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 unfinished business | dean&heidi

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le flou artistique
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ÂGE : 29 ans, pour la deuxième année consécutive. Certaines étapes prennent du temps à être franchies (27 avril 1988)
STATUT : L'amour c'est so overrated
MÉTIER : Propriétaire et styliste de mon propre atelier de couture avec pignon sur rue du côté de Queen Street Mall
LOGEMENT : w/ Kaecy dans un duplex à fortitude valley au numéro 133 (EB, mon voisin du dessous me manquera)

POSTS : 4030 POINTS : 90

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Fût un temps, j'étais fiancée à un homme parfait, que j'ai lâchement quitté pour aller vivre mon rêve de mon côté › J'ai un husky nommé Lago, cadeau de ce fiancé › Je suis passionnée de mode depuis mon plus jeune âge › Née et ayant grandi à Brisbane, je ne jure que par cette ville et le surf › Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué est la phrase qui résume certainement le mieux ma vie aujourd'hui
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : It always seems impossible until it's doneMatteo
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When I first met you, I honestly didn't know you were gonna be this important to meBeneidi#3
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That feeling that never goes awayMatteidi#5
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I will always gravitate back towards you, regardless how far I wanderCoraidi#7
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Kaecy#3Leena#1Vitto#3Heren#3Evelyn#1
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RPs EN ATTENTE : Ginny (w/ Noah & Adam) › Loan (l'école d'Adam)
PSEUDO : BesidetheCrocodile
AVATAR : Jenna Louise Coleman
CRÉDITS : avatar ©nightblood › signature ©ANESIDORA › userbars ©loonywaltz rpz
DC : Princess Chachatte
INSCRIT LE : 13/08/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t3949-heidi-i-will-always-be-by-your-side http://www.30yearsstillyoung.com/t19084-exist-on-your-own-terms-heidicharlie http://www.30yearsstillyoung.com/t3985-heidi-hellington http://www.30yearsstillyoung.com/t5807-heidi-hellington#200459

MessageSujet: unfinished business | dean&heidi   Mar 7 Aoû - 2:16





unfinished business
Let's let the dead skin of broken dreams, be shed. Begin anew the pursuit. Because those broken dreams aren't really broken. They're just unfinished business, so let's make them our business and close the deal. △
dean & heidi
On y était. Le moment tant attendu, l’instant fatidique, le point de non-retour. J’avais reculé l’échéance autant que je l’avais pu, mais ce n’était pas le genre de chose qui disparaissait si on la planquait sous le tapis. La situation n’allait pas se régler d’elle-même, j’étais dans une impasse. Respirer un grand coup et me lancer – sans trop y réfléchir – voilà tout ce qu’il me restait à faire. Faire traîner les choses n’était pas une solution viable sur le long terme et ne rendrait potentiellement la situation que plus compliquée encore. C’était pour cette raison que je me trouvais sur la plage artificielle de Brisbane en cette douce soirée d’hiver, assise sur les mêmes rochers que dix ans auparavant, à regarder mon husky courir sur la plage. Si la vision du canidé jouant dans les vagues ou terrifiant les mouettes qui s’aventuraient sur son chemin me tirait un petit sourire, j’affichais davantage un air concerné. Le regard vide, les traits tirés, les cheveux ramassés dans un chignon flou pour les empêcher de me fouetter le visage à cause du vent marin, je me mordillais la lèvre inférieure comme à chaque fois que quelque chose me contrariait. A l’instant précis, j’étais prise d’un vague à l’âme qui me bouleversait. Si Brisbane - étant ma ville natale où j’avais grandi – regorgeait de souvenirs et de lieux qui avaient marqués mon existence, cet amas de rocher sur cette plage était une réminiscence particulière que je ne m’étais pas autorisée depuis longtemps. Pourtant je n’avais rien oublié de l’instant en question – bien que l’ayant sûrement idéalisé et romancé avec le temps. Je m’imaginais sans peine, dix ans de moins, jeune étudiante tout juste entrée dans la vingtaine, amoureuse pour la première fois. Je revoyais encore Dean, beau comme un Dieu, à qui je faisais découvrir ma ville natale pour la première fois. Quand bien même je l’avais bassiné toute la journée avec mes histoires de jeunesse, secondée en grande pompe par ma mère qui ne s’était pas gênée pour exposer mes meilleurs exploits sous le regard désabusé et méfiant de mon surprotecteur de grand-frère, Dean, lui, n’avait pas eu l’air de s’ennuyer un instant. Et tous les deux assis sur ces mêmes rochers, il n’avait pas cillé une fois alors qu’il m’écoutait lui conter mes exploits en surf aux côtés de Matteo ou de Matt. Je pouvais encore me souvenir avec une précision qui me faisait froid dans le dos, comment l’air marin semblait sublimer son parfum naturel ou encore comment je m’étais sentie bien en le voyant me couver du regard comme il l’avait fait ce jour-là. A cet instant précis, je me souvenais avoir espéré que notre histoire dure encore de longues années. Et à cette pensée, un rictus ironisant avait étiré mes lèvres quand je songeais à notre relation actuelle – ou absence de. C’était le mouvement soudain de mon chien, accompagné de ses aboiements familiers qui me tirait de mes pensées, me poussant à reporter mon attention sur lui pour le voir se précipiter sans la moindre retenue autour du nouvel arrivant sur la plage, seul être humain à s’y aventurer en dehors de moi. Ayant reconnu son ancien maître – celui-là même qui m’avait offert Lago pour mon anniversaire lorsque nous étions encore ensemble – le canidé lui faisait la fête, tournant autour de lui en secouant joyeusement et énergiquement la queue, n’hésitant pas à faire fi de son éducation canine pour sauter sur Dean qui s’avançait alors vers moi. Prenant alors le temps d’observer mon ex-fiancé avancer à ma hauteur, je me rendais compte que sa silhouette et sa démarche – même de loin – m’étaient toujours familières. Et cette révélation me coupa un instant le souffle, l’angoisse se saisissant de moi et me paralysant sur ce rocher sur lequel je m’étais assisse en l’attendant. J’avais le cœur qui battait la chamade, mais cela n’avait rien à voir avec la façon dont mon palpitant s’emballait à l’époque lorsque Dean s’approchait de moi. Je savais que ce que je cherchais à fuir depuis trois ans que j’étais venue trouver refuge à Brisbane, était désormais prêt de m’exploser à la figure. Tant bien que mal, sur des bases loin d’être solides, j’avais tenté de me reconstruire une vie à Brisbane, épaulée par Ben sans qui je n’aurai jamais été capable de traverser tout ça. Mais je savais que l’arrivée de Dean en ville remettait en question de bien des manières chacun de mes efforts précédents. Pourtant contrairement à la première fois où je l’avais aperçu, où la surprise et l’angoisse avaient eu raison de moi, cette fois-ci, une part de moi, se sentait apaisée d’avoir enfin ce tête-à-tête dont nous avions tous les deux besoin. Si la probabilité que la soirée se finisse dans les cris et les larmes était loin d’être négligeable, au moins, un semblant de communication aurait été établi entre nous. Parvenant finalement à maitriser Lago et son enthousiasme communicatifs, Dean s’était approché de moi, suffisamment pour que mes yeux puissent s’attarder sur ses traits, que je reconnaissais sans peine mais qui ne me semblaient plus aussi familiers qu’à l’époque. Pourtant il n’avait pas changé tant que ça, en dehors de quelques rides légèrement plus marquées sur les coins externes de ses yeux. Mais cela ne gâchant en rien sa beauté naturelle, Dean faisant partie de cette catégorie d’hommes qui semblaient s’embellir un peu plus avec les années.  Si je reconnaissais la courbe de ses yeux, que j’aurai pu redessiner l’arrête de son nez sans peine ou savoir différencier ses lèvres parmi des centaines même les yeux fermés, certaines des micro expressions qui animaient le visage qui se trouvait face à moi m’étaient inconnues. C’était comme réécouter une chanson qui avait bercé notre enfance, mais interprétée par un autre artiste. Réalisant que je devais le fixer depuis un peu trop longtemps pour que cela soit passé inaperçu et ne le mette pas mal à l’aise, je m’étais décidée à ouvrir la bouche : « Il semble toujours aussi content de t’avoir retrouvé. » notais-je en désignant d’un vague geste du menton le husky qui ne le lâchait pas d’une semelle, avec un léger sourire attendri. Laissant à Dean le loisir de s’installer sur les rochers, je laissais mon regard se perdre à l’horizon. J’étais venue caresser du bout des doigts Lago qui était venu s’asseoir à mes pieds comme à son habitude. « Merci d’être venu. » dis-je finalement pour briser le petit silence qui s’était à nouveau installé entre nous. « J’avoue avoir eu peur que tu ne le fasses pas. » Pour une fois, je m’étais assurée d’arriver en avance à un rendez-vous, moi qui avait une fâcheuse tendance à toujours être en retard. Mais j’étais bien décidée à faire les choses comme il le fallait pour une fois. « Et je l’aurai mérité, en somme. » ajoutais-je, pour dissiper tout potentiel malentendu sur mes propos. Il fallait dire que c’était moi qui, par deux fois, lui avait fait faux bond en prenant mes jambes à mon cou sans lui donner plus d’explications que ça. « J’avais peur que tu ne te souviennes pas de la plage non plus. » confessais-je finalement avant de me décider à tourner le regard dans sa direction, ramenant mes genoux contre ma poitrine. Si j’avais gardé un souvenir indélébile de la première fois où j’avais invité Dean à Brisbane pour qu’il puisse rencontrer ma famille, il n’était pas dit qu’il en avait gardé un souvenir impérissable de son côté. « Parfois, je me demande comment il est possible que les lieux changent si peu, quand les gens et mes relations évoluent si vite. » soupirais-je, la nostalgie clairement présente dans mon ton.
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le canard
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ÂGE : 33 ans - 1er mars 1985.
STATUT : De nouveau sur le marché depuis trois ans, après avoir été abandonné au beau milieu de ses fiançailles. Du coup, bague à vendre, mp si intéressé(e).
MÉTIER : Avocat pour le cabinet Grimes & Hartman depuis sept. 2018. ■ Professeur de droit à l'université de Brisbane. ■ Bénévole dans un refuge animalier à ses heures perdues.
LOGEMENT : Spring Hill, #438 (loft) avec Cora Coverdale.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Il aimerait que les restaurants instaurent le principe des cartes de fidélité tellement il y passe son temps. ■ Il a l’esprit très sportif depuis quelques années : courir tous les matins, aller à la salle, faire quelques marathons et, pourquoi pas, rejoindre une équipe de sport collectif. ■ Il porte un grand intérêt sur l'oenologie et la cuisine gastronomique. ■ Il imite le bruit du canard à la perfection. ■ Il se touche l’oreille lorsqu’il est fatigué. ■ Il s’efforce de faire une croix sur toute relation amoureuse depuis Heidi.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : ( 13 / 1o )


Terminus : canyon des veuves(df) ■ with paul ackerly, isaac jensen, ginny mcgrath, julian weber, leah baumann and joey lawson.


Cora ■ that’s life, you know. We never end up where you thought you wanted to be.


Chadna#2 ■ take life with a grain of salt and a slice of lemon and a shot of tequila.


BenDebraEzraGinnyHannahHeidiMatteo#2NephtysPennyTeamApéro


RPs EN ATTENTE :
Elora ■ Marius ■ Matt (fb) ■ Maze ■ Milena ■ Olivia ■ Vittorio.


RPs TERMINÉS :
CarterChadna#1EireenDouglasEllie#1Giulia#1MattMatteo#1Sage#1

Abandons:
 





PSEUDO : victoriaz.
AVATAR : Max Irons.
CRÉDITS : luaneshë (ava). tumblr (pics) ■ motley control (sign) ■ loonywaltz (ub)
DC : Jill McGrath.
INSCRIT LE : 11/07/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t20604-dean-maguire-sometimes-things-have-to-fall-apart-to-make-way-for-better-thing-fiche-terminee http://www.30yearsstillyoung.com/t20620-dean-maguire-when-i-get-sad-i-stop-being-sad-and-be-awesome-instead-true-story http://www.30yearsstillyoung.com/t20621-dean-maguire http://www.30yearsstillyoung.com/t20830-dean-maguire

MessageSujet: Re: unfinished business | dean&heidi   Mar 7 Aoû - 13:03




unfinished business ■ dean&heidi

C’était là une situation bien difficile à croire, que celle qui allait se dérouler. Dean Maguire avait, d’une part, tant attendu ce genre de messages et, d’une autre part, avait commencé à appréhender la chose. Et cela se sentit dans tous ses faits et gestes. La journée avait été péniblement lente, à commencer par ce travail où Dean se demandait comment il n’avait pas encore été renvoyé tant tout lui passait par-dessus la jambe depuis quelque temps. Les coups et blessures du début de semaine ne plaidaient pas en sa cause. Les cas à traiter ce jour-là lui semblaient fades et insipides. Ce qui le réjouissait, dans ces cas-là, c’était de rejoindre l’une ou l’autre connaissance autour d’un verre dans un des bars de Fortitude Valley et oublier, encore et toujours oublier, à quel point sa vie tournait à rien. Mais là, personne ne lui ôta cette angoisse qui l’envahissait depuis des heures. Comment pouvait-on ressentir tant de sensations à la fois ? Angoisse, torture et nervosité. Le titre de sa soirée. Cette fois-ci, il était hors de question de la laisser fuir. Dean prit alors la route en direction de Streets Beach, à pieds, la mâchoire nerveusement serrée. Il aurait pu prendre un taxi pour aller droit à l’évidence. A la place, il préféra marcher jusqu’à leur point de rencontre en se disant que cela lui permettrait d’anticiper les éventuelles réactions, d’aborder dans sa tête les sujets qui fâchent et de penser à comment la situation allait tourner cette fois-ci. Alors que les rues défilaient sous ses pas, le jeune Irlandais songea à un moyen d’empêcher Heidi de s’enfuir si jamais elle venait, encore, à le faire. Sur une plage artificielle, il n’y vit pas beaucoup de solutions. A part l’enterrer dans le sable ou la serrer fortement dans ses bras pour ne plus la laisser repartir, il n’y voyait pas de solutions. En passant à côté d’un fleuriste, à quelques pas de la plage artificielle, il songea même, en tant qu’éternel romantique, à lui prendre des fleurs pendant un quart de secondes, en se rappelant aussitôt que ce n’était plus l’ordre du jour. Abruti, va. Il ne fallait pas commencer ainsi, ni se voiler la face par rapport à Heidi : qui pouvait décrocher si facilement d’une belle relation idyllique pendant huit années consécutives ? Au loin, il vit une silhouette se dessiner sur le rocher, une légère brise défaisant ses cheveux, l’allure douce et élégante. Il ne pouvait pas en être plus sûr : c’était bien Heidi à moins de quelques mètres de lui. Son cœur manqua aussitôt d’un bond. Ce n’était pas cette sensation de joyeuses retrouvailles, mais plutôt celle de tripes tordues dans tous les sens, comme une serpillère essorée après avoir vulgairement lavé le sol. C’était sans compter l’animal canin qui jouait, non loin d’elle, dans les vagues de cette plage artificielle. La charogne, elle l’avait ramené, pensa-t-il, à la fois enthousiaste et triste de revoir leur chien. Lago était l’un de ces sujets sensibles sur lesquels Dean aurait bien hurlé des heures. Même si ce chien avait été présenté comme un cadeau lors de l’anniversaire d’Heidi, c’était aussi de toute évidence son chien, pour avoir partagé tant de choses avec. Un projet commun, celui de dresser et éduquer un chien, à deux. Certains couples, pour se challenger dans leur relation, prenait parfois bêtement une plante et s’extasiait devant chaque bourgeon qui devenait un pétale. Pour Heidi et Dean, le ridicule ne les avait pas frôlés de si près dans cette petite relation presque parfaite, préférant avoir des cœurs dans les yeux face à un chien. Et quel chien ! Plaquer tous leurs projets communs à terre et partir loin de lui était déjà bien pénible, mais prendre Lago, c’était le pompon. « Il semble toujours aussi content de t’avoir retrouvé ». La voix d’Heidi s’était élevée pour la première fois depuis son arrivée et des frissons parcoururent son dos, comme le début d’une mélodie qui prenait aux tripes. De toute son énergie, Lago se frottait contre lui, essayait de lui grimper dessus plus d’une fois et eut plusieurs aboiements de contentement. Pour Dean, c’était difficile. Il était partagé à la fois entre paraître tout à fait sérieux et charmant devant Heidi et celle de soudainement se rouler par terre avec Lago et fêter leurs retrouvailles entre chien et maitre. De loin, un regard externe à la situation pouvait être très bien associer leur situation à celle de deux parents qui étaient en train de s’échanger l’enfant pour la garde alternée. Lui qui n’avait pas encore eu l’audace de contempler la belle Heidi, un coup de marteau venait de le tambouriner en plein cœur sans scrupule au moment où leurs regards se croisèrent. Mais, tout aussitôt que ses yeux se posèrent sur les siens, toutes les pensées tantôt de colère, tantôt de peine, tombèrent comme des mouches à ses pieds. Heidi, sa Heidi, était là, devant lui, plus belle que dans ses souvenirs, plus belle que lorsqu’il pensait à elle au point d’en perdre le contrôle, plus belle que toute autre australienne qui l’avait approché depuis. L’air qu’elle abordait lui paraissait si serein que cela eut pour effet d’apaiser Dean. A côté de cela, les aboiements de Lago n’étaient plus qu’un bruit lointain, bourdonnant à peine dans le creux des oreilles du jeune Irlandais. Certes, face à lui ne se trouvait plus cette étudiante remplie de joie de vivre et d’envie de s’amuser, qui lui montrait fièrement les environs comme une invitation à y vivre en sa compagnie. Il était inévitable de passer à côté d’une certaine fatigue apparente sur son visage. De son côté, les quelques blessures superficielles des jours précédents trônaient encore sur son visage, timidement. Et heureusement, parce qu’il en avait franchement honte, honte d’une fois encore avoir cherché la bagarre sans raison en fin de soirée, tout ça parce que se faire taper dessus semblait moins douloureux que sentir ses vieux démons remonter à la surface, après avoir passé chaque journée à tenter de les noyer. Un peu comme cet instant. « Salut » murmura-t-il, affaibli par le sourire d’Heidi qu’il lui rendit d’emblée. Que devait-il faire ? Lui claquer la bise, lui serrer la main ou l’embrasser sur le front comme il avait autrefois l’habitude de faire et en avait eu plus d’une fois l’envie depuis qu’il s’était approché d’elle ? Il se tenait là, à sa hauteur, ne sachant pas si c’était juste normal d’à présent avoir encore une certaine distance physique entre eux, après trois ans de séparation. Finalement, Heidi brisa le silence : « Merci d’être venu. J’avoue avoir eu peur que tu ne le fasses pas. » - « Voyons, pourquoi tu dis ça ? Jamais je n'aurais l'envie de te fuir », murmura-t-il calmement, avec un léger rire forcé. Il regretta immédiatement ce semblant de pique, sorti de nulle part. Loin de lui l’envie de la voir s’envoler en fumée une fois encore. Nerveux, il s’adressa alors à cette partie rageuse et dégoûtée de lui-même pour lui demander de rentrer dans sa niche et de ne pas continuer à lancer des piques ainsi. « Et je l’aurais mérité, en somme ». Elle n’avait pas tort. Mais il n’aurait raté l’occasion pour rien au monde. « J’avais peur que tu ne te souviennes pas de la plage non plus. Parfois, je me demande comment il est possible que les lieux changent si peu, quand les gens et les relations évoluent si vite ». Nostalgique à son tour par ses premiers jours en sa compagnie, le jeune avocat redevint quelque peu angoissé par la situation : allaient-ils faire semblant longtemps ? Là était toute la délicatesse d’Heidi, à entrer en douceur dans une piscine alors que lui préférait plonger entièrement. « Comment oublier, hein ? Comment oublier ce qui nous a un jour rendus heureux ? » lâcha-t-il tout bonnement, se décidant finalement à s’asseoir à son tour sur le rocher. Chose qu’il allait regretter sans plus tarder. A n’être qu’à quelques centimètres d’Heidi, son parfum, qu'il reconnaitrait entre mille, l’envahit et le transporta douloureusement un bond en arrière. « Si les lieux changeaient aussi vite que les relations changent, je pense qu’on ne reconnaitrait même plus cette plage, tu ne crois pas ? ». Toujours à ses côtés, il pencha la tête vers elle, ne pouvant s’empêcher d’observer chaque trait les uns après les autres, pouvant dessiner son portrait à l’aveugle : « Je suis tellement content que tu sois là. Au point que je ne vais même pas te demander ce qui t'a fait changer d'avis ». Et c'était peu dire. Repenti dans bien des matières, il ne pouvait pas être plus heureux à cet instant, posé sur un rocher avec Heidi Hellington, anciennement sa fiancée.
Pando




fall seven times, stand up eight
You cross this line, do you find it hard to say it with me tonight? I've walked these miles but I've walked in straight line. You'll never know what was there to be fine. I'm wasting my young years, it doesn't matter here. I'm chasing more ideas, it doesn't matter here. ■


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MessageSujet: Re: unfinished business | dean&heidi   Mer 10 Oct - 23:24





unfinished business
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dean & heidi
« Salut » Un mot banal, prononcé du bout des lèvres et voilà pourtant déjà que mon cœur chavirait. C’était avec violence qu’en entendant de nouveau sa voix, clairement, pas étouffée par la surprise de le trouver face à moi, tout un tas de réminiscences me revenaient en tête. Cette voix chaude qui avait bercé mes jours et mes nuits pendant presque dix ans. Cette voix dont j’étais irrémédiablement et irrévocablement tombée amoureuse, comme de tout le reste de sa personne avant que la magie disparaisse, que la routine ne s’installe et que tout ne soit définitivement gâché. Tentant de reprendre contenance, j’avouais alors à Dean mes craintes de ne pas le voir arriver sur la plage, pour me rejoindre. « Voyons, pourquoi tu dis ça ? Jamais je n'aurais l'envie de te fuir » Et voilà que Dean venait de lancer la première estocade. Fair enough, songeais-je en mon for intérieur. Aussi incroyable que cela puisse sembler, si la pique à peine dissimulée ne me faisait pas outre mesure plaisir à entendre, elle ne me faisait pas chavirer le cœur non plus contrairement à ce que je m’étais attendue. Peut-être après tout que je commençais enfin à grandir et à accepter les erreurs que j’avais commises par le passé, prête à faire front plutôt que de choisir de prendre la tangente comme j’en avais eu la fâcheuse habitude autrefois. Je ne tardais pas à rassurer Dean, préférant tout de suite lui faire savoir que j’avais conscience de le mériter – et à dire vrai, je m’étais préparée à bien pire – et qu’il n’avait donc pas à s’inquiéter de me voir prendre la poudre d’escampette une fois de plus. Et étrangement, quand l’angoisse m’avait rongé l’estomac toute la journée à l’idée même d’affronter de nouveau mon ex-fiancé, me trouver désormais face à Dean avait quelque chose d’apaisant. Si la tension était palpable et le malaise à son comble, poser mon regard sur ses traits me donnait l’impression de retrouver un lieu que j’avais chéri, comme retrouver un endroit où l’on se sentait chez soi, un doux souvenir d’enfance : ma Madeleine de Proust en somme. Ma langue se déliait peu à peu, mon ton pas vraiment assuré, mais l’envie derrière de renouer un minimum avec celui qui avait partagé ma vie pendant presque une décennie. « Comment oublier, hein ? Comment oublier ce qui nous a un jour rendus heureux ? » demandait-il alors en décidant finalement de s’asseoir à mes côtés. Et si je m’étais sentie plus détendue que je ne l’aurais cru de prime abord jusqu’ici, la proximité soudaine de Dean me faisait chavirer. C’était comme si mon corps était encore programmé pour réagir à sa présence, à son contact. Les effluves de son parfum – qui n’avait pas changé d’un poil depuis que je l’avais quitté – m’enivraient l’âme, me précipitant dans un trou de ver direction le passé avec une certaine violence. Momentanément déstabilisée par la présence de Dean à mes côtés, je ne parvenais pas à trouver quoi répondre à sa question – sûrement rhétorique d’ailleurs – et succédant à mon silence, ce dernier reprenait alors : « Si les lieux changeaient aussi vite que les relations changent, je pense qu’on ne reconnaitrait même plus cette plage, tu ne crois pas ? » Cette fois-ci, il n’était pas question de laisser le son des vagues et le cri des mouettes répondre à ma place. M’autorisant cependant un certain temps de réponse – qui aurait pu passer pour théâtral si toute cette situation ne me bouleversait pas autant – je finissais par tourner le regard vers celui qui se trouvait à mes côtés. Un étranger familier ou un proche inconnu, je ne parvenais pas à savoir lequel de ces oxymores correspondait le mieux. « A vrai dire, je t’aurais reconnu entre milles. » confessais-je alors. Je ne parvenais pas trop à savoir si j’avais le droit de jouer cette carte avec lui, mais après tout, il était venu chercher la vérité et elle était là, pleine et entière : je ne l’avais pas oublié, pas comme je l’avais souhaité du moins et nos entrevues en étaient la preuve tangible. Si c’était moins la responsable de cette réunion sur la plage pour discuter tout en ayant l’impression de devoir marcher sur des œufs, si c’était moi la coupable de l’explosion de notre duo, avancer, passer à autre chose, aller de l’avant n’avait pas été une chose facile. « Je suis tellement content que tu sois là. Au point que je ne vais même pas te demander ce qui t'a fait changer d'avis » A nouveau mon corps réagissait, sans même que je ne puisse anticiper ou comprendre ses réactions, et cette fois-ci c’était un frisson qui était venu lécher ma nuque, dressant mes cheveux sur son passage. Et un léger sourire en coin m’échappait alors que je le regardais. « C’est vrai que maintenant que le choc des retrouvailles est passé, je pense que j’avais besoin de ça, moi aussi. » confirmais-je. Parce que rien n’allait plus depuis que je l’avais revu, c’était comme si mon monde, qui ne tournait déjà plus vraiment rond depuis trois années, s’était mis à tourner carré. Depuis que mes yeux s’étaient posés sur lui, par le plus grand des hasards, Dean n’avait plus réussi à quitter mes pensées après ça, m’empêchant de dormir la nuit et me forçant à travailler comme une acharnée pour espérer penser à autre chose. « Je dois avouer que ça me parait moins étrange que je ne l’aurais cru. » continuais-je alors, comme pour tenter de grapiller un peu de temps avant d’attaquer le vif du sujet. Parce que je connaissais suffisamment Mister Maguire pour savoir que – à moins d’un gigantesque travail sur sa personne – ce dernier devait s'impatienter d’aborder la raison de notre entrevue. Quittant son visage du regard pour reporter mon attention sur la mer et la ligne d’horizon qui se dessinait face à nous, je prenais une longue inspiration, prête à me jeter à l’eau, figurativement parlant. « Je voulais te dire avant toute chose que je suis sincèrement désolée de la façon dont j’ai fait les choses. » Le grand plongeon, on y était. Je venais de sauter dans le grand bain. Je me sentais me tendre de nouveau, ma voix moins assurée, moins apaisée que précédemment, mes doigts jouant nerveusement avec la laisse de Lago que je tenais toujours entre mes mains. « Je crois que je m’en voudrais toute ma vie d’avoir agi de la sorte et que je n’aurais jamais les mots pour te dire à quel point, je souhaiterai pouvoir faire les choses autrement. » Pour la première fois en revanche depuis nos retrouvailles, je parvenais à parler à Dean sans me mettre à pleurer instantanément. « Et je ne m’attends pas à ce que tu me le pardonnes un jour, je voulais juste que tu saches que ça restera sûrement à vie mon plus grand regret. » Un regret que j’allais devoir emporter avec moi jusque dans ma tombe car il n’existait pas de moyen d’effacer ses erreurs passées. « Tu ne méritais vraiment pas pareil traitement, j’en suis bien consciente. » Car si les choses s’étaient gâtées lors de nos dernières années de relation, si nous nous voilions tous les deux la face, je ne l’avais pas quitté du jour au lendemain dans l’espoir de le faire souffrir. « C’était plus une réaction poussée par un certain instinct de survie étrange, qu’une action mûrement réfléchie. Je ne sais pas pourquoi, mais ce soir-là, je ne savais pas comment faire autrement. Il fallait que je prenne l’air parce que j’avais l’impression que si je restais là, j’allais m’asphyxier. » C’était étrange et particulièrement difficile de tenter de verbaliser un comportement et un état d’esprit qui n’avaient rien de rationnel à l’instant. Tache rendue encore plus ardue par la difficulté que j’éprouvais toujours à évoquer Dean encore aujourd’hui, une part de moi n’ayant sûrement jamais réussi à totalement me défaire de l’empreinte indélébile que l’irlandais avait laissée en moi. « Comment on a pu en arriver là, tu crois ? » demandais-je alors, la moue boudeuse et triste à la fois.
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ÂGE : 33 ans - 1er mars 1985.
STATUT : De nouveau sur le marché depuis trois ans, après avoir été abandonné au beau milieu de ses fiançailles. Du coup, bague à vendre, mp si intéressé(e).
MÉTIER : Avocat pour le cabinet Grimes & Hartman depuis sept. 2018. ■ Professeur de droit à l'université de Brisbane. ■ Bénévole dans un refuge animalier à ses heures perdues.
LOGEMENT : Spring Hill, #438 (loft) avec Cora Coverdale.

POSTS : 1407 POINTS : 390

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Il aimerait que les restaurants instaurent le principe des cartes de fidélité tellement il y passe son temps. ■ Il a l’esprit très sportif depuis quelques années : courir tous les matins, aller à la salle, faire quelques marathons et, pourquoi pas, rejoindre une équipe de sport collectif. ■ Il porte un grand intérêt sur l'oenologie et la cuisine gastronomique. ■ Il imite le bruit du canard à la perfection. ■ Il se touche l’oreille lorsqu’il est fatigué. ■ Il s’efforce de faire une croix sur toute relation amoureuse depuis Heidi.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : ( 13 / 1o )


Terminus : canyon des veuves(df) ■ with paul ackerly, isaac jensen, ginny mcgrath, julian weber, leah baumann and joey lawson.


Cora ■ that’s life, you know. We never end up where you thought you wanted to be.


Chadna#2 ■ take life with a grain of salt and a slice of lemon and a shot of tequila.


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MessageSujet: Re: unfinished business | dean&heidi   Ven 12 Oct - 14:36




unfinished business ■ dean&heidi

La douce voix d’Heidi résonnait dans sa tête comme cette vieille mélodie trop longtemps écoutée, que l’on connaissait par coeur avant même qu’elle n’ait commencé. « A vrai dire, je t’aurais reconnu entre milles. » A vrai dire, lui aussi. Mais ce bon gros canard de Dean avait déjà suffisamment perdu de dignité et d’amour propre face à Heidi pour le lui dire, au risque d’encore passer pour le bouffon de service. « C’est vrai que maintenant que le choc des retrouvailles est passé, je pense que j’avais besoin de ça, moi aussi. » - « Hm. » Quelque peu vexé de se dire que lui en avait eu besoin bien des mois avant cette rencontre, il se dit que cela ne servirait à rien de lui en vouloir pour autant. Après tout, pour s’être acharné à la joindre plusieurs fois durant ces trois dernières années, il savait de toute manière que cela n’aurait jamais fonctionné tant qu’elle n’en avait pas envie. Et il se sentait bien con d’admettre que ce n’était qu’ainsi que cela allait se passer. « Je dois avouer que ça me parait moins étrange que je ne l’aurais cru. » - « C’est sûr, les choses ont pu se calmer en trois ans. » avait-il répondu en toute simplicité. Jamais il n’aurait pu parler calmer à côté d’elle il y a deux ou trois ans d’ici. Tout bonnement parce qu’il avait été mort saoul la plupart du temps, bien trop colérique et irresponsable pour réfléchir correctement. « Je voulais te dire avant toute chose que je suis sincèrement désolée de la façon dont j’ai fait les choses. » La sensation qui parcourut Dean à cet instant-là lui parut bizarre. Heidi venait-elle réellement de présenter des excuses ? Il ne s’attendait pas à ce que cela vienne si facilement à lui. Il s’attendait à devoir attendre encore bien des minutes avant qu’elle n’en vienne aux faits. C’était comme s’il s’était attendu à ce qu’elle entre dans la piscine échelons par échelons, plutôt que de plonger entièrement dedans. « Je crois que je m’en voudrais toute ma vie d’avoir agi de la sorte et que je n’aurais jamais les mots pour te dire à quel point je souhaiterais pouvoir faire les choses autrement. Et je ne m’attends pas à ce que tu me le pardonnes un jour, je voulais juste que tu saches que ça restera sûrement à vie mon plus grand regret. » Le jeune Irlandais avait du mal à entendre ces mots-là. C’était comme si durant toutes ces dernières années, il avait prié tous les dieux pour les entendre sortir de la bouche d’Heidi. Pire même, c’était les mots rêvés qu’il avait imaginé entendre sur le chemin pour rejoindre la jeune femme sur cette plage artificielle. Pourtant, cela semblait tellement beau que cela n’en semblait pas réel. « Tu ne méritais vraiment pas pareil traitement, j’en suis bien consciente. » - « J’étais un abruti à l’époque… » commença-t-il à répondre comme s’il parlait de lui-même de quinze années plus jeune que maintenant, en pleine crise d’adolescence. Sans doute l'était-il toujours un peu. « Les torts sont partagés, tu sais. » Ses épaules se haussèrent pour retomber bêtement, dans un geste las. Si, dans le cas de Benjamin, il admettait avoir tous les torts, concernant Heidi c’était différent. Il avait été le pire des crétins et l’avait négligée sur bien des points durant les dernières semaines de leur relation. Mais Heidi était partie si vite de sa vie, sans qu’il ne se rende compte. La douleur avait été si vive que c’en avait été déstabilisant. Fort heureusement, les choses s’étaient bien calmées aujourd’hui.  « C’était plus une réaction poussée par un certain instinct de survie étrange, qu’une action mûrement réfléchie. Je ne sais pas pourquoi, mais ce soir-là, je ne savais pas comment faire autrement. Il fallait que je prenne l’air parce que j’avais l’impression que si je restais là, j’allais m’asphyxier. » Le regard de Dean se perdit sur Lago qui jouait tantôt avec l’allée et venue des vagues, tantôt avec une mouche un peu trop audacieuse, voire suicidaire, qui tournait autour de lui. « Comment on a pu en arriver là, tu crois ? » Etait-ce réellement une question ? Si Heidi avait passé les trois dernières années de sa vie à construire sa vie dans l’art et la mode, Dean avait eu suffisamment de temps libre pour retourner la question dans tous les sens. Cela n’avait pas été des plus faciles, au début. Se remettre en question n’avait pas fait partie des habitudes du jeune homme jusqu’ici. Avouer ses torts non plus, pourtant, il y était parvenu… après une année au moins. Cora avait été d’une grande aide. Si la jeune femme était d’une douceur exceptionnelle, elle avait également cette poigne de fer et cette capacité à pointer du doigt les torts et trouver les bons mots pour faire mal là où l’on s’y attendait le moins. Dean savait très bien comment ils en étaient arrivés là, mais comment le dire à Heidi de la même manière qu’il le mijotait dans sa tête ? « Tu me poses sérieusement la question ? Je pense que tu as déjà une petite idée de la réponse… » Ou alors peut-être qu’elle avait été tellement bercée par ses rêves qu’elle en avait oublié le fond du problème. Ou peut-être même qu’elle ne trouvait même plus la réponse exacte et raisonnable, en comparaison à ce qu’ils avaient traversé ? Dean lâcha un léger soupir qu’il voulut discret. « Je sais que j’ai été le pire des crétins, le roi des égoïstes. Toutes ces opportunités professionnelles m’ont donné toute la confiance qu’un avocat a besoin d’avoir pour vivre cette ascension professionnelle rêvée, tu ne trouves pas ? Si j’avais su à ce moment-là que ma grosse tête allait vous coûter, Ben et toi, jamais je n’aurais fait les mêmes choix que j’ai pu faire à ce moment-là. » Il se pinça les lèvres et laissa le silence retomber. Une question lui revenait souvent en tête, c’était cette même question qu’il avait déjà posée à bien des personnes peu concernées par l’histoire. Mais jamais il n’avait entendu la réponse de la part d’Heidi. Alors, après quelques instants, il tourna à nouveau le regard vers elle. « Une réaction poussée par un certain instinct de survie hein… Pourquoi tu ne m’en as pas parlé, pendant ces dernières semaines ? Pourquoi tu as préféré partir au lieu de nous, de me, laisser une chance de ramasser ce qu’il y avait encore à sauver ? » Il fit une moue à la fois songeuse et interloquée. « C’est comme si tu avais vu un incendie ravager la maison, qu’au lieu de prévenir pour éteindre le feu et sauver les meubles, tu avais pris tes affaires pour sauver ta propre peau. »
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MessageSujet: Re: unfinished business | dean&heidi   Mer 17 Oct - 16:44




unfinished business
Let's let the dead skin of broken dreams, be shed. Begin anew the pursuit. Because those broken dreams aren't really broken. They're just unfinished business, so let's make them our business and close the deal. △
dean & heidi
« C’est sûr, les choses ont pu se calmer en trois ans. » Trois ans, c’était presque insensé. J’avais aujourd’hui à la fois l’impression que l’époque où Dean et moi formions un couple soudé et aimant remontait à des lustres quand j’avais également l’impression de n’avoir fait que très peu de choses de ma vie depuis notre séparation. Eternelle angoisse de l’entrée dans la trentaine, je ne pouvais m’empêcher de me dire que j’avais un train de retard sur ce qu’aurait normalement dû être ma vie à cette âge-là si les choses s’étaient déroulées comme prévues. Avec une ironie grinçante, je réalisais qu’à vingt-cinq ans j’avais été plus proche de la vision que je m’étais faite de mon avenir (mariage, maison, enfants, etc.) que je ne l’étais aujourd’hui à trente ans, avec pour seule compagnie un chien et ma colocataire. Finalement, prenant mon courage à deux mains et bien décidée à faire les choses comme il le fallait pour une fois dans ma vie, je décidais d’aborder le sujet qui nous valait cette réunion sur cette plage. C’était une promesse que je m’étais faite et que j’essayais tant bien que mal d’appliquer désormais à l’aube de mes trente ans. Fini les malentendus, les non-dits, j’étais bien décidée à faire face aux choses plutôt qu’à prendre la poudre d’escampette comme j’en avais toujours eu la fâcheuse habitude auparavant. Et il me semblait parfaitement censé d’appliquer mes nouvelles résolutions avec la personne que le méritait sûrement le plus, ayant été celui qui avait le plus souffert de mon penchant évident pour la fuite. Alors je me lançais avec plus d’aise et de sérénité que je ne m’en serais crue capable, le tout sous le regard quelques peu ébahi de Dean qui ne devait pas en croire ses oreilles. « J’étais un abruti à l’époque… » Avec un pâle sourire sur le coin des lèvres, j’avais haussé les épaules. « Un abruti dont j’étais tombée amoureuse tout de même. » le reprenais-je alors avant qu’il ne vienne compléter mes propos en ajoutant : « Les torts sont partagés, tu sais. » J’avais lentement hoché la tête. J’étais parfaitement consciente que je n’avais pas pris la fuite sans raison, que je ne m’étais pas sentie étouffée par notre relation uniquement parce que c’était moi le problème. Mais je n’étais pas sûre qu’un jour Dean ait pu mériter pareil traitement, aussi borné et aveugle eut-il pu être à l’époque. J’essayais alors de verbaliser ce que j’avais ressenti, avec difficulté et maladresse sûrement, ne pouvant m’empêcher de me demander comment une relation si parfaite au début avait pu devenir un tel boulet à nos pieds avec le temps. « Tu me poses sérieusement la question ? Je pense que tu as déjà une petite idée de la réponse… » Etait-ce parce que nous avions fait l’erreur de croire que tout serait toujours aussi simple et joli qu’à l’aube de notre relation ? Sûrement. J’étais cependant curieuse de savoir comment Dean avait perçu les choses de son côté. « Je sais que j’ai été le pire des crétins, le roi des égoïstes. Toutes ces opportunités professionnelles m’ont donné toute la confiance qu’un avocat a besoin d’avoir pour vivre cette ascension professionnelle rêvée, tu ne trouves pas ? Si j’avais su à ce moment-là que ma grosse tête allait vous coûter, Ben et toi, jamais je n’aurais fait les mêmes choix que j’ai pu faire à ce moment-là. » Si je m’étais davantage attendue à ce que Dean évoque le fait que je m’étais peu à peu complètement enfermée dans ma bulle à la suite de la disparition de mon frère, sa réponse me surprenait quelque peu. Ainsi donc quand il avait dit à Ben avoir changé et grandi, peut-être cela était-il réellement vrai. « Je ne t’ai pas vraiment aidé non plus. Après la disparition de Matteo, je me suis complètement recroquevillée sur moi-même, je ne t’ai pas vraiment laissé l’occasion de venir m’aider et je n’étais pas là pour te remettre les pieds sur terre non plus. » Et dans ce sens, j’avais été égoïste aussi, centrée sur mes problèmes sans parvenir à les partager avec celui qui vivait le quotidien à mes côtés, le tenant éloigné de la plus marquante des époques de ma vie. « Une réaction poussée par un certain instinct de survie hein… Pourquoi tu ne m’en as pas parlé, pendant ces dernières semaines ? Pourquoi tu as préféré partir au lieu de nous, de me, laisser une chance de ramasser ce qu’il y avait encore à sauver ? » Une esquisse de sourire avait fendu mes lèvres alors que je le regardais en écoutant sa question. Non pas que cette dernière m’amusait, bien au contraire, mais plus parce que j’étais persuadée qu’elle ne tardait pas à tomber sur le tapis de la conversation. C’était la question à un million de dollars, celle que je m’étais moi-même posée pendant des centaines de nuits à en perdre le sommeil. « C’est comme si tu avais vu un incendie ravager la maison, qu’au lieu de prévenir pour éteindre le feu et sauver les meubles, tu avais pris tes affaires pour sauver ta propre peau. » Avec une moue coupable, j’avais lentement hoché la tête en signe d’approbation. La comparaison de Dean était plus que juste, criante de vérité à vrai dire. « C’est une question que je me suis longtemps posée aussi et je crois que je sais enfin pourquoi j’ai agi de la sorte. J’ai été au moins aussi égoïste que toi je pense. » commençais-je alors avant de faire une petite pause pour tâcher de trouver les mots, quand ce n’était pas facile de savoir par où commencer pour raconter cette histoire. « J’ai préféré sauver ma peau, parce que j’étais persuadée que si je t’en parlais, tu n’aurais pas eu de mal à me convaincre de rester. Et à l'époque je n’étais plus sûre que les meubles vaillent encore la peine d’être sauvés à vrai dire. » reprenais-je en décidant de filer la même métaphore que lui. « J’avais techniquement presque tout ce que j’avais toujours voulu. Une relation fusionnelle qui allait conclure sur un mariage épanoui, une jolie maison avec un chien, la perspective d’avoir de beaux enfants avec l’homme de ma vie. » Je marquais une pause, ma voix se faisant tout à coup un peu plus hésitante, un peu moins assurée, un peu chancelante. « J’avais tout. Sauf une seule chose. J’ai abandonné mes ambitions de travailler pour les grands de la mode à Sydney pour vous suivre avec Ben. Et à cette époque et pendant très longtemps, j’étais persuadée que tout ce que tu avais à m’offrir à côté comblerait sans peine ce que j’avais abandonné. » Et aujourd’hui, que j’avais enfin réussi à décrocher mon rêve, je ne regrettais pas un seul instant de les avoir suivis jusqu’à Adelaide. « Mais les années sont passées, tu n’étais jamais vraiment à la maison et quand tu étais avec moi, je n’étais plus vraiment sûre de reconnaître l’Irlandais simple et charmant que j’avais rencontré. » Il fallait dire que nous nous étions rencontrés plutôt jeunes et que durant nos études et le début de nos carrières respectives, nous avions eu plus d’une occasion d’évoluer. « J’ai l’impression que ton travail avait pris une trop grande place dans notre couple. Et malgré tous mes sentiments pour toi, je n’étais pas certaine de pouvoir vivre constamment dans l’ombre de ta carrière et de vouloir n’être simplement que Madame Maguire. » C’était l’erreur que j’avais commise, abandonner mes propres rêves, abandonnes mes propres passions, au point d’en arriver où je n’avais plus grand-chose juste à moi. « Et la disparition de Matteo n’a fait qu’empirer les choses. C’était tout mon monde qui s’écroulait et t’aurais dû être celui sur qui je me reposais, mais j’arrivais pas à t’en parler. Je ne sais pas pourquoi. » Cette fois-ci, ma voix s’était brisée et malgré mes efforts pour retenir les larmes de rouler sur mes joues, quelques gouttes venaient perler aux coins de mes yeux. « Et un jour, la réalité m’a rattrapé. J’ai su qu’il fallait que je parte. Mais je savais que si je t’en parlais, je ne trouverai jamais la force de le faire. » continuais-je, en tentant tant bien que mal de garder une voix stable et sereine. « Je t’aimais tellement mais je savais que ça ne suffisait pas. Je devais partir mais je ne savais pas si j’allais réussir à vivre sans toi. Alors j’ai saisi la première occasion, je me suis dit que si je ne te disais rien, si je partais juste, tu me retiendrais moins. » D’un geste lent, je venais essuyer mes yeux, en tâchant de rester un minimum digne alors que je devais paraitre bien ridicule face à lui. « Je suis vraiment désolée, Dean. » concluais-je alors, incapable de continuer pour le moment. Je prenais alors une grande inspiration en tâchant de me calmer.
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Cora ■ that’s life, you know. We never end up where you thought you wanted to be.


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MessageSujet: Re: unfinished business | dean&heidi   Ven 19 Oct - 18:44



unfinished business ■ dean&heidi

C’était alors qu’il l’avait dévisagée tout le long de son discours qu’il comprit que la discussion allait enfin arriver, enfin être sérieuse. C’était cette discussion tant attendue depuis des mois. Peut-être même était-ce celle qui allait lui permettre de passer à autre chose, d’arrêter de hurler dans la rue en pleine nuit cette rancune vieille de trois ans, d’arrêter de boire et de provoquer la bagarre juste pour recevoir des coups, d’arrêter de se comporter comme un abruti fini. « Un abruti dont j’étais tombée amoureuse tout de même. » avait-il cru entendre de la bouche d’Heidi, ce qui lui cognait le coeur de se tenir qu’elle parlait au passé. Mais s’il avait pensé, pendant un instant, que faire parler Heidi et lui faire avouer ses torts n’allaient pas être une mince affaire, il ne s’attendait pas à ce qu’elle lui parle pendant deux bonnes minutes sans qu’il n’ait eu une autre réflexion à glisser entre ses mots : « Je ne t’ai pas vraiment aidé non plus. Après la disparition de Matteo, je me suis complètement recroquevillée sur moi-même, je ne t’ai pas vraiment laissé l’occasion de venir m’aider et je n’étais pas là pour te remettre les pieds sur terre non plus. » C’était, hélas, vrai. Si Dean avait beau retourné la situation dans tous les sens et se creuser les méninges pour se rappeler bien des choses qu’il n’aurait peut-être pas pu voir à ce moment-là, l’absence de signaux d’alarme d’Heidi se manifestait à chaque fois. Comment n’avait-elle pas pu lui dire, tout simplement ? Dean n’était pas assez attentif, voire paranoïaque, pour imaginer ce qui n’allait pas chez sa fiancée à l’époque. Sans doute était-il trop occupé par son travail… Et d’un autre côté, cela l’atteignait de se dire qu’elle n’avait même pas tenté de l’informer. Elle avait joué ses cartes solo et lui avait rongé le sol. « C’est une question que je me suis longtemps posée aussi et je crois que je sais enfin, pourquoi j’ai agi de la sorte. J’ai été au moins aussi égoïste que toi je pense. » - « Deux égoïstes ensemble, quelle idée… » avait-il tenté de répondre sur le ton de l’humour, comme pour détendre l’atmosphère ou, plutôt, pour tenter de paraitre moins nerveux à l’idée de ressasser tous ces souvenirs qui allaient et revenaient à la surface au même rythme que les vagues en face d’eux. La réalité était tout autre : si Dean tentait de rester calme, une part de lui, grandissante à vue d’œil, se mettrait énervée, en colère. Il restait bien trop courtois que pour l’interrompre et lui dire ce qu’il en pensait réellement. Parce que chaque mot prononcé par Heidi ressemblait à un coup de poignard. La douleur, cette douleur tant ressentie toutes ces fois où il était down de penser à elle, était vive. « J’ai préféré sauver ma peau, parce que j’étais persuadée que si je t’en parlais, tu n’aurais pas eu de mal à me convaincre de rester. Et à l’époque je n’étais plus sûre que les meubles vaillent encore la peine d’être sauvés à vrai dire. J’avais techniquement presque tout ce que j’avais toujours voulu. Une relation fusionnelle qui allait conclure sur un mariage épanoui, une jolie maison avec un chien, la perspective d’avoir de beaux enfants avec l’homme de ma vie. J’avais tout. Sauf une seule chose. J’ai abandonné mes ambitions de travailler pour les grands de la mode à Sydney pour vous suivre avec Ben. Et à cette époque et pendant très longtemps, j’étais persuadée que tout ce que tu avais à m’offrir à côté comblerait sans peine ce que j’avais abandonné. Mais les années sont passées, tu n’étais jamais vraiment à la maison et quand tu étais avec moi, je n’étais plus vraiment sûre de reconnaitre l’Irlandais simple et charmant que j’avais rencontré. J’ai l’impression que ton travail avait pris une trop grande place dans notre couple. Et malgré tous mes sentiments pour toi, je n’étais pas certaine de pouvoir vivre constamment dans l’ombre de ta carrière et de vouloir n’être simplement que Madame Maguire. » Il eut un petit rictus mauvais, sans doute une fois de plus nerveux, à l’entende de ce surnom qu’elle se donnait. Cela sonnait comme la femme au foyer dans une sitcom, une farce. Cela sonnait faux à l’heure actuelle. Dean était bien loin d’avoir sa Madame Maguire et loin d’en vouloir une. Toute cette naïveté et cet enthousiasme d’avoir de beaux projets et d’avancer dans la vie, tout avait été piétiné sans pitié le jour où elle avait refermé la porte de leur maison. « Et la disparition de Matteo n’a fait qu’empirer les choses. C’était tout mon monde qui s’écroulait et t’aurais dû être celui sur qui je me reposais, mais j’arrivais pas à t’en parler. Je ne sais pas pourquoi. Et un jour, la réalité m’a rattrapée. J’ai su qu’il fallait que je parte. Mais je savais que si je t’en parlais, je ne trouverai jamais la force de le faire. » Dean avait longuement fixé les vagues aller et venir sur cette plage artificielle. Cela lui donnait l’impression d’être protégé de cette sensibilité qui le guettait à entendre Heidi flancher sous le poids de la révélation. Il était prêt à parier qu’elle était sur le point de sangloter ou, du moins, que ses yeux étaient déjà embués de larmes. Ce fut pourquoi il s’efforça de ne pas tourner la tête pour la regarder, sans doute parce que ça lui ferait trop mal et lui donnerait juste l’envie de la prendre dans ses bras et de se coucher à plat ventre pour ne plus voir la moindre tristesse sur son visage. Parce que voir Heidi pleurer était, finalement, la preuve d’un échec de plus dans cette bataille pour gagner son coeur et le garder. « Je t’aimais tellement mais je savais que ça ne suffisait pas. Je devais partir mais je ne savais pas si j’allais réussir à vivre sans toi. Alors j’ai saisi la première occasion, je me suis dit que si je ne te disais rien, si je partais juste, tu me retiendrais moins. » C’est fou à quel point il avait du mal à garder son attention sur le bruit et le mouvement des vagues, alors que c’était sans doute le moment le plus sincère qu’il n’ait jamais eu droit avec Heidi depuis des années. Ses dents grincèrent à l’entende des dernières paroles d’Heidi : « Je suis vraiment désolée, Dean. » Le silence tomba ensuite entre eux comme un poids sur les épaules du jeune Irlandais, pendant bien des minutes. A l’intérieur, la voix d’Heidi résonnait encore dans sa tête, ses révélations aussi. Sa tête tambourinait, son cœur battait à une vitesse frôlant la crise. Et même s’il avait juste envie de lui promettre monts et merveilles et rêver de cet avenir qu’il avait tant voulu avec elle, il s’était finalement dit que son passé était en train de se refermer mot par mot, seconde par seconde. Cela le chamboulait plus qu’autre chose d’être face à Heidi, cela réveillait en lui un bordel d’émotions qu’il ne savait même plus dire si la tristesse ou la colère allait gagner et prendre le dessus. Et puis… « Mais… » commençait-il, d’un ton rancunier et abasourdi, se demandant à un moment si c’était riposter allait être une bonne idée ou pas. « Comment t’as pu imaginer un seul instant que je ne t’aurais pas aidée à surmonter la mort de Matteo ? Comment tu as pu croire que j’allais agir comme un salaud fini alors qu’on pensait que ton frère était mort et que tu avais besoin de moi ? J’ai toujours été là pour toi dans les moments importants, les meilleurs comme les pires. C’est pas le principe du mariage ? Être là dans tous ces moments-là ? Ce n’est pas non plus un principe qui repose sur la communication ?! J’aurais pu comprendre que tout ça t’amochait le moral et que tu avais besoin d’aide. Sans doute que j’aurais accepté que tu t’en prennes à moi, que tu m’en mettes plein la gueule à ce moment-là, que tu me détestes, que tu m’en veuilles même de sa mort à la limite ! Mais tu ne m’as rien dit et c’est pire ! Tu ne m’as même pas laissé la moindre chance de te prouver que pour la cinquantième édition, j’étais avant tout un pauvre abruti tout bonnement fou amoureux de toi et prêt à tout plaquer pour tout te donner ! Et que ce soit la mort de ton frère ou encore ce travail à la con qui me donnait encore plus l’impression d’être une tête-à-claque, mais avec un costume, j’étais avant tout là pour toi, pour nous ! » Une petite part de lui était en train de lui suggérer de reprendre son souffle, de respirer un coup. Mais c’était comme si tout s’était accumulé pendant trois ans et ne demandait qu’à sortir dans un vomi de paroles. Trois ans à la boucler, à ne pas avoir pu se défendre face à cette décision qui était loin d’être la sienne, encore plus loin de l’arranger. « Parce que bordel, si j’avais su que ce travail guidait gentiment mon couple droit dans le mur, j’y aurais changé la donne ! Parce que oui, il me semble que dans l’ordre de mes priorités, sauver son couple passait avant la carrière professionnelle. Parce que j’étais amoureux, parce que je pensais que tu étais cette personne qui valait la peine qu’on jette tout pour la garder elle ! Alors tu me connaissais mal de penser que j’aurais choisi ce travail avant toi ! Tu me connaissais mal de penser que je ferai ce que toi tu as exactement fait avec nous, Heidi ! Tu nous as jetés pour ta carrière, tes rêves ! Les tiens ! » La voix rouillée par le ton haussé, les dents à présent serrées par la nervosité qui avait pris le dessus, Dean avait fini par détourner le regard et par s’arrêter net dans son élan. Il ne s’était même pas rendu compte qu’entre-temps il s’était levé et avait ait quelques pas en rond devant elle. Comment avait-il pu tenir trois années à tout garder pour lui ? Comment avait-il pu croire que le temps finirait par calmer les choses ? Ces deux dernières minutes avaient été l’opposé du calme dont il avait fait preuve depuis son arrivée sur la plage. Et si le post-il dans sa tête lui rappelait toutes les trente secondes de ne pas s’énerver pour ne pas faire fuir Heidi, il ne pouvait pas s’empêcher pour autant de lui révéler tout ce qu’il avait en lui, enfermé à double tours, pendant tout ce temps.  Après s’être pris la tête entre les mains pendant un long moment, il finit par relâcher les épaules et par tenter de se reconcentrer sur le bruit et le mouvement des vagues pour ne pas avoir à affronter à nouveau le regard d’Heidi après ce qu’il venait de lui dire.
Pando




fall seven times, stand up eight
You cross this line, do you find it hard to say it with me tonight? I've walked these miles but I've walked in straight line. You'll never know what was there to be fine. I'm wasting my young years, it doesn't matter here. I'm chasing more ideas, it doesn't matter here. ■


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