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 Wanted dead or alive || Gaby & Kyte

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Clément Winchester
la bombe à retardement
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ÂGE : 24 ans (9.9.1994)
SURNOM : Wolf, Clem
STATUT : célibataire
MÉTIER : danseur et comédien pour la Northlight company
Wanted dead or alive || Gaby & Kyte Giphy
POSTS : 6953 POINTS : 4660

PETIT PLUS : Je fais parti des survivants du Tsunami qui a touché la Thaïlande en 2004. Nous étions, avec mes parents et mon frère, parti là-bas car nous voulions changer de notre traditionnel Noël en Nouvelle Zélande. Jamais nous n'aurions dû changer nos habitudes. La première vague nous a séparée : mon père et mon frère d'un côté, ma mère et moi de l'autre. S'en est suivi tout un mois de recherche, de désespoir, de galère, d'espoir, de douleur pour finalement nous retrouver fin janvier 2005. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je m'en suis sorti seulement avec quelques égratignures et une fracture
RPs EN COURS : 18/∞
JessalynDemo de BreakdanceBaileyLéo #2Caleb #1Primrose #4Yoko #4HeïanaCian#1Wonnie #12Oliver #1Nea #1Giulia #1Alexander #1

- Dimension fantôme
FinnleyGaby & Kyte


- Vie Alternative:
Erin
RPs TERMINÉS : Prim & yoko #1CharlieAmeliaLéoAmbroise & SybbiePrimrose #3Yoko #2Romy #1Yoko #3Charlie #3
PSEUDO : sundae
AVATAR : Tom Holland
CRÉDITS : avatar @valtersen, UB @Loonywaltz, Gif @Tumblr
DC : Thomas
INSCRIT LE : 06/09/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t16743-standing-on-the-ledge-i-show-the-wind-how-to-fly-clement#top http://www.30yearsstillyoung.com/t11396-i-know-the-voices-in-my-head-aren-t-real-but-damn-they-have-some-great-ideas http://www.30yearsstillyoung.com/t16757-clement-winchester http://www.30yearsstillyoung.com/t16801-clement-winchester

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MessageSujet: Wanted dead or alive || Gaby & Kyte   Wanted dead or alive || Gaby & Kyte EmptyMar 9 Oct - 22:42



Assis sur la place de Kyte, pieds reposant nonchalamment sur la table, je fais distraitement tourner mon colt autour de mon doigt, lorgnant vers la cellule, en dessous de mon chapeau un peu trop grand, et observe l’homme qui s’y trouve. Bloody Gaby. Un surnom qu’on prononce en crachant par terre, car ça donne un sale gout dans la bouche. Un gars un peu grand, un peu musclé et surtout un peu trop con. Son arrestation était d’une facilité déconcertante. J’ai vu son cheval accroché en dehors du saloon et je me suis dit que c’était le moment idéal pour faire mes preuves. Je sais que ce type figure sur la liste des brigands qui emmerdent Kyte. C’est pour lui que je me suis risqué à cette arrestation, seul, sans back up. Juste ce Bloody Gaby et moi.  Oh bien sûr il aurait pu me mettre à terre assez rapidement –quoique les heures d’entraînements avec Kyte m’ont au moins permis de savoir encaisser les coups et je parviens assez facilement à jouer avec ma petite tailles pour être agile et rapide- mais il ne l’a pas fait. Très sagement, il s’est laissé menotté et embarqué. C’était facile. Trop facile.

Me balançant d’avant en arrière sur la chaise de Kyte, j’observe cet homme qui est là, assit sur le banc de la cellule à me fixer en retour. J’ai l’impression de voir une expression moqueuse sur son visage et dans ses yeux, mais ça doit être la pénombre de la prison en plus de ma paranoïa. Soupirant, je laisse la chaise retomber lourdement sur le sol et me lève. Rangeant le colt à sa place à ma ceinture, je contourne la table et me dirige vers la réserve d’alcool du shériff. Là j’en sors un godet et une bouteille de whisky. Observant quelques instants l’étiquette afin de faire comme les grands connaisseurs, je me verse du liquide ambrée dans le verre, repose la bouteille et retourne vers la table.

Mais, passant à côté de la cellule, j’ai un petit mouvement de surprise puis de recule en voyant apparaître le prisonnier à la porte derrière les barreaux. « Bloody hell …» marmonnais-je en secouant la tête avant de reprendre contenance « ça va ? tu t’ennuies pas trop ?» demandais-je sur un ton qui se voulait nonchalant et moquer, prenant une gorgé de whisky…

… que je recrache directement sur Bloody Gaby. J’avoue que je ne l’avais pas visé consciemment, mais le goût beaucoup trop fort et tourbé de l’alcool m’a tellement surprit qu’il m’était impossible de le garder en bouche. Clignant des yeux afin d’éviter à mes larmes de couler, je reprends assez rapidement contenance « Désolé, je croyais qu’t’voulais un peu d’whisky» reprenais-je sur un ton condescendant avant de poser mon regard dans le verre «Mais je ne donnerais pas cette merde même à la pire des enflures. Ça te file une pisse acide. Faudrait pas que tu meurs asphyxié par les gaz de ta propre urine » reprenais-je avec sérieux tout en me détournant pour retourner à la table. Je profite du trajet pour prendre plusieurs profondes inspirations, espérant que ma gorge cesse rapidement de me brûler à ce point.


I'm still standing
Don't you know I'm still standing better than I ever did. Looking like a true survivor, feeling like a little kid. I'm still standing after all this time picking up the pieces of my life without you on my mind


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Gabriel Carnahan
l'entre-deux chapitres
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ÂGE : 40 ans ❀ Né le 13 octobre 78
SURNOM : Généralement Gaby, parfois Gab'. ❀ Gaby la Tendresse à la fac. ❀ Pretty Little Galway Boy par une jolie petite fée. ❀ Winnie, référence à l'ourson, mais c'est un droit réservé.
STATUT : Veuf depuis 2014, depuis qu'un accident de voiture lui a enlevé Moïra, l'amour de sa vie. ❀ Réapprend doucement à vivre.
MÉTIER : Libraire passionné avant tout ❀ Gérant de la State Liberty à Toowong (librairie~salon de thé) ❀ Occasionnellement écrivain et dessinateur~illustrateur.
LOGEMENT : #152 Toowong ❀ Petit appartement juste au-dessus de la librairie. ❀ Avec Aodh le chat roux et Sirius le petit chien de berger.
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UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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MessageSujet: Re: Wanted dead or alive || Gaby & Kyte   Wanted dead or alive || Gaby & Kyte EmptyMer 10 Oct - 10:37



Wanted dead or alive

@Clément Winchester, @Kyte Savard & Gabriel
"Hello darkness..."

Assis sur une vieille planche de bois faisant office de banc, doigts entrelacés et regard perdu dans le vague, Gabriel se demandait encore ce qu’il foutait ici. Dans l’après-midi, alors qu’il sirotait tranquillement un whisky au saloon en attendant un gars qui devait lui filer des infos sur son prochain contrat, un gringalet avait fait irruption dans l’établissement, colt à la main, l’air le plus sérieux et déterminé du monde sur le visage. Il s’était avancé jusqu’à sa hauteur tout en le braquant du canon de son arme, se présentant comme l’adjoint du Shérif venu pour le coffrer. L’irlandais avait levé un sourcil circonspect. Voilà autre chose tiens. Mais le gamin n’avait pas l’air de plaisanter, loin de là d’ailleurs. Certes Gaby aurait pu l’aligner aussi sec, mais ce n’était pas dans ses habitudes, contrairement à ce que nombre de bonnes gens du coin pouvaient bien raconter, et puis il n’avait pas l’intention de faire de grabuge dans cet établissement là. Aussi s’était-il laissé faire sans protester et se trouvait-il désormais entre ces quatre murs sombres et crasseux à dévisager cet adjoint encore bien jeune sous son chapeau trop grand pour lui qui jouait avec son colt comme le faisaient ceux qui avaient besoin de prouver à tout le monde leur habileté à la gâchette. Gabriel lâcha un soupir le grincement du bois sous les balancements de la chaise sur laquelle ce gringalet avait vissé son postérieur commencé gentiment à lui taper sur le système. D’autant qu’il ne savait toujours pas pourquoi il était là, quel prétexte avait été assez bon pour le coller dans ce trou. Bien sûr Hawthorne et lui avaient… des différends, pour le moins, mais que ce bougre de Shérif envoie son jeune apprenti le cueillir, ça c’était une nouveauté. Et il n’était même pas dans les parages qui plus est. Enfin un claquement sourd sur le bois annonça la fin des couinements répétitifs du parquet. Pas trop tôt… Et voilà que le gringalet quitta son poste pour se diriger vers un placard. Le suivant des yeux l’irlandais se leva afin de ne pas le perdre de vue et observer son petit manège. La manière dont il lorgnait sur l’étiquette de la bouteille qu’il venait de saisir avec un air concentré, aurait presque pu faire sourire d’amusement l’ancien dresseur de chevaux. Peu attentif l’adjoint se laissa surprendre à son retour, Gaby était là, juste derrière les barreaux, une main enroulée autour du métal froid et sombre, posant sur le jeune homme son regard dur et insondable. Il avait été surpris, l’irlandais le voyait dans son léger mouvement de recul, dans ses yeux, l’entendait dans son ton qui cracha un juron. Bloody… Voilà tout ce que Gaby put discerner dans ses marmonnements. A son adresse ou pas ? Dans le doute... « M’appelle pas comme ça gamin. » Pour lui ce n’était qu’un gosse voulant jouer les durs dans un monde qui ne faisait pas le moindre cadeau, étouffer la moindre chose qui pourrait être vue comme une faiblesse pour survivre. Mais il n’aurait pas tenu bien longtemps comme cela dans le bush et quelque part Carnahan lui souhaitait de ne pas se retrouver dans pareille situation. Mieux valait pour sa peau qu’il reste là, bien au chaud dans le bureau du Shérif. Son vis-à-vis se reprit cependant bien vite, essayant de se donner la contenance des vieux habitués, portant le verre à ses lèvres dans un geste assuré... Avant de tout recracher sur Gabriel en manquant de s’étouffer. Bordel. Du revers de la manche l’irlandais essuya les quelques gouttes qui étaient parvenues jusqu’à son visage. Ce ne fut pas tant cela que le ton un peu trop sûr et condescendant que le gringalet employa ensuite qui laissa sa mâchoire se contracter de manière imperceptible. Ce gamin voulait jouer au plus malin en faisant croire qu’il contrôlait parfaitement la situation ? Soit, Gaby n’avait de toute façon pas mieux à faire pour le moment et il s’était déjà montré assez patient. « Dommage de gâcher du whisky dans le gosier d’un ‘Joey’* comme toi, tu ferais mieux de continuer le lait gamin. » Le ton demeurait posé, constant, mais les mots claquaient, secs, alors que son regard cristallin plongeait dans les yeux de son interlocuteur, brouillés par la force de l’alcool. « T’inquiète dont pas pour ma mort, j’en ai vu bien assez pour savoir que quelque soit la forme qu’elle prend c’est jamais beau à voir. Y’a pas de mort glorieuse, ça a toujours une sale gueule. Puis dis-toi qu’il faut bien y passer un jour ou l’autre, alors comme ça ou autrement. Au moins j’aurai eu le gosier réchauffait une dernière fois. » La mort était sa compagne de route depuis bien longtemps maintenant, il ne la craignait plus et le ton du gringalet lui passait complètement au-dessus, mais si il voulait jouer à ça… « Et à quoi de si important peut bien être occupé ce bon vieux Hawthorne pour qu’il doive laisser les rênes à un môme dans ton genre ? ». L'irlandais savait parfaitement dans quel genre de combines trempait le Shérif.

*Joey : bébé kangourou en anglais australien



Pluie de roses sur Brisbane

Wanted dead or alive || Gaby & Kyte 2954228499:
 


Dernière édition par Gabriel Carnahan le Dim 14 Oct - 16:51, édité 3 fois
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Kyte Savard
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ÂGE : 58 ans.
SURNOM : Le grand type louche, ou hippie hargneux. Par un certain boxeur/plongeur. Oh, et puis grand oncle. Celui-là pour le coup ça me vient d'un rongeur australien.
STATUT : Veuf, divorcé & célibataire.
MÉTIER : Militant écologiste et cause animale… ou écoterroriste et dangereux criminel selon les points de vue. Membre fondateur de l'ALF, s'il faut s'identifier à une association.
LOGEMENT : Sans domicile fixe.
Wanted dead or alive || Gaby & Kyte Viv4
POSTS : 517 POINTS : 30

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Ancien militaire, souffre de PTSD. Découvre le véganisme et le militantisme écologique à travers son club de motards en Norvège. Accusé du meurtre de sa femme, séparé de sa fille en 1996. Ne pas l’avoir vue grandir est son plus grand regret. Idéaliste insatiable, Kyte est prêt à tuer et mourir pour la cause animale. Marginal et impulsif, ne respecte pas les lois et suit son propre code de l’honneur et de la justice. Ces années d’activisme sanglant et hors la loi l’ont rendu paranoïaque. Pour calmer son délire de persécution, il a des médocs qu’il n’aime pas trop prendre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Alex » Harvey » Jack

Wanted dead or alive || Gaby & Kyte Uww1
» WANTED DEAD OR ALIVE ft. Bloody Gaby & Deputy Winchester [1868]
» LE BON, LA BRUTE ET LE TRUAND ft. Bosie & Robin [1868]

▼ ▼ ▼

Wanted dead or alive || Gaby & Kyte Lu6i
BLY » A marcher sous la pluie cinq minutes avec toi et regarder la vie tant qu'y en a. Te raconter la terre en te bouffant des yeux, te parler de ta mère un p'tit peu. Et sauter dans les flaques pour la faire râler, bousiller nos godasses et s'marrer.

Wanted dead or alive || Gaby & Kyte Lku5
JAIMIE » A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi, regarder le soleil qui s'en va. Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fous, te dire que les méchants c'est pas nous. Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants.

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ROBIN » A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi et regarder les gens tant qu'il en a. Te parler du bon temps qu'est mort ou qui reviendra en serrant dans ma main tes petits doigts. Et entendre ton rire qui lézarde les murs et qui sait surtout guérir mes blessures.

RPs EN ATTENTE : Hassan [1868] » Jaimie [5] & Gabriel » Robin [70's] » Phoenix » Ambroise [2]

Je ne prends que 5 RPs à la fois
PSEUDO : Whitefalls
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CRÉDITS : Avatar: schizophrenic » Sign: Okinnel » Gifs: tumblr
DC : Jaimie la louve et Aisling la paumée
INSCRIT LE : 05/06/2016
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MessageSujet: Re: Wanted dead or alive || Gaby & Kyte   Wanted dead or alive || Gaby & Kyte EmptySam 13 Oct - 1:02



wanted dead or alive
The legendary story of Bloody Gaby, Deputy Winchester & Sheriff Hawthorne
Deux rues plus loin, ce bon vieux Hawthorne cherche son honneur dans le fond d’un verre. L’air las, il fait tourner la bouteille entre ses mains tandis que son œil d’aigle guette les cartes distribuées sur la table. C’est pas son soir, ça non. Bien loin de ramasser sa mise, il serait plutôt pas loin de braire sa défaite. C’est la faute à cette veille fripouille de Swearengen qu’à surement changé les dés ou truqué les cartes sans le prévenir. « A la guerre comme à la guerre ! » Il grogne en finissant son whisky cul sec. Les pièces lui filent des doigts mais nul doute qu’il récupérera tout ça le lendemain ou le jour d’après. C’est qu’il y a comme une tradition entre le proprio et lui ; un accord tacite qui dit qu’ils doivent se rouler dans la farine tous les quatre matins. Personne n'est dupe dans ce petit jeu qui n’accepte pas de vainqueur, mais ils continuent de faire semblant. Pour la forme, pour la mise, pour l’embrouille, pour la joie de s’engueuler, de se taper dans le dos, d’échanger quelques billets et quelques coups de gueule à coup d’bouteilles dans la trogne. Pour le plaisir de se quitter à l’aube comme deux bons vieux ennemis qui se respectent trop pour s’achever, deux amis qui s’aiment à en crever, deux fripouilles qui prennent trop de plaisir à leur petit jeu malsain. « Wayne ! Serre m’en donc un dernier pour la route, tu veux ? J’ai fort à faire ce soir ! » Le barman vide un reste de bouteille dans le verre tendu et Kyte fait glisser le liquide directement dans son gosier. Il retourne brutalement sa choppe sur le bois collant du bar et fait claquer sa langue contre son palais, puis enfonce son chapeau sur son chef et salue son plus fidèle compagnon d’un signe de la main. « Belle soirée, l’ami ! »

L’air frais du soir lui sèche la gorge. C’est la faute au vent qui ramène ses particules de désert depuis la maudite lande qui s’étend au loin. Les pouces accrochés à sa ceinture de cuir, le vieux malfrat traverse la rue en direction de la station de police. Oh, il n’a pas grand-chose à faire dans le fond. Quelques télégrammes à rédiger, quelques rapports à faire disparaître pour protéger d’importants alliés. Et puis de la paperasse. Rien que cette maudite paperasse. Une soirée d’un ennui mortel en perspective. En passant devant la maison close, il pense bien s’arrêter pour ramener une donzelle et égayer un peu ses longues heures de solitude. Seulement les bonnes putains sont chères, et y’a plus un sous dans ses poches ce soir-là. Faudra attendre le lendemain, et qui sait, si la mise est bonne il pourra peut-être même se payer les services de la patronne. C’est pas la plus jeune ni la plus jolie, mais c’est de loin la plus inoubliable. C’est dans sa façon de vous plier un homme de désir, de vous laisser crever comme un chien galeux, d’vous faire supplier de pouvoir enfin la prendre. Et dans ces bras, elle vous fait jusqu’à oublier que c’est qu'une putain, et que vous êtes qu'un moins que rien qu'a payé pour l'avoir. Soupir. Résignation. Demain s’ra un meilleur jour, qu’il se dit en reprenant sa route.

Il pousse la porte de la station de police et place ses poings sur ses hanches avec une moue de satisfaction sur les lèvres. Enfin, il est dans son fief ! Les yeux fermés comme pour mieux apprécier, il emplit ses poumons de cette odeur de bois sec, de cuir et de sueur. Mais aux effluves si agréablement familières se mêle celle d’un whisky qu’on aurait malencontreusement renversé sur le sol... ou pire sur la chemise crasseuse d’un prisonnier. Nasaux frémissants et moustache retroussée, Kyte ouvre brusquement les paupières et braque ses yeux d’aigle sur la petite pièce. Oh, tout est à sa place. Tout sauf ce simplet d’adjoint qui se balance fièrement sur sa chaise en tenant sa bouteille de whisky sous les yeux d’un prisonnier dont les traits lui sont étrangement familiers. Abasourdi par un tel remue-ménage le vieux Sheriff tente de cacher sa surprise comme sa colère. C’est qu’il aurait l’air bien con auprès du chasseur de primes – un bandit de grands chemins comme un autre – s’il semblait surpris de le trouver derrière les barreaux. Alors il résiste à l’envie d’en coller une au gamin pour son excès de zèle et se contente de s’approcher de lui avec un sourire mielleux et la mort dans le fond des yeux. « Bien, bien, bien… semblerait qu’la soirée a été fort productive hm ? » Il commente d’une voix doucereuse en s’asseyant sur le coin de son bureau. « T’es un grand garçon maintenant, t’as arrêté ton premier bandit. C’est bien… très bien. » Il lui serre amicalement l’épaule comme pour le féliciter, puis son regard change d’un coup et voilà qu’il attrape l’oreille de son adjoint pour le forcer à lever son petit fion de sa chaise. « Mais c’est pas une raison pour t’étaler sur mon bureau et te rincer le gosier avec mon whisky. M’suis-je bien fait comprendre ? » Il grince entre ses dents en tirant le môme vers la petit table qui lui est attitrée.

Ça, c’est fait. il se félicite en glissant de nouveau ses pouces dans son ceinturon. L’air de rien, il retourne vers son bureau et essuie amoureusement sa vieille bouteille de liqueur pour lui rendre son éclat, puis se serre religieusement un verre qu’il fait tourner entre ses mains pour en admirer les reflets tout en s’approchant des barreaux. « Tiens, tiens, tiens. Ne serait-ce donc pas ce redoutable cavalier sans peurs et sans reproches ; le héros de ces dames. » Il ironise en toisant la prise de son adjoint. Il doit admettre que voir le vagabond derrière les barreaux n’est pas sans lui procurer une certaine satisfaction. C’est que, comme une mouche attirée par la merde, ce crétin fourre toujours le nez dans les magouilles de Kyte. Quelques jours plus tôt à peine, ce blanc-bec a récolté un malfrat pour la prime ! Malfrat pourtant fort utile puisqu’il balançait quelques gros poissons au Sheriff Hawthorne qui n’avait plus alors qu’à les cueillir dans leur planque sans le moindre effort et accepter les compliments du Marshal. Aucun doute, mieux valait garder cette fouine à l’œil plutôt que de le laisser courir les rues comme les dames du bordel et faire foirer ses coups au passage. Tout plein de contentement, Kyte laisse ses lèvres gercées découvrir ses dents jaunâtres d’un effroyable sourire. « Allons, on peut pas gagner tous les jours je suppose. » Il fait mine de porter un toast à sa déchéance puis fait glisser le liquide dans sa gorge et se frotte l’estomac de satisfaction. Dans le fond, il se doute bien qu’il y a un truc qui cloche, que le môme ne devrait pas avoir pu choper ce type aussi facilement... Mais après tout pourquoi s’en soucier ? Il est là et c’est le plus important.

« Allez, allez ! Assez discuté. J’ai fort à faire. C'est qu'il faut bien qu'quelqu’un s'y colle pour faire régner l’ordre dans cette maudite ville ! » Il se flatte avec un petit rire suffisant en s’installant de nouveau à son bureau. Son faux sourire s’éteint l’espace d’une seconde face à la quantité de papiers qui s’empile sous ses yeux. « CLÉMENT ! » Il beugle sans crier gare. « J’tiens à t’féliciter pour cette arrestation rondement menée. » Il minaude en roulant sa moustache entre le pouce et l’index. « Et pour te r'mercier de tes bons et loyaux services, j’compte bien t’donner plus de responsabilités comme tu l'voulais. Qu’est-ce que tu dis d’ça, hm ? » Ça fait des mois que le môme le tanne de l’amener plus souvent sur le terrain. Il a soif d’apprendre, soif de pratiquer surtout, mais ce soir Kyte compte bien montrer au gosse que ce métier là c’est pas glamour tout les jours. Qu'une vie bien emmerdante et bien rangée se cache derrière les courses poursuites et les exécutions. Et pis faut dire que ça l’arrange bien aussi de se décharger de quelques tâches. Un grand sourire sur son visage luisant, Hawthorne attrape une grosse liasse de papiers et la colle entre les mains de son adjoint. « Tiens, commences-donc par faire le tri là-dedans et vérifie qu’tous les commerce d’la ville ont bien payé leurs taxes... Ensuite, tu m’feras la même chose pour les habitants. » Et lui, pendant ce temps, pourra suçoter son cigare en rédigeant trois télégrammes. Voilà une bien belle soirée qui s’annonce, finalement…
code by Chocolate cookie & WHITEFALLS

   



there are no more barriers to cross

All I have in common with the uncontrollable and the insane, the vicious and the evil, all the mayhem I've caused and my utter indifference toward it. But even after admitting this there is no catharsis, my punishment continues to elude me and I gain no deeper knowledge of myself; no new knowledge can be extracted from my telling. This confession has meant nothing. » okinnel.

:creepy::
 
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MessageSujet: Re: Wanted dead or alive || Gaby & Kyte   Wanted dead or alive || Gaby & Kyte EmptyDim 14 Oct - 11:09



Je ne suis pas peu fier d'avoir capturé cet homme. Non seulement est-ce ma première arrestation, me confortant ainsi dans l'idée que je suis fait pour ce métier, mais en plus Bloody Gaby figure en haut de la liste de Kyte, de gangster qui doivent être irradiés de la ville. Je suis sûr qu'il va enfin me donner plus de responsabilités, maintenant que j'ai prouvé que j'avais les capacités nécessaires pour être un bon adjoint. Et j'ai hâte qu'il revienne ! Mais en attendant, je décide de fêter cette victoire comme Kyte : avec du whisky. Malheureusement, ce whisky fini dans la gueule de Bloody Gaby. Ou heureusement ? Je me reprend rapidement, me montre moqueur et condescendant, mais fronce brusquement les sourcils quand le bandit me traite de Joey. Une insulte des plus exécrables que je n'ai jamais supportée. On m'a toujours traité de la sorte et on m'a toujours manqué de respect. Il est grand temps que ça change.

En attendant, je roule simplement et de manière purement théâtre, les yeux en me détournant, ennuyé, lorsque Gaby me sort un speech sur la mort, m'expliquant que jamais celle-ci n'est glorieuse. J'ai envie de lui cracher à la gueule que ça ne m'intéresse pas, que j'en ai strictement rien à foutre, mais ce serait lui apporter un peu trop d'importance. Mais, lorsqu'il vient à parler en mal du marshall, je me retourne vers la cellule et, sortant mon colt, je pointe le canon sur le front de Gaby  «JE T'INTERDIS DE PARLER DE KYTE DE LA SORTE ! » beuglais-je. Je grogne, expirant fortement sous le regard amusé du mec  «Et me dis pas que je ne serais pas capable de tirer parce que putain j'ai qu'une envie : t’exploser la cervelle comme il se doit » grognais-je avant de tirer dans le mur derrière Gaby. Le coup aurait pu faire mouche si je n'avais pas déplacer le canon. En vrai, si je l'avais vraiment voulu, j'aurais pu lui souffler l'oreille, mais j'avais juste envie de faire une mise en garde.

Alors je le fixe encore quelques instants avant de retourner au placard, reprend la bouteille de whisky puis m'installe à nouveau à la place de Kyte. J'étais sur le point de me poser mes pied sur la table, lorsque la porte de la station s'ouvre brusquement sur le marshall en chef. Je me redresse subitement alors qu'il s'approche de moi. Un sourire s'affiche sur mon visage lorsqu'il me félicite et mon cœur se gonfle de fierté lorsqu'il pose une main sur mon épaule. Si bien que je ne vois pas son regard changeant subitement et ne ressent qu'une atroce douleur lorsqu'il me tire de la chaise en m'attrapant l'oreille. J'attrape son poignet en me plaignant mais il a beaucoup plus de force et je n'ai pas le choix que de le suivre, m'installant à la table ridicule qu'il m'a assigné. Assis sur la chaise, je me frotte l'oreille en grognant légèrement, sentant la rougeur autant de colère que de honte me monter aux joues et garde mon regard baisser sur la table tandis que Kyte va parler avec le prisonnier.

Je ne remarque qu'il revient vers moi que lorsqu'il dépose une pile de télégrammes poussiéreux devant moi en me disant que je dois traiter tout ça et vérifier que tout le monde ait bien payé ses taxes.  «Je .. ! Mais ... » voulais-je protester avant de soupirer lourdement  «J'suis pas non plus ta bonniche » grognais-je entre mes dents, observant la pile de feuilles avant de soupirer lourdement et commencer à faire le boulot qui m'a été donné, avec une motivation très peu présente.


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Gabriel Carnahan
l'entre-deux chapitres
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ÂGE : 40 ans ❀ Né le 13 octobre 78
SURNOM : Généralement Gaby, parfois Gab'. ❀ Gaby la Tendresse à la fac. ❀ Pretty Little Galway Boy par une jolie petite fée. ❀ Winnie, référence à l'ourson, mais c'est un droit réservé.
STATUT : Veuf depuis 2014, depuis qu'un accident de voiture lui a enlevé Moïra, l'amour de sa vie. ❀ Réapprend doucement à vivre.
MÉTIER : Libraire passionné avant tout ❀ Gérant de la State Liberty à Toowong (librairie~salon de thé) ❀ Occasionnellement écrivain et dessinateur~illustrateur.
LOGEMENT : #152 Toowong ❀ Petit appartement juste au-dessus de la librairie. ❀ Avec Aodh le chat roux et Sirius le petit chien de berger.
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MessageSujet: Re: Wanted dead or alive || Gaby & Kyte   Wanted dead or alive || Gaby & Kyte EmptyDim 14 Oct - 16:44



Wanted dead or alive

@Clément Winchester, @Kyte Savard & Gabriel
"Hello darkness..."

Voilà déjà plusieurs heures maintenant que Gabriel se trouvait enfermé entre les murs crasseux de cette cellule et il fallait reconnaître que son âme sauvage commençait sérieusement à s’y sentir à l’étroit, sans compter que sa patience atteignait ses limites face à ce gringalet d’adjoint qui l’avait coffré pour une raison qui lui demeurait inconnue. Enfin la raison officielle tout au moins, car il savait bien à quel point Hawthorne l’avait en horreur, lui, l’irlandais qui piétinait ses plates-bandes et mettait à mal ses petites affaires illégales mais ô combien fructueuses. Et cette aversion certaine était réciproque. Il la laissa d’ailleurs transparaître dans ses mots et, contre toute attente ce fut cela plus que le reste qui fit perdre tout calme à son jeune interlocuteur. Une colère noire avait empli ses iris sombres tandis qu’il dégainait son colt pour le braquer sur le front de Gaby. Visiblement ce gosse avait une admiration sans bornes pour ce vieux brigand de Shérif. L’ancien dresseur de chevaux ne sourcilla pas pour autant, il ne craignait pas la mort, il ne la craignait plus, et ce depuis bien longtemps déjà. Oui, plus que les mots du gamin c’était au fond de ses yeux qu’il lisait qu’il serait effectivement capable de lui faire voler la tête en éclats. Qu’est-ce qui pouvait bien lui donner tant de détermination ? Quelles sombres histoires avait-il cru vraies pour avoir cette envie furieuse de presser la détente ? Un léger sourire étira les lèvres de l’irlandais. Vas-y. Fais-le. Le coup partit sans que Gabriel ne bouge d’un pouce, mais la balle vint se ficher dans le mur derrière lui plutôt que dans son crâne. Il eut une drôle de moue, presque déçue. Ce n’est pas encore ton heure mon vieux Gaby. Tant pis. Et il resta planté là, à toiser le gringalet tandis que celui-ci retournait s’installer au bureau du Shérif. D’ailleurs quand on parle du loup… La porte s’ouvrit à ce moment là sur la haute et épaisse silhouette d’Hawthorne, reconnaissable entre mille. Quelque chose sembla alimenter chez lui un profond mécontentement lorsqu’il s’avança dans la pièce et de toute évidence cela s’adressait avant tout à son adjoint qui avait pris un peu trop ses aises en son absence. Visiblement c’était une sacrée volée de bois vert qui l’attendait si l’on se fiait aux félicitations d’Hawthorne qui sonnaient faux dans sa bouche. Suivant de ses yeux clairs le manège de l’antipathique homme de lois, Gaby se dit que le gamin n’avait pas fini d’en baver en bossant pour un type pareil. Après tout le Shérif n’était connu ni pour sa reconnaissance ni pour sa sympathie, moins encore pour son honnêteté, mais plutôt pour être retord et plus rusé qu’un vieux chacal quand il s’agissait de jouer à son profit. Remis à sa place, le regard bas, le pauvre gringalet frottait son oreille rougie par la poigne de fer de son boss qui, de son coté, se servit un verre avant de venir se planter devant son prisonnier avec un air ravi. L’irlandais lui adressa un regard tempétueux, brillant d’une drôle de lueur. C’était ce genre de regard qui confirmait aux bonnes gens et pieuses ouailles du coin que son âme était perdue et qu’il n’était ni plus ni moins qu’un démon revenu d’entre les morts. « Sûr que vous ne devez pas avoir l’habitude vous, Shérif, d’être ‘le héros de ces dames’. » Son ton demeurait aussi sec que lorsqu’il s’était adressé au gringalet mais il y avait quelque chose de plus, une pointe de défi qui perçait au fond de sa gorge. Comme pour rappeler que quoi qu’il fasse ou dise, Hawthorne ne pouvait l’atteindre par ce biais là. Après tout ce monde n’avait plus rien à offrir à Carnahan, et lui plus rien à perdre. S’approchant un peu plus des barreaux qui les séparaient, il poursuivit dans un souffle, rendant son ironie à son interlocuteur. « Est-ce parce que vous en aviez assez de les entendre souffler mon nom entre vos bras que vous m’avez fait coffrer ? » En réalité il savait bien que c’était parce qu’il mettait des bâtons dans les roues de ses frauduleuses et lucratives activités. Ce Kyte n’était, à ses yeux, rien de plus qu’un sale type qui profitait de ses fonctions pour mieux fermer les yeux sur les méfaits de certains tout en ramassant sa part du butin au passage. L’irlandais lui rendit son sourire mauvais. « Vous en savez quelque chose pas vrai Shérif ? D’ailleurs est-ce ce qui vous ramène si tôt dans ce trou à rat, une mauvaise mise ? Ou est-ce la fascinante Jaimie qui vous a renvoyé comme un chien sans le sou, avant même que vous n'ayez pu effleurer sa peau avec vos sales pattes ? » En réalité il se moquait éperdument de la réponse exacte, il s’agissait plus d’une manière de rappeler à cet anglais qu’il en savait un rayon sur lui. Parmi les bruits qui couraient il avait su repérer ceux qui possédaient un fond de vérité. Laisser dire, écouter, mémoriser, glaner des informations, c’était un jeu d’enfant pour l’irlandais qui s’en servait aussi bien pour remplir ses contrats que savoir à qui il avait affaire. Bien sûr il ne doutait pas que ce vieux brigand avait fait la même chose le concernant lorsqu’il avait commencé à s’intéresser à ses combines et à empiéter sur son terrain. A ce niveau-là ils jouaient à armes égales. Le Shérif finit par retourner s’installer à son bureau sans que Gabriel ne le lâche des yeux. Il aurait presque pu rire, d’un rire jaune, à la remarque de Kyte. Faire régner l’ordre, quelle blague ! Et voilà que dans toute sa splendeur de scélérat profitant des autres, il refourgua son ennuyeux boulot à son jeune adjoint en faisant comme si il s'agissait là d'un grand honneur. Ah ça oui, Carnahan n’avait décidément qu’une envie, se marrer. Retournant sur le banc scellé au mur qui constituait le seul mobilier de sa cellule, l'irlandais s’y installa aussi confortablement que possible dans de telles conditions. « Vous vous foutez quand même bien de la gueule du gamin, hein Hawthorne. » Bras croisés sous la tête, il lâcha cette dernière phrase avec un sourire en coin avant de fermer les yeux. Cependant son amusement fut de courte durée, ses entrailles se serrant soudainement. Cette sensation il ne la connaissait que trop bien, et elle n’annonçait rien de bon. Un mauvais pressentiment. Quelque chose approchait. Et comme pour appuyer cette impression, un vent étrange sembla se lever à l’extérieur, faisant craquer le bois de la bâtisse dans un bruit sinistre. Les yeux clairs de Gaby se rouvrirent tout à coup, fixant le plafond, tous ses sens à l’affût, le corps tendu, il attendait d’en avoir le cœur net.



Pluie de roses sur Brisbane

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Kyte Savard
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SURNOM : Le grand type louche, ou hippie hargneux. Par un certain boxeur/plongeur. Oh, et puis grand oncle. Celui-là pour le coup ça me vient d'un rongeur australien.
STATUT : Veuf, divorcé & célibataire.
MÉTIER : Militant écologiste et cause animale… ou écoterroriste et dangereux criminel selon les points de vue. Membre fondateur de l'ALF, s'il faut s'identifier à une association.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Ancien militaire, souffre de PTSD. Découvre le véganisme et le militantisme écologique à travers son club de motards en Norvège. Accusé du meurtre de sa femme, séparé de sa fille en 1996. Ne pas l’avoir vue grandir est son plus grand regret. Idéaliste insatiable, Kyte est prêt à tuer et mourir pour la cause animale. Marginal et impulsif, ne respecte pas les lois et suit son propre code de l’honneur et de la justice. Ces années d’activisme sanglant et hors la loi l’ont rendu paranoïaque. Pour calmer son délire de persécution, il a des médocs qu’il n’aime pas trop prendre.
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BLY » A marcher sous la pluie cinq minutes avec toi et regarder la vie tant qu'y en a. Te raconter la terre en te bouffant des yeux, te parler de ta mère un p'tit peu. Et sauter dans les flaques pour la faire râler, bousiller nos godasses et s'marrer.

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JAIMIE » A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi, regarder le soleil qui s'en va. Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fous, te dire que les méchants c'est pas nous. Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants.

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ROBIN » A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi et regarder les gens tant qu'il en a. Te parler du bon temps qu'est mort ou qui reviendra en serrant dans ma main tes petits doigts. Et entendre ton rire qui lézarde les murs et qui sait surtout guérir mes blessures.

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MessageSujet: Re: Wanted dead or alive || Gaby & Kyte   Wanted dead or alive || Gaby & Kyte EmptyVen 26 Oct - 14:16



wanted dead or alive
The legendary story of Bloody Gaby, Deputy Winchester & Sheriff Hawthorne
Sa paperasse ainsi déposée sur le bureau de son adjoint, le shérif Hawthorne se réjouit à l’avance de cette soirée farniente arrosée de whisky. Mais loin de prendre cette nouvelle mission comme un honneur, voici que le vil gamin proteste. L’œil irrité, Kyte fait rouler sa moustache sur ses lèvres et pose ses mains velues à plat sur le bureau du gamin, empiétant volontairement  sur son espace pour asseoir sa position dominante. « Crois-tu que j’laisserais une tâche si importante entre les mains d’une… bonniche ? Tu veux devenir shérif un jour n’est-ce pas ? Pense-tu donc que ta seule responsabilité alors sera de courir les rues pour arrêter les méchants bandits ? » Il questionne durement, l’ironie dans la gorge et son regard de rapace braqué dans les pupilles de l’enfant rebelle. « Il est temps d’ravaler tes illusions mon p’tit. Parce que notr’ rôle ici c’est d’faire respecter la loi sous toutes ses formes. Et veiller à ce que les commerçants paient bien leurs taxes est une tâche de la plus haute importance. » Il enseigne, l’index dans les airs comme pour donner plus de poids à ses propos. Il donne un petit coup de poing sur la table, une claque encourageante dans le dos de son adjoint, et retourne vers son bureau. « De la plus haute importance ! » Il se répète, fier du petit effet de cette phrase qu’il trouve sacrément bien trouvée.

Les pouces enfoncés dans sa ceinture de cuir, il prend une inspiration satisfaite et s’apprête à se laisser retomber sur sa chaise quand la remarque du prisonnier coupe le plaisir sous sa semelle. Non content de s’être fait coffrer, le voilà qui persifle entre ses lèvres de salope des remarques sur la façon dont le Shérif apprend la vie à son adjoint. Remarques qui lui rappellent les insultes susurrées quelques minutes plus tôt. Des injures infâmes concernant la mise qu’il vient de perdre et les deniers qui lui manquent pour se payer les services de la femme qu’il désire si ardemment. Voilà de quoi rendre un homme un peu amer, et lui qui comptait laisser ces chimères couler comme la bave d’un crapaud se prépare désormais à défendre son honneur de la plus vile façon : en attaquant celui d’un autre. « Et t’en sait quelque chose, pas vrai Carnahan ? J’ouïe dire qu’une certaine madame prend un malin plaisir à te mener par le bout du nez... » Un sourire carnassier sur ses lèvres, il approche son visage des barreaux pour mieux toiser son prisonnier. « Oh, pour souffler ton nom, ça elle le soufflait bien, la Jaimie. » Il susurre avec une certaine satisfaction, la tête pleine des images de son corps et des doux gémissements de sa voix d’enchanteresse qui résonne toujours à ses oreilles. « Tu sais comme sont ces femmes quand tu t’attardes avec elles au plumard. Les draps délient leurs langues et elles aiment à conter les vices des voyageurs qui partagent leurs couches. » Il se prélasse dans la satisfaction de sa petite histoire, fait rouler le bout de son épaisse moustache entre ses doigts. Mais devant l’air peu convaincu de son rival, le shérif pousse un peu plus loin. « Tu vois, c’est qu’on a un accord elle et moi. Je protège ses intérêts, je ferme les yeux sur certaines pratiques, et elle glisse dans mon oreille quelques juteux détails sur les brigands qui partagent sa couche. » Il explique avec un contentement vicelard. Il est bien placé pour savoir que la madame fait commerce des informations qu’elle distribue habilement entre les hommes les plus puissants de la ville. Maire, Shérif, riches entrepreneurs et autres crapules en tout genre assurent ainsi la sécurité de son établissement comme de ses filles en l’échange de ce précieux sésame. Maîtresse des secrets, elle connait la vérité derrière chaque mensonge et tisse dans l’ombre la toile politique corrompue de cette maudite ville. A la grande frustration du shérif, cette mine d’information est néanmoins scellée par une sorte de loyauté inexplicable, et Jameson est toujours parvenue à éluder ses questionnements à l’égard de Carnahan. Mais ça, plutôt crever que de l'avouer au chasseur de primes ! « Un bel arrangement si j’en conçois. D’ailleurs, comment crois-tu donc qu’on savait où te trouver, hm ? » Il se retourne pour voir l’effet de ses paroles sur le prisonnier et une profonde satisfaction l’envahit lorsqu’il remarque ses muscles tendus, l’expression hagarde sur son visage.  

Il lui faut quelques secondes pour comprendre que sa petite révélation factice n’est pas à l’origine du trouble qui agite son prisonnier. Non, cet être maudit a senti quelque chose dans ses tripes diaboliques. Les sens à l'affût, Kyte prend conscience du changement dans l'atmosphère, de cette étrange froideur qui lui ronge les viscères. Les sons lui parviennent comme un écho : l’enseigne qui bat contre le mur en bois, les hurlements lointains du vent qui se lève, et tout derrière le silence lourd, pesant qui s’abat sur Brisbane. Déjà, à travers la fenêtre, il peut voir s’élever les nappes de brouillard qui viennent troubler les rues, et les silhouettes damnées qui se découpent dans cette infâme condensation, annonciatrices de malheurs et d’atroces desseins. « Malédiction ! » Il grogne dans sa moustache. Une rage guidée par la peur naît dans le fond de ses prunelles tandis que des rires hantés retentissent à l’extérieur. « The time has come. The time has come. » souffle le vent dans la pénombre. Le cœur broyé par la réminiscence de terreurs fantastiques d’un autre âge, le shérif Hawthorne saisit son arme et tire au hasard dans les silhouettes qui tâchent de se frayer un chemin à travers les murs de son établissement. « HORS DE MON FIEF, VILES CRAPULES ! ESPRITS DE MALHEUR ! SPECTRES DAMNES ! » Les silhouettes se dissolvent sous les assauts des balles et disparaissent dans un cri déchirant. Les mains tremblantes, le vieux shérif recharge son fusil et profite d’une accalmie pour braquer son regard enragé par la peur sur son prisonnier. « C’est après TOI qu’ils en ont ! MARAUD ! GIBIER D’POTENCE ! » La pluie s’abat sans prévenir contre les fenêtres et lui arrache un sursaut. A l’extérieur, le brouillard se dissipe d’un coup, les effroyables murmures s’éloignent et le shérif voit dans cette rémission éphémère l’occasion d’obtenir le salut de son âme. « Et bien qu’ils t’aient ! » Il condamne d’un air menaçant puis se tourne vers son adjoint. « CLÉMENT ! » Il beugle en attrapant son fusil à pompe et son trousseau de clefs. « Prends les taxes et tes affaires, on va finir tout ça autour d'un verre au saloon ! » Il ordonne, bien décidé à ne pas rester une minute de plus dans cet établissement hanté.

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there are no more barriers to cross

All I have in common with the uncontrollable and the insane, the vicious and the evil, all the mayhem I've caused and my utter indifference toward it. But even after admitting this there is no catharsis, my punishment continues to elude me and I gain no deeper knowledge of myself; no new knowledge can be extracted from my telling. This confession has meant nothing. » okinnel.

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Clément Winchester
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PETIT PLUS : Je fais parti des survivants du Tsunami qui a touché la Thaïlande en 2004. Nous étions, avec mes parents et mon frère, parti là-bas car nous voulions changer de notre traditionnel Noël en Nouvelle Zélande. Jamais nous n'aurions dû changer nos habitudes. La première vague nous a séparée : mon père et mon frère d'un côté, ma mère et moi de l'autre. S'en est suivi tout un mois de recherche, de désespoir, de galère, d'espoir, de douleur pour finalement nous retrouver fin janvier 2005. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je m'en suis sorti seulement avec quelques égratignures et une fracture
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MessageSujet: Re: Wanted dead or alive || Gaby & Kyte   Wanted dead or alive || Gaby & Kyte EmptyVen 26 Oct - 15:15



Je n'aurais pas dû parlé. J'aurais dû me taire et accepter les tâches, soient-elles des plus ingrates. Malheureusement, j'ai fait enfermé Bloody Gaby, aka le Bandit qui mettait tous les plans de Kyte à mal, et c'est comme ça qu'il me remercie ? En me faisant faire les comptes des taxes ? Un lourd soupir se coince dans ma gorge lorsque le shérif se penche vers moi, parlant durement et me postionnant à la figure que je suis là pour apprendre à être shérif et que vérifier les taxes payées ou non. J'ai tôt fait de baisser le regard en hocher la tête alors que Hawthorn se redresse après une claque sur l'épaule et commence à trier les feuilles.

Plonger dans mon travail, je ne prends pas en compte l'échange entre les ennemis et n erelève la tête que lorsqu'un brusque frisson me traverse l'échine. Soupirant, je remarque avec une certaine panique que mon souffle se transforme en buée et que la température a brusquement chutée de plusieurs dégrés en même temps que le vent s'est levé, tapant avec violence contre les paroies de la station. Relevant la tête, je pose un regard paniqué sur Kyte qui ne semble pas non plus très à l'aise, de même pour Gaby.

Je me relève, observe la rue par la petite fenêtre à côté de moi et apperçois des silhouettes diformes ressortir de la brume qui noit le quartier désert. Je me recule, le souffle court puis me jette littéralement à terre lorsque Kyte se met à brailler des choses incompréhensible alors qu'il tire sur ces formes fantômatiques. C'est dans un cris presque moqueur que les formes s'évaporent et que le vent se calme au moment où la pluie se met à taper sur les carreaux. Paniquant, Kyte me hurle de prendre les feuilles de taxes et de le suivre au saloon. Ni une ni deux, je ramasse les feuilles dans le désordres et me dirige vers la porte pour sortir.

Sauf que la sortie est impossible et me le fait comprendre autant mentalement que physiquement. En attrapant la poignée de la porte, c'est une décharge électrique qui passe dans mon bras, crispant les muscles de mon bras et de ma main sur l'acier de la poignée avant de me propulser, littéralement, plusieurs mètres en arrière, contre les barreaux de la cellule. Ma tête cogne violement le sol, me mettant hors d'état de nuir pendant plusieurs secondes. Ou minutes ?

Je ne saurais dire combien de temps je suis resté inconscient, mais lorsque je me réveille et je me redresse tant bien que mal, l'ambience, bien que maussade, est plus calme. Soupirant, grognant et gémissant, je me redresse et, me passant une main sur l'arrière du crâne, je m'asseois au sol. Ma vue encore brouillé s'éclaircit et je remarque rapidement que je suis dans l'impossibilité de bouger mon bras gauche, n'ayant plus aucune sensation dans la main et les doigts. Déglutissant, je pose mon regard sur ma main re remarque la brûlure rougeâtre sur la paume. Alors que je me sens à nouveau défaillir, je m'accroche aux barreaux avec ma main droite et me tire sur les pieds, bien content que mes jambes, elles, fonctionnent parfaitement. Adossé contre l'acier froid, ignorant la présence de Bloody Gaby à mes côtés, je pose mon regard sur Kyte et reprend mes esprits.  «Qu'est-ce qui s'est passé ? » demandais-je d'une petite plus faible que ce que je ne voulais  «Je ... » je regarde autour de moi et fait quelques pas peu assuré pour m'éloigner de la cellule  «On n'est quand même pas enfermé, non … ? » demandais-je, la panique se faisant sans problème entendre dans ma voix.


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Wanted dead or alive || Gaby & Kyte PmooeKf

PSEUDO : Loo
AVATAR : Hugh Dancy
CRÉDITS : loonywaltz (UB) ≈ Loo
DC : Erín le petit dragon
INSCRIT LE : 08/04/2018
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MessageSujet: Re: Wanted dead or alive || Gaby & Kyte   Wanted dead or alive || Gaby & Kyte EmptyDim 10 Fév - 17:44



Wanted dead or alive

@Clément Winchester, @Kyte Savard & Gabriel
"Hello darkness..."

Installé sur la rustique planche de bois scellée au mur qui faisait office de banc et seul mobilier au sein de la petite cellule dans laquelle il se trouvait enfermé depuis plusieurs heures déjà, Gabriel aurait sans doute profité de l’occasion pour somnoler un moment. Ses piques avaient fait mouche, il le devinait dans la réaction de ce brigand d’Hawthorne qui n’avait de shérif que le titre. Et c’eut été mentir que de dire que cela ne lui apportait aucune satisfaction. La vie semblait décidée à les opposer en rivaux sur bien des plans aussi le chasseur de primes ne manquait-il jamais une occasion de couper court au plaisir de l’anglais corrompu et d’esquinter son ego lorsqu’ils venaient à se trouver face à face. Mais les animaux blessés sont les plus dangereux, prêts à mordre pour mieux se défendre. Ce fut exactement ainsi que réagît l’ennemi de l’irlandais, passant à l’attaque à son tour, signe que Gaby avait bien tapé là où ça faisait mal, en pleine fierté. Il savait ses informations justes, il connaissait les habitudes de celui qui lui faisait face, ses magouilles bien sûr mais aussi son goût pour le jeu et les tables truquées au saloon, sa fréquentation de l’établissement de Jameson avec, semblait-il, chaque fois le désir et la volonté de pouvoir se payer les services et attentions de la maîtresse des lieux en personne. Mais Carnahan avait conscience que de son coté le shérif avait depuis bien longtemps, lui aussi, mené son enquête, et, bien que les seules personnes qui aient pu posséder quelques informations sensibles le concernant soient celles en qui le chasseur plaçait toute sa confiance, ses rares habitudes, elles, ne faisaient pas l’objet d’un grand secret. Ses passages à Brisbane passaient rarement inaperçues, précédés par sa réputation et les histoires qui courraient à son sujet, et les informations circulaient incroyablement vite en ville, chacun cherchant à se mettre quelque savoureuse rumeur sous la dent. On savait quels lieux et établissements il fréquentait et  pour peu qu’on le cherchât vraiment, il n’était guère difficile de le trouver tant qu’il demeurait dans cette cité maudite. Et puis, lorsqu’il était tant pour lui de disparaître à nouveau, il lui suffisait de prendre le chemin de l’outback, dont il avait fait son terrain de prédilection, là où il savait effacer ses traces aussi aisément que suivre celles des autres. Là où personne n’osait se lancer à sa poursuite et surtout pas le shérif, qui, pour une raison qui lui était inconnue, semblait craindre plus que tout de s’aventurer dans le bush australien. Mais ici tout se savait, et surtout tout se monnayait, le moindre ‘‘on dit’’. Aussi les propos d’Hawthorne ne le firent pas tiquer, ses venues à la maison close n’avaient rien d’un secret, tout comme l’accueil chaleureux que lui réservait Jaimie lorsqu’il franchissait le pas de son établissement. L’anglais avait beau être pourri jusqu’à la moelle il était bien loin d’être idiot. Au contraire d’ailleurs ! Il était plus rusé qu’un vieux chacal et savait parfaitement faire jouer situations et informations à son avantage, tout comme quelle ficelle actionner pour délier les langues les plus récalcitrantes. Cependant Gabriel ne croyait guère à ses dires laissant sous-entendre que Jameson l’avait vendu. Les personnes en qui il avait placé une réelle confiance pouvaient se compter sur les doigts d’une main, elle en faisait partie, tout comme le vieux Dan plus muet qu’une tombe à son sujet. Pourtant l’homme de lois se pavanait dans son air ravi, pétri d’arrogance et de fierté, pensant sans doute que l’air contrarié qui s’était dessiné sur le visage de l’ancien dresseur de chevaux venait de ses pseudos révélations. A vrai dire ce dernier ne l’écoutait déjà plus que d’une oreille. Une sensation qu’il ne connaissait que trop bien l’avait soudain saisi, un mauvais pressentiment. Et son instinct le trompait rarement. Tout son être s’était alors raidit, quelque chose approchait, l’atmosphère avait brusquement changé. Un vent furieux et hurlant s’était soudainement levé à l’extérieur, faisant grincer sinistrement le bois de la bâtisse, l’air était devenu glaçant et une brume qui n’avait rien de naturel s’étirait rapidement sur les environs. L’air satisfait du shérif s’effaça aussi sec, changeant du tout au tout en une fraction de seconde. Des cris et plaintes déchirants, des rires inquiétants et des voix éthérées résonnèrent au dehors et soudain Hawthorne sembla pris d’une violente panique. Les rumeurs concernant ses terreurs se confirmaient mais le chasseur de primes ne s’attarda pas plus avant sur la question en le voyant saisir son arme par réflexe et la pointait au hasard sur les silhouettes fantomatiques qui traversaient les parois du bâtiment. Aussitôt l’irlandais se plaqua au mur tandis que le gringalet d’adjoint se jetait à terre afin d’éviter les balles perdues qui n’avaient aucunement le pouvoir d’éliminer ces esprits mais qui, en revanche, pouvaient bien les tuer eux, pauvres êtres de chair et de sang.

L’arme se vida rapidement, les balles venant esquinter les épaisses planches de bois qui composaient les murs de l’endroit. Lorsque les détonations cessèrent enfin, Gabriel risqua un coup d’œil sur le bureau et Hawthorne pour mieux jauger la situation, le vieux bougre écumait tel un animal enragé, les mains tremblantes et les yeux emplis d’un mélange de fureur et d’effroi. Leurs regards céruléens se croisèrent un instant et aussitôt le shérif retourna toute sa haine contre le chasseur. Bien décidé à le laisser périr ici, dans sa cellule, sans autre forme de procès, estimant que ce n’était autre que celui qu’on avait rebaptisé Bloody Gaby qui avait attiré ces mauvais esprits, Kyte hurla à son adjoint de prendre ses affaires pour mettre les voiles au plus vite. Cela ne fit même pas tiquer l’ancien dresseur de chevaux, il ne s’attendait, à vrai dire, pas à mieux de la part de ce maudit bandit de shérif. Sous les ordres de son boss le gamin s’exécuta aussi sec sans demander son reste, de toute évidence guère plus serein. Il fallait reconnaître qu’il n’y avait pas de quoi l’être. Les spectres avaient pour le moment disparus, mais l’air demeurait glacial et quelque chose de terriblement pesant semblait flotter dans l’air, une tension palpable, la luminosité avait baissé, comme si les maigres flammes des lampes éprouvaient quelques difficulté à lutter contre cette obscurité surnaturelle. Ces créatures étaient toujours là, il pouvait le sentir, quelque chose au fond de lui grondait furieusement, répondant à leur présence hostile. L’irlandais recula, se laissant alors happer par les ténèbres qui habillaient le fond de la cellule non éclairée, comme pour dissimuler ses iris dont l’habituelle teinte bleutée avait vaguement viré à quelque éclat plus opalescent. L’irlandais ferma un instant les paupières, prenant deux ou trois profondes inspirations. A ses oreilles résonnaient toujours ces voix spectrales, lui parvenant aussi distinctement que s’il s’agissait de celles d’Hawthorne ou de son adjoint. Il en comprenait chaque mot, chaque syllabe, chaque sanglot, chaque lamentation sans pouvoir en faire abstraction. Oh il y avait bien là de quoi devenir fou. La contraction de la mâchoire du chasseur trahit la tension qui l’habitait, comme si, à cet instant précis, il livrait une impitoyable lutte intérieure pour ne pas perdre pied, pour ne pas laisser les indomptables ténèbres qui grondaient au fond de son être prendre le dessus.

Soudain, et alors qu’il s’apprêtait à sortir, le jeune adjoint fut projeté en arrière comme s’il venait de prendre une décharge d’une puissance surprenante, tant et si bien qu’il atterrit contre les barreaux de la cellule dans laquelle était enfermé Gaby. Le choc sourd ramena ce dernier à lui, comme un sursaut. Et tandis qu’Hawthorne continuait à fulminer, l’irlandais, dont les yeux avaient retrouvé leur couleur de ciel, s’avança de nouveau vers les barreaux. Les effleurant du bout des doigts, il constata que leur contact anormalement glacial piquait presque douloureusement sa peau. Un froid étrangement mordant, si bien qu’il dut rapidement retirer sa main de l’acier. Le chasseur de primes profita du tumulte et d’un court instant d’inattention du shérif pour s’accroupir afin de se mettre à la hauteur du gamin qui l’avait arrêté quelques heures plus tôt. L’observant brièvement il constata qu’il respirait encore. Plus costaud qu’il n’y paraît ce gringalet. Mais très vite son regard accrocha un petit couteau glissé à la ceinture du garçon. Autant saisir l’occasion qui se présentait et tenter d’utiliser cette situation pour le moins tourmentée à son avantage. Enfin, si jamais il arrivait à se tirer de là. Aussi discrètement et rapidement que possible il s’en empara avant de se redresser promptement tout en dissimulant sa prise dans son dos, la faisant disparaître entre sa ceinture et sa chemise.

Quelques instants plus tard le jeune adjoint revint à lui, tant bien que mal. Le choc avait été violent, en témoignait son apparente difficulté à recouvrer ses esprits. Le chasseur nota que son bras semblait visiblement engourdi et ce qui ressemblait à une brûlure marquait désormais sa main. De toute évidence la porte d’entrée de cette maudite bicoque ne leur offrirait aucune issue favorable. Se redressant tant bien que mal, le gringalet s’inquiéta de savoir s’ils étaient réellement pris au piège de cette bâtisse. « On dirait bien que si. » Le ton froid et sans appel de Carnahan fendit l’air comme une sentence. Il fallait se rendre à l’évidence. Ils étaient coincés dans ce trou à rats, tous les trois, à la merci de ces âmes en peine qui semblaient bien décidées à ne pas les voir s’échapper. L’accalmie serait de courte durée, à n’en pas douter. Déjà le bois de la bâtisse se remit à craquer anormalement, comme s’il était soumis à quelque inhabituelle et puissante pression extérieure. Gabriel retint son souffle tout en balayant la charpente apparente de ses iris céruléens. Ces esprits avaient-ils l’intention de mettre à mal la solidité du bâtiment jusqu’à ce que celui-ci s’écroule sur l’improbable trio ? Un souffle d’air gelé ramena le regard de l’irlandais vers l’un des coins sombres de sa cellule. Une silhouette familière, éthérée, aux contours flottants, s’était installée là. Jack… Ce maudit spectre qui lui collait régulièrement aux basques. Une compagnie dont le chasseur se passerait bien. D’autant qu’il prenait visiblement un malin plaisir à apparaître lorsque la situation se corsait. Oh bien sûr le reste du temps il n’était jamais loin, allant et venant comme bon lui semblait. Mais de toutes évidences Jack appréciait particulièrement voir comment Gabriel se tirait d’apparentes impasses comme celle qui se présentait actuellement, attendant probablement d’assister à l’épilogue de sa vie. L’idée de ce spectacle, qui viendrait bien tôt ou tard, avait l’air de divertir ce pauvre bougre dont l’âme errait dans le bush australien depuis de nombreuses lunes.

« Ils veulent du sang ce soir cowboy, ça cherche vengeance. Hawthorne n’a qu’à bien se tenir, c’est peut-être son dernier tour de piste. » Visiblement l’idée plaisait bien à Jack. Carnahan ignorait cependant pourquoi. Etait-ce juste pour le spectacle morbide ou bien y’avait-il un rapport de près ou de loin avec sa mort ? Après tout si ce bougre avait pris une balle entre les deux yeux c’était à cause d’importantes dettes de jeux. Enfin, d’après ce qu’il racontait. « Ca s’agite dehors, ça doit être la lune tu vois. Dommage pour toi que tu te sois fait coffrer ce soir… » Il disait cela sur le ton de la conversation, l’air détaché. « … ou peut-être qu’il n’y a pas de hasard. », finit par lâcher Jack en posant ses iris fantomatiques sur l’irlandais. L’ancien dresseur ne s’attarda pas sur ces propos, redirigeant plutôt son regard sur le shérif puis sur son adjoint comme pour savoir s’ils avaient vu ou entendu Jack. Tout le monde ne le pouvait pas, car si certains parvenaient à voir clairement les spectres en toutes circonstances, la plupart du temps les vivants ne pouvaient deviner leur présence que lorsqu’ils se montraient volontairement à leurs yeux.

Gabriel finit tout de même par briser le silence, relatif et pesant, régnant dans ce désormais huis clos, en voyant le shérif entreprendre de recharger au plus vite son arme.  « Posez ça Hawthorne. Il n’y a que nous que vous ayez le pouvoir de tuer de la sorte, pas ces créatures. » Tant qu’à faire l’irlandais préférait mourir en autre compagnie que celle de ce sale type et plus encore éviter de crever de sa main, qui plus est d'une balle perdue...

Hawthorne voudrait sauver sa peau à tout prix c’était certain. Et s’ils ne faisaient pas équipe ils feraient très prochainement trois superbes cadavres… Il fallait au maximum exploiter cette situation pour se tirer de là. Posté derrière les épais barreaux d’acier le chasseur plongea un regard plus que déterminé dans celui du shérif. « C’est votre peau qu’ils veulent Hawthorne, pas la mienne. Si vous me faites sortir de là, vous avez peut-être une chance de sauver vos miches, et celles de votre adjoint, sinon nous y passerons tous les trois. » Le tout pour le tout. Cartes sur table. Il n’y avait rien de mieux à faire en cet instant. Déjà la funeste litanie des spectres semblait de nouveau s’approcher, portée par un vent furieux qui mettait à mal l’épaisse charpente dans de sourds craquements.



Pluie de roses sur Brisbane

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Kyte Savard
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ÂGE : 58 ans.
SURNOM : Le grand type louche, ou hippie hargneux. Par un certain boxeur/plongeur. Oh, et puis grand oncle. Celui-là pour le coup ça me vient d'un rongeur australien.
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MÉTIER : Militant écologiste et cause animale… ou écoterroriste et dangereux criminel selon les points de vue. Membre fondateur de l'ALF, s'il faut s'identifier à une association.
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PETIT PLUS : Ancien militaire, souffre de PTSD. Découvre le véganisme et le militantisme écologique à travers son club de motards en Norvège. Accusé du meurtre de sa femme, séparé de sa fille en 1996. Ne pas l’avoir vue grandir est son plus grand regret. Idéaliste insatiable, Kyte est prêt à tuer et mourir pour la cause animale. Marginal et impulsif, ne respecte pas les lois et suit son propre code de l’honneur et de la justice. Ces années d’activisme sanglant et hors la loi l’ont rendu paranoïaque. Pour calmer son délire de persécution, il a des médocs qu’il n’aime pas trop prendre.
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BLY » A marcher sous la pluie cinq minutes avec toi et regarder la vie tant qu'y en a. Te raconter la terre en te bouffant des yeux, te parler de ta mère un p'tit peu. Et sauter dans les flaques pour la faire râler, bousiller nos godasses et s'marrer.

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JAIMIE » A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi, regarder le soleil qui s'en va. Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fous, te dire que les méchants c'est pas nous. Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants.

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ROBIN » A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi et regarder les gens tant qu'il en a. Te parler du bon temps qu'est mort ou qui reviendra en serrant dans ma main tes petits doigts. Et entendre ton rire qui lézarde les murs et qui sait surtout guérir mes blessures.

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MessageSujet: Re: Wanted dead or alive || Gaby & Kyte   Wanted dead or alive || Gaby & Kyte EmptyDim 24 Fév - 1:39



wanted dead or alive
The legendary story of Bloody Gaby, Deputy Winchester & Sheriff Hawthorne
Sursaut, agitation, bruissements. « Allez, allez, allez ! » Presse Hawthorne de sa voix morne, ses yeux d’aigles rivés sur le dos de l’adjoint qui rassemble à la hâte leurs affaires et s’élance vers la porte. Ils ne quitteront jamais assez tôt cette vieille bicoque grinçante. Un nouveau craquement titille les nerfs du vieux shérif. Naseaux frémissants, il braque ses pupilles dilatées et le canon fumant de son arme vers la cellule où le prisonnier se terre dans l’ombre. La mâchoire contractée, le teint cireux comme le voile hanté qui recouvre ses yeux pâles, celui qu’on appelle Bloody Gaby honore la légende morbide qui l’entoure. « Seigneur… » Murmure Kyte. Il effleure sa gâchette d’un doigt tremblant, mais de vieilles superstitions retiennent son geste. La peur attise son irritation qui se retourne alors contre ce benêt d’adjoint dont la main délicate semble soudée à la poignée de la porte. « Eh bien, qu’est-ce que tu fous à la fin ?! Ouvre donc cette maudite porte ! » Il fulmine à s’en dérayer les cordes vocales, à s’en gonfler la petite veine qui pulse contre sa tempe droite. Un sifflement sordide, une étrange lueur, un tremblement surnaturel. Avant que le shérif puisse esquisser le moindre geste, une formidable déflagration propulse Winchester à travers la pièce, jusqu’aux barreaux en acier où il s’écroule enfin. « Seigneur ! » Le nez plissé pour repousser l’odeur de volaille grillée qui cherche à envahir ses narines, Hawthorne se penche vers la poignée fondue. Ça par exemple ! Ne serait-ce pas une marque de doigts qui déforme ainsi le métal brûlant ? Ignorant la sueur froide qui perle le long de sa nuque et tache sa chemise jaunie, le shérif se redresse brusquement, tourne en rond comme une hyène dans sa cage, fait les cents pas entre son adjoint inconscient, la porte qu’il n’ose plus approcher et le prisonnier dans sa cellule. « C’est TOI qui a lancé cette malédiction ! » Il gesticule, accuse, extériorise ainsi son angoisse. « MARAUD ! VANDALE ! FILS DE CHIENNE ! HÔTE DONC CE SORT OU BIEN J’TE CREVE ! » Le poing frappe contre les barreaux, la bave écume à la commissure de ses lèvres, les postillons s’échappent comme les balles d’une mitraillette en direction du prisonnier que rien n’ébranle ni ne perturbe. Sans lui prêter la moindre attention, l’impertinent se déplace vers l’adjoint pour lui porter secours – ou l’achever peut-être. Et ce silence attise la frustration de Kyte qui s’écarte avec un geste d’humeur. « AAAAHH ELLE EST BIEN BONNE ! AAHHH BATARD PUANT ! AAAHHH  AFFLIGEANTE INFORTUNE ! » Il se lamente, crie, attaque chaque pièce du mobilier qui ose se dresser en travers de son chemin. Mais au milieu de ce remue-ménage, la voix de Clément s’élève enfin pour s’enquérir naïvement de leur piètre situation. Un tic nerveux fait danser la paupière du shérif tandis qu’il se penche vers son adjoint d’un air doucereux, comme pour lui venir en aide. « Eh bien mon pauvre enfant » il minaude d’un ton mielleux, « il se passe que T’AS ETE TROP LENT COMME D’HABITUDE ! » Une petite tape dédaigneuse à l’arrière de son crâne accompagne ces dernières paroles qu’il vocifère sans plus chercher à cacher sa déception ni sa colère. Incapable, il est entouré d’incapables !

Un nouveau craquement et le shérif fait volte-face, prêt à attaquer les lattes, le plancher, et même le lustre instable qui semble le narguer de sa lumière vacillante. La charpente s’ébranle, le vent moqueur persifle et s’infiltre le long de sa colonne vertébrale, glace ses os, broie son cœur et hérisse les poils drus sur ses avant-bras. Là-bas à l’extérieur, le brouillard avale à nouveau la ville, annonciateur des malheurs et sombre desseins qu’il déverse sur les habitations maussades. Mais ce ne sont ni les cris éthérés, ni les grincements secs qui attirent l’attention du shérif désormais. Non, ses angoisses trouvent écho dans un phénomène plus proche, plus palpable. C’est dans le reflet scintillant qu’il perçoit au coin de la cellule ; un voile d’argent presque aussi subtile que le reflet de la lune ronde, un murmure qu’il croit reconnaître et s’évanouit aussitôt dans un rire, une rupture du rationnel, un vague dérangement de l’espace qui disparaît pour peu qu’on se concentre dessus trop longtemps. Le reflet de ces craintes qu’on ne peut capter que du coin de l’œil lorsque la peur nous ronge les tripes comme la logique. Un songe, sans doute. Mais alors pourquoi les yeux grisâtres de ce satané Gabriel fixent-ils ce même frémissement dans l’air ? « Que regardes-tu ainsi ? » Il demande d’une voix sourde, hypnotisé par ce spectacle invisible qui se joue apparemment sous ses yeux. « EH ! Regarde-moi donc quand je te parle, vaurien ! » Mais ses paroles se perdent dans l’espace comme dans le temps et le prisonnier ne le gratifie d’aucune réaction. Quel toupet ! Manquer ainsi de respect au maître de la ville, gardien de la sécurité en ces lieux maudits. La moustache frémissante sous le joug de sa frustration, Hawthorne n’ose pourtant plus déranger le silence pesant qui imprègne la pièce.

Jusqu’à ce que soudain, ce calme factice lui devienne insupportable. Ces damnés spectres veulent la guerre ? Et bien ils l’auront ! Mais lui, shérif en ces lieux et valeureux soldat, ne tombera pas sans un combat, ah ça non monsieur ! Bien décidé à défendre chèrement la peau de son pâle fessier, l’officier britannique recharge bruyamment son arme, les pupilles agrandies par la soif de violence que vient ainsi nourrir sa peur du surnaturel. Quelle n’est alors sa déception lorsque la voix criarde du vagabond fend ses désirs de gloire pour lui apprendre que son calibre n’est d’aucune utilisé face à l’ennemi qu’il entend ainsi combattre et ne saurait qu’heurter les mortels en ces lieux. « Et bien ce sera déjà un bon début ! » Il réplique, piqué au vif. Une balle entre les deux yeux, voilà qui devrait leur apprendre le respect !, il manigance intérieurement, bien conscient cependant de ne pas souhaiter passer à l’acte. Pour se retrouver seul avec cette armée de viles fantômes ? Ah ça jamais ! Et justement, voilà que ce blanc-bec persifleur propose l’ombre d’une alliance. Glacé par ses propos qui sonnent comme le glaive de la justice, le shérif fait pourtant mine d’hésiter. « Supposons que je te croies. » Il expose, ses yeux de glace fouillant les orbes pâles du prisonnier à la recherche d’une quelconque trace de malice. « Qu’est-ce qui me prouve qu’une fois libéré, tu ne profiteras pas de cette sorcellerie chaotique pour nous abattre d’un coup de poignard dans le dos et détaler comme un lapin ? » Pas le moindre frémissement ni battement de cil. La tension est palpable tandis que les hommes se tâtent, se reniflent, se testent. Au loin, les hurlements macabres déchirent à nouveau la nuit noire, et la lente litanie des âmes damnées se rapproche. Au final, c’est une parole de la madame qui achèvera de le convaincre : « J’ignore ce qu’il s’est passé, shérif. Je sais simplement que sans la présence de Gabriel ce soir là, je ne serais plus. Alors par pitié, s’il vous prend l’envie de voir un vagabond se balancer au bout d’une corde, veuillez choisir un brigand qui me soit d’une moindre utilité. » Satanée soirée, les temps doivent-il être durs pour qu’on prenne ainsi ses décisions sur la parole d’une putain ! « Très bien ! » Il décide un peu brutalement après qu’une forme blanchâtre ait subrepticement ébranlé la fenêtre. « CLÉMENT ! LES CLEFS ! » Il beugle sans quitter le prisonnier du regard. « Ouvre donc à ce maudit sorcier… Mais au premier signe suspect, tu tires à volonté. » Un sourire sadique soulève sa lèvre supérieure, et tandis que la clef tinte dans la serrure de métal, Hawthorne se prend à penser que la situation pourrait lui devenir sacrément avantageuse si une balle perdue venait une bonne fois pour toutes régler son bloody problem.

code by Chocolate cookie & WHITEFALLS

   



there are no more barriers to cross

All I have in common with the uncontrollable and the insane, the vicious and the evil, all the mayhem I've caused and my utter indifference toward it. But even after admitting this there is no catharsis, my punishment continues to elude me and I gain no deeper knowledge of myself; no new knowledge can be extracted from my telling. This confession has meant nothing. » okinnel.

:creepy::
 
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Clément Winchester
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PETIT PLUS : Je fais parti des survivants du Tsunami qui a touché la Thaïlande en 2004. Nous étions, avec mes parents et mon frère, parti là-bas car nous voulions changer de notre traditionnel Noël en Nouvelle Zélande. Jamais nous n'aurions dû changer nos habitudes. La première vague nous a séparée : mon père et mon frère d'un côté, ma mère et moi de l'autre. S'en est suivi tout un mois de recherche, de désespoir, de galère, d'espoir, de douleur pour finalement nous retrouver fin janvier 2005. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je m'en suis sorti seulement avec quelques égratignures et une fracture
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MessageSujet: Re: Wanted dead or alive || Gaby & Kyte   Wanted dead or alive || Gaby & Kyte EmptyVen 22 Mar - 15:43



Où suis-je ? Telle est, bizarrement la question qui me traverse l'esprit alors que je me réveille de ce qui semble être un long et lourd sommeil sans savoir quand je me suis endormi et encore moins où. Pourquoi me trouvais-je ici ? Dans cette prison ? La voix du Shérif se fait entendre, amenant avec elle des flash d'images qui me reviennent en mémoire. Clément Winchester, adjoint du shérif Hawthorne, voilà qui je suis. Je suis celui qui a mit Bloody Gaby en cellule ce pour quoi je n'ai eu aucune reconnaissance. Fulminant contre le maître des lieux, l'observant, je ne porte pas assez d'attention sur le prisonnier et me redresse. D'une petite voix hésitante je demande ce qui s'est passé et qu'est-ce que je me récolte ? Une frappe sur l'arrière du crâne et des paroles cinglantes de Hawthorne.

Et tout à coup, c'est un sentiment de rage ultime qui se propage en moi, me bouffe les entrailles et me fait presque perdre la raison. J'ai envie de sauter sur le shérif, lui crever les yeux et lui encastrer la tête dans le mur de la prison, arracher un des barreaux de la cellule et le planter dans l'abdomen de cette enflure, le voir gémir en essayant de garder ses entrailles à l'intérieur de son corps et rigoler en l'achevant totalement. J'ai envie de lui prendre la vie et voir son âme s'éteindre pendant qu'il rend son dernier souffle.

Et tout à coup, une vive douleur me vrille la tête, comme si une main invisible comprimait mon cerveau. Je sens mes organes internes se tordre maladivement, chaque bruit s'intensifiant jusqu'à devenir insupportable. Ça ne dure que quelques secondes, juste assez longtemps pour que je puisse me rendre compte de ce qui se passe réellement. Le Baron, le fantôme de mon père. Telle une décharge électrique, je me rappelle qu'il a prit le contrôle sur mon esprit et mon corps il y a quelques mois, quelques semaines avant que je ne débarque en ville. La décharge électrique qui a traversé mon corps quand j'ai souhaité ouvrir la porte l'a sans doute endormi pendant quelques temps, me redonnant toute la lucidité nécessaire pour me rendre compte de la merde dans laquelle je suis. Mais maintenant il est entrain de reprendre le contrôle et je sais que je n'ai pas la force mentale ni physique pour le retenir.

Lorsque j'entends le shérif m'interpeller, toute douleur a disparu, une expression neutre s'affichant sur mon visage. Les clefs ? Il veut les clefs ? Je baisse le regard sur le trousseau de clef accrocher à ma ceinture, en approche ma main, mais referme mes doigts sur le colt et le tend devant moi, le canon pointer sur le shérif  «Au moindre geste suspect je tire, c'est bien ça. » demandais-je d'une voix calme  «Shérif » crachais-je, dédaigneux. Je lève mon pousse et déverrouille mon arme.  «merci pour cette autorisation officielle» reprenais-je alors que je me déplace doucement vers la porte, mon regard se portant sur le prisonnier avant que le coup ne parte.

La balle ne vient pas se loger ni dans le shérif ni dans Gaby, mais dans la serrure qui explose, ouvrant ainsi la cellule. Tout de suite, je recharge mon arme et la pointe sur le shérif, lui intiment silencieusement de rester à sa place  « J'avais oublié à quel point ce Winchester est faible» grognais-je en voyant ma main trembler  « Une fois que je me serais débarasser de lui, je pense que je vais en choisir un de vous ...» je pose un regard fou sur le Hawthorne  « T'es un dur à cuir, toi, hein, pas vrai ? » susurrais-je sur un ton mielleux  «Mais je t'ai observé, quand tu dormais. Faut qu'tu saches que le whisky avant d'aller te coucher ce n'est pas bon pour toi, ça te fait parler dans ton sommeil et ça révèle touuuuus tes petits secrets ... » reprenais-je, mystérieux, m'approchant du shérif.  « Mais ce corps qui se cache sous ces vêtement ...hm ...un régale» je me mordille la lèvre inférieure avec envie et malice puis lève un peu plus mon colt sur lui, visant sa tête  «teuh teuh teuh ...pas de gestes suspect mon petit Shérif » le prévenais-je, alors que je vois du coin de l'oeil comment il lève sa propre arme  «Je ne veux pas te faire de mal, j'ai besoin de ce corps. Ce serait trop dommage de l'ammôcher …. »

 «Toi en revanche ... » je me tourne vers Gaby et mon ton se fait beaucoup plus froid et sec  « Tu ne m'es d'aucune utilité. Tu es bien plus faible que Winchester et faut le faire pour être plus faible que ce mioche !» tout en parlant, je me suis d'avantage approcher du Shérif  « T'as remarqué qu'il avait piqué le couteau de Wichester ?» demandais-je, laissant courir mon doigt sur son épaule  « Faudrait peut-être le punir, non ? » je pose mon regard sur Gaby  « J'ai beaucoup d'amis là-dehors. Ils peuvent en finir facilement avec lui. Il me suffit de le leur dire ...ou alors ….» j'incline la tête sur le côté et reporte mon attention sur le shérif  «ou alors tu m'acceptes et tu auras toute une armée à ton écoute ... » reprenais-je en me dressant sur la pointe des pieds pour m'approcher d'avantage du visage de Hawthorne  « Hm, mon chou ? Qu'est-ce que tu en penses ? On ferait une bonne équipe toi et moi ? Il faut juste qu'on se débarrasse de Gaby et Clément et on peut être en paix jusqu'à la fin des temps ….»

@Kyte Savard
@Gabriel Carnahan


I'm still standing
Don't you know I'm still standing better than I ever did. Looking like a true survivor, feeling like a little kid. I'm still standing after all this time picking up the pieces of my life without you on my mind


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Kyte Savard
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ÂGE : 58 ans.
SURNOM : Le grand type louche, ou hippie hargneux. Par un certain boxeur/plongeur. Oh, et puis grand oncle. Celui-là pour le coup ça me vient d'un rongeur australien.
STATUT : Veuf, divorcé & célibataire.
MÉTIER : Militant écologiste et cause animale… ou écoterroriste et dangereux criminel selon les points de vue. Membre fondateur de l'ALF, s'il faut s'identifier à une association.
LOGEMENT : Sans domicile fixe.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Ancien militaire, souffre de PTSD. Découvre le véganisme et le militantisme écologique à travers son club de motards en Norvège. Accusé du meurtre de sa femme, séparé de sa fille en 1996. Ne pas l’avoir vue grandir est son plus grand regret. Idéaliste insatiable, Kyte est prêt à tuer et mourir pour la cause animale. Marginal et impulsif, ne respecte pas les lois et suit son propre code de l’honneur et de la justice. Ces années d’activisme sanglant et hors la loi l’ont rendu paranoïaque. Pour calmer son délire de persécution, il a des médocs qu’il n’aime pas trop prendre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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» WANTED DEAD OR ALIVE ft. Bloody Gaby & Deputy Winchester [1868]
» LE BON, LA BRUTE ET LE TRUAND ft. Bosie & Robin [1868]

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BLY » A marcher sous la pluie cinq minutes avec toi et regarder la vie tant qu'y en a. Te raconter la terre en te bouffant des yeux, te parler de ta mère un p'tit peu. Et sauter dans les flaques pour la faire râler, bousiller nos godasses et s'marrer.

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JAIMIE » A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi, regarder le soleil qui s'en va. Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fous, te dire que les méchants c'est pas nous. Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie et l'aimer même si le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants.

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ROBIN » A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi et regarder les gens tant qu'il en a. Te parler du bon temps qu'est mort ou qui reviendra en serrant dans ma main tes petits doigts. Et entendre ton rire qui lézarde les murs et qui sait surtout guérir mes blessures.

RPs EN ATTENTE : Hassan [1868] » Jaimie [5] & Gabriel » Robin [70's] » Phoenix » Ambroise [2]

Je ne prends que 5 RPs à la fois
PSEUDO : Whitefalls
AVATAR : Kim Coates
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DC : Jaimie la louve et Aisling la paumée
INSCRIT LE : 05/06/2016
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MessageSujet: Re: Wanted dead or alive || Gaby & Kyte   Wanted dead or alive || Gaby & Kyte EmptySam 25 Mai - 3:49



wanted dead or alive
The legendary story of Bloody Gaby, Deputy Winchester & Sheriff Hawthorne
Les secondes s’étirent et rien ne se passe. La colère bout dans les veines du shérif et atteint sa moustache frémissante. « Et ben cornichon, qu’est-ce que t’attends ? » Qu’il beugle pour extérioriser. Mais l’adjoint ne bronche pas et son calme est presque décevant. Frustré, Hawthorne le regarde fixer bêtement sa ceinture comme s’il découvrait l’existence du trousseau de clefs. Mais au lieu de l’attraper ses doigts se resserrent sur la crosse de son arme qu’il pointe vers son supérieur. « WOH ! Joue pas au con Winchester ! » Sursaute le Shérif, les mains en l’air comme pour déjouer les balles. Il voudrait gueuler les insultes qui se bousculent à l’intérieur, passer ses nerfs à coup de bourre pif en pleine poire et sentir les os de son adjoint se briser sous ses phalanges. Mais la froideur inaccoutumée dans ses iris lui gèle les membres et le cloue sur place. La voix lui revient tout de même lorsque ce benêt explose la serrure dans un grand tintement. « AH ! Voyez un peu ce gourdiflot ! Et où c’est qu’on va enfermer les arsouilles maintenant, HEIN ? » Mais voilà que le niaiseux pointe à nouveau son canon entre les deux yeux du Shérif qui trouve soudain dans son cœur la grande bonté d’âme de lui pardonner son geste. « Allons... Allons… z’allons pas nous fâcher pour si peu… hum ? » Il minaude, s’incline presque, tout dévoué à sa prétendue docilité. Des manières perdues sur l’adjoint qui se préoccupe davantage de ses mains tremblantes avec un rictus désabusé. « J'avais oublié à quel point ce Winchester est faible. » Il grogne et le Shérif ne peut que témoigner son accord avec une moue d’approbation criante de sincérité. Mais déjà l’autre flicaille en carton-pâte retourne son attention sur lui et se complaît dans une longue tirade brumeuse. Hawthorne, il comprend rien à son charabia ni pourquoi le scélérat parle de le regarder dormir, d’écouter ses petits secrets comme une salope ou de lorgner sur son corps. « Bats les pattes sale pédé ! » Il crache, les doigts sur la crosse de son arme et les yeux injectés de haine. Dans son esprit douloureusement pragmatique, les connections s’établissent lentement et pas vraiment au bon endroit car le voilà maintenant persuadé que son adjoint pernicieux nourrit des sentiments impurs pour sa personne. Ah ! J’savais bien qu’ça tournait pas rond chez lui ! Le poids rassurant de son colt au bout de son bras, Hawthorne se sent à nouveau un homme et prêt à la décharger sur l’abomination qui lui fait face, mais le sous-fifre ne se laisse pas abattre. Il persifle encore tel un disciple de Satan, lui parle de son corps qu’il ne veut pas abîmer, se vautre plus avant dans sa dépravation perverse. « Puterelle ! » Le Shérif exhale, le visage blafard, le souffle coupé par tant d’ignominie. Mais enfin la lopette tourne son attention vers le prisonnier qui guette la scène un peu en retrait. Hélas, le corps du truand ne semble pas à la hauteur de ses espérances et déjà l’adjoint pernicieux s’en lasse pour revenir vers le Shérif. « T'as remarqué qu'il avait piqué le couteau de Winchester ? » Qu’il lui lance, et Hawthorne commence à se demander pourquoi ce simplet parle de lui à la troisième personne. Et pourquoi il lui a pas repris son couteau s’il a tout vu ! Mais ça connecte pas encore là-haut et alors le vieux Shérif pense plus qu’à sauver son honneur et surtout son postérieur : « Non pardi ! J’suis bien trop occupé à surveiller mes arrières ! » Il vocifère et crache sur le côté pour ponctuer ces belles paroles d’une touche de virilité. Mais l’autre ne se laisse pas perturber, évoque une punition qui impliquerait ses amis à l’extérieur et dehors la longue litanie du vent fait écho à ses terribles paroles dans un cri déchirant. Le palpitant s’emballe dans la poitrine du Shérif et une sueur froide colle sa chemise à la peau de son dos. « Seigneur… » Il murmure, comprenant enfin de quoi il en retourne. Ce gringalet est possédé ! Voilà donc qui explique cette soudaine assurance, ses fantasmes abjects ! Au final, Hawthorne se demande s’il n’aurait pas préféré avoir affaire à un pédé. Une balle entre les deux yeux, et s’en serait fini de cette bougrerie. Mais là, incapable de savoir comment se tirer de cette sale affaire sans que la vermine s’immisce dans son enveloppe corporelle si convoitée. Alors il reste comme paralysé, le teint cireux, lutte contre la panique qui menace de l’engloutir tout entier. Soudain, ses yeux d’aigle captent un mouvement dans sa vision périphérique. C’est cette fripouille de Bloody Gaby qui tente de s’échapper en sentant le vent tourner. Palsambleu ! Ses prunelles affolées accrochent les orbes pâles du bandit. Me laisse pas seul avec ce spectre douteux ! Qu’ils semblent le supplier. Et ceux du taulard de lui rappeler leur alliance à peine scellée, et peut être pas tout à fait oubliée. « Bien, bien, bien… » Il pondère pour gagner du temps, la bouche en  cœur, le cou tendu vers l’arrière pour s’écarter du gênant qui susurre son venin beaucoup trop près de son visage. « Voilà qui d’mande à être pris en considération. » Il tente un sourire, roule des babines, obtient une affreuse grimace qu’il espère convaincante. C’est qu’il a beau rêver de puissance absolue, le Shérif Hawthorne, y’a bien une chose à laquelle il serait pas prêt à s’abaisser pour l’obtenir : forniquer avec les forces du malin. Mais il peut ruser, tromper son interlocuteur comme une anguille, prétendre mordre à son hameçon pour laisser juste assez de temps à Bloody Gaby d’assommer le gougnafier ! « Moui. Voilà qui m’semble fort honnête et m’débarrasserait enfin d’ces bons à rien. » Il grommelle, fait mine de réfléchir et n’a pas trop de mal à être crédible comme après tout c’est pas loin de refléter ses pensées les plus intimes. « Mais comment j’puis donc m’assurer qu’ton armée elle s’ra vraiment à ma botte, hum ? » Il poursuit, fait mine de négocier, part à la pêche aux informations tout en détournant l’attention du démon pour laisser au prisonnier fraîchement relâché toute la place de manœuvrer. « Et puis qu’est-c’est qu’vous voulez vous autres d’abord ? Pourquoi vous venez ainsi terroriser ma ville ?! » Et d’un coup la bravoure lui revient, avec la colère de voir ainsi son autorité menacée en ce lieu qui est le sien et dont il devrait être le maître incontesté.    

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disclaimer:
 



there are no more barriers to cross

All I have in common with the uncontrollable and the insane, the vicious and the evil, all the mayhem I've caused and my utter indifference toward it. But even after admitting this there is no catharsis, my punishment continues to elude me and I gain no deeper knowledge of myself; no new knowledge can be extracted from my telling. This confession has meant nothing. » okinnel.

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