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 The Devil you know † Bélial

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ÂGE : 33 ans
SURNOM : Angel du temps où elle était dans un gang : Delia, son prénom italien, utilisé parfois par les membres de sa famille
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MÉTIER : elle gère un restaurant de luxe
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Bélial
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RPs TERMINÉS : Lucan (abandonné), Michell (abandonné),Molly (abandonné)
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MessageSujet: The Devil you know † Bélial   Jeu 24 Mai - 22:40



THE DEVIL YOU KNOW
Bélial & Mavis
C'était un vieux hangar comme on les fabrique si bien, un truc tout miteux et tout décati, avec un peu de tôle rouillée par çi et des tags par là, assez excentré pour être à l'abri mais pas trop loin pour permettre à tous les loubards de la région de se réunir tranquillement à l'abri des regards indiscrets. Mon cher mari s'était plus ou moins approprié la chose — en bonne brute épaisse qu'il était, personne n'osait moufter — et il arrivait souvent que des transactions s'y fasse, ou quoi que ce soit cet idiot avait sur le feu en ce moment. Le Club ne m'intéressait plus que pour une seule raison, à savoir ma chère vengeance, et pour le reste il était le cadet de mes soucis. C'était justement absolument merveilleux d'y évoluer en ayant absolument rien à foutre de rien — me pavaner et faire chier le monde, finalement, c'était encore ce que j'aimais le mieux faire de mes journées. Ce soir, puisqu'on avait expressément demandé mes merveilleux services (c'était parfois difficile de refuser des choses à Heller après une nuit torride passée avec lui, je l'avoue) et que j'étais d'excellente humeur (finis les medocs pour de bon, du whisky et quelques rails et c'était la recette du bonheur) j'avais accepté. Il me fallait juste conduire deux trois bricoles à un lieu donné, sans me faire remarquer. Sans te faire remarquer avait insisté Heller avec ses yeux de merlan frit, pesant les mots, comme si j'étais une idiote ou une enfant, au choix. « Détends-toi le gland mon chou, j'ai compris, on respecte les limites de vitesse et on se fait bien chier. » Capito ! J'avais même fait un immense sourire aux flics croisés à un carrefour. Une jolie poupée comme ça, on en mangerait, pas vrai ? Ça éclipsait tout le reste. Et c'était tant mieux pour moi. Heller avait beau être un rustre de la pire espèce, il n'était pas idiot : sa petite Mavis s'avérait fort utile (quand elle était coopérative). La musique à fond, j'étais arrivée bien tranquillement au hangar, j'avais manœuvré pour avancer la caisse comme prévu, tout ça tout ça. Je ne savais pas qui de Pierre ou de Paul ou de Jacques devait récupérer la marchandise et je m'en battais d'ailleurs royalement les steaks. J'étais là, marché conclu, Heller serait content, il serait mignon et m'inviterait chez lui, si j'étais encore de bonne humeur et si je le décidais je serais mignonne aussi, tout le monde serait mignon et passerait une bonne nuit, fin de l'histoire.

Mais quand j'arrivai : il y avait déjà du monde, et plutôt pas mal de monde. Un petit ange passa quand je descendis de ma caisse en jupe plus que mini et en plateformes à talons, m'allumant une clope au passage. « On n'a jamais vu de nana de sa vie par ici ou quoi ? » Ce que ça pouvait être binaire, un homme. J'avais envie de boire, donc ils avaient intérêt à abréger leurs petits jeux, merci bien. Reniflant un coup parce qu'il me restait un peu de poudre dans le nez, j'étudiai la situation : les types d'Heller semblaient en proie à un dilemme terrible, à savoir que d'autres types s'étaient aventurés sur leur territoire, et peut-être même encore d'autres types que les autres types (si vous me suivez) étaient aussi en train de marcher sur leurs platebandes. Ajoutez-y des gros muscles, une envie inconditionnelle de castagne et très peu de matière grise, ça ne volait pas haut et ça s'envenimait clairement. « Oh putain, c'est pire qu'une cour de récré... » Habituée à persifler tout haut, j'essayai de mesurer qui allait prendre le dessus, ou bien qui allait sortir son flingue en premier, tout ça tout ça. Les gros malins, bien sûr que ce hangar était parfait pour les trafics en tout genre et qu'il attirait du monde. Je jetai un coup d'oeil aux hommes du Club que je connaissais et leur pointai du doigt ma caisse — pas questions de repartir avec ce avec quoi j'étais venue. « Vous ramassez vos cahiers de coloriage et vos crayolas ou je les fous à la baille, les mecs, ok ? » Sitôt dit sitôt fait. Côté gang, ça commençait à se menacer sévère, à marchander, à gueuler, à se taper à moitié. Autrement dit : le moment parfait pour tirer ma révérence. Sans popcorn, le spectacle n'avait pas d'intérêt. « Bon ben j'me tire. C'est pas le tout mais j'ai un cerveau et il se sent un peu seul, je retourne en ville. Arrivederci ! » Mon abruti de mari n'était pas là, j'étais bien décidée à lui mettre la main dessus et lui sonner les pour ce coup fourré. « Qui m'aime me suive. » C'était évidemment adressé aux membres du Club et aux pièces rapportées, les autres ne me concernaient pas, et je baignais assez dans le milieu depuis toujours pour savoir qui je pouvais laisser monter dans ma voiture et sur qui il valait mieux rouler.
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Dernière édition par Mavis Strange le Mer 30 Mai - 16:35, édité 1 fois
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PETIT PLUS : Le sang l'obsède. - Il a une petite sœur qui est tout pour lui. C'est sa petite princesse. - Tuer n'est pas que son métier, c'est une passion. - Il aime pousser les autres au fond du vice et dans la tourmente. - C'est un grand maniaque, la poussière et la crasse le répugne. - a un fort accent irlandais. - ancien voleur, il a fait quatre ans de prison. - il a quelques tatouages dont il garde la signification secrète.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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MessageSujet: Re: The Devil you know † Bélial   Lun 28 Mai - 0:45



the devil you know.
mavis & bélial


Ne dépendre de personne, c’est un avantage. J’suis pas le genre de mec qui supporte les ordres, qu’on lui impose des limites et qu’on empêche de vivre. J’fais ma vie, mon boulot tranquillement, j’suis mon propre chef. Je suis un gars à qui on peut se fier. Je prends mon travail très à cœur, je suis très perfectionniste et bien trop fourbe, bien trop malin. J’suis pas le genre de grande gueule à se vanter de ses meurtres, des abominations qu’il commet. Je suis pas celui qui ramène sa gueule en tentant de s’imposer et qui ne sait pas rester à sa place. J’ai déjà bossé pour le Club et je savais très bien ce qu’il m’attendait. J’ai su rester à ma juste place et prouver que j’étais digne de confiance, que mon travail est soigné, précis et sans reproches. Je ne fais pas parti des meilleurs mais, des plus discrets, de ceux qui savent s’effacer et disparaitre sans laisser la moindre trace derrière soi. Un fantôme se dissipant dans une légère brume qui n’apparait que lorsque sonne le glas de vos dernières secondes à vivre. Ce soir, je ne suis qu’un figurant parmi tant d’autres, une pièce rapporté, un observateur cloîtré dans son silence à observer les moindres mouvements potentiellement dangereux. Ces armes secouées sonnent comme une menace, les paroles prononcées ne servent qu’à narguer. La moitié ne cherche qu’à se donner une image de gros dur alors qu’en réalité, ils ne sont que des petits criminels en papier mâché. Le reste, mieux vaut s’en méfier. Il y en a qui ont réellement l’expérience et qui descendront sans la moindre pitié. Ceux qui ont la gâchette facile. J’admire l’échange dynamique entre le Club et les autres types qui visiblement ne sont pas les bienvenus. Qu’ils sont mignons à jouer à celui qui pisse le plus loin, à défendre leur territoire comme ils défendraient leur gonzesse comme si elle n’était qu’un vulgaire steak. Si papa Mitchell était là, les choses ne se seraient probablement pas passées comme ça.

Une voiture arriva dans le hangar et une femme vulgairement bien roulée en sorti. Aucune finesse, aucune tenue et pourtant, j’trouve ça royalement drôle. En voilà une bien plus couillu qu’la moitié des bonhommes présents et c’est rare pour une gonzesse. Aucune gêne, un m’en foutisme inégalable, une vulgarité à donner envie de se faire éclater les tympans et un physique étroitement lié à sa façon de s’exprimer. Je n’ai même pas été surpris de savoir qu’elle était mariée au grand boss du Club. J’observe la scène qui se déroule sous mon nez, l’arrivée de la femme du grand manitou sonne comme une bénédiction. Ca devient bien plus intéressant, bien plus drôle et moins chiant. En v’la une qui sait mettre l’ambiance rien qu’en ouvrant la bouche. La plupart des femmes sont royalement chiantes à crever quand elles tentent d’poser leurs bijoux de familles sur la table en s’croyant supérieur à tous les hommes mais elle, la folie la bouffe tellement qu’elle en effraye tout le monde. Sauf moi. J’admire ça, j’en rigole. J’suis pareil, peut-être en un peu moins trash. Un ordre,  les larbins s’exécute. J’bronche pas, je garde le silence me contentant d’analyser. Ca part en couilles mais c’est bien trop mignon pour moi. Mon boulot est fait, on n’a plus besoin de moi spécialement. Aucune victime a déploré, dommage. Ce n’est pas ce soir que j’vais calmer ma frustration, cet appel au meurtre. Elle s’adresse à nous et j’dois faire parti des rares mecs à réagir, bien loin d’être occupé à aller m’frotter aux gars face à nous. J’l’aime pas forcément, j’la connais vaguement mais j’ai envie d’me barrer d’ici. Si j’ai jamais fait en sorte de faire parti du club, c’est pour de telles raisons. Voir ces petits jeux d’égo, c’est ennuyant mais d’un autre côté, j’suis quand même sûr qu’il y a quelques fois des putains d’montées d’adrénalines et rien que pour ça, j’serais prêt à vendre une seconde fois mon âme à ce diable, à remettre ma vie entre les mains de quelqu’un d’autre, autres que les miennes. Je m’avance jusqu’à la voiture de Strange, soulagé d’pouvoir me tirer, d’vaquer à d’autres occupations bien plus intéressantes que des chamailleries puériles. « J’te suis. » Dis-je sans plus tarder, sortant de mon silence. Et puis à ce stade, ils sont assez grands pour se démerder. J’ai fait ma part. J’entre dans la caisse côté passager tout en refermant la porte, ne prenant même pas la peine de faire attention à la maitresse du véhicule et j’pousse un profond soupire, blasé. « Tirons-nous avant qu’ils nous aspirent l’cerveau. »




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MessageSujet: Re: The Devil you know † Bélial   Mer 30 Mai - 17:10



THE DEVIL YOU KNOW
Bélial & Mavis
Le seul type qui osa me suivre s’installa dans la caisse en même temps que moi, et je fis rugir le moteur avant même de demander mon reste. « Tirons-nous avant qu’ils nous aspirent l’cerveau. » Bien. On était sur la même longueur d’ondes, apparemment ; le gros tas de brutes qui restaient dans le hangar, chauds comme la braise pour se castagner, il ne fallait pas être Einstein pour savoir qu’ils ne voyaient pas franchement plus loin que le bout de leur nez. Je tirai une clope du vide poche et l’allumai en manœuvrant en même temps. L’avantage d’avoir grandi dans un environnement de gros machos : les caisses n’avaient pas de secret pour moi, et ce n’était pas pour rien qu’on me filait ce genre de mission. Je n’avais pas peur de la vitesse, et encore moins des cascades possibles, au contraire. Il n’y avait rien de plus grisant. « Je donne pas cinq minutes aux flics pour rappliquer, tu vas voir… » Je poussai le moteur à fond et fis un virage en épingle au frein à main, avant de jeter la voiture sur la route et de filer à toute berzingue. Le type à côté de moi, je le connaissais vaguement : un mec que le Club avait déjà engagé ou quelque chose comme ça, les affaires de mon abruti de mari m’intéressaient un jour sur deux. Lenny, Lemmy, dans le style, une gueule de tueur en série, la tête de l’emploi, finalement, et un petit accent irlandais délicieux : mon préféré. Comme Lucan. Les fenêtres ouvertes et le moteur à pleine puissance, je me mis à fredonner en italien, quand tout d’un coup une sirène de flics se fit entendre. « HA HA ! Ça va chauffeeeer ! » Rien ne pouvait me faire plus plaisir. L’adrénaline battait dans mes tempes à tout rompre, et pour une fois ce n’était pas les litres d’alcool que je m’envoyais au quotidien, c’était juste l’ivresse pure de la vitesse et le petit piment qui s’y ajoutait. D’autant plus que la perspective d’imaginer les keufs débarquer dans le hangar et le bordel qui allait suivre me donnait encore plus envie d’hurler de rire. « Accroche-toi, mon chéri » susurrai-je à mon co-pilote. J’avais à peine ralenti, juste pour permettre à l’une des voitures de me rattraper, sirène hurlante et gyrophare clignotant dans la nuit, une vraie scène de film hollywoodien, on aurait payé pour la voir. La voiture en question me repéra et tourna sec pour se lancer à notre poursuite, et j’enfonçai l’accélérateur en me marrant de plus belle. C’était du pain béni : trois pauvres poulets dans leur boîte de conserve qui s’imaginaient m’attraper, non mais, il y avait de quoi bien se marrer. La suite, je la connaissais par cœur. Les routes de Brisbane et de ses alentours n’avaient pas de secret pour moi, je connaissais chaque impasse et chaque raccourci, chaque terrain vague et chaque feu rouge. Je les embarquai dans une série de virages et d’accélérations à en donner le tournis. « TU VEUX PAS METTRE DU SON ? » hurlai-je en couvrant le bruit du moteur, désignant la radio d'un coup de menton. Autant qu’il serve à quelque chose, et autant que le kiff soit total. La voiture nous lâcha vite, mais je terminai ma course à plein gaz juste pour le style, avec un beau majeur levé dans le rétro en signe d’adieu. « Trop facile, trop facile » râlai-je, vaguement énervée. Je tirai une nouvelle clope, ralentis un peu l’allure. On arrivait dans Brisbane, la civilisation, les jolies petites maisons, le ciel bleu, la mer, tout ça tout ça. Bien loin du bordel sans nom, 24h/24, de Vegas et tout de ce que j’avais pu traverser aux États-Unis. Au final j’étais presque déçue. Le pique d’hystérie pure qui m’avait envahie retombait comme un soufflé, et voilà que j’étais en rogne, je voulais un adversaire à ma taille, je voulais encore me distraire et conduire comme une brute, au lieu de faire des putains de courses pour mon mari qui n’était même pas foutu de choisir des hommes digne de ce nom. Maussade, je me rangeai sur le premier parking venu, derrière un supermarché. J’en profitai pour tirer une bouteille presque vide de vodka de sous mon siège pour me désaltérer. « Et la princesse, je la dépose où ? » Après une seconde d’hésitation, je lui tendis la bouteille. J’avais un bon feeling avec ce type. Et s’il y avait bien une chose à laquelle je me fiai les yeux fermés, c’était mon instinct. « Je fais le taxi jusqu’au bout, mon cher Lemmy. Tes désirs sont des ordres. Toutes proportions gardées bien entendu. » Il fallait toujours préciser, avec les hommes. Les subtilités et nuances en tout genre, ce n’était vraiment pas leur fort.
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MessageSujet: Re: The Devil you know † Bélial   Ven 1 Juin - 11:37



the devil you know.
mavis & bélial


Conduite folle, sauvage. L’adrénaline m’chatouille et me fait vibrer. Tout ce que j’aime. Une conduite comme la sienne ne m’a jamais donné l’envie de gerber, j’ai toujours trouvé ça même carrément kiffant. Dire que les femmes sont des dangers n’est que vérité mais on oublie de dire aussi que les hommes sont pareils. Mavis est une femme à part, une femme qui n’a peur de rien, qui ne fait qu’un avec tout ce qu’elle possède. Une femme qui a bien plus de cran que tous ces gars présents dans le hangar. C’est bien dommage qu’les femmes comme elles se fassent rares, elles sont bien plus drôles, bien plus excitantes et j’parle pas dans le sens sexuel. On se sent menacé en permanence, on s’ramasse ses nerfs en pleine gueule. Une femme qui sait ce qu’elle veut et qui s’laisse probablement pas marcher dessus, qui n’a peur de rien et sûrement de personne. Quand on vous dit qu’les femmes peuvent être bien plus satanique que le Diable lui-même, c’était pas une légende. Elle me parle de flics, et même pas une petite minute après v’la que la sirène retentie. Une compagnie de rêve. Le stress n’est pas là, j’prends presque même mon pieds à les voir nous courser. J’sais pas pourquoi mais je fais confiance à cette femme. Ca ne doit pas être la première fois que les flics lui colle au cul comme ça et jusqu’ici, j’pense pas qu’ils aient réussi à la choper. Et jusqu’ici, à Brisbane, personne n’a réussi à m’foutre la main dessus, c’est pas aujourd’hui qu’ils vont réussir. J’rigole, mais c’est malsain. J’guette le rétroviseur avant de tourner la tête en direction du pilote, l’sourire amusé, la folie étirant chaque trait de mon visage lorsqu’elle me prévient. J’ai l’cœur accroché, sans l’ombre d’un doute. Avec toutes ces montées d’adrénaline que je me suis tapé au court de ma vie, si ça n’avait pas été le cas, j’aurais crevé depuis longtemps. Ca secoue, j’ai la tête qui tourne tellement j’me sens high. J’ai l’cœur qui tambourine comme un sauvage contre ma cage thoracique. Elle s’adresse à nouveau à moi et j’m’exécute, allumant la radio sans tarder, montant l’son assez fort pour kiffer ce furieux moment d’course poursuite. Qui ne dura pas si longtemps que ça. Assez pour mettre à l’épreuve nos glandes rénales qui nous envoient ces poussées d’adrénaline, donnant l’impression chaque fois qu’elles sont de plus en plus jouissives nous poussant dans les bras de la mort. On les sème, et je ne peux qu’être d’accord avec l’fait que c’était trop facile. Les flics de nos jours ne valent plus ceux de hier. « J’suis déçu. » Et pas surpris de voir qu’ils n’ont rien dans le ventre, et encore moins sous l’capot. J’dis ça mais à force de faire les malins, un jour on se fera prendre bêtement et on se retrouvera en taule. C’est pas un problème, j’ai pas peur, j’connais ça, ce monde, cet univers à part. Mes quatre ans m’ont suffit.  J’baisse le son à volume raisonnable. Elle se gare sur un parking, à l’arrière d’un supermarché, là où il n’y avait personne. J’arque un sourcil en la voyant se saisir d’une bouteille de vodka, presque vide, sous son siège. Surprenante, vous dis-je. Un mec dans un corps de femme. V’la qu’elle m’appelle princesse. J’lève les yeux au ciel, lâchant un rictus. C’est l’adjectif qui me va le moins. Quoique, si on se base sur la cruauté de certaines reines à l’époque, ça pourrait le faire mais j’aime pas spécialement qu’on souille ma masculinité comme ça. « A son château, quelle question. » Dis-je en haussant les épaules, maniérer, usant d’un ton hautain noble où le timbre de l’humour résonne. Je me saisis de la bouteille de vodka qu’elle me tend, tout de même surpris par sa générosité. Je la remercie, portant le goulot à mes lèvres, buvant quelques minces gorgées, conscient qu’à côté du whisky, la vodka vous arrache la gorge et consomme les parois de votre estomac presque instantanément, donnant une violente claque à votre foie. « J’propose qu’on aille se foutre une mine. » Ces quelques gorgées ont éveillé l’côté alcoolique. L’appétit vient en buvant, dans ce contexte. « Sauf si mademoiselle a bien mieux à faire ? » Comme aller pester chez qui le veut bien, aller découper des têtes, rouler sur des poulets, arracher la jugulaire avec ses dents au premier connard qui l’emmerdera. J’lui rends la bouteille, préférant qu’elle finisse ce qui reste et ne pas me la descendre et priver la jeune femme de son petit plaisir personnel. J’sors une clope de la poche de ma veste, même si elle s’est permise moi, j’préfère demander. C’est pas ma caisse et j’sais que quand c’est moi qui roule, y’a certaines règles à respecter sinon j’vous vire, même si j’dépasse les 130 km/h. Rien à foutre, on s’y tient à mes règles ou pas. J’ai envie d’connaitre un peu plus cette femme, je suis quasiment sûr qu’on a beaucoup en commun. J’me fie toujours à mon instinct. D’habitude, je me serais contenté de lui dire de me ramener jusqu’à chez moi et on n’en aurait plus parlé parce que je suis pas du genre à chercher plus loin que ça avec les membres du club. C’est professionnel, rien de plus. Mavis m’intrigue, m’inspire confiance et c’côté mad me donne des frissons, m’pousse plus au-delà de mes limites. Je sens ma propre folie frétiller à l’idée de pouvoir jouer avec une qui saurait enfin la comprendre, son égal. « J’me suis assez fais chier ce soir, tu m’as sauvé d’mon ennuie mortelle, faut bien que j’te remercie. »




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MessageSujet: Re: The Devil you know † Bélial   Sam 16 Juin - 18:28




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« A son château, quelle question. » Le ton qu’il prit, faisant exprès, ne m’échappa pas, parce qu’il détonnait de son délicieux petit accent de racaille irlandaise. Pauvre chouchou : sûrement qu’il n’aimait pas être pris pour une fillette. Les hommes ! Toujours pareils. Mais il accepta la bouteille, et au même moment je remarquai que le bout de mes doigts tremblait – les résidus de la course-poursuite en voiture ou simplement le fait que j’avais besoin d’alcool ? Les deux solutions me convenaient, ce n’était pas le pire qui pouvait m’arriver, loin de là. J’avais ces tremblements en horreur, quand ils m’avaient pris dans tout le corps, ça avait été une autre paire de manches, et ça avait fini en HP, et ça je refusais d’y repenser une seconde. Heureusement que je savais ce que je faisais, et que ces médocs de merde qui me pesaient dessus comme une tonne de nuages en plomb pouvaient bien aller se faire foutre. La meilleure défense, c’était l’attaque, et j’attaquais cette putain de « maladie » de plus belle. Au moment où j’allais daigner sortir de mes pensées et lui répondre pour lui demander où se situait son château, il me rendit la bouteille, que je terminai d’une traite. « J’propose qu’on aille se foutre une mine. » Tiens ! Je tournai la tête vers lui, agréablement surprise. Ce parking de merde n’avait pas franchement l’air dément, mais il venait de s’illuminer de ce que Lemmy venait de me proposer, et je souris du coin de la bouche. « J’ai vraiment un truc avec les irlandais, j’crois. » Ça devenait presque louche. Peut-être que c’était écrit quelque part. Je n’avais franchement jamais cru à toutes les superstitions de vieille bonne femme que nous racontaient les mamas italiennes de ma famille, mais une partie de moi, incontrôlable, s’y rattachait de temps en temps et voyait des liens cosmiques entre des trucs de ma vie et s’enflammaient de toutes les poussées spirituelles possibles. Lucan et Lemmy, deux hommes bien distincts, mais qui avaient pourtant un petit quelque chose de si particulier que je ne pouvais pas les ranger dans la boîte globale pleine de tous ces mâles plus idiots et orgueilleux les uns que les autres, mon cher mari occupant évidemment la tête de liste. Mon cher petit mari… J’eus soudain une bouffée de tendresse pour lui, il devait être à son bureau, il devait avoir cet air à la fois embêté et impénétrable, il devait étudier les missions et les réussites du Club, et je m’imaginais arriver derrière lui discrètement et entourer ses épaules de mes bras et embrasser son cou et le déconcentrer, je le voyais me prendre entre des bras énormes, je sentais toute sa puissance musculaire contre moi, sa brutalité, toutes ces choses qui me rendaient si folle de lui et que j’aimais détester autant que je ne pouvais pas m’en passer. Je laissai un soupir s’échapper de mes lèvres et envoyai la bouteille se fracasser sur le goudron un peu plus loin, par ma fenêtre ouverte. « J’me suis assez fais chier ce soir, tu m’as sauvé d’mon ennuie mortelle, faut bien que j’te remercie. » Ha ha ! De plus en plus intéressant. J’avais fait oui de la tête pour la clope, et j’en sortis une nouvelle que je glissai entre mes dents blanches. Cet idiot de Mitchell était de toute façon occupé pour toute la soirée et allait bien être chafouin de toutes les merdes qui venaient de se passer – je n’étais pas d’humeur à devoir affronter son mutisme exaspérant et la perspective de m’éclater la tête avec tout ce qui me passerait par la main en compagnie de Lemmy était hautement plus attirante. « Quand on me prend par les sentiments je ne dis jamais non. Question de principe. Du moment qu’il n’y a pas de limites, compte-sur moi pour la mine. Je déteste les limites. » Je fumai en regardant au-dehors, sentant l’adrénaline retomber lentement malheureusement, et la chose à l’intérieur de ma tête se remuer, comme si elle cherchait à retrouver des sensations plus fortes que celles bien trop chiantes de l’ordinaire. D’un seul coup je me redressai, mis le contact, lançai la voiture en route, démarrai en trombe. J’avais soif. Je lui proposai un rade parfait pour l’occas’, peuplé mais pas trop, sombre et discret, plein d’interdits, où personne ne nous ferait chier. Pour commencer. Le bon feeling que j’avais depuis le début n’avait pas faibli, au contraire : il y avait un truc chez Lemmy qui m’accrochait presque lui, comme si il lisait un peu dans ma tête, ou bien qu’il était fait de la même étoffe. Je nous amenais en trombe jusqu’au bar en question, me garant juste devant. Ce n’était pas le quartier le mieux fréquenté de Brisbane et laisser une caisse rutilante comme la mienne ici n’avait rien de sûr, mais l’avantage d’être Mavis Strange, c’est que personne n’allait s’attaquer à moi ou un de mes objets, de peur de se récolter les foudres du chef du Club. Je balançai mes clefs dans mon sac et avançai jusqu’à Lemmy, lui attrapant le bras. En cet instant précis, perchée sur mes hauts talons et à deux doigts d’entrer dans l’antre de la défonce avec une telle compagnie, j’étais plus heureuse que jamais. Je rentrai avec un grand sourire, balayant la salle du regard pour signifier notre présence, saluant ceux que je connaissais. « Une bouteille ? On prend quoi ? » À lui les honneurs, je n’étais pas regardante, tant que c’était chargé. Je m’installai sur une table, adossée au mur, posant mes talons sur la table pour étirer un peu mes jambes, me foutant bien du reste. Quelque chose fourmillait en moi et me rendait de plus en plus fébrile mais je me connaissais trop pour savoir que si je le laissais faire tout de suite, je n’allais plus répondre de rien. J’avalai cul sec le premier verre, le posai sur la table pour en avoir un nouveau. « Qu’est ce que tu foutais là-bas ? Tu m’as l’air tellement plus futé que tous les autres. J’en peux plus de toutes ces brutes épaisses qui servent à rien. À part à faire peur aux minettes de 16 ans. » J’eus un petit rire aussi bref que fort, mes pensées allaient plus vite que ma parole. « Bref, on s’en branle de ces tocards. Tu fais quoi de tes nuits quand tu truandes pas ? Je te préviens, je peux être difficile à suivre. » Les yeux dans les yeux, je le regardai en souriant, et c’était vraiment tout autre chose que je pensais : il le savait, tout ça, j’en étais persuadée. Il était aussi difficile à suivre que moi et je me demandais bien si on n’allait pas le découvrir avec plaisir, tous les deux, au plus vite.
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MessageSujet: Re: The Devil you know † Bélial   Lun 18 Juin - 21:14



the devil you know.
mavis & bélial


Un truc avec les irish ? Peut-être bien qu’c’est parce qu’on aime picoler jusqu’au petit matin, s’en foutre plein la panse et s’péter le foie en regrettant rarement les lendemains de cuite. Les gueules de bois de l’enfer ne m’ont jamais arrêté en général, je retourne faire la même connerie le soir même. J’suis pas un gars qui retient les leçons concernant l’alcool au contraire, j’refais plusieurs fois la même connerie sans jamais me remettre en question. C’est mon plus grand point faible, j’descends cette pente furieusement sans jamais penser aux conséquences, sans jamais m’dire que si je continue à repousser sans cesse mes limites, à les tester, j’vais finir un jour par me taper un coma éthylique ou crever étouffer dans mon vomi. J’m’attends toujours à crever dans d’atroces souffrances mais quand j’pense à tout ça, j’me dis qu’un jour je vais finir par mourir d’façon trop idiote. J’me grille ma clope après avoir son autorisation, glissant le bras au dessus de la vitre désormais baissée à son maximum. « Dans ce cas, on est deux donc rassure-toi, y’aura pas de limites. » Aucune. A quoi bon être raisonnable ? On s’fait tellement chier, beaucoup de choses nous passent sous le nez et putain, on a qu’une vie. Je respecte jamais mes propres limites, j’vais toujours dans les extrêmes. J’aime qu’on me rappelle que j’vais trop loin, prendre cette violente claque dans la gueule parce que ça me donne toujours envie de continuer et d’aller au-delà de ce que l’on m’impose. J’suis têtu et joueur. J’suis un merdeux qui aime prouver aux autres qu’à moi, on m’impose rien. Pas d’règles, pas de limites. J’sais rester à ma place quand il faut mais j’finis toujours par sortir du lot. Mavis démarre d’un seul coup, nous emmenant je ne sais où mais j’ai ma petite idée. On arrive dans un quartier où les petits culs bourgeois n’oseraient pas s’aventurer seuls, où les femmes n’ont pas peur de se balader l’cul presque à l’air, où aucune âme pure ne s’aventure sachant qu’les démons et autres bestioles aussi avides de sang se rueraient dessus. Je jette le mégot de ma clope par la fenêtre avant de sortir, sentant déjà l’excitation monter. C’que c’est bon de se sentir chez soi, dans son élément avec quelqu’un qui semble aussi jeté que vous. La blonde pulpeuse et excentrique s’approche de moi et me saisit le bras, un contact spontané de sa part que je ne prends pas comme une agression, qui ne m’hérisse pas le moindre poil. On entre et on se dirige vers une table, ni trop retirée, ni trop à la vue de tous. « Sunset Rhum ? Ca arrache la gueule et il cogne. » Sauf si Madame est bien too precious et ça, j’pense pas que ce soit le cas. En v’la une avec qui je pourrais passer mes soirées à m’déchirer sans qu’on me stoppe en m’disant que j’vais trop loin. Une qui me suivra en enchaînant les verres sans se poser de questions, sans prendre peur au lendemain. Une qui porte ses couilles. Son comportement m’arrache un sourire que j’tente de dissimuler. C’est perturbant, c’est comme si j’avais mon parfait double face à moi à la différence qu’elle a rien entre les jambes et une paire de seins. « C’est sûrement pour cette raison qu’on m’a appelé. Fallait bien qu’il y ait quelques gars avec de la jugeote si jamais ça partait trop en couilles. M’enfin, j’étais juste là pour descendre, pas pour babysitter. » Merci le niveau intellectuel. C’est dans ce genre de situations que j’suis rassuré de voir que mon intelligence n’est pas à remettre en question. « Difficile à suivre ? Même pas peur. » Sourire en coin, le ton taquin. Deux personnes compliquées ne peuvent que s’entendre et se comprendre sans problèmes, n’est-ce pas ? « En général j’passe la plupart de mon temps à m’déchirer la gueule ou alors j’me cherche quelqu’un à me foutre sous la dent. J’fais des trucs illégaux, comme tout le monde dans le coin. Rien d’extraordinaire. » Je hausse les épaules, tirant une légère grimace. L’train train quotidien, la routine ennuyeuse et le manque trop important d’adrénaline. Tuer c’est bien mais parfois, c’est une procédure bien lente. On ne tue jamais du jour au lendemain sans s’être renseigné sur la personne, sans avoir analysé tous dans les moindres détails. Sauf si t’as pas peur, sauf si t’es un débutant et que t’es pas conscient que tu puisses te faire prendre dans les 24h qui suivent. La bouteille sur la table, son verre vide, je me saisis du mien, buvant cette petite gorgée cul sec. J’ai l’œsophage qui flambe et les sens qui s’éveillent. L’élixir des dieux. « Et toi ? Tu tues des chats pour des sacrifices sataniques ? Vous faites ça dans une cave ? » Léger rictus passager. J’ressers nos verres sans plus attendre, déposant la bouteille sur la table et j’prends le mien, me remettant une couche de ce liquide agressif et puissant. J’me pose sur ma chaise, m’affalant presque sur cette dernière en venant étirer mes jambes mais j’garde une finesse naturelle dont j’arriverais jamais à m’débarrasser. C’est dans mes manières, ma façon de vivre. « Au final quand j’y pense, j’sais pas grand-chose de toi, peut-être encore moins qu’les gars du Club. ‘Fin, j’sais juste que t’es la régulière à Mitchell et que t’as plus de couilles qu’certains. » Qu’elle reste comme elle est, cette gonzesse. Sa folie attise la mienne et, ma curiosité avec. Elle me pousse à être moi-même, à me glisser dans la peau de mes vices. « C’est rare les femmes comme toi, c’est dommage. » Dis-je en poussant un profond soupire. J’attire l’une des chaises présentes autour de la table où nous sommes à l’aide de mon pied que je dépose sur cette dernière une fois que je l’ai assez rapprochée de moi pour reposer ma jambe, glissant mon coude sur la tête de la chaise où j’ai posé mon cul. Aucune tenue, aucun respect, rien à péter. J'prends à nouveau la bouteille, & pourquoi faire, des verres ? A part s'faire chier et vouloir faire des compet' à la con. « Ca t'emmerde si j'la joue moins carré ? » Par principe et pas qu'elle croit que j'vais me la descendre seul. J'tiens encore à rester vivant. J'ai beau tenir l'alcool celui là, c'est le genre à te finir en moins de deux.



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MessageSujet: Re: The Devil you know † Bélial   Lun 25 Juin - 17:51



THE DEVIL YOU KNOW
Bélial & Mavis
C’était parti pour le Sunset Rhum, un doux nom qui murmurait bien des merveilles à mon oreille. Plus c’était fort, plus j’étais preneuse. Les petits cocktails sucrés et colorés pour gonzesse, non merci. C’était d’ailleurs proche du scandale cette dose minable d’alcool qu’on pouvait trouver dans les cafés grands publics… Mais c’était parce que je – parce qu’on – appartenait à ce groupe de personnes qui avaient besoin de ça, d’aller toujours plus loin, de ces gens qui font peur au commun des mortels, malfrats et raclures et alcooliques et drogués, tout ce que la société condamnait, tout ce qui nous faisait vibrer. J’étais née et avais grandi dedans mais les thunes que j’avais gagnées m’avaient permis d’ouvrir mon propre business « réglo » au milieu du beau monde – il m’avait fallu très peu de temps pour comprendre que ce n’était pas et que ce ne serait jamais mon monde, justement. J’aimais trop la nuit, l’alcool, la débauche, le mal. Je n’aimais que les gens mauvais, au moins autant que moi. C’était un choix purement assumé. « C’est sûrement pour cette raison qu’on m’a appelé. Fallait bien qu’il y ait quelques gars avec de la jugeote si jamais ça partait trop en couilles. M’enfin, j’étais juste là pour descendre, pas pour babysitter. » Il me faisait marrer. Apparemment on avait le même avis : pas là pour déconner, et si c’était pour se retrouver au milieu de tocards du genre, il valait mieux se casser. Sur le papier, Lemmy le tueur à gages était mon double aussi parfait qu’intéressant. En voilà un que je n’allais pas lâcher, du moins c’est ce que me disait mon instinct : il ne savait sans doute pas exactement dans quoi il s’engageait avec moi, mais dans quelques temps, ce serait trop tard pour faire demi-tour. Mon cerveau et mon cœur de dégénérée n’étaient capables de rien d’autres que d’aimer follement et pleinement – sinon rien du tout. Je pouvais être un véritable vampire et d’ailleurs j’avais beaucoup de leurs qualités – la vue du sang me procurait toujours une excitation particulière. « En général j’passe la plupart de mon temps à m’déchirer la gueule ou alors j’me cherche quelqu’un à me foutre sous la dent. J’fais des trucs illégaux, comme tout le monde dans le coin. Rien d’extraordinaire. » Quel chou. Qu’est-ce qu’il me plaisait ! « Un homme comme je les aime » roucoulai-je en le regardant, sincèrement attendrie. Il était si beau, avec toutes les caractéristiques de la brute épaisse ; il avait tout pour me toucher en plein cœur. Je bus mon deuxième verre cul sec sans le quitter des yeux. Maintenant que j’arrivais à peu près à un niveau d’alcoolémie à peu près correct, il avait absolument toute mon attention. « Et toi ? Tu tues des chats pour des sacrifices sataniques ? Vous faites ça dans une cave ? » « J’adorerais. J’ai déjà tenté la messe noire quand j’étais gosse, autant te dire que toutes les mamas de mon clan – italien – m’ont vu maudite pour les 50 générations à venir. C’était le but, tu penses bien. » Un éclat de rire hystérique jaillit de ma gorge à ce souvenir ; je n’étais clairement pas du genre à me remémorer le passé mais d’y repenser me rendait hilare, leurs gueules et leurs jérémiades, tellement connes quand on savait que leurs fils et neveux passaient leur temps à dézinguer des types à tout va pour la survie et la prospérité de la famille… « Au final quand j’y pense, j’sais pas grand-chose de toi, peut-être encore moins qu’les gars du Club. ‘Fin, j’sais juste que t’es la régulière à Mitchell et que t’as plus de couilles qu’certains. C’est rare les femmes comme toi, c’est dommage. » Ouh ouh ! Et flatteur avec ça. Je me sentais portée sur un piédestal, et même si je n’avais pas besoin de hauteur vu la taille de mes jambes et de mes talons, je n’étais pas insensible à cela. « C’est parce qu’à part être la gonzesse de Mitchell je fous pas grand-chose au Club. J’ai donné. » Pas question de me pourrir la soirée à parler de cette petite pétasse de Lou Aberline. « Je fais des courses de temps en temps pour donner un coup de main, vu que je suis le meilleur chauffeur du coin et parce que ça me fait marrer, mais sinon rien. Je préfère pourrir la vie de mon cher petit mari et qu’il me le rende bien. C’est ça l’amour, que veux-tu. Quel abruti. » Mais je l’aimais tant, au fond. À la mesure de l’agacement qu’il faisait naître chez moi. « C’est moi qui tiens le restaurant de luxe sur la côte, sinon. Un vrai paradis VIP de haute gastronomie, de vins à 10 000 la bouteille, de poules de luxe et d’argent blanchi. Mais biens sous tous rapports évidemment. Si t’aimes la bonne bouffe je t’y réserverai un traitement de luxe ! » En face de moi il se vautrait tout autant que je l’étais, et je lui fis un signe de tête pour la bouteille. Qu’il se mette à l’aise, on était tous les deux d’accord là-dessus. « Quoi que… Pas question que tu me siffles ma part ! » Non mais. Ce n’était pas le partage de salive qui me dérangeait, mais le niveau d’alcool qui baissait à vue d’œil. Comme piquée par une guêpe invisible, je sautai sur mes talons et me déplaçai jusqu’au bar – j’aimais qu’on me serve mais je détestais attendre – pour commander une autre bouteille. Chacun la sienne et pas de problème. Le temps qu’on me la donne, un mec au regard vicelard qui matait mes cuisses beaucoup trop découvertes eut la fâcheuse idée de toucher mon cul avec sa main. Sans me faire prier, je lui envoyai un coup de coude dans la glotte. « Refais ça et j’te bute, connard » sifflai-je entre mes dents avant de tourner les talons. Plié en deux, il faisait un  bruit de ballon percé. Il avait de la chance que j’ai d’autres chats plus intéressants à fouetter, parce que j’étais d’ordinaire bien trop hystérique pour m’en tenir à ça. Mais une fois vautrée de nouveau sur mon siège, je trinquais à coup de bouteille avec Lemmy, avant de farfouiller dans mon mini-sac. J’en extirpai un sachet en plastique plein de pilules diverses et variées – l’incontournable de ma vie. Drogue et alcool faisaient le plus doux des mélanges. « Tu veux ? » Tout le monde ne carburait pas aux mêmes plaisirs, je pouvais comprendre. La pastille sur le bout de ma langue, je la fis couler à grands coups de rhum. J’étais aux anges. La chose dans ma tête aussi, elle se tortillait de bonheur comme un chaton qu’on gratouille. J’attendais avec hâte le fourmillement qui n’allait pas tarder à arriver. Je n’allais surtout pas tarder à avoir encore plus envie d’adrénaline. « Qu’est-ce qui te fait le plus kiffer ? Et je ne parle pas juste de tirer un coup, même si ça peut compter pour un peu. » Pensive, je regardai le plafond, qui me semblait de plus en plus étrange, de plus en plus lointain. J’étais bien.
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UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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MessageSujet: Re: The Devil you know † Bélial   Mar 3 Juil - 23:33



the devil you know.
mavis & bélial


Mavis m’intrigue, m’attire autant qu’elle m’fout des coups d’montées d’adrénaline rien qu’en reportant son attention sur moi. Une incarnation parfaite de la folie, celle que les gens ne cessent de refouler, celle dont ils ont peur autant qu’ils s’y sentent attirés. C’est une femme imprévisible, celle dont il faut se méfier et ne jamais sous-estimé. Elle en a dans l’ventre, bien plus que toutes ces minettes qui passent leur temps à chouiner dès qu’elles se font un petit bobo d’merde. C’est aussi une femme qui a l’air de vivre sa vie avec passion, en y mettant tout son cœur et toute son âme, qui s’investie dans ses relations avec folie et qui a pas l’temps de se prendre la tête avec des conneries. On avait peut-être oublié d’me dire que j’avais une jumelle et qu’on a été séparé à la naissance ? Il ne manque plus que cet accent irlandais envoûtant et venimeux. « J’entends rarement une femme me dire que ce genre de gars lui plait. » Ma réalité a toujours été différente de la leur, et on a jamais su vivre dans le même monde. J’me serre un deuxième verre, aussitôt rempli, aussitôt bu. Ca m’déchire la gorge, j’sens ma chaleur corporelle grimper. Tout c’que j’aime. J’me mets soudainement à rire, mon rire se mêlant au sien. En plus d’être un avion d’chasse et totalement perchée, elle est foutrement drôle. « C’est peut-être pour ça que t’attires tous les démons. » Ca m’arrache un sourire en coin, taquin. On a de toute façon pas besoin de messes noires, d’se retrouver dans une secte, de faire des sacrifices ou de faire de la sorcellerie pour se retrouver maudit. J’ai aimé Dieu un temps, ça ne l’a pas empêché d’me la faire à l’envers, de m’enlever ma mère et d’me faire vivre une vie d’merde dont j’aurais pu me passer. D’un sens, j’me dis que jamais j’aurais été comme ça, j’serais pas le mec que j’suis aujourd’hui alors d’un côté, je l’en remercie. J’aurais sûrement passé ma vie à m’faire chier derrière un bureau ou à faire un boulot de merde, vivre dans la galère, marié à une chouineuse et lui faire quatre gosses. Non, merci. « J’connais rien du tout à l’amour et rien que t’entendre en parler négativement, ça m’donne pas envie. » Avoir une qui vous passe les menottes, qui vous étouffe et vous épie, une qui vous fait gravement chier pour tout et rien, une qui passe son temps à râler et se plaindre chez vous hell, no. J’ai assez avec cette petite garce de Delyth et encore, elle n’a rien d’une femme comme une autre –et heureusement. « Madame aime le luxe. J’passerais un jour avec plaisir, juste pour m’faire bichonner par toi. » J’drague même pas, j’dis ce que je pense. C’est bien mieux d’aller s’éclater l’bide en y mettant quand même l’fric, traité par une femme à un caractère corrosif et irrésistible.  Une vipère aux dents aussi acérées que ces femmes vampires, envoûtantes,  venimeuses et avec un grand appétit. Elle m’fait comprendre que je garde la bouteille, filant s’en chercher une autre. J’profite pour mater discrètement, j’reste un mec comme un autre qui utilise juste ses yeux pour toucher et après tout, s’rincer l’œil ça n’a jamais tué personne, nan ? C’est pas mon genre les gonzesses habillées vulgairement mais quand la chair s’fait exposé généreusement, on ne peut se retenir de laisser vagabonder ouvertement ses yeux sur les moindres lignes creuses d’une peau qui a l’air aussi douce qu’une caresse. J’me saisis de la bouteille sans me faire prier, préférant descendre le contenu directement plutôt que de m’emmerder avec un verre. J’eus l’malheur de reporter mon regard sur Mavis que j’vois un pauvre type sans aucune gêne lui mettre la main au cul et la réaction de la venimeuse Strange ne se fit pas attendre. J’pouffe de rire comme une garce, retenant un rire profondément méchant et moqueur à la limite de la folie. Elle revient, l’air de rien et on trinque, à cette folie débordante, à ce no limit, à ces plaisirs qu’on réussi à s’arracher en vivant la mort à nos trousses. Elle sort un sachet où s’trouvent des pilules à gogo. La drogue sous cette forme m’a toujours intrigué. J’suis plus du genre à snifer des rails, fumer d’l’herbe ou m’piquer quand l’envie m’prend et que l’héro s’retrouve malencontreusement en travers de mon chemin mais l’ecstasy, des amphet’ et toutes les autres merdes qui m’extirpent de la réalité pour quelques heures. Elle me tente sans le faire et le diable seul sait à quel point j’en ai envie. Qu’est-ce qui m’en empêche ? Qu’est-ce qui me retient de m’éclater un peu plus la cervelle, d’me faire disjoncter ? « J’suis auch. » J’prends celle qu’elle me tend, sans me méfier, sans aucune hésitation. Je l’avale en la noyant sous un flot brûlant et ravageur de rhum, conscient que les mélanges explosifs comme la drogue et l’alcool sont déconseillés. Jusqu’ici, j’ai jamais claqué, il ne m’est jamais rien arrivé et puis, respecter les règles, les lois, les « on dit » c’est pas ma tasse de thé. J’ai toujours tout fait à l’encontre de ce que les communs des mortels appellent « les normes » et c’est pas demain la veille que j’vais commencer à me ranger. J’ai quarante piges, on refait plus mon éducation. « La baise ne compte pas que pour un peu. » J’dirais qu’elle compte autant que le meurtre. Ce qui me fait le plus kiffer ? Ce verre de whisky dès le matin, accompagné d’une clope ? Ce dernier verre que j’arrive à avaler sans savoir si j’vais finir par m’taper un coma éthylique ? Mes petites victimes qui me fuient, dans l’espoir de s’en sortir vivantes ? Voir la vie se dérober du regard d’un désespéré ? Pousser les gens dans leur propre tort ? Les aider à céder à l’ultime tentation ? Les empoisonner avec des mensonges dans l’espoir de les voir périr et de les transformer en d’abominables créatures ? Les entendre crier sous les sévices corporels que je leur inflige et ce sans ressentir aucune compassion, aucun regret ? J’sais pas ce qui m’fait réellement kiffer. Ma vie de merde me fait kiffer, j’aime sentir ces ombres m’emporter avec elles dans les profondeurs, m’arracher tout ce qui me reste de sain permettant à la folie de régner puissamment s’assurant que rien ne viendra mettre fin à son règne. « La violence me fait vibrer. Le sang me rend fou. La vue, le goût, l’odeur. » Dis-je pensif, sentant ma conscience et ma raison s’évader de leur prison. Je ne suis pas un gars difficile quand on y repense, j’apprécie beaucoup de choses … c’est juste différent des goûts que tout le monde a en commun. « J’préfère ne pas tout te dire tout de suite, sinon c’est pas drôle. » Léger rictus fou. J’porte à nouveau le goulot de la bouteille à mes lèvres ne sentant plus les parois de mon œsophage s’évaporer à chaque gorgée qui dévale furieusement cette longue pente interminable que j’souhaiterais pas remonter à vélo. J’sens déjà les effets de la pilule magique se manifester et c’est loin de me déplaire. Oufissime. « D’ailleurs, tant qu’on y est, j’m’appelle Bélial mais tu peux m’appeler comme tu veux. Enfin, t’évites les surnoms trop girly, rien que d’les entendre, j’deviens agressif. Un peu comme les Gremlins quand on les mouille et on les nourrit après minuit. »



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The Devil you know † Bélial

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