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 He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément)

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Ambroise MacLeod
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ÂGE : 23 ans. 19071995 ♋
SURNOM : Bonnie, Bibi, Ambre...
STATUT : Freedom.
MÉTIER : Etudiant ; master en physique, spé. astrophysique.
LOGEMENT : 360 Fortitude Valley ; avec sa soeur depuis 2014. (Et Clément en plus depuis novembre 2017.)
He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) 226ba343eac66e7ef5023dc542ce873c
POSTS : 1719 POINTS : 225

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Astrophile ; "androgyne", ne s'offensera pas du pronom 'elle', et s'amusera si son côté queer vous dérange ; affamé, il est irritable, caféïné, il est insupportable ; déteste les gens qui mangent la bouche ouverte ; nullement du matin, très efficace le soir venu ; chanteur correct, bon danseur, adore la musique des 80s ; la tête dans les étoiles depuis tout petit, un vrai passionné ; fusionnel avec sa jumelle Sybille ; bonbons, pâtisseries, sodas... il fonctionne au sucre ; accent écossais mêlé à l'australien, la faute à son éducation ; séropositif.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) CP1cYWl
Twins are two bodies that dance to each other’s joy. Two minds that drown in each other’s despair. Two spirits that fly with each other’s love. Twins are two separate beings conjoined at the heart.❞

He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) 9zSTW12
The universe only makes sense when we have someone to share our feelings with.❞

He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) WN3GJko
My spirit is healthy, yes. But I tell you, my flesh is healthy too. I am enlightened and free, but I am also lustful and carnal.❞

sybbie&clément leovski #4 wonnie #12

DIMENSION FANTÔME : leovski

RPs EN ATTENTE : kyte ;
RPs TERMINÉS :
PSEUDO : Aslak.
AVATAR : Fionn Whitehead.
CRÉDITS : aslak (avatar + sign)
DC : Myrddin.
INSCRIT LE : 16/09/2017
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MessageSujet: He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément)   He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) EmptySam 19 Jan - 22:01





He, who wants to live forever.
Ambroise & Sybille (& Clément)


Ce n’était pas drôle. Rien n’était drôle depuis déjà deux bonnes semaines, mais après dix jours à l’hôpital Ambroise n’avait qu’une envie ; crier aussi fort que ses poumons pouvaient le lui permettre juste pour le plaisir. Juste pour ne pas devenir fou avec cette pression de l’attente. Juste pour faire quelque chose qui sorte de sa routine. Il aurait dû sortir il y a une bonne semaine. Au lieu de cela, le docteur David, toujours en charge de son dossier, avait repoussé l’échéance. D’abord d’une journée. Puis une autre. Et encore une. Avant finalement de le changer de service et de lui promettre encore deux jours avant la sortie. Menteur. Foutue suspicion. Bonnie ne savait pas trop ce qui l’avait poussé à le placer en infectiologie, l’homme était resté assez vague tout en lui assurant avoir de bonne raison pour se faire. Des tests appelaient d’autres tests, et il commençait à perdre espoir. Seul, assis dans son lit à ruminer dans le silence de sa chambre, ses traits s’affaissent, ses yeux perdent leur éclat. Il doute de beaucoup de choses, il angoisse d’un coup, respire, combat l’envie de pleurer et de hurler, et échafaude mille plans pour se tirer ou obtenir des réponses. Car il n’est pas stupide, Dr. David tourne autour du pot depuis quelques jours déjà. Faisant appel à une maladie dont Ambroise a déjà oublié le nom, il l’a placé ici comme si ça allait lui apporter la pièce de puzzle manquante au cas si obscur de ce garçon. Car s’il a des pistes, il n’a pas de réponse fixe, et s’il l’avoue clairement, il cache pourtant quelque chose.

Bonnie en mettrait sa main au feu, mais avec du recul il se rappelle que les différents médicaments qu’il prend, ou a pris, ont peut-être des effets secondaires incluant le trouble du jugement. Son état général s’est un peu amélioré, mais il dort toujours presque douze heures par jour et son système respiratoire n’est pas complètement remis. Il tousse, de temps à autre. Et il s’essouffle rapidement le reste du temps – autant dire qu’il n’est pas sorti beaucoup de sa chambre. Il éloigne l’idée de cancer en se disant qu’il serait dans un tout autre service et déjà sous chimio. Alors il est complètement paumé. Cela, il ne le montre pas. Autant que possible, il cache ses craintes et ses doutes à sa sœur, à Clément, et aux quelques potes assez proches pour se pointer ici. Rien de bien difficile, il suffit d’orienter les raisons de son état parfois inquiet sur d’autres sujets, comme les cours. Ou son père, qui n’est – comme il l’avait prévu – pas passé le voir. Apparemment au large de Sydney d’après les dernières nouvelles, c’est-à-dire hier. Comme c’est arrangeant. Grommelant une nouvelle fois, Ambroise jette un œil à son téléphone. Six heures du matin. Il dort beaucoup, certes, mais ses horaires font n’importe quoi. Et si avant il appréciait le couvert de la nuit, être à l’hôpital enlève toute magie au fait d’être un oiseau nocturne. Cela l’oblige à être véritablement seul.

Alors, comme très souvent depuis que Clément le lui a donné, Bonnie se saisit du livre d’Andreï sur la scénographie. On ne peut pas dire qu’il soit très long, ainsi il l’a déjà terminé deux fois, et a déjà déchiffré et traduit une grosse moitié des inscriptions en cyrillique. L’une de ses rares occupations, en dehors des cours qu’on lui apporte dès que possible, qu’il lit et relit sans pouvoir étudier mieux que cela. Cela dit, il a pu rattraper quelques séries qu’il avait en retard. Quoiqu’il en soit, peu importe l’activité, il finit presque toujours par s’endormir dessus. Sa tactique consiste à varier assez souvent pour accomplir au moins quelques choses. C’est un peu différent avec ce fameux livre, il n’éprouve pas de sentiment d’échec s’il s’endort sur ses chapitres annotés. Mais ce n’est pas ce qui se produit aujourd’hui. Tout d’abord il relie lentement les petites notes, essaie de mémoriser la traduction des mots qu’il a retranscrit comme il pouvait sur des feuilles volantes. Il prend son temps pour bien associer chaque ajout dans les marges aux lignes imprimées correspondantes. Son esprit ne vagabonde plus, comme il l’a fait pendant une heure, sur les implications de son séjour interminable. Il jongle entre le livre, ses propres notes, et un petit dictionnaire, s’essayant à écrire quelques phrases, à recopier quelques mots dans cet alphabet exotique. Qu’il le veuille ou non, sa progression ne sera pas aussi rapide que s’il était alerte et en très bonne santé, alors depuis le temps il a compris qu’accompagner ce rythme tranquille plutôt que d’aller à son encontre est bien plus productif. Et agréable.

C’est ainsi, plongé dans l’apprentissage, qu’il entend soudainement quelqu’un toquer à sa porte. Une infirmière entre alors avec un sourire, lui apportant un plateau de petit-déjeuner. Il est 8h donc. Elle entame un babillage qui aurait pu être saoulant si elle attendait une quelconque réponse. Mais, fine psychologue, ou simplement futée, elle a compris qu’il ne fallait pas brusquer Ambroise, tout en lui accordant une certaine attention comme à tous ses patients. Anna de son prénom, est pareil avec tout le monde : joviale, engageante, et tout à fait contente de n’avoir que des hochements de tête en réponse si la personne en face n’a pas envie de parler. Bonnie lui sourit parfois, et se fait plus bavard lorsqu’elle apporte le repas du midi, et lorsqu’elle s’enquiert une dernière fois que tout va bien pour lui avant de terminer sa journée dans l’après-midi. Elle doit être la personne à qui il parle le plus ici. Déposant machinalement son livre sur le côté, il observe ce qui sera son petit-déj’ aujourd’hui en écoutant la femme s’étonner de le voir travailler de si bonne heure. Il hausse simplement les épaules, disant que ce n’est pas du travail, puis lui accorde un sourire quand elle prend congé pour continuer sa tournée. Une pomme, une grande tasse de thé (avec un peu de lait comme il aime), et trois tranches de pain avec leur petite portion de confiture. Comme à son habitude, il grignote surtout, n’ayant jamais très faim aussi tôt le matin, mais s’il ne finit pas son plateau, Sybille se fera une joie de le remettre dans le droit chemin. Elle ne déconne pas avec la nourriture. Elle ne déconne pas non plus avec le repos qu’il doit prendre, et sait se faire comprendre du personnel médical le plus récalcitrant. Et bonus, elle ne devrait plus tarder pour sa visite du matin.

 
Emi Burton


They danced through the day and into the night; through the snow that swept through the hall.
From winter to summer then winter again; 'til the walls did crumble and fall.


:prof: :
 
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Sybille MacLeod
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ÂGE : 23 y.o (19.07.1995)
SURNOM : Sybbie, la plupart du temps. Quelques fois Syb, aussi. Clyde pour énerver un certain Bonnie.
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Etudiante en Master Architecture, à la suite d'un Bachelor en Architecture et Design.
LOGEMENT : 360, Fortitude Valley. Une colocation un peu folle avec Ambroise et Clément.
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POSTS : 470 POINTS : 135

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Ne tient pas ne place, totalement matinale ☾ franche, beaucoup trop sociable, et toujours de bonne humeur ☾ passionnée par le dessin et l'aquarelle, et tout ce qu'elle peut créer de ses dix doigts ☾ a toujours eu des boulots étudiants, elle donne actuellement quelques cours particuliers, et fait du baby-sitting certaines soirées ☾ née à Sydney, arrivée à Brisbane vers ses dix ans ☾ militante invétérée: pour la cause LGBT+, les droits des femmes, les animaux, l'anti-racisme, et plein d'autres - adhérente de plusieurs associations ☾ elle a un frère jumeau, Ambroise, avec qui elle est fusionnelle
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) Ezgif_com_gif_maker


~ Good vibes only (Clément, fb)
~ He, who wants to live forever (Bonnie+Clément)
~ Atelier street-art (event)


RPs EN ATTENTE :
~ Oakley

RPs TERMINÉS :
Bonnie #1Clément #1Paul #1Bonnie #2

PSEUDO : Atticus
AVATAR : Maisie bae Williams
CRÉDITS : delreys. (avatar), Jamie / Loonywaltz (userbars) ♥ & Élissan (sign)
DC : Nope
INSCRIT LE : 20/07/2018
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MessageSujet: Re: He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément)   He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) EmptyJeu 24 Jan - 3:09




   
He, who wants to live forever
Ce qui devait être passager s'éternisait. A un tel point qu'une routine s'était installée. Tout était désormais mécanique. Une once d'espoir motivait tout de même Sybille, celle de voir un peu de changement. Elle pour qui la routine était synonyme d'enfer. Il n'y avait pas un jour où elle ne se levait pas dans l'espoir de voir enfin les choses changer, avancer, évoluer. Mais finalement chaque jour était le même, tous se ressemblaient les uns après les autres. Ce matin-là, à nouveau, elle s'était levée aux aurores. Ses heures de sommeil se rétractaient au fil du temps, jusqu'à passer sous la barre des cinq heures de sommeil, ce qui n'arrangeait rien. Passant ses heures perdues en soirée ou aux aurores à gribouiller quelques esquisses par ci par là, le casque sur les oreilles, pour n'être au final pas du tout productive, ce qui avait le don de l'agacer. La routine suit son chemin, elle avait ensuite traversé le couloir en lâchant derrière elle un coup d’œil désespéré vers la chambre vide d'Ambroise, habitude qu'elle a depuis toujours, celle de jeter un coup d’œil à la chambre de son frère. Ensuite trainé des pieds lourdement vers la cuisine pour y prendre son petit-déjeuner, et finalement passer une demi heure l'esprit ailleurs sur son smartphone, la tête suspendue au dessus de son bol de céréales, à éplucher sans grande conviction les dernières nouvelles de tous les réseaux sociaux qu'elle pouvait bien posséder. Elle oublie à nouveau la bouteille de lait sur l'élément de cuisine, y laisse trainer son bol dans l'évier. Soudainement, alors qu'elle émerge enfin tout doucement, se frottant timidement le visage, elle se rend compte qu'aucun Clément n'est à l'horizon ce matin là, peut-être dû à l'heure matinale, peut-être à cause d'une autre raison quelconque ou excentrique de ce dernier. Elle le tag sur une vidéo stupide dont elle a l'habitude pour le faire rire, et se hâte de partir se préparer pour pouvoir décoller d'ici le plus rapidement possible.

Tous les matins ressemblaient à ceux-ci, aussi monotones et plats qu'ils y paraissaient. Sybbie préfère les autres matinées, celles où elle passe ses petits déjeuner avec Clément. Où elle a la chance parfois qu'il cuisine pour eux deux ; même s’il n’est pas très bavard elle le lui pardonne. Même si leur conversations sont plus que banales ces matins là. Elle en aurait eu cruellement besoin, de le voir, ce matin la. L’absence d’Ambroise commence à se faire sentir, à peser lourdement même. Les soirées, les matinées, les journées n’ont plus le même goût, elle attend impatiemment le jour où elle l’entendra à nouveau râler dans tout l'appartement, alors qu'elle est toujours la première à lui faire remarquer son mauvais caractère, ou encore et tout simplement ses rires et leurs bavardages. Elle n'est pas vraiment habituée à ce genre de situation. Gérer l'absence de son frère en voyage, ou ses sorties, rien de plus banal. Le savoir hospitalisé, c'était une autre histoire, et se croyait plus forte pour gérer tout ça. Elle a aussi l'habitude d'avoir pour épaule Bonnie pour tous les autres tracas. Il sait comment la faire déstresser, la rassurer, ou tout simplement la faire redescendre sur terre. Désormais tout pèse, tout est trop long. Elle qui n’a pas tellement de patience habituellement, elle n’arrive plus à supporter cette attente interminable désormais et c'est une véritable épreuve. Non seulement pour toutes les questions qui se bousculent, mais aussi pour les réponses qu'elles n'obtient malheureusement pas malgré les jours qui défilent devant eux. Et cette routine infernale n'arrange rien, surtout après autant de jours passés à l’hôpital.

Désormais prête, elle avait même eu le temps de se faire une tresse, elle était enfin prête à se rendre à l’hôpital. Sybille check à nouveau son téléphone, mais rien de bien intéressant. Elle en profite pour chercher l'un des livres qu'Ambroise avait mentionné la veille et dont ils avaient quelque peu discuté. Elle l'avait écrit dans ses notes pour s'en souvenir, pensant que ça pouvait lui faire plaisir de le lui ramener. Sybbie avait passé l'entre-midi et le début d'après midi avec lui, puis l'avait laissé ensuite se reposer au calme. Mais pour le retrouver, ce bouquin, c'était une belle galère. Certains livres jonchaient le salon, d'autres étaient bien évidemment échoués près du canapé. Le reste dans sa chambre mais elle ne voulait pas aller farfouiller dans ses affaires. Avec chance, elle le trouve rapidement, un large sourire lui surplombe le visage, parce qu'elle en est certaine, ça lui fera plaisir. Elle le range dans son sac déjà rempli pour Ambroise, qu'elle devait lui amener ce matin là. Par chance il n'était pas très demandant, et l'énorme sac qu'elle lui avait ramené les premiers jours avaient été efficaces pour une grosse semaine. Malheureusement la visite s'éternisait, et de nouvelles affaires se montraient obligatoires. Et puis elle n'oubliait jamais les quelques livres ou affaires dont il avait besoin au fil de la semaine.

Cette routine matinale s'achevait toujours par le départ pour l’hôpital. Tous ses gestes sont mécaniques, elle en a trop l’habitude maintenant. Elle embarque son autre sac, son sac à bandoulière, de cours. Elle y embarque deux bananes au passage, pour prendre ensuite la destination de Toowong. La suite de cette routine infernale l'emmenait à l’hôpital, à nouveau, comme depuis deux semaines. Elle comptait les jours, elle y allait même à reculons, mais ne voulait rater un jour pour rien au monde. Encore une fois comme depuis le début, elle pose son sac entre ses jambes alors qu’elle s’adosse contre la paroi du bus. Elle y sort ses écouteurs pour y écouter sa playlist du moment, et ce qui faisait passer le temps plus rapidement. Cela fait une bonne dizaine de jours désormais. Sybille venait chaque matin voir son frère, avant de partir à l'université. Chaque matin et chaque entre-midi, c’était désormais sa pause entre les cours. Même si elle n'avait pas vraiment le temps, elle s'y efforçait. Puis quelques fois l’après-midi complète, lorsqu’il ne se reposait pas. Quand elle n'avait pas le temps d'aller le voir les entre-midis, elle y passait la soirée en rentrant des cours, juste avant de retrouver l'appartement. Elle ne voulait surtout pas le laisser seul dans son coin, et puis elle se disait qu'un peu de compagnie ne pouvait pas le tuer. Ils parlaient de tout et de rien, elle racontait souvent sa journée, à défaut d'avoir des nouvelles sur sa santé. Elle essayait de lui remonter le moral, et d'y décrocher un rire. Comme si tout le reste n'avait pas d'importance. Quelques fois, quand elle était pressée, elle y pointait son nez, juste pour le voir, l’embrasser, puis repartait rapidement pour le laisser se reposer. D'ailleurs, il avait réussi à battre son record de sommeil à nouveau, et elle s'étonnait elle-même de le voir aussi peu vif, d'avoir besoin d'autant de sommeil l'inquiétait également. Mais tout était une raison d'inquiétude pour Sybbie, qui y trouvait des signes dans tout et n'importe quoi. Cette routine s’était installée malgré elle, et toutes les journées se ressemblaient entre elles.

L'arrêt du bus au complexe hospitalier arrête les passagers pressés. Comme d'habitude les usagers se pressent vers la sortie, à se battre pour être les premiers à atteindre la porte. Un pied à l’extérieur, la jeune MacLeod, plutôt de bonne humeur ce matin là, respire intensément l'air frais de Brisbane, se contente de terminer sa dernière musique sur le dernier chemin qui lui fait rejoindre les portes de l’hôpital St-Vincent. Elle qui détestait les hôpitaux jugeait l'avoir vu bien trop ces derniers temps, d'y avoir mis les pieds beaucoup trop de fois. Elle range finalement son casque lorsqu'elle y atteint l'enceinte, se presse vers les escaliers. L'horloge digitale du hall lui indique qu'il est huit heures et quart. Elle redoutait l’ascenseur de cet hôpital depuis la dernière fois où elle a eu la malchance d'y rester coincée lors d'un don du sang, il y a quelques semaines déjà, se jurant de ne plus le prendre. Sybille rejoint la nouvelle aile où son frère a été transféré, ce qui avait encore multiplié toutes les questions qu'elle pouvait déjà bien se poser. Dans le couloir elle y croise Anna, l'infirmière. Elle connait son prénom grâce à Bonnie, elle la croisé de bien nombreuses fois entre deux couloirs, depuis hospitalisation d'Ambroise. Elle la reconnait immédiatement et lui indique qu'Ambroise est bien réveillé, Sybbie lui répond d'un large sourire et la remercie, pour se hâter ensuite vers la fameuse chambre. Elle frappe à sa porte par pure politesse, si ça ne tenait qu'à elle, elle serait entrée immédiatement. Elle toque en rythme, presque musicalement, et se hâte d'y entrer, avec un grand sourire à son habitude lorsqu'elle aperçoit son frère. Elle jette ses deux sacs qui l’encombrent par dessous la table qui décorait un coin de la chambre, pour ensuite se dépêcher d'aller embrasser Bonnie sur le front, le prendre dans ses bras, tout en profitant pour l'examiner comme à son habitude, afin de jauger ses traits fatigués. "T'as bien dormi ? Comment tu te sens, aujourd'hui ?" A son habitude, elle prend ses aises et pousse le pied d'Ambroise sous la couette pour pouvoir s'assoir sur le coin du lit, observant du coin de l’œil le plateau qui n'attendait qu'à être dévoré. Quelques regards supplémentaires, elle en concluait qu'il avait une meilleure mine que la veille, ce qui ne pouvait que la rassurer. Elle attendait, prenant presque sur soi, mais elle avait déjà pleins de questions à lui poser. Les mêmes qu'elle lui pose dès qu'elle met un pied dans cette chambre, et qui devait bien ennuyer Bonnie.
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☽ All wisdom ends in paradox ☾
"Life gives you lots of chances to screw up, which means you have just as many chances to get it right."


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Ambroise MacLeod
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MessageSujet: Re: He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément)   He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) EmptyDim 27 Jan - 15:07





He, who wants to live forever.
Ambroise & Sybille (& Clément)


Il ne pensait pas qu’être au dehors lui manquerait autant. Bonnie a l’impression d’être en prison, même si c’est sûrement exagéré. Cependant, même si les murs de sa chambre l’étouffent, il a le droit de sortir. C’est davantage sa santé qui le maintient cloîtré, dans un repos forcé contre lequel il ne peut pas lutter. Devant son plateau repas, dans le silence, ses pensées viennent à divaguer sur l’arrivée prochaine de sa sœur. Comme d’habitude. Depuis des jours et des jours. La routine s’est installée mais il aime ça. Le côté rassurant de voir sa jumelle sans doute. Une fixité dans ce lamentable environnement. Au moins deux fois par jour ; le matin, le midi ou l’après-midi, des fois le soir. Que ce soit en coup de vent ou non, il retrouve des couleurs dans sa journée lorsqu’il la voit. Comme si, profondément liés, sa bonne santé à elle contre sa maladie à lui. Ainsi, malgré sa récurrente mauvaise humeur d’être à l’hôpital, c’était la seule à ne guère en faire les frais. Bien souvent apathique ou grognon, elle apportait une bonne humeur vitale qu’il acceptait. Ils ont déjà été séparés, parfois plus d’une semaine – quoique c’est rare –, mais jamais pour une hospitalisation. Et elle lui manque réellement ; ses visites sont alors primordiales et toujours trop courtes. Hier, elle a passé l’après-midi à ses côtés, mais la voir partir n’a pas été plus aisé. Il se sent revigoré lorsqu’elle présente, même si elle est impatiente ou que son absence lui pèse aussi. Ils ressentent la même chose vis-à-vis de cette situation difficile à gérer. Ils sont ensemble. Et c’est bien parce qu’ils sont sur la même longueur d’onde que c’est rassurant. Chacun tente de se remonter le moral, à tour de rôle ; il n’y a pas mieux pour retrouver soi-même un fragment de bonne humeur que d’essayer d’en donner à une autre personne. Les jumeaux ne développent pas trop tout cela, néanmoins ça ne change rien. Ils savent ce qui compte vraiment. Plus forts à deux, comme toujours.

Peut-être qu’il demandera aujourd’hui à Sybille de s’échapper de sa chambre, de l’accompagner dehors ne serait-ce que pour quelques minutes. L’heure est matinale, mais l’été en Australie est bien ancré dans la météo, il suspecte la vingtaine de degrés sous le ciel bleu qu’il perçoit à travers la fenêtre. Une petite balade oui, il en a besoin aujourd’hui, ou il risque de devenir timbré. Alors qu’il termine sa première tartine, et prend une gorgée de thé, il entend qu’on toque à sa porte. La musicalité le fait doucement sourire et son cœur se réjouit, sachant immédiatement qu’il s’agit de Sybbie. Elle n’attend bien sûr pas pour entrer. Voir son visage achève de faire éclore le sourire qui étire les lèvres du jeune homme. Tant de normalité ; la même qu’il a toujours connue, qui se débarrasse de ses sacs comme s’ils ne comptaient pas, qui se précipite pour l’embrasser et le prendre dans ses bras. Une énergie qui se transfère. Bonnie se sent tout de suite mieux alors qu’il lui rend son étreinte et se décale un peu pour lui laisser de la place sur le lit. Elle s’assoit, lui faisant face, et commence ses questions. Les mêmes discussions reviennent souvent, sur la journée qu’elle a passée par exemple, mais la normalité du monde extérieur est la bienvenue. Le matin a droit à son rituel, le même depuis des jours et des jours. Ambroise sait à quoi s’attendre. Ça le saoule parfois de se voir répéter les mêmes questions. Aujourd’hui, non, puisque tout est plutôt positif. « Ouais j’ai bien dormi… Enfin, non, si tu pars du principe qu’être réveillé depuis 5 heures du matin indique une bonne nuit, mais avant ça j’ai bien dormi. » Sa voix est un peu enrouée de ne pas avoir été utilisée depuis des heures, un peu comme s’il venait de sortir d’un sommeil profond. Cependant, la cause est davantage imputable à la toux qui le prend parfois qu’autre chose.

« Et ça va assez oui », hausse-t-il les épaules, avant de prendre le livre de scénographie à ses côtés pour le soulever un instant, afin de souligner son propos. « Je travaille, comme dit Anna, et je me suis même pas endormi dessus ! » Il rigole légèrement, plaisanter étant toujours dans ses cordes. Il repose le livre sur la table de chevet cette fois-ci, puisqu’il n’y reviendra pas avant un moment. « Le docteur doit passer ce matin, il est venu hier après que tu sois partie pour confirmer qu’il aurait les résultats des derniers tests… » Il reprend une gorgée de thé. Son ton est toujours calme, il essaie de ne jamais s’emballer lorsqu’il parle, sinon il risque de s’essouffler. Il l’a appris à ses dépens assez tôt dans son hospitalisation, alors qu’il débattait avec Clément d’un film sur lequel leurs avis divergeaient du tout au tout. Et ça arrive toujours, la joie et l’excitation le rendant malheureusement plus prompt à oublier son état. Le matin en revanche, il est souvent calme et tout se passe bien. Observant sa sœur, il estime que c’est à son tour de poser quelques questions. « Et toi ? Bien dormi ? » Les yeux de la jeune femme, verts comme les siens, paraissent plus fatigués que d’ordinaire, bien qu’ils vibrent toujours de cette lueur enthousiaste. « T’as cours ce matin ? » Sans le dire à voix haute – mais c’est tout comme pour les oreilles de la personne qui le connait le mieux sur cette Terre –, il espère que Sybille sera là quand le médecin se pointera. Il n’aime pas recevoir des résultats, peu importe bons ou mauvais, sans elle. Mais lorsqu’elle a d’autres obligations, il n’y a pas le choix. « Tu m’as rapporté des affaires d’ailleurs ? » demande-t-il en se penchant un peu pour avoir une vue sur les sacs jetés sous la table dans un coin de la chambre. Changer de sujet lorsqu’il se sent proche de la gêne est aussi toujours dans ses capacités. Bien qu’il s’agisse de sa sœur, le mécanisme de défense s’enclenche pour ne pas paraître plus faible qu’il ne l’est déjà.


Emi Burton


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Sybille MacLeod
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SURNOM : Sybbie, la plupart du temps. Quelques fois Syb, aussi. Clyde pour énerver un certain Bonnie.
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Etudiante en Master Architecture, à la suite d'un Bachelor en Architecture et Design.
LOGEMENT : 360, Fortitude Valley. Une colocation un peu folle avec Ambroise et Clément.
He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) 7f18
POSTS : 470 POINTS : 135

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Ne tient pas ne place, totalement matinale ☾ franche, beaucoup trop sociable, et toujours de bonne humeur ☾ passionnée par le dessin et l'aquarelle, et tout ce qu'elle peut créer de ses dix doigts ☾ a toujours eu des boulots étudiants, elle donne actuellement quelques cours particuliers, et fait du baby-sitting certaines soirées ☾ née à Sydney, arrivée à Brisbane vers ses dix ans ☾ militante invétérée: pour la cause LGBT+, les droits des femmes, les animaux, l'anti-racisme, et plein d'autres - adhérente de plusieurs associations ☾ elle a un frère jumeau, Ambroise, avec qui elle est fusionnelle
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
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~ Good vibes only (Clément, fb)
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PSEUDO : Atticus
AVATAR : Maisie bae Williams
CRÉDITS : delreys. (avatar), Jamie / Loonywaltz (userbars) ♥ & Élissan (sign)
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INSCRIT LE : 20/07/2018
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MessageSujet: Re: He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément)   He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) EmptyVen 1 Fév - 16:53




   
He, who wants to live forever
L'idée de se retrouver dans cette chambre pendant une quinzaine de jours n'enchanterait guerre personne. Sybbie, elle, l'aurait tellement mal vécu, bien plus qu'Ambroise. Le seul échappatoire qu'il possédait, c'était les balades. D'ailleurs, elle les adorait autant que lui. L'illusion d'échapper et d'oublier un peu ces tracas, peut-être même l'illusion d'une certaine liberté. Les visites, aussi. Et pour rien au monde elle ne laisserait tomber celles-ci, c'était même ses moments préférés de sa journée, quand bien même ça n'était pas facile de le voir enfermé ici. Les jours passaient et tout s'éternisait. Le voir rentrer chez eux devenait de plus en plus réclamé, des deux côtés. Sybille ne manquait pas de poser cette question presque essentielle pour elle, celle de savoir la fameuse date de son départ, et elle n'arrivait plus à sourire quand le personnel lui répondait, souvent agacé, qu'il fallait faire preuve d'un peu plus de patience. Mais le fait de rester enfermé ici, même pour la personne la plus solitaire au monde, ça n'était pas facile. Elle aurait parié qu'il soit déjà sorti depuis des jours de cet hôpital, mais ils l'avaient encore changé de service, ce qui avait intrigué encore plus Sybbie, qui voyait tous ces changements d'un mauvais œil et qui ne savait plus sur quel pied danser à présent. Prenant les paroles, rapports, et promesses d'Ambroise à la lettre, essayant de se poser le moins de question possible, faisant extraordinairement confiance à son frère, elle arrivait tout de même à être rassurée. S'il lui disait qu'il allait mieux, elle devenait radieuse. S'il était plus affaibli un autre jour, tous ses espoirs redescendaient à zéro. Sybille n'avait pas perdu d'ailleurs cette habitude au fil du temps à accrocher n'importe quel personnel médical pour lui demander l'avancement de l'état d'Ambroise. Elle s'était fait violence pour ne pas aborder le sujet avec Anna dans ce couloir, ce matin. Elle s'imaginait toujours qu'en quelques heures tout pouvait basculer. Que les heures perdues loin d'ici pouvait être radicales, elle se posait d'ailleurs toujours trop de questions, et s'imaginait des choses improbables lorsqu'elle n'était pas ici. Ils étaient surtout las de toutes ses questions incessantes, alors qu'ils essayaient pourtant de la rassurer à chaque fois. Mais finalement elle n'avait jamais eu de vraie réponse, ce qui avait creusé un peu plus sa frustration, qu'elle essayait tout de même de ne pas transmettre à Ambroise.

Ce dernier lui assure qu'il a bien dormi, malgré ses cinq pauvres heures de sommeil. Elle hoche la tête en guise réponse, ses yeux verts fixant toujours Ambroise. Elle sait qu'il essaye souvent de la rassurer, mais les cinq heures de sommeil le ferait tomber de fatigue assez rapidement dans la journée. "C'est dingue ça, t'es presque réglé sur mon rythme, maintenant." Sybbie lui sourit en coin. Elle, avait l'habitude de nuits courtes avec quelques heures de sommeil, elle n'en avait pas besoin de plus, et pétait la forme même en aillant peu dormi. Ce n'était pas le cas d'Ambroise, et leur rythme était tellement différents. Cette fois-ci il n'avait pas vraiment le choix d'en avoir un plus raisonnable qu'à l'habitude. Ambroise continue sur sa lancée, Sybbie, elle, s'empare du livre dont il se sépare sur la table de chevet près de lui, trop curieuse d'y jeter un œil. "Si tu veux mon avis, elle a pas vraiment tord ..." lui répond-elle doucement, un sourcil arqué, les yeux se baladant encore sur l'ouvrage pour assouvir sa curiosité. Mais Ambroise continue sur sa lancée, et elle se retourne à nouveau vers lui, coupée dans son élan et la tête toujours plus étonnée lorsqu'elle entend ses déclarations. Elle repose à nouveau le livre qui l'intriguait depuis des jours, dont Ambroise ne se séparait plus et dont elle commençait à comprendre son intérêt soudain pour celui-ci après avoir observé rapidement cet alphabet cyrillique. Le lien était plutôt facile à faire. "T'es pas sérieux ?" Elle se relève, quittant le lit, lui laissant enfin toute la place pour lui, préférant rester debout, presque prête à bondir sur ce qu'il venait de lui annoncer. Et elle était en forme. "Tu ne pouvais pas commencer directement par ça ?" Elle hausse les épaules, l'air tellement déçue qu'il ne l'ait même pas prévenu plus tôt. Même un sms l'aurait au moins rassurée, depuis le temps qu'ils attendaient ces fichus résultats. Elle commençait presque à désespérer dans son coin. Elle s'imaginait soudainement l'idée terrifiante si elle n'était pas venue ce matin.  "Au moment où j'suis partie, en plus, comme par hasard." Elle lève les yeux au ciel, comme si il y avait raison d'en vouloir au docteur qui suivait Ambroise, ce qui n'avait aucun sens, et elle le savait bien intérieurement, malgré sa mauvaise foi. "Ça, c'est une bonne nouvelle." Sybbie se tenait fièrement près du lit, les bras croisés, mais ne pouvait pas avoir l'air plus sincère et heureuse d'entendre enfin cette annonce. Enfin une bonne depuis des jours. "Peu importe, on s'en fout de ça. Je reste ici, j'attends les résultats avec toi..." Outrée qu'il puisse penser le contraire. Les cours étaient bien la dernière de ses préoccupations, surtout maintenant qu'elle savait qu'ils allaient avoir les résultats. Et elle voulait être présente également pour son retour chez eux, ce qu'elle s'imaginait arriver très prochainement, pour le coup. En bref, pour elle, tout allait mieux, elle le voyait se rétablir doucement mais surement. Les résultats l'aideraient pour un traitement peut-être, elle ne sait pas vraiment de quelle sorte, mais ils étaient vers la porte de sortie. C'est du moins tout ce qu'elle pensait actuellement. Elle ne voyait pas ce qui pouvait être de pire de toute façon, que d'être hospitalisé ici, 24/24h. Rassurée, elle va rechercher son sac lorsque Ambroise lui rappelle son existence. Elle sait bien qu'il change de sujet pour ne pas avoir à parler des résultats, mais elle, n'a pas vraiment l'intention d'en rester là. "Mais il t'a rien dit d'autre ?" continue-t-elle, intriguée, alors qu'elle pose son sac sur le siège près du lit. Elle y plonge immédiatement pour y ressortir quelques vêtements entre autre, mais aussi un casque audio, la tête tellement ailleurs qu'elle n'y prête même pas attention. "Genre... Rien du tout ? Juste qu'il viendrait ? Il t'a pas dit si tu sortais ?" Elle commence déjà à ranger ses affaires dans ce qui lui sert de penderie.
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Ambroise MacLeod
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SURNOM : Bonnie, Bibi, Ambre...
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MÉTIER : Etudiant ; master en physique, spé. astrophysique.
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PETIT PLUS : Astrophile ; "androgyne", ne s'offensera pas du pronom 'elle', et s'amusera si son côté queer vous dérange ; affamé, il est irritable, caféïné, il est insupportable ; déteste les gens qui mangent la bouche ouverte ; nullement du matin, très efficace le soir venu ; chanteur correct, bon danseur, adore la musique des 80s ; la tête dans les étoiles depuis tout petit, un vrai passionné ; fusionnel avec sa jumelle Sybille ; bonbons, pâtisseries, sodas... il fonctionne au sucre ; accent écossais mêlé à l'australien, la faute à son éducation ; séropositif.
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Twins are two bodies that dance to each other’s joy. Two minds that drown in each other’s despair. Two spirits that fly with each other’s love. Twins are two separate beings conjoined at the heart.❞

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MessageSujet: Re: He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément)   He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) EmptyDim 10 Fév - 23:19





He, who wants to live forever.
Ambroise & Sybille (& Clément)


L’arrivée de Sybille est comme toujours synonyme de sourire. Délaissant sans délicatesse ses affaires dès son entrée dans la chambre, elle se précipite vers son frère pour l’embrassade coutumière. Les questions ne se diversifient pas d’un jour à l’autre, cependant Ambroise y répond toujours avec une certaine légèreté dans le cœur ; revoir sa jumelle suffit à le rendre plus radieux, même si cela ne dure parfois que quelques minutes. Il se sent mieux aujourd’hui, il ne le cache pas, et son rire à la remarque faite à propos de son réveil ultra-matinal (presque l’heure où il se couche d’ordinaire) le prouve un peu plus. S’il s’était réveillé à cinq heures du matin, peu importe l’heure du couché, il aurait été infect. Alors qu’une courte nuit est facilement gérable s’il peut se lever plus tardivement. Véritable oiseau de nuit, ses horaires sont pourtant totalement chamboulés depuis qu’il est à l’hôpital. Il lui explique alors avoir « travaillé » comme l’infirmière l’a dit en plaisantant, terme qu’il désapprouve, mais pas sa sœur. De toute façon, il ne lui laisse pas le temps d’en dire plus ; pas envie de s’attarder sur l’importance de ce livre, ni les raisons de ladite importances. La suite est bien plus intéressante pour Sybille puisqu’il lui apprend que le docteur devrait passer dans la matinée – au mieux – pour leur annoncer les résultats des derniers tests. Bonnie se souvient d’avoir dû se soumettre à une chose en particulier récemment : une énième prise de sang, car il ne s’est certainement pas habitué à cela.

L’effet escompté se produit presque trop facilement. Relâchant le livre, la petite brune quitte le lit en morigénant son frère de ne pas lui avoir dit ça en premier. Une visite du médecin, surtout avec des résultats, étant toujours le plus important. Il lève théâtralement les yeux au ciel, mais ne fait pas de commentaire. Ce n’est pas la première fois qu’ils auront quelques résultats, il n’a pas jugé nécessaire de la prévenir immédiatement dès qu’on le lui a appris. Ça l’aurait avancé à quoi, la connaissant elle serait restée éveillée toute la nuit en s’imagine le pire et le meilleur. Ambroise a depuis le temps compris que le docteur David est très tatillon, et qu’au moindre doute il trouvera un moyen pour le garde ici plus longtemps. Après des jours sous antibiotiques et autres médicaments, le malade doit avouer lui être plutôt reconnaissant, car les premiers soins n’ont pas été si utiles, et son état ne s’est amélioré qu’après la première semaine. Et encore, ce n’est pas flagrant. Le médecin avait donc une piste visiblement, en tout cas il restait prudent à ne pas leur donner de bons ou de mauvais espoirs, ce qui était somme toute le fond du problème. L’australien savait que sa sœur se questionnait beaucoup, ainsi pour ne pas en rajouter il la rassurait très souvent. L’avertir dès le passage d’hier du docteur aurait eu l’effet inverse, puisque de toute façon les réponses sont prévues pour aujourd’hui. Il sourit légèrement en coin et hoche la tête lorsqu’elle convient que tout ceci est une bonne nouvelle.

Osant lui demander ensuite si elle a cours, il ne s’attaque pas frontalement au problème. Son besoin de l’avoir près de lui. Même si les résultats ne sont pas ceux escomptés (quoiqu’il ne sache même plus ce qu’il attend à présent, sans doute juste des réponses), il ne pourra rien affronter si elle n’est pas à ses côtés. Lorsqu’elle balaie l’idée d’aller en cours d’un revers de main, il ne dissimule ni son soulagement ni son sourire. Naturellement il aborde ensuite le sujet du sac d’affaires personnelles négligé. Si elle va le chercher nonchalamment, le ramène sur le lit, puis l’ouvre pour en vider le contenu et le ranger sans y penser, elle reste bloquée sur la dernière visite du docteur. Soupirant légèrement, Bonnie délaisse un instant son thé. « Non, rien d’autre… Il ne devait pas avoir les résultats sinon il me les aurait communiqués hier Sybbie, donc il les reçoit ce matin avant de venir nous voir, et du coup hier il ne pouvait pas savoir quand je sortirais, vu que ça doit dépendre desdits résultats », explique-t-il en haussant les épaules. Son regard s’attarde sur les mouvements de sa sœur avant de tomber sur le sac et de tendre la main. Outre le casque audio, le livre l’intéresse énormément. Ils en ont discuté la veille, et il est assez étonné qu’elle y ait pensé. Et trouvé. « Bon sang t’as dû retourner l’salon avant de mettre la main sur celui-là », lance-t-il avec un sourire en coin, ouvrant le livre machinalement. Il aurait su sans problème où il était ce bouquin, il se souvient de tant de choses, mais ce n’est pas le cas de Sybbie. Les efforts de sa sœur pour lui faire plaisir ne passent jamais inaperçus, même si c’est aussi trivial qu’une tasse the chocolat chaud préparé à l’improviste ou un nouveau stylo. « Merci », souffle-t-il simplement, déjà plongé dans la relecture de la première page.

Quelques coups donnés à la porte lui font relever la tête. Arquant un sourcil, il autorise à entrer celui qui s’avère être le docteur. Tout bonnement surpris, Ambroise doit se retenir de jeter un coup d’œil à son portable pour connaître l’heure, car il a l’impression que c’est bien tôt. Et ça l’inquiète assez. « Bonjour Mr. MacLeod. » Son cœur bat plus fort dans sa poitrine tandis qu’il répond du bout des lèvres. « Ah Miss, vous êtes là, c’est parfait », continu le médecin avec un sourire de surface, et une lueur de soulagement dans les yeux. Comme si ce qu’il avait à dire était plus agréable à attendre à deux. Il ne demande pas à Sybille de partir, sachant que les jumeaux sont inséparables. Quand elle est à l’hôpital, on ne peut délivrer des informations sans qu’elle ne soit présente. Bonnie d’ailleurs n’a jamais émis le souhait de la voir sortir, et a toujours refusé qu’elle le fasse lorsque cela lui était proposé. Le docteur se râcle la gorge, et, jetant un coup d’œil aux divers feuillets accrochés à son calepin, propose à la jeune femme de s’assoir. Les jumeaux échangent un coup d’œil, mais l’instant passe et l’homme récupère leur attention sans effort. « Comment vous sentez-vous aujourd’hui ? » Un peu décontenancé par cette question banale, alors qu’il s’apprêtait déjà à rentrer dans le vif du sujet, Bonnie ne répond pas tout de suite. Mais le silence entre ces quatre murs est pire que tout. « Oh euh, bien, mieux que d’habitude je dirais. » Sa voix est plus incertaine qu’il ne l’aurait cru, comme dans l’attente d’une confirmation. Le temps paraît s’étendre inconfortablement. Le médecin hoche sobrement la tête, puis décide de ne plus repousser l’échéance. « Bon, il n’y a pas de façon simple de vous annoncer cela. J’ai vos résultats en mains, votre taux de lymphocytes T4 est bas – très, bas –, et la dernière prise de sang a confirmé que vous avez été en contact avec le VIH. »

Un bruit blanc dans la tête. Ambroise arrête de penser et de respirer tout à coup. Son regard est fixé sur l’homme en face de lui qui est toujours aussi peu à l’aise de délivrer ce genre de déclaration. Même avec les années d’expérience, l’annonce de ce type de maladie, à l’instar du cancer, n’est pas facile. « Pardon ? » Un souffle aussi tremblant que sec, alors que le cerveau d’ordinaire si brillant peine à comprendre les implications pourtant claires. Loin d’être stupide, et dénué de toute mémoire, ces mots ne sont pas inconnus. Pas plus que la signification d’un taux de lymphocytes en baisse. Ou la réelle implication du mot « contact ». Des flashs de ces derniers mois s’accordent trop bien par rapport à sa connaissance d’une infection par le virus. Bref soupire du docteur David qui, d’un air compatissant sur le visage, reprend doucement. « Vous avez été infecté par le VIH, et je pense que », il marque une courte pause, relevant une feuille pour vérifier une donnée, « vu votre charge virale et les symptômes que vous démontrez, nous n’en sommes pas à une primo-infection. » Il repose son regard sur Ambroise, qui a depuis longtemps baissé les yeux pour les accrocher au pied de son lit. « Êtes-vous tombé malade ces derniers mois ? Avec les symptômes d’une grippe ? » Le jeune homme reste sans voix, mains crispées sur le drap. Lourd silence qui s’épaissit de seconde en seconde. Aucun mouvement. « Bref, ce n’est pas grave », ajoute l’homme avec un brin de remord pour ces questions. « Il va falloir agir vite, mais maintenant que nous savons contre quoi nous luttons, tout ira bien. »

Il se montre rassurant, avec ce léger sourire en coin qui le rend assez séduisant, puis, devant le silence de Bonnie, continu son monologue, son regard alternant entre les jumeaux. Les traitements qui se mettrons en place, la marche à suivre, ce qui va se passer immédiatement ou rapidement, ce qu’il va y avoir à gérer, une sortie qui s’effectuera sans problème dans les prochains jours, l’assurance que ça n’est en rien une condamnation à mort et que l’espérance de vie est quasiment la même qu’une personne saine. Ambroise n’écoute absolument rien de tout cela. Rien. Du. Tout. C’est bien simple, il est incapable de penser à quoique ce soit. Tout est flou autour de lui, de même qu’en son esprit. Il a le sentiment que tout vient de s’écrouler, que la réalité même a frémit et s’est fissurée sous l’annonce retentissante. Son cœur n’en fait qu’à sa tête, le sang dans ses veines est sauvage. Pourtant, son extérieur est celui d’une statue, parfaitement immobile si ce n’est une courte respiration et des jointures blanchies sous la force avec laquelle il s’accroche au drap bleu clair, tel son unique ancrage à la vie.


Emi Burton


They danced through the day and into the night; through the snow that swept through the hall.
From winter to summer then winter again; 'til the walls did crumble and fall.


:prof: :
 
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Sybille MacLeod
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MessageSujet: Re: He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément)   He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) EmptyVen 22 Fév - 22:04




   
He, who wants to live forever
Sybille s'active avec le peu d'affaire qu'elle lui a ramené, mais qui au final lui prennent pas mal de place dans son sac. Alors qu'elle préparait ces affaires la veille, elle ne pouvait s'empêcher de penser que ça pourrait porter malheur de ramener encore des affaires pour Ambroise, étant donné qu'elle avait en tête son départ, très prochain selon elle. Car après tout, il n'en aurait pas besoin, seules celles pour sortir seraient demandées. D'ailleurs, elle s'était aussi demandée s'il fallait qu'elle ramène son cabas favoris, celui qui ne peut que la trahir sur son opinion sur l'écologie, pour ramener toutes les affaires qu'elle avait apporté ici depuis le début de son hospitalisation. Elle se posait toujours beaucoup trop de question pour cette hospitalisation. Elle écoute d'une oreille attentive ses explications, qu'elle ne pouvait pas réfuter, malgré sa mauvaise foi du jour. Mauvaise foi qui s’estompait malgré tout maintenant qu'elle savait qu'elle était à deux doigts d'obtenir les résultats d'Ambroise. Et il était également la raison de son sourire, dès les premiers instants où elle avait déposé un pied dans cette chambre. Elle dépose le livre aux pieds du lit, alors qu'elle termine de ranger ses affaires, toujours en forme. « J'me suis dis que ça te ferait plaisir. » Malgré ses aller-retours entre le placard et son sac posé sur la chaise, elle lui adressait un sourire bienveillant vers lui, alors qu'il s'empressait déjà se sauter sur la lecture de celui-ci. « Au moins tu pourras m'en lire des extraits, cette fois-ci... » Sybille était restée un peu plus tard que les autres jours, la veille. Et pour cause, quand ils étaient dans une grande discussion, il était assez difficile de les arrêter. Et s'il avait réussi un tant soit peu à oublier cet hôpital, même un court instant, elle s'estimait fière d'elle. Sybbie soupire, par pur soulagement, quand elle termine de tout ranger ; elle se débarrasse à nouveau de son sac sous la table.

La jeune australienne en profite pour occuper cette chaise dans le coin de la pièce, mais près d'Ambroise tout de même, qui était déjà parti bien loin dans sa lecture. Alors qu'elle en profite pour poser son smartphone sur la table qui les sépare, elle range le casque audio dans le tiroir, elle ne peut s'empêcher de lui faire la morale une nouvelle fois. « Et ton p'tit dej', tu comptes le terminer, j'espère ? » Ils pouvaient encore entendre Anna au loin, qui servait les autres patients dans le couloir. Malheureusement pour elle ou heureusement pour lui, il n'avait pas à répondre à sa question. Les quelques coups à la porte les avaient surpris tous les deux. Le docteur était plus matinal qu'elle ne l'aurait pensé. Sybille s'empresse d'aller lui serrer la main le plus spontanément possible, un sourire radieux accroché au visage, et se presse aussitôt de rejoindre sa place, laissant les deux délibérer de l'état de santé actuel d'Ambroise. Elle reste silencieuse de son côté, même si elle voulait plus que tout appuyer le fait qu'il allait bien mieux. D'ailleurs, de son côté, elle appui la réponse de son frère avec un hochement de tête lorsque Ambroise affirme, qu'aujourd'hui, il va mieux. Même si tous les jours n'ont pas été joyeux, que parfois ça allait même assez mal, elle se rendait bien compte, en toute sincérité, qu'il était sur la bonne voie. Sybbie en était étonnée de voir ce médecin si tôt. Elle s'était imaginée le voir en début d'après midi. Qu'ils auraient même eu le temps d'aller se balader un peu, de combler Ambroise de toutes ses étreintes possibles, de profiter du soleil qui devait apporter la chaleur aujourd'hui. Mais la venue de son docteur ne pouvait que la ravir au plus haut point. Malheureusement, rien de ce qui suivait n'était prévu. Après quelques échanges seulement, il passait rapidement à la suite : aux résultats de ces -trop- nombreux tests. Une histoire de lymphocytes qui ne lui disait absolument rien, jusqu'à entendre cette histoire de VIH. Rien de plus n'aurait pu la figer d'avantage qu'elle ne l'était actuellement, face à cette déclaration, à ce coup de massue.

Face au docteur, Sybille a le souffle coupé. Son regard s'accroche aux lèvres de ce dernier, s'accroche aux paroles qui ne s'arrêtent plus. Mais le désespoir se fait ressentir quand elle voit qu’il ne lui laisse même pas le temps de digérer la dite parole. Comme s'ils n'avaient même pas le temps de réfléchir à cette déclaration, comme s'il fallait qu'il termine, sur sa lancée, essayant de déblatérer tout ce qu'il pouvait avant d'être interrompu, par l'un, ou par l'autre. La violence d'une injure prise en pleine face aurait été plus douce. Un malaise aurait été plus agréable que ce qu'elle pouvait ressentir actuellement. Elle se raccroche soudainement à ces centaines de pensées qui se battent entre elles, se raccrochant à tout ce qu’elle avait de connaissance sur le sujet. Certains facteurs retentissent en elle comme des flashbacks, comme si le puzzle se terminait enfin, et qu'elle arrivait enfin à voir le portrait final. Et il ne lui plaisait pas du tout. Comme si l'annonce était la dernière pièce, le dernier élément pour enfin voir clair. Une pièce qu'elle n'aurait jamais voulu voir. Mais elle refuse catégoriquement cette idée. Elle déteste ce médecin qui continue sur la lancée, pendant qu’elle pourrait presque sentir sa tête la quitter, qui la lâche, pendant que ses espoirs tombent un à un, et qu’elle-même tombe peu à peu de son siège, donnant l’idée d’être une totalement recroquevillée. Elle le hait presque qu'autant que son annonce maudite.

Figée, elle donne l’impression de ne plus rien ressentir. Pourtant, à l’intérieur, c’est tout autre. Elle se sent tomber, elle essaye tout de même de suivre ses paroles. Certaines font trop mal. Des questions, trop de questions. Elle en a trop. Qu’il s’arrête ; elle l'implore. Elle laisse ce pantin faire sa tirade dont elle n’a qu’une envie : qu’elle s’arrête. Elle essaie malgré tout de suivre et de comprendre chaque parole qu'il prononce, car elle sait que chacune est à retenir, mais ses pensées la mènent ailleurs. Elle se tourne vers Ambroise, cherchant son regard, lui qui a toujours eu la faculté de la rassurer en un clin d’œil ou même un simple regard, même dans les pires situations. Rien qu'un petit signe. Son pilier était désormais déphasé. Malgré tout elle recherchait quelque chose vers lui, chez lui, dans son regard, dans un souffle, dans une expression. En vain. Tout comme elle, il semble perdu et bloqué. Elle dégluti à nouveau. Tanguant entre l'envie de crier ou de pleurer, elle aurait pu partir en courant d’un instant à l’autre. L'envie de voir cette blouse blanche se taire montait exponentiellement. Ses émotions se battent entre elles, certaines prennent le pas sur l’autre, entre la colère et la tristesse, il peut d'ailleurs le voir misérablement sur son visage. Sybille se lève d'un coup sec, le visage fermé, pour rejoindre à nouveau Ambroise. Elle presse affectueusement l’épaule de Bonnie. Malheureusement c’est la tristesse qui prenait le dessus, et elle sentait déjà les larmes monter, ce qu’elle ne voulait absolument pas montrer à quiconque dans cette pièce, ce n'était pas le moment. Elle ne pouvait pas croire à tout ça, que tout pouvait s’abattre sur les deux pauvres MacLeod, comme s’ils n’avaient pas assez donné ces dernières années. Savoir son frère malade était bien la pire chose au monde pour elle.

Elle ouvre la bouche pour interpeller le fameux docteur, mais le "pardon" d'Ambroise l'en empêche. Il la rassure encore moins quand elle entend son timbre de voix. Elle le connait trop. Il n'en fallait pas plus pour savoir ce qu'il ressentait. Son inquiétude s'empire de semaines en semaines, et désormais elle en est certaine : ça ne s'arrangera pas. Jamais, d'ailleurs. Elle se tasse à nouveau sur elle même quand le médecin part dans de nouvelles explications, - un supplice -, passant par l’explication des symptômes grippaux, là où elle fait à nouveau des liens entre sa maladie et cette dite infection. Infection, elle n'arrive même pas à y croire. Il enchaine pourtant rapidement sur les traitements, et ce qui va se mettre en place. Il ne s'arrête toujours pas, elle le maudit intérieurement, elle ne se fait toujours pas à l'idée, même après ses paroles réconfortantes et ses explications interminables. Pour elle, c'est l'effet inverse. Bonnie, lui, reste silencieux, ce qui accentue la boule qu'à déjà Sybille à l'estomac. « Attendez, attendez... Vous avez dû vous tromper, non ? Je ... Non-. Je ne sais pas ? » Impossible de trouver ses mots. Elle dégluti à nouveau, remettant sa mèche de cheveux derrière son oreille, ne lâchant pas son frère. Sa main glissant toute seule plus bas pour atteindre son biceps, elle ne savait pas vraiment comment réagir, si elle devait le secouer, le consoler, le prendre dans ses bras. Pleurer, crier, se rassurer. Partir en trombe ou se réveiller de ce cauchemar. « Des examens supplémentaires, peut être ? » Enchaine-t-elle. Malgré tous ses efforts, sa voix partait déjà trop loin, elle se détestait à présent avec sa voix qui transmettait toutes ses émotions. Elle se racle la voix, comme si personne n'avait entendu cette once de morosité, qui était à deux doigts de la faire éclater en sanglot.

Le docteur avançait vers eux d’un pas assuré et d’un sourire rassurant qui ne marchait plus du tout avec la jeune brune, l’air désolé et surpris devant toutes les émotions débordantes devant lui. Mais il devait bien connaître ce genre de situation, et comment les gérer. Et encore, Sybbie se contenait le plus possible. Sa voix commençait à la trahir naturellement, mais elle essayait de garder le cap malgré tout, et surtout de garder la tête haute et les idées claires. C'était peut-être le début de l'acceptation. Le principal était de ne pas céder sous la panique, du moins devant Bonnie. « Nous voulions être sûrs des résultats, - » Il agite nonchalamment ses feuilles, essayant de répondre à la question rhétorique de Sybille, le plus calmement et professionnellement possible. « C'est pour cela que vous avez été transféré, dans ce service. » Continue-t-il, s'adressant à nouveau à Ambroise, alors qu'il perdait tout doucement l'attention de Sybille. « Tout est stable, comme je le répète. » Il mettait absolument toute son énergie à essayer de rassurer les jumeaux, ce qui n'était pas une simple affaire. Au contraire, plus les minutes passaient, et plus Sybbie était angoissée. « J'm'en veux terriblement ... Je l'savais ! J'savais qu'il fallait que je t’amène ici, le plus vite possible. Je le savais. », insistant sur ses derniers mots, se retenant de jurer devant le médecin, ce n'était pourtant pas l'envie qui lui manquait, sa voix à nouveau fragile, et faible, elle ne pouvait s'empêcher de quitter l'épaule d'Ambroise pour se couvrir désespérément le visage devant la situation qui lui échappait complètement. Elle n'avait pas envisagé le pire. Maintenant qu'ils savaient enfin ce qui le tenait à la peau depuis des semaines, elle ne pouvait s'empêcher de penser à ce qui aurait pu se passer s'il était resté borné, si elle avait cédé à ses paroles rassurantes. S'ils avaient encore attendu, laissé trainer. La situation n'aurait pu qu'empirer, elle n'ose même pas imaginer jusqu'à quel point. Mais aussi penser à l'horreur que ça devait être. Car bien sûr, elle savait bien au fond d'elle que le temps n'y pouvait rien, que dès que les symptômes étaient apparus, il était déjà bel et bien trop tard, et ce, depuis un moment. Mais ça ne l'empêchait pas d'avoir des remords.
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Ambroise MacLeod
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STATUT : Freedom.
MÉTIER : Etudiant ; master en physique, spé. astrophysique.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Astrophile ; "androgyne", ne s'offensera pas du pronom 'elle', et s'amusera si son côté queer vous dérange ; affamé, il est irritable, caféïné, il est insupportable ; déteste les gens qui mangent la bouche ouverte ; nullement du matin, très efficace le soir venu ; chanteur correct, bon danseur, adore la musique des 80s ; la tête dans les étoiles depuis tout petit, un vrai passionné ; fusionnel avec sa jumelle Sybille ; bonbons, pâtisseries, sodas... il fonctionne au sucre ; accent écossais mêlé à l'australien, la faute à son éducation ; séropositif.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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Twins are two bodies that dance to each other’s joy. Two minds that drown in each other’s despair. Two spirits that fly with each other’s love. Twins are two separate beings conjoined at the heart.❞

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MessageSujet: Re: He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément)   He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) EmptyMar 26 Mar - 2:30





He, who wants to live forever.
Ambroise & Sybille (& Clément)


La chambre se remplit petit à petit d’objets familiers. Depuis le début de son hospitalisation, Sybbie a rapporté avec parcimonie les affaires nécessaires à son jumeau, estimant que cette mascarade ne durerait pas longtemps. Ambroise pensait de même, et n’a pas encore demandé quelque chose de particulier, peut-être pour ne pas trop se sentir chez lui. De toute façon Sybille le connait trop bien, et elle sait parer à ses besoins basiques sans poser de questions ; tout comme il saurait quel sweatshirt lui amener pour qu’elle se sente confortable, ou quel roman pour passer le temps avec une certaine légèrement si la situation était inversée. Ils savent comment faire oublier à l’autre un mauvais jour, il en va de même pour un séjour à l’hôpital. Malheureusement, concernant leurs prévisions sur la courte durée de l’hospitalisation, on leur a donné tort avec un soin particulier. Dix jours depuis son entrée à l’hôpital, et il ne pense pas qu’il retrouvera sa liberté d’ici peu – mais il ne partagera pas ces doutes-là avec Sybille, sous peine de ruiner son moral. Impuissant face au déroulé des évènements, il ne peut que rester en simple observateur. Encore aujourd’hui alors que sa sœur garnie un peu plus son placard. Aucun d’eux ne dit quoique ce soit à ce sujet pour ne pas tenter le sort, préférant s’intéresser au livre qui avait été le centre de leur dernière discussion d’hier. Le sourire de Bonnie est immanquable, et traduit parfaitement le plaisir simple qu’il ressent grâce à ce petit geste. Ayant terminée de s’affairer, sa sœur s’installe sur la chaise qu’elle rapproche du lit en ajoutant qu’il pourra lui en lire des extraits. Hochant la tête avec un bref regard complice pour elle, Ambroise retourne à sa lecture. Plus en diagonale qu’autre chose, juste de quoi ramener au-devant de son esprit tout ce qu’il a retenu du bouquin.

Il relève la tête vers son petit-déj’ et Sybbie qui lui fait la morale. Mais la légère grimace qu’il arbore, à deux doigts de lui répondre, disparait derrière la curiosité quand quelques coups résonnent contre la porte de sa chambre. Le Docteur David ne s’est pas fait attendre plus que nécessaire. L’heure est assez matinale, Ambroise s’imaginait déjà devoir attendre quelques heures pour le voir comme convenu. Il perd son assurance petit à petit. Les questions sont pourtant simples mais il a du mal à trouver sa voix pour répondre. Sybille à côté de lui est tout aussi sensible à l’atmosphère de la pièce, que le médecin tente pourtant d’alléger un peu. Sur la même longueur d’onde, ils se comprennent d’un regard ; ce que le médecin a à leur annoncer ne sera pas réjouissant. Et encore, ils sont très loin de la vérité.

Ambroise est le premier à comprendre et à sentir son cerveau dérailler. Le coup apporté par les mots précis n’en est pourtant pas moins impactant. Aucun des jumeaux ne prend la parole. Le docteur, ne voyant aucune réponse venir à sa question sur des symptômes qui dateraient d’il y a déjà quelques mois à peu près, continu tranquillement son discours. Son ton n’est pas empressé, comme s’il devait caller le plus d’informations, mais calme, associant à cette annonce terrible une dose de normalité presque déroutante. Il insiste bien sur les progrès effectués pour contrer le virus, effaçant les préjugés qu’on imagine dès qu’on entend le terme Sida. Bonnie n’a pas besoin de ça, il voudrait du silence autour de lui, car sa tête est vide et bruyante tout à la fois. Il n’arrive pas à comprendre les paroles du médecin, assourdi par le sang battant à ses tempes. Il ne voit même plus ce qu’il y a juste devant lui. Son cœur est serré, son souffle si court qu’on le croirait inexistant. Entièrement coupé de la réalité, il n’a pas conscience de l’état de Sybille qui est elle-même complètement choquée par la révélation. Figé, les yeux baissés sur ses mains s’agrippant au drap avec une force insoupçonnable, il ne peut croiser son regard quand bien même il le voudrait. Il n’y a rien à contester, rien à redire. Rien à chercher non plus dans les yeux inquiets de sa sœur, il se retrouve froidement seul, portant d’un seul coup un immense poids sur les épaules. Poids dont il ne sera plus jamais débarrassé, venant insidieusement d’un minuscule virus. Il n’en sera jamais débarrassé. La notion le fait trembler légèrement. Et il pourrait être au bord des larmes si le choc n’était pas si grand. Et si, au fond de lui, il n’avait pas cette impression de le savoir déjà tant tout est rétrospectivement limpide. L’émotion lui donne le tournis. Quoique parler d’émotions au pluriel serait plus juste, car il se débat entre des sentiments d’impuissance, de colère envers lui-même, de terreur, d’inquiétude pour...

Un hoquet, une inspiration étranglée, son souffle qui se bloque un instant dans sa gorge alors que ses yeux s’écarquillent. Il n’ose croire à ce que son cerveau vient de lui susurrer. C’est trop... Non. Il ne peut pas faire face à ce détail là tout de suite. Mais c’est bien ce petit rien qui le sort de sa torpeur de marbre. Ce petit rien de russe. Tout à fait au bord d’un sanglot d’angoisse, sentiment qui enfin prend le dessus et englobe tout, il ne pourra jamais assez remercier Sybbie pour la main qu’elle a posé sur son épaule, qu’il perçoit enfin à cause de la pression. Petit à petit, il arrive à porter attention sur ce qui se dit, mais n’a aucune idée de ce qu’il a manqué. Tournant les yeux sur sa sœur, il remarque sa proximité, et son expression qu’elle s’efforce de garder sous contrôle. Sa voix la trahie. Il comprend qu’elle parlait d’examens supplémentaires, avec cette once d’espoir fataliste entre les mots. De tristesse scintillante. Bonnie aimerait lui dire que ça vaut le coup, mais ça n’est pas une peine à se donner pour entretenir le si mince espoir que ce soit un faux positif. Pas après tous ces jours, pas après le perfectionnisme du Docteur David qui explique justement que le transfert de service était dans ce but. S’assurer que cette piste était la bonne, que le résultat était malheureusement aussi tranchant. A présent qu’il regarde l’homme en face de lui – et le voit réellement –, Ambroise a capturé son attention, et c’est à lui qu’il s’adresse en répétant que tout est stable. Le jeune écossais hoche doucement la tête, comme s’il n’était pas sûr que son corps lui réponde encore alors qu’il cherche ses mots.

Cependant, s’il est revenu des limbes, ça n’est pas le cas de sa jumelle qui plonge sûrement dans l’angoisse la plus totale. La voyant désespérée, il va tendrement prendre ses mains dans les siennes, libérant ainsi son visage. « Hé, tu pouvais pas savoir », murmure-t-il d’une voix fatiguée. Il n’a pourtant pas crié, si ce n’est intérieurement. « Et puis ça aurait pas changé grand-chose non plus je pense... » Quelques jours plus tôt n’aurait pas déplacé le fond du problème. Le virus traîne nonchalamment dans son corps depuis trop longtemps pour qu’une prise en charge un peu plus précoce ne change la donne. Qui plus est, s’il suppose et calcule bien, cela ne fait que six mois, ce qui n’est peut-être pas si mal. Si on omet le fait que sa charge virale a l’air assez haute. Plongeant son regard dans celui de Sybille, il trouve la force d’esquisser un sourire. Il ne sait pas d’où ça vient. Il ne sait pas comment il y arrive. Il sait simplement qu’il le fait pour sa petite sœur, car s’il y en a un qui doit porter le poids de cette maladie et de ses choix, c’est lui, non elle. Il pourrait facilement chercher à rejeter la faute sur le quelqu’un qu’il a en tête, mais si cela vient bien de cette nuit en particulier... Alors Ambroise a été l’instigateur de sa propre chute. Il effectue une légère pression sur les mains de sa sœur, comme pour la rassurer un peu plus, puis s’adresse au médecin au bout de quelques longues secondes de silence. « Du coup, je peux sortir quand ? »

Sa question parait déstabiliser le docteur. Il devait s’attendre à tout autre source d’inquiétude, mais c’est méconnaître Bonnie. Sa concentration cherche à se focaliser sur un point simple, proche, sur un but réalisable et concret. Une façon reprendre les rênes de l’instant présent. Les émotions fulgurantes calmées juste ce qu’il faut pour qu’il ne craque pas tout de suite. Il fait attention à garder une respiration mesurée – consciemment, inspiré, expiré... « Après tout je vais mieux non ? » insiste-t-il. L’envie de retrouver sa chambre, l’abri de leur appartement, est soudain tout ce qui compte. Se blottir sous sa propre couette, regarder une série débile, faire défiler les dernières photos publiées par la NASA, manger des bonbons en lisant pour la trentième fois Dune, écouter Sybille raconter sa dernière manifestation – une excuse pour ne pas bosser... Ou encore jouer avec Moana, ou battre Clément sur Mario Kart... Il se retient vraiment de penser à son meilleur ami tout de suite, encore trop de questions dans tous les sens qui n’attendent que le bon moment pour l’assaillir, et remercie le Docteur David qui prend la parole pour répondre. « Vendredi, dans trois jours donc. Vous allez mieux c’est un fait, il faut continuer comme ça. » Et accessoirement éviter une rechute, une infection de l’appareil respiratoire pourrait vite se transformer en pneumonie aigüe. Ambroise est nettement plus conscient cette fois-ci lorsque le médecin lui réexplique certaines choses, comme le fait qu’il sera suivi par un médecin spécialiste qu’il rencontra cette après-midi ou demain matin afin d’établir un traitement, qu’il a peut demander à être accompagné psychologiquement... Voyant qu’il commence à le perdre de nouveau, le docteur David décide de prendre congé. Utilisant l’excuse de ses autres patients pour leur laisser le temps de digérer la nouvelle. Sur l’assurance qu’il repassera dans la journée, il ferme la porte.

Le silence. Ambroise ne saurait dire à quel point il en est heureux. Le soupir qui lui échappe est assez clair ; il commençait à en avoir marre. Et, irrité par la présence et l’incessant flux de paroles du médecin, il aurait sans doute fini par le lui dire en face. Humeur changeante dû aux émotions bouillonnantes sous la surface. S’enfonçant un peu plus dans son oreiller, il tourne les yeux vers sa sœur, dont il tient toujours la main. « J’espère que j’vais vite pouvoir retourner en cours, j’aime pas être à la traîne », marmonne-t-il, plus pour lui-même finalement. Improbable remarque alors qu’il vient d’apprendre qu’il est séropositif, mais se raccrocher à de la banalité est salvateur. Il ne veut pas se pencher au-dessus du précipice d’angoisses et de questionnements sans fin qui l’attend. Sur le moment, au moins, cela lui paraît censé. Mais c’est une forme de fuite en avant, et refuser de reconnaître l’entière réalité n’est pas du tout bénéfique à long terme.

 
Emi Burton


They danced through the day and into the night; through the snow that swept through the hall.
From winter to summer then winter again; 'til the walls did crumble and fall.


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Sybille MacLeod
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SURNOM : Sybbie, la plupart du temps. Quelques fois Syb, aussi. Clyde pour énerver un certain Bonnie.
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Etudiante en Master Architecture, à la suite d'un Bachelor en Architecture et Design.
LOGEMENT : 360, Fortitude Valley. Une colocation un peu folle avec Ambroise et Clément.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Ne tient pas ne place, totalement matinale ☾ franche, beaucoup trop sociable, et toujours de bonne humeur ☾ passionnée par le dessin et l'aquarelle, et tout ce qu'elle peut créer de ses dix doigts ☾ a toujours eu des boulots étudiants, elle donne actuellement quelques cours particuliers, et fait du baby-sitting certaines soirées ☾ née à Sydney, arrivée à Brisbane vers ses dix ans ☾ militante invétérée: pour la cause LGBT+, les droits des femmes, les animaux, l'anti-racisme, et plein d'autres - adhérente de plusieurs associations ☾ elle a un frère jumeau, Ambroise, avec qui elle est fusionnelle
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
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MessageSujet: Re: He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément)   He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) EmptyMar 16 Avr - 5:21




   
He, who wants to live forever
Absolument chacune des paroles du Docteur David étaient intérieurement étudiées, pensées attentivement. Elle n'avait jamais été aussi attentive et pensive. Sybille sait bien qu'Ambroise essaie malgré tout de la rassurer, et par là, tout commence par se rassurer lui-même. Malheureusement, rien n’éclaircit ses pensées, rien n'attendrit ses traits durs. Absolument rien ne la laisse respirer de nouveau. Le temps s'était comme figé dans cette chambre, laissant un un espace temps propre aux jumeaux où les même les secondes avaient du mal à s'écouler. Chambre qu'elle connaissait par cœur désormais. De la couleur bleue pastel de ses pans de murs, qui pouvait rendre tout le monde morose rien qu'avec un seul regard, aux chaises qui avaient du supporter de nombreux pauvres patients. Elle avait bien tenté d’égayer les lieux en lui apportant une plante, un soir. Son frère lui rappelant ensuite qu'elle n'avait jamais eu la main verte, ce qui les avait bien fait rire, surtout quand elle avait essayé de contester son attaque. La pauvre plante, dont elle avait surtout craqué pour son magnifique pot, se morfond désormais seule dans son coin, mais plutôt bien entretenue au final. Seul la main d'Ambroise qui vient se glisser entre ses mains la rassure, comme un bien-être immédiat, ce qui contrastait avec sa voix grave et fatiguée, comme celle qu'il a très tôt le matin quand il ne fait aucun effort pour parler et articuler correctement, souvent à cause de son humeur matinale difficile. Ses quelques mots avaient eu la faculté de la rassurer. Ces derniers avaient même su lui faire esquisser un sourire, en retour au sien. Le plus rassurant, et celui auquel elle n'arrive jamais à s'empêcher de sourire en retour. Sybille prenait une profonde respiration. De cette voix faiblarde, Ambroise continuait, après quelques secondes de répit. Sa première réaction fut celle de demander quand il pouvait s'échapper d'ici. Elle ne pouvait pas lui en vouloir. Mais elle ne s'imaginait pas que ce serait sa première question. "Quoi ?" Sybille s'était esclaffée, sans se retenir d'avantage, à plein poumons. Cette situation prenait des virages qu'elle n'aurait jamais pu s'imaginer, et grimpait d'avantage au fur et à mesure des minutes qui s'écoulaient. Elle n'en revenait pas, son regard le montrait parfaitement, les yeux encore brillants. Elle s'étonnait elle-même d'Ambroise, croyant presque à un mensonge. Mais elle revenait au galop, toujours aussi choquée de la réponse de son frère. "C'est tout ce que tu te poses comme question ...", les yeux au ciel, dans un souffle. Excédée de sa réaction, croyant presque à du bluff. Elle ne pouvait concevoir que c'était tout ce qu'il trouvait à dire sur le moment. Puis il en rajoutait de plus belle en affirmant qu'il allait mieux. Comme si tout était derrière lui. Sybille ne voulait pas être encore plus dramatique, d'ailleurs elle n'aurait pas pu l'être vu les extrêmes dans lesquels elle s'était mise. Elle attendait la réponse du Docteur David, qui allait appuyer le fait qu'il allait beaucoup mieux, ce qui une nouvelle fois aller la rassurer. De toute manière, il n'y avait pas photo, c'est ce qu'elle se répétait intérieurement et indéfiniment.  Il n'y avait pas eu un seul jour où elle n'avait pas comparé Ambroise à son arrivée, et Ambroise actuellement. Elle l'avait assez questionné et observé dans tous les détails pour tomber sur cette conclusion. L'étudier à la loupe, quelques fois plus discrètement pour ne pas l'agacer. Son poids à l'estomac commence à se dissiper. Le fait de le motiver et de l'encourager avait eu un effet divin sur la jeune australienne, qui, lunatique au plus haut point, commençait enfin à voir les points positifs. Essayant de ne pas trop se voiler la face tout de même, elle ne voulait plus lui transmettre sa panique momentanée.

Par la suite, le médecin annonce qu'Ambroise pouvait partir très prochainement, ce vendredi qui arrivait, et en tout contradiction avec ce qu'elle pensait jusqu'alors et ce qu'elle avait bien pu dire, elle répondait naïvement et sans plus aucune contrainte : "Encore trois jours à attendre ?!". La déception se lisait facilement sur son visage, ses épaules s'affaissent. Alors qu'elle était choquée de la réaction d'Ambre, de son coté, elle trouvait désormais que trois jours, c'était bien trop long. L'illusion de le voir partir très tôt était à nouveau très loin désormais. Alors que l'échéance était plutôt courte, elle paraissait pour elle une éternité. Elle ne comprenait pas pourquoi il devait encore subir ces nombreuses heures ici. Mais ils n'avaient pas vraiment le choix. Le point positif, c'était qu'ils avaient enfin une date sur laquelle penser, au lieu d'attendre indéfiniment, les yeux bandés. Sybille tournait la tête vers le médecin, un sourire en coin désolée. Elle ne voulait pas paraître impolie, ou irrespectueuse. Finalement, le docteur David les laissait seuls. Sybbie lui en voulait tellement de tourner les talons et les laisser à leur propre sort, mais au fond, elle était contente de se retrouver à digérer la nouvelle rien qu'avec Ambroise. Elle pensait intérieurement qu'il arriverait à la rassurer immédiatement, à son habitude. Mais cette situation n'était pas comme toutes celles qu'ils avaient pu connaitre. Cette impression de solitude et d'abandon était palpable, et la jeune australienne laissa échapper un long soupir dès lors que la porte s'était fermée, ce qui rompait cet affreux silence, pour se retourner enfin vers son frère, toujours liés par les mains. A nouveau, Bonnie mettait sur le tapis le fait de partir rapidement, mais le pire cette fois-ci, de reprendre sa routine favorite comme si de rien était. "Je comprends que tu veuilles juste ... écarter tout ça." Sybille avait le visage bouleversé, ce qui contrastait étonnement avec ses yeux pétillants. Elle avait enfin réussit à se calmer, sa voix était posée. "Mais c'est pas comme ça qu'on avancera." continuait-elle, la voix trop faiblarde pour que qu'il ne puisse vraiment l'entendre. "Que – tu – avanceras..." corrigeait-elle, se rectifiant immédiatement, levant les yeux au ciel. Habitude qu'elle avait trop ces temps-ci et qui lui donnait un air hautain qui ne lui correspondait absolument pas. Elle avait aussi cette habitude de parler pour eux deux. Les "nous" avaient toujours remplacé les "je".

Les priorités pour elle sont autres. Elle se connait trop, ses pensées vont plus vite qu'elle ne pense, elle sait qu'elle va être infernale et l'étouffer. Elle sait aussi qu'elle ne pourra jamais le laisser tranquille, et ça passera par le fait d'avoir une main sur tout. Trop affectée. Jamais elle n'aurait imaginé se voir à gérer ce genre de chose. Pas la maladie. Mais surtout : pas Ambroise. Sybbie avait décidément du mal à digérer toutes ces informations. Le répéter sans cesse dans sa tête ne lui faisait toujours pas accepter la situation et voir Bonnie éviter la situation et les faits ne l'aidait vraiment pas. Elle prenait tout le réconfort qu'elle pouvait à travers ses regards, et ses gestes. Mais elle avait toujours ses traits tirés, et son front se plissa. "Je n'veux rater aucune visite chez le médecin, j'veux absolument que tu fasses attention à tout ce qu'on te dira de faire." Elle se voyait déjà elle-même : trop collante, voir étouffante. Elle faisait déjà des plans pour le futur dans sa tête, essayait déjà de tout gérer, ne laissant aucun répit à cette situation. Comme s'il fallait prendre les commandes à l'instant présent, de peur de tout mal gérer à l'avenir. Elle voit Ambroise ouvrir la bouche pour lui répondre mais en profite pour lui couper la parole, le visage fermé. "Je plaisante pas ..." Elle lui sert la main un peu plus fort, avec ce regard qu'elle a quand elle quand elle est sérieuse mais qu'Ambroise ne la croit pas, ou veut plaisanter. "Tu me le promets, Bonnie ?" Elle plongeait son regard dans le sien, alors qu'elle se rasseyait à ses côtés, sur le bord de son lit. Il avait raison : positiver. Ils n'avaient plus que ça après tout. Ça ferait avancer les choses, plus que paniquer. Il ne fallait pas qu'elle se morfonde. Elle avait beau se répéter ça sans cesse, il lui faudrait plus de temps. Il fallait au contraire le pousser vers l'avant, l'épauler, surtout qu'il n'avait pas l'air plus préoccupé que ça. Mais elle pensait que c'était pour cacher ce qu'il pouvait bien ressentir au fond de lui.
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Clément Winchester
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MessageSujet: Re: He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément)   He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) EmptyMar 16 Avr - 8:04



La routine. Voilà ce que Clément déteste le plus au monde et pourtant voilà dans quoi ils se sont embarqués, lui, Sybille et Ambroise. Deux semaines après son entrée aux urgences en pleine nuit, il est toujours à l'hôpital. Dans une autre chambre et un service différent, certes, mais il faut toujours entrer dans ces couloirs aseptisés pour le voir. Avec Sybille, ils se relaient à son chevet, essayant de lui faire garder le moral, chacun avec une méthode différente. La jumelle Macleod est celle que l'inquiétude pousse à hausser parfois la voix, intransigeante. Clément, quant à lui, est un peu plus laxiste, pensant qu'avec le caractère de la jeune australienne, Ambroise n'a pas besoin d'une deuxième personne moralisatrice. Toutefois, la situation commence tout doucement à leur peser, à tous les trois. Chacun en a marre des faux espoirs constants, Bonnie le premier. Chez Clément, ce ras le bol se fait sentir sous forme d'insomnies qu'il lui arrive régulièrement à partager avec sa colocataire, alors qu'Ambroise, lui, est plus du genre à fleur de pot, à s'énerver pour un rien. Essayant de ne pas le prendre de façon personnelle, se doutant fortement que tout cette situation n'est pas marrante, Clément essaie à chaque fois de trouver des excuses à son meilleur ami. Mais après qu'il lui ai crié dessus pour une raison qui lui échappe encore maintenant, il a décidé de faire un break et n'a plus rendu visite à Ambroise depuis 2 jours. Il s'en veut amèrement d'avoir prit cette décision, mais il a eu besoin de prendre un peu ses distances. Bien sûr il n'a pas complètement couper les ponts avec Ambroise, continuant de communiquer par sms, mais ce n'est pas la même chose.

Ainsi donc, il a été décidé qu'il retournerait le voir cet après midi. L'ayant officiellement promit à son meilleur ami, Clément ne peut définitivement pas se défiler aujourd'hui. De toute manière, il n'en a pas envie et décide même de ne pas rentrer à l'appartement alors que sa répétition matinale a été annulée. Il doit être dans les 9h30 lorsqu'il franchit les portes coulissantes de l'hôpital, lance un sourire à la femme de l’accueil puis se dirige vers l'aile dans laquelle se trouve Ambroise. Montant par les escaliers jusqu'à l'étage du service, il croise Anna, l'infirmière la plus adorable qui existe, échange quelques banalités avec elle -apprenant au passage que le médecin vient de faire un passage par chez Ambroise- puis se dirige vers la porte de la chambre et annonce sa venue par le code habituel.  « SUR....» entrant sans qu'on ne l'y autorise verbalement, il se fige brusquement à la porte  «...prise ... » souffle-t-il, bien plus doucement. Pourquoi s'est-il figé ? Ce n'est pas à cause des mines déconfites et paniquées de ses amis, il ne le remarque que maintenant. Peut-être une impression ? Une énergie un peu trop négative qui s'est propagée dans la chambre ?

Jouant nerveusement avec la bretelle de son sac à dos épaulé unilatéralement, Clément déglutit difficilement aux regards que lui lance les jumeaux. C'est la première fois qu'il est littéralement incapable de savoir ce qu'ils pensent. Est-il le bienvenue ou devrait-il plutôt faire demi tour et partir loin et le plus vite possible ? Pinçant les lèvres, le jeune néo zélandais décide de s'approcher doucement, hésitant, du lit de son meilleur ami et dépose lentement son sac au sol, comme si chaque geste brusque signifierait son arrêt de mort.  « J'ai parlé avec Anna » dit-il finalement, brisant ainsi le silence qui est devenu un peu trop pesant  « Elle … elle m'a dit que le médecin vient de passer» reprend-t-il, les doigts venant s'enrouler autour de la rambarde au pied du lit  « ça veut dire que vous avez eu les résultats ?» Autant les jumeaux ont cet automatisme de parler d'eux à la première personne du pluriel, autant Clément a, lui, prit l'habitude d'en faire de même avec la deuxième personne. C'est quelque chose qui est venu de la façon la plus naturelle qui soit, tant ils ne font qu'un.

Son regard passant de Sybbie à Bonnie, Il attend avec appréhension que l'un d'eux ne lui explique ce qui se passe. Il en saura ainsi un peu plus et pourra aussi facilement savoir s'il peut rester ou s'il doit partir et les laisser tranquille. Bien qu'il se pliera sans doute à leur demande, il sait aussi qu'indéniablement, une partie de lui refuserait de quitter les lieux et se battrait sans doute pour avoir les nouvelles qu'ils ont eu eux-même.


I'm still standing
Don't you know I'm still standing better than I ever did. Looking like a true survivor, feeling like a little kid. I'm still standing after all this time picking up the pieces of my life without you on my mind


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Ambroise MacLeod
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MÉTIER : Etudiant ; master en physique, spé. astrophysique.
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PETIT PLUS : Astrophile ; "androgyne", ne s'offensera pas du pronom 'elle', et s'amusera si son côté queer vous dérange ; affamé, il est irritable, caféïné, il est insupportable ; déteste les gens qui mangent la bouche ouverte ; nullement du matin, très efficace le soir venu ; chanteur correct, bon danseur, adore la musique des 80s ; la tête dans les étoiles depuis tout petit, un vrai passionné ; fusionnel avec sa jumelle Sybille ; bonbons, pâtisseries, sodas... il fonctionne au sucre ; accent écossais mêlé à l'australien, la faute à son éducation ; séropositif.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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Twins are two bodies that dance to each other’s joy. Two minds that drown in each other’s despair. Two spirits that fly with each other’s love. Twins are two separate beings conjoined at the heart.❞

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The universe only makes sense when we have someone to share our feelings with.❞

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My spirit is healthy, yes. But I tell you, my flesh is healthy too. I am enlightened and free, but I am also lustful and carnal.❞

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MessageSujet: Re: He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément)   He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) EmptySam 20 Avr - 21:35





He, who wants to live forever.
Ambroise & Sybille (& Clément)


Le choc est brutal, mais une succession de petits riens parvient à faire sortir Ambroise de cet endroit entre les mondes. D’abord une descente dans l’angoisse. Il sent ses doigts froids se refermer sur son cœur lorsqu’il envisage enfin d’où il aurait pu être contaminé. A deux doigts de craquer entièrement, il ne doit son salut qu’à sa sœur qui pose une main sur son épaule. Sans doute n’a-t-elle pas entièrement consciente de l’impact de ce geste, mais comme souvent entre eux, ils agissent inconsciemment de la meilleure façon l’un pour l’autre. Il revient sur terre et se concentre sur les paroles échangées, sur le point de repère que représente Sybille malgré son état affecté. Reléguant le russe dans un coin sombre de son esprit pour le moment, il prend délicatement la main de sa sœur entre les siennes. Celle-ci le regarde alors, et il parvient à la rassurer en soulignant qu’elle n’est en aucun responsable de tout ceci. Il est le seul à blâmer, s’il faut quelqu’un, mais certainement pas sa sœur qui est toujours là pour lui. Bonnie lui est même reconnaissant de l’avoir forcé à venir, même si le résultat qu’ils reçoivent n’est pas celui espéré, il n’ose penser l’état dans lequel il se trouverait s’ils n’avaient rien fait. Les jumeaux parviennent à échanger un léger sourire, à retrouver quelque peu leur équilibre après cette nouvelle qui est venu fracasser leur réalité. Le pire est à venir, le jeune homme en est conscient, mais chaque chose en son temps. Et de façon très – trop – pragmatique, il pause la question de sa sortie. Parce qu’après tout, tout le monde est là pour ça, non ?

Le docteur est quelque peu surpris, mais à part ses yeux qui s’écarquillent, il ne laisse rien paraître. Sybille au contraire dans toute sa spontanéité, exprime son étonnement d’une courte interrogation. Tournant son regard vers elle un instant, Ambroise arque un sourcil, comme s’il demandait où était le problème dans sa question. Comme il le fait tout le temps lorsque son comportement n’entre pas dans les normes, lorsqu’il dit quelque chose qu’il ne fallait pas, et qu’il ne voit pas où est le mal ; ceci le plus souvent en toute innocence. Sybbie lève évidemment les yeux au ciel, dépassé par l’attitude improbable de son frère. Ce dernier ne fait qu’hausser les épaules, et rajoute qu’il va mieux après tout. D’autant qu’il n’en saura davantage que lorsqu’il rencontrera le médecin qui le suivra dans son traitement. Il trouve le reste inutile, et choisit de ne pas s’en embarrasser. Tout ce que le Dr. David vient de leur dire et qu’il n’a pas entendu lui sera répété de toute façon. C’est aussi un moyen d’abréger le moment, de chercher un semblant de normalité. Et puis, rentrer chez lui devient une idée fixe, car il ressent soudainement l’étrangeté de cette chambre qui n’est pas la sienne, l’inconfort de ne pas être chez soi, et une insécurité qui grignote son subconscient. Son expression qui paraît presque calme, alors qu’il n’est qu’à un fil de perdre toute contenance. Heureusement le docteur prend la parole, affirmant qu’il va en effet bien mieux, et donne la date de vendredi pour la sortie. Trois jours, c’est peu finalement.

C’est au tour d’Ambroise de s’étonner franchement de la réaction de sa sœur. Juste avant elle s’était outrée de sa question, et maintenant elle trouvait délirant d’attendre encore trois longues journées. Il eut même un rire, léger, court, face à sa sœur qu’il connaissait trop bien. Ça le rassurait plus que de raison de la voir encore elle-même, si naturelle et vive. D’un regard elle s’excuse auprès de l’homme auquel elle ne veut pas montrer d’irrespect. David balaie d’un revers de main la gêne et explique que c’est pour s’assurer qu’il n’y aura aucune rechute ainsi que pour que Bonnie rencontre la personne qui le suivra à présent pour ce qui est de sa séropositivité et d’autres détails techniques. Le principal concerné hoche la tête, le remerciant finalement lorsque le médecin les laisse seuls pour partir s’occuper de ses autres patients. On reviendra le voir de toute façon, Ambroise se fait peu d’illusions. Il pousse un léger soupire, s’enfonçant davantage dans les épais oreillers ; l’irritation qui montait face aux paroles incessantes du professionnel de santé disparait tout aussi vite qu’elle était apparue. Enfin le silence, enfin seul avec sa sœur. Il se refuse pourtant de laisser l’émotion le submerger et garde l’angoisse en laisse. Les digues érigées tiennent bon face à la tempête interne qui menace à la moindre pensée de travers. Ainsi il évoque les cours, l’université, ses très chères études, prenant Sybille complètement de cours. Après quelques secondes, cette dernière arrive cependant à voir au-delà. Elle souligne son envie de faire comme si de rien était, de tout foutre sous le tapis et Carpe Diem, mais ce n’est pas la chose à faire.

Tournant à nouveau son regard sur elle, Bonnie ne fait aucun mouvement pour retirer sa main de la sienne, quand bien même il est assez contrarié qu’elle lui parle ainsi. L’entendre remplacer le "nous" pour le "tu" parvient néanmoins à lui pincer le cœur. Depuis toujours ils ne sont qu’un, tout en ayant conscience d’être tout ce qu’il y a d’opposés. Ils sont simplement tellement présents l’un pour l’autre que, bien que les limites soient séparant ces deux individus soient claires, ils continuent de vivre les mêmes choses ensembles. Ils parlent de tout, connaissent quasiment chaque détail de la vie de l’autre comme si c’était la leur, et se comprennent de façon unique. Pourtant, Ambroise a soudain la vision qu’ils viennent de se séparer, la maladie mettant un mur entre eux, une différence fondamentale qu’il n’aurait jamais cru envisager de cette façon. Mais c’est étrange. Pour la première fois il se dit qu’elle ne pourra plus le comprendre entièrement, qu’il est seul face au virus, et cela lui glace le sang plus encore que d’apprendre qu’il est séropositif, si c’est possible. Cette correction est une goutte d’eau de plus, cette fois-ci Bonnie sert les dents pour se retenir bel et bien de verser des larmes. « Je veux continuer à vivre Sybbie... » Sa voix le trahit, un peu trop émotionnelle, et il baisse son regard sur leurs mains. Il se reprend, durcissant son ton. Il ne veut pas paraître fâché, mais ses mots sont plus secs que doux. « C’est comme ça que je vais avancer, pas en restant à me morfondre sur... tout ça. » L’usage de la première personne est volontaire, retournant cette insidieuse aiguille contre sa sœur. Il s’en veut immédiatement, et se passe sa main libre sur son visage. Tremblant, son visage est pâle et dépité. Un soupire. Il ne murmure pas qu’il est désolé, mais sa fébrilité après son ton cassant et son air dur parle pour lui, pour celle qui sait lire en lui mieux que personne sur cette Terre.

Finalement, c’est Sybille qui s’avère être la plus responsable dans cette chambre. Les visites, le médecin, les médicaments... Ambroise garde décidément son regard ailleurs ; soit baissé sur leurs mains, soit dirigé vers la fenêtre et ce morceau de ciel bleu, ou encore sur la plante verte qui résiste tant bien que mal. Il commence un peu à s’agacer, n’appréciant pas qu’elle le mette ainsi au pied du mur, mais c’est pour son bien. C’est à son tour de lever les yeux au ciel lorsqu’elle commence déjà à être envahissante et collante. A chaque fois qu’il est malade, c’est la même rengaine. Elle s’inquiète dès le début, elle se précipite sur la moindre chose qui pourrait le soigner ou le soulager. Cela finit par se calmer assez vite, bien qu’elle reste avec cette inquiétude en elle jusqu’à ce qu’il soit entièrement sur pied. Il gère, depuis le temps, cette partie d’elle. Il déteste si quelqu’un d’autre à ce genre d’attitude envers lui. Néanmoins les règles ont changé. Il n’y a plus un instant où elle ne sera pas inquiète pour sa santé. Bonnie s’apprête à rétorquer quelque chose mais elle le coupe immédiatement. Avec sérieux, elle cherche à lui faire promettre d’écouter les consignes et de ne rien faire de stupide qui pourrait le mettre en danger. Il la fixe. Il se rappelle alors ce qu’on raconte sur leur mère, qui était si têtue, et si douce, et des photos d’elle qui mettent en lumière ce même vert qui brillent dans les yeux de sa sœur et dans les siens. Il revoit aussi leur grand-mère, qui les a élevés, et cette façon qu’elle avait de le regarder avec un profond sérieux quand elle voulait lui faire comprendre quelque chose d’important. Nul doute que Sybille est un beau mélange de tout ça, et cent fois meilleure que lui-même. Sans elle, il n’ose imaginer où il serait.

Ambroise hoche alors la tête, et sent son masque se fissurer. Il n’en peut plus de cette émotivité. « Je... Oui, je ferais attention, promis », murmure-t-il d’une petite voix d’enfant navré, avant de se redresser et de se pencher vers elle. L’étreinte qu’il lui donne est celle dont il a besoin. Sans s’en rendre compte jusqu’à maintenant. Nichant son visage au creux du cou de sa sœur, il la sert avec une fermeté qui manifeste son anxiété. Peu importe si elle devient chiante, si elle se trouve toujours sur son dos ad vitam aeternam, il préfère ça que de se retrouver seul face à tout ce que l’avenir réserve. Son avis changera sûrement, mais pour le moment il est infiniment reconnaissant de l’avoir à ses côtés. Aucun mot n’est échangé, il n’y a pas besoin. Cependant, le moment se brise sous les coups à la porte, les faisant tout deux un peu sursautés. Ayant reconnu la façon de faire de Clément, Bonnie n’est pas surpris. Se redressant et se séparant de sa sœur au même moment où son meilleur ami entre, il ne remarque que maintenant que ses joues s’humidifient sous des larmes silencieuses. Il s’essuie rapidement ses yeux, et reprend contrôle de son expression. Clément n’est pas venu depuis quelques jours suite à une dispute dont Bonnie a déjà oublié le sujet, mais il ne lui a pas demandé de revenir au travers de leurs sms ; il sait que la situation est difficile pour tous et il ne veut pas le forcer à faire quoique ce soit. Son ami pouvait donc revenir quand cela lui chantait. Pourtant on peut souligner le timing tellement parfait qu’il en est effrayant.

Ou si peu parfait, justement, puisque le cerveau d’Ambroise panique à l’idée de ne pas savoir quoi dire. De façon plus que stupide. Clément comprend très vite quelque chose ne va pas, l’ambiance dans la chambre étant loin d’être au champagne et cotillons. Silencieux, les jumeaux le dévisagent avant d’échanger un long regard lorsque le néo-zélandais évoque les résultats et la visite du médecin dont lui a parlé Anna. Ils se comprennent sans se parler. Sybbie laisse à Bonnie tout le loisir de commencer, puisqu’il s’agit de quelque chose qui le concerne intimement. « Ouais on a eu.. des... Je vais sortir vendredi, ça y’est », déclare-t-il avec un certain entrain, dissimulant pourtant mal son état déplorable et les larmes qui menacent encore de couler. « Mais... » Il soupire, déglutit, passe une main sur ses yeux puis échange un regard incertain avec sa jumelle. Il y trouve le courage nécessaire. « On sait ce que j’ai... Le docteur... » Une difficulté à trouver les mots est très inhabituelle pour Bonnie et il s’en trouve encore plus affolé. Les signes d’une angoisse profonde ? D’une crise d’anxiété ? Les barrières hautes qu’il a érigées pour rester maître de lui-même qui s’affaissent enfin ? Mais s’il commence, il sait qu’il n’en verra pas la fin ; contrairement à ce qu’il laisse paraître d’ordinaire, ses émotions sont nombreuses, présentes, et fortes. Elles n’ont cependant pas toujours droit à la parole. Là, il ne sait tout simplement pas où aller, Ambroise est perdu.

Et puis il jette un coup d’œil à Clément, se rappelle que c’est son meilleur ami qui se tient en face de lui, avec une expression trahissant une appréhension grandissante. Et l’idée de lui mentir n’a jamais été une option. Il reprend alors sa marque de fabrique ; le parler sans détour. « Je suis séropositif. » Le dire est tout aussi bizarre que l’entendre, et Ambroise esquisse une légèrement grimace, avant de se reprendre. « Il faut que je reste jusqu’à vendredi pour voir le gars qui me suivra et tout mais le docteur a dit que j’allais mieux... Donc... » Il jette un coup d’œil à sa sœur. Ses yeux sont sûrement rougis, il le sait, mais comme une averse ce moment d’émotion est passé et le revoilà derrière sa carapace à parler du futur comme si tout allait bien finalement. « Je t’avoue que ta cuisine me manque Sybbie. J’ai hâte de rentrer... » Noyer le poisson ? Changer de sujet ? Lui ? Jamais.

 
Emi Burton


They danced through the day and into the night; through the snow that swept through the hall.
From winter to summer then winter again; 'til the walls did crumble and fall.


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Sybille MacLeod
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ÂGE : 23 y.o (19.07.1995)
SURNOM : Sybbie, la plupart du temps. Quelques fois Syb, aussi. Clyde pour énerver un certain Bonnie.
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Etudiante en Master Architecture, à la suite d'un Bachelor en Architecture et Design.
LOGEMENT : 360, Fortitude Valley. Une colocation un peu folle avec Ambroise et Clément.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Ne tient pas ne place, totalement matinale ☾ franche, beaucoup trop sociable, et toujours de bonne humeur ☾ passionnée par le dessin et l'aquarelle, et tout ce qu'elle peut créer de ses dix doigts ☾ a toujours eu des boulots étudiants, elle donne actuellement quelques cours particuliers, et fait du baby-sitting certaines soirées ☾ née à Sydney, arrivée à Brisbane vers ses dix ans ☾ militante invétérée: pour la cause LGBT+, les droits des femmes, les animaux, l'anti-racisme, et plein d'autres - adhérente de plusieurs associations ☾ elle a un frère jumeau, Ambroise, avec qui elle est fusionnelle
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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~ Good vibes only (Clément, fb)
~ He, who wants to live forever (Bonnie+Clément)
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MessageSujet: Re: He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément)   He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) EmptyJeu 25 Avr - 21:46




   
He, who wants to live forever
Il lui arrivait parfois de parler plus vite que son ombre. Sybille était bien bavarde, ce n'était un secret pour personne. Elle l'avait bien regretté par le passé, mais n'apprenant pas vraiment de ses erreurs. Elle avait cette aise depuis toujours avec Ambroise parce qu'elle savait qu'il ne la jugerait jamais, même si des bêtises pouvaient bien sortir de ses lèvres. Les paroles allant plus vite que son ombre, ces situations délicates finissaient par être des scènes auxquelles ils avaient bien des fous-rires en y repensant. Mais c'était avec une certaine impression de malaise cette fois-ci qu'elle comprit qu'elle n'avait pas choisi les meilleurs mots possible. Une impression plutôt désagréable. La réponse sèche d'Ambroise confirmait ses inquiétudes. A vouloir toujours trop bien faire, elle s'était finalement trop emportée. Tout ça avait eu la faculté de la laisser sans voix, ce qui n'était pas si facile en temps normal. Ambroise le savait très bien, quand elle l'observait de cette sorte, sans aucun mot qui n'y sort, rien qu'en ne le fixant, qu'elle n'en pensait pas moins. Bien au contraire. Presque à le juger intérieurement sur cette remarque, ses idées fusaient. Pour autant, sa mauvaise foi passagère s'évaporait aussi rapidement que sa déception. Elle ne pouvait s'empêcher de lui en vouloir pour cette réaction. Elle aurait très certainement eu la même si tout cela était inversé. La situation était bien différente de toutes les autres. C'était cet inconnu qui la faisait paniquer. Au final, elle n'appréciait pas vraiment le changement. La gravité de la situation ne lui ferait peut-être pas pardonner et oublier aussi vite ce genre de chose qu'à leur habitude. Elle en était surtout déconcertée. Elle s'étonnait toujours, naïvement, de le voir répliquer lorsqu'elle s'amusait, ou non, à le taquiner, à lui remettre les pieds sur terre, ou encore de le pousser toujours plus loin. Et lorsqu'il réagissait, agréablement ou non, elle s'étonnait elle-même de la situation. Mais cette fois-ci elle le prenait amèrement, elle en était même clouée. Elle le connaissait trop pour savoir que ce n'était pas anodin, qu'il avait parfaitement choisi ses mots, et c'est ce qui l'avait blessée sur le moment. Mais elle ne pouvait pas lui montrer qu'elle était déçue, même si ça allait très certainement se lire sur son visage. Elle se contentait de lui sourire sombrement, de lui passer une main sur son visage, mais aucun mot de lui répondait à ce moment là. Et pourtant, intérieurement, c'était tout autre. Mais finalement, quand elle l'obligeait presque à accepter les closes du contrat entre jumeaux, une certaine lueur d'espoir renaissait en elle. Le soulagement de l'entendre prononcer une promesse, ils pouvaient finalement penser à l'avenir, et non plus se morfondre comme il lui avait si bien dit. Ses paroles lui résonnaient encore intérieurement, ce n'était pourtant pas son genre d'être rancunière mais elle ne pouvait s'empêcher de l'être cette fois-ci. L'étreinte soudaine d'Ambroise lui permet néanmoins de penser à autre chose et de lui pardonne aussi rapidement qu'à son habitude. Fermant ses yeux dans son dos, savourant ces quelques secondes pour eux.

Elle aurait bien voulu le prendre dans ses bras le plus longtemps possible, mais un sursaut les séparait immédiatement. Elle espérait que ce n'était pas le docteur David et sa fichue blouse blanche qui revenait déjà. Mais la manière de toquer à la porte lui était familière. Malgré le fait qu'elle était heureuse de voir enfin le visage de Clément parmi eux, l'idée de savoir qu'il serait au courant dans les minutes qui arrivent la rassurait beaucoup moins. Elle échangeait un regard complice avec son frère. Ils étaient comme un miroir ; tous les deux entre la tristesse, le visage dépité, et les traits fatigués. Ils avaient surement l'air misérables à voir. En temps normal, il n'y aurait eu aucun doute sur la réaction de la jeune australienne, elle lui aurait bien sauté dessus pour l'enlacer, chose qui selon son humeur pouvait vite frôler l'agacement. Mais cette fois-ci ses pieds étaient comme dans du ciment, elle n'avait même pas su se lever de se lit. Sa tête s'était seulement tournée vers lui, les yeux écarquillés. Elle ressentait elle-même l'ambiance lourde de la pièce, Clément allait forcément le ressentir également. Elle s'en voulait un peu de cet accueil glacial, ce qui ne leur ressemblait en rien. En temps normal elle en aurait bien rigolé, de cette situation. Non seulement pour le timing parfaitement choisi, et pour son authenticité qui lui était propre et qu'elle aimait tant. Clément était très certainement l'une des personnes qui lui avait donné le plus de fou-rires, intentionnellement ou non d'ailleurs. Mais cette fois-ci, c'était bien plus compliqué. Elle avait d'ailleurs cette impression qu'elle ne pourrait plus jamais rire de sa vie. Elle trouvait tout morose, et aucune pensée ne lui paraissait agréable. Sybbie lui en avait été plus que reconnaissante. Plus précisément ces dernières semaines, plus que tout au monde. Malgré leurs angoisses partagées, elle trouvait toujours un peu de réconfort avec lui et allait toujours dormir l'esprit un peu moins lourd. Nombreuses nuits blanches avaient été partagées, de nombreuses discussions également, mais surtout énormément de réconfort. Sybille le savait très bien, elle n'aurait pu supporter tout ça, toute seule à l’appartement. Il avait réussi à faire passer ces heures plus que longues un peu plus rapidement, à lui faire penser à autre chose parfois, mais surtout le plus important : de la rassurer. Elle ne lui avait pas exprimé clairement ses pensées mais elle lui en était immensément reconnaissante.

Immédiatement, Clément prenait des nouvelles. Il n'avait pas attendu une seule seconde de plus. Son visage inquiet le serait encore plus dans quelques minutes, et Sybbie priait intérieurement que tout se dirait le plus facilement possible. Elle ne savait pas comment ce dernier réagirait. Il était beaucoup plus détendu qu'elle pour cette hospitalisation, et heureusement qu'il arrivait à garder la tête sur les épaules. Mais cette nouvelle, ce serait surement autre chose. Elle appréhendait sa réaction, tout comme Ambroise à ses cotés. "Ouais..." Sa voix faisant écho avec celle de son frère, ils répondaient à Clément en même temps, à la seconde près. Ça n'étonnait jamais personne, et eux en rigolaient très souvent. Cependant elle le laissait terminer, le voyant hésiter tout de même, elle se retournait à nouveau vers Clément, un regard presque suppliant vers lui. Ambroise enchaine assez  rapidement et n'attend pas une minute de plus. Cependant, il cherche ses mots, ce qui n'est pas vraiment habituel. Sybbie échange quelques regards avec ce dernier, elle voit bien que ce n'est pas facile pour lui mais elle sait très bien qu'il saura trouver les mots justes et le laisse donc continuer. Quelques regards pour lui donner un peu de courage, elle l'espère, mais le voir aussi faible et triste lui fend le cœur à nouveau. Sybille à son tour baisse les yeux vers ses mains, aux doigts joueurs, signe d'anxiété. Elle ne fait qu'approuver de signes de têtes positifs ce qu'annonce Bonnie. Dans son dos, le mot "séropositif" était enfin lâché, elle ne relevait pourtant pas les yeux vers Clément, ni vers Ambroise, elle dégluti puis soupirait, tout en continuant de jouer avec sa bague nerveusement, alors qu'Ambroise enchainait sur ses explications. Elle ne voulait même pas croiser le regard de Clément. Bonnie annonce à nouveau qu'il va mieux, que c'était ce que le médecin leur avait avoué. Quand celui-ci termine, elle ne peut s'empêcher d'ajouter tout de même quelques paroles. "Oui, il a aussi dit qu'il fallait continuer comme ça." Son regard dans le sien, elle esquisse un sourire, après tout le courage dont il avait fait preuve. "Que c'était sur la bonne voie. Stable.", hochant la tête à nouveau, pour se rassurer à nouveau et faire bonne figure. Elle ne veut pas lui montrer à nouveau son inquiétude, sinon il se braquerait encore une fois, surtout lorsqu'elle croise son regard dont elle comprend immédiatement toute l'ampleur. Et puis, si elle flanchait à nouveau maintenant, elle n'aurait jamais su se reprendre, elle le savait. Mais il était vrai que ce docteur l'avait bien rassuré, même si elle n'avait pas écouté toutes ses paroles sous le choc. Elle en avait tout de même retenu le principal, et elle s'en contentait. Ses paroles lui retentiraient encore certainement pendant un bon moment avant de pouvoir les accepter complètement. Ambroise termine par une plaisanterie dont il a l'habitude quand il n'aime pas s'éterniser sur un sujet. Elle ne peut pas lui en vouloir et ça lui en décroche même un sourire en coin. "... C'est plus inquiétant encore que je ne pensais ...". Elle en lève les yeux au ciel, souriante, tristement souriante. Totalement dépassée. Avant d'affronter enfin le regard de Clément, se trouvant en face d'eux, prenant à nouveau la main d'Ambroise.
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PETIT PLUS : Je fais parti des survivants du Tsunami qui a touché la Thaïlande en 2004. Nous étions, avec mes parents et mon frère, parti là-bas car nous voulions changer de notre traditionnel Noël en Nouvelle Zélande. Jamais nous n'aurions dû changer nos habitudes. La première vague nous a séparée : mon père et mon frère d'un côté, ma mère et moi de l'autre. S'en est suivi tout un mois de recherche, de désespoir, de galère, d'espoir, de douleur pour finalement nous retrouver fin janvier 2005. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je m'en suis sorti seulement avec quelques égratignures et une fracture
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MessageSujet: Re: He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément)   He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) EmptyVen 26 Avr - 10:54


Je ne me sens pas le bienvenue. J'ai ce genre d'impression irrationnelle qui se propage en moi alors que les jumeaux m'observent d'une façon que je ne saurais ni lire ni décrire. Partir ? Rester ? Lancer une blague ? Essayer de détendre l'atmosphère ? Rester sérieux ? Mon cerveau se met à réfléchir à cent à l'heure et plus je réfléchis, plus je me perds dans les méandres de mon esprit et moins je sais quoi faire. Je décide alors d'agir tout simplement et, laissant mon instinct me guider, je m'avance vers le lit dans lequel repose Ambroise, dépose discrètement mon sac à dos au sol et fini par ouvrir la bouche pour savoir ce qui se passe. Sans passer par quatre chemins, je précise avoir parler avec Anna et qu'elle m'a dit que le Dr. David était passé il n'y pas plus de 5 minutes. Est-ce que ça signifie que les résultats sont enfin là ?

La réponse est oui. Un sentiment de soulagement se propage en moi pendant une fraction de seconde avant que le regard fuyant d'Ambroise ne me fasse paniquer. Si ça avait été une bonne nouvelle il aurait été souriant, son visage aurait sans doute reprit quelques couleurs et il ne serait pas aussi blafard. Mon cœur s'accélère subitement alors que j'intensifie mon regard sur mon meilleur ami, lui demandant silencieusement de m'en dire plus. Et lorsque la réponse tombe, je ne suis pas certain qu'insister ainsi était une bonne idée.

Séropositif. Voilà comment Bonnie se défini maintenant. Évidemment que je sais ce que ça veut dire. Je connais les enjeux, du moins en théorie et seulement ce qu'on a pu apprendre en cours de biologie. Donc je ne sais que ce qui se passe chimiquement dans le corps d'Ambroise et ce seulement de façon superficielle. En vrai, plus j'y réfléchis, plus je me rends comptes que j'ai oublié la plupart des informations essentielles. C'est nouveau et la nouveauté ça fait peur. Ça nous panique et ça nous fait réagir de deux façons: se figer et oublier le reste, fixer le problème et le danger. Ou fuir le plus loin et le plus vite possible.

Je n'ai jamais été du genre à fuir les problèmes, alors je me fige, mon regard posé sur Bonnie sans ciller, bouche légèrement entre ouverte. Le choc est bien visible. Je vois bien que les deux Australiens communiquent entre eux, je remarque aussi le sourire du jeune homme et le roulement des yeux de sa sœur, mais c'est tout. Je ne prends rien d'autre en compte, alors que mon cerveau me hurle de réagir, de dire quelque chose, de m'exprimer. Et c'est là qu'arrive la partie de la réaction irréfléchie et irrationnelle.

 «C'est pas ma faute » soufflais-je, parlant, comme bien trop souvent, avant d'avoir pu retenir mes paroles. Pourquoi dire ça ? Pourquoi maintenant ?  « je ...je veux dire... quand on a fait l'amour, je ne l'avais jamais fait avant et je sais que ...» que quoi ? Que je ne suis pas malade ? Que ma famille ne l'est pas ? Certes, ma famille adoptive n'a jamais montré de signe de maladie, je sais aussi que Sara et Allan ont fait un dépistage qui s'est révélé négatif. Mais dans tous les cas, ce n'est pas révélateur, étant donné que je n'ai pas été conçu par eux. Et je ne connais absolument rien de mes parents biologique et je me rappelle subitement qu'il existe des cas de personne qui ont été infectées mais dont le virus ne s'est jamais développé et ne les a jamais rendu malade. Se pourrait-il que je sois porteur du virus ? Et que, du coup, c'est de ma faute ? Que je lui ai transmis le VIH sans le savoir ?

Tremblant, je m'accroche à la rambarde du lit, comme si mon équilibre en dépendait. S'il y avait eu une chaise pas loin, je me serais assis, mais je ne suis pas sûr que mes jambes aient la force nécessaire pour me porter jusqu'à la prochaine chaise.  « En ...en fait j'en sais rien» dis-je, déglutissant doucement  «Je ne connais pas mon père biologique et je … je n'ai jamais discuté de ça avec Mary et je ... » je prends une profonde inspiration puis secoue la tête  «putain » je me passe une main tremblante sur le visage puis sert le poing et fini par me taire, autant car je ne sais plus quoi dire que parce que je sais si je continue à parler je risque fortement de péter un plomb et ce n'est vraiment pas chose à faire maintenant, par pur respect pour Ambroise.


I'm still standing
Don't you know I'm still standing better than I ever did. Looking like a true survivor, feeling like a little kid. I'm still standing after all this time picking up the pieces of my life without you on my mind


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Ambroise MacLeod
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MÉTIER : Etudiant ; master en physique, spé. astrophysique.
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PETIT PLUS : Astrophile ; "androgyne", ne s'offensera pas du pronom 'elle', et s'amusera si son côté queer vous dérange ; affamé, il est irritable, caféïné, il est insupportable ; déteste les gens qui mangent la bouche ouverte ; nullement du matin, très efficace le soir venu ; chanteur correct, bon danseur, adore la musique des 80s ; la tête dans les étoiles depuis tout petit, un vrai passionné ; fusionnel avec sa jumelle Sybille ; bonbons, pâtisseries, sodas... il fonctionne au sucre ; accent écossais mêlé à l'australien, la faute à son éducation ; séropositif.
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Twins are two bodies that dance to each other’s joy. Two minds that drown in each other’s despair. Two spirits that fly with each other’s love. Twins are two separate beings conjoined at the heart.❞

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The universe only makes sense when we have someone to share our feelings with.❞

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My spirit is healthy, yes. But I tell you, my flesh is healthy too. I am enlightened and free, but I am also lustful and carnal.❞

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MessageSujet: Re: He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément)   He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) EmptyDim 12 Mai - 1:05





He, who wants to live forever.
Ambroise & Sybille (& Clément)


Une légère embrouille, une brume survolant la relation qu’entretienne les jumeaux. L’une trop empressée, maladroite, l’autre n’ayant aucune envie de faire des concessions. Bonnie n’est que rarement tendre. La sécheresse de sa voix est largement suffisante pour faire comprendre à Sybbie qu’elle a mal jugé la situation. Parlant toujours trop vite, sans grande réflexion parfois, elle dit souvent des bêtises plus grosses qu’elle. C’est une partie de son charme. Une source d’amusement d’ordinaire. Pas aujourd’hui. Ambroise est blessé d’entendre le pronom singulier remplacer le pluriel, car la vérité se trouve nichée là : il ne se sent même plus sur la même page que sa sœur jumelle, alors que leurs cœurs sont synchronisés depuis avant leur naissance. Un malaise de plus qui l’étreint, il déteste ça. Tiré en tout sens dans des émotions plus noires les unes que les autres, des réalisations qui brisent son âme petit à petit. Il n’est donc pas sympathisant de sa cause cette fois-ci, il n’a aucun sourire alors qu’il sait pertinemment que c’est là une habitude de Sybille que ne pas prévoir les mots qui s’enfuient, et qu’il ne devrait pas s’en offusquer. Elle n’a pas saisi qu’il s’inquiétait justement de choses banales pour ne pas perdre pieds. Immédiatement après l’avoir reprise sur ce sujet cependant, il s’en veut. Encore ces émotions qui tourbillonnent dans son corps, le menaçant à coup de larmes et de hoquets fébriles. Il prend soin néanmoins de garder sa main liée à celle de sa sœur, autre point d’accroche indispensable. L’inconnu se dresse devant eux. Eux, si habitués à tout affronter ensemble, il doute qu’elle puisse le comprendre entièrement de nouveau.

Mais il sait aussi qu’elle est tout autant chamboulée par tout ça. Et qu’elle va faire de son mieux, comme toujours. Qu’elle va s’inquiéter, comme toujours. Qu’elle restera à ses côtés, comme toujours. Il l’écoute parler des choses importantes, quasi vitales, comme les médecins et les médocs, et il aurait pu s’amuser de la voir revêtir le manteau du jumeau responsable. Il en est reconnaissant, aujourd’hui. Bonnie n’a jamais douté de sa sœur, ça n’est pas maintenant que ça commencera. Il finit par hocher la tête, par promettre qu’il fera attention. Puis il la prend dans ses bras, une impulsion qui vient du cœur. Une façon de s’excuser et de la remercier à la fois. Il a conscience de ne pas être le meilleur des frères, et surtout par le meilleur des patients, et pourtant elle est toujours là pour lui. Cependant, l’étreinte est trop courte, à peine suffisante pour lui faire reprendre le sens des réalités puisqu’il s’aperçoit que quelques larmes ont mouillées ses joues. Il les essuie rapidement en saluant Clément, dont il a reconnu la façon de frapper à la porte. Son meilleur ami a bien choisi son heure pour revenir le voir... Et il remarque parfaitement que l’ambiance est bien sombre. Sybille n’est pas dans son habituelle joie, elle reste clouée sur le lit, échangeant un long regard avec son frère. Tout aussi éreinté l’un que l’autre, le choc psychologique à peine passé est encore visible, il était facile de deviner que ce qu’ils avaient appris n’était pas des plus réjouissant.

Clément choisi de rester pourtant, se croyant peut-être prêt à tout. L’idiot. L’optimiste. Ambroise aimerait se fendre d’un sourire et de lui dire narquoisement qu’il n’a pas à avoir l’air du type qui dérange, alors que les trois colocataires ne sont plus à ça prêt. Bien plus proches depuis que le comédien habite avec eux, ce n’est pas la première fois qu’il surprend les jumeaux en grande conversation. Rien n’est réellement secret non plus entre eux – oublions Andreï juste un instant pour la santé mentale de Bonnie – aussi le jeune homme n’a aucun doute sur le fait qu’il ne cachera rien à Clément. Ce dernier commence d’ailleurs par quelques questions, histoire d’enclencher la machine. Il sait déjà que le docteur est passé les voir, information qu’il tient d’Anna, donc Ambroise n’a qu’à hocher la tête en un premier temps. Ils acquiescent d’une même voix avec Sybbie, retrouvant un instant cette symbiose qu’il croyait perdue. Quelques secondes pour chercher le contrôle de sa personne, et il lui apprend pour commencer qu’il sort vendredi. La bonne nouvelle. La seule d’ailleurs. Un peu d’entrain retrouvée, cachant mal une fébrilité qui pourrait rompre sous une brise. Le ton hésitant, il peine à trouver les bons mots. Sa sœur décide avec tact de le laisser parler seul, et se contente de lui jeter des regards salvateurs. Le cercle vicieux de l’angoisse dans lequel est plongé Bonnie (qui ne trouve pas ses mots, et s’en inquiète, et les trouve encore moins, et panique, et ainsi de suite) éclate soudain. Le mot est lâché dans l’air empli de tension. Il claque comme un tonnerre.

Il vient de dire qu’il est séropositif, mais enchaîne aussitôt, ne laissant guère le temps à quiconque de dire quoique ce soit. Il précise qu’il va mieux cependant, qu’il reste seulement pour rencontrer le médecin qui le suivra à partir de maintenant. La tempête d’émotions qui menaçait de le faire s’écrouler est passée. Du moins lui semble-t-il. Il parle du futur, de retrouver la cuisine de sa sœur en une plaisanterie qui sert tout autant à éloigner un peu plus de sa mémoire l’affreuse vérité sur laquelle Clément est encore bloquée. Sybille joue le jeu en appuyant ces paroles pleines d’espoirs. Un sourire parvient à rassurer le frère, qui est à deux doigt de lui le lui rendre. Il renifle simplement, acquiesce en silence, et son regard vert en dit long. La plaisanterie a ensuite le don de dérider réellement la brunette qui va jusqu’à lever les yeux au ciel, jugeant la remarque inquiétante. Osant cette fois-ci sourire, très légèrement, Bonnie hausse les épaules en sentant sa main redevenir captive volontaire de celle de sa sœur. Il sentait la pente sous ses pieds, la montée douce et délicate vers un soleil obscurcit par de nombreux nuages, un nouveau souffle un peu moins âcre dans ses poumons. C’était avant que son meilleur ami ne prenne la parole pour dire la chose la plus improbable qu’il ait jamais cru possible d’entendre.

Revenu de son choc pour dire que ce n’est pas de sa faute. Ambroise écarquille les yeux,  presque plus choqué que lorsque le docteur leur a annoncé son infection. Enfin, peut-être pas, mais de la même manière, le souffle lui manque. Il murmure un « Pardon... ? » si faiblement qu’il doit être complètement inaudible. De toute façon, Clément continu, complètement inconscient de l’absurdité de ce qu’il avance. Parlant de sa première fois, qu’il est clean, que ses parents... Bonnie n’écoute plus déjà. Il a arrêté. Il s’en tape bien de ce que son meilleur ami marmonne à présent. Entre l’égocentrisme et l’idiotie, il ne sait pas ce qui le déconcerte le plus. Ils se protégeaient, il n’y a aucune chance que cela vienne de Clément. Et alors que c’est l’australien qui est cloué au lit, le comédien parvient à voir la situation depuis le prisme de son propre égo. Evidemment qu’être irrationnel n’est pas si étonnant dans une telle situation, le jeune homme est sous le choc de savoir son meilleur ami atteint du VIH. Mais pas une seule fois il ne pose de questions à par pour se demander s’il n’est pas porteur sans le savoir. Ambroise cède. « Oh ferme-là », lâche-t-il d’une façon tranchante. Le poing serré sur la couverture et l’autre écrasant les doigts de sa sœur. « Si c’est pour faire étalage de ta putain de culpabilité mal placée ferme ta gueule. » Il le regarde, furieux, il le fixe comme s’il voulait le voir brûler sur place. Et pourtant les larmes sont revenues et font trop briller ses yeux assombris pour qu’il paraisse menaçant. En revanche, la complexité de ses émotions et la franchise de sa déception sont plus que lisibles sur ses traits. « Réfléchis deux minutes bordel, évidemment que c’est pas toi on s’est protégé à chaque putain d’fois. »

Les dents serrées, il se force à souffler longuement par le nez pour se calmer, ne serait-ce que quelques secondes. Ça ne marche pas des masses. « Espèce de crétin », ronchonne-t-il à voix basse. Avant de reprendre, plus audible, plus sec, plus vif : « T’en as d’autres des remarques aussi débiles ? Mais peut-être que tu attends juste que je t’demande comment ça va. Alors dis-moi Clément ça va ? Tu vas tenir après cette nouvelle qui va terriblement changer ta vie ? Tu veux t’asseoir peut-être ? Tu veux en parler ? Un verre d’eau peut-être ? Je te conseille personnellement de reprendre ta vie tranquillement sans te soucier constamment de ce que tu bouffes, bois, ou des médoc’ à pendre tous les jours pour ne pas que ton propre corps te trahisse. » Il sourit, salement, faussement. Une pause pour reprendre son souffle qui vient à manquer. Il en aurait presque oublié qu’il est malade, et encore dans un lit d’hôpital pour une raison qui n’a pas totalement laissée ses poumons tranquilles. « Ça parait cool non ? » L’expression disparait en une seconde, comme un acteur faisant tomber le masque. Les traits durs de son visage ne prêtent à pas une réponse. Sa lèvre supérieure tremblante trahi cependant la fragilité de cette armure de colère. Une autre seconde, et un sanglot lui échappe, étouffé. « Putain tu comprendras jamais », souffle-t-il alors qu’il vient se prendre le visage dans les mains, se recroquevillant sur lui-même à cette occasion. Il n’a plus d’autres choix que de laisser les larmes couler. Finalement, cette phrase pourrait s’adresser aussi bien à sa sœur qu’à son meilleur ami. Et son cœur se déchire. Il est vraiment seul.

 
Emi Burton


They danced through the day and into the night; through the snow that swept through the hall.
From winter to summer then winter again; 'til the walls did crumble and fall.


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Sybille MacLeod
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SURNOM : Sybbie, la plupart du temps. Quelques fois Syb, aussi. Clyde pour énerver un certain Bonnie.
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MÉTIER : Etudiante en Master Architecture, à la suite d'un Bachelor en Architecture et Design.
LOGEMENT : 360, Fortitude Valley. Une colocation un peu folle avec Ambroise et Clément.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Ne tient pas ne place, totalement matinale ☾ franche, beaucoup trop sociable, et toujours de bonne humeur ☾ passionnée par le dessin et l'aquarelle, et tout ce qu'elle peut créer de ses dix doigts ☾ a toujours eu des boulots étudiants, elle donne actuellement quelques cours particuliers, et fait du baby-sitting certaines soirées ☾ née à Sydney, arrivée à Brisbane vers ses dix ans ☾ militante invétérée: pour la cause LGBT+, les droits des femmes, les animaux, l'anti-racisme, et plein d'autres - adhérente de plusieurs associations ☾ elle a un frère jumeau, Ambroise, avec qui elle est fusionnelle
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
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~ Good vibes only (Clément, fb)
~ He, who wants to live forever (Bonnie+Clément)
~ Atelier street-art (event)


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~ Oakley

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Bonnie #1Clément #1Paul #1Bonnie #2

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MessageSujet: Re: He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément)   He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) EmptyMar 14 Mai - 16:26




   
He, who wants to live forever
Finalement tous ses espoirs partaient petit à petit en fumée, à l'instant même où Clément prit la parole. Sybbie avait bien eu espoir cette fois-ci d'avoir une seconde épaule afin de l'aider pour Bonnie, une seconde personne pour l'aider à lui remonter le moral, le rassurer, lui faire entendre raison aussi, là où il serait trop borné à son habitude. Quelqu'un qui les comprendrait mieux que personne, aussi. Mais encore une fois elle s'était trompée sur la réaction attendue. Mais surtout, cette fois-ci, elle voyait la catastrophe arriver. Et elle la voyait bien arriver de loin, et non pas des moindres. Une déception amère également quand Clément leur répondait en tout premier lieu que ce n'était pas de sa faute. La culpabilité était la première chose qui le frappait et visiblement c'était sa seule réaction. Le visage en face de Clément, celui de Sybille, était bien fade cette fois-ci. Elle n'avait pas su contenir sa grimace face à sa réaction. Après tout, chacun avait sa propre réaction, qui lui est propre, mais elle était plutôt déçue cette fois-ci. Déçue, amère et un peu énervée. Elle avait désormais l'un de ses sourcils froncé, la gorge serrée, et sentait bien qu'à coté d'elle, les secondes étaient comptées avant l'explosion, et c'est bien ce qui l'inquiétait. A vrai dire la réaction de Clément ne lui aurait rien fait s'il n'y avait pas Ambroise à ses côtés. Mais c'était surtout le fait qu'elle savait que ça allait le blesser et le mettre hors de lui qui pouvait la mettre hors d'elle. Elle n'arrivait pas souvent à être impartiale pour son frère, mais cette-fois ci elle était elle aussi étonnée voir choquée des réflexions de Clément sur le coup. Ce dernier enchainait d'ailleurs rapidement sur leur première fois, oubliant presque la jeune australienne à ses côtés, qui ne savait d'ailleurs plus où se mettre et qui aurait bien voulu disparaitre à l'instant même où il en parlait. Mais elle remarquait surtout Clément accentuer le fait de ne parler que de lui et de sa culpabilité. Elle se passait rapidement la main dans ses cheveux, puis sur le visage. C'était seulement la moitié de la matinée et elle se sentait déjà trop fatiguée. Elle n'écoute qu'à moitié le reste de ses paroles, et se sent déjà monter en flèche. Le "pardon" d'Ambroise ne lui retient pas plus son attention pour le moment. Sybbie ne se retient pas de lui répondre dans un souffle. "Mais t'es ..." Se retenant de terminer sa phrase, pour ne pas regretter une fois de plus ce qu'elle avait à lui dire, qu'elle le trouvait bien con cette fois-ci. Et pourtant elle était bien la première à le défendre, et à le raisonner si elle trouvait que rien n'allait. Même cette-fois ci elle était bien trop ahurie de la réponse de Clément à leur annonce, qu'elle jugeait immédiatement comme trop égoïste. Sa voix se mêlait avec celle d'Ambroise, qui lui, dans son dos, continuait sur sa lancée, comme deux pauvres jumeaux qui aboyaient à tour de rôle leurs pensées les plus profondes. "...'puis, on est pas ici pour trouver un coupable.", agrémentant les premières paroles d'Ambroise, comme s'il y avait besoin d'en rajouter. Sybbie savait bien que ce dernier avait horreur quand elle lui coupait la parole ou qu'elle parlait en même temps que lui, surtout cette fois où sa voix portait bien plus que celle de son frère trop faiblarde, mais pourtant et étonnement bien portante. Elle n'avait que très rarement des regards méchants ou noirs, pour ne pas dire jamais, mais cette fois-ci c'était autre chose. Elle ne se serait pas reconnue, aussi impulsive et directe, si elle s'était vue.

Mais alors qu'elle essayait de se contenir et de prendre sur elle, surtout voyant le visage paniqué de Clément en face d'elle, pour Bonnie, c'était tout autre. Le voyant littéralement exploser et se mettre hors de lui, elle, de son côté préfère se raviser face à cette situation. Prenant une grande respiration, elle se tourne à moitié vers ce dernier, histoire d'avoir toujours Clément dans son champ de vision. Évidemment que cette pensée lui avait également traversé l'esprit, ne serait-ce que quelques secondes. Mais cette question, elle n'avait jamais pensé lui en parler aujourd'hui. Ni même demain. Ni même dans les jours qui venaient d'ailleurs. Ils en auraient évidemment parlé, et si le sujet n'avait pas su venir de lui même, elle aurait discrètement amené le sujet un jour, au détour d'une conversation anodine comme elle arrive souvent à le faire pour des sujets plus délicats. Mais elle trouvait ça d'un culot monstrueux d'amener le sujet le jour J, avec son frère encore hospitalisé devant eux. Et puis en y repensant, elle s'imaginait qu'il n'y avait vraiment aucune réaction facile ni appréciable. Chacun aurait, au final, sa propre manière de digérer l'information. Sybille en était pourtant convaincue au plus profond d'elle même : Clément n'avait pas choisi les bons mots, peut-être était-il trop maladroit cette fois-ci. A croire qu'ils partageaient cette maladresse entre eux deux désormais. Elle commençait déjà à s'en vouloir de lui avoir mal parlé à l'instant même. Plus par la manière dont elle lui avait dit les choses que ses paroles en elles-mêmes. Parce que de son côté, Bonnie s'enflamme comme elle l'avait bien prédit, et comme elle le redoutait. L'observant déblatérer tout ce qu'il a sur le cœur ; cœur beaucoup trop lourd pour ce qu'elle en juge de son côté, le visage beaucoup plus consterné qu'elle n'abordait auparavant. Bonnie n'a plus vraiment de filtre, et c'est bien ce qui l'inquiète. Ses mains se rétractent, sa mâchoire se ferme. Son regard perçant l'inquiète deux fois plus. "Non, pas ça ..." Elle passe à nouveau une main dans ses cheveux, pour finir par fermer ses propres yeux, lui donnant un air presque désespéré. "Pas aujourd'hui..." Elle ne supportait plus de le voir aboyer, se déchirer tout seul. S'égosiller pour verser sa haine amère qui lui reste en tête, avec la seule énergie qui lui restait. "Arrête ..." Sybille ne voulait pas avoir à supporter une énième dispute, elle n'en avait d'ailleurs pas la force.  Et s'il y avait bien une seule chose qu'elle ne pouvait supporter, c'était d'être entre eux deux dans ce genre de situation. Débordant sur ses propres paroles, elle savait qu'il y avait une chance qu'il s'énerve à son tour sur elle. Sachant pertinemment que de lui demander de s'arrêter et de se calmer ajouterai de l'huile sur le feu. Elle se retourne vers lui, pas vraiment étonnée de ce qu'il lui balance à la figure. Elle lui lance l'un de ces regards ; de ceux qu'elle lui lance quand elle veut lui faire comprendre qu'elle n'est vraiment pas sur la même longueur d'onde que lui, et même pire, qu'elle n'approuve en rien de ce qu'il peut bien dire. De ces regards qu'elle lance quand elle veut juste que tout s'arrête et qu'elle n'a même plus les mots pour ça. C'était donc ça ce qu'Ambroise pensait ? Qu'il ne pensait qu'à sa propre personne, et qu'il ne pouvait rien comprendre, comme d'habitude. Qu'ils n'étaient que des crétins tous les deux d'ailleurs, et que personne ne pouvait le comprendre totalement. De son côté, elle était certaine d'une seule chose, c'était que la paix ne verrait jamais le jour à nouveau. Elle abusait parfois de ce privilège, celui où elle pouvait bien lui dire ce qu'elle pensait, car dans tous les cas ils trouveraient une entente plus tard, et elle pouvait toujours être honnête avec lui, et sincère. Ils n'avaient jamais eu de langue de bois entre eux. Et cette fois-ci, elle le trouvait bien trop cruel dans ses paroles. Et même si elle n'approuvait en rien de ce que Clément avait bien pu lui dire également, elle trouvait sa réaction bien trop disproportionnée. Et d'un autre coté, ça lui déchirait le cœur d'entendre ce que lui avait sur le sien. Elle n'ose même plus intervenir à nouveau, elle aurait juste voulu lui dire qu'il allait très certainement regretter plus tard, mais à nouveau se raviser était une meilleure solution pour le moment. Tiraillée entre ses pensées ; celles de ce traitement à vie qu'il met à nouveau sur le tapis et qui lui tord l'estomac, et de celles d'une volonté qu'absolument tout s'arrête immédiatement. Des pensées qu'elle n'arrive même plus à entendre avec Bonnie totalement hors de lui. Elle aurait pu leur balancer n'importe quelle remarque, autant à l'un qu'à l'autre, mais si elle ne gardait pas la tête un tant soit peu calme, elle éclaterait autant que son frère, et rien ne serait pire pour rendre la situation encore plus compliquée qu'elle ne l'était déjà. Quand bien même elle n'approuvait plus du tout ses paroles, son regard n'avait pas vraiment changé, les sourcils toujours froncés, elle dégluti. Elle était déjà prête à bondir sur la prochaine occasion, à lui rappeler qui était là pour lui ces dernières semaines, peu importe si la morale lui plaisait ou non.
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☽ All wisdom ends in paradox ☾
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Clément Winchester
la bombe à retardement
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SURNOM : Wolf, Clem
STATUT : célibataire
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PETIT PLUS : Je fais parti des survivants du Tsunami qui a touché la Thaïlande en 2004. Nous étions, avec mes parents et mon frère, parti là-bas car nous voulions changer de notre traditionnel Noël en Nouvelle Zélande. Jamais nous n'aurions dû changer nos habitudes. La première vague nous a séparée : mon père et mon frère d'un côté, ma mère et moi de l'autre. S'en est suivi tout un mois de recherche, de désespoir, de galère, d'espoir, de douleur pour finalement nous retrouver fin janvier 2005. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je m'en suis sorti seulement avec quelques égratignures et une fracture
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MessageSujet: Re: He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément)   He, who wants to live forever. ☿ SYBBIE (& Clément) EmptyMar 14 Mai - 17:24



Il y a ceux que la panique fige, qui les oblige à rester sur place, qui leur vrille le cerveaux et qui ne montrent aucune réaction. Il y a ceux que le trop plein d'adrénaline fait prendre la fuite, qui partent au plus vite le plus loin possible, qui ne se retournent pas avant de juger avoir mit assez de distance entre eux et la source du stress. Et puis il y a ceux qui, comme moi, ne réfléchissent pas, que la panique est telle qu'elle prend possession de leur pensées et de leur âme et leur fait avoir des réactions irrationnelles, leur paroles sont irréfléchies, leur instinct de protection purement égocentrique prend le dessus et n'aide en rien la situation. Pire encore, tout ce qu'ils disent ne fait qu'aggraver la situation qui est déjà horrible et insupportable sans qu'ils n'y ajoute leurs grains de sel.

Je ne sais pas comment c'est arrivé. Je ne sais pas ce qui m'a prit. Pendant tout ce temps où je parlais, j'avais l'impression de n'avoir plus aucun contrôle sur ma langue, ni sur les muscles qui forment les mots ni sur mes cordes vocales. Comme si une force invisible avait prit possession de moi et contrôlait mes faits et gestes et que, moi, impuissant, j'étais là, à essayer de me taire, de faire en sorte d'arrêter le massacre. Mais lorsque je reprend le contrôle et ralentit enfin le flot de mes pensées, le mal est fait. Et je le vois, je le sens et je l'entends.

Tel Smaug brûlant Erebor sur son passage, détruisant des centaines de vies et d'espoirs, les paroles d'Ambroise enflamment tout mon être. Non pas de cette façon délicieuse lorsque nous couchions ensemble, mais plutôt comme Viserys lorsqu'il reçoit enfin la couronne qu'il a tant voulut. J'entends ses paroles, mais tout ce que je comprends c'est la douleur qui se propage en moi, qui réduit mes espoirs en cendre, qui rougit mes entrailles et n'arrangent en rien la panique. Je regarde Ambroise, je l'observe s'enflammer encore et encore jusqu'à ce que je perçoive ce soupçon de désespoir dans sa voix, m'obligeant à détourner le regard.

Je prends en compte les paroles murmurer de Sybbie et lui lance un rapide coup d’œil. Non pas pour pour y chercher du réconfort, car je sais pertinemment que, peu importe qui a raison ou qui a tort, c'est Ambroise qui passera en premier, mais pour essayer de lire quoique ce soit dans ses iris. Toutefois, mon coup d’œil était bien trop bref pour que je puisse voir autre chose que son regard posé sur son frère. La meilleure solution ? Partir. Tout de suite. Fuir et laisser Ambroise se calmer seul. Mais dans le fond, je sais pertinemment que c'est ce genre de réaction ne fera qu'augmenter d'avantage l'incompréhension et donc la rage ardente de mon meilleur ami.

 «Je suis désolé » soufflais-je après quelques instants de silence.  «Ce n'est pas ce que je voulais dire ... » je relève enfin mon regard sur Ambroise et pose mon regard sur ses yeux où la solitude peut clairement se lire.  « C'est déjà assez dur comme ça pour toi, tu n'as pas à endurer ça et je ...» je secoue la tête sans détacher mon regard de Bonnie  «J'ai paniqué. Mais ... » mais quoi ? C'est ma façon de lui faire comprendre que je m'inquiète ? Bravo Clément, il est difficile de faire pire que ça.

 « Je ne suis pas venu pour me disputer à nouveau avec toi » reprenais-je  « . Je ...j'aurais dû te dire que ça ira, que peu importe la suite nous surmonteront tout ça ensemble » je pose mon regard sur Sybbie, l'observe un peu plus longuement, puis me redresse et reporte mon attention sur Ambroise  «Tu n'es pas seul » reprenais-je en passant à côté du lit  « Et peu importe tes sautes d'humeurs, peu importe tes envies soudaines, tu pourras compter sur moi» je m'immobilise non loin d'Ambroise, à une distance où, s'il le voudrait, il pourrait envoyer son coup de poing dans mon ventre ou mes côtes  « Tu as toujours pu compter sur moi et ça, ça ne changera pas» je dévie le regard, regarde derrière moi et attrape la chaise pour la tirer vers le lit et m'installer de manière à être à la hauteur d'Ambroise  «Tu veux des sushi de chez Mashi à l'autre bout de la ville ? Avec 1h de bus et un bus qui ne passe que 4 fois par jours ?» j'arque un sourcil et hausse les épaules  « Je le ferais» mes lèvres s'étirent doucement dans un léger sourire  « Ou alors ...je sais pas, je peux faire une tarte à la rhubarbe, la rater, aller supplier ma mère d'en faire une, aller la récupérer et réussir à te faire croire que c'est moi qui l'ai faite» je me mordille la lèvres inférieure, réfléchissant  «ou alors ... » mon ton se fait un peu plus sérieux  «Ou alors tu me dis de partir et de fermer ma gueule et je le ferais. » reprenais-je en fixant à nouveau mon meilleur ami  « Mais peu importe ce que tu décides, tu sauras que tu pourras toujours compter sur moi »

Mes paroles sont des plus sincères. Je me doute fortement qu'elles ne lui feront pas oublier les précédentes, qu'il aura sans aucun doute beaucoup de mal à digérer ma maladresse, mais au moins il sait que je ne compte pas l'abandonner et que je serais toujours à, près à répondre à ses demandes et à le soutenir.  « Dans les bons comme dans les mauvais moments» ajoutais-je pour conclure mes paroles. Ma taisant finalement, j'observe le jeune australien, me préparant à la pire réaction qu'il puisse avoir.


I'm still standing
Don't you know I'm still standing better than I ever did. Looking like a true survivor, feeling like a little kid. I'm still standing after all this time picking up the pieces of my life without you on my mind


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