AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Aide les nouveaux à se sentir chez eux
Deviens parrain et viens aux prochaines soirées cb d'intégration.
Le forum a besoin de vous pour vivre
N'oubliez pas de voter autant que possible.

 Nous tournons la page, mais nous ne la déchirons pas || PAUL&ALLAN

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 53 ans, en crise de la cinquantaine.
SURNOM : Al généralement ou « Papa », mais il ne l'a pas entendu depuis longtemps.
STATUT : Divorcé, malheureux en amour, il enchaîne les relations charnelles.
MÉTIER : Directeur et enseignant (en remplacement) du département de littérature de l'Université de Brisbane. Écrivain à ses heures.
LOGEMENT : Spring Hill, #444

POSTS : 59 POINTS : 510

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : ≈ A une vilaine blessure à l'épaule gauche qui le fait souffrir depuis 2004. Évite de bouger ce bras. ≈ Est clean depuis 1 an et demi. ≈ Porte toujours des chemises à manches longues pour cacher les nombreuses cicatrices des piqûres. ≈ N'arrive pas à se pardonner la mort de son fils aîné. ≈ A tout plaqué en 2010 pour replonger dans l'enfer de la drogue et de l'alcool. ≈ Gère le département de littérature de l'université de Brisbane depuis Février 2018. ≈ Ne peut s'empêcher de garder un œil sur son fils cadet, Clément. ≈ Possède un énorme Maine Coon, Oscar, trop câlin pour un chat.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
Clément #2
Paul
≈ Jill (UC)
RPs TERMINÉS :
Clément #1
PSEUDO : Lady
AVATAR : Robert Downey Jr ♥
CRÉDITS : ©Shiya
DC : N/A
INSCRIT LE : 04/09/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t21229-pour-attenuer-ma-propre-douleur-j-ai-fait-souffrir-autour-de-moi-allan-w http://www.30yearsstillyoung.com/t21242-allan-c-est-juste-un-mauvais-jour-pas-une-mauvaise-vie

MessageSujet: Nous tournons la page, mais nous ne la déchirons pas || PAUL&ALLAN   Sam 8 Sep - 17:54



Paul. Le jeune frère de son ex-femme qui avait été pratiquement rejeté par sa famille. Même si rien n’était officiel, on pouvait dire que les Winchester l’avaient adopté. Ce jeune enfant prodige que peu arrivait réellement à comprendre. Ce jeune homme qui n’arrivait pas à trouver sa place dans ce monde de brutes commandé par le jugement où la différence n’était pas permise. Paul avait pu trouver une place chez eux. Il avait même sa propre chambre qu’il avait pu décorer selon ses goûts, même particuliers, Allan ne lui avait rien refusé. C’est presque naturellement que Paul avait commencé à l’appeler « papa ». Au début, ça avait été très étrange. Il était son beau-frère, mais après tout, c’était seulement un surnom comme un autre. De plus, si ça avait pu rassurer Paul d’avoir un semblant de présence paternel, c’était le mieux. Le professeur avait toujours voulu le meilleur pour le frère de sa sœur qu’il avait fini par considérer comme son garçon. Après tout, ce n’était pas les liens du sang qui étaient importants chez les Winchester, c’était les liens du cœur. Il n’y avait jamais eu aucune différence entre Jim et Clément. Biologique ou adoptif, c’était ses deux fils et Paul avait su se greffer une place chez eux. Paul faisait partie de ceux qu’Allan avait lâchement abandonné. L’homme Winchester s’était tellement concentré sur ses retrouvailles avec Clément dans les dernières semaines qu’il en avait presque oublié Paul. Son fil lui avait bien dit que ce dernier se trouvait également à Brisbane, mais Allan avait pratiquement ignoré l’information. Pas qu’il ne voulait pas revoir Paul, au contraire. Il ne savait pas comment s’y prendre. Le cas de Paul était plus délicat. Même si Allan l’avait pratiquement élevé par moment, son autisme n’était pas facile à comprendre. De plus, Allan ne voulait pas le perturber et le renfermer plus que nécessaire. Il savait que Paul pouvait parfois se forger une très forte carapace lorsque quelque chose le contrariait. Le départ précipité d’Allan l’avait sans doute contrarié. De plus, avec ce que Clément lui avait dit, Sara avait extrêmement souffert du départ de son mari ce qui n’avait pas dû aider le cas de Paul qui aimait sa grande sœur plus que tout. Allan les avait brisés. Pour se sauver lui-même, il avait détruit tout le monde autour de lui. Depuis qu’il était sobre, il le regrettait à tous les jours, mais il ne savait pas comment il aurait pu faire autrement. Allan souffrait trop. Il souffrait plus qu’il ne l’avait montré. À cette époque, c’était important pour lui de garder sa douleur et ses émotions. C’est ce qu’il l’avait fait craquer finalement. Il avait trop accumulé et il avait fini par éclater. La dernière dispute avec Sara avait été très intense. Ils s’étaient dits des choses horribles avant qu’Allan ne quitte la demeure en claquant la porte derrière lui. Même lui ne savait pas à ce moment qu’il n’allait jamais rentrer. Il avait loué une chambre d’hôtel dans le coin pensant rentrer à la maison quelques jours plus tard et s’excuser en faisant l’amour à sa femme comme la première fois. Sauf qu’il n’avait pas réussi à revenir. Pendant une semaine, à tous les jours, il s’était rendu devant sa maison, mais n’avait jamais réussi à franchir le seuil. C’était trop difficile. Il était finalement parti pour combattre ses propres démons et pour mettre fin à plus de 25 ans de sobriété.

Debout devant son énorme bibliothèque, Allan était à la recherche du livre parfait pour Paul. Ça faisait une quinzaine de minutes qu’il était planté là sans trouver son bonheur. Son regard finit par dévier sur l’armoire verrouillé qui se trouvait juste à côté. Grâce à ses empreintes digitales, le professeur l’ouvrit. À l’intérieur se trouvait une vingtaine de livres. Livres signée par Allan Winchester. Les livres qu’il avait écrit pour lui sans jamais les envoyer à sa maison d’édition. Ce qui pouvait être bête à bien y penser, car il y avait sûrement un ou deux best-seller dans le lot. Sauf que l’argent n’avait jamais été sa motivation, il avait toujours écrit pour lui. Même si Allan n’avait jamais fait publier ses livres, il avait pris la peine de leur dessiner une couverture et de les faire assembler. Juste pour lui. C’était important. Est-ce que ça pourrait faire plaisir à Paul d’avoir accès à une œuvre exclusive ? Allan l’espérait. Finalement, il choisit l’un de ses bouquins favoris du lot avant de tout refermer. Une bonne douche plus tard, ses cheveux coiffés, ses vêtements enfilés sans oublier le parfum que Paul lui avait demandé, Allan était enfin prêt. Nerveux, extrêmement nerveux, mais prêt. Le professeur attrapa les clés de sa voiture et prit la route de la maison qu’occupait Paul avec ses colocataires. Une fois devant la demeure de celui qu’il avait considéré comme son troisième fils, Allan hésita plusieurs minutes. Plusieurs minutes pendant lesquelles il fixa la maison sans bouger du véhicule. Il respirait lentement essayant de mettre sa nervosité de côté et il finit par quitter le confort de sa voiture pour aller frapper quatre coups à la porte de Paul.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 31 ans
SURNOM : Paulo, apparemment !
STATUT : Я тебя люблю
MÉTIER : Je débute mon clinicat en Neurochirurgie.
LOGEMENT : Toowong, avec Nathan et Itziar
Arrache-moi le coeur, Hadès, j't'en prie, prends-le avec toi. Il sera bien plus heureux qu'ici, seul avec moi.
POSTS : 216 POINTS : 2850

UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
Itziar
Phoebe
Tobias
Sybille
Chadna
Sohan
Allan
Clément #2
Hadès #3
Carter
Andrew
RPs EN ATTENTE : •Gabriel
•Myrddin
•Ambroise

RPs TERMINÉS : Clément
Hadès
Hadès #2
Lucy (Abandonné)
PSEUDO : Aleksie
AVATAR : Bradley James
DC : Je suis autiste, pas schizophrène...
INSCRIT LE : 29/08/2018

MessageSujet: Re: Nous tournons la page, mais nous ne la déchirons pas || PAUL&ALLAN   Sam 8 Sep - 18:30



Nous tournons la page, mais nous ne la déchirons pas.


Allan. Allan, ce nom qui faisait si mal à prononcer que plus personne ne m'avait entendu le dire depuis des années. Parce que oui, j'étais comme ça. Quand quelque chose me blessait au delà du raisonnable, je n'en parlais pas. Je mettais cet événement dans une petite boîte et je l'enfonçais au fond de moi. Ca ne veut pas dire que je n'y pensais pas, Dieu sait combien j'ai pu penser à Allan ces dernières années. Dieu sait combien de larmes silencieuses j'ai pu verser dans mon lit, seul le soir. Dans cette chambre que cet homme que j'appelais "Papa" avait fait rien que pour moi. Non, c'était même mieux que ça, cette chambre, on l'avait faite ensemble, je m'en souviens encore. Lorsqu'il riait gentiment de mon manque de coordination alors que j'essayais de peindre les murs. Ou encore lorsqu'il me regardait avec un air étonné alors que je lui montrais des images d'organes pour accrocher sur mes murs. C'est vrai, il était mon père, plus que le vrai. Après tout lorsque je l'avais rencontré, je n'avais que 6 ans, et j'avais grandis auprès de lui. Il avait en grande partie fait de moi l'homme que j'étais devenu. Je me souviens encore de ces fois où je me renfermais et que je piquais des crises de colère, et qu'il venait dans ma chambre, s'asseoir sur une chaise, à côté de mon lit, et restait là, peu importe le temps que ça prenait, pour me forcer à dire ce que je pensais. Ce que j'avais sur le coeur.
Je me souviens encore de ses grands bras protecteurs, et même si je ne lui ai jamais rendu aucune étreinte -parce que je ne les rends jamais-, toutes ont rendu mon coeur plus léger. Je me souviens aussi de la fois où il m'a emmené voir des chevaux, c'était la première fois que j'en voyais en vrai, mais je lui avais dis de nombreuses fois que j'aimais ces animaux. Et ce jour est précieusement noté dans un petit carnet, parmi la liste des plus beaux jours de ma vie.
Allan avait prit du temps pour moi, du temps pour m'éduquer, du temps pour m'aimer, du temps pour me rendre heureux, c'était aussi simple que ça. Alors non, je ne le détestais pas. De toute façon détester était un sentiment inconnu pour moi, tout comme la rancoeur. J'étais juste triste, affreusement triste. Après tout Allan faisait partie des rares personnes sur cette terre à m'avoir déjà tiré un éclat de rire. Ca faisait de lui au même titre que Clément, Jim et Sara l'une des personnes que j'aimais le plus au monde. Ma famille, en fait, tout simplement. Et même si je n'avais jamais prononcé les mots "Je t'aime", je savais qu'il savait, depuis toujours.

C'est pourquoi lorsque je su qu'il allait être ici, dans une heure, mon coeur se mit à battre à tout rompre dans ma poitrine et mon estomac à se tordre douloureusement. Néanmoins, j'avais envie qu'en arrivant ici, il soit fier de moi. Je voulais qu'il voit les progrès que j'avais durement acquis en terme d'expression et de langage. Mais aussi lui dire que j'étais accomplis professionnellement. Je voulais qu'il me fasse son sourire, celui qu'il ne faisait que quand il était fier, et que ses yeux brillaient.
Aussi, je me levais de mon lit dans lequel je m'étais installé, pour lire comme à mon habitude, et me rendis à la salle de bain pour prendre une longue douche chaude, qui eut au moins le mérite de dénouer un peu mes muscles. Une fois propre, j'éteignis l'eau et finis de me préparer, passant comme toujours une plombe à trouver comment coiffer mes cheveux. Je m'habillai ensuite, et me rendis dans le salon, qui se voulait en permanence rangé puisque j'étais maniaque. Ce qui, il faut le dire, arrangeait bien mes colocataires.
Je jetai un oeil à la montre à mon poignet, pour constater qu'il ne restait plus que quelques minutes avant l'arrivée d'Allan. Aussi, je me rendis à la cuisine et sortit une casserole, du lait et une tablette de chocolat du frigo. Une fois le lait mit dans le récipient, j'allumais le gaz pour le laisser chauffer doucement, avant de rajouter un par un les carrés de chocolat. Une fois que le tout eut une couleur qui me semblait correcte -j'étais passé maître dans l'art du chocolat chaud maintenant que je devais les faire moi-même-, j'éteignis le gaz et sortit deux tasses, afin de verser le contenu de la casserole dedans.
C'est alors que j'entendis toquer à la porte... Me laissant pantois au moins deux bonnes minutes et l'angoisse me reprenant. Je me ressaisis et pris les deux tasses que je déposai avec soin sur la table, avant de me rendre à la porte. Une main posée sur la poignée, je pris une grande inspiration avant d'ouvrir. Découvrant le visage de l'homme que j'avais tant aimé dans l'obscurité de ce début de soirée, je ne pus retenir quelques larmes de monter jusqu'à mes yeux, les rendant légèrement brillants et rougis, sans couler pour autant.
Je reculai pour le laisser entrer.
« Papa...» dis-je dans un murmure.
Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 53 ans, en crise de la cinquantaine.
SURNOM : Al généralement ou « Papa », mais il ne l'a pas entendu depuis longtemps.
STATUT : Divorcé, malheureux en amour, il enchaîne les relations charnelles.
MÉTIER : Directeur et enseignant (en remplacement) du département de littérature de l'Université de Brisbane. Écrivain à ses heures.
LOGEMENT : Spring Hill, #444

POSTS : 59 POINTS : 510

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : ≈ A une vilaine blessure à l'épaule gauche qui le fait souffrir depuis 2004. Évite de bouger ce bras. ≈ Est clean depuis 1 an et demi. ≈ Porte toujours des chemises à manches longues pour cacher les nombreuses cicatrices des piqûres. ≈ N'arrive pas à se pardonner la mort de son fils aîné. ≈ A tout plaqué en 2010 pour replonger dans l'enfer de la drogue et de l'alcool. ≈ Gère le département de littérature de l'université de Brisbane depuis Février 2018. ≈ Ne peut s'empêcher de garder un œil sur son fils cadet, Clément. ≈ Possède un énorme Maine Coon, Oscar, trop câlin pour un chat.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
Clément #2
Paul
≈ Jill (UC)
RPs TERMINÉS :
Clément #1
PSEUDO : Lady
AVATAR : Robert Downey Jr ♥
CRÉDITS : ©Shiya
DC : N/A
INSCRIT LE : 04/09/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t21229-pour-attenuer-ma-propre-douleur-j-ai-fait-souffrir-autour-de-moi-allan-w http://www.30yearsstillyoung.com/t21242-allan-c-est-juste-un-mauvais-jour-pas-une-mauvaise-vie

MessageSujet: Re: Nous tournons la page, mais nous ne la déchirons pas || PAUL&ALLAN   Lun 10 Sep - 4:48


Allan avait immédiatement accepté Paul chez eux lorsque Sara lui avait confié qu’il avait énormément de la difficulté avec ses parents. Ça n’avait pas été facile au début et ça avait demandé de l’adaptation pour tout le monde. Prendre en charge un enfant autiste demandait beaucoup de travail. Allan avait beaucoup lu sur le sujet afin de faire de son mieux avec Paul. Il avait l’impression qu’il s’en était bien sorti et qu’il avait aidé au développement de Paul. Certes, ça fait 8 ans maintenant qu’il ne l’avait pas vu, les choses avaient dû changer pour celui qu’il considérait comme son troisième garçon et il avait hâte de voir son évolution. Clément ne lui avait pas dit grand-chose sur Paul. Les deux Winchester avaient passé les derniers temps à recoller les morceaux. Ça n’avait pas été facile. Et lorsque ça commençait à aller bien, le père Winchester avait fait une énorme crise de manque qui l’avait poussé à quitter subitement la ville afin de ne pas replonger. Clément l’avait très mal vécu, ce qui était normal et Allan lui avait finalement tout raconté. Avouer sa rechute à son fils n’était pas chose facile, mais ensemble, ils allaient passer à travers cette épreuve. Les premières années étaient plus difficiles, mais il savait que le temps allait adoucir ses crises et ses envies. Ça lui avait fait la même chose lors de son premier sevrage. Les trois premières années n’avaient pas été évidentes, c’était la naissance de Jim qui avait tout changé. Par contre, à l’époque, son premier sevrage avait été beaucoup plus facile que le dernier qui avait pris quatre longues années. S’étant blessé à l’épaule une dizaine d’années plus tard, Allan s’était risqué aux antidouleurs. Aujourd’hui, il avait tout arrêté. Aucune drogue et aucun médicament addictif. Il se sentait trop fragile. Il se contentait de sports et de café. Certains ex-drogués jetaient leur dévolu sur la cigarette, mais mise à part les joints, Allan n’avait jamais fumé rien d’autres. Ça ne l’avait jamais attiré.

Lorsqu’Allan frappa à la porte, il n’entendit aucun mouvement derrière. Est-ce que Paul était bien là ? Le brun commençait à en douter. Il allait pour frapper une seconde fois lorsque la porte s’ouvrit finalement sur un Paul visiblement émotif. Le professeur lui offrit un doux sourire comme il l’avait toujours fait. Malgré son envie de le prendre dans ses bras, Allan se retint pour le moment. Il connaissait les réticences de Paul des contacts physiques. Ce n’avait pas toujours été évident pour le père qui était plutôt tactile avec ses enfants, mais il s’était accommodé à Paul et ses préférences. Le directeur pénétra dans la demeure de son ancien beau-frère et ne put s’empêcher de regarder partout. Il était bien installé et il avait une jolie maison. Certes, il n’était pas seul et c’était légèrement rassurant pour Allan qui ne savait pas si Paul était en mesure de se débrouiller par lui-même. Un faible papa s’échappa de la bouche du frère de son ex-femme ce qui serra la gorge d’Allan. Ça faisait tellement longtemps qu’il ne l’avait pas entendu. Il était vraiment content d’être retour et de retrouver ceux qui comptaient le plus sur lui. « Salut petit bonhomme. » Le brun fixait Paul et ne put s’empêcher de sourire à nouveau. Il l’avait toujours appelé comme ça. Depuis aussi longtemps qu’il le connaissait, Paul était son « petit bonhomme ». Ça n’allait pas changer même si ce dernier avait plus de trente ans et qu’il était plus grand que lui. (HJ : J’ai comparé les tailles des acteurs, n’hésite pas si tu avais préféré l’inverse! :)) « Tu as tellement changé… C’est… Woah. » dit-il dans un premier temps ne pouvant détacher son regard de l’homme qu’il avait à présent devant lui. « C’est pour toi. Une exclusivité. Ça sera notre petit secret d’accord ? » ajouta le directeur de littérature en tendant son livre à Paul. En lettres dorées étaient indiquées le nom et le prénom d’Allan. Une véritable exclusivité qui ne verrait jamais le jour et dont Paul était maintenant le détenteur de la seule édition. « Je suis vraiment content de te voir. » Il ressentait le besoin de le préciser. Il avait réellement envie d’être ici même s’il restait nerveux des réactions que pourraient avoir Paul. Ça faisait tellement longtemps et Allan sentait que la distance avait dû être pire pour son troisième garçon. « Comment vas-tu ? Question banale pour commencer. Ensuite, Allan allait chercher à savoir ce que Paul avait fait dans les dernières années et surtout ce qu’il était devenu.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 31 ans
SURNOM : Paulo, apparemment !
STATUT : Я тебя люблю
MÉTIER : Je débute mon clinicat en Neurochirurgie.
LOGEMENT : Toowong, avec Nathan et Itziar
Arrache-moi le coeur, Hadès, j't'en prie, prends-le avec toi. Il sera bien plus heureux qu'ici, seul avec moi.
POSTS : 216 POINTS : 2850

UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
Itziar
Phoebe
Tobias
Sybille
Chadna
Sohan
Allan
Clément #2
Hadès #3
Carter
Andrew
RPs EN ATTENTE : •Gabriel
•Myrddin
•Ambroise

RPs TERMINÉS : Clément
Hadès
Hadès #2
Lucy (Abandonné)
PSEUDO : Aleksie
AVATAR : Bradley James
DC : Je suis autiste, pas schizophrène...
INSCRIT LE : 29/08/2018

MessageSujet: Re: Nous tournons la page, mais nous ne la déchirons pas || PAUL&ALLAN   Lun 10 Sep - 13:05



Nous tournons la page, mais nous ne la déchirons pas.


Les années passées loin de mon père adoptif, et ensuite de Clément et Sara qui étaient partis à Brisbane avaient sans doute été les plus difficiles de ma vie. En un sens, heureusement que j'avais mes études à l'époque, puisque je vivais seul dans un petit appartement étudiant que je passais des heures à récurer lorsqu'une vague d'angoisse s'emparait de moi. J'étais de toute façon de par mes TOCS, un maniaque de la propreté, je ne supportais pas la moindre saleté. Une tâche qui ne s'efface pas, ou un grain de poussière pouvaient tout simplement me rendre fou. Et faut dire que quand Allan était partit, au moins les 2 premières années, mes TOCS s'étaient amplifiés, parce que j'étais complètement perdu sans ma figure paternelle. Il était celui à qui je confiais mes peurs et qui me rassurait. Celui qui écoutais mes paroles décousues, et même si je savais que ça avait été loin d'être toujours simple pour lui, il avait toujours fait de son mieux, voir plus encore.
Et le voir là, devant moi, représentait l'une de ces journées que je devais absolument noter dans mon petit carnet. D'ailleurs, son sourire bienveillant me fit si chaud au coeur que je me sentis presque immédiatement pousser des ailes, comme à l'époque.
Une certaine excitation s'emparait d'ailleurs de moi. Je n'étais qu'un grand enfant après tout, incapable de détester son Papa qu'il aimait plus que tout au monde. Petit bonhomme, ces mots me tirèrent immédiatement un sourire, qui ne souleva que les coins de ma bouche de façon bizarre, mais moins qu'avant. J'espérais d'ailleurs qu'il remarquerait que mes sourires ne faisaient plus peur, comme avant. C'était bête, mais ces petits gestes de communication non-verbales sur lesquels je m'améliorais, autant dans leur compréhension que dans leur pratique, ça représentait des victoires pour moi, puisque c'était mon principal problème dans la vie. La communication non-verbale.
Il me fit alors remarquer que j'avais changé, ce à quoi je renchéris de ma voix monotone. « Et toi, tu es vieux, maintenant.» Bon, certes, quelqu'un qui ne me connaissait pas bien l'aurait sans doute mal prit, mais lui, il me connaissait, il savait que je ne contrôlais pas mon honnêteté et que ça n'avait rien de méchant. « Mais tu es encore plus beau. Ca te va bien.» Allan était ce genre d'hommes qui ont toujours été beaux, mais qui le sont encore plus dans la force de l'âge.
Lorsqu'il me tendit le livre, je le pris presque brusquement -encore une chose que je ne contrôlais pas, quand j'étais content- et l'observai un moment, les yeux brillants de joie, avant de le serrer fort contre mon coeur, mes bras croisés autour.
« Merci, papa. J'en lirais chaque page avec toute mon attention. Je suis sûr qu'il est aussi merveilleux que les autres.» Je le gratifiai une nouvelle fois d'un de mes sourires bizarres avant de déposer le livre sur la table, près des tasses de chocolat chaud. J'avais toujours adoré me plonger dans les écrits d'Allan. Il avait un don réel pour l'écriture, et je comprenais toujours ce qui se cachait entre les lignes.. Sans doute parce que je le connaissais depuis presque toujours.
« Viens t'asseoir, les chocolats vont refroidir.» Je tirai une chaise pour appuyer mes propos, l'invitant silencieusement à s'y installer, et contourna la table pour m'asseoir moi-même sur la chaise d'en face. C'est alors qu'il dit qu'il était heureux de me voir. Cela me souleva une nouvelle fois une sensation de bonheur intense, et de tristesse à la fois. Je ne répondis cependant pas, puisque je ne disais jamais ce que je ressentais, mais le regard que je lui lançai en disait suffisamment long pour qu'il comprenne que c'était parfaitement réciproque.
« Bien. Je travaille à l'hôpital de Brisbane, je suis neurochirurgien. Enfin, je suis en clinicat, il me reste un an à faire et je suis supervisé de temps en temps par le docteur Hanson, mon chef. Mais j'opère seul. D'ailleurs bientôt nous allons séparer des siamois tous les deux, c'est très difficile, je dois beaucoup m'entraîner sur des mannequins.» Je décidai de m'arrêter là, sinon je risquais de partir très loin, et je ne m'arrêtai que difficilement lorsque je me mettais à parler de chirurgie. Néanmoins, cette information devrait surprendre Allan, puisque lorsqu'il était partit, j'étais encore loin d'avoir choisis une spécialisation, et encore moins la chirurgie.
« J'aime bien le docteur Hanson, il me fait confiance, du moins c'est ce qu'il a dit. Il trouve que je suis un excellent médecin, et c'est bien le premier médecin qui me dise une chose pareille.» D'ailleurs, parler de l'hôpital me fit subitement penser à Hadès que j'avais rencontré là-bas et qui m'avait grandement perturbé, ce qui me rendit légèrement blême. J'espérais que mon père ne le remarquerait pas, parce que j'avais vraiment peur de devoir aborder le sujet... Aussi, un peu pour noyer le poisson et parce que je voulais savoir j'enchaînais :
« Et toi ? Raconte-moi.» J'avais beau être autiste, j'avais toujours été une oreille attentive, avec des conseils pas toujours déconnants faut le dire. Bien que toujours très terre à terre.
(HJ = Ca me convient parfaitement pour la taille, ça rajoute un côté mignon )
Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 53 ans, en crise de la cinquantaine.
SURNOM : Al généralement ou « Papa », mais il ne l'a pas entendu depuis longtemps.
STATUT : Divorcé, malheureux en amour, il enchaîne les relations charnelles.
MÉTIER : Directeur et enseignant (en remplacement) du département de littérature de l'Université de Brisbane. Écrivain à ses heures.
LOGEMENT : Spring Hill, #444

POSTS : 59 POINTS : 510

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : ≈ A une vilaine blessure à l'épaule gauche qui le fait souffrir depuis 2004. Évite de bouger ce bras. ≈ Est clean depuis 1 an et demi. ≈ Porte toujours des chemises à manches longues pour cacher les nombreuses cicatrices des piqûres. ≈ N'arrive pas à se pardonner la mort de son fils aîné. ≈ A tout plaqué en 2010 pour replonger dans l'enfer de la drogue et de l'alcool. ≈ Gère le département de littérature de l'université de Brisbane depuis Février 2018. ≈ Ne peut s'empêcher de garder un œil sur son fils cadet, Clément. ≈ Possède un énorme Maine Coon, Oscar, trop câlin pour un chat.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
Clément #2
Paul
≈ Jill (UC)
RPs TERMINÉS :
Clément #1
PSEUDO : Lady
AVATAR : Robert Downey Jr ♥
CRÉDITS : ©Shiya
DC : N/A
INSCRIT LE : 04/09/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t21229-pour-attenuer-ma-propre-douleur-j-ai-fait-souffrir-autour-de-moi-allan-w http://www.30yearsstillyoung.com/t21242-allan-c-est-juste-un-mauvais-jour-pas-une-mauvaise-vie

MessageSujet: Re: Nous tournons la page, mais nous ne la déchirons pas || PAUL&ALLAN   Jeu 20 Sep - 13:51


La nervosité s’estompa lorsque son regard se posa sur Paul. Ça faisait tellement longtemps et même si son ex beau-frère avait changé, il avait toujours la même lueur propre à lui dans les yeux. Un sourire étira également les lèvres de Paul et Allan fronça légèrement les sourcils. Ce dernier avait changé également. Il était plus doux, plus naturel. Le directeur avait raté tellement de choses en s’absentant aussi longtemps. Au fond, il regrettait même s’il savait très bien qu’il n’aurait pas pu revenir plus tôt. Certes, il n’aurait pu ne jamais partir, ça aurait facilité la vie de tout le monde, mais il n’était pas possible de modifier le passé. « Je serai vieux seulement lorsque je vais avoir des cheveux blancs. » rétorqua-t-il en passant une main dans sa chevelure encore foncée. Il avait des bons gènes à ce niveau. Selon ses souvenirs, son père avait blanchi très tard et il n’avait pas fait de calvitie. « Oh. Merci c’est gentil. Faut croire que je suis comme un bon vin. » Allan se mordilla la lèvre à cette parole. Avant d’arriver ici, il aurait bien pris un verre de vin pour se détendre, il avait si peur de la réaction de Paul et c’était en partie pour ça qu’il avait autant tardé à le revoir. Il se souvenait que Paul pouvait avoir certaines réactions difficiles à comprendre, mais surtout à maîtriser lorsqu’il était gamin. Sauf que pour le moment, tout se passait au mieux faisant réaliser à Allan qu’il avait été absent beaucoup trop longtemps. Ces dépendances lui avaient volé une partie de sa vie.

Le livre lui fut pratiquement arraché des mains ce qui le fit légèrement sursauté. Il avait oublié que Paul pouvait être très brusque dans ses mouvements lorsqu’il désirait réellement quelque chose. En soit, ce geste était une bonne chose, non ? Allan espérait réellement que le livre allait lui plaire. L’écrivain l’aimait beaucoup, mais il n’avait jamais osé le publier, il y avait quelque chose qui le gênait avec l’histoire. Peut-être que l’honnêteté de Paul allait l’aider à mettre le doigt sur ce qui le dérangeait dans son roman ? « Je te fais confiance pour me faire une critique détaillée. C’est ton rôle en tant que premier lecteur. » C’était comme une mission qu’il lui donnait. Exactement comme lorsqu’il était enfant. Allan avait toujours confié certaines responsabilités à Paul comme des missions qu’il devait tout faire pour réussir. Comme par exemple, ranger sa chambre, faire la table, ramener le courriel etc… Des petites tâches afin de lui faire gagner confiance en lui et en ses capacités.

Lorsque Paul invita Allan à prendre place sur la chaise, le père n’hésita pas et s’installa confortablement en attrapant sa tasse chaude entre les mains. Celui qu’il considérait comme un fils prit place en face de lui. Le père observa partout autour de lui avant d’affirmer : « C’est très charmant chez toi. Tu me disais que tu avais des colocataires, c’est ça ? Vous êtes combien ? » La vie en colocation n’était pas de tout repos. Du moins, ça ne l’avait pas été pour Allan lors de ses premières années d’Université. « Tu es… pardon ? » Dans un premier temps, c’est la surprise qui gagna le visage du plus vieux. Cette surprise fut vite remplacée par un énorme sentiment de fierté. Il porta une main à sa bouche tandis qu’il sentit son regard se remplir de larmes pendant que Paul continuait de lui raconter ce qu’il était devenu. « Je… Woah… Petit bonhomme. Je suis tellement, mais tellement fier de toi. Je n’ai jamais douté de tes compétences, mais voir qu’elles sont reconnues aujourd’hui… Je. Ça me touche beaucoup. » Un large sourire se dessina sur les lèvres du père Winchester alors qu’il alla essuyer la larme unique qui s’était échappée de son œil droit. Allan arrivait plus facilement à montrer et à accepter ses émotions depuis sa dernière cure. « Tu es médecin. C’est juste incroyable. Mon dieu ! Docteur Ackerly. C’est tellement classe ! » La joie était plus que présente dans la voix d’Allan. Impossible de douter une seule seconde de ce qu’il ressentait en ce moment. Il était surexcité par cette nouvelle.  Son petit Paul avait réussi à se trouver une place sur le marché du travail. C’était une si bonne nouvelle. Allan l’avait toujours espéré. Même s’il n’avait jamais douté de Paul, il ne savait pas comment les gens à l’extérieur allait réagir à Paul et sa particularité. « Moi..? Rien d’aussi palpitant que toi. » dit-il dans un premier temps en se pinça les lèvres. Il ne pouvait lui dire pour la drogue. Ça ne serait pas facile à digérer et Paul n’avait pas besoin de ça. « Je suis directeur du département de littérature de l’Université depuis la rentrée. J’enseigne également à côté. J’ai Clément dans ma classe et je ne lui ai clairement pas transmis ma passion pour l’écriture. Il manque de volonté. C’est tellement dommage, je suis sûr qu’il pourrait faire quelque chose de bien. » Lentement, l’homme hocha la tête comme pour approuver ses propres paroles. Il ne pouvait pas forcer son fils a aimé l’écriture, mais il aurait bien aimé réveiller quelque chose en lui. « Je n’ai pratiquement rien écrit dans les dernières années, ça commence vraiment à me manquer. » confia-t-il en jetant un coup d’œil vers son livre qu’il avait donné à Paul.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 31 ans
SURNOM : Paulo, apparemment !
STATUT : Я тебя люблю
MÉTIER : Je débute mon clinicat en Neurochirurgie.
LOGEMENT : Toowong, avec Nathan et Itziar
Arrache-moi le coeur, Hadès, j't'en prie, prends-le avec toi. Il sera bien plus heureux qu'ici, seul avec moi.
POSTS : 216 POINTS : 2850

UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
Itziar
Phoebe
Tobias
Sybille
Chadna
Sohan
Allan
Clément #2
Hadès #3
Carter
Andrew
RPs EN ATTENTE : •Gabriel
•Myrddin
•Ambroise

RPs TERMINÉS : Clément
Hadès
Hadès #2
Lucy (Abandonné)
PSEUDO : Aleksie
AVATAR : Bradley James
DC : Je suis autiste, pas schizophrène...
INSCRIT LE : 29/08/2018

MessageSujet: Re: Nous tournons la page, mais nous ne la déchirons pas || PAUL&ALLAN   Ven 21 Sep - 1:42


Nous tournons la page, mais nous ne la déchirons pas.


Ce moment passé avec ce père non-biologique me faisait le plus grand bien. Et il est vrai qu'il était étonnant que je ne lui ai pas piqué une crise de colère. Néanmoins, j'avais appris à me contrôler, et à apprendre à profiter des bons moments. Je n'étais plus ce gamin trop expressif dès qu'il ressentait de la souffrance. J'étais un homme qui enfouissait tout au fond de lui, maintenant. Ce qui n'était pas forcément mieux. D'autant plus que mes crises de colère, étaient plus rares, mais beaucoup plus impressionnantes qu'avant. Ce qui n'était pas mieux non plus. J'avais simplement changé, et le temps avait simplement modifié mes défauts et les avait déplacés dans d'autres cases.
Aussi lorsqu'il se compara à une bonne bouteille de vin, je ne compris pas forcément la référence et cela dû sans doute se lire dans mon regard perplexe. Pour n'avoir jamais bu une seule goutte d'alcool, il était impossible pour moi de comprendre ce genre de choses. Sans compter que j'avais de base du mal avec les comparaisons abstraites.

Mon attention se reporta immédiatement sur le livre alors qu'il me demandait d'en faire une critique détaillée. Une immense sensation de bien-être m'envahit à nouveau. J'étais si heureux d'avoir l'honneur d'être le premier à le lire. Cela me ravissait sincèrement, comme un enfant à qui on offre un cadeau. Mais n'avais-je pas et n'aurais-je pas toujours un côté enfant ? « Je t'enverrai un SMS quand je l'aurais lu, pour te dire ce que j'en ai pensé, c'est promis.» Et je ne promettais jamais en l'air. J'y mettais un point d'honneur. D'ailleurs je pardonnais rarement qu'on brise ses promesses. Enfin.. Si, bien sûr que je pardonnais. J'étais capable de pardonner à peu près tout à vrai dire. Sinon je ne serais pas là, avec Allan ce soir. Mais j'accordais beaucoup d'importance aux promesses, voilà.

Je laissais ce père observer l'intérieur de la maison que je partageais avec mes colocataires et but une nouvelle gorgée de chocolat pendant ce temps. « Nous sommes quatre, en tout. Je ne les connais pas bien pour l'instant, tu sais j'suis pas très bavard.. Et je travaille tout le temps.» Bien sûr qu'il savait que je n'étais pas très bavard, encore moins avec des inconnus. Alors pour l'instant, c'était plutôt chacun de son côté. Bien qu'il y avait Itziar, avec qui j'étais doucement en train de lier un lien improbable. Le jour et la nuit. Elle avait tendance à me secouer et c'était pas forcément plus mal.
Je me saisis de mon biper, en permanence accroché aux passants de mon pantalon, et le déposai sur la table, puisqu'il me gênait en position assise. Et je relevais les yeux vers Allan, qui semblait si fier de moi que cela me réchauffa le coeur. D'ailleurs la larme que je vis s'écouler sur sa joue me fit me sentir bizarre. Ca devait bien être la première fois de ma vie que je le voyais laisser échapper une larme. Et savoir que c'était parce qu'il était fier de moi me toucha énormément. Alors je tendis une main sur la table, la déplaçant au plus proche possible de lui, pour l'inviter à la saisir. Encore une chose que je n'aurais jamais fais avant.
« C'est pas facile tous les jours.. Les gens ici, ont l'air de détester les médecins. Ils étaient plus sympathiques à Christchurch. Mais ici, j'ai tellement d'interventions plus intéressantes.» Dis-je simplement. Faut dire que moi aussi j'étais fier d'avoir réussi. D'avoir prouvé à tous ceux qui disaient que je ne serais jamais un bon médecin qu'ils avaient tord. Mon autisme était peut-être gênante dans le côté relations humaine du métier. Mais mon sang-froid et mon QI supérieur à la moyenne -un cadeau de ma neuro atypie- me rendait stable pendant les opérations en urgence. Je ne paniquais jamais, et je gardais en permanence la tête froide, ce qui me valait d'être de plus en plus demandé par mes confrères chirurgiens lors d'une urgence neurologique.
En plus, moi si effacé dans la vie personnelle, faut dire que dans mon bloc, personne ne me marchait sur les pieds. Et en général ceux qui essayaient le regrettaient.
Je l'écoutais donc ensuite silencieusement me raconter ce qu'il advenait. « Et ce travail à l'université te plait?» Puis, un autre sourire apparût sur mes lèvres lorsqu'il me parla de Clément et de son manque d'amour pour l'écriture. « Tu sais, pour l'instant il se concentre sur le théâtre, mais je suis sûr qu'un jour il écrira ses propres pièces. Et qu'il y jouera.» J'avais toujours cru en Clément, et je savais qu'il finirait par y arriver. Le travail paye toujours, du moins c'était mon avis.
«Alors pourquoi tu n'écris pas ? Fais comme avant, mets un peu de musique, isole-toi et écris.» Je me souvenais bien de ces moments où il se mettait à écrire, ces moments où il nous avait expliqué à tous les trois qu'il ne fallait surtout pas le déranger. Et que je passais mon temps à le faire, parce que j'étais dans ma période pénible. Aussi ajoutais-je doucement. «Je viendrais pas te déranger, cette fois.»
Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Nous tournons la page, mais nous ne la déchirons pas || PAUL&ALLAN   


Revenir en haut Aller en bas
 

Nous tournons la page, mais nous ne la déchirons pas || PAUL&ALLAN

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
30 YEARS STILL YOUNG :: 
brisbane, australie.
 :: toowong :: logements
-