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 take me home (max)

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AuteurMessage
Tad Cooper
le Q.I. négatif
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ÂGE : trente ans,le coup de vieux même si sa mama le fait se sentir jeune en lui pinçant les joues dès qu'il rapplique. (18/01)
SURNOM : tad est déjà un surnom, le diminutif de taddeus. bien sûr, il ne répond pas à ce prénom.
STATUT : pleinement célibataire.
MÉTIER : assistant légiste au sein du ministère de la justice, un changement de crèmerie récent qui lui permet d'enquêter sur des homicides. il joue aussi de la guitare dans le groupe street cats.

POSTS : 1235 POINTS : 600

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Très grand fan de Céline Dion.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :







Tadriane#5 + Street Cat#2 +Jill#1 + Max + Hassan#2 + Yasmine#1 (6/6)
RPs TERMINÉS :
PSEUDO : AUSSEANE
AVATAR : richard madden
CRÉDITS : (ava) riddle (UB) loonywaltz (sign) alaska
DC : corapuce, lenoulove & clarabelle
INSCRIT LE : 06/01/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t13214-glorious-tad http://www.30yearsstillyoung.com/t19116-cora-lene-tad-clara-fiche-commune http://www.30yearsstillyoung.com/t14151-tad-cooper#534992

MessageSujet: take me home (max)   Jeu 4 Oct - 23:45


take me home
Tad & Max


Ses doigts effleurent délicatement son échine au moment où elle commence à se redresser pour quitter le lit. C’est un moment saisi au vol, celui de sentir la douceur de sa peau sous ses doigts avant que ceux-ci n’attrapent son bras pour l’amener à rester encore un peu avec lui, dans le lit. Ses yeux ne perdent sa nudité de vue que lorsque celle-ci est cachée à nouveau par les draps sous lesquels arrivent à se créer de nouveaux jeux, de nouvelles sensations qui le poussent à étirer le moment encore un peu parce qu’il n’a pas envie de la laisser filer ce soir. Seulement, la raison d’Ariane vient en renfort et parce qu’elle a du travail et que dans ces moments-là, elle connait ses priorités, elle parvient à s’échapper des bras de Tad pour mettre ses plans de soirée en route sous l’œil observateur d’un Tad qui tente de profiter de ses dernières secondes de présence pour graver son anatomie dans son esprit. Bien qu’il rechigne à chaque fois à la laisser partir, il devait admettre que les choses marchaient mieux depuis qu’ils avaient convenu de cet arrangement. De se voir une fois de temps en temps sans que ça ne soit compliqué et de juste saisir l’instant présent avant que chacun ne reviennent à sa vie, à ses histoires et tracas semblait être une solution à leur manque de communication. Peut-être parce que dans cet essai-là, la communication a été amené à ce qu’ils ne partage que le strict minimum. Il ne saurait dire ce qui fait quoi et une fois la belle à nouveau recouverte des vêtements avec lesquels elle avait franchi la porte, elle se prépare à partir suivi de l’italien qui, gentleman malgré tout l’accompagne jusqu’à la porte en suppliquant un peu pour qu’elle leur laisse encore une heure de dévergondage. C‘est un refus qu’il essuie et après un baiser volé, il claque la porte n’ayant plus qu’à trouver comment lui pourrait occuper le reste de sa soirée. A son tour, il regagne ses vêtements et quelques minutes après le départ précipité de la tornade rousse, on sonne à nouveau à la porte. N’attendant personne, il hésite presque à déjà se désaper avant d’ouvrir mais avoir essuyé un refus, il se dit que faire l’homme difficile est une vengeance en soi. « Je vois que tu n’as pas su résister à l’appel d’un énième round ! » Qu’il annonce en ouvrant la porte, tout fier de lui et cela avant de même de voir qui est son interlocuteur. Spoiler Alert : Ce n’est pas Ariane. Et au moment où Tad acquiert cette réalisation, il se stoppe net pour observer le revenant qui est venu frapper à sa porte. Max avait disparu pendant près d’un an et s’il arrivait à Tad de se demander où il en était, s’il allait bien, il avait commencé à se faire à l’idée qu’il n’aurait jamais plus que ces suppositions mais Max venait de lui donner tort en se présentant en personne à sa porte. « Je t’en prie entre ! » Qu’il ajoute, aussitôt sorti de sa léthargie, dressant un passage pour qu’il puisse entrer dans l’appartement. « Bon, tu fais pas gaffe, c’est comme d’hab. C’est crade. » Oui, et il se risquerait presque à dire que c’est dans l’état où il l’a laissé l’année dernière. Tad n’étant pas un garçon très ordonné. « Si je m’attendais … Bière ? » Ne se laissant pas abattre, leur mot de ralliement ressort très vite d’entre ses lèvres jusqu’à ce que la question qui pendouille sur toutes les lèvres sorte. « Tu rentres ? »




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MessageSujet: Re: take me home (max)   Dim 14 Oct - 23:50



Take me home

Tad & Max


Le retour avait été difficile à imaginer. Longtemps, Max avait penser à ne jamais rentrer, à rester chez son frère de l’autre côté du pays. Il était bien la-bas: il profitait de ses neveux, de la plage à 10mn à pieds, de bons petits plats que la femme de son frère faisaient à merveille, des sessions de surf qu’il avait prit l’habitude de faire tous les matins, de la paix intérieure qu’il avait trouvé depuis son départ de Brisbane, cette douce sensation que l’on ressent lorsqu’on est heureux, cette chaleur intérieure qui part du haut du crâne pour terminer aux bout des orteils. Il aimait se sentir vivant et ce changement de vie radical lui avait permit de se retrouver, de se ressourcer et de voir plus clair dans son futur. Il ne voulait pas gâcher sa vie avec des futilités, faire ce qu’il souhaite, ce qu’il veut, profiter de la vie, l’enrober d’une douce et chaude étreinte, la garder près de soi et ne jamais la relâcher. Garder la vie, ce bonheur vivifiant qu’il avait trouver quelques mois auparavant. La décision qu’il avait prise de tout quitter, du jour au lendemain, avait été vu pour beaucoup comme une fuite: celle de fuir ses responsabilité. Pour d’autres, elle avait été vu comme un moment de faiblesse, ne pas affronter la maladie et tout ce qui est découlait. Et pour d’autres encore, cette décision avait été vu comme une envie de tout lâcher pour profiter des instants de bonheur que la vie pouvait offrir. Envoyer tout en l’air pour se concentrer sur le pur bonheur, c’était ça, sa décision. Il était resté des mois en Inde, à vivre de petits boulots et de ses économies. Il avait rencontré tellement de personnes différentes qui lui avait tellement apportées qu’il était rentré changé. Il était devenu un autre homme. Enfin, il restait toujours le même: joyeux, généreux, sociable. Mais avec une différence: il avait prit la décision d’arrêter la drogue. Et c’est évidemment en arrivant chez son frère qu’il avait fait part de son envie d’arrêter cette connerie. Toute la famille White s’était soudée autour de la volonté de Max de s’en sortir. Il avait fait une rehab, comme disait Amy Winehouse. Et il avait tenu sa promesse faite à sa famille: ne pas fuir, pour une fois.

Il faisait chaud et le début de soirée était calme. Un amas de question se bousculaient dans la tête du brun. Une vraie énigme s’était dessinée devant ses yeux sans qu’il puisse y déceler la réponse. Ce joyeux bordel incessant était devenu insupportable depuis une vingtaine de minutes déjà. Quel choix faire? Vers quel endroit se diriger? Que dire? Les questions se bousculait, s’entremêlaient sans qu’une réponse n’apparaisse aux yeux du bientôt trentenaire. Et ces questions incessantes, cette cacophonie insupportable l’avait suivit durant tout le trajet d’avion qui le ramenait sur la terre promise: Brisbane. Il était là, en bas de cet immeuble depuis vingt minutes maintenant, essayant de trouver le bon moment pour pousser la porte du hall de l’immeuble. Quel choix faire? Dire la vérité? S’avouer vaincu et déclarer qu’il avait été faible de fuir comme ça, sans prévenir personne? Ou dire ce qu’il avait sur le coeur, qu’il en avait eu marre qu’on le materne, qu’on l’empêche de vivre sa vie avec tous ces discours moralisateurs et ces contraintes. Et pourtant, rien de mal n’avait été fait, ces choix n’avaient engagés que lui, uniquement lui. Il savait que les choses allaient maintenant avoir une tournure totalement différentes. Et si les gens avaient changés pendant son absence? Et s’ils avaient décidés de le rayer de leur vie? Après tout, c’est lui qui était parti du jour au lendemain, sans prévenir. Et si rien n’était comme avant? S’il avait raté un moment important de ceux qu’il aime? Il avait vu Ariane sortir de l’immeuble ce qui l’avait conforté dans l’idée que rien n’avait tant changé depuis son départ. Ecrasant sa cigarette sur le sol, il prit une grande inspiration avant de se décider à entrer.

Max avait toujours eu un quota chance des plus bas. Il se souvenait, quand il était dans les deux premières années de sa vie, tenant difficilement sur ses jambes, il tombait tout le temps. Adolescent, le morceau de nourriture qu’il venait de déposer délicatement sur sa fourchette trouvait toujours le moyen de se nicher sur ses genoux après une chute mémorable. Vous savez, ce moment où la fourchette arrive enfin à la bouche mais que vous découvrez que le contenu de ce dernier est vide et vous êtes là, à chercher désespérément le morceau de salade, poulet, tomate, que sais-je, dans votre assiette. Vous vous dites que ce n’est pas possible, qu’il n’a pas pu disparaitre entre l’assiette et votre bouche. Alors vous scrutez encore de plus près votre assiette avant de vous rendre compte que vous avez une sensation de mouillé sur la cuisse et vous découvrez la sauce qui accompagnait votre morceau de poulet et l’objet disparu, posé délicatement sur le haut de votre cuisse. Et bien cela lui arrivait souvent, et encore maintenant. Au minimum une fois toutes les deux semaines, son toast beurré trouvait son emplacement idéal qu’était le parquet et c’est toujours dans ces moment-là, lorsqu’on est pressé et pas en avance, que ces choses arrivaient. Certains disent que c’est scientifique, Mac Lesggy l’a prouvé dans son émission une fois, mais ce genre de choses n’arrivent pas à tout le monde, pas autant de fois par an je veux dire, ça, ça s’appelle la malchance, la guigne, le malheur, la mésaventure, l’infortune, la mauvaise fortune, le mauvais sort, la malédiction, la fatalité, la poisse quoi. Et bien c’est à ce moment précis, que la malédiction Max White fit son apparition: il s’était trompé d’appartement et une femme de soixante ans plus ou moins venait de lui ouvrir en nuisette. « Excusez moi, je me suis trompé d’appartement » fit il en présentant ses plates excuses. Il commençait à tourner les talons en saluant la femme et en espérant rayé cette anecdote et la vision de la femme en nuisette qui était loin d’être des plus attrayantes lorsque celle-ci déclara « Je ne m’attendais pas à un jeune homme aussi charmant, il est vraiment bien ce site de rencontre » d’une voix qui se voulait séductrice. Max était déjà entrain de s’enfuir en montant les escaliers, sait-on jamais, si elle décidait de l’attraper par le col et l’embarquer dans son appartement. « Je suis désolé, vous faites erreur, je ne viens pas pour ce que vous pensez que je suis venu. Passez une bonne soirée » fit-il conscient que sa phrase était complexe à comprendre tout en montant les escaliers trois par trois. Bon dieu! La guigne, la poisse, la malchance, toujours. C’est en arrivant au dernier étage qu’il se rendit compte ce pourquoi il était là. Il était inscrit Tad Cooper sur le sonnette et rien que de lire cette inscription le rendit heureux pour un tout petit instant. Et s’il lui en voulait? Et si Max allait se prendre un coup de poing au visage de la part de son meilleur ami? Il l’aurait mérité, remarque. Et c’est, tout en se posant ces questions, que sa main se souleva seule pour toquer sur la porte. Depuis quand prenait-elle des décisions seule celle-là? Sans attendre l’autorisation du cerveau? C’est un Tad inchangé qui ouvrit la porte. Et puis, l’espace d’un instant, aucun des deux ne savaient quoi dire, quoi faire, léthargie totale. C’était bien la première fois en vingt-six ans d’amitié que cela leur arrivait. Tad l’invita a entré, déclara que c’était en bordel, comme d’habitude, lui proposant même une bière. Soulagement, tout se passait bien, pas de coup de poing, pas d’insultes, peut-être les réservaient-elles pour après? « J’ai l’impression que rien n’a bougé depuis que je suis parti. » fit-il pour détendre l’atmosphère « Même les bananes mures datent de mon départ » déclara-t-il en montrant du menton les bananes marron de la corbeille de fruit, toujours dans l’optique de détendre l’atmosphère. Il posa son gros à dos de voyage sur le sol avant d’ouvrir la bouteille de bière à l’aide de son briquet. « Ca sent le sexe ici, je me trompe? » demanda-t-il à son meilleur ami. Evidemment qu’il ne s’entait pas l’odeur, il avait juste vu Ariane sortir de l’immeuble une vingtaine de minutes plus tôt, et il voulait mettre Tad malaise un petit peu, comme avant, retrouvant son habitude de taquiner les gens.


Dernière édition par Max White le Dim 11 Nov - 14:27, édité 2 fois
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Tad Cooper
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MessageSujet: Re: take me home (max)   Dim 28 Oct - 22:04


take me home
Tad & Max


Il doit avoir l’air d’un sacré idiot à observer Max de haut en bas comme si ce dernier venait tout juste de revenir d’entre les morts - ce qui est un peu le cas- et aussi parce que ce n’est pas Ariane qui revient après avoir reconsidéré son plaidoyer. Il n’arrive pas à y croire parce que Tad s’était quelque part fait une raison que son attitude très moralisatrice avait fini par emmener son meilleur ami très loin et même si ce dernier n’avait pas prononcé un seul mot depuis qu’il avait ouvert la porte, qu’il n’a pas annoncé de retour et qu’il est possible qu’il ne soit là qu’en visite, Tad est heureux parce que ça veut dire qu’ils ne sont pas en si mauvais terme pour être là et qu’à première vue, parce qu’il a l’air en forme, il se soigne. C’est à peu près tout ce que le Cooper avait besoin de savoir, le reste, ce n’est que du superflu. Il reprend néanmoins ses esprits assez rapidement pour l’inviter à entrer. Il ne sait ce que Max fait là mais le découvrir se fera plus facilement autour d’une bière. La recette est facile. Alors qu’il referme la porte, Tad observe que son ami n’est pas revenu les mains vides et qu’il a un sac avec lui. Il ne sait pas si c’est son envie de dissuader le malentendu entre eux mais il comprend que Max revient, ceci n’est pas un simple passage à Brisbane. « J’ai l’impression que rien n’a bougé depuis que je suis parti. » C’est sûrement la vérité. Tad ne fait toujours que le strict nécessaire en matière de rangement et de ménage et il ne se souvient pas la dernière fois où il a tenté quelque chose. Dire que ça fait plus d’un an serait une exagération en soi mais la date doit effectivement être plus proche du départ de Max que du jour d’aujourd’hui. Il se contente de lui dire de ne pas faire attention même s’il se doute que Max n’est pas devenu un maniaque du ménage entre temps. « Même les bananes datent de mon départ » C’est là qu’il jette un regard à cette tentative avortée de manger plus de fruits et légumes par jour, Max se moque gentiment mais Tad réalise que peut-être qu’il devrait faire quelque chose. Bien sûr, cette idée s’estompe très vite et Tad finit par poser la question fatidique en le voyant poser son gros sac, à savoir si cette visite est un retour ou non. Mais ce dernier ne semble pas prêt à lui répondre, étant donné la stratégie d’évitement. « Ca sent le sexe ici, je me trompe? » Peut-être que Tad devrait se poser la question de savoir comment Max peut avoir un odorat aussi fin mais au lieu de ça, il se contente d’afficher une expression pleine de fierté sur son visage laissant comprendre qu’effectivement, Max n’aurait pas pu débarquer une heure plus tôt. Mais vu les paroles qu’il avait laissé échapper en ouvrant la porte, Max n’a sans doute pas de difficulté à trouver un nouveau sujet de conversation pour faire diversion et ne pas répondre à Tad. Manque de bol, ce dernier est plus intéressé par la réponse à sa question que de de se vanter de ses derniers exploits en gymnastique lubrique. De plus, il faudrait qu’il mentionne Ariane et comme aux dernières nouvelles pour Max, ils ne sont plus un couple, Tad ne tient pas à aborder le sujet. « Oui, j’essaie d’occuper ma vie de célibataire comme je peux. » Il hausse les épaules sans s’étendre sur le sujet, il récupère deux bières qu’il pose devant eux, prêt à entamer la conversation. « C’est moi ou tu cherches à éviter ma question ? » A savoir sur le sens de cette visite.




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MessageSujet: Re: take me home (max)   Dim 2 Déc - 23:59



Take me home

Tad & Max


Le retour avait été compliqué, pas compliqué dans le sens prendre un taxi qui mène jusqu’à l’aéroport, déposer les bagages, patienter, attendre, voir son vol reporté, puis annulé, non, compliqué dans le sens: faire face à ce qu’il avait fuit. Il s’était rendu compte qu’il avait été faible en voulant profiter de la vie sans se soucier d’une quelconque maladie, d’un quelconque traitement à prendre, d’un quelconque rendez-vous médical à ne pas oublier. Il avait quitté l’Australie et tous ceux qu’il aimait et toutes ses habitudes pour se retrouver dans un monde complètement inconnu. Et il avait énormément apprit sur lui-même en si peu de temps. Il avait apprit à se retrouver, se recentrer sur lui, et par dessus tout, il avait apprit à apprécier être seul. Lui qui n’aimait pas, détestait même la solitude, il avait apprit a apprécier l’absence de bruit. Ca avait longtemps été sa hantise: se retrouver seul, sans personne autour de lui, sans aucun bruit. Et bien là, il avait aimé faire des kilomètres sur une moto achetée en Thaïlande, rencontrer des gens qu’il ne reverrait pas le lendemain, découvrir, apprendre, apprendre sur les autres, mais aussi sur lui. Ce voyage, ça avait été celui de sa vie. Celui qui l’avait fait grandir quelque peu. Il avait apprit que la séropositivité n’était pas une fin en soi. Il fallait juste vivre avec, apprendre à vivre avec. Et tout était une question d’organisation. Prendre le temps pour soi. Et puis était venu le temps de penser aux autres, à sa famille dans un premier temps. Ses parents, ses frères, à qui il avait laissé un simple texto disant qu’il s’en allait, qu’il avait besoin de se retrouver seul, que la pression était trop grande, la pression de décevoir ceux qu’il aime en en faisant qu’à sa tête et profiter de la vie au lieu de passer son temps entre les différents rendez-vous médicaux. Il avait eu la plus difficile décision de sa vie à prendre: partir, la deuxième plus difficile décision avait été celle de revenir. Ca avait été compliqué. La définition du mot en lui-même était dure: «  qui possède de nombreux éléments difficiles à analyser » L’homme se complique inutilement l’existence, en recherchant sans trêve des solutions lointaines et compliquées; c’est seule la solution immédiate qui compte et aucune autre. Et il était là, à essayer de détendre l’atmosphère en parlant des bananes qui pourrissaient dans la corbeille de fruits de Tad. Son regard se perdit dans l’appartement: rien n’avait changé, tout était au même endroit, le bordel de papiers griffonnés de textes et paroles de chansons trônaient sur la table basse, l’auréole de café que le mug avait laissé sûrement le matin juste à côté, du courrier pas ouvert à côté des bananes marrons, quelques livres qui avaient été oubliés d’être rangés, tout était comme il avait laissé il y a quelques mois. Il passa sa main dans ses cheveux déjà ébouriffés et soupira. Il soupira longuement en s’asseyant sur le canapé en regardant ses doigts aux ongles rongés. « Je suis parti en Thaïlande, enfin parti, j’ai fui quoi. » fit-il en rigolant un peu, pour détendre l’atmosphère, pour se détendre lui-même, ou plus pour se donner du courage. Tad, c’était son meilleur ami depuis vingt-six ans. Ils s’étaient rencontrés à la maternelle, autour d’un ballon et ils ne s’étaient plus quittés depuis. Pas une semaine ne s’était passée sans que l’un prenne des nouvelles de l’autre, sans que l’un débarque avec un pack de bières à l’improviste un soir, chez l’autre, sans que l’un ne conseille pas l’autre sur des choix anodins comme la couleur du canapé que l’autre veut acheter, sans que l’un ne soit là lorsque l’autre vient de se faire larguer. On dit souvent que le meilleur ami c’est celui qui saura voir ce que les autres ne savent pas faire. C’est celui qui vous fera ouvrir les yeux et apprécier vos défauts. C’est celui qui, qu’importe l’heure, du jour ou de la nuit, sera là quand vous en aurez besoin. C’est celui qui pansera vos plaies. C’est celui qui sera présent même lorsque vous l’aurez blessé. C’est celui qui sera faire abstraction de vos paroles acerbes et blessantes pour accepter vos excuses. C’est celui qui vous laissera rentrer chez vous la nuit sans avoir besoin de paroles, d’explications. C’est celui qui en un regard, aura compris vos plus profondes pensées, vos plus profondes souffrances. C’est celui chez lequel vous irez quand rien ne va dans votre vie. C’est celui avec lequel vous aimerez regarder les matchs de boxe en buvant des bières. C’est celui avec qui vous jouerez à « tu préfères » lorsqu’il pleut dehors et que vous ne savez pas quoi faire d’autres à par des jeux d’enfants. C’est celui avec qui vous aurez fait des projets futur, rêvant de vie avançant dans une même direction. C’est celui avec qui vous vous voyez vieillir, plus qu’un amant, plus qu’un ami, un âme sœur. Et pourtant, vous vous ressemblez en rien. Vous vous demandez d’ailleurs souvent comme cette personne fait pour vous supporter. Vous l’admirez. Le meilleur ami, c’est celui qui est censé rester là, à vos côté, ad vitam eternam. Et Max avait tout gâché en partant, bagages sous le bras. « Je suis désolé » fit-il enfin en se grattant le nez. Il avait réussit à sortir ces mots. Ca avait été dur, il ne s’excusait jamais et il savait qu’il se devait de le faire maintenant au risque de perdre une amitié, la meilleure amitié qu’il avait eu jusque là. « J’avais besoin de partir, de me retrouver, de ne pas sentir de pression, tu sais, celle de décevoir? Parce que je suis un gamin au fond, j’ai jamais aimé faire face aux obligations » et par obligations il entendait celle de faire faire à sa séropositivité. Parce qu’au fond, même s’il continuait de profiter à fond de la vie, au fond, il a peur de la mort. C’était écrit, qu’elle allait arriver plus tôt que prévu, plus tôt que celle des autres. Il porta à ses lèvres la bière que Tad venait de lui ouvrir. Il n’osait pas trop le regarder.
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Tad Cooper
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MessageSujet: Re: take me home (max)   Ven 14 Déc - 23:37


take me home
Tad & Max


Passé la surprise de sa visite, Tad le laisse entrer dans l’appartement en prenant soin de refermer la porte derrière lui. Il s’avance vers le salon mais reste toutefois assez distant de Max pour l’observer faire, il écoute sans répondre le moindre de ses commentaires sur la tenue de son chez-soi et se contente d’hausser les épaules. Le constat peut être très vite fait : il n’avait pas changé. Bon, bien sûr que les fruits dans la corbeille ne sont pas les mêmes que l’an passé, que le courrier en vrac est un peu plus récent que ce qu’il pense et que ses partitions ne sont que de nouvelles idées et que les anciennes ont déjà enrichi sa bibliothèque de démo. Mais, Tad n’a simplement pas changé sa raison d’être, fin de l’histoire. « Je suis parti en Thaïlande, enfin parti, j’ai fui quoi. » Max entre dans les explications sans que Tad n’ait rien demandé. Peut-être est-ce son silence qui en impose, ou juste que Max est venu avec un discours préfabriqué qu’il tente d’énoncer avant de l’oublier. L’italien, quant à lui, se contente juste d’observer son meilleur ami et de jauger son état d’esprit et surtout, son état de santé. A première vue, le garçon semble en pleine forme. En meilleure forme que lorsqu’il est parti. Il semble s’alimenter, se soigner et hormis sa tronche quelque peu inquiète d’être potentiellement foutu à la porte, Tad lui trouve la forme et tente juste de déceler si ce n’est pas trompeur ou si tout va réellement bien. « Je suis désolé » rajoute Max, alors que Tad commence un p’tit peu à se sentir comme sa mère à l’observer sans rien dire, à juste être là sans rien faire. C’est très angoissant sauf que d’habitude, c’est lui qui est sur le canapé. Malgré tout, Tad pointe que Max, éparpillé dans ses excuses n’a toujours pas répondu à la simple question qu’il avait posé en le laissant entrer dans l’appartement. « J’avais besoin de partir, de me retrouver, de ne pas sentir de pression, tu sais, celle de décevoir? Parce que je suis un gamin au fond, j’ai jamais aimé faire face aux obligations » Visiblement, la réponse attendra encore un peu. Tad, qui a tout de même finit par quitter son emplacement pour proposer et ouvrir une bière à son ami, s’installe à ses côtés et se décide enfin à prononcer quelque chose de constructif. « C’est pour ça que tu es déjà en train de te justifier alors que je ne t’ai rien demandé ? » Parce qu’à aucun moment, Tad n’avait cherché à lui coller la pression, sauf peut-être pour le rendre un peu plus responsable face au mode de vie qui s’impose à lui, mais de là à être déçu. Connaitre les raisons de son départ et recevoir des excuses n’est pas tant son intérêt. Tad avait eu le temps de chercher les indices dans le comportement de Max qui pouvait lui expliquer sa décision et depuis le temps, il l’avait saisi. « Je pense que tu ferais mieux de garder ce refrain là pour Charlie, c’est lui l’être sensible de la bande. » Seulement, saisir, ce n’était pas forcément la plus grande qualité de leur ami commun et s’il y’a quelqu’un pour qui il devrait garder son discours, c’est bien la chochotte britannique qui complète leur trio. « J’ai pas besoin que tu t’justifies, j’ai eu un an pour mariner tes raisons. Moi, ce que je veux savoir, c’est que tu comptes faire maintenant. » Parce que Tad, c’est pas un mec du passé. C’est un mec qui va de l’avant.




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Max White
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ÂGE : 29
SURNOM : max, de son vrai prénom maximillian
STATUT : célibataire par intermittence, il tombe amoureux tous les deux jours et oublie deux jours plus tard
MÉTIER : traducteur français-anglais, étudiant à ses heures perdues
LOGEMENT : provisoirement sur le canapé de tad

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : est le dernier d'une fratrie de quatre garçons, ses parents voulaient une fille, ils ont baissé les bras après sa naissance ≈ il ne quitterait brisbane pour rien au monde ≈ est traducteur en freelance et a du mal à avoir un salaire fixe décent tous les mois ≈ est toujours étudiant, éternel indécis et curieux, il possède à son actif quatre premières années de licence et une de deux années, et il n'a toujours pas trouvé sa voie, il veut tout faire à la fois et ne termine rien ≈ il dessine très bien, les caricatures le passionne, il n'exploite pas plus que ça ce savoir-faire, il préfère dessiner
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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Friendship is the hardest thing in the world to explain. It’s not something you learn in school. But if you haven’t learned the meaning of friendship, you really haven’t learned anything.


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MessageSujet: Re: take me home (max)   Dim 13 Jan - 15:52



Take me home

Tad & Max


Ca faisait du bien tout de même, de retrouver ces lieux qui lui étaient auparavant familiers. Mais au final, Brisbane avait toujours été sa maison, son lieu à lui. Il essayait de fuir le regard de Tad quelques fois, mais il pouvait sentir le regard plein de reproches se poser sur lui alors qu’il tournoyait la bouteille de bière entre ses mains. Ces moments comme ça lui avait aussi manqués, le fait de débarquer chez son ami comme ça, sans le prévenir, de se poser sur son canapé dans l’assise était un peu usée par Tad et ses heures passées à gratter sa guitare. « C’est pour ça que tu es déjà en train de te justifier alors que je ne t’ai rien demandé ? » dit son ami en s’installant à côté de lui, sur le canapé. C’était la première phrase constructive qu’il prononçait depuis l’arrivée de Max dans son appartement. Le silence de son ami l’avait obligé à sortir quelque chose de bien plus concret que les petites blagues qu’il faisait pour détendre l’atmosphère depuis qu’il avait passé le pas de la porte. Il aurait bien fallu que Max dise quelque chose, il ne pouvait pas débarquer comme ça dans la vie des personnes sans un minimum s’expliquer sur ses motivations qui l’avaient poussées à partir en Thaïlande sans prévenir, ni même laisser un mot à quelqu’un. Il était à ce moment là, et ce depuis quelques mois, un trou béant. Il faisait comme s’il gérait tout pour sauver les apparences. Comme si la maladie ne l’atteignait pas, qu’il gardait sa fougue, son sourire, son côté je m’en foutiste. Tout ça c’était bien pour sauver les apparences parce qu’au fond, il avait peur de mourir. Pas pour lui mais pour tout ce qu’il n’aura pas eu le temps de vivre, de découvrir. Il ne s'était jamais senti aussi seul qu’à ce moment là. Une partie de sa personne lui avait été retirée, arrachée, une sensation de pièce manquante, de membre manquant. Un unijambiste connait cette sensation qui l'habitait à ce moment-là, au moment où il avait prit la décision de vivre sa vie. Il boitait. Cette sensation avait élu domicile dans son corps et son esprit. Telle un envahisseur, elle s'accrochait à ses membres, ses entrailles, ses tripes. Elle mangeait chaque partie de son être depuis beaucoup trop longtemps. Elle se nourrissait bien cette garce. Elle ne laissait aucun morceau, aucune miette. Elle faisait du brun un vide, un trou béant, mais les apparences étaient sauves. Il était de l’intérieur une page blanche, du vide, un rien. Quelques personnes avaient essayé de « le sauver » ou « lui donner l’impression que ça va aller » mais leurs discours étaient bien trop faibles face à l'ampleur qu'elle prenait dans le corps du brun. Ces personnes ne pouvaient pas comprendre. Elles essayaient mais rien n'était comparable à ce qu'il ressentait à ce moment-là. Seule une personne à qui il manquait un organe vital pourrait le comprendre. Seule une personne unijambiste pourrait comprendre la situation dans laquelle il était plongé depuis l’annonce de sa séropositivité. « Je pense que tu ferais mieux de garder ce refrain là pour Charlie, c’est lui l’être sensible de la bande. » fit Tad. Et il avait raison, il n’avait pas encore prit le temps d’évaluer la situation avec Charlie, et il savait pertinemment qu’il allait devoir ramer pour récupérer ne serait-ce qu’un début d’amitié. Il porta la bière à sa bouche et en prit une gorgée tout en restant silencieux. Il reposa la bouteille sur la table basse, entre les papiers en tout genre et les partitions. Tad, c’était un peu le papa, le mec qui ne faisait jamais connerie, qui prenait toujours les bonnes décisions, le mec réfléchit à l’opposé de Max qui prenait ses décisions sans réfléchir, sur un coup de tête, écoutant uniquement son coeur. Et toutes ces décisions prises comme un enfant, toutes ces conneries faites et cette malchance constante, et malgré tout ce qui avait pu lui arriver depuis vingt-neuf ans, il était toujours là, plus ou moins en bonne forme. « J’ai pas besoin que tu t’justifies, j’ai eu un an pour mariner tes raisons. Moi, ce que je veux savoir, c’est que tu comptes faire maintenant. » fit Tad. Les rôles s’étaient maintenant inversés depuis quelques minutes: Tad parlait et Max écoutait, ce qui était d’ailleurs rare pour l’hyperactif qu’il était. « Oui, j’ai fini d’en faire qu’à ma tête. Je vais rester à Brisbane et affronter mes responsabilités » fit-il en ébouriffant ses cheveux qui n’étaient jamais coiffés. Enfin, peut-être une parole en l’air comme une autre, mais Max voulait vraiment essayer pour une fois de faire face à ses responsabilité et d’être adulte pour une fois dans sa vie. « Enfin je vais essayer, du moins au début » reprit-il en souriant légèrement. « J’avais oublié à quel point cette bière était bonne » dit il en regardant la bière et sortir d’un sujet un petit peu trop sérieux pour lui. En Thaïlande, il y avait que des bières Thaïlandaise et des basiques qu’on peut retrouver un peu partout dans le monde comme la Heineken par exemple. Mais cette bière là avait un gout particulier, celui du retour dans son pays, dans sa ville, dans l’endroit qu’il avait toujours considéré comme sa maison. « Et toi, comment tu vas? » fit-il pour prendre des nouvelles de son ami en espérant que la réponse ne sera pas courte. « T'as plus de cheveux blancs que quand je suis parti ! » dit il en rigolant et portant la bière à ses lèvres.


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Il savait bien pourtant que ce n’était pas une apparition, que les morts ne reviennent point, et que son âme malade, son âme obsédée par une pensée unique, par un souvenir inoubliable, était la seule cause de son supplice, la seule évocatrice de la morte ressuscitée par elle, appelée par elle et dressée aussi par elle devant ses yeux où restait empreinte l’image ineffaçable. - Maupassant.
   
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Tad Cooper
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ÂGE : trente ans,le coup de vieux même si sa mama le fait se sentir jeune en lui pinçant les joues dès qu'il rapplique. (18/01)
SURNOM : tad est déjà un surnom, le diminutif de taddeus. bien sûr, il ne répond pas à ce prénom.
STATUT : pleinement célibataire.
MÉTIER : assistant légiste au sein du ministère de la justice, un changement de crèmerie récent qui lui permet d'enquêter sur des homicides. il joue aussi de la guitare dans le groupe street cats.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Très grand fan de Céline Dion.
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MessageSujet: Re: take me home (max)   Sam 2 Fév - 11:45


take me home
Tad & Max


Tad prenait toujours soin de mesurer les choses dès qu’une conversation difficile était susceptible de s’annoncer. Forcément, que Max apparaisse derrière sa porte après un an sans nouvelle était pas trop mal placé sur la liste, même s’il avait eu – comme il le dit – assez de temps pour mariner les motivations de son meilleur ami et se mettre à sa place pour être moins cassant le jour J venu. Depuis qu’il était apparu de l’autre côté de la porte, l’italien s’était contenté d’observer ses gestes, ses paroles. C’est de toute façon bien trop tard pour faire quelconques reproches sur son départ et Tad est encore assez empreint de masculinité pour ne pas le bassiner avec son égo qui a pris cher quand son ami a tout bonnement refusé le soutien proposé dans la maladie. Maintenant, ne subsiste que les questions relatives au présent et au futur, à savoir où ils en sont maintenant et où ils vont, parce que cela reste charmant de se pointer mais Tad espère que Max ne l’a pas fait pour simplement donner signe de vie et disparaître à nouveau. De ce qu’il en déduit de ces dix minutes de silence à laisser l’autre parler, cela ne semble pas être au programme. Max n’a visiblement pas l’air d’avoir besoin d’entendre qu’il a mal agi, vu que de lui-même les explications tombent. Tad ne sait pas encore cela doit l’agacer au non. Il se rend compte qu’au final, il n’a pas tant macéré de rancune et que si Max se porte bien, alors il n’a rien à dire. « Oui, j’ai fini d’en faire qu’à ma tête. Je vais rester à Brisbane et affronter mes responsabilités » La réponse à sa question tombe enfin. A se demander pourquoi Max a aussi longtemps traîné pour la formuler. Sourire aux lèvres, Tad ne peut s’empêcher de plaisanter sur sa résolution à arrêter de n’en faire qu’à sa tête. Max ne serait pas Max s’il n’était pas aussi inconscient des conséquences de ses actes. « Tu sais bien que tu vas tenir cette résolution deux jours. » Ce n’est pas un reproche. Juste une observation qui découle de près de vingt-cinq ans d’amitié. Ce qui se passe « après » et bien, ça vient toujours « après » dans la tête du garçon et jamais avant. C’est peut-être l’une des raisons qui expliquent que Tad essaie d’anticiper beaucoup de chose. « Enfin je vais essayer, du moins au début » Qu’i répond, signe de bonne foi que Tad prend comme elle vient puisque de toute manière, de ce côté-là, il sait qu’il ne changera pas les choses. « J’avais oublié à quel point cette bière était bonne » Qu’il reprend, changeant de sujet au passage. Le moment n’est de toute manière pas à se cracher les choses à la tronche mais juste à reprendre contact doucement. « Elle est là depuis aussi longtemps que les bananes. » plaisante Tad, prenant un air très sérieux malgré tout comme si son affirmation était la vérité. Pas de réaction excessive. C’est pourquoi il ajoute, comme s’il mettait en scène la chose. « C’est le moment où t’es sensé imiter Charlie et te forcer à vomir en m’disant que je suis un être dégoutant. » Comme à son habitude, dès qu’il s’agit d’imiter Charlie. Tad n’oublie pas de recopier au couteau son accent britannique qui n’a jamais réussi à s’envoler en cinq années d’Australie. « Il est reparti. » poursuit Tad, sans savoir si la nouvelle allait bouleverser Max mais parce qu’il a plus tôt, mentionné la réaction de l’anglais, il estime qu’il est opportun de lui faire part du départ de celui-ci vers son monde d’origine. « Et toi, comment tu vas? » demande Max, amenant Tad à faire le point sur sa vie, fidèle à lui-même serait la réponse. Contrairement à tout l’monde, il semble le seul à manquer de faits trépidants dans sa vie. « T'as plus de cheveux blancs que quand je suis parti ! » Oui, ça, il le sait. Pas parce qu’on lui déjà de multiple fois mais parce que la trentaine allait frapper et que si sa vie était un long fleuve tranquille, celle des autres ne l’était pas forcément. « J’dis ça comme ça, mais si vous vous y mettez tous à sous-entendre que je suis vieux, je pourrais me vexer. » Il plaisante sur la chose malgré tout. A quoi bon se vexer ? Y’a de toute façon des tas de nanas qui aiment les cheveux poivres et sels. « Mais, ça va plutôt bien. Je change de boulot à l’automne. » Qu’il annonce, bien qu’à y penser, Tad venait déjà de changer de boulot avant le départ de Max et que soudainement, cette conversation doit lui paraître bien répétitive. « Le fils de Ginny a eu la greffe qu’on attendait, il se porte mieux que jamais. » Là, c’était la vraie bonne nouvelle. A savoir qu’avant le départ de Max, Noah était au plus mal et c’était pas forcément facile à gérer quand les médecins ne faisaient qu’annoncer que soit son meilleur ami, soit filleule, soit les deux allaient finir dans un cercueils. « Je suis très heureux que tu reviennes pour que tu puisses prendre le relai avec Nadia parce que la baby-sitter m’épuise. » ajoute t-il en riant, sachant que Nadia n’a pas besoin qu’on la surveille mais ça lui fait plaisir de se dire que maintenant, ils pourront à nouveau être plusieurs à la canalyser. « J’imagine que pour le moment, t’as pas trouvé ou te poser ? » Question fatidique, à laquelle il faut répondre parce que c’est bien un sac qu’il a vu trainé dans l’entrée et qu’à moins qu’il soit passé chez la brune auparavant, Tad devine assez aisément que les dessous de pont peuvent être le projet de nuit de Max.




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Max White
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STATUT : célibataire par intermittence, il tombe amoureux tous les deux jours et oublie deux jours plus tard
MÉTIER : traducteur français-anglais, étudiant à ses heures perdues
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PETIT PLUS : est le dernier d'une fratrie de quatre garçons, ses parents voulaient une fille, ils ont baissé les bras après sa naissance ≈ il ne quitterait brisbane pour rien au monde ≈ est traducteur en freelance et a du mal à avoir un salaire fixe décent tous les mois ≈ est toujours étudiant, éternel indécis et curieux, il possède à son actif quatre premières années de licence et une de deux années, et il n'a toujours pas trouvé sa voie, il veut tout faire à la fois et ne termine rien ≈ il dessine très bien, les caricatures le passionne, il n'exploite pas plus que ça ce savoir-faire, il préfère dessiner
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MessageSujet: Re: take me home (max)   Sam 16 Fév - 23:28



Take me home

Tad & Max


Où est-ce qu’il en était ? Il n’en savait rien. Où est-ce qu’il allait ? Il n’en savait rien non plus, alors imaginer où est-ce qu’ils en étaient et où est-ce qu’ils allaient était encore bien plus difficile à concevoir. Max avait toujours été un homme de l’instant t, agissant spontanément sans réflexion au préalable, se laissant guider par ses envies et son coeur et non par son cerveau ou ce qu’il devrait être bien pour lui. Au final, il se doutait de ce qui était bien, à chaque fois, mais il décidait de faire l’autruche et ne pas voir cette voie de réflexion pour son futur. Même si, cette fois, il prenait la bonne route, pour sa santé, pour son futur, mais peut-être pas pour ses envies et son coeur. Pourquoi être un carré et non un rond, être un homme quand on peut être humain ? Pourquoi vouloir un antidépresseur alors qu’on peut être la vie ? Au final, un carré ne pouvait jamais rentrer dans un rond, et inversement, alors pourquoi essayer de changer sa nature profonde, celle de choisir toujours les mauvais choix ? On peut découper, plier le carré pour qu’il puisse entrer dans le rond mais ça serait un carré carabossé. Il serait un carré bosselé qui ne tourne pas rond. Comment résoudre la quadrure de cette énigme ? La seule solution est de mouler le carré, le rendre plus petit comme un petit bout de pâte à modeler pour que sa diagonale rentre enfin dans le diamètre du rond. Max s’était modelé tout seul pour rentrer dans ce qu’il devait faire pour lui, pour son futur, pour sa santé. Max était devenu un petit carré bien docile. Il avait entreprit son traitement et avait rendez-vous pour une opération dans trois mois, à l’hôpital de Brisbane. Et il ne comptait pas s’arrêter en s’y bon chemin dans son modelage: reprendre ses études, trouver de nouveaux clients ou convaincre ses anciens de reprendre leurs traductions, et continuer de dessiner ses petites caricatures sur son petit carnet, des feuilles volantes ou encore des tickets de caisse. « Tu sais bien que tu vas tenir cette résolution deux jours. » fit son meilleur ami qui le connaissait que trop bien. Les années passées au côté de Max lui avaient permis de connaitre par coeur le jeune homme, celui qui tenait ses résolutions deux jours, qui changeait d’avis tous les trois et changeait d’objectifs tous les quatre. Il aurait bien sorti un « laisse moi au moins penser que c’est possible » mais il se tue, la vision de son opération dans trois mois le détournait de cette idée: en trois mois il y en a des jours, suffisamment pour qu’il change d’avis. Après tout, que valait une vie si elle n’était pas vécu ? Passer le restant de ces jours entre opérations, traitement et rendez-vous médicaux ne l’envisageait guère. Même s’il ne l’avouait pas, et ne se l’avouait pas, il en avait peur. Il savait qu’il ne vivrait pas vieux. Il savait que ça lui faisait peur, si ça n’était pas le cas, il aurait continuer de coucher à gauche à droite sans se protéger. Mais il gardait ses pensées pour lui en feignant un sourire tout en prenant une gorgée de bière. « Elle est là depuis aussi longtemps que les bananes. » plaisanta enfin Tad sur ses bières, sûrement pour détendre un peu l’atmosphère qui était un peu trop sévère, loin de leurs anciennes habitudes communes. « C’est le moment où t’es sensé imiter Charlie et te forcer à vomir en m’disant que je suis un être dégoutant. » fit Tad. C’est à ce moment, que Max, saisissant l’occasion, se mit à mettre sa main sur sa gorge, fit les yeux blancs (un truc qu’il avait appris petit, pour que ses parents crois vraiment que ses grands frères lui avait fait du mal, alors que c’était l’inverse) et tomba comme raide mort sur le canapé. « Taaad… je… je me meuuurs. Pour… pour me sauver… il faut embrrrrasser mes pieds » fit-il cachant un sourire qui commençait à pointer le bout de son nez. Qu’est-ce que tout cela lui avait manqué ! Il se rassit en rigolant enfin, bien incapable de garder son sérieux plus longtemps, et Bad choisit ce moment pour lâcher la bombe: « Il est reparti. » Le sourire de Max s’estompa bien vite. Il voulait en rire et sortir un « cool, ça m’évitera ses remontrances et reproches et sûrement l’engueulade » mais il savait que l’humour n’était peut-être pas la bienvenue. « Parti, parti ? Tu veux dire définitivement ? » osa-t-il enfin. Il regrettait de ne pas avoir ou lui expliquer les raisons qui l’avaient pousser à quitter Brisbane du jour au lendemain, sans prévenir et ne pas donner de nouvelles pendant des mois. Il regrettait de ne pas avoir eu le temps d’essayer de récupérer une amitié un petit peu rayée. Il regarda longuement sa bière, avant d’en reboire une gorgée. Dieu qu’est-ce qu’il détestait les regrets ! Il s’était toujours dit de ne jamais regretter quoi que ce soit, car les bêtises construisent. Mais là, il se sentait plus détruit que construit.

« J’dis ça comme ça, mais si vous vous y mettez tous à sous-entendre que je suis vieux, je pourrais me vexer. » avait répondu Tad à l’attaque de Max sur sa couleur de cheveux poivre et sel, qui tendait maintenant plus vers le sel que le poivre. « Mais, ça va plutôt bien. Je change de boulot à l’automne. » dit Tad alors que Max répondait déjà « Sacrée trentaine ! » en lui lançant un clin d’oeil. On parlait jamais assez de la crise de la trentaine, celle qui poussait à changer de boulot après des années passées dans la même structure. Max aussi allait bientôt avoir trente, mais il s’en foutait, il ne se voyait pas mourir vieux, et encore moins depuis que le sida avait débarqué dans sa vie comme un cheveux dans la soupe le mettant sans cesse le cul entre deux chaises entre le coeur et la raison car la raison tue la passion mais la passion est la raison du coeur. Vous suivez les pensées de Max ? Trop de citations d’un coup, je vous rassure, Max non plus n’a pas suivie ses pensées puisqu’il embraye déjà sur autre chose: « Tu as toujours été le plus vieux d’entre nous, le plus raisonnablement mature et immature à la fois » fit-il en se souvenant de quelques bribes du passé de cellules de dégrisement et de soirées bien trop arrosées pour un mec totalement mature. « Le fils de Ginny a eu la greffe qu’on attendait, il se porte mieux que jamais. Je suis très heureux que tu reviennes pour que tu puisses prendre le relai avec Nadia parce que la baby-sitter m’épuise. » fit Tad en rigolant. Tient, Nadia, une énième personne à qui il devait s’excuser, et la chose s’annonçait pas une mince affaire, beaucoup moins facile qu’avec Tad en tout cas. « J’imagine que pour le moment, t’as pas trouvé ou te poser ? » osa le brun. Max fit mine de réfléchir mais il savait déjà ce qu’il allait demander. « Il est plutôt pas mal ce canapé, non ? » fit-il avec une petite arrière pensée. « En parlant de Nadia, comment elle va ? Toujours avec les enfants ? Et Ariane ? » fit-il pour prendre des nouvelles de la petite tribus qui se réduisait au fil des années. Mais au final, Max savait qu’il pouvait toujours compter sur eux. Et en ce qui concernait Charlie, il pouvait toujours essayer de l’appeler, à moins qu’il avait une Max et arrêter son forfait de téléphone en quittant le pays.


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Il savait bien pourtant que ce n’était pas une apparition, que les morts ne reviennent point, et que son âme malade, son âme obsédée par une pensée unique, par un souvenir inoubliable, était la seule cause de son supplice, la seule évocatrice de la morte ressuscitée par elle, appelée par elle et dressée aussi par elle devant ses yeux où restait empreinte l’image ineffaçable. - Maupassant.
   
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MessageSujet: Re: take me home (max)   Sam 2 Mar - 17:25


take me home
Tad & Max


Les voilà à parler du présent, de l’après maintenant. Evidemment, Tad ne s’attendait pas à un récit très détaillé des projets de Max concernant son avenir proche où même la façon dont il aurait prévu de terminer cette journée. Tad pouvait deviner qu’il n’avait pas réfléchir plus que ça à la façon dont il allait orchestrer ce retour, juste frapper à sa porte et advienne que pourra. Max, c’est un garçon de l’instant, pas quelqu’un qui calcule à l’avance ses entreprises et qui sait où il sera dans une heure. C’est pourquoi il ne l’assaille pas de questions supplémentaires en dehors de celle où il demande si ce retour est temporaire ou non. Déjà, de décider de revenir à Brisbane et de s’y projeter plus de deux jours est sûrement un grand pas pour le garçon, nul besoin d’en demander plus. Il sait qu’il suffira de quelques jours pour avoir des idées de là où son meilleur ami se dirige, même si lui n’en a aucune idée. C’est comme ça que ça a toujours fonctionné et il n’y a aucune raison que cela change. Tout cela l’amène à rebondir sur l’actuelle situation pour ceux qui sont restés à Brisbane, à le mettre à jour des changements à commencer par le départ / retour de Charlie en Angleterre. « Parti, parti ? Tu veux dire définitivement ? » Tad hausse les épaules. Il ignore si le projet est définitif ou non, mais toute la fratrie Hazard-Perry a bien foutu le camp et Tad a beaucoup de mal à imaginer Charlie vivre sans les siens et surtout, les crochets de son frère aîné. « C’est du moins ainsi qu’il a présenté la chose. Son frère a trouvé du boulot là-bas je crois, puis il a chopé une meuf aussi donc il a fait le canard et suivi tout le monde. » Oui, on sent une assez importante note de jugement de la part de Tad. C’est juste qu’il a toujours du mal à comprendre qu’on puisse balancer ses potes pour une gourgandine à peine rencontrée. Lui dirait que de toute façon, y’a qu’lui d’fidèle dans cette bande de naze.

« Sacrée trentaine ! » commenta Max à l’annonce de son changement de carrière. Il est vrai qu’à y penser, le dernier changement de Tad avait eu lieu très peu de temps avant le départ de Max donc rien d’étonnant à ce que cette annonce ait un air de déjà-vu mais en soit, Tad changeait seulement de lieu de travail, les morts allaient continuer à être son gagne-pain et pour un but bien plus grand que celui d’aider les assurances à ne pas verser de sous à leur souscripteur. « Tu as toujours été le plus vieux d’entre nous, le plus raisonnablement mature et immature à la fois » Un aveu qui arrête Tad dans tout ce qu’il fait parce qu’à aucun moment le mot « mature » n’avait été utilisé pour le qualifier mais qu’aussi étrange que cela puisse paraître entre lui, Max et Charlie, il fallait admettre qu’il était celui en qui on pouvait le plus confiance pour tenir des engagements ou prendre des décisions difficiles. « Tu n’as plus qu’à répéter exactement ce que tu viens de dire à ma mère, rappelle moi de t’emmener lui rendre visite. » Une boutade, quand on sait que la mère Cooper n’a jamais apprécié aucun des amis de Tad, hormis peut-être Nadia et ce, parce qu’elle était la plus calme. Même Ariane, qu’elle a vu régulièrement pendant cinq années était juste devenues une habitude mais rien d’amicale ne s’était échappée de la mama italienne. « Il est plutôt pas mal ce canapé, non ? » rebondit Max quand Tad cherche à savoir s’il a un toit, bien qu’il devine que non et que c’est pour ça aussi qu’il anticipe la requête à squatter là. « En parlant de Nadia, comment elle va ? Toujours avec les enfants ? Et Ariane ? » Mais Tad n’a pas le temps de lui dire que c’est bon que Max demande d’autres nouvelles. « Nadia, toujours avec les mômes. Elle prend assez mal le départ de Charlie donc tarde pas à la voir. Quant à Ariane, elle écrit un livre. Tu lui feras plaisir en lui demander une dédicace quand ce sera publié. » répond Tad avant de poursuivre « Et pour ce qui est du canap’ Tant que je suis au courant de ce que tu ramènes pour partager son confort, mi casa es tu casa. »





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