emre tentait – vainement – d’avoir une conversation avec l’enfant, qui répondait au prénom de Sam. Ce dernier lui parlait d’une obscure histoire de lapin, dont l’Anglais n’était toujours pas fichu de savoir s’il était vivant, ou s’il s’agissait d’une peluche. Il s’apprêtait à clarifier les choses, lorsque la porte de la salle de classe fut brusquement ouverte, laissant apparaître le visage fermé du directeur. Il scruta l’assemblée avec attention, et posa finalement son regard sur l’Anglais. « Monsieur Erdogan, j’aimerais vous voir. En privé, s’il vous plait. » Ajouta le directeur. Emre n’était pas idiot : les trémolos dans sa voix indiquaient qu’il était tout, sauf à l’aise. L’Anglais fronça les sourcils, et regarda d’un air interrogateur l’instituteur. Celui-ci haussa les épaules, lui indiquant silencieusement qu’il ne savait pas ce qui se tramait. Il lui fit un léger signe de la main, et l’encouragea à emboîter le pas au directeur. Il remercia d’un hochement de tête l’instituteur, qui se pencha ensuite sur le travail qu’un de ses élèves était en train de réaliser. Dans un silence complet, l’Anglais suivit religieusement le grand chef de l’établissement. Il ouvrit la porte de son bureau, et alla immédiatement s’installer dans son grand fauteuil en cuir. A cet instant précis, Emre comprit que quelque chose se passait, ou s’était passé. Quelque chose qu’il ignorait encore, mais dont il ne tarderait pas à être mis au courant. Il ferma la porte du bureau, fit quelques pas en direction du directeur, et attendit que la sentence tombe. « Vous m’avez menti. » Commença le directeur, avant de faire glisser sur son bureau un papier quelque peu… Singulier. Un papier blanc, qui portait une ligne non négligeable. Une ligne qui venait de signer son arrêt de mort – en quelque sorte. Visiblement, quelqu’un l’avait bien renseigné. Et quand il disait quelqu’un… Il pensait bien évidemment à Théodora, qui n’avait pas tu ses intentions. Une partie de lui avait espéré qu’elle ne dirait rien, et qu’elle lui laisserait une chance. Il s’était trompé, et accusait désormais le coup. « Condamné. » Pouvait-on lire en lettres capitales sur le papier que le directeur agitait désormais sous son nez. Comme si cela ne suffisait pas, le mot était souligné proprement. A côté, quelques faits avaient été ajoutés – cinq ans, dealer, pris en flagrant délit, bonne conduite. Emre ouvrit la bouche pour se défendre, mais au fond de lui-même, il savait déjà que tout était peine perdue.

Il était sorti du bureau du directeur une petite demi-heure après le début de son entretien. Il n’avait pas réellement eu la chance de s’expliquer ; son chef ne lui avait guère laissé la parole. Mis à part avouer ses fautes, il n’avait pas trop eu l’occasion d’ouvrir la bouche. Accablé par un discours profondément accusateur et médisant, il n’avait eu d’autre choix que d’admettre ses fautes passées. A commencer par sa relation passée avec l’héritière Hazard-Perry, et sa condamnation. Il n’avait pas avoué de vive-voix sa paternité, mais son regard baissé avait fait office de confidence. Le directeur de l’école l’avait renvoyé sans ménagement, lui demandant de prendre la porte immédiatement, sans même attendre la fin de la journée. Il était retourné dans la classe de l’instituteur avec lequel il travaillait, avait remballé ses quelques affaires – une trousse, quelques feuilles de papier, et une casquette. Il n’avait pas perdu de temps dans des explications auprès de l’instituteur, mais avait néanmoins fait preuve de politesse en s’excusant de l’abandonner ainsi. Il sortit d’un pas pressé – et rageur – de l’école, et remonta la rue. Malheureusement pour lui, il croisa en chemin une tête qui ne lui était pas inconnue. Une entrevue dont il se serait bien passé, mais qu’il allait devoir affronter. « Tiens donc, un autre Hazard-Perry. » Grommela l’Anglais en roulant des yeux. Il allait poursuivre son chemin lorsque, finalement, il jugea bon de préciser un détail qui avait tout de même son importance. « Si tu viens pour me savonner la planche, ça ne sert à rien : ta sœur s’en est déjà chargée. » Siffla-t-il, le regard noir. « Bonne journée, et au plaisir de ne pas te recroiser. » Continua l’Anglais, reprenant sa route.


 

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l’orgueil et les préjugés
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ÂGE : 27 ans, je suis né le 9 juillet 1990 à Londres.
SURNOM : (Princess) Chachatte, Grumpy Cat, Charles par une certaine rousse (et elle seule).
STATUT : She's driving me crazy. Papa de substitution d'Oliver, mon neveu âgé de 5 ans.
MÉTIER : Diplômé en journalisme, avec spécialisation en géopolitique (notamment du Moyen-Orient). Reporter pour ABC Radio en quête d'aventures et d'histoires à raconter.
LOGEMENT : Spring Hill au numéro 20, une grande villa avec Gauthier, Théo, Connor & Oliver. Depuis un peu plus d'un an, Debra a rejoint le clan, avec Chronos, son chien.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Paraitrait que snobinard britannique seraient les mots qui me qualifieraient le mieux › Paraitrait quand même que je ne sois pas qu'un crétin, presque sympathique et attachant quand on a le privilège d'apprendre à me connaître même › Paraitrait que la famille, surtout mes frères et ma petite soeur ainsi que mon neveu, sont la prunelle de mes yeux › Paraitrait que je sois un peu volage, libre comme l'air › Paraitrait quand même que ça soit surtout dans le but de me protéger parce que la dernière fois que j'ai aimé ça ne m'a pas trop réussi
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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PSEUDO : besidethecrocodile
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CRÉDITS : avatar ©RAINBOWSMILE › signature ©anaelle › userbars ©loonywaltz rpz
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INSCRIT LE : 24/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7977-charlie-on-ne-va-pas-se-mentir-tirer-un-trait-sur-les-gens-ca-ne-marche-pas-souvent-il-vaut-mieux-leur-tirer-une-balle http://www.30yearsstillyoung.com/t19084-exist-on-your-own-terms-heidicharlie http://www.30yearsstillyoung.com/t8021-charlie-hazard-perry http://www.30yearsstillyoung.com/t15385-charlie-hazard-perry

MessageSujet: Re: lying is never a solution (charlie&emre)   Mer 18 Avr - 4:19




lying is never a solution
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emre & charlie
Etre un Hazard-Perry était un rôle à plein temps et éreintant. Particulièrement ces derniers mois, voire même cette dernière année. Il semblait, en effet, que nous étions abonnés aux drames qui nous pleuvaient dessus sans relâche. Je me surprenais moi-même à me demander quelle tuile allait encore me tomber sur le coin de la tête dans les jours à venir lorsque ma vie semblait tout à coup bien trop paisible pour que cela puisse durer. Il fallait dire qu’avec fratrie comme la nôtre, nous n’étions jamais à l’abris d’une nouvelle surprise et nous semblions tous faire preuve de beaucoup d’imagination dans nos divers exploits. Malmené par la houle de ma vie, j’en avais totalement perdu le nord. C’était comme être coincé dans un véhicule lancé à pleine vitesse face à un mur avec personne derrière le volant, prêt à appuyer sur le frein au dernier instant. Depuis le début de l’hiver dernier, je ne contrôlais plus rien dans ma vie et c’était pour le moins perturbant pour un maniaque du contrôle dans mon genre. L’arrivée de Maureen et Ryleigh en ville, le départ de Sully, l’annonce de la paternité de Gauthier, c’était déjà beaucoup à encaisser d’un coup. Mais il avait fallu que le mois dernier soit chargé d’événements. C’était Ryleigh qui avait causé le plus de dégâts, cette femme que j’avais toujours aimé, celle qui avait fait partie de chaque moment de ma vie depuis ma naissance jusqu’à mon départ pour Oxford pour mes études où je lui avais avoué mes sentiments et où elle m’avait tourné le dos. Après presque neuf années sans le moindre contact avec elle, il avait fallu qu’elle suive ma grande-sœur et se décide à poser ses valises à Brisbane avec comme objectif sur sa liste de remettre notre relation sur des rails. Ça avait été compliqué, chaotique, douloureux, laborieux même. Mais nous y étions, contre toute attente, parvenus. Après une soirée passée en cellule de dégrisement avec ce qu’il restait de la fine équipe et quelques nouveaux acolytes qui étaient venus se greffer à notre bande aux fils du temps, nous avions officialisé notre réconciliation. Un baiser qui m’avait bouleversé, retourné tout entier, refaisant surgir des sentiments pour la brune que j’avais cru enfouis depuis longtemps. Force était de constater que j’étais toujours aussi amoureux d’elle, comme au premier jour, si ce n’était plus maintenant que l’idée d’une véritable relation entre nous se dessinait à l’horizon. Si j’accueillais cette nouvelle avec joie, je ne pouvais nier que l’idée me donnait encore le tournis. Je n’avais pas pour habitude de me faire mener par le bout du nez par les femmes, c’était au contraire moi qui jouait de mes charmes pour les attirer dans mes filets. Mais Ryleigh refusait de jouer selon les règles, n’hésitant jamais à user de son ascendant sur moi pour obtenir gain de cause. Et comme une bonne nouvelle n’arrivait jamais seule, il avait fallu qu’une ombre vienne entacher le tableau du bonheur qui se profilait. Maureen, ma grande-sœur, celle dont je n’avais jamais été véritablement proche mais qui partageait le même sang que moi, avait un cancer du sein. C’était la révélation qu’était venu me faire Connor quelques semaines plus tôt. Nouvelle qui me perturbait, qui me touchait en plein cœur sans que je ne sache réellement pourquoi ni comment y faire face. Je ne parvenais pas à savoir quoi faire de cette information, ni comment agir vis-à-vis de ma sœur à qui je menais la vie dure et que je tachais d’éviter au maximum depuis qu’elle était venue sur le sol australien. J’étais pris de cours par cette nouvelle que je ne parvenais pas assimiler réellement quand bien je savais très bien ce qu’un cancer impliquait dans les faits. Et le climat de tension qui régnait actuellement entre l’ensemble de la fratrie n’aidait en rien à faciliter la digestion de pareille information. Seule lueur dans ce tableau bien gris : Oliver. Parfois j’avais l’impression que si ce petit être n’était pas de ce monde, je serai devenu fou. Et quand j’avais envie de tout envoyer valser, d’envoyer paître chacun des membres de ma famille, c’était le sourire de l’enfant qui me rappelait pourquoi j’avais fait tout ça en premier lieu. Sortant des locaux d’ABC à l’heure prévue, j’avais pris la route à pied pour me rendre jusqu’à l’école privée où était scolarisé Oliver. C’était notre rituel de la semaine, notre moment privilégié passé à deux. Des instants que je n’aurais échangés contre aucuns autres, pas même pour tout l’or du monde. Mais comme toujours, il fallait que les rares moments d’accalmie soient gâchés par une nouvelle funeste ou une rencontre déplaisante comme à l’instant. C’était la voix traînante d’Emre qui m’avait tiré de mes pensées avant même que sa silhouette n’ait réellement pénétré mon champ de vision : « Tiens donc, un autre Hazard-Perry. » Sur le visage une expression morne, j’avais arqué un léger sourcil interrogateur à son attention. « C’est le problème des familles nombreuses. » soulevais-je avec ironie quand je sentais déjà l’agacement prendre le dessus. Croiser Emre autour de l’école d’Oliver n’avait rien d’étonnant à l’heure actuelle puisque j’avais appris quelques semaines auparavant que ce dernier avait trouvé le moyen de se faire engager dans l’école de ce dernier. La révélation de cette information, portée à notre connaissance par Théodora avait provoqué un tollé incroyable pendant un repas à la villa Hazard-Perry. Et c’était bien là l’un des rares talents du jeune homme : Emre était toujours présent pour nous unir tous, même en temps de guerre froide, dans le but de lui mener la vie dure et de l’empêcher de prendre la place qu’il réclamait dans la vie d’Oliver. Compte tenu de l’agitation actuelle au sein de notre fratrie, l’existence de ce caillou dans notre chaussure m’avait échappé un temps mais rien qu’à le croiser, je sentais la colère de le savoir autour d’Oliver à longueur de journée me retourner l’estomac. « Si tu viens pour me savonner la planche, ça ne sert à rien : ta sœur s’en est déjà chargée. » s’était-il autorisé à me lancer avant de décider de prendre congé de ma personne : « Bonne journée, et au plaisir de ne pas te recroiser. » J’avais soupiré avec exagération en lui lançant un regard désabusé. « C’est toujours plus facile de se dire que c’est de la faute des autres, n’est-ce pas ? » l’apostrophais-je sans avoir bougé de là où je m’étais arrêté pour le confronter mais me retournant pour le regarder s’éloigner. « T’en as pas marre de faire de Théo ton bouc émissaire ? » C’était une chose qu’Emre soit énervé, qu’il s’oppose au traitement que nous autres Hazard-Perry lui réservions, mais je n’en pouvais plus de l’entendre sans cesse tout remettre sur le dos de Théodora. « Tu sais que tout ce qu’elle fait, elle le fait pour Oliver ? » ajoutais-je en ayant parfaitement conscience que mon discours aurait le même effet que de pisser dans un violon. Voilà longtemps que les canaux de la communication étaient bouchés entre Emre et moi. Néanmoins, j’étais lassé d’être en conflit constant avec l’ensemble de la population de Brisbane et la surprise de son arrivée en ville, j’étais disposé, une fois n’est pas coutume, à tenter d’avoir une conversation d’adulte avec ce dernier, bien conscient que les altercations frontales ne semblaient pas le résonner.
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MessageSujet: Re: lying is never a solution (charlie&emre)   Jeu 19 Avr - 23:04



Le problème des familles nombreuses, avait dit Charlie. Emre avait eu un sourire fade, désabusé : en tant que fils unique, il n’avait pas eu le privilège de partager des moments complices avec ses frères et sœurs. Lorsque Théodora lui avait appris sa grossesse, il s’était surpris à rêver. Un premier enfant, un appartement. Puis il avait rêvé plus grand encore – acheter une maison, se stabiliser dans sa vie professionnelle, lui réclamer un autre bébé, prendre un chien. Sa vie actuelle était loin de ses rêves de jeune adulte. « Si tu veux. » Répondit simplement l’Anglais en haussant les épaules. Il n’avait pas envie de partir dans une discussion interminable avec Charlie ; il savait que cela n’aurait aucun effet. « Mon bouc émissaire ? » Répéta-t-il, laissant échapper un rire sans joie. Il ne lui remettait pas tout sur le dos injustement ; non, en réalité, elle était celle qui freinait des quatre fers quand il s’agissait de son ancien petit-ami. « Mon bourreau, plutôt. » Corrigea l’Anglais. Il savait pertinemment que Charlie l’enverrait balader, et qu’il lui dirait d’arrêter de se placer en tant que victime. Mais… Ces derniers temps, Théodora centralisait la plupart des désillusions et autres déconvenues d’Emre. C’était elle qui refusait de le laisser s’approcher de son fils, malgré les efforts qu’il avait fait pour rentrer dans les rangs. Elle qui avait été le dénoncer auprès du directeur de l’école. Elle qui lui avait avoué, à demi-mot, qu’il n’approcherait jamais Oliver. « C’est bizarre, cette façon que vous avez tous de voir le verre à moitié plein. » Répliqua Emre en haussant les épaules. Il n’y avait pas d’agressivité dans sa voix ; pour aujourd’hui, l’Anglais baissait les bras. Il n’avait pas envie de se confronter, une énième fois, à un membre du clan Hazard-Perry. Il n’avait pas envie de se lancer dans une énième joute verbale, qui ne déboucherait sur rien. Il n’avait pas envie de perdre son temps. Il était las et fatigué par cette situation complexe, qui n’avait fait que s’assombrir au cours des dernières semaines. « Je ne doute pas de ses intentions louables. » Répondit finalement Emre. Depuis qu’il avait foulé le sol Australien, il n’avait jamais remis en cause la position de Théodora. Il l’avait observée, il savait : elle était une bonne mère. Dévouée, aimante, prête à tout pour son enfant. Leur enfant, en réalité. « Et pourtant, tout le monde doute des miennes. » Il avait fait les mauvais choix ; il ne l’avait jamais nié. Pire encore : il en avait toujours été pleinement conscient. Dealer n’avait jamais fait partie de ses plans. Il avait eu la vie devant lui : des plans glorieux, une petite-amie formidable. Mais tout avait été bousculé lorsqu’elle lui avait annoncé sa grossesse. Soudainement, l’ordre de ses priorités avait changé. Celui qui, une seconde plus tôt, voulait devenir diplomate et voyager à travers le monde avait compris que ses plans de carrière devaient être mis entre parenthèses pour s’occuper du plus beau des projets – fonder une famille. « Alors que tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour lui. » Il avait l’impression de tourner en rond, de se répéter depuis des semaines. Mais à quoi bon ? Aucun membre de la fratrie Hazard-Perry ne voulait l’entendre. Etait-ce plus facile pour eux de croire qu’il n’était rien d’autre qu’une petite frappe ? Quelqu’un d’indigne, de malveillant ? Pouvait-on lui reprocher d’aimer son fils plus que de raison ? N’était-ce pas là le lot de tous les parents ? « J’ai payé ma dette à la société. Je suis venu à votre encontre, et je vous ai demandé de me faire une place, petit à petit, auprès de mon fils. J’ai tout fait dans les règles de l’art, et vous m’avez tout refusé. »  Commença Emre, souhaitant rappeler à Charlie que si Théodora pouvait éventuellement souffrir de la situation actuelle, elle n’était pas la seule. L’Anglais, malgré ses bonnes dispositions et ses méthodes plus ou moins louables pour approcher son fils, ne rattraperait jamais le temps perdu. « Tu sais c’est quoi le pire, dans toute cette histoire ? » Il eut un ricanement désabusé. Il avait mené des combats incessants, et était fatigué d’être sans cesse dans l’attente. Devoir montrer patte blanche ? Il l’avait fait. Ça n’avait pas suffi. Ça ne suffirait probablement jamais, aux yeux des Hazard-Perry. « C’est que je ne pourrai jamais rattraper le temps perdu auprès de mon fils. Je ne le verrai jamais faire ses premiers pas. Je ne l’entendrai jamais dire son premier mot. Je ne l’accompagnerai jamais faire sa première rentrée, et il ne me parlera jamais de sa première amoureuse ou de sa gentille maîtresse. » L’Anglais soupira, avant de poursuivre. « Et vue la situation actuelle, je pense que ce n’est pas près de s’arranger. » Souffla Emre, faisant preuve d’un réalisme glaçant. Il était temps, pour lui, de se faire à l’idée. Il n’était pas prêt à faire son deuil – jamais il ne se résoudrait à l’idée d’abandonner son fils – mais il devait se rendre à l’évidence : jamais les Hazard-Perry ne le laisserait approcher Oliver – à moins qu’ils y soient contraints. « Ça vous échappe peut-être parce que vous ne voyez que le point de vue de Théodora, mais c’est une véritable souffrance. Parce que contrairement à ce que vous pensez, je ne suis pas un monstre. » Il n’avait pas abandonné Théodora alors qu’elle était enceinte ; on l’avait arraché à elle. Il n’avait pas abandonné son fils ; il faisait des pieds et des mains pour apprendre à le connaître.


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MessageSujet: Re: lying is never a solution (charlie&emre)   Mer 16 Mai - 2:14




lying is never a solution
You're too proud to say that you've made a mistake. You're a coward 'til the end. I don't wanna admit, but we're not gonna fit. No, I'm not the type that you like. Why don't we just pretend? △
emre & charlie
Si je n’étais pas du genre à déposer facilement les armes et si j’étais loin d’être le dernier lorsqu’il s’agissait d’entretenir une rancœur sur plusieurs années, j’arrivais en ce moment à saturation. Trop de combats à mener de front, trop de conflits non réglés qui m’explosaient les uns après les autres à la figure et surtout trop peu d’alliés à qui faire part de mon ras-le-bol général. J’étais fatigué d’être en constante opposition avec ce qui me semblait être la moitié de la ville. Et me battre avec Emre nécessitait une énergie dont je ne disposais pas à l’heure actuelle. Tentant de faire preuve d’un minimum de maturité pour une fois, je décidais de répondre sur un ton plus désabusé que querelleur, essayant de lui faire comprendre que tout remettre sur le dos de Théodora ne l’aiderait en rien à pouvoir jouer son rôle dans la vie d’Oliver. « Mon bouc émissaire ? Mon bourreau, plutôt. » Une fois de plus, je levais les yeux au ciel avec agacement, bras croisés sur ma poitrine. « Tu n’en ferais pas des caisses un peu ? » Si c’était moi que l’on qualifiait en général de drama queen, je voulais bien céder mon titre à Emre. J’étais las de le voir toujours s’apitoyer sur son sort en blâmant ma petite sœur à tours de bras, sans jamais parvenir à se remettre en question ou à envisager la situation de son point de vue à elle. Laisserait-il Théodora prendre place dans la vie d’Oliver si les choses s’étaient déroulées dans l’autre sens ? Ne lui mènerait-il pas la vie dure lui aussi, au moins pour s’assurer de ses intentions ? « C’est bizarre, cette façon que vous avez tous de voir le verre à moitié plein. » Je lâchais un soupir avant de retorquer du tac au tac : « Il y en a bien qui voient toujours le verre à moitié vide. » Attaque à peine dissimulée mais qui manquait de virulence comparée à ce que j’étais capable de produire d’habitude. J’avançais alors un argument pour tenter de justifier l’attitude de Théodora, de lui faire comprendre que si elle rechignait autant (et l’ensemble des Hazard-Perry derrière elle) à lui faire confiance vis-à-vis d’Oliver, ce n’était pas de gaieté de cœur mais une simple mesure préventive pour protéger le petit garçon. « Je ne doute pas de ses intentions louables. Et pourtant, tout le monde doute des miennes. » Cette fois-ci, j’avais ri à l’entendre. Ce n’était pas un rire aussi froid et glacial que lors de nos retrouvailles musclées dans une boîte de nuit du centre-ville, non c’était presque de bon cœur que je me laissais aller à rire. « Ça doit être pratique dans la vie de ne jamais se remettre en question comme ça. » ironisais-je alors avant de poser sur Emre un regard lourd de sous-entendus. « Ce n’est pas comme si tu avais fait en sorte de nous faciliter la tâche à ce propos. » confessais-je alors avec une honnêteté qui me caractérisait plutôt bien lorsque je n’étais pas en proie à une colère noire comme l’autre soir où j’avais croisé le jeune homme. « Alors que tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour lui. » Et à l’écouter, un petit rictus était venu creuser une petite fossette dans ma joue. « Dealer ? C’était pour lui que tu le faisais, hmm ? » soulevais-je alors, dubitatif, sourcil interrogateur à l’appui. J’avais rapidement découvert les activités illicites d’Emre et je n’avais jamais spécialement rien trouvé à y redire à l’époque. Je m’étais d’ailleurs toujours montré d’un soutien sans faille vis-à-vis du jeune homme. Du moins jusqu’à l’annonce de la grossesse de Théodora à l’ensemble de la famille. Élever un enfant dans un monde pareil me semblait être une véritable hérésie. « Bon sang, Emre, t’es bien conscient que ce n’est pas en dealant que t’allais permettre à Oliver d’avoir une vie épanouie. »  Si je n’avais jamais eu véritablement l’occasion d’en discuter avec lui après la révélation du pot-aux-roses, j’étais toujours parti du principe que sitôt Ollie né, il arrêterait ses trafics pour se concentrer sur sa paternité et assurer à son fils de grandir épanoui dans un environnement sécurisé, pas au milieu de drogués et de dealers. « J’ai payé ma dette à la société. Je suis venu à votre encontre, et je vous ai demandé de me faire une place, petit à petit, auprès de mon fils. J’ai tout fait dans les règles de l’art, et vous m’avez tout refusé. » Nouveau rire, cette fois-ci grinçant. « Tu te moques de moi n’est-ce pas ? » lui demandais-je en espérant sincèrement qu’il se payait ma tronche. Parce que si je voulais bien me montrer moins dur avec lui et plus adulte, ma patience avait ses limites. « T’as disparu pendant quatre ans, certes pas de ton fait. Et tu débarques à Brisbane sans prévenir qui que ce soit de ton arrivée. Pour renouer avec son fils on a vu meilleure approche. » Si réellement ses intentions avaient été louables depuis le début, ne pouvait-il pas mettre sa rancœur vis-à-vis de Théodora de côté pour la prévenir qu’il sortait de prison et prenait le premier avion pour la rejoindre sur le sol australien ? Ne pouvait-il pas simplement nous contacter Connor ou moi ? « Et cerise sur le gâteau, je te retrouve en train de dealer. Si c’est ce que tu appelles faire les choses dans les règles de l’art, je me demande ce que c’est quand tu y vas tête baissée. » raillais-je avec amertume. « Tu sais c’est quoi le pire, dans toute cette histoire ? » Je roulais des yeux, persuadé que je n’aimerai pas ce qui allait suivre mais conscient qu’il n’allait pas m’épargner pour autant. « C’est que je ne pourrai jamais rattraper le temps perdu auprès de mon fils. Je ne le verrai jamais faire ses premiers pas. Je ne l’entendrai jamais dire son premier mot. Je ne l’accompagnerai jamais faire sa première rentrée, et il ne me parlera jamais de sa première amoureuse ou de sa gentille maîtresse. Et vu la situation actuelle, je pense que ce n’est pas près de s’arranger. » Cette fois-ci, je me décidais à m’asseoir sur le rebord d’un muret qui bordait la rue sur laquelle nous nous trouvions tous les deux, décidant de sortir de ma poche arrière un paquet de cigarette pour m’en griller une, n’oubliant pas mes manières de jeune homme de bonne famille en en proposant une à Emre. « C’est sûr. » soufflais-je alors, laissant échapper la fumée par la même occasion. « Ça vous échappe peut-être parce que vous ne voyez que le point de vue de Théodora, mais c’est une véritable souffrance. Parce que contrairement à ce que vous pensez, je ne suis pas un monstre. » Une esquisse de sourire était venue étirer mes lèvres à l’entente de ses propos. « Contrairement à ce que tu crois, nous ne sommes pas des monstres non plus. Je sais bien que ce n’est pas la panacée pour toi. Du moins je l’espère. » J’avais suffisamment connu le jeune homme par le passé pour savoir qu’il était loin d’être dénué de sentiments et au regard des informations qu’il nous avait apporté au sujet de son absence auprès d’Oliver, je ne pouvais plus remettre en question son envie sincère de l’époque d’élever son fils. « A dire vrai, au-delà du point de vue de Théo, c’est celui d’Oliver qui nous inquiète. » Je tournais la tête un instant pour planter mon regard dans celui que j’avais autrefois appelé ami. « Il est épanoui et pour l’instant, il se débrouille sans toi. On n’a pas envie de lui imposer une figure paternelle à laquelle il s’attachera si derrière on n’a pas de garantie que tu seras capable d’être là pour lui en retour. » Étrangement, à mesure que je parlais avec Emre, j’avais l’impression d’entendre Gauthier dans mes propres propos, me rappelant une conversation que j’avais eu avec lui quelques mois plus tôt au sujet de sa propre paternité. Me retrouvant à présent de l’autre côté, je comprenais mieux le discours que m’avait tenu mon grand frère à l’époque. « La question c’est de savoir si c’est bon avant tout pour toi ou pour lui. » Si on m’avait un jour dit que je me retrouverai à citer Gauthier, je ne l’aurai sûrement jamais cru. Et pourtant…
©BESIDETHECROCODILE


Oho, this kiss you give, it's never ever gonna fade away △





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