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Jack Epstein
la vie de bohème
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ÂGE : 43 ans (19/02)
SURNOM : Jack vient de Jackary, au cas où vous vous demandez.
STATUT : veuf depuis 4 ans, amoureux des femmes depuis toujours.
MÉTIER : propriétaire de Bananas & Blow, label indépendant de musique.
LOGEMENT : #257 (maison) Bayside avec Ellie, l’adolescente incomprise.
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POSTS : 832 POINTS : 290

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Est un passionné de musique, de tous les styles. ▲ S’est marié avec son high school sweetheart. ▲ L’argent lui brûle les doigts, constamment criblé de dettes. ▲ A une gamine de 17 ans, Ellie. Une rebelle dans l’âme, difficile à cerner. ▲ Canadien, emménagé à Brisbane depuis 3 ans. ▲ A l’oreille absolue. ▲ Très près de ses émotions, sensible, attentif. ▲ Fait confiance rapidement, prône la seconde chance. ▲ Vieil hippie dans l’âme. 
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
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ELLIE #1
Folks say Papa would beg, borrow, steal to pay his bills. Hey Momma, folks say Papa never was much on thinking, spent most of his time chasing women and drinking. Papa was a rolling stone, wherever he laid his hat was his home. And when he left, all he left us was alone.

EvaIsaacKyteBaileyRobin-HopeGabriel (fb)Gabriel (df)

RPs EN ATTENTE :
levi + auden

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RPs TERMINÉS : Street CatsClara #1SamKaneClara #2Sam #3 (au)Sam #2 (fb)TessIreneEvelynClarck #3AnwarFinnleyTess #2Kane #2LouAsher
PSEUDO : hub
AVATAR : joaquin phoenix
CRÉDITS : lux aeterna
DC : gin l'artiste, matt le frat boy & ariane la piquante
INSCRIT LE : 04/03/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t17209-jack-how-high-can-you-fly http://www.30yearsstillyoung.com/t17242-good-things-to-come

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Message(#) Sujet: gaback ▲ back to black gaback ▲ back to black EmptyMer 17 Oct - 5:00



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gabriel & jack


Le jeu du chat et de la souris, le jeu du prédateur et de la proie. Le jeu de celui qui gagne, et de l'autre qui finit par bouffer les pissenlits par la racine.

Y’a quelque chose d'intangible qui l’intéresse particulièrement Jack, le regard perdu au fond de son verre de whisky. L’air qui pue la magouille, le mauvais plan, la ruse, le guet-apens. Mais il est là et il y reste, il bouge pas, il prend trop plaisir à sentir les regards curieux sur lui, à entendre les murmures. Personne le connaît et tout le monde sait qui il est, on le craint comme il fascine. Et il parle pas, il parle peu. Il marine plutôt, bouille, ressasse. On évite ses prunelles troubles lorsqu’il lève le menton, on remplit son verre sans demander son reste. Jack a trop payé de toute façon, lorsqu’il est entré au saloon. Il paie toujours trop, y’a l’extra de pièces qui sonne comme si c’était une arnaque - et c’en est une bien sûr, c’est du charme, c’est sa façon à lui d’acheter un peu de répit, de la loyauté comme il peut, quand lui-même est tout sauf fidèle. Du silence, c’est tout ce qu’il veut. Du silence et du calme, et la plus grande paix possible. Comme ça, il peut fermer les yeux, il peut inspirer profondément, il peut se concentrer sur les cris de supplications de Jude qui résonnent entre ses oreilles, il peut ressentir la pression de ses doigts autour de la gorge diaphane de celle qu'il aime toujours, le craquement sec de sa nuque de porcelaine, quand elle a cédé. Il peut se rappeler de chaque seconde pour se maudire encore plus, il peut rejouer la scène encore et encore à s’en rendre complètement fou, insensible. C’est ainsi qu’il se prépare, avant le reste. C’est comme ça qu’il se traumatise, qu’il se remémore sa vraie nature, qu’il réalise à quel point il est nocif, une raclure, combien il se déteste et c’est sa motivation, l’essence même de sa violence.  

« Il est là. » pas ce soir, pauvre malheureux. L’oreille fine, presqu’absolue, qui écoute la conversation du barman en fond sonore, qui sait qu’on parle de lui, qu’on le cherche. Il l’a senti Jack, il sent toujours tout, il a en tête la voix de Jude qui lui narre, il entend chaque geste fait dans son dos, chaque coup d’oeil, chaque murmure, chaque impression. «  J’ai entendu. » sa voix rauque fend les conversations ambiantes, son accent glace le sang, ses mots sont secs, sans équivoque. Il attend qu’on vienne le trouver, pour mieux ajouter un nom à sa liste. Il est là pour ça, évidemment. Si ce n’était qu’une tête dans ce bar dans laquelle il prévoyait envoyer une balle entre les yeux, il en ajoutera bien une seconde à la liste. Ça serait que du bonus. « Traînez pas trop.  » qu’on chuchote à l’oreille de l’inconnu qui apparemment est là pour le voir, et Jack, ça le fait presque sourire tellement c'est ironique. Parce qu’il aime quand ça dure, parce qu’il adore prendre son temps. Il apprécie les cris, il apprécie les pleurs, il apprécie leur douleur. La sienne est tellement ancrée qu’elle en est devenue un acouphène ; et de voir les autres la vivre au même niveau que lui, ça le change, ça le calme.  


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    I'm lying on the moon my dear, I'll be there soon. It's a quiet and starry place, time's we're swallowed up. In space we're here a million miles away, there's things I wish I knew. There's no thing I'd keep from you.



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Gabriel Carnahan
l'entre-deux chapitres
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ÂGE : 40 ans ❀ Né le 13 octobre 78
SURNOM : Généralement Gaby, parfois Gab'. ❀ Gaby la Tendresse à la fac. ❀ Pretty Little Galway Boy par une jolie petite fée. ❀ Winnie, référence à l'ourson, mais c'est un droit réservé.
STATUT : Veuf depuis 2014, depuis qu'un accident de voiture l'a privé de Moïra, l'amour de sa vie. ❀ Réapprend doucement à vivre.
MÉTIER : Libraire passionné avant tout ❀ Gérant de la State Liberty à Toowong (librairie~salon de thé) ❀ Occasionnellement écrivain et dessinateur~illustrateur.
LOGEMENT : #152 Toowong ❀ Petit appartement juste au-dessus de la librairie. Cocon douillet tout agrémenté de plantes. ❀ Avec Aodh le chat roux et Sirius le petit chien de berger.
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POSTS : 4501 POINTS : 0

UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
FLASHBACK
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PRESENT
SavannahWrenJameson

UNIVERS ALTERNATIFS


DIMENSION FANTÔME
RobinClément & KyteJamesonJack

RPs EN ATTENTE : Archie ≈ Leah
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Archivés : Charlotte L.JunVictoriaLeahRosalynTeliaJoshuaBélialTessEllieSheridynOwen & MariusCole#teamcitrouillesJosephJadynLiamCoraMaximilien fb#1CleoChadnaMyrddin

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PSEUDO : Loo
AVATAR : Hugh Dancy
CRÉDITS : loonywaltz (UB) ≈ Loo
DC : Erín le petit dragon
INSCRIT LE : 08/04/2018
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Message(#) Sujet: Re: gaback ▲ back to black gaback ▲ back to black EmptyMar 29 Jan - 12:48



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@Jack Epstein & Bloody Gaby
"Who will die tonight ?"

Toute la journée le soleil avait écrasé la terre sous une chaleur presque insoutenable et la soirée qui naissait ne parvenait guère à apporter ne serait-ce qu’un brin de fraîcheur. Ces dernières années impitoyables sécheresses et crues d’une violence exceptionnelle alternaient au gré de  saisons détraquées. Il y avait de quoi se demander ce qui pouvait bien pousser les hommes à rester sur ces terres devenues si inhospitalières. La réponse ? La raison de cette obstination effrontée ? Les mines, les filons qui couraient sous terre, bien sûr. Le mirage de la promesse d’une richesse rapide et facile, encore et toujours. Un mensonge. Mais pour quelques grammes de métaux précieux, nombreux étaient ceux prêts à y laisser leur peau dans l’espoir de faire fortune. Un espoir de fou, tant il y avait, dans cette région du monde, mille fois plus de chances de rester sur le carreau que de devenir riche. Cependant les chercheurs d’or n’étaient pas seuls à fouler la poussière de cette ville maudite qu’était devenue Brisbane et dont l’air vicié semblait attirer nombre d’individus parmi les moins recommandables, voire les plus dangereux, d’Australie. Et c’était précisément ceux-là qui servaient de gagne-pain à Carnahan. Bien sûr il n’en avait pas toujours été ainsi. Fut un temps où il était un homme discret et travailleur, connu pour posséder un don certain avec les bêtes, réputé pour son calme. Mais cette époque était révolue, abandonnée l’ancienne douceur dans ses gestes, désormais ses mains distribuaient violence et mort et au fond de ses iris, aussi dures et froides que la glace, semblait s’ouvrir des abysses insondables. Une vie brisée, éclatée et à présent quelque chose de sombre qui grondait au fond de lui, quelque chose d’inhumain presque, qui terrifiait et répugnait les bonnes gens qui croisaient ses pas et qui l’inondaient d’œillades méfiantes, de prières et de signes de croix dès qu’il avait le dos tourné. Gabriel ne leur accordait toutefois pas la moindre attention, poursuivant inlassablement son chemin, comme poussé par une quête qui ne trouverait de fin que dans la mort. La sienne. Et en attendant de rencontrer son funeste destin il s’était fait bras droit de la Grande Faucheuse, envoyant droit en Enfer quelques âmes pourries jusqu’à la moelle. Une fois n’était pas coutume, en ce jour de peine une nouvelle traque touchait à son terme. Elle s’achèverait dans le sang, encore une fois.

Chacune des puissantes foulées de Thowra soulevait un nuage de poussière. Particules fines qui venaient se collaient sur la peau moite de l’animal et de son cavalier et se frayaient insidieusement un chemin vers leurs poumons. Celui qu’on nommait désormais Bloody Gaby stoppa sa monture alors que la silhouette d’une ville qu’il ne connaissait que trop bien se dessinait à l’horizon. Brisbane. De vieux souvenirs et un goût toujours âpre au fond de la gorge à sa vue. Il en était venu à haïr cet endroit. Et pourtant… Pourtant la vie s’obstinait inlassablement à ramener ses pas vers cet endroit. Encore une fois. C’était donc là que se jouerait la scène finale d’une tragédie qu’il avait déjà jouée si souvent. Soit. Un claquement de langue du chasseur de primes suffit à relancer Thowra à vive allure. Une cavalcade qui sonnait aux oreilles de l’irlandais comme une marche funèbre. Des meurtriers il en avait traqué, mais celui qu’il pourchassait était d’une trempe particulière, il le savait. Oh il ne valait sans doute pas mieux qu’eux, d’ailleurs il ne doutait pas de devenir un jour la proie à son tour. Car lui aussi faisait couler le sang sur cette terre de malheur, c’était presque devenu un besoin, comme une dernière raison de rester en vie. C’était son fardeau en attendant de se faire trouer la peau, définitivement. Ce fut devant le saloon qu’il mit pied à terre, tendant ses rênes à un gamin d’écurie qui trottinait vers lui. « Confie le au vieux Dan, le maréchal-ferrant. » Il lâcha en laissant un billet au gamin. Dans son ton transparaissait l’habitude d’être obéi sans discussion, et le gosse fila aussi sec sans demander son reste. Gabriel marqua un temps, comme pour s’assurer que son intuition était bonne. Pas de doute l’homme qu’il cherchait était là. Il y avait quelque chose dans l’air, quelque chose qui échappait au commun des mortels, comme une aura de mort qui planait. Le chasseur la connaissait bien, cette espèce de puanteur éthérée qui le guidait invariablement vers ses proies. L’irlandais s’avança, derrière lui une présence à laquelle il ne prêtait plus guère attention, glacée comme un vent d’hiver, Jack, le fantôme qui lui collait régulièrement aux basques. Gaby le soupçonnait d’avoir pointé le bout de son nez afin de ne pas manquer le face à face à venir. La promesse d’un spectacle sanglant semblait plaire à ce maudit spectre. A l’intérieur l’atmosphère était pesante, étouffante, des visages luisants se tournèrent vers le nouveau venu, l’air inquiet. Il ne leur fallu qu’un instant pour le reconnaître. La tension monta instantanément d’un cran alors que les yeux cristallins de Gabriel suivirent le mouvement de tête du barman qui lui désignait une haute silhouette accoudée au bout du bar. Grand, sec, le regard perdu dans le vague, c’était lui. Mais le chasseur ne s’y trompait pas, il devinait que l’autre avait l’oreille à tout, tout dans son allure le racontait, et sa voix rauque fendant l’air en fut une ultime confirmation. Et, alors que le chasseur observait avec attention l’homme qu’il recherchait, le temps sembla se suspendre autant que les respirations de ceux qui étaient présents. Ca se planquait dans le saloon, ça se terrait, ça se recroquevillait dans les coins. Parce que tout le monde dans la pièce pressentait, savait qu’une confrontation entre ces deux là finirait mal, forcément, et la lourdeur de l’air trahissait leurs craintes.

Carnahan ne s’en préoccupa pas le moins du monde, les prunelles vissées sur l’étranger dont personne ne connaissait la réelle identité mais que tous craignaient. A juste titre. Il semait la mort sur son chemin, tant et si bien que la récompense pour sa tête croissant à chaque nouvelle victime était désormais devenue assez substantielle. D’autant plus que tous ceux qui s’étaient lancés à ses trousses gisaient à présent six pieds sous terre. Pour ceux dont les corps avaient été retrouvé tout au moins. Les autres avaient sans doute servi de repas aux charognards depuis belle lurette, les risques du métier.

La voix du barman vint couper court aux pensées du chasseur, le pressant de faire vite alors qu’il frottait bien trop nerveusement ses mains sur son tablier crasseux tout en jetant quelques coups d’œil sur la carabine planquée sous le bar. Un secret pour personne. « Si j’étais toi j’oublierai ça. » Les mots glissèrent presque dans un murmure. Gaby ne se répéterait pas, il avait autre chose à faire que de se soucier des réflexes malheureux d’un barman qui aurait une balle dans la tête avant d’avoir pu finir de braquer son fusil sur l’homme au bout du bar. Ça n’était pas son problème à lui. L’irlandais esquissa un pas mais quelque chose sembla s’interposer entre lui et la haute silhouette toujours accoudée au comptoir, tel un dernier rempart. Impalpable, irréelle, une silhouette vague, comme celles qu’il avait l’habitude de voir errer dans les rues abandonnées, de deviner dans la brume inquiétante de certaines nuits. Un souffle glacial, au contact duquel ses tripes se serraient vivement comme pour l’avertir de la nature surnaturelle de ce qui lui faisait face. Un souffle glacial, accompagné de son lot de peur. Mais ce qui le marqua bien plus était cette profonde tristesse qui enveloppait cette silhouette éthérée. « Je vois… » Il ne voyait que trop bien même. Depuis qu’il était entré sa main n’avait pas touché la crosse de son revolver, mais il l’écarta doucement de sa ceinture, la posant sur le bois collant du bar. D’un geste il intima au tenancier de lui servir un verre à lui aussi. Le type s’exécuta tant bien que mal, tentant de dissimuler les tressaillements de son être. Le chasseur s’approcha de son homme, tout en gardant un œil sur le vaste miroir derrière le bar lui permettant de surveiller les faits et gestes de ceux qui demeuraient dans le saloon. Il laissa courir quelques instants, le temps de visser une cigarette au coin de ses lèvres, de l’allumer et de contempler une seconde le briquet d’argent qu’il faisait tourner entre ses doigts. Un cadeau de sa femme, dernier vestige de sa vie passée et seul souvenir matériel qu’il en avait gardé. Même son alliance il l’avait abandonné à la terre de la tombe de sa bien-aimée. Ce petit anneau qui représentait un serment fait à l’église n’avait à ses yeux plus la moindre valeur sur cette terre oubliée et abandonnée par Dieu. Le briquet revint glisser dans sa poche alors qu’il laissait échapper une volute de fumer qu’il contempla un instant avant de reposer ces yeux sur cette présence vaporeuse aux allures féminines, qui semblait tournoyer autour de son voisin. « Qui est-elle ? » Question abrupte ? Ils n’étaient pas là pour échanger des politesses après tout. Question qui n'avait aucun sens ? Le chasseur pressentait pourtant que le grand brun devinerait ce dont il parlait. Il sentait quelque chose d’inhabituel. Et instinctivement il éprouvait comme un besoin de savoir. Gabriel n’aurait su l’expliquer alors autant aller droit au but. Et puis mieux valait poser ces questions plus tôt que plus tard, car après tout, cette histoire finirait probablement par la mort de l’un d’entre eux, voire d’eux deux, et il serait alors trop tard pour obtenir des réponses…



Looking like a true survivor, feeling like a little kid

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Jack Epstein
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Message(#) Sujet: Re: gaback ▲ back to black gaback ▲ back to black EmptySam 23 Fév - 16:49



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gabriel & jack


Il sent son regard qui brûle sur lui, sur sa peau, vieillie des rides et du soleil et de la terre et de toute la crasse qu’il s’arrache à chaque jour quand il finit par faire couler de l’eau glacée, puante sur ses flancs. Il sent l’air qui se glace, ou alors l’était-il déjà? - à sa mention, les voix qui murmurent, cessent en décibels pour reprendre en nombre. Il sent tout ça Jackary, il ressent tout du plus profond de tous ses sens étrangement annihilés par l’alcool, qu’il raffine au fil des jours, des heures où il survit encore. Et qu’est-ce qu’il survivait, il faisait que ça, il débordait sur les lignes de vie de tout le monde, il s’enracinait comme de la mauvaise herbe, il était la racaille, il était les mauvaises nouvelles, il était la mort pour certains même - l’ironie, douce ironie qui teinte ses lèvres d’un énième sourire carnassier. Sourire qui passe comme un voile, une fraction de seconde et déjà, plus rien. Le barman en pleine conversation avec le nouveau venu, et il s’attarde au piano Jack, il n’écoute plus rien, il n’a pas peur, il n’attend que ça, la provocation. Il n’attend que ça ; sa finalité. Et la vérité est aussi abrupte que salvatrice. Il est fatigué de tout ça, il la prendrait bien volontiers, la balle dans la tête, le plomb direct au fond du crâne, qui arrache les chairs et les tissus. Il crèverait vite, il voudrait que ça, il se laisserait faire presque, peut-être, il en doute, un énième regain de violence jamais vraiment à l’abri de son air stoïque, de sa silhouette trop grande, trop puissante. Des notes de jazz qui gratte de la place dans ses pensées morbides lorsqu’il sent du mouvement à ses côtés, le verre qu’il cogne sur le comptoir de bois nervuré pour en demander un autre, en demander un double, sa voix enfouie dans un silence salvateur. Il méritait pas de crever aussi facilement, aussi doucement, aussi rapidement. Il méritait pas de se faire jeter dans un trou en terre sans cérémonie, il méritait rien de tout ça. Il fallait qu’il arpente les rues, les déserts, il fallait qu’il rôde, qu’il erre, qu’il ait mal, qu’il ressasse, qu’il en devienne fou.

Je vois.

Il étouffe un rire dédaigneux, empli de toute la hargne du monde. « Tu vois rien, tu vois rien du tout. » qu’il crache, ses yeux fendus de toute la rage et de toute la peine et de toute la colère et de toute la nostalgie du monde. On le ressert, il gobe d’un trait, il accorde pas la moindre attention, il en veut pas. Il veut être tranquille Jack, il veut vivre son calvaire par lui-même, il veut s’enfoncer bien mal et bien creux, il veut sa torture, il la supplie, il la quémande, il a que ça à quoi se raccrocher, il a que ça qui lui fait ressentir encore quelque chose. L’autre comprend rien, il pousse, il tire sur le nerf, et Jack il prend sur lui d’un soupir contrôlé, intériorise pour mieux exploser, laisse les émotions bouillir en sachant très bien que plus il attend, plus il marine, puis il couve, plus la violence sera synonyme de terrassement, plus son courroux sera immuable. « Et tu m’le confirmes toi-même. » on lui demande un nom ; il confirme son ignorance. Il y croit pas Epstein, aux esprits. Et encore est-il l’un de ceux qui en sont hantés, qui le vivent au quotidien. Pourtant, il n’y croit pas, il le nie, il se dit qu’elle est là juste par remord, qu’elle rôde, qu’elle erre, qu’il ne l’a pas oubliée, qu’il ne l’oubliera jamais. Qu’il la tuée justement pour s’en souvenir, aussi malade puisse-t-il se rendre. Elle n’est pas morte, elle est toujours là. Elle n’est pas morte, elle rit, elle sourit, elle rôde, elle erre, elle t’aime, elle te pardonne, elle n’est pas morte Jack, t’es complètement fou, elle est toujours là, elle bouge pas.

« Jude. » comme une sentence, qu’il articule, au bout de longues, très longues minutes.

Son souvenir rieur s’efface doucement, ses prunelles brunes scintillants ne sont plus. Il revient à lui l’espace d’une seconde, le verre vide tournant entre ses paumes sans qu’il n’en redemande. Il halète mais son souffle reste stable, il pleure mais son visage reste de glace.

« Elle, c’est Jude. » et il la présente. Et il ne l’oublie pas, jamais.

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