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 jumpsuit, cover me ; pv. maximilien atkins

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MessageSujet: jumpsuit, cover me ; pv. maximilien atkins   Mer 12 Sep - 10:41


jumpsuit, cover me


eulalia papadopoulos + maximilien atkins
musique

Et donc, Eulalia, où pensez-vous en être dans votre vie ?

Quelle question. Le regard vide, l’intéressée arqua à peine un sourcil désabusé. Elle détestait les psys. Elle les haïssait de toute son âme, et n’avait qu’une envie : fuir le plus loin possible d’eux. Mais, puisqu’on ne lui laissait jamais le choix de rien dans sa vie, elle avait été forcée de trouver un nouveau psychologue à Brisbane. Elle devait, disait-on, se reconstruire.
Comme si un parfait inconnu, simplement parce qu’il disposait d’un diplôme, allait pouvoir l’aider. Elle n’avait pas besoin d’aide. Jamais. Elle était forte, elle le savait.

Elle haussa simplement les épaules, inclina la tête sur le côté et regarda d’un air effronté le professionnel – elle était obligée d’aller le voir… mais rien n’avait été dit quant à la façon dont elle devait le traiter.

J’en suis au point où j’approche dangereusement de la trentaine, que je suis encore célibataire, sans enfants, que j’habite dans le pire quartier de cette ville, et que ma vie est régie par mon éditrice, à tel point qu’elle a choisi elle-même l’endroit où je devais vivre. Elle ponctua sa phrase d’un sourire insolent. A part ça, tout va bien.
Donc vous n’allez pas bien.
Je n’ai pas dit ça.
Donc vous allez bien.
Je ne l’ai pas dit non plus.

Elle avait envie de rire – voilà quelque chose qu’elle aimait ! Faire tourner les gens en bourrique, tel était son petit plaisir quotidien. Peut-être était-ce la raison pour laquelle elle n’avait pas beaucoup d’amis. Mais peu lui importait – elle n’avait pas de temps à accorder à de nouvelles personnes. Elle n’avait pas de temps à accorder tout court – elle n’avait pas envie.

Elle aperçut, dans le regard du psychologue, la lueur d’espoir s’éteindre lentement. Cela lui arracha un sourire franc – ce n’était pas une soi-disant dépression qui allait lui enlever sa personnalité importune. Elle n’aimait pas le monde, elle n’aimait pas les gens, et c’était comme ça – si elle pouvait agacer, embrouiller, elle n’allait certainement pas se gêner ! Sous son regard dur, planté franchement dans celui du professionnel, elle l’écouta bredouiller quelque chose – toussoter – puis reprendre plus clairement.

Nous pourrions essayer une autre approche, suggéra-t-il.
Et quoi donc ?, répondit-elle du tac au tac.

Il parut gêné, mais reprit tout de même.

Vous ne semblez pas souhaiter vous ouvrir à moi. Un autre de mes patients a ce même problème, peut-être pourriez-vous tenter de vous ouvrir l’un à l’autre ? Vous vous ressemblez sur de nombreux points, et je pense que ça pourrait vous aider à aller mieux.

Eulalia haussa les sourcils. Quelle idée merveilleuse. Elle voulait juste qu’on la laisse tranquille, et cet homme-là n’avait aucune répartie – elle risquait de vite s’ennuyer. Elle réfléchit un instant – si elle s’ouvrait à cet autre patient, peut-être verrait-elle moins le psychologue. Ou peut-être même ne le reverrait-elle plus du tout. Elle saisit aussitôt l’occasion.

Pourquoi pas…, dit-elle à mi-voix, espérant simplement qu’elle ne le regretterait pas.
lumos maxima


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MessageSujet: Re: jumpsuit, cover me ; pv. maximilien atkins   Mer 12 Sep - 14:17



Eulalia & Maximilien ❧ Demons.
J'observais l'enveloppe qui trônait sur mon bureau, les doigts croisés sur le meuble froid. L'encart laissant entrevoir le symbole des SEALS ne me présageait rien de bon. La dernière visite que j'avais pu faire à la base n'était pas l'un de mes meilleurs souvenirs. J'avais tout perdu ce jour là, mon métier, ma fierté. Un psychologue ou la porte... Mon supérieur avait été catégorique, tout comme l'homme têtu que j'étais à l'époque: je préférais partir que de devoir me livrer à une personne qui ne pouvait en aucun cas comprendre ce que j'avais pu voir, vivre, ressentir. Rien ni personne ne pouvait se mettre à ma place, ou m'aider à me sentir mieux. En parler ne faisait que raviver la blessure, comme un masochiste qui jetait de l'alcool sur une plaie ouverte. Je préférais prendre le temps et la laisser se refermer soi même plutôt que de perdre du temps, de la salive et de la patience avec ces hurluberlus. J'étais donc parti, prenant mon sac, mes souvenirs, tout en errant comme un exilé avant que le FBI ne me mette la main dessus. J'avais des capacités qu'ils ne voulaient pas laisser passer. Leur condition était sine qua non était la même que l'armée: consulter. J'avais cédé, je m'étais rendu à une réunion d'alcoolique anonyme... Moi qui ne me voyait ni comme alcoolique, ni comme dépendant et encore moins comme quelqu'un ayant besoin d'aide pour décrocher.

Je n'étais pas surpris de recevoir ce courrier quelques mois plus tard... Je les trouvais même un peu long à la détente pour me retrouver après le scandale que j'avais pu faire durant cette réunion. J'avais envoyé le papier tant attendu et je m'étais fais moins visible, plus discret, moins remarqué. Les mois s'étaient transformés en année, et j'étais par la fin revenu à Brisbane, un peu plus renfermé sur moi même, un peu moins expressif, plus violent, plus noir: l'ombre de moi même. Et aujourd'hui, j'étais face à cette lettre qui semblait être celle de mon renvoi et que je n'osais pas ouvrir. Mon téléphone m'avait sorti de mes pensées une fraction de seconde, laissant apercevoir le numéro du standard automatique du psychologue que j'avais consulté en arrivant ici. Je ne savais toujours pas pourquoi je m'étais embarqué la dedans. Il était bien celui-ci parce qu'il ne mentait pas quand on observait la prunelle de ses yeux: j'étais un cas désespéré pour lui, une simple vache à lait qui alimentait son compte en banque à chaque fois que je venais lui rendre visite. Au moins, son honnêteté me permettait de ne pas le haïr, du moins bien moins que ceux que l'on m'avait conseillé auparavant. J'avais espacé mes séances jusqu'à les annuler depuis quelques jours. Je n'avais plus rien à dire, je me trouvais dans un point de non retour. Et même si les fondations que je m'efforçais à maintenir debout commençaient à s'ébranler, je ne céderais pas à la pression de ce psychologue qui me demandait de le rejoindre à son cabinet à onze heures précises, pour une séance quelque peu originale.

J'avais du mal à me dire que le destin n'était que douce illusion: Gabriel, Livia, Ellie, Lene... Non, remettre des gens de mon passé sur mon chemin n'était pas anodin... Je devenais fou, oui, c'était le cas. Voir des choses là où d'habitudes, je ne voyais que simple coïncidence... Je rattrapais mon portable et me contenta de répondre par l'affirmative à la demande de mon psychologue. Non pas que j'avais envie d'aller le voir ou que j'étais piqué par la curiosité grandissante que son message avait créé non. Mais je comptais lui expliquer de vive voix et lui prouver par A plus B que je n'avais plus besoin de lui. J'attrapais mon casque et mon blouson, chevauchant ma bécane pour me rendre à Logan City. J'avais dix minutes pour être à l'heure, et je détestais la non ponctualité.

J'ouvris la porte du cabinet à la volée, ma montre affichant 10h59 tandis que celle du bureau du psychologue s'ouvrit de manière synchrone, ce dernier m'offrant un large sourire en m'apercevant, se frottant les mains entre elles:

- Pile à l'heure Monsieur Atkins, installez vous ! conclut-il en me montrant un fauteuil dans la salle d'attente. Je restais quelques secondes sur place, prenant un maximum d'informations tandis que je paraissais complètement perdu, ne sachant finalement pas grand chose de ce que je faisais ici. Cela dût se voir sur ma tête, car le psychologue se sortit de l'encadrement de la porte et laissa passer une jeune femme que je me souvenais avoir déjà vu dans la salle d'attente de ce dernier. J'arquais un sourcil, l'interrogeant du regard jusqu'à ce que le professionnel de santé ne brise le silence.

- Comme je vous l'ai déjà dit à chacun d'entre vous séparément, les discussions sont au point mort en ma présence. Non pas que vous êtes guéri comme vous le prétendez Maximilien. Mais j'estime qu'une autre présence pourrait vous aider à vous livrer. Rassurez vous, je ne compte pas enregistrer ni m'immiscer dans vos discussions si tant est qu'elles aient lieu. conclut-il en retournant dans son bureau, fermant la porte à double tour. Je restais une longue minute immobile face aux fauteuils, jetant de rapides coups d'oeil en direction de la jeune femme avant de prendre l'initiative de m'installer à l'opposée de là où elle se trouvait, me permettant de lui faire face, un léger sourire compatissant à son égard.

" Toi aussi tu te sens comme piégée ? Je n'aime pas qu'on me force la main à vrai dire..." commençais je par lui avouer tout en montrant le siège d'un signe de tête. ''Mais tu peux t'asseoir, car à mon humble avis, nous sommes là pour de longues minutes encore... Et je m'ennuie très vite." tentais-je d'ironiser tout en me remuant d'avant en arrière sur la chaise, comme un enfant stressé d'être interrogé au fond de la classe. "Alors, je suis très mauvais pour poser les questions... Je déteste même ça... Mais je t'ai souvent vu ici, et je ne connais pas ton prénom... si ce n'est pas me montrer trop indiscret... " lui demandais-je comme pour la mettre à l'aise autant que pour l'être.

Après tout, le psychologue avait peut être raison, je serais plus à même de m'ouvrir avec une personne inconnue, qui n'était pas là pour m'aider à prime abord... A moins que la foudre me soit tombée sur la tête... Je me poserais la question plus tard probablement, en attendant, j'avais bien l'intention de saisir l'occasion.


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Dernière édition par Maximilien Atkins le Ven 14 Sep - 14:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: jumpsuit, cover me ; pv. maximilien atkins   Mer 12 Sep - 16:26


jumpsuit, cover me


eulalia papadopoulos + maximilien atkins
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Pile à l’heure, Monsieur Atkins, installez-vous !

Il n’en fallut pas plus à Eulalia pour se lever de la chaise – elle avait passé un moment avec le psychologue, celui-ci lui répétant tout ce temps combien l’idée était bonne. Elle n’avait pas vraiment d’avis sur la question et, lassée par ses rabâchages, elle lui envoya une pique – au moins, je n’aurai plus à vous voir, vous, avait-elle dit, lui clouant alors le bec. Dieu du ciel, il s’était tu ! Mine de rien, son caractère effronté avait du bon, parfois – enfin, pour elle tout du moins.

Il s’écarta de l’encadrure de la porte pour qu’elle puisse se glisser hors du bureau, et Eulalia ne se fit pas prier pour le faire. Elle adressa un sourire insolent au psychologue, comme pour lui rappeler qu’elle le détestait. Mais, s’adressant à eux deux, le professionnel prononça le nom interdit.

Maximilien.

Merde. Eulalia ouvrit de grands yeux, se mordit l’intérieur des joues, puis la langue, puis les lèvres – elle porta ses doigts à sa bouche, se grignota le bout des ongles. Mais tout cela échappa à la vigilance du psychologue, qui retourna à l’intérieur de son cabinet pour les laisser seuls. La grecque hésita un instant à frapper à la porte du bureau pour le supplier de la laisser rentrer. Mais sa fierté lui interdisait de faire une telle chose – il ne fallait pas rêver.

Toi aussi tu te sens comme piégée ?

Elle tourna la tête vers celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Évidemment, songea-t-elle. Elle aurait aimé pouvoir fuir, mais elle n’avait pas le choix. Si elle ne se soignait pas, Mary n’aurait aucune hésitation à la renvoyer. Ses instants d’égarement lors des salons lui donnaient une mauvaise image – et si l’auteur avait une mauvaise image, l’éditeur en subissait les conséquences. Eulalia avait un talent, mais ses fêlures faisaient d’elle un poids que Mary traînait accroché à sa cheville.

Réalisant qu’elle s’était perdue dans ses pensées et que peut-être bien une minute s’était écoulée depuis sa question, elle se fouetta mentalement pour répondre quelque chose. Dis quelque chose, un truc pertinent allez…

Heu… Ouais.

Elle n’aurait pas pu faire mieux – le prénom de l’autre patient l’avait déstabilisée. Il l’invita à s’asseoir, ce qu’elle fit aussitôt avec un sourire crispé – quoi qu’elle ne s’assit pas réellement ; elle s’affala sans une once de grâce sur l’un des sièges, le regardant avec effroi – elle ne le faisait pas exprès, mais tous les souvenirs de son Maximilien lui revenaient violemment au visage.

Trois ans. Déjà… Que le temps filait vite…

Alors, je suis très mauvais pour poser les questions… Je déteste même ça…

Elle ne put retenir le léger rire nerveux qui franchit la barrière de ses lèvres. Il était donc mauvais pour sociabiliser. Fort bien, elle aussi. Il lui demanda son nom.

Eulalia. Mais tu peux m’appeler Lalie, Lalia, Evla… Comme tu veux, tant que tu ne te trompes pas sur la prononciation de mon prénom, je ne mordrai pas, dit-elle en riant.

Il fallait qu’elle se contrôle – elle avait envie de rire nerveusement. Ou de pleurer. Ou de hurler. Elle ne savait pas trop. Mais elle était, en tout cas, terriblement gênée de se trouver en face d’un Maximilien. Ce nom est-il donc si courant ? Foutu hasard. Elle ne maudissait que plus Mary de l’avoir envoyée ici. Il fallait qu’elle tombe sur un Maximilien.
Ou alors ce foutu psy l’avait fait exprès pour se venger… Elle lui en toucherait deux mots.

J’ai l’impression d’être une ado à un speed-dating, souffla-t-elle avec un sourire en coin. Il était vrai qu’ils ne se connaissaient pas, étaient largués l’un face à l’autre pour discuter de leur vie… N’était-ce pas le concept même du speed-dating ? Soudain, elle réalisa que ce qu’elle venait de dire était maladroit. Hum, c’est peut-être bizarre de dire ça, reprit-elle rapidement.

Elle leva ses prunelles tremblantes vers lui, terriblement gênée – et dut batailler pour que son visage ne vire pas au rouge pivoine. Ou peut-être était-ce le cas. Elle ne voulait pas savoir.

Excuse-moi, je suis pas très à l’aise avec l’être-humain. Ni avec les animaux. Ni avec quoi que ce soit, à vrai dire.

Elle eut un léger rire, réalisant combien elle devait lui paraître grotesque. Son sourire gêné reprit place sur ses lèvres, et elle sentit un grand frisson la parcourir tandis qu’elle repensait, encore et encore, à Maximilien. L’accident – le vulgaire pantin qu’était devenu son corps – puis le verdict – il est décédé, toutes mes condoléances – les verres qu’elle enchaînait machinalement – le toc quand elle reposait les shots sur la table après les avoir descendus un par un. Elle releva la tête.

Pardon, je suis ridicule.

Et elle l’était encore plus maintenant qu’elle avait formulé ses pensées à voix haute. Si elle avait eu une ligne de shots, là, devant elle… Elle déglutit.

Et donc tu t’appelles… Elle buta sur le prénom – tenta de le prononcer – tenta par tous les moyens – et lâcha soudain. Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.

Merde.
lumos maxima


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MessageSujet: Re: jumpsuit, cover me ; pv. maximilien atkins   Ven 14 Sep - 14:40



Eulalia & Maximilien ❧ Demons.
Depuis combien de temps n’avais-je pas eu l’impression de faire peur en vain à une femme ? Livia ? Non peine perdue, j’avais été la pire des ordures avec elle. Leah ? Allez savoir pourquoi quand je l’avais approché pour l’entraîner, elle avait pris mouche bien rapidement. A croire que j’étais voué en effet à faire fuir la gente féminine. Oui je n’étais pas l’homme le plus tendre, pas le plus compatissant, dépourvu d’empathie ou d’une quelconque once de gentillesse quand on ne regardait qu’en surface. Un ours, prêt à rugir pour défendre sa progéniture ? Si tant est qu’il y ait progéniture. J’étais incapable de former une phrase sans que celle-ci ne se montre blessante ou au contraire, lorsque je voulais essayer de me montrer un tant soit peu amical, je tombais sur mon double machiavélique, le tout au féminin. Incroyable mais vrai, vous récolterez ce que vous semez me disait-on… J’étais donc en conclusion voué à me faire haïr le restant de mes jours, que vous me connaissiez ou non. Alors à quoi bon vouloir essayer une nouvelle stratégie pour me faire parler, me faire me livrer à une inconnue soit dit en passant dont je ne connaissais rien. Généralement, je n’avais pas le temps de connaître la personne qu’elle finissait soule, droguée, dans mon lit, ou morte. A quoi bon répétez sans cesse les mêmes choses ? J’avais essayé de le faire comprendre au psychologue, mais si j’étais borné, lui, il était têtu.

J’observais du coin de l’œil la jeune femme qui venait prendre place dans la même pièce que moi. Je connaissais le système de bébé médicament qui ne voyait le jour uniquement pour sauver la vie de leur cher et tendre ainé lorsque tous les traitements avaient été réfutés. Mais rendre une séance de psychanalyse tel un rendez-vous organisé en vue d’un mariage arrangé n’aidait absolument pas la chose. Surtout qu’elle semblait gênée, ou perturbée, et je n’avais aucune idée de ce qui pouvait bien lui trotter en tête. Puis c’était sans dire que je n’étais pas le plus fin, ni le plus à même de demander cela sans mettre les deux pieds dans le plat. Sa première réponse fût tardive à se faire entendre, et pourtant j’étais resté là, à me balancer sur ma chaise, bien patiemment. Oui, je n’avais toujours pas saccagé la salle d’attente, fracasser les meubles à coup de chaise où pris mes jambes à mon cou. Je me contentais d’hocher la tête à sa réponse, lui accordant un léger rictus – signe que j’appréciais son humour quelque peu décalé. J’ouvrais un peu plus grand les yeux lorsqu’elle ironisa sur la situation.

Un speed dating ? Oui, ça y ressemblait étrangement, sauf qu’aucun des deux partis présents ici ne semblaient avoir accepté par choix, mais plutôt par défaut la situation présente. Je cessais de taper sur le fond de la chaise, préférant accorder toute mon attention à la jeune femme qui commençait à parler, ou plutôt baragouiner quelques termes que je n’interrompais pas malgré les silences entrecoupés de rires tantôt gênés, tantôt ironique. Elle se pensait ridicule, elle ne l’était pas forcément. Oui, pour la première fois, je compatissais avec une personne, réussissant à me mettre à sa place. Je me mis à rire cependant aux éclats lorsqu’elle m’appela « Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom ».

J’approchais finalement la chaise de la sienne, installant mes longues jambes sur la table centrale où trônaient de nombreux magasines en tout genre, avant de glisser mes mains derrière ma nuque, tentant de me détendre par n’importe quel moyen pour paraître un peu moins rigide, un peu plus à l’aise. « Tu sous entends que j’ai le nez détruit, des orbites proéminentes et la tête d’un serpent albinos ? » ironisais-je en lui montrant ma tête d’un signe de main, un petit sourire rassurant aux lèvres avant de nier d’un mouvement de crâne. « Non, navré, mes parents ne m’ont pas appelé Voldy… Mais Maximilien. Alors très long à écrire, aussi à prononcer… Alors tu peux m’appeler Max, ou ne pas le retenir, je ne te mordrais pas, contrairement à toi qui peux faire preuve de cannibalisme ! » riais-je en tirant ma langue, puis en me mettant à siffloter l’air de la musique qui passait dans la salle d’attente à ce moment là. J’observais aux alentours, reprenant mes vieux réflexes de militaire, avant de reporter de nouveaux mon attention sur la jeune femme qui semblait si fragile, si blessée, et presque désespérée. Certes, je n’étais pas dans la meilleure position pour la juger, mais je réussissais à percevoir son mal-être malgré tous les efforts qu’elle faisait pour camoufler les apparences.

« Je pourrais te demander ce qui t’as emmené à être là, mais si tu es aussi douée avec les humains qu’avec les animaux, tu ne répondras pas à la question et tu finiras comme un mur de prison… je parle en connaissance de cause, ne t’inquiètes pas, je ne suis pas du genre à juger à tout va… Alors… Tu es plutôt rock’n’roll ou blues ? Roman ou poésie ? Cinéma ou série télé ? » tentais-je en croisant les bras contre mon torse, attendant sa réponse. Oui, la question était totalement à contre-sens, mais je préférais apprendre à la connaître plutôt que de forcer… C’était ça que j’aurais voulu que l’on fasse pour moi, c’était ça que le psychologue était incapable de réaliser.

« Personnellement, j’ai une Gibson qui m’attend au chaud dans ma villa… J’aurais pu en jouer là, si je n’avais pas reçu ce foutu message… Non pas que je n’apprécie pas ta compagnie… Mais voilà quoi… Tu m’as comparé à Voldemort ! C’est pas le plus canon de la saga ! » riais-je un peu plus pour lui montrer qu’elle n’avait pas à s’en vouloir d’avoir gaffé.

Après tout, je ne devais pas tenir rigueur des maladresses d'une personne alors que je n'étais pas moi même irréprochable.
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MessageSujet: Re: jumpsuit, cover me ; pv. maximilien atkins   Lun 17 Sep - 1:32


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Il éclata de rire, et Lalia sentit aussitôt ses joues virer au rouge pivoine – son visage parut s’enflammer et elle baissa aussitôt les yeux. Pas qu’elle n’aime pas faire rire, loin de là, elle avait simplement honte de sa bêtise. Elle releva pourtant aussitôt son regard, un sourire gêné s’étalant sur ses lèvres tandis que Maximilien se mettait à l’aise, étendant ses jambes.

Tu sous entends que j’ai le nez détruit, des orbites proéminentes et la tête d’un serpent albinos ?

Elle ne put retenir un rire, amusé cette fois-ci. Elle plongea son regard dans le sien, une lueur amusée au fond de ses yeux. Elle se détendait un petit peu.

Non, non, ricana-t-elle. Tu es… heu…

Plutôt mignon, à vrai dire – mais c’était bizarre de le prononcer alors qu’ils ne se connaissaient pas. Puis, elle ne disait jamais aux gens qu’ils étaient beaux. Mais elle se le disait à elle, après quelques verres de trop, dans le miroir – t’es belle, Lalia. Mais elle n’arrivait pas à se convaincre. Se donner confiance en soi n’était pas chose aisée, visiblement, et tout le monde n’en était pas doté naturellement. Elle se reprit alors.

Humain. Très humain, même, déclara-t-elle avec un sourire en coin, avant de continuer. On est donc deux à avoir un nom très long. Et Ma… Elle buta encore sur le nom, laissant le « a » s’écouler bêtement de sa bouche ouverte avant de se reprendre, se giflant mentalement. …ximilien. C’est un beau prénom. Un très beau prénom, même.

Elle l’avait dit. Difficilement. Et de manière étrange – mais elle avait réussi. Elle déglutit, sentant à nouveau ses joues rougir. Elle détourna le regard, voulant épargner à cet inconnu toute la peine qui marquait son regard.

Elle fut alors à nouveau très gênée. Il enchaîna alors quelques questions qui n’avaient pas le moindre rapport avec leur présence ici – cela la rassura quelque peu, un sourire plus détendu reprenant place sur ses lèvres.

Mh, dans l’ordre… Rockn’roll, logiquement – romans, et séries, dit-elle du tac au tac. Et toi ?

Il enchaîna alors sur une nouvelle blague, mais ce qu’il dit attira l’attention d’Eulalia. Elle sourit soudain avec intérêt, penchant son buste pour le rapprocher de ses jambes qu’elle pressait nerveusement l’une contre l’autre – joignant ses mains devant elle, ses coudes posés sur ses genoux. Elle arqua les sourcils, intriguée.

T’es musicien ?, demanda-t-elle avec un entrain qu’elle ne se connaissait plus vraiment.

Puis elle se redressa aussitôt, tendant légèrement ses bras sur les côtés et prenant un air affolé.

Doux jésus, deux artistes dans le cabinet d’un psychologue ! Ne sommes-nous pas les ennemis de la science ?

Elle retrouva alors sa position, un sourire moqueur coulant sur ses lèvres. Elle regarda alors un instant le sol, puis Maximilien. Elle se demandait parfois si elle parviendrait à trouver ce prénom normal, un jour. Si elle le trouverait aussi banal qu’il l’était autrefois pour elle.
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MessageSujet: Re: jumpsuit, cover me ; pv. maximilien atkins   


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jumpsuit, cover me ; pv. maximilien atkins

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