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 once we were eager. ▬ médusa

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Le sang l'obsède. - Il a une petite sœur qui est tout pour lui. C'est sa petite princesse. - Tuer n'est pas que son métier, c'est une passion. - Il aime pousser les autres au fond du vice et dans la tourmente. - C'est un grand maniaque, la poussière et la crasse le répugne. - a un fort accent irlandais. - ancien voleur, il a fait quatre ans de prison. - il a quelques tatouages dont il garde la signification secrète.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
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RPs TERMINÉS :
#béra (abandon) - #leolial - #malial- #béliam (abandon) - #béren (abandon) - #médusa (1) - #médusa (2) - #béria (abandon)

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MessageSujet: once we were eager. ▬ médusa   Jeu 14 Juin 2018 - 1:27




There is still hope for you.
tess & bélial


Suis-je un violeur ? Une question à laquelle je ne cesse de chercher des réponses, n’en trouvant aucune de positive. Je n’en suis pas un. Je n’ai jamais forcé qui que ce soit à avoir des rapports avec moi car j’ai trop de respect vis-à-vis de ça. Le viol est une chose atroce que j’ai eu le malheur de vivre et de connaître. C’est un acte que je sévis, profitant d’avoir ce statut de criminel pour écorcher leur misérable vie d’abominables merdes, comme ils l’ont fait pour ces milliers, voir ces milliards de personnes dans le monde. Il pourrait m’arriver à reproduire certaine chose vécue dans mon enfance/adolescence comme la violence physique, une éducation tyrannique et militaire mais jamais, ô grand jamais j’irais me venger des hommes en leur faisant subir ça. Ca ne m’empêche de toute évidence pas de le souhaiter à mon pire ennemi. Je repasse en boucle tout ce que j’ai pu dire à Tess et je ne vois en rien ce que j’ai pu lui dire de mal. Ce n’est pas le premier compliment que je lui fais, elle n’a jamais réagi aussi négativement au point d’en faire une crise d’angoisse. Je n’ai rien à me reprocher si ce n’est d’avoir tenté de sauver la situation. J’aurais du rien dire, me cloîtrer dans mon silence et laisser ses doutes s’estomper d’eux-mêmes. Oui, c’est dur de faire confiance, de prendre son envol et de ne pas relier les mots familiers à ce qu’ils ont osés nous susurrer à l’oreille tout en prenant notre innocence, notre vie. Je comprends la réaction de Tess mais, elle a su me toucher en me traitant de violeur. Je ne pense pas qu’elle l’ait réellement pensé, elle s’est laissé emporter par ses émotions, par sa noyade soudaine en mélangeant le vrai du faux, en liant son présent et son futur avec son passé. Ce que je ne comprends pas, par contre, c’est le pourquoi d’être resté terré au fin fond de son gouffre, baignant chaque jour dans la souffrance et l’insécurité ? Tess est une femme forte, j’en suis persuadé mais elle ne s’en rend pas compte et ça, c’est dommage.

Je glisse mes pieds, fourrés dans mes bottes montantes, sans grande délicatesse sur la table basse face à moi, glissant mon pied droit par-dessus mon pied gauche montrant un désintérêt général à la discussion qui se déroule sous mon nez. L’odeur du canapé en cuir s’imprègne dans mes narines, une odeur que j’apprécie énormément me rappelant ce luxe que je n’ai pas connu enfant et que je me permets de temps en temps pour me rappeler qu’vivre dans la crasse et dans une seule petite pièce mal éclairée, c’est fini. J’tire sur ma cigarette, glissant le mégot entre mon pouce et mon index, le retirant de mes lèvres afin de recracher la fumée. « On s’tape une ligne ? » Comment dire non ? J’observe la bande de types autour de moi. Une soirée qui m’emmerde déjà. Y’a que la coke qui la rend plus intéressante. « Envoie ! » Il me jette le sachet que j’attrape, retirant mes pieds de la table basse, les reposant sur le sol dans un bruit sourd sous le poids de mes bottes. J’entrouvre le sachet, versant une petite dose de cocaïne sur la table, me saisissant de la carte de fidélité d’un fast food trainant dans les parages afin de tracer une ligne droite, parfaite. De mes doigts gantés, je me saisis d’un billet que j’enroule parfaitement avant de venir me mettre à genoux sur le sol et de sniffer la ligne droite de cette poudre blanche magique. La sentir se glisser dans ma narine et me monter au cerveau, les effets ne viendront que dans deux minutes. C’est bon, ça fait du bien. J’en lâche un frémissement. J’essuie ma narine droite pour n’y laisser aucune trace, avec finesse et un air too precious for this shit. Je pose mon cul sur le sol, mon dos venant prendre appui contre le canapé sur lequel je me reposais quelques minutes avant, fermant les yeux rien qu’un instant pour profiter de cette ambiance, de ce moment agréable, de me retrouver dans ce monde où les criminels ne cherchent pas à se distinguer, où l’on prend juste du plaisir à s’enflammer le système nerveux, à foutre en l’air notre organisme parce qu’on s’en tape, on a envie de prendre du bon temps, d’être completly high. J’aime cette putain de vie à la con, pour tous ces plaisirs qu’elle nous offre, ces façons de nous déglinguer tout en prenant notre pied total, de nous exposer les imperfections de ce monde sous notre nez, qu’on prend sans réfléchir sans penser à cette mort qui nous attend si on se laisse emporter par cette débauche. J’aurais aimé qu’elle m’emporte, ne plus jamais rien ressentir, ne plus jamais penser, ni souffrir.

23h30. J’observe l’heure inscrite sur le tableau de bord de ma voiture, relevant le regard en direction de cette maison que j’ai fouillé, où le feu n’a pas eu le temps de réduire ce souvenir d’une enfance miséricordieuse. Celle où j’ai passé cette soirée inoubliable et qui a marqué ma vie. Pour certain ce n’est qu’une soirée comme une autre mais pour moi, non. J’ai appris à connaître cette part de moi qui je pensais avait sombré avec les années et cette guerre sans merci que j’ai livré contre moi-même et les autres. J’ai appris à connaître cette femme au physique de guerrière qui est en réalité bien plus fragile qu’elle ne laisse croire. Une femme qui a dressé cette barrière immense entre nous, la dernière fois que l’on s’est vu pour des mots que je n’aurais pas dû dire, à cause d’une histoire que je ne suis pas censé savoir. Je me suis fermé, présentant celui que je montre à ceux qui tenteraient de m’atteindre. Elle l’a vu, lui. Bélial. Tess sait ressortir le meilleur en moi, comme le mauvais. Je sors de ma voiture, se fondant dans l’obscurité, aussi noire que cette âme que je me traîne depuis longtemps. Je referme la porte derrière moi, poussant un profond soupire avant de m’avancer jusqu’à cette grande demeure, où seule une faible lumière éclaire une pièce, celle du salon. J’arrive près de la porte, hésitant. A quoi bon ? Pourquoi est-ce que je me casse autant la tête, pour cette fille ? Pour qui je ne semble être qu’une expérience et la fois d’après, un vulgaire violeur ? Elle se méfie du mauvais mec, de celui qui l’a mise en garde, qui a tenté de l’aider et qui jusqu’ici à toujours poser des limites, de la distance quand il sentait que c’était trop pour lui. Aujourd’hui, je ne suis pas là pour ça, pour avoir des réponses à mes questions, à attendre qu’elle se justifie ou qu’elle s’excuse. Elle doit savoir. Je frappe à la porte, fermement, avec force, assez pour manifester ma présence déterminée. Je sens l’euphorie me chatouiller l’estomac, l’impatience me donner quelques tremblements. Des bruits de pas se firent entendre et je prends une profonde inspiration. J’ai l’impression de faire une connerie, d’avoir été poussé par une force surhumaine à venir ici.



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SURNOM : Aucun surnom, Tess ça suffit.
STATUT : célibataire tombant sous le charme d'un collectionneur de cadavres.
MÉTIER : illustratrice pour le journal local de samsonvale ϟ illustratrice en free-lance ϟ a monté un projet de roman illustré avec greta ϟ vient de terminer un projet d'affiches pour l'opéra de brisbane.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Tess est originaire de Samsonvale, elle y a passée sa vie. Elle a subi un viol le jour de ses seize ans et a commencé à perdre pieds. Foirant ses études, elle est partie pendant environ huit ans à Londres avec Leena, et y a fondé un groupe de musique. Heureuse comme jamais, la vie l'a de nouveau brisé en emportant sa mère. Son père ayant quitté le domicile familial lorsqu'elle avait cinq ans, la jeune femme se retrouva donc seule à vivre dans la maison de son passé. Heureusement, ses meilleurs amis et son filleul étaient et sont, toujours là.
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MessageSujet: Re: once we were eager. ▬ médusa   Jeu 14 Juin 2018 - 2:00



Cela faisait plusieurs jours que Tess vivait enfermée chez elle. Enfermée n'était pas un euphémisme. Elle avait verrouillée sa porte d'entrée comme elle avait pu, vu dans l'état qu'elle était. La jeune femme n'était pas sortie de chez elle, elle n'avait pas mis un pied dehors, ou bien seulement dans son jardin derrière. Elle avait arrêté de dessiner, privilégiant alors les peintures. C'était son truc à elle, lorsqu'elle était énervée ou profondément triste, elle se mettait à peindre. Sur tout et n'importe quoi, n'importe comment. Ca avait pour effet de la détendre. Et quand elle ne peignait pas, la jeune femme se défonçait la gueule. Ca pouvait commencer dès le réveil, avec un joint, et puis tout au long de la journée qui se mélangeait à la nuit, elle peignait, fumait et s'endormait. Elle ne suivait plus l'horloge, ni même le cycle du soleil. Elle était étrangère à tout ça. Elle avait coupé son portable, ne voulant parler à personne. Morte de honte, terrifiée par elle-même et ce que son cerveau lui avait fait, la jeune femme n'osait se confronter à personne, ni à aucune situation. Au moins comme ça, il n'y avait aucun risque pour personne, et puis pour elle, ici, elle ne risquait pas grand chose, n'est-ce pas ? La trentenaire ne souriait plus, ne parlait plus, ne chantait presque plus. Parfois, elle prenait sa guitare pour faire quelques notes, mais aussitôt, elle ressentait cette envie de la jeter contre les murs de sa maison, alors elle s'arrêtait. Elle avait aussi envie d'arracher le papier peint de sa maison, de tout casser à l'intérieur, mais elle savait que cela ne servirait à rien. Alors elle attendait, sans rien faire, que les jours et les nuits passent, s'enchaînent, défilent à la suite des uns et des autres. Tess avait l'impression de revivre ces quelques jours après son viol, il y a quinze ans, lorsqu'elle s'était renfermée sur elle, qu'elle n'avait rien pu dire à qui que ce soit, avant d'en parler à Leena. Elle s'en voulait d'être comme ça, de recommencer les erreurs du passé, si bien qu'elle avait cherché sur internet le nom d'un psychologue dans le coin, afin de parler de son problème et d'entamer quelque chose pour le régler, qui n'ait rien à voir avec la Justice et les démarches en cours, qui ne la sauveraient pas. Assise sur le sol, le dos contre son canapé, la jeune femme était encore en train de fumer. Ses yeux, petits, rouges, avaient du mal à contenir toutes les larmes qu'elle avait en elle. Ce profond sentiment de tristesse ne l'abandonnait pas, comme celui de la honte et de la culpabilité. Et qu'est-ce que c'était dur à encaisser au fil des jours... parfois ça allait, et la seconde d'après, un flash de ce qu'il s'était passé avec Lemmy venait tout foutre en l'air. Commençant par ce sentiment de honte, cette impression de se revoir en boucle, et puis ce sentiment de culpabilité qui venait tout de suite après, ne laissant alors qu'un insatiable sentiment de tristesse. Comme un vent, infini, puissant, qui ravageait tout. Tess ne mangeait presque pas, elle tournait aux joints, la clope et au café depuis son enfermement ici, comme une punition qu'elle s'infligeait. Elle portait un tee-shirt de NBA, ainsi qu'un pantalon un peu jogging et puis une espèce de grand gilet en laine grise. Des vêtements confortables et larges pour y faire entrer toute sa détresse. Ecoutant une chanson sur sa chaîne hifi, la voix de Tess ne parvenait même pas à sortir de sa gorge pour en chanter les paroles qu'elle connaissait pourtant par cœur « Ween – your party ». Soudain, on frappa à sa porte d'entrée. Son cœur se souleva. Qui venait frapper à sa porte ? Le regard de Tess se porta sur son horloge, qu'elle avait ignoré ces derniers jours. Il était tard. Qui était-ce ? Tess se dit que c'était sûrement ses meilleurs amis, inquiêts de son silence. Elle soupira, elle n'avait pas envie de parler, ni de voir qui que ce soit. Elle se leva -non sans mal- et le joint coincé dans sa main, elle avança péniblement jusqu'à sa porte. Les coups se firent de nouveau entendre, il y avait de la force dedans. Ce n'était pas Leena, parce que sa meilleure amie aurait parlé à travers la porte et puis pour Anwar... il n'aurait pas frappé aussi fort. Elle s'interrogea et sentit son cœur s'inquiéter à son tour. Elle posa sa main sur la poignée et tira dessus, mais la porte resta bloquée. Cette porte devait vraiment être changée, Tess coinça le joint entre ses lèvres et mit ses deux mains sur la poignée pour la tirer de toutes ses forces. Elle fini par s'ouvrir. Tess vit en premier ses chaussures, ses putains de grosse bottes noires. Son cœur s'emballa, Lemmy ? Elle leva les yeux vers lui, tombant sur son visage. Qu'est-ce qu'il foutait là ? Elle ne se serait jamais attendue à ce qu'il vienne ici... pas après ce qu'il s'était passé dans la rue, cette journée là... Tess sentit son cœur se contracté dans sa poitrine. Le revoir... mais il semblait différent. Froid, distant, presque énervé. Et rien qu'en voyant cela, elle sentit le poids de la culpabilité la ronger de l'intérieur. Ca lui faisait mal de le voir. De le voir là et de savoir qu'elle avait tout gâché. Mais il ne comprendrait pas, même si elle lui expliquait... qu'est-ce qu'il voulait ? C'était tout ce qu'il fallait savoir, non ? Défoncée, surprise et un peu nerveuse face à cette apparition à laquelle elle ne se serait jamais attendue, elle en oublia les conventions. Elle ne murmura alors que de sa voix qui n'avait pas sonnée dans cette maison depuis des jours -et qui était rouillée- dans un souffle, retenant toujours le joint entre ses lèvres ouvertes « Lemmy ? Qu'est-ce que... ? » perdue, oui, elle l'était. Et surtout surprise. Et encore plus nerveuse, honteuse, coupable. C'était horrible de le voir, elle se rendait compte qu'elle avait tout gâché, qu'elle avait vraiment chié dans la colle et surtout, qu'il lui avait manqué. Alors qu'elle ne méritait pas qu'il lui manque, et encore moins qu'il revienne.



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MessageSujet: Re: once we were eager. ▬ médusa   Jeu 14 Juin 2018 - 13:49




There is still hope for you.
tess & bélial


J’ignore depuis combien de temps j’étais garé devant cette maison, si particulière qui n’est pas qu’une simple vaste demeure occupée par une habitante en détresse. Elle n’était qu’une maison sans intérêt où les fantômes du passé résident encore, n’ayant pas réussi à traverser cette lumière parce qu’il ne trouve pas cette paix intérieure, ils n’arrivent pas à se détacher de Tess qui a l’air de s’accrocher à eux comme si c’était la seule chose qui la maintenait encore en vie. Il n’y a pas que ses esprits bienfaisant qui veillent sur elle en priant qu’un jour ils puissent trouver le repos éternel. Il y a ces esprits malfaisants, je les sens. En passant le pas de la porte, j’les ai senti m’observer, retrancher dans la pénombre en ricanant chaque fois que Tess passait sous leur nez. Des ombres qui s’accrochent à elle, qui ne veulent pas qu’elle vive comme elle l’entend. Ils ont une emprise bien plus importante qu’elle ne le pense. J’ai l’habitude de côtoyer ses âmes déchues ne tirant satisfaction que dans le malheur des autres. Elles font partie de moi. Au fil de la soirée, je ne les entendais plus comme si ma présence arrivait à les faire taire, comme si elles s’étaient soumises à une force supérieure. Cette maison est effrayante autant qu’elle est intrigante, blindée de souvenirs douloureux. Je m’y suis senti à ma place dans cette atmosphère étouffante, si sombre en baignant dans une joie qui ne m’appartenait plus depuis longtemps. Il y a ce bonheur ici qui tente de survivre se battant contre les vautours qui rodent. Ne suis-je qu’un énième rapace qui entre dans cette maison, invitant mes ombres à me suivre, ressassant simplement son passé au lieu de l’effacer ? Tess n’est plus ce contrat qui m’aurait rapporté beaucoup d’argent, comme les autres. J’ai eu l’envie de l’aider, d’être cette épaule sur laquelle elle pouvait se reposer, une épaule qui comprend son vécu, qui sait ce que ça fait. Je maudis chaque personne que j’approche, que je touche laissant mon mal être s’immiscer dans leurs entrailles en échangeant qu’un simple baiser ou un seul contact physique. Même en voulant faire quelque chose de bien, ça finit par me rattraper. Je ne suis pas fais pour tout ça, je suis né pour vivre dans l’ombre et répandre le chaos sur toutes les terres que je tente de conquérir. Le roi des damnés, ne supportant plus le poids de cette lourde couronne dorée ornée de joyaux aux pouvoirs destructeurs.

La coke me donne l’impression que j’peux braver toutes ces épreuves qui se sont foutues subitement en travers mon chemin, en foutant juste un violent coup de pompes dedans. La coke m’a poussé à venir ici, me rendre chez celle qui a osé me rabaisser à un niveau de bassesse lamentable. J’vaux plus qu’un minable violeur qui n’a rien pour lui. On a des points en commun, oui, mais pas celui de forcer qui que ce soit à avoir des rapports sexuels. J’arrive face à la porte, frappant contre cette dernière, assez fort pour attirer son attention, pour manifester ma présence. Les bruits de pas ne tardent pas à se faire entendre, je tachycarde. Elle peine à ouvrir cette porte qu’elle n’a pas réparé depuis la dernière fois. Elle s’ouvre et Tess apparait, le teint livide, les yeux rougies par la drogue ou les nombreuses larmes qu’elle a du verser ces derniers jours, la mine déconfite. La chute l’a achevé, elle ne s’est pas relevée. Elle est restée au fond sans chercher la force de revenir parmi les vivants. La surprise se mélange à ses traits dépressifs. Aucun sourire ne se dessine sur mon visage, aucune chaleur chaleureuse ne se dégage de mon corps tendu et, droit. Aussi impassible et froid que la glace, aussi silencieux qu’une journée d’hiver, la neige ayant recouverte toute verdure, toute vie humaine ou animale. Le silence absolu. Derrière cette façade impénétrable, il y a ce soulagement. De revoir son visage bouffi par la peine, d’être en sa présence, de voir qu’il ne lui ait rien arrivé de grave. Dois-je lui dire ? Me contenter de la mettre en garde et de partir sans demander mon reste ? Elle se posera des questions, elle m’en posera sûrement et me verra d’un autre œil. Elle se fera d’autres films et la confiance qu’elle a placée en moi n’existera plus. Que lui dire ? La prévenir ? Lui mentir ? Lui dire la vérité avant qu’il ne soit trop tard ? « Je voulais juste savoir comment tu allais. » Dis-je d’un ton dépourvu d’expression. Elle a le droit de savoir le danger qui pèse sur elle mais je prendrais bien trop de risques, je m’exposerais sous les feux des projecteurs et je risque trop gros. Trop gros pour quelqu’un qui en sait déjà trop et qui ne m’a pas écouté, me comparant à son bourreau, aux miens. J’glisse mes mains dans mes poches, l’observant avant de détourner le regard. Quelle connerie. Qu’est-ce qui m’a pris à m’rendre ici ? Qu’est-ce qui m’a poussé à sortir de ma caisse ? « Et avoir des explications. » Sur un comportement qui m’a fait revenir des années en arrière, des mots qui ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Je me mords nerveusement la lèvre inférieure. « Mais vu que ça ne semble pas être le bon moment, on peut en rester là. »



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MessageSujet: Re: once we were eager. ▬ médusa   Jeu 14 Juin 2018 - 14:47



Le regard de Tess n'ose pas affronter celui de Lemmy. Elle voit bien qu'il est là... comme s'il s'agissait d'un devoir moral, ou d'un travail, ou d'une toute autre obligation. Il n'est pas venu ici par plaisir, ça se ressent à travers la posture qu'il adopte, son visage fermé, sa voix qui ne trahit aucune expression. Pourquoi est-il là, si tout ce qu'il est hurle à la jeune femme qu'il n'en a pas envie ? Tess fixe le sol, elle ne peut pas affronter son regard, son jugement. Il lui dit qu'il veut savoir comment elle va, mais pour elle, ça ne résonne pas pareil. Il ne s'inquiète pas pour elle, il... il ne serait pas comme ça sinon. Quand on s'inquiète pour quelqu'un, il y a une lueur, quelque part, qu'elle ne ressent plus ici. Il est froid, glacial, tranchant et ça ne fait que transpercer de plus belle le cœur de la jeune femme, ressemblant déjà à une vraie passoire. Il voulait avoir des explications, à ces quelques mots, le cœur de la jeune métisse s'emballa. Elle avait beaucoup réfléchi à ce qu'il s'était passé, mais était-elle prête à lui dire, en avait-il quelque chose à foutre, est-ce que ça pouvait sauver quelque chose ? Elle en doutait, elle doutait même très fortement que ce qu'elle pourrait lui dire pourrait servir à sauver quelque chose. Non, elle avait tout perdu, une fois de plus, comme si elle n'avait retenue aucune leçon, qu'elle n'avait jamais rien apprit. La jeune femme s'enroula dans son gilet, qu'elle referma sur elle, gardant les bras croisés sur sa poitrine, après avoir récupéré son joint coincé entre ses lèvres. Elle ne levait pas les yeux vers le visage de Lemmy, trouvant refuge dans les coins de sa porte, sur les dalles dehors, ou bien sur ses chaussures, ou sur son tapis. Tout était prétexte à le fuir. Il était venu jusqu'ici, dans sa tanière, pourquoi ? Etait-ce vraiment dans un souci d'inquiétude, ou bien était-ce pour remuer le couteau dans la plaie ? Lorsqu'il reprit la parole, Tess sentit son cœur trembler en elle. Il était en train de la juger. Qu'entendait-il par « ce n'est pas le bon moment » ? Parce qu'elle a l'air d'être au plus bas ? Et alors ? Qui était-il pour la juger ? Pour la regarder de haut comme il le faisait depuis cette dernière rencontre dans l'impasse ? Il ne cessait de la rabaisser, de la juger, en utilisant un ou deux mots qui font toute la différence. Et Tess, trop honteuse et se sentant trop coupable pour tous les maux de la terre, avait préféré se flageller plutôt que de taper sur lui. Pff, de toute façon, elle n'avait plus la force de se battre, autant qu'il continue à lui taper dessus, elle ne méritait que ça. Elle ne parvenait même plus à se mettre en colère. Il n'y avait plus rien qui se passait. Désespérée qu'elle était, ayant perdue toute illusion, tout respect d'elle-même. Tess ouvrit lentement sa porte, laissant un passage pour Lemmy, s'il voulait entrer. C'était la seule invitation qu'elle était capable de lui apporter. Une fois à l'intérieur de la maison, Tess ferma sa porte d'entrée -non sans mal encore une fois- et en silence, elle laissa Lemmy s'installer où il le désirait. Elle ne dit pas un mot, ne prononça par une seule phrase. Elle s'avança vers la cuisine, et disposa deux tasses sur un plateau, elle prit sa cafetière de café qu'elle avait fait un peu plus tôt, ainsi que la bouteille de whisky et deux bières. Il aurait le choix et au moins, elle savait qu'il aimait ces trois boissons. Elle passa ensuite au salon, déposant le plateau sur la table basse, par dessus ses dessins, croquis, qu'elle avait fini par gribouiller de noir. Elle fit un peu de rangement, s'excusant presque d'être chez elle. Finalement, elle alla s'asseoir sur son pouff, après avoir prit une bouteille en verre de bière dans sa main. Le joint coincé entre ses lèvres, elle ouvrit la bière avec son briquet, la posa devant elle et s'alluma son joint qui s'était éteint. Elle tira dessus longuement, ne sachant pas quoi dire, ni dans quel ordre. A la radio cette fois-ci, ce fût une autre chanson d'REM « Country Feedback » qui s'était enclenchée. La trentenaire n'avait toujours pas levé les yeux vers Lemmy. Elle toussa légèrement après avoir posé le joint sur l'un des cendriers, face à elle. Elle bu une gorgée de bière, essayant de prendre le moins de place possible sur ce pouff. Comme si vraiment, elle s'excusait d'être là, et de s'imposer au monde, aux autres, à lui. Surtout à lui. Elle replaça son gilet qui s'était ouvert, pour le refermer sur elle, se cachant dedans, cherchant par tous les moyens à disparaître. « Hum... » murmura t-elle tout bas, montrant qu'elle allait parler, juste qu'elle avait beaucoup de mal. « hum... c'est gentil d'être venu prendre des nouvelles... » commença t-elle, d'une voix éteinte, parlant tellement bas « après ce qu'il s'est passé.» ajouta t-elle pour compléter son début de phrase. Elle bu encore un peu de bière, la tenant encore dans sa main et prit de nouveau son joint, le faisant rouler sur le cendrier pour retirer le surplus de cendre « Déjà... j'tiens à... à t'présenter mes excuses pour... » elle toussa légèrement et continua « pour ce qu'il s'est passé l'autre jour. » termina t-elle. Sans lever une seule fois les yeux vers lui, ignorant son corps, son visage, ses yeux, elle ressemblait à une enfant. Une enfant qui toute seule, aurait apprit ce qui était le bien, et le mal. Et qui se serait rendue compte qu'elle avait mal agit. Se punissant toute seule, elle se punissait plus fort que n'importe qui d'autre. Elle se racla doucement la gorge avant de reprendre un peu de bière. Un silence s'installa, un silence bercé par la musique. Elle avait juste besoin de temps. De temps et de calme, qu'on ne la bouscule pas, qu'on ne la frustre pas davantage. Elle ne voulait pas que cet épisode vécu dans la rue ne se reproduise, et comme ça lui faisait très peur, elle faisait tout le contraire de ce qu'il s'était passé l'autre jour, ce fameux jour. Assise en tailleur, elle fini par poser sa bière pour tirer sur son joint, recrachant la fumée par ses narines. « J'ai... j'suis en train de chercher un psy pour... pour me soigner » avoua t-elle, la voix tremblante, sentant que l'émotion la submergeait dans sa gorge, caressant son nez pour venir jouer derrière ses yeux. Non, elle ne pleurerait pas. Les larmes ne passèrent pas devant ses yeux, ils ne s'embrumèrent pas de larmes. Elle ne pleurerait pas devant lui. Elle avouait cette démarche, comme pour lui montrer qu'elle avait conscience que ce qu'il s'était passé n'était pas normal, qu'il était hors de question que ça se reproduise, et qu'elle voulait que ça change, qu'elle se battait encore un peu, comme si elle croyait en un avenir. Même pour elle, ça lui donnait ce sentiment qu'il y avait encore une lueur d'espoir. Sans cette démarche, cela voulait dire qu'elle n'y croyait plus et dans ce cas, autant se suicider, non ? Tess n'avait jamais cru aux pouvoirs de la psychologie, ou de la psychanalyse. Elle n'avait jamais accepté de voir qui que ce soit pour parler de son passé. Il n'y avait qu'eu que Leena d'au courant pendant quatorze ans. Et puis l'année dernière, il y avait eu Nick. Aujourd'hui, il y avait aussi Lemmy. Et elle regrettait qu'il l'ait apprit comme ça, qu'il l'ait apprit tout court. Tess avait bien conscience qu'elle avait un sérieux souci, qui peut-être avait été psychologique à une période, mais qui aujourd'hui devenait de plus en plus important. Comme s'il évoluait en elle, qu'il grandissait, qu'il prenait de plus en plus de place. Elle prit un peu de bière et reprit, toujours d'une voix toute basse, comme honteuse de s'exprimer « je m'en veux énormément d'avoir... de t'avoir traité comme je l'ai fait » et au son des tremblements de sa voix, on sentait que c'était sincère. Atrocement et viscéralement sincère. « Dans ma tête... à ce moment-là... » commença t-elle à expliquer, pour essayer de lui faire comprendre ce qu'il s'était passé à cette terrasse de café. « Tout s'est mélangé... si... si tu veux tout savoir je... » elle marqua une pause et soupira, passant sa main sur son front. Elle ne voulait pas le dire, mais il le fallait. Elle secoua ses jambes en tailleur, avant de dire « je me suis faite... agresser sexuellement le jour de mes seize ans, ici même » désigna t-elle en levant la tête vers l'escalier menant à sa chambre, sans croiser son regard. « C'était un... un collègue de l'hôpital de ma mère, et... et je n'ai rien su faire » souffla t-elle en sentant l'émotion la gagner. Elle en parlait si peu qu'à chaque fois, c'était tout un drame, mais elle fronça les sourcils, se forçant à ravaler les larmes, il ne fallait pas qu'une seule d'entre elles ne s'échappent. Elle renifla et continua son histoire « il... il m'a dit que... que je l'avais aguichée et que tout ça, c'était de ma faute » affirma t-elle en tirant sur son joint. Recrachant la fumée en même temps qu'elle reprit « et l'autre jour, ce mot est venu dans la conversation... et je peux pas te dire pourquoi, mais avec le stress de la foule que j'avais ressenti plus tôt » elle marqua une légère pause pour reprendre « et tout ce que... tout ce qui... tout ce que je découvrais par rapport à toi » elle fronça les sourcils, honteuse de lui avouer ça, mais c'était la seule façon qu'il comprenne. « Tout s'est mélangé... l'attirance que j'avais pour toi, ma peur et mes questions par rapport à ce qu'il se passait entre toi et... tu es le premier que... qui réussit à me faire de l'effet... tu es le premier qui me fait ressentir quelque chose » en disant ça, une larme s'échappa. Sa main vint l'effacer de sa joue alors qu'elle soupira, se détestant de ne pas avoir tenu le coup sans pleurer. « Pour moi, c'était... c'était nouveau tout ça... j'avais aucune idée de ce que c'était... de comment ça se traduisait dans mon corps... j'étais là, en train de ressentir tout ça et en même temps » elle marqua une pause, encore et continua « j'étais comme noyée dans la peur avec cette foule, tous ces gens » ses bras mimèrent la foule devant elle, le joint et la bière dans chaque main. « Quand on était à la terrasse de ce bar et qu'on a commencé à... à parler de ce jeu... c'est comme si dans ma tête » elle montra sa tête de son index tenant la bière « tout était en train de se mélanger » termina t-elle. Elle soupira légèrement et continua « le passé, le présent, tout était en train de se mélanger, de se confondre, je ne savais plus ce qui était réel, ce qui était fictif et ce qui appartenait au passé... » elle passa sa main sur son front, fermant les yeux un instant et puis lança « c'était la première fois que ça m'arrivait... ça m'a fait peur, parce que je savais que ce que je vivais n'était pas normal, que c'était dangereux... que mon cerveau lui-même était en train de me lacher et... » elle sentit un tremblement dans sa voix qui la força à se taire, quelques secondes avant de reprendre « et j'ai eu peur, j'étais... j'étais... » elle renifla, sans qu'aucune larme ne coule de nouveau sur ses joues, le regard fixant sa guitare posée près de sa cheminée. « J'étais juste terrorisée parce que... je ne savais pas ce qu'il m'arrivait et que... et que je savais que c'était grave mais... j'pouvais pas faire autrement » avoua t-elle alors pour conclure. Elle avait essayé de tout lui expliquer, sans rien omettre. Si ce n'est ce sentiment de culpabilité, ce sentiment de honte qui la rongeaient sans cesse depuis. Elle s'en voulait tellement. « Je... j'ai jamais voulu t'faire... te faire de la peine et... j'm'en veux vraiment énormément Lemmy » avoua t-elle en sentant sa voix débloquer à nouveau et une nouvelle larme couler sur sa joue. Maintenant il savait, elle lui devait cette explication. Mais elle n'attendait rien en retour. Elle n'attendait pas qu'il lui pardonne, elle n'attendait pas que tout redevienne comme avant, elle n'attendait même pas qu'il reste. Il aurait pu partir, sans rien dire, elle ne lui en aurait même pas voulu.



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MessageSujet: Re: once we were eager. ▬ médusa   Ven 15 Juin 2018 - 1:05




There is still hope for you.
tess & bélial


Tess ne voit qu’une partie émergée de cet iceberg, si imposant, si froid, subissant tout de même les conséquences du réchauffement climatique dont elle en est responsable. Cette vive chaleur qu’elle apportait au fond de mon être me donnait l’impression de revivre, de me libérer de cette prison aussi froide que ces longues soirées d’hiver, si belle et pourtant si mortelle. J’avais cessé d’exister, remettant mon cœur et mon âme à cet élément naturel dépourvu d’état d’âme pourtant diaboliquement magnifique. Les dissimuler ailleurs pour que personne ne puisse les atteindre. Les conserver à un endroit où personne ne pourra me les voler à nouveau. J’suis le seul capitaine à bord de ce navire qui finira par chavirer un jour pour rejoindre les profondeurs, parmi tant d’autres épaves. Plus jamais quelqu’un n’ira à la barre et guidera ce navire. Je n’ai pas l’air sincère, plutôt indifférent. Ce n’est pas le cas. Son attaque était trop brusque, autant que la mienne. Une attaque qui m’a fait reculé de plusieurs pas, revenant quasiment à la case départ. Je voulais vraiment savoir comment elle allait et rien qu’en voyant son visage, j’ai compris. N’était-ce peut-être pas le bon moment de me repointer, après ces quelques jours ? Peut-être qu’elle avait encore besoin de temps ? Moi, j’ai pas le temps. Pas le temps de laisser encore trainer cet état d’âme désolant parce qu’il est proche, trop proche. Je suis même quasiment certain que je ne suis pas le seul qu’il a envoyé : ça ne m’étonnerait pas. Est-ce mal d’être venu me ramener, m’assurer qu’elle soit encore en vie ? Même si j’ai l’air aussi aimable qu’une porte de prison ? Elle m’a piqué, attaqué sous l’angoisse et la peur qui lui faisaient perdre la tête. Qui est-elle pour me soupçonner ? Celle a qui j’ai osé m’ouvrir, parler vaguement de ce qui m’était arrivé voulant simplement établir une relation de confiance pour pouvoir mieux approcher cet animal blessé et ce sans vouloir lui faire le moindre mal. Elle ouvre un peu plus la porte, m’invitant silencieusement à entrer dans sa demeure empestant la joie et la souffrance, combinées ensemble.  L’odeur de la drogue me chatouille les narines. Je m’approche de ce salon où l’on a passé une partie de la soirée ensemble, où l’on a appris à se connaitre, à rire sans se prendre la tête, oubliant qui nous étions, nous en foutant de ce qui était mal, de ce qui était bien, où l’on a échangé ce baiser, différent de tout ceux que j’ai connu. Il n’y avait rien de tordu, rien de malsain. Un baiser où j’ai ressenti cette profonde tristesse, ce goût amer de cette vie qu’elle peine à croquer à pleine dent. J’ai eu l’impression de sentir une forme de vie sortir de cette tombe où elle a été enterrée vivante. Il y avait cette chaleur éblouissante à m’en couper le souffle. Il n’y avait pas le goût du venin, ni l’envie absolue de vouloir s’emparer de moi, de me détruire. C’était tellement pur qu’elle en a chassé temporairement les vieux démons. Je prends place sur le canapé où j’avais pris plaisir à enfoncer mon derrière en priant que jamais cette soirée ne touche à sa fin. Elle n’aurait jamais dû. Je glisse mes coudes sur mes cuisses, joignant mes deux mains dissimulés sous le tissu en cuir de mes gants. J’ai envie de relâcher la pression, d’ôter ce masque mais je n’y arrive pas. J’observe les dessins disposés sur la table basse, me saisissant d’un pour l’analyser brièvement. Insatisfaite d’elle-même, la rage face à ces gribouillis noirs. C’est dur de se relever après une telle chute, après cette prise de confiance soudaine croyant dur comme fer que cette fois, c’était la bonne. On s’bouffe un mur  tellement violemment qu’on se demande si on arrivera à se remettre de toutes ces blessures. On doute, encore plus qu’auparavant et on ne se pose jamais les bonnes questions, jusqu’au déclic final. Je repose le dessin sur la table, sans le moindre bruit, à sa place initial, comme si je n’y avais jamais touché. J’ai le souci du détail, le tueur perfectionniste et maniaque fait des siennes.  La jeune femme apparait à nouveau, le regard fuyant, insecure. La honte semble la ravager, le malaise la bouffe comme de l’acide. J’observe les trois choix de boissons qui s’offrent à moi, cruellement tenté par la bouteille de whisky, alcool vers lequel je me tournerais toujours quoiqu’il arrive. Un meilleur ami qui ne m’a jamais laissé tomber et qui connait tous mes vices, tous mes secrets. Je détourne mon regard de mon plus grand péché mignon, ne prenant pas tout de suite la peine de prendre mes aises. Elle s’écrase, elle a envie d’être partout ailleurs plutôt qu’ici, face à moi. Son regard me fuit, le mien reste fixe attendant patiemment. Toujours pas l’ombre d’un sourire ou d’une petite mimique chaleureuse. Rien. Elle prend la parole, difficilement, mal à l’aise, nerveuse. Je ne l’interromps pas, même pour répondre à ses excuses. J’ai envie qu’elle prenne confiance, qu’elle m’oublie l’histoire de quelques secondes et de ne pas la freiner dans son élan. Je n’ai même pas envie qu’elle affronte mon regard qui n’exprime absolument rien, aussi vide qu’une coquille parce que je n’ai pas envie qu’elle se blesse un peu plus qu’elle ne l’est déjà, qu’elle interprète ça comme un regard porteur de jugement. Un long silence s’installa. Un silence que je ne perturbe pas. J’ai tout le temps devant moi, qu’elle prenne le sien. Si elle ne se sent pas prête, elle me le dira déjà, c’est ce que j’ai fait, on le fait tous. Je me contente d’un simple hochement de tête lorsqu’elle me parla d’un psy, assez mitigé sur le sujet mais cet avis, je le garderais pour moi. Je salue cependant ce geste, cet élan. Elle a pris conscience de l’état dans lequel elle s’est mise, cet appel à l’aide qu’elle m’a craché en pleine gueule sans que je puisse faire quoique ce soit, me rejetant brutalement. Elle retient toute mon attention. Je l’écoute attentivement, prenant en compte les moindres mots qu’elle prononce. Visuellement, j’ai probablement l’air d’en avoir rien à foutre hors, c’est pas du tout le cas. J’étais dans cette détresse hideuse à voir. On se sent tellement petit, tellement merdique à côté de n’importe qui. On a l’impression de n’être qu’une vulgaire merde, bon à jeter aux requins. Elle finit par m’avouer ce que je sais déjà mais plus en détail. Je baisse mes yeux lorsqu’elle releva les yeux vers une direction qu’elle désigne en un regard. J’ai pas envie de me l’imaginer, de savoir où exactement. J’ai pas envie de me foutre à sa place, de revenir en arrière, de ressentir cette vive douleur qui s’emparait de moi à chaque fois, de sentir à nouveau la sensation de ce quelque chose qui se brisait en moi. Je relève le regard vers elle lorsqu’elle continua, sentant ma gorge commencer à se serrer, les traits de mon visage se tordent au fil de ses paroles, le regard bien plus doux mais dégageant de la tristesse. Elle m’avoua aussi ce qu’elle éprouvait réellement pour moi, pourquoi un tel comportement où elle a souvent réussi à me perdre, pourquoi je baignais dans l’incompréhension même en sachant la vérité. Une larme s’échappa de son œil et mon regard suivit cette course qui prit rapidement fin, effacée par ses doigts longs et fins. Elle n’a jamais voulu me faire de la peine, et s’en veut, beaucoup. Ma peine n’est rien comparée à la sienne. Je laisse le silence peser à nouveau, cherchant les mots qu’il faut, ce quoi je m’autorise à lui dire, à lui dévoiler. J’ai peur de m’ouvrir à nouveau, de me ramasser une nouvelle attaque sauvage et que cette fois, ça aille plus loin, qu’elle l’use contre moi. Je réfléchis silencieusement, glissant ma langue sur mes lèvres que très peu sèche, pour les humidifier. « Je suis désolé. » Sincèrement. « Mon but n’était pas de te faire peur et je ne pouvais pas le savoir, tout ça. » Je ne savais qu’un quart de l’histoire, même pas. « Ce que t’as ressenti, cette attirance, ce désir … tout ça c’est normal. » J’ai du mal à m’exprimer, à trouver les mots, à m’étaler de peur qu’elle ne le prenne mal, autrement. « Mais c’est quelque chose que tu comprendras quand tu te sentiras réellement mieux dans ta tête, quand tu auras retrouvé confiance en toi, sans que tu t’en veuilles de ce qui est arrivé. » Je pince mes lèvres entre elles, venant ensuite me saisir de mon paquet de cigarettes, le ramenant à mes lèvres pour venir bloquer l’une des nombreuses clopes du paquet entre ces dernières pour la sortir et l’allumer, rangeant le paquet à sa place. « Mon père gérait le garage dont je t’avais parlé où je lui ai souvent donner des coups de mains. C’était une petite entreprise, ils étaient quelques gars, peut-être une dizaine. » Je fixe le vide, perdu dans mes pensées, tirant sur ma cigarette lentement, recrachant la fumée sur le côté. « Sauf que mon père aimait l’argent et ce qu’il gagnait au garage ne lui suffisait pas. J’ai pas fini le cursus scolaire, il m’a obligé à travailler dans son garage miteux. Il ne m’aimait pas. Il me rabaissait sans cesse, à la maison ou devant tout le monde. Il me battait quand il jugeait que je faisais mal mon travail … ou même pour des raisons qui ne regardaient que lui. » C’est dur, de ressortir ça. De se confier à quelqu’un sur son passé, de remettre une partie de son histoire entre les mains d’une personne que l’on connait depuis peu. Je sens que j’en ai besoin, que je suis prêt à enfin en parler à quelqu’un. « Ma sœur a toujours été gâtée, il mettait tout son espoir en elle. Il espérait qu’elle redore le blason de notre famille. Il l’achetait, avec des cadeaux à la con, avec des belles paroles. J’lui en ai jamais voulu, à elle parce que c’était pas sa faute, parce qu’elle était innocente, parce que je voulais la protéger de cet enfer et j’espérais chaque jour qu’il ne tourne pas sa veste en lui infligeant les mêmes sévices. » Je m’enfonce dans le canapé, collant mon dos contre ce dernier, le regard rivé sur la bouteille de whisky. « Il m’a vendu à ses hommes, du jour au lendemain. Il s’est fait du fric sur mon dos pendant qu’ils abusaient tous de moi. Chaque jour c’était un autre. » Je tire une profonde latte, jusqu’à sentir mes poumons vibrer sous cette chaleur insupportable et cette fumée étouffante. Je recrache la fumée, lentement. « Et ça a duré longtemps. Il m’a isolé du monde extérieur. Je n’avais aucun ami, personne. Juste lui, et eux. J’voulais que Dieu reprenne la  vie qu’il m’a donné. » Et au final, je suis bien content qu’il ait ignoré mes prières. « Je ne peux que comprendre ce que tu es entrain de traverser parce que je suis passé par là. Et sache que ce qui t’est arrivé, ce n’est pas de ta faute. Le seul fautif, c’est lui. » Si j’ai réussi à me contrôler, malgré ces tensions, pourquoi lui n’a-t-il pas réussi ? C’est toujours plus simple de rejeter la faute sur les autres. Je relève le regard vers Tess, glissant ma clope entre mes lèvres venant me saisir de la bière que j’ouvre à mon tour avec mon briquet, glissant à nouveau ma cigarette entre mes doigts, laissant le silence peser à nouveau. C’est l’une des première fois que j’en parle aussi ouvertement, sans exposer les moindres détails non plus. Si je me suis confié à elle, c’est que j’ai confiance en elle, même après cette crise et cette insulte et ça, c’est rare. Je n’aurais qu’à m’en prendre à moi-même si un jour, ça me retombe sur le coin de la gueule. « Et …Lemmy est mon deuxième prénom. J’m’appelle Bélial. »


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MessageSujet: Re: once we were eager. ▬ médusa   Ven 15 Juin 2018 - 1:54



Il ne quitta pas son canapé, il ne traversa pas le salon en claquant la porte. Il était toujours là, ça ne le faisait pas fuir et rien que ça, déjà, ça faisait naître quelque chose en Tess. Non pas de l'espoir, ni un grand brasier, simplement une toute petite étincelle, perdue au milieu des cendres d'un passé, d'un avenir, ravagés. Elle ne parvenait pas à le regarder, alors elle s'obligeait à fixer sa bière, ainsi que le cendrier où était à présent posé son joint qui avait arrêté de fumer. La première chose qu'il lui dit, se fût des excuses. Tess releva son regard vers lui, assis sur son canapé, les jambes écartées. Il avait l'air d'avoir retrouvé ses aises ici et quelque part, ça lui faisait plaisir, parce que ça montrait qu'il n'était pas si froid que ce qu'elle aurait pu penser, même si son visage semblait crier le contraire tout à l'heure. Son expression avait changée, il était sincère, il était là, bien réel. Tess ne comprenait pas pourquoi est-ce qu'il s'excusait. Il n'avait rien à se faire pardonner, ce n'était pas de sa faute ce qu'il s'était passé l'autre fois. Tess avait laissé son traumatisme la bouffer, et il s'était réveillé tel une bête hideuse, sauvage et assoiffée de sang. Il avait tout saccagé, comme si la vie en cage pendant quinze ans, l'avait rendu fou. Lemmy n'avait rien à voir avec ce qu'il s'était passé, alors il n'avait pas à s'excuser. Il ne pouvait pas deviner tout ce qu'elle venait de lui avouer, et elle le savait. C'était la raison pour laquelle elle ne lui en voulait pas. Il précisa qu'il n'avait pas voulu lui faire peur, et ça, elle ne pouvait pas y répondre. Il ne lui avait pas fait peur à elle, il avait juste nourri sa bête intérieure et ça, ni lui, ni elle n'avaient pas se douter qu'elle était tapie dans l'ombre, à gronder, à attendre. Il lui dit qu'un jour, elle comprendrait, quand elle serait bien dans sa tête -ce qui lui pinça le cœur de réaliser qu'il la considérait comme malade lui aussi- et puis que ce n'était pas de sa faute. Sauf que cela faisait quinze ans qu'elle s'était ancrée dans le crâne que c'était elle la coupable. Tout ne pouvait pas changer, comme ça, même pour ses deux beaux yeux bleus. Il se sort une clope de son paquet, en glisse une entre ses lèvres et machinalement, Tess s'empara de son joint pour le consumer à nouveau, s'armant de son briquet qui traînait sur la table, tout près d'elle. Lemmy reprit la parole. Il commença à lui parler de son père, dont il lui avait déjà brièvement parlé lors de leur première rencontre, exactement ici, exactement entre ce canapé et ce pouf. Elle l'écouta, après avoir recraché sa fumée toxique. Son regard se perd sur les meubles de la maison de Tess, alors que celle-ci ose enfin l'observer, intriguée par ce qu'il disait. Il ne tarda pas à peindre le portrait sombre, violent, d'un homme qui fût son père. Un homme qui battait son fils, pendant des années. Tess sentit son ventre se tordre, alors que sa gorge se serrait. Jamais elle ne se serait attendue à de tels aveux, jamais elle n'aurait pu imaginer que Lemmy avait pu vivre une vie aussi atroce. Il parle de sa sœur, avec laquelle il vit aujourd'hui -si ses souvenirs étaient corrects, il avoue la peur qu'il avait ressenti pendant des années, qu'elle subisse la même chose que lui. Tess se sentait très mal alors que Lemmy lui parlait de son passé. Jamais elle ne s'était imaginé qu'il avait vécu une enfance si difficile, il n'en avait jamais parlé, ni même fait allusion. Enfin si... maintenant qu'elle y repensait, certaines de ses phrases de leur première soirée trouvaient du sens. Les épaules de Tess s'abaissèrent légèrement, alors qu'elle l'écoutait toujours en silence, en oubliant presque le joint entre ses doigts. Elle se sentait coupable, d'avoir fait autant « son cirque » alors qu'en face d'elle se tenait un homme qui fût autrefois brisé, mais qui tenait debout, contrairement à elle. Il retombe sur le canapé, collant son dos au dossier moelleux du sofa, alors que sa voix brise de nouveau la pièce. Ce qu'il avoua à Tess lui glaça le sang. Un frisson atroce lui parcouru le corps, ses sourcils se froncèrent, tandis que son regard ne quittait plus cet homme assis sur son canapé. Il venait de dire qu'il avait été vendu à des hommes pendant des années, par son propre père, et qu'il avait été abusé. Tess ne réalisait pas, elle ne pouvait pas y croire parce que ça semblait bien trop inhumain, bien trop horrible pour son monde. Lemmy n'avait pas subi un seul viol, un jour, une seule fois. Il en avait connu des dizaines, pendant des jours, des semaines, des années. Elle ne pouvait pas imaginer ce qu'il ressentait au fond de lui, elle ne pouvait pas imaginer ce calvaire, elle ne pouvait pas concevoir que cela était possible, à leur époque, dans leur monde. Il y a tant de gens qui semblent heureux, qui semblent vivre paisiblement et à côté de ce monde si... jovial, il y a des personnes comme Lemmy, ou bien comme elle. La fumée intense qu'il vient de recracher envahit l'espace au dessus de la table du salon. La trentenaire ne bouge pas, elle est complètement tétanisée par ce qu'elle vient d'entendre. Elle ne quitte pas du regard ce bel inconnu, qui aujourd'hui, ne l'est plus vraiment à ses yeux. Elle le trouve... presque extraordinaire. Parce que malgré tout ce qu'il a vécu -et qu'elle ne peut pas imaginer, il se tient là, vivant, stable, droit. Et puis comme un flash, elle se revoit l'insulter de violeur. Putain. Son regard se baisse, elle ferme les yeux, elle est morte de honte et de culpabilité. C'était la pire chose qu'elle aurait pu lui dire, et elle l'avait faite. Tess sentit son cœur se fondre en elle, alors que l'angoisse de connaître l'existence d'un monstre pareil la faisait frémir. Comment un propre père pouvait faire ça à son enfant ? Comment pouvait-on désirer que son enfant soit violé, pour de l'argent ? Comment pouvait-on se regarder, vivre après avoir fait ça ? Et puis Lemmy, comment avait-il pu s'en sortir ? Comment avait-il se relever après avoir subi tout ça ? La violence, les coups, les viols, l'humiliation, le désespoir, la différence avec sa sœur ? Comment avait-il pu croire en la vie, en l'avenir ? Comment avait-il pu ne pas sombrer, désirer crever, vouloir mettre un terme à tout ça ? Lemmy fini par lui dire qu'il avait vécu ce qu'elle était en train de vivre, et qu'il connaissait parfaitement tout ce qu'elle avait pu lui avouer quelques instants plus tôt. Tess releva les yeux, dans l'espoir de croiser son regard. Comment avait-elle pu lui dire ça ? Comment avait-elle pu lui faire vivre ça alors que lui... Il lui dit que le coupable, c'était lui, son violeur et non elle. Au fond d'elle, elle savait que c'était la vérité, mais c'était encore bien trop rapide pour qu'elle le sache vraiment entièrement, qu'elle ne le pense plus. La jolie métisse ne savait pas quoi dire après ça. Elle ne se voyait pas lui poser de questions, parce qu'elle détestait quand les gens le faisaient avec elle. Elle ne se voyait pas le plaindre, parce qu'elle savait qu'il était bien trop fier pour ça, et que ça ne lui ferait pas du bien. Tess comprit alors pourquoi elle s'était toujours senti proche de lui, pourquoi elle avait toujours ce sentiment de facilité avec lui, pourquoi tout semblait si... naturellement coller entre eux. Enfin, il tourne le regard vers elle. Elle croise son regard, son regard si bleu, si clair, si limpide. Elle a l'impression de l'avoir retrouvé, lui, celui qu'elle pensait avoir perdu. La jeune femme le regarde coincer sa clope entre ses lèvres afin d'ouvrir sa bière avec son briquet. Après quelques secondes de silence, Tess prit la parole « j'te demande sincèrement pardon pour ce que je t'ai dit là-bas... » parce qu'elle comprenait aujourd'hui, maintenant, à quel point ça avait du être horrible pour lui d'entendre ça. Lemmy reprit la parole, et ce qu'il dit fit légèrement sourire Tess. Elle hocha la tête et demanda simplement « tu préfères que je t'appelles comment ? » Le regardant, elle apporta son joint à ses lèvres pour le finir et l'écraser dans son cendrier, jetant la fumée au dessus de la table. Un silence s'empara d'eux, et la musique de Radiohead « Creep » se fit entendre. Tess soupira longuement et murmura tout bas « j'ai toujours eu cette sensation avec toi que... qu'on avait un truc qui nous liait... qui faisait que ça me paraissait si normal, si fluide avec toi » elle prit sa bière pour en boire une gorgée et pour mimer sa surprise face à cet aveux. Elle n'aurait jamais pu imaginer cela, elle ne savait même pas comment réagir, ni vraiment quoi dire. Est-ce qu'elle avait seulement besoin d'en parler ? En avait-il envie ? Avait-il envie qu'elle y réponde ? « Je... j'suis sincèrement choquée par tout ce que tu viens de me dire... » avoua t-elle alors, expliquant le fait qu'elle soit maladroite, à ne pas savoir comment agir, ni quoi dire. « Je... j'aurai jamais pu imaginer ça, déjà parce que... c'est... inimaginable » commença t-elle avant de poursuivre « mais... tu as l'air... tellement... t'as l'air... en paix avec ton passé... enfin... tu vois c'que j'veux dire ? On est jamais vraiment en paix mais... » elle était maladroite, voilà. Bon en même temps, comment réagir après tout ça ? Tess passa une main sur son visage et puis reposa son regard sur lui, un regard doux, sa voix, faible, se fit alors entendre de nouveau « j'peux v'nir ? » demanda t-elle doucement en l'interrogeant sur la place qui était libre sur ce canapé, à côté de lui. Cette distance ne servait plus à rien. Ce soir, après tout ça, elle avait totalement confiance en lui, sans même se poser la question. C'était normal, fluide et naturel. Non, elle ne craindrait jamais rien avec lui, et ça, c'était quelque chose qu'elle ressentait très fort en elle. Quelque chose que personne ne pourrait lui enlever, jamais.



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MessageSujet: Re: once we were eager. ▬ médusa   Ven 15 Juin 2018 - 14:21




There is still hope for you.
tess & bélial


M’ouvrir à une autre personne, partager mon calvaire de vive voix, c’est difficile. J’ai mis bien trop de temps à accepter, à me relever, à me reconstruire. J’ai mis du temps à me sentir enfin prêt à en parler sans avoir le sentiment de sombrer à nouveau. J’ai accepté de vivre avec ça. J’ai juste oublié de m’épanouir, de respirer. Je ne suis devenu qu’une ombre, sans vie. Je me suis tourné vers ces ténèbres qui ont su m’apporter du réconfort, qui ont su remplacer cette figure maternelle qui m’a été prise brutalement. Elles m’ont rassuré, encouragé. Je ne saurais jamais me détourner d’elles parce qu’elles m’ont tout données. Cette confiance, cette assurance, l’immortalité. Sans elles, aujourd’hui, je ne serais qu’un tas de cendres. J’aurais brûlé avec tous mes souvenirs, avec mes rêves et mes espoirs. L’incendie qui a ravagé mon monde a tout emporté. J’ai toujours été seul. Ce n’est pas grâce à x ou y personnes que j’ai réussi à aller de l’avant. Il n’y a pas si longtemps que ça que j’ai réussi à accepter cette maltraitance, ces cicatrices qui marquent désormais mon corps à vie. J’avais honte de les exposer. Honte que tout le monde puisse voir les marques de ces nombreux viols, de ces nombreux sévices corporels. J’avais peur que l’on pose des questions, qu’on veuille les toucher afin de savoir à quel point les blessures étaient profondes. Je ne les vois plus comme des marques de faiblesse, elles me rappellent cette longue bataille éprouvante dans laquelle j’en suis sorti vivant et vainqueur. Elles font parties de moi, de mon histoire. J’avais envie que Tess sache la vérité, mon but n’étant pas de la mettre mal à l’aise, qu’elle éprouve le moindre sentiment de culpabilité. Je voulais qu’elle sache que si j’ai réussi à m’en sortir, elle y arrivera aussi, que si elle a besoin d’un soutien, je serais là. Je suis passé par là moi aussi, j’ai vécu ce déchirement, cette cassure. J’ai vécu des années de cauchemar où j’ai souvent pensé à mettre fin à tout ça en me pendant dans cette pièce où l’on m’enfermait quelques fois, en me jetant du haut d’un immeuble ou en m’incisant les avant bras, attendant de me vider de mon sang. J’voulais juste que ça s’arrête. Et il y a eu ce déclic. Celui où l’on se dit que ça leur ferait trop plaisir, qu’ils se sentiront victorieux d’avoir réussi à détruire la vie d’un gosse, qu’ils en parleront avec fierté. Me donner la mort n’était qu’une satisfaction de plus. Je n’allais pas leur en faire cadeau. Je me sens mal d’avoir ressassé ce passé mais je me sens libéré aussi de ce poids qui pesait sur mon cœur depuis trop longtemps. J’ignorais à quel point ça pouvait faire du bien d’en parler à quelqu’un au lieu de le garder pour soi, d’en parler à une personne de confiance. Je viens boire quelques gorgées de ma bière avant de poser la bouteille sur la table basse, revenant pomper sur ma clope, n’ayant pas peur d’affronter le regard de Tess, ce regard qui ne m’a pas jugé une seule fois ce soir, ce regard qui a arrêté de me fuir. Je hausse légèrement les épaules lorsqu’elle s’excuse. « Tu ne pouvais pas savoir. » J’lui révèle alors mon vrai prénom, sans ajouter la moindre excuse ou explication. Elle n’a pas l’air surprise, ou de le prendre mal. C’est un grand pas en avant, pour moi. Dévoiler mon passé, avouer mon vrai prénom. « Bélial est un prénom maudit. » Dis-je comme réponse. Je n’insinue pas que je le déteste et qu’il me donne de l’urticaire mais je pense qu’il vaut mieux pour moi qu’elle continue de m’appeler par mon deuxième prénom. J’finis ma cigarette et je viens l’écraser dans le cendrier, reprenant la bouteille de bière, descendant cette boisson d’une vitesse fulgurante. Je souris à sa remarque concernant notre « connexion » hors du commun, inexplicable. C’est le malheur qui nous lie, un traumatisme dont on se serait passé. Elle finit par revenir sur ce que je lui ai comté, avec maladresse, bien loin d’être sûre de comment s’y prendre, trouver les mots qu’il faut pour ne pas déraper, blesser. « J’ai réussi à aller de l’avant. J’ai arrêté de m’empêcher de vivre, à cause d’eux. Mais il y a beaucoup de choses que j’ai laissées derrière moi et c’est quelque chose que je garde pour moi. Même le peu d’ami que j’ai ne le savent pas. » Et je ne suis pas réellement en paix. J’ai simplement accepté. Je marche débordant de colère et de haine envers l’Homme, je vis avec cette soif de vengeance et cet appel du sang. J’ai cessé de me battre contre mes démons, on est du même côté désormais. Je ne me suis jamais détesté pour tout le mal que je fais, je n’ai jamais regretté une seule seconde de mettre jeté dans ce trou béant sans savoir ce qui allait m’attendre. Je me sens vivant, confiant. Je ne suis plus qu’un simple pion, considéré comme la pire des merdes. L’inutile, celui dont personne ne veut. Fini l’époque où on m’enfermait à double tour dans une petite pièce, dans la pénombre en m’donnant de la bouffe dégueulasse, des vieux restes. Fini le temps où j’étais esclave du désir de ces hommes. Désormais, c’est moi qui décide. Moi, et moi seul. Elle me demande si elle peut venir, à côté de moi. Je hoche la tête, me décalant un peu pour lui laisser un peu plus de place, la laissant s’installer à mes côtés, non sans surprise. « Promets-moi de n’en parler à personne ? » Comment être sûr d’une promesse ? Moi qui ne fait confiance en personne ? Moi qui ne tiens même pas les miennes ? Je suis de toute évidence bien trop malin et j’ai les oreilles qui trainent partout. Je le saurais si quelqu’un d’autre est au courant de ce qui m’est arrivé. Quelque chose me pousse à lui faire confiance, sans me soucier d’une quelconque trahison. Ce n’est pas donné à tout le monde, à la première personne qui vient. Je suis en général beaucoup trop méfiant, sur la réserve et même si j’ai l’air de faire confiance en la personne en face, ce n’est jamais le cas. Une comédie de plus. Là, c’est différent. C’est sincère, c’est profond. Ca me fait peur. Peur qu’on me plante à nouveau un couteau dans le dos, peur d’avoir l’impression de mourir à nouveau, d’être trahi. J’observe Tess en silence, finissant par détourner mon regard, un peu gêné de m’être ouvert avec tant de facilité, de lui en avoir parlé à elle. Je me sens coupable de lui mentir, de lui cacher certaines vérités, d’avoir raconté cette histoire en inventant ce garage. Tout est vrai, il y a juste le métier qui change. Je ne pouvais pas prendre le risque de tout lui révéler que mon arrière-grand père, mon grand-père, mon père et ensuite moi, nous étions de grands braqueurs, que ça m’arrive encore aujourd’hui d’user de mes dons pour le vol et que …. Non. Un secret que je protègerais avec hargne. Une vérité qui finira par voir le jour, tôt ou tard, mais pas aujourd’hui, ni demain. Si j’ai réussi à mentir autant de temps, à cacher tout ça depuis des années, pourquoi ne pourrais-je pas continuer jusqu’à ce que je rende mon dernier souffle ? Je m’allume une nouvelle cigarette, stressé par ce passé qui a ressurgit, cet aveux qui m’expose au danger.


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MessageSujet: Re: once we were eager. ▬ médusa   Ven 15 Juin 2018 - 20:55



Lemmy lui indiqua comme réponse, que Bélial était un prénom maudit La jolie métisse ne connaissait pas l'étymologie de ce prénom, mais elle n'était pas totalement ignorante non plus. Elle savait que c'était un prénom biblique et qu'il n'était pas forcément du plus clair côté de la force. Alors ce que le beau brun lui avoua, elle s'en doutait un peu, sans imaginer pour autant, qu'il parlait de lui. Elle l'avait connu sous Lemmy, alors ça resterait Lemmy. « Ca sera donc Lemmy pour moi » souligna t-elle. La jeune femme pinça ses lèvres, Il reprit la parole, s'engageant sur des paroles encourageantes. Son discours inspirait la jeune femme, bien évidemment. Il venait de lui avouer son terrible passé, et montrait qu'aujourd'hui, il s'en était sortit. C'était un message rempli d'espoir pour la jeune femme qui elle, s'empêchait toujours de vivre et culpabilisait encore pour un acte dont elle avait été la victime. Lemmy se montra encore bien mystérieux, mais c'était tout à son honneur. Tess n'était pas curieuse, ni omniprésente, ni intrusive. Elle ne posait pas de questions dérangeantes, parce qu'elle n'était simplement pas comme ça. Si Lemmy voulait lui parler de quelque chose, il le ferait, comme ce soir, mais elle n'irait pas fouiner son nez dans ses histoires. Elle partait du principe que personne ne devait rien à personne. Il ne lui devait rien, il aurait pu ne rien lui raconter, que ça aurait été quand même. Ceci dit, ça permettait à la jeune femme de comprendre sa réaction, en tous cas de la voir différemment, et puis aussi, ça lui donnait de l'espoir. L'espoir qu'un jour, elle en serait à son niveau. Il avait dépassé les horreurs, les traumatismes et les souffrances de son passé pour se construire, être heureux et ça ne pouvait être qu'un merveilleux exemple de réussite pour elle. Quand elle lui demanda si elle pouvait venir squatter près de lui, il accepta, se décalant pour lui laisser une place plus importante. Elle se leva de son pouf, prenant sa bière entre ses doigts et passa devant lui pour venir s'asseoir de l'autre côté du canapé. Glissant une jambe sous ses fesses, elle était un peu plus tourné vers lui. La jolie métisse bu une gorgée de sa bière, qu'elle cala entre sa main et sa cuisse, tout en observant doucement le jeune homme à côté d'elle. Cette conversation avait fait du bien, parce qu'elle leur avait permis de s'avouer des traumatismes importants, qui qu'on le veuille ou non, avaient un impact sur leurs vies de tous les jours. Tess ne se serait jamais attendue à de tels aveux, mais elle était contente qu'il l'ait fait. Parce qu'elle se sentait encore plus proche de lui, et de la plus terrible des façons. Aussi, ça lui montrait qu'il y avait pire qu'elle et qu'il fallait absolument qu'elle règle son problème, qu'elle aille de l'avant, qu'elle se lance. Depuis sa rencontre avec Lemmy, s'était ce qu'elle avait fait, du moins, ce qu'elle avait essayé. Et elle continuerait. La voix de Lemmy se fit de nouveau entendre, non sans une once d'inquiétude. Tess sourit doucement et répondit sans attendre « tu n'as même pas besoin de le préciser » avant de pincer ses lèvres et puis d'ajouter « j'crois qu'on est bien placés tous les deux pour savoir qu'il y a des choses dont on ne parle pas » elle apporta sa bière à ses lèvres et après avoir avaler sa gorgée, lança « j'arrive déjà pas à parler de mon passé, ce n'est pas pour parler de celui des autres... j'ai... c'est pas mon tempérament, et j'suis pas comme ça » fronça t-elle les sourcils au passage. Elle sourit à Lemmy, se sentant finalement soulagée d'un certain poids qui pesait depuis plusieurs jours sur ses épaules. Et puis soudainement, elle changea de sujet, pour revenir sur quelque chose qui l'avait intriguée. « J'peux te demander quelque chose ? » dit-elle tout simplement, attendant l'accord de Lemmy pour poser sa question. « Pourquoi tu m'as demandé la dernière fois si j'aimais la vitesse ? » sourit-elle en croisant son regard. Ils n'avaient pas eu le temps d'aborder ce sujet, et elle s'était demandé s'il était au courant pour les courses clandestines dont Tess était chargée de dessiner les logos et autres petits dessins cachés, comme codex dans la ville. Si c'était le cas, elle devrait mettre Darim au courant, et surtout, essayer de savoir d'où avait pu venir la fuite.

HRP : Ce n'est pas une réponse terrible, mais je voulais répondre au moins une fois aujourd'hui quand même :3 Gros bisous bbchat <3



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PETIT PLUS : Le sang l'obsède. - Il a une petite sœur qui est tout pour lui. C'est sa petite princesse. - Tuer n'est pas que son métier, c'est une passion. - Il aime pousser les autres au fond du vice et dans la tourmente. - C'est un grand maniaque, la poussière et la crasse le répugne. - a un fort accent irlandais. - ancien voleur, il a fait quatre ans de prison. - il a quelques tatouages dont il garde la signification secrète.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
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MessageSujet: Re: once we were eager. ▬ médusa   Sam 16 Juin 2018 - 21:24




There is still hope for you.
tess & bélial


Elle prend place à mes côtés une fois que je lui en ai donné l’autorisation en me décalant pour lui faire plus de place. Mon regard suit ses moindres faits et gestes, l’analysant. Une prise de confiance soudaine, un rapprochement où toute peur et toute hésitation semble s’être estompée. Elle sait que je ne lui ferais pas subir la moindre attaque physique, que je ne tenterais rien parce que je comprends, parce que moi aussi j’ai subi, j’ai souffert. Une compréhension mutuelle. Je suis passé par là, j’ai eu du mal à relever la tête, à me sentir fier, à retrouver cette dignité que je croyais perdue à jamais, j’ai eu l’mal de vivre. J’espère juste qu’elle ne prendra pas totalement exemple sur moi car je n’en suis pas un. Je me suis reconstruit sur des bases dangereuses et malsaines. J’ai pas été tendre avec ma personne, je me suis poussé à vaincre le mal par le mal. J’ai torturé mon esprit au point de me demander si la folie n’avait pas finie par me dominer. Je m’y suis pris brutalement, peut-être trop rapidement. Je ne voulais plus sentir leurs regards victorieux sur moi, je ne voulais plus entendre ces rires carnassiers et moqueurs, sentir leurs mains se perdre sur mon corps. Mon corps m’appartient et je n’ai pas toujours vu les choses sous cet angle. Ils me persuadaient qu’il était leur et que je ne m’en sortirais jamais. Ils me répétaient sans cesse que ma vie, mon présent, mon futur, ils étaient à eux. J’obéissais sans broncher, tête baissée parce que l’état dans lequel on m’a laissé m’avait ôté tout espoir un jour de m’en sortir. Je n’avais plus aucune estime de moi, plus rien. Aujourd’hui encore, mon estime laisse à désirer mais j’ai su manipuler le langage corporel. Dans le monde dans lequel je vis, mieux vaut avoir l’air de péter plus haut que son cul plutôt que d’avoir l’air d’être quelqu’un qui se l’écrase sinon, on s’fait bouffer. J’l’ai appris à mes dépends, rien que d’avoir osé dire oui à sa Majesté Osborne père, répondant au moindre de ses désirs. Je fais promettre à Tess de ne rien dire à personne bien que je sois le premier gars sur terre à ne croire en aucune d’elles. Les promesses ne servent à rien, on se fait toujours baiser un jour ou l’autre. L’être humain est comme ça. Je bois quelques gorgées de ma bière avant de détourner le regard soudainement plus intéressé par l’état de mes pompes. « Je n’ai jamais insinué que tu étais de ce genre là. Je voulais juste que tu me le promettes. » Ca rassure même si j’y crois pas à fond, que j’reste ce Bélial méfiant, toujours à guetter. Je ne voulais pas qu’elle se sente jugé, c’était clairement pas mon but. Mais oui, il y a des choses dont on ne parle pas et je suis encore bien mieux placé qu’elle pour le savoir. Ma vie entière est un mensonge, celle que je raconte à ceux qui ont le malheur de vouloir entrer dans ma vie, pour protéger le monstre, sa liberté et la mienne et jusqu’ici, je n’ai jamais parlé des abus que j’ai vécu parce ça fait parti des choses que l’on enferme à double tour dans cette pièce hautement surveillée qu’on appelle le silence. Finalement, personne ne me connait vraiment, pas même ma sœur. Moi-même parfois j’arrive encore à me surprendre. J’tire sur cette nouvelle cigarette que je prends le temps de consumer, de sentir mon corps se rassasier de cette nouvelle dose de nicotine que je lui apporte. « Dis-moi. » Tant qu’on y est. J’ignore quelle est sa demande mais j’me sens pas exposé. J’accueille même sa demande sereinement qui ne tarde pas à venir à mes oreilles. Un sourire se dessine sur mon visage. Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde et vu que l’on n’a pas pu en parler et s’étaler sur le sujet la derrière fois, ça a du piquer sa curiosité. « Pour qu’on prenne nos deux caisses et qu’on aille les décrasser un peu, dans le sens où on ne prend pas en compte ces putains d’limites de vitesse. » C’est frustrant la plupart du temps, surtout quand t’es à la bourre, quand t’aimes te faire pomper l’énergie par la folie et l’adrénaline, quand t’aimes pousser ta caisse au-delà de ses limites en voyant c’qu’elle a vraiment sous l’capot. C’est frustrant, parce que les conduites exemplaires sont chiantes à en crever et que si tu fais l’moindre écart, t’as direct les flics au cul mais j’pense bien que vous savez tous que ça ne m’a jamais arrêté. Moi, me ranger dans les petites cases, faire comme tout le monde et respecter la loi ? Ce jour là, j’crois bien que ça sera la fin du monde. « Sauf si t’as peur de te faire choper par les flics. » Dis-je pour l’embêter et la piquer un peu, tâter l’terrain, apprendre à la connaître, voir ce qu’il lui fait peur ou non, à quel point elle a les tripes bien accrochés. C’est dangereux, excitant, moi ça me fait kiffer. Pas autant qu’un verre de whisky. « Et vu l’taux de drogue qu’on a dans l’organisme, ça risque d’pas être jojo si t’as envie de te lancer ce soir dans cette aventure. » J’ricane comme une petite raclure, un rire plein d’arrogance et d’amusement parce que ça m’fait pas peur et que ça rend l’tout encore plus jouissif de se savoir pas clean du tout, d’braver la légalité sans avoir le moindre poids du remord sur la conscience. « Enfin, moi ça me dérange pas. Au contraire, je pense que ça peut ajouter … du piment, non ? » J’sais pas si ce sont les effets de la coke qui me rendent confiant à ce point mais … merde, on a qu’une vie après tout hein ? « Sans vouloir t’influencer, by the way. »

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MessageSujet: Re: once we were eager. ▬ médusa   Sam 16 Juin 2018 - 22:14



La raison pour laquelle Lemmy lui avait demandé si elle aimait la vitesse ne tarda pas à se faire attendre. Il voulait qu'ils prennent leurs voitures et qu'ils roulent à toute vitesse, qu'ils se lâchent un peu. Tess ne s'attendait pas à ça, si bien qu'elle se mit à rire en levant sa bière, comme pour trinquer. Tess hocha la tête alors que Lemmy ne tarda pas non plus à la charrier sur une probable peur de se faire choper. En fait, clairement, elle s'en fichait. Qu'est-ce qu'ils allaient lui dire ? Que c'était mal ? Elle payerait une amende et après ? Tess prit une mine outrée et répondit en se gardant de sourire « tu me vexes mon p'tit » lança t-elle en se levant, tenant sa bière dans sa main et rétorquant à son hôte « tu doutes de mes capacités, mais sache une chose, je ne perds mes moyens que quand j'ai peur et... j'ai pas peur de la vitesse et encore moins de toi » elle rigola et lâcha abusivement un « HA HA » bien appuyé, un brin gamin, mais elle avait besoin d'accuser le coup de toutes ces révélations. Ne pas se prendre la tête, ne pas se juger, juste vivre. Sans même s'en rendre compte, ni même demandé comment, Tess était en train de retrouver ce qui lui avait autant plu chez Lemmy la première fois. Cette simplicité, le fait qu'il la buscule, le fait que tout paraissait si simple, et toujours ce petit quelque chose de magique, tel une lumière, qui fait éloigner tous les démons autour d'elle. La jeune femme avança jusqu'à sa chaîne hifi, l'éteignant et terminant sa bière cul sec, elle la posa sur la table alors que le beau brun évoquait le fait qu'ils soient bien torché tous les deux. La jeune femme se tourna vers lui « t'as pris quoi ? » parce que boire une bière, pour elle, ça n'était pas être torché. Il avait peut-être bu toute la soirée avant de venir ? Ou fumer ? Elle n'en savait rien, elle attendait qu'il lui réponde. Ajouter du piment ? Tess rigola doucement avant de lui dire « j'crois que niveau piment, on est assez forts pour mettre la dose et s'arracher nous-même la gueule, mais viens j'vais te donner une bonne leçon » rigola t-elle en invitant Lemmy à se lever du canapé. Elle prit ses clefs, laissant son portable ici, elle n'en avait pas besoin. La jeune femme éteignit les lumières et se battit de nouveau contre sa porte afin de la verrouiller. La lumière de son perron éclairait sa voiture, elle se tourna vers Lemmy « t'es garé où l'ancien ? » plaisanta t-elle en cherchant sa clef pour sa voiture. Elle jeta un coup d'oeil vers la direction qu'il lui indiquait et elle sourit. « J'sors ma caisse, j'arrive » lança t-elle en le laissant rejoindre sa voiture pour grimper dans la sienne. Elle alluma le contact, enclenchant tout de suite une musique « rescue me » des Fontella Bass. Tess se mit à danser alors qu'elle allumait le contact de sa caisse. La drogue dans le sang lui faisait ressentir les choses différemment. Lemmy avait une bonne idée. Se décrasser soi-même, s'amuser, lacher prise, se lâcher complètement. Elle sortit sa voiture de dessous le perron et très vite, avança à toute vitesse, en pilant presque, près de la voiture de Lemmy. N'ayant pas de fenêtre, une main sur le volant, bras tendu, elle fit gronder son moteur en se prenant pour une star de Fast&Furious, rigolant en voyant Lemmy. « J'te laisse admirer la vue de mon cul » rigola t-elle « j'parlais de ma voiture hein » ajouta t-elle en éclatant de rire. Là dessus, elle ne perdit pas une seconde pour démarrer à toute vitesse dans sa rue. Respectant quand même les feux, la jeune femme prit la direction de l'extérieur de Samsonvale. Ce patelin était une région entourée de montagnes, agrémentée de routes plus ou moins droites, surtout sinueuses en fait. C'était la campagne, c'était désert, il faisait nuit, il n'y avait personnes. Tess sourit, prenant la direction de Mount Pleasent alors qu'une nouvelle musique résonnait à fond dans sa voiture « FKJ – So much to me » la faisant danser. Ses tresses s'envolaient dans les airs froids de la nuit tandis que son regard était aussi happé par la route, que par les phare de Lemmy dans ses rétros. Laissant ses bras danser en l'air, rigolant même si personne ne pouvait l'entendre, elle ne tarda pas à accélérer encore, imposant une petite distance entre sa voiture et celle de Lemmy. Si le but était de le semer, elle était sûre de pouvoir y arriver. Ici c'était chez elle, c'était son fief, son territoire. Elle y vivait depuis toujours, il ne pourrait pas la battre à domicile. Rigolant en voyant qu'elle avait une certaine avance sur lui, elle ralentie un peu afin de l'attendre, s'arrêtant finalement presque sur la route, sur le côté droit. Il arriva, se plaçant à gauche, pouvant alors s'observer, la jeune femme rigolait, totalement sous le charme de l'adrénaline qui envahissait son corps, doucement épicé par la weed qu'elle avait fumé toute la journée « aller papy, montre moi c'qu't'as dans le ventre » rigola t-elle alors.

HRP : T'es trop mignonne haha I love you C'est pas ouf ma réponse, mais mon clavier déconne beaucoup, alors je fais court et simple, puisque je dois rectifier tous les mots ou presque xD hihi



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MessageSujet: Re: once we were eager. ▬ médusa   Lun 18 Juin 2018 - 18:17




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Qui cherche, trouve. J’suis satisfait d’avoir réussi à trouver Tess, jouant la modestie. Elle se relève et je la suis du regard, me contentant de sourire en coin face à son comportement. Des menaces que j’ai entendues bien trop souvent et qu’avec le temps j’ai appris à ne pas les prendre au sérieux. On a tendance à sous-estimer la personne que l’on a en face et ça aussi je l’ai appris avec le temps surtout quand nous n’en sommes pas sûr. J’admets, il y en a des abrutis qu’on voit venir à des kilomètres avec leur petit pois leur servant de cerveau, d’autres où l’on ne sait pas trop comment se situer. J’finis ma bière d’une traite, déposant la bouteille désormais vide sur la table basse, finissant les restes de ma cigarette tout en venant l’écraser dans le cendrier. Les menaces de Tess ne sont pas méchantes, elles sont enfantines, à prendre au second degré. « De la coke ? » Dis-je en haussant les épaules. Peut-être autre chose, j’en sais rien. Quand j’suis entouré de gars comme moi, totalement high et chaud comme de la braise à vouloir braver les lois, j’fais plus attention. J’tiens encore debout, je tangue pas, c’est que l’taux d’alcool n’est pas assez important. J’me sens juste excité à l’idée d’aller éclater mon moteur, de ressentir les picotements que l’adrénaline me provoque, d’avoir l’impression d’être à deux doigts de la crise cardiaque tant cette délivrance, cette liberté sont orgasmiques. Elle se vante à nouveau, elle s’attribut déjà la victoire avant même que l’on n’ait pris le temps de mettre un pied dehors. Je lève les yeux au ciel, riant à mon tour. Un rire vicelard. On sort de la maison après avoir bravé l’épreuve de la porte déglinguée. D’un signe de tête j’lui indique ma caisse, une merco c217 coupée noire, pas trop luxueuse, juste ce qu’il faut. Une grosse caisse avec un coffre sympa où un corps peut se dissimuler sans trop d’efforts. Je rejoins ma voiture, la laissant rejoindre la sienne. J’monte et prend l’temps de m’attacher avant de démarrer attendant que cette femme à couleur de peau exotique mettre en marche sa petite voiture de femme. L’adrénaline l’a déjà gagné avant même que l’on ait commencé. J’secoue la tête face à son petit jeu, un petit rictus s’échappe de mes lèvres. « Fais pas trop la maline ! » Elle s’tira comme une voleuse et je ne tarde pas à la suivre, démarrant sans aucune douceur, maltraitant la moindre mécanique de ma voiture. J’suis tenté de ne pas respecter les feux parce que c’est devenu une mauvaise habitude. En clair, j’suis toujours tenté par ne respecter aucune loi, aucune règle. Même les miennes, quelques fois, j’arrive pas à m’y tenir parce que j’suis un homme libre, un gars qui fait ce qu’il veut quand il veut tout en protégeant son cul. J’vis ma vie comme je l’entends, depuis que j’ai brisé ces chaînes qui me retenaient prisonnier de ce monde, des autres. Samsonvale n’est pas mon terrain de jeu, ce n’est pas un endroit que je connais comme ma poche, connaissant les raccourcis à la con, les routes sur le bout des doigts. J’sais malheureusement très bien m’adapter, réagir rapidement malgré les kilomètres heures qui réduisent le champ de vision. Les délits sont un domaine bien à moi mais j’suis persuadé qu’elle peut me la mettre, probablement une adversaire de taille. J’lui laisse de l’avance prenant même le temps de m’en allumer une et de changer la chanson, trop molle et ennuyeuse pour ce genre de moment. nothing good comes after midnight, when you play the devils game. C’est ça c’que j’aime dans la musique, tellement de part de vérité et on se rend compte que nous ne sommes pas les seuls à vivre des expériences de dingue puis par la musique, on arrive à s’exprimer d’une autre façon, plus ouvertement, plus facilement. Je chantonne ne m’entendant même pas sous la musique qui résonne faisant vibrer mon cœur à son rythme, jusqu’à mes tripes. Je me suis envolé vers une contrée lointaine, à fumer ma clope comme un salaud, à rouler sans prendre conscience des dangers. Tess ralentit, j’lève le pied de l’accélérateur en prenant même le temps de freiner. J’arrive à la hauteur de Tess, à sa gauche avant de jeter mon mégot à ma fenêtre me désintéressant d’elle qu’une petite seconde, avant d’lui faire un doigt. « Trop pour toi, j’ai pas envie de te faire pleurer. » J’rigole et lui adresse un clin d’œil avant de repartir sans demander mon reste ne jaugeant pas cette fois-ci ma vitesse, les passant assez rapidement, le pied enfoncé au maximum sur la pédale. J’décroche pas mon regard de la route, mon cœur m’envoie des menaces, comme si j’lui en demandais trop, que j’en foutais trop plein la gueule à mes glandes rénales qui délivrent une adrénaline folle. J’prends les virages à l’arrache, le crissement de mes pneus qui m’arrachent les tympans et j’prends même le risque d’me foutre au milieu de la route pour lui barrer le chemin, pour l’emmerder continuant de veiller à ne pas mettre en danger la vie d’autrui m’important bien de la mienne. Elle ne vaut plus rien. La vitesse est complètement folle, épuisante mais exquise. Le son si mélodieux du moteur est couvert par la musique sur laquelle je m’amuse à chanter quelques paroles sans détourner mon attention. Il y a quasiment personne sur ces routes de campagne où j’ai l’impression de plus me perdre au fil des kilomètres, de m’éloigner de la civilisation. Je ralentis à la recherche d’un petit sentier que je pourrais emprunter sans trop abîmer ma voiture histoire de ne pas devoir l’abandonner là pour quelques heures et au final ne plus la retrouver. Pleins phares, la vision qui s’agrandit à nouveau malgré l’obscurité. J’tourne d’un seul coup brusquement le volant, empruntant un petit chemin regrettant de ne pas avoir une voiture tout terrain vu l’tape cul que j’suis entrain de subir. J’pousse ma caisse au-delà de la limite du raisonnable, le moteur grondant. J’ignore où ça va me mener et ça m’importe peu. L’adrénaline est tout autre. Je guette le rétro à la recherche de Tess qui ne se trouve plus derrière moi. A-t-elle emprunté un autre chemin ? Ou elle s’est dégonflée ? Ou pire, il lui est peut-être arrivé quelque chose ? Et pourquoi je m’inquiète, d’abord ?

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MessageSujet: Re: once we were eager. ▬ médusa   Mar 19 Juin 2018 - 12:59



Lemmy fit avancer sa voiture jusqu'à la hauteur de la Land Rover Defender rouge de Tess. Cette dernière, le sourire aux lèvres étiré jusqu'aux oreilles, l'écouta alors qu'elle vit son index se dresser devant lui, en sa direction, avant qu'il ne quitte l'endroit en faisant crisser ses pneus. Tess marqua sa surprise face à ce geste -obscène- elle se mit à rire alors que les phares arrières de la voiture noire de Bélial étaient déjà loin devant elle. Elle enfonça son levier de vitesse, bouscula ses pédales et très vite, fit de nouveau gronder son moteur. « Loud Places » de Jamie XX était en train de résonner dans sa voiture, à fond. Dehors, il n'y avait pas un bruit, pas une lumière, il n'y avait personne. Le vent fouettait son visage, balançant ses tresses n'importe où dans l'abitacle de sa caisse. Elle s'en fichait. Les yeux rivés sur la route noire qui semblait se faire manger par sa land rover, Tess n'était dissipée par rien d'autre. Ses phares éclairant le goudron, donnaient une atmosphère particulière à son champ de vision. La vitesse aussi, et très vite, elle retrouva les phares de Lemmy, à l'horizon, avant qu'il ne disparaisse encore une fois de son champ de vision. La jeune femme sourit, en continuant en ligne droite, elle vit les phares de la caisse de Bélial disparaitrent dans la cambrousse. Il était passé par là ? Très bien. Avec sa caisse, il allait galérer déjà de base. Autant la voiture de Turner était déjà mieux conçue pour ce genre de tous terrains. D'ailleurs, Tess ne tarda pas à foncer sur la route, ayant déjà une idée de ce qu'elle allait faire. Volant presque sur le goudron, elle ne tarda pas à tourner violemment sur le même côté qui avait fait tant de charme au beau brun. Quittant le goudron et son confort pour un chemin de campagne, la jeune femme vit le nuage de fumée se créer autour d'elle. Un nuage de poussière qui semblait entourer sa voiture et laisser aussi une traînée derrière elle. Longeant les champs, la jeune femme roulait à toute vitesse, espérant ne pas tomber sur un animal nocturne, ou perdu, qui se trouverait ici par le plus grand des hasards. La trentenaire serrait les dents, malgré le fait que sa voiture soit faite pour ce genre de terrain, à cette vitesse, rien n'était plus dangereux et elle le savait, et quelque part, elle aimait ça. Cette sensation d'avoir le contrôle, mais que tout soit si fragile, futile et qu'elle puisse tout perdre en une seconde. Son corps était rempli d'adrénaline, elle ressentait les bien-faits de cette drogue chimiquement secrétée par son corps, se mélangeant alors au cannabis qu'elle avait fumé toute la journée. Sa vision était plus courte, rétrécie, et son rythme cardiaque était fou, ses mains cramponnaient le volant, mais elle se sentait bien. A la frontière, à la limite du danger, de la zone de non-retour. La jeune femme longeait encore les champs, avant d'arriver près d'une petite forêt, elle sourit et très vite, vit les phares de Lemmy débouler au loin. Elle accéléra encore, glissant sur la terre humide, l'arrière de sa voiture ne manqua pas de zigzaguer dangereusement, lui arrachant un rire. Elle reprit le contrôle de son véhicule, passant largement devant son hôte, elle reprit l'avance qu'elle avait eu tout à l'heure. Longeant le petit bois, veillant à bien garder les phares de Lemmy dans ses rétros, elle ne tarda pas à retrouver le goudron de tout à l'heure, assurant à sa voiture une meilleure stabilité et un meilleur confort pour elle.

HRP : Désolé ma réponse est courte et nulle, mais mon ordi bug toujours :/ Je ne sais pas d'où ça vient et c'est vraiment hyper chiant haha. J'voulais pas faire que Tess s'arrête à un endroit, je te laisse le choix de continuer la course, ou de les faire se poser un peu :) J'espère que tu vas bien en tous cas? Bisous bbchat I love you I love you



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UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
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MessageSujet: Re: once we were eager. ▬ médusa   Mar 19 Juin 2018 - 17:54




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J’sais pas trop où je me rends mais ça me fait pas peur. J’fonce, même si ma caisse n’est pas tout terrain. J’ai confiance en elle, avec tout ce que je lui ai déjà mis dans la gueule, elle aurait très bien pu me lâcher plus d’une fois. Je la maitrise, ne levant pas le pied de la pédale de l’accélérateur. Rien m’freine, même pas un terrain où ma voiture n’est pas adaptée. Dans la vie, je suis comme ça. En terrain inconnu et non conquis, je fonce toujours ayant l’avantage de bien vite m’adapter à tout genre de situations, à me glisser dans la peau de n’importe quel personnage, excepté un seul. Celui que je n’ai jamais réussi à imiter à la perfection, celui où j’ai des limites. L’éternel romantique. J’sais pas comment on fait parce qu’on ne m’a jamais montré, parce que mon père ne m’a jamais appris comment ressentir ça, comment faire. Mon père n’a jamais manifesté un geste affectueux envers ma mère, depuis que je me suis mis à comprendre le sens des mots, il ne lui a jamais dit qu’il l’aimait. Ma mère était tout le contraire, elle a essayé mais elle est partie trop tôt. Tess me passe devant sans difficultés. Dommage qu’il fasse nuit noire et que j’ai besoin d’mes phares pour me repérer. En général pour m’tirer plus facilement, je préfère les éteindre. Ca aveugle et on peut mieux s’dissimuler n’importe où. J’regagne à mon tour la route goudronnée m’étant assuré rapidement que personne ne vienne des deux côtés. J’réussis à rattraper Tess, jaugeant ma vitesse, rapprochant dangereusement l’avant de ma voiture de l’arrière de la sienne rien qu’pour jouer avec la peur, la sentir frémir. Ne pas savoir comment réagirait l’autre, si les feux de freinage décident subitement de s’allumer et d’foutre un coup d’pression. J’suis serein, aux aguets sans être sûr de pouvoir réagir à temps si jamais elle décide de m’emmerder un peu. J’ai la connexion entre les neurones qui merde un peu et d’ailleurs là tout de suite, j’ai subitement envie d’un verre de whisky. Y’en aurait pas une qui traine dans mon coffre ? J’peux même pas prendre le risque de l’ouvrir, sait-on jamais. Y’en a qui devraient nettoyer leur appart’ avant la venue d’une gonzesse, d’autre devraient nettoyer le coffre de leur voiture. J’fais parti du deuxième cas. Je suis quelqu’un de très maniaque et pointilleux, normalement rien ne traine mais on n’est jamais trop prudent, n’est-ce pas ? J’me décale pour la dépasser gardant une certaine proximité entre sa voiture et la mienne simplement pour exercer une pression, une présence imposante et menaçante. Si vous croyez que ça m’dérange d’aller cabosser ma caisse à quelques endroits, vous vous gourez sur toute la ligne. J’fais parti de ceux qui ont du fric à dépenser, qui ne regardent pas dessus et qui cachent bien leur fortune. Une fois arrivé à sa hauteur, j’me permets de détacher mon regard de la route, furtivement, pour le poser qu’une infime seconde sur elle, me concentrant à nouveau sur la route. Une voiture s’trouve sur la file où je suis, venant d’en face. Ah. Enfin quelque chose d’intéressant. L’moteur vibre dangereusement, il gronde sous tous les efforts que j’lui demande de faire. La voiture en face arrive trop vite. J’me rabats au dernier moment avec habilité, sans brutalité, n’effleurant que très peu le devant de la voiture de Turner. Si j’l’aurais fait, j’aurais fini dans les champs et dans quel état, ça j’sais pas trop. Mort, ça j’en suis sûr après le reste, on peut l’imaginer. J’ai senti cette adrénaline jouir, mon corps m’envoyant des décharges électriques face à cette pression montée en puissance, l’cœur battant à la chamade, pompant ce qu’il peut. « Whoooo ! » J’me sens vivant, libre et invincible. Si la mort avait voulu me prendre, elle aurait fait en sorte que je ne m’en sorte pas, que je n’ai aucune échappatoire. Si elle n’veut pas de moi aujourd’hui, peut-être qu’elle ne voudra pas de moi demain. Le danger est addictif, c’est une drogue pure à laquelle j’en suis devenu accro. J’ai besoin d’ça, de sentir la mort me peser sur la conscience, qu’on m’fasse du mal, qu’on m’rappelle que je ne suis qu’un être humain abominable répertorié dans la catégorie des déchets de la société ayant même droit à la première place, loin devant les prostituées. Les violeurs viennent après. Comment vous dire que j’trouve ça affreusement dégueulasse d’foutre les tueurs à gages à la tête de liste ? J’finis par ralentir, la vitesse s’affaissant petit à petit. L’adrénaline reste à son comble et m’donne l’impression que si j’faisais encore subir trop longtemps cette pression à mon corps, j’allais crever. J’sors à nouveau de la route, m’aventurant sur un chemin de terre spacieux, à la recherche d’un endroit où stationner même si c’est à l’arrache. J’finis par m’arrêter en lisière de forêt, jetant un rapide coup d’œil. J’sors de la voiture, laissant le moteur allumer, les phares éclairant cette pénombre angoissante et sinistre, me sentant tout à mon aise dans un tel environnement où la vision est restreinte, où il n’y a personne. J’attends que Tess ait fini par me rejoindre avant de m’avancer jusqu’à sa voiture. « Tu connais un peu l’coin, ici ? » J’ose poser la question, tant pis si elle parait débile. Rien à battre. « Viens qu’on aille là dedans, j’suis sûr y’a des esprits qui ont faim ! »

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MÉTIER : illustratrice pour le journal local de samsonvale ϟ illustratrice en free-lance ϟ a monté un projet de roman illustré avec greta ϟ vient de terminer un projet d'affiches pour l'opéra de brisbane.
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UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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MessageSujet: Re: once we were eager. ▬ médusa   Mar 19 Juin 2018 - 19:01



De retour sur le goudron de Mount Pleasant, petite région montagnarde à Samsonvale, le beau brun ténébreux ne perdit pas son temps pour retrouver le goût de la course. Rattrapant la distance qui le séparait de la jolie métisse, sa voiture ne tarda pas à venir chatouiller la sienne. La jolie jeune femme, toujours la musique à fond, entendait qu'il avait fait la même dans sa voiture. Les deux musiques se mélangeaient, alors que les carrosseries se toisaient. Entre sensualité et force, il ne manqua pas à plusieurs reprises de venir chercher à lui voler sa peinture rouge, pour en marquer sa taule noire. Tess essayait de contrôler, à chaque tentative de pression de sa part, de donner le bon coup de volant qu'il fallait. Prise dans ce jeu, l'un avec l'autre, la jeune femme se rendit pourtant tout de suite compte quand deux phares lumineux se dessinèrent à l'horizon. Elle se mordit la lèvre, jetant un coup d'oeil à Lemmy. Que voulait-il faire ? Elle ne freina pas, elle gardait le rythme. Il n'avait qu'à se ranger derrière après tout. La voiture face à lui se rapprochait, il ne parvenait pas à doubler Tess, ce qu'elle sentait qu'il désirait faire. La jeune femme sentit son cœur battre plus fort dans sa poitrine, elle sentait cette sensation d'excitation dans son corps tout entier. C'était tellement bon, de jouer avec le feu. La voiture était proche, elle leur fit des appels de phares, et dans la précipitation, elle donna un coup de frein. Lemmy passa, toucha le devant de sa voiture au passage, alors que la voiture arrivait, klaxonnant en furie. Tess avait ralentie, si bien que Lemmy traça à toute vitesse devant elle. Ses mains tremblaient, accrochées fièrement à son volant. Son cœur battait si fort, elle avait l'impression que sa poitrine se soulevait à chaque bond. Turner baissa le son de sa musique, elle se rendit compte qu'elle respirait fort et qu'elle s'était presque totalement arrêtée sur la route, seule. Sa voiture était un peu en biais, poussée par le cul de Lemmy. Son coup de frein avait en fait été un seul gros coup de pédale sur le frein, mettant à l'arrêt son véhicule. Tess souffla un grand coup, regarda ses rétros pour être sûre d'être toute seule, et démarra de nouveau sa lange rover. La voiture de Lemmy était hors de sa vue, et maintenant que sa musique était éteinte, elle n'entendait même pas le bruit de son moteur. Où était-il ? Finalement, la jeune femme roula pendant quelques instants avant de voir Lemmy, près de sa voiture, rangée sur le bas-côté. Elle arriva lentement près de sa voiture et colla l'avant de sa lange au cul de la caisse de Lemmy. Il ne tarda pas à arriver près d'elle, excité sous les effets de la coke et de l'adrénaline. Tess elle, était partagée entre l'adrénaline et son excitation, et ce sentiment de peur qu'elle avait eu un peu plus tôt. Une bonne peur, comme de celle que l'on éprouve dans les montagnes russes. Elle retira sa clef de sa voiture, ouvrit sa portière et descendit. Se tenant à sa porte, elle se rendit compte que ses jambes étaient toutes molles. « Oui, on est à Mount Pleasant ici » souffla t-elle encore sous les effets de la vitesse. Elle ferma sa caisse et lança à l'excité qui l'accompagnait « j'espère que tu as de quoi manger alors » en souriant. La jolie métisse disparue ensuite entre les arbres, marchant à tatons sur les épines, les fougères, les feuilles et enjambant les branches d'arbre tombées au sol. Elle entendait les craquements dûs à la marche de Lemmy dans la forêt. Parlant alors avec lui afin de ne pas le perdre de vue et de ne pas se retrouver seule « attends-moi » presque comme une plainte. Elle ne voulait pas se perdre ici, elle ne voulait pas qu'il la laisse dans ces bois. Alors il devait l'attendre. La jeune femme le rattrapa vite fait et puis lança « tu as ton téléphone, pour la lampe torche ? » parce que elle, elle avait laissé son portable chez elle. Une fois que la forêt fut un petit peu éclairée, la jeune femme observa les lieux et lança « j'crois que par là-bas y'a un coin sympa » lança t-elle peu sûre d'elle. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas été dans ces bois, cela faisait vraiment longtemps. La dernière fois qu'elle était venue se perdre ici, c'était sûrement avec sa bande au lycée, sa bande avec Nick, celle avec laquelle elle fumait et faisait de la merde. La jeune femme essayait de traverser par delà les milliers de trucs au sol, quand finalement, à un moment donné, le terrain devint moins encombré « j'crois qu'on y arrive ». Il n'y avait plus que des troncs d'arbres, assez proches, mais plus rien au sol. La marche était plus tranquille, et puis finalement, ils y arrivèrent enfin. Tess sourit, les yeux brillants, ça n'avait presque pas changé. Devant eux, se dessinait une structure en dur, qui ne disait sûrement rien à Lemmy vu comme ça, dans le noir presque complet. Tess sourit et tourna son visage vers le sien pour lui dire « viens » en l'entraînant à venir s'en approcher. Très vite, Tess grimpa dessus et se retrouva sur une plate-forme plate, tout en haut. Elle sourit à Lemmy et lui lança « éteins ta torche » et lorsqu'ils furent plongés dans le noir, elle leva la tête vers le ciel. Là, comme par magie, des milliards d'étoiles recouvraient leurs têtes, sans qu'aucun nuage, aucun arbre ne viennent gâcher cette vue dégagée et magnifique. Elle souriait, face à ce magnifique spectacle et ne tarda pas à trouver les yeux de Lemmy pour lui dire « c'est un ancien observatoire » presque dans un souffle alors qu'elle se perdait déjà dans ses yeux brillants.



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UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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MessageSujet: Re: once we were eager. ▬ médusa   Mar 19 Juin 2018 - 23:12



There is still hope for you.
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Elle sort de sa voiture et m’indique le lieu qui ne me parle pas du tout. Elle pourrait même me mentir que ça n’y changerait rien. J’ai conquis seulement Brisbane que je connais comme ma poche mais les alentours me sont complètement étrangers. J’sais m’adapter et j’apprends vite. J’ai une mémoire vicieuse et costaud et dans ce métier, vaut mieux se rappeler de toutes les conneries qu’on a sorti, tous les mensonges que l’on a vendu au plus démuni, à ceux qui auraient eu le malheur de s’intéresser de trop près à nous. Tess n’en fait pas partie, je lui cache simplement la pire des vérités, celle qu’elle ne devra jamais connaitre auquel cas cette confiance disparaitra en même temps que moi, s’évaporant dans la nature sans laisser de traces. « Ils vont crever la dalle avec nous deux. » Y’a plus rien à nous prendre, on nous a déjà volés notre pureté et nos âmes. Qu’elles reposent en paix. J’file couper le contact, éteignant mes phares avant de fermer ma voiture, rejoignant Tess sans trop savoir où je marche. La pénombre noircit mon cœur meurtri, elle dilate mes pupilles autant que cette présence malfaisante vibrant à chaque bouffée d’air que j’inspire. Je me sens dans un élément qui n’appartient qu’à moi, en harmonie avec cette ambiance effrayante pour n’importe qui de censé. Derrière un arbre, retirer dans les ténèbres, n’importe qui ou n’importe quoi peut s’y cacher, vous observant silencieusement, décelant vos faiblesses et les retournant contre vous. Je fais parti de ces esprits qui errent et qui se cachent timidement dans un coin où personne ne peut les atteindre, ni les voir. Mes pas sont plus lourds, plus ancrés dans le sol. Lents et déterminés n’éprouvant aucune angoisse face à ces êtres malveillants qui peuvent surgir de nulle part. La voix de Tess surgit par-dessus mon épaule en me demandant de l’attendre. Je me stoppe sans me faire prier. L’angoisse de se perdre, de se retrouver seule vibrait au fond de sa gorge. Je me saisis de mon téléphone, activant la lampe torche histoire d’y voir un peu plus clair. « T’es même pas sûre ? » J’aurais peut-être dû dire à ma petite boule de poils rousse que je l’aime et que je ne reviendrais plus jamais. Je suis Tess sans broncher tout en vérifiant si au cas où on réussit à se paumer, le réseau. On comptera pas là-dessus, plus sur nos sens de l’orientation. « Brr, j’ose même pas regarder par terre, j’suis convaincu qu’il y a de grosses bêtes avec des pattes velues dans tous les coins. » L’mec de la ville qui supporte pas la nature parce que ça grouille de bestioles en tout genre. Autrement, j’apprécie les paysages que la campagne nous offre, ces coins reculés paradisiaques où l’on peut se retirer de la civilisation quelques temps. Y’a juste les grosses bêtes qui me dérangent. Mes pompes martèlent à nouveau un sol plus dur, plus ferme sans me donner l’impression de marcher sur des centaines de cadavres, à sentir les branches craquer sous mes pieds. Elle m’encourage à la rejoindre, grimpant sur la structure après elle sans difficulté avant de me redresser, en profitant pour me dépoussiérer, frottant mes mains emprisonnées par le tissu de cuir, balayant ensuite l’une d’elle sur mes fringues. Je désactive la lampe torche, rangeant mon téléphone dans la poche de ma veste avant de m’avancer jusqu’à elle, me stoppant une fois à sa hauteur. De là, on a cette sensation que le monde nous appartient, que nos vies sont à nous et que jamais personne ne se donnera le droit de se l’approprier, comme tout le reste. J’sens son regard sur moi et par automatisme je tourne la tête vers elle me retrouvant instantanément happé par son regard envoûtant et perturbant. « C’est sympa ici. Encore un endroit où personne vient t’emmerder si t’as envie d’avoir la paix. » Elle me fait découvrir des coins sympathiques de l’Australie, d’autres coins que ma petite ville de Brisbane. C’est une tout autre ambiance ici, plus calme et plus apaisante. De nuit peut-être moins que de jour. J’finis par poser mon petit cul par terre et me sort une clope … une autre parmi des dizaines. Une drogue dont je ne me passerais jamais. Il est impensable pour moi d’arrêter. Mes poumons sont noircit par toute la merde que j’fume depuis des années et puis, quoi, arrêter et m’déclencher un cancer à la con ? Y’en a qui font fumés pendant des années, ils ont jamais eu de problèmes alors qu’certains ont une vie bien plus saine et ils ont toutes les maladies du monde. De toute façon, j’finis toujours par donner l’excuse du : faut bien mourir de quelque chose. J’tends seulement une de mes jambes, éloignant l’autre de cette dernière tout en la pliant, légèrement ramenée vers moi. J’prends appui juste avec l’aide de ma main libre qui n’est pas occupée à tenir l’invention du Diable. L’adrénaline redescend petit à petit et, ça m’crève. « C’était pas grand-chose comme course, mais ça m’a fait du bien ! Puis, t’es une adversaire de taille. » C’est pas comme si elle ne connaissait pas l’coin non plus. J’suis persuadé que sur mes belles routes irlandaises, elle aurait morflée. « Puis j’ai failli crever, c’était drôle ça aussi. » Dis-je d’un air sérieux, sans même décocher un rire, tirant vulgairement sur ma clope comme l’camionneur du coin. « Tu m’surprends de jour en jour. T’es une femme qui prend des risques, j’aime bien. »

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