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 Il était une fois, le raton et le loup.

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le petit délinquant
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ÂGE : 35 ans.
SURNOM : Jojo, mais ne m'appelez pas comme ça je déteste ce surnom. Appelez-moi Chris, sérieusement.
STATUT : Célibataire. Je n'ai jamais pris le temps de rencontrer du vrai monde.
MÉTIER : Je n'ai pas encore trouvé d'endroits où ils acceptent les ex taulards. Je fais mes putains de travaux communautaires en attendant.
LOGEMENT : Là où je peux trouver un matelas.

POSTS : 2774 POINTS : 1735

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : J'aime faire croire à ceux que je rencontre que je suis catholique pratiquant. La plupart du temps, ils m'offrent un plus grand respect. Puis, quand je commence à lancer des insultes à Dieu, ils remarquent que quelque chose ne tourne pas rond et ils préfèrent rebrousser chemin. Haha.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Owen - Blake [2] - Liam - Gaby - Kane
RPs EN ATTENTE : Blake/Andy - Tess - Scarlett
RPs TERMINÉS : Yanis - Blake - Yanis [2]


PSEUDO : Captain Rogers.
AVATAR : Sebastian Stan.
CRÉDITS : Moi et Google.
DC : Pas de DC.
INSCRIT LE : 25/09/2018

MessageSujet: Il était une fois, le raton et le loup.   Jeu 1 Nov - 18:45



Il était une fois, le raton et le loup
Joseph Keegan & Blake Smith
La maison est bien plus imposante que tu ne l’aurais imaginé. Certes, Blake t’avait informé qu’il vivait en colocation, mais jamais tu n’aurais imaginé te retrouver devant une telle barraque. Peut-être que, au fils du temps, ta notion des grandeurs a bien changé. Ce qui est de taille moyenne est devenu gigantesque, et ce qui est minuscule te semble bien assez. Il est environ vingt deux heures. T’es complètement paumé. T’as encore l’impression de sentir le coup de poing de ce motard te percuter les lèvres. Ton ventre, il te rappelle à chacun de tes pas que tu te réveilleras demain avec un énorme hématome. T’es planté devant la porte de la maison, tu regardes une dernière fois l’adresse sur la porte et tu hoches la tête, certain de ne pas t’être trompé. Tu te sens assez confiant pour négliger de relire les indications que Blake a inscrit sur le premier morceau de papier qui lui a glissé sous le doigt, quatre jours auparavant. Dénué de ton précieux sac qu’on t’a arraché du dos en début de soirée, tu tournes la poignée mais elle coince. La porte est verrouillée, et tu te serais étonné du contraire. Instinctivement, tu te mets à tourner autour de l’habitation, presque certain que personne ne se trouve à l’intérieur; toutes les lumières sont éteintes. Tu tâtes les bords des fenêtres à la recherche d’une faille et c’est la fenêtre de la cuisine qui te porte chance. Elle se glisse, te laissant humer l’air chaud à l’intérieur. Tu tends l’oreilles et tu attends quelques secondes mais aucun son n’alerte ton attention. Alors, confiant, tu te fais minuscule, comme un raton-laveur malin, et tu te fraies un chemin entre la vitre et le rebord sans émettre un son. Lorsque tes deux pieds rencontrent le carrelage de la cuisine, tu scrutes la noirceur et tu tâtes les murs à la recherche d’un interrupteur que tu trouves rapidement. Tu l’enclenches, tu es aveuglé par la lumière mais bien rapidement tu reprends sur tes sens et tu découvres les comptoirs, la table, les chaises mais, le plus important, le réfrigérateur. Aussitôt, ton estomac te rappelle qu’il meurt de faim et, sans prendre le temps de juger si ce que tu fais est bien ou mal, tu te sers, comme si on t’avait invité à le faire. Tu croques rapidement dans une pomme rouge, tu repenses à Isaak entre deux bouchées et tu te permets de te servir un verre de lait que tu avales d’une traite. Lorsque tu juges que tu en as bien assez fait, tu refermes la lumière et tu te diriges à tâtons vers les autres pièces, à la recherche de la chambre de Blake. Devant une chambre meublée d’un grand lit, tu t’arrêtes et tu ouvres la lumière avant de rapidement déterminer qu’il s’agit d’une chambre féminine. Tu continues ton chemin sans oublier d’éteindre l’ampoule qui n’a pas eu le temps de chauffer et, enfin, l’odeur de Blake parvient à tes narines. Tu entres dans la pièce, tu enclenches l’interrupteur et tes yeux s’arrêtent immédiatement sur les chaussures rouges et gris minutieusement posées contre le mur. Tu es certain de ne pas faire erreur. C’est la chambre de celui qui t’a refilé l’adresse sans savoir que t’avais l’intention de squatter sans son accord. T’es comme ça. Tu prends tes décisions insensées et tu ne penses pas aux conséquences avant d’avoir eu un peu de plaisir. Machinalement, tu te mets à chercher la salle de bain, dans l’intention de te laver un peu le visage. Tu ne mets que quelques secondes à la trouver. Devant le miroir, tu grimaces en constant ta lèvre fendue et ta sale gueule. Tu rinces la blessure pour en déloger le sang séché et tu passes un peu d’eau dans tes cheveux pour les coiffer vers l’arrière; tu commences en avoir marre de ces longues mèches qui te bloquent la vue. Tu ne te souviens pas de la dernière fois où t’as pris rendez-vous avec un barbier. Du coin de l’œil, tu remarques une machine à laver et, sans hésiter, tu te dévêtis et tu lances ton t-shirt, tes jeans, tes chaussettes et ton boxer à l’intérieur. Tu la charges de savon et tu laisses les merveilles de la technologie faire leur travail. Tu repasses devant le miroir et c’est seulement à cet instant que tu remarques la minceur de ton corps. Ta mauvaise alimentation commence à se faire ressentir. Tes muscles sont bien moins imposants; tu n’as plus de protéines à leur offrir. La marque mauve au niveau de tes abdos capte ton attention, tu la touches du bout du doigt et ça t’arrache une légère plainte. Ce taureau ne t’a pas manqué en t’envoyant ses phalanges dans les tripes. Tu pivotes la tête vers la douche qui t’invite immédiatement. Tu te permets de t’y glisser, tu empruntes le shampoing pour femmes comme tu as toujours fait, même si tu ne l’admets à personne. Tes cheveux sont bien trop épais, tu as toujours considéré qu’ils méritaient le même traitement que les tignasses féminines. Tu prends plus de temps que tu ne l’aurais pensé, tu profites un peu trop de cette eau chaude à volonté et la salle de bain entière se tapisse d’un mince écran de vapeur. Lorsque tu sors de la salle de bain, vingt minutes plus tard, tu tends l’oreilles pour t’assurer que personne n’est rentré à la maison et tu te diriges à nouveau vers la chambre de Blake, nu comme un ver. Tu te permets de t’asseoir dans son lit, les paupières lourdes, et tu étires tes muscles endoloris en grimaçant. Tu ne te rends même pas compte lorsque tu te glisses sous les draps en te promettant de ne faire qu’une petite sieste de dix minutes et, une heure plus tard, t’es encore profondément endormi, à ton plus grand regret.                                      
 
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ÂGE : trente ans
STATUT : célibataire
MÉTIER : entre son travail d'escort pour des femmes friquées et chic, celui de modèle pour un tatoueur célèbre à Brisbane et ses concours de rue, il a un emploi du temps chargé et assez d'argent pour vivre.

POSTS : 31 POINTS : 180

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Blake est un violent, un mec qui va chercher le danger, l'adrénaline. Il est vulgaire et il se fiche bien de tout, surtout de mourir. Il est modèle pour un tatoueur, il est tatoué sur la quasi totalité du corps. Il n'aime pas les femmes, il les méprise presque. Il est percé au nez, à la langue, sur sa partie la plus intime aussi et aux deux oreilles. Il pratique le parkour, ce sport de rue qui se répand. Il gagne de l'argent en faisant des concours et des vidéos sur internet. Il fait du skate et du vélo. Il court très vite, très très vite. Il aime bien faire les poches des passants quand il en
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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INSCRIT LE : 25/09/2018

MessageSujet: Re: Il était une fois, le raton et le loup.   Ven 2 Nov - 21:26


« Vous êtes bien au cabinet de dentiste Slawyer & co, veuillez laisser votre message et vos coordonnées… » Blake fit taire la voix horripilante de la secrétaire pour la cinquième fois de la journée. Comme si les quatre fois précédentes ne lui avaient pas fait comprendre qu’il n’avait pas le bon numéro de téléphone. Et il serra son téléphone dans sa main en jurant pour la cinquième fois de la journée. Il n’avait qu’une seule explication. Joseph ne lui avait pas donné le bon numéro. Et il n’était pas capable de déterminer s’il s’agissait d’une erreur de frappe de la part du l’ex taulard ou d’un acte volontaire. Dans les deux cas, il avait l’air d’un con. S’il s’agissait d’un huit à la place d’un neuf, il n’avait aucun moyen de joindre le jeune homme pour lui demander de rester chez lui le soir-même. Il n’avait absolument pas le temps de l’accueillir chez lui, une soirée de dernière minute l’avait empêché de maintenir ses projets du week-end. Une très bonne cliente l’avait recommandé à une amie et il ne pouvait pas refuser, parce qu’il savait qu’il serait très bien payé. Il connaissait l’amie en question et il n’avait pas l’intention de rater l’occasion de se faire de la thune pour pouvoir passer la soirée avec un mec qui venait simplement regarder un match de foot chez lui. Blake jura à nouveau en glissant son téléphone dans sa poche. Il venait de finir de s’habiller et il n’avait toujours aucun moyen de prévenir Joseph. Et ce dernier allait sûrement se pointer et trouver la maison complètement vide, puisqu’il savait que ces colocataires ne seraient pas là non plus. Tant pis, s’il s’était trompé en donnant son numéro, c’était bien son problème à ce crétin. Blake se plaça devant le miroir et croisa son reflet. Il était impeccable ce soir. Il avisa sa coiffure, son rasage parfait, son costard, sa chemise bien repassée, son pantalon impeccable et ses chaussures cirées. Il ajusta ses boutons de manchette dans un geste qui lui était familier et termina d’habiller sa tenue en glissant une cravate à son col. Tandis qu’il nouait cette chose infernale qui lui donnait l’impression de ne plus respirer librement, Blake repensa à la seconde option. Joseph pouvait très bien lui avait donné un faux numéro de téléphone. Mais dans quel but, il se le demandait toujours. Non, cela n’avait absolument aucun sens. En laissant glisser son nœud jusqu’à son cou, le tatoué en arriva à la conclusion qu’il n’avait pas l’intention de se monter la tête pour si peu et que Joseph était bien le dernier de ses soucis pour cette soirée. Il avait une femme à contenter, il devait jouer le petit-ami parfait et se mettre dans le rôle aussi vite que possible. Et comme à la demande de la demoiselle, il avait essayé de camoufler ses tatouages du moins qu’il le pouvait. Et c’était une réussite. Il ne voyait dans son reflet plus que ceux qui ornaient son cou et ses mains. Il avait alors l’air du gendre idéal, du beau-frère parfait, de celui que tout le monde rêve d’intégrer à sa famille. Blake hocha la tête à son reflet et attrapa sa veste de costard au porte manteau de sa chambre avant de sortir et de la fermer. Il avait une clé mais il ne l’utilisait jamais. Il connaissait ses affaires, il savait ce qu’il possédait et si quoi que ce soit manquait à l’appel, il n’avait que trois coupables à accuser, il savait donc qu’il ne risquait rien dans cette maison. Blake finit par sortir sans croiser ses colocataires mais comme il était le premier dehors, il ne prit pas la peine de fermer la maison et se dirigea vers le taxi qu’il avait commandé.

Bien plus tard dans la nuit, Blake repassa l’allée de son nouveau foyer ainsi que la porte d’entrée en essayant de ne pas faire de bruit. Il ignorait si ses colocataires étaient rentrés mais il aurait juré que non. Pourtant, il se surprit à vouloir respecter ceux avec qui il partageait maintenant son quotidien et il retira ses chaussures une fois entré. Il avait déjà retiré sa veste et ouvert son col en dénouant sa cravate qui reposait de chaque côté de ses épaules de manière complètement négligée. Mais il avait fini sa part du contrat et il avait été surpris qu’on lui donne son congé après la soirée. Il n’était pas habitué à ce que la fille qui l’embauchait le renvoie chez lui sans être passé dans un lit king size. Ce qui voulait dire également qu’il passait à côté du bonus qu’il demandait pour pouvoir réaliser ses fantasmes. Mais elle avait un côté réservé qui avait fortement amusé Blake qui ne s’était pas gêné pour l’embarrasser toute la soirée, tout en restant bien sûr parfaitement gentleman. Un art qu'il maîtrisait à la perfection. Il traversa le couloir et il rejoignit rapidement sa chambre. Une fois à l’intérieur, il lança son bras pour allumer l’interrupteur mais il se figea en entendant un bruit. Son regard perçant se dirigea immédiatement vers son lit et la lueur de la lune à l’extérieur lui permit de repérer rapidement une silhouette étrangère dans son lit. Blake se figea instantanément et se félicita pour sa discrétion. Il ne rêvait pas, à mesure que ses yeux s’habituaient à l’obscurité, il vit ses doutes se confirmer : quelqu’un était bien en train de dormir dans son lit. Le jeune tatoué eut alors un sourire carnassier. Peu importe de qui il pouvait s’agit, il allait passer un sacré mauvais quart d’heure. Il doutait qu’Andy se soit trompé de chambre et affalé sur son lit. Parce que s’il en croyait le léger ronflement qu’il percevait, il s’agissait bien d’un homme. Blake se déplaça vers son placard et trouva rapidement l’arme qu’il y planquait. Il ne traînait plus dans le trafic de drogues mais il avait gardé deux joujous de cette époque. La première était sous ses caleçons, la seconde dans sa table de chevet. Mais elle était trop loin et il craignait de réveiller la présence dans son lit. Il s’approcha alors tout en vérifiant que l’arme était bien chargée. Il n’alluma pas la lumière, il commençait à connaître les lieux par cœur. Il se retrouva bien vite à surplomber le dormeur qui lui tournait le dos, la tête à moitié enfouie dans le coussin, il ne chercha même pas à le reconnaître. Il pointa son arme contre la nuque de l’intrus et appuya légèrement pour être sûr qu’il ne se trompe pas sur la provenance de cette intrusion. Il secoua ensuite légèrement l’épaule de l’endormi pour lui permettre un réveil sans douceur. Et il n’attendit pas que la personne prenne conscience de ce qui lui arrivait. Il prit immédiatement la parole. « Tu as exactement une minute pour m’expliquer ce que tu fous là et deux minutes pour me convaincre de pas te buter. » Il tendit alors la main vers l’interrupteur pour pouvoir allumer la lampe cette fois. Il était préparé et il ne fit pas attention à l’arrivée soudaine de la lumière qui lui transperça la rétine. Mais il savait que ce ne serait pas le cas de… Blake écarquilla les yeux en reconnaissant les traits légèrement camouflés mais reconnaissables de Joseph. Il fronça les sourcils, ne relâchant pas sa prise sur son arme pour autant. « Joseph ? » Il lui signifiait qu’il l’avait reconnu mais le fait qu’il ne bouge pas d’un millimètre indiquait clairement que l’ex dealer n’aurait pas de traitement de faveur. Il attendait des explications de pied ferme et il les obtiendrait.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, le raton et le loup.   Ven 2 Nov - 22:17



Il était une fois, le raton et le loup
Joseph Keegan & Blake Smith
Tu ne te souviens pas de la dernière fois où t’as aussi bien dormi. Le matelas est large, moelleux, épais, mais, surtout, aussi doux que du duvet. La couverture est pesante et s’écrase sur ton corps nu, tu te sens en sécurité et c’est un sentiment qui t’avait bien manqué. L’odeur de Blake te chatouille les narines et ça te réconforte, sans que tu ne saches pourquoi. Peut-être parce que tu n’as plus l’impression d’être seul; tu te revoies quatre ans plus tôt, partageant la même chambre que deux autres mecs. Même si quelqu’un peut débarquer dans la chambre qui ne t’appartient pas à n’importe quel moment, ce n’est pas ça qui te rend nerveux. Qu’est-ce qui peut t’arriver ? Dans le pire des cas, tu seras jeté dehors et, ça t’es déjà bien habitué. Tu n’as plus rien à perdre et c’est seulement dans ces moments-là que les humains prennent les décisions les plus débiles. Entrer dans cette maison par infraction ne faisait pas partie de tes plans. T’avais l’intention de frapper à la porte, d’attendre qu’on vienne te répondre et de seulement entrer si quelqu’un t’en donnait l’autorisation. Mais, maintenant dénué de tout argent, tes pensées commencent à se brouiller et tu n’as plus envie de réfléchir avant de faire des choix. Tu cherches la chaleur d’un foyer, peu importe ce que ça peut te coûter. Toutefois, tu ne t’attendais à pas t’endormir aussi profondément. Tu ne rêves pas encore mais ton corps semble déjà te remercier pour ce moment de répit que tu lui offres, jusqu’à ce qu’une étrange sensation ne vienne te sortir des bras de Morphée. Ton cerveau se rallume doucement, tu reprends conscience de ta respiration et la sensation de ta gorge sèche te confirme que tu es bien réveillé. Mais quelque chose cloche. Tu sens une présence et c’est bien ce poids lourd écrasant ta nuque qui t’en donne l’impression. Tu ne bouges pas, habitué aux réveils inhabituels, et ce n’est la première fois que tu sens la bouche d’un flingue contre ton dos. Tu inspires doucement en te tordant le cou pour comprendre ce qu’il se passe mais une lumière soudaine vient d’aveugler. Tu refermes les paupières, surpris par le faisceau brûlant de l’ampoule, et la voix de Blake t’informe enfin de la situation. « Tu as exactement une minute pour m’expliquer ce que tu fous là et deux minutes pour me convaincre de pas te buter. » Ces paroles auraient inquiété n’importe quel homme assez intelligent pour comprendre qu’ils ont commis une bêtise. Mais, toi, bien blottit au fond de ton trou paumé, tu réagis à peine et tu te contentes de soupirer en rouvrant très lentement les paupières. Ce n’est que maintenant que le tatoué reconnaît ton visage et son expression surprise te fait froncer les sourcils. Qui d’autre aurait-il pu trouver dans son lit à une heure si tardive ? T’es bien le seul assez fou pour tenter ce genre de connerie. Tu détends tes muscles et tu marmonnes contre l’oreiller :

- J’imagine que t’as gardé une arme pour les situations comme celles-là ?

Tu agites l’épaule pour lui demander de te libérer de ce flingue qui commence à engourdir tes muscles. Les idées tournent dans ta tête, tu cherches une raison à lui donner et tu repenses à cette fameuse partie de football que tu as inventée au début de la semaine.

- J’suis v’nu pour le match pis t’as pas répondu. La porte était déverrouillée alors j’me suis permis d’te chercher.

Tu avales ta salive pâteuse et, le visage encore endormi, tu regardes Blake du coin de l’œil avant de souffler mollement :

- Désolé pour le lit, il m’appelait. J’vais le laver si tu veux, j’sais où est la machine à laver.

Tu ne bouges toujours pas, tu attends son autorisation pour te redresser. T’as compris, avec les années, que ceux qui tiennent le flingue entre leurs doigts ont le pouvoir. Tu sais toutefois que Blake ne tirerait jamais dans ton dos, il n’a pas de réelles raisons de le faire.          
                                     
 
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MessageSujet: Re: Il était une fois, le raton et le loup.   Dim 4 Nov - 13:09


Trouver Joseph dans son lit avait de quoi surprendre Blake, mais certainement pas au point de le déstabiliser. Il ne bougea pas d’un millimètre tandis que le jeune homme ouvrait les paupières après les avoir refermé au contact de la lumière aveuglante. Il savait que la sensation était désagréable mais il n’avait pas l’intention de laisser l’intrus s’habituer à son environnement. Et le fait qu’il ne réagisse pas plus que ça à ses menaces ne le surprenait même pas. Joseph avait fait de la prison, il avait vécu avec les Manthas, des réveils étranges, insolites et menaçants, il en avait probablement eu son lot au quotidien. Voilà pourquoi Blake ne bougea pas. La désinvolture de l’ex taulard face à la situation était en train de l’agacer. Il n’avait pas sorti son arme pour rien. Il aurait pu accueillir l’inconnu à coups de poings et le sortir de son lit à coups de pieds. Non, il avait choisi son arme pour une raison précise, et certainement parce que s’en servir ne lui faisait absolument pas peur. «  J’imagine que t’as gardé une arme pour les situations comme celles-là ? » Blake arqua légèrement un sourcil face à sa question, il n’avait pas l’intention de lui répondre. Il avait demandé quelque chose à Joseph et il entendait bien obtenir une réponse avant d’avoir à se justifier. La raison pour laquelle il avait conservé une arme ne regardait que lui. Il l’avait fait dans un seul et unique but et cela n’avait rien à voir avec la peur de retrouver un intrus dans son lit au beau milieu de la nuit. Non, il avait gardé son neuf millimètres pour pouvoir venger Isaak, un but qu’il s’était fixé des mois plus tôt et qui n’avait abouti à rien pour l’instant. Il détestait cette sensation d’échec parce que pour l’instant, il n’avait pas l’ombre d’une piste sur les auteurs de l’assassinat de son ami. Il avait une plaque d’immatriculation, le modèle d’une voiture et celui de l’arme qui avait servi à transpercer la poitrine de celui qui avait été son frère pendant des années. Autant d’informations inutiles puisqu’il ne travaillait pas pour la police et qu’il n’avait aucun contact à l’intérieur d’un commissariat. Mais il ne perdait pas espoir et il ne lâchait pas l’affaire. Celui qui avait tiré le coup fatal porté à Isaak allait payer et il serait alors tué par l’arme qui lui servait pour l’instant à menacer un ancien collaborateur. Ce dernier marchait sur une corde raide et il ne semblait même pas s’en apercevoir. D’ailleurs, lorsqu’il secoua l’épaule pour signifier à Blake qu’il pouvait dégager son arme, le jeune tatoué accentua sa prise. Il n’était pas question de lui obéir. « - J’suis v’nu pour le match pis t’as pas répondu. La porte était déverrouillée alors j’me suis permis d’te chercher. » Blake secoua la tête, incrédule face à sa réponse. Il laissa passer quelques secondes avant que Joseph ajoute. « - Désolé pour le lit, il m’appelait. J’vais le laver si tu veux, j’sais où est la machine à laver. » Il voyait son regard mais Joseph ne pouvait pas encore se retourner et il n’avait pas l’intention de se montrer tout de suite. Il observa les épaules dénudées qui dépassaient de la couette et il fronça les sourcils avant de s’emparer d’un bout du tissu et le soulever pour jeter un œil dessus. Il relâcha immédiatement ce qui couvrait le corps nu de son ancien collaborateur et il enfonça volontairement l’arme plus encore dans sa nuque, furieux. « Je viens de passer par la porte, elle était parfaitement verrouillée. Et si tu avais su rentrer correctement ton putain de numéro dans mon téléphone, t’aurais pas eu à faire le déplacement. J’avais des obligations et aucun compte à te rendre, ça ne te donnait pas le droit de rentrer chez moi sans autorisation et encore moins celui de te payer ma tête gratuitement. » Sa voix était calme, fluide, mais elle transpirait la colère. Sa chambre relevait de son domaine privé et Joseph y était entré, voilà de quoi lui hérisser les poils de la nuque. Il détestait l’idée que le garçon ait pu fouiller chez lui. « Tu sais visiblement où est la salle de bain également. Je plaisantais pas, à moins que tu aies envie que je crois que tu t’es réveillé ce matin avec l’envie de me sucer la queue, je te conseille de sortir de là, de sauter dans tes fringues dans les cinq minutes qui suivent. Et tu en as deux pour m’expliquer ce que tu fous réellement ici. » Il finit pourtant par abaisser son arme et par se reculer. Il croisa les bras, observant de toute sa hauteur ce mec placé dans son lit. Il n’allait certainement pas se retourner, lui laisser de l’intimité. Il venait de se glisser dans ses draps complètement à poil. Blake aurait pu y voir une invitation mais il savait que ce n’était pas le cas. Il préférait penser qu'il s'agissait d'un étrange malentendu.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, le raton et le loup.   Dim 4 Nov - 18:18



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Joseph Keegan & Blake Smith
Quand tu t’es déjà fait réveiller par une trappe à souris judicieusement placée sur ta queue, plus rien ne te surprend lorsqu’il s’agit de sortir des bras de Morphée. Ce flingue appuyé contre ta nuque n’a rien d’effrayant comparé à la douleur foudroyante qu’une lame en métal enclenchée sur ton sexe t’a déjà prodigué. Et, comme un con, t’en avais ris avec les manthas qui avaient préparé le coup car, tu devais l’admettre, ça avait été une excellente idée. La ligne rouge qui a marqué ta queue pendant une semaine, ce n’était qu’un détail. Il faut croire que la douleur ne t’affecte plus depuis des années, comme si elle faisait partie intégrante de ta vie. Les marques rouges sur ton dos, tu pouvais les compter par dizaines quand ton père utilisait encore sa ceinture pour te ramener à la raison. Tu constates bien rapidement que Blake n’a pas l’intention de bien t’accueillir chez lui. Tu comprends parfaitement, personne n’aimerait retrouver le corps endormi d’un homme dans son lit. Tu sens l’air frais s’infiltrer sous les draps, tu réalises que le tatoué soulève les couvertures pour analyser ta situation et, lorsqu’il enfonce davantage la bouche du fusil contre tes muscles, tu comprends que ta nudité ne lui fait pas plaisir. Tu grimaces, sans toutefois bouger, conscient que t’es pas en situation de te défendre. Celui qui détient l’arme détient le droit de parole et Blake en profite pour te lancer de longues paroles qui t’ennuient un peu. T’as juste envie de dormir davantage. Toutefois, un sourire malin soulève tes lèvres lorsqu’il aborde le sujet du numéro de téléphone. Tu ne peux contenir un ricanement et tu courbes le cou pour regarder le garçon dans les yeux.

- T’en as profité pour prendre rendez-vous avec le dentiste au moins ?

Un jour, ton incapacité à garder ton sérieux va te tuer. Ce soir, tu ne penses rien craindre puisque celui qui te menace n’a probablement pas du tout envie d’avoir un casier judiciaire derrière son dos. Il s’est détaché du monde du crime, comme toi. Loin de lui l’idée d’y remettre un pied, non ? « Tu sais visiblement où est la salle de bain également. Je plaisantais pas, à moins que tu aies envie que je crois que tu t’es réveillé ce matin avec l’envie de me sucer la queue, je te conseille de sortir de là, de sauter dans tes fringues dans les cinq minutes qui suivent. Et tu en as deux pour m’expliquer ce que tu fous réellement ici. »  Enfin, la pression sur ton dos s’évapore et tu en profites pour rouler les épaules, pour t’assurer qu’aucun de tes muscles n’a subit trop de dommages. Tu respires doucement quelques secondes puis tu te tournes sur le dos pour finalement te redresser en gardant les draps sur toi. Tu restes immobile un long moment, attentif au moindre son que tu pourrais percevoir. N’entendant pas la machine à laver, du conclues que le lavage est terminé. Tu reposes ton attention sur Blake, les yeux encore petits de fatigue, puis tu marmonnes :

- Mes fringues elles sont trempées. T’aurais la gentillesse de les transférer dans la sécheuse ? J’voudrais pas attraper froid. On commencera le décompte des cinq minutes quand j’serai habillé et sec, si ça t’dit.


Assez ironique puisque tu habites dans une ville où il fait beau et chaud à l’année longue. Tes yeux glissent le long du corps de Blake et c’est seulement maintenant que tu te rends compte de son accoutrement dont la valeur dépasse probablement celle d’un mois entier de nourriture. Tes yeux louchent un moment sur sa cravate comme si tu étais incapable de réaliser qu’un ancien mantha pouvait porter ce genre de décoration.

- Putain, Blake ! T’es chic. T’as escorté une meuf jusqu’à son lit, ce soir ?

Assis dans son lit, t’as pas l’intention de bouger. Te foutre à poil devant lui ne te dérangerait absolument pas mais t’as l’impression qu’il n’a pas envie que tu fasses une connerie de plus maintenant qu’il a découvert que t’es entré par infraction dans sa maison. T’évites de répondre à ses questions mais, en ne lui offrant aucune réponse, il peut lui-même déduire que t’es pas ici pour regarder un match de football. Et, c’est sans oublier la coupure moche au coin de ta lèvre inférieure. Tu l’avais oubliée d’ailleurs, celle-là.          
     
 
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MÉTIER : entre son travail d'escort pour des femmes friquées et chic, celui de modèle pour un tatoueur célèbre à Brisbane et ses concours de rue, il a un emploi du temps chargé et assez d'argent pour vivre.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Blake est un violent, un mec qui va chercher le danger, l'adrénaline. Il est vulgaire et il se fiche bien de tout, surtout de mourir. Il est modèle pour un tatoueur, il est tatoué sur la quasi totalité du corps. Il n'aime pas les femmes, il les méprise presque. Il est percé au nez, à la langue, sur sa partie la plus intime aussi et aux deux oreilles. Il pratique le parkour, ce sport de rue qui se répand. Il gagne de l'argent en faisant des concours et des vidéos sur internet. Il fait du skate et du vélo. Il court très vite, très très vite. Il aime bien faire les poches des passants quand il en
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MessageSujet: Re: Il était une fois, le raton et le loup.   Mar 6 Nov - 11:29


Blake avait l'impression que sa main gauche le démangeait, il avait le sentiment qu'il pouvait tirer parce qu'à cet instant précis, il était légèrement sur les nerfs et la situation l'agaçait fortement. Il était fatigué, il avait passé sa journée à crapahuter de partout, il avait épuisé son corps et il n'attendait qu'une seule et unique chose: pouvoir se glisser sous sa couette et s'endormir jusqu'au lendemain matin. Il était tard et il avait envie de profiter de sa tranquillité. Il n'avait pas souvent eu l'occasion, dans sa vie, de profiter d'un endroit aussi douillet que cette maison et d'un lit aussi confortable que celui dans lequel Joseph venait de s'endormir. En revanche, il ne s'était pas attendu à le trouver occupé à son retour et cette très mauvaise surprise avait tendance à lui faire monter la mayonnaise. Mais Blake était un impulsif, il avait le sang chaud et s'il ne frappait pas dans la seconde, il ne frappait jamais. Il avait beau détester cette situation, il n'avait pas réveillé son ancien compagnon de deal d'une balle dans la tête et il n'en n'avait plus l'intention à présent. Mais le gars en question n'était absolument pas obligé de le savoir, bien au contraire. Pourtant, il ne semblait pas inquiet, il n'avait pas l'air de comprendre qu'il marchait sur une corde sensible. " - T’en as profité pour prendre rendez-vous avec le dentiste au moins ? " Et la main de Blake se resserra sur la crosse de son arme et son doigt se mit sans s'en rendre compte sur la gâchette, il ne passa pas loin de vouloir l'abaisser pour faire comprendre à Joseph qu'il ne plaisantait pas. " Tu m'as donné un faux numéro ? Pourquoi ? " A force d'enfoncer cette arme dans la nuque de Joseph, il allait finir par lui laisser une marque sur la peau et il n'allait certainement pas s'en formaliser. Il était crispé. Il ne comprenait pas le démarche de Joseph. Il avait voulu lui rendre service et voilà comment il le remerciait, c'était à n'y rien comprendre finalement. Malgré cette nouvelle information qui continuait de titiller son agacement, Blake relâcha la pression pour permettre à Joseph de se relever et d'évacuer les lieux. Mais le plus âgé prit tout son temps et le tatoué inspira profondément pour calmer ses nerfs, ce qui n'eut absolument aucun effet. " - Mes fringues elles sont trempées. T’aurais la gentillesse de les transférer dans la sécheuse ? J’voudrais pas attraper froid. On commencera le décompte des cinq minutes quand j’serai habillé et sec, si ça t’dit. " Blake n'eut pas le temps de réellement répondre ou de comprendre qu'il était agacé. " - Putain, Blake ! T’es chic. T’as escorté une meuf jusqu’à son lit, ce soir ? "Le ton de Joseph secoua le corps entier de Blake qui se mit en mouvement sans même qu'il ne s'en rende compte. Il ne prit absolument pas la peine de répondre. Il se détourna aussi rapidement qu'il le put et se précipita vers son armoire pour un sortir un t-shirt et un short et les balancer directement à la gueule de l'ex-taulard. " Je crois que t'as pas compris que t'as plutôt intérêt à déguerpir, j'ai été gentil et patient et c'est pas dans mes habitudes. Si tu crois que j'hésiterais un seul instant à t'en mettre une dans la jambe pour que tu repartes en boitant, tu fais une lourde erreur. Tes fringues tu peux leur dire adieux, ma machine n'est pas à ta disposition. Va t'habiller et dégage de là! " Son ton était dur, froid et sans appel. Si Joseph ne comprenait pas l'urgence de la situation, il n'allait plus la lui expliquer bien longtemps, il allait perdre patience bien avant ça. Il ne savait pas ce qui le poussait à être aussi conciliant mais quand il croisa les yeux de Joseph se poser à nouveau sur lui, il fronça légèrement les sourcils en avisant sa lèvre et la coupure qui y était présente. Il s'obligea à une discipline exemplaire pour ne pas faire le moindre commentaire. Il prit appui sur la commode derrière lui et il croisa les bras pour observer Joseph de haut en bas, comme s'il pouvait voir à travers la couette. Ses yeux perçants analysèrent les moindres détails mais il ne trouva pas d'autre marque visible. Blake mordit sa langue, faisant tourner le piercing à sa langue dans sa bouche pour empêcher le moindre commentaire d'en sortir. Il se força à rester silencieux, les bras croisés, son arme toujours en main et visible. Il lui suffisait d'un seul mouvement pour qu'elle soit à nouveau une menace pour Joseph. Il n'avait pas encore bougé, fait mine de se changer, de se débarrasser de ce costard bien trop chic, comme l'avait fait remarquer l'ex dealer. Blake se détesta à l'instant où les mots franchirent ses lèvres. " On dirait que t'as l'habitude de squatter le lit de n'importe qui, j'imagine qu'ils ne le prennent pas tous bien. " Il plissa les yeux en désignant d'un mouvement du menton la marque à la lèvre de Joseph. Il voulait savoir deux choses. Pourquoi il avait pénétré sa maison et son intimité cette nuit et surtout, pourquoi sa lèvre était fendue. Sa curiosité n'avait aucun sens à ses yeux, il n'avait pas répondu à celle de Joseph quelques instants plus tôt mais il était celui avec le flingue, il était celui qui posait les questions.
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SURNOM : Jojo, mais ne m'appelez pas comme ça je déteste ce surnom. Appelez-moi Chris, sérieusement.
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MÉTIER : Je n'ai pas encore trouvé d'endroits où ils acceptent les ex taulards. Je fais mes putains de travaux communautaires en attendant.
LOGEMENT : Là où je peux trouver un matelas.

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PETIT PLUS : J'aime faire croire à ceux que je rencontre que je suis catholique pratiquant. La plupart du temps, ils m'offrent un plus grand respect. Puis, quand je commence à lancer des insultes à Dieu, ils remarquent que quelque chose ne tourne pas rond et ils préfèrent rebrousser chemin. Haha.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, le raton et le loup.   Mer 7 Nov - 5:15



Il était une fois, le raton et le loup
Joseph Keegan & Blake Smith
La grimace qui déforme ton visage depuis ton réveil s’étire davantage lorsque la bouche du flingue, aussi dure que du plomb, s’enfonce brusquement dans ton muscle. Tu en déduis que Blake n’a pas aimé ta réponse. Sa main ne tremble pas. Elle est aussi solide que la franchise dans le ton de sa voix. Des réponses, c’est ce qu’il cherche depuis qu’il t’a trouvé dans son lit. Tu ne lui offres que quelques vannes sans réellement comprendre la sévérité de la situation. Tu n’aurais aucun mal à laisser un ami pioncer dans ton lit, si tu en avais un aussi accueillant que lui de Blake. Avec le temps, tu commences à oublier la signification d’une propriété privée. Les deux pieds dans la boue, tu essayes simplement d’en sortir pour enfin nettoyer tes chaussures. Tu perds ton sourire malin, tu dégluties en oubliant quelques secondes de respirer. T’as compris que tu ne peux plus éviter ses questions. L’arme appuyée contre ton dos se réchauffe dangereusement. Quelques mèches de cheveux encore humides bloquent tes angles morts alors tu tords davantage le cou pour regarder le tatoué dans le blanc des yeux.

- Qu’est-ce que tu penses, Sherlock ? Pourquoi j’t’aurais donné un faux numéro ?

Tu le laisses réfléchir un moment et tu soupires fortement en laissant ta tête tomber contre l’oreiller encore chaud. Ton cou est douloureux, il s’épuise. Alors tu décides que tu n’es pas obligé de regarder ton interlocuteur pour lui passer tes mots.

- J’ai pas d’putain d’téléphone. Et quand j'ai vu le numéro du dentiste, j'ai pas pu résister.


Un sourire fier redresse tes lèvres mais tu reprends rapidement tes airs neutres en serrant la mâchoire, assez pour sentir tes dents craquer. T’as toujours éprouvé beaucoup de difficulté à garder ton sérieux dans les situations qui t’inspirent un peu de moquerie. Les cicatrices minces et blanches dans ton dos sont là pour te le rappeler à chaque fois que tu t’admires un peu trop devant un miroir. Des marques qui te font changer de sujet à chaque fois que quelqu’un les remarque. Encore heureux que t’es pas le genre de mec qui se fait prendre par derrière par d’autres mecs qui auraient une vue panoramique sur les vestiges de la sévérité de ton père. Enfin, la pression contre tes omoplates se dissipe même si tu as l’impression de la sentir encore plusieurs secondes, comme si le flingue s’était moulé en toi. Tu en profites pour te redresser et enfin faire face à celui qui n’a pas envie de te prêter son lit. Tu laisses les couvertures couvrir lâchement ton corps, tu n’as pas l’intention de les retenir si l’une d’elle décide de s’envoler au vent. Rapidement, tu remarques l’accoutrement chic de Blake et tu ne te gênes pas pour passer un commentaire qui semble être de trop. Tu suis le garçon irrité du regard et tu plisses les paupières lorsqu’il t’envoie deux vêtements à la figure. Tu les attrapes juste avant qu’ils ne t’assomment. Les draps glissent jusqu’à tes hanches. Tu te permets de toucher la couture des shorts, comme si tu les analysais pour en évaluer la valeur. " Je crois que t'as pas compris que t'as plutôt intérêt à déguerpir, j'ai été gentil et patient et c'est pas dans mes habitudes. Si tu crois que j'hésiterais un seul instant à t'en mettre une dans la jambe pour que tu repartes en boitant, tu fais une lourde erreur. Tes fringues tu peux leur dire adieux, ma machine n'est pas à ta disposition. Va t'habiller et dégage de là! " Tu écoutes ses paroles sèches d’une seule oreille. Lorsqu’il termine enfin de te cracher son venin, tu relèves lentement la tête en envoyant ta chevelure épaisse vers l’arrière et tu te lèves sans réfléchir une seconde des conséquences de ce mouvement. Les couvertures s’étendent au sol, tu te retrouves nu devant les yeux bleus de Blake le temps que tu enfiles cette paire de shorts qu’il t’a si gentiment refilé et, sans oublier une seconde qu’une arme est encore chargée dans la pièce, tu complètes l’habit en glissant tes bras et ta tête dans le t-shirt. Tu remarques que la tatoué a pris ses distances pour s’appuyer sur la commode mais il ne se gêne pas pour analyser ton visage, à la recherche de tu ne sais quoi. C’est seulement lorsqu’il te rappelle la présence de cette coupure à ta lèvre que tu sens à nouveau la douleur. Tu portes machinalement ta main à ta bouche pour toucher l’étendue des dégâts et tu grimaces en repensant à la vraie raison de cette blessure. Un frisson de colère affaibli tes jambes et tu retrouves rapidement les fesses sur le matelas, une seconde fois. Tu fixes le vide un moment avant de te forcer à sourire, toujours porté à cacher tes malheurs derrière des plaisanteries de mauvais goûts.

- Surtout lorsque leur femme m’accompagne sous les draps.

Tu te mords la langue en détendant tes muscles, comme si tu avais déjà oublié toutes les menaces que Blake t’avait lancé plus tôt. Une balle dans ta jambe ? T’as jamais entendu parler de ça. Le son de la pluie t’interpelle, tu jettes un regard à l’extérieur et tu avales de travers en comptant les gouttes de pluie tomber. Tes yeux à nouveau réveillés se posent sur les pieds déchaussés de Blake, tu te perds un moment dans tes pensées avant d’inspirer fortement. Les prochaines paroles que tu lances te déchirent les cordes vocales.

- Blake, j’ai besoin d’un endroit où pioncer. Juste cette nuit. J’partirai demain matin et si j’tiens pas ma parole, j’te permets de tirer pour vrai dans mon dos. J’peux prendre une balle. Et si tu m’offres qu’un tapis, j’ferai avec.


Dormir sur le bois, la pierre, la lave. T’en aurais rien à foutre de ton confort. Ce qui te fait peur, c’est les regards hautains des gens qui poseront l’étiquette de sans-abris paresseux sur ton front dès l’instant où tu oserais t’assoupir sur un banc de parc à côté des pigeons.      
       
     
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MessageSujet: Re: Il était une fois, le raton et le loup.   Mer 7 Nov - 19:53


Blake ne savait pas s'il allait réussir à faire parler Joseph ou si ce dernier allait l'obliger à employer la manière forte pour lui arracher enfin la vérité. Il se sentait stupide, il avait été assez crétin pour donner son adresse à un presque inconnu parce que finalement, que savait-il de Joseph ? A l'instant même où il l'avait fait, quand il avait fait glisser cette feuille de papier vers Joseph, il l'avait regretté. Et quand il avait cherché à annuler cette soirée, il n'avait pas pu. Il avait perdu le contrôle pendant de trop longues minutes et là, de voir ce mec vautré dans son lit et dans une désinvolture qui le révoltait était en train de terminer de le mettre à cran. Il ne savait rien de lui, même à l'époque où il opérait pour les manthas. Isaak lui en avait parlé parce qu'ils se côtoyaient et s'appréciaient mais il n'avait que son prénom comme information officielle. Il n'arrivait pas à savoir s'il connaissait son nom, son âge ou toute autre information. Seulement qu'il ne courrait pas assez vite pour ne pas se faire attraper par les flics. Et connaître le prénom d'un gars n'était pas suffisant pour lui fournir une adresse et une invitation. Il avait fait n'importe quoi et il s'en était rendu compte trop tard. En réalité, il ne s'en rendait réellement compte qu'à cet instant précis, alors que Joseph se jouait de lui et de sa naïveté. Il avait peur en réalité. Il avait peur qu'on vienne lui voler son territoire, qu'on le chasse de cet endroit douillet qu'il s'était trouvé alors qu'il avait passé sa vie à vagabonder. Il n'avait jamais appartenu à un endroit, à quelqu'un. Sa mère l'avait rejeté aussi vite qu'elle l'avait mis au monde. Il n'avait jamais été à sa place dans ce bordel sordide où des femmes accueillaient des hommes avides de sexe. Même s'il était proche d'Isaak, il n'avait pas trouvé dans le QG des manthas un foyer convenable. Il avait toujours échappé aux codes de la société, cherchant un endroit où dormir au jour le jour. Il n'avait pas eu de foyer et ce qu'il avait trouvé au sein de cette colocation, il ne voulait pas qu'on lui enlève parce qu'il s'y sentait bien. Et à cet instant, Joseph représentait une menace pour l'équilibre qu'il cherchait à construire au jour le jour. Alors qu'il soit froid et peu accueillant, le plus âgé ne pouvait pas le comprendre parce qu'ils ne se connaissaient pas, ils ne savaient rien l'un de l'autre. Et si Blake était un grand gamin qui riait de tout et surtout des autres, il n'appréciait pas être mangé à la même sauce. Et les blagues de Joseph tiraient sur ses nerfs de manière désagréable. Sa première réponse lui fit grincer des dents. Répondre à une question par une autre question, voilà une autre de ses spécialités. Il détestait goûter ses propres recettes alors lui ne prit pas la peine d'y répondre et il laissa une minutes à Joseph pour se reprendre. Et ce semblant de patience lui fut bénéfique puisqu'il reçut une réponse sincère. Mais il n'avait rien à ajouter. Il cherchait la vérité et il venait de l'obtenir. Même si la blague de Joseph n'était pas vraiment à son goût, il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, c'était typiquement le genre de blague qu'il aurait été capable de faire. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de se poser d'autres questions qu'il ne manquerait pas de poser un petit peu plus tard à l'ex taulard. Il se contenta donc de réagir plus violement qu'il n'en n'avait l'habitude mais pas assez pour faire peur à quelqu'un qui avait passé plusieurs années en prison. Il vit le regard de Joseph, il ne rata pas ses réactions et il ne le quitta pas des yeux, ne cherchant pas une seconde à préserver son intimité. Et il n'eut pas un clignement de l'œil, pas un seul mouvement quand il le vit se lever, laissant de côté la couette qui le couvrait. D'un œil parfaitement critique, les yeux de Blake se posèrent sur la surface de son corps, ne lâchant aucun détail et ne se préoccupant que peu de la gêne que cela pouvait provoquer. Le tatoué baissa les yeux sans la moindre hésitation et parcourut les muscles fins et la ligne des abdominaux présents sous ses yeux. Il ne sourcilla même pas en déposant son regard sur le reste de son corps et il finit par relever les yeux quand Joseph se glissa dans le short qu'il venait de lui prêter. Il avait l'habitude du corps plutôt grand et musclé de Joshua. Il avait l'habitude de sa structure carrée et de sentir ses bras puissants. Mais Joseph n'était pas taillé dans le même marbre. Il était plus fin, plus mince qu'il ne l'avait connu d'ailleurs, si ses souvenirs étaient exacts et encore intacts. Blake n'était pas un modèle de puissance brute. Il avait un corps assez svelte et des bras musclés qui lui permettaient de se porter plus facilement dans les acrobaties qu'il exécutait. Et ils faisaient la même taille tous les deux. Il savait que physiquement, il pouvait se mesurer à Joseph et l'écraser si les choses devaient mal tourner entre eux. Mais il n'était plus dans cet état d'esprit depuis quelques longues minutes déjà. Il se rendit compte qu'il s'était perdu dans ses pensées quand il perçut le mouvement de l'ex dealer qui se rassit sur son lit et Blake fronça les sourcils. Visiblement, l'une de ses paroles n'était pas bien passée. « - Surtout lorsque leur femme m’accompagne sous les draps. » Blake décroisa instantanément les bras et secoua les épaules. Mais il n'eut pas le temps de proférer d'autres menaces ou de mettre la précédente à exécution et il fronça les sourcils en voyant Joseph éviter son regard. « - Blake, j’ai besoin d’un endroit où pioncer. Juste cette nuit. J’partirai demain matin et si j’tiens pas ma parole, j’te permets de tirer pour vrai dans mon dos. J’peux prendre une balle. Et si tu m’offres qu’un tapis, j’ferai avec. » Le jeune tatoué resta interdit et sans bouger pendant un instant. Il finit par secouer la tête et par ouvrir le premier tiroir de la commode dans lequel il rangea son arme. Elle ne lui était plus d’aucune utilité. « Tu pouvais pas commencer par là ? » Il ne bougea pas de son point d’observation et il ne quitta pas Joseph des yeux. Il finit pourtant par jeter un œil à sa chambre tandis qu’il semblait analyser la situation. « Je sais pas pour qui tu m’as pris, mais je suis pas ton pote, je suis pas ta roue de secours, je tiens pas une auberge pour ex taulards à la rue. » Il était toujours aussi froid, il avait le ton sec. Il détestait qu’on se joue de lui et c’était exactement ce que venait de faire Joseph. « Voilà comment je vois les choses. Y a un canapé dans le salon. Tu es parti avant le petit déjeuner de demain. Tu te fous plus jamais de ma gueule. Tu oublies cette adresse. Et surtout, surtout, tu dégages ton cul de mon lit. » Il finit par se redresser de la commode et par retirer sa veste de costard parce qu’elle commençait à lui peser sur le système. Il la posa sur le porte manteau près de la porte avant de retirer sa cravate et de la jeter sur le meuble. « T’as pas choisi le bon pigeon Joseph, j’accepterai pas que ça se reproduise. » Il avait l’impression de n’avoir été que ça, une bonne poire, un pauvre idiot. Et il cédait malgré tout à la demande de ce mec qu’il ne connaissait pas parce que ne pas avoir de toit au dessus de sa tête, il savait trop bien ce que c’était et dehors, il pleuvait. Blake avait l’air peut-être dur et sévère mais il n’était pas sans cœur. Et le fait d’avoir passé la soirée avec des femmes lui mettait les nerfs à rude épreuve.
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UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, le raton et le loup.   Jeu 8 Nov - 2:19



Il était une fois, le raton et le loup
Joseph Keegan & Blake Smith
Une maison. Un chez-soi. Une famille. Trois termes qui ont quitté ton vocabulaire quand le bruit fracassant des barreaux t’a étourdi la première fois. Trois termes dont tu ne cherches plus la définition depuis que t’as enclenché le mode survie. C’est seulement lorsqu’on n’a plus rien qu’on se rend compte de la valeur des choses. Quand t’as recroisé le regard de Blake au début de la semaine, t’as senti un rayon de lumière traverser ton corps avant même que la panique ne se mette à contrôler tes jambes. Un visage familier, deux yeux bleus qui s’étaient déjà posés sur toi, une odeur que tu pourrais distinguer parmi des centaines. Même si Blake et toi n’aviez pas écrit beaucoup de pages ensemble, sa présence t’avait tout de suite bercé même si jamais tu ne pourrais l’admettre à voix haute. Il est apparu au meilleur moment; quand tu cherchais désespérément un endroit où t’accrocher. Comme un caneton qui ouvre les paupières pour la première fois et qui s’imprègne du premier objet animé qui passe devant ses yeux neufs. C’est tombé sur lui, que ça lui plaise ou pas. Lorsque la couverture décide de t’abandonner, tu sens le regard du tatoué posé sur toi à des endroits que personne n’oserait regarder sans ton accord. Mais ça ne te fait ni chaud, ni froid. La nudité de te rend pas mal à l’aise. Les manthas l’ont compris en remarquant que tu ne réagissais absolument pas lorsqu’ils te volaient tes vêtements et ta serviette quand tu étais occupé à te doucher. Tu sortais de la salle de bain, nu, et tu te dirigeais vers ta chambre dans le plus grand des naturels et, finalement, c’est les autres mecs qui payaient pour leur plaisanterie. Personne n’avait envie de voir ta queue se balancer entre tes cuisses. Surtout pas un homme qui souhaite préserver son image. Pourtant, Blake ne détourne pas les yeux mais ça ne te surprend pas. Il te ressemble bien plus que tu ne l’aurais cru, ce garçon. Ces nouveaux vêtements t’irritent un peu. C’est la première fois que tu portes des shorts depuis des années et ce t-shirt te transforme en voile. Il est bien trop grand. Tu serais prêt à parier que tu t’envolerais au prochain coup de vent. Mais t’as pas ton mot à dire, t’as bien l’impression que Blake te les offre, des habits. Il veut que tu sortes d’ici, que tu le laisses seul avec sa nuit. Et ça t’arrache une grimace de devoir lui admettre que t’as pas d’endroits où dormir. Tu préfères détourner les yeux pour ne pas voir sa réaction. Il est le succès, tu es l’échec. T’as choisi le mauvais côté de la pièce. Tu observes du coin de l’œil l’endroit où le garçon range son arme et tu détournes rapidement les yeux lorsque sa voix s’élève à nouveau.  « Tu pouvais pas commencer par là ? » Tu fronces les sourcils en te retenant de répondre. Il ne peut pas comprendre ce que ça fait de ne pas être certain de pouvoir manger une journée. T’aurais pu te loger pendant des mois avec l’argent qu’il a placé dans ce costume aussi chic qu’une pierre précieuse. Tu ne serais pas surpris d’apprendre que quelques broderies contiennent de la poudre de diamant. « Je sais pas pour qui tu m’as pris, mais je suis pas ton pote, je suis pas ta roue de secours, je tiens pas une auberge pour ex taulards à la rue. »  Ex taulard à la rue. Un surnom qui rendrait tes parents bien fiers, tiens. N’empêche que t’aurais un certain plaisir à leur annoncer juste pour voir la déception dans leur visage pour ensuite tourner les talons et les laisser regarder le dos de celui qui ont cru avoir bien élevé.

- Sympa, ta solidarité.

Tu te permets enfin de le regarder, les yeux neutres et le dos courbé, bien trop fatigué pour te donner la peine de ne pas paraître aussi cadavérique que tu l’es. « Voilà comment je vois les choses. Y a un canapé dans le salon. Tu es parti avant le petit déjeuner de demain. Tu te fous plus jamais de ma gueule. Tu oublies cette adresse. Et surtout, surtout, tu dégages ton cul de mon lit. »  Devant le ton insistant de Blake, tu te redresses enfin, abandonnant son lit beaucoup trop confortable pour un mec comme toi. Tu croises tes bras sur ta poitrine et tu hoches la tête en serrant les dents pour ne rien dire. Tu viens de gagner une nuit gratuite dans une maison plus grande que ton avenir. Tu fais mieux de ne pas dire d’autres conneries. Tu ne te gênes pas pour regarder le jeune homme se dévêtir un peu, ton regard suit la lancée de la cravate et un soupir s’échappe de ta gorge sans que tu ne t’en rendes compte. Il veut que tu partes demain à la plus jeune heure. Qu’est-ce que tu feras, après ça ? T’as rien. Pas de seconde piste. Tu n’avais que le plan A. Et Blake vient de le foutre à la poubelle sans pour autant t’offrir des suggestions de plan B. « T’as pas choisi le bon pigeon Joseph, j’accepterai pas que ça se reproduise. » Tu passes ta main dans ta barbe un peu trop longue en restant muet. Tu te surprends à pouvoir garder ton calme. Tes nerfs chauffent mais tu n’as pas de difficulté à serrer tes muscles pour t’empêcher de faire quelque chose que tu regretterais. Maintenant, est-ce que tu dois t’excuser ? Même pas en rêve. Tu prends le chemin de la sortie sans accorder un dernier regard et Blake.

- C’est bon. On s’revoit dans dix ans, alors. Si j'pas mort.

T’as l’intention de te diriger vers la salle de bain pour récupérer tes fringues et pour chercher une brosse à dents encore dans son emballage. Celles que les dentistes donnent à chaque consultation mais qui finissent par s’accumuler dans le fond des tiroirs. Mais, lorsque tu poses le pied dans le corridor, une voix féminine t’ébranle. Tu t’arrêtes et tu tends l’oreille. « Andy ? C’est toi ? » Tu pivotes le corps pour faire face à Blake et tu l’interroges du regard. Tu souffles, à voix basse :

- Elle est chaude celle-là ?
       
Les premiers mots qui te viennent à l’esprit : les premiers qui sortent de ta bouche. Le son des pas qui approchent ne t'inquiètent absolument pas, tu restes sur place en attendant de découvrir le visage de celle qui t'a confondu pour un certain Andy.
 
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MessageSujet: Re: Il était une fois, le raton et le loup.   Ven 9 Nov - 14:39


" - Sympa, ta solidarité. " Blake ne pouvait pas louper l'air de Joseph, ses yeux et son dos courbé. Il était très certainement dans la merde, et Blake n'allait rien faire pour l'en sortir. Pourquoi Est-ce que ce serait à lui de le faire ? Pourquoi prendre la peine d'aider son prochain ? Personne ne l'avait jamais aidé, il s'était toujours débrouillé seul depuis sa plus tendre enfance, il avait toujours fait ce qu'il fallait pour sortir la tête de l'eau, pour se sortir de la merde, et personne ne lui avait tendu la main. Etait-ce parce qu'il voyait son propre regard dans les yeux de Joseph qu'il se détourna rapidement pour l'obliger à sortir de son lit puis de sa chambre le plus rapidement possible ? Parce que l'ex dealer le ramenait à sa propre situation, des années plus tôt ? Si Blake gagnait bien sa vie à présent, cela n'avait pas toujours été le cas. Il avait galéré, comme personne ne pourrait jamais l'imaginer. Le sentiment qui s'abattait sur Joseph, la lueur qu'il voyait dans ses yeux, il les connaissait par cœur et il préférait s'en détourner. Il avait bien trop peur, il avait la bêtise de croire, peut-être, qu'être un sans-abri pouvait être contagieux, comme beaucoup l'avaient pensé à le côtoyant et en l'évitant tandis qu'il dormait sur des bancs inconfortables. Et Blake avait maintenant le même état d'esprit étriqué qui le dégoûtait. Pourtant, il n'arrivait pas à agir autrement et il mit toute son énergie à se draper dans son indifférence tandis que Joseph débarrassait le plancher. " C’est bon. On s’revoit dans dix ans, alors. Si j'pas mort " Blake prit la peine de déboutonner sa chemise sans se préoccuper davantage de Joseph et il se contenta d'un hochement de tête. Le jeune tatoué pouvait avoir une véritable tête de con quand il le souhaitait. Et il n'avait pas l'intention d'être conciliant. Il entendit la porte s'ouvrir et il finit de déboutonner sa chemise et il était sur le point de la retirer quand il entendit une voix se faire entendre dans le couloir. Il tourna immédiatement la tête vers Joseph qui venait de se figer dans le couloir. " - Elle est chaude celle-là ? " Blake secoua la tête et s'approcha d'un pas rapide vers la porte et attrapa le bras de Joseph pour le tirer vers lui et le pousser contre le mur. Il pointa son doigt sur sa bouche pour lui faire signe de ne pas prononcer un mot de plus et il prit sa place dans le couloir pour s'adresser à sa colocataire et la rassurer. " Non, c'est Blake, je viens de rentrer. " La jeune femme alluma le couloir et Blake put enfin voir sa silhouette. Elle hocha rapidement la tête en le scrutant tandis que Blake gardait une main sur l'épaule de Joseph pour l'inciter à se tenir tranquille. " Oh, très bien,  ma soirée a été annulée, je vais me coucher, bonne nuit alors! " Blake hocha la tête et lui souhaita rapidement une bonne nuit sur un ton neutre. Il s'empressa de refermer la porte et de marmonner un juron bien senti. Il finit par tourner la tête vers Joseph et de marmonner. " Changement de plan, tu passes par la fenêtre. " Il n'était pas question que ses colocataires voient l'ex dealer. Il n'était pas question que ce dernier squatte le canapé et soulève toutes sortes de questions auprès des autres habitants de cette maison. Il n'était là que depuis trop peu de temps pour se permettre de laisser n'importe qui dormir sur un canapé qui n'était pas à lui. Il lâcha l'épaule de son ancien acolyte et l'incita à bouger d'un mouvement du menton. Il avait voulu entrer par effraction, il allait repartir comme il était venu. Mais Blake n'eut pas le temps d'ajouter quoi que ce soit qu'un bruit qu'il connaissait bien se fit entendre et il tourna la tête vers la fenêtre, où la pluie recommençait à battre. Il resserra les dents et se crispa légèrement. Il souffla un bon coup et passa une main sur son visage fatigué. " Putain, timing absolument parfait! " Il secoua la tête finalement et observa d'un œil critique la tenue de Joseph. Les vêtements qu'il lui avait prêté et dans lesquels il nageait alors que Blake s'était toujours considéré de corpulence plutôt normale pour un homme. Il observa à nouveau ses yeux, son regard, son expression et il leva les yeux au ciel. " Bon. J'ai envie de pioncer alors tu reprends le côté du lit que tu t'es octroyé ou tu pionces par terre, je m'en fou mais décide toi avant que je change d'avis. " Il finit de retirer sa chemise et la jeta par dessus sa cravate négligée sur la commode. Il n'était pas pudique et il se fichait bien d'incommoder Joseph. Il était chez lui, il n'allait pas en plus faire attention à son hôte indésiré. Blake finit par porter ses mains à sa ceinture pour la retirer et déboutonner son pantalon. Il sortit son paquet de cigarettes de sa poche et son briquet et se dirigea vers la fenêtre qu'il ouvrit pour allumer sa cigarette. C'était la première de la soirée et la première aspiration détendit ses muscles presque instantanément. Il s'assit sur le rebord, ne se préoccupant que très peu de la fraîcheur ou de la pluie qui venait parfois se déposer sur son dos et il observa Joseph. " Il t'es arrivé quoi depuis que t'es sorti de taule ? " Quitte à rester bloqués tous les deux dans cette chambre, autant que Blake cherche à comprendre ce qui avait poussé Joseph à lui mentir. Même s'ils savaient tous les deux que le jeune homme n'allait pas lui dire l'entière vérité, il avait plutôt intérêt à le faire, Blake n'accepterait pas d'être pris pour un con une deuxième fois.
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SURNOM : Jojo, mais ne m'appelez pas comme ça je déteste ce surnom. Appelez-moi Chris, sérieusement.
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MessageSujet: Re: Il était une fois, le raton et le loup.   Sam 10 Nov - 7:19



Il était une fois, le raton et le loup
Joseph Keegan & Blake Smith
Avoir la possibilité de rencontrer une fille, là, tout de suite, vêtu de ces habits bien plus dispendieux que ce que tu portais quelques heures plus tôt; cette idée te dessinait un sourire sur le visage. Comme si t’avais oublié en un claquement de doigt que demain tu seras officiellement à la rue. Comme si tu pensais avoir l’opportunité d’obtenir une dernière nuit dans les bras d’une femme avant de devenir cet homme dégoutant qui fait détourner les regards. Mais Blake n’a pas l’intention de te laisser délirer. Il attrape vivement ton bras, te pousse contre le mur et t’as pas le temps de comprendre la raison de cette réaction qu’il t’intime le silence d’un doigt. Tu le fixes de tes deux grands yeux interrogateurs et il prend la relève sur la nouvelle qui vient de s’incruster dans le cadre. Tu ne dis pas un mot, comprenant que t’as pas intérêt à te faire voir, comme si tu étais un ennemi tentant de s’infiltrer dans une base militaire. La voix de la jeune femme vient chatouiller tes tympans, tu laisses ton imagination travailler; tu vois une jolie blonde au yeux bleus et au nez fin, à la poitrine généreuse et aux hanches invitantes. Et, quand elle et sa douce voix disparaissent, tu soupires en reportant ton attention sur celui qui ne semble plus avoir l’intention de te laisser pioncer ici cette nuit. Tu serres les dents en réponse à son juron, comprenant que tu viens de manquer ta chance. Tu croises à nouveau son regard probablement aussi bleu que celui de la femme que tu as imaginée et tes traits s’affaissent lorsque Blake déclare que tu devras passer par la fenêtre, comme tu es entré. Ta tête bascule de droite à gauche machinalement, réflexe répondant à sa nouvelle décision que tu n’apprécies absolument pas.

- Non. Non ! T’as dit que j’pourrais dormir ici !


Et tu n’as pas le temps d’argumenter davantage que la pluie se réveille à nouveau. Sa mélodie, habituellement reposante, te fait craindre le pire. Ton cœur se détache de ses artères et s’écrase dans le fond de ton ventre. Tu ne veux pas sortir d’ici. Cette chambre, cette chaleur, cette dernière sensation de sécurité. Tu t’y es accroché bien trop rapidement, comme si ton corps ne cherchait que ça depuis des mois. Et c’est probablement le cas. " Putain, timing absolument parfait! " Tu prends le temps de reprendre ton souffle en silence, le regard inquiet posé sur celui qui va te donner son verdict final. Ses yeux se permettent de te scruter, tu n’en sors que plus désorienté. " Bon. J'ai envie de pioncer alors tu reprends le côté du lit que tu t'es octroyé ou tu pionces par terre, je m'en fou mais décide toi avant que je change d'avis. " Enfin, tes muscles se détendent et tu ne laisses pas une seconde de plus s’écouler, tu te rassois du côté droit du lit comme pour marquer ton territoire. Il ne te le dira pas deux fois. Tu ne prends pas la peine de le remercier, il vient de t’offrir une montagne russe d’émotions que tu détestes ressentir. Tu penses encore que tu aurais fait ce sacrifice pour n’importe quel mantha qui serait venu te demander ton aide si tu en avais les moyens. Mais tu ne peux pas te mettre dans ses chaussures; Blake a probablement ses raisons de ne pas te faire confiance. Il garde toujours un flingue dans son tiroir. Tu n’as pas l’intention de lui poser davantage de questions; il a finalement accepté de te laisser passer la nuit dans son lit, tu ne veux pas tout gâcher en laissant un mot mal choisi se glisser dans vos conversations. Lorsque le tatoué se permet de retirer sa chemise, tu laisses tes yeux se balader sur tous les dessins encrés sous sa peau comme s’il s’agissait d’un spectacle. Qui ne serait pas curieux de faire pareil ? Le son de sa ceinture qu’il déboucle te fait grincer des dents, tu détournes un moment les yeux en avalant ta salive. Ce son. Tu ne le connais que trop bien. Pourtant, ce soir, tu n’as pas peur. Il réveille en toi une nouvelle sensation. Une sorte de désir de retour en arrière, un pincement dans ton cœur mais aussi dans le bas de ton ventre. Tu médites un moment sur ces étranges sensations qui te donnent la chair de poule et tu rouvres enfin les paupières en entendant le cliquetis d’un briquet. Cette flamme qui embrase l’embout d’une cigarette t’assèche la gorge. Tu clignes des yeux à plusieurs reprises et tu te rends compte une seconde fois que, tes clopes à toi, elles sont disparues plus tôt avec le reste de tes biens. Tu gardes le silence en observant Blake s’installer sur le bord de la fenêtre ouverte et un frisson t’ébranle lorsqu’un coup de vent doux vient caresser tes cheveux encore humides. Par réflexe, tu replaces quelques couettes épaisses derrière tes oreilles et, enfin, la question de Blake te sort de tes pensées. Qu’est-ce qui t’est arrivé. Toi-même tu ne saurais pas dire. Tu étires tes muscles fatigués et tu t’étends sur le lit, les mains derrière la tête, une jambe repliée. Tu fixes le plafond en te mordillant la lèvre inférieure et tu te revoies lors de cette journée-là. La dernière. Lorsque les policiers t’ont escorté jusqu’à la sortie en te disant que t’étais libre. Vraiment ?

- Ils m’ont dit que j’t’ais libre. Mais y’ont oublié de préciser que pour profiter d’sa liberté dans une ville comme celle-là, faut avoir d’la thune. Pis j’peux t’dire qu’ils ont pas eu envie d’me redonner celle que j’m’étais faite chez les manthas. D’l’argent illégal, ils l’ont gardé pour s’payer des vacances j’imagine.

Tu soupires, incapable de retrouver ce sourire détaché que tu arbores tout le temps lorsque tu ne veux pas montrer aux autres que tu détestes ta nouvelle vie.

- C’qui m’est arrivé ? J’ai juste perdu l’contrôle au moment où mes jambes m’ont lâché cette journée-là. Pendant qu’tu filais comme une putain de gazelle.

Tu pivotes la tête pour observer la silhouette imposante de Blake devant la noirceur de la nuit. Lorsqu’il tire une latte, la braise frétillante éclaire un instant son visage aussi dur qu’avant. Tu avises une deuxième fois sa clope allumée et tu tends la main pour lui en demander une. Aucun mot, juste un regard interrogateur. Un dernier service.

- Si t’étais pas sérieux en disant que tu voulais plus jamais m’voir, ben j’te dis tout de suite que si tu me cherches tu me trouveras à la bibliothèque. J’ai encore sept cent heures de travaux communautaires à faire. T’amèneras d’la coke, y’a personne qui s’assure que j’fous pas n’importe quoi là-bas. Si t'as gardé un flingue, j'suis sûr que t'as gardé d'la marchandise.

Tu glousses. Un ricanement sans réel plaisir. Un ricanement pour essayer de te convaincre que si t’es encore en vie, c’est pour une bonne raison.

 
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