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 Quoi qu'on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie | Angelina

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ÂGE : Trente-quatre ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur professionnel, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui technicien de surface dans un club de boxe de quartier et pilier de bar à mes heures perdues.
LOGEMENT : Redcliff, avec ma fille, Leila, dans un studio pas franchement salubre dans le genre.

POSTS : 615 POINTS : 100

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille parfois ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige j'ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : jaimie (fb 2003)robin (fb 1998)thomasrobin #2sid (fb 2001)angelina #4robin + jaimie (ra 2003)


LEILA — I wanna hold you, protect you from all of the things I've already endured. And I wanna show you, show you all the things that this life has in store for you. And I'll always love you. The way that a father should love his daughter.


ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.


JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown, know the unknown, know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home, back to your home, back to your home.


ANGELINA — I am not the only traveler who has not repaid his debt. I've been searching for a trail to follow again, take me back to the night we met. And then I can tell myself what the hell I'm supposed to do, and then I can tell myself not to ride along with you. I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you.


BRYAN — Hey brother, there's an endless road to rediscover. We’ll go deeper than the ink beneath the skin of our tattoos, we’ll be carrying each other until we say goodbye on our dying day. If I was dying on my knees, you would be the one to rescue me. And if you were drowned at sea, I would give you my lungs so you could breathe. I got you brother. No one gets left behind, we stand and fight together.


There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

RPs EN ATTENTE : kyte
AVATAR : Charlie Hunnam.
CRÉDITS : ANESIDORA (sign)
INSCRIT LE : 22/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7942-phoenix-ellsworth-you-don-t-run-not-when-you-re-with-us-you-stand-your-ground-and-fight#283931 http://www.30yearsstillyoung.com/t8138-phoenix-signed-and-sealed-in-blood-i-would-die-for-you

MessageSujet: Quoi qu'on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie | Angelina   Mer 6 Juin 2018 - 20:08


Ma garce de vie s'est mise à danser devant mes yeux
et j'ai compris que quoi qu'on fasse, au fond,
on perd son temps, alors autant choisir la folie.
Angelina ✧ Phoenix
T’es tellement belle, putain.

T’es la Sirène et moi je suis cet enfoiré d’Ulysse attaché à son enfoiré de bateau. Ma volonté pour seuls liens et j’suis tellement faible qu’ils servent à rien. Je suis le putain de moustique qui fonce vers la lumière en sachant que ça va le cramer. Je suis triste, je suis cinglé. Et toi t’es tellement belle. T’es là, à te pavaner devant cette baltringue qui t’mérite pas. Tu touches tes cheveux, tu te mords la lèvre, et lui il te regarde à peine pour pas donner l’impression d’être en chien alors que ça crève les yeux qu’il te désire comme c’est pas permis. Tu m’as pas vu, en tout cas t’as rien laissé paraître. Moi j’te dévore des yeux et j’m’enfile verres sur verres. J’ai voulu partir quand je t’ai vu, je te jure, j’ai essayé. Boussole morale déglinguée, envouté, je suis resté.

Tu m’avais demandé de venir chez toi, t’avais dis qu’on pouvait pas s’ignorer comme si on s’était jamais rencontré, t’avais dis ça comme si ce qu’on avait vécu ça signifiait quelque chose pour toi, comme si on avait vécu quelque chose tout court. T’avais dis ça et t’avais eu l’air triste, ou peut-être que c’est moi qui m’fait des films. J’avais tenu bon, j’avais dis non. J'voulais que tu partes. J'voulais oublier ton regard et tout c'que j'’y lisais. J'voulais que mon cœur arrête de cogner aussi fort à cause de toi. Parce que c'est con. Parce que c'est pas normal, non. Deux inconnus... c'est pas normal. T’étais parti et moi j’avais soufflé de soulagement et je comprenais pas pourquoi je me sentais comme le roi des cons avec deux couches de platine sur la couronne. Je comprenais pas pourquoi les jours d’après je guettais l’entrée du club en imaginant ta silhouette s’y dessiner, pourquoi j’étais déçu quand c’est pas arrivé. Des mois d’obscurité poisseuse et d’errance misérable entre le canap’ et le taf et les bistrots des bas-fonds de Brisbane, et c’est au Canvas que je retombe sur toi. Là où tout a commencé, si toutefois on peut dire ça. Je me suis évertué, je te jure, à combattre cette attraction maladive. Je voulais tout effacé et je me suis évertué sans succès avec une lassitude croissante, au point de finir par me résigner sans conviction.

Et là je te bouffe des yeux, plombé par une mélancolie proche du plaisir, j’essaie même plus de faire semblant. Et chaque fois qu’il pose son regard sur toi j'ai des envie de meurtres. J’deviens plutôt inventif côté torture avant décès même. J’ai la rage qui monte et je continue de boire pour qu’elle redescende mais ça marche pas. Je l’imagine te prendre dans ses bras et ça me rend fou. Pourquoi j’ai croisé ta route putain. Pourquoi tu lui ressembles autant. Et en fait non, c’est même pas ça. Parce que plus je te regarde et plus je me demande comment j’ai pu te prendre pour Elle. T’as pas ses traits. T’es quelqu’un d’autre. Et si je le sais, pourquoi je suis toujours là, pourquoi je ressens tout ça ?

Il passe son bras autour de tes épaules et son regard se pose sur moi. Il fait un mouvement de tête dans ma direction et je sais que c’est de la provocation. C’est pas qu’il se demande pourquoi un sale type le fixe comme un fou furieux, non, c’est de la provocation. Sans vergogne il sourit et descend sa main le long de ton corps. Je vois ça avec un mélange de colère et d’incrédulité. J'vais le buter. Alors je finis mon verre, je me lève, j’avance tout droit sur lui et avec les poings je fais comme une massue sur son crâne. Il a à peine le temps de se relever qu’il s’écrase par terre comme une serpillière. Je devrais pas être aussi calme. Vu mes déboires avec la justice et les videurs autour, c'est sûr je devrais pas être aussi calme. Mais je ressens rien. Peut-être que c’était le verre de Trop, peut-être que je suis correctement retourné du chiffon. Ou peut-être que toute cette rage m’a vidé d’appréhension et que j’embrasse enfin la tendre indifférence du monde et le caractère inévitable de la souffrance et l’absurdité de l’éphémère cet enfoiré. Je sais pas, je divague. Une chose est sûre : j’en rien à foutre.

Ensuite je relève les yeux vers toi et mes dernières certitudes elles volent en éclats.

Starseed


staring at the bottom of your glass, hoping one day you'll make a dream last, but dreams come slow and they go so fast. you see her when you close your eyes, maybe one day you'll understand why everything you touch surely dies.
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la maman poule
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ÂGE : 30
SURNOM : Le peu d'amis qu'elle possède l'appelle Angie, ses parents l'appellent affectueusement Lila.
STATUT : Renoue doucement avec sa vie de femme mise de côté ces quatre dernières années.
MÉTIER : Etudiante en infirmerie après avoir été barmaid au Canvas pendant des années.

POSTS : 1029 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Maman d'un petit Abel qu'elle a eu par accident avec son ex Arthur Iver. Elle n'a pas eu d'homme dans sa vie depuis qu'elle est tombée enceinte il y a quatre ans. Elle est connue sur Brisbane car ses parents adoptifs sont richissimes. Hélas son caractère de feu et sa personnalité border-line ont conféré à lui construire une très mauvaise réputation.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :

ANGOENIX
So tell me when you hear my heart stop. You're the only one who knows. Tell me when you hear my silence, There's a possibility I wouldn't know. So tell me when my sorrows over. You're the reason why I'm closed. Tell me when you hear me falling.


ARTHULINA
We gave our best, it wasn't enough. You get upset, we argue too much. We made a mess of what used to be love. Going nowhere fast. We've reached the climax.


ANGININA
So maybe we're different. Maybe we're totally different. Maybe we'll never be friends. But I know your heart and you know mine.




BEFORE IT'S TOO LATE
And the risk that might break you
is the one that would save
A life you don't live is still lost
So stand on the edge with me
Hold back your fear and see
Nothing is real 'til it's gone



nina3kane2callum • [url=http://www.30yearsstillyoung.com/t15943-friends-only-friends-kane hadriencarlisleagathephoenix
RPs TERMINÉS : azur1arthur1lydiaphoenix1arthur3debraarthur2nina1arthur4nina2azur2arthur5kane1
PSEUDO : SPURRYQUICK
AVATAR : MEGAN FOX
CRÉDITS : (marleysmith)
DC : X
INSCRIT LE : 21/03/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t14297-angie-karma-karma-don-t-you-let-me-down http://www.30yearsstillyoung.com/t14329-angie-if-you-had-my-love

MessageSujet: Re: Quoi qu'on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie | Angelina   Mar 26 Juin 2018 - 11:51


perfectly wrong for me

Me and you, we were made to break. I know that's true, but it's much too late. You're perfectly wrong for me and that's why it's so hard to leave. All the stars in the sky could seen why you're perfectly wrong for me


C'était étrange pour elle de se trouver devant le comptoir pour une fois. Ses nuits au Canvas étaient révolues, elle était de nouveau redevenue une simple cliente dans le bar où elle avait régné par son sourire charmeur et son ton ferme pendant une décennie. Angelina avait raccroché le shaker définitivement pour le remplacer par une blouse blanche et des seringues. Inattendu. Excitant. La jeune maman avait échangé de vie en l'espace de quelques semaines passant de barmaid chevronnée à étudiante infirmière. La transition était brutale mais libératrice. Néamoins certaines choses ne changeraient jamais, et si ces dernières années Angie s'était montré casanière ce soir l'espace d'une nuit elle redevenait une femme lambda, pas seulement enchaînée à ses responsabilités de mères. Ses cuissardes légendaires, son pantalon en cuir, toujours vêtue de noire. Sa bouche rouge comme seul rappel de couleur. Ce soir ils fêtent les quarante ans d'un client régulier, pour une fois Angelina peut se joindre à la fête comme il se doit sans devoir bosser en même temps. Le groupe est bruyant, ivre, et rapidement Angelina se rapproche d'un certain Jack. 42 ans, divorcé, propriétaire d'un restaurant à Bayside, il ne manquait pas d'y faire référence à tous les coins de phrase. Il l'a abordé en lui parlant de son père, qu'il connait bien, car si Angelina était amatrice de bière, son paternel lui vouait un amour inconditionnel aux fruits de mer. Connaitre son père n'est pas franchement ce qui joue en sa faveur mais le fait est qu'il sent bon, qu'elle en est à son quatrième shot de Tequila paf et qu'elle commence à le trouver presque drôle ce con malgré sa calvitie naissante et son côté vieux beau sur le retour. Elle ne dit rien quand il place une main sur sa hanche, elle s'en trouve même flattée. Ca fait longtemps qu'un homme n'a pas posé la main sur elle,  ça fait longtemps qu'elle ne s'est pas laissée approcher de si près. Elle en oublierait même son fort penchant pour la vantardise et son côté matérialiste même pas dissimulé. But still. Angelina se laisse aller. Depuis le fiasco sur la banquette arrière avec Raven, elle avait mis une fois de plus ses envies de côté, mais ce soir elle avait envie de redevenir un peu la femme qu'elle était. Il sent l'after-shave et le mauvais coup mais il est trop tard et elle a trop bu. Il lui propose d'aller chez elle, elle refuse avec un sourire. Il propose chez lui et elle refuse aussi. Ok pour une main sur la hanche, non pour que ses mêmes mains tirent sur ses cuissardes d'ici quelques heures dans un appartement design et froid dans les beaux quartiers de Brisbane. Angelina cherche une distraction, pas un mauvais souvenir. Mais il décide de lui payer un autre verre alors elle ne le congédie pas tout de suite. A vrai dire, elle n'aura le temps de rien car sorti de nulle part quelqu'un se jette sur son mauvais sosie de Michael Fassbender. "Holy shit!"

Premier réflexe de s'écarter, le bar entier semble s'être arrêter de tourner. Ses anciennes collègues lui jettent un regard interrogateur et Angie regarde de nouveau la scène avant de comprendre qu'elle connait l'homme qui vient d'agresser son flirt de ce soir. Lorsqu'il se relève et que leurs regards se croisent, Angelina le fixe un instant les yeux écarquillés. C'était quel genre de putain de réaction ça ?! La dernière fois qu'il l'avait vu, c'était presque si il ne l'avait pas jeté du club de boxe et voilà qu'il se jetait sur un mec juste pour elle ? Angelina n'en revenait pas, tout son corps s'était figé tandis que son cerveau mettait tout en oeuvre pour tenter d'analyser la situation qui n'avait aucun putain de sens. Elle vit le mec de la sécurité s'approcher et lui fit signe que c'était bon, qu'elle gérait la situation. C'était la deuxième fois qu'elle utilisait ses contacts pour sauver le cul de celui dont elle connaissait désormais le nom. Le type au sol se mit à geindre, à grommeler quelques insultes à l'attention de Phoenix mais ce n'est qu'un bruit de fond pour Angie qui s'est déjà perdu dans le regard azur du motard. Toujours cette impression étrange de voir son propre regard sur le visage d'un autre.E Elle ne prit même pas la peine de se pencher vers le restaurateur pour s'assurer qu'il va bien, il n'existe même plus pour elle. "Why would you do that ?!" Ce type était comme un ouragan dans sa vie, il ne débarquait jamais au bon moment, jamais de la bonne manière mais il rasait tout sur son passage chaque putain de fois. Et le pire dans tout ça, c'est que l'excitation qui agitait son palpitant était bien là. La force magnétique bien là aussi, il n'avait pas besoin de grand chose pour la mettre dans tous ses états. Ce mec dont elle se souvenait jusqu'ici comme d'un vieux mirage revenait hanter sa vie et malgré le mec étalé par terre le nez en sang, les gens qui les regardent et le videur qui est à deux doigt d'intervenir, Angelina a l'impression qu'il n'y a plus qu'eux dans ce bar. "You always choose the best entrance, don't you."


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a whole new her.
one step ☽ There comes a time when the world gets quiet and the only thing left is your own heart. So you'd better learn the sound of it. Otherwise you'll never understand what it's saying.
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UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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LEILA — I wanna hold you, protect you from all of the things I've already endured. And I wanna show you, show you all the things that this life has in store for you. And I'll always love you. The way that a father should love his daughter.


ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.


JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown, know the unknown, know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home, back to your home, back to your home.


ANGELINA — I am not the only traveler who has not repaid his debt. I've been searching for a trail to follow again, take me back to the night we met. And then I can tell myself what the hell I'm supposed to do, and then I can tell myself not to ride along with you. I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you.


BRYAN — Hey brother, there's an endless road to rediscover. We’ll go deeper than the ink beneath the skin of our tattoos, we’ll be carrying each other until we say goodbye on our dying day. If I was dying on my knees, you would be the one to rescue me. And if you were drowned at sea, I would give you my lungs so you could breathe. I got you brother. No one gets left behind, we stand and fight together.


There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

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AVATAR : Charlie Hunnam.
CRÉDITS : ANESIDORA (sign)
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MessageSujet: Re: Quoi qu'on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie | Angelina   Mer 27 Juin 2018 - 23:53


Ma garce de vie s'est mise à danser devant mes yeux
et j'ai compris que quoi qu'on fasse, au fond,
on perd son temps, alors autant choisir la folie.
Angelina ✧ Phoenix
Tu me dévisages avec tes grands yeux cendrés et ça me perturbe tellement les neurones que j’arrive plus à capter quoi que ce soit d’autre. Ni les gens qui murmurent et nous regardent en faisant mine que non, ni le fumier qui crache ses dents et des râles d'hérisson par terre. Cervelle mal foutue engluée entre réalité et utopie, j’ai l’impression d’être coincé dans une putain de boucle temporelle, de revivre la même foutue scène encore et encore, et c’est peut-être pas qu’une impression d’ailleurs. Chaque fois que je te vois c’est le même refrain : j’ai le cœur qui débloque et le cerveau pareil, je fais n’importe quoi, et puis je détale comme un lapin. Chaque fois je m’enfonce plus loin dans ma connerie, je ruine mes dernières limites, je défonce mes dernières résistances. Je m’étais juré de pas intervenir si un sac à merde te tournait autour et que ma putain de jalousie malvenue prenait le dessus. Mais je suppose qu’on est plus à un péché près et alors voilà, le sac à merde est dérouillé. Maintenant il me reste plus qu’à décamper.

Sauf que je bouge pas. Je sais pas si c’est par lassitude ou par envoutement, mais je bouge pas. Y a que toi et je sais que le timing pourrait pas être plus mauvais mais j’y peux rien j’ai les yeux qui oscillent instinctivement entre tes azurs et tes lèvres pourpres. C’est pour ça que tu les as dessiné non ? Pour que les hommes les regardent et se disent qu’ils ont envie d'y gouter ? C’est pour ça que t’as mis ces cuissardes qui épousent tes formes exquises ? C’est pour ça que t’as parfumé ta crinière ébène qui caresse délicieusement la chute de tes reins ? Dans ma tête ça bourdonne de pensées abjectes et c’est sûr je suis pas le seul. Faut pas trainer dans des lieux comme ça, pas quand on est une femme comme toi, y a que des rapaces ici, des chiens galeux. Tu te souviens pas de ce qu’il s’est passé la dernière fois qu’un type a voulu te mettre le grappin dessus derrière ce satané bar ? Je veux pas que tu souffres, je veux te protéger des hommes barbares et de leurs baratins. Ou peut-être que je te veux pour moi et si je peux pas t’avoir alors je décide que personne pourra. Au fond la pire nuisance pour toi ici c’est peut-être moi, le récif dégueulasse qui se dresse inéluctablement sur ton chemin. Je sais pas, je suis toujours entrain de batailler différents trains de pensées tu vois, c’est le bordel là-haut, je sais plus discerner le bien du mal, le vrai du faux. Tout est niqué, tout est sale. Tout sauf toi. Ou peut-être que t’es aussi cabossé que moi et que c’est pour ça que je reviens inévitablement vers toi. Je sais pas, dis moi.

Tes mirettes scrutent les miennes mais j’arrive pas à déchiffrer l’expression énigmatique sur ta bouille angélique. Je t’ai fais peur ? T’es fâchée à cause de l’autre baltringue c’est ça ? Non, t’as pas l’air fâchée. Pourquoi t’es pas fâchée ? Dis quelque chose, je comprends rien. Ou alors dis rien et on se casse si tu veux, tous les deux, on a pas besoin de parler, on peut juste se barrer. « Why would you do that ? » tu demandes finalement et c’est peut-être la seule réaction sensée à avoir au fond. C’est compréhensible, comme réaction, c’est pas comme la mienne. Comme d’habitude je trouve pas les mots justes alors je préfère me taire et hausser les épaules. Si j’essayais tu comprendrais pas de toute manière, tu le prendrais mal, tu me prendrais pour un fou, et t’aurais raison. Mais j’ai pas envie de voir de dégoût dans tes yeux, je sais pas pourquoi mais je sais que je supporterais pas. « You always choose the best entrance, don't you. » Je grommèle dans ma barbe, je me sens de plus en plus con. « He doesn’t deserve you… », je réponds enfin un peu bêtement, un peu trop sincèrement à mon goût.

C’est le moment que choisi Fumier Premier pour refaire son apparition : « What the actual fuck?! qu’il vocifère à retardement en se redressant, I’m calling my lawyer! You’re in big trouble asshole! Big trouble! » Il menace et quand même il s’écarte courageusement de plusieurs pas, ses yeux écarquillés braqués sur moi, je le vois qui fait des exercices avec sa mâchoire pour vérifier qu’elle soit toujours bien accrochée au reste de sa tête de con. « Yeah, you do that shithead, or we could just take this outside and figure it out, like men, hmm? » Putain j'peux pas croire que tu baises des mecs aussi nazes. « That your kind of bloke? Tosser reeks posh aftershave, can’t even fight his own battles, and he’s your kinda bloke? He can’t stand up for himself, how the hell is he supposed to protect his woman? » que je radote avec mes idées un brin arrêtées au sujet de la masculinité. J’en reviens pas, je suis aussi atterré que je suis bourré et c'est pas peu dire : « You can do better, is all ». Et dans ma tête, ça justifie toute ma violence, comme si j'avais mon mot à dire dans tout ça. La bienséance s’est carapatée depuis bien longtemps, je suis inapte à saisir la gravité de mes actes ou la stupidité de mes propos, déphasé, l’œil aussi égaré que celui d'un junkie, et dans le fond c’est probablement ce que je suis.

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ARTHULINA
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So maybe we're different. Maybe we're totally different. Maybe we'll never be friends. But I know your heart and you know mine.




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DC : X
INSCRIT LE : 21/03/2017
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MessageSujet: Re: Quoi qu'on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie | Angelina   Ven 6 Juil 2018 - 9:03


perfectly wrong for me

Me and you, we were made to break. I know that's true, but it's much too late. You're perfectly wrong for me and that's why it's so hard to leave. All the stars in the sky could seen why you're perfectly wrong for me


Tout le bar semble avoir été mis sur pause et Angelina, figée au milieu de ce bourbier, est en train de se demander quelle est la bonne réaction. Le fait est que quand il lève les yeux vers elle, le monde s'arrête de tourner et qu'elle se tape bien de toute l'assistance qui garde les yeux rivés sur eux. Elle n'éprouve pas de gêne, elle se fout bien de ce que pensent ses anciens collègues derrière le bar. A vrai dire elle se fout bien de tout le monde sauf de lui. De le voir ici. En face d'elle. Ses yeux azurs dans les siens. Le fait est qu'une partie d'elle est heureuse de le revoir après leur entrevue dans les vestiaires de son club de boxe. Ce qui était putain de malsain sachant que mis à part le rejet et des adieux, elle n'avait eu le droit à rien d'autre qu'un sentiment de vide intersidéral au moment où elle avait repris la route. Mais le voilà ici. Elle n'a aucune idée de pourquoi il ferait un truc pareil mais le fait est qu'il l'a fait et qu'elle ressent une sorte de fierté mélangée à au moins vingt sept mille questions qui se bousculent dans son cerveau. Evidemment que le tocard étalé par terre se relève et menace. La voie de la justice hein ? Monsieur after-shave lui parait tout d'un coup bien moins sympathique avec ses yeux injectés de sang et sa mèche mal mise. Son regard bovin furieux achève de le dépeindre comme un gros beauf heurté dans sa fierté. Angelina le regarde avec l'indifférence la plus totale. "Calm down, you're okay." Elle est sûre à 129% que ce ne sont que des paroles, Monsieur I-know-your-dad-please-sleep-with-me aurait trop peur des conséquences de s'attaquer à un mec de la carrure de Phoenix. Peur des représensailles, peur de perdre la face. Les paroles qu'il crache n'ont d'effet que sur l'assistance qui en redemanderait presque. Avide de drame, Angelina comprend vite qu'elle a intérêt à les tirer d'ici avant que Phoenix n'envoie vraiment son occupation de la soirée directement dans la salle d'attente des urgences de l'hôpital de Brisbane. Elle se retourne vers le propriétaire du restau de fruits de mer et balance d'une voix qui se veut désolée. "Sorry about that, my brother is utterly protective. He knows that I have really bad taste in men and he's getting tired of it. Have a nice night. By the way you want to put some ice on that face before it starts to swell." Elle prend Phoenix par le bras, prête à partir. Inutile de rester ici après la scène qui vient de se jouer. Angelina a l'intuition que le connard prétentieux ne les laissera pas s'en sortir comme ça. "Let's go big bro, you've done enough for tonight." Elle murmure. "I feel like this prick's about to call the cops, we should go." Et à vrai dire elle lui laisse pas le choix puisqu'elle le tire par la main pour l'emmener hors du bar sous les regards des autres clients, sûrement un peu déçu de ne pas savoir le fin mot de l'histoire.

Dehors, la brise la gifle avec insolence. Ses cheveux volent un moment dans tous les sens avant de retomber sur ses épaules. Elle croise les bras, le regarde un instant comme on regarde un enfant pour qui on réfléchit à une punition. La vérité c'est qu'elle est totalement perdue et qu'elle n'a aucune idée de quoi lui dire. Il se passait un truc avec ce type qu'elle ne parvenait pas à capter même en mobilisant tout ses neurones pour le faire. Y'a un truc de complètement fucked-up chez lui et ça fait écho à tout ce qui ne va pas chez elle. Pendant des mois elle était parvenue à l'oublier, à l'enfermer dans une boite à souvenir qu'elle avait pris soin de cacher dans sa librairie de souvenirs acides, quitte à se duper elle-même pour faire cesser les pensées obsessionnelles qu'un simple flash de son visage pouvait provoquer. "So... Are you gonna tell me what the fuck is wrong with you?" Le ton est calme, maitrisé. Elle est quasi-sûre qu'elle n'aura aucune réponse concrète. Rien chez ce mec n'est logique, ni ce qu'il fait, ni ce qu'il dit. Pourtant elle se connait assez pour savoir qu'elle va essayer de comprendre quand même. Parce qu'il restait le mec qui l'avait sauvé d'un truc tellement sombre et sale qu'elle en avait encore la nausée lorsqu'elle repensait aux mains de ce connard autour de sa nuque. "You could have been arrested. You should think about your daughter before doing that kind of shit. That's what I do when I'm about to snap. I think of my son." Une petite morale pour la route puisqu'après tout avec l'action qu'il vient de taper devant le bar entier, elle a bien le droit de s'en aller de sa petite remarque. "I'm not worth it." qu'elle se sent obligée de rajouter pour justifier sa petite astuce de parents célibataires aux problèmes de gestion de colère. Elle avait été cette fille. Celle qui frappe en premier, celle qui jalouse, celle qui bouillonne, celle capable de tout foutre en l'air en quelques secondes. C'était peut-être ça le problème, le fait que sans même connaitre ce mec elle avait l'impression de se voir de l'autre côté du miroir.


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Spoiler:
 




a whole new her.
one step ☽ There comes a time when the world gets quiet and the only thing left is your own heart. So you'd better learn the sound of it. Otherwise you'll never understand what it's saying.
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ÂGE : Trente-quatre ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur professionnel, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui technicien de surface dans un club de boxe de quartier et pilier de bar à mes heures perdues.
LOGEMENT : Redcliff, avec ma fille, Leila, dans un studio pas franchement salubre dans le genre.

POSTS : 615 POINTS : 100

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille parfois ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige j'ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : jaimie (fb 2003)robin (fb 1998)thomasrobin #2sid (fb 2001)angelina #4robin + jaimie (ra 2003)


LEILA — I wanna hold you, protect you from all of the things I've already endured. And I wanna show you, show you all the things that this life has in store for you. And I'll always love you. The way that a father should love his daughter.


ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.


JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown, know the unknown, know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home, back to your home, back to your home.


ANGELINA — I am not the only traveler who has not repaid his debt. I've been searching for a trail to follow again, take me back to the night we met. And then I can tell myself what the hell I'm supposed to do, and then I can tell myself not to ride along with you. I don't know what I'm supposed to do, haunted by the ghost of you.


BRYAN — Hey brother, there's an endless road to rediscover. We’ll go deeper than the ink beneath the skin of our tattoos, we’ll be carrying each other until we say goodbye on our dying day. If I was dying on my knees, you would be the one to rescue me. And if you were drowned at sea, I would give you my lungs so you could breathe. I got you brother. No one gets left behind, we stand and fight together.


There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

RPs EN ATTENTE : kyte
AVATAR : Charlie Hunnam.
CRÉDITS : ANESIDORA (sign)
INSCRIT LE : 22/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7942-phoenix-ellsworth-you-don-t-run-not-when-you-re-with-us-you-stand-your-ground-and-fight#283931 http://www.30yearsstillyoung.com/t8138-phoenix-signed-and-sealed-in-blood-i-would-die-for-you

MessageSujet: Re: Quoi qu'on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie | Angelina   Ven 17 Aoû 2018 - 23:12


alors autant choisir la folie
ma garce de vie s'est mise à danser devant mes yeux et j'ai compris que quoi qu'on fasse, au fond, on perd son temps
Angelina ✧ Phoenix
Je pige pas tout, en fait je comprends rien. Y a du mouvement autour, les bonnes gens qui nous lorgnent comme si on était des bêtes de foire, l’autre baltringue décevante qui peste toujours et encore dans son coin sans essayer de se défendre alors que je voulais en découdre, les videurs qui se jettent des regards atterrés comme pour se demander ce qu’ils sont sensé faire... et au milieu de tout ça y a nous, toi qui essaie de détendre l’atmosphère comme tu peux et moi qui regarde la scène avec le vide dans les yeux et le cerveau toujours entre deux mondes mais plutôt loin de celui-là. Heureusement tu réfléchis pour deux et tu te mets à inventer une histoire, tu racontes que je suis ton frère et que je suis plutôt très protectif comme frère parce que je connais tes goûts merdiques côté mecs et que j’en ai marre et alors je peux pas m’empêcher de sourire un peu en me disant que c’est peut-être une façon discrète et classieuse d’envoyer chier le fumier courroucé qui nous fixe toujours depuis son bout du bar. Quand même tu lui conseilles de mettre des glaçons sur sa face violacée et puis t’attrapes mon bras et comme ça tu m’embarques vers l’extérieur sans demander ton reste. Je sais pas si autour ils tous assez cons pour gober l’histoire du frangin protectif vu la façon pas franchement fraternel dont je te dévore des yeux mais je compte pas non plus m’arrêter pour vérifier alors je me contente de te suivre. En passant je manque pas de toiser la fiotte pédante avec un mélange de mépris et de fierté et je tire une chope de bière qui traine sur le comptoir pour la route. Ensuite il disparait de mon champ de vision et il existe plus, d’ailleurs il a jamais existé. Je regarde ta main dans la mienne et je réalise que j’ai même pas eu un moment d’hésitation avant de te suivre, rien, et c’est tellement naturel que je sais même plus pourquoi je me suis battu aussi longtemps pour t’éviter. Toutes mes résolutions passés te concernant se sont envolés comme une feuille morte dans un vent agité, j’ai essayé de m’y agripper et j’ai lamentablement foiré et maintenant que j’ai perdu le contrôle j’ai aucune intention de le retrouver. Je veux plus penser au passé ou au futur ou à quoi que ce soit. Merde, je veux même pas penser au présent, cet enfoiré. Je vois juste ce qu’il y a droit devant, à savoir tes hanches qui se balancent délicieusement de droite à gauche.  

- Doesn’t matter.

Je te rassure placidement quand t’émets l’appréhension que la baltringue appelle les lardus. Je suis à moitié conscient de la nature vaguement nihiliste et franchement autodestructrice de ma désinvolture apathique mais de là où je suis ça ressemble plutôt à une chouette liberté mentale alors je m’en formalise pas. Ensuite on est dehors et la brise nocturne qui vient cordialement me cingler la gueule me donne envie de m’en griller une alors c’est ce que je fais. Je ferme les yeux pour savourer la fraicheur du vent qui ébouriffe mes cheveux sans remettre mes idées en place pour autant et machinalement je glisse une clope entre mes lèvres. J’oubli presque les bruits de klaxons et de la civilisation autour, j’ai l’impression d’être près de l’océan, j’imagine son parfum iodé, je suis bien. Quand je rouvre les yeux je croise les tiens qui sont fixés sur moi. Ces deux mirettes azurs aussi flamboyantes que celles de l’être aimé. Les mêmes yeux mitraillettes. J’ai le cœur qui s’enraye dans ma poitrine alors que le reste de moi reste stoïque, abruti d’alcool et de désillusion. Je secoue la tête pour que tu réapparaisses et le regard que tu me lances c’est celui qu’on pose sur un gamin qui vient de faire une connerie alors je me demande si c’est comme ça que tu regardes ton « evil little troll » aussi. Tout à coup tu me demandes ce qui va pas chez moi et alors je sais pas ce qui me prend mais je sens un rire éteint se tréfiler d’entre mes lèvres, d’abord un peu morne, un peu teinté d’amertume et puis qui se transforme franchement en éclat de rire. Je suis là, je me marre tout seul et tu dois me prendre pour un fou mais voilà, la question a tellement de réponses comme c’est pas permis qu’il faut sûrement mieux en rire. Qu’est ce qui tourne pas rond chez moi ? Putain ce serait moins long de se demander ce qui tourne encore rond à ce stade. Mais ensuite tu me réprimandes, sermonnes que j’aurais pu me faire arrêter et que je dois penser à ma fille avant de faire le con alors j’arrête de rire. Plus par décence qu’autre chose cela dit parce que t’as beau essayer de me faire renouer avec La Lucidité elle se contente de se cogner sans succès contre mon crâne, j’intègre pas. Je ressens rien, j’suis léger, je suis libre, je suis mort et donc je suis immortel. Je veux plus penser à mes responsabilités ni aux conséquences de mes pulsions merdiques alors comme ça elles existent plus. Pouf, disparues. Je m’envoie une lampée de bière dans le gosier et je grimace comme elle est tiède et dégueulasse mais ça fera l’affaire jusqu’à ce que je trouve autre chose alors j’en reprends une.

Ensuite t’ajoutes que c’est ta technique à toi, de penser à ton fils pour éviter de faire des conneries, alors j’hoche la tête comme si je comprenais la logique alors que la vérité c'est que je suis foutrement incapable de l’appliquer. J’ai jamais pu contrôler mes excès de rage, même quand je suis plus ou moins lucide je suis quand même trop con et trop taré pour que ça marche. Je déraille au quart de tour, tout est prétexte à extérioriser la violence qui serpente dans mes veines et je pourrais passer des années sur un putain de divan que ça changerait rien, j’en suis sûr. Même quand je supporte plus la réflexion dans le miroir ça change rien, cette merde passe toujours avant tout le reste, comme si c’est gravé quelque part dans mon ADN que je suis né cinglé belliqueux et que cinglé belliqueux je crèverai. Je tire sur ma cigarette et je te regarde. Au milieu de tout ça je me demande ce que ça veut dire pour toi, de péter les plombs, quels genres de conneries une nana aussi sophistiquée et classe que toi peut se retrouver à faire, quels genres de démons peuvent t’habiter. Alors je fixe tes grands yeux voilés comme si je pourrais y trouver les réponses aux questions que je me pose sur toi mais ce que j’y vois ça m’embrouille encore plus. Mince t’as l’air drôlement embêtée et je comprends pas pourquoi. Je comprends pas pourquoi t'as voulu me tirer d'affaire non plus. On se connaît pas, je viens de laminer ton plan cul, j’ai sûrement pas l’air franchement net… et t'as voulu m'aider quand même. Pourquoi ? Pour qu'on soit quitte ? Parce que t’as un marmot et que ça te rend sensible à la mienne ? Parce que tu galères à être une bonne mère et que t’as pitié de l’ivrogne forcené que t’as devant les yeux ? Parce que tu sais ce que ça fait quand le malheur a rongé toute la raison ? Parce que t'aimes bien ma gueule ? Un besoin de clarté émerge timidement du brouillard opaque et gluant qui me sert de cervelle et je voudrais te demander ce qu’il en est mais je sais pas comment alors je laisse couler.

Je prends une nouvelle bouffée et sans réfléchir je te tends la clope comme pour compenser mon manque d’éloquence encore une fois. Aussi sec ça me renvoie à notre première rencontre, dans la ruelle là derrière, quand j’étais entrain de chialer comme un gosse après avoir déliré Paige à ta place, que t’étais venue voir comment j’allais et que je t'avais juste tendu une cigarette pareil. Je me souviens que j’avais voulu rester avec toi cette nuit-là, puis que j’étais parti quand même parce que je pars toujours. Et alors d’un coup ça me frappe de nulle part comme un genre d’illumination divine : et si ce soir c’était une seconde chance ? Ou quatrième, même, plutôt… Putain si j’étais Robin, si je croyais à la croisée des destins et toutes ces conneries, je me dirais qu’il y a clairement quelque chose là, qu’on est soit deux étrangers destinés à se rencontrer indéfiniment dans un furieux chassé-croisé de l’enfer sans jamais pouvoir se connaitre vraiment, soit que cette nuit marquera le tournant qui va tout changer. Mais je suis pas Robin, je crois pas au destin, et putain faut vraiment que j’arrête de délirer comme ça moi.... Non c’est une heureuse coïncidence absurde, donc, et cette fois je veux faire les choses différemment, mieux. Et sûrement que je fonce dans un mur mais vous l’aurez compris comme c’est le thème de la soirée vraisemblablement : j’en ai rien à battre.

- Hey you wanna grab a bottle and go somewhere? Je te demande brusquement en souriant comme un gamin insouciant, frappé d’une pseudo clairvoyance subite alors que la biture cogne déjà violemment contre mes tempes. Viens on boit jusqu’à s’abrutir d’oubli, on boit jusqu’à croire qu’on est pas des inconnus, que la situation est pas carrément tordue. Et puis me vient une nouvelle idée que je trouve brillante alors je lève mon verre de pisse comme si c’est le début de quelque chose et je fais disparaître le liquide d’une traite dans mon gosier avant de te coller la chope vide entre les mains : Wait, I’ll be right back. Just wait for me, ok?

Et comme ça je traverse la route au petit trot sans me préoccuper des voitures qui déboulent de partout autour. Je me fais prodigieusement pas écraser alors je rentre dans l’épicerie d’en face en poussant la porte et quand j’en ressors une minute plus tard j’ai une bouteille de bourbon dans les mains et un sourire triomphant sur les lèvres. Je reviens vers toi, tout content de ma trouvaille et que tu sois toujours là.

- Here, je lance en m’arrêtant à ta hauteur pour verser aussitôt le liquide ambré dans la chope que tu tiens : to bad decisions and being fuckups parents! Je trinque contre ton verre avec la bouteille et je porte le goulot à mes lèvres pour m’envoyer quelques gorgées brûlantes dans le gosier parce que la vie est tellement dégueulasse à toujours couper les ailes quoi qu’il arrive qu’il reste plus rien à faire d’autre que de se foutre de sa gueule en retour, à la vie. Je me passe la langue sur les lèvres pour absorber les dernières goutes du whisky et quand je relève les yeux vers tes mirettes céruléennes j’ai comme un doute. I mean if you’re up for it, obviously. You don’t have to if you don’t want to, je précise aussitôt comme l’idée que t’aies peut-être pas envie de picoler avec moi pour célébrer l’incélébrable m’avait pas traversé l’esprit jusque là. J'ai aucune envie que tu partes mais je veux encore moins te retenir contre ton gré, ou que tu te sentes obligé de rester. Alors j'hoche doucement la tête pour te rassurer au cas où t'as envie de détaler et quand même je peux pas m’empêcher d’espérer que tu veuilles rester parce que la vérité c’est que moi j’ai juste envie d’être avec toi. Forcément l'idée de boire jusqu’à ce qu’il reste vraiment plus rien de cette lancinante réalité je crache pas dessus, on va pas se mentir, mais surtout je veux être avec toi, et c’est flippant et je me l'explique pas mais quand t’es là c’est comme si ça comblait subitement un manque absurde, tout au fond, là-dedans...

Starseed


staring at the bottom of your glass, hoping one day you'll make a dream last, but dreams come slow and they go so fast. you see her when you close your eyes, maybe one day you'll understand why everything you touch surely dies.
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MessageSujet: Re: Quoi qu'on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie | Angelina   


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Quoi qu'on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie | Angelina

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