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 L'arrache-coeur._Clément&Paul

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ÂGE : 31 ans
SURNOM : Paulo, apparemment !
STATUT : J'aime les cerveaux humains.
MÉTIER : Je débute mon clinicat en Neurochirurgie.
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Arrache-moi le coeur, Hadès, j't'en prie, prends-le avec toi. Il sera bien plus heureux qu'ici, seul avec moi.
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MessageSujet: L'arrache-coeur._Clément&Paul   Dim 16 Sep - 12:45


L'arrache-coeur.


Je ne savais plus quoi faire de moi-même. Je marchais en long et en large dans le salon, complètement paniqué, complètement effrayé, alors que Clément m'avait dit dans son dernier message qu'il allait arriver. J'avais besoin de lui, j'avais terriblement besoin de lui parler de ce qu'il s'était passé, et même si ça risquait d'être terriblement gênant de lui raconter ce que j'avais fais avec Hadès cette nuit là, j'avais besoin de lui dire. Besoin qu'il me remette les pieds sur terre. Besoin qu'il m'explique que je n'avais rien fait de mal.
J'avais mal au ventre tellement j'étais pas bien. Le t'shirt d'Hadès qu'il n'avait pas reprit était pourtant là, posé sur ce putain de canapé et j'arrivais pas à en décrocher mon regard. Un regard comme mort. Si Clément voyait un t'shirt qui ne m'appartenait pas là, il allait comprendre, non? Comprendre qu'on avait pas joué au Monopoly? Comprendre que je me sentais comme la dernière des merdes ?
Mon coeur battait à tout rompre dans ma poitrine, et j'avais franchement l'impression que j'allais finir par devenir fou. J'avais juste envie de m'asseoir dans un coin, dans la jointure de deux murs perpendiculaires, et m'arracher les cheveux. Mais au lieu de ça, j'étais là, debout comme un abrutis, droit comme un I, à faire des aller-retour.
J'en tremblais, et ma main passait maladivement encore et encore dans mes cheveux que pour la première fois de ma vie j'avais laissé devenir un peu gras. D'ailleurs, cette fois c'était moi, qui était habillé de façon désinvolte. Je portais un vieux t'shirt gris, trop grand pour moi, et un pantalon de jogging.
Je crois que j'étais vraiment au bout de ma vie, là.
D'ailleurs, faut dire que j'avais juste rangé toute la maison... 5 fois, en l'attendant. Pour quiconque ne me connaissait pas, je pouvais parfaitement avoir l'air d'un gars sous coke tellement j'étais speed.

D'ailleurs, quand j'entendis enfin la sonnette retentir, je mis quelques secondes avant de me décider à aller ouvrir, tirant presque instantanément mon neveu à l'intérieur, et prenant soin de laisser Moanna entrer elle aussi avant de refermer la porte.
«Clément.. C'est horrible, c'est affreux.. Tu dois m'aider...» Avec ça, s'il ne comprenait pas que j'étais complètement en panique, je ne sais pas ce qu'il lui fallait. Car c'était toujours le cas lorsque je devenais un moulin à parole comme ça. En tout cas, quand c'était pour un autre sujet que la chirurgie.
Je savais même pas comment je devais me sentir. Sale ou heureux ? Le problème c'est que c'était un peu des deux. Mes yeux étaient remplis d'innombrables larmes qui semblaient vouloir se frayer un chemin à l'extérieur, chose que je m'évertuais à leur refuser.
Je finis par m'avancer vers lui, le suppliant silencieusement de me donner une étreinte, d'un regard, l'air misérable.
J'avais si peur qu'il me juge comme je me jugeais moi-même avec ma vision déraisonnable de la situation.
« Je veux mourir, Clément...»  Je voulais surtout me cacher pour être exact. M'enfuir vite et loin, là où ne pourrait jamais me retrouver. D'ailleurs, lorsque ces mots passèrent la barrière de mes lèvres, je ne pus retenir mes larmes une seconde de plus, qui se mirent à déferlent généreusement sur mes joues, une de mes mains allant s'accrocher à son t'shirt, comme un enfant désespéré.

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PETIT PLUS : Je fais parti des survivants du Tsunami qui a touché la Thaïlande en 2004. Nous étions, avec mes parents et mon frère, parti là-bas car nous voulions changer de notre traditionnel Noël en Nouvelle Zélande. Jamais nous n'aurions dû changer nos habitudes. La première vague nous a séparée : mon père et mon frère d'un côté, ma mère et moi de l'autre. S'en est suivi tout un mois de recherche, de désespoir, de galère, d'espoir, de douleur pour finalement nous retrouver fin janvier 2005. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je m'en suis sorti seulement avec quelques égratignures et une fracture
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MessageSujet: Re: L'arrache-coeur._Clément&Paul   Lun 17 Sep - 20:55



Je n’ai jamais reçu ce genre de sms. De personne. Et encore moins de mon oncle. Il peut avoir des réactions bizarres, mais jamais il ne m’a dit avoir envie de mourir. Je sais qu’il a un tout autre rapport à la mort que les autres, alors formuler clairement une envie de suicide –car c’est comme ça que je le prends, moi- ce n’est absolument pas anodin. Bien que j’ai l’impression que ça sort un peu de nulle part, j’ai ce genre de mauvais pressentiment avec lequel je ne pourrais tout simplement pas vivre en bonne conscience. Ainsi donc, je n’hésite pas longtemps et, après lui avoir indiqué par message que je vais rapidement débarquer chez lui, je me prépare, attrape mon skate board et sort dans l’obscurité de ce début de soirée. Moana à mes trousses, je m’élance dans la rue, évite quelques passant, travers les routes et les parcs avant de sauter de mon skate et courir vers la maison dans laquelle habite mon oncle.

Arrivé devant la porte, planche à roulettes coincé sous le bras, je frappe de grands coups contre la vitre et attend, stressant un peu plus à chaque seconde qui passe. Et si Paule avait mit ses menaces à exécution ? Et si je le retrouve quelque part, inerte et sans vie ? Un long frisson parcourt mon échine et ça ne vient pas de la fraîcheur de cette fin d’été «Paul ! » m’exclamais-je en frappant plus fort encore «Paul, ouvre moi ! P… » finalement la porte s’ouvre et je retiens mon coup à temps sinon mon poing atterrirait sur le nez de mon oncle. Je n’ai pas le temps de souffler de soulagement ou le saluer qu’il me tire à l’intérieur, totalement paniqué.

Je l’observe marcher nerveusement, se passant régulièrement sa main dans ses cheveux et faisant des gestes que je ne l’ai vu faire qu’en cas d’extrême panique. Des crises d’angoisses, je l’en ai vu faire plus d’une. Et c’est exactement comme ça qu’elles commençaient toutes. Alors, lorsqu’il s’avance vers moi pour se blottir contre moi, pleurant tandis que ses mains agrippent mon t-shirt, je referme les bras autre de lui et le sert contre mon cœur. En même temps et lentement je plie les jambes et l’entraine avec moi au sol. Assit sur le parquet du couloir, gardant le jeune homme dans mes bras, je ferme les yeux et, réussissant parfaitement à contrôler ma respiration afin qu’elle soit calme et régulière, je lui caresse la nuque. Je sais que ce geste m’a souvent permis de calme Paul. Du moins était-ce à l’époque quand nous nous voyions encore régulièrement.

« Calme toi» dis-je d’une voix emplie de douceur, continuant mes gestes tranquilles « Calme-toi …» répétais-je, toujours sur le même ton. Je commence doucement à le bercer puis relâche légèrement ma pression autour de lui, sans pour autant le lâcher totalement. «Là Paul, ça va aller, ok… ? Je suis là, tu n’es pas seul » je passe lentement ma main dans ses cheveux «respire, doucement. Voilà. Inspire, expire, tranquillement. Revient sur terre et reprend le contrôle sur ton esprit. Ne le laisse pas divaguer plus que de raison » continuais-je, tout en le berçant encore et toujours.

« Voilà, c’est bien» l’encourageais-je alors que je sens comment ses épaules se relâchent doucement «Continue comme ça, concentre toi sur ta respiration et ma voix » je lui caresse doucement le dos, m’attardant d’avantage sur la partie entre ses omoplates, l’autre main ne quittant pas ses cheveux «calme toi » réitérais-je mes paroles, presque comme une incantation, lui laissant le choix quand il se sentira capable de pouvoir me parler.



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MessageSujet: Re: L'arrache-coeur._Clément&Paul   Hier à 0:18



L'arrache-coeur.


Quand enfin il me prit dans ses bras, me serrant fermement contre son coeur, je ne pus retenir mes larmes plus longtemps, éclatant dans une longue série de sanglots bruyants. Je me laissai descendre au sol avec lui, ma respiration se faisant de plus en plus rapide, tandis qu'il essayait de son mieux de me calmer. Mes doigts s'accrochèrent plus fermement encore à son t'shirt, comme si c'était le seul moyen de me garder un lien avec la vie. Je souffrais comme jamais j'avais souffert avant. Mon corps était secoué de spasmes, alors que je pleurais toujours, le visage caché dans son cou. Je humais son odeur et me concentrais sur sa respiration calme et posée, ainsi que sur le son de sa voix, pour tenter de me calmer. D'ailleurs ses caresses dans mon dos et ma nuque aidèrent un peu. Je pleurais toujours, mais plus aussi bruyamment, plus aussi fort. Et je n'avais plus de spasmes.
Mon coeur pourtant me faisait atrocement souffrir. C'est alors qu'un peu calmé, je relevai le visage vers le mur blanc, qui contenait toujours les infimes gouttes de sang d'Hadès, quand il s'était énervé dessus, la veille. Je n'avais pas eut la force de les nettoyer. Je n'avais pas eut le force de faire quoi que ce soit d'autre à vrai dire.

Je laissais échapper un profond soupire entrecoupé par une nouvelle vague de sanglots, avant que ma tête ne retombe sur son épaule, lourdement. Comme si j'avais lâché prise. Comme si plus rien n'avait d'importance désormais. J'avais le coeur brisé. En l'espace de deux semaines de temps, j'avais connu l'amour, et le désespoir. Ma main droite remonta dans la nuque de Clément, pour m'y accrocher toujours aussi désespérement. Peut-être remarquerait-il que j'avais appris à donner de l'affection, désormais, à travers ce simple geste ? A supporter que les gens qui me sont proches me touchent, et même à l'apprécier.

Les minutes défilaient et enfin j'étais calmé. Enfin, je ne pleurais plus. Ses caresses et sa voix m'avaient fait énormément de bien, mais malheureusement n'avait pas soulagé mon coeur qui saignait. Du moins c'est l'impression que j'avais, d'être un écorché vif. Une âme en peine qui errait péniblement entre le peu qui la raccrochait à la vie, et le néant qui l'attirait subitement. C'est alors que d'une voix terne, et le regard vide, fixé une nouvelle fois sur cette tâche de sang, je décidai de tout raconter à Clément. Tout, en essayant d'omettre aucun détails, et ce malgré tout le mal que ça me ferait.
Je raclai ma gorge avant de me lancer dans mon douloureux récit.
« Une nuit, j'étais de garde à l'hôpital. Et on m'a assigné un patient, ivre, avec de multiples contusions et une plaie à l'arcade sourcilière. Je m'en suis occupé mais ça a été difficile.. Il était vraiment très ivre. Et... Blessant.» Ma voix se cassa légèrement sous l'émotion. « Mais il avait quelque chose. Tu sais.. Enfin... Je sais pas. Il était... Beau ? Et... Alcoolique.» Je ne savais comment décrire le phénomène que j'avais vécu, que tout le monde connaissait sous le nom de coup de foudre.
« J'ai dû le laisser parce que j'ai eut une opération en urgence, mais il m'avait demandé mon numéro et je lui avais donné.» Je déglutis péniblement.« Il a mit deux semaines à m'envoyer un message, et c'était hier. Pendant tout ce temps j'ai pas arrêté de penser à lui. Y'avait plus que ça tout le temps dans ma tête.» Une nouvelle vague de larmes monta, mais je la réprimai. «Il est venu, hier... Et tu sais à un moment il a dit que... Enfin, qu'il couchait avec des gens pour pas être seul. Ca m'a fait mal.» Je me mordis la lèvre inférieure, j'avais besoin de quelques secondes pour me ressaisir. « Alors j'me suis enfuis dans ma chambre. Mais.. Il m'a rejoint. Il m'a prit dans ses bras, et il m'a embrassé. Et... C'était bien. Tellement bien.» Personne ne m'avait jamais embrassé avant, et Clément le savait pertinemment. Il savait tout de moi, et c'est d'ailleurs pour ça que je m'étais naturellement tourné vers lui ce soir. Mais ce que j'allais lui raconter ensuite était très difficile pour moi à exprimer. « Et après on.. Enfin tu sais... On a..» Je n'arrivais pas à le dire. Je ne pouvais pas. J'espérais alors qu'il comprendrait tout seul ce que j'essayais de dire sans succès. « Et après ça, je me suis rappelé que c'était un alcoolique. Et qu'il couchait avec des gens pour ne pas être seul. Et... Et on s'est disputés tu sais, je me suis mis vraiment en colère.» Et ça aussi il savait que ça n'arrivait que très rarement, mais que c'était toujours spectaculaire. « Et il a frappé le mur, juste là.» Je levai les yeux vers les gouttes de sang sur le mur, et j'espérais qu'il suivrait mon regard. « Et.. Il est partit, Clément... Il est partit... Et maintenant je veux mourir parce que je.. Je l'aime.» Ces mots là étaient atrocement difficiles à sortir. Et je me remis à pleurer, me jeter presque au cou de mon neveu, pour y cacher mon visage dont une multitude de larmes s'écoulaient à nouveau, comme un enfant triste.

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MessageSujet: Re: L'arrache-coeur._Clément&Paul   Hier à 11:44


Je garde Paul dans mes bras pendants de longues minutes. Ni trop serrée, ni pas assez, mon étreinte est parfaitement bien dosée. Très rapidement les mécanismes, acquis durant toutes ces années où Paul passait ses vacances chez nous et faisait régulièrement de telles crises, me reviennent en mémoire. Rester calme, garder une respiration régulière, serrer mon oncle contre moi comme on tiendrait un oiseau par les ailes: assez fort pour pas le laisser s’envoler mais pas trop fort pour pas lui briser les ailes, lui caresser la nuque et lui parler avec douceur en lui expliquant de se concentrer sur ma propre voix afin qu’il se recentre de lui-même.

Doucement, tranquillement, je sens comment le jeune blond se calme peu à peu dans mes bras. Ses larmes cessent de couler, ses sanglots ne le secouent plus de trop et sa respiration devient plus régulière et moins saccadée. Je le garde encore plusieurs instants dans mes bras puis le laisse se redresser lorsqu’il en a envie. Relevant mon regard sur lui, je l’observe, près à l’écouter attentivement. Il ne m’est pas longtemps avant de commencer son récit, m’expliquant plus en détails sa rencontre avec ce type qu’il a rencontré à l’hôpital. Cet alcoolique qui, d’après mon oncle, est beau et qu’il a dû laisser à cause d’une urgence. Il lui a donné son numéro et deux semaines plus tard il a l’a recontacté, est venu hier soir ici et a avoué à Paul qu’il couchait avec des gens pour pas se sentir seul. Je ferme un instant les yeux, soupirant, ne comprenant que trop bien de quel type il s’agit. Mais Paul n’a pas finit et, continuant son récit, m’explique qu’en comprenant ce que cet homme voulait dire par là, il est allé se réfugier dans sa chambre mais il est venu retrouver, s’est excusé et l’a embrassé. J’arque un sourcil, étonné, mais ne dit rien, alors que Paul m’explique qu’ils ont couché ensemble.

Ça aurait put s’arrêter là, mais non. Paul s’est rappelé que l’homme ne couche avec les autres que pour ne pas se sentir seul et ça l’a mit en colère. Mon Paul s’est réellement énervé. Et son partenaire de la soirée a frappé le mur. Détournant mon regard de mon oncle, je le pose sur le mur, apercevant quelques tachettes de sang sur le blanc immaculé du mur et hoche la tête alors que le corps de Paul est à nouveau secoué de sanglots lorsqu’il m’avoue que l’inconnu est parti et que maintenant il veut mourir.

«Bon tout d’abord, Paul, je t’interdit de prononcer encore une fois ce mot, ok ? » dis-je sur un ton sec « Vouloir mourir à cause d’une peine de cœur c’est tout bonnement idiot» dis-je, clairement. « ça fait mal, vraiment, mais ça ne nous tue pas. Donc tu arrête de dire ça, compris ?» et je suis sérieux, je ne rigole absolument pas. Car même ce sont peut-être des paroles dans le vent, vouloir mourir à cause de ça reste quelque chose de très grave. «Ensuite… je comprends totalement ce que tu viens de vivre » reprenais-je, cette fois-ce, sur un ton beaucoup plus calme et doux « Tu as eu l’impression de te faire embobiné, qu’on s’est joué de toi et que tu ne vaux plus rien du coup» j’hoche les épaules «J’ai vécu sensiblement la même chose l’année dernière avec mon meilleur ami et …bref, tu as juste l’impression d’être trahis et putain ce sentiment de trahison est pire que tout »

Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec Ambroise qui a fait naître à plus d’une reprise ce sentiment de trahison en moi. A commencé par Véga puis, pire que tout, en apprenant sa relation avec Andreï. J’avoue que si rancœur n’a toujours pas disparu et s’est juste atténuée, la blessure causé par cette situation s’est, elle, plus ou moins refermée. Toujours tiraillante et douloureuse par moment, mais j’ai commencé à apprendre à vivre avec ça.

« ça va aller Paul. Vraiment, ça va aller» le rassurais-je en reposant mon regard sur mon oncle «Chaque être humain est passé par là et même si c’est horrible et douloureux, c’est un peu un passage obligatoire. Ça fait parti de la vie comme on dit » je lui offre un doux sourire « ça ne signifie rien d’autre de plus que tu es comme tous les autres» reprenais-je en lui tapotant l’épaule.



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MessageSujet: Re: L'arrache-coeur._Clément&Paul   Hier à 12:24


L'arrache-coeur.


A ce moment là, alors que j'écoute attentivement chacun des mots de Clément, c'est comme si mon corps entier était une épave. C'est presque comme si je pouvais sentir chacune de mes cellules se tordre dans une lente agonie qui ne connaîtrait jamais de fin. Comme si le monde, mon monde s'était arrêté de tourner et qu'il n'y aurait jamais plus aucune étoile dans le ciel. Dans mon ciel.
J'avais perdu tout repère. Et mon intégrité physique et morale, du moins en avais-je l'impression. Je savais bien que mon Neveu essayait d'apaiser un peu ma souffrance, mais au final, ça n'y changeait pas grand chose. Parce qu'il ne savait pas à quel point j'aimais Hadès, à quel point mon corps le réclamait en permanence, jusqu'à m'en donner envie de vomir. A quel point ses mots me tournaient en boucle dans la tête et que je n'arrivais pas à les oublier. Ca, et le goût de sa bouche. Que j'aurais tué pour embrasser à nouveau. Là, tout de suite, j'étais prêt à être sa serpillière. Qu'il m'essore à sa guise, jusqu'à la mort si ça lui chantait.
« Raconte-moi, avec Ambroise.» Je voulais savoir. J'avais été écarté de sa vie trop longtemps. Et je voulais comprendre pourquoi le fait que je souffre autant devait être considéré comme une chose normale. Jusque là, j'ignorais qu'Ambroise et lui entretenaient une relation de ce genre. Je savais juste qu'ils étaient meilleurs amis, et encore je l'avais appris suite à sa soirée d'anniversaire où j'avais fais sa connaissance, et où j'avais recroisé Sybille, avec qui je m'étais retrouvé coincé dans un des ascenseurs de l'hôpital. Une fine histoire, ça aussi.

Clément ne voulait plus m'entendre dire que je voulais mourir, alors je ne le dirais plus. Mais pourtant, bordel, c'était ce que je ressentais au fond de mes tripes. Il fallait que je poursuive mon récit, qu'il sache tout.
«Clément... Il a dit qu'il m'aimait. Il a dit que je n'étais pas comme les autres.» Je regardais Moana qui s'approchait pour la première fois, comme si elle avait voulu nous laisser de l'intimité pendant que je pleurais. Je glissai l'une de mes mains derrière son oreille droite et commença à la gratouiller comme elle aimait que je le fasse. Assis, elle s'allongea sur le sol, devant moi, déposant sa tête sur ma jambe qui reposait, pliée. Elle me donnait du baume au coeur, comme tous les animaux à chaque fois. Dans le fond, je crois que si je les aimais autant, c'est parce que je leur ressemblais.
« S'il est partit c'est parce que... Je l'ai traité d'ivrogne. Et que je lui ai dis qu'il n'était qu'un égoïste qui refusait de se faire soigner.» Il fallait bien que j'assume mes tords, non? Je pouvais encaisser si mon neveu me disait que j'avais fais le con. Je savais pertinemment que j'avais ma part de responsabilité dans tout ce qui s'était passé. « Je crois que je lui ai fais du mal, tu sais. Je crois que... Qu'il est partit parce qu'il s'est sentit abandonné.» Abandonné par moi, qui lui avait craché des reproches et ma haine au visage après le moment si intense que nous avions passé. Mais c'était pas facile pour moi, j'étais mort de trouille. Et il avait fallu que je m'entiche du mec le plus compliqué de l'univers. « J'ai peur, Clément. J'ai peur de tout. J'ai peur de ressentir... ça Et j'ai peur d'aimer un mort en sursit qui refuse de faire ce qu'il faut pour ne pas crever un beau jour, quand je l'aimerais comme jamais j'ai aimé dans ma putain de vie. J'y survivrais pas. Je savais pertinemment que je ne survivrais pas à un autre décés. Pas encore à cause de ça, pas maintenant. Je n'avais jamais montré ma tristesse pour le décés de Jim. A personne, pas même à Clément. Et pourtant c'était là, depuis tant d'années. Ca me rongeait de l'intérieur. J'avais vu tant de souffrance dans les yeux de ma soeur, dans ceux de Clément, dans ceux d'Allan. Ca m'avait détruit. Ca NOUS avait tous détruit.

Une nouvelle fois, je laissais retomber ma tête contre l'épaule de mon Neveu, inspirant son odeur pour garder mon calme. Mais j'étais redevenu déjà le mec vide, celui qui ne montre rien. Celui qui souffre en silence. Celui qu'on ne voit pas.

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MessageSujet: Re: L'arrache-coeur._Clément&Paul   Hier à 15:04


Je grimace lorsque Paul me demande de tout lui raconter concernant mon histoire avec Ambroise. J’avoue que je n’ai pas envie de parler de tout ça. D’autant qu’il commence tout juste à connaître mon meilleur ami et que je n’aimerais pas influencer l’avis qu’il a de lui. Toutefois ne suis-je pas obligé de le faire ? Ne serait-ce que pour lui expliquer clairement à quel point je sais ce par quoi il est entrain de passer là ? «C’est … compliqué » soufflais-je doucement, hésitant « Je … l’année dernière, il s’est déguisé en fille suite à un paris qu’il a perdu, il a réussi à me draguer et je suis totalement tombé dans le panneau. Et on s’est embrassé. Et quand il s’est révélé au grand jour il s’est tout simple bien foutu de ma gueule. Je me suis énervé mais j’ai cassé son nez et non le mur» avouais-je à mi-voix en baissant le regard. «Et puis après il y a eu de l’alcool en jeu lors d’une fête où on s’est de nouveau embrassé, puis nouvel an où on …on a carrément couché ensemble. On a remis le couvert plusieurs fois au courant de cette année jusqu’à ce que je découvre sa relation ponctuelle avec un collègue de la Northlight et …bref. Depuis c’est vraiment compliqué entre nous parce que je ne sais pas trop quoi penser de tout ça » concluais-je le tout dans un soupire.

Je décide toutefois de reporter mon attention sur l’histoire de Paul, le sommant de ne plus dire quoique ce soit qui ait un rapport avec le fait de vouloir mourir et il continue de parler, ajoutant plusieurs détails à son récit. Des détails qui risquent fort de changer pas mal de chose. Comme celui où son prétendant lui ait dit qu’il n’était pas comme les autres garçons, qu’il l’aimait. J’arque un sourcil puis hoche la tête « je vois ….» dis-je doucement, réfléchissant à ce que je pourrais dire. Mais Paul reprend la parole, disant que s’il est partit c’est parce que lui-même l’a traité d’ivrogne et qu’il l’a mal prit «En même temps, c’est ce qu’il est hein» marmonnais-je, plus pour moi qu’autre chose avant d’écouter la suite apprenant que l’homme ait dû se sentir blessé par les paroles de mon oncle et par la même occasion, abandonné «je comprends bien  » répondais-je en haussant les épaules «Mais tu as eu raison de le lui dire. Ça ne va peut-être pas changer grand-chose mais au moins tu l’as mis au pied du mur et il sait maintenant ce qu’il doit changer s’il veut te plaire réellement »

Lorsque, finalement, Paul m’indique qu’il a peur de ressentir tout ce qu’il ressent, c’est un sourire presque attendrit qui s’affiche sur mes lèvres. « Ne prend pas le sentiment de peur comme un ennemi, mais embrasse ce sentiment, acceuil le en toi et apprécie sa compagnie» dis-je avec douceur « Chaque être humain connaît la peur et la peur est bel et bien la preuve que tu tiens à la vie» je me penche vers lui, prend son visage en coupe entre mes mains et pose mon front contre lui, plongeant mon regard dans le sien «Ok Paul ? N’ait pas peur d’avoir peur mais accepte la. C’est ce qui te fait te sentir vivant en même » je lui adresse un sourire puis me redresse et dépose un baiser sur son front «ça va aller ?»



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MessageSujet: Re: L'arrache-coeur._Clément&Paul   Hier à 15:39



L'arrache-coeur.


Je l'écoutais attentivement me raconter son histoire avec Ambroise. Et je sentis un léger pincement au coeur. J'imaginais très bien ce qu'il ressentait, sauf pour la partie où son ami s'était moqué de lui après qu'il soit tombé sous son charme. Ca devait être bien pire que tout ce que je pouvais imaginer. Je le laissais finir son histoire, concentré au max, pour ne pas en perdre en mot. J'avais l'esprit qui divaguait facilement, et il m'était difficile de suivre une conversation aussi complexe que celle que l'on avait en ce moment.
Aussi, ma première réaction, inconsciente, fût d'aller poser ma main sur son épaule, sans fioriture, sans mouvement superflu, juste pour lui montrer mon soutien silencieux.
« Est-ce que.. Tu l'aimes ?» Je levai mes yeux vers lui, essayant de sonder son regard, pour y lire la moindre émotion. Mais je n'y vis rien d'autre que de la tristesse, ce qui ne m'apporta pas plus de réponse à la question que je venais de lui poser. Je comprenais un peu mieux pourquoi il était comme ça, maintenant. Pourquoi il avait changé. J'aimais bien Ambroise. J'avais passé une excellente soirée en sa compagnie à refaire le monde en nous basant sur des faits scientifiques exclusivement. Il était l'une des premières personne à ne pas me regarder avec des grands yeux circonspects lorsque j'utilisais mes mots savants. Mais je n'aimais pas beaucoup le mal qu'il faisait à Clément. Dans le fond, tout comme j'avais conscience que la situation était compliquée autant pour Hadès que pour moi, je me doutais qu'il en était de même pour Ambroise et Clément. Cette courte mais intense expérience m'avait ouvert les yeux sur un tas de trucs insoupçonnés jusqu'alors, et m'avait fait avancer dans ma quête de normalité. Par exemple, les gestes d'attention de Clément ne me braquaient plus. J'avais même plutôt tendance à les accepter avec un plaisir, comme toujours dissimulé. J'avais presque appris combien une caresse peut-être agréable, parce que celles d'Hadès l'avaient été. Et aujourd'hui, celles de Clément l'étaient elles aussi.
Je me remis à penser au problème de Clément. Je ne savais même pas quoi dire, et je n'étais sans doute pas le meilleur conseiller qu'il soit pour les histoires de ce genre. Mon coeur se serra une nouvelle fois, d'impuissance. Là tout de suite je me sentais juste inutile. Mais si tu l'aimes, Clément, comment peux-tu rester dans une pièce avec lui, à rire comme si ton coeur n'était pas en lambeaux à chaque fois que ton regard se posait sur son visage? C'est ces mots là, que j'aurais voulu lui dire, mais à la place c'est un regard profondément désolé que je plongeais dans le sien. J'étais bien incapable de dire ça.
Je l'écoutais par la suite me parler d'Hadès, et me dire que j'avais bien fais au final de le mettre au pied du mur. Je ne répondis rien, car déjà je m'étais renfermé et plus aucun mot ne sortirais de ma bouche sur le sujet pour l'instant. Alors je le laissai coller son front au mien, accueillant une nouvelle fois ce contact avec plaisir, laissant mon regard se perdre dans le sien, le bout de nos nez se touchant presque. Lorsqu'il me dit d'embrasser la peur je fis mon fameux haussement de sourcil dubitatif. La seule expression faciale que j'avais depuis toujours. Une expression aussi figurée ne prenait pas beaucoup de sens pour moi. Je compris néanmoins ce qu'il voulait dire par la suite. Il voulait dire qu'avoir peur c'était normal. Et que je devais accepter d'avoir peur.
Je laissai mes paupières se fermer lorsqu'il déposa un baiser sur mon front et me recula ensuite légèrement. Il y avait 3 petits mots que j'avais appris à dire maintenant, et il ne les avait jamais entendu sortir de ma bouche. Alors la boule au ventre, et le regard ailleurs, parce que c'était plus facile, je les prononçai avec difficulté, la voix tremblante tant ça m'arrachait un effort presque surhumain.
« Clément... Je.. Je t'aime, tu sais?»
Je l'avais toujours aimé. Pas de la façon dont j'aimais Hadès évidemment, mais de la façon dont on aime un frère, un membre de sa famille. Et hier, j'avais subitement pris dans la gueule à quel point c'était important de le dire. Et combien j'avais perdu de temps à le taire. Je n'osais plus relever le regard vers lui, tellement j'étais mal à l'aise. J'avais appris à le dire certes, mais c'était dur. Je crois qu'on ne m'y reprendrais pas si souvent. Mes doigts jouaient nerveusement entre eux, comme à chaque fois que je devenais l'enfant maladroit qui composait une partie de ce que j'étais.
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L'arrache-coeur._Clément&Paul

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