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 + the crazy speed of always needing more (feat. Matteo)

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le pas-si-mort
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ÂGE : trente-cinq ans - (21.07.1983)
SURNOM : matt.
STATUT : célibataire, mais tente d'avoir une seconde chance avec son ex-fiancée.
MÉTIER : mécano chez Mecanor, ancien militaire.
LOGEMENT : #23 redcliffe

POSTS : 2207 POINTS : 665

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : as été militaire pendant 14 ans △ on l’a cru mort pendant plus d'un an et demi, suite à l'explosion de son camp en Iraq △ papa d'une petite Cami qu’il connaît à peine, malheureusement △ as toujours vécu à Brisbane et le surf est sa passion △ son retour à Brisbane est bien plus compliqué que ce qu’il avait pu imaginer △ il a encore beaucoup de séquelles de son accident en Iraq, que ce soit psychologique (perte de mémoire, angoisse) ou physique △ est bénévole à l’orphelinat
UN RP ? : Ok mais tu le commences.
RPs EN COURS :








RPs TERMINÉS : Evelyn #1Milena #1Adrian #1TessSoren #1Jaylen #1Leena #1Dean
PSEUDO : paindep.
AVATAR : jesse lee soffer.
CRÉDITS : (avatar) a thug has no name ;
DC : la sweet Elora.
INSCRIT LE : 26/12/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t17907-the-choices-we-make-change-the-path-that-we-take-matteo http://www.30yearsstillyoung.com/t18075-i-d-rather-be-damaged-than-fake-matteo http://www.30yearsstillyoung.com/t18219-matteo-hellington http://www.30yearsstillyoung.com/t18258-matteo-hellington

MessageSujet: Re: + the crazy speed of always needing more (feat. Matteo)   Ven 24 Aoû 2018 - 21:57


The crazy speed of always needing more
Adrian & Matteo


La conversation est plus que tendu entre nous. Je vois bien qu’Adrian n’est pas forcément d’accord avec ce que j’avance, mais j’ai le sentiment que c’était souvent comme cela entre nous. Deux caractères explosifs qui se rencontrent. C’est le plus intéressant après tout, si nous étions constamment d’accord sur tout notre amitié en serait bien fade. Pourtant, la conversation tourne court. Je ne veux pas me souvenir ou plutôt, je ne pense pas être prêt a me souvenir. Visiblement, c’est quelque chose qu’Adrian ne peut comprendre. Il cherche des réponses aux questions qu’il se pose depuis deux ans. L’ancien militaire cherche une explication à l’accident qui lui a fait perdre tout ses amis. Il n’a personne d’autre, je l’ai bien compris et cette explosion lui a arraché le semblant de famille qu’il avait pu se créer. Je comprends son envie de réponses, mais pour le moment, je ne sais pas si j’arriverais à digérer la vérité. On abandonne cette recherche de vérité afin de parler de chose bien plus pragmatique : de ma pierre tombale. Je ne pourrais jamais oublier le jour ou Heidi m’a emmené au cimetière pour me montrer tout cela. À l’époque, j’étais de retour que depuis quelques jours et j’en voulais à la terre entière de m’avoir oublié. Prise d’une colère noire, ma petite sœur m’avais traîner jusqu’au cimetière afin de me planter devant ma propre tombe m’expliquant que c’était à cause de l’armée que tout le monde avait fait son deuil. Personne n’avait laissé planer un quelconque doute. Pour eux, j’étais mort. Personne n’avait retrouvé mon corps, mais j’étais mort, l’armée en était persuader et a réussi à convaincre toute ma famille et mes proches. Je ne peux pas leurs en vouloir, mais cela est tellement douloureux. Aujourd’hui encore, je n’arrive pas à comprendre que personne n’es insister auprès de l’armée Australienne pour me faire rechercher. « Personne ne m’a jamais cherché… » dis-je doucement la voix basse. Il ne s’agit plus d’une accusation juste d’un bien triste constat. Adrian m’explique alors comment les choses ont pu se passer il y a deux ans. Je n’ai pas été enterré avec nos camarades. Plus il parle, plus je sens la colère monter en moi. Il s’est donc rendu à la cérémonie des autres, mais pas à la mienne. Il tente de justifier son absence, mais cela ne passe pas à mes yeux. Il ne cesse de me répéter depuis le début que nous avions tous les deux un lien bien particulier et pourtant il n’as même pas pris la peine de venir me faire un dernier adieu. Connard. « Tu prétends que nous étions comme des frères, mais t’es même pas rester pour mon enterrement. » Ma voix est froide. Il ne prend pas de pincette avec moi, je compte bien faire pareil. Je n’ai vraiment pas aimé ce que je viens d’entendre et je ne vais pas m’en cacher. Surtout, lorsqu’il ajoute que cela avait été mieux ainsi. « T’es pas mieux que Soren en fait… » À croire que tous mes amis proches on décider de me tourner le dos dès l’annonce de ma soi-disant mort. Je me rends compte que personne, littéralement personne, ne m’avais chercher. Ils avaient bêtement cru à ce que l’on leur disait. « Personne a posé de questions. On vous a dit que j’étais mort et c’est tout ? » Une nouvelle fois, je me sens perdre patience. Je suis le seul à me poser des questions depuis des mois ou quoi ? « Ca te paraît pas bizarre toi que je sois le seul sur toute la compagnie dont on n'a pas retrouvé le corps ? » Je me souviens alors de mon sauveur : Nassim. On a très rarement parlé du jour où il m’a retrouvé, mais je sais qu’il n’est pas un menteur, j’ai énormément confiance en lui. Il m’avait dit m’avoir retrouvé plus de deux jours après l’explosion, son frère et lui voulait voler ce que l’armée avait laisser derrière eux, pour manger un peu. Ils n’avaient jamais imaginé trouver un corps encore vivant. Je ne suis pas passé loin de la mort et sans eux je ne serait sûrement plus vivant aujourd’hui. « Nassim m’a retrouvé presque deux jours après l’explosion. Je lui fais confiance, il me l’a dit plusieurs fois. Il pensait que j’étais mort jusqu’à ce qu’il voit mon torse bouger. Ils m’ont ramené dans leur village, j’étais à moitié mort. L’armée est jamais venue nous chercher, ce n'est pas possible… » Tant de questions sans réponses. J’ai déjà essayé d’affronter mes anciens supérieurs, mais ils ne diront jamais rien. On est seulement deux à pouvoir les attaqués alors que faire ?

Finalement, la tension semble redescendre quelque peu lorsque nous arrivons enfin à destination. On sort de la voiture et je suis Adrian afin de récupérer mon sac à dos dans le coffre. On s’engouffre alors sur un petit chemin de sable qui mène vers une rangée de cabanons. Adrian sort une clé de l’arrière de sa poche et déverrouille l’une des petites cabanes. Il faudra quelques secondes à mes yeux pour s’habituer à la pénombre. L’endroit est assez petit, dans un coin quelques ustensiles de camping et de vieilles serviettes de plage qui ont l’air d’avoir pourri avec le temps. Dans le fond, deux planches de surf et en dessous quelques autres objets que j’ai de la peine à distinguer. Adrian me tend une des planches et nous sortons à nouveau afin de nous retrouver sur la plage. On va surfer. C’est exactement ce dont j’avais besoin. « Techniquement, je n’ai pas le droit de surfer. » dis-je en repensant encore au discours de mon médecin. « Mais je m’en tape bien de ce que peux dire mon médecin. Surfer, c’est mon truc pour décompresser, alors je ne vais pas dire non. » Je pose ma planche sur le sable et la retourne afin de l’examiner rapidement. Elle a l’air en bon état et on devrait pouvoir prendre quelques vagues avec cela. Par réflexe ou habitude, je prends une poignée sable et frotte ma planche avec. Je me redresse et enlève rapidement mes vêtements afin de me retrouver en short de bain. Habituellement, je vais dans l’eau avec une combinaison afin de protéger mes cicatrices, aujourd’hui, on fera sans. Je me demande ce qu’Adrian va penser en voyant la cicatrice qui court de mon épaule jusque le bas de mon dos. Empreinte à vie de l’accident qui a failli me coûter la vie. D’ailleurs, je me tourne à nouveau vers lui et il semble complètement ailleurs. « Bon alors ? On va taquiner la vague. » Le vent étant assez faible, les rouleaux sont assez petits, mais ce sera suffisant pour passer une bonne heure dans l’eau. Me connaissant, je vais pouvoir me défouler un peu. On va oublier le reste. « Tu devrais te détendre un peu Adrian, ça te ferait pas de mal. » dis-je tout en partant vers l’eau, ma planche sous le bras.   




wasted on each other.
There's a high we keep on choosing, we don't wanna change it. Everybody calls us foolish, they don't know how foolish tastes. Every time we try to fight it, we just end up wasted on each other

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ÂGE : 34 ans. Les années ont filé vite pour cet ancien militaire.
SURNOM : Ayd'.
STATUT : Célibataire endurcit, il butine à droite et à gauche.
MÉTIER : Ancien militaire reconverti en chauffeur privé pour personnes fortunées.
LOGEMENT : 9, Fortitude Valley. Un petit studio sans meubles, aux briques apparentes.

POSTS : 246 POINTS : 255

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Adrian n'est pas du tout à jour avec tout ce qui touche à la technologie. Il a un vieux téléphone portable qu'il oublie généralement chez lui et n'est sur aucun réseau social. Ca ne servira donc à rien d'essayer de le trouver sur Instagram, il n'y est tout simplement pas. Et pour le contacter, vous avez encore meilleur temps d'aller directement chez lui à son adresse ou au Canvas vu que c'est là qu'il est lorsqu'il n'a pas envie d'être seul chez lui.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
1. Milena (#1) - We just need someone to lean on


2. Matteo (#2) - The crazy speed of always needing more



3. Sana (#1) - Let's discover the town


4. Chadna (#1) - sweet as honey
RPs TERMINÉS :
1. Matteo (#1) - What if I'm far from home? Oh brother, I will hear you call!


2. Itziar (#1) - Stars don't disappear, they keep blazing


3. Evelyn (#1) - the other colors of Brisbane
PSEUDO : Thispirit.
AVATAR : Max freaking Riemelt.
CRÉDITS : kozmic blues.//bazzart (avatar), intostarlight//tumblr (gif).
DC : Samuel Phan, le psychorigide.
INSCRIT LE : 27/05/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t20137-adrian-some-people-are-like-clouds-when-they-disappear-it-s-a-fcking-brighter-day http://www.30yearsstillyoung.com/t20403-adrian-find-what-you-love-and-let-it-kill-you#800948 http://www.30yearsstillyoung.com/t20468-adrian-thomas

MessageSujet: Re: + the crazy speed of always needing more (feat. Matteo)   Mar 28 Aoû 2018 - 7:51






« Personne ne m’a jamais cherché… » Il y a deux ans en arrière, Adrian ne pouvait pas se douter que l’armée avait bâclé les recherches pour retrouver le corps de Matteo. Il n’avait plus de contact avec le corps militaire australien et il sortait tout juste d’hôpital après deux mois passé là-bas, après un court coma et de nombreuses séquelles. Et les recherches qu’il avait faites, il ne les avait pas faites de la bonne manière. Au lieu de chercher à comprendre pourquoi l’accident était arrivé et comment l’armée avait laissé ça passer, il aurait dû chercher son meilleur ami. Il aurait dû s’assurer qu’il était bien mort. Mais sur le moment, il n’y avait pas pensé une seule seconde. Perdre des coéquipiers ça faisait partie du métier. Dans leur compagnie, ils n’avaient perdu qu’un mec en quatorze années mais ils voyaient des hommes tomber toutes les semaines parmi d’autres équipes et leurs supérieurs étaient intransigeants ; pas de temps pour le deuil. Ordre qu’Adrian n’avait pas du tout suivi en apprenant la mort de Matteo. Et maintenant qu’il entendait les mots du mécanicien, il se rendait compte que s’en vouloir de ne pas avoir été là au moment de l’explosion n’était plus la seule raison de culpabiliser. Le jeune homme lui rajoutait une couche et le chauffeur commençait sérieusement à se demander combien de poids de culpabilité il pouvait encore prendre sur ses épaules. Il avait passé ces deux dernières années à s’en vouloir au point de vouloir en finir plusieurs fois et voilà que son ancien meilleur ami lui reprochait de ne pas l’avoir cherché. Le blondinet se renfrogna, les doigts serrés et crispés mais il se tu. Accusant le coup. Matteo et lui s’étaient rarement disputés parce qu’ils avait toujours accepté l’opinion différent de l’autre. Parfois ça avait pété mais ça n’avait jamais été pour des raisons sérieuses. Il ne lui avait jamais parlé comme ça et encore moins mis autant de culpabilité sur les épaules. Il préféra se taire et ressenti comme un coup de poing dans le ventre lorsqu’il le compara à son ami qui l’avait trahi. Est-ce que l’ancien militaire lui aurait dit les mêmes mots s’il se rappelait de lui et de leur amitié ? Est-ce qu’il lui aurait dit la même chose s’il le connaissait encore aussi bien qu’avant ? Adrian n’était pas comme ça. On pouvait lui attribuer une quantité de défauts assez impressionnants mais il n’avait jamais trahi Matteo. Ce dernier n’était pas là pour se rendre compte de la situation sur le moment. Il était mort. Aux yeux de tous ici, il était mort et personne ne pouvait faire quoi que ce soit face au corps militaire. Combien de fois le chauffeur avait essayé de se glisser entre les mailles de la sécurité pour essayer d’avoir d’autres informations que celles qu’il avait trouvé sur le net ou dans des dossiers à disposition de tous ? Combien de fois il avait essayé de leur faire cracher le morceau. L’armée était comme un mur infranchissable. Tout ça, il devrait probablement le dire à Matteo mais après les mots qu’il venait d’entendre, il n’avait même pas le courage ou l’envie. Qu’il le pense comme Soren, ma foi. Qu’il pense qu’il l’avait lui aussi abandonné et qu’il n’en avait rien à foutre de lui. Il n’avait pas envie de débattre, de se défendre, de lui donner des justifications. Le Matteo qui se rappelait de lui ne lui aurait pas dit ces choses. Le Matteo qu’il avait à côté de lui était en colère et dépassé par cette colère. Il préféra passer pour le connard et laissa couler même s’il sentait encore son cœur battre de manière douloureuse dans sa poitrine. Le brun ne se rendait sûrement pas compte à quel point il tenait à lui et à quel point il lui faisait du mal là. Il ne se rendait pas compte parce qu’à ses yeux c’était qu’un putain d’étranger, un inconnu.

Adrian resta silencieux pour le reste du trajet jusqu’à ce qu’ils arrivent enfin à leur destination. Il avait presque l’impression que l’habitacle de sa voiture empestait la colère et les accusations. Il fut vraiment soulagé d’en sortir. Le mécanicien semblait se calmer un peu et se détendre en découvrant les planches de surf qu’ils avaient entreposées dans un cabanon de plage. C’était leur petit coin, leur endroit pour se défouler et se changer les idées avant de repartir. C’était l’endroit préféré d’Adrian mais même si Matteo semblait moins tendu, lui, c’était autre chose. Il se contenta de hocher doucement la tête en retirant la poussière accumulée sur sa propre planche. « Essaie quand même de ne pas trop faire le con. » A défaut d’agir comme l’un d’eux. Adrian ne tenait pas à le ramener en mauvais état parce qu’il aurait un peu exagéré sur les vagues. Le blondinet resta sûrement un peu trop longtemps dans ses pensées sombres car c’est son ancien meilleur ami qui l’en sorti en le pressant un peu. A son tour, il se leva et cala sa planche sous son bras pour s’avancer vers la mer. Il n’allait pas mentir, cette conversation l’avait foutu en bas. Mais il allait quand même jouer le jeu. C’était son idée et ils n’avaient pas fait tout ce trajet pour se faire la tête et rester sur la plage. Adrian essaya de mettre sa culpabilité de côté et entra dans l’eau aux côtés de Matteo. Se détendre. Le jeune homme lui demandait de se détendre et il eut tout le mal du monde à ne pas lui cracher des insultes à la figure. Comment était-il sensé se détendre après ce qu’il lui reprochait ? Après qu’il lui ait remué le couteau dans la plaie ? « Tu parles beaucoup pour un mort vivant. Montre de quoi tu es toujours capable Walking Dead. » Il lui avait lancé ça sur le ton de la plaisanterie mais son visage trahissait ce qu’il ressentait vraiment en ce moment même. Mais avant que Matteo ne puisse dire quoi que ce soit, le chauffeur se mis à plat ventre sur sa planche et brassa de l’eau pour s’éloigner de la plage. Il jeta quand même un œil derrière pour voir où le brun en était puis s’assit, les jambes dans l’eau. Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas surfé et il n’était pas sûr de toujours savoir se débrouiller. Surtout avec une tête toute pourrie mais il allait jouer le jeu. C’était pour ça qu’ils étaient là. Une fois Matteo à sa hauteur, une vague commença à se former sur leur gauche. Adrian n’attendit pas le signal de son ancien ami et nagea jusqu’à elle. Une fois sur le départ, il se mit debout et la vague déferla sous sa planche, l’emportant avec elle à une vitesse plutôt bonne. Il plia ses genoux pour être plus aérodynamique et joua un peu des pieds et des orteils pour faire tourner sa planche. A nouveau, il lança un regard derrière lui pour s’assurer que Matteo allait bien. Il se sentait ridicule d’agir comme un père protecteur mais personne ne se rendait compte à quel point il tenait à lui. Il reporta son attention devant lui et effectua une première figure qui l’envoya valser en l’air. Il fit un plat magistral et s’enfonça dans les rouleaux d’eau. Par réflexe il retint sa respiration et se laissa quelque bercer par les remous sous l’eau. Adrian n’avait jamais été aussi bon que Matteo au surf mais il s’y était mis pour pouvoir l’accompagner et le suivre dans leurs virées détente. L’air commençait à lui manquer mais étrangement il hésita à remonter à la surface. Malgré les rouleaux d’eau, c’était étrangement calme et apaisant. Il pourrait tout simplement rester là pendant quelques secondes encore et profiter de cet instant de répit. Juste quelques secondes mais après un instant il senti quelque chose le frôler et comme si ça le sortait de sa torpeur, il se « réveilla » et remonta à la surface en tirant sa planche derrière lui. Une fois dehors, il toussa quelque peu et se passa une main dans les cheveux pour les dégager. Il posa ses bras à plat sur sa planche pour se maintenir à l’extérieur et ferma les yeux à cause de la douleur à l’arrière de sa tête. Il était plus rouillé que ce qu’il pensait.


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MessageSujet: Re: + the crazy speed of always needing more (feat. Matteo)   Sam 1 Sep 2018 - 23:35


The crazy speed of always needing more
Adrian & Matteo


Je ne sais que je ne devrais pas faire autant de reproches à Adrian. Après tout, il n’est pas responsable de tout ce qui a bien pu m’arriver, mais la frustration que je ressens depuis mon retour se déverse toujours au mauvais moment. Je n’ai jamais été très doué pour contrôler mes émotions, mais il faut avouer que c’est de pire en pire. Je ne me cache plus pour dire ce que je pense que cela blesse mes proches ou non. . Il est impossible pour moi de m’enlever de la tête que personne ne m’as réellement chercher suite à ma disparition. Je vois bien que mes paroles blessent Adrian et par conséquent, je ne sais pas trop quoi dire. Il serait peut-être temps que je m’excuse, mais je ne vois pas pourquoi je devrais me reprendre. Alors je ne dis rien et le reste du voyage se passe dans un silence glacial. On a vu mieux comme début de journée. Je voulais discuter avec mon ami et je n’ai réussi qu’à provoquer un froid entre nous. Il y a tellement de non-dits dans cette situation. Adrian s’en veut de ne pas avoir été présent avec nous, je lui en veux, inconsciemment, de ne pas avoir lancé des recherches supplémentaires. Comme un cercle vicieux notre colère, incompréhension et frustration, c’est insinuer dans notre conversation pour la pourrir jusqu’au bout. Ne voulant pas gâcher complètement notre journée, je me tourne quelque peu afin de voir la route défilé par ma fenêtre. Nerveux, je commence à gratter l’intérieur de mon poignet, tic que j’ai développé après le décès de mon père et qui ne m’a jamais quitter. Je voudrais reprendre la conversation, effacer cette tension, mais je ne sais pas comment m’y prendre. Alors je me tais.

Il ne faudra pas longtemps pour que l’on finisse par arriver à destination et je dois dire que je suis impressionné par l’endroit. La plage semble comme abandonnée, un lieu solitaire entourer par une nature sauvage. Un léger vent soulève des grains de sable qui ventoyaient capricieusement jusqu’à une petite dune qui sépare les cabanons du reste de la plage. On va être bien ici. C’est l’endroit parfait pour apaiser nos esprits torturé. C’est toujours dans le même silence religieux que nous nous dirigeons vers l’une des cabanes, la moins abandonnée de toute. Adrian déverrouille la serrure et une fois à l’intérieur, il me tend une planche de surf quelque peu poussiéreuse, mais plutôt en bon état. Alors avant chaque début de mission, on venait s’abandonner ici. On venait vider nos esprits en se défoulant sur les vagues. Une déferlante fraîche pour un nouveau départ. Je comprends mieux pourquoi il tenait tellement à m’amener ici et je crois que le timing ne pouvait pas être meilleur. On se change pour se retrouver en maillot de bain et c’est avec nos planches sous le bras que l’on part en direction du large. « T’en fais pas, je surfe souvent à Brisbane. » Je sais que je ne devrais pas faire de sport intense, mon médecin me l’a répété plus d’une fois depuis mon retour, mais c’est mon moyen de décompresser. Je ne peux pas me passer de mes vagues et de ma planche. Alors, c’est sans hésiter que je pars dans l’eau en compagnie de mon ami. Je voulais le taquiner un peu en lui demandant de se détendre, je ne m’attendais pas à sa réplique assassine. Le surnom est plutôt bien trouver, mais la punchline pique en plein cœur. Sans rien dire, je m’allonge sur ma planche et commence à effectuer a avancer avec mes bras. Il ne faudra pas longtemps pour qu’une vague commence à se former près de nous et pour que je me mette en position. Le reste ne se fait que par instinct. Je ne réfléchis plus à rien, mes mouvements sont instantanés et précis. Du coin de l’œil, je vois Adrian tenter un mouvement et chuter dans l’eau. Pour ne pas lui foncer dedans, je me baisse quelque peu afin de faire tourner ma planche et donc éviter la tête de mon ami. Je finirais dans l’eau à mon tour quelques mètres plus loin. En me retournant, je remarque qu’Adrian est toujours sous l’eau et je commence à m’inquiéter pour lui. Il ne faudra que quelques secondes pour que je m’allonge à nouveau sur ma planche pour le rejoindre. Il sort la tête de l’eau au moment où j’atteins sa planche. « Eh ça va ? » demandais-je tout en tenant son surf afin qu’il puisse remonter dessus. « T’es resté un moment là-dessous, t’as bu la tasse ? » Je vois à sa tête que tout ne semble pas aller pour le mieux et sans réfléchir, je garde un bras sur sa planche et nous ramène là ou nous avons pied et là ou les vagues ne nous empêche pas de tenir en place. « Je sais pas qui de nous deux mérite le plus le surnom : Walking Dead. » dis-je doucement. Ce n’est pas un reproche. Cependant, en voyant sa tête, je comprends que tout ne va pas très bien pour lui. « C’est toi qui devrais faire attention Adi, t’as une sale tête. » Sans rien lui dire, je sors de l’eau, espérant qu’il me suive. On pourra surfer plus tard, la journée ne vient que de débuter, pour le moment, on va se poser un peu sur le sable humide. Je m’assois juste au bar, là ou l’écume viens nous chatouiller les chevilles et observe mon ami. « Je suis désolé pour tout à l’heure. » dis-je doucement en évitant quelque peu son regard d’un seul coup. « Le zombie maîtrise pas toujours sa colère. » Nerveusement, je me gratte la nuque faisant signe à Adrian de venir se poser à côté de moi. Il va falloir que l’on discute encore un peu tous les deux, je crois. Le problème entre nous s’est mon manque de souvenirs. Si ma mémoire était intacte je suis persuadé que cette journée serait bien différente. Un soupire s’échappe d’entre mes lèvres alors que mon regard se perd au loin. « Je crois que toi comme moi, on va mal, mais je suis persuadé que l’on pourrait s’entraider. » Les jambes ramenées contre mon torse, mes avant-bras poser sur mes genoux, je tourne la tête pour croiser son regard. « C’est ce qu’on faisait avant non ? On venait ici pour se vider de tout et repartir à zéro ? Alors on va faire ça aujourd’hui. »    




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MessageSujet: Re: + the crazy speed of always needing more (feat. Matteo)   Mer 12 Sep 2018 - 8:51






Ca lui était souvent arrivé, ces deux dernières années, d’avoir des moments d’absence comme il venait d’avoir sous l’eau. Des moments où il lâchait simplement prise. La première fois que ça lui était arrivé, il avait compris que ça lui prenait dans des situations où sa vie était en danger. Ca avait commencé par cette journée ensoleillée, peu après sa sortie de l’hôpital. Adrian rentrait à pieds et sans savoir pourquoi, la chaleur du soleil sur son visage l’avait fait partir psychologiquement très loin. Comme s’il était entré dans une sorte de transe. Il avait arrêté de marcher et avait levé le menton en l’air pour profiter de cette délicieuse chaleur sur sa peau. Il avait fallu quelques secondes pour qu’il se rende compte que cette sensation le ramenait à l’Iraq, la chaleur, le soleil, le sol brûlant même sous ses épaisses semelles. Et quelqu’un avait surgit de nul part pour le pousser du milieu de la route car un camion s’était rapproché de lui et n’arrivait pas à ralentir suffisamment pour éviter le choc. Il ne s’était pas rendu compte qu’il s’était arrêté au milieu de la route et si cet inconnu n’avait pas été là à ce moment là, il serait mort sûrement instantanément. Il y avait aussi eu cette virée en forêt qu’il avait décidé de faire lorsqu’il avait commencé à devenir dingue dans ce motel miteux en Autriche. C’était en plein mois de Janvier, et il y avait trop de neige pour continuer la route alors il s’était arrêté en pleine nuit en espérant que le lendemain, la route serait dégagée. Mais ce n’avait pas été le cas alors il avait décidé d’aller marcher un peu. Adrian n’était pas habitué au froid et à la neige. Il avait tout de suite ressenti le froid traverser ses vêtements mais le calme du paysage enneigé autour de lui l’avait encouragé à continuer de marcher. Bras croisés sur son torse, il s’était arrêté à l’entrée d’une forêt, après le village. Il avait fermé les yeux pour s’imprénier de cette drôle d’ambiance calme et paisible et de nouveau, ce ne fut que lorsque la nuit était tombée que quelqu’un l’avait secoué pour le faire réaliser qu’il était complètement gelé. A cause de son choc post traumatique, l’ancien militaire avait souvent eu envie d’en finir, pour ne plus subir tout ça mais à chaque fois, il s’était résigné. Il n’avait jamais vraiment su pourquoi, mais une force invisible l’avait toujours empêché de passer à l’acte et parfois, il s’était demandé si ces moments d’absence qui avaient failli lui coûter la vie à plusieurs reprises n’étaient pas un signe de son subconscient. Lorsqu’il avait revu Matteo au garage et qu’il avait plus ou moins accusé le coup, il avait compris que cette force c’était simplement le fait que son ancien meilleur ami était toujours en vie et que c’était probablement pour ça qu’il n’avait jamais réussi à mettre fin à ses jours. Ils devaient se revoir.

Sonné, Adrian dû se concentrer sur la voix de Matteo pour comprendre ce qu’il lui disait. Il venait de refaire surface et essayait de cracher toute l’eau qu’il avait dans les bronches. C’était douloureux mais si ça faisait mal, ça voulait dire qu’il était toujours en vie. La voix de son ami devint un peu moins mâchouillée, plus claire et il croisa enfin son regard. « Ouais. Non. Enfin… Ca va. » Le blond ne savait plus trop ce qu’il devait répondre. Il ravala difficilement sa salive, sa gorge légèrement irritée à force d’avoir toussé de l’eau salée. Il prit une grosse respiration et suivit Matteo qui l’attirait vers la plage. Il avait l’impression que tout son corps était courbaturé mais il savait très bien que c’était le manque d’oxygène dans ses veines qui l’avait affaibli. A côté de lui, Matteo parlait mais il avait du mal à le suivre, sa tête lui faisait un mal de chien. « Comment tu m’as appelé ? » C’était la seule chose qu’il avait vraiment entendue très distinctement. C’était apparemment sorti de manière très spontanée de la bouche du jeune homme mais il ne se rendait pas compte que c’était un signe. Mince, mais un signe quand même. Il l’avait toujours appelé comment ça et ça avait toujours été le seul à utiliser ce surnom. Les sourcils froncés et une grimace tordant sa bouche, Adrian se laissa tomber à côté de Matteo et prit sa tête entre ses mains. Il avait l’impression de revivre la douleur qu’il avait ressentie après l’accident. Cette douleur fraiche et lancinante. Ca faisait deux ans et l’échelle de douleur était toujours la même : dix sur dix. La douleur veut dire que tu es en vie. La douleur veut dire que tu es en vie. Il dû se concentrer quelques secondes avant de finalement pouvoir ouvrir les yeux et lâcher sa tête de ses mains. Il essaya d’étirer un peu sa nuque mais sa cicatrice le tira trop pour forcer. Il soupira et ramena ses propres jambes contre son torse, ses bras croisés dessus. Son rythme cardiaque ralentissait et son souffle se régularisait lui aussi. Maintenant, la voix de Mattei lui parvenait très nettement, seulement il avait dû mal à vraiment entendre ses excuses. Ecouter et entendre étaient deux choses différentes. Il comprenait qu’il puisse avoir du mal à gérer sa colère mais si lui, arrivait à rester diplomate alors qu’il avait les mêmes souffrances et le même traumatisme, il espérait au moins un minimum de compréhension du jeune homme aussi. « Se vider de tout et repartir à zéro. Ca me convient. » Il souffla à nouveau quelque peu et se passa une main dans ses cheveux mouillés. « Mais comme tu as dit Matt’. On est tous les deux mal au point et j’ai l’impression que tu ne réalisais pas que je n’étais pas plus chanceux que toi à ce niveau là. » L’impression qu’Adrian avait eue, c’était que parce qu’il s’en était sorti, il était moins mal au point, moins traumatisé que Matteo. Ils n’avaient pas vécu le même « après guerre » mais les séquelles et les blessures étaient les mêmes. Il ne dirait pas le mot à haute voix, mais il l’avait trouvé un peu égoïste de penser que pour lui, c’était plus facile. Il savait bien qu’en se taisant, il cachait cette part de sa vie et donc, que le mécanicien ne pouvait pas en avoir pleinement conscience, c’était aussi pour ça qu’il décida de – enfin - parler. « Ecoute. J’ai pas été abandonné en pleins gravas et été secouru par un civil iraquien. C’est toi qui m’as sorti des décombres. A mains nues. On était ensembles quand j’ai été blessé et c’est toi qui a dégagé des pierres à t’en péter les doigts pour que moi je puisse vivre. C’est grâce à toi que l’hélicoptère a rapidement pu me ramener à Brisbane pour me soigner. Et… Je n’ai jamais pu te revoir pour te remercier. » Il tourna enfin le regard vers lui, peut-être qu’il ne lui disait pas les mots exactes, mais c’était sa manière de lui dire merci maintenant. « Mais il faut que tu réalises que ça a pas été plus facile pour moi. Ma famille ne m’a pas abandonné et cru mort comme toi, je n’en ai simplement pas eue à mon réveil non plus. Même maintenant, je ne sais pas si mes parents sont au courant que j’ai failli claquer. Moi aussi je me suis retrouvé seul et perdu après un coma de deux semaines. C’était moins long, mais tu sais comme moi qu’un coma a des conséquences sur le corps. Et d’accord, je n’ai pas été autant blessé que toi, mais ça là… » Il désigna sa cicatrice très rouge à cause de l’eau. « C’est aussi une belle merde. Putain mec. Ca me fend le crâne quasiment du matin au soir, je suis shooté aux médocs. Je supporte plus le bruit, j’ai des vertiges et des pertes de mémoire. La douleur est là tous les jours. » Tout ce qu’il était en train de déballer à Matteo, ce n’était pas pour tout ramener à lui ou faire culpabiliser le jeune homme. Il n’essayait pas non plus de s’apitoyer sur lui même. Il lui racontait simplement ce qui n’allait pas et pourquoi il était comme ça. « Mais ce que j’ai vécu quand j’ai appris que vous étiez morts… Je ne le souhaite vraiment à personne. Je pouvais vivre avec le fait que ma famille s’en fichait de savoir si j’étais toujours en vie parce que ma vraie famille c’était vous. C’était surtout toi. J’ai pas envoyé plus de recherches parce que je n’y arrivais tout simplement pas. Tu sais ce que c’est que d’être au post traumatique. T’es un légume. Tu erres comme un fantôme. Tu sers plus à rien. J’ai fait des recherches mais j’ai rien trouvé. Je voulais comprendre ce qu’il s’était passé et tu sais à quel point l’armée ne laisse rien passer. On ne t’a pas abandonné Matteo. On ne pouvait tout simplement rien faire. On a peut-être été naïfs oui, mais on devait gérer notre propre perte. Je devais gérer un deuil que je n’avais jamais eu à gérer avant alors ouais, je me suis cassé et je ne suis pas venu à ton enterrement. Je ne savais même pas qu’il y en aurait un. Personne n’en avait parlé et comme je t’ai dit la dernière fois, ta famille n’était pas spécialement fan de moi donc même s’ils m’avaient su en vie, ils ne m’auraient peut-être même pas mis au courant. » Sa voix était franche mais elle n’était pas agressive. C’était vraiment le moment des aveux et cette fois, Adrian espérait que Matteo ne réagirait pas comme tout à l’heure dans la voiture. Il lâcha un soupir. « Cette culpabilité Matt’… Une vraie merde je te jure. Tu m’as sorti des décombres et moi j’ai même pas pu être derrière toi quand la compagnie a été surprise par l’explosion. J’ai même pas pu essayer de te rendre la pareille. Alors ouais… Je vis déjà avec suffisamment de culpabilité pour ne pas en recevoir davantage. On a été complètement dupé par l’armée et si tu avais été à notre place, tu n’aurais rien pu faire non plus pour retrouver tes coéquipiers. C’est contre eux qu’il faut être en colère. Pas contre nous. Nous, maintenant on est là. On est là, avec toi. On veut t’aider. Que ce soit physiquement ou même à simplement faire des choix professionnels. On est là pour te remettre à ta place quand tu déconnes. C’est pas nous l’ennemi, nous on veut juste t’aider. » Il se passa une main sur son visage. Il avait tellement mal à la tête, c’était un enfer. Il savait que maintenant qu’il avait tout déballé, il prenait le risque que Matteo se casse de son côté et qu’il ne lui parle plus jamais. Mais il préférait encore ça que les non-dits ou les colères injustifiées. « Tu as peut-être raison de penser que les autres ne peuvent pas comprendre mais sans vouloir être prétentieux, moi je peux. Alors comme tu as dit, il faut qu’on s’entraide. »



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