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 The rain begins with a single drop ↟ Finnley

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Jameson Winters
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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Je ne pense pas savoir aimer, ou être aimée.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une immense villa bien trop vide.
The rain begins with a single drop ↟ Finnley Bu4y
POSTS : 5890 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Phoenix [f.b.]Gaby [f.b.]Gaby [2]FinnleyArianeAriel [f.b]Zelda & Gabriel

Réalités alternatives ↠ Robin & Phoenix [r.a. 2003]Zombinson [d.z.]Sir Thomas [d.f.]Bloody Gaby [d.f.]Bosie me boy [d.f.]Witchy Robin [d.f.]

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PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

The rain begins with a single drop ↟ Finnley D6jn
ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

RPs EN ATTENTE : Phoenix [2] ↟ Robin [4] ↟ Phoenix [r.a. 2] ↟ Abel
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : Whitefalls (avatar), anaëlle. (signature), loonywaltz (UB)
DC : Kyte le vieux fou & Aisling l'ex junkie paumée
INSCRIT LE : 08/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7655-jaimia-winters-you-were-expecting-me-to-be-a-man-my-father-was-too http://www.30yearsstillyoung.com/t13536-jameson-winters-lone-wolf-looking-for-her-pack http://www.30yearsstillyoung.com/t12178-jameson-winters

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Message(#) Sujet: The rain begins with a single drop ↟ Finnley The rain begins with a single drop ↟ Finnley EmptyMar 5 Mar - 23:23


the rain begins with a single drop
Finnley & Jameson
"The earth has music for those who listen."
Une pluie battante giflait mon visage depuis des heures, recouvrait le paysage d’un voile grisâtre, alourdissait mes pas. Son beau pelage neige souillé par la bouillasse, Freyja sautillait à mes côtés, le museau pointé vers le ciel et les plantes pour humer toutes ces odeurs passionnantes que déclinait l’averse. Loin de partager son enthousiasme, je la suivais en courbant l’échine pour protéger mon cou des gouttelettes qui cherchaient à s’infiltrer dans mon col. Autour de nous, la nature n’offrait aucun refuge où nous terrer en attendant une accalmie, et comme un malheur n’arrivait jamais seul, il m’était impossible de jeter le moindre coup d’œil à ma carte topographique sans risquer de la voir réduite en lambeaux par une bourrasque. Alors je faisais front en serrant les dents, tâchant tant bien que mal de me frayer un chemin parmi les branchages, sentiers étroits et descentes impraticables, à la recherche de ces putain de balises rouges que personne n’avait jugé utile de maintenir en état au fil des années. J’étais certaine de me rapprocher d’une des cabanes de chasse érigées jadis par d’autres baroudeurs, hélas j’ignorais ma position exacte et ne pouvais compter que sur un instinct un peu vague pour tenter de me situer. Au fond de mes poches, mes doigts glacés agrippaient mon téléphone comme s’il pouvait avoir la moindre utilité. Mais à des kilomètres de toute civilisation, sa couverture réseau était inexistante. Pas qu’il ait été plus efficace ce matin, lorsque l'application météo intégrée m’annonçait un « temps sec avec quelques éclaircies. » Je lui en donnerais des éclaircies, tiens. Je grinçais pour évacuer ma frustration. Je me revoyais alors, le cœur en fête et l’âme légère, les yeux pleins d’une tendresse nostalgique tandis que je caressais du regard l’étendue sauvage dans laquelle je comptais m’égarer le temps d’un weekend. Oh, j’avais bien vu les nuages qui se formaient à l’horizon et senti le vent qui les poussait vers nous. Mais, aveuglée par la résistance hypothétique que me conféraient mes origines canadiennes et irlandaises, je m’étais enfoncée dans la forêt sans l’ombre d’un doute.  

Comme si la pluie ne suffisait pas, un éclair m’arracha à mes ruminations et Freyja s’empressa de recouvrir son grondement assourdissant par un hurlement de son cru. « Shh, tout va bien ma douce. Viens-là. » J’ai appelé d’une voix pressante en tendant la main dans sa direction. La queue entre les pattes, elle est venue se réfugier contre ma cuisse en gémissant doucement, cherchant dans mes caresses une sorte de réconfort. Tu parles d’une louve ! La pauvre était tellement craintive que ses terminaisons nerveuses s’entrechoquaient au moindre bruit suspect ; et malgré ses origines montagnardes, elle classait l’orage dans cette catégorie. Une attitude malheureusement normale pour les Wolfdogs Américains, race hybride créée par des hommes égocentriques cherchant à dompter quelque chose de sauvage. Mal adaptés à la vie de famille et incapables de survivre par eux-mêmes, ces chiens finissaient en refuge à l’âge de quelques mois pour ne jamais en ressortir. C’est là-bas que j’avais fait la connaissance de Freyja et, touchée par son regard si profond et si triste qui semblait refléter tant de mes propres blessures, je l'avais instantanément adoptée sans me soucier des conséquences. « Tu vois, tout va bien. » Je répétais en m’accroupissant à ses côtés pour lui passer son harnais et la dissuader de hurler à nouveau. J’adorais sa voix et en temps normal je me réjouissais de la voir déambuler librement dans les plaines comme les forêts, mais j’avais trop peur qu’un nouveau bruit la fasse fuir et la précipite entre les pattes d’un randonneur qui déclencherait son agressivité en paniquant - ou pire encore, d’un chasseur qui n’hésiterait pas à épauler son fusil en croyant reconnaître un loup. Un nouvel éclair déchira le ciel comme le silence tandis que je sécurisais la laisse de Freyja. « Ce n’est que l’orage ma douce, ne t’inquiète pas. » Je murmurais à voix basse comme elle gémissait encore, les poils du dos ébouriffés comme ceux d’un chat, les yeux fixés sur un point derrière nous. « Allez, viens. On y va. » J’ai dit en tirant sur sa laisse, impatiente de trouver un abri pour nous mettre en sécurité. Les yeux levés vers le ciel, je tentais de calculer la distance de l’orage, de repérer les arbres les plus hauts de façon à les éviter, mais Freyja refusait toujours de me suivre. « Qu’est-ce que tu as à la fin ? » J’ai demandé plus nerveusement, et elle laissa échapper un jappement terrifié tandis qu’un nouveau coup de tonnerre retentit, bientôt suivi d’un grand fracas une centaine de mètres derrière nous, comme si la foudre avait touché un arbre ou un amas de pierres. « Il faut vraiment qu’on se barre d’ici. » J’insistai vainement, luttant contre la sensation de peur primale qui montait lentement dans mes entrailles. Le corps tendu, ma louve refusait pourtant de me suivre et fixait toujours ce point derrière nous en poussant de petits couinements comme pour attirer mon attention. Mon instinct me poussa à écouter le sien, alors j’ai plissé les yeux et tendu les oreilles, à l’affût d’un mouvement sortant de l’ordinaire. Et là, parmi les rafales qui sinuaient entre les arbres, il me sembla discerner un cri. « Il y a quelqu’un ? » J’ai appelé d’une voix forte, autant pour prévenir de notre présence que pour tenter d’élucider ce mystère. J’ai fait un pas en direction du bruit, et cette fois-ci Freyja m’a suivie dans rechigner. Quelle étrange créature, quelle incroyable capacité de communication ! J’ignorais ce qu’elle pressentait, mais j’avais tendance à faire confiance à ses sens bien plus développés que les miens. Alors je l’ai suivie à pas de loup, vers le cœur de cette forêt assombrie par la haute cime des arbres.    

(c) DΛNDELION


Follow in no footsteps, listen for the true guides

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start.

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Finnley Coverdale
le roux de secours
le roux de secours
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ÂGE : trente-deux ans, toujours sans commentaires (huit août)
SURNOM : finn (« victime » pour les intimes #tmtc)
STATUT : célibataire, charmé par une petite brune au fort caractère
MÉTIER : coursier (st-vincent's hospital), les avertissements qui s’accumulent et le licenciement qui se rapproche
LOGEMENT : appartement #13 à fortitude valley avec wernicke, son chien alternativement à l’article de la mort ou d’une énergie fatigante, ça dépend de l’humeur du jour
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POSTS : 4494 POINTS : 115

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : mère toxique, père décédé, jumelle rejetée, cadette expatriée : beau schéma familial, en somme ≈ a été contraint d’arrêter ses études pour élever sa petite sœur, il regrette encore d’être passé à côté de ses rêves et envies ≈ a un chien, wernicke, âgé de quatorze ans, borgne et amputé d’une patte, mais pas (encore) à l’article de la mort ≈ a un sérieux penchant pour l’alcool depuis quelques mois, qui s’intensifie de plus en plus ≈ très curieux, a toujours une soif d’apprendre inépuisable ≈ bienveillant et gentil ou distant et franc, il ne fait pas dans la demi-mesure avec les autres.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : The rain begins with a single drop ↟ Finnley Tumblr_mlpv3hE11q1r08976o7_r1_250
louney ⊹ so put your lips on my scars and teach me to love, give my slow heart the rhythm of a blood drum. don't you know that i, don't you know that i'm going mad and in the moment i fall for you.

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coverdale² ⊹ hey brother, there's an endless road to rediscover. hey sister, know the water's sweet but blood is thicker.


RPs EN ATTENTE : cora 05 › jack 02 › victoire › mitchell › romy › lonnie 02 › freya
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FLASHBACKS : matt
RÉALITÉ ALTERNATIVE : event halloweensujet commun (df)
ABANDONNÉS : saulbryn 01jimmyevejill & theomercure (dz)ellie

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PSEUDO : leave
AVATAR : caleb landry jones
CRÉDITS : balaclava (ava), loonywaltz (userbar), jesaisplus (gifs)
DC : la pile électrique (alfie maslow)
INSCRIT LE : 01/01/2017
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Message(#) Sujet: Re: The rain begins with a single drop ↟ Finnley The rain begins with a single drop ↟ Finnley EmptyLun 1 Avr - 18:54




JAMESON & FINNLEY (AOÛT 2018) ⊹⊹⊹ Long nights allow me to feel, I'm falling, I am falling. The lights go out, Let me feel I'm falling, I am falling safely to the ground.

Finnley n’est pas réputé pour ses bonnes idées et aujourd’hui ne fait pas exception à la règle ; même si, techniquement, il ne s’agit pas réellement de son idée. Celle-ci lui a été soufflée par Jude il y a déjà plusieurs semaines – plusieurs mois si l’on prend en compte ses tentatives plus générales de forcer le rouquin à sortir le nez de chez lui. D’aussi loin qu’il s’en souvienne, son collègue s’est toujours plus ou moins agacé de son mode de vie ermite, loin de déplaire au principal concerné mais perçu comme problématique pour le reste du monde, Jude en tête de liste. Celui-ci s’est toujours efforcé de proposer une multitude d’activités à un Finn généralement réfractaire à quelques rares exceptions près, lorsqu’il lui semblait nécessaire de concéder de temps à autre pour faire bonne figure et par respect pour les nombreux efforts de son aîné. Il faut dire qu’au début, Jude n’était pas trop demandeur : un dîner chez les Conway par mois, cela semblait être raisonnable pour le rouquin. D’un dîner par mois, ils sont passés à un par semaine, d’une conversation banale sur les résultats sportifs de la veille, ils se retrouvent pour assister aux matchs, d’une simple phrase sur la beauté de la nature, le voilà perdu au milieu de celle-ci. Mouillé de la tête aux pieds, songeant au refroidissement contre lequel il sera inutile de lutter parce qu’il a déjà perdu, Finnley maudit son collègue, et lui-même au passage pour s’être laissé tenter par cette idée. Il aurait dû se fier à sa première intuition – celle qui le trompe rarement. La dernière fois qu’il s’est lancé dans une randonnée, c’était en compagnie de son père ; autant dire une éternité. Il y a une raison pour laquelle il s’est toujours abstenu de retenter l’expérience : ce n’est pas fait pour lui, il n’y a qu’à constater son incapacité à retrouver son chemin ou, plus modestement, un simple repère pouvant l’aiguiller sur la direction à emprunter, au moins, celle à éviter, car à ce taux-là le rouquin pourrait assurément se retrouver au bord d’un précipice sans même le réaliser.

Un grognement de Wernicke le rappelle à l’ordre quant au fait d’avoir oublié de maudire le chien, car lui-aussi n’est pas complètement innocent dans toute cette histoire, c’est bien à cause de lui que Finn s’est engouffré sur ce chemin après avoir eu la confirmation par Jude, une bonne dizaine de fois, que ce parcours s’adresse autant aux débutants qu’aux expérimentés. Les deux hommes étaient supposés s’attendre au début de la piste pour parcourir celle-ci ensemble, mais le plus jeune enfant Conway en a décidé autrement en étant malade, empêchant ainsi son père de rejoindre son ami. Une conversation téléphonique qui s’est voulue rassurante plus tard, Finn a finalement cédé à tenter l’exploit seul, poussé par un Wernicke dans un bon jour qui se précipitait déjà au milieu des arbres pour explorer ce nouveau terrain de jeu. Son colocataire – parce qu’on ne peut plus vraiment parler de maître à ce stade – l’avait suivi sans se douter un seul instant de la tournure qu’allait prendre la journée, bien trop réjouit par ce regain d’énergie de son compagnon à quatre pattes et malgré tout curieux quant à cette randonnée survendue par Jude, sans même vérifier une dernière fois la météo ou s’assurer la pitié d’un autre marcheur qui n’aurait pas le cœur à le laisser se débrouiller seul.

Il devrait le savoir, Finn, depuis le temps, que la chance n’a jamais été un concept qui lui est familier. Les quelques gouttes de pluie ressenties après une petite heure de marche – à un pas plus que ralenti par un Wernicke dont le regain s’est transformé en semi-agonie – ont fait place à un orage peu décidé à être passager. S’il tente de ne pas paniquer en réalisant qu’il n’a aucune foutue idée d’où peut bien se trouver l’abri dont lui a parlé Jude ni même du chemin à prendre, le jeune homme ne peut s’empêcher de surveiller du coin de l’œil Wernicke, bien que ce dernier ne semble pas plus effrayé que cela par la tempête qui s’annonce – on parle du même chien qui va se rouler en boule derrière le canapé quand il croise une mouche. Chien et maître poursuivent leur marche par obligation, Finn abandonnant finalement l’espoir de se protéger au mieux de la pluie lorsqu’il prend conscience qu’il est déjà trempé de la tête au pied, s’arrêtant par moment pour tenter, sur un malentendu, d’avoir une intuition qui leur permettrait de se mettre à l’abri. Mais rien n’y fait ; il est complètement perdu. Et Wernicke le sait très bien, à en croire le regard de biais qu’il lui offre et le cri strident de plainte qu’il finit par pousser. « Ouais, je sais. T’auras une double dose de friandises en guise d’excuses de ma part. » Il dit, tout en offrant de brèves caresses au vieux chien pour le rassurer – pour se rassurer aussi peut-être suite à ce nouvel éclair qui n’est définitivement pas tombé loin. D’ailleurs, il semblerait que ce ne soit pas la seule chose qui se rapproche de lui, puisque bientôt une voix se fait entendre, à laquelle Finn s’empresse de répondre – lui qui en temps normal aurait poursuivi son chemin sans se soucier de la présence de quiconque. « Oui, par ici ! » Il soupire face à cette réflexion d’une utilité toute relative. Mais déjà bien incapable de trouver son chemin, il n’est pas étonnant qu’il ne puisse pas aiguiller cette personne quant à l’endroit où il se trouve. Fort heureusement, le crissement des pas sur les feuilles mouillées l’aide à comprendre que la présence se rapproche sur sa droite, et c’est dans cette direction qu’il se dirige avec Wernicke. Au bout de quelques instants, une silhouette de chien finit par émerger, bientôt suivie par celle qu’il considère être son accompagnatrice. « Hm, bonjour. » Il débute dans un premier temps, avec un fin sourire qui se veut bienveillant, rassurant, n’importe quoi susceptible de convaincre cette femme de ne pas poursuivre son chemin. Bon sang, qu’est-ce qu’il déteste être dépendant des autres, et heureusement qu’il peut – parfois – mettre sa fierté de côté. « Écoutez, vu le temps qu’il fait, je vais être direct ; je suis complètement perdu. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais à défaut de retrouver mon chemin, si vous avez une idée d’où se situe l’abri le plus proche, je vous en serais très reconnaissant. » Les présentations seront pour plus tard – ou jamais – dans l’immédiat il ne s’en cache pas, la priorité réside dans le fait de s’abriter, avis que partage Wernicke qui se fait entendre. « Et lui aussi, d’ailleurs. » Il ajoute, un coup d’œil en biais au chien pour le féliciter d’être un compère aussi efficace, car personne n’est capable de résister à un pauvre quadrupède à bout de forces, pas vrai ?





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Message(#) Sujet: Re: The rain begins with a single drop ↟ Finnley The rain begins with a single drop ↟ Finnley EmptySam 20 Avr - 18:58


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Finnley & Jameson
"The earth has music for those who listen."
Une voix se fraya un chemin jusqu’à nos oreilles et ma louve, se sentant visiblement investie d’une mission de sauvetage, me tira dans sa direction avec un petit grognement excité. Je la suivis sans grande motivation, d’humeur moyennement sociable et plutôt plongée dans mes pensées. Je tendais néanmoins l’oreille pour tenter de repérer le randonneur qui venait de nous signaler sa présence car malgré mes réticences, je voulais m’assurer qu’il n’était pas blessé. Au bruit de nos pas s’ajouta bientôt d’autres bruissements de feuilles et craquements de branches, puis un jeune homme aux cheveux roux apparut au détour d’un buisson. Considérant sa mission comme accomplie, Freyja battit courageusement en retraire derrière mes jambes et me laissa gérer la situation, qui requérait visiblement une salutation de ma part. J’optai donc pour un hochement de tête poli agrémenté d’un sourire réservé, comme les mots me paraissaient superflus au sein de cette cathédrale de verdure. Bien que trempé, le marcheur semblait en pleine santé, aussi j’étais sur le point de reprendre ma route lorsqu’il m’avoua avec franchise être complètement perdu. Et dire que je comptais sur ces quelques jours d’expédition pour me couper du reste de l’humanité, voilà que je tombais sur un novice incapable de trouver son chemin… c’était bien ma veine ! Peinant à cacher ma légère irritation derrière un froncement de sourcils, j’hésitais à lui conseiller de rebrousser chemin jusqu’à tomber sur la civilisation d’où il avait émergé quand mes yeux glissèrent vers un vieux chien à l’air un peu cabossé qui annonçait doucement sa présence. Mince alors. Je sentis toute la glace quitter mon cœur tandis que cet organe devenait un truc tout mou, flasque et encombrant dans ma poitrine. Alors aussi surement qu’une louve protègerait sa meute, j’ai su qu’on affronterait cette maudite averse tous ensemble. « Il devrait y en avoir un dans les parages. Je le cherche depuis une vingtaine de minutes car les balises qui y mènent sont quasiment toutes effacées. Venez avec moi, nous le trouverons plus facilement ensemble. » Je me suis entendue proposer d’un ton aimable bien que chargé de fatigue. C’est que la pluie avait la fâcheuse habitude d’alourdir les affaires et glacer les os.

On s’est remis en marche dans la gadoue, crottés de la tête aux pieds, comme des malpropres tourmentés par le vent et l’humidité. En tête du cortège, Freyja trottinait sans se soucier des saletés qui s’agglutinaient sur son pelage blanc comme neige. Moi, ça me rendait dingue quand j’imaginais le calvaire de la douche et les nœuds qui se formaient dans sa jolie fourrure. Mais la belle était profondément ancrée dans le présent et ne laissait aucun désagrément futur pourrir son enchantement retrouvé. Le museau pointé vers l’aventure devant elle, ma louve avançait comme si le domaine lui appartenait – ce qui ne l’empêchait pas de se retourner régulièrement pour jauger nos nouveaux compagnons et les garder à l’œil. Et chaque fois qu’ils faisaient un pas de trop dans sa direction, un grognement enflait dans sa gorge pour les tenir à distance. « Ça va lui passer. » J’expliquai pour les rassurer. « Freyja est un peu farouche mais je crois qu’elle voit davantage ses crocs comme une technique d’intimidation qu’une arme d’attaque. » Mes yeux glissèrent vers la boule de poils qui boitillait aux côtés du grand roux. Le pauvre toutou avait l’air éreinté par une randonnée trop longue dans ces conditions climatiques difficiles. « Il me semble repérer une balise, nous ne devons pas être loin. Je pense que ça fera du bien à tout le monde de s’arrêter. » Tout le monde certes, mais surtout ce petit être malmené par le mauvais temps. Comme par miracle, l’abri en question est apparu devant nous et je le saluai d’un soupir de soulagement : « Ah, enfin ! ». Impossible de savoir si c’était celui que nous cherchions, mais dans le fond je m’en fichais pas mal : cette petite cabane de berger en pierre était exactement ce qu’il nous fallait pour nous sécher et tenter de nous repérer sur ma carte.

Sentant mon excitation, Freyja tira plus ardemment sur sa laisse et je me pris à accélérer le pas vers notre salut. A ce rythme, nous étions les premières sur place et je profitai de cet avantage pour pousser la porte d’un grand coup d’épaule et jeter un coup d’œil à notre abri de fortune. C’était petit, mais assez grand pour nous accueillir tous les quatre sans que nous ayons à sacrifier trop de confort. Par ailleurs, un vieux four en brique nous permettrait de nous réchauffer et de sécher nos vêtements avant de repartir. Satisfaite de cette trouvaille, je tins la porte ouverte pour laisser le randonneur et son compagnon nous rejoindre. Toujours derrière mes pattes, Freyja les regarda passer avec méfiance puis, la menace écartée, elle se coucha près de la sortie avec un soupir à fendre l’âme que je trouvai un poil dramatique. Je caressai néanmoins la fourrure trempée derrière ses oreilles et tirai la porte en bois que je dus caler avec une pierre comme elle refusait de se fermer complètement. J’avais moins froid sans les bourrasques, mais je savais aussi que l’immobilité représentait un risque comme la température de mon corps n’allait pas tarder à baisser par manque d’effort à fournir. J’entrepris alors de retirer les quelques couches trempés de mes vêtements pour me retrouver en débardeur. Pas tellement plus sèche et totalement frigorifiée, je savais hélas que c’était le premier pas à faire afin de sécher et me réchauffer enfin. « Ça fait longtemps que vous partagez sa vie ? » Je demandai au rouquin en étendant mes fringues sur quelques pierres derrière nous. Maintenant qu’ils n’avaient plus à se concentrer sur ces fichues balises, mes yeux prirent enfin le temps de détailler mon compagnon d'infortune : il était jeune, la trentaine à peine, et de jolies taches de rousseur décoraient sa peau pâle. Ses traits fins et ses longs cheveux conféraient à son visage une certaine noblesse et je me suis dit qu’il aurait davantage sa place dans un magazine de mode qu’au milieu d’une nature hostile dans laquelle il ne semblait pas très à l’aise. Et je devais admettre que ce contraste piquait ma curiosité. Toutefois, je décidai de garder mes questions pour plus tard, afin de lui laisser le temps de s'installer à son tour et de me répondre à sa guise.

(c) DΛNDELION


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PETIT PLUS : mère toxique, père décédé, jumelle rejetée, cadette expatriée : beau schéma familial, en somme ≈ a été contraint d’arrêter ses études pour élever sa petite sœur, il regrette encore d’être passé à côté de ses rêves et envies ≈ a un chien, wernicke, âgé de quatorze ans, borgne et amputé d’une patte, mais pas (encore) à l’article de la mort ≈ a un sérieux penchant pour l’alcool depuis quelques mois, qui s’intensifie de plus en plus ≈ très curieux, a toujours une soif d’apprendre inépuisable ≈ bienveillant et gentil ou distant et franc, il ne fait pas dans la demi-mesure avec les autres.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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Message(#) Sujet: Re: The rain begins with a single drop ↟ Finnley The rain begins with a single drop ↟ Finnley EmptyVen 3 Mai - 19:58



À cet instant, Finnley maudit Jude, son fils enrhumé, ce fourbe de Wernicke, ce chemin pédestre, ce temps catastrophique, lui-même et le tout sur plusieurs générations (au moins). Ce n’est pas tant le fait de se perdre que d’avoir été à l’encontre de ses principes qui le gêne. Le rouquin n’apprécie pas la nouveauté et s’il lui arrive de prétendre le contraire, c’est uniquement pour conserver une certaine contenance lorsque sa façon de voir les choses se heurte à la réalité de son âge – plus proche de la trentaine que de la cinquantaine avec laquelle il raisonne. Il a toujours été réfractaire au changement, Finn, et tout en lui le traduit ; de son attitude du jour jusqu’à son histoire. Il est perdu ; il n’a jamais cherché à se trouver. Il prône le confort des bonnes vieilles habitudes, se complaît dans cette routine sécurisante mise à mal aujourd’hui. Ce n’est pourtant pas grand-chose ; une simple randonnée qui ne se déroule pas comme il l’aurait espéré, mais loin de parvenir à voir les choses sous ce jour, le pessimisme de Finn le conforte toujours plus dans cette incapacité à s’adapter qui le caractérise, alors même que l’idée en début de piste était de faire un pas en avant, d’envisager de s’affranchir de toutes ces barrières qui l’empêchent d’avancer, de forcer les choses, et d’espérer, peut-être, y trouver un intérêt et, mieux, une satisfaction. La randonnée n’aurait été que la première étape de changements plus conséquents, plus difficiles, plus craints, mais c’est pourtant elle qui aura raison de tous ceux-ci. Car loin de songer à un incident isolé, de se vouloir optimiste en envisageant un nouvel essai à un autre moment, les pensées du jeune homme se dirigent automatiquement sur ce qui aurait pu être le programme de la soirée, sur ce qui aurait dû être le programme de la soirée s’il n’avait pas baissé sa garde et laissé les idées farfelues de Jude infiltrer ses pensées ; c’est l’alcool qui aurait infiltré ses veines, et cela aurait été nettement plus familier, plus agréable, plus nécessaire ; et ça ne fait qu’accentuer ce besoin de s’enfermer dans une routine qui prend des airs de cercle vicieux sans qu’il n’en soit conscient. Finn soupire alors qu’un aboiement de Wernicke le ramène à la réalité, et son regard se porte sur les environs, où tout demeure inconnu pour le novice qu’il est. Le chemin à prendre, les balises à repérer, les zones à éviter. Il aurait sûrement ignoré le premier pour suivre les dernières si une voix ne s’était pas fait entendre – à laquelle il a répondu avec plus de rapidité et d’entrain qu’il ne l’aurait voulu.  

Parce que ça le tue, Finn, d’être dépendant des autres. D’aussi loin qu’il se souvienne ; ça a toujours été l’inverse. Sa mère, sa sœur, même son père lors des derniers mois de sa vie ; c’est toujours les autres qui ont dû compter sur lui, lui donnant des buts à atteindre et l’obligeant à avancer lorsque tout le retenait de le faire, et peut-être est-ce la raison pour laquelle il ressent autant le besoin de compter sur ces verres qu’il enchaîne depuis qu’il est foutrement seul et qu’il n’a plus aucun objectif. Pour autant, c’est bien parce qu’il s’en est trouvé un ce soir grâce à ces mêmes verres qu’il range sa fierté pour admettre à la femme qui lui fait désormais face qu’il est désespérément perdu, et que si le cœur lui en dit, il lui serait extrêmement reconnaissant de l’aider à sortir de cette forêt dans laquelle – c’est certain – il ne remettra jamais les pieds. Et il n’est pas stupide, Finn. Il la sent cette hésitation dont elle fait preuve, ce jugement dans son regard, le ton peu convaincant, mais la demande d’aide est acceptée. C’est un nouveau soupir, de soulagement cette fois, qui s’échappe d’entre ses lèvres lorsqu’elle annonce qu’un refuge se trouve non loin, et une pointe de scepticisme qui se lit dans son regard lorsqu’elle propose – impose – de le chercher à deux, parce qu’il n’est pas certain de pouvoir lui être d’une grande utilité. « Je ne suis pas sûr d’être d’une grande aide, mais je vous suis. » Qu’il se surprend à dire, alors même qu’en temps normal il aurait insisté pour qu’elle lui donne simplement une indication d’où se trouve la civilisation la plus proche, s’abstenant ainsi de côtoyer d’illustres inconnus, s’évitant ainsi le besoin d’être agréable et ouvert pour coller aux conventions sociales qui imposent de l’être lorsqu’un inconnu vous tend la main. Mais Finn sait aussi, au fond, qu’une maigre indication du chemin à suivre n’aurait probablement pas eu l’effet escompté et qu’il se serait retrouvé tout aussi embêté – seulement, il aurait changé de coin de forêt ; et sans aucune certitude de retrouver la moindre âme errant dans celle-ci, il concède à se montrer suffisamment docile pour suivre cette femme, qui ne lui inspire encore aucun sentiment et c’est la raison pour laquelle il est certainement si facile de calquer son pas sur le sien, maintenant qu’ils se sont remis en marche.  

Un peu en retrait – le rythme imposé par Wernicke oblige – Finn garde un œil sur son chien, lui octroyant quelques caresses pour l’encourager autant que pour le rassurer quant au repos bien mérité dont il pourra profiter d’ici une poignée de minutes. Et pour le rassurer aussi lorsque l’animal de leur sauveuse se met à grogner dès que Wernicke retrouve un regain d’énergie. Trop longtemps battu, Wernicke n’a aucun instinct de défense, et c’est presque en se camouflant derrière son maître qu’il accueille les avertissements de la dénommée Freyja. « Elle a bien choisi sa cible, dans ce cas, mon chien a peur des mouches, des feuilles, et d’à peu près tout le reste, alors pour l’intimidation, c’est réussi. » Il concède avec un léger sourire, bien plus enclin à parler de son chien pendant des heures que de tout le reste. Et comme si ledit chien avait compris les mots prononcés par la femme dont il ignore toujours le prénom, c’est avec un rythme un peu plus soutenu qu’il suit cette dernière lorsqu’elle annonce avoir repéré une balise et, ultimement, avoir découvert l’abri. « Je vous l’avais dit que je n’allais pas être d’une grande aide. » Il souffle enfin, un peu plus détendu maintenant qu’il sait que son animal va pouvoir se reposer – oubliant l’angoisse d’avoir à probablement faire la conversation à un individu dont il se serait totalement désintéressé en temps normal – avant d’ajouter un sincère « merci » alors qu’il arrive à l’abri avec Wernicke quelques instants après elle.

Avant toute autre chose, son attention se porte sur l’animal qu’il examine avec attention, lui offrant des caresses autant pour le remercier d’avoir tenu le coup que pour s’assurer qu’il n’a pas été blessé dans la tempête ; mais aucune branche d’arbre n’est venu à la rencontre de son pelage, et une fois le contrôle effectué, Wernicke titube du haut de ses trois pattes près du four en brique où il se roule rapidement en boule, le regard suppliant. S’emparant de quelques bûches de bois refendu mises à disposition ainsi que de petits bois secs, Finn dispose le tout dans le four avant de l’allumer avec le briquet qu’il garde dans son sac. « Un peu plus de trois ans. » Qu’il répond finalement, après s’être assuré du bon départ du feu sans pour autant enfumer la pièce. On peut lui reprocher son incapacité à trouver son chemin, mais il subsiste certains apprentissages par son père ; et la maison familiale possédait une cheminée que Finn appréciait de voir utilisée. Abandonnant finalement le four en brique pour enlever sa veste et déposer celle-ci près de la source de chaleur, ce n’est que lorsqu’il revient vers sa comparse d’un jour qu’il détaille un peu plus. « Mais comme vous vous en doutez sûrement, il est plus âgé que ça, il va doucement sur ses seize ans. » Même si la précision ne l’enchante pas ; il sait que cela veut dire que le temps de Wernicke est compté, et que ce n’est probablement plus qu’une question de mois, voire de semaines, avant que l’animal rende son dernier soupir, ce qui lui fend le cœur à chaque fois qu’il y songe. « Wernicke vient d’un refuge, c’est son allure cabossée qui l’a fait rester aussi longtemps là-bas, mais c’est aussi ce qui m’a persuadé de l’adopter. » Parce qu’égoïstement, il pensait que ce serait un engagement sur le court terme qui lui prouverait sa capacité – ou son incapacité – à s’occuper d’un compagnon à quatre pattes. Trois ans plus tard, les voilà inséparables. « Et la vôtre ? » Il questionne en jetant un coup d’œil à la chienne près de la porte. S’il pensait devoir se forcer pour faire la conversation, il est surpris de constater que le sujet ne demande aucun effort de sa part ; c’est bien l’un des seuls qu’il évoque avec plaisir. « Comment vous vous appelez, d’ailleurs ? Parce que c’est un peu faire les choses dans le désordre que de connaître celui de votre animal et ignorer le vôtre. » Qu’il conclut avec un léger rire, tandis que son regard se porte cette fois-ci sur un Wernicke qui a déjà fermé les yeux.



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Jameson Winters
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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Je ne pense pas savoir aimer, ou être aimée.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
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PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

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ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

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Message(#) Sujet: Re: The rain begins with a single drop ↟ Finnley The rain begins with a single drop ↟ Finnley EmptyLun 10 Juin - 14:55


the rain begins with a single drop
Finnley & Jameson
"The earth has music for those who listen."
Il y a peu de choses que je trouve plus émouvantes qu’un être humain faisant passer le bien être de son animal avant le sien. C’est sans toute pour cette raison que mon regard s’adoucit d’un élan de tendresse tandis que j’observais le rouquin, trop occupé à vérifier l’état de son chien tout en lui dispensant moult caresses aimantes pour répondre à ma question. Je décidai que je l’aimais bien, et me sentis soudainement moins indisposée à l’idée de passer un temps sous cet abri en sa compagnie. Décidément plein de ressources cachées, il se dirigea ensuite vers le petit four afin de nous préparer un feu. Arrangeant les bûches sèches dans l’âtre, il me surprit en m’expliquant que son compagnon ne partageait sa vie que depuis trois ans. Involontairement, mon regard glissa vers le Golden qui réchauffait désormais ses vieux os près des flammes encore timides. Comme s’il suivait le cours de mes pensées, le jeune homme m’apprit alors que le dénommé Wernicke avait déjà de longues années de vie derrière lui, et pas forcément faciles, si j’en croyais son allure cabossée, comme le soulignait celui qui l’avait adopté. Je sentis mon cœur se serrer en imaginant le parcours difficile du vieux chien et la bonté de mon compagnon d’infortune m’inspira un profond respect. « Il a l’air sacrément heureux et énergique pour un petit vieux. » Je commentai affectueusement, plissant des yeux joueurs en direction de Wernicke comme pour m’assurer qu’il recevrait bien le compliment. Il me rendit un de ces regards sages et pétillants à la fois dont les humains manquaient cruellement mais qui se retrouvaient avec une certaine abondance dans le règne animal. Heureuse de cet échange que j’imaginais complice, je relevai les yeux vers le rouquin pour lui répondre. « Par une étrange coïncidence, Freyja partage ma vie depuis trois ans également. J’étais au Canada pour le travail lorsqu’une connaissance bénévole dans un refuge pour chien-loups m’a proposé de lui prêter main forte pendant une journée. » Comme si elle comprenait qu’on parlait d’elle, Freyja s’écarta de la porte pour se placer à mes côtés, sa petite tête posée sur mes genoux et je me mis à caresser doucement son pelage incroyablement doux juste derrière ses oreilles dressées, comme attentives. « L’attrait pour ces chiens a explosé ces dernières années après qu’une série télévisée à succès parlant de dragons et de zombies glacés les aient dépeints comme des animaux fidèles, nobles et courageux. Ces derniers feraient mieux de prendre un berger allemand car les chien-loups américains ont un tempérament bien plus complexe et réservé. » Je secouai la tête, irritée par toutes ces modes qui enrichissaient les éleveurs sans scrupules et sur-peuplaient les refuges d’animaux qui n’avaient rien à faire là. « Ils sont bien plus proche du loup que du chien et par conséquent ont besoin de beaucoup d’exercice en pleine nature sans quoi ils deviennent anxieux et destructeurs. Leur instinct est très développé et ils se méfient des humains - surtout les mâles - comme des autres animaux… et ils réagissent très mal aux gestes brusques ou aux haussements de voix. » De ce point de vue-là, Freyja était bien tombée avec moi comme j’étais plutôt du genre active physiquement mais taiseuse à la maison et que j'étais incapable de garder un mec plus de quelques mois. « C’est comme ça que Freyja s’est retrouvée là-bas. Une famille l’avait achetée pour leurs enfants – fans de la série en question – alors qu’elle n’était qu’un bébé, mais s’étaient empressés de la refourguer au refuge quelques semaines plus tard en réalisant qu’elle grignotait tous les meubles de la maison. » Freyja illustra mes paroles en refermant sa puissant mâchoire autour d’un morceau de bois qui avait le malheur de traîner par-là, m’arrachant un petit rire caustique. « J’avais pas prévu de prendre un chien, encore moins un qui deviendrait aussi gros. J’avais pas non plus prévu de me stabiliser et d’arrêter de voyager, mais quand j’ai croisé son regard, c’était comme une évidence que je ne repartirai pas sans elle. » Je l’ai regardée avec tendresse, caressant son long museau du bout de mes doigts. Je ne savais pas plus que ces naïfs dans quoi je m’embarquais à l'époque, et lorsqu’elle avait massacré ma chambre d’hôtel en quelques jours à peine, je m’étais résolue à embaucher un spécialiste pour m’aider à lui inculquer quelques manières avant de la ramener en Australie. J’avais avalé des livres entiers sur les besoins spécifiques à sa race, réorganisé mon emploi du temps, vendu mon appartement dans le centre-ville de Brisbane pour m’acheter une grande villa près de la côte et j’y avais fait construire des murs qui préviendraient toute fugue éventuelle. Sans compter les papiers forgés avec l’aide d’un vétérinaire complice (et grassement payé) qui l’identifiaient comme un berger blanc suisse afin de faciliter son immigration auprès des autorités Australiennes… Mais ça, ce n’était pas le genre d’histoire que je racontais aisément à un inconnu. En fait, c’était un petit secret qui nous liait elle et moi. La voix du rouquin me tira de mes pensées, et je réalisai avec une certaine stupéfaction que je venais de lui détailler une histoire que je ne partageais quasiment jamais sans même connaître ne serait-ce que son nom et cette réalisation m’arracha un petit rire sincère. « On en apprend parfois bien plus sur les gens en regardant qui les accompagne. » Je répondis avec un sourire, mes yeux caressant les deux canidés qui entamaient alors de timides présentations, leurs museaux aux aguets. A travers Wernicke, je voyais le grand cœur de son humain, supposais son besoin d’intégrer celles et ceux qui se retrouvaient habituellement en marge de la société, peut-être même s’était-il souvent senti exclu lui aussi, et alors en acceptant ce petit être amoché, il prenait soin d’une partie de lui-même. Quant à Freyja, elle représentait surement la part sauvage qui sommeillait en chacun de nous et que je réfrénais plus que quiconque, par crainte d’inspirer la peur chez ceux qui n’hésiteraient pas à me châtier si j’écoutais mon âme et pissais sur les codes moisis de leur société croulante. « Jameson Winters. » Je finis par me présenter en tendant la main – comme quoi les codes étaient tout de même trop profondément ancrés dans mes réflexes pour que je puisse si facilement les évincer. « Et je pense que vu les circonstances de notre rencontre, il serait plus logique de nous tutoyer, n’est-ce pas ? » J’ajoutai avec un sourire complice. « En tout cas, je suis ravie de te rencontrer… ? » Je laissai courir la fin de ma phrase, attendant qu’il la complète en partageant son prénom à son tour. « Vous faites souvent des ballades par ici tous les deux ? »     

(c) DΛNDELION


Spoiler:
 


Follow in no footsteps, listen for the true guides

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start.

:l::
 
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Message(#) Sujet: Re: The rain begins with a single drop ↟ Finnley The rain begins with a single drop ↟ Finnley EmptyJeu 4 Juil - 21:38



Il aurait dû s’en douter tant c’est à l’image de son existence ; à chaque fois que Finnley s’imagine qu’une situation ne peut être plus catastrophique qu’elle ne lui apparaît (et pas qu’elle l’est réellement, le rouquin ayant cette fâcheuse tendance à être négatif), d’autres éléments s’en mêlent pour lui démontrer du contraire ; et c’est très exactement ce qu’il se passe à cet instant précis. Si le jeune homme n’a rien contre l’inconnue qui vient lui prêter main forte (il serait malvenu de sa part de s’en plaindre puisqu’il est celui ayant quémandé son aide), la perspective de ne pas pouvoir se débarrasser aussi facilement de la besogne qui consiste à être sociable en guise de remerciements déguisés ne l’enchante guère, de même que cette désagréable sensation que d’être dépendant d'autrui – même pour un acte aussi anodin que celui de demander son chemin. Probablement que l’on pourrait parler de fierté mal placée, ainsi que d’un caractère franchement désagréable en temps normal – nombreux sont ceux en ayant fait l’expérience, toujours est-il que le trentenaire peine à voir briller une leurre d’espoir annonciatrice d’une soirée bien meilleure que l’après-midi qu’il vient de passer. Pas même son estomac qui se rappelle à lui, soulignant par la même occasion à quel point son inexpérience le rend ridicule. S’il a pensé à de l’eau et à quelques provisions pour Wernicke, on ne peut pas en dire autant le concernant, et son sac est désespérément vide de toute nourriture comestible, ni barre de céréales, ni fruits secs, ni même un vieux pain aux raisins oublié lors d’une précédente escapade. Oui, car Finnley fait partie de ces mécréants qui permettent à cette pâtisserie bien trop souvent moquée d’être appréciée à sa juste valeur. Il n’a jamais compris cette haine commune contre cet encas ; bien au contraire, il voudrait prêcher la bonne parole et assurer à quiconque prêt à l’écouter à quel point les pains aux raisins sont l’avenir de la pâtisserie et regroupent toutes les qualités requises par une gourmandise : moelleuse, sucrée sans en être écœurante, mélangeant les textures et les saveurs pour un plaisir gustatif assuré à chaque bouchée. Et quiconque prétend le contraire ne mérite rien d’autre que d’être délaissé au fond d’une boîte comme le sont trop souvent ces viennoiseries du paradis (nul doute que s’il y avait un comité défense des pains aux raisins, Finnley en serait le Président… et le secrétaire, le trésorier, le membre d’honneur et à peu près tous les autres rôles puisqu’il semble être le seul à avoir autant d’amour à donner à une pâtisserie).  

Un dernier grognement de son estomac, puis la voix de la jeune femme qu’il a oublié un bref instant, le ramènent sur terre et Finn affiche un bref sourire à sa réflexion. « Ça, c’est parce qu’il est dans un bon jour. Demain, il fera probablement le mort dans un coin de l’appart’, pour que je me précipite chez sa véto préférée et qu’il puisse de nouveau gambader dans son cabinet comme si de rien n’était, et dans deux jours il se tapera probablement un sprint à travers le parc avant d’être amorphe pendant les deux jours suivants. » Il ponctue ses paroles d’un bref rire, avant de froncer légèrement les sourcils, quelque peu gêné. « Hm, bref, c’est un chien compliqué. » Qu’il ajoute pour résumer la situation, dont la jeune femme se fiche probablement, la vie de Wernicke n’étant passionnante que pour lui et Sienna, la vétérinaire en question qui l’a poussé en partie à l’adoption de cette brave bête (un surnom dont Wernicke écope alternativement avec « cette bestiole de malheur » quand il lui prend de tourner son propriétaire en ridicule – ce qui arrive approximativement un jour sur deux). D’ordinaire très réservé, Finnley l’est beaucoup moins quand la conversation dérive sur son chien, ou sur toute autre discussion qui nécessite pas de parler de lui personnellement. Alors s’il doit remplir les silences pour être le parfait compagnon, bien soucieux de participer à la discussion pour remercier la jeune femme de son aide, il usera de ce sujet, encore et encore, jusqu’à en retracer le parcours biographique de l’animal si nécessaire, tout, plutôt que d’avoir à dire deux mots sur lui. Bon sang, que cette tempête lui paraît déjà interminable. Encore une fois, il ne s’agit pas de l’inconnue, mais bien de cette situation, et de cette socialisation qu’il tend à fuir comme la peste depuis plusieurs semaines, et de ce besoin, qui grandit toujours plus dès lors qu’il est éloigné plus de quelques heures de ce poison avec lequel il se tue à petit feu. Non, cette femme est tout sauf désintéressante, tout comme l’histoire de sa chienne qu’elle lui partage à son tour, et que Finn écoute avec un intérêt qui n’est pas feint. Demeurant silencieux pour ne pas l’interrompre au cours de son récit, Finn se contente d’esquisser quelques sourires, auxquels se mêlent un regard las – car la connerie humaine ne cessera (malheureusement) jamais de l’étonner. Il ne devrait pas l’être pourtant, ils vivent dans une société dictée par la consommation immédiate, et peu importe la forme que celle-ci peut prendre : humaine, animale, végétale, matérielle, alimentaire. Mais Finn se veut toujours muet, il n’est pas ici pour émettre une quelconque opinion, et il n’est surtout pas suffisamment à l’aise pour se l’autoriser. « Je ne peux pas vous donner tort sur ce point-là. » Qu’il se permet toutefois à la conclusion de son récit avec un fin sourire ; humaine ou animale, la compagnie des gens en dit parfois long sur qu’ils sont. « Elle a de la chance de vous avoir trouvée. » Il ajoute, tandis que son regard glisse sur l’animal. « Et je prends bonne note quant aux mouvements brusques et haussements de voix, je ne veux pas lui inspirer plus de méfiance que ça semble déjà être le cas. » Parce qu’il avait remarqué les regards de l’animal, ainsi que ses légers grognements quand ils étaient tombés les uns sur les autres. Et surtout parce qu’il se doit de ramener Wernicke à bon port, et qu’avec des crocs plantés dans sa chaire, la direction à prendre à l’issue de cette tempête ne sera pas celle de l’appartement. « Et vos meubles, alors, ils ont survécu ? » Il demande dans un premier temps, avant d’ajouter ; « Vous avez réellement arrêter de voyager pour elle ? Ou elle vous accompagne ? » Se saisissant de la main tendue de la jeune femme – légèrement surpris par ses bonnes manières mais pas découragé – Finn acquiesce à sa proposition, avant d’ajouter un simple « Finnley » qui se veut plus un réflexe quant à ne pas se présenter sous son identité complète que par envie d’ignorer sa demande d’informations. Quand bien même cette femme semble plus adepte des balades en pleine nature que des séances de cinéma, Finn s’est très souvent abstenu de permettre le rapprochement avec sa si célèbre sœur, celle-là même pour laquelle certains se sont liés à lui par le passé, et qu’il tient désormais loin de lui en se contentant d’un prénom, et passant volontairement le reste sous silence. Au besoin, il prétextera une étourderie, et son air complètement perdu dans la forêt ne fera que renforcer ce trait de caractère qu’il inventera volontairement pour sa défense s’il le faut. « Oh non, pas du tout. D’ordinaire, on se limite aux secteurs qu’il connaît, parce qu’il a ses habitudes et que c’est un vieux grognon qu’il faut traîner quand il décide de protester. » Et que ni lui, ni Wernicke n’apprécient ces instants où ils se regardent en chien de faïence jusqu’à l’un se décide à céder aux caprices de l’autre. « Un collègue devait m’accompagner, à la dernière minute il a eu un empêchement et n’a pas pu se joindre à moi, tout en m’assurant que ce sentier était parfait pour les débutants et que j’allais m’en sortir. J’y croyais pas du tout, sauf que ce fourbe, il désigne d’un signe de tête l’animal, [clor=996699]a eu une soudaine envie de nouveauté et à filer sans me demander mon avis. Vous-tu comprends mieux pourquoi je me suis perdu, l’expert dans le domaine, c’est pas moi. »[/color] Mais bien Jude, ce traître. « Tu m’as l’air bien plus familière avec les lieux, de ton côté, je me trompe ? » Avant qu’elle ne puisse réaliser, Finn se pince la lèvre, et ajoute, avec une certaine gêne : « Désolé. De mon côté, je suis l’expert dans le domaine « je n’ai pas l’habitude de socialiser avec des inconnus, alors je suis gêné et je pose beaucoup de questions quitte à donner l’impression de faire passer un interrogatoire ». » M’enfin, c’est un domaine de compétences, aussi, dans un sens. Probablement l’un des seuls qu’il maîtrise, d’ailleurs. Ou pas, car il n’est soudainement pas certain que reconnaître son caractère réservé et donner l’impression qu’elle le dérange soit réellement agréable à entendre pour Jameson.



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Jameson Winters
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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Je ne pense pas savoir aimer, ou être aimée.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une immense villa bien trop vide.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Phoenix [f.b.]Gaby [f.b.]Gaby [2]FinnleyArianeAriel [f.b]Zelda & Gabriel

Réalités alternatives ↠ Robin & Phoenix [r.a. 2003]Zombinson [d.z.]Sir Thomas [d.f.]Bloody Gaby [d.f.]Bosie me boy [d.f.]Witchy Robin [d.f.]

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PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

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ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

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PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
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DC : Kyte le vieux fou & Aisling l'ex junkie paumée
INSCRIT LE : 08/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: The rain begins with a single drop ↟ Finnley The rain begins with a single drop ↟ Finnley EmptySam 27 Juil - 22:10


the rain begins with a single drop
Finnley & Jameson
"The earth has music for those who listen."
Un sourire tendre étira mes lèvres lorsque mon compagnon d’infortune me confia que Freyja avait de la chance de m’avoir trouvée. Entre nous, je savais au fond de mes tripes que c’était moi la véritable chanceuse, mais il m’aurait été impossible de l’avouer à ce jeune inconnu sans admettre une part de vulnérabilité. Et voilà un sentiment que je ne laissais jamais personne entrevoir. Ma louve était arrivée à un moment de ma vie où mon cœur ne cessait de s’endurcir pour tenir les émotions désagréables à distance. La déception et la lassitude que m’inspiraient des dizaines de mecs sans saveur, la tristesse et l’horreur face à la cruauté humaine et les injustices, la colère enfin qui me rongeait chaque fois que je me retrouvais face aux décisions inconscientes de nos gouvernements. Consumée par ma carrière, j’étais écrasée par l’écart entre ma vision idéaliste du monde tel qu’il devrait être et l’amère réalité, et je n’avais pas la moindre vie intime à laquelle me raccrocher pour me changer les idées ou relativiser. Avec l’arrivée de Freyja dans ma vie, j’avais bien dû me résoudre à ouvrir mon cœur pour l’y accueillir. Évidemment, le doute et l’inquiétude en avaient profité pour s’y engouffrer à ses côtés. C’est fou comme on ressent les choses différemment quand on tient à quelqu’un. Quand on y tient vraiment. En acceptant d’être responsable de son bien-être, j’ai perdu une part de contrôle, ainsi qu’un sentiment de sécurité factice. Pour une femme de ma trempe, habituée à ne compter sur rien ni personne quels que fussent les obstacles que la vie dressait devant moi, c’était une expérience à la fois terrifiante et profondément nécessaire. C’était peut-être stupide à dire, mais c’est au contact de Freyja que j’avais appris à donner et recevoir l’amour inconditionnel qui avait toujours manqué dans ma vie. Et puisque je l’avais elle, alors je n’avais besoin de personne d’autre. Du moins c’est ce que j’aimais bien me raconter.

Je laissai échapper un petit rire alors que le dénommé Finnley m’assura prendre notes des attitudes qui effrayaient ma chienne pour éviter de les reproduire. « Ne t’inquiète pas. Je la trouve étonnement calme pour tout te dire. » La tête posée sur mes genoux, la louve soupirait à sa guise, haussant ses sourcils et agitant ses oreilles sensibles lorsque nos voix s’élevaient pour remplir l'abri. J’avais beau sentir une certaine tension dans ses muscles lorsqu’elle captait un mouvement ou un son auquel elle ne s’attendait pas, son attitude n’avait tout de même rien à voir son état de nervosité intense la dernière fois qu’elle s’était retrouvée dans une pièce avec un homme. Le pauvre Ezékhiel – qu’elle connaissait pourtant puisqu’il s’agissait de mon plan cul le plus régulier – avait dû faire face à ses grognements et même un claquement de dents préventif à quelques centimètres de ses doigts avant que je juge plus sage de le congédier. Apparemment, la belle ne supportait pas de voir un mâle de mon espèce fouler le sol de ce qu’elle considérait comme étant ses appartements – surtout si le pauvre diable osait s’installer sur son canapé et attirer l’attention de son humaine. Le joli rouquin ramena la conversation sur mes meubles et je sentis une petite grimace amusée tordre mes lèvres. « Pas à la première année non… j’ai dû changer la décoration quelques mois à peine après mon emménagement, mais elle a appris à respecter mes nouvelles possessions. » Je me revoyais encore me poster devant chaque meuble fraîchement acheté pour lui expliquer que ce truc était à moi, et étant la femelle dominante de notre pack de deux louves, ça lui ôtait le droit d’y faire ses crocs. Une technique que son dresseur m’avait proposé et qui, contre toute attente, avait fonctionné. Ou peut-être était-ce simplement que ses pulsions destructrices s’étaient apaisées avec une routine qui lui convenait davantage et un peu de maturité. « Non, je n’ai pas totalement arrêté de voyager. Freyja déteste l’avion, alors quand on part toutes les deux, on a plutôt tendance à rester dans le pays et à se faire un road trip, un peu comme aujourd’hui. » J’expliquai en caressant les oreilles de ma louve. « Il arrive aussi que mon boulot m’envoie à l’étranger. Dans le passé, j’avais tendance à en profiter pour passer quelques semaines sur place, voir du pays, retrouver mes racines… mais aujourd’hui je m’arrange pour plier mes missions au plus vite et rentrer au bercail. Freyja a une nounou, mais je n’aime pas la laisser seule trop longtemps. C’est un peu idiot, non ? » J’avais l’impression de sonner comme toutes les femmes de mon cabinet qui refusaient les déplacements parce qu’elles venaient d’avoir un bébé. Et encore, j’étais persuadée que je serais plus détendue avec un môme : elles avaient leur mari pour assurer à leur place, merde ! Moi j’étais toute seule avec ma gosse. Le thème de notre conversation déviant sur les voyages, ce fut à Finnley de me parler de ses escapades, rares à ce qu’il semblait, et d’ordinaire plus prudentes. Je répondis à sa remarque avec un sourire amusé, n’imaginant que trop bien le caractère dont son vieux toutou pouvait bien faire preuve s’il ne ressentait guère l’envie de se promener. Je relevai discrètement les sourcils quand il me précisa que le collègue censé l’accompagner avait vanté cette randonnée comme étant un sentier parfait pour les débutants. Visiblement, le jeune homme avait rapidement saisit l’entourloupe mais Wernicke se sentant d’humeur aventureuse, il avait fini par se laisser convaincre. « Difficile de leur résister hein ? » Je commentai avec un soupir amusé.  

Finnley remarqua alors que je semblais familière avec les lieux, et j’allais lui répondre quand il se reprit, visiblement gêné pour une raison qui m’échappait. Les sourcils légèrement froncés, j’affichai un petit sourire pour le rassurer. « Non, t’inquiète, j’avais pas du tout cette impression. Et pourtant les interrogatoires ça me connait, comme je suis avocate ! » Puis je haussai les épaules. « Mais je n’ai pas énormément l’habitude de socialiser en dehors du travail alors je serais bien mal avisée de- » Un éclat de lumière blanche illumina les murs de notre abri en même temps qu’un énorme coup de tonnerre me fit sursauter et recouvrit mes mots comme ma pensée. Freyja se leva d’un bond et, le museau pointé vers la porte, laissa échapper un de ces longs hurlements dont elle avait le secret. « Allons, calme toi ma belle. » Je murmurai en me dressant à ses côtés pour caresser son pelage et lui ôter l’envie de s’enfuir par l’ouverture de la porte, surtout. De toute évidence, la foudre venait de frapper un arbre très proche de l’endroit où nous nous trouvions et j’avais tout sauf envie de la suivre dans une course à travers les branchages dans une expédition qui pourrait bien nous couter la vie à toutes les deux. Je jetai un coup d’œil à l’extérieur, examinant la nature alentour à la recherche d’une lueur étrange ou d’une odeur qui annoncerait un danger. Mais tout était calme en dehors de la pluie battante et des hurlements du vent. « La nuit va tomber dans moins d’une heure et s’aventurer à l’extérieur est devenu trop dangereux. » Je commentai en reprenant place aux côtés de Finnley à l’intérieur. « Il serait plus prudent de passer la nuit ici. » Je levai le menton en direction de son sac à dos, qui me semblait étonnement petit. « Tu as de quoi camper là-dedans ? » L'idée de passer la nuit avec un jeune homme que je connaissais à peine dans un endroit aussi exigüe était loin de me mettre totalement à l'aise. Même les types avec qui je m'envoyais en l'air étaient aimablement priés de prendre la porte dès que j'en avais fini avec eux. Moi qui pensait bivouaquer à la belle étoile, avec la forêt pour seuls murs, voilà qui me faisait revoir mes rêves de liberté à la baisse. Cela dit, Finnley avait l'air au moins aussi réservé que moi et respectueux, ce qui rendrait probablement l'expérience bien moins pénible que si j'étais tombée avec un beauf bruyant et phallocrate.  

(c) DΛNDELION


Follow in no footsteps, listen for the true guides

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start.

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