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 Mischief managed!

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ÂGE : 35 ans (29 Jan 1983)
STATUT : divorcé et secret
MÉTIER : coach sportif et pompier volontaire
LOGEMENT : #32 (logan city) en colocation avec Evelyn Pearson

POSTS : 1057 POINTS : 110

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : en plus de préserver les siens, Chad est une tombe lorsqu'il s'agit de garder un secret. Il est redoutable au poker
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (6/5)
JaylenHassan
Andy & LeoCasey#2LeenaEvie#2
RPs EN ATTENTE : Kelly#2
RPs TERMINÉS : Andy#1Joanne#1Evie#1Kelly#1Leo#1Casey#1Joanne#2
PSEUDO : TiPiT
AVATAR : Armie Hammer
CRÉDITS : (c) Valtersen
DC : Baby Warren
INSCRIT LE : 03/12/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t17683p30-chad-dancing-with-our-hands-tied http://www.30yearsstillyoung.com/t17733-chad-taylor-just-a-lost-boy-not-ready-to-be-found http://www.30yearsstillyoung.com/t21033-chad-taylor

MessageSujet: Mischief managed!   Jeu 13 Sep - 23:50



Chad avait depuis longtemps renoncé à la paresse caractéristique d'un dimanche matin. Ou y avait-il jamais goûté, lui qui avait été éduqué au rythme immuable de la messe ? Sa semaine s'était clôturée avec la même monotonie que celle qui l'avait entamée et, en ouvrant les yeux avec un calme habituel, il avait eu cette sensation de revivre le rite de la veille. Si cette routine avait longtemps adouci les incertitudes de son mariage, elle accablait un peu plus sa nouvelle vie de célibataire, et l'absence d'Evelyn n'était qu'une maigre contributrice. Sa colocataire avait découché pour des affaires familiales, et lorsque cette perspective effleura l'esprit du jeune homme, l'idée folle de se lever sans rencontrer un miroir avait failli achever de le séduire. Pourtant, à peine eut-il étiré ses jambes sur le sol qu'il inspecta l'état de sa coiffure dans le sombre reflet de son ordinateur, perché à son chevet. C'était plus fort que lui, son irréprochabilité n'avait pas pire jugement que le sien, et il se rappela alors les tirades édifiantes administrées à Joanne. Une belle imposture. Son torse nu se déploya devant ses yeux, et malgré tout le soin qu’il apportait à l’entretien de son corps, la décence lui avait intimé d’enfiler la chemise qu’il avait gracieusement pliée sur sa chaise de bureau. Il s’autorisa alors à quitter sa chambre pour investir la cuisine, et réchauffer le contenu de la cafetière qui avait dormi au rythme de sa propre nuit, avant de se délecter d’un silence que rare lui octroyait la vie en colocation. C’était du moins sa façon de se consoler de ne pas pouvoir se plaindre ironiquement de la qualité irréprochable de son sommeil.

Sa tasse de café fumant à la main, Chad flânait entre le mobilier du salon, les yeux rivés entre les stores à moitié affaissés de la cuisine. De l’autre côté de la fenêtre, une ombre persistante attira son attention, comme si une procession s’organisait dans les rues paisibles de Logan City. A cette heure, les quelques âmes éveillées du quartier se préparaient pour leur visite hebdomadaire à l’église, aussi Chad ne put s’empêcher de se pencher par-dessus l’évier pour satisfaire une impérieuse curiosité. Brandies par une poignée d’adolescents, des pancartes stigmatisantes se dirigeaient en rang d’oignon vers une destination que nul ne pouvait ignorer. A l’abri derrière ses stores, le jeune homme n’avait pu déchiffrer qu’un mot : dehors. Il ne lui en avait pas fallu plus pour comprendre que les remous provoqués par l’arrivée de Casey n’avaient pas encore cédé leur place au prochain commérage et, sans même réfléchir, il chaussa une paire de baskets abandonnées à l’entrée avant de se retirer dans la fraicheur matinale. Le vent lui arracha à peine un frisson, alors qu’il s’engouffrait dans sa chemise mal boutonnée. Guidé par l’adrénaline, Chad en avait oublié son apparence peu soignée, même si son narcissisme latent avait ce don de le hisser au-dessus du voisin moyen dans ses plus mauvais jours. Au loin, il apercevait déjà les gamins piquer la haine de leurs parents sur la pelouse bien entretenue du numéro 100. Aussi stupide pouvait-on être à cette âge, il n’y avait que la bigoterie prodiguée d’un adulte pour justifier de tels actes. "Qu'est-ce que vous faites ?" cria Chad, tandis qu’il se rapprochait de la scène du méfait. La fermeté de son ton, dont il avait été le premier surpris, avait suffi à couvrir son manque d’assurance. Des jeunes, il en fréquentait quotidiennement, et il avait assez vécu dans le coin pour deviner qu’il ne fallait pas davantage qu’une lointaine remontrance pour dissuader les plus indisciplinés du quartier. Sans doute effrayés à l’idée de se faire démasquer, les malfaiteurs se défilèrent au pas de course, délaissant derrière eux les quelques vestiges de leur cruauté. Sans même jeter un coup d’œil à la maison, Chad entreprit de nettoyer, brisant une première pancarte sur son genou raidi par des années de contrariété refoulée.



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ÂGE : trente-cinq ans (30/05/1983)
SURNOM : il n'en a pas et c'est mieux comme ça.
STATUT : célibataire.
MÉTIER : dessinateur de livres pour enfants pour gagner sa vie, il considère que son vrai métier est l'aide qu'il apporte aux jeunes en détresse.
LOGEMENT : a emménagé à logan city en mars 2018 au numéro 100 car il avait besoin de plus d'espace.

POSTS : 297 POINTS : 90

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : vient d'une famille aux valeurs traditionnelles ● il a été mis à la porte quelques jours avant ses 17 ans quand il a avoué aimer les hommes. il n'a pas revu sa famille depuis. ● est arrivé à brisbane à ses dix-huit ans. ● n'ayant pas fait d'études, il a fait de sa passion son métier. ● cela fait cinq ans qu'il est famille d'accueil, c'est à ses yeux sa plus grande réussite.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : wesleymayajoanne#2seymourchad#2

RPs EN ATTENTE : kelly#2 ● sohan ●

RPs TERMINÉS : (2018) kellyjoannechadlilyyasmine
PSEUDO : mollywobbles.
AVATAR : charlie cox.
CRÉDITS : juice (avatar), tumblr (gif), loonywaltz (ub).
DC : arthur & milena.
INSCRIT LE : 14/04/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t19501-against-all-odds-casey http://www.30yearsstillyoung.com/t19546-life-is-a-bitch-but-it-sucks-less-when-you-re-with-me-casey

MessageSujet: Re: Mischief managed!   Jeu 20 Sep - 21:59


Le moment de la journée que tu préfères est sans aucun doute le début de la journée. L’avantage quand on habite avec des adolescents c’est que lorsqu’ils n’ont pas à aller en cours, ils passent le plus clair de leur matinée à dormir pour rattraper le sommeil perdu la veille quand ils se sont convaincus que dormir c’était pour les gamins. Ces matins-là, tu profitais du calme de la maison pour dessiner ou alors pour prendre du temps pour toi. Le temps que tu t’accordais était limité à des petits moments volés à droite à gauche. Tes pensionnaires se devaient d’être ta priorité mais il t’arrivait de trouver cela assez frustrant. Quand tu ouvris les yeux, tu ne pus t’empêcher de ressentir un frisson alors que l’autre côté du lit était comme à son habitude glacé. Tu ne regrettais pas ton choix de devenir famille d’accueil mais la solitude dans laquelle tu vivais était des fois pesante, même pour toi qui entretenait une relation particulière avec la solitude depuis ton plus jeune âge. Tu aimerais pouvoir te réveiller à côté de quelqu’un, tu aimerais sentir un corps contre le tient plus régulièrement que les quelques soirées où tu t’autorises à aller séduire un homme dans un bar dans l’espoir de finir la soirée chez lui. Jamais chez toi, ce n’est pas possible. Tes adolescents savent très bien ce que tu fabriques ces soirs-là mais ramener un étranger dans ta chambre alors qu’ils sont dans la maison te dérange. Alors comme d’habitude, tu fais sans. Tu passes une main sur ton visage prenant le temps de te réveiller. La maison est silencieuse mais le jour est déjà levé. Tu te lèves et tu ne prends pas la peine d’enfiler un t-shirt. Il n’est pas rare que tu traînes en pantalon de pyjama dans la maison, tu ne choqueras personne. Tu récupères tes outils de dessin et tu installes le tout sur la table de la cuisine après avoir lancé le café. Une fois ton mug rempli, tu te plonges dans tes dessins oubliant complètement le temps qui passe. Le dessin a toujours été un élément qui te calmait, qui te permettait de faire le vide. Tu as toujours du mal à réaliser que c’est ce qui te fait vivre aujourd’hui mais tu aimes l’idée que tu n’as pas perdu ton âme d’enfant.

Les minutes passent puis les heures et ton mug est vide. Tu te lèves pour aller le remplir mais tu fais d’abord un détour par les toilettes. Tu n’y fais pas attention au départ à ces ombres que tu crois apercevoir sur l’herbe devant ta maison. Tu es encore dans tes dessins. Pourtant, quand tu sors et que tu repasses devant les fenêtres, tu ne manques pas de voir que ce n’est pas une hallucination. Il y a bien des adolescents qui sont en train de planter des pancartes dans ta pelouse. Des adolescents ! La nouvelle génération était celle sur laquelle tu comptais pour t’intégrer dans ce quartier mais apparemment tu n’allais pouvoir compter sur personne. Soupirant, tu repartis en direction de la cuisine pour te servir ton café. Rien ne servait de les interrompre, cela leur ferait trop plaisir. Tu nettoieras tout cela plus tard. Tu allais te remettre à dessiner quand tu entendis une voix plus forte que les autres crier quelque chose. Il y eu ensuite un peu de remue ménage avant que le silence ne se fasse à nouveau. Fronçant les sourcils, tu soupirais en posant ton crayon avant d’aller ouvrir la porte. La vision qui s’offrit à toi à cet instant précis était une vision que tu ne pensais jamais avoir sous les yeux. Chad se trouvait là, habillé à l’a va vite en train de casser les divers écriteaux auxquels tu ne portais même plus attention. Tu savais déjà ce qu’ils disaient, c’était toujours la même chose. « Chad ? » Lui demandas-tu les sourcils froncés. Il était évident que c’était lui qui venait de crier sur les adolescents présents dans ton jardin sinon il serait déjà parti en courant. Tu descends les marches de la maison pour t’approcher de l’homme que tu n’as pas revu depuis que tu l’as croisé il y a quelques temps. « Laisse tomber, je vais m’en occuper. » Lui dis-tu en attrapant un écriteau des mains du jeune homme. Tu n’avais pas envie que Chad soit mêlé à cette histoire. Après tout, il avait passé sa vie à tout sacrifier pour garder une image parfaite, pourquoi changer maintenant ? « C’est gentil d’être intervenu. Merci. Malheureusement, ils reviendront … Je pensais que la nouvelle génération était moins fermée d’esprit que la nôtre. Mes adolescents sont ce qu’ils sont mais ils valent bien mieux que ces morveux. » Dis-tu en cachant à peine ton dégoût. Tu attrapais un autre écriteau avant de dire un sourire en coin sur les lèvres : « J’avais oublié ce à quoi pouvait ressembler Chad Taylor quand il se laisse emporter par un brin d’impulsion. » Tu avais envie d’oublier cette scène, ce jardin dans lequel les traces des piquets resteront encore quelques jours voire quelques semaines. Alors tu préférais taquiner Chad à la place, essayer d’éviter le sujet.





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MessageSujet: Re: Mischief managed!   Jeu 4 Oct - 19:34



Ragaillardis par la distance, les adolescents poussaient au loin des ricanements de victoire que Chad n'entendait plus. Sa colère, surgie d'outre-tombe, avait paralysé ses sens, et l'avait rendu aussi sourd aux railleries qu'aveugle face à l'invraisemblance de son propre comportement. Lui toujours si mesuré, si réfléchi, avait cédé à de profondes rancœurs que son civisme lui avait intimé de taire trop longtemps. S'il n'était pas encore si gouverné par la haine, il aurait même pu se féliciter d'avoir offert ce spectacle inopiné à de parfaits inconnus plutôt qu'à ses proches lors d'un de leurs rares rassemblements familiaux. Et tandis que les décombres de la pancarte gisaient dans ses bras ballants, la réalité de son emportement le frappa alors. Aussi vite qu'elle l'avait possédé, sa fureur l'avait quitté, le laissant proie à ses conséquences. Foncièrement, même si Chad espérait se racheter auprès de Casey grâce à quelques prouesses d’audace dont il s’était prévenu dix ans plus tôt, une partie de lui savait que c’était avant tout son honneur qu’il avait voulu défendre en agissant avec autant de démesure. Comme si on l’avait piqué au creux de son orgueil, son inconscient avait profité d’une brèche pour amorcer la quête de sa rédemption. Pétrifié par sa propre stupeur, Chad fixa le gazon un instant qui lui avait paru une éternité. Juste assez pour ressasser les brimades dont il avait été maintes fois témoin, les diatribes auxquelles il n’avait jamais osé s’opposer, ou les injustices auxquelles son rôle d’homme blanc hétérosexuel l’avait préservé.

Lorsque la voix familière de Casey sembla résonner sur le porche, ses mains, crispées par la violence, ne lâchèrent pas leur prise. A cet instant, Chad se sentit comme un délinquant pris sur le fait, incapable de se débarrasser des preuves accablantes de son méfait. Lui qui aurait dû se sentir si fier, si satisfait d’avoir eu son vieil amant comme témoin, avait plutôt cette sensation de lui offrir une vulnérabilité qu’il avait renoncé à lui accorder à ce moment même où ses vœux de mariage avaient franchi ses lèvres. Seule cette pensée l’empêcha de s’effondrer à genoux et de s’excuser pour sa réaction disproportionnée, et lui inspira le courage nécessaire pour lever les yeux et gratifier Casey d’un rictus confus. La dernière fois qu’il l’avait entendu prononcer son nom remontait déjà à plusieurs semaines, et cette fois encore il avait eu cette impression de plénitude. Lorsque leurs mains se frôlèrent, Chad se surprit à détendre ses muscles et, alors que Casey le déchargeait d’un fragment de pancarte, ses doigts se dénouèrent comme s’ils se remémoraient des habitudes perdues depuis longtemps.

"Je suis désolé… il faut croire que tu avais raison." dit-il comme s’il assumait à lui seul la culpabilité de l’intolérance des habitants du quartier. Après tout, il était peut-être bien l’une des rares références de Casey dans le coin, et il avait cette désagréable impression d’être jugé pour chaque écart qui n’était pas le sien, comme si leur désormais lointaine relation entachait son impartialité plus que l’obligeance qu’on lui connaissait. "Moi qui pensais que les chiens faisaient parfois des chats… je veux dire, regarde-nous." s’exclama-t-il. "Je leur laisse le bénéfice du doute. L’idée n’a pas germé toute seule dans leur esprit." reprit-il sur une note plus optimiste qu’il savait Casey incapable d’exprimer à sa place. Mais c’était peut-être bien sa propre culpabilité qui rendait son jugement si équivoque, lui qui avait prêché la paroisse de ses parents pendant vingt ans pour s’épargner un exil affectif. La taquinerie de Casey lui suscita un rire étouffé, tandis que sa tête se promenait de droite à gauche. "J’avais oublié aussi." avoua-t-il presque nostalgique. "Je ne me souviens même pas de la dernière fois où j’ai été autant énervé." Il s’en souvenait peut-être. La seule constante dans ses excès les moins glorieux, même s’il finissait par les regretter, était la présence de Casey. Et c'était une face cachée de lui que ce dernier avait eu le privilège de découvrir avant les autres. "Je crois que j’en ai eu assez de faire semblant. Tous ces efforts pour s’intégrer, pour gagner l’appréciation des gens, et à quel prix ? Je préfère qu’on me déteste pour qui je suis plutôt qu’on m’aime pour qui je ne suis pas. Il m’aura juste fallu plus de temps que toi pour le réaliser."



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MessageSujet: Re: Mischief managed!   Jeu 18 Oct - 8:42



Quand tu avais ouvert la porte et que tu étais tombé sur Chad, clairement agité et en train de ramasser les vestiges de cette attaque adolescente, tu n’en avais pas cru tes yeux. Ce n’était pas difficile pour toi d’imaginer que les adolescents du quartier puissent mener une telle opération même si tu trouvais cela un peu triste qu’ils n’aient que cela à faire. N’avaient-ils vraiment rien de mieux à faire de leur vie qu’organiser ce genre de démarche ? Il t’arrivait de te demander comment étaient traités tes pensionnaires dans ce nouveau lycée où se retrouvaient tous les jeunes du quartier mais aucun d’eux ne t’en parlait et quand tu essayais d’aborder le sujet, ils en changeaient rapidement. Tu espérais que ce n’était pas trop dur pour eux. Si la voix n’avait pas été masculine, c’est Yasmine que tu aurais pensé entendre de l’autre côté de la porte mais tu ne t’étais pas lié à qui que ce soit dans ce quartier et tu ne doutais pas que Kelly faisait tout le lobbying possible et inimaginable pour que personne ne te laisse une chance. Et comme elle devait habiter ce quartier depuis longtemps, cela ne te surprenait pas que les gens l’écoutent car Kelly était une femme parfaite aux yeux de tous sauf dans les tiens. Pour toi, elle était avant tout une grande hypocrite mais bon, rien ne servait de lui accorder de l’importance, elle ne le méritait pas. Tu te serais passé de ce genre d’événement ce matin, tu aurais aimé pouvoir dessiner tranquillement jusqu’au réveil de tes pensionnaires qui faisaient la grasse matinée. Malheureusement, il y a peu de choses dans ta vie qui se passaient comme tu le désirais et les évènements d’aujourd’hui n’en étaient qu’un exemple probant.

Quand tu interpelais Chad, tu ne pus t’empêcher de laisser un sourire se dessiner sur ton visage. Ton ancien amant avait levé le regard vers toi comme si tu venais de le prendre la main dans le sac. Peut-être s’attendait-il à ce que tu n’aies rien entendu et pensait-il pouvoir nettoyer le devant de ton jardin avant que tu ne te rendes compte de quoi que ce soit ? C’était probable connaissant le jeune homme. Pourtant, il aurait dû se douter que tu serais debout. Les grasses matinées et toi, cela faisait deux depuis longtemps. Tu avais dû te lever aux aurores avec quelques heures de sommeil au compteur pendant trop longtemps pour que cela ne laisse pas de traces. « Je suis désolé… il faut croire que tu avais raison. » Tu souris au jeune homme. Chad était le genre de personne qui ne voyait que le bon en chacun et qui n’arrivait pas à imaginer le pire. Tu admirais cela chez lui car tu étais plutôt du genre à envisager d’abord le scénario où tout se passe mal plutôt que celui où tout se passerait bien. Mais pour ton installation dans ce quartier, ce n’était pas de la victimisation et du pessimisme dont tu avais fait preuve, simplement de réalisme. « Il faut noter cette journée dans le calendrier. Ce n’est pas souvent que j’ai la chance de t’entendre dire que j’ai raison. » Lui dis-tu avec un petit sourire. Chad et toi, vous aviez toujours été des opposés. Deux manières de voir les choses, deux personnalités différentes qui finalement s’étaient complétées. Mais vous étiez rarement d’accord ce qui entraînait des débats assez intéressants à l’époque et qui se finissaient par des réconciliations sur l’oreiller dont tu gardais de très bons souvenirs. « Moi qui pensais que les chiens faisaient parfois des chats… je veux dire, regarde-nous. Je leur laisse le bénéfice du doute. L’idée n’a pas germé toute seule dans leur esprit. » Tu es le premier déçu de l’attitude de cette nouvelle génération. Mais d’un autre côté, ces jeunes n’ont jamais connu autre chose que ce quartier, que ces discours comme quoi les femmes doivent aimer les hommes et inversement sinon ils sont anormaux, des monstres. Le jour où ils quitteront le cocon familial sera votre dernier espoir, celui d’une soudaine ouverture d’esprit et d’une compréhension de l’autre face aux préjugés ingurgités depuis l’enfance. Tu hausses les épaules avant de lui dire : « Statistiquement, il y a de fortes chances que certains se posent des questions sur leur sexualité. Mais on sait tous les deux que ce n’est pas facile d’assumer ce genre de doutes dans un environnement familial comme le leur. Et venir planter des affiches dans le jardin du voisin gay leur permet de nier l’évidence, de ce cacher un peu plus longtemps. » Toi, tu avais été incapable de te cacher mais tu savais qu’il fallait un courage sans faille pour avouer à ses parents homophobes que l’on aime les hommes. Et tu étais la preuve que cela ne se passait pas toujours bien et que les peurs individuelles n’étaient pas infondées. « Je leur laisse encore le bénéfice du doute car ils vont bien quitter le cocon familial à un moment donné et vont rencontrer des personnes qui leur ouvriront d’autres horizons. » Dis-tu en haussant les épaules. Tu n’avais pas eu de pensionnaires homophobes pour la simple et bonne raison que tu avais été clair avec l’assistante sociale à ce niveau là. Tu ne voulais pas héberger de jeunes homophobes, tu avais déjà assez à faire avec le reste du monde à ce niveau là. Alors que tu aidais Chad à ramasser les pancartes, tu décidais de le taquiner pour détendre l’atmosphère. « J’avais oublié aussi. Je ne me souviens même pas de la dernière fois où j’ai été autant énervé. » Dans le monde mesuré et sans accroc de Chad, en effet, ce genre de colère devait être assez rare. Mais tu n’eus pas le temps de lui répondre qu’il enchaînait : « Je crois que j’en ai eu assez de faire semblant. Tous ces efforts pour s’intégrer, pour gagner l’appréciation des gens, et à quel prix ? Je préfère qu’on me déteste pour qui je suis plutôt qu’on m’aime pour qui je ne suis pas. Il m’aura juste fallu plus de temps que toi pour le réaliser. » Tu le regardais la bouche entre-ouverte et les yeux surpris. Il était sérieux ? Tu avais du mal à croire que tu venais d’entendre ces paroles sortir de la bouche de Chad. Abandonnant les pancartes, tu allais poser ta main sur son front avant de lui dire : « Tout va bien ? T’es sûr que tu n’es pas malade ? » Tu n’avais jamais pensé entendre ces mots de la part du jeune homme un jour. Pour toi, Chad serait de ceux qui se cacheraient toutes leur vie. Comme quoi, il existait des miracles. « Je suis heureux de te l’entendre dire mais qu’est-ce qui a fait que tu as changé d’avis ? » Lui demandas-tu curieux. Parce que tu connaissais assez le jeune homme pour savoir que ce n’était pas des paroles faciles à assumer pour lui. « Tu as commencé à en parler autour de toi ? » Lui demandes-tu curieux et intrigué. Tu n’as pas vu Kelly débarquer chez toi en t’accusant des pires crimes donc peut-être que c’était pour l’instant une simple décision personnelle de la part du jeune homme.





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MessageSujet: Re: Mischief managed!   Mar 23 Oct - 22:27



Ce n’était pas par hasard que Chad s’était fondu si habilement dans le décor de Logan City. Qui l’aurait pourtant cru, lui qui avait été élevé si loin de l’opulence qui caractérisait le quartier ? Fils d’un couple modeste, il n’avait jamais considéré l’argent comme une source de pouvoir, sinon pour servir un caractère magnanime qui avait de toute évidence sauté quelques générations. Mais dans la pauvreté comme dans la richesse, la bigoterie influençait les jugements avec un aplomb dénué de toute exigence, et conditionnait les mentalités de toutes les familles avec la même véhémence. Les deux hommes en étaient le parfait exemple. Qu’ils soient vêtus de soie ou de coton élimé, les Hanson et les Taylor partageaient certainement la même vision étriquée du monde, et s’entendraient sans doute assez sur leur chauvinisme pour oublier les écarts de leurs éducations. Chad chassa bien vite de son esprit le fantasme effrayant de ces dîners de famille. Peut-être que ce qui l’avait dérangé dans l’entreprise de ces adolescents avait été de constater comme leur manque de discernement avait pu faire écho au sien, alors qu’il naviguait encore à leur âge dans cette période de déni particulièrement agressive. Peut-être qu’il aurait apprécié à l’époque subir les remontrances d’esprits plus avisés que ceux des habitants de sa ville natale, et s’était fait un devoir de leur apporter, à sa façon certes discutable, une leçon de tolérance. Il n’en savait trop rien, lui qui cédait d’ordinaire si rarement à l’impulsivité. Sa plus grande folie avait sans doute été de quitter Kilcoy. Avec du recul Chad réalisait que ses accès de spontanéité épisodiques avaient souvent des dénouements heureux. Migrer en ville, s’opposer à Casey ce soir où tout avait commencé… Cette pensée suffisait à nourrir un peu plus les résolutions nouvelles qu’il avait bien pu semer au détour d’une conversation avec Joanne, et le rassurait face au spectacle qu’il avait offert à Casey, et sans doute à quelques commères aux alentours.

Même si l’éloignement avait fatalement émoussé leur capacité à anticiper leurs réactions respectives, Chad ne doutait pas de la surprise de son voisin lorsqu’il l’avait entraperçu investir une parcelle de son jardin, et il pouvait tout autant se féliciter d’avoir vu venir ses fanfaronnades taquines au moment où il lui avait accordé une meilleure perspicacité. "C'est parce que tu as très rarement raison." rétorqua-t-il sur le même ton narquois, conscient de sa manie à vouloir le dernier mot. Depuis le départ Casey et lui avaient eu du mal à se mettre d’accord, mais de toute évidence ils s’étaient entendus au moins sur leur affection mutuelle. "Tu crois qu’ils font ça pour t’embêter toi plutôt qu’eux ?" demanda-t-il en désignant du menton la porte du numéro 100, derrière laquelle dormait encore la candeur de ses pensionnaires. "Tu sais comment sont les enfants entre eux. Ils imitent leurs parents, sans s’encombrer de leur hypocrisie. Les gens sont inquiets pour leur petite vie tranquille. D’abord un foyer d’accueil puis ce sera quoi ensuite ? C’est le même schéma ancestral." Chad éluda délibérément l’allusion qu’il avait prêtée à Casey sur sa propre expérience. Il savait évidemment bien mieux que lui la difficulté de s’assumer dans un environnement hostile. Inconsciemment, il s’était même enfermé dans cet environnement, sans jamais vouloir s’avouer que ce dernier était un ennemi aux apparences gracieuses. "Comme tu dis, statistiquement il y en aura bien un qui se sortira les doigts… un pour quatre. C’est un bon ratio. Ça fait environ une personne qui a bon fond par foyer." renchérit-il, avant de se remettre à l’œuvre dans le silence. Il sentait dans son dos peser le regard réprobateur de quelques mégères, enveloppées derrière le voile de leurs rideaux, mais n’avait l’air de s’en soucier qu’à moitié. Il en était convaincu, cette histoire serait déformée jusqu’aux oreilles de Kelly, qui viendrait tôt ou tard se confronter à lui avec un impitoyable dilemme. Peut-être que c’était la raison pour laquelle il évitait si soigneusement leur contact depuis des mois. Et c’était peut-être aussi ce manque inexprimé qui l’encouragea à se confier à Casey avec si peu de pudeur. Comme s’il était le seul à pouvoir le conforter dans des idées qu’il s’était escrimé à réprimer. Il le taquina à nouveau. Sa réaction n’aurait pas pu être plus parfaite, et Chad se surprit à se détendre un peu plus à l’effleurement de sa main sur son front. Il lui accorda un rire gêné. "J’en sais rien... tu sais il y a ce déclic qui finit par se faire, qui te fait prendre conscience de toutes les opportunités manquées. C’est devenu difficile de vivre avec ce poids. Ça l’a toujours été, mais j’avais de quoi m’accrocher." Il pensait à Kelly, et à tous les sacrifices qu’ils avaient accepté de faire par amour l’un pour l’autre, mais surtout par amour du conformisme. "J’ai l’impression de ne plus avoir personne." dit-il, sans réaliser alors toute la tristesse que cet aveu portait. "J’en ai parlé à personne. Je sais pas comment faire." ajouta-t-il en hochant les épaules, comme s’il était résigné à l’idée de ne jamais savoir comment s’y prendre.



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MessageSujet: Re: Mischief managed!   Mer 31 Oct - 8:39



Les attaques et les incivilités de tes voisins étaient aujourd’hui devenues une habitude. Cela faisait plus de six mois que vous aviez emménagé à Logan City et la situation n’avait pas réellement changée pour toi. Il y avait toujours les regards insistants, les remarques jetées sur votre chemin, les commérages en tout genre mais il y avait aussi ce genre de comportement. Venir planter des pancartes dans ton jardin n’était pas quelque chose que tu pensais possible. Tu aimais à penser que la tolérance était une caractéristique plutôt répandue chez les gens mais à Logan City, ils en semblaient tous dépourvus. Tu n’étais pas arrivé dans le quartier en demandant à tes voisins de te soutenir financièrement ou par du bénévolat dans ce que tu faisais. Tu n’avais strictement rien demandé à tes voisins, pas même un peu de sucre pour te dépanner. Ce que tu ne comprenais pas c’était qu’ils ne puissent pas vous laisser vivre tranquillement. Après tout, tu ne leur demandais pas de valider la manière dont tu vivais ta vie, ni d’y participer donc tu pensais qu’à un certain point, ils se contenteraient de t’ignorer et vous laisseraient vivre votre vie. Mais non, cela semblait trop compliqué pour le quartier qui devait être aux ordres de Kelly en plus de leur intolérance naturelle. Tu te doutais que dans un quartier comme celui-ci, les réunions de voisinage devaient avoir lieu régulièrement mais c’est sans surprise que tu n’as jamais été invité et qu’on t’a toujours assuré qu’il n’y en avait pas. Mais Chad, lui, avait toujours eu le chic de se fondre dans la masse. Pour toi cela n’avait jamais été possible. Tu aurais pu lors de ce fameux dîner finir par rigoler et dire à tes parents que c’était une blague, que tu voulais juste connaître leur réaction. Cependant, il n’avait jamais été question pour toi de te cacher et cela avait entraîné ta mise à la porte. Que tu n’aies pas fini à la rue à mourir de faim et à vivre comme un SDF pour le restant de tes jours était un miracle. Tu avais eu la chance de faire de bonnes rencontres mais cela avait dû se jouer à peu de choses. Quand Chad avait reconnu que tu avais raison, tu n’avais pu t’empêcher de le taquiner à ce sujet parce que vous aviez toujours tendance à vouloir avoir le dernier mot, toi en particulier et tu n’avais pas souvent entendu Chad prononcer ces mots. « C'est parce que tu as très rarement raison. » Tu laissais échapper un petit rire en ramassant une autre pancarte. Tu décidais de ne pas répondre à l’homme en face de toi, cela serait contreproductif et puis Chad avait raison, tu avais des fois tord. Par contre, sur les comportements de tes voisins, ton manque d’optimisme avait été bien placé. « Tu crois qu’ils font ça pour t’embêter toi plutôt qu’eux ? Tu sais comment sont les enfants entre eux. Ils imitent leurs parents, sans s’encombrer de leur hypocrisie. Les gens sont inquiets pour leur petite vie tranquille. D’abord un foyer d’accueil puis ce sera quoi ensuite ? C’est le même schéma ancestral. » Tu ne savais pas qui ces adolescents cherchaient à viser. Si c’était toi ou tes pensionnaires. Si tu devais prendre des paris, tu étais à peu près certain que même eux ne savaient pas exactement contre qui ils en avaient. Mais il était certain que dans leur monde normé où tous se ressemblent et ont les mêmes mœurs, l’arrivée de tes adolescents venait changer le statu quo et ces jeunes ne devaient pas aimer ça. Comme le soulignait Chad, le changement fait peur, particulièrement aux conservateurs traditionalistes. « Je pense qu’ils en ont autant contre moi que contre eux. Ce quartier est rempli de jeunes tous plus lisses les uns que les autres pour lesquels voler un paquet de chewing-gum au supermarché est un acte de haute délinquance. C’est évident que mes jeunes viennent troubler le calme installé depuis longtemps. » Dis-tu en haussant les épaules. Et puis c’est le genre de quartier où les enfants grandissent et où tout le monde se connaît alors avoir des nouveaux venus ne devait pas être facile à accepter. « Je sais que je me bats contre des préjugés débiles et de fausses idées. Ma seule arme dans ce combat est le temps, il faut que j’arrive à leur prouver que leur quartier ne va pas se transformer en banlieue mal famée parce que ma maison est ouverte à quelques jeunes en détresse. » Tu espérais qu’après un an dans le quartier sans problème majeur, tes voisins finiraient pas au moins te laisser tranquille. Ta seule réelle inquiétude était Kelly mais c’était un sujet que tu n’allais pas aborder avec Chad car tu doutais qu’aujourd’hui vous puissiez en parler de manière impartiale. A l’époque, vous n’étiez pas d’accord sur de nombreux sujets mais Kelly avait toujours été le seul sujet de dispute sérieuse. « Comme tu dis, statistiquement il y en aura bien un qui se sortira les doigts… un pour quatre. C’est un bon ratio. Ça fait environ une personne qui a bon fond par foyer. » En vérité, tu étais plutôt triste pour ces jeunes car ils n’avaient jamais connu autre chose que les valeurs dans lesquelles ils vivaient aujourd’hui. Ils n’avaient jamais rencontré les gens leur permettant d’ouvrir les yeux et ça c’était vraiment triste pour le coup. « C’est toujours mieux que rien. » Te contentas-tu de répondre à l’homme en face de toi alors que vous continuiez à rassembler les pancartes. La conversation prit ensuite un tournant totalement inattendu. Tu avais accepté, il y a plus de dix ans que Chad ne serait jamais prêt à assumer qui il était vraiment. Qu’il traversera la vie en cachant aux autres toute une partie de sa vie préférant exposer cet homme lisse qu’il cultivait depuis des années. Donc quand il te dit qu’il en avait assez de se cacher et qu’il voulait changer cela, tu étais plus que surpris. Tu le regardais l’air ahuri avant de lui poser quelques questions. La manière dont Chad se tenait et te répondait te laissait penser que c’était une décision nouvelle. « J’en sais rien... tu sais il y a ce déclic qui finit par se faire, qui te fait prendre conscience de toutes les opportunités manquées. C’est devenu difficile de vivre avec ce poids. Ça l’a toujours été, mais j’avais de quoi m’accrocher. » Tu hoches la tête. Tu aimerais penser que tu fais parti de ces opportunités manquées mais tu n’as jamais été présomptueux et tu ne veux pas te donner trop d’importance. De toute manière, ce n’est pas le sujet. Tu connais assez Chad pour savoir ce que cela lui demande de te dire ça aujourd’hui. « J’ai l’impression de ne plus avoir personne. J’en ai parlé à personne. Je sais pas comment faire. » Voir Chad si triste, si abattu, cela te brisait le cœur. Tu l’avais déjà vu ainsi des années auparavant à quelques occasions mais tu n’avais jamais réellement pensé à ce que cela devait être de vivre avec ce secret que personne ne connaît. La solitude devait être grande, une solitude que tu n’avais jamais vraiment connu car même si ta famille t’avait mis dehors, tu t’étais accroché à d’autres pour échapper à une solitude pesante. C’est presque naturellement que tu posais ta main sur l’épaule de Chad et ce n’est qu’une fois que tu sentis la chaleur de ta peau sous ta main que tu te rendis compte que c’était la première fois que vous vous touchiez depuis que vous vous étiez recroisés. Alors que ses yeux se plongent dans les tient, tu lui dis : « Tu n’es pas tout seul Chad. Tu peux compter sur moi si tu as besoin d’en parler. » C’était certainement ridicule et ces paroles installaient une certaine proximité et intimité que tu n’étais pas certain de vouloir installer mais Chad avait besoin de s’appuyer sur quelqu’un dans cette période et tu étais l’un des rares à connaître cet homme qu’il cachait à tous. « J’aimerais pouvoir te donner la bonne méthode pour en parler mais malheureusement il n’y en a pas. Ce que j’ai toujours fait c’est éviter de tourner autour du pot, commencer par dire que j’aime les hommes et que je suis homosexuel et ensuite je gère les réactions. Mais il faut que tu trouves ta bonne méthode à toi. » Parce que Chad n’était pas comme toi, il n’était pas cash comme toi et cette méthode ne sera pas la bonne pour lui très certainement. Tu ajoutais la dernière pancarte au tas que vous aviez constitué sous la fenêtre du salon. « Tu veux rester pour le petit déjeuner ? Je vais certainement préparer quelque chose pour mes pensionnaires, tu es le bienvenue si tu veux. » Lui proposas-tu.  





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MessageSujet: Re: Mischief managed!   Sam 10 Nov - 20:05


Chad n’avait pas plus prévu sa fureur inaccoutumée que le retour de Casey dans sa vie. De toute l’Australie, de tout Brisbane il avait fallu que sa charité le porte jusqu’à son quartier. Leur quartier. Celui qui avait fini par s’imposer aux yeux de son couple comme le parfait refuge de leur parodie de mariage. Les gens n’aimaient peut-être pas voir la réalité du monde débarquer au coin de la rue, et leur rappeler que les bonnes œuvres auxquels ils daignaient céder leur argent le dimanche étaient plus qu’une fiction promue par la paroisse pour leur assurer une place au Paradis. Qu’il y avait du vrai, de l’authentique derrière tous ces artifices dont chacun se paraissait avec complaisance. Difficile pour Chad de ne plus croire à leurs destins croisés, et de mépriser toutes les perches que lui tendait la vie pour se libérer du poids de ses mensonges. Deux voies s’étaient pourtant ouvertes à lui. Il aurait pu se terrer dans le même mutisme consentant que le reste des voisins, et continuer de cultiver l’indifférence afin d’éviter les vagues. Celle-là même qui confortait les inégalités et les injustices auxquelles, au contraire, la controverse exposait. Mais combien de temps aurait-il pu tenir dans cette perpétuelle mise en scène ? Aucune bavure. Pas de parole de travers. Il avait fini par se surveiller lui-même plus qu’il n’était surveillé par les autres. Chad se rassurait d’avoir déjà éprouvé le choix de cette existence, lorsqu’il avait choisi Kelly plutôt que Casey. Il avait cette impression de se voir offrir une seconde chance, et c’était sans la réflexion minutieuse qui l’avait motivée la première fois qu’il avait décidé d’emprunter la voie la moins évidente, et de soutenir une cause qu’il avait autrefois lâchement reniée. Alors que la pression retombait, et que l’évidence d’un avenir incertain aurait dû l’envahir, Chad se sentait seulement à sa place. Le paria qu’il avait toujours été au sein de sa famille, et qu’il aurait dû être au sein d’une société à laquelle il s’était ajusté. "C'est le meilleur pied de nez que tu pourrais leur faire. Leur prouver que vous valez mieux que tout ce que leur vend les médias extrémistes auxquels ils disent amen. Ils finiront par tous vouloir être amis avec toi. C’est à la mode, d’avoir un ami différent pour se dire progressiste lors des dîners mondains." Une partie de lui en demeurait persuadée néanmoins, même s’il savait Casey bien trop digne pour s’abaisser à illustrer leur concept abstrait de la tolérance. Il en avait lui-même fait l’expérience, et avait décidé d’interrompre le supplice au moment où il s’était entendu grincer des dents pour réprimer son indignation. C’était d’ailleurs pourquoi il se limitait aux grandes occasions pour s’infliger des retrouvailles familiales.

Dire que Casey connaissait sa vérité était un euphémisme. Il était sans doute la seule personne à avoir réellement entrevu sa personnalité. La vraie, celle qu’il masquait sous des couches de vernis lustré. Pourtant, Chad avait eu cette sensation de libération lorsque sa détresse avait franchi ses lèvres. L’espace d’un instant, il s’était interdit de croiser le regard du jeune homme, de peur d’y déceler la même indifférence que celle qu’il avait abandonnée sur le seuil de sa porte quelques minutes plus tôt. C’était absurde, Casey avait toujours été doué d’une empathie que le monde lui avait refusée, mais la nouveauté de l’exercice le rendait aussi nerveux qu’irrationnel. Mais lorsque sa main se posa, réconfortante, sur son épaule, il en oublia jusqu’à la raison de leur présence. Ce fut à ce moment précis qu’il s’autorisa à soutenir ce regard compatissant dont il avait douté, lui accordant un maigre sourire de gratitude. "Merci." se contenta-t-il de dire. Un petit mot insignifiant, qui enveloppait bien plus que sa reconnaissance de se voir offrir une oreille attentive et amicale. Il lui était aussi reconnaissant d’être trop peu rancunier pour lui faire ce cadeau. "J’en ai besoin oui. J’ai besoin de quelqu’un qui ne me jugera pas, et qui saura me dire que ce que je veux entendre..." Casey était le mieux placé. En dehors de ses conquêtes éphémères, auquel il avait à peine dévoilé son identité, ce dernier demeurait le seul à savoir. Le seul qui, sans l’ombre d’un doute, ne lui infligerait pas le traitement insupportable d’un silence gênant. Le seul qui aurait les bons mots, tout de suite, parce qu’il avait eu tout le loisir de les répéter dans son esprit pour oublier à quel point la vérité blessait. "Et je suis désolé de ne pas avoir été cette personne pour toi." ajouta-t-il pour se repentir de ses quelques manquements. Il ne se souvenait pas s'être assez excusé d'avoir été la source de tant de peine. Un rire nerveux succéda à ses aveux. "Clairement, ce n’est pas ma méthode. Ça fait 20 ans que je tourne autour du pot… mais s’accepter c’est déjà un progrès, non ?" demanda-t-il rhétoriquement. Chad aurait pu s’attendre à ce que Casey lui offre ses conseils, mais il n’aurait jamais rêvé se faire inviter si tôt dans cette maison que le quartier abhorrait tant. "J’adorerais." répondit-il sans pouvoir feindre autre chose que la satisfaction que lui inspirait leur relation ravivée. "Mais tu es sûr que ça te dérange pas ? Je veux dire, si on tombe sur tes adolescents et qu’ils commencent à poser des questions… je voudrais pas que tu te sentes obligé. Je promets de ne pas faire de bêtise si je rentre chez moi tout seul."



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