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 + the crazy speed of always needing more (feat. Matteo)

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ÂGE : 34 ans. Les années ont filé vite pour cet ancien militaire.
SURNOM : Ayd'.
STATUT : Célibataire endurcit, il butine à droite et à gauche.
MÉTIER : Ancien militaire reconverti en chauffeur privé pour personnes fortunées.
LOGEMENT : 9, Fortitude Valley. Un petit studio sans meubles, aux briques apparentes.

POSTS : 118 POINTS : 480

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Adrian n'est pas du tout à jour avec tout ce qui touche à la technologie. Il a un vieux téléphone portable qu'il oublie généralement chez lui et n'est sur aucun réseau social. Ca ne servira donc à rien d'essayer de le trouver sur Instagram, il n'y est tout simplement pas. Et pour le contacter, vous avez encore meilleur temps d'aller directement chez lui à son adresse ou au Canvas vu que c'est là qu'il est lorsqu'il n'a pas envie d'être seul chez lui.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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1. Milena (#1) - We just need someone to lean on


2. Itziar (#1) - Stars don't disappear, they keep blazing


3. Matteo (#2) - The crazy speed of always needing more


4. Evelyn (#1) - the other colors of Brisbane
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PSEUDO : Thispirit.
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MessageSujet: + the crazy speed of always needing more (feat. Matteo)   Jeu 28 Juin 2018 - 11:21






« Il se pourrait bien que l’homme qui est à côté de vous soit mort d’ici cinq ans. » Sur le moment, Adrian avait hoché la tête, comme le reste des jeunes apprentis militaires à ses côtés. Voilà pourtant les mots que le capitaine servait à toutes ses nouvelles recrues en espérant que les moins courageux choisissent cet instant pour rebrousser chemin. C’était une phrase violente mais réelle. La plupart des soldats qui s’engageaient pour l’Iraq se faisaient tuer dans les cinq premières années de leur service. Une statistique qui aurait dû faire trembler Adrian et qui pourtant ne l’avait pas fait ciller une seule seconde. Il était jeune, il était plein de bonne volonté et fier de servir son pays. Lui et les autres étaient là pour ça, pour rendre service et pour protéger l’Australie. C’était, du moins, le baratin qu’on leur servait sur un plateau et qu’on leur forçait dans le fond de la gorge pour être sûr qu’ils s’en souviennent. Pendant treize années, le blond s’était senti comme invincible ; il était toujours en vie. Lui, Matteo et le reste de leur compagnie faisaient partie de l’élite. Ils n’avaient perdu qu’un homme et ils étaient constamment récompensés pour leur bravoure et leur force. Ils étaient sur tous les fronts, leur duo était reconnu, ils étaient « le duo Hellington et Thomas », plus forts à deux. Sur le moment, Adrian ne faisait pas attention aux éloges et aux médailles parce que c’était son travail et qu’il restait concentré sur ce qu’il avait à faire mais avec le recul, il se rendit compte à quel point ils étaient effectivement… Les meilleurs. Mais leur duo s’est effondré et est devenu un solo. Quelque chose qu’Adrian n’avait pas été prêt à vivre. Ca l’avait complètement et entièrement changé. Il n’était devenu que l’ombre de lui même, se laissant manger par le deuil. Il n’avait jamais vécu ça avant. Il n’avait jamais perdu un membre de sa famille mais il en avait entendu parler. Il avait entendu parler de ces différentes phases du deuil, de ces étapes que tout le monde traversait lorsqu’on perdait quelqu’un. Le blond ne croyait pas à ces conneries. Il s’était écoulé sept cent trente jours de deuil et il n’avait constaté aucune étape, aucune remontée. Il était directement passé du choc de l’annonce à la douleur et il avait stagné à partir de là. Il s’était écoulé deux années sans qu’il n’arrive à se sortir de ce cercle vicieux. Adrian était remué par sa rencontre avec Matteo. Il s’était passé plusieurs jours depuis que les deux hommes s’étaient revus au garage puis qu’ils avaient passé quelques instants ensembles à son studio. Il avait complètement été dans le déni jusqu’à ce qu’il reçoive ce coup de poing pourtant libérateur dans le ventre. Il s’était retrouvé face à la réalité ; son ancien meilleur ami était vivant, le cercle vicieux de son deuil allait pouvoir prendre fin.

Le jeune homme avait l’impression de marcher sur d’innombrables œufs. Matteo était à Brisbane et pourtant, il était encore perdu, il ne savait pas trop quoi faire. Avant, tout était spontané et naturel lorsqu’ils trainaient ensembles parce qu’il n’y avait rien à faire – ou à refaire plutôt. Ils étaient déjà amis et aucun des deux n’avait de traumatisme ou de blessure à panser. Le mécanicien lui avait dit qu’il voulait qu’ils se revoient, qu’il avait encore des questions à lui poser et ça pouvait paraître idiot, mais Adrian se sentait comme une adolescente après un premier rencard avec l’homme de ses rêves. Il voulait qu’ils se revoient. Il voyait là, l’occasion de renouer, de retrouver un peu de ce qu’ils avaient tout en commençant quelque chose de nouveau. Le feeling passait toujours aussi bien, ils étaient toujours faits pour s’entendre et ça avait quelque chose de rassurant dans cet océan d’interrogations et de tâtonnements. Le blond avait aussi réalisé qu’il était prêt, prêt à répondre aux questions de Matteo, qu’il était prêt à s’ouvrir et à l’aider du mieux qu’il pouvait avec les zones d’ombre dans sa mémoire. Il n’était pas sûr d’avoir réponse à tout mais il voulait vraiment lui donner un coup de pouce étant donné qu’il avait passé la majeure partie de sa vie à l’armée et qu’il avait été avec lui durant toute cette période. Il s’était dit que s’il avait été à sa place, il aurait aimé qu’on le fasse pour lui, qu’on réponde à ses questions et Adrian était prêt à le faire.

Matteo n’avait apparemment pas changé, il devait sûrement toujours aimer les mêmes choses et pour créer un climat positif, le chauffeur avait eu une idée. Son ancien coéquipier lui avait donné son numéro, aussi il avait bravé sa phobie de la technologie et lui avait envoyé un message pour savoir quand il avait une journée de libre à lui accorder. Il était parti travailler et le soir il avait vu sa réponse. Il lui expliqua très brièvement – et maladroitement – qu’il venait le chercher le matin et qu’il prenne de quoi aller dans l’eau. Il n’avait pas donné plus de détails parce qu’il en avait eu marre de batailler avec le dictionnaire de son téléphone portable et avait fini par le mettre dans un coin de son studio. Le jour J, Adrian avait chargé le coffre de sa vieille Ford et s’était mis derrière le volant pour retrouver le brun devant le garage. Une fois installé, il mit un peu de musique et s’engagea sur l’autoroute. Il n’avait pas pris la peine de lui demander si ça le gênait qu’il mette de la musique car il savait que non, il savait aussi que Matteo aimait les virées en voiture vu qu’ils en avait fait plusieurs par le passé. C’était l’avantage de déjà connaître quelqu’un. « J’espère que je ne t’ai pas arraché à ta petite aujourd’hui. Je me suis dit que ça ne nous ferait pas de mal de rouler un peu. »

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ÂGE : trente-quatre ans.
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STATUT : célibataire, mais tente d'avoir une seconde chance avec son ex-fiancée.
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PETIT PLUS : as été militaire pendant 14 ans △ on l’a cru mort pendant plus d'un an et demi, suite à l'explosion de son camp en Iraq △ papa d'une petite Cami qu’il connaît à peine, malheureusement △ as toujours vécu à Brisbane et le surf est sa passion △ son retour à Brisbane est bien plus compliqué que ce qu’il avait pu imaginer △ il a encore beaucoup de séquelles de son accident en Iraq, que ce soit psychologique (perte de mémoire, angoisse) ou physique △ est bénévole à l’orphelinat
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MessageSujet: Re: + the crazy speed of always needing more (feat. Matteo)   Mar 3 Juil 2018 - 4:47


The crazy speed of always needing more
Adrian & Matteo


Depuis quelques semaines, tout a changé pour moi. Il a fallu que je rencontre deux personnes pour que tout mon petit univers bascule complètement. Tout d’abord, Evie qui m’a apporter un véritable trésor : des lettres que j’ai pu lui écrire durant mes années passé à l’armée. Elle ne m’as pas tout donner, mais les quelques missives que j’ai pu lire on ramener une vague de souvenirs avec elles. Parfois par bribes infimes, de minis extraits de souvenirs perdus dans une vague de brouillard épais. Parfois, tout me revient en bloc lorsque je lis un passage particulier d’une lettre. Cela a été le cas lorsque j’ai lu un passage où je parlais de ma petite sœur, de l’appel surprise que j’avais réussi à lui passer pour son anniversaire quelques mois après mon tout premier départ. C’est peut-être quelque chose de totalement banale pour certains, mais pour moi c’est vraiment quelque chose d’important. Puis Adrian est arrivé dans ma vie et cela a finis de chambouler le peu de stabilité que j’avais pu retrouver depuis quelques semaines. Je ne l’ai pas reconnu de suite, je n’ai pas passé beaucoup de temps en sa compagnie non plus et pourtant, c’est comme si je venais de retrouver un des morceaux du puzzle qu’est devenue ma mémoire. J’ai retrouvé son prénom dans de nombreuses lettres que j’ai pu adresser à Evie. Pratiquement dès le début. J’ai appris que nous, nous ne connaissions pas avant de s’engager. Apparemment, nous avons été mis ensemble dès le premier jour et de ce qu’a pu m’en dire Adrian, on ne sait jamais séparer. Ou presque jamais puisqu’il n’était pas là lors de l’accident qui a ruiner ma vie. Depuis la courte soirée que j’ai passé en la compagnie de l’ancien militaire, certaines choses semblent me revenir en mémoire. La plupart du temps, cependant, cela reste flou et je ne sais pas vraiment comment traiter cette nouvelle information. Ne voulant pas le brusquer puisqu’il avait été très surpris et probablement ému de me revoir, j’ai décidé de lui laisser un peu de temps. Il y a énormément de choses dont j’aimerais pouvoir parler avec lui, cependant, je n’ose pas vraiment le contacter. Je voulais également finir ma lecture des lettres qu'Evie m’as donner afin de voir tout ce que j’ai pu lui raconter en ce qui concerne mon amitié avec Adrian. Autant dire que le prénom du jeune homme reviens très souvent dans mes écrits, ce qui confirme alors ses dires nous concernant. Visiblement, nous étions inséparables et j’en veux tellement à ma mère de ne pas m’avoir parlé de lui avant tout cela.

C’est d’ailleurs un soir alors que je sortais d’un dîner chez ma maman que j’ai reçu un message de la part d’Adrian. Je venais tout juste de faire comprendre à ma mère que je comptais bel et bien reprendre contact avec mon ancien ami. Je ne compte pas le laisser s’échapper. J’ai tellement de questions à lui poser et le fait qu’il m’envoie un message semble être un signe. Je lui communique rapidement mes jours de congé et après une longue attente, je reçois un ultime message du jeune blond qui me propose une virée entre amis toute une journée dès le lendemain. N’ayant absolument rien de prévu de ma journée, je m’empresse d’accepter. J’ai besoin de revoir Adrian. J’aimerais discuter longuement avec lui, mais j’aimerais également retrouver le sentiment d’apaisement et de confiance que j’ai pu ressentir en sa présence la dernière fois. Cela m’est arrivé que très peu de fois depuis que je suis revenu. Seulement avec Evie et Adrian pour être honnête. Comme si le lien qui nous unissait ne pouvais être totalement brisé, malgré notre séparation et mon manque de souvenir.

Le lendemain, matin, c’est très tôt que je me retrouve sur le trottoir devant le garage où je travaille. À mes pieds, un sac à dos ou j’ai placer une bouteille d’eau, une serviette de bain, un maillot et un tee-shirt de rechange. Je ne sais pas où Adrian veut m’emmener pourtant, je lui fais confiance. C’est bien pour cela que je monte dans sa voiture en souriant lorsqu’il s’arrête tout juste devant moi. Adrian allume la radio et démarre sans rien dire. Le silence est tout sauf gênant. Je me sens bien en sa présence. C’est comme si tout mon corps savait qu’il pouvait faire confiance à Adrian. Les yeux fermés. Perdu dans mes pensées, je sursaute quelque peu lorsque le blondinet s’adresse à moi. « Non Cami est avec la maman de Cleo aujourd’hui, c’était prévu. » le rassurai-je. Je veux réellement pouvoir passer du temps avec lui, mais cela ne se serait pas fait au détriment de ma fille. Jamais. « Alors tu m’emmènes ou comme ça ? » Demandais-je tout en m’installant un peu plus confortablement sur mon siège. J’aime cette ambiance. La musique joue calmement en fond sonore audible, mais pas trop fort. Nous roulons les fenêtres ouvertes et plus on s’éloigne de la ville, plus je sens mon corps se détendre. « Tu as vraiment eu, une bonne idée. Je crois que j’avais besoin de cela. » Et je pense qu’il le savait.




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MessageSujet: Re: + the crazy speed of always needing more (feat. Matteo)   Dim 8 Juil 2018 - 7:47






Ca faisait maintenant trois mois qu’Adrian était de retour à Brisbane. Au début, il avait eu peur de ne pas réussir à se remettre sur les rails, qu’après avoir vécu deux années sur la route en Europe – et précédemment treinze années sur un campement nomade en Irak - il serait incapable de retrouver le même appartement tous les soirs et de trouver une routine boulot et dodo. Il avait réellement eu peur de péter à nouveau un câble. Mais au final, retrouver une stabilité lui avait fait autant de bien que rouler dans toute l’Europe après ce qu’il s’était passé en Iraq. La solitude qu’il avait pu trouver sur la route était toujours présente en Australie et c’était exactement ce qu’il avait besoin. L’ancien militaire avait vécu treize années en étant constamment en présence d’hommes, de ses coéquipiers donc, et les avoir tous perdu d’un coup avait été tellement traumatisant que rien que se retrouver dans une salle d’attente avec juste deux autres personnes présentes lui donnait l’impression d’étouffer. Il ne supportait plus qu’on l’entoure, il avait vraiment cette impression d’avoir le tourni dès que deux autres personnes étaient dans le même endroit que lui. Cette solitude, il en avait besoin, c’était vraiment devenu vital à sa santé mentale. Rien que pour sa blessure, il ne supportait plus les bruits forts, les feux d’artifice étaient un enfer pour lui, sans parler des orages. Il avait l’impression qu’on lui sciait le crâne en deux dès qu’il y avait deux conversations ou deux sons en même temps. C’est aussi pour cette raison qu’en dehors de son travail, il faisait tout à pieds. Les conversations dans les transports en commun, mêlés à la musique sortant des écouteurs des adolescents ou le bruit du moteur du bus le rendaient vraiment dingue. Même lorsqu’il conduisait des clients à leurs rendez-vous, il coupait la musique et avait tendance à essayer de s’enfermer dans une bulle lorsqu’il devait conduire avec une conversation sur la banquette arrière. Adrian avait réellement eu peur qu’arrêter son road trip lui fasse perdre la tête mais ce matin là, avant de partir pour la destination secrète qu’il réservait à Matteo, il avait eu soudainement peur que partir loin de Brisbane l’angoisserait. En trois mois, il avait posé ses repères et il s’était créé une routine, une routine qui tournait autour de sa blessure, une routine qui tournait autour de ce traumatisme qu’il trainait derrière lui comme un boulet. Toutes ses journées étaient rythmées par ça et maintenant que Matteo était à côté de lui, qu’il avait mis un peu de musique en fond et qu’il roulait sur l’autoroute, il espérait vraiment qu’il arriverait à gérer la situation. Et heureusement, il se rendit assez vite compte que justement, la personne à côté de lui était Matteo et que tout ne pouvait que bien se passer.

Le blond avait prévu de rouler une petite heure sur l’autoroute avant de sortir pour emprunter des petites routes de bord de mer. Grâce à l’armée, il avait un sens de l’orientation très aiguisé et surtout grâce à son road trip en Europe il pouvait se retrouver dans n’importe quel endroit inconnu qu’il saurait quand même s’en sortir sans problème. Il n’avait pas eu de portable ou d’ordinateur avec lui en Europe, il avait tout fait avec des cartes et le ciel et il s’en était très bien sorti. Il était vraiment réfractaire à la technologie et se plaisait à démontrer qu’il pouvait très bien vivre sans. Pour que les deux hommes ne s’ennuient pas trop sur cette ligne droite qu’était l’autoroute, il décida d’engager la conversation. Il se doutait que son ancien coéquipier avait encore pleins de questions et il était prêt à y répondre mais peut-être que lui aussi avait quelques appréhensions sur cette journée alors il brisa le silence. Cleo avait donc choisi le prénom Cami pour leur petite fille. Adrian avait fait preuve de délicatesse et n’avait pas demandé des détails. Déjà, les enfants n’étaient pas sa tasse de thé et Matteo n’avait peut-être pas envie d’en parler. Il hocha la tête et jeta un coup d’œil dans le rétroviseur avant de se mettre sur la file de gauche. « Où je t’emmène ? Tu verras. Mais je peux déjà te dire que tu vas aimer. » Le mécanicien ne semblait pas avoir changé de personnalité depuis la dernière sortie qu’il avait fait ensembles donc cette journée devrait vraiment lui plaire. Et il espérait surtout que ça allait leur faire du bien. « Y en a pour quelques heures de route par contre mais y a de la flotte et de la bière dans le coffre. Y a même de quoi grignoter donc si tu veux faire une pause, n’hésite pas. » C’était probablement plus facile pour lui que pour son ancien meilleur ami. Il savait déjà ce qu’il aimait boire, manger et quel style de musique il aimait écouter. Adrian avait un peu l’impression de passer pour un « stalkeur » mais il le connaissait juste très bien. « On y allait souvent lors de nos permissions. En général, quand on arrivait sur la base, tu allais passer du temps avec ta famille et Cleo. Moi pendant ce temps je faisais la fête et je dormais sur un banc du parc et je cuvais sur le siège passager pendant que tu nous conduisais là-bas une fois que tu avais vu ta famille. » Le blond espérait ne pas trop étaler leur vie mais après tout, c’était aussi sa manière de le rassurer, de ne pas lui faire croire que c’était un psychopathe qui l’emmenait dans une forêt pour le tuer et jeter son corps dans la mer. Et puis, il ne disait que la vérité. Adrian n’avait jamais passé du temps avec sa famille lors de leurs permissions. Il allait de son côté pendant que Matteo profitait des siens et ils se retrouvaient pour les derniers moments avant de retourner en Iraq. Comme il venait de le dire, en général, le jeune Hellington devait surtout venir le chercher avec une boîte entière d’aspirine. Le blond sourit tout en regardant la route. « Je sais. N’oublie pas que j’ai vécu treize années à tes côtés. » Il ricana légèrement. « Non mais plus sérieusement, ça va te faire du bien et honnêtement… à moi aussi. C’est pour ça que j’ai choisi ça comme destination, c’était là qu’on venait pour vraiment se vider la tête avant de devoir se remettre dans la peau d’un soldat. » Le chauffeur n’était pas quelqu’un de bavard mais en présence de son ancien meilleur ami, les mots sortaient naturellement. Il mit un peu les gaz et s’enfonça confortablement dans son siège.


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MessageSujet: Re: + the crazy speed of always needing more (feat. Matteo)   Mer 11 Juil 2018 - 3:16


The crazy speed of always needing more
Adrian & Matteo


La dernière fois que j’ai passé plusieurs heures dans une voiture, j’étais encore en Irak. Il m’avait fallu plusieurs jours pour trouver le courage de faire ce chemin, pour abandonner ceux qui m’avaient tant aider, qui m’avais sauver la vie même. Il m’avait fallu plusieurs jours pour trouver le courage de faire ce chemin, pour abandonner ceux qui m’avaient tant aider, qui m’avais sauver la vie même. Je voulais retrouver mes proches, mais il était également assez compliqué pour moi de quitter cet endroit qui m’avait vu renaître en quelque sorte. Je me souviens que le chemin avait été horriblement long et très douloureux. J’avais mal de partout à cause de mes différentes blessures qui n’avais jamais vraiment été traité correctement à l’époque et j’avais la peur au ventre. Après ce long road trip, j’avais dit adieu à mon sauveur en sachant pertinemment que je ne le reverrais jamais. . Cela avait vraiment été compliqué et j’espère, sincèrement, que le trajet d’aujourd’hui allait pouvoir effacer ses souvenirs douloureux afin de laisser place à quelque chose de bien plus heureux. Depuis mon retour, j’ai besoin de remplacer les souvenirs noirs que je possède suite à mon réveiller en Irak par des nouveaux bien plus lumineux et synonyme de mon évolution. Je n’ai pas retrouvé tous mes souvenirs et je ne les retrouverais probablement jamais, alors il est très important pour moi de pouvoir m’en créer de nouveau. C’est bien pour cela que j’ai accepté l’invitation d’Adrian même si ce dernier ne m’avait pas vraiment expliqué ce qu’il comptait faire ce jour-là. On verra bien. Je crois que je lui fais confiance. Cependant, je ne peux m’empêcher de le questionner dès que l’on a démarré. Je reste tout de même assez curieux, on peut pas m’enlever ça. Adrian reste assez mystérieux et cela me fait rire quelque peu. « Tant de mystère. Je devrais me méfier ? » Je sais parfaitement que je n’ai rien à craindre avec lui. Ne me demandez pas comment je le sais alors que je ne me souviens absolument pas de lui. Je le ressens, c’est tout. J’ai se ressentit qui me prends aux tripes lorsque je suis avec Adrian. Je sais que je pourrais lui confier ma vie. C’est probablement ce que l’on ressentait lorsque nous étions en mission. Je n’en doute pas dans le fond. J’aimerais juste pouvoir m’en souvenir. Tout simplement.

Lorsque l’ancien militaire me fait savoir que nous en avons pour quelques heures de route, je prends le soin de reculer légèrement mon siège afin de pouvoir mieux étendre mes jambes. « T’as pensé à tout, je vois ! » Je lui souris quelque peu et sans même faire attention à mon geste, change la station de radio n’aimant pas ce qui passe actuellement. Je fais le tour de quelques radios avant de tomber sur un son qui me plaît. Quelque chose d’ancien qui me rappelle mon adolescence sans que je ne sache pourquoi. Une chanson dont je connais l’artiste au moins, parce que très clairement dernièrement je suis plus que perdu avec les nouveautés musicales. On entend de belles merdes parfois et c’est plus vraiment ce que j’appelle de la musique, c’est encore un autre débat. Ne supportant pas trop l’air climatisé, je me permets d’ouvrir légèrement ma fenêtre. « Ca te dérange si j’ouvre ? J’aime pas trop cette merde de clim là. » Je suppose qu’Adrian, tout comme moi, est habitué à la chaleur étant Australien de naissance et ayant vécu par intermittence en Irak pendant des années. Finalement, le conducteur me fait savoir qu’il m’emmène dans un endroit où nous avions très souvent l’habitude de nous rendre avant un départ pour une nouvelle mission. Je crois comprendre qu’il s’agissait quelque peu d’un échappatoire pour nous. Un endroit où l’on venait probablement relâcher la pression avant de partir vers une nouvelle mission sans aucun doute plus compliqué que la précédente. « Tu… Tu n’allais jamais voir ta famille ? » Je me doute que ma question est a double tranchant. Je me préoccupe peut-être de ce qui ne me regarde pas, mais cela a titiller ma curiosité. Je semblais passer pas mal de temps avec ma famille lors de la permission et je me demande ce que pouvais bien faire mon ami pendant tout ce temps. « Tu venais jamais à l’appart avec moi ? » Après tout, je vivais avec Cleo depuis longtemps, je devais quand même bien héberger mon pote de temps en temps non ? Encore tout un tas de détails qui semble anodin pour la plupart des gens, mais qui pour moi sont véritablement importants. J’ai besoin de savoir ce genre de choses. Pour commencer à retrouver des habitudes, pour mieux comprendre comment j’avais construit ma vie d’adulte, ma vie de militaire.  




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MessageSujet: Re: + the crazy speed of always needing more (feat. Matteo)   Mer 18 Juil 2018 - 8:33







Je sais très bien que la question de Matteo est essentiellement pour plaisanter mais au fond de moi, je ne peux m’empêcher d’avoir un pincement au cœur. Même s’il se demandait vraiment s’il devait se méfier de moi, je ne pourrai pas lui en vouloir. Je suis arrivé de nul part, je l’ai plaqué contre une voiture et je lui ai dit que j’étais son meilleur ami à l’armée, qu’il était comme mon frère. Ca a dû lui faire un choc aussi important que moi lorsque j’ai découvert qu’il était toujours en vie. Après tout, même si moi je le connais jusque dans les détails, ce n’est pas son cas et en tant qu’ancien militaire, il devrait effectivement se méfier des étrangers. Parce qu’après tout… C’est un peu ce que je suis pour lui. Même s’il m’a vu sur des photos. Et pourtant… Il est là, assis à côté de moi. Il a accepté mon offre de le conduire à un endroit dont il ne se souvient plus, me faisant ainsi une confiance presqu’aveugle. Je pourrai aussi bien être un psychopathe qui cherche à l’éloigner de Brisbane pour le tuer et laisser son corps dans une forêt. « Non, ça devrait aller. » Je souris légèrement en regardant la route, un sourire qui cache tout de même une certaine tristesse. Cette situation est tellement étrange. J’ai eu plusieurs jours pour essayer d’intégrer et d’assimiler la nouvelle et pourtant ça reste étrange pour moi. Il s’est déroulé un peu plus de deux ans depuis la dernière fois que l’on s’est vus et le problème, c’est que je ne me rappelle pas de chaque instant. Je venais de chuter et de me retrouver coincé sous des décombres quand l’hélicoptère est venu me chercher en toute urgence alors que Matteo m’avait sorti des gravas juste à la force de ses bras. Sans lui, je ne serais plus là. Je sais qu’il faudra que je lui en parle un jour mais pour le moment… C’est trop dur. Lorsque j’ai appris la mort de la compagnie, quelques jours après mon accident, je l’ai maudit. Je l’ai vraiment détesté de ne pas m’avoir laissé pourrir sous ces gravas. Il n’y a pas moins d’une semaine, je me demandais encore pourquoi j’avais eu le droit à cette chance d’être sauvé. Et maintenant ? Je suis perdu. Suis-je toujours en colère contre lui ? Aurais-je toujours envie de mourir à cet instant ou le savoir en vie et savoir qu’on a peut-être une chance de redevenir les amis qu’on était avant change mon point de vue ? C’est très compliqué et rien que d’y penser, je sens que ma tête commence à me faire mal. Je vois mon ancien coéquipier s’installer confortablement jusqu’à changer de station radio. « Y a des CD dans la boîte à gants si tu veux. Ils étaient là quand j’ai racheté la voiture alors j’espère que l’ancien propriétaire n’écoutait pas trop de la merde. » Il ne pu s’empêcher de sourire mais fronça rapidement les sourcils en essayant de bidouiller le bouton de la clim. « Je sais, je déteste ça aussi mais cette connerie s’allume à chaque fois. Faudra peut-être que tu y jettes un œil une fois. Il doit y avoir un court circuit. » Après tout, Matteo était mécanicien. Je m’y connais bien en voiture mais là, c’était des petits détails trop pointilleux pour mes connaissances. A mon tour, je m’installe un peu plus confortablement dans mon siège. Cette voiture ne date pas d’hier mais je l’adore. Elle me rappelle ma vieille Ford que j’avais loué pour traverser l’Europe. Je conduis tous les jours une belle berline de luxe pour le travail mais à mes yeux rien ne vaut une caisse un peu pourrie. Elles ont du charme. On discute un peu et même si je me sens prêt à m’ouvrir un peu au jeune homme, je ne peux m’empêcher de me demander si tout ça, ça va marcher. Lui rappeler des souvenirs, en créer des nouveaux, l’éclairer sans pour autant le faire fuir… « Non, je ne parle plus à ma famille depuis notre première mission et je n’aimais pas m’incruster dans votre petit nid d’amour. Je voulais te laisser le peu de temps qu’on avait avec ta dulcinée et ne pas être la cinquième roue du carrosse. Je m’arrangeais toujours pour dormir chez une conquête, une connaissance ou dans le parc. En général, on se retrouvait la veille du départ et je ne dormais chez vous que cette nuit-là pour qu’on parte ensembles le lendemain pour la base. Ca m’allait bien. » Je n’avais surtout jamais rien connu d’autre. Je n’aimais pas m’incruster chez Matteo et Cleo parce qu’ils avaient besoin de se retrouver alors j’occupais mes journées et mes nuits autrement. On passait tellement de temps ensembles une fois en mission qu’on ne se marchait pas dessus lors de nos permissions. A force de parler un peu, je vis que la sortie d’autoroute approchait. Je la pris et empruntais une route de bord de mer. « Du coup, si j’ai bien compris, c’est un peu tendu là avec Cleo ? Enfin surtout avec Soren ? Tu vas faire quoi ? Essayer de la récupérer ? » Je n’étais pas du genre curieux, j’étais même tout le contraire mais on avait vraiment du temps à rattraper avec Matteo et ma vie sentimentale étant d’un plat mortel, si la sienne pouvait m’apporter un peu de piquant, pourquoi pas ?


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MessageSujet: Re: + the crazy speed of always needing more (feat. Matteo)   Ven 20 Juil 2018 - 22:47


The crazy speed of always needing more
Adrian & Matteo


Même si je ne me souviens pas entièrement de mon ami, je sais, au plus profond de moi, que je peux avoir confiance en lui. C’est donc en voulant plaisanter quelque peu que je lui demande si je dois me méfier de lui. Je sais, sans vraiment le savoir, que je n’ai rien à craindre en sa compagnie. C’est quelque chose que je ne saurais expliquer. On pourrait me prendre pour un fou, mais ce n’est pas le cas. Il s’agit uniquement d’un sentiment plus fort que les autres. Depuis mon retour, j’ai l’impression d’agir à l’instinct de manière constante. Comme si ce dernier était le seul à ne pas me faire défaut. Pour le moment, il ne m’a jamais fait faux bond et je suis persuadé que j’agissais déjà de cette manière avant mon accident. Ma mère m’a déjà fait remarquer que j’ai toujours été un esprit un peu fou, qui agit sur un coup de tête, sans trop se poser de questions. Il paraît que je suis comme mon père. Alors une fois encore, je fais confiance à mon instinct. Je suis persuadé que l’on va pouvoir passer un bon moment tous les deux et que cela va nous faire du bien. Je me doute qu’Adrian ait également besoin de cela. Nous n’avons pas spécialement parlé de lui depuis que l’on, c’est retrouver, mais je peux voir dans son regard qu’il ne va pas aussi bien qu’il puisse le laisser paraître. Ses yeux ne transpirent pas le bonheur, il a l’air extrêmement fatigué et surtout lasser de tout. Je ne sais pas ce qui a bien pu lui arriver, mais c’est comme s’il était fatigué de vivre. À croire que notre passé à l’armée ne nous lâchera jamais. Cela nous poursuit comme une ombre. J’ai bien l’intention d’en savoir plus sur le jeune homme, mais je ne veux pas le forcer. Il faut que l’on prenne notre temps, je n’ai pas spécialement envie que l’on se saute à la gorge une fois encore. On a toute la journée pour parler et ce sera très bien comme cela. Alors, en attendant, j’essaye de détendre un peu l’atmosphère et ouvre la boîte à gants qu’Adrian a désignée afin d’essayer de nous trouver un peu de musique. Les premiers boîtiers mentionnent des artistes dont je connais à peine le nom, on passe ensuite à du rap douteux, et même un CD de comptine pour enfants. « Tu la racheter à qui cette caisse ? » demandais-je à mon camarade tout en lui désignant les boîtiers qui se trouvaient dans ma main gauche. « Y a de tout là-dedans ! » Je ris un peu et attrape un boîtier un peu plus au fond. « Ah ça j’aime ! Enfin… Je crois. » Je ne sais pourquoi, mais le nom de cet artiste me dit quelque chose : James Bay. Autant tester ça puisque de toute manière, la radio ne capte plus vraiment bien ou nous sommes. Je lance le CD et m’installe à nouveau confortablement dans mon siège, regardant le paysage défilé pendant de longues minutes. « T’en fais pas je regarderais ça tout à l’heure. » dis-je tout en éteignant définitivement la climatisation et passant la main derrière mon siège afin de baisser quelque peu la vitre arrière. Il ne fait pas si chaud que cela dehors et l’air diffus fait du bien.

C’est timidement que je finis par interroger Adrian. Je ne veux pas le mettre mal à l’aise, loin de là, mais j’aimerais comprendre certaines choses et surtout la nature de notre lien. De ce que je comprends, il n’a pas vraiment de famille. Il m’explique de manière presque froide, clinique, qu’il dormait là où il pouvait lors de nos permissions ne voulant pas s’incruster chez moi. Je me doute que l’on passait déjà assez de temps ensemble en Irak et que l’on avait probablement besoin de se retrouver un peu loin l’un de l’autre lorsque l’on revenait au bercail. Je devais également passer tout mon temps en compagnie de Cleo et je me doute qu’Adrian n’eût pas spécialement envie de tenir la chandelle entre nous. « Je comprends. » dis-je doucement. Je ne sais que lui dire d’autres. Je ne veux pas l’interroger sur sa famille, cela semble être un sujet quelque peu tabou pour lui. Alors que je cherchais un moyen de détourner la conversation, c’est finalement Adrian qui m’interroge à son jour. Bien entendu, il veut savoir ou j’en suis avec Cleo. À croire que tout le monde est passionné par le feuilleton qu’est devenue ma vie sentimentale. Je soupire quelque peu et passe une main sur mon visage. « Avec Cleo, on se parle uniquement pour la petite… » C’est comme si nous ne savions plus du tout agir l’un avec l’autre et cela me blesse tellement. « Je crois qu’on sait pas par ou commencer… Je voudrais qu’on se voie que tous les deux, mais elle ne m’as toujours pas dit oui, alors bon… » Puis je pense à mon meilleur ami, enfin… Celui qui l’a été pendant des années. « Soren m’a avoué être amoureux d’elle depuis des années. » Je n’oublierais jamais la conversation que nous avons pu avoir tous les deux. Je l’ai d’abord frappé avant que l’on arrive à discuter de manière normale et adulte. Cette conversation m’a brisé et depuis je ne fais que douter, mais elle était nécessaire. « Je crois qu’ils s’aiment vraiment et je n’ai plus ma place dans tout cela… Je veux juste être présent pour ma fille et… » Le dire à voix haute me brise le cœur, mais cette conclusion semble la plus mature de toute. « Et je crois qu’il va falloir que je laisse Cleo s’en aller avec lui… Même si je l’aime encore. » Je me sens quelque peu fragiliser par tout ces aveux et détourne la tête pour qu’Adrian ne puisse croiser mon regard. Je soupire quelque peu et joue avec l’ourlet de mon tee-shirt. « En bref, c’est la merde et des fois, je me demande pourquoi je suis rentré. » J’avais tellement hésité à revenir, je ne savais plus ce qui m’attendais à Brisbane. J’avais décidé de rentrer pour ma sœur et ma mère et je m’étais découvert une fille et tout à été chamboulé. « Je déteste tellement l’idée que Cami soit prise au milieu de tout cela. Elle est petite, mais bon… Un jour il va falloir lui expliquer si ça reste comme cela et j’ai peur qu’elle m’en veuille. » C’est bien ce qui me fait le plus peur depuis mon retour. « C’est con hein, je m’en veux presque d’avoir survécu à cette merde. »




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