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 L'abandon des siens, quand de vous ils ont besoin, est la pire lâcheté || CLÉMENT&ALLAN

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ÂGE : 53 ans, en crise de la cinquantaine.
SURNOM : Al généralement ou « Papa », mais il ne l'a pas entendu depuis longtemps.
STATUT : Divorcé, malheureux en amour, il enchaîne les relations charnelles.
MÉTIER : Directeur et enseignant (en remplacement) du département de littérature de l'Université de Brisbane. Écrivain à ses heures.
LOGEMENT : Spring Hill, #444

POSTS : 57 POINTS : 475

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : ≈ A une vilaine blessure à l'épaule gauche qui le fait souffrir depuis 2004. Évite de bouger ce bras. ≈ Est clean depuis 1 an et demi. ≈ Porte toujours des chemises à manches longues pour cacher les nombreuses cicatrices des piqûres. ≈ N'arrive pas à se pardonner la mort de son fils aîné. ≈ A tout plaqué en 2010 pour replonger dans l'enfer de la drogue et de l'alcool. ≈ Gère le département de littérature de l'université de Brisbane depuis Février 2018. ≈ Ne peut s'empêcher de garder un œil sur son fils cadet, Clément. ≈ Possède un énorme Maine Coon, Oscar, trop câlin pour un chat.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
Clément #2
Paul
≈ Jill (UC)
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Clément #1
PSEUDO : Lady
AVATAR : Robert Downey Jr ♥
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MessageSujet: L'abandon des siens, quand de vous ils ont besoin, est la pire lâcheté || CLÉMENT&ALLAN   Ven 7 Sep - 17:32



Allan poussa un profond soupir lorsqu’il déverrouilla la porte de son loft de luxe. Le retour à la vie normale n’était jamais une chose facile. Délicatement, il posa Oscar, son chat, au sol. Ce dernier se dirigea immédiatement vers son arbre à chat qui avait dû lui manquer dans les dernières semaines. Le professeur lança son sac de voyage sur le canapé et se dirigea vers la cuisine. Sur le comptoir se trouvait son téléphone portable déchargé depuis le temps. Dans la précipitation, il n’avait même pas pris la peine de le prendre. Sauf que c’était presque volontaire, il n’y avait pas de réseau dans l’endroit où il s’était rendu. Un endroit isolé et coupé du monde. Ça faisait plus d’un an qu’il n’avait pas ressenti le besoin de se retrouver seul. Une année complète sans crise. Il pensait que c’était terminé, mais non… Il avait fallu que cette femme lui parle de Jim et… Allan avait éclaté. 21 juillet. Il était parti le 21 juillet. Le soir où il avait ramené cette magnifique femme à la maison. De base, ils auraient dû coucher ensemble et elle aurait dû repartir. Rien de bien compliqué en soit, mais il avait fallu qu’elle se décide de visiter son grand loft. « Oh, je ne sais pas qui est Jim, mais joyeux anniversaire à lui. » Elle avait prononcé cette phrase tout bonnement en s’arrêtant devant son frigo où se trouvait son calendrier. Même 8 ans plus tard, il continuait d’indiquer l’anniversaire de Jim… C’était une vieille habitude. Sauf que cette année, ça l’avait mis dans tous ses états. Pourquoi ? Il ne savait pas exactement. Car il l’avait oublié ? Car il voulait oublier cette date ? … Il n’avait jamais réussi à répondre à cette question. Il avait mis la fille à la porte sans la toucher et il était entré dans une colère noire. Une colère intense. Pendant près de trois heures, il avait frappé dans son sac de sable, mais ça n’avait pas suffi. Il était sorti pour se rendre à la supérette du coin où il s’était acheté une bouteille de Vodka. Son but avait été de la boire entièrement et de se laisser sombrer dans son lit. Sauf que s’il faisait ça, c’était la fin. Il allait retourner dans ses vieux vices. Allan soupira. Il n’était pas fier de lui. Continuant de faire le tour de son appartement, son regard se posa sur la bouteille en verre éclatée au sol. Le directeur de littérature n’avait pas craqué. En soit c’était une victoire. Une fois chez lui, il s’était battu contre lui-même pendant près de deux heures. Il s’était répété le prénom de Clément sans arrêt et il avait fini par lancer la bouteille contre le mur.  Le liquide s’était évaporé depuis le temps, mais le verre était toujours présent. Ensuite, Allan avait pris son sac de voyage qu’il gardait toujours prêt au cas où, il avait attrapé Oscar et il était parti vers ce chalet qui était son exutoire. Il n’avait prévenu personne. Sur le coup, il n’y avait même pas pensé. Il était en pleine crise, il avait cherché à s’isoler le plus rapidement possible. Sauf que le brun n’aurait jamais cru que cette crise serait aussi intense. Il pensait que ça serait l’histoire de quelques jours et il pourrait reprendre sa vie normale. Ce fut le contraire. Pendant des semaines, il avait pensé uniquement au bien-être que pourrait lui provoquer un verre ou encore une ligne de coke. Combattre ses envies n’avait pas été facile, mais l’important c’est qu’il avait réussi.

Allan était de retour. Pour combien de temps, il ne savait pas, mais il était là. Winchester remit son téléphone sur la charge et se dirigea vers son canapé. Quelques minutes plus tard, son téléphone avait commencé à s’affoler. Ce dernier s’était ouvert et les tonnes de messages envoyés par Clément venaient de s’afficher. Un par un, Allan les avait lus sentant son cœur se briser de plus en plus. Il avait encore agi comme un connard. Il avait encore pensé juste à lui et à son bien-être. Une fois de plus, Clément était passé en deuxième. « Quel con tu es… » grogna-t-il contre lui-même en se risquant un SMS à son fils. Il devait lui dire. De A à Z, il devait tout lui expliquer. Allan ne pouvait pas se permettre de laisser Clément dans l’ombre plus longtemps. Ce dernier n’était plus un enfant, il allait comprendre. Du moins il l’espérait. Peut-être qu’il n’allait pas l’accepter, mais il pourrait comprendre comment cette situation était difficile à gérer pour le père Winchester. L’échange SMS ne fut pas la plus joyeuse du monde, il fallait s’y attendre après tout, mais l’important c’est que Clément avait accepté de passer. La nervosité le gagnait à chaque minute. Comment il allait pouvoir lui dire tout ça ? Tout ce qu’il savait c’est que ça ne serait pas le moment de tourner autour du pot sinon Clément allait partir. En attendant l’arrivée de son garçon, Allan entreprit de nettoyer le verre laissé par la bouteille cassée. Il n’eut pas le temps de terminer qu’on sonna à la porte. Dans la précipitation, l’homme balança son porte-poussière par terre faisant retomber tout ce qu’il avait ramassé. Allan ne savait même pas la tête qu’il avait, mais trop tard. Clément était là. L’homme ouvrit la porte et se décala immédiatement pour laisser son cadet et son chien entrer. « Bonsoir Clément. Merci d’être passé. » L’homme se pinça les lèvres. « Est-ce que tu as mangé ? Tu veux quelque chose ? » tenta-t-il pour ne pas entrer directement dans le vif du sujet.


Dernière édition par Allan Winchester le Sam 8 Sep - 19:05, édité 1 fois
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PETIT PLUS : Je fais parti des survivants du Tsunami qui a touché la Thaïlande en 2004. Nous étions, avec mes parents et mon frère, parti là-bas car nous voulions changer de notre traditionnel Noël en Nouvelle Zélande. Jamais nous n'aurions dû changer nos habitudes. La première vague nous a séparée : mon père et mon frère d'un côté, ma mère et moi de l'autre. S'en est suivi tout un mois de recherche, de désespoir, de galère, d'espoir, de douleur pour finalement nous retrouver fin janvier 2005. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je m'en suis sorti seulement avec quelques égratignures et une fracture
RPs EN COURS : Robin #1
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MessageSujet: Re: L'abandon des siens, quand de vous ils ont besoin, est la pire lâcheté || CLÉMENT&ALLAN   Sam 8 Sep - 14:53



Deux semaines. Deux PUTAINS de SEMAINES que je n’ai plus aucune nouvelles de mon père. Je ne compte plus les nombreux sms que j’ai envoyé et les innombrables appels que j’ai passé. Mais rien, aucune réponse. Silence radio. Comme s’il avait disparu de la surface de la terre. Comme s’il s’était volatilisé. L’inquiétude à rapidement fait place au sentiment d’abandon, puis à la colère et finalement à la lassitude. Il est de nouveau parti. Ce serait mentir que de dire que ça m’étonne. On ne change pas nos habitudes, pas vrai ? Chassez le naturel il revient au galop, comme on dit. Ça fait mal, ce départ a rouvert une vieille blessure que le retour d’Allan avait réussit à refermé.

Et comme d’habitude, au moment où je m’étais presque fait une raison, il revient à la charge. J’étais au théâtre, en pleine répétition individuelle lorsque mon portable a vibré, m’indiquant l’arrivé d’un nouveau message. Et en voyant apparaître le nom de mon père, mon sang n’a fait qu’un seul tour. Ce n’était pas la joie ou la délivrance que j’ai ressenti, mais bel et bien la rage. L’échange de sms fut court mais violent et j’aurais pu rester campé sur ma position, mettre le plus distance entre mon père et moi, mais je sais que c’est de lui que je tien mon côté tête de mule. Il sait exactement où j’habite et si je n’accepte pas de le voir chez lui il risque fortement de finir par débarquer chez moi. Au risque de tomber sur Sybille ou Ambroise, ce que je veux à tout prix éviter. C’est donc à contre cœur que j’accepte.

Et c’est dans l’optique de ne rester que 5 minutes, le temps de l’explication et non pour m’attarder, que je sonne le soir même à la porte de son loft, Moana à mes côtés. J’avoue que je ne pense à Oscar, le gros chat de mon père, que maintenant. Mais je sais que ma chienne sait se tenir. En plus elle aime bien les autres animaux en général et ne cherche pas forcément le conflit. Mais je ne peux pas y réfléchir d’avantage que la porte s’ouvre sur mon père. C’est sobrement presque mal à l’aise qu’il me laisse entrer et c’est sans un mot que je m’introduis dans son appartement. En vrai, Moana est sans doute la seule à être contente de revoir l’homme car elle va tout de suite lui dire bonjour. J’observe la scène avec un pincement au cœur, ne pouvant m’empêcher de ressentir un peu de jalousie, ayant espéré que ma chienne serait plus de mon côté. Mais c’est un animal et même si elle est très intelligente, elle n’a pas la même réflexion que les être humains en ce concerne le relationnel.

Allan fini par refermer la porte et me demande si j’ai mangé et si, dans le cas contraire, j’aurais envie de quelque chose. « je veux juste tes explications» répondais-je sur un ton glacial. Les bras croisés devant moi, je laisse Moana explorer les environs et reste sur place, faisant face à mon père et soutenant froidement son regard.



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MessageSujet: Re: L'abandon des siens, quand de vous ils ont besoin, est la pire lâcheté || CLÉMENT&ALLAN   Sam 8 Sep - 19:46



Il fallait être complètement aveugle pour ne pas remarquer que Clément était en colère. Il lui en voulait et il avait raison de lui en vouloir. Allan avait encore disparu sans rien dire. Mais qu’est-ce qu’il aurait pu dire ? « J’ai besoin de vacances, je ne me sens pas bien ? » Non… Son garçon aurait voulu plus d’explications, il aurait même souhaité l’accompagner. Sauf que dans ces moments, Allan avait besoin d’être seul. Du moins, dans les premiers jours. Sauf qu’après avoir lu les nombreux messages laissés pendant ces deux semaines, Allan avait réalisé qu’il devait dire la vérité à son gamin. Le paternel n’était pas à l’abri de nouvelles crises et il ne pouvait plus se permettre de disparaitre un certain temps et laisser Clément dans l’ignorance. Le pauvre s’était réellement inquiété. Ce n’était peut-être pas le meilleur moment pour lui dire, mais il devait le faire. Peu importe ce que son fils allait penser après. Ce dernier allait peut-être même vouloir disparaître complètement de sa vie. Allan pourrait comprendre, mais au moins, il pourrait se dire qu’il savait toute la vérité. Aussi triste soit-elle.

Dans un premier temps, Allan s’accroupit légèrement de manière à saluer le chien et à le gratter derrière les oreilles. La petite Moana semblait heureuse de le voir. L’homme n’avait pas tout perdu. Sans réelle surprise, Clément refusa son offre de manger quelque chose, il voulait ses explications. Bien. Allan s’était fait à l’idée de devoir rentrer directement dans le vif du sujet. Le brun referma la porte derrière son fils et se dirigea vers son canapé afin d’y prendre place. Dans un premier temps, il resta silencieux. Il avait posé ses coudes sur ses genoux et avait caché son visage entre ses mains à la recherche du courage qui lui manquait clairement pour avouer sa dépendance. Au bout d’un moment, il releva la tête, mais se refusa de croiser le regard de son gamin. Il fixa devant lui, plus précisément vers l’endroit où il avait fait éclater sa bouteille de Vodka. « Bien. Je… » Il ne savait pas par où commencer. Par le début, certes, mais de quelle manière devait-il aborder ce sujet sensible ? Ses mains tremblaient légèrement sous la nervosité et il serra les poings pour se ressaisir. « Lorsque je vous ai quitté ta mère et toi, je suis venu vivre ici à Brisbane. J’essayais de faire mon deuil, mais je n’ai jamais réussi. Et puis, j’ai recroisé cet ami de l’époque du lycée et… » Il se coupa. La suite ne lui plaisait pas. Il en avait honte. Il laissa passer quelques secondes avant de finalement l’avouer : « J’ai replongé Clément. » Une fois de plus, il ne risqua même pas un coup d’œil vers son fils. « Je n’en suis pas fier. J’ai laissé la culpabilité me ronger et mon seul réconfort à cette époque, c’était l’alcool et la drogue. J’avais besoin de ne penser à rien. » Un nouveau soupir. Allan finit par se lever afin de débuter les 100 pas. Fermement, il se pinça la peau de son bras gauche. Il avait pris l’habitude de se faire mal lorsqu’il commença à être trop nerveux. « C’est pour ça que je ne suis pas revenu avant, Clément. Je ne pouvais pas revenir avant d’avoir arrêté, tu comprends ? Je suis clean depuis 1 an et demi maintenant, mais c’est une bataille quotidienne. » Un énorme bataille qui lui demandait toute son énergie. Il comblait son manque par le sport. La course et le vélo de montagne surtout. « J’ai régulièrement des crises. Habituellement ça passe, mais pas cette fois. J’ai dû aller m’isoler. Isolement complet sans contact extérieur sinon… » Il désigna la bouteille d’alcool brisée au sol. Sinon c’était la fin. Il replongeait pour ne plus pouvoir arrêter après.
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MessageSujet: Re: L'abandon des siens, quand de vous ils ont besoin, est la pire lâcheté || CLÉMENT&ALLAN   Sam 8 Sep - 20:41



J’aurais pu refuser de voir mon père. J’aurais très bien pu ne pas venir ce soir et le laisser seul avec ses doutes, lui faire comprendre ainsi ce que ça signifie être abandonné. Mais quelques pars les explications sont autrement plus importantes à mon sens. J’ai réellement envie de savoir qu’elles sont ses excuses cette fois-ci, si elles sont aussi valables que la première fois. Et c’est pour ça que je décide d’accepter son invitation. C’est dans l’optique de ne pas perdre mon temps ici que je sonne à la porte, accompagné par ma chienne. Celle-ci doit être la seule qui est contente de revenir ici où elle a habité avec moi pendant presque deux semaines le mois dernier. Allan nous laisse entrer et m’énerve un peu en me demandant si je veux manger quelque chose. C’est sèchement que je lui réponds que tout ce que je souhaite ce sont des explications concrètes. Quelle est son excuse cette fois-ci ?

Soupirant et s’installant sur le fauteuil, mon père a besoin de plusieurs instants pour se reprendre. J’attends, moi, debout, les bras croisés, devant lui, mon regard fixé sur son visage. Allan finit par prendre une profonde inspiration et commence a parlé. Il m’explique qu’il y a huit, quand il nous a quitté mon frère et moi, c’était pour venir ici. Roulant des yeux, je suis sur le point de lui cracher à la figure que ce ne sont pas les explications que j’attends, mais il continu. Et la suite de ses paroles est choquante.

Il a replongé. Dans la drogue et l’alcool. Pendant huit, alors que je pensais qu’il se la coulait douce quelque part et qu’il n’en avait absolument rien à foutre de maman et moi, sa vie était, en vrai, un réel carnage. Je remarque bien à la façon qu’ont ses mains à tremblés, que ça l’affecte réellement et qu’il en a vraiment honte. Il finit par se lever et je le suis du regard alors qu’il commence à faire les cents pas en continuant, disant qu’il ne pouvait tout simplement pas revenir avant à cause des drogues. Il est clean depuis 1 an seulement mais d’après lui c’est un combat constant et quotidien. Il a régulièrement des crises qu’il parvient parfois à gérer mais pas toujours. Comme cette fois où, il y a deux semaines, il a dû aller s’isoler car sinon… sinon quoi ? Il laisse sa phrase en suspens ce qui est extrêmement frustrant. «Sinon quoi ? Qu’est-ce qui se serait passé si tu ne t’étais pas isolé ? » demandais-je, sobrement.

« Et encore une fois, pourquoi tu me l’as pas dit putain ?» m’exclamais-je brusquement « Tu me crois idiot et faible à ne pas pouvoir comprendre tout ça ? Si tu avais été sincère avec moi dès le début je …je sais pas putain ! C’est pas comme si les occasions manquaient ! J’ai passé deux semaines ici après ma dispute avec Ambroise et ma blessure à la danse !DEUX SEMAINES ALLAN !» je m’avance vers lui «Et en DEUX PUTAIN DE SEMAINES t’as pas eu les couilles de me mettre au courant ?! » je redresse et secoue la tête, exaspérer « Et quoi ? T’as autre chose encore à m’avouer ? Genre t’as un cancer ? Une autre maladie incurable ? Non mais pas que je m’étonne la prochaine fois que tu te casses de nouveau hein !» Suis-je injuste ? Sans doute. Mais les années de rancœur ressortent en ce moment même et ce avec une certaine violence que je n’aurais jamais imaginé.

« Comment as-tu pu replonger alors que tu sais exactement à quel point ça détruit des vies ?» demandais-je finalement, froid, glacial « Comment as-tu pu être aussi faible ?» crachais-je alors que je me retrouve à quelques centimètre d’Allan «Faible, voilà ce que t’es. Un faible lâche » je le fixe encore plusieurs secondes puis soupire et me détourner « Moana ? » appelais-je ma chienne qui se désintéresse d’Oscar pour accourir vers moi « Tu viens ? on y va.» dis-je en me dirigeant vers la porte d’entré.



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MessageSujet: Re: L'abandon des siens, quand de vous ils ont besoin, est la pire lâcheté || CLÉMENT&ALLAN   Sam 8 Sep - 21:19



La boule d’émotion présente dans sa gorge l’avait empêché de terminer sa phrase. Sinon quoi ? Sinon il aurait replongé. Il aurait pu détruire 4 ans de bataille et une année et demi de sevrage en quelques heures, Allan aurait pu jeter plusieurs années de combat acharné au poubelle. C’était une bataille quotidienne. Il y pensait constamment. Il avait même arrêté de manger certains repas, car ils lui donnaient envie d’un bon verre d’un vin ou d’une bière. « Sinon j’aurais bu cette bouteille de vodka comme si ma vie en dépendait. » confia-t-il presque dans un murmure. Comme s’il se parlait à lui-même alors qu’il répondait clairement à la question de son fils. S’il ne s’était pas isolé, ça aurait été le drame.

Immédiatement après, Clément éclata. Allan s’en doutait que ça allait arriver un jour et il encaissa chaque mot. Il aurait sûrement dû lui dire avant. S’il avait su qu’il risquait une crise aussi forte, il en aurait sûrement parlé à Clément, mais le père s’était senti à l’abri. Il avait cru que ce passé était derrière lui et que rien ne pourrait le faire craquer. Les derniers temps qu’il avait passé avec Clément l’avait tellement aidé. Le père Winchester s’était figé fixant le vide devant lui pendant que son fils lui hurlait dessus qu’il était faible et lâche. Lentement, Allan ferma les yeux sentant son cœur se mettre à battre plus rapidement. Entendre ces mots prononcés par son fils lui faisait réellement mal. Ça faisait des années qu’Allan essayait de se convaincre qu’il n’était pas faible. Comme chaque être humain, il avait eu des moments de faiblesses, mais il avait eu la force de les surmonter. Beaucoup n’auraient même pas essayé d’arrêter. Lui, il l’avait fait. Le brun n’arrivait plus à parler. Sa gorge était nouée par la douleur. Il sembla avoir une décharge électrique lorsque Clément demanda à sa chienne de le suivre car ils partaient. Allan sentait que si son fils franchissait cette porte, c’était terminé, il ne le reverrait plus jamais. Il ne pouvait pas se permettre de perdre définitivement Clément. Il savait que sans son fils, il ne s’en sortirait pas. Il avait besoin de lui plus que Clément ne pouvait l’imaginer. « Pourquoi je te l’aurais dit avant, Clément ? J’allais bien. Je pensais que c’était fini que tout allait bien. Lorsque tu es venu ici avec Moana, j’ai vécu les deux semaines les plus calmes et agréables des 8 dernières années. J’avais hâte de rentrer à l’appartement pour regarder un film avec toi, jouer à un jeu de société, t’aider à répéter peu importe… Ça m’a changé de mon horrible routine et de la solitude qui me pousse vers mes vices. » confia-t-il. Allan avait de la difficulté à être seul. Ce n’était pas pour rien qu’il ramenait souvent des femmes au loft pour une seule nuit – ou plusieurs -. Lorsqu’il n’était pas seul, ses pensées étaient moins portées sur le fait qu’un rhum serait tellement bon devant la télévision. Il mettait toute son énergie dans cette personne. Allan n’aurait jamais cru une seule seconde qu’avoir Clément à ses côtés serait autant bénéfique pour son mental. « Alors non, je n’ai pas eu les couilles de t’en parler. Je ne voulais pas gâcher ce moment et ce bien-être que j’avais. Pendant deux semaines, j’ai complètement oublié que j’étais juste un putain de drogué. » À l’heure actuelle, il n’était plus rien. Il n’était plus écrivain, il n’était plus papa, il était seulement un junkie. « Je suis faible, car il n’y a pas une seule journée où je n’ai pas envie d’une dose. Et je suis un lâche, car je n’ai pas le courage d’aller chercher l’aide dont j’ai besoin. » C’était d’énorme aveux qu’il faisait. Habituellement, il gardait le fond de ses pensées pour lui. Il n’aimait pas admettre ses faiblesses, sauf qu’il en avait plus qu’il ne le pensait. « Alors je t’en supplie Clément… Ne pars pas. Pas maintenant. » Ses mains avaient recommencé à trembler. Il n’était pas prêt à se retrouver seul. Il n’était peut-être pas en droit de demander quoi que ce soit, mais il essayait. L’homme avait finalement poser son regard dans celui de Clément. Un regard qui trahissait toute la douleur et la souffrance qu’il ressentait à l’heure actuelle. Confier ça à son fils était beaucoup plus difficile qu’il aurait cru. Il était rongé par la honte et par la culpabilité. « J'ai besoin d'aide... » Il l'avait murmuré tellement bas qu'il n'était même pas certain que Clément l'ait entendu. C'était la première fois en 6 ans qu'il le disait. Il avait besoin d'aide pour ne pas replonger pendant cette période plus sombre.
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MessageSujet: Re: L'abandon des siens, quand de vous ils ont besoin, est la pire lâcheté || CLÉMENT&ALLAN   Sam 8 Sep - 22:19



« Sinon j’aurais bu cette bouteille de vodka comme si ma vie en dépendait » cette seule phrase me glace le sang dans les veines. Je sais que si mon père ne prend, ne serait-ce qu’une seule goûte d’alcool, tous ses efforts pour se maintenir à flots seront compromis. Et s’il replonge ? Aura-t-il la force de s’en sortir ? S’il est seul, il est évident que non. L’alcool et la drogue le tueront bien évidement. Mais aurais-je moi le courage et la force mentale de le soutenir ? Les histoires de ma mère, concernant cette période où elle se battait avec lui contre cette foutue addiction, sont horribles. Ça la détruirait de savoir qu’il ait replongé alors qu’elle a mit tellement d’effort pour l’aider à en sortir la première fois. Et actuellement je ne crois pas avoir la force ni le courage pour faire tout ça à la place de la mère.

Mais mon père est désespéré. Ça s’entend à sa voix tremblante et son ton incertain. S’il ne m’a rien dit avant c’est parce qu’il allait bien, que ma présence à la maison l’aidait à se sentir bien. Les deux semaines que j’ai passées chez lui étaient les plus agréables et les plus calmes de ces huit dernières années et il ne voulait pas les gâcher en disant qu’il n’est qu’un putain de drogué. Je pince les lèvres et déglutis, ayant presque du mal à soutenir son regard emplie d’une douleur bien évidente. Pas la douleur physique, mais la douleur mentale, celle qui est insupportable et que même les années ne peuvent pas guérir. Je déglutis difficilement et m’immobilise avant de me retourner lentement vers mon père.

Il n’est pas bien. Vraiment pas bien. Et je suis persuadé que même Moana le sait car elle s’avance lentement vers lui pour aller fourrer sa truffe dans ses jambes, comme si elle voulait essayer de lui remonter le moral. Encore une fois, je suis bluffé autant par l’intelligence des chiens que par cette énorme empathie dont fait preuve la mienne. Et si Moana juge qu’il est préférable de rester ici pour Allan, n’est-ce pas une raison suffisante ? Je pince les lèvres puis soupire doucement lorsqu’il me dit clairement avoir besoin d’aide.

« papa je … » commençais-je, me rendant compte que c’est la première fois depuis son retour que je l’appelle Papa. D’habitude c’est par son prénom que je l’appel. Sans doute était-ce une façon personnelle pour garder un peu de distance encore entre nous ? Je secoue doucement la tête puis m’avance et m’accroupit face à lui. Silencieux dans un premier temps, je pose une main sur son genoux avant d’attraper ses mains tremblantes dans les miennes «Je ne suis pas sûr que je te serais d’une grande aide » soufflais-je, mordillant ma lèvre inférieure «Je n’ai pas la même force que maman, mais je …j’ai pas envie de partir » avouais-je alors que Moana pousse gentiment le bras de mon père avec sa truffe comme pour dire qu’elle est là elle aussi «Peut-être qu’à trois on peut y arriver, après tout » souriais-je en allant grattouiller les oreilles du canidé «Elle en tout cas, elle ne semble pas avoir envie que t’abandonne » je dépose un bisous sur la tête de Moana puis se redresse.

Je quitte le salon mais seulement pour aller dans la cuisine où je mets la machine à café en route. Lorsque je reviens dans le salon c’est avec deux tasses de cafés. J’en tends une à mon père et garde l’autre en main en m’installant sur le canapé « Mais du coup, plus de secrets, ok ?» reprenais-je en levant mon regard sur Allan «J’ai 24 ans demain, je sais accepter les vérités » je prends une gorgé de mon café «Tu étais où exactement ces deux dernières semaines ? Et qu’est-ce que tu entends par crises ? Comment est-ce qu’elles se déclenchent et pourquoi ? » Ce n’est pas de la curiosité mal place, je me dis juste que pour aider mon père il faut que sache comment tique.



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MessageSujet: Re: L'abandon des siens, quand de vous ils ont besoin, est la pire lâcheté || CLÉMENT&ALLAN   Dim 9 Sep - 6:52



Allan n’aimait pas donner l’impression d’être désespéré, mais il l’était. Dès l’instant où il avait quitté son loft pour s’isoler, il était devenu un cas désespéré. C’était réellement cet isolement qui l’avait sauvé d’un plongeon la tête première vers les enfers. L’enseignant l’avoua à son fils afin de lui faire comprendre à quel point il était passé à deux doigts de céder. Le père continua ensuite son discours à cœur ouvert avec Clément. Il ne l’avait pas fait déplacer pour rester en surface du problème. Si son garçon était prêt à tout entendre, Allan lui dirait tout. Il confia combien la présence de Clément lui avait fait du bien quand il avait passé du temps à la maison lui faisant oublier sa triste réalité. Ensuite, l’homme supplia son garçon de rester lui faisant comprendre qu’il avait besoin de lui. Dans son cas, le plus dur était fait. Il était sobre. Il devait le rester et pour ça, il avait besoin des personnes les plus importantes autour de lui. En ce moment, c’était Clément cette personne. Son petit garçon qui avait été sa motivation pour tout arrêté et qui était sa motivation à rester sobre. Clément valait la peine qu’Allan se battre jour après jour.

« Papa ». Son cœur se serra et il sentit son regard se remplir de larmes. Ça faisait combien de temps qu’il n’avait pas entendu son fils l’appeler comme ça ? Allan ne lui avait jamais mis la pression, malgré tous les efforts que faisaient Clément pour recréer les liens avec son père, il sentait que son fils souhaitait garder une certaine distance. Ce qu’Allan pouvait très bien comprendre, il l’avait fait souffrir. Ayant de nouveau pris place sur le canapé, le père Winchester fut rejoint par Moana qui nicha sa tête dans ses jambes. Le brun se mit à caresser doucement l’animal tandis que Clément s’approcha à son tour pour s’accroupir devant lui. Lorsqu’il attrapa ses mains, l’enseignant serra ses doigts autour de ceux de son gamin ayant besoin de son contact. « Au contraire… Juste ta présence est un énorme soutien. » Sa présence, un message texte, un appel, un bonjour à l’université. Allan n’avait pas besoin de grand-chose. C’était surtout la solitude qui le tuait. Il avait voulu être seul à la suite de la mort de Jim, aujourd’hui, il avait besoin d’être entouré. Il voulait prendre une véritable place dans la vie de son fils. Même si le père avait été réticent avec le choix de carrière de Clément pendant son adolescence, aujourd’hui, il s’y intéressait vraiment allant jusqu’à prendre plaisir à lui faire réviser certaines pièces. Clément lui confirma qu’il n’avait pas envie de partir. Allan retira une main de l’emprise de son fils afin d’aller lui caresser délicatement les cheveux comme il l’avait fait si souvent lorsqu’il était enfant. L’émotion était présente dans le regard du paternel. Clément n’allait pas partir. Il aurait eu toutes les raisons de le faire et Allan aurait accepté cette décision. À contrecœur, mais il n’aurait pas insisté. « Merci Clément et merci à toi aussi Moana. » Il offrit un doux sourire à son garçon alors qu’il alla caresser à nouveau le chien qui poussa son bras de sa tête afin de ne pas être oublié. Immédiatement, Allan se sentait mieux. Il était soulagé. Il avait passé deux semaines horrible seul dans un chalet. Il avait été contraint de rentrer, car il avait un travail maintenant et qu’on comptait sur lui sinon il aurait pu passer deux voire trois semaines de plus dans cet endroit. Il se sentait, certes, mieux qu’à son départ, mais plus instable qu’il ne l’aurait cru. Juste confier son état à son fils lui avait fait réaliser qu’il n’avait pas totalement remonté la pente.

Allan regarda son fils se lever et le remercia d’un signe de la tête lorsqu’il lui apporta un café. L’homme prit la tasse entre ses mains et fixa le liquide chaud. Le café était sans doute la seule dépendance qu’il avait conservée. Elle ne contrôlait pas sa vie comme le faisait l’alcool et la drogue. Clément ne voulait plus de secrets ce qui était normal. Ils devaient bâtir une relation de confiance. Son fils lui rappela ensuite son anniversaire le lendemain. Celle-ci Allan ne l’avait pas oublié. Il ne l’avait jamais oublié même pendant les années où il n’était pas là. S’enfonçant dans le canapé, le directeur prit une longue gorgée de son café. « Plus de secrets… » commença-t-il par répéter. Devait-il lui parler de son overdose ? Est-ce que c’était vraiment essentiel ? Pas tout de suite. Il allait voir au fil de la conversation, il allait plutôt commencer par répondre aux questions de son fils. « Je me suis acheté un chalet à Point Lookout. C’est là que je vais lorsque je sens que je vais perdre le contrôle. Je peux te donner l’adresse exacte si tu veux. Je ne peux pas te promettre que je ne vais pas y retourner, mais si ça peut te rassurer et si tu as envie de me rejoindre... » Personne ne connaissait son petit recoin secret, mais il était prêt à donner l’information à son garçon afin qu’il sache où le rejoindre. « Je m’y isole lorsque je sens que la tentation est trop forte. Dans ces moments-là, si je reste ici, j’augmente mes chances de replonger. Ces crises peuvent être comparées à état de manque intense. Souvent j’arrive à me maîtriser en allant courir ou en frappant dans Bobby le sac de sable. » dit-il en pointant le sac noir qui pendait du plafond. L’homme haussa les épaules et il continua : « Elles peuvent être causées par n’importe quoi et arriver sans prévenir. Mais souvent, c’est le deuil que je n’arrive pas à faire qui vient me ronger. » Le deuil de Jim, bien sûr. « J’ai presque oublié son anniversaire cette année… C’est la première fois que ça m’arrive… Quand cette femme est venue à l’appartement et qu’elle a vu le calendrier… » Il soupira en réalisant que c’était complètement idiot. « Mon dieu… C’est tellement stupide comme raison, mais c’est plus fort que moi… Je ne veux pas l’oublier. Jamais. » Contrairement à d’autres, il n’arriverait pas à faire son deuil en oubliant son aîné. Il devait seulement arrêter de culpabiliser sur tout ce qui concernait Jim. « L’alcool étant plus facilement accessible, elle est ma plus grande faiblesse, mais je ne craquerai pas. Je suis clean. » Il y avait une certaine détermination dans sa voix et surtout dans son regard. C’était difficile, mais il n’allait pas succomber. Il posa une main sur l’épaule de son fils. « Nous ne craquerons pas. » Maintenant il n’était plus seul. S’il n’allait pas bien, il pourrait compter sur Clément et garder son isolement en dernier recours.
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MessageSujet: Re: L'abandon des siens, quand de vous ils ont besoin, est la pire lâcheté || CLÉMENT&ALLAN   Dim 9 Sep - 14:42




Ais-je réellement le choix ? Pourrais-je réellement dormir tranquillement en ayant bonne conscience si je sais que mon père est là, dans son appartement, entrain de boire ou se piquer ? La réponse est claire et nette : non. Alors, même si je ne suis pas certain d’avoir la force mentale de ma mère pour soutenir Allan, je sais que je ne pourrais tout simplement pas l’abandonner. Je ne suis pas assez égoïste pour ça. Et même si ses années de silences n’étaient pas agréables, il reste mon père, l’homme que j’ai aimé et respecté pendant plus de 16 ans.

En vrai, c’est Moana qui décide pour moi. Elle quitte mes côtés pour aller rassurer Allan et je sais que briserait le cœur de ma chienne si je lui interdisais de revoir mon père. Dès le premier jour elle l’a adoré, ce qui est très rare. En vrai, elle met énormément de temps pour accorder sa confiance totale à quelqu’un d’autre que moi. Elle est très gentille, mais pas très sociable et n’ira pas d’elle-même vers un total inconnu. Pour dire, elle a mit presque 2 ans pour accepter Ambroise et un an de plus pour le mettre au même niveau que moi. Allan, par contre, c’était autre chose. En deux semaines il a gagné le cœur de la chienne et je sais qu’avec elle c’est pour la vie. Alors, suivant la demande silencieuse de l’animal, je la rejoins aux côtés de mon père et, prenant ses mains dans les miennes, je lui avoue ne pas être certain d’être d’une grande aide. M’ébouriffant gentiment les cheveux, l’homme m’explique que ma seule présence pourra l’aider. Je refuse de retourner vivre chez lui, mon amitié avec Ambroise étant tout aussi importante, mais je peux bien faire un effort et venir le voir de temps en temps, non ? « Si c’est tout ce que tu demandes, je pense que ça peut le faire» soufflais-je avec un sourire.

Je fini par me lever et, allant dans la cuisine, je prépare deux tasses de cafés que je porte au salon. En donnant une à Allan, je m’installe à côté de lui et fini par briser le silence, lui demandant expressément à ce qu’il n’y ait plus de secrets entre nous et enchaîne avec plusieurs questions. C’est, mal à l’aise mais tout de même brillamment sincère, que mon père me répond qu’il s’est acheté un chalet à Point Lookout et que c’est là qu’il va en cas de crises. Ces crises se manifestent d’ailleurs par des envies presque irrépressibles de replonger dans ses vieux vices. Souvent il arrive à les contrôler en tapant dans un sac de frappe qu’il a nommé Bobby. Je tourne mon regard pour le poser sur le dénommé Bobby et remarque qu’il a déjà du vécu. Je reporte toutefois rapidement mon attention sur mon père lorsqu’il m’explique que les crises peuvent venir brutalement et sans prévenir et ont souvent un rapport avec le deuil de Jim qu’il n’a jamais pu faire. Je ferme un instant les yeux et pince les lèvres en hochant la tête « Je vois …» murmurrais-je sans pour autant le couper dans ses paroles.

Cette dernière crise qui l’a obligé à aller s’isoler était dû au fait qu’il avait presque oublié l’anniversaire de Jim et que c’est une femme inconnue qui le lui a rappelé. D’après lui c’était une réaction très idiote, mais je ne suis pas de son avis. Je soupire doucement lorsqu’il m’annonce qu’il ne veut pas oublier Jim, mais que l’alcool est sa plus grande faiblesse. Toutefois, pour moi, il ne craquera pas. Je laisse le silence retomber entre nous, prenant plusieurs gorgés de mon café afin d’emmagasiner ce qui vient d’être dit et me prend encore le temps pour poser ma tasse sur la table basse avant me frotter légèrement les mains.

«je ne sais pas quoi dire » avouais-je finalement « Je veux dire … je ne peux pas forcément comprendre tout ça. Tu … maman et moi avons réussi à faire notre deuil. S’il est vrai que je pense encore régulièrement à lui surtout pendant la période de son anniversaire, j’arrive à vivre. Maman pareil. On n’oublie pas, mais on arrive à faire avec » je lève mon regard sur Allan «Et si tu …pensais aux meilleurs souvenirs que tu as de ton fils ? » demandais-je doucement «Genre …tu te rappelle quand tu nous as emmené la première fois en randonné ? J’avais 4 ans, lui en avait 9 et je ne cessais de me plaindre. Si bien que vous avez comploté pendant de longues minutes sur la meilleure façon de me jeter dans la rivière » je souris doucement, nostalgique « Il faisait froid et je me suis chopé une belle pneumonie en rentrant, mais toi et ji … vous étiez d’avis que je n’avais que ce que je méritais !» je rigole un peu, secouant la tête « Et quand on a loué un bateau et qu’on est parti tous les trois, seuls, pendant plusieurs jours. Tu étais venu nous chercher à l’école et t’as débarqué en plein milieu de mon cours de Math et son cours d’histoire. Les profs nous ont encore coursé jusqu’à la sortie avant d’abandonné. » je me redresse et observe mon père « Je crois que t’as eu une lettre bien salé du Directeur, non ?» demandais-je, amusé, espérant pouvoir ainsi dérider Allan.



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MessageSujet: Re: L'abandon des siens, quand de vous ils ont besoin, est la pire lâcheté || CLÉMENT&ALLAN   Mar 11 Sep - 4:12



C’est tout dont il avait besoin. De la présence de Clément. Même une fois par semaine était suffisant pour permettre à Allan d’échapper à sa routine. Un dîner de temps à autre, un cinéma, une sortie en forêt. Le père Winchester n’était pas en mesure de demander beaucoup plus à Clément après ce qu’il lui avait fait. Il ne cherchait pas non plus à prendre une place énorme dans la vie de son petit garçon, mais il voulait être présent. Une petite place allait le rendre heureux. Allan était conscient que Clément avait sa vie maintenant et qu’il avait beaucoup évolué depuis 8 ans. Jamais il n’aurait osé lui demander de venir vivre avec lui ou quoi que ce soit d’autre. Le brun répondit au sourire de son fils. La conversation n’était pas évidente, mais les choses se remettaient doucement en place. Maintenant que son garçon savait pratiquement toute la vérité, ça serait plus facile de gérer les choses et pour lui parler lorsqu’Allan n’allait pas se sentir au mieux. Une journée il pouvait aller très bien et péter un plomb le lendemain. Il n’aimait pas être aussi montagne-russe, il avait encore besoin de trouver LA chose ou LA personne qui allait l’aider à garder son équilibre. À l’époque, c’était Sara. Même s’il doutait de retrouver l’amour, il était trop vieux pour ça, il allait bien trouver quelque chose.

Avec toute la sincérité dont il pouvait faire preuve, Allan répondit aux questions de son garçon sur ses crises et sur leur nature. Il voulait la vérité, il l’aurait. Les secrets n’avaient plus lieu d’être. Clément n’était plus un jeune enfant qu’il devait protéger. Il était un homme qui arrivait à comprendre les choses. Une fois les explications terminées, le silence retomba entre les deux hommes. Clément en profita pour boire son café tandis qu’Allan se contentait de fixer le sien qui fumait encore. Son garçon ne savait pas quoi dire et c’était normal. Ce n’était pas le genre de nouvelles qui se digérait et se comprenait en quelques minutes. C’était beaucoup d’informations. Sara et Clément avaient réussi à faire leur deuil et c’était sincèrement une bonne nouvelle. Allan ne pouvait pas. Il se repassait en boucle les dernières semaines avec Jim et il voyait clairement tous les signes de dépendance qu’il avait loupé à l’époque. Aujourd’hui, ça lui semblait tellement clair qu’il s’en voulait de n’avoir rien vu à l’époque. Comme Clément et son ex-femme, le directeur de littérature devait apprendre « à faire avec ». Les meilleurs souvenirs étaient son seul remède. Il y en avait tellement. Clément commença à en raconter quelques-uns dont le père se rappelait très bien. « Tu avais tellement insisté pour venir à cette randonnée même si je te disais que tu étais trop petit. » Le brun sourit légèrement à ce souvenir. « C’était un accident le fait que tu sois tombé dans la rivière. Tes souvenirs sont altérés ! » tenta l’homme avant de rire. Jim et Allan avaient réellement poussé Clément dans l’eau. Il avait à peine d’eau dans cet endroit de la rivière, mais ça avait été suffisant pour rendre Clément malade. « Ta mère m’avait tellement engueulé. Elle avait même osé me faire dormir sur le canapé pour dormir avec toi. Et ça, même si on avait facilement de la place pour 5 personnes dans notre lit ! » Sara avait parfois des réactions extrêmes, mais rien de bien méchant en soit. Quelques années plus tard, c’était drôle. « Mon dieu la lettre du Directeur. Il m’a traité de père irresponsable qui ne prenait pas l’éducation de ses enfants au sérieux. Tout ça pour un seul cours raté. Il était tellement barge ce directeur ! Tu savais que j’avais répondu à sa lettre ? » L’homme se racla la gorge avant de prendre une voix narrative : « Cher Monsieur le Directeur. Allez cordialement vous faire foutre. Signez Allan Winchester. » Ça, ses fils ne l’avaient jamais su. Sara non plus d’ailleurs. Elle n’avait jamais compris pourquoi le directeur les évitait soigneusement les années suivantes. Allan pouvait être vulgaire lorsqu’on l’énervait et peu importe avec qui. Certains disaient que c’était la célébrité qui lui avait fait prendre la grosse tête, mais ce n’était pas ça. Ça avait toujours été dans son caractère. Un Winchester ne se laissait pas marcher sur les pieds. « Et la fois où ton frère avait ramené une moufette dans la maison en pensant que c’était un chat abandonné.. Est-ce que tu t’en souviens ? Elle avait empesté la maison. » Il fit une grimace de dégoût. Mine de rien, c’est petite séance de souvenirs avait son effet. Allan se sentait le cœur plus léger et il avait un sourire collé sur les lèvres. Parfois, il était plus facile de se souvenir des moments plus difficiles, mais il ne fallait jamais oublier les meilleurs moments. Ils devaient devenir prioritaires dans les pensées du père.
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MessageSujet: Re: L'abandon des siens, quand de vous ils ont besoin, est la pire lâcheté || CLÉMENT&ALLAN   Mer 12 Sep - 12:58



Je n’aurais jamais imaginé, en venant ici ce soir, que mon père me ferait autant d’aveux. Je voulais des explications et j’en ai, bien évidemment, eu, aussi. Mais celles-ci dépassent toutes mes attentes. Je connais bien le passé de mon père et comment les débuts de sa relation avec ma mère ont été affecté par la drogue. Mais jamais je n’imaginais qu’il finirait par replongé. Et j’imaginais encore moi qu’il me demande maintenant, à moi, de l’aider. J’accepte, évidemment, même si c’est avec quelques retenues. Mais que puis-je bien faire d’autre ? Si je quitte l’appartement maintenant, je risque de revoir mon père à la morgue. J’ai beau être furieux contre lui, je ne peux tout simplement pas fermer les yeux sur sa détresse. Alors j’accepte. Je ne sais pas ce que j’accepte, je ne sais pas dans quoi je m’engage, mais je lui promet d’être là et de le soutenir.

Et le soutient commence par révéler les secrets qui l’emprisonnent encore. J’apprends ainsi qu’en huit ans il n’a toujours pas fait le deuil de Jim et ça me brise un peu le coeur. En même temps j’ai mauvaise conscience car j’ai réussi assez facilement à vivre sans la présence de mon frère. Toutefois, c’est bien différent pour Allan et Sara étant donné que Jim était réellement leur fils biologique. Donc c’est autrement plus dur pour eux de passer le cape du deuil. JE décide donc qu’au lieu de se morfondre dans ses pensées lugubres, il est grand temps pour mon père de se remémorer les souvenirs joyeux et marquant.

Alors je commence à lui parler de deux événements. tout d’abord, ma première randonné à 5 ans où j’ai fini dans une rivière parce que je ne cessais de me plaindre Allan se déride finalement et, souriant, précise que j’avais tellement insisté de les accompagnés et qu’au final Sara l’a obligé à dormir avec moi.  «C’est vrai ça ! » m’exclamais-je  «Mais tu sais qu’elle m’avait proposé de prendre ta place dans votre lit ? » je pose mon regard sur mon père  « Mais j’ai refusé parce que je ne voulais pas te laisser dormir seul sur le canapé.» précisais-je. Ça fait parti de ces aveux que je n’ai jamais fait mais qui sont obligés de sortir maintenant.

Le deuxième événement est le moment où Allan est venu nous chercher en cours, nous faisant rater notre dernière heure, afin de nous emmener en week-end sur un bateau. Et qu’il a eu une lettre du directeur, le traitant d’irresponsable. Et là, c’est mon père qui m’avoue avoir répondu à cette lettre : il a dit au directeur d’aller se faire foutre. J’arque un sourcil et entre ouvre la bouchant, marquant ma surprise puis rigole doucement  «Eh ben dis donc ...Faut pas te faire chier toi hein » souriais-je, amusé avant de secouer la tête.

 «Enfin tu vois, y a tellement d’heureux souvenirs. Je suis sûr que t’en as d’autres qui datent des 5 ans où vous n’étiez que trois» expliquais-je finalement, un peu plus calme mais sur un ton léger  «Faut pas te fixer dans ces souvenirs noirs et faut toujours te remémorer les bons. Ce n’est pas facile, crois moi, Maman et moi avons mis longtemps avant de nous mettre ça en tête, mais je suis sûr que tu vas y arriver » j’hausse les épaules et fini mon café avant de me redresser pour poser la tasse sur la table basse.

 « Bon sinon, en vrai j’ai pas mal faim quand même» avouais-je finalement en me tournant à nouveau vers mon père  « Tu gères encore les meat pies que tu faisais avant ?» demandais-je en observant Allan, ayant comme une folle envie nostalgique.



I AM AN APOSTROPHY
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ÂGE : 53 ans, en crise de la cinquantaine.
SURNOM : Al généralement ou « Papa », mais il ne l'a pas entendu depuis longtemps.
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MÉTIER : Directeur et enseignant (en remplacement) du département de littérature de l'Université de Brisbane. Écrivain à ses heures.
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PETIT PLUS : ≈ A une vilaine blessure à l'épaule gauche qui le fait souffrir depuis 2004. Évite de bouger ce bras. ≈ Est clean depuis 1 an et demi. ≈ Porte toujours des chemises à manches longues pour cacher les nombreuses cicatrices des piqûres. ≈ N'arrive pas à se pardonner la mort de son fils aîné. ≈ A tout plaqué en 2010 pour replonger dans l'enfer de la drogue et de l'alcool. ≈ Gère le département de littérature de l'université de Brisbane depuis Février 2018. ≈ Ne peut s'empêcher de garder un œil sur son fils cadet, Clément. ≈ Possède un énorme Maine Coon, Oscar, trop câlin pour un chat.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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MessageSujet: Re: L'abandon des siens, quand de vous ils ont besoin, est la pire lâcheté || CLÉMENT&ALLAN   Hier à 3:12



Retourner dans le passé pouvait être un couteau à deux tranchants, mais cette fois-ci ça avait bien fonctionné. C’était la présence de Clément qui aidait. Ce dernier l’empêchait d’aller vers les souvenirs négatifs. Allan pensait uniquement au positif et les évènements cités par son fils le fit sourire. Il donnerait tout pour revivre un seul de ces moments avec ses fils. Une si belle époque avant même le tsunami où la famille Winchester avait tout de la petite famille parfaite. Des parents complètement fous l’un de l’autre, deux garçons surprenants avec un bel avenir et un magnifique aquarium de poissons. Quoi demander de plus ? « Tellement mignon ! Tu aurais pu, il était confortable ce canapé. Tout le monde s’endormait dessus. » Le directeur préférait s’asseoir dans le fauteuil lorsqu’il regardait un film ou le sport. Ce dernier était moins confortable et Allan sombrait moins rapidement dans les bras de Morphée. Le nombre de claques que Sara lui avait mis, car il avait osé fermer les yeux quelques minutes sur le film qu’ils regardaient. Le fauteuil avait été la meilleure option. « Ta mère pouvait être excessive dans ses réactions. Je l’ai toujours aimé pour ça. » Il se pinça les lèvres. Il l’aimait toujours. La flamme n’était pas aussi puissante qu’à l’époque, mais il y avait toujours une braise dans son ventre lorsqu’il pensait à Sara. Sauf que cette dernière avait refait sa vie exactement comme Allan avait souhaité qu’elle fasse. C’était à lui maintenant de refaire la sienne.

Parlant de réactions excessives, Allan ne pouvait pas trop le reprocher à son ex-femme. Il lui arrivait de laisser son impulsivité prendre le dessus et il faisait des bêtises. Comme cette fameuse lettre au directeur de l’école. Il l’avait regretté après coup, car ça aurait pu causer des problèmes à ses enfants. Il avait quand même envoyé chier le directeur de l’école. Maintenant qu’il était lui-même directeur, il réalisait un petit peu plus la gravité de cette lettre. Sauf qu’au final, Clément avait raison, il y avait tellement de bons souvenirs. Malheureusement, lorsque le père Winchester se retrouvait seul, il avait tendance à faire ressortir plus facilement le mauvais. « Tu as raison. Je dois essayer d’y penser plus souvent. Il faudrait que… J’écrive un recueil des bons souvenirs, ça m’aiderait beaucoup. » confia-t-il en haussant les épaules. Lorsqu’il était en crise, il n’avait pas le contrôle sur ses pensées. Le fait de pouvoir lire ses souvenirs serait un gros plus pour lui. Il allait y penser. Il allait même prendre les idées et les souvenirs que Clément pouvait lui proposer. Rapidement, Allan allait se pencher là-dessus. Ça allait sûrement l’aider à reprendre goût à l’écriture. Il n’avait pas écrit depuis tellement longtemps. Parfois, ça lui manquait.

« Tu rigoles j’espère ? J’ai même amélioré la recette ! » s’exclama-t-il fièrement en se redressant brusquement du canapé afin de se diriger vers la cuisine. Il l’avait amélioré un soir où il avait trop bu et heureusement pour lui, il avait pensé à noter tout ce qu’il avait fait. Allan avait toujours aimé cuisiné. C’était une autre passion qu’il avait et qu’il partageait avec Sara. Dans leur enfance, Sara et Allan s’étaient toujours partagés les tâches en particulier la cuisine. « Par contre, je vais devoir faire un petit tour à la supérette du coin. Je ne dois plus rien d’avoir de bon dans le frigo. » dit-il en ouvrant ce dernier. Une étrange odeur s’en dégagea. « Beurk ! Note à moi-même, vider le frigo avant de partir la prochaine fois. » Il grimaça. Deux semaines avaient suffi à périmer certains aliments. « Ça ne sera pas long. Tu m’attends ici ? Fais comme chez toi ! » dit-il en attrapant ses clés vivement décider à faire le pâté de viande que Clément avait réclamé.
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MessageSujet: Re: L'abandon des siens, quand de vous ils ont besoin, est la pire lâcheté || CLÉMENT&ALLAN   


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L'abandon des siens, quand de vous ils ont besoin, est la pire lâcheté || CLÉMENT&ALLAN

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