AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Aide les nouveaux à se sentir chez eux
Deviens parrain et viens aux prochaines soirées cb d'intégration.
Le forum a besoin de vous pour vivre
N'oubliez pas de voter autant que possible.

 the elaborate story (deborah&camil)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Camil Smith
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : quarante-et-un ans.
SURNOM : cam.
STATUT : célibataire, sans intention de se caser prochainement.
MÉTIER : directeur du cabinet du maire de brisbane.

POSTS : 505 POINTS : 75

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : primrose ; deborah
AVATAR : alexander skargård.
CRÉDITS : gif : unknown ; avatar : cranberries.
DC : baby bishop.
INSCRIT LE : 29/11/2015

MessageSujet: the elaborate story (deborah&camil)   Sam 23 Fév - 18:36



Au volant de sa Porsche 911, Camil pestait. Il appuya sur son klaxon avec virulence, exaspéré d’être retardé par un incapable qui n’était pas foutu de savoir où il allait. La vie du directeur du cabinet du maire de Brisbane était réglée comme du papier à musique, et il ne laissait jamais rien au hasard – et surtout pas le temps. Ses fonctions officielles remplissaient ses journées et certaines de ses soirées, mais cela ne lui posait aucun problème : il étendait son réseau, rencontrait du monde, et dessinait son avenir avec intelligence et minution. Aucun détail n’échappait son regard acéré, et il ne craignait pas d’aller au-devant des gens qui pourraient un jour lui être utiles. Camil voyait loin, bien plus loin que le poste qu’il occupait actuellement. Il avait patiemment gravi les échelons, et ne comptait pas chuter alors qu’il était désormais si près du but. Il faisait partie des successeurs des actuels politiciens, et attendait pour le moment dans l’ombre qu’il soit l’heure pour lui d’être désigné en tant que digne héritier. Ce qui risquait de prendre un temps considérable, si le mollusque devant lui ne passait pas la deuxième. Excédé, l’Américain enclencha son clignotant et, après avoir vérifié que personne ne venait en face, doubla son cauchemar matinal. Son pied ne quitta la pédale de l’accélérateur que pour écraser celle du frein, alors qu’il arrivait devant la mairie. Un agent de sécurité le salua d’un signe de tête auquel Camil répondit poliment, alors qu’il s’engageait sur le parking réservé aux officiels. Il ne traîna pas davantage ; il avait tout un tas de choses à préparer pour un événement politique qui aurait lieu le week-end à Brisbane, et comme à son habitude, il était hors de question qu’il laisse le moindre détail au hasard. Il était beaucoup trop prévoyant pour cela.

En se dirigeant vers son bureau, il prit le temps, comme tous les matins, d’aller à la rencontre de ses collaborateurs. Camil pouvait être froid, distant, voire même peu sociable, mais il savait à quel moment il devait être reconnaissant. L’Australo-Américain n’était pas idiot : il savait que sa réussite politique reposait aussi sur les personnes qui travaillaient sous ses ordres, et c’était bien pour cela qu’il ne les négligeait pas. Au fil des années, il avait pris soin de bien s’entourer : il assurait lui-même les entretiens d’embauche de ses collaborateurs, et profitait de ces rapides interviews pour tester ceux qui feraient peut-être partis de son équipe. Il avait besoin de personnes de qualité, fiables, qui n’hésiteraient pas à se donner à fond pour que les affaires fonctionnent. Pour le moment, Camil était plutôt satisfait : la dynamique était bonne, et le rendu satisfaisant. Bien sûr, il y avait toujours quelques points qui pouvaient être améliorés, mais les changements se faisaient progressivement. Comme chaque matin, l’Australien s’arrêta aux côtés de sa plus ancienne employée. Il posa une main délicate sur l’épaule de cette femme, et s’empara de sa main. « Katherine, vous êtes toujours aussi élégante. » Son tailleur lui allait à merveille. « Si vous n’étiez pas mariée… » Dit-il en souriant. Il plaisantait, bien sûr. Sa collaboratrice avait dépassé la soixantaine depuis quelques mois maintenant et, en aucun cas, Camil n’était intéressé par cette femme. Pour autant, il lui reconnaissait volontiers son élégance et son dévouement. « Je vous attend à quinze heures, pour notre réunion quotidienne. Je n’aurai qu’une petite demi-heure à vous accorder, par contre. » Déclara-t-il en souriant. Il avait un rendez-vous professionnel à dix-sept heures, et il ne pouvait pas le manquer. Il fit un dernier sourire à sa collaboratrice, et alla ensuite saluer le comptable. Il ne resta pas longtemps avec lui ; ce dernier semblait absorbé par ses chiffres, et Camil ne voulait pas le perturber. Il passa devant sa dernière recrue, qui s’occupait de la communication. « Mademoiselle Brody. » Salua-t-il en lui tendant une main qu’elle serra machinalement. Le comportement qu’il avait avec elle était ambivalent ; il oscillait entre un autoritarisme sévère, et une envie à peine masquée d’en faire son quatre heures. « J’ai eu le maire en ligne, hier soir. Il aimerait que vous retouchiez quelques-unes des photos qui ont été prises hier soir, avant de les poster sur ses réseaux sociaux. Il veut aussi que l’on mette l’accent sur la communication estivale. J’attends vos propositions pour la fin de matinée. » Il se détourna d’elle, et retourna dans son bureau. Il avait encore du pain sur la planche.


 
Laying on the bathroom floor, feeling nothing I'm overwhelmed and insecure, give me something I could take to ease my mind slowly Just have a drink and you'll feel better Just take her home and you'll feel better Keep telling me that it gets better Does it ever? Help me, it's like the walls are caving in Sometimes I feel like giving up No medicine is strong enough Someone help me I'm crawling in my skin Sometimes I feel like giving up But I just can't It isn't in my blood.
Revenir en haut Aller en bas
Deborah Brody
la touche à tout
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
ÂGE : Elle est née le 26 février, il y a trente-et-un ans de cela mais elle n'en a pas l'âge mental. Ne lui demandez pas d'être responsable, ça ne lui va pas au teint.
SURNOM : Debra. Deb. Debbie. Parfois Brody.
STATUT : Célibataire. Volage. Elle ne se pose pas de question, elle fait sa vie sans chercher à se caser. Ce n'est clairement pas sa priorité.
MÉTIER : Elle change souvent de métier. En ce moment elle travaille comme community manager à la Mairie de la ville mais elle a déjà été serveuse, distributrice de flyers, modèle pour les cours d'art et de science à l'université, sondages rémunérés, webdesigneuse, cliente mystère, cobaye médical et marketing, téléphone rose, femme de ménage, travail en usine, inventaire de magasin, caissière... tout ce qui paye aisément et/ou peut se quitter facilement y passe.
LOGEMENT : appartement #151 à Fortitude Valley avec Austin Williamson.

POSTS : 372 POINTS : 1960

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : A Brisbane depuis l'été 2016. Avant ça, elle a toujours vécu à Dublin en Irlande. • Elle a un frère (Benjamin) et une sœur (Rebecca) tous les deux plus âgés qu'elle. • Elle vient d'une famille très catholique mais elle est athée. • C'est une touche à tout. • Elle a donné naissance à un petit garçon en avril 2017 qu'elle a mis à l'adoption. Ses parents n'ont jamais été mis au courant. • Elle fuit les responsabilités. • Elle cache sa sensibilité derrière une attitude de je m'en foutiste et du cynisme. • Elle n'a jamais eu de relation longue bien qu'elle soit un véritable cœur d'artichaut.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :

2018 –
Vitto#1Kane #1
2019 – Benny#2Austin#1Camil#1Vinnie#1 (fb)Logan#1Elwyn#1Mitchell#1Nolan#1Raelyn#1Joseph#1 (fb lettres)Deviniel#1 (ua)

RPs EN ATTENTE : Andy • Ginny
RPs TERMINÉS :
2018 –
Benny#1
AVATAR : Daisy Lowe.
CRÉDITS : LA QUEEN RAE (ava) • BAT'PHANIE (code sign)
DC : /
INSCRIT LE : 28/11/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t22389-acid-candy-d-brody http://www.30yearsstillyoung.com/t22455-notebook-d-brody http://www.30yearsstillyoung.com/t22582-deborah-brody#918039 http://www.30yearsstillyoung.com/t22593-deborah-brody

MessageSujet: Re: the elaborate story (deborah&camil)   Mer 6 Mar - 15:37


C’était étrange. Étrange de se réveiller à une heure fixe – encore plus une heure matinale –, étrange de devoir se préparer dans un temps voulu pour aller au même endroit tous les matins, étrange de prendre le temps de choisir des fringues adéquates – bien qu’elle était en droit d’être plus décontractée que les autres, elle qui n’était pas en contact des citoyens –. Finalement, c’était simplement étrange d’avoir un travail de ce standing. Elle avait postulé sans vraiment y croire, sans rien attendre en retour. Une bouteille jetée à la mer. Coup de chance, destin, elle ne savait pas trop à qui s’en remettre mais ça avait porté ses fruits. C’était rare qu’une institution aussi officielle fasse confiance à une personne comme elle, une touche-à-tout qui n’a jamais vraiment eu de travail fixe jusque-là. Des CDD courts ou des CDI foutus en l’air par un coup de sang. Ça lui était arrivé plus d’une fois parce que l’autorité, ce n’était pas vraiment son truc, parce que Debra, elle avait tendance à en faire qu’à sa tête, à vouloir faire les choses comme elle le souhaite et en prenant le temps qu’elle veut. Seulement, le monde du travail, ce n’était pas ça et ça lui avait porté préjudice plus d’une fois. Elle pourrait être sa propre patronne mais pour ça il fallait soit ouvrir sa boîte – et autant dire qu’elle n’avait pas les fonds financiers pour ça – soit tenir assez longtemps dans une entreprise quelconque pour monter les échelons un à un. Une patience que Deborah n’avait pas. Alors oui, pour elle qui était en manque cruel d’argent en ce moment, ce boulot était autant une tannée à supporter qu’un espoir de renaître de ses cendres. Elle avait un peu de mal à se retenir dès lors qu’on lui donnait un ordre mais elle savait qu’elle n’aurait pas un autre boulot avec un tel salaire rapidement et pour le coup, elle avait tout intérêt à tenir deux ou trois mois au moins pour ne pas se faire virer de son appartement. Qu’Austin soit là, c’était cool, mais il n’allait pas payer le loyer tout seul. Faire un effort pour garder son boulot et payer sa part, elle lui devait au moins ça.

Alors quand son patron pointait le bout de son nez et que ses iris s’ancraient dans les siens lors d’une poignée de mains ferme, elle ne pipait pas un mot autre qu’un « Bonjour. » Un simple hochement de tête pour dire qu’elle avait bien compris et elle attendait patiemment qu’il s’en aille du bureau pour s’asseoir dans son siège et souffler de lassitude. Retoucher des photos, ce n’était pas ce qu’elle préférait faire mais cela faisait partie intégrante du travail. Elle allait donc s’y attaquer dès maintenant tout en réfléchissant à ce qu’il lui avait demandé pour la suite…

Deux heures et trente minutes. C’est le temps qu’il lui fallait pour finir ce qu’il lui avait demandé. Quarante-cinq minutes pour retoucher les photos et pour les poster sur les réseaux sociaux, le reste du temps pour réfléchir à un plan concret pour la communication estivale. A vrai dire, elle avait passé plus de temps à se renseigner sur les prochains événements qu’à réellement réfléchir à comment les mettre en avant. La brune avait l’habitude de ce genre de demande, c’était la première fois qu’elle travaillait totalement dans la branche de la communication mais ce n’était pas la première fois qu’on lui demandait de mettre en avant certaines choses. C’était donc sans aucun stress qu’elle se dirigeait vers le bureau de Smith, quelques idées griffonnées sur un morceau de papier pour ne rien oublier. Quelques coups contre la porte, l’autorisation d’entrée et elle se retrouvait seul avec lui, la porte se fermant d’elle-même derrière elle. « J’ai fait quelques postes sur l’événement d’hier soir et j’ai ce que vous m’avez demandé. » Le claquement de ses talons notifiaient son approche du bureau. Elle aurait pu rester devant ce dernier mais elle préférait en faire le tour pour lui présenter directement ses idées. « Pardon. » Rien de plus, rien de moins et elle prenait la souris de son ordinateur pour ouvrir le site de la mairie à l’allure professionnelle, trop peut-être. « Il faut commencer par changer tout ça. C’est trop carré, pas assez attrayant. Il y a plus de personnes qui visite l’instagram de la mairie que le site certainement parce qu’il ne donne pas envie. Il faut donner du peps à tout ça, changer les couleurs, les formes. Sincèrement, je ne sais pas qui a fait ce site mais il n’y connait franchement rien. Sans parler qu’il est pas du tout ergonomique sur téléphone alors que c’est par ce moyen que la plupart des gens visitent les sites aujourd’hui. » Franche du collier, elle n’y allait pas par quatre chemins alors qu’elle n’était ici que depuis deux semaines.

Sans attendre vraiment d’avis là-dessus, elle lui remettait une feuille où il était aisé d’y faire une maquette du site avec des couleurs plus pétillantes, des intitulés sérieux mais moins pompant, des formes plus arrondies sans en faire un site comique non plus. « J’ai remarqué que les années précédentes, la communication passait surtout par l’idée de mettre en avant les festivals. Le souci c’est que c’était juste un pauvre article sur le site qui renvoyait sur un autre site pour l’achat des tickets, un bandeau défilant en haut et c’est tout. Personnellement, je vois les choses en bien plus grand, il faut taper un grand coup. Je propose de faire un design du site à chaque très grand festival comme le "Viva Surfers Paradise Festival" qui dure dix jours, ou encore le "Body Lovin' Summer Splash" qu’on accueille pour la première fois cette année. Pareil pour le festival "Hervey Bay Whale" qui financent des programmes de conservation des baleines. Un design qui change au fil des événements, ça va forcément attirer du monde. Et pourquoi pas mettre en plus le paiement des tickets directement sur le site de la mairie pour ne pas perdre les internautes au fil des clics. » Peut-être qu’elle voyait les choses en trop grand, peut-être était-elle trop enthousiaste à ces idées. « Pour finir, il serait intéressant d’ouvrir un instagram entièrement consacré au maire. Des photos prises comme s’il s’agissait des siennes, comme s’il était un citoyen lambda qui participent aux événements de la ville et qui fait des photos personnelles. Les citoyens pourront s’identifier à lui et éventuellement le rencontrer pour lui soumettre des idées ou des remarques. Je le trouve trop éloigné de ses électeurs, il faut le rendre plus sympathique, moins professionnel politique. » Au cours de son discours elle avait même fini par poser une fesse sur le bureau, à demi assise aux côtés de Camil. Ça, c’était sûrement son esprit un peu trop décontract qui avait pris le dessus mais tant pis. « Qu’est-ce que vous en pensez ? »



this is about love
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Camil Smith
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : quarante-et-un ans.
SURNOM : cam.
STATUT : célibataire, sans intention de se caser prochainement.
MÉTIER : directeur du cabinet du maire de brisbane.

POSTS : 505 POINTS : 75

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : primrose ; deborah
AVATAR : alexander skargård.
CRÉDITS : gif : unknown ; avatar : cranberries.
DC : baby bishop.
INSCRIT LE : 29/11/2015

MessageSujet: Re: the elaborate story (deborah&camil)   Sam 16 Mar - 10:03



L’Australo-Américain était penché sur un dossier complexe lorsque, soudainement, quelques petits coups frappés à la porte le firent sortir de sa concentration. Il fronça légèrement les sourcils et, machinalement, jeta un coup d’œil à sa montre. La pause méridienne n’était plus très loin et, comme souvent, il s’agissait d’un moment important pour ses collaborateurs. Ceux-ci profitaient de la fin de matinée pour se présenter à son bureau, afin de faire un bilan du travail qu’ils avaient pu accomplir. Certains voulaient une approbation ou une validation, d’autres un avis tranché, et les derniers venaient rendre des comptes à leur chef. Il autorisa la personne à entrer, et soupira légèrement en constatant qu’il s’agissait de sa dernière recrue. Cette dernière, visiblement pas intimidée pour un sou, s’avançait vers lui d’un pas déterminé. Camil ne pouvait pas le nier : il aimait l’assurance que cette femme pouvait dégager. « Montrez-moi. » Exigea-t-il d’une voix ferme, alors que le bruit de ses talons résonnait sur le parquet de son bureau. Alors qu’il s’attendait à ce qu’elle prenne place face à lui, cette dernière préféra plutôt se positionner aux côtés de son chef, pour faire une démonstration en direct de ses propos. « Ne soyez pas si dure vis-à-vis de notre webmaster. » Nuança le politicien, malgré le fait qu’il soit amusé par les remarques de son employée. Il s’était lui-même fait la réflexion ; le site de la mairie manquait de modernité. Il ne répondait pas clairement aux attentes des citoyens, et Camil le déplorait. Après avoir bataillé fermement auprès du maire lui-même, il avait finalement obtenu gain de cause : une refonte complète du système de communication. La tâche était immense et intensive, et c’est pour cela que Deborah Brody avait été embauchée. « Je veux bien que vous me fassiez des propositions. Des ébauches, qui auront le mérite de refléter ces changements et évolutions. Je veux tout : du texte, des illustrations, des bannières, des nuanciers, des liens. » Enuméra-t-il en relevant les yeux vers sa collaboratrice. Sur ce coup, sa marge de manœuvre était pour le moment faible, et il ne voulait pas tout modifier sans l’accord de ses collègues. Il préférait ménager les susceptibilités de chacun – c’était là un jeu qui le gonflait prodigieusement, mais auquel il devait impérativement se soumettre, s’il voulait avoir ses chances pour l’avenir. « Je suis personnellement convaincu du bien-fondé de cette refonte. Mais d’autres sont plus… Mitigés. » Concéda l’Australien en haussant les épaules. Pour l’instant, le politicien prenait son mal en patience. Il savait que la politique était une sphère particulière, dans laquelle les choses évoluaient peu, et avec une lenteur exagérée. Faire changer quelqu’un d’avis n’était pas chose aisée et, parfois, c’était peine perdue.

Camil s’empara de la feuille que Deborah lui tendait. Il y jeta un coup d’œil rapide, prenant connaissance des quelques notes qu’elle avait couché sur le papier. « Vous pensez à un seul et même site pour chacun de ces événements, ou un site dédié à un événement ? » Demanda-t-il en faisant la moue, pas forcément convaincu par la proposition de sa collaboratrice. « Les visiteurs du site pourraient être perdus, avec tous ces changements. » En politique, il y avait une règle d’or : essayer de se mettre à la place de quelqu’un de lambda. Penser comme un citoyen, en faisant abstraction des connaissances politiques ou autres que l’on pouvait avoir. C’était un exercice compliqué, et avoir un regard innocent sur certains sujets était toujours un plus. « L’avantage d’un site par événement, c’est aussi que l’on peut consacrer un onglet à l’historique dudit événement. Les dossiers de presse, communiqués de presse, photos et vidéos peuvent être stockés et consultés à tout moment. Par les professionnels, mais aussi par les particuliers. » Expliqua l’Australien, convaincu du bien-fondé de cette potentielle évolution. Il eut un petit rire lorsque sa nouvelle employée lui fit part d’un compte Instagram dédié au maire. « Je ne veux pas vous décevoir, mais le maire est loin d’avoir une vie palpitante. » Fit remarquer Camil en souriant légèrement. Et surtout, il n’était pas sûr du tout qu’il accepterait de se prêter au jeu. Il faudrait négocier âprement – mais si le succès était au rendez-vous, c’était le plus important. « Vous connaissez Human of New York ? » Demanda-t-il en récupérant son téléphone portable, qui était resté sur son bureau. Il ouvrit son application Instagram, et se mit sur la page officielle. Le principe était simple : des portraits d’individus, qui acceptaient de partager leur vie avec d’autres. Il tendit son téléphone à son interlocutrice, afin qu’elle puisse prendre connaissance du phénomène. « Je me dis qu’avec la diversité que l’on a à Brisbane, on pourrait trouver quelque chose de similaire à faire. » Il releva les yeux vers elle, prêt à échanger sur le sujet.


 
Laying on the bathroom floor, feeling nothing I'm overwhelmed and insecure, give me something I could take to ease my mind slowly Just have a drink and you'll feel better Just take her home and you'll feel better Keep telling me that it gets better Does it ever? Help me, it's like the walls are caving in Sometimes I feel like giving up No medicine is strong enough Someone help me I'm crawling in my skin Sometimes I feel like giving up But I just can't It isn't in my blood.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: the elaborate story (deborah&camil)   


Revenir en haut Aller en bas
 

the elaborate story (deborah&camil)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
30 YEARS STILL YOUNG :: 
brisbane, australie.
 :: spring hill
-