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 Take me for a ride - Sol -

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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MessageSujet: Take me for a ride - Sol -    Mar 24 Juil - 21:38






Sol & Max


Dix-sept heures. Voilà ce qu'affichait mon réveil avec son air supérieur, sonnant maintes et maintes fois, un peu plus fort à chaque instant. Je me tournais sous ma couette, enfonçant ma tête sous l'oreiller tout en grognant, comme si ma voix avait le don de faire taire ce satané réveil. " Bienvenue sur ABC Radio, la radio de.... Je venais d'abattre mon poing sourdement sur l'objet de ma mauvaise humeur du jour, sentant les boutons se fractionner en différents morceaux sous ma main. Au moins, il ne risquait pas de me réveiller de la sorte de nouveau... J'avais un foutu mal de crâne, la lourde impression d'avoir des enclumes en guise de membres et ces nausées incessantes qui n'étaient pas arrangées par le fait que je me tournais sans cesse dans mon lit. A vrai dire, je ne savais même plus où se trouvait la sortie de l'entrée au milieu de ce doux cocon molletonné et chaud que formait ma couverture. Je décidais de me rouler sur le côté pour m'en extraire, jusqu'à finir par toucher le sol de plein fouet, tombant au milieu des cadavres de bouteilles qui traînaient au milieu de ma chambre.

C'est pas vrai...

Je les rassemblais une à une sans prendre vraiment la peine de les compter, tandis que j'apercevais une robe traînant par terre, suivie d'escarpins qui me menaient au salon. Tout n'était que brouillard dans ma tête mais je décidais de me lever pour en avoir le coeur net. Ou plutôt tenter de retrouver quelques bribes de soirée. Je me retrouvais face à une charmante jeune femme, allongée sur mon canapé, flirtant dangereusement avec Morphée. Je m'approchais un peu plus pour tenter de reconnaître ce visage qui m'était presque familier. Je dis bien presque... Étant donné que ma secrétaire se trouvait chez moi, dans mon canapé, couverte de ma propre chemise. Mon regard descendit sur mon propre corps, nu. Je soupirais, me frottant le front avant d'aller ouvrir les volets de mon salon, ouvrant les fenêtres en grand tout en regardant la jeune femme qui émerger non sans difficultés. Je n'étais pas du genre bavard, et encore moins le matin, ou l'après midi, enfin peu importait le moment de la journée, je n'aimais pas discuter. Je me contentais donc de lui jeter sa tenue dessus, accompagnée de ses escarpins et de partir m'enfermer dans ma salle de bain. Avec un peu de chance, le message subliminal sera passé et elle aura foutu le camp une fois que je serais sorti de ma douche.

Les secondes se transformèrent en minutes qui me semblaient si courtes lorsque je sentais l'eau brûlante venir rencontrer ma peau. J'avais ce besoin de me réveiller et je savais que la seule solution serait de ne pas rester chez moi, de m'aérer l'esprit, de sortir... Et de boire bien entendu ! Je sortais au bout d'une bonne demi-heure, me dirigeant vers mon dressing pour choisir une tenue adéquat à la soirée qui allait s'offrir à moi : jean, chemise, basket. Le trio gagnant à tout les coups ! Puis à quoi bon s'habiller si c'est pour finir saoul, salir sa tenue et ses nouvelles chaussures ? Très peu pour moi... J'attrapais ma montre, les clés de ma voiture et je sortais enfin de ma chambre pour me retrouver face à un salon vide et un mot posé sur la table que je prendrais le temps de lire en rentrant ce soir. Muni de mes lunettes de soleil, je me dirigeais vers mon véhicule, montant tout en ouvrant les fenêtres, moteur allumé et musique à fond.

L'un de mes clients m'avait conseillé de me rendre à Fortitude Valley, dans un petit bar fort sympathique où les soirées représentaient à peu prêt tout ce qu'il pouvait y avoir de mieux à Brisbane. Et comme je ne croyais que ce que je pouvais voir et vérifier, j'étais bien entendu en route pour aller tester tout cela. Pied au plancher, je laissais défiler le paysage derrière moi, une main à l'extérieur de la fenêtre pour laisser l'air fouetter ma peau sous le coucher de soleil qui se dessinait face à moi. Je me retrouvais bien facilement - trop facilement d'ailleurs - face au Canvas, garant ma voiture en face puis de respirer longuement avant de décider à descendre et à me jeter dans la fosse. Depuis combien de temps je n'avais pas bu ? Six heures ? Dix heures ? Moins ? Très probablement. Et il fallait remédier à cela.

Je poussais la porte de l'endroit, laissant l'odeur d'alcool, de sueur et de différents parfums se mêler à mon odorat, mon regard parcourant rapidement l'intérieur de la pièce. L'inconvénient d'être hypermnésique, c'était que chacune des images que mon cerveau captait ne pouvait plus s'enlever de ce dernier. Hanter à jamais, les images me revenaient bien souvent à l'esprit au mauvais moment. La musique battait son plein, les gens riaient, jouaient, dansaient, buvaient à outrance, se découvrant de nouvelles amitiés, de nouveaux points communs, liés les uns avec les autres grâce à l'alcool.
Quelle stupidité...
Il s'approcha du comptoir, son regard porté sur les murs où se trouvaient la carte des consommations disponibles tandis que des éclats de voix provenaient du billard juste à côté. Je posais un regard par dessus mon épaule dans la direction des voix un léger sourire en coin. Deux grands benêts aux bras bodybuildés qui se battaient encore pour une règle à deux francs six sous bien entendu. C'est donc en riant que je m'approchais du comptoir, attrapant un tabouret pour m'asseoir, hélant l'un des serveurs.

- Un verre de Jameson  et six B-52 s'il vous plait. demandais-je en tendant un billet tout en continuant de regarder dans la direction du billard, riant face à la scène avant que mon regard ne se pose sur une jeune femme qui venait juste de s'installer à mes côtés. Je descendis mes yeux de bas en haut, avant de pousser un des shooters que venait de poser le serveur en face de moi dans sa direction tout en détournant le regard.

- Essayez d'aspirer les vapeurs de cointreau à la fin... Vous m'en direz des nouvelles riais-je tout en attrapant un verre et en trinquant avec elle. L'avantage d'être nouveau dans une ville, au milieu de son élément principal - c'est à dire l'alcool - c'est que je me sentais moi même l'alcool aidant.
Je portais mon verre à mes lèvres, le buvant d'une traite avant de le lever un peu plus haut vers mes narines avant de le reposer, remettant ma mèche en place, observant la réaction de la jeune femme. Pour une fois, je n'avais pas forcément envie de prendre du plaisir physique, mais plutôt de décompresser le temps d'une soirée. Et à voir l'aisance avec laquelle la jeune femme venait de descendre son B-52, je risquais de ne pas être déçu. J'applaudissais lentement, tout en pointant du doigt le billard, un léger rictus aux lèvres.

- Une rampe à celui qui perd. Qui va manger le sol le premier à votre avis ? Moule bite ou dent d'acier ? lui demandais-je avec l'air des plus sérieux que je pouvais.

Bien entendu j'étais autant crédible qu'un pape en maillot de bain sur une plage naturiste... J'avais une tête de déterré et cela n'irait pas en s'arrangeant.

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Dernière édition par Maximilien Atkins le Mer 12 Sep - 8:29, édité 3 fois
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PETIT PLUS : ¤ Sol est née à Brisbane. ¤ Son père a toujours vu en elle un homme, son vrai nom est d'ailleurs Salomon. ¤Personne ne connait sa véritable identité sinon ceux ayant vu ses papiers. ¤ Son père ainsi que sa mère sont morts. Elle est revenue à Brisbane il y a quelques mois pour organiser et insister à l'enterrement de sa mère. ¤ Elle a récupéré la maison familiale qu'elle souhaite retaper petit à petit. ¤ Femme à tout faire, elle va de petit boulot en petit boulot. ¤ Passionnée, touche à touche, l'esprit vif Sol est aussi passionnante à vivre qu'elle peut être insupportable.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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MessageSujet: Re: Take me for a ride - Sol -    Mar 24 Juil - 23:20



Des emmerdes et encore des emmerdes ! Peut-être est-ce la seule chose qu’elle rencontrait depuis qu’elle avait apposé sa signature sur ce fichu document notarié. Un héritage familial sans dette lui eut été simple suffisant, mais non, une petite voix, toujours la même imbécile lui avait soufflé de dire oui à cette maison. Et pourquoi l’avait-elle écoutée me direz-vous ? Parce qu’elle était stupide, toujours à écouter sa petite voix tout en sachant pertinemment que cela finirait par l’éjecter contre un mur quelconque. O bien entendu, si cela devait arriver elle s’en sortirait, Sol s’en sortait toujours et c’est bien peut-être forte de cette certitude qu’elle se permettait absolument les moindres folies.
Mais là. Les murs de la maison s’effilochaient, la toiture avait besoin d’être refaite, les pièces étaient envahies par l’humidité et malgré les compétences très vastes de Sol elle se sentait absolument terrassée devant la montagne de travaux à réaliser. Et puis, surtout, elle n’avait pas un rond. « Non, mais je vais revenir vivre à Brisbane ça sera vachement bien et gnagnagna. » grommela-t-elle, assise à même le sol devant des dizaines de bougies qu’elle avait ressorties du grenier où sa tendre mère c’était fait un plaisir d’entasser toutes les collections stupides dont elle n’avait jamais réussi à se séparer. « T’appelais une armée d’esprits avec ça ? » lâcha-t-elle encore, en colère contre l’univers tout entier. « Bordel de merde ! » une bougie noire où était inscrite son prénom vola à travers la pièce et vient faire un trou dans un bout de placoplâtre qui tenait encore. Dépitée, Sol se contint difficilement sa colère, se redressa, ramassa les bougies qu’elle plaça aux endroits de la maison qu’elle estimait stratégiques.
Oui, vous l’aurez compris, aujourd’hui s’est bel et bien l’électricité qui l’avait lâchée. Et si Sol manquait de compétence à un endroit précis se fut bien cela : l’électricité. Elle n’avait jamais aimé la foudre et elle justifiait son incompétence en cette matière de cette manière. Si elle n’avait pas eu peur de l’orage elle aurait appris à manipuler cette énergie avec fierté et panache. Mais elle en avait peur alors… ça ne pouvait tout bonnement pas fonctionner.
« T’as pas intérêt de revenir me hanter avec ton foutu esprit mam ! »
Grommela-t-elle encore tout en jetant un regard à la vieille horloge trônant au milieu du salon. Cette baraque fut belle un jour, à une autre époque, peut-être lorsque ses parents furent encore capables d’amour. « J’te laisserai pas venir m’emmerder de toute façon.
Il fallait qu’elle trouve une solution. Il fallait qu’elle se trouve un pigeon à plumer, un mec friqué, un vieux riche, n’importe qui à qui elle pourrait extorquer son pognon sans état d’âme. Ou elle pourrait aussi travailler et payer l’électricien comme toute adulte responsable. Ou alors, vendre un peu de poudre… Plus jouable, plus rapide et il lui restait encore quelques grammes sous le plancher.
Tout en faisant des plans sur la comète pour trouver rapidement la somme d’argent qui lui permettra de survivre à l’hiver austral (encore heureux qu’il ne fût trop rude) Sol se munissait d’un vieux jean noir troué retrouvé dans une caisse de son adolescence, un débardeur dont le décolleté affreusement vide l’a fit grommelé à nouveau. Rien n’allait droit, elle allait exploser quelqu’un ou quelque chose.
Prenant sa veste en cuir traînant sur le vieux canapé du salon, elle grimpa en vitesse dans sa vieille bagnole sans même prendre le temps de fermer la porte de chez elle à clé. De toute façon personne n’oserait foutre les pieds ici. Tout le monde savait bien que la demeure Foggier était maudite.
Tout du moins, c’est ce qu’elle ne put s’empêcher de penser lorsqu’elle vit la maison s’éloigner dans son rétroviseur.

«  Qu’on me donne à boire chef ! »

Lança-t-elle, grand sourire aux lèvres tout en se jetant sur le tabouret du bar sur lequel elle s’amusa à tournoyer le temps d’une microseconde.
Oui, il était trop tôt pour boire et oui, Sol remarqua sans difficulté la légère moue jugeant que le barmaid osa un instant lui lancer. Quoi ? Lui aussi allait s’y mettre ? Elle avait à ce point l’air au bout du rouleau ?

« Bon, tu m’le sers mon whisky ou je dois venir le chercher moi-même ? »

Le timbre de sa voix changea et le bleu de ses yeux sembla se couvrir de nuages. Déglutissant, le barmaid se hâta de lui servir son verre et se confondit en excuse. La colère de Sol fonda comme neige au soleil alors qu’elle savourait sa misérable petite victoire du jour : que quelqu’un ferme enfin sa gueule et face très exactement ce qu’elle voulait.

Elle en était à son quatrième verre lorsque deux abrutis à la jeunesse exubérante s’attroupèrent autour de la table de billard. Deux parfaits lapins qui seraient très certainement des acheteurs. Sol avait fait vite et bien, s’attaquant au moule-bite qui se trouvait être ce qui s’approchait le plus du cerveau du duo.  Elle en aurait pleuré de rire tant ils furent misérables, mais se reteint, professionnelle jusqu’au bout des ongles la petite.
Une fois sa petite affaire terminée, elle fit un tour aux toilettes, en profita pour se repoudrer elle-même le nez avant de se regarder pour la première fois de la journée. Cheveux hirsutes, contours des yeux légèrement rougis par la fatigue : parfaite. Soupirant, Sol passa une gerbe d’eau sur son visage et sortie de son petit sac un mascara dont elle usa subtilement. Elle rajouta un peu de rouge sur ses lèvres pleines et passa une main dans ses cheveux : il n’y aurait rien à faire pour canaliser ceux-là.
Lorsqu’elle revint dans le bar celui-ci c’était rempli, les deux idiots se pavanaient en riant fort et un mec c’était installé là où elle fut précédemment. Soupirant, elle vint prendre place à ses côtés. Il l’a regardé, elle soutint son regard en haussant un sourcil puis laissa un sourire apparaître sur son visage lorsque le shooter glissa jusqu’à elle.
Retenant le verre du bout des doigts elle apporta ce dernier jusqu’à son nez non sans continuer de sourire. Elle trinqua, encore surprise puis descendis son verre presque aussi vite qu’il descendit le sien. Elle ferme les yeux, rejeta un instant la tête en arrière savourant l’alcool et la poudre qui vinrent ensemble se mélanger à son sang. Putain.
« Merci ! » lâcha-t-elle sincère tout en posant son verre sur la table avant de s’en saisir d’un autre. À présent détendu, elle oublia chacun des affronts de la journée et suivit le regard du type qui se marrait copieusement devant ces deux lascars précédents.
S’accoudant au bar, Sol laissa échapper un rire emplit d’un certain sarcasme pour ne pas dire sadisme : « Moule bite est le cerveau de l’histoire et ne sait visiblement pas se servir de sa queue, dent d’acier pourrait lui mettre la misère, mais il est trop flippé que l’autre le lâche au milieu de la soirée, il va le laisser gagner. »
Déclara-t-elle, sure d’elle avant d’entamer son deuxième verre qu’elle but avec le même panache qu’au début.
« Et personne ne me mangera ce soir. »
Reprit-elle sur le ton le plus sérieux qui soit avant d’offrir un clin d’œil complice à son acolyte du soir. Il n’allait peut-être pas comprendre. Elle s’en foutait, Sol avait 100$ qui dormait bien au chaud dans sa poche et de l’alcool gratuit à portée de main. Finalement, elle allait peut-être passer une bonne soirée.
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MessageSujet: Re: Take me for a ride - Sol -    Mer 1 Aoû - 11:42






Sol & Max


On a toujours eu tendance à vouloir me remonter le moral, me faire comprendre mes erreurs à coups de phrases toutes faites comme si les clés de la vérité se trouvaient inclus dedans. «  L'alcool ne résout pas les problèmes Maximilien » Ha oui... Et l'eau et les bons proverbes si ? Je me contentais de sourire, de cracher aux visages de mes détracteurs et de plonger corps et âmes au fond de mes bouteilles. Vous connaissez ce sentiment de palpitations dans les tempes, cette façon lente et sensuelle qu'à l'alcool pour vous prendre tous vos moindres sens ?  Ce voile de coton dans lequel elle vous plonge si délicieux et addictif ? Puis vient le cercle vicieux. Plus vous nourrissez vos envies, plus elles vous en demandent. On commence toujours par un verre. Puis deux. Et un trou noir. On se dit que la soirée suivante ne sera pas identique, mais le mot « non » est banni du vocabulaire face à tant de débris de bouteilles. Et on repart pour un tour. Un peu plus long cette fois-ci l'alcool ayant déjà joué sur le cerveau, le foie et l'estomac. Un verre, puis trois, cinq, sept et le néant. C'est ça qu'on aime dans notre descente aux enfers. C'est ce néant que rien ni personne ne peut nous apporter. Cette sensation de ne plus nous appartenir, de n'être que le pauvre pantin d'un fabuleux marionnettiste qui se frotte les mains d'avance lorsque vous lui tendez les cordes. C'est ce vide là qui allège mes peines. C'est celui ci que je cherche tous les soirs, tous les matins, et à chaque instant lorsqu'il m'abandonne. Celui qui rendra mon cœur moins lourd, mon corps moins stable et mon esprit plus libre. C'était celui là que je comptais bien atteindre encore une fois, ce soir, accoudé à mon comptoir.

On me donnait le bon dieu sans confession généralement lorsque j'abordais quelqu'un, le style dandy, l'allure du gendre idéal et ce regard cristallin qui ne donnait envie que de relever le regard pour voir si une auréole n’apparaissait pas avec tout ça. Malheureusement, les apparences sont trompeuses, les gens ne voyant réellement que ce qu'ils veulent percevoir. Le jugement hâtif, je connaissais malheureusement de bien trop prêt. Combien de fois dans les SEALS, j'avais entendu dire que celui-ci était trop frêle, qu'untel était bien trop intelligent, que le dernier du bataillon pourrait nous être utile parce qu'il ne posait pas trop de questions. Et c'était exactement ce que j'étais en train de faire lorsque mon regard se posa sur la jeune femme qui venait de me rejoindre. Les yeux rougis par je ne sais quoi, le mascara frais qui laissait entrevoir qu'elle avait quelque chose à cacher, et cette impression de liberté, d'extravagance qui n'étaient – à n'en pas douter – que de fausses apparences. Je poussais l'un de mes shooters par envie de la tester, de briser ces idées que je pouvais bien me faire à tort ou à raison, mais surtout pour ne pas boire seul ce soir. Un moyen d'alléger ma conscience ? Bien entendu, je ne me voilais pas la face, j'étais du genre à ne pas accepter de me remettre en question, malgré tout ce que l'on pouvait me dire. Et encore moins lorsqu'il s'agissait de mon alcoolémie.

Mon verre d'alcool descendit brûler mes entrailles, emballant mon cœur tandis que mon souffle lui se calmait. Je fermais les yeux de longues secondes, venant claquer mon verre contre le comptoir, tout en savourant le fabuleux mélange créé pour mes papilles. J'entendais le verre de la femme se posait une fraction de secondes après le mien, m'obligeant donc à tourner mon regard dans sa direction, tandis qu'elle venait de pencher sa tête en arrière. Un léger rictus vint se dessiner sur mes lèvres en apercevant les quelques traces de poudres qui se trouvaient sous ses narines. Alcoolique et droguée ? C'était le combo gagnant pour passer une meilleure soirée ! J'acceptais ses remerciements d'un signe de tête, lui ramenant un autre des shooters vers elle, tandis que je regardais par dessus mon épaule dans la direction des deux abrutis, ne posant mon regard sur eux que quelques secondes avant de me replonger dans le verre que je tenais en main, regardant tanguer le liquide contre les parois transparentes du verre.

«  - Moule-bîte est peut être le cerveau comme tu dis, mais il faut toujours des bras. Et à voir ceux de dent d'acier, il se sert uniquement de sa main droite. Je pense que la partie sera longue, que dent d'acier en aura marre de faire exprès de perdre, et qu'il finira donc par gagner pour couper court, ayant besoin d'aller se laisser aller.  » conclus-je en avalant coup sur coup mon second et troisième verres, tandis que je tendais finalement une main vers elle, en ayant oublié la galanterie dans tout cela.

«  - Maximilien... C'est mieux que tu saches mon prénom avant que je ne te dise que tu as encore des traces du rail que tu as du prendre avant de venir.  » lui dis-je en tendant le doigt vers son nez avant de lui sourire et de glisser un billet sur le comptoir dans sa direction, sans rien ajouter de plus, juste tendant une main en dessous du comptoir, à l'abri des regards, juste un regard suspicieux, qui voulait tout et rien dire en même temps.

«  - J'ne te mangerais pas ce soir. Par contre, lui la bas, c'est pas sûr qu'il n'en ai pas l'envie. Alors si tu m'donnais ce que tu as dans la poche, qu'on s'éloigne un peu, qu'on partage cela, et qu'on admire la bagarre qui aura lieu entre les deux abrutis, à coup d'alcool, tu préférais aller te faire manger ? Bonne soirée garantie de mon côté...  » riais-je tandis que j'hêlais le serveur pour lui demander une nouvelle tournée identique avant de me tourner vers elle, l'interrogeant du regard.

«  - Commande ce que tu veux, tu ne tiendras pas la cadence Barbie.  » la taquinais-je tout en  tournant sur mon tabouret, croisant mes bras pour observer la partie de billard, un léger sourire en coin.

L'avantage dans ce genre de situation, c'était qu'on savait d'où l'on venait, ce que l'on faisait, mais jamais réellement où on irait.

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I see fire
And if the night is burning, I will cover my eyes for if the dark returns then. My brothers will die and as the sky's falling down it crashed into this lonely town. ▬ And with that shadow upon the ground, I hear my people screaming out


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MessageSujet: Re: Take me for a ride - Sol -    Jeu 16 Aoû - 16:45





Sol & Max




La vie est un éternel retour, un éternel recommencement aurait dit l’autre. Sol, comme tout le monde n’échappait pas à la règle. Bien que les années ayant creusées quelques rides d’expériences sur son visage émacié, elle continuait –pourtant- de réitérer les mêmes erreurs cherchant, sans doute, quelqu’un qui un jour, l’amènerait à se ranger. Plus d’une fois –pourtant- elle eut jugé son comportement d’absolument néfaste. Plus d’une fois –pourtant- elle tâcha de se ranger, entama une longue et éprouvante lutte contre elle-même qui –toujours- l’a ramené au même point de l’autodestruction. Et, en observant la foule, elle notait avec un certain sarcasme que l’être humain passait son temps à agir ainsi. Que se fut par la main qui enserre le verre ou par la poudre qui colore le nez tous, ils répondaient tous à cette stupide pulsion de mort qui, tant qu’elle ne vous mène pas au point de non-retour, continue de vous dire d’une voix rageusement lascive : vous êtes en vie. Cette petite voix qui vous guide, qui vous hante, qui vous anime et que vous détestez pourtant. Cette petite voix qui vous rappelle que l’air rentre dans vos poumons, que le cœur bat encore et que vous n’avez d’autre choix que d’accepter votre croix. La vie. Vaste sujet faisant jasez dans les chaumières depuis que l’homme est homme. La vie qui fait couler les larmes, la vie qui fait prendre les armes, la vie qui fait couler le sang au nom de Dieu, au nom de la raison, au nom de je m’en bas les couilles tout ça n’a pas d’importance.

Quoiqu’elle fit, où qu’elle aille, partout le même désastre, partout la même constatation : les hommes passent leur vie à se chercher et à se donner une bonne raison de continuer de respirer. Et puis, il y a ceux qui osent en terminer avant même de tenter la mort à l’aide de quelques comportements délictueux. Il y a ceux qui n’ont pas froid aux yeux et qui disent clairement aux autres : j’en ai rien à foutre. Quant aux autres… Tout n’est qu’un long suicide, un jeu ou les cartes sont arbitrairement distribuées. Sol, pour l’instant, à plutôt de la chance. Elle a toujours fait ce qu’elle voulait, continue de faire ce qu’elle veut et ne demande de compte à personne. Libre d’une certaine manière quand bien même se sut-elle assujettie à cette idée de liberté. Sa prison valait-elle celle d’un autre ? Peut-être, elle en avait rien à foutre, Sol avait cette chance de n’avoir personne autour d’elle qui pourrait juger sa manière de vivre, qui pourrait décemment s’inquiéter pour elle. Faire le vide autour d’elle, n’avoir que des amis de passages, vivre des romances puissantes et violentes, mais qui jamais ne perdurent dans le temps. C’était cela sa chance, cela son salue, celui de ne pas avoir à justifier ses choix de vie. Et quant aux individus osant porter un regard indiscret sur la manière dont elle guidait sa vie, elle leur réservait son indifférence glaciale, savoureuse barrière de protection contre les assauts des personnes qui toujours trouve quelque chose à redire sur ce qui ne la concerne pas.
Elle pouvait néanmoins comprendre cette inclination particulière : l’homme est un enfant ayant besoin de se rassurer et quoi de plus rassurant que d’enfoncer son voisin dans sa merde ? Quoi de plus satisfaisant d’attester la médiocrité de son voisin afin d’effacer la sienne ? Humain trop humain et Sol préférait à n’en pas douter le délicieux nectar que son compagnon venait de lui proposer.

Elle n’avait d’ailleurs, guère pris le temps de détailler l’individu qui venait ainsi de l’accoster. Elle nota cependant son regard d’un bleu cobalt, les traits carrés, affirmés de son visage qu’un regard plus féminin que le sien aurait noté de délicieusement viril, mais qu’elle jugeait avec indifférence. Comme s’il fut normal qu’un inconnu vienne ainsi lui donner précisément ce dont elle avait besoin. Comme s’il fut normal qu’elle se prête ainsi au jeu sans même craindre que l’inconnu pût avoir une quelconque mauvaise intention à son égard. Cela aurait pu l’être tout comme il aurait pu faire un prétendant tout à fait acceptable si elle eut cherché quelqu’un pour partager quelques heures d’une nuit de fièvre. Mais rien de tout cela ne traversa son esprit qui s’éveillait tout juste sous l’effet de la cocaïne qui, enfin, embrasait ses sens. Aussi, se prit-elle naturellement au jeu que lui proposait l’inconnu sans répondre à la provocation qu’elle sentait poindre dans sa voix de ténor. « Dans ce cas, j’aimerais que dent d’acier finisse par lui exploser la queue sur son crâne. » Répondit-elle, le regard soudain noir et un sourire carnassier éclairant ses lèvres. Un parfum de violence flotta soudainement dans l’air avant qu’elle adresse un clin d’œil presque charmeur à son inconnu. Comportement changeant, insaisissable, Sol ne comptait absolument pas se laisser impressionner par cet homme dont la confiance émanant de son être camouflait quelque chose qu’elle devinait bien plus sombre, bien plus destructeur. Il suffisait de voir la rage qu’il mettait dans la descente de son verre. Sol n’était certes, pas grand-chose, mais elle n’était pas dupe.

Lui non plus cela dit, et Sol accepta sa poignée de main qu’elle serra, dynamique, tout en lui offrant un sourire complice.
Sans sourciller, elle prit une serviette, se nettoya galamment le nez avant de pencher la tête sur le côté, visiblement amusée : « Merci de ta vigilance Max.» Répondit-elle, usant aussitôt d’un surnom comme si elle l’eut connu depuis l’enfance tout en attrapant le billet qu’il vint de glisser négligemment sur le bar. Un client de plus, quelle chance ! Seule ombre au tableau, il n’était pas dans ses habitudes de partager sa came avec sa clientèle tout comme il n’était pas dans ses habitudes de partager plus qu’un échange de billet et de came avec cette dernière. Mais, qu’importe les habitudes, l’arrogance de Maximilien l’intriguait d’autant plus qu’il semblait persuadé d’avoir face à lui une proie de plus incapable de se défendre face à un adversaire potentiel. «  Lui ? Me manger ? » Elle avisa l’homme qu’il lui pointait du doigt et un léger sourire vint poindre sur ses lèvres. Plus grand, bien entendu, paraissant plus fort également. Il était évident que, vu de l’extérieur, on aurait pu difficilement penser que Sol eut pu mettre quelqu’un au tapis.
Pourtant, il suffisait de détailler son corps pour remarquer que celui-ci fut taillé par des années de pratiques intensives de sport diverses et variées tout comme la malice brulant dans ses yeux laissait à penser qu’elle fut, peut-être, un adversaire à ne pas sous-estimer. Mais peut lui importait aussi, Sol ne tâcha même pas de lui faire changer d’avis et haussa les épaules tout en agrippant son regard un nouveau sourire charmant venant d’apparaître sur ses lèvres : « Tu ne me mangeras jamais, personne d’ailleurs. Quant au partage, fais-en bon usage, sur ce terrain pas sûr que tu tiennes la cadence Hercule. » Elle lui adressa un clin d’œil, commanda la même chose que son acolyte du soir, régla la note et se leva en indiquant du menton une table isolée au fond du bar. Oui, il y avait plus discret cependant Sol, en habituée de ce lieu savait qu’il suffisait de rester au fond de la pièce et tranquille pour avoir la paix.

Sans un mot de plus, Sol s’empara de leur commande respective, intima à Max de la suivre puis, de s’asseoir face à elle afin de lui offrir la discrétion qu’il lui fallait. Descendant un nouveau verre, elle sortit la marchandise qu’il lui fallait, dessina deux rails sur un petit carnet prévu à cet effet qu’elle avait toujours dans son sac, lui tendit avec une paille nouvellement coupée –précaution oblige.- « Surtout n’éternue pas. »
Elle sourit, volontairement moqueuse avant de descendre un énième verre tout en prenant la peine de l’observer plus en détail. Elle nota le contour de ses yeux légèrement noircis par la fatigue, les yeux brillants, l’aspect de sa coiffure légèrement négligée. A n’en pas douté, il se l’était déjà collé la veille.
« En fait, moi c’est Sol. »
Elle s’attendait à une quelconque blague stupide et entendue mille fois de ce Max qui semblait prompt à l’humour et à la provocation.
« Le premier qui finit par terre ce soir veille sur l’autre. Je doute effectivement faire le poids face à toi. »
Elle concède, Sol eut beau avoir la descente d’un camionneur, son acolyte semblait passer maître dans l’art de la descente et, une fois dépourvue de sa conscience, Sol prenait effectivement le risque de mal finir. Enfin, elle ne craignait pas réellement que cela arrive néanmoins, l’idée d’être responsable de cet inconnu l’amusait étrangement. Et plus encore, l’idée d’être pour lui un véritable boulet attaché à ses pieds l’amusait d’autant plus.

La partie ne faisait que commencer.



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MessageSujet: Re: Take me for a ride - Sol -    Mer 5 Sep - 16:58





Sol & Max


L’addiction était un vice dans lequel je baignais sans avoir réellement envie d’en sortir. Une façon quelque peu saugrenue de me sentir vivant. En réalité, c’était le contraire. Ne pas me sentir mort me rappelait à quel point j’étais vivant. L’alcool, la drogue, le sexe. La violence qui faisait pulser mon sang contre ma carotide. Ce même sang que je ne refusais pas de voir couler contre une petite bagarre que j’aurais pu créer. Oui, j’étais même devenu accroc à cette foutue douleur ou plutôt aux traitements que je prenais pour l’apaiser. Par bonne conscience, quand cette dernière disparaissait, je cherchais par n’importe quel moyen à la retrouver. Certes, peut-être qu’un jour je cesserais ce fonctionnement et me servirait sans avoir mal. De toute façon il me fallait bien un nouveau fonctionnement pour poursuivre mes jours ici à Brisbane. Nouvelle ville pour une nouvelle vie ? Loin de là, mes vieux démons ne me lâchaient pas. La seule chose qui changeait ici, c’était que les gens n’avaient pas d’à priori sur l’homme qui se laissait aller à cause de son lourd passé de soldat, d’orphelin, d’enfant maltraité. Ici, il n’était qu’un homme que la vie et le temps avaient changé, que les années avaient endurci et qui cherchait à passer du bon temps sans se soucier du lendemain, ni des qu’en dira-t-on. Et quoi de mieux que de trouver une femme pas trop pénible, avare en question, et plutôt bon délire ? Oui, il détestait parler sérieusement, et cela tombait bien, sa compagne de soirée n’avait pas l’air vraiment très… sérieuse.

Il ne s’attendait pas à ce qu’elle lui réponde. Non pas qu’il soit figé dans l’ère des stéréotypes antiquaires où la femme est moins bien fournie intellectuellement, chose qui pourrait la léser dans ses réflexions ou sa compréhension de l’humour parfois douteux et lourd de l’homme…. Non, il n’était pas non plus de ces hommes qui aimaient à taquiner les blondes d’être prétendument des sources de néologisme, de pléonasme et de réflexion à trois francs six sous à volonté. Quoi que, la dernière en date qu’il avait eu la chance de croiser dans un supermarché avait réussi à lui demander si le thon qui était présent dans la boîte en aluminium était réellement entier de la tête à la queue… Mais celle de ce soir semblait bien loin de ces stéréotypes. Justement, elle cachait probablement très bien son jeu. Je me mis à rire à sa réflexion ou du moins, lui offris un rire faussement forcé tout en me détournant finalement des deux jeunes hommes qui semblaient paralysés par l’enjeu de cette foutue partie de billard. « Tout dépend de quelle queue tu parles, mais je pense que dans un cas sur deux, moule-bite la cassera avant dent d’acier » lachais-je sans aucune gêne, aucune émotion, bien trop occupé par sa réaction en lui laissant voir que j’avais deviné son petit manège.

C’était comme le coup de l’arroseur arrosé, ou du pickpocket volé. C’était généralement quand on s’y attendait le moins que quelqu’un venait pousser du bout du pied cette carapace fragile. Enfin, à l’observer depuis quelques longues minutes maintenant, elle n’en avait que faire du regard des autres, et s’en foutait royalement que je l’ai démasqué. A tel point que mon prénom devint un rapide diminutif que peu de personnes avaient eu l’occasion d’employer : Moïra et Gabriel. Je me raidis par habitude ou plutôt par instinct, attendant patiemment qu’elle ne me livre ce que je venais de lui acheter, à en voir ou plutôt ne plus voir le billet qui se trouvait au préalable sur le bar. Depuis combien de temps n’avais-je pas consommé de drogue dure ? Un mois, deux mois, six mois ? Aucune idée, la dernière fois se trouvait être il y a trop longtemps pour que mes souvenirs daignent me revenir. J’hochais la tête à la question de la jeune femme qui observait l’un des deux hommes attentivement, tandis que je croisais mes bras, attendant presque las contre le comptoir. J’étais de ces hommes qui s’ennuyaient rapidement et qui avaient besoin de bouger, d’activité ou de consommations pour passer le temps. Je regardais le serveur furtivement du coin de l’œil pendant que ce dernier vint poser les deux verres, et je ne fus pas assez rapide pour m’en saisir que Barbie était déjà avec nos deux verres, à l’approche d’une table.

Je la suivais d’un pas nonchalant, mains dans les poches, bousculant volontairement de l’épaule moule-bîte qui était en train d’armer son coup avant de m’asseoir en face d’elle, le regard illuminé face à la marchandise qu’elle venait de poser. J’haussais un sourcil puis attrapais la paille en la fixant longuement encore. « Tu penses qu’Hercule ne tiendra pas la cadence ? Il te couchera Ô Sol… » Conclus-je en portant la paille à mon nez sans plus attendre. Je fermais les yeux, inspirant longuement tandis que je me laissais tomber au fond de ma chaise, comme si je venais enfin d’avoir eu ma dose qui allait me calmer pour la soirée. J’ouvris un œil pour l’observer puis un second avant de m’accouder à cette table, rapprochant mon visage du sien pour pouvoir lui parler sans me retrouver obligé d’hurler.

« Tu sais que cette proposition stipule donc que dans tous les cas vu que tu ne tiendras pas, je vais être obligé de passer ma soirée ainsi que ma nuit à tes côtés ? Tu ne tiendras pas longtemps… Je te laisse trois heures… Si dans trois heures tu es encore debout, j’accepte n’importe quel gage saugrenu… Marché conclus ? »

Ma main tendue était le signe stupide de cet accord en carton qui venait de me traverser l’esprit, et le sourire narquois celui de ma certitude à propos du déroulé de notre soirée. Je venais tapoter son nez du bout du doigt juste pour la taquiner, tout en ôtant ma veste et quelques boutons de ma chemise pour me mettre à l’aise.

«  Quelle est la chose la plus folle que tu ais pu faire, Sol. » lui demandais-je par pure curiosité. Je jouais avec le bracelet de ma montre, le faisant et défaisant frénétiquement avant de plonger sur mon verre, et d’en prendre une longue gorgée, appréciant le mélange de drogue et d’alcool qui virait dans mon sang actuellement.

« Tu ne me sembles pas si méchante… Alors je dirais que tu as du voler un paquet de pâte un jour dans un supermarché… C’est bien la seule chose un peu folle que tu ais pu faire à mon sens… » poursuivis-je en lui offrant un rictus sarcastique signe de mon ironie et de mon humour parfois… pourri je devais l’avouer. J’allais m’apprêter à compléter ma théorie quand des cris provinrent du billard ou les deux hommes qui jouaient préalablement en venaient actuellement aux mains pour des prétextes incompréhensibles au premier abord. Mon regard se posa instinctivement vers celui de Sol, et mon torse se bomba automatiquement comme si je fanfaronnais d’avoir su deviner que cette partie se finirait en bagarre. Mais cela n’était pas assez encore pour moi… Mon regard se noircit et je me levais d’un bond, me rendant moi aussi au milieu de ces quatre bras et poings, venant mettre mon grain de sel ou plutôt mes poings aiguisés dans le lot. Il ne me fallut qu’une poignée de seconde pour laisser Dent d’Acier inerte et l’arcade ouverte, et de casser la jambe de Moule Bîte, les deux agonisant d’une douleur presque commune.

J’essuyais mes mains, remettant ma chemise en place avant de retourner comme si de rien n’était en direction de la table où se trouvait la jeune femme, m’excusant d’un murmure, avant de la fixer longuement.
« Où en étions-nous ? Ha oui. La chose la plus folle. Sauf si tu veux jouer l’infirmière avec les deux abrutis du coin. » lui proposais-je d’un signe de tête. « Tu n’as pas l’air d’être quelqu’un qui aime aider les autres, je me trompe ? Plutôt Solitaire… »

Oui, j’avais prévu d’enchainer les jeux de mots, quitte  à ne pas pouvoir m’enchainer aujourd’hui.


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I see fire
And if the night is burning, I will cover my eyes for if the dark returns then. My brothers will die and as the sky's falling down it crashed into this lonely town. ▬ And with that shadow upon the ground, I hear my people screaming out
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Take me for a ride - Sol -

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