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 You can count on me

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Savannah Williams
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ÂGE : 31 ans
SURNOM : Sav'
STATUT : Célibataire
MÉTIER : Graphiste dans une grande agence de communication
LOGEMENT : #218, BaySide
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POSTS : 2760 POINTS : 75

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Elle joue souvent avec ses cheveux ≈ Elle a pratiqué auparavant le chant en tant qu'artiste professionnelle ≈Elle joue de la guitare et du piano ≈ Elle a causé un accident de voiture dans le passé qui a coûté la vie à un jeune homme. Un secret qu'elle tente de garder pour elle ≈ Elle culpabilise toujours ≈ Elle a un rire extrêmement communicatif ≈ Elle est maman de Mathis, 2 ans, qu'elle cherche à connaître, et qu'elle a eu avec son second amour, James Beauregard.
UN RP ? : Ok mais tu le commences.
RPs EN COURS : You can count on me 190508091837649350
Cade(#3)GabrielNicolasColinLeahJoseph
RPs EN ATTENTE : Ethan
RPs TERMINÉS : James (#1)James (#2)James (#3)CadeMatteoColinThomasJames (#4)Cade(#2)Amal Carlisle
AVATAR : Margot Robbie
DC : Nope
INSCRIT LE : 10/05/2018
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MessageSujet: You can count on me   You can count on me EmptyMar 14 Aoû - 16:51



You can count on me

Voilà plus d'un mois que j'ai retrouvé Brisbane. On peut dire que mon retour en ville ne s'est pas fait sans mal. J'ai bien évidemment dû faire face aux conséquences que cela a pu entrainer, et il faudra probablement un petit moment avant que ce dernier soit accepté de tous. En attendant, j'apprécie pouvoir y retrouver mes habitudes, ces lieux que j'aimais tant côtoyer par le passé, ceux qui regorgent de souvenirs. IL y a également un autre point positif à mon retour ici, je sais que je peux y retrouver cet ami qui a décidé de poser pied à terre dans cette ville, alors que nous nous étions rencontrés au Canada. Une rencontre qui aurait très bien se dérouler dans un endroit singulier, un café, ou bien même la librairie qu'il détenait à l'époque, mais le contexte avait été tout autre, beaucoup moins agréable, beaucoup moins accessible. J'avais participé à ce "regroupement" - pour ne pas l'appeler thérapie-, je ne sais pas trop comment je m'y étais retrouvée. J'avais quitté l'Italie subitement après cet échange avec James, comme s'il m'était impossible à l'époque d'y faire face, de pouvoir réagir, la fuite avait été ma seule option. Ca ne m'avait cependant pas alléger l'esprit, je ne parvenais pas à me relever réellement, pire, je revivais cet accident que j'avais commis en boucle depuis la confrontation avec cette femme, la mère du jeune homme que j'avais tué accidentellement. Mon bonheur m'a été soutiré si soudainement, comme si la souffrance passée n'avait pas été suffisante, qu'il fallait que je paye à nouveau le prix de mes erreurs. Je suppose que ma mère était parvenue à trouver les mots pour me pousser à suivre ce soutien collectif. La première fois, j'étais complètement en retrait. J'écoutais ces gens, et leurs histoires, plus tristes et dramatiques les unes que les autres. Ca dédramatisait même ce que je pouvais vivre moi même, mais il n'empêchait que ca ne parvenait pas à me donner un sentiment de paix, celle que je me dois de trouver pour pouvoir avancer. C'est lors du second rassemblement que j'ai eu la parole, que l'on m'a demandé de m'ouvrir aux autres, et de raconter à mon tour ce qui rendait ma vie si misérable. Je me souviens de tous ces regards posés sur moi, la plupart compatissants et compréhensifs, mais je me souviens surtout de l'histoire cet homme à mes côtés, qui avait perdu soudainement sa femme dans un accident de voiture. J'étais parvenue à culpabiliser l'ombre d'un instant. D'une certaine façon, j'aurais pu être celle qui avait frappé son véhicule et qui lui avait enlever l'amour de sa vie. Il avait fini par se lever et quitter la pièce, parvenant à attirer mon attention. J'avais suivis ses pas quelques minutes après, le retrouvant à l'extérieur, debout, pensif... Et j'avais osé lui adresser la parole, cherchant probablement à lui apporter mon soutien, d'une certaine façon, peut être aussi pour me donner bonne conscience face à cette mère brisé, dont je n'avais su apaiser la douleur.

19h05 - Je passe la porte de la librairie, provoquant le tintement de la cloche qui se trouve au dessus de celle-ci. Je me remplis les poumons de cette odeur que j'apprécie tant. Celle du papier, du vieux papier, et des encres. J'ai toujours apprécié ce parfum délicat, qui s'associe depuis mon passage au Canada, à Gabriel, et son métier. Je ne suis pas toujours une grande lectrice, mais je suis pourtant admirative de cette passion qui l'anime. Je n'ai aucune idée de la direction à prendre, mais j'entends bientôt une voix, cette voix, qui parvient à me soutirer un délicieux sourire et qui m'informe que la librairie s'apprête à fermer ses portes. Je suis donc la provenance de celle-ci, parvenant à découvrir rapidement cette silhouette au détour d'un rayon. "J'espère quand même que tu as le temps pour une vieille amie..." dis-je d'une voix douce. "...Et de sa bouteille!" ajoutais-je, comme si cela pourrait permettre d'avoir un meilleur accueil. Je sais très bien que ce grand cru rouge n'est qu'un détails pour qu'il se réjouisse de me voir. Et sans plus attendre, je me précipite pour l'enlacer, souriant à pleine dents alors que mes bras viennent enlacer son cou. "Que c'est bon de te voir!" avouais-je alors que ma main frotte doucement son épaule, me soutirant un rire de joie. La dernière fois que je l'avais eu au téléphone- cela remontait à deux trois mois -, je lui avais part de mon envie de revenir en Australie. Cette idée avait toujours été présente, mais j'étais réfractaire, j'avais peur des conséquences. Lui connaissait mon histoire, il savait exactement la difficulté à laquelle je faisais face. J'avais cependant eu son soutien, malgré un appel tardif dans la nuit -dû au décalage horaire- il avait trouvé les mots pour que je me pose les bonnes questions, et que je me décide enfin à rentrer à la maison. Je savais que je pouvais compter sur Gabriel, et il va de soi qu'il en était de même pour lui. Je me recule finalement, voulant observer chacun de ses traits pour réaliser que c'est bien vrai, il est bien face à moi. "T'as bien changé dis donc" fis-je remarquer. C'était probablement dû à la coupe de cheveux et à cette barbe, bien plus longue que la dernière fois que nous nous étions vus. Il semblait plus heureux également. J’espérais qu'il le soit, vraiment.


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Gabriel Carnahan
l'entre-deux chapitres
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ÂGE : 40 ans ❀ Né le 13 octobre 78
SURNOM : Généralement Gaby, parfois Gab'. ❀ Gaby la Tendresse à la fac. ❀ Pretty Little Galway Boy par une jolie petite fée. ❀ Winnie, référence à l'ourson, mais c'est un droit réservé.
STATUT : Veuf depuis 2014, depuis qu'un accident de voiture lui a enlevé Moïra, l'amour de sa vie. ❀ Réapprend doucement à vivre.
MÉTIER : Libraire passionné avant tout ❀ Gérant de la State Liberty à Toowong (librairie~salon de thé) ❀ Occasionnellement écrivain et dessinateur~illustrateur.
LOGEMENT : #152 Toowong ❀ Petit appartement juste au-dessus de la librairie. ❀ Avec Aodh le chat roux et Sirius le petit chien de berger.
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SavannahWrenJameson

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RPs EN ATTENTE : Archie ≈ Leah ≈ Vincent
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Archivés : Charlotte L.JunVictoriaLeahRosalynTeliaJoshuaBélialTessEllieSheridynOwen & MariusCole#teamcitrouillesJosephJadynLiamCoraMaximilien fb#1CleoChadna

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PSEUDO : Loo
AVATAR : Hugh Dancy
CRÉDITS : loonywaltz (UB) ≈ Loo
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MessageSujet: Re: You can count on me   You can count on me EmptyLun 17 Sep - 2:51



▲ You can count on me ▼



Le soir tombait paisiblement sur Brisbane, Gabriel jeta un rapide coup d’œil à la vieille montre qu''il arborait au poignet, il était temps de fermer. Le libraire posa ses lunettes sur le comptoir et entreprit de faire le tour de la boutique. Comme souvent il était suivi de près par Sirius qui gambadait joyeusement dans le sillage de son maître.

Ranger les livres, ramasser les tasses, annoncer aux quelques personnes encore présentes que la State Liberty allait fermer ses portes, c'était ainsi que se clôturait chaque journée de travail. Des journées semblables et pourtant si différentes les unes des autres. Celle-ci, d'ailleurs, était sur le point de s'avérer tout particulièrement spéciale et unique alors que des pas légers se firent entendre dans son dos. Une voix sucrée et douce s’éleva dans l’air, laissant aussitôt un sourire se dessiner sur les lèvres du brun, devinant à qui elle appartenait avant même de se retourner pour découvrir ce visage si familier encadré de longues mèches blondes.

"J'ai toujours le temps pour savourer une bonne bouteille", dit-il d'un ton amusé, faisant mine de ne s'intéresser qu'à cette dernière.

En réalité ce vin, tout grand cru qu'il fut, n'avait que bien peu d'importance à ses yeux comparé à la joie de revoir celle qui l'amenait. Savannah arborait un sourire rayonnant alors que ses bras vinrent se nouer autour du cou de Gaby. Il n’était pas d’un naturel exubérant et peu de gens pouvaient se vanter de pouvoir lui sauter au cou, mais en ce qui concernait Savannah c’était tout à fait différent. Il avait pour cette jeune femme la tendresse et l’affection d’un frère et ce depuis leur première rencontre quelques années plus tôt.

Pourtant les circonstances de celle-ci ne s’y prêtaient guère. Deux êtres abîmés aux âmes tourmentées, assis cote à cote lors d’une séance d’un groupe de soutien aux accidentés de la route, il y avait certes, meilleures conditions pour lier amitié. Pourtant c'était devenu très vite comme une évidence entre eux, comme si ils se connaissaient depuis bien plus longtemps. Il faut dire que leurs chemins s’étaient croisés alors qu'ils traversaient tous deux une période chaotique de leur vie et, leurs cœurs écorchés semblaient se faire écho. Ce sont sans le moindre doute des choses qui rapprochent.

Cela  remontait donc à quelques années maintenant, seulement quelques mois après l'accident qui avait chamboulé toute la vie de Gabriel. Amaigri, la mine affreuse, il s’était trouvé là, assis dans ce cercle de chaises, se demandant encore pourquoi il était venu. La raison était que depuis quelques temps certaines personnes de son entourage insistaient pour que Gaby assiste à ce genre de séances. Et il avait fini par céder, à contrecœur. Ses yeux, autrefois si bleus, si doux, désormais habillés d’un voile sombre et cernés de noirs, étaient perdus dans le vide. Le brun n’était plus que l’ombre de lui-même, là sans être là, il avait écouté distraitement, les pensées ailleurs.

Du moins jusqu'à ce qu'on lui demande finalement de raconter son histoire. S'ouvrir aux autres n'avait jamais été facile pour lui, alors là… c'était pire. Pourtant, et sans savoir comment, il s'était exécuté mais à la seconde où il eut fini, il se leva sans un mot de plus et quitta les lieux, pour ne plus jamais y revenir. Néanmoins ce à quoi il ne s'attendait pas c'était que dans son sillage une jeune femme avait elle aussi quitté la séance pour le retrouver à l'extérieur et engager la conversation. Et il l’avait écouté, réellement, il lui avait répondu, il avait presque esquissé un sourire à son attention. Ce fut le début de leur amitié, d’un attachement certain et réciproque entre eux.

Et à présent elle se trouvait bien là, rayonnante, lumineuse, fraîchement rentrée à Brisbane malgré tout ce que cela pouvait représenter de difficultés et de combats à venir pour elle, pour faire face au passé et se construire un nouvel avenir, différent. Mais elle pouvait compter sur lui, sur son écoute, sur son oreille attentive, quoi qu’il arrive.

Gabriel la serra dans ses bras avec douceur, il était réellement heureux qu’elle soit bien là, en chair et en os.

« Tu n’imagines pas à quel point je suis content de te voir ! », dit-il de sa belle voix douce alors que Savannah faisait quelques pas en arrière comme pour mieux l’observer. « Tu es radieuse ! Comment vas-tu ? »

Gaby laissa un léger rire s’échapper à la dernière remarque de la jolie blonde, passant une main sur sa barbe, devinant de quoi elle parlait.

« Oui, elle aurait d’ailleurs sans doute bien besoin d’être taillée », répondit-il un sourire amusé aux lèvres.

Finalement son attention se reporta sur les jappements du chiot qui tournait autour de son amie, l’air joyeux et les yeux brillants dans l’espoir d’avoir trouvé là une nouvelle compagne de jeux.

« Savannah laisse-moi te présenter Sirius, il risque de ne pas te lâcher d'une semelle. Méfie-toi c'est un charmeur », dit-il toujours sur le même ton enjoué alors que le jeune animal continuait son manège. Gabriel en profita pour aller rapidement fermer la porte d’entrée de la boutique et les stores avant de revenir à son invitée inattendue. L’invitant à le suivre, il désigna à Savannah l’escalier situé juste à coté de l’entrée de l’arrière boutique, non loin du comptoir.

« J’habite l’appartement à l’étage », dit-il en montant, précédé par son chien, « Tu restes dîner ? », demanda t-il en arrivant sur un petit palier qui permettait de rejoindre son logement.

Ouvrant la porte d’entrée il invita la jeune femme à entrer. De taille moyenne l’endroit n’en demeurait pas moins cosy et accueillant, la pièce à vivre comportait une cuisine ouverte et bénéficiait d’une belle lumière naturelle en journée. Les étagères étaient chargées de livres, CDs et disques en tous genres, quelques plantes vertes et cadres photos fleurissaient ça et là, un chat roux dormait paisiblement sur l’un des fauteuils, tout semblait respirer la sérénité et le calme. Une poignée de photos grand format et affiches habillaient ponctuellement les murs clairs. Dans un coin trônait un piano droit, qu’il avait récupéré chez une voisine habitant dans le même bâtiment et qui n’en avait pas l’utilité. Plus petit et moins ouvragé que celui qui se trouvait au rez-de-chaussée, dans la librairie, et que le brun avait fait rapatrier depuis le Canada, Gabriel prenait cependant autant de plaisir à s’y installer régulièrement pour jouer quelques morceaux.

« Installe-toi, fais comme chez toi surtout. L’endroit est modeste mais confortable même si il y a encore un peu de travaux à faire », dit Gaby en désignant les fauteuils à Savannah avant de s’afférer derrière le bar de la cuisine, préparant de quoi boire et accompagner la bouteille amenée par son amie.

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Pluie de roses sur Brisbane

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Savannah Williams
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Elle joue souvent avec ses cheveux ≈ Elle a pratiqué auparavant le chant en tant qu'artiste professionnelle ≈Elle joue de la guitare et du piano ≈ Elle a causé un accident de voiture dans le passé qui a coûté la vie à un jeune homme. Un secret qu'elle tente de garder pour elle ≈ Elle culpabilise toujours ≈ Elle a un rire extrêmement communicatif ≈ Elle est maman de Mathis, 2 ans, qu'elle cherche à connaître, et qu'elle a eu avec son second amour, James Beauregard.
UN RP ? : Ok mais tu le commences.
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MessageSujet: Re: You can count on me   You can count on me EmptyMer 26 Sep - 23:33



You can count on me

Il était l'une des raisons pour lesquelles j'étais de retour à Brisbane. Il avait probablement eu de l'affluence quand à cette idée de revenir ici que je m'étais mise en tête après avoir voyagé pendant près de deux ans. Ce n'est pourtant pas ici que nous avions fais connaissance, aussi incroyable ça puisse être. Notre rencontre, aussi singulière soit t-elle, avait marqué mon esprit à tout jamais. Je m'étais retrouvée dans ce groupe de soutien, à revivre en boucle ce pire moment de ma vie chaque fois qu'une histoire était comptée. J'avais pourtant cet horrible sentiment d'être de l'autre côté du rivage. J'étais celle qui avait l'arme entre les mains, alors que tous se tenaient là en victime. Et je mesurais d'avantage la peine que j'avais pu provoquer dans l'entourage de cet homme que j'avais tué, de façon involontaire bien évidemment, mais l'issue restait la même. Je n'avais pas eu besoin de songer à ça pour culpabiliser, le poids de mes actes, je le portais sur mes épaules depuis ce soir où ma vie a basculé. Mais que puis-je faire? Comment pouvoir m'en débarrasser et me décider à vivre ma vie pleinement sans aucun remord? Je ne sais pas. Je peine à trouver mes réponses alors que mon regard se perd un instant sur le sol. Il y a pourtant cet homme, qui jusqu'à présent restait bien en retrait, à qui l'on demande de participer. Le son de sa voix, ses mots...Tout parvient à me faire ressentir cette détresse,et pendant un instant, j'en oublie ma propre personne, absorbée par cet homme touchant et anéanti. Il raconte son histoire, parvenant à me faire frissonner par les mots qu'il emploie, et finit par se lever pour quitter la pièce. Mon regard le suit alors que mon esprit est déjà bien ailleurs. Je vais sortir à mon tour, cherchant du regard cette silhouette masculine. Je ne sais pas ce que je cherche en faisant cela, ce que je pourrais bien lui raconter, il n'empêche que j'en ressens le besoin. Mes mains se sont réfugiées à l'arrière de mon jean, mettant en avant ce côté un peu léger pour ne pas le brusquer alors que mon corps vient se glisser à côté du sien. Il aura suffit que son regard croise le mien pour que je parvienne à trouver la force de me lancer, optant pour une petite touche d'humour afin de lui faire oublier ce moment passé qui a éveillé à nouveau sa peine. Je ne pensais probablement pas que ce petit échange déboucherait sur une amitié, ce fût pourtant le cas, et il n'aura pas fallu longtemps pour que j'accorde à cet homme attachant et admirable toute ma confiance et mon amitié.

Mes quelques pas dans cette librairie à la recherche de cette silhouette que je connais désormais si bien, j'ai l'impression d'être une gamine. Je ressens cette enthousiasme naissant à l'idée de savoir qu'il se trouve à quelques mètres de moi et que je vais avoir la chance de pouvoir le retrouver. Les yeux pétillants, à l'affût du moindre bruit qui pourrait me guider jusqu'à lui, je parviens à mes fins, le retrouvant au détour d'un rayonnage. Je lance quelques mots pour signaler ma présence, avec une légèreté qui me caractérise bien. "J'ai toujours le temps pour savourer une bonne bouteille" Je souris plus largement, comprenant parfaitement qu'il cherche simplement à me taquiner. Et je ne tarde pas à venir l'étreindre, assez fortement pour réaliser que tout ca est bien réel et non le simple fruit mon imagination. Il est là, contre moi, et je ne peux me départir de ce sourire qui témoigne de toute l'affection que je lui accorde. C'est si bon de le retrouver. « Tu n’imagines pas à quel point je suis content de te voir ! » Je souris doucement, frottant un instant le haut de son dos. "Oh si je peux". Je ressentais exactement la même chose, et il suffisait de m'observer pour le comprendre. Je me détache finalement de lui, prenant le temps de l'observer un peu plus en détails désormais. Je veux probablement m'assurer qu'il a bonne mine et qu'il semble heureux ici. Tout me laisse penser que c'est le cas jusqu'à présent. « Tu es radieuse ! Comment vas-tu ? » Je souris , faisant une légère moue gênée face à ce compliment qui est pourtant plaisant à entendre. "Je vais bien. Et toi?" C'était sa réponse qui avait d'avantage d'importance à mes yeux. Je savais qu'il avait beaucoup lutter pour trouver la paix avec ce qui était arrivé par le passé, et j’espérais que Brisbane soit parvenue à lui apporter ce qu'il attendait. Je lui fais remarquer le changement physique, qui en soit s'apparente surtout à une barbe peu entretenue. « Oui, elle aurait d’ailleurs sans doute bien besoin d’être taillée » Je hoche de la tête doucement. "Tu la porte bien quand même!" Ce n'était pas le cas de tous les hommes. Mon attention va être rapidement détournée sur le chien qui vient tourner autour de moi, appréciant me semble t-il ma compagnie puisqu'il remue la queue et peine à rester en place. Je m’accroupis pour me retrouver à sa hauteur, caressant doucement cette petite boule de poils."Salut toi" lançais-je à son égard« Savannah laisse-moi te présenter Sirius, il risque de ne pas te lâcher d'une semelle. Méfie-toi c'est un charmeur » Je laisse échapper un rire. "Tel chien tel maître" mentionnais-je en relevant le regard vers Gabriel pour lui adresser un sourire taquin. Non pas que ce cher Gab est déjà cherché à me chercher, cela fait parti de son charme naturel, et je ne suis probablement pas la seule à le penser. Ce dernier vient d'ailleurs à disparaître, me laissant le temps de faire d'avantage connaissance avec son nouveau compagnon.

L'instant d'après, nous montons des escaliers, menant probablement vers un endroit dans lequel nous pourrons nous poser pour rattraper le temps perdu. « J’habite l’appartement à l’étage. Tu restes dîner ? » Je hoche de la tête sans plus attendre. "Avec plaisir!" Cela nous permettrait de pouvoir discuter plus librement. La porte s'ouvre, m'offrant la vue sur une pièce à vivre accueillante et bien cosy, le genre d'endroit où il fait bon vivre. Je fais quelques pas à travers la pièce, m'imprégnant de cette atmosphère sereine qui en découle. Sans le vouloir, mon corps s'est instinctivement dirigé vers le piano, sur lequel je fais glisser mes doigts, appréciant toujours en avoir un sous les yeux, bien que je n'ai malheureusement pas la place pour en avoir un à disposition dans mon appartement. « Installe-toi, fais comme chez toi surtout. L’endroit est modeste mais confortable même si il y a encore un peu de travaux à faire » Je tourne mon visage vers le jeune homme. "On s'y sent bien" fis-je remarquer. Je souris doucement, regardant autour de moi avant de reporter mon attention vers Gabriel qui s'affaire déjà en cuisine."Je vais t'aider" dis-je tout en repliant les manches de mon chemisier. " Qu'est ce que tu veux que je fasse?" demandais-je en me retrouvant à ses cotés. Je prends finalement possession d'un couteau pour venir découper quelques légumes frais. "Alors dis moi....Qu'ai-je loupé depuis la dernière fois que l'on s'est parlé?" demandais-je avec un sourire charmeur en croisant son regard.


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Gabriel Carnahan
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MessageSujet: Re: You can count on me   You can count on me EmptyJeu 4 Oct - 8:55



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Si Gaby et Savannah ne s’étaient pas encore revus depuis leur installation et retour respectifs à Brisbane, il ne faisait pas l’ombre d’un doute que la demoiselle n’aurait pu faire meilleure surprise à l’irlandais que cette visite à l’improviste. En témoignait le large sourire qui se dessinait sur ses lèvres depuis qu’il avait reconnu cette voix enjouée et familière. Il était sans conteste peu de choses qui auraient pu lui faire davantage plaisir encore que de revoir son amie. Pourtant rien dans leur rencontre ne les prédestinait à créer un lien et un attachement si profond entre eux. Gaby avait écouté le témoignage de la jeune femme, il savait qu’elle était là parce qu’elle avait pris une vie, c’était elle qui se trouvait au volant. Finalement il s’était dit qu’il avait dû lui falloir bien du courage, plus encore qu’à tous les autres, pour se présenter à ce groupe de soutien. Bien sûr il aurait été facile pour le libraire de faire un transfert, poser un regard culpabilisant sur cette demoiselle aux longues mèches blondes. Pourtant, lorsqu’elle s’était postée à coté de lui après qu’il ait quitté le groupe sans demander son reste, l’irlandais avait posé sur elle un regard plein d’empathie et de douceur. Il n’aurait su dire pourquoi mais il n’avait pas le cœur à en vouloir au monde entier. Il cherchait juste à être en paix avec lui-même et c’était déjà bien suffisant. Et pour finir elle avait presque réussi à lui arracher l’esquisse d’un sourire amusé, ce qui relevait de l’exploit à cette période de la vie de Gabriel. C’était ainsi que leur amitié avait débuté, sur fond de tragédies, sans doute de la manière la plus improbable qui soit. Et en cet instant personne n’aurait pu s’y tromper, c’étaient bien deux excellents amis qui se retrouvaient et non quelques simples connaissances. L’étreinte, à la fois tendre et joviale, qu’ils échangèrent ne prêtait guère à confusion à ce sujet. Tandis qu’il observait la jeune femme qu’il n’avait pas vue depuis quelques temps, un sourire doux vint se dessiner sur le visage de l’irlandais, elle avait toujours cette aura pétillante et légère qui lui était si particulière, malgré ce qu’elle avait vécu. Gaby y voyait là une force intérieure indéniable, que la principale intéressée ignorait probablement. Il la trouvait radieuse, ne manquant pas de le lui dire au passage. Oui elle avait un petit quelque chose de lumineux qui ne pouvait que réchauffer le cœur de ceux qui la croisaient. « Ca va, je te remercie », répondit-il dans un sourire. Passant une main sur sa barbe qui aurait mérité d’être taillée, l’irlandais laissa un léger rire s’échapper à la remarque de Savannah. « Eh bien merci pour le compliment alors. » Ils n’eurent cependant pas le temps d’épiloguer sur la question que les jappements joyeux de Sirius les interrompirent. Lui aussi semblait vouloir participer à la joie qui régnait désormais dans la librairie. Et ni une ni deux ce fut sur la belle blonde qu’il jeta immédiatement son dévolu. Le rire de Savannah trouva alors écho dans celui de Gabriel lorsqu’elle sous-entendit que si le petit animal était un charmeur, son maitre ne l’était pas moins. Elle n’avait toutefois pas tort car, bien qu’il n’en avait souvent pas réellement conscience, il y avait dans les manières, la personnalité et les gestes de l’irlandais quelque chose qui charmait facilement, et cela lui avait déjà joué quelques tours par le passé. Mais c’était une autre histoire.

Après avoir laissé un instant Savannah en compagnie de Sirius le temps de fermer boutique, Gaby l’invita à le suivre jusqu’à l’étage où il vivait. Ravi que son amie accepta de rester diner c’e fut avec un entrain renouvelé qu’il lui présenta le petit appartement avant de se diriger vers la cuisine ouverte et de commencer à s’y afférer tout en suivant des yeux la jeune femme qui découvrait l’endroit. Un sourire étira les lèvres du libraire lorsque, presque instinctivement, elle s’approcha du petit piano droit qui trônait dans un coin de la pièce, comme irrésistiblement attirée par celui-ci. Il observa ses doigts fin effleurer la surface de l’instrument tout en débouchant la bouteille de vin offerte précédemment. « Tu peux jouer si tu veux. » Il appréciait sa manière de jouer, et la dernière fois où ils avaient partagé un moment de musique commençait à remonter un peu. « Ne t’inquiète pas pour les voisins, c’est assez bien isolé et ils sont plutôt sympathiques. » Mais ni une ni deux la demoiselle avait déjà fait le tour du bar de la cuisine et entreprit de l’aider sans lui laisser le temps de riposter sur son statut d’invitée. Gabriel déposa les armes avant même de se battre à ce sujet, il connaissait bien Savannah et savait pertinemment que ses protestations sur la question tomberaient instantanément dans l’oreille d’un sourd. Aussi se contenta t-il d’un sourire alors qu’elle lui demandait ce qu’elle pouvait faire tout en se lançant dans le découpage des légumes qu’il avait sorti. Elle faisait les réponses et les questions et il fallait reconnaître que cela amusait le libraire qui savait bien que son amie était une véritable boule d’énergie et franchement pas le genre à rester assise pendant que lui s’afférait en cuisine. « Eh bien ce soir Mademoiselle nous avons au menu un plat de pâtes fraîches accompagné de sa sauce aux légumes frais et de saison si cela vous convient », annonça t-il mimant un chef restaurateur. « Rien de très élaboré ou exotique j’en ai peur », ajouta t-il dans une moue exagérément désolée. Le naturel était revenu sans mal en présence de Sav, il fallait dire qu’entre eux c’était une complicité presque fraternelle qui s’était établie et ce très rapidement. Ils se connaissaient depuis presque quatre ans maintenant mais c’était comme si ils se connaissaient en fait depuis toujours. A la question de la jeune femme, Gaby leva le nez de ce qu’il faisait, réfléchissant. « Hm vaste question. » Un air amusé éclaira son visage. « Eh bien voilà je suis installé, et bien installé comme tu peux le voir. La librairie tourne bien, les gens ont l’air ravis des nouvelles propositions de titres et services à leur disposition. Certains restent des heures à lire ou discuter autour d’un thé ou d’un café. On ne s’ennuie jamais. J’ai rencontré des gens charmants et retrouvé quelques amis et connaissances. Je crois que je me plais bien ici. Et comme tu le vois j’ai adopté cette petite fripouille poilue », dit-il en jetant un coup d’œil à Sirius qui battait joyeusement de la queue. « Je l’ai trouvé dans la rue un jour en me promenant, il était dans un sale état, mais maintenant tout ça c’est derrière lui. » Un miaulement entrecoupé d’un bâillement paresseux détourna l’attention de l’irlandais vers l’un des confortables fauteuils qui meublaient l’endroit, sur lequel un chat au pelage épais et roux venait de se manifester avant de se rouler de nouveau en boule. « Ah et bien sûr Aodh, que tu connais déjà, a fait le voyage depuis le Canada avec moi. Visiblement ça ne l’a pas énormément perturbé comme tu le vois. » Sa phrase se perdit dans un rire doux avant que ses yeux clairs ne se reposent sur Savannah. « Et toi alors comment se passe le retour ? » Son ton s’était fait plus tendre, sachant pertinemment que ce n’était, pour la jeune femme, pas le sujet le plus évident à aborder.
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Savannah Williams
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MessageSujet: Re: You can count on me   You can count on me EmptyLun 22 Oct - 23:49



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Gabriel était l'une de ses rares personnes avec laquelle j'entretenais une relation toute particulière, non pas parce que notre rencontre à l'époque avait marqué à tout jamais mon esprit par ces circonstances dramatiques, bien que c'était évidemment le cas dans un premier temps, mais parce qu'il était parvenu à occuper une place unique et essentiel pour moi. Il était cet ami que je n'avais pas besoin de contacter toutes les semaines pour  entretenir cet attachement et consolider cet amitié, celui qui ne m'avait jamais jugé malgré mes erreurs passées, celui sur lequel je pourrais toujours compter, peu importe l'heure ou les kilomètres qui nous séparent, et c'est tout naturellement qu'il pouvait compter sur moi de cette même façon. Nous avions appris à nous connaître à travers des moments simples que nous nous étions accordés aux abords d'un lac, au sein de sa librairie que je prenais plaisir à découvrir au travers de son regard et ses recommandations, ou encore tout simplement autour d'un repas improvisé, tout comme ce soir. Lors de notre dernier échange téléphonique, il m'avait fait savoir qu'il se sentait bien ici, mais je constatais au travers ces dernières minutes passées ensemble que ce n'était pas un faux semblant, il l'était réellement. Ca me confortait de voir qu'il était parvenu à trouver une paix intérieur et un bonheur que j'avais l'impression de chercher encore parfois de mon côté. Il avait cette force que je lui avais toujours envié, celle de vouloir avancer et d'être en paix avec soi-même.

Son appartement reflétait largement cet état d'esprit, et bien que je le découvrais pour la première fois, il faisait naître en moi un sentiment chaleureux et familier. Un endroit où il fait bon vivre. En tant qu'artiste, mon corps s'était dirigé instinctivement vers l'instrument à cordes qui trônait dans le fond de la pièce. J'avais toujours ce vieux reflexe de vouloir m'en approcher.»« Tu peux jouer si tu veux. » Mon regard se relève dans le sien avant de laisser apparaître un doux sourire. Il avait déjà eu l'occasion de voir mes prouesses dans ce domaine.« Ne t’inquiète pas pour les voisins, c’est assez bien isolé et ils sont plutôt sympathiques. » Je hausse les épaules, hésitante. "Ca fait tellement longtemps que j'en ai pas joué." avouais-je avant de me perdre dans les méandres de ma mémoire. Pour dire vrai, je pense même que la dernière fois remontait probablement à un moment que nous avions passé ensemble alors que nous étions encore sur le sol Canadien. Je frôle du bout des doigts quelques touches, appréciant le son que je provoque avant qu'une fausse note ne vienne gâcher ce début et semblant de mélodie que j'avais joué tant de fois par le passé. Un élément qui me pousse à quitter le siège pour venir le rejoindre, bien décider à lui donner un coup de main pour le dîner qu'il nous prépare.»« Eh bien ce soir Mademoiselle nous avons au menu un plat de pâtes fraîches accompagné de sa sauce aux légumes frais et de saison si cela vous convient » Je passe derrière lui, jetant un coup d'œil curieux par dessus son épaule pour constater le mal qu'il se donnait. Une moue conquise et agréablement surprise s'empare de moi. "Ca me semble pas si mal pour un repas improvisé." C'était rien de le dire. Il avait l'art de recevoir et de s'appliquer. Chez moi l'improvisation se résumait à commander une pizza au restaurant le plus proche. « Rien de très élaboré ou exotique j’en ai peur » Je souris, passant un instant ma main sur son épaule pour lui apporter mon soutien.  "Ca sera toujours mieux que cette conserve que je t'avais sorti à l'époque." lui rappelais-je, faisant référence à une soirée que nous avions passé chez moi.  "Je me souviens même plus du nom, je me souviens juste de cet odeur, qui se rapportait étrangement à l'odeur d'une pâté pour chat." je laisse échapper un rire.  " Avec cette bonne bouteille de vin, on l'avait tout de même avalé". Dis-je en partageant un regard amusé avec le jeune homme. Je lui demande finalement les dernières nouvelles, voulant en apprendre un peu plus maintenant que nous avions l'occasion de le faire au travers d'un peu plus qu'un appel. Je hoche de la tête face à ses énumérations, satisfaite de ce que j'attendais. Je ne peux m'empêcher de sourire face à la remarque de son chien, sur lequel je viens reposer mon attention, délaissant un instant ma tâche culinaire. "Gab' ce sauveur" dis-je, pouvant évoquer par là une partie qui me concernait. Il avait eu un impact plus que positif sur ma personne alors que j'étais en période de doute et que je ne parvenais plus à apprécier ce que j'étais. Il était d'une bonté infinie, et c'est ce qui faisait de lui une personne exceptionnelle. Je pouvait m'estimer heureuse de faire partie de son entourage, d'avoir pu un jour croise son chemin. Le chat vient à se manifester, rappelant sans plus attendre sa présence. Je souris en l'observant.  "Il y a des choses qui ne changent pas".  Je m'atèle à couper les légumes, ayant presque oubliant que la question pourrait finalement m'être retournée. »« Et toi alors comment se passe le retour ? » J'inspire lourdement, laissant entendre une sorte de sifflement témoignant de la complexité de ce dernier.  "Il n'est pas de tout repos". avouais-je, avant que LA bonne nouvelle, celle qui parvient à réveiller ce sourire enthousiaste et tendre , ne vienne à être évoqué.  "J'ai vu Mathis" dis-je, parvenant presque à ressentir cette boule d'excitation en imaginant mon fils dont je connais désormais parfaitement les traits. "Ca a été très fort, et déstabilisant, et complètement fou.." enchainais-je avant de laisser échapper un rire nerveux.  "C'est le portrait craché de James." Je me devais de le reconnaître, ils avaient beaucoup de ressemblance, bien que je n'étais peut être pas assez objective pour le dire. Evoquer ce prénom me force donc à entamer la partie la moins glorieuse. "Lui a été un peu moins ravi de me retrouver." dis-je en souriant pour cacher cette déception certaine. "Je pense que si l'occasion s'était présentée, il aurait fait en sorte que je saute par dessus la rambarde d'un pont". C'était un brin exagéré, il n'empêche qu'il n'avait jamais caché son envie de me voir quitter à nouveau la ville. C'était légitime. "Je peux pas lui en vouloir.." soupirais-je.  "Il n'empêche que cette guerre perpétuelle dans laquelle on s'est lancée depuis mon retour parvient à remettre en question cette histoire d'amour" . Des points avaient été révélé, laissant apparaître un amour qui n'était peut être pas si fort qu'elle ne l'avait imaginé, et c'était une belle déception en soit, bien que j'avais été l'élément déclencheur de tout ça par mon départ soudain. " Je me demande si un jour je parviendrais encore à croire si fort que j'ai rencontré la bonne personne, celle avec qui je compte passer le reste de ma vie." Je relève le regard dans le sien.  " Tu penses que t'y arriveras toi?" demandais-je doucement. Je savais à quel point il avait aimé sa femme, mais parviendrait t-il un jour à aimer quelqu'un aussi fort sans avoir cette peur de souffrir? Le ton est probablement un peu trop sérieux et déstabilisant pour moi qui peine à exprimer ouvertement ce que je ressens, j'opte pour un ton plus léger et amusant pour lui poser une autre question.  "D'ailleurs, aucune femme n'a succombé face au charme Carnahan ici?" Peut être côtoyait t-il quelqu'un à Brisbane?


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Gabriel Carnahan
l'entre-deux chapitres
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MessageSujet: Re: You can count on me   You can count on me EmptyDim 10 Mar - 19:34


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C’était un air doux, à la fois paisible et gai, qui flottait ce soir-là au numéro 152, là où Gabriel vivait depuis peu. Un petit quelque chose de solaire, qui réchauffait le cœur et l’âme. Et cela tenait en un mot, en un prénom, en une personne. Savannah était là. L’irlandais n’aurait su expliquer pour quelle raison il éprouvait tant d’affection pour ce petit bout de femme. Bien sûr il y avait sans doute les circonstances particulières de leur rencontre, bien sûr il y avait ces épreuves et ces blessures qui les liaient. Mais c’était autre chose. Comme une évidence. Comme si leurs chemins étaient destinés à se croiser un jour ou l’autre. Et même la distance n’avait su distendre leur lien. Il y pensait, tout en s’occupant de trouver de quoi préparer un repas digne de ce nom pour fêter leurs retrouvailles improvisées. Et ce faisant il suivait la demoiselle des yeux tandis qu’elle prenait connaissance de son petit chez lui. Gaby aimait ce petit cocon qu’il avait façonné, transformé et agrémenté à son image. Evidemment ça n’avait pas été facile. Se retrouver seul après dix années de vie commune avec Moïra, sa fantastique Moïra, dans un pays inconnu ou presque. Ailleurs, loin, des repères à retrouver, une vie à reconstruire, des habitudes à trouver. Il avait fallu trouver une place, un équilibre entre les souvenirs d’un passé heureux et un futur encore incertain, un nouveau chapitre à écrire. Trouver un entre-deux. Un entre-deux chapitres. Mais il n’était pas isolé, pas si seul. Autour il y avait toutes ces personnes qui faisaient partie de son paysage, de sa vie, qui étaient là, celles sur qui il pouvait compter, toujours, celles qui étaient juste là et dont la seule présence suffisait, parce qu’elle représentait tant. Il y avait sa famille, il y avait Jameson, Jack, Savannah… C’était un peu d’eux qui l’avait sauvé lui, consciemment ou non, chacun à sa manière, chacun à un instant différent. Désormais le libraire était prêt à vivre de nouveau, à essayer, à y arriver à la fin. Bien sûr tout était encore fragile, bien sûr il y avait encore des moments où il se retrouvait au plus bas, des jours où s’était bien plus difficile que d’autres, des instants où il doutait, où baissait les bras, abandonner, semblait rester la meilleure solution. Mais il ne lâchait pas prise, il ne lâchait plus.

Un sourire doux habillait son visage tandis qu’il suivait son inattendue invitée des yeux. Le piano droit attira vite son attention et comme Gabriel l’encourageait à s’y installer la jolie blonde se laissa aller à faire naitre quelques notes sous ses doigts délicats. Il se souvenait de son talent, de leurs sessions musicales improvisées lorsqu’ils se retrouvaient, de ces petits bouts de bonheur partagés. Mais une note peu opportune vint s’inviter et Savannah délaissa bien vite l’instrument à cordes frappées pour le rejoindre en cuisine. Curieuse elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule pour découvrir ce qu’il lui préparait. Son pas si mal le fit sourire avec amusement. Aval donné pour ce petit menu improvisé, l’irlandais se lança dans la préparation d’une sauce aux légumes frais. En réponse à sa remarque sur le manque d’élaboration et de raffinement de son plat, son amie lui rappela ce qui fut probablement leur pire expérience gustative commune. « Aah oui la fameuse conserve oubliée au fond d’un placard ! » Il se remémora cet épisode peu ordinaire. « Je crois que ça restera à jamais dans le top 5 des choses les plus… étranges que j’ai mangé. » Il riait. Le vin y avait beaucoup fait, ainsi que leur hilarité devant le contenu vaguement informe et drôlement odorant de ladite boite. Un repas pour le moins improbable mais un souvenir impérissable ! C’était l’exemple parfait de tous ces moments simples mais si importants qu’ils avaient passé ensemble, et c’était sans le moindre doute ce qui constituait le ciment de leur lien. Beaucoup de rire, des repas plus ou moins… originaux, de bonnes bouteilles savourées, quelques notes de musique, des discussions jusqu’au bout de la nuit, de longs silences aussi quand le cœur n’y était pas. Ce temps partagé, toutes ces choses d’apparence si ordinaires, qui rendent une amitié extraordinaire, unique. Elle s’appliquait à découper quelques légumes, il faisait chauffer de l’eau pour la cuisson des pâtes tout en inventant au fur et à mesure une recette pour les agrémenter. Ils formaient une bonne équipe. La préparation du repas se fit au rythme des nouvelles prises et données. Gabriel raconta sa nouvelle vie, quelques épisodes de son quotidien australien. Il sourit lorsque la jeune femme le qualifia de sauveur. Lors de leur rencontre c’était lui qui avait besoin d’être sauvé. Et peut-être que ce soir-là, lorsqu’elle était parvenue à le faire rire alors qu’il avait laissé derrière lui ce groupe de soutien, peut-être qu’elle l’avait un peu sauvé elle aussi. Peut-être s’étaient-ils, quelque part, sauvés mutuellement. Il y pensait, lorsque la voix de Savannah le ramena au présent. Il y a des choses qui ne changent pas. « En effet… » Il eut un nouveau sourire. Un sourire tendre, songeur. Et puis il se risqua à lui retourner la question. Savoir comment elle allait, comment son retour à Brisbane se passait. Il savait que ce n’était pas un sujet évident, c’est pourquoi il avait amené le sujet tout en douceur, tout en chaleur, sans pression, afin que son amie ne se sente pas dans l’obligation de répondre si elle souhaitait garder tout cela pour elle. Il sentit à sa profonde inspiration que tout n’était pas simple mais il fut heureux qu’elle se confie tout de même un peu. Gaby savait à quel point tout garder au fond de soi pouvait s’avérer plus douloureux encore que de parler. Pourtant il y avait du bonheur, de la joie au fond de ses yeux. Et il comprit immédiatement pourquoi lorsqu’elle expliqua avoir vu Mathis. « C’est formidable ! » Il était heureux pour elle, d’autant plus qu’il savait à quel point tout cela était important pour la jeune femme. Mais bien sûr tout n’avait pas été d’une simplicité folle. Elle évoqua alors James, l’amertume qui persistait. Le libraire l’écouta comme il savait si bien le faire, avec cette réelle attention et sa profonde empathie qui poussaient souvent les autres à se confier à lui. Gaby posa une main sur l’épaule fine de son amie, une main pleine d’amitié. « Il vous faudra du temps, à tous les trois. » Il avait ce ton doux, réconfortant qui le caractérisait si bien. « Je suis sûr que ça lui passera. Il faut qu’il parvienne à panser ses propres blessures, à faire la paix avec tout ça. Il finira par pardonner, j’en suis certain. » Et il était sincère, profondément. Il savait à quel point la douleur pouvait pousser les âmes à se protéger coûte que coûte, quitte à tout remettre en question, les bons comme les mauvais moments. Et visiblement c’était le cas pour James. « Ne laisse rien ni personne te priver des bons souvenirs ou te faire douter d'en avoir passé, Savannah. » Il avait pris un air un peu plus grave, bien plus sérieux. Comme s’il ne savait que trop bien de quoi il parlait. C’était le cas. « Je ne prétends pas savoir ce qu’il s’est passé entre vous ni connaître James et encore moins juger qui que ce soit. Mais tu sais s’il réagit ainsi c’est probablement que tout cela est aussi difficile pour lui, et si votre histoire n’avait pas revêtu d’importance à ces yeux ce ne serait pas le cas. » Gabriel ignorait si ses paroles pouvaient apporter un semblant de réconfort et rassurer son amie, mais elles venaient du cœur, des tripes, et étaient imprégnées de toute sa sincérité. « Laisse-toi du temps, laisse-lui du temps. Fais la paix avec toi-même, apprends à pardonner, que ce soit toi ou les autres, et alors tu auras déjà fait la moitié du chemin. » Sa main, son regard, sa voix, le sourire qu’il lui adressa, tout chez lui se voulait réconfortant, rassurant. Mais alors que leurs iris pâles se croisèrent de nouveau les mots de Savannah viennent heurter le cœur de Gabriel avec force. Je me demande si un jour je parviendrais encore à croire si fort que j'ai rencontré la bonne personne, celle avec qui je compte passer le reste de ma vie. Tu penses que t’y arriveras toi ? Son sourire s’élima quelque peu alors que chacun de ces mots résonnaient à ses oreilles. Tu penses que t’y arriveras toi ? Gaby ne pensait plus. Plus à cela. Il ignorait s’il lui était possible de retrouver un peu d’amour, de partager de nouveau une histoire. Il l’ignorait. Il ne savait pas quels démons et peurs il devrait alors affronter. Il avait déjà les siens, ceux encore présents. Il ne savait pas s’il aurait la force de lutter contre de nouvelles craintes. Celle de la perte surtout. Il était encore incapable d’y songer. En réalité il prenait même grand soin d’éviter la question, de se voiler la face, de ne pas y penser. C’était sa manière de se préserver sans doute. S’il était prêt à réapprendre à vivre, il ne l’était pas à recommencer à aimer. Il ne le serait peut-être jamais…

Mais exceptionnellement ce soir-là, face à Savannah il garda contenance, fit un sorte de garder son trouble pour lui, de ne rien laisser paraître de ce qui agitait soudain son esprit. Elle avait besoin de soutien plus que de lire en lui qu’il serait peut-être incapable d’aimer encore, qu’il en avait même peur. Il lui sourit avec une profonde bienveillance. « Pour ça aussi, laisse-toi du temps. Tu as toute la vie devant toi. Prends le temps pour toi, chaque chose viendra en son temps. Je suis certain que tu trouveras cette personne, et, crois-moi, elle aura beaucoup de chance. » Il le pensait vraiment. Et comme pour chasser un peu le ton plus grave de leur conversation il rebondit avec humour sur la dernière question de la belle. « Je ne saurai le dire ! » Il marqua une pause, fit mine de bien y réfléchir avant de poursuivre sur un ton malin. « Ah si ! Il y a bien une de mes voisines, Mrs Robinson, je crois que je ne la laisse pas indifférente. Une femme charmante et tout à fait adorable. » Nouvelle pause comme s’il ne comptait pas lâcher le fin mot de l’histoire. « Une bonne soixantaine, coquette, toujours extrêmement élégante et vivant avec deux… Non ! Trois chats ! Capitaine, Amiral et Colonel – son dernier époux était dans la marine, ajouta t-il sur le ton de la confidence – Tu crois que j’ai une chance ? » Finit-il en laissant un rire léger s’élever dans la pièce alors que les pâtes étaient cuites et leur accompagnement presque prêt, laissant flotter une appétissante odeur dans l’appartement.
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