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 joalyn + somebody to lean on

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AuteurMessage
Joanne Keynes
la poupée de jamie
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ÂGE : 32 ans (11/04/1986)
SURNOM : Jo, mais peu de personnes la nomme ainsi.
STATUT : Mariée à Jamie Keynes (14/02/18), incognito. La belle cérémonie sera pour plus tard.
MÉTIER : Maman d'un petit garçon de trois ans (13/02/16) Conservatrice au QAGOMA, dans la galerie d'art historique international depuis juin 2017. Intervenante dans le cursus d'histoire de l'art du Queensland University depuis la rentrée 2019
LOGEMENT : #98 bayside w/ Jamie ( habitait avant à #37, toowong, ils n'y habitent plus mais gardent la maison)

POSTS : 6230 POINTS : 160

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : a deux bergers suisses : un blanc (Nunki) et un noir (Sirius) ▽ a toujours beaucoup de difficultés à faire des choix, à cause d'une famille surprotectrice ▽ antécédents de fausse-couches ▽ amatrice de vin et de champagne ▽ passionnée d'art et d'histoire (surtout la Renaissance italienne) ▽ n'aime pas parler de ses problèmes, reste très réservée par moment ▽ très émotive ▽ a récemment repris des cours de danse en couple ▽ très impressionnable, naïve, elle prend presque tout au 1er degré ▽ adore se promener ▽ on lit en elle comme dans un livre ouvert ▽ ne sait pas mentir
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : joamie #122 + kelly #2 + evelyn #3 + joassan #16 + sophia + yasmine #2 + marius #2

autres : joamie v.a.#3 + joassan (fb #1) + joamirene (au) + joamie (lune de miel no.1)

joamie
our love were just to strong
that it even teared us apart



joassan
just trying to understand each other
beside all the feelings we still have for one another



RPs EN ATTENTE : leena + chad #3 +
RPs TERMINÉS : oula.



grelso
PSEUDO : black arrow
AVATAR : sarah gadon
CRÉDITS : avatar (black arrow) signature : codage(black arrow) & gifs (black arrow) & ub (loonywaltz)
DC : //
INSCRIT LE : 09/02/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t699-joanne-you-could-fly-higher-than-the-sky http://www.30yearsstillyoung.com/t10316-joanne-you-could-be-brighter-than-the-stars http://www.30yearsstillyoung.com/t1562-joanne-prescott http://www.30yearsstillyoung.com/t2348-joanne-prescott http://cogsworth.tumblr.com

MessageSujet: joalyn + somebody to lean on   Sam 19 Jan - 18:19



SOMEBODY TO LEAN ON
i just might have a problem that you'll understand. we all need somebody to lean on
Les yeux rivés sur le téléphone, les doigts hésitant à en toucher la surface afin de taper quelques mots. Joanne s'était permise de partir un peu plus tôt pour prendre l'air, se promener au parc. Rien de très sportif, étant donné qu'elle était loin d'être au meilleur de sa forme. Les nausées s'attenuaient, mais à la place, les premières lombalgies pointaient le bout de leur nez. Toujours un fond de fatigue qu'on lui connaissait durant ses grossesses. Ses iris bleus finirent par repérer un banc disponible, parmi les quelques promeneurs qui venaient également profiter de la nature avant de rentrer chez eux. Sa grossesse commençait à se voir, un beau ventre légèrement arrondi, qu'elle adorait caresser dès qu'elle avait une pensée emplie d'amour pour l'enfant qu'elle portait. Bientôt, elle allait avoir une nouvelle échographie, où Jamie et elle pourront choisir de connaître ou non le sexe de l'enfant. Il était certain que son mari serait bien incapable d'attendre cinq mois supplémentaires pour le savoir. Elle espérait pour lui que ce soit une fille, elle savait qu'il adorerait en avoir une. Elle savait qu'il aimerait tout autant leur second enfant s'il agissait d'un garçon. Mais il semblait véritablement y tenir, à cette petite fille qui serait le portrait craché de sa mère. Cette dernière, assise seule sur son banc, commença soudainement à regretter d'avoir envoyé le message à son destinataire. Si bien qu'elle enchaînait avec un second message, qui lui assurait qu'elle ne devait pas se sentir obligée, que ce n'était pas grave, que c'était un peu bête. Tout ce qui était possible pour dissuader quelqu'un. Joanne ne voulait alarmer personne et bien qu'elle était quelqu'un qui avait besoin d'affection, elle ne réclamait que trop rarement ces moments où elle avait véritablement besoin de parler. Elle ignorait pourquoi, mais elle était la seule personne qu'elle pensait pouvoir contacter. Peut-être que cette même personne n'allait pas la prendre au sérieux, ou préférerait ignorer son message. Ou peut-être qu'elle était trop occupée, la période de l'année étant particulièrement dense pour ce corps de métiers. Joanne se sentait alors bien bête. Ce n'était pas une très belle journée pour elle. Un jour sans. Sa grossesse la fatiguait de base, et elle était si nerveuse dernièrement que ses nuits ne lui apportaient pas beaucoup de repos. Tant à faire et si peu de temps. Pourtant Joanne ne manquait pas d'organisation, loin de là. Mais malgré cela, ce jour là, elle se sentait dépassée. Elle avait toujours peur de déranger lorsqu'elle envoyait un message, ou pire, qu'elle devait passer un appel. A dire vrai, elle n'avait pas souvenir d'avoir appelé une seule fois Jamie lorsqu'il était sur son lieu de travail. Ce n'était que des messages. Et ça lui suffisait amplement. Elle n'avait aucune envie d'aller à GQ, et de risquer de croiser certaines personnes. La soirée de Noël remontait désormais à plus d'un an, mais le souvenir restait particulièrement frais dans sa tête. Elle ne désirait plus avoir affaire avec ces personnes là, plus jamais. Dans ses pensées, elle sursauta lorsqu'elle se rendit compte qu'une silhouette était restée en face d'elle. Joanne était un brin paniquée, mais aussi un brin rassurée. "Bonjour." dit-elle à voix basse avec un sourire nerveux. Ses mains tremblaient un peu, ses doigts serraient un peu le gilet qu'elle emmenait toujours avec elle, si jamais une brise venait rafraîchir l'air estival de sa ville adoptive. Joanne était de nature frileuse. "Vous n'aviez pas à vous sentir obligée de venir. Ni de rester d'ailleurs." dit-elle afin de rebondir sur le dernier message qu'elle lui avait envoyé. Elle relevait enfin le regard vers elle, des larmes venant progressivement border ses paupières inférieures. Elle détestait tant ressentir cette détresse qui se logeait en elle depuis voilà quelques semaines. "C'est juste que... Il y a tellement de choses qui..." La blonde secoua négativement la tête, prenant une profonde inspiration dans l'espoir de calme son émotivité. En vain. "Je voulais m'accorder quelques minutes de tranquilité avant de chercher Daniel à la crèche. Je voulais juste souffler un peu." Une petite pause à accorder, sans de sollicitations. Elle trouve que c'était un comble alors de faire appel à quelqu'un d'autre durant ces quelques précieuses minutes. Joanne se sentit soudainement paniquer. "C'est un de ces jours où ça ne va pas vraiment, vous voyez ? On se lève, et ça ne va pas." Et ça la mettait en colère contre elle-même, d'avoir eu cette soudaine fluctuation d'humeur. C'était bien un sentiment qu'elle avait horreur de ressentir et qu'elle ne parvenait véritablement pas à gérer. Elle ne savait pas comment s'y prendre. Son discours était quelque peu décousu, tant elle ne savait pas comment s'expliquer, ni par où commencer. "Et j'avais eu besoin de parler. Je ne savais pas vraiment qui appeler et je n'ai pas masse de choix parce que... C'est compliqué." dit-elle d'un air sincèrement désolé. "Je suis retombée sur la carte que vous m'aviez donnée et... Vous aviez dit que je pourrais faire appel à vous en cas de besoin. Mais j'y ai repensé après, et ce n'était peut-être pas le genre d'aides que vous étiez prête à proposer." Joanne se sentait un peu sotte désormais. Elle glissa une main dans ses cheveux blonds, les yeux rivés sur la carte de visite. "Alors si vous n'avez pas le temps, si vous êtes trop occupées par les mariages, ce n'est vraiment pas grave, je comprendrais." lui assura-t-elle avec un sourire forcé, essuyant succinctement une larme dans l'espoir de faire croire qu'elle allait se reprendre dans la minute. Sauf que Joanne, dans ces moments là, oubliait aisément à quel point on pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert. Et que lorsqu'elle appelait subtilement à l'aide, ce n'était pas pour trois fois. Mais Evelyn ne la connaissait peut-être pas encore assez pour savoir ceci.


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Evelyn Pearson
la "fille de"
la
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ÂGE : 34 ans (21.09.85)
SURNOM : evie par la majorité, frankie par sa mère
STATUT : éternelle célibataire, paradoxalement pas intéressée par la vie de couple et le mariage, terrifiée à l'idée de s'être laissée atteindre par la poésie d'un universitaire
MÉTIER : calligraphe de formation, wedding planner par vocation (agence située dans la périphérie de spring hill, et qui porte son nom, tout simplement)
LOGEMENT : #32 logan city, colocataire de chad taylor

POSTS : 3388 POINTS : 365

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : de retour en ville depuis fin 2017 ◦ fille de kai pearson, membre des queensland reds|wallabies, décédé lors de la CDM de rugby '91 ◦ londonienne d'adoption ◦ diplômée en arts graphiques, passionnée par la calligraphie ◦ listeuse compulsive ◦ rapports tendus avec sa mère, celie pearson, créatrice de la fondation pearson ◦ control-freak, réservée sur ses émotions ◦ travailleuse, réputée dans son domaine ◦ n’a jamais remis les pieds dans un stade, hait le sport ◦ catholique, a effectué sa scolarité dans un ensemble catholique privé pour cause de mauvais comportement ◦ sans permis ◦ féministe
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
MARIUS#3 ◦ i can't decide if it's a choice, getting swept away, i hear the sound of my own voice, asking you to stay. and all we are is skin and bone trained to get along, forever going with the flow, but you're friction. this slope is treacherous, this path is reckless, and i-i-i like it.


MATTEO#3 ◦ when life leaves you high and dry, i'll be at your door tonight, if you need help. i'll shut down the city lights, i'll lie, cheat, i'll beg and bribe, to make you well. when enemies are at your door, i'll carry you away from war, if you need help. your hope dangling by a string, i'll share in your suffering, to make you well.

joanne#3owen#4jamie#1chad#2kelly [7/8]

RPs EN ATTENTE : maze#2 ◦ amal ◦ hassan ◦ soren
RPs TERMINÉS : (2019)
(2018) andy#1carlisle#2joanne#2owen#3marius#2ettie#2marius#1foxjoanne#1adrianmatteo#2jack#1owen#2matteo#1carlisle#1chad#1arthur#1owen#1priamheidi
(2017) ettie#1
(2016) maze#1
PSEUDO : ssoveia
AVATAR : meghan markle
CRÉDITS : ©ssoveia (av) ◦ ©old money&skyeszane (code sign&gifs) ◦ ©loonywaltz (userbars)
DC : yasmine khadji
INSCRIT LE : 12/02/2018
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MessageSujet: Re: joalyn + somebody to lean on   Mar 22 Jan - 13:33


somebody to lean on
joalyn#3


Les fêtes de fin d’année n’étaient plus qu’un lointain souvenir désormais, Evelyn avait retrouvé tout son punch. Les reflets mordorés dans ses cheveux sombres, et les taches de rousseur qui recouvraient son visage plus que d’habitude, prouvaient à quel point elle avait tout de même bien profité de l’offrande généreuse du soleil qui n’en finissait plus de distribuer sa vitamine C à qui laissait poindre le bout de son nez à l’extérieur des maisons ou des bureaux. 2019 avait enfin sonné, emmenant avec elle de nouvelles perspectives pour rendre la vie sur les terres natales de la jeune femme un peu plus vivable malgré la pression, de plus en plus forte, exercée par sa mère et ses sœurs à propos de La Fondation. Remotivée depuis Noël, et tachant de ne pas se laisser submerger par l’agacement que lui inspirait les tentatives insistantes (et parfois malhonnêtes) de son clan, elle essayait de ne pas y penser, l’esprit tourné ailleurs. A ce sujet, elle était pleine de bonne volonté, préférant la compagnie de ses neveux et nièces, qu’elle emmenait souvent avec elle pour des escapades récréatives, à la leur. D'ailleurs, au début du mois de janvier, elle avait même proposé à l’aînée d’Enola un petit stage à ses côtés pour parfaire le CV qu’elle avait à cœur de mettre à jour pour préparer sa rentrée imminente en école de management. Tout s’était si bien passé qu’elle s’était trouvée stupide d’avoir tant redouté le jugement de la jolie et ambitieuse jeune femme qu’elle avait prise sous son aile sans hésiter – la gamine, une adolescente de son temps, engagée et fière, s’était toujours montrée un peu frileuse vis-à-vis de cette tantine étrangère lorsqu’elle l’avait vu débarquer de son Angleterre d’adoption, avec ses bonnes manières, ses cheveux lisses et son accent hybride. Finalement, elle était tombée sous son charme en la côtoyant dans le cadre de son travail ; le pari de la dite-tantine avait été remporté haut la main, et ça suffisait à la ravir. Désormais, farouchement persuadée que s’installer de nouveau à Brisbane, même si ça ne l’avait pas enchanté au tout début, entraînant beaucoup de sacrifices, avait en vérité été une idée plus qu’inspirée (merci Ethel), Evelyn se surprenait à apprécier davantage l’existence qu’elle menait ici. Peut-être que, pendant toute ses années d’exil, elle avait eu tort de penser que la solitude était l’état dans lequel elle évoluait le mieux, car depuis qu’elle avait étoffé son cercle de relations, entre vielles amitiés et nouvelles rencontres pleines de promesses, elle se sentait mieux que jamais. Certes, elle n’avait pas le même train de vie qu’à Londres, son entreprise étant encore toute jeune dans les environs, mais elle y aspirait de plus en plus, tannant méthodiquement Neal de venir la rejoindre pour reprendre sa place à ses côtés. Aussi, elle s’était mise en tête de déménager, de quitter Chad et le confort de la maison qu’il lui avait ouverte avec tant de bienveillance pour s’implanter quelque part ailleurs en ville, là où elle pourrait contempler le champ de ses possibilités avec plus de sérénité. C’était pour cette raison qu’elle se trouvait dans cette partie de la ville au moment où elle sentit son téléphone portable vibrer dans le creux de sa main.

Elle avait délaissé son bureau un moment, reléguant ses responsabilités de wedding planner – et elles étaient nombreuses en cette période de l’année – pour flâner librement dans le centre-ville, à la recherche d’un immeuble où poser ses valises. Ce n’était qu’une tournée de repérage rapide, et bientôt, elle se mettrait en tête d’éplucher plus sérieusement les petites annonces pour trouver la perle rare en matière d’appartement – elle demanderait probablement l’avis de Marius, il avait du goût en la matière, et depuis quelques temps, sans chercher à creuser ce que ça signifiait au fond, son opinion était devenue précieuse à ses yeux. Pour l’instant, elle s’octroyait le droit de rêvasser un peu à propos de ce qui lui ferait plaisir. Elle adorait son appartement londonien, ses proportions étaient parfaites pour accueillir ses élans de décoratrice chevronnée, et gardant une image précise de l’endroit où elle avait vécu pendant toutes ces années, elle savait qu’elle insisterait pour que son nouveau chez elle corresponde le plus possible à ce qu’elle avait laissé derrière elle – le parquet, un peu bruyant, la salle de bain à l’ancienne, avec cette baignoire splendide en son centre, et les baies vitrées qui donnaient accès à un petit balcon surplombant le quartier, et d’où elle pouvait garder un œil timide sur l’église dans laquelle elle n’osait plus mettre les pieds. Un sourire étira ses lèvres quand elle baissa la tête pour jeter un œil à la notification qu’elle venait de recevoir, mais il disparut aussi vite à sa lecture. Sans chercher à comprendre, elle héla un taxi.

En voiture, la proximité entre le centre-ville et le quartier sud était moindre. Il ne fallut pas bien longtemps à Evie pour y arriver. Puis, faisant claquer ses talons haut sur l’allée goudronnée du parc, elle traversa Oates Park, et rejoignit l’endroit indiqué par Joanne. Qu’elle trouva, assise sur un banc, l’air malheureuse comme les pierres. Elle ne chercha pas à déterminer pourquoi elle s’était tournée vers elle pour déverser son désespoir qui, à l’écoute de ses premiers mots, semblait bien réel cependant. Elle eut juste le temps de lui glisser, s’asseyant tout de suite à côté d’elle « Non, ne vous en faites pas. C’était justement l’heure de ma pause, vous ne pouviez pas mieux tomber. » C’était un peu maladroit, considérant l’état dans lequel elle se trouvait, mais elle n’essaya pas de se rattraper, craignant de faire pire, et retira son sac de son épaule pour en sortir un paquet de mouchoirs en papier. Elle le tendit à la blondinette qu’elle continua d’écouter religieusement « Tenez. » fit-elle d’une petite voix, et elle lui répondit « Ça nous arrive à tous, et puis vous avez des circonstances atténuantes. » D’un regard serein, elle désigna son petit ventre rebondi, puis lui adressant un sourire amène, elle chuchota presque quand elle ajouta « Ne soyez pas trop dure avec vous-même. » Elle suivit les gestes de Joanne avec soin, fronçant les sourcils, et se hâtant de lui indiquer que « Vous avez bien fait, c’est pour cette raison que je vous l’ai donnée. » Ou plus ou moins, là n’était pas la sujet. Néanmoins, elle opina pour appuyer ses propos « Vous avez bien fait. » répéta-t-elle, et elle marqua une courte pause, avant de, les yeux détaillant son visage de poupée triste, relever sa remarque avec malice « Vous savez, l’avantage que nous avons, nous les femmes, c’est que nous sommes multitâches. Je suis peut-être occupée – encore que, pas dans l’immédiat –, mais je sais faire plusieurs choses à la fois, alors puisque je suis là… » Elle voulut donner une impulsion bienveillante à ses paroles, et un nouveau sourire fendit l’expression de son visage quand elle poursuivit, sans savoir dans quoi elle s’engageait vraiment « Parlez-moi, qu’est-ce qui vous tracasse, Joanne ? »




》it doesn't matter what people tell you. it doesn't matter what they might say. sometimes you have to leave home. sometimes running away means you're headed in the exact right direction.









Dernière édition par Evelyn Pearson le Sam 9 Fév - 14:11, édité 1 fois
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Joanne Keynes
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MessageSujet: Re: joalyn + somebody to lean on   Lun 28 Jan - 20:28



SOMEBODY TO LEAN ON
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Regardant brièvement la jeune femme s'installer à ses côtés, Joanne eut une brève amnésie de tout ce qui la tracassait. Juste le temps d'avoir un doute, de se demander si ce n'était pas des états d'âmes inutiles, qui ne duraient qu'une poignée de minutes, et qui s'envolaient aussi vite que c'était apparu. Mais ce mal être était présent depuis l'aube et il n'y avait pas grand chose qui lui permettait de l'oublier. Joanne aurait pu se contenter de verser quelques larmes, de faires de profondes inspirations pour se reprendre, d'essuyer ses yeux humides et d'effacer le peu de maquillage qui aurait bavé, avant de se rendre à la crèche. Elle avait tant en tête que cette méthode n'aurait pas été efficace. Elle ne voulait pas que Daniel la voit triste. La brune lui dit alors qu'il s'agissait justement de l'heure de sa pause. Joanne ne put la regarder qu'avec un air désolé. Evelyn avait certainement mieux à faire que d'écouter les déboires d'une personne qu'elle ne connaissait pas tant que ça. "Merci." souffla la blonde, la gorge serrée, acceptant le paquet de mouchoirs d'une main faiblarde. Ses doigts tremblants saisirent délicatement l'un d'eux, qu'elle utilisa avant pour essuyer ses larmes. Le papier restait ensuite logée dans sa main, ses doigts commençant à jouer nerveusement avec l'un de ses quatre coins. "Fichus hormones." dit-elle avec un rire nerveux, entre deux reniflements. Ca avait ses bons et ses mauvais côtés. Son émotivité était certainement accrue à cet instant là, plus qu'elle ne l'était initialement. Dure avec elle-même ? Joanne l'était certainement. Elle bien trop exigeante avec elle-même, beaucoup trop perfectionniste à son propre sujet. Tout devait être bien fait, tout devait être parfait. Elle scruta les yeux de la brune, silencieuse, durant une poignée de secondes. Evelyn dégageait une aura bienveillante. Bien qu'elle reconnaissait être particulièrement occupée ces derniers temps, elle semblait vouloir faire comprendre à la petite blonde qu'elle restait disponible pour elle malgré tout, alors qu'elles ne se connaissaient pas tant que ça. A la fois touchée et surprise d'une telle attitude, Joanne la fixa pendant un certain temps sans prononcer le moindre mot. Emue, elle l'était, entre ce trop plein de tracas, et la gentillesse naturelle de la brune. Elle baissa à nouveau la tête, ne sachant pas trop par où commencer. A plusieurs reprises, elle bégaya, ou fit mine de commencer une phrase avant de se rétracter aussitôt. "Il y a d'abord..." Joanne glissa une mèche de cheveux derrière son oreille. "Mon mari et moi avions eu une discussion il y a quelques mois. Durant cette conversation, il m'a dit qu'il était... Qu'il n'était pas..." Heureux. Elle ne se voyait absolument révéler cette information là. Qu'allait penser Evelyn de leur couple ? Elle pouvait s'en faire rapidement une idée fausse, comme le faisaient beaucoup de personnes, sans prendre le temps de les comprendre un tant soit peu. "Qu'il n'était pas..." Aussi stupide cela pouvait-il paraître, Joanne cherchait tout simplement un tout autre mot. C'était la première alternative qui lui venait en tête. "Qu'il n'était pas... fleur bleu." Elle savait bien qu'Evelyn allait deviner que cela n'était pas le véritable problème. Mais ça rendait le tout moins dramatique que ça n'en avait véritablement l'air. Joanne espérait qu'elle comprendrait. "Et tout ce que je désire le plus, c'est l'y aider, mais il n'y a rien que je puisse franchement faire pour l'aider à l'être. C'est juste que depuis, je me questionne sur certaines choses." Plus elle avançait dans les paroles, plus elle avait l'impression dans s'enfoncer dans ce qu'elle disait. "Je sais que le mieux est de ne pas me focaliser sur ça, mais à chaque fois, j'y pense." Elle haussait les épaules. "Et ça pèse." Depuis, Joanne rêvait du jour où un jour, Jamie viendrait lui dire qu'il était heureux, que tout allait bien, qu'il se sentait prêt à braver tout et n'importe quoi. Elle essuya un sillon de larmes dans un signe de main. "Et Daniel a sa toute première rentrée à la fin de ce mois-ci. Je suis heureuse pour lui, c'est un garçon très curieux. Mais je ne peux pas m'empêcher d'avoir peur pour lui, que quelque chose se passe mal, le harcèlement, que sais-je. J'ai essayé de faire de mon mieux, de le rendre plus social en l'envoyant à la crèche, de ne pas trop le couver. Et le temps passe si vite... Je suis dans un jour où je me demande si je fais bien mon boulot de maman." Les lèvres pincées, Joanne retenait quelques nouvelles larmes, réalisant que la liste des choses qui la travaillaient en ce moment était bien longue. "Et il y a le deuxième bébé en route, et tout va bien, je vous assure, les résultats sont très positifs... Mais la maison que nous avons actuellement sera trop petite pour un nouvel arrivant. Nous sommes tous les deux tellement pris par le travail, par tout le reste, que nous n'avons vraiment le temps d'y songer correctement." Joanne avait évoqué son désir de construire une maison, à leur image. Ils n'avaient pas vraiment eu l'occasion de revenir sur le sujet. Il fallait déjà leur trouver un terrain qui correspondait à leurs attentes. Et si Evelyn avait déjà été confrontée à l'exigence de Joanne, elle devait certainement avoir une idée de la difficulté que c'était de convaincre l'ensemble du couple Keynes. "A côté de ça, j'ai eu une opportunité incroyable au travail. J'ai du renoncer à un autre projet professionnel qui me tenait à coeur pour ça, mais ce n'est que partie remise." Elle arqua enfin un bref et fin sourire. "Je vais donner des cours à l'université, des interventions plutôt. C'est aussi excitant que ça me tétanise. Je n'ai jamais fait de cours. J'ai déjà eu des stagiaires avec moi, mais là... Je vais me retrouver dans des salles de cours, des amphithéâtres. Ce n'est que le début et les interventions seront ponctuelles, mais au fil des semestres, il y a de très fortes chances que ça se déploie. Et j'ai peur de tout louper, de me ridiculiser, ou de ne plus arriver à gérer en terme de charge de travail. Il  n'est pas question de faire trop de débordement sur les horaires." C'était l'une des conditions de Joanne qu'elle avait dites à Marius. Le temps en famille était bien trop précieux pour que ça devienne objet de concession. "Aussi, j'ai la personne qui a été ma meilleure amie depuis mes débuts à l'université, qui avait disparu sans donner la moindre nouvelle pendant deux, qui réapparaît soudainement. C'est délicat, je ne sais pas vraiment si je peux à nouveau lui faire confiance comme avant. Je ne sais vraiment pas." Là aussi, une situation que Joanne ne savait pas véritablement comment gérer. Elle était contente de la revoir, mais son absence avait laissé un trou béant en elle, surtout avec tout ce qu'il s'était passé les deux dernières. Joanne ne s'éternisait pas sur le sujet. "Et pour couronner le tout, mon gynécologue n'arrête pas de me répéter que je devrais prendre plus de temps pour prendre soin de moi. Il a peur que je finisse par faire de l'hypertension. Sauf que le temps là, je ne l'ai pas." Elle priorisait son fils, son époux, sa famille, sa maison, son travail. Un peu de repos ne ferait pas de mal, mais pour ça, Joanne attendait que les nausées matinales finissent par disparaître de la liste des signes de grossesse.


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Evelyn Pearson
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MATTEO#3 ◦ when life leaves you high and dry, i'll be at your door tonight, if you need help. i'll shut down the city lights, i'll lie, cheat, i'll beg and bribe, to make you well. when enemies are at your door, i'll carry you away from war, if you need help. your hope dangling by a string, i'll share in your suffering, to make you well.

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MessageSujet: Re: joalyn + somebody to lean on   Sam 9 Fév - 17:31



somebody to lean on
joalyn#3


S’occuper du plus beau jour de la vie d’un couple venait avec certains inconvénients. Comme celui – le pire, en vérité – de prétendre au rôle de thérapeute dans les moments les plus tendus. Au début de sa carrière dans le milieu, Evelyn pensait pouvoir échapper à ce côté fâcheux de la profession. Si elle donnait l’impression du contraire, elle n’était pas particulièrement douée pour prêcher la parole qui fait mouche et réconforter son prochain. Demandez-lui son avis sur la forme d’une paire de boutons de manchettes, missionnez-la pour obtenir la meilleure ristourne sur un grand cru, ou consultez-la sur l’harmonie des couleurs du thème des noces prêtes à être célébrées, et elle n’hésitera pas une seule seconde à se répandre en conseils – plutôt deux fois qu’une, d’ailleurs. Mais une fois que l’affectif était engagé, quelque chose s’enrayait dans sa mécanique si bien huilée. Il fallait qu’elle use de divers stratagèmes pour parvenir à masquer la gêne immédiate qu’elle ressentait quand on la sollicitait pour des soucis plus intimes – quoi de plus intime qu’un mariage, pourtant ? Dans ces moments-là, où ses clients lui ouvraient leur cœur en pensant qu’elle s’évertuerait à le recoudre aussi minutieusement que possible, s’attendant sans doute à ce que ses doigts de fée soient capables de faire des miracles dans tous les domaines possibles et imaginables, elle se demandait pourquoi elle avait jeté son dévolu sur cette branche de l’événementiel pour faire carrière ; c’était l’enfer sur Terre d’être confrontée au manque criant de pudeur de quelqu’un qui déversait tous ses doutes sur vous sans même vous demander la permission sous le prétexte que vous étiez grassement payer pour les subir. Sans parler du poids qui s’abattait soudain sur vos épaules, tandis que vous devenez la lueur qui ravivera l’espoir de la personne qui pleure salement sur votre épaule. Pour Evie, l’hypocrisie faisait alors office de perche à saisir sans aucune hésitation, et ça tombait bien, sa mère l’avait rompue à l’exercice, et franchement, même si elle s’en voulait parfois de ne pas être très honnête et de céder aux doux chants du jugement qui lui faisait rouler intérieurement des yeux, ça valait mieux que de s’accrocher aux rames qu’elle préférait délaisser dans un coin de son subconscient, forcée de trouver des solutions au record d’impuissance de l’un et au problème de ronflements trop sonores de l’autre.

Mais heureusement, Joanne ne faisait pas encore partie de sa liste de clients ; et peut-être que l’affection timide qu’elle lui portait depuis leur dernière rencontre, mais aussi la bonne impression que lui avait faite Jamie au Gala des Associations Australiennes, la forçait à considérer son craquage imminent comme un fait très sérieux à régler. Quand elle termina de dérouler son fil de malheurs, Evelyn haussa subtilement les sourcils. Elle ne s’en était pas vraiment aperçue, focalisée sur les bribes de paroles de la blondinette qu’elle observa avec une honnête bienveillance, et ce sans surjouer, mais elle avait fini par retenir sa respiration ; si bien que quand elle s’agita sur le banc, et ponctua son discours d’un « Ça fait trop pour une seule personne. » elle donna la sensation d’être un tantinet essoufflé. Il n’était pas question de fabriquer un quelconque diagnostique pour apaiser le ressenti de la future maman, aussi elle mit sa bonne volonté en route, et tachant de remettre de l’ordre dans les propos de la jeune femme, elle finit par ajouter, tout en secouant la tête, ses longs cheveux bruns se mouvant au rythme de sa dénégation « Vous savez quoi, j’ai une idée. Je vous ai déjà dit que j’étais une spécialiste des listes ? Traitez-moi de control freak, j’assume… la plupart du temps. » Elle rentra la tête dans ses épaules, et laissa un court rire s’échapper de ses lèvres, puis glissant une mèche de cheveux rebelle derrière son oreille, elle posa son sac sur ses genoux. Après avoir trifouillé un instant à l’intérieur, elle en sortit un carnet et un stylo élégant qu’elle activa dans un CLIC caractéristique. Passant sur quelques croquis et listes qu’elle ignora en feuilletant son carnet, Evie interchangea sac et carnet, et s’arrêta sur une page vierge qu’elle divisa en deux, la mine de son stylo traçant une ligne quasi-parfaite en son centre. Prenant une grande inspiration, sa poitrine se gonflant visiblement, elle reprit avec détermination après avoir expirer « Voilà. D’un côté, nous allons lister ce qui nous semble plus facile à régler. Ce qui nous fait… » De sa calligraphie soignée, elle inscrit d’un côté les mots : Daniel, Bébé #2, Université « Et de l’autre ce qui prendra sans doute un peu plus de temps, mais que nous arriverons à démêler quand même. C’est parti, nous avons... » Et elle inscrit le reste qui se résumait à : Jamie, L’Amie Réapparue « Très bien, ça me semble être un bon début. » s’encouragea-t-elle, admirant son plan en prenant un peu de recul.

Son stylo s’arrêta de lui-même sur la ligne portant l’intitulé Université. Étonnamment, elle n’eut pas besoin de réfléchir, et tout en tournant la tête vers Joanne, elle lui demanda avec grand intérêt « Ce seront des interventions dans quelle discipline ? » Elle en avait bien une petite idée, se rappelant la carte de visite qu’elle lui avait donnée la dernière fois, et qui portait les initiales du QAGOMA. Néanmoins, elle préféra ne pas s’avancer, ni même lui avouer qu’elle connaissait sans aucun doute possible l’un de ses collègues direct, et continua avec beaucoup de concentration, comme si elle furetait dans ces souvenirs qu’elle s’entêtait tant à refouler depuis des années « Mon père avait l’habitude de rester à l’extérieur quand j’étais invitée à jouer chez des copines d’école. Juste au cas-où j’aurais aimé partir avant, ou si les choses ne tournaient pas très bien – j’étais un peu sauvage, et les jeux de filles m’ont toujours ennuyé. » Elle sourit brièvement, plissant les yeux d’un même chef en reprenant très doucement « L’idée ce serait que… je pourrais vous accompagner pour votre premier cours, si ça vous tranquillise ? Attendre à l’extérieur, me tapir au fond de l’amphithéâtre pour garder un œil sur vous. Je l’ai déjà fait. » Un clin d’œil espiègle et un petit mouvement d’épaule, qui l’était tout autant, plus tard, et elle retrouva son sérieux. Alors qu’elle reprenait déjà, elle coinça, presque distraitement, son stylo sur le haut de son oreille « Si on vous a fait cette proposition, c’est qu’on vous sait capable de gérer ces interventions sur la durée. Et puis, comme vous le dites, ce sont des actions ponctuelles que vous aurez le temps de préparer avec soin. Si vous connaissez votre sujet, et je n’en doute pas considérant l’opportunité qui vous est offerte en toute connaissance de cause, vous trouverez vite vos marques. » Détaillant la liste sous ses yeux, ils se déportèrent ensuite de lui-même pour se poser de nouveau sur la jeune femme que les larmes rendaient plus attendrissante encore. Dans un chuchotis sensé la dérider, Evelyn se pencha légèrement sur elle, et conclut avec une fausse précipitation « Ce qui me fait redouter que sur ce point, Joanne, vous vous inquiétez inutilement, vraiment. »




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Joanne Keynes
la poupée de jamie
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ÂGE : 32 ans (11/04/1986)
SURNOM : Jo, mais peu de personnes la nomme ainsi.
STATUT : Mariée à Jamie Keynes (14/02/18), incognito. La belle cérémonie sera pour plus tard.
MÉTIER : Maman d'un petit garçon de trois ans (13/02/16) Conservatrice au QAGOMA, dans la galerie d'art historique international depuis juin 2017. Intervenante dans le cursus d'histoire de l'art du Queensland University depuis la rentrée 2019
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MessageSujet: Re: joalyn + somebody to lean on   Jeu 14 Fév - 0:28



SOMEBODY TO LEAN ON
i just might have a problem that you'll understand. we all need somebody to lean on
La vague de paroles de Joanne l'avait quelque peu essoufflée. Elle avait tout de même retrouver un rythme correct, ponctué malgré tout par ses sanglots, par quelques profondes inspirations. Evelyne semblait avoir copié ce bref épisode d'apné, évacuant l'air bloqué pendant tout ce temps dans ses poumons en une seule phrase. Joanne la regardait d'un air désolé. "Ce doit être le lot de toute jeune maman active soumise aux taux d'hormones fluctuant durant une grossesse." Joanne estimait qu'elle n'avait pas à se plaindre et elle ne le faisait que très rarement. Elle ravalait ses contrariétés pour être sûre d'éviter toute situation de conflit. Malgré la liste gargantuesque des tracas de son amie, Evelyn restait légère et optimiste. Elle trouvait une idée très vite, qui pouvait aider Joanne à s'y retrouver. Sans attendre davantage, la brune fouillait dans son sac afin de trouver un petit carnet et un stylo. Joanne, tout en reniflant de temps en temps, fronça légèrement les sourcils, ne sachant pas trop où elle venait en venir jusqu'à ce qu'elle parlait de listes. "Il faut croire que je suis entourée de control freaks." dit-elle avec un vague sourire amusé, pensant à la fois Jamie, à Marius et à son père. Voilà qu'Evelyn s'ajoutait à cette liste là, de personnes de l'entourage de la petite blonde, qui aimaient avoir la main mise sur absolument tout. La brune, après un instant de réflexion, décidait de répartir en deux colonnes différentes les tracas de la jeune femme, entre ceux qui pouvaient être facilement régler, et ceux qui méritaient que l'on accorde beaucoup de temps. Bien qu'elle acquiesçait d'un signe de tête en voyant l'ébauche, Joanne n'était pas sûre de comprendre en quoi répartir ses problèmes prévalents allaient l'aider à mieux procéder par la suite. Evelyne avait peut-être de la suite dans les idées, et si c'était le cas, elle faisait bien durer le suspense. "Histoire de l'art." répondit Joanne après avoir toussoter. "Enfin, mes interventions auront pour but de faciliter la transition entre les études et la réalité du terrain. Passer à des aspects plus pratiques, plus concrets, avec des visites et des stages à la clé pour les aider au possible." C'était un projet qui lui plaisait beaucoup, qui la passionnait. Elle avait arrêté de compter depuis le temps le nombre d'heures qu'elle avait consacré à chacun de ses cours. "Du moins c'est ce qu'il y a pour le moment. Mais je pense que mon supérieur a plus d'un tour de son sac, et que ce n'est le que début." dit-elle avec un rire nerveux. "Je le reconnais, c'est aussi excitant qu'angoissant." Joanne se massa nerveusement la nuque. La belle brune fit ensuite référence à une histoire de jeunesse. Encore là, Joanne ne saisissait pas où elle voulait en venir, jusqu'à ce qu'elle lui explique concrètement le fond de son idée. "Vous vous êtes déjà planquée pendant un cours ? Pour quelles raisons ?" demanda Joanne, interpellée par ce détail. "C'était un cours intéressant, au moins ?" Elle était un brin amusée, et imaginait une scène assez cocasse. "Peut-être que ça pourrait fonctionner..." dit-elle en songeant à la proposition de la brune. Joanne se doutait que son supérieur viendrait au moins jeter un coup d'oeil, si ce n'est d'assister à la totalité du cours pour telle ou telle raison. Elle échangea un sourire timide avec la wedding planner. "Ca ne vous gênerait vraiment pas ?" Les cours que Joanne donnera n'étaient véritablement pas du même domaine de compétences de la brune. Qu'Evelyn partage quelques une de ses expériences lui permettait de penser à autre chose l'espace d'un instant. Et alors qu'elle semblait à peine connaître Joanne, elle était si sûre d'elle lorsqu'elle laissait comprendre qu'elle en était capable, qu'elle ne devait pas douter de ses capacités. "Je pense en être capable, mais..." Son regard se perdait dans le vide, perdue dans sa réflexion pendant quelques secondes. "J'ai peur que ce que je fournis n'est pas assez. Que finalement, après coup, on vienne me dire que ce n'est pas assez, que ça ne convienne pas." Marius n'était pas de ce genre là, il aimait suffisamment avoir le contrôle des choses pour choisir avec soin les personnes qui l'entouraient pour ce projet. Bien qu'en sachant cela, Joanne ne pouvait s'empêcher d'avoir des doutes. "Je veux faire mes preuves. Je veux pouvoir être pleinement satisfaite du travail que je fournis. Je sais que j'ai toujours été très exigeante avec moi-même, à tenter d'atteindre un idéal qu'on ne peut voir que dans les romans. Mais cette partie de moi, vous la connaissez déjà." Elle s'était prouvée à Jamie, elle voulait que cet accomplissement se fasse aussi dans la sphère professionnel de sa vie. Selon Evelyn, Joanne s'inquiétait simplement de trop. Au point que cela finissait par être plus délétère qu'autre chose. "Il y a des choses que vous ignorez qui... Je pense, justifierait mes inquiétudes." dit-elle tout bas, les yeux bordés de nouvelles larmes. Elle passait un doigt sous ses paupières afin de les dégager avant qu'elles ne s'écoulent sur ses joues. "Pour Daniel, c'est sûrement normal. Mon bébé qui fait ses premiers pas à l'école, qui commence à grandir. Beaucoup de mamans ont du traverser ça, déjà. Je suis déjà sûre que ça ira bien mieux une fois qu'il aura passé ses premiers jours à l'école." Elle haussa les épaules. "Mais pour Jamie... Il..." Joanne soupira. "Il m'a confiée des choses qui font que depuis, j'ai peur pour lui. J'ignore ses intentions, ce qu'il pourrait faire, ce qu'il a envie de faire, sous couvert de cette chose dont il m'a fait peur. J'ignore les conséquences pour la suite, ce que ça va devenir, quel impact ça aura à la longue." Une sorte de fatalité que Joanne n'arrivait pas à accepter. Il devait bien y avoir une solution pour qu'il se sente heureux, et pleinement épanoui à nouveau. Il y avait forcément quelque chose. "Ca aussi, c'est de l'inquiétude inutile ?" lui demanda-t-elle, désespérée. Joanne se pinça les lèvres pour retenir un sanglot, en quête de réponse pouvant ne serait-ce que l'aiguiller. "J'ignore si vous avez quelqu'un dans votre vie ou non, et si ce n'est pas le cas, je ne peux que vous souhaiter de rencontre l'âme-soeur. Quand on s'engage corps et âme avec quelqu'un, je vous assure que, selon les circonstances, on ne peut que s'inquiéter." L'affect entrait en jeu très rapidement, et ce souci que l'on se faisait pour une raison donnée pouvait devenir rapidement incontrôlable.


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Evelyn Pearson
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MessageSujet: Re: joalyn + somebody to lean on   Lun 25 Fév - 11:44



somebody to lean on
joalyn#3


"Ce n'était pas vraiment un cours, plutôt une conférence. Reste que je n'avais pas grand-chose à y faire, mais j'y ai assistée jusqu'à la fin en me fondant dans la masse des étudiants. Ce que je n'étais plus depuis un moment, à cette époque." Elle adressa un petit sourire à la jeune femme. Consciente de devoir expliciter un peu son discours, elle poursuivit sur le même ton calme, son carnet reposant toujours sur ses genoux qu'elle joignit tout en parlant "J'ai étudié les arts graphiques. Je suis calligraphe avant d'être wedding planner… l'un m'a mené à l'autre, c'est une trop longue histoire. Ennuyeuse, qui plus est." Comme la dernière fois, elle fût surprise par la façon dont il était facile de laisser échapper des bribes de son passé en présence de Joanne. La transparence de la jeune maman y était sans doute pour quelque chose. Evelyn ne se voyait pas contourner les grandes lignes de ce qu'elle avait vécu alors qu'elle, de son côté, elle consentait à l'informer sans hésiter sur ce qui la taraudait. Une sincérité touchante que l'organisatrice de mariage savait apprécier à sa juste valeur, et malgré ce que disait sa mère à ce sujet, elle n'était pas si ingrate : rendre la pareille, c'était à sa portée – ce renvoi d'anecdotes, ce n'était au fond qu'un échange de bons procédés. C'était important pour établir une confiance réciproque, et il fallait dire aussi que c'était fort utile lors des interactions sociales, même si s'épancher sur sa vie n'était pas ce qu'elle préférait faire au contraire, mais tant que ça ne remontait pas à son adolescence, elle saurait gérer.

Roulant doucement ses lèvres l'une sur l'autre, Evie se demanda jusqu'à où elle pouvait pousser ses propres confidences, et presque timidement, elle lui demanda "Votre supérieur, c'est Marius Warren, c'est bien ça ?" Une question purement rhétorique, à vrai dire. Elle avait fait de longues études, elle connaissait par cœur le fonctionnement des institutions universitaires, et Brisbane ne comptait pas foules de cursus et de départements dans lequel la discipline enseignée par Joanne trouverait sa place. Après tout, quand elle-même avait voulu se renseigner sur le meilleur chemin à emprunter pour s'occuper de son avenir, elle s'était heurtée à l'absence de choix en la matière, ce qui l'avait confortée dans sa décision de s'en aller là où elle avait finalement trouvé de quoi rassasier sa faim d'apprendre : Londres et ses multiples possibilités. Distraitement, elle passa une main dans ses cheveux pour retirer le stylo qu'elle avait accroché à son oreille. Elle avait toujours été logique, cette équation était donc facile à résoudre, et le département de l'Histoire de l'Art de l'Université du Queensland était réputé désormais "Vous savez alors qu'il rendrait une liste de courses passionnante, et je le dis en toute objectivité, même si nous sommes amis depuis quelques années maintenant. Le monde est petit." Elle emprunta cette conclusion à Marius lui-même. Prononcée lors de leur dernier dîner, elle réveilla des souvenirs qui n'avaient pas leur place dans cet instant partagé entre elle et Joanne. De ce fait, elle préféra détourner la tête un instant, la baissant pour venir ajouter un point inutile sur la page qu'elle avait devant les yeux. Après une longue seconde marquée pour se recentrer, elle se redressa, puis tourna la tête dans sa direction pour poser ses yeux pétillants sur son profil tristounet "Absolument pas, si je vous le propose. J'ai besoin de mettre à jour certaines de mes notions." Laissant filer son stylo sur l'entre deux pages de son carnet, Evie sourit en coin, haussant les sourcils pour marquer sa réponse "J'en ai eu un bref aperçu, en effet." Elle aurait aimé lui dire que l'idéal n'existait pas, que la vie était trop imprévisible pour éconduire le hasard qui s'obstinait à flirter constamment avec elle. Et elle savait de quoi elle parlait, elle qui s'était tant démenée pour avoir la mainmise sur la sienne, y parvenant parfois, échouant plus souvent qu'elle n’oserait l'admettre. Mais elle n'était pas venue pour briser les espoirs de domestication de l'impossible de la blondinette, alors elle se contenta de poser sur elle un regard doux, et de lui souffler avec autant de sincérité que possible "Vous allez vous en sortir." Et bien que les yeux de Joanne se rebordèrent de larmes, elle osa la prendre par les épaules pour lui insuffler une légère dose de tendresse en la serrant dans ses bras. Presque joue contre joue, elle se sentit immédiatement stupide à considérer qu'un câlin pourrait la consoler, mais c'était la première chose qui lui vint à l'esprit, et c'était ce qui lui semblait le plus normal à faire à cet instant, malgré tout. Elle se recula, la lâcha doucement, et avoua avec tout autant d'égard à son intention "Je ne peux pas me mettre à votre place en ce qui concerne Daniel, je n'ai pas d'enfant. En revanche, je sais que s'imaginer le pire des scénarios, c'est ouvrir la porte à toutes sortes d'angoisses. Il devient grand, et je peux attester du fait qu'il a la tête suffisamment dure pour se relever des obstacles qu'il rencontrera sur son chemin. On l'a tous fait avant lui, c'est le grand cycle de la vie, et c'est vrai, ce n'est pas toujours facile, mais il n'est pas tout seul. Il a beaucoup de chance – ils ont beaucoup de chance de vous avoir." Elle pointa son index en direction de l'abdomen rebondi de Joanne, puis après avoir fermé son carnet, et laissé échapper un petit soupir, elle joignit ses deux mains sur la couverture en cuir "Probablement pas, je ne connais pas votre histoire." fit-elle, avant de reprendre après un court instant de réflexion "Je n'ose pas vous demander ce qu'il vous a dit." Elle en avait envie pourtant, et de la façon dont elle tourna sa phrase, elle espérait au fond que Joanne consentirait à lui en dire un peu plus ; à ce moment-là, elle ne pouvait décemment par lui prodiguer un quelconque conseil, tout ce qu'elle laissait sous-entendre pouvant être tout et son contraire. Du bout de la langue, elle s'humecta les lèvres Evelyn la main pour coincer une longue mèche de cheveux brun derrière son oreille, les yeux perdus dans les chevrons qui recouvraient son carnet "J'ai une notion différente de l'âme-sœur. A mes yeux, ce n'est pas forcément la personne avec laquelle vous passez toute votre vie." tint-elle à préciser, comme pour se dédouaner tout en douceur de la tare que représentait son célibat aux yeux des autres – pas aux siens, c'était l'essentiel, finalement. Elle ajouta "Et je pense que l'inquiétude va de pair avec l'affection que l'on porte aux gens qu'on aime." Elle, elle s'inquiétait atrocement pour Matteo depuis son retour en ville ; il était pourtant son meilleur ami, et rien d'autre. Ce fût cette pensée qui lui fit compléter, pour faire bonne mesure "Ce que je veux dire, c'est qu'elle n'est pas uniquement dirigée vers l'homme ou la femme de notre vie, c'est un sentiment global… pour moi, en tout cas." Elle opina du chef "Même si je n'ai personne dans ma vie, je comprends votre point de vue, vraiment." Quand bien même à chaque fois, on lui faisait subtilement comprendre que son célibat la mettait en marge de quelque chose, d'un trésor fabuleux qu'il fallait débloquer en tombant dans les bras de celui ou celle missionné pour changer radicalement votre vie. A croire que la vie de couple était une partie de jeu vidéo particulièrement difficile à parachever ; ce qui, en définitive, lui donnait encore moins envie de s'y consacrer.




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MessageSujet: Re: joalyn + somebody to lean on   Ven 1 Mar - 20:31



SOMEBODY TO LEAN ON
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Il y avait toujours un éclat de surprise dans le regard d'Evelyn lorsqu'elle parlait d'elle. Comme si c'était inattendu, même pour elle, d'en dire un peu plus sur elle, sur son passé. Une lueur discrète, mais que Joanne avait vu. Elle était suffisamment naïve pour qu'on lui mente sans trop de problème, mais elle était suffisamment observatrice pour noter ce genre de signe discret. Un paradoxe dont elle n'avait pas véritablement conscience. Enfin, plutôt, les personnes qui la connaissaient bien savaient comment lui mentir pour qu'elle avale la pilule sans problème. Toujours est-il que la petite blonde en apprenait chaque fois un petit plus sur Evelyn, qui semblait initialement peu encline à parler d'elle.  "La calligraphie, vraiment ?" s'émerveilla Joanne. "J'ai toujours été admirative des personnes dotées de ce talent là. Je trouve ça si beau." Elle trouvait son écriture banale, et se sentait incapable de faire de belles lettrines. Comme elle, elle se fondait dans la masse parmi tous les autres. Pas de particularité, pas de note d'excentricité ou d'artiste.  "Ce sont des talents qui peuvent être étroitement liés, tout de même, bien que je doute que vous écriviez les noms de chaque convive sur les cartons d'invitation." Mentionner de loin les mariages lui rappeler qu'elle avait toujours le sien à organiser. Mais avec le bébé qu'elle portait, tout était retardé. Elle tentait de se convaincre qu'elle avait largement le temps, du coup, mais il y avait cette partie d'elle qui avait encore la pression et la hâte de voir ce jour-là arriver. "J'aime les histoires. Je suis certaine que la vôtre ne doit vraiment pas être ennuyeuse." dit-elle avec enthousiasme, permettant de lui faire oublier l'espace d'un instant l'ensemble de ses tracas. Elle essuyait quelques unes de ses larmes avec son mouchoir pourtant déjà bien humide, et ses yeux imprégnés de sang par les pleurs fixèrent ceux de son interlocutrice lorsqu'elle prononçait le nom de son supérieur. "Oui, c'est bien lui." répondit-elle, bien perplexe qu'Evelyn puisse le connaître. "Enfin, avant ça, c'était mon prof, quand j'étais étudiante." Cela lui faisait toujours étrange, de le considérer désormais comme un collègue. Joanne le mettait toujours sur un piédestal, elle peinait à se mettre à sa hauteur. Elle ne s'en sentait pas vraiment digne. "Effectivement." répondit Joanne lorsqu'elle s'expliquait. "C'est étrange, ces rencontres. Le genre de choses que je trouve trop incroyable pour que ce ne soit que du simple hasard." Car Joanne n'y croyait tout simplement pas, au hasard. Cela signifiait forcément quelque chose. "Comment vous-êtes vous connus ?" demanda-t-elle alors, particulièrement curieuse. La proposition d'Evelyn fut des plus surprenantes, alors que les deux jeunes femmes ne se demandaient pas tant que ça, du moins, pas suffisamment pour qu'il y ait ce genre de suggestions. Pourtant, la brune était véritablement sincère, et n'hésitait pas à le confirmer pour se faire comprendre.  "Je me charge surtout de faciliter leur début dans le métier. Il n'est pas toujours facile de s'insérer dernièrement dans cette branche et Marius tenait à mettre l'accent dessus, par mes interventions. Il y a des obtention de stage à la clé, notamment." Elle sourit avec nervosité. "Et il suffit de voir son regard que ce projet n'est que le début de quelque chose. Il y a un éclat dans son regard qui laisse deviner qu'il a en tête des projets de plus grande envergure." C'était à la fois réjouissant et apeurant. Joanne avait les épaules solides, et si Marius comptait en effet aller plus loin, elle ignorait si elle allait être capable de suivre le rythme, en combinaison avec tout le reste de sa vie. "Il n'est pas franchement enthousiaste à l'idée que je sois enceinte non plus." Il était heureux pour elle, bien sûr, mais c'était un frein à un parcours professionnel. Joanne savait qu'il préférait ne tourner qu'autour du travail, c'était le principal pilier de sa vie. "J'avoue que je ne serai pas contre une présence plus familière." avouait la jeune femme avec embarras. Ce n'était pas grand chose, et Evelyn ne pouvais pas faire grand chose s'il arrivait quoi que ce soit. Mais au moins, elle serait là. La brune continuait de prouver la solidité de son optimisme, fermement convaincue que Joanne verrait le bout de tous ses soucis. Elle ne s'attendait certainement à ce qu'Evelyn la prenne dans ses bras. Jamais n'aurait-elle imaginé si affective, surtout envers elle. Bien sûr qu'elles s'entendaient bien mieux que leur première rencontre, mais de là à franchir cette étape, c'était une surprise. Cependant, Joanne n'était vraiment pas contre une étreinte amicale, rassurante. Elle avait l'impression que ça faisait une éternité qu'on ne l'avait pas enlacée ainsi. Et cela lui fit indéniablement réaliser qu'elle n'avait plus vraiment d'amis proches pour l'écouter. Des tas de connaissances, oui, mais personne en qui elle aurait aveuglément confiance. Cela pourrait être à nouveau le cas avec Sophia, mais il fallait que leur relation se reconstruise, ce qui risquait de prendre un certain temps. Joanne n'avait jamais eu beaucoup d'amis. Une petite poignée, et cela lui suffisait amplement. Mais ses agissements et certains événements l'avaient un petit peu isolée du reste du monde. Elle s'entendait vraiment bien avec ses collègues, mais peut-être pas de là à les qualifier d'amis. C'était une dénomination toute particulière pour elle, unique et précieuse. Tout comme elle mettait sur un piédestal le couple marié. En réalisant tout ceci, la petite blonde était restée bien longtemps dans les bras d'Evelyn, qui ne semblait pas s'en offusquer, au contraire. Bien qu'Evelyn n'était pas maman, elle semblait certaine de savoir que son interlocutrice était faite pour ce rôle, et que ses deux enfants étaient bien chanceux. Ce compliment touchait tout particulièrement Joanne. "Je fais de mon mieux. C'est ce que j'ai toujours voulu être et j'y prends plaisir." Malgré les aléas, les soucis, le fait que Daniel prive ses parents d'une intimité dont ils avaient véritablement besoin. Il y avait à côté tous ces petits bonheurs qui faisaient tout. L'allusion faite par rapport à Daniel qui avait foncé sur la brune fit rire Joanne. "Il ne regarde jamais où il va quand il est surexcité." Comme tout enfant, cela dit. "Il y a cette partie de moi qui sait qu'il va très bien s'en sortir. Daniel est déjà quelqu'un de très autonome. Mais d'un autre côté, je ne peux pas m'empêcher de me faire un peu de soucis. C'est beaucoup d'émotions pour moi, cette rentrée, et je pense que les hormones ne sont pas non plus innocentes." Elle rit, renifla, essuyant encore quelques larmes. C'était bien connu, l'excès de sensibilité d'une femme enceinte. Joanne n'était pas vraiment épargnée. Toute émotion était simplement exacerbée. Elle faisait au mieux pour se contenir, mais ses yeux la trahissaient tout le temps. Et ce jour-là, à force de tout garder, tout était simplement de trop. "Et pourtant, vous le voudriez, n'est-ce pas ?" lui demanda-t-elle lorsqu'Evelyn confessait qu'elle aurait aimé savoir ce que pouvait avoir dit Jamie, qui pouvait tant tourmenter son épouse. Celle-ci esquissait un sourire triste, elle-même déchirée à l'idée d'en parler ou non. Pourtant, cela lui ferait le plus grand bien, de partager ne serait-ce qu'à une personne cette confession. Et d'un autre côté, elle avait l'impression de trahir son mari si elle le faisait. Encore faudrait-il savoir si Evelyn pouvait garder ce genre de secrets. Joanne en avait l'impression. Elle semblait discrète de but en blanc, et devait certainement beaucoup garder pour elle. Un tel secret ne devait pas être un poids trop lourd à porter pour elle, n'est-ce pas ? Evelyn avait sa propre notion d'âme soeur, que Joanne trouvait tout aussi belle. C'était pareil, mais différent. Le fond restait la même, la forme était sensiblement différente. Lorsque l'on était lié à quelqu'un, on avait plus de facilités à ressentir ce que l'autre ressentait, on était plus touchés quand l'être aimé ou adoré l'était. Un système de vase communicant inévitable dès lors que l'affect entrait en jeu. Joanne restait longuement songeuse, à regarder dans le vide. Elle reprit finalement la parole, avec des yeux à nouveau noyés de larmes qui la fixaient avec une tristesse peu descriptible. "Comment réagiriez-vous si votre âme soeur vous confessait qu'elle n'était pas heureuse, que ce n'était pas de votre faute et que vous ne pourriez pas vraiment y changer grand chose ?" Il n'était pas difficile de comprendre pour Evelyn que dans cette question gavé de rhétorique, elle y partageait cette confession trop lourde à porter. "Qu'elle vous dise qu'elle n'a besoin que de votre soutient et de votre présence pour tenir le coup, mais que d'un autre côté, vous n'avez pas l'impression de l'aider suffisamment ?" Alors que Joanne était là tous les jours, qu'elle ne disait rien (pour le moment) sur ses journées à rallonge au travail, qu'elle lui donnait autant de tendresse qu'une femme était capable de donner à l'homme qu'elle aimait, malgré la fatigue générée par le travail, la grossesse, et un bambin de bientôt trois ans. Son visage se crispait, trop difficile de contenir davantage cette peine qu'elle avait maintenu endormi jusqu'à ce jour-là. "Comment vous sentiriez-vous ?" lui demanda-t-elle entre deux sanglots avant de placer une main devant sa bouche et en plissant fermement les yeux, dans l'espoir de soulager son chagrin. Joanne n'avait pas eu de confidente depuis longtemps, encore moins quelqu'un qu'elle n'ait pas connu par Jamie. "Je vous en prie, ne le dites à personne." lui supplia-t-elle, soudainement bien alarmée. Joanne avait l'impression d'avoir trahi son époux. Et elle ne savait pas vraiment quoi ressentir entre le soulagement d'avoir confié à quelqu'un un secret dont le poids devenait beaucoup trop lourd à soutenir et la sensation d'avoir violé la confiance que Jamie avait en elle en ayant dit à quelqu'un d'autre un aveu aussi intime.


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Evelyn Pearson
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la
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ÂGE : 34 ans (21.09.85)
SURNOM : evie par la majorité, frankie par sa mère
STATUT : éternelle célibataire, paradoxalement pas intéressée par la vie de couple et le mariage, terrifiée à l'idée de s'être laissée atteindre par la poésie d'un universitaire
MÉTIER : calligraphe de formation, wedding planner par vocation (agence située dans la périphérie de spring hill, et qui porte son nom, tout simplement)
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : de retour en ville depuis fin 2017 ◦ fille de kai pearson, membre des queensland reds|wallabies, décédé lors de la CDM de rugby '91 ◦ londonienne d'adoption ◦ diplômée en arts graphiques, passionnée par la calligraphie ◦ listeuse compulsive ◦ rapports tendus avec sa mère, celie pearson, créatrice de la fondation pearson ◦ control-freak, réservée sur ses émotions ◦ travailleuse, réputée dans son domaine ◦ n’a jamais remis les pieds dans un stade, hait le sport ◦ catholique, a effectué sa scolarité dans un ensemble catholique privé pour cause de mauvais comportement ◦ sans permis ◦ féministe
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MATTEO#3 ◦ when life leaves you high and dry, i'll be at your door tonight, if you need help. i'll shut down the city lights, i'll lie, cheat, i'll beg and bribe, to make you well. when enemies are at your door, i'll carry you away from war, if you need help. your hope dangling by a string, i'll share in your suffering, to make you well.

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MessageSujet: Re: joalyn + somebody to lean on   Jeu 14 Mar - 15:54



somebody to lean on
joalyn#3


"Détrompez-vous, c'est une prestation que je propose, à bon entendeur." répondit-elle malicieusement, omettant de bonne grâce de faire remarquer à Joanne que la calligraphie était avant tout un long et douloureux travail d'apprentissage. Les compliments n'étaient jamais très simples à accepter, même pour Evelyn qui considéra, un sourire timide suspendu aux lèvres, que l'utilisation faite du terme talent par la jeune femme était un peu exagéré dans ce contexte en particulier. Pourtant détentrice d'une certaine forme d'assurance acquise au cours de la formation involontaire qu'elle avait reçue en étant constamment sous le feu des projecteurs, elle n'était jamais très à l'aise avec la complaisance, dont elle usait parfois néanmoins, probablement parce que celle à laquelle elle avait souvent été confrontée était loin d'être sincère Mais heureusement, elle avait su mettre en place un checkpoint bien utile pour repérer l'opportunisme à des kilomètres à la ronde, lui permettant ainsi de faire un tri bienvenu dans ses relations. Aujourd'hui, elles se comptaient sur les doigts de la main, et elle s'en contentait avec une petite touche de fierté, tant elle était convaincue de ses choix et de ses idées ; restait cependant qu'elle se tortillait toujours un peu lorsqu'on la complimentait aussi sincèrement sur ses capacités, c'était comme ça. La tête baissée et légèrement penchée sur son épaule, elle croisa les chevilles, puis pendant qu'un ange passait, elle passa et repassa sa main sur la reliure du carnet qu'elle avait posé sur ses genoux. Ne sachant quoi dire d'autre pour convaincre Joanne que ce n'était rien du tout, qu'elle n'avait rien fait d'autre qu'apprendre et s'exercer, Evie marqua un temps pour contempler, les paupières subtilement plissées, cette liste qui s'étalait toujours devant ses yeux.

Tandis qu'elle essayait de recentrer le débat sur les problèmes qui semblaient tant contrarier Joanne, elle se laissa aller à quelques confidences supplémentaires. Elle s'en mordit immédiatement les doigts lorsque les questions de la jeune femme resonnèrent à ses oreilles comme une demande d'aveux. Du moins, c'est comme ça qu'elle le prit. Mais les coupables avaient toujours tendance à surréagir quand ils avaient quelque chose à se reprocher, n'est-ce pas ? En prenant sens avec un très léger temps de retard, Evelyn reprit aussi vite le dessus en laissant échapper un demi-rire qui sonnait un peu faux, qui pour autant traduisait clairement son refus de pousser ses confidences sur un terrain marqué secret défense ; à partir de maintenant, elle ferait davantage attention à ce qu'elle laisserait échapper en présence de Joanne, sa vigilance redoublerait. Fermant momentanément son carnet, elle consentit cependant à lui dire "Pendant cette conférence justement, c'était lui l'intervenant. Mais vous savez, cette histoire-ci est elle aussi beaucoup trop longue à raconter." Et elle doutait sincèrement que Marius aimerait beaucoup qu'elle poursuive cette excursion inattendue dans sa vie privée. Elle se passa une main dans ses longs cheveux, se rassit convenablement sur le banc, et recentra ses pensées en fronçant doucement les sourcils pour écouter ce que Joanne lui disait. Rebondissant derechef, Evie allégua doucement, opinant du chef en même temps "Sûrement, il est très ambitieux. Si je peux me permettre, ça devrait vous rassurer." Elle prit une mine sérieuse pour poursuivre, ses sourcils se rejoignant au centre de ses yeux qui s'animèrent en même temps "S'il a fait appel à vous, c'est qu'il sait que vous pouvez offrir beaucoup aux jeunes qui se présenteront dans votre classe. Il vous fait confiance, c'est une chose à ne pas prendre à la légère, et je suis persuadée qu'il n'apprécierait pas beaucoup que vous doutiez autant de vous alors que lui semble être convaincu que vous êtes la meilleure pour ce poste." Elle avait la prétention de croire qu'elle connaissait suffisamment Marius pour comprendre son cheminement de pensées ; il ne s'entourait pas d'amateurs, sinon sa carrière ne serait pas devenue ce qu'elle était aujourd'hui.  Toutefois, elle cligna des yeux à la suite de la phrase de Joanne, lui révélant qu'il ne semblait pas ravi de sa grossesse. Du tac-au-tac, et après un rire qui ressemblait davantage à un pffft empreint de jugement, Evelyn lui répondit "Mais ça, c'est une réaction d'homme à hautes responsabilités. Et entre vous et moi, il n'a pas son mot à dire à ce sujet, nous sommes d'accords ? Comme tout le monde, il saura s'en accommoder, et comme ça ne remet pas vos capacités en doute, bien au contraire, le débat n'a pas lieu d'être." Même si ça lui brûlait la langue de continuer sur un laïus pro-féministe à propos du frein supposé qu'étaient les enfants à l'épanouissement professionnel d'une femme, elle rongea son frein, et se gonfla d'enthousiasme, comprenant que sa proposition de participer au premier cours de Joanne était en passe de se concrétiser. Après l'avoir prise dans ses bras, elle lança, se détachant doucement d'elle, et prenant soin, d'un coup d'index, de chasser la grosse larme qui menaçait de dégringoler la joue de la petite blonde "C'est décidé, dans ce cas. Je viendrai."

"Je vous mentirais si je prétendais que non." avoua-t-elle à Joanne d'une toute petite voix, l'appréhension tombant graduellement au centre de cet espace qui les séparait. Définitivement, la jeune femme ferma son carnet. Avec égard, elle ajouta, tout en venant poser sa main sur celle de Joanne "Vous m'avez appelée pour ça, non ? Alors dites-moi, je peux tout entendre." Ça ne voulait pas dire qu'elle ne le redoutait pas ; sitôt que Joanne lui révèlerait véritablement ce qui la poussait à se mettre dans un état pareil, Evie serait impliquée. Elle s'interdisait de changer de comportement lorsqu'elle saurait enfin ce qui se cachait derrière le chagrin de la jeune femme ; ça ne lui rendrait pas service de la regarder avec tristesse ou pitié, alors à quoi bon ? Roulant ses lèvres l'une sur l'autre, elle posa son regard neutre sur Joanne, et l'encourageant à s'exprimer d'un signe de tête, elle attendit patiemment qu'elle soit prête à s'épancher encore un peu.

Elle ne connaissait pas bien les Keynes, et puisque son aversion pour les ragots de couloirs s'étaient affirmés au fil des années, elle s'évitait la sale corvée de lire ce qui circulaient à leurs sujets. Jamie était une personnalité publique, et dans le sillage de son charisme évident, il y avait sans doute toute une légende qui se voulait mystificatrice pour asseoir le statut important qu'il avait gagné au cours de ces dernières années. Dans le fond, ça ne l'étonnerait pas qu'on lui prête maintes histoires et maints vices, c'était toujours comme ça avec les médias ; monter des histoires de toutes pièces, à l'heure d'internet et des réseaux sociaux, l'exercice s'avérait plus facile encore. Sa propre mère avait essayé de lui vendre le mythe, mais Evie ne mangeait pas de ce pain-là : se faire une idée de quelqu'un sous le prétexte qu'il faisait vendre du papier n'était jamais une bonne idée, et le peu de temps où ils avaient échangé lui avait paru insuffisant pour décider si oui ou non il était quelqu'un de bien. Il était plutôt plaisant, détenteur des mêmes codes qu'on lui avait inculqués lorsqu'elle était plus jeune, ce qui avait sans doute facilité le bon feeling qui était passé entre eux, mais à côté de ça, elle ne pouvait pas prétendre le connaître, loin de là, et sans doute qu'il la surprendrait s'ils venaient à se croiser encore une fois. Tout comme Joanne l'avait fait, tout s'expliquait : ils s'étaient bien trouvés.

"Je…" commença Evelyn. Elle baissa brièvement les yeux, haussant un sourcil en ajoutant avec prudence "Très mal, j'imagine." Ce n'était pas une question qu'elle avait besoin de se poser, et pendant quelques secondes, elle tacha de se mettre à la place de Joanne qui la suppliait de ne rien dire à personne. Evie leva la main pour la poser sur l'épaule de la jeune femme qui semblait prise de panique "Vous avez ma parole, Joanne." Elle aurait aimé lui dire de se calmer, d'arrêter de pleurer et de respirer un grand coup, mais elle craignit de paraître trop rustre. De ce fait, elle se contenta de lui tapoter maladroitement l'épaule en réfléchissant. Puis elle reprit la parole, non sans donner l'impression de marcher sur des œufs "Ça arrive ce genre de choses. Ça ne veut pas dire pour autant qu'il ne vous aime pas. La preuve, il vous a bien dit qu'il avait besoin de votre soutien." Elle ne savait pas quoi dire sans paraître désinvolte, car foncièrement, elle pensait que Joanne dramatisait un peu – mais qu'en savait-elle, en vérité ? Elle n'était jamais amoureuse au point de se rendre malade de chagrin, elle ne savait pas comment elle réagirait à sa place. Non, elle n'était clairement pas la personne la plus indiquée pour réconforter une femme aussi mal en point. Mais elle essaya, et récupérant doucement sa main, elle ajouta, tout aussi prudemment, les yeux valdinguant d'un point à un autre, un peu comme si elle lisait un texte au fur et à mesure "Si vous voulez mon avis, la quête du bonheur, c'est un peu surfait. Franchement, c'est interminable." Sa voix devint rauque, aussi toussa-t-elle pour adoucir son ton qui devint miel lorsqu'elle reprit, après avoir chassé une mèche rebelle de son front plissé par ses réflexions "Une fois qu'on pense avoir mis le doigt dessus, nos aspirations ont changées ; nous sommes tous des éternels insatisfaits. Même si je ne le connais pas personnellement, j'ai côtoyé assez d'hommes comme le votre pour savoir que la vision du bonheur de ces hommes-là est difficile à atteindre, parce que chaque fois qu'ils atteignent un palier, d'autres s'ajoutent encore et encore : ils sont programmés de cette façon, c'est le défi qui les anime, et nous n'y pouvons pas grand chose." Elle ne savait pas si ce qu'elle disait faisait sens ou même si Joanne le prendrait de la bonne façon. Peut-être se trompait-elle totalement, elle ignorait tout de leur vie, comme elle lui avait si justement fait remarquer. Evelyn prit une légère inspiration. Les poumons remplie d'air un peu plus frais, elle tourna la tête dans la direction de Joanne "Peut-être que ça nécessiterait que vous en parliez à quelqu'un de plus compétent que moi ?" Elle ne se défilait pas, mais elle admettait ne pas avoir assez de cartes en mains pour que ses conseils lui soient salutaires. Et quelque part, elle n'aimait pas l'idée de connaître les soucis confidentiels de Jamies Keynes ; elle qui était si pudique, à sa place, qu'importe les bonnes intentions de Joanne, elle n'aurait pas tellement apprécié.




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Joanne Keynes
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ÂGE : 32 ans (11/04/1986)
SURNOM : Jo, mais peu de personnes la nomme ainsi.
STATUT : Mariée à Jamie Keynes (14/02/18), incognito. La belle cérémonie sera pour plus tard.
MÉTIER : Maman d'un petit garçon de trois ans (13/02/16) Conservatrice au QAGOMA, dans la galerie d'art historique international depuis juin 2017. Intervenante dans le cursus d'histoire de l'art du Queensland University depuis la rentrée 2019
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PETIT PLUS : a deux bergers suisses : un blanc (Nunki) et un noir (Sirius) ▽ a toujours beaucoup de difficultés à faire des choix, à cause d'une famille surprotectrice ▽ antécédents de fausse-couches ▽ amatrice de vin et de champagne ▽ passionnée d'art et d'histoire (surtout la Renaissance italienne) ▽ n'aime pas parler de ses problèmes, reste très réservée par moment ▽ très émotive ▽ a récemment repris des cours de danse en couple ▽ très impressionnable, naïve, elle prend presque tout au 1er degré ▽ adore se promener ▽ on lit en elle comme dans un livre ouvert ▽ ne sait pas mentir
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MessageSujet: Re: joalyn + somebody to lean on   Lun 18 Mar - 23:32



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Le monde semblait toujours de plus en plus petit. A connaître des personnes qui étaient proches d'autres connaissances. L'on avait l'impression de faire le tour entier de la vie, voire du pays, lorsque l'on découvrait un élément commun. Joanne connaissait Evelyn et Marius, et ces derniers se connaissaient également. Tout semblait rétrécir par ces révélations, à croire que personne n'était véritablement un inconnu. Tout le monde était lié, d'une manière ou d'une autre. Et Evelyn semblait peu encline à révéler ce qui la connectait à Marius. Comme un secret bien gardé. "Je serais pourtant bien curieuse de l'entendre, cette histoire-là." lui assura Joanne avec un sourire. "Marius est un bon ami, mais il est peu enclin à en dire beaucoup sur sa vie personnelle." Elle l'appréciait et l'admirait énormément, là n'était pas la question. Mais il était un véritable bourreau du travail, c'était ce qu'il y avait de plus important pour lui dans sa vie. Joanne avait longuement supposé que cela lui permettait certainement que cela avait pour but de combler un manque qu'il y avait dans l'une de ses autres sphères qui régissaient sa vie. "Il y a quand même des jours où je me demande s'il ne me surestime pas un un peu trop." avoua-t-elle, ses pleurs mêlés à un rire plus que nerveux. Joanne était la première personne à douter d'elle-même, et ce, depuis toujours. Il y avait eu de longues périodes où ce défaut était plus contenu, plus restreint, et d'autres où il contrôlait son quotidien, asphyxiant toute ambition. Durant ces temps-là, même les personnes qui avaient leur plus d'influence sur elle était incapable de la faire changer d'avis. Cet exercice là, elle devait le faire seul, et il y était enfin parvenu il y a deux ans. Elle avait été alors une mère célibataire d'un petit en bas âge, avec un travail à temps plein particulièrement exigeant et une maison avec deux chiens à gérer. Et tout s'était passé avec brio, si bien que Jamie s'en était montré particulièrement admiratif – un fait particulièrement rare. La belle brune justifiait la décision de Marius d'avoir choisi la conservatrice pour l'avoir dans son équipe. "C'est pour ça que je ne le lui dis pas." répliqua-t-elle avec un léger sourire. "Il y a des jours où j'ai hâte de commencer, ou des jours, comme aujourd'hui, où j'ignore si j'en suis véritablement capable." Elle haussa frêlement les épaules. On en n'faisiat pas deux comme elle. "Je pense que j'en serai convaincue le jour où le cour sera passé. Une fois que ce sera fait, vous voyez ?" C'était certainement la manière la plus efficace pour elle de vaincre cette peur et surtout de donner tort à tous ses doutes. "... Vous semblez sacrément bien le connaître, tout de même." remarqua Joanne après une longue minute de réflexion. Du moins, vu ce qu'Evelyn savait, ils ne devaient pas être simples connaissances pour l'un l'autre. Non, il était évident qu'ils appartenaient à une même sphère intime. Cela était suffisant pour que ça interpelle Joanne, et bien que sa curiosité faisait partie de ses nombreux défauts, elle n'allait pas se permettre de la questionner davantage. Elle sentait qu'Evelyn était peu habituée à en dire beaucoup sur elle, et qu'elle s'était surprise elle-même à s'ouvrir un peu plus avec la petite blonde qu'avec d'autres. Cette dernière s'était enfin décidée à lui confier ce qui la tourmentait tant, ce qui la faisait sentir si impuissante. Cette révélation laissait la brune muette un instant. Mais elle n'eut pas besoin de beaucoup de temps pour parvenir à aligner toutes ses idées et de trouver de quoi répondre à son amie. "Je ne doute pas de ses sentiments et je sais qu'il ne doute pas des miens." hoqueta-t-elle. "Mais c'est juste que..." Elle soupira. Ce qu'elle ressentait, ce n'était pas la première fois que ça lui prenait. "Ca me donne l'impression de ne pas être assez, de ne pas faire assez. Il me certifie que je suffis amplement, qu'il n'a besoin de personne d'autre que moi. Mais que suis-je supposée me dire alors que quelques secondes auparavant, il m'avoue être malheureux. Il y a quelque chose qui manque quelque part, et je ne peux absolument rien y faire. Et ce n'est pas normal." Cela l'attristait autant que ça la frustrait, voire l'énervait. Elle se posait des questionnements inutiles, qui n'avaient pas lieu. Mais elle avait une vision si précise du couple idéal, de la famille idéale, du rôle qu'elle avait au sein de celle-ci. C'était utopique, idéaliste, chimérique, mais c'était ainsi qu'elle pensait que ça devait être. "J'ai été heureuse." se permit de rétorquer Joanne d'une voix tremblante. "Tout dépend des objectifs que l'on veut atteindre. Mais j'ai été heureuse, avec mon ex-mari, avec Jamie. J'avais un objectif, une base que je voulais avoir, qui était, d'être mariée, et d'avoir des enfants. Avoir des enfants s'est arrivé bien plus difficile que je ne pouvais l'espérer. Mais j'ai fini par avoir Daniel. Et partie de ce postulat là, une fois mariée à Jamie, j'étais comblée, j'avais tout ce dont je désirais le plus. Nous rêvons d'une famille nombreuse, en toute connaissance des risques qu'il y avait à atteindre cet objectif. Nous avons Daniel, et je suis partie du postulat que, tout ce qui pouvait arriver de beau à partir de ce moment là, ce n'était que du bonus. Que des raisons supplémentaires d'être encore plus heureuse que je ne le suis déjà." C'était peut-être naïf, certainement très éloignée de la réalité parfois trop dure. Mais elle s'y était tenue jusqu'à ce que ce mari lui mette en évidence que tout n 'était pas aussi parfait qu'elle aurait pu le penser. Evelyn mit un point en avant qui ne tombait pas dans l'oreille d'une sourde. Jamie venait d'un monde luxueux, où les priorités et les exigences étaient ailleurs. "Le fait que nous venions de deux mondes très différents nous a compliqué la tâche plus d'une fois. Il reste quelqu'un d'exigeant, un peu control-freak. Je suppose qu'il l'était un peu plus avec moi, mais justement parce qu'il a des sentiments forts pour moi et qu'il veut me voir m'épanouir. Mais..." Joanne passait une main sur ses yeux, au bord du désespoir. Mais les faits étaient là, et Evelyn ne faisait que mettre un peu plus en lumière ce que Joanne refusait de croire et d'admettre. Elle lâché un soupir, résignée. "... Je suppose que vous avez raison." Ce n'était pas quelque chose qu'elle voulait. Mais elle n'avait pas vraiment le choix, et cela ne l'aidait pas vraiment pour la suite. Une nouvelle chose qu'elle devait ajouter à son quotidien pourtant déjà bien chargé. "Je n'ai pas la meilleure expérience qui soit avec ce corps de métier." avoua-t-elle d'un air nerveux. "Après ma première fausse-couche, on m'a obligée à en voir une, qui m'a dit en gros, que ce n'était pas si dramatique, que je ne devais pas m'empêcher de vivre à cause de ça." Les propos étaient violents, inadaptés et traumatiques. "A la demande de Jamie, il y a quelques années, je suis allée en voir parce que je vivais une période très sombre. J'ai du en voir plusieurs avant de trouver quelqu'un qui me convienne disons. Je le vois encore, de temps en temps, quand j'en ressens le besoin. Je ne suis pas contre l'écoute de quelqu'un qui est en dehors de toute la situation." Désormais, Evelyn s'ajoutait également à la liste. "Mais je ne nous vois pas aller voir un... conseiller conjugal, ou quelque chose du genre. Jamie et moi avons une relation que nous savons compliquée et particulière. Et personnellement, je ne veux pas que qui que ce soit entre dans cette bulle que nous avons. La notoriété de Jamie fait que nous n'avons peut-être pas autant d'intimité que je ne le voudrais. Et envisager que quelqu'un empiète sur ce qu'il nous reste..." Cette perspective lui déplaisait beaucoup. Peut-être qu'un jour, ils n'auraient pas le choix tant la situation devenait ingérable. Mais ce n'était pas encore le cas. Là, Joanne avait juste un coup de mou, un instant pour se décharger avant de reprendre de plus belle tous ses devoirs et toutes ses obligations. "A force, vous allez finir par penser que je suis la pire des psychorigides." finit-elle par dire, en riant au beau milieu de ses pleurs. "D'abord les robes, puis maintenant... Vous allez finir par vous demander ce qui cloche chez moi." C'était une plaisanterie en demi-teinte, mais Joanne craignait qu'il y avait une part de vérité dans ses paroles. Evelyn était témoin d'une phase où elle doutait d'elle-même au possible. Ces journées là se faisaient du plus en plus rares, cela dit. Joanne voulait tenir bon. "Je suis désolée que vous en soyez témoin." Elle haussa les épaules. "Je n'ai pas grand monde à qui me confier, pour être honnête. Enfin, quelqu'un qui ne soit pas du métier, à écouter les problèmes des autres." Les psychologues ne comptaient pas vraiment, à ses yeux. "Merci. Merci infiniment d'avoir bien voulu m'écouter." dit-elle avec un regard inondé de reconnaissance.


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