AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Aide les nouveaux à se sentir chez eux
Deviens parrain et viens aux prochaines soirées cb d'intégration.
Le forum a besoin de vous pour vivre
N'oubliez pas de voter autant que possible.

 benny + tables, they turn sometimes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Benjamin Brody
l’irrattrapable
l’irrattrapable
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 34 ans (22/11)
SURNOM : Ben
STATUT : célibataire, la capacité sentimentale d'une petite cuillère
MÉTIER : avocat dans son propre cabinet, Brody & Associates (mars 2018) avec une fausse secrétaire mais un vrai stagiaire, ex avocat commis d'office
LOGEMENT : un petit appart' au #17 redcliffe
benny + tables, they turn sometimes Tumblr_plsq1zQE1r1rb326eo4_400
POSTS : 915 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Vient d'une famille modeste de la banlieue de Dublin. A deux petites soeurs. ≈ Papa célibataire d'un fils de 9 ans, Adam, né qu'un coup d'un soir alors qu'il était étudiant. ≈ Grand gosse, il n'a jamais vraiment quitté l'adolescence. Il aime faire le clown, et est un expert lorsqu'il s'agit de prendre de mauvaises décisions. ≈ Fait de nombreuses allergies qui lui pourrissent la vie. ≈ Paraplégique depuis un accident de moto en octobre 2018.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Benny #11 - Debra - Ezra - 3/3
RPs EN ATTENTE : Cora #3 - Vitto #2
RPs TERMINÉS : Debra - Ginny #1 - Cora (FB) - Heidi #1 - Ginny #3 - Ginny #4 - Matt - Benny #5 - Heidi #2 - Benny #7 - Dean - Loan - Edward - Benny #9 - Cora #2 - Heidi #3 - Matt+Tad - Vitto
PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : ben barnes
DC : jamie keynes & lou aberline & kelly ward
INSCRIT LE : 13/11/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t11864-ben-wild-heart-reboot http://www.30yearsstillyoung.com/t11382p15-love-who-loves-you-back http://www.30yearsstillyoung.com/t7688-benjamin-brody#275751 http://www.30yearsstillyoung.com/t12542-benjamin-brody

benny + tables, they turn sometimes Empty
MessageSujet: benny + tables, they turn sometimes   benny + tables, they turn sometimes EmptyJeu 24 Jan - 15:18



Le plus pénible n'était même pas de se rendre aux séances de rééducation, mais d'en revenir. Après une bonne heure d'exercices visant à habituer ses bras à l'effort du mouvement répétitif faisant tourner les roues du fauteuil, renforcer ses précieux membres survivants, il lui fallait poursuivre, prendre sur lui les crampes de ses épaules crispées pour rentrer chez lui. C'était Deb qui le déposait à l'hôpital plusieurs fois par semaine. Au retour, Benjamin prenait le bus. Il avait pitié de la générosité nouvelle de sa sœur ; il ne voulait pas qu'elle se froisse le muscle de la bonté. Mais surtout, il ne voulait pas qu'elle dépende de lui, autant que lui d'elle. Ben était jeune, il était adulte, il pouvait se débrouiller -il le devait. Deborah ne sera pas toujours là, et parfois, personne ne le sera. L'accident avait marqué une fracture dans son entourage, endommageant en profondeur son cercle d'amis, lui faisant ainsi réaliser à quel point il ne devait compter que sur lui-même. Heidi n'était plus là. Dean ne s'était pas montré à la hauteur, une fois encore. Ce fut certainement la fibre familiale Brody qui le sauva de la déperdition, tandis qu'il faisait le deuil de ses jambes qu'il traînait désormais comme un boulet de forçat. Souvent, Benjamin avait cette image, cette sensation d'être prisonnier d'un corps qui n'était pas le sien, qu'il reniait dans sa nouvelle condition. Un corps à moitié réel, à moitié virtuel -présent sans l'être, sans le sentir. Oui, c'était le soutien de cette famille à laquelle il avait tourné le dos égoïstement en quittant l'Irlande pour l'Australie, la manière dont ils n'hésitèrent pas à traverser le globe pour un voyage au-delà de leurs moyens pour être présents, pour être là, pour lui, qui lui permirent de ne pas perdre son Nord. Adam avait joué ses premiers liens avec ses racines, riant à tous ces mots que leur accent dublinois hachait grossièrement. Il avait accepté sa nouvelle réalité sans montrer de signe de faiblesse ou de rancœur. On ne décelait pas de colère en lui, contre son père, contre le monde entier. Une fois encore, il prenait plusieurs années trop vite, et il assumait son rôle, il assurait sa part, et au-delà. Benjamin songeait qu'il devait profiter de cette période de bonté tant qu'elle durerait ; bientôt, son fils serait un adolescent qui le haïrait, comme tous les enfants après 11 ans, et qui n'hésitera pas à lui reprocher ouvertement ce fameux soir où il avait pris la moto alcoolisé, grillé ce feu, et terminé en fauteuil roulant. Et son père ne pourrait même pas l'en blâmer. Lui-même bataillait contre sa propre culpabilité, celle-là qui le rendait parfois amer en un claquement de doigts. Quand un lavabo était trop haut, quand il ratait un transfert vers son propre canapé, quand il se cognait contre le pied d'un voisin qui tenait à prendre le même ascenseur que lui, et quand ses bras étaient fatigués d'avoir fait rouler son corps toute la journée. Il pouvait se montrer dur, il en avait conscience. Il pensait, à tort, ne s'en prendre qu'à lui. C'était peut-être ça, ce qui avait poussé sa meilleure amie à lui tourner le dos pour la première fois, et son buddy d'enfance à ne pas souffrir plus de difficultés dans la reconquête impossible de leur vieille amitié. Le paysage avait changé en profondeur pour l’irlandais, et pas seulement parce que l’horizon était devenu plus bas ; de ce nouveau point de vue, la perspective sur ce qui est, fut et sera important était différente. C’était effrayant. Benjamin se montrait rarement abattu et semblait prendre les problèmes à bras le corps. Il ne se plaignait pas, jamais. Il continuait d’afficher ce sourire juvénile au milieu de sa moue d’éternel adolescent, il dodelinait toujours de la tête de la même manière innocente, haussait les épaules avec flegme. Et il avait toujours le mot un peu flatteur, très rentre-dedans, surtout drôle, pour toutes les femmes physiquement intelligentes qui baissaient leur clivage jusqu’à la portée de ses yeux lorsqu’elles se penchaient pour ramasser le stylo ou les clés qu’il venait de sciemment faire tomber. Ben restait Ben. Du moins, il essayait.

Le jeune homme changeait de t-shirt après chaque séance avec le kiné. C’était un coup d’oeil furtif dans le miroir, à ce moment-là, qu’il pouvait noter ses progrès. Il n’avait trouvé de satisfaction dans l’effort qu’à partir du moment où il en constatait concrètement les résultats, et jeez, jamais de sa vie n’avait-il eu l’esquisse d’un pectoral ou d’un trapèze sur son tronc. Mais diminué de moitié, la gazelle compensait ses jambes à jamais atoniques. Il riait de l’ironie de la situation ; il fallut le clouer dans un fauteuil pour le mettre au sport. Son sac jeté sur le dossier, il emprunta le dédale de couloirs de l’hôpital qu’il connaissait désormais comme le fond de sa poche. Il passait toujours devant la salle où Ginny donnait son atelier de peinture pour les enfants, sans forcément s’arrêter ou faire un signe -sans forcément être vu par elle, pensait-il aussi. Il observait sans stationner à travers les rayures de la vitrophanie, la poitrine un peu plus serrée après être passé qu’elle ne l’était avant. Tous ces mois, le seul faux-semblant que Benjamin ne s’était pas senti prêt à entretenir était celui de son amitié ambiguë avec la jeune femme. Dans le grand puzzle de cette nouvelle vie, chacun avait choisi sa place. Pas elle. Et il ne voulait pas s’imposer, déranger, être une difficulté ; à vrai dire, c’était son affection pour elle qui le tenait à l’écart. Il ne voulait pas être la goutte de trop, qu’elle s’invente une obligation d’être présente, de prendre soin de lui. Alors Ginny était dans des parenthèses, en attendant que le reste de l’histoire prenne forme et que le brun se sente capable de prendre assez soin de lui-même pour ne pas avoir besoin d’elle -pas comme ça. Mais jusqu’à ce qu’il ait besoin d’elle -autrement. Jusqu’à ce qu’elle lui manque. C’était aujourd’hui, il le sut à peine la porte du cabinet du kiné fermée derrière lui, il en fut certain une fois devant celle de l’atelier improvisé. Son coeur n’était pas plus léger que toutes les autres fois, seulement bien accroché. Il fallait au moins ça pour entrer dans la salle. Prise en flagrant délit de rangement de gouaches, il devina un sursaut dans le mouvement de ses épaules tandis qu’il n’avait soufflé qu’un “Hey” timide. “Sympa les peintures de guerre.” souligna-t-il en désignant les traces rouges et vertes qui ornaient les joues de Ginny, ce qui était sans noter l’état de ses mains imprégnées de rose et de bleu. Sans doute les gamins finissaient moins peinturlurés qu’elle ; eux avaient compris que les couleurs allaient sur le papier, pas… partout ailleurs. D’un coup de poignet, Ben tourna le fauteuil et avança centimètre par centimètre le long du mur où les oeuvres du jour étaient accrochées pour sécher à l’air. Pour lui, les arts plastiques n’étaient rapidement devenus qu’une excuse pour peindre des bites. “Joli.” commenta-t-il sans vraiment le penser. Il ne faisait pas des caisses des expressions artistiques des mioches, pas même du sien. “Je devrais peut-être m’inscrire. J’en suis encore au stade des bonhommes en bâtons.” Ce n’était même pas un euphémisme teinte de fausse modestie. Adam, lui, aimait copier les pages de ses mangas. Petit à petit, il parvenait à assembler ses propres personnages. S’il poursuivait, il ne faisait aucun doute qu’il finirait par avoir un réel talent. “Oh, et je sais faire une maison sans lever le stylo aussi.” ajouta Ben avec ce sourire satisfait de sa propre ânerie qui le caractérisait totalement. “Y’a d'la marge de progression. Et à cette hauteur, je passe ni vu ni connu auprès des mômes.” Il ironisait, le ton léger d’une conversation parfaitement banale, tapotant les accoudoirs de son assise comme si ce n’était pas grand-chose. Il voulait faire comme si de rien n’était, mais plus que tout, Ben voulait retrouver les sensations d’avant, le réconfort du sentiment de sécurité, lorsqu’ils étaient planqués dans une cabane d’oreillers.

 
LOONYWALTZ




Maybe one day you'll understand why everything you touch surely dies



Revenir en haut Aller en bas
Ginny McGrath
l'étoile presque bleue
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 29 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : there's nothing else to do here but kiss under the stars.
MÉTIER : peintre et photographe, monte un projet de local collaboratif pour artistes offrant des ateliers créatifs, une galerie d'exposition et une petite boutique d'arts & crafts sur place.
LOGEMENT : #11 Logan City - une vieille maison entièrement rénovée, qui prend doucement des airs de nid confortable.
benny + tables, they turn sometimes Tumblr_inline_o8dbb3E5oS1rifr4k_500
POSTS : 5798 POINTS : 925

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 8 ans qui se remet doucement d'une grave maladie l'ayant gardé hospitalisé depuis les trois dernières années. ▲ Ne parle plus à ses parents ni à son frère après avoir appris qu'ils ont manipulé sa vie. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 3 ans. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :


benny + tables, they turn sometimes Hvu5
MCGRATH FAM (fb)LEVI
Still too young to fail, too scared to sail away. But one of these days I'll grow old, and I'll grow brave and I'll go. Everybody's wishing for no more mistakes, and all that I can think about is you.

benny + tables, they turn sometimes Tumblr_nd56smzyuV1tm59yyo1_500
MCJEN #7MCJEN #8
I can feel your heartbeat like it's my own, I can hear your music from a million miles away. Are you something for me to begin again, again?

benny + tables, they turn sometimes DazzlingBoldGroundbeetle-max-1mb
EZNNY #9 (fb)EZNNY #11
Twenty candles, blow 'em out and open your eyes. We were looking forward to the rest of our lives, but we say we're better now.

benny + tables, they turn sometimes AnotherWeirdBeaver-max-1mb
BAILEY #2 (fb)BAILEY #3
There's a picture hanging in the outhouse of glory and love, of us and so on. But the colors look like they are cheating, if you stare at our smiles for too long.

benny + tables, they turn sometimes Tumblr_nwib1wZBSi1qjjem4o4_250
HASSANNY #3
Who will lead us when our faith is all but gone? Who will be the light when daylight doesn't come? We've been living on a rainbow, living just for love.

benny + tables, they turn sometimes Tumblr_n0ds4p4JCj1qhuc9do2_250
GINAUDEN #1
There's nothing to see here, people, keep moving on. No one cares when the show is done. No mistakes, only now you're bored. This is the time of your life but you just can't tell.

street art festivalmarconoa


RPs EN ATTENTE : andy



PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : shiya
DC : Matt le p'tit con, Ariane l'incandescente et Jack le sensible
INSCRIT LE : 18/10/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t12335-ginny-sit-still-look-pretty http://www.30yearsstillyoung.com/t17242-good-things-to-come http://www.30yearsstillyoung.com/t12358-ginny-mcgrath http://www.30yearsstillyoung.com/t12357-ginny-mcgrath

benny + tables, they turn sometimes Empty
MessageSujet: Re: benny + tables, they turn sometimes   benny + tables, they turn sometimes EmptyDim 3 Fév - 4:59



J’ignorais à quel point je me retrouvais toujours à ce point recouverte de peinture à la minute où les ateliers avec les enfants commençaient. Inévitablement, c’était toujours à refaire, mes t-shirts barbouillés, mes jeans détrempés, même pas le temps de leur passer les boîtes de crayons et les papiers de couleurs que ma silhouette désarticulée s’empêtrait dans les pots dispersés, contre leurs pinceaux imbibés. Encore heureux, tout le monde ici connaissait ma maladresse légendaire, certains gamins prenant souvent plaisir à faire état de ma propreté allongée, la seconde suivante comme une épée de Damoclès qui me ramenait à l’ordre, finissant tête la première dans un chariot de transport rempli des diverses gouaches. Aujourd’hui pourtant, j’avais tenté d’être dans la sécurité avant tout, attendue plus tard dans la soirée pour un entretien avec le professeur principal de Noah. À sa mention, il avait souligné que les notes de mon fils prenaient doucement de meilleures allures, néanmoins son comportement n’était pas des plus brillant à travers. Pas turbulent en soit, juste vraiment dissipé, la tête dans les nuages, les poussées d’énergie frôlant l’hyperactivité. On avait longtemps justifié ses mood swings en les reliant de près ou de loin aux nombreuses années où il avait été trimballé d’hôpital en clinique, manquant les classes, manquant sa vie de bambin normale au dépit de la maladie qui l’avait terrassée. Mais maintenant, la situation commençait à poser problème, à amener avec elle différentes questions que je ne me sentais pas particulièrement capable d’affronter en portant des fringues bariolées. Mes bonnes intentions se retrouvant pourtant vite brimées, et un mouvement trop brusque, mal calculé de ma part s’assure de me faire glisser sur une palette traînant au sol, terminant la course en décrivant de drôles de motifs inventés sur chaque parcelle de peau dévoilée. So much, pour l’allure.

J’en suis à boucler délicatement la classe du jour lorsque ma silhouette est secouée d'un soubresaut, bruit dans l’angle et voix rieuse que je reconnaîtrais entre mille. Un sourire prend le temps de se dessiner sur mon visage avant que je ne fasse volte-face, attrapant au vol le regard de Ben, m’y perdant un moment, tentant de cerner sans oser demander comment il va. La question qui me brûlait les lèvres depuis ce soir-là, que jamais je ne serais suffisamment effrontée pour verbaliser à son intention, me faisant quotidiennement violence pour cesser les vagues brûlantes de culpabilité de m’empêcher de fonctionner convenablement. C’est ta faute, Ginny - que m’hurle une voix nasillarde à l’intérieur, me pointe du doigt, me harasse. J’inspire doucement, arque la nuque, procède. « Je le voyais plutôt comme une oeuvre contemporaine sur fond de nature vivante, ça fait plus pacifiste quand même. » parle ici la hippie en puissance, celle pour qui la guerre n’a jamais rien signifié de joli, de coloré, d’heureux. Toujours dans la surface néanmoins, je me complais dans une suite d’échanges aux saveurs d’avant, la répartie de Ben sur laquelle je rebondis le plus naturellement du monde, continuant d’accrocher aquarelles et de ranger sur son chemin. « On m’a toujours dit que la motivation et l’engouement valaient tout. Tant que tu t’éclates avec tes lignes droites, y’a espoir. » pour l’avoir constaté moi-même un nombre incalculable de fois, il était vrai que côté artiste Brody héritier avait beaucoup plus de potentiel Brody senior, pourtant, ma voix teintée de paillettes et de bon vouloir pointe tout de même le positif, le constructif dans l’allégation. Ses maisons à main levée qui m’arrachent un rire de bon coeur. « Pour ça, je prends tout le crédit par contre. » je complète, faussement hautaine, bombant le torse avant de rire de plus belle au souvenir peu glorieux d’un Ben acharné à me prouver que c’était pas si difficile, de faire le toit, sans se retrouver avec des marques de stylo sur toutes les paumes et au-delà. « Que des arguments valables, laisse-moi parler à la direction des études, je mettrai une note à ton dossier. » il finit par aborder le sujet sans vraiment le faire, la piqûre de rappel que je balaie volontairement du revers, sentant ma gorge se nouer sur la fin de ma phrase, détournant momentanément le regard pour ramasser cahiers éparses et autres croquis.

« Je t’ai vu passer dans le couloir, l’autre fois. » que je finis par m’entendre dire, m’installant sans même le réaliser sur la table à dessiner appuyée au coin de la pièce, à proximité, mes iris qui sont à la même hauteur que les siens. Le souvenir de l’avoir vu discuter, l’avoir entendu rire un peu plus fort qu'à l'accoutumée, un examen terminé que j’avais présumé, la conversation post-état d’après à laquelle je n’avais absolument aucun droit d’assister, mais durant laquelle j’avais gratté quelques bribes par égoïsme. Comment tu vas Ben, comment tu vas, vraiment? « J’ai pas voulu déranger. » je me censure, je m’explique, je me justifie, non sans m’en vouloir de m’accorder autant d’importance dans sa vie qui maintenant, a dû prendre des proportions tellement décalées que ma présence n’en est que plus ridicule. « Tes parents sont partis il y a longtemps? » j’ai su un peu avant les Fêtes qu’il prévoyait recevoir la famille chez lui, que l’Irlande s’était donnée rendez-vous sur notre île le temps de faire les choses bien. Depuis par contre, c’était un silence de coton qui nous avait englobé. Derechef, prendre des nouvelles en douceur m’aidera probablement à me faire une tête sur son état, sur sa suite, sur son quotidien, sur sa vie, tout court.

 
LOONYWALTZ



    Through my eyes I can see a shooting star. Waving it's way across the sea, somewhere from mars. Down the street we would run to scratch our names in the park. Young and free in the sun. I said you do.






Revenir en haut Aller en bas
Benjamin Brody
l’irrattrapable
l’irrattrapable
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 34 ans (22/11)
SURNOM : Ben
STATUT : célibataire, la capacité sentimentale d'une petite cuillère
MÉTIER : avocat dans son propre cabinet, Brody & Associates (mars 2018) avec une fausse secrétaire mais un vrai stagiaire, ex avocat commis d'office
LOGEMENT : un petit appart' au #17 redcliffe
benny + tables, they turn sometimes Tumblr_plsq1zQE1r1rb326eo4_400
POSTS : 915 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Vient d'une famille modeste de la banlieue de Dublin. A deux petites soeurs. ≈ Papa célibataire d'un fils de 9 ans, Adam, né qu'un coup d'un soir alors qu'il était étudiant. ≈ Grand gosse, il n'a jamais vraiment quitté l'adolescence. Il aime faire le clown, et est un expert lorsqu'il s'agit de prendre de mauvaises décisions. ≈ Fait de nombreuses allergies qui lui pourrissent la vie. ≈ Paraplégique depuis un accident de moto en octobre 2018.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Benny #11 - Debra - Ezra - 3/3
RPs EN ATTENTE : Cora #3 - Vitto #2
RPs TERMINÉS : Debra - Ginny #1 - Cora (FB) - Heidi #1 - Ginny #3 - Ginny #4 - Matt - Benny #5 - Heidi #2 - Benny #7 - Dean - Loan - Edward - Benny #9 - Cora #2 - Heidi #3 - Matt+Tad - Vitto
PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : ben barnes
DC : jamie keynes & lou aberline & kelly ward
INSCRIT LE : 13/11/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t11864-ben-wild-heart-reboot http://www.30yearsstillyoung.com/t11382p15-love-who-loves-you-back http://www.30yearsstillyoung.com/t7688-benjamin-brody#275751 http://www.30yearsstillyoung.com/t12542-benjamin-brody

benny + tables, they turn sometimes Empty
MessageSujet: Re: benny + tables, they turn sometimes   benny + tables, they turn sometimes EmptyLun 6 Mai - 12:04


La discrétion n'était plus vraiment son fort, maintenant qu'il ne passait plus dans les couloirs de moins d'un mètre de large -et il en existait bien plus qu'il ne l'aurait cru depuis le haut de ses jambes. Ce pouvait donc être le bruit du fauteuil ou le haut chevelu de son crâne qui avait trahi ses réguliers passages devant la salle d'activités de Ginny. Du moins lui fit-elle remarquer un de ces passages, un de ces moments où il l'a vit du coin de l'œil sans s'arrêter, sans oser. “Ah.” le devinait-on souffler dans sa bouche ouverte, la mâchoire tombante oubliée par la gêne qui laissait bien plus de mots en suspens. Comme des excuses, par exemple, ou une explication valable. Ses yeux se baissèrent, il déglutit. “J’ai pas voulu déranger.” reprit-il à l'exact même moment que Ginny, apposant leurs voix l'une à l'autre dans un timing parfait. Il eut un petit rire. Son regard fuyait toujours sur le côté, en bas, en haut -partout où celui de la jeune femme n'était pas. Un Brody peut bien avoir peur de temps en temps. Peur de se voir lui-même dans ses iris, et d'y deviner quelque chose. Quelque chose qui le renverrait à son propre sentiment d'impuissance. Quelque chose qui aurait changé. Des crayons traînaient sur la petite table où Ginny s'était installée. Machinalement, Ben en attrapa un juste pour effectuer des allers-retours répétitifs sur un coin de papier encore blanc. Cela ne le rendait pas moins nerveux, mais puisqu'il ne pouvait plus tapoter du pied pour y canaliser son énergie, le pastel ferait l'affaire. “Lundi dernier.” répondit-il au sujet du reste de sa famille ayant fait le voyage jusqu'à Brisbane afin de passer les fêtes ensemble. Ils n'étaient pas restés très longtemps. Il n'y avait pas de place dans son appartement pour les accueillir, ils avaient donc pris un hôtel sur place en plus des billets d'avion qui leur avaient coûté un rein chacun. C'était un effort considérable de la part d'une petite famille modeste de la banlieue de Dublin, mais un geste qui valait tout l'or du monde aux yeux de l'irlandais. “C'était cool qu'Adam puisse enfin les voir.” reprit-il timidement. Ce fut au moment où ils allèrent les récupérer à l'aéroport et qu'il les vit tous ensemble que Benjamin s'en voulut plus que tout de les avoir tenus à l'écart de sa vie et de leur propre sang durant toutes ces années. Ils avaient le droit de le rencontrer bien avant. “Tout le monde était content d'être là. On a eu un Noël quasiment normal. Ça m'a fait du bien.” Cette réunification était certainement le seul élément positif à tirer de l'accident. Sa sœur avait également changé depuis, il devait l'admettre. Elle était en première ligne, à s'en prendre plein le bec pendant les mauvais jours de son frère. “Deb est méconnaissable depuis, t'sais. Elle joue au chauffeur pour moi, je l'aurais rebaptisée Alfred si c'était un mec.” Il s'en amusait vaguement, en réalité. Il était surtout reconnaissant. Embarrassée, honteux, l'ego misérable et en miettes. Mais reconnaissant. “Elle m'aide beaucoup, je m'attendais pas à ça d'elle.” Deb n'était pas parfaite. Néanmoins, elle était là, et c'était bien plus que certaines autres personnes. “J'aurais voulu en dire autant d'Heidi et Dean mais…” Le brun haussa les épaules. Eux, leurs histoires de cœur, leur amitié, c'était de l'histoire ancienne désormais. Un chapitre qui serrait son cœur dans sa poitrine, une déception qu'il ne laissait pas devenir une colère qui le plongerait dans ses travers amers. Ils avaient le droit de faire ce choix. Mieux valait qu'ils le fassent avant que Ben n'ait l'illusion de pouvoir compter sur eux. Rien ne les obligeait à consentir à une vie changée, bouleversée à jamais. Il n'était pas question que leur amitié devienne du devoir, qu'ils se sentent responsable de son bonheur, de son bien être moral et physique. Il comprenait que ce soit trop. Cela l'était pour lui aussi. Il n'avait pas le luxe du choix, pour sa part. Ce n'était pas une raison valable pour jalouser celui des autres. Alors il acceptait, il encaissait. “C'est la vie.” fit-il dans son meilleur français dépioté à la hache, haussant les épaules et soulignant le tout d'un fin sourire. Entre temps, il avait troqué le pastel corail pour le turquoise. Ses gribouillages abstraits ressemblaient aux premières expressions artistiques d'un bambin en couche-culotte. La diversion était à peine suffisante pour faire passer la trouille qui serrait sa gorge tandis qu’il se préparait à lancer un pavé dans la mare. Il ne voulait pas tourner autour du pot plus longtemps et continuer à se torturer à propos de Ginny sans savoir ce qu’il en était concrètement. Et s’il en avait le courage maintenant, il n’était pas certain que cet élan revienne de sitôt. “Je… J'ai pas beaucoup eu de tes nouvelles non plus.”

 
LOONYWALTZ




Maybe one day you'll understand why everything you touch surely dies



Revenir en haut Aller en bas
Ginny McGrath
l'étoile presque bleue
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 29 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : there's nothing else to do here but kiss under the stars.
MÉTIER : peintre et photographe, monte un projet de local collaboratif pour artistes offrant des ateliers créatifs, une galerie d'exposition et une petite boutique d'arts & crafts sur place.
LOGEMENT : #11 Logan City - une vieille maison entièrement rénovée, qui prend doucement des airs de nid confortable.
benny + tables, they turn sometimes Tumblr_inline_o8dbb3E5oS1rifr4k_500
POSTS : 5798 POINTS : 925

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 8 ans qui se remet doucement d'une grave maladie l'ayant gardé hospitalisé depuis les trois dernières années. ▲ Ne parle plus à ses parents ni à son frère après avoir appris qu'ils ont manipulé sa vie. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 3 ans. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :


benny + tables, they turn sometimes Hvu5
MCGRATH FAM (fb)LEVI
Still too young to fail, too scared to sail away. But one of these days I'll grow old, and I'll grow brave and I'll go. Everybody's wishing for no more mistakes, and all that I can think about is you.

benny + tables, they turn sometimes Tumblr_nd56smzyuV1tm59yyo1_500
MCJEN #7MCJEN #8
I can feel your heartbeat like it's my own, I can hear your music from a million miles away. Are you something for me to begin again, again?

benny + tables, they turn sometimes DazzlingBoldGroundbeetle-max-1mb
EZNNY #9 (fb)EZNNY #11
Twenty candles, blow 'em out and open your eyes. We were looking forward to the rest of our lives, but we say we're better now.

benny + tables, they turn sometimes AnotherWeirdBeaver-max-1mb
BAILEY #2 (fb)BAILEY #3
There's a picture hanging in the outhouse of glory and love, of us and so on. But the colors look like they are cheating, if you stare at our smiles for too long.

benny + tables, they turn sometimes Tumblr_nwib1wZBSi1qjjem4o4_250
HASSANNY #3
Who will lead us when our faith is all but gone? Who will be the light when daylight doesn't come? We've been living on a rainbow, living just for love.

benny + tables, they turn sometimes Tumblr_n0ds4p4JCj1qhuc9do2_250
GINAUDEN #1
There's nothing to see here, people, keep moving on. No one cares when the show is done. No mistakes, only now you're bored. This is the time of your life but you just can't tell.

street art festivalmarconoa


RPs EN ATTENTE : andy



PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : shiya
DC : Matt le p'tit con, Ariane l'incandescente et Jack le sensible
INSCRIT LE : 18/10/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t12335-ginny-sit-still-look-pretty http://www.30yearsstillyoung.com/t17242-good-things-to-come http://www.30yearsstillyoung.com/t12358-ginny-mcgrath http://www.30yearsstillyoung.com/t12357-ginny-mcgrath

benny + tables, they turn sometimes Empty
MessageSujet: Re: benny + tables, they turn sometimes   benny + tables, they turn sometimes EmptyMar 14 Mai - 23:08



Et j’écoute attentivement, une fois la question posée, les nouvelles demandées. J’écoute et je vois dans son visage qu’il est rassuré d’une certaine façon, soulagé même. J’avais entendu de sa part quelques mentions de ses parents, de sa sœur encore en Irlande, de tout ce qui se tramait de leur côté du globe, de ce qu’il avait laissé derrière lorsqu’il avait décidé de s’établir en Australie y’a des années de ça. La famille à travers laquelle il ne se retrouvait pas, ne se retrouvait plus, mais qui maintenant avait parcouru de dizaines de milliers de kilomètres pour venir passer une poignée de jours avec lui, pour colmater les absences, pour se construire de nouveaux souvenirs. D’un coup d’œil un seul, je comprends aussi. Qu’il est soulagé, que l’épreuve en soi a dû être un peu moins difficile avec des visages familiers à proximité, qu’il avait des retrouvailles à gérer, des présentations aussi, de quoi s’occuper l’esprit dans les moments de rechute. Adam avait pu mettre des noms sur des gens, des accents sur des discussions, des référents un peu plus solides surtout. Et leur Noël quasiment normal sonne comme quelque chose de doux lorsqu’il le résume humblement, quand mes yeux s’égarent sur ses mains nerveuses, quand sa voix trahit la nostalgie de les avoir vus partir peut-être, de ne pas savoir à quand l’opportunité de les revoir se représentera. Mais y’a Deb, y’a toujours Deb. Il la raconte le sourire aux lèvres, mes jambes ballantes au fil des qualités, des caractéristiques qui lui attribue, quand il n’avait jamais vraiment été autre chose que prudent avec elle, que leur relation était toujours restée au strict minimum non sans être ainsi qu’ils étaient confortables. « Y’a toujours les traditionnelles variantes, Alfreda, Alfredienne… je continue le brainstorm, je te reviens avec de meilleures idées. » je laisse un rire s'échapper d'entre mes lèvres, la moquerie juste assez niaise pour bien passer, et la Brody que j’imagine déjà râler d’être reléguée au simple titre de conductrice alors qu’elle semble avoir été là, avoir été tout à fait là pour lui, à un niveau qui l’étonne lui, qui la conforte elle. Et moi aussi. Puis, viennent Dean et Heidi, leurs absences également. Même si Ben ne dit rien tout de suite, même s’il ne me mentionne pas, même s’il évite de pointer le fait que moi aussi, j’y suis allée à tâtons depuis son hospitalisation, n’en reste que je la sens qui monte, la culpabilité, qui ne sait faire que ça. « Les gens en situation de crise, c’est ce qui fait ressortir leurs meilleurs comme leurs pires côtés. On sait jamais lequel prendra le dessus. » et je soupire, finement. Et mes yeux croisent les siens, et je me souviens surtout, qu’on se dit toujours la vérité. Et je me rappelle très bien à quel point ça fait partie de l’accord tacite, qu’il savait tout ce qui avait bien pu se tramer avec Matt, avec Ezra, avec mes parents, les traumatismes des cachettes finalement exposés qui m’avait provoqué de toujours dire le fond de ma pensée désormais. Encore plus maintenant. Je lui devais bien ça. “Je… J'ai pas beaucoup eu de tes nouvelles non plus.” ses mots me font frissonner, et pas dans le bon sens. Parce que je sais que j’ai mal géré, parce que je sais surtout que je gère encore mal.  « J’ai voulu, Ben, j’ai vraiment voulu. » que je finis par m’entendre dire, une seconde, une minute plus tard, j’ai oublié de compter, de respirer. Voulu lui donner des nouvelles, voulu prendre des siennes. Voulu gratter des minutes, maigres moments qu’il avait pour lui. Voulu rester, voulu garder ma place, celle qu’il m’avait faite, celle que j’avais insisté pour garder même quand il avait douté. Voulu être là, toute là. « Mais à chaque fois que je passais devant ta chambre, je… » ma voix se casse, mes mots se cherchent, mais je ne baisse par le regard, une fois accrochée à ses iris il n’y a absolument aucune raison que je lui fasse l’affront de détourner la tête. « … c’est ma faute, c’était ma faute ce soir-là. » et elle est là la raison, aussi lamentable et pitoyable et douloureuse à dire, à entendre. Si je ne lui avais pas téléphoné, si j’avais pas insisté. Si j’avais vu les signes qui pointaient vers l'opposé, si j’avais laissé Ben tranquille, si j’avais pas été là, à stupidement m’accrocher à lui, à croire qu’il y avait quelque chose, que je n’hallucinais pas totalement, il marcherait encore aujourd’hui. « Et quand je te vois et quand je te croise et quand tu es là, je… c’est juste ça que je finis toujours par me répéter. » des excuses qui ne seront jamais suffisantes, son pardon que je ne mériterai probablement jamais.

 
LOONYWALTZ



    Through my eyes I can see a shooting star. Waving it's way across the sea, somewhere from mars. Down the street we would run to scratch our names in the park. Young and free in the sun. I said you do.






Revenir en haut Aller en bas
Benjamin Brody
l’irrattrapable
l’irrattrapable
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 34 ans (22/11)
SURNOM : Ben
STATUT : célibataire, la capacité sentimentale d'une petite cuillère
MÉTIER : avocat dans son propre cabinet, Brody & Associates (mars 2018) avec une fausse secrétaire mais un vrai stagiaire, ex avocat commis d'office
LOGEMENT : un petit appart' au #17 redcliffe
benny + tables, they turn sometimes Tumblr_plsq1zQE1r1rb326eo4_400
POSTS : 915 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Vient d'une famille modeste de la banlieue de Dublin. A deux petites soeurs. ≈ Papa célibataire d'un fils de 9 ans, Adam, né qu'un coup d'un soir alors qu'il était étudiant. ≈ Grand gosse, il n'a jamais vraiment quitté l'adolescence. Il aime faire le clown, et est un expert lorsqu'il s'agit de prendre de mauvaises décisions. ≈ Fait de nombreuses allergies qui lui pourrissent la vie. ≈ Paraplégique depuis un accident de moto en octobre 2018.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Benny #11 - Debra - Ezra - 3/3
RPs EN ATTENTE : Cora #3 - Vitto #2
RPs TERMINÉS : Debra - Ginny #1 - Cora (FB) - Heidi #1 - Ginny #3 - Ginny #4 - Matt - Benny #5 - Heidi #2 - Benny #7 - Dean - Loan - Edward - Benny #9 - Cora #2 - Heidi #3 - Matt+Tad - Vitto
PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : ben barnes
DC : jamie keynes & lou aberline & kelly ward
INSCRIT LE : 13/11/2015
http://www.30yearsstillyoung.com/t11864-ben-wild-heart-reboot http://www.30yearsstillyoung.com/t11382p15-love-who-loves-you-back http://www.30yearsstillyoung.com/t7688-benjamin-brody#275751 http://www.30yearsstillyoung.com/t12542-benjamin-brody

benny + tables, they turn sometimes Empty
MessageSujet: Re: benny + tables, they turn sometimes   benny + tables, they turn sometimes EmptyDim 16 Juin - 16:39


Il aurait voulu le dire autrement, s’il l’avait pu, mais Ben n’était pas certain d’avoir assez d’imagination pour mieux amener le sujet auprès de Ginny et obtenir les réponses qu’il attendait. Il ne se voulait pas exigeant ou sévère, il n’avait même pas de rancoeur. Une pointe de déception se devinait dans la tournure de sa phrase et le ton de sa voix, mais jamais le jeune homme ne se permettrait de pointer la brune du doigt. Il voulait juste savoir si c’était lui, le problème. S’il avait dit ou fait quelque chose, si cela était lié de près ou de loin à l’accident. Elle avait été là, au début. Puis de moins en moins, et plus du tout, alors que le Brody s’était persuadé que si une personne ne le laisserait pas tomber, si une personne savait ce que c’était d’essayer de tenir bon au milieu d’une catastrophe, c’était elle. « J’ai voulu, Ben, j’ai vraiment voulu. »  répondit Ginny visiblement accablée. Le fait était qu’elle avait disparu, elle aussi. Sa complice, sa partenaire de crime. Lui les voyait surmonter ça à coups de courses de fauteuil comme la dernière fois où ils s’étaient amusés dans les couloirs de l’hôpital en attendant Noah. Elle ne partageait pas cette vision-là. “Mais ?” anticipa-t-il, encourageant la jeune femme à poursuivre. « Mais à chaque fois que je passais devant ta chambre, je… »  La phrase mourut. Le regard de l’irlandais insistait, plissé, avide d’obtenir cette information manquante. Bien qu’il l’avait déjà devinée, qu’il le savait parfaitement dans son coeur, il ne voulait pas rester sur des spéculations et des non-dits. « … c’est ma faute, c’était ma faute ce soir-là. » Et cela parut aussi incongru que ce que Benjamin s’était imaginé lorsqu'il avait répété cette scène dans sa tête. “Ta faute ? Quelle idée, Ginny…” C’était à la fois évident et complexe à comprendre pour lui qui savait parfaitement, mécaniquement, pragmatiquement, de quelle manière s’étaient déroulés les événements. Ginny n’était pas là. Ce n’était que lui et sa moto contre une voiture. “Je voulais te voir, ce soir-là, mais je n’aurais pas dû. J’avais trop bu pour prendre la route. C’est moi qui allais trop vite, c’est moi qui ai grillé le feu. C’était mes choix, les uns après les autres.” C’était ces shooters dans son sang, c’était sa vision trouble derrière la vitre de son casque, c’était sa vitesse au-dessus de la limite sur cette route, c’était cette dose d’adrénaline lorsqu’il était passé à l’orange. Des dominos tombés un par un, jusqu’au dernier, jusqu’au crash. “Ce n’est pas parce que tu étais la destination que tu y es pour quoi que ce soit.” Aux yeux de Ben, Ginny n’était pas plus coupable que le conducteur de la voiture qui l’avait percuté. Et c’était encore le plus difficile à accepter, pour lui, d’être l’unique fautif de sa situation et de n’avoir personne d’autre à blâmer pour ses malheurs. Il aurait été plus simple de tout rejeter sur quelqu’un d’autre, histoire de légitimer ses envies d'apitoiement. Mais il était à la fois la victime, et son propre bourreau. “En tout cas, je comprends mieux, maintenant.” reprit le brun, lâchant le crayon qui divertissait ses doigts nerveux depuis qu’il avait eu le courage d’aborder Ginny. Ses deux mains se posèrent sur les accoudoirs de son fauteuil, redressant son échine au fond du dossier. “C’est… tout ce que tu vois, c’est ça ? C’est tout ce que ça t’inspire.” L’éclopé, l’infirme, le type handicapé qui réveille en elle de la culpabilité. Pas l’ami, encore moins celui avec qui elle échangeait des baisers dans un château de draps. Seulement son affliction. “Je suis toujours moi, tu sais. Old Ben.” fit-il avec un vague sourire attristé. Les gens avaient visiblement tendance à l’oublier. “Ca ne me définit pas. Et je… Je pensais que ça ne me définirait pas à tes yeux non plus.” Mais peut-être avait-il rêvé, idéalisé leur connexion. Peut-être s’était-il fourvoyé tout ce temps. Ou peut-être avait-elle décrété qu’il n’en valait pas la peine.

 
LOONYWALTZ




Maybe one day you'll understand why everything you touch surely dies



Revenir en haut Aller en bas
Ginny McGrath
l'étoile presque bleue
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 29 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : there's nothing else to do here but kiss under the stars.
MÉTIER : peintre et photographe, monte un projet de local collaboratif pour artistes offrant des ateliers créatifs, une galerie d'exposition et une petite boutique d'arts & crafts sur place.
LOGEMENT : #11 Logan City - une vieille maison entièrement rénovée, qui prend doucement des airs de nid confortable.
benny + tables, they turn sometimes Tumblr_inline_o8dbb3E5oS1rifr4k_500
POSTS : 5798 POINTS : 925

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 8 ans qui se remet doucement d'une grave maladie l'ayant gardé hospitalisé depuis les trois dernières années. ▲ Ne parle plus à ses parents ni à son frère après avoir appris qu'ils ont manipulé sa vie. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 3 ans. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :


benny + tables, they turn sometimes Hvu5
MCGRATH FAM (fb)LEVI
Still too young to fail, too scared to sail away. But one of these days I'll grow old, and I'll grow brave and I'll go. Everybody's wishing for no more mistakes, and all that I can think about is you.

benny + tables, they turn sometimes Tumblr_nd56smzyuV1tm59yyo1_500
MCJEN #7MCJEN #8
I can feel your heartbeat like it's my own, I can hear your music from a million miles away. Are you something for me to begin again, again?

benny + tables, they turn sometimes DazzlingBoldGroundbeetle-max-1mb
EZNNY #9 (fb)EZNNY #11
Twenty candles, blow 'em out and open your eyes. We were looking forward to the rest of our lives, but we say we're better now.

benny + tables, they turn sometimes AnotherWeirdBeaver-max-1mb
BAILEY #2 (fb)BAILEY #3
There's a picture hanging in the outhouse of glory and love, of us and so on. But the colors look like they are cheating, if you stare at our smiles for too long.

benny + tables, they turn sometimes Tumblr_nwib1wZBSi1qjjem4o4_250
HASSANNY #3
Who will lead us when our faith is all but gone? Who will be the light when daylight doesn't come? We've been living on a rainbow, living just for love.

benny + tables, they turn sometimes Tumblr_n0ds4p4JCj1qhuc9do2_250
GINAUDEN #1
There's nothing to see here, people, keep moving on. No one cares when the show is done. No mistakes, only now you're bored. This is the time of your life but you just can't tell.

street art festivalmarconoa


RPs EN ATTENTE : andy



PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : shiya
DC : Matt le p'tit con, Ariane l'incandescente et Jack le sensible
INSCRIT LE : 18/10/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t12335-ginny-sit-still-look-pretty http://www.30yearsstillyoung.com/t17242-good-things-to-come http://www.30yearsstillyoung.com/t12358-ginny-mcgrath http://www.30yearsstillyoung.com/t12357-ginny-mcgrath

benny + tables, they turn sometimes Empty
MessageSujet: Re: benny + tables, they turn sometimes   benny + tables, they turn sometimes EmptyVen 21 Juin - 5:34



Lorsque ses yeux trouvent les miens, je n’ai pas l’impolitesse de baisser le regard. Parce qu’il mérite au moins ça Ben, des explications. Il mérite bien des choses, la première étant de savoir, ou du moins, d’arriver à mettre des mots sur les silences que j’ai tenus, que je me suis fait violence à garder. Parce que j’aurais aimé pouvoir lui parler plus tôt. J’aurais aimé être de ceux qui n’idéalisent pas, qui n’ont pas espoir en une potentielle suite. J’aurais tant souhaité être cartésienne, me fier aux faits, et seulement aux faits. Laisser de côté le sentimentalisme, faire fi de la nostalgie. Ç’aurait été tellement plus facile s’il n’y avait pas d’historique à travers, tellement plus simple si chaque fois où je le voyais dans le couloir, dans mes pensées, je n’avais pas été prise d’une vague de culpabilité, de remords presqu’aussi grands que mes regrets. “Je voulais te voir, ce soir-là, mais je n’aurais pas dû. J’avais trop bu pour prendre la route. C’est moi qui allais trop vite, c’est moi qui ai grillé le feu. C’était mes choix, les uns après les autres.” « Si je n’avais pas… » et mes mots restent en suspens, comme la soirée toute entière est gravée en elle-même dans ma tête. Elle reste bloquée, elle reste ambiante, elle est indécollable, ancrée. Elle parasite chaque coup d’œil envoyé à la dérobée à son intention, elle fait office d’idylle empoisonnée qui flirte avec le serrement dans mon ventre, la boule dans ma gorge. “Ce n’est pas parce que tu étais la destination que tu y es pour quoi que ce soit.” Mais si je n’avais pas été la destination, justement. Si je n'avais pas tenté de relancer quelque chose qui était en suspens depuis une longue année, si je n’avais pas posé tant d’espoir en un si petit geste, un nouveau pas dans sa direction, une dernière tentative de ma part de créer un nous. Si j’avais laissé Ben se libérer de mes frasques et de mes maladresses, si je ne m’étais pas transformée en boulet à son pied, cette discussion n’aurait jamais eu lieu. Ces mots ne m’auraient jamais fait aussi mal.

Une seconde passe, une autre s’y additionne. Je tente d’expliquer mon point de vue, j’espère y apporter la clarté qu’il mérite, dont il a besoin, dont j’ai besoin également. Mais il balaie du revers mes explications comme il en a totalement le droit. “En tout cas, je comprends mieux, maintenant.”  Sa voix n’a rien de celle que je connais de lui, son ton est loin des farces, à des kilomètres de ses vannes dont il a lui seul le secret. Ce sont deux adultes qui se parlent, là, de suite. Pas les deux enfants qu’on avait pu être depuis les premières esquisses de notre relation. C’est la vérité qui reste en suspens trop longtemps, c’est l’aspiration qu’on avait de faire les choses bien. C'est ce qui s’apparente beaucoup plus à une fin qu’à un début. “C’est… tout ce que tu vois, c’est ça ? C’est tout ce que ça t’inspire.” qu’il finira par ajouter Ben, par statuer pour moi. Et mes sourcils se froncent doucement, mon souffle se perd. « Non. » “Je suis toujours moi, tu sais. Old Ben.” je sais. Je le vois, il est là, il est devant moi, c’est lui qui est entré dans la salle une poignée de minutes plus tôt, c’est à lui que je parle depuis tout à l’heure. “Ca ne me définit pas. Et je… Je pensais que ça ne me définirait pas à tes yeux non plus.” « Ce n’est pas tout ce que je vois. Ce n’est pas tout ce que tu es à mes yeux. » que je m’entends ajouter, reprenant ses mots. « Je sais que ça ne te définit pas. Que peu importe le mal, que peu importe la maladie, ce n’est pas ça qui définit qui que ce soit. » ce n’était pas mon mal-être de l’époque qui me définissait maintenant. Ce n’était pas la lourdeur et les démons que j’avais traînés durant de trop longues années de ma vie qui faisaient de moi exclusivement la personne que j’étais aujourd’hui. Ce n’était pas son accident qui le caractérisait uniquement et en entière partie. Ce n’était pas la maladie de Noah qui était la seule et unique façon dont je voyais mon fils désormais. Mais c’en était un volet, un angle. Et même minime, cette fraction de lui me glaçait le sang. Elle provoquait des frissons le long de ma colonne vertébrale, elle me terrorisait comme peu de choses encore. Elle allait jouer dans mes retranchements, elle allait gratter là où je n’avais plus de forces, elle menaçait de me vider toute entière. À nouveau. « Mais même si ce n'est qu'une infime partie de toi, je... j'ai... j’ai tout donné, à Noah. J’ai donné tout ce que je pouvais, j’ai vidé toutes mes réserves, j’ai fait tout ce que j’ai pu, j’ai… j’ai laissé une immense partie de moi dans tout ça. » pour que finalement, je n’ai plus rien à offrir. Que je sache que si je me réembarque dans tout ceci, c’est mon cœur qui ne survivrait pas. Ce sont mes blocages qui reviendront, les masques que je me tuerai à porter comme une vieille habitude malsaine retrouvée. Le courage que j’ai épuisé, qui a fini par me drainer totalement.

« Et maintenant je… » et maintenant, je m’en veux de ne plus rien avoir à lui offrir. Et maintenant, je me sens horrible, absolument dégueulasse, d’avoir les mains vides, d’avoir le cœur épuisé, d’avoir les sens annihilés. « Et maintenant je n'y arrive tout simplement plus. »D’être celle sur qui il aurait dû compter, sur qui il aurait pu compter, et de ne même pas avoir la vaillance, la bravoure de mériter la place. « Je suis désolée. » ma voix se casse, mes yeux s'enfuient. Pour l’une des première fois avec Ben, j’ai perdu cette impression d’être son alliée, d’être son égale. Aujourd’hui je ne suis rien, alors qu’il aurait besoin de tout.

 
LOONYWALTZ



    Through my eyes I can see a shooting star. Waving it's way across the sea, somewhere from mars. Down the street we would run to scratch our names in the park. Young and free in the sun. I said you do.






Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

benny + tables, they turn sometimes Empty
MessageSujet: Re: benny + tables, they turn sometimes   benny + tables, they turn sometimes Empty


Revenir en haut Aller en bas
 

benny + tables, they turn sometimes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
30 YEARS STILL YOUNG :: 
brisbane, australie.
 :: toowong :: st vincent's hospital
-