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 happiness therapy (nephtys)

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AuteurMessage
Yoko Lee
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ÂGE : vingt-et-un ans (née un 26 août 1997) mais personne lui donne la majorité ce qui lui permet de gratter les réductions au ciné.
SURNOM : yoyo; mulan — appelée comme ça par 95% des gens et les 5% restants ne l'appellent pas.
STATUT : célibataire — préfère s'encombrer de la solitude que de problèmes amoureux.
MÉTIER : étudiante en littérature à l'Université de Queensland — danseuse à la Northlight Theater Company depuis juillet 2016.
LOGEMENT : #66 Fortitude Valley — c'est la voisine qui passe son temps à sonner aux portes parce qu'elle a plus de papier toilettes.

POSTS : 71 POINTS : 515

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : adore spoiler les gens pour les énerver ✕ a collé un chewing-gum sur le siège de son voisin de cours l'année dernière parce qu'il l'appelait chin ching chong h24 ✕ court tous les dimanches pour entretenir son souffle ✕ déteste les bonbons ✕ a un élastique porte-bonheur qu'elle met à chaque représentation ✕ voudrait devenir blonde ✕ n'a pas de second prénom ✕ préfère mourir que devoir toucher un insecte ✕ a raté trois fois le permis australien ✕ a pour code pin 0000 parce qu'elle l'oublie tout le temps sinon ✕
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : nephtysclément (fb)primrose (fb)
RPs EN ATTENTE :

YOKO LEE
LA BOISSON DU YOSHI

PSEUDO : lizzie
AVATAR : jennie kim — BLΛƆKPIИK
CRÉDITS : ( gekyume ).
DC : //
INSCRIT LE : 01/02/2019

MessageSujet: happiness therapy (nephtys)   Lun 11 Fév - 19:11


NEPHTYS & YOKO Even a happy life cannot be without a measure of darkness, and the word happy would lose its meaning if it were not balanced by sadness.

février 2019
C’est de la faute du médecin — comme d’habitude. Immobile devant les quelques marches menant à la porte d’entrée située juste face à elle, mains fermement accrochées aux bretelles de son sac à dos jaune et musique résonnant dans ses oreilles au volume maximum, Yoko regarde avec aversion la plaque fixée sur le mur blanc du bâtiment : Cabinet libéral de Nephtys Sharp & Stephen Holloway — rien qu’aux noms, elle veut partir. Maudissant une nouvelle fois son médecin traitant et son insistance presque angoissante, elle lâche un soupir avant de sortir son téléphone de sa poche de sweat-shirt pour regarder l’heure et grimace en voyant les chiffres affichés sur l’écran. Elle est en retard, sans grande surprise, mais Yoko préférerait mourir que de franchir ces portes — car après les insectes et les brocolis, voir un psychologue fait partie de sa plus grande peur. D’où cela vient ? Elle ne le sait pas — peut-être de sa culture asiatique qui lui a appris à ne rien montrer ou simplement parce qu’elle ne sait pas se confier. Tout ce qu’elle sait, c’est que si elle a un rendez-vous avec Nephtys Sharp, c’est de la faute de son médecin. D’après lui, c’est nécessaire ; d’après elle, c’est un ennui mortuaire. Elle se revoit dans son cabinet, bras croisé et regard levé au ciel, alors que le professionnel de santé lui explique une énième fois oh combien la visite régulière chez un psychologue pourrait l’aider — mais l’aider à quoi concrètement ? Yoko ne comprend pas le problème, ne voit pas la tâche noire sur la page blanche qui représente son année 2018. Même avec sa précédence psychologue, elle ne l’avait pas cerné ; ce déni sur sa blessure, cette incapacité volontaire à ne pas accepter l’arrêt potentiel de la danse dans sa vie — elle ne voit rien, trop terrifiée à l’idée de ne plus pouvoir danser. La musique s’arrête au même moment que ses réflexions et c’est en silence qu’elle finit par gravir les quelques marches pour appuyer sur la sonnette où une étiquette Accueil est maladroitement collée juste au-dessus. Elle peut encore partir — là, si elle se retourne, si elle descend les marches et tourne à droite, elle peut encore fuir pour ne jamais revenir — mais le bruit d’ouverture de la porte résonne dans ses oreilles et elle lâche pour la seconde fois en moins de cinq minutes un nouveau soupir. Poussant sans aucune motivation la porte d’entrée, Yoko pénètre dans une salle d’attente aux tons neutres et à l’atmosphère rassurante ; étrangement, ça ne sent pas l’hôpital ou une quelconque odeur angoissante. Au contraire, il y a dans cet espace clair un semblant d’humanité, soutenu par quelques dessins d’enfants collés au mur. Silencieuse, la jeune fille reste quelques secondes sans bouger, son regard glissant sur les différents coloriages — un sourire s’étend sur ses lèvres alors que son cœur lui crie de partir. Mais qu’est-ce que j’fous là ? ; avancer ou reculer — peut-être, peut-être pas — l’instant d’après, alors que sa raison lui intime violemment de rester, elle se tourne brusquement de nouveau vers la porte d’entrée pour l'ouvrir et s'enfuir, écouteurs toujours dans ses oreilles bien que plus aucun son ne les traverse depuis son arrivée — « Mademoiselle ? » ; arrêt sur image — et merde. C’est la voix de l’assistante, assise derrière le comptoir où une petite plaquette argentée indique Accueil, qui résonne dans ce hall soudainement plus froid et bien moins accueillant. Hésitante, Yoko finit par se retourner pour faire face à son interlocutrice, faisant voltiger ses cheveux coiffés en deux couettes hautes. « Vous avez rendez-vous ? » « Malheureusement » réplique Yoko, plus pour elle-même que pour l’assistante. Lentement, ne lâchant pas ses mains crispées de ses bretelles de sac à dos, elle la rejoint au comptoir et se maudit de ne pas avoir pris la fuite avant — à présent, impossible pour elle de quitter les lieux ; mais quel merdier. « Sauf bonne nouvelle, j’ai rendez-vous avec Madame Sharp » (haussement de sourcil de la part de la secrétaire mais sans commentaire sur la remarque) « A quel nom, je vous prie ? » « Yoko Lee » (silence, saisie rapide du nom sur le clavier noir) « Alors Madame Sharp a un peu de retard avec son rendez-vous précédent. Je la préviens de votre arrivée et en attendant, vous pouvez patienter dans la salle d’attente » (elle lui indique gentiment de l’index un coin du hall où des sièges et quelques revues posées sur une table basse étaient agencés) Yoko hoche la tête, n’affichant absolument pas une expression ravie sur le visage, et prend place sur l’un des fauteuils tout en retirant ses écouteurs pour les ranger dans sa poche. Elle regrette — elle n’aurait jamais du accepter, jamais du venir. Pourtant, sa conscience lui chuchote qu’une fois ce rendez-vous passé, peut-être que tout sera enfin terminé ; elle ne reviendra plus jamais ici, il suffit simplement qu’elle montre à quel point tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes — pas de blessure, pas de douleur, rien — tout va bien, ne vous en faite pas. Presque satisfaite de son plan en vérité totalement bancal, Yoko retire son sac à dos pour en ouvrir la poche avant et en sortir un feutre noir (son éternel compagnon ne la quittant jamais) puis saisit un magazine devant elle (à la couverture blanche). Remontant son genou droit pour poser son pied sur le siège, elle cale la revue contre sa cuisse et commence à dessiner — le type dans la rue qu’elle a vu jouer quelques minutes plus tôt avant d’arriver. Il joue, il joue — comme elle ; elle aussi, elle joue, elle va même si bien jouer la comédie qu’à la fin de la journée, tout sera fini.
ni vu ni connu je t'embrouille





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