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 JORALYN #2 ► Fire meet gasoline

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Joseph Keegan
le raton-squatteur
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ÂGE : 36 ans. 26/04/1983
SURNOM : On m'appelle Jo, mais ça m'emmerde. J'aurais préféré avoir un autre prénom.
STATUT : Célibataire qui ne se gêne pas pour (essayer d')en profiter.
MÉTIER : Ex taulard, garde du corps. Ouais : j'ai menti sur mon CV.
LOGEMENT : Hum...
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POSTS : 7377 POINTS : 920

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Quand j'étais jeune, j'étais facilement manipulable. Beaucoup trop en ont profité. J'ai subi la ceinture de mon père et il m'arrive encore de sentir les mains du curé sur moi. Depuis, j'ai inversé les rôles. Je suis devenu le manipulateur en apprenant de mes erreurs. J'ai rejoint un gang à vingt ans, j'ai vendu de la drogue à ceux qui n'en demandaient même pas. La justice m'a rattrapé, j'ai été emprisonné pendant trois ans et j'ai pu m'en sortir plus tôt en usant de bonnes paroles religieuses, celles que j'avais apprises par cœur contre mon gré. J'erre, maintenant, à la recherche de stabilité
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : JORALYN #2 ► Fire meet gasoline - Page 2 B4pd
Parce que je ne serais rien sans les mots de Deborah.

Alfie&Juliana - Savannah - Raelyn [2] - Gabriel L. - Jessalyn - Caroline - Romy - Charlie - Spidey - Rae&Auden

RPs EN ATTENTE : JORALYN #2 ► Fire meet gasoline - Page 2 Tumblr_o99raoonrH1rih286o2_r1_540

RPs TERMINÉS : Yanis - Blake - Yanis [2] - Aubrey - Aubrey [2] - Kane - Aubrey [3] - Liam - Owen - Aubrey [4] - Tess - Blake [2 ripblake] - Jolex - Aubrey [5] - Gaby [abandonné] - Lindsey [abandonné] - Clara - Eve - Jolex [2] - Jolex [3] - Jolex [4] - Primrose - Sid - Raelyn - Juliana
PSEUDO : Captain Rogers.
AVATAR : Sebastian Stan.
CRÉDITS : Moi et Google.
DC : Aucun.
INSCRIT LE : 25/09/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t21527-pardonnez-moi-mon-pere-j-ai-peche-sans-un-permis-de-peche http://www.30yearsstillyoung.com/t21547-il-y-a-des-jours-ou-je-ferai-semblant-de-t-apprecier http://www.30yearsstillyoung.com/t23547-joseph-keegan

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MessageSujet: Re: JORALYN #2 ► Fire meet gasoline   JORALYN #2 ► Fire meet gasoline - Page 2 EmptyLun 6 Mai - 2:32




Fire meets gasoline
Raelyn & Joseph

Il fait bon, l’air est profitable et plus frais qu’en pleine ville. Le sol n’a pas avalé toute la chaleur du soleil pour la libérer dans la nuit, comme le fait habituellement le béton chaud qui recouvre les routes de Brisbane. Même au ras du sol, Joseph se sent presque nu car ses vêtements ne collent pas à sa peau encore fraîche. Malgré ce moment charnel que lui et Raelyn viennent à peine de conclure, il ne se sent pas collant de sueur et ça lui rappelle le charme de la campagne ; cet endroit vert et immense qu’il a rayé de sa mémoire, à tort. Lui qui n’a jamais apprécié cette impression de voir les aiguilles des horloges tourner bien plus vite en pleine ville, il serait probablement de ceux qui préfèrent s’installer à la campagne pour profiter du temps : malheureusement pour lui, il est incapable de voir au-delà des mauvaises expériences qui ont marqué son enfance à un tel point qu’il n’a jamais osé sortir de Brisbane lorsqu’il y a posé les pieds la première fois, à seize ans. Malgré les souvenirs difficiles qui traversent ses pensées dans le moment présent, cette sensation qu’offre l’écorce dure contre son dos, cet air étrangement pur qu’il n’a connu que lorsqu’il allait encore à l’Église, Joseph ne se sent pas mal. C’est plutôt la nostalgie qui gonfle ses poumons et les dégonfle en un long souffle. Ses méninges travaillent tant qu’il n’a plus la force de réagir aux images qui s’affichent derrière ses paupières. Il ne fait que revoir sa vie, jusqu’à aujourd’hui, impassible face aux bonheurs et au malheurs. Il faut croire que là est le premier effet de la drogue que lui a sensuellement refilé Raelyn : une sensation de vide… rempli. Un verre d’eau qui menace de déborder sans jamais passer à l’action. Une promesse jamais réellement brisée. « Et si ça avait été de la Coke, tu l’aurais déjà trouvée. » Il avait cherché à tâtons la bouteille de whiskey sans grande conviction parce qu’il n’avait pas envie de briser ce nuage paisible qui flotte au-dessus de sa tête depuis que ses membres se sont complètement relâchés. Et même, si ça avait été de la coke qui manquait à l’appel, peut-être aurait-il attendu un moment avant de lancer les avis de recherches. Il n’avait pas fini de profiter de la seconde dose qui faisait encore pétiller sa cervelle. « C'est ça la vision qu't'as de moi ? » Lorsque sa compagne de confort toxique précise qu’elle usera davantage d’ordres pour obtenir ce qu’elle désire en sa compagnie, il ne peut pas contenir son commentaire cru, voire dégoûtant. Il ne faut pas s’attendre à beaucoup de retenue en côtoyant Joseph, encore moins lorsqu’il n’a pas toute sa tête. « T’es toujours aussi délicat toi !  » Il pouffe de rire en hochant mollement la tête et il répond, entre deux souffles : « Aussi délicat qu’une plume qui tombe sur l’eau. Tu sais, ces petites vaguelettes circulaires autour d’une plume qui rencontre la surface de l’eau… Elles sont si… douces. Pourtant, la plume n’est pas si petite… » Il soupire fortement, incapable de suivre l’ordre logique de ses idées. Il abandonne, alors, en laissant tomber sa main qu’il avait utilisée pour illustrer la situation qu’il tentait tant bien que mal d’expliquer. « Mais oui, j'admets que c'était pas un moment désagréable »  En réaction à ce compliment, un sourire ravi étire ses lèvres, comme s’il avait déjà oublié que sa queue ne s’était pas activée au moment fatidique. Il était chanceux : Raelyn ne semblait pas avoir envie de se moquer de son impuissance. Peut-être n’était-il pas le premier à lui offrir une performance aussi… inexistante. La drogue n’est pas le meilleur allié des parties de jambe en l’air ou alors… elle l’est trop, dans le cas de Joseph. Il devrait vivre cet événement comme une trahison, d’ailleurs. Ou comme un avertissement : une alarme avant la tempête. Mais il est bien trop déboussolé par ces nouvelles sensations étranges qui grimpent progressivement dans son corps. Sa gorge serrée, ces espèces de petits éclairs qui traversent son champ de vision à chaque fois qu’il cligne des paupières. Devant cette nouveauté, il fait tout de suite part à Raelyn de son état, certain de sentir les premiers effets de l’ecstasy. Tandis que sa gorge se noue davantage, il essaye de se rassurer, de se convaincre que rien ne cloche et que, s’il ne se sent pas particulièrement bien, c’est parce que c’est la première fois qu’il consomme ce stupéfiant. Sa première dose de cocaïne n’avait pas été de tout repos elle non plus. La main de la jeune femme qui se balade sur sa joue et la ligne de sa mâchoire le ramène un moment à la réalité, et il croise son regard, les yeux noir charbon. La fraîcheur de ses doigts, il la remarque, comme si leurs deux corps s’opposaient complètement. La glace et le feu, un combat que la flamme gagnerait probablement. Lorsque le contact des deux partenaires se romps, la tête de Joseph bascule vers l’arrière, lourde comme le plomb. Il grimace en clignant les paupières comme s’il essayait de réveiller son cerveau qui menaçait de s’éteindre. « Comment tu te sens ? Qu’est-ce que tu ressens ? »  Par réflexe, il se mord la lèvre inférieure pour s’empêcher de dire la vérité : celle où son corps n’est absolument pas content. Mais il pense encore, avec naïveté, que ces effets s’estomperont pour laisser la place au paradis blanc. « Pour le moment c’est… différent. Et toi ? » Il voudrait mentir. Affirmer qu’il se sent léger comme cette fameuse plume dont il faisait référence quelques minutes plus tôt. Cependant, c’est le contraire qui se produit dans son être : il se sent cloué au sol par une force dangereuse, comme si les racines de l’arbre avaient décidé de l’enlacer. Lorsque la présence à ses côtés d’évanouit, Joseph scrute la noirceur, les sourcils froncés, pour comprendre ce que fait Raelyn. Ce n’est que lorsqu’elle revient avec la fameuse bouteille d’alcool disparue qu’il comprend. Il ricane faussement et il se force à accepter son offre, portant rapidement le goulot à ses lèvres pour avaler deux gorgées qu’il ne savoure pas. Aux premières fois, alors ? Première dose de MDMA ou première impuissance ? Il ne pose pas la question, lui rendant la bouteille sans y porter davantage intérêt. Les prochains mots de la jeune femme, il ne les entend pas tous. Certains percutent le fond de son crâne et se transforment en écho éternel. Prison… Prison… Prison… Trinquer… Trinquer… Trinquer… « Hein ? Quoi ? » Il redresse la tête pour l’interroger du regard mais il n’arrive pas à garder ses deux pupilles dans les siennes. Il décide de se redresser en s’appuyant contre l’arbre pour ne pas tomber à la renverse. « Attends… Je… Je reviens, je dois pisser. Fais pas trop la fête sans moi. » Il a besoin d’un peu de solitude, en fait. Il a chaud, ses joues sont rougies, fiévreuses. Il étire ses lèvres en un sourire forcé qui se veut rassurant et il contourne le large tronc qui fait office de canne et il s’enfonce davantage dans la forêt, désireux de s’éloigner encore plus de la musique qui attaque ses tympans même si elle n’est plus que murmure dans l’espace. Lorsqu’il s’arrête, seulement après avoir jugé qu’il avait mis assez de distance entre lui et le reste du monde, il observe autour de lui et se sent immédiatement gobé par la noirceur. Il secoue la tête de droite à gauche en passant sa main dans sa tignasse pour la ramener vers l’arrière, frôlant au passage son front humide, ouvert de sueur. « Fuck… » Rapidement, il trouve appuie sur un prochain arbre et son premier réflexe est de glisser sa main dans sa poche pour en sortir son téléphone. La lumière de l’appareil l’aveugle, il grimace en plissant les paupières, puis il tente de se concentrer sur les noms dans ses contacts, à la recherche de celui avec lequel il n’a pas discuté depuis plusieurs semaines.  Les lettres s’entremêlent, se perdent dans l’espace, lui crient d’autres sons, mais il réussit finalement à appuyer sur le nom de Deborah. Le clavier apparaît et ses doigts se mettent à danser malhabilement dessus. Tandis qu’il se concentre sur ses messages, il oublie de contrôler sa respiration qui devient de plus en plus bruyante : ce sont maintenant des gémissements qui s’échappent de sa gorge.

[échange de sms]

Lorsqu’il redresse la tête après avoir échangé quelques messages, il sursaute en croisant le regard de la noirceur, regard rouge, bestial. Il veut faire un pas vers l’arrière mais il perd l’équilibre et se retrouve contre le sol. Son réflexe est de se coincer la tête entre les mains, laissant tomber son téléphone dans la mousse humide près de lui. « Fuck ! » Sa voix se brise, une corde resserre ses cordes vocales, le pend. La noirceur l’étrangle, et tout ce qu’il arrive à faire pour se défendre, c’est de crier à l’aide, parce qu'il ne veut pas être seul. Il ne veut plus être seul. « À L’AIDE ! QUELQU’UN ! J’AI BESOIN D’AIDE ! » Et il se souvient son nom. « RAELYN ! RAELYYYYN ! » Son ton est paniqué. Il est l’enfant tétanisé devant le monstre caché sous son lit.                


code by bat'phanie




Encore tiède. Presque froid.  

Goutte par goutte, les secondes s'écoulent. Pourtant, les minutes semblent glacées dans le temps.

Spoiler:
 

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Raelyn Blackwell
la chair empoisonnée
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ÂGE : 32 ans (20.12.1986)
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn. Beaucoup l’appellent Rae, se passant bien de son accord
STATUT : Frivole depuis 11 ans, elle collectionne les relations charnelles sans attaches. Addict à la sensation de ressentir une peau contre la sienne mais sans se l'avouer terrorisée à l'idée de laisser quelqu'un rentrer dans sa vie
MÉTIER : Responsable de l'approvisionnement en stupéfiants du Club, la pègre de Brisbane
LOGEMENT : #606 Spring Hill
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : petit modèle, elle mesure moins d'un mètre soixante et possède une silhouette gracile + elle possède un certain charisme, du magnétisme et il est facile de se faire berner par son charmant minois + diplomate, elle possède des nerfs d'aciers + elle n'a pas fait d'études, pas par manque de capacités mais de moyens financiers et d'envie + accro à la cigarette + alcoolique à ses heures perdues + adepte de MDMA pour les grandes occasions + opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle + au fond terrorisée par la solitude
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : JORALYN #2 ► Fire meet gasoline - Page 2 SfyRcWdD_o
Amelyn #1Truth be told, I don't mind. And I'd sell my soul for the high.

14/10AmosJoseph #2Mitchell #2Lubya #2Leah (Flashback 2012)DeborahCaïnCamilAlec (Flashback 2018)JessalynPrimrose #3CharlieAuden #2 (Flashback 2016)Jo&Auden
RPs TERMINÉS : 2019Primrose #1Joseph #1Mitchell #1Lubya #1Primrose #2
FlashbackAuden #1 (Flashback 2005)

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AVATAR : Lady Gaga
CRÉDITS : Avatar et gifs by me UB by loonywaltz
DC : NA
INSCRIT LE : 21/02/2019
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MessageSujet: Re: JORALYN #2 ► Fire meet gasoline   JORALYN #2 ► Fire meet gasoline - Page 2 EmptyMar 7 Mai - 0:10




Fire meet gasoline

Alors que le calme reviens je me perds dans mes pensées .Entre Jo et moi la conversation se raréfie, chacun profitant d’une vague d’air frais et que je me délecte des premiers effets de la drogue que j’ai prise qui se font ressentir, tentant de calmer le rythme des battements de mon cœur alors que celui-ci cherche qu’à s’emballer, d’abord stimulé par notre rapprochement avant que les substances présentes dans mon sang ne prennent le relai à leur tour. Depuis que j’ai quitté l’intérieur des terres australes et ma bourgade malfamée, je n’ai jamais fait demi-tour, jamais envisagé de jeter un regard en arrière, sachant à l’époque que je préférais être capable d’ignorer la tristesse profonde de ma mère comme la déception de mon frère. La carapace en béton armé que j’avais dressé entre moi et le reste du monde au fur et à mesure des années n’était alors pas aussi solide qu’aujourd’hui, et je savais qu’en me heurtant à leurs réactions je prenais le risque de ressentir de la culpabilité, et j’avais décidé que c’était un sentiment qui n’aurait jamais le pouvoir de m’arrêter, jamais la moindre emprise sur moi. Mais ce n’était pas eux que j’avais fui, mais bien la vie morne de la campagne et des terres, et l’effervescence de la ville me réussissait. Pour rien au monde j’aurais laissé ça derrière moi, et comme si je craignais que la ville ne soit plus là à mon retour, je n’avais jamais voyagé. Au-delà de l’énergie de la ville, dans laquelle une personne comme moi ne pouvait que se complaire, en arrivant à Brisbane j’ai eu pour la première fois l’impression de pouvoir devenir invisible, après 18 ans passés à subir le regard et les chuchotements des curieux de Charleville. J’ai eu la sensation à ce moment-là de ne plus avoir la moindre limite.

La voix de Jo chatouille mon oreille et attire à nouveau mon attention, alors que je viens de gentiment me moquer de lui par rapport à son amour sans limite pour la poudre blanche ? « C'est ça la vision qu't'as de moi ? » Je fronce les sourcils quelques secondes, tire sur ma cigarette avant de détourner mon visage de celui de Jo le temps d’en expirer la fumée, et je replonge mes yeux dans les siens. « Honnêtement ? » Je laisse un silence flotter quelques secondes seulement, sans lui laisser le temps de me répondre. Je ne suis pas une langue de bois, et je ne sais faire que ça, l’honnêteté brutale. « Ouais, en partie. » Une latte de plus, une expiration supplémentaire, alors que les effets de l’ecstasy rendent la brûlure de la fumée au contact de mes poumons plus délicieuse encore. Je lève un sourcil et termine ma phrase. « Mais j’avais pas l’impression que t’en aies quelque chose à foutre. » De la vision que j’avais de lui. De la vision que le monde avait de lui, de façon générale. Sur ce point, j’imaginais jusque-là avoir à faire à quelqu’un comme moi, quelqu’un de détaché et bien trop désabusé pour se soucis de la façon dont il était perçu. A ma remarque suivante, il commence ce coup-ci à divaguer. « Aussi délicat qu’une plume qui tombe sur l’eau. Tu sais, ces petites vaguelettes circulaires autour d’une plume qui rencontre la surface de l’eau… Elles sont si… douces. Pourtant, la plume n’est pas si petite… » Encore une fois j’arque les sourcils, mais ne commente pas. Je sais ce qu’il se passe. Il est déjà parti bien plus loin que moi. Je suis un peu surprise, puisque j’ai consommé ma petite pilule avant la sienne, et que sa prise de cocaïne improvisée dans la voiture commence à trop remonter pour qu’il en ressente encore réellement les effets à ce point. Je l’observe quelques secondes. « T’as repris un truc ou quoi ?  » Mais avant même qu’il ne me réponde, j’ai déjà oublié et perdu ma concentration sur ce sujet précis. Et après tout, il est réagi peut-être simplement différemment à la MDMA, moi-même étant accoutumée à ses effets.

Devant son visage défait et ses pupilles largement agrandies, je lui demande comment il se sent, avide de recueillir ses premières impressions, un peu comme une jeune femme présentant son petit ami à ses parents. La drogue était le petit ami en question, dans cette métaphore, cela va de soi. « Pour le moment c’est… différent. Et toi ? » Difficile de faire plus laconique. Comment je me sentais ? Je me sentais… Bien, sans que ce simple mot ne suffise à définir mon état actuel, mais celui-ci m’empêchait d’en trouver un autre. Je me sens extatique. Transportée. Je me sens comme si mes cinq sens commençaient à s’intensifier. Mais je n’arrive pas à mettre des mots dessus alors que Jo me le demande, alors je me contente de fermer les yeux. J’ouvre la bouche mais aucun son ne sort, alors qu’une vague de sensations agréables monte en moi.

Jo ne semble pas saisir mon trait d’esprit ni ma remarque, me laissant au passage si ma faim concernant son passif, et semble un peu perdu. « Hein ? Quoi ? » Je secoue la tête, consciente que je n’en tirerai plus grand-chose de sérieux ce soir, sans que cela ne me dérange. « Attends… Je… Je reviens, je dois pisser. Fais pas trop la fête sans moi. » Mes yeux fermés, appuyée contre le tronc d’arbre, je me contente de hocher la tête en silence, ne réagissant pas lorsque je sens du mouvement à côté de moi, et sa présence disparaître. Restant quelques minutes comme ça, je laisse la musique étouffée m’habiter, avant de rattraper la bouteille de whisky et la porter à mes lèvres, bien décidée à lui faire du mal, qu’elle soit au goût de Jo ou non.

En parlant de Jo ou est ce qu’il a dit aller ? Je tente de m’en souvenir, mais mes souvenirs se dérobent à moi, malgré un effort de concentration. Chercher à boire ? Danser ? Oui, cela doit être ça, danser, comment pourrait-il en être autrement avec cette musique envoutante ? Un sourire sur les lèvres, je me relève, un peu trop vite visiblement puisque je chancèle quelques secondes avant de poser les mains sur l’arbre qui m’a servi d’appui pendant tout ce temps. Je replace mon short et mon t-shirt correctement, tente encore une fois d’aplatir quelques mèches rebelles et attrape mon sac, avant de faire quelques pas pour me diriger vers le cœur de l’agitation, mes jambes attirée vers la musique, alors qu’un son étouffé parviens à mes oreilles. Je m’arrête, me demandant si je suis victime d’une hallucination, avant de tendre l’oreille. Cette fois ci il me semble entendre mon prénom. La forêt connaitrait-elle mon prénom ? Je fronce les sourcils, mon cœur balançant entre la musique qui l’appelle, et l’envie d’écouter ce que la forêt a à me dire. Finalement, je fais demi-tour et avant de quelques pas hésitant vers l’origine du bruit.

Lorsque mes yeux se posent sur Jo, étendu face contre terre comme s’il était paralysé, la tête entre ses mains et gémissant, mon cerveau se remet automatiquement en marche, tentant de combattre la brume euphorique qui l’entoure. « Merde ! » Sans courir, je fais tout de même de grands pas rapides pour arriver jusqu’à son niveau. « Merde, merde merde. Jo ? » Je pose une main sur son épaule pour le faire réagir, avant d’essayer de l’aider à se redresser. Devant la terreur sur son visage je tente encore une fois de ressortir de l’état d’ébriété et de défonce dans lequel je me trouve. Putain c’est pas le moment. « Putain fais chier… Jo qu’est ce qu’il t’arrive ? » J’aimerais penser qu’il s’est brisé une cheville et est simplement tombé. Mes ses yeux d’animal effrayé ne trompent pas, et je sais reconnaître une mauvaise réaction à un psychotrope quand j’en vois une. Doucement, je retire ma main de son épaule, avant de m’accroupir puis de poser mes genoux contre le sol doucement, sans le quitter des yeux. « Calme toi, qu’est-ce qu’il se passe ? Qu’est-ce qui te fais peur ? » Face à quelqu’un en mauvais trip, c’est toujours la roulette russe, impossible de savoir face à quoi ou qui on va tomber. Pour l’instant je ne préfère pas le brusquer, déjà parce que j’ai pas envie de m’en prendre une, mais plus généralement parce que même en essayant de toutes mes forces, je serais bien incapable de deviner ce qu’il se passe dans sa tête. J'aimerais avoir l'esprit clair pour réfléchir sur la conduite à adopter, mais mes pensées font la course et se bousculent, et en attendant une réponse de sa part, en attendant de comprendre un peu plus ce qui l'agite, je me contente de poser ma main sur le sol juste à côté de la sienne mais sans la toucher, avec mon seul regard comme bouée de sauvetage. Autant dire que nous risquons la noyade.




I have to turn my head until my darkness goes

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Deborah Brody
la touche à tout
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ÂGE : Elle est née le 26 février, il y a trente-et-un ans de cela mais elle n'en a pas l'âge mental. Ne lui demandez pas d'être responsable, ça ne lui va pas au teint.
SURNOM : Debra. Deb. Debbie. Parfois Brody.
STATUT : Célibataire. Volage. Elle ne se pose pas de question, elle fait sa vie sans chercher à se caser. Ce n'est clairement pas sa priorité.
MÉTIER : Elle change souvent de métier. En ce moment elle travaille comme community manager à la Mairie de la ville mais elle a déjà été serveuse, distributrice de flyers, modèle pour les cours d'art et de science à l'université, sondages rémunérés, webdesigneuse, cliente mystère, cobaye médical et marketing, téléphone rose, femme de ménage, travail en usine, inventaire de magasin, caissière... tout ce qui paye aisément et/ou peut se quitter facilement y passe.
LOGEMENT : appartement #151 à Fortitude Valley avec Austin Williamson.
JORALYN #2 ► Fire meet gasoline - Page 2 190309062322508915
POSTS : 2793 POINTS : 290

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : A Brisbane depuis l'été 2016. Avant ça, elle a toujours vécu à Dublin en Irlande. • Elle a un frère (Benjamin) et une sœur (Rebecca) tous les deux plus âgés qu'elle. • Elle vient d'une famille très catholique mais elle est athée. • C'est une touche à tout. • Elle a donné naissance à un petit garçon le 20 avril 2017 qu'elle a mis à l'adoption. Ses parents n'ont jamais été mis au courant. • Elle fuit les responsabilités. • Elle cache sa sensibilité derrière une attitude de je m'en foutiste et du cynisme. • Elle n'a jamais eu de relation longue bien qu'elle soit un véritable cœur d'artichaut.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

2018 –
Vitto#1Kane #1
2019 – Benny#2Austin#1Vinnie#1 (fb)Elwyn#1Mitchell#1Raelyn#1Joseph#1 (fb lettres)Deviniel#1 (ua)Jolyn#1Sten#1
RPs TERMINÉS :
2018 –
Benny#1
2019 – Camil#1

JORALYN #2 ► Fire meet gasoline - Page 2 Zcr5
AVATAR : Daisy Lowe.
CRÉDITS : COCAINE (ava) • BAT'PHANIE (code sign)
DC : /
INSCRIT LE : 28/11/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t22389-acid-candy-d-brody http://www.30yearsstillyoung.com/t22455-notebook-d-brody http://www.30yearsstillyoung.com/t22582-deborah-brody#918039 http://www.30yearsstillyoung.com/t22593-deborah-brody

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MessageSujet: Re: JORALYN #2 ► Fire meet gasoline   JORALYN #2 ► Fire meet gasoline - Page 2 EmptyLun 13 Mai - 18:27




fire meet gasoline

Trois heure du matin. Elle n’avait aucune idée de l’heure quand la vibration incessante de son téléphone finissait par la tirer de son sommeil. Elle s’étirait comme un chat, pesait le pour et le contre sur l’idée d’ouvrir les paupières. C’était finalement sa vessie qui avait raison de son envie de se rendormir immédiatement. Dans le noir complet de son appartement, elle attrapait son téléphone et traînait des pieds jusqu’aux toilettes dont la lumière qu’elle venait d’allumer lui semblait être aveuglante. Pas un bruit dans l’appartement, même Austin dormait. Un soupir, long et lourd sortait de ses narines tandis qu’elle se frottait les yeux pour se réveiller un minimum. Ses iris finissaient par croiser l’écran de son téléphone. Il ne s’agissait que d’une hallucination nocturne, n’est-ce pas ? L’heure, le nom de Joseph, ces deux sms. Pendant un instant, elle restait interdite, comme choquée alors qu’en soit, il n’y avait pas grand-chose de choquant. Une hésitation d’une seconde et elle ouvrait les sms. Un nouveau soupir. Ça serait se fourvoyer que de croire qu’elle n’avait pas envie de lui répondre mais rien qu’à la vue de son nom, une pointe de colère avait meurtri son cœur et ça s’était ressenti immédiatement dans ses mots, ou plutôt le mot, le seul qu’elle lui avait envoyé. Puis, elle avait verrouillé son téléphone, dans l’espoir vain qu’il ne lui réponde pas, qu’il oublie simplement, qu’il soit réellement saoul. C’était après avoir quitté la salle de bain pour se laver les mains et pris la direction de la cuisine pour aller boire un coup que son téléphone s’illuminait de nouveau. Ses fautes d’orthographe, cette demande express, elle avait la sensation qu’il était saoul mais il lui affirmait que non. Sa tête lui hurlait de ne pas y aller, de le laisser dans sa possible merde pour qu’il en tire les leçons mais c’était son cœur qu’elle suivait quand ses doigts tapotaient sur son téléphone pour lui dire qu’elle arrivait. Putain, quelle bouffonne !

Elle se détestait presque pour ça. Elle se détestait presque d’avoir la mauvaise sensation d’être la bonne poire de l’histoire. Parce qu’elle était incapable de lui résister, trop amie avec lui, elle ne savait pas se tenir à ce qu’elle voulait – c’est-à-dire ne plus lui parler, simplement prendre une pause pour se recadrer et laisser les choses se tasser – et elle craquait toujours. Elle revenait vers lui, presque de force, poussée par une espèce d’instinct protecteur qu’on a toujours pour ses amis en dépit du fait que ça pouvait directement la nuire… si seulement elle savait à quoi s’attendre. Elle n’avait rien, aucun indice, juste aller le chercher, visiblement en pleine forêt. C’est sûrement ce qui l’avait amené à accepter. Ce n’était pas normal qu’il soit là-bas, surtout lui qui n’avait pas de voiture pour s’y rendre. Elle trouvait ça suspect, comme s’il avait été entraîné dans un traquenard ou une connerie comme ça. Son cerveau refusait de croire que ça puisse être la faute directe du trentenaire, les œillères de l’amitié sûrement. Alors elle était bêtement montée en voiture après avoir enfilé un simple jean et des chaussures, ne prenant même pas la peine de changer son haut de pyjama qui se résumait à un t-shirt de mec quelconque floqué à l’effigie d’un groupe de métal.

GPS oblige, elle suivait les instructions de son téléphone. Elle ne connaissait absolument pas cette partie de la ville et si, de jour, la forêt pouvait être un bon moyen de prendre un bol d’air et de se croire tranquillement à la campagne, en pleine nuit, elle n’avait rien de rassurant. Elle venait de bouffer quelques kilomètres de bitume et elle se retrouvait là, les roues de la bagnole presque dans la terre du fossé bordant la forêt, roulant lentement à la recherche possible de la silhouette de Keegan. « Hé ! Fais gaffe où tu vas ! » Un coup sur le capot de la bagnole en même temps que son coup de frein, un fêtard venait de sortir d’un pseudo chemin pour traverser la route. Debbie garait son véhicule, même son GPS était perdu. C’était en sortant de la voiture, sur le point d’envoyer un sms à Jo pour savoir où il se trouvait, qu’elle se concentrait un instant sur son environnement. De la musique, elle semblait percevoir de la musique. Un instant, elle se retournait, son regard se braquant sur le fêtard qui venait de là. Et si Joseph était là-bas ? Elle n’avait pas franchement envie de s’aventurer toute seule en forêt – surtout elle, Debbie, la meuf la moins à l’aise de l’univers avec l’orientation dans l’espace – mais ça semblait être la solution la plus plausible. Non sans appréhension, elle fermait donc son véhicule et s’aventurait dans le chemin. Au fur et à mesure de ses pas, elle était au moins rassurée de prendre la bonne direction. Plus elle avançait, plus la musique se faisait bruyante et envahissante. Loin de la ville, en pleine nuit, au cœur d’un bois, des bouteilles jonchant de plus en plus le sol entre autres instruments… si sa tête était en train de se faire une raison, son cœur refusait catégoriquement l’idée. Il ne pouvait pas être là… il ne devait pas être là.

Pourtant, elle continuait d’avancer jusqu’à être au beau milieu de la fête. Des gens plus ou moins saouls, de la musique à s’en éclater les tympans, des tenues sommes toutes… originales et surtout une, tape à l’œil, dans le style qu’elle avait déjà vu en boîte de nuit. Raelyn ! Toujours en tenue argentée bien que là, c’était beaucoup plus court et bien moins suggestif que celle qu’elle portait le soir où elle l’a tiré d’affaire. Si la blonde semblait dans un état à peu près normal, ce n’était pas le cas de l’homme qui lui tenait la main comme un enfant de cinq ans ayant le besoin express d’être rassuré par la présence d’un adulte. Deborah hallucinait, elle avait limite envie de se pincer pour se réveiller. Il n’aurait pas dû être là et pourtant, c’était bien Joseph qu’elle avait dans sa ligne de mire et il n’avait clairement pas un comportement normal. Complètement agar, totalement à l’ouest, il s’accrochait à Raelyn comme à une bouée de sauvetage. Le Joseph alcoolisé, elle le connaissait. Ils se tapaient des barres de rire comme jamais. Ce n’était pas l’alcool qui était responsable de son état, elle le savait mais encore une fois, sur le moment, son esprit refusait d’y croire. Instinctivement, elle trottinait vers eux, croyant peu au hasard qui aurait pu les réunir mais tellement loin de l’idée que le petit sac de Rae pouvait contenir un nombre incalculable de conneries capables de retourner le cerveau humain et notamment celui de Jo. « Hey… je suis là. » Presque un murmure tant sa voix était couverte par la musique alors elle lui faisait remarquer sa présence en prenant le visage du brun entre ses mains, l’obligeant presque à la regarder. Des traces blanches autour de son nez, les pupilles presque complètement dilatées couvrant le bleu de ses iris. Aucun doute possible à présent et ça la brisait à l’intérieur tandis que l’inquiétude naturelle prenait le dessus sur la colère. « Qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce que tu fais ici ? » Et son visage finissait par se tourner vers Raelyn. « Qu’est-ce que vous faites ici ? » Naïve et écorchée, la vérité n’allait pas attarder à éclater.



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Joseph Keegan
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MessageSujet: Re: JORALYN #2 ► Fire meet gasoline   JORALYN #2 ► Fire meet gasoline - Page 2 EmptyLun 13 Mai - 20:10




Fire meet gasoline
Raelyn & Deborah & Joseph

Joseph a toujours préféré prétendre ne pas être intéressé par l’avis que les gens ont vis-à-vis de lui. Il s’est habitué à ne pas être un modèle exemplaire que les parents pointeraient à leurs enfants en expliquant que « cet homme est une bonne personne : si tu deviens comme lui, tu auras réussi ta vie mon chéri ». À l’instant même où il a posé ses orteils puis son talon sur le sentier de la mauvaise idée (le même sentier qu’emprunterait une fille encore mineure qui refuserait de porter une capote à sa première relation avec un mec qu’elle vient à peine de connaître), il s’est condamné à une vie de reniement. Pourtant, la faible lumière dans son cœur ne s’est jamais réellement éteinte, comme si, au fond, il avait encore espoir de rebrousser chemin et d’être à nouveau confronté à un choix qui lui offrirait une deuxième chance. Mais, ce soir, lorsque Raelyn confirme que, effectivement, elle le perçoit comme un drogué, sa mâchoire se serre et il baisse le regard vers le sol noir charbon. Ses esprits sont bien trop agités par la présence de poison dans ses veines et il n’arrive pas à se convaincre lui-même qu’il n’est pas qu’un dépendant à une fausse raison de vivre. En secouant la tête, il renifle et lorgne la femme à ses côtés avant de souffler d’un ton désintéressé : « Non, t’as raison. J’en ai rien à foutre. » Il coince sa clope entre ses lèvres pour clore la discussion, tire une latte lente et longue qui enfume son corps en entier, lui permettant un moment de nettoyer ses pensées plutôt noires. Il n’a pas accepté de se joindre à Raelyn ce soir pour se martyriser l’esprit. Tant que la musique tambourine contre ses tympans, il ne se laissera pas s’apitoyer sur son sort. Il n’a jamais baissé les bras et ce n’est pas cette nuit que ses mains rencontreront le sol. En un battement de cils, il se concentre à nouveau sur la sensation de béatitude qui flotte au-dessus de sa tête et des mots qu’il ne contrôle pas s’échappe de ses lèvres tandis qu’il se compare à une légère plume. « T’as repris un truc ou quoi ? » Il ricane en hochant mollement la tête, comme s’il avait oublié qu’il avait introduit une seconde dose de cocaïne dans son corps en cachette. De toute façon, Raelyn n’est pas sa mère, elle n’a pas son mot à dire.

Tous les deux s’échangent leur expérience comme deux gamins racontant leur première journée d’école. Joseph reste sceptique quant à l’étrange sensation d’inconfort qui croît dans ses tripes mais il n’en touche pas mot, préférant observer le visage conquis de Raelyn lorsqu’une vague de plaisir traverse son échine. Un sourire malin redresse le coin de ses lèvres, impatient de ressentir ce qu’elle ressent, elle. Ça ne devrait pas tarder, non ? Malheureusement pour lui et ses attentes placées bien trop hautes, c’est plutôt une déplaisante impression d’étouffement qui s’attaque à ses poumons et, rapidement, il ressent le besoin de côtoyer un moment la solitude pour retrouver son calme. Incapable de comprendre le sens des paroles de la jeune femme quant elle aborde le sujet de son incarcération, il se redresse et lui fausse compagnie, le temps d’éteindre les braises qui brûlent sa gorge. Face à la noirceur étouffante, il se retrouve au sol, la tête entre les mains, à hurler le seul nom dont il se souvient. Il oublie un instant qui il est, bien trop occupé à lutter contre des démons qu’il s’imagine, les démons qui bouclent une corde épaisse dans son cou et qui empêche l’air de gonfler ses poumons. Le garçon ne peut se défendre, cloué au sol par une force invisible qui appuie sur son dos pour broyer ses os. Assourdi par ses propres plaintes et les hoquets de frayeurs qui s’échappent de sa gorge à chaque fois qu’il tente d’inspirer, il n’entend pas Raelyn qui s’approche de lui et il sursaute en sentant sa main sur son épaule. Il redresse la tête et croise son regard, les yeux noirs de panique et gorgés de larme de douleur. Aussitôt qu’il reconnaît son visage, il s’accroche à son poignet comme pour toucher la réalité, distinguer le vrai du faux. Il n’est pas débile : il sait que c’est la drogue qui s’amuse à foutre la merde dans sa cervelle. Et, malgré cette connaissance du terrain, il n’arrive pas à convaincre son corps que tout ce qu’il ressent n’est qu’illusoire. « Putain fais chier… Jo qu’est ce qu’il t’arrive ? » Il secoue la tête de droite à gauche, incapable d’amasser assez de force pour lui répondre. Il arrive enfin à se redresser et à s’asseoir au sol, près de l’ancre qui l’accroche à la réalité. Ses pupilles s’agitent dans tous les sens, incapables de se concentrer sur un seul et unique point fixe. Il scrute les alentours, sursaute à chaque fois qu’il croise le regard de la noirceur et il décide finalement de fermer les paupières assez fort pour en avoir mal. « Calme toi, qu’est-ce qu’il se passe ? Qu’est-ce qui te fais peur ? » Il pose son front contre ses genoux repliés vers son torse, sans jamais lâcher le poignet de Raelyn. « J… J…. J’sais p…pas. » Surpris par ses propres bégaiements, il se secoue les puces pour remettre de l’ordre dans ses esprits. Un juron s’échappe de ses lèvres, tandis qu’il se bat contre la sensation de froideur qui bande tous ses muscles. « P… Putain… » Un soubresaut le bouscule, desserrant ses doigts autour de sa prise. Aussitôt qu’il ne sent plus la peau de la jeune femme, il se met à nouveau à paniquer et il n’attend pas une seconde pour récupérer sa main, croisant ses doigts avec les siens. « C’est… C’est ça un b…bad trip… hein ? » Il redresse la tête pour observer ses pupilles tout aussi noires que les siennes et il souffle, contre son gré : « Désolé. » Désolé pour ruiner la soirée, pour t’empêcher de profiter de la fête comme il se doit, pour faire de toi une baby-sitter. Il ne s’est pas lancé aveuglément dans l’aventure. Il connait les effets du bad trip et sait qu’ils ne s’estompent que lorsque la drogue quitte son corps. Incapable de bouger pour le moment, il garde les fesses au sol et la tête contre les genoux pour obstruer sa vision et ainsi éviter d’apercevoir les ombres dangereuses qui s’en prennent à ses poumons. Les minutes s’écoulent sans que le combat entre Joseph et la MDMA ne s’achève et une troisième présence s’additionne à la situation. Sur le coup, le garçon pense qu’il s’agit d’une hallucination et il n’accorde aucune importance à cette silhouette dans l’obscurité qui s’approche d’eux. Il s’empêche même de simplement la regarder, sachant pertinemment qu’elle n’est que le fruit de son imagination. Pourtant, lorsque deux mains fraîches se posent contre ses joues, un frisson dresse les poils sur ses bras et il se débat, en vain, jusqu’à ce que ses yeux s’ancrent dans ceux de Deborah. Sa voix vient caresser ses tympans, son cœur fait un bond dans sa poitrine et il serre fortement la main de Raelyn pour s’assurer qu’il n’est pas en train de rêver, qu’il se trouve encore dans la forêt. Son visage semble effacé, comme la poussière de craie blanche sur un tableau noir. Il n’arrive pas à comprendre ce qu’elle fait là : il a oublié cet échange de SMS compulsif. « Qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce que tu fais ici ? » Toujours muet de douleur, il secoue légèrement la tête sans quitter son regard et, lorsque Deborah décide d’interroger la plus lucide des deux, il se protège à nouveau derrière ses genoux, incapable d’affronter la réalité tant il se sent coincé dans un autre monde nourrit par ses pires cauchemars. Le corps tremblant, la peau humide de sueur, les voix des deux femmes s’entremêlent à la musique et il relâche les doigts de Raelyn pour plaquer ses mains sur ses oreilles avant de hurler : « FERMEZ-LA ! » Une supplication : celle de partir d’ici pour ne plus supporter ce brouhaha désagréable qui scie ses tympans.        
       


code by bat'phanie




Encore tiède. Presque froid.  

Goutte par goutte, les secondes s'écoulent. Pourtant, les minutes semblent glacées dans le temps.

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Raelyn Blackwell
la chair empoisonnée
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SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn. Beaucoup l’appellent Rae, se passant bien de son accord
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MÉTIER : Responsable de l'approvisionnement en stupéfiants du Club, la pègre de Brisbane
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MessageSujet: Re: JORALYN #2 ► Fire meet gasoline   JORALYN #2 ► Fire meet gasoline - Page 2 EmptyLun 13 Mai - 22:46




 
Fire meet gasoline

J’ai toujours été honnête, et assez directe. Jo me demande si je le vois vraiment comme quelqu’un qui vendrait père et mère pour un sachet de cocaïne ? Je ne vais pas tourner autour du pot pendant deux heures, et tenter de le ménager. Je ne suis pas à l’origine de son addiction, je ne suis pas sa mère ou sa petite amie qui tenterait de lui passer de la pommade avant de lui annoncer que Franchement il déconnait. Mon commentaire était dénué de tout reproche ou tout jugement, et c’est aussi pour ça que finalement je m’autorisais à dire ce que je pensais, sans franchement y réfléchir et sans franchement réfléchir aux susceptibilité que je pouvais froisser. Vraisemblablement, vu sa grimace, sa mâchoire serrée, ses yeux qui se baissent, Jo n’apprécie pas réellement. Il relève alors le regard vers moi, un regard que j’ai du mal à interpréter. « Non, t’as raison. J’en ai rien à foutre. » Ouais. Menteur. Je le pense si haut qu’il pourrait presque l’entendre. Mais je ne fais pas la moindre remarque, arquant un sourcil quelques secondes avant de de me reconcentrer sur ma cigarette. Je pourrais dire à Jo qu’il ne m’a pas demandé si je ne le voyais que comme un drogué, et la réponse était non, parce que je ne l’aurais pas invité à partager mes nuits si c’était le cas, mais ce n’est pas mon genre. Il a posé une question et j’y ai répondu, ma conception des choses est aussi simple que ça, surtout lorsque la défonce commence à envahir mes pensées. Lorsque Jo se lève, comme un enfant que la drogue aurait rendue boudeur, je ne réagis presque pas, préférant égoïstement profiter des sensations qui montent en moi et me font oublier pendant quelques secondes l’existence de la foule à quelques mètres de nous.

Lorsqu’après quelques minutes d’errance dans ma propre tête j’entends le hurlement de Jo, et que j’accélère le pas pour le rejoindre et le trouver comme je ne l’ai jamais vu, les réflexes acquis avec les années tentent de prendre le dessus, alors que mon esprit et ma lucidité tente de rester à la surface, le psychotrope puissant que j’ai ingéré et qui commence à faire sérieusement effet tente de l’attirer vers le fond. Lorsque je m’approche de lui et pose ma main sur son épaule, je le sens tressaillir et décide de retirer ma main avec toute la délicatesse dont je suis capable. Mais la perte de se contact semble le perturber plus encore, et je sens sa main se refermer autour de mon poignet, le serrant trop fort et comme s’il cherchait à m’empêcher de partir, ou à ne se raccrocher à moi alors qu’il tombait dans le vide. L’adrénaline m’aide à garder une part de lucidité, résistant à cette drogue à laquelle je n’ai pourtant qu’une envie : céder. J’essaye d’évaluer la situation, comprenant rapidement que je suis en présence d’une mauvaise réaction, à la MD, l’ecstasy, au mélange de drogues et d’alcools ou je ne sais quoi, mais Jo semble sur le point d’imploser. Alors qu’il se redresse et s’assoit à côté de moi, je repose doucement ma main sur son torse, tentant à la fois de le calmer, de l’apaiser comme de m’assurer bêtement que son cœur bat encore. « J… J…. J’sais p…pas. » Je l’observe ramener ses jambes contre son torse, essayant d’oublier sa main que broie mon fin poignet. Fermant les yeux quelques secondes, j’essaye de réfléchir. Je connais la conduite à adopter face à quelqu’un dans son état. Un, le rassurer. Essayer de le déplacer dans un endroit calme, bon là-dessus difficile de faire mieux, la musique est trop forte pour la rendre inaudible, mais au moins il n’y a pas de passage, et nous sommes seuls. Être à l’écoute, ne pas le forcer à quoi que ce soit. Tenter de canaliser son mauvais délirer, lorsque c’est possible, soit en l’éloignant ou en entrant dans son monde. La vérité c’est qu’il n’y a pas de formule magique, que chacun est différent. « Et, calme toi. » J’essaye de faire preuve de douceur, finalement un peu emmerdée de le voir dans cet état-là, aussi bien parce que ça gâche la soirée que parce que je l’apprécie au fond, ou en tout cas parce qu’il ne m’est pas désagréable. « Parle-moi. » J’observe ses pupilles dilatées, ses larmes qui emplissent ses yeux, et même si je ne suis pas une grande empathique, je me sens désolée pour lui. « P… Putain… » Je sens son corps se contracter et sa main se détacher de mon poignet, et alors que j’en profite pour décontracter mes doigts engourdis, une lueur d’angoisse traverse ses yeux, et il rattrape ma main, dans une étreinte moins douloureuse ce coup-ci, enserrant mes doigts des siens. Sans hésiter je plie mes doigts à mon tour mon enfermer sa main dans la mienne, si cela peut le rassurer.  « C’est… C’est ça un b…bad trip… hein ? » Je tente de respirer doucement, alors que les battements de mon cœur ne cessent de s’accélérer, sous l’emprise des stupéfiants. Je voudrais lui dire que non, que c’est normal et que ça va passer. Mais non, ce n’est pas normal, et ça passera certes, mais pas avant plusieurs heures si j’en crois mon expérience. Alors je choisis un semi mensonge. « Oui, mais c’est rien. Ça va passer tu vas voir, il va rien t’arriver.  » Passer ma soirée à m’occuper d’un drogué en bad trip n’était clairement pas dans mes projets, ni dans ma bucket list. Mais je ne suis pas cruelle, et me sens un peu responsable de lui tant qu’il ne sera pas tiré d’affaire. « Désolé. » Je secoue doucement la tête. « T’en fais pas pour ça. » J’ai vu pire. Et pour le coup, c’est malheureusement la stricte vérité cette fois ci. Pendant un instant j’ai l’impression que j’arrive à l’atteindre, à le rassurer, et j’arrive à me persuader que ça va passer, que c’était peut-être simplement une mauvaise réaction, et que Jo n’est pas en train de se débattre avec un Bad trip.  

Je sens une troisième personne se glisser à nos côtés, quelqu’un que je n’ai pas entendu arriver, alors que la délicatesse ne semble pas être au cœur de ses préoccupations. Je sens les doigts de Jo se resserrer sur les miens lorsque la jeune femme, qu’il me semble reconnaitre un instant, prend sa tête entre ses mains, et instinctivement je ressers aussi mon emprise, pour le rassurer, me demandant au passage qui est cette folle. Ses mains enserrent son visage, le restreignant, Mauvaise idée, je ne peux m’empêcher de penser. « Hey… je suis là. » Je reste interdite, assistant à l’échange sans trop comprendre ce qu’il est en train de se passer. « Qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce que tu fais ici ? » Mon esprit essaye d’analyser la situation. « Mauvaise idée… » Le murmure s’échappe de mes lèvres, sans que je ne contrôle ma langue. Ne pas brusquer quelqu’un dans cet état, jamais. Je sens ses doigts serrer les miens de plus belles. Ne pas faire subir un interrogatoire à quelqu’un dans cet état. Finalement, ma remarque involontaire lui fait comme prendre conscience de ma présence, puisqu’elle tourne les yeux vers moi, et ce coup-ci je la reconnais avec certitude. Qu’est-ce qu’elle fout encore là celle-là ? Elle a pucé tous les drogués de la planète pour se la jouer mère Theresa, ou alors seulement ceux du Queensland ? Ma mâchoire se contracte, comme par réflexe. « Qu’est-ce que vous faites ici ? » Et c’est moi qui suit censée lui rendre des comptes maintenant ? « Et toi t'es qui, sa mère ou la mienne ce coup-ci ? » Petite pique, en référence à notre dernière entrevue, ou elle a cru bon de me déposer à l’hôpital contre ma volonté. Je jette un regard en coin à Jo, qui tremble, et semble sur le point de fondre en larme. Je sens qu’il va exploser d’une minute à l’autre. Elle l’aura bien cherché. « On s’amuse comme des petits fous, ça se voit pas ? » Malgré la drogue qui m’euphorise, elle arrive à m’agacer, et je ne peux m’empêcher de la piquer d’une pointe d’ironie. Elle a l’impression qu’on fait quoi, du tricot ? Jo lâche brusquement ma main et se referme sur lui-même. Et merde.  « FERMEZ-LA ! » La voilà, l’explosion prévisible. Je jette un regard noir à la jeune femme, finalement peu intéressée de connaitre la nature de sa relation avec Jo, ni même de savoir ce qu’elle fou là. Mes yeux se reposent sur Jo. « J’pense qu’il faudrait aller lui chercher de l’eau. » Et clairement, j’ai pas l’intention de lever mes fesses, je sais même pas si je serai capable de me trainer sur plusieurs mètres d’affilés. Bon après, encore faudrait-il trouver de l’eau, dans un événement comme celui-ci c’est loin d’être gagné.

Le psychotrope reprend la guerre et tente de gagner du terrain, me tirant un sourire idiot alors que je me rapproche doucement de Jo. « Jo, c’est Rae. Respire un grand coup, tu vas voir, ça ira mieux. » Sans trop le brusquer, je tente de poser doucement ma main sur la sienne, posée sur son oreille. « Tu te rappelles ce qu’on s’est dit ? C’est qu’un Bad Trip, c’est rien ça va passer. » Je jette un regard en coin à Deborah, ou quel que soit son prénom, cherchant à comprendre ce qu’elle fait à la soirée – inutile de dire que sa tenue laisse présager qu’elle est là un peu par hasard – et surtout ce qu’elle fait toujours ici, elle qui semble à son tour sur le point d’exploser, ou de fondre en larme, difficile à dire. Difficile de me reconnaître, lorsque je m'adresse avec douceur à Jo comme s'il était un enfant apeuré. Mais la part de quelqu'un comme moi, il ne faut y voir ni empathie, ni tendresse ou instinct de protection : simplement une expérience solide avec les drogues et les mauvaises expériences qu'elles peuvent parfois amener avec elles.




I have to turn my head until my darkness goes

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Deborah Brody
la touche à tout
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ÂGE : Elle est née le 26 février, il y a trente-et-un ans de cela mais elle n'en a pas l'âge mental. Ne lui demandez pas d'être responsable, ça ne lui va pas au teint.
SURNOM : Debra. Deb. Debbie. Parfois Brody.
STATUT : Célibataire. Volage. Elle ne se pose pas de question, elle fait sa vie sans chercher à se caser. Ce n'est clairement pas sa priorité.
MÉTIER : Elle change souvent de métier. En ce moment elle travaille comme community manager à la Mairie de la ville mais elle a déjà été serveuse, distributrice de flyers, modèle pour les cours d'art et de science à l'université, sondages rémunérés, webdesigneuse, cliente mystère, cobaye médical et marketing, téléphone rose, femme de ménage, travail en usine, inventaire de magasin, caissière... tout ce qui paye aisément et/ou peut se quitter facilement y passe.
LOGEMENT : appartement #151 à Fortitude Valley avec Austin Williamson.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : A Brisbane depuis l'été 2016. Avant ça, elle a toujours vécu à Dublin en Irlande. • Elle a un frère (Benjamin) et une sœur (Rebecca) tous les deux plus âgés qu'elle. • Elle vient d'une famille très catholique mais elle est athée. • C'est une touche à tout. • Elle a donné naissance à un petit garçon le 20 avril 2017 qu'elle a mis à l'adoption. Ses parents n'ont jamais été mis au courant. • Elle fuit les responsabilités. • Elle cache sa sensibilité derrière une attitude de je m'en foutiste et du cynisme. • Elle n'a jamais eu de relation longue bien qu'elle soit un véritable cœur d'artichaut.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

2018 –
Vitto#1Kane #1
2019 – Benny#2Austin#1Vinnie#1 (fb)Elwyn#1Mitchell#1Raelyn#1Joseph#1 (fb lettres)Deviniel#1 (ua)Jolyn#1Sten#1
RPs TERMINÉS :
2018 –
Benny#1
2019 – Camil#1

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AVATAR : Daisy Lowe.
CRÉDITS : COCAINE (ava) • BAT'PHANIE (code sign)
DC : /
INSCRIT LE : 28/11/2018
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MessageSujet: Re: JORALYN #2 ► Fire meet gasoline   JORALYN #2 ► Fire meet gasoline - Page 2 EmptyMar 14 Mai - 0:35




fire meet gasoline

Les iris braqués sur la blonde, Debbie semblait chercher quelque chose dans son visage. La réponse silencieuse ne se faisait pas attendre : elle était plus lucide que Joseph mais droguée de la même manière. Son regard ne mentait pas, à aucun des deux. Sans compter les effluves qu’elle sentait dans leurs voix. Un mélange détonnant qui avait fini par mettre Keegan littéralement en PLS. Alors les remarques de Raelyn, elle ne s’en accommodait pas. Elle aurait pu s’énerver et se sentir vexée qu’elle la prenne pour une débile profonde mais dans la même idée qu’engueuler Joseph dans cet état ne servait à rien, porter de l’importance aux agressions verbales de sa compagne de soirée ne servait à rien non plus. « Je suis une amie, il m’a demandé de venir, je suis venue, c’est tout. » disait-elle sans animosité parce que ça ne servait à rien. Ouais, c’est tout…idiote qu’elle était, elle s’était juste pointée sans poser de question et maintenant elle était là, agressée par une meuf qu’elle a sûrement sauvé d’un viol et rejetée physiquement par son meilleur ami. Super… Est-ce qu’elle était encore son amie d’ailleurs ? Était-elle encore en droit de se présenter ainsi ? Elle n’en avait aucune idée et ça la faisait profondément chier. Peut-être que Jo lui avait envoyé des sms par réflexe, par pur réflexe mais qu’au fond, il ne voulait pas d’elle ici. Ça serait probable, il suffisait de constater son comportement en la voyant. Cette tendance à se cacher de son regard et ce hurlement qui les sommait de se taire, elles et la musique sûrement.

Deborah finissait par s’éloigner un peu. Assise sur le sol, son dos trouvait refuge contre l’arbre en face d’eux. Rae balançait l’idée de l’eau, la lucidité de Deborah lui disait qu’elle n’en trouverait pas ici et que ça serait sûrement comme chercher l’extrémité d’un arc-en-ciel. La brune était là, elle regardait Raelyn faire sans être capable d’entendre ce qu’elle disait à l’oreille de Joseph et elle ne savait juste pas quoi faire. Elle serait bien incapable de faire taire la musique à elle seule, elle serait bien incapable de trouver bêtement de l’eau comme de faire bouger Joseph. Elle était même incapable de le rassurer alors qu’il l’avait demandé. Ironie de la situation : c’était une droguée elle-même qui parvenait à le calmer. Debra était juste inutile face à cette situation et c’était en train de la bouffer. Quand elle était tombée sur Raelyn, c’était facile, elle l’avait bêtement emmené à l’hôpital parce qu’elle était victime avant toute chose. Pour Jo, c’était différent. Il était consommateur consentant, en plein badtrip et ancien prisonnier. Autant de dire que de l’emmener à l’hôpital, c’était le remettre sous surveillance des flics et il se ferait vite épingler et se retrouverait de nouveau derrière les barreaux. Alors oui, Brody n’avait aucune idée de la façon dont elle devait réagir face à eux et c’était douloureux.

Elle était mélangée entre l’inquiétude, la colère de le retrouver, à la fois dans un tel état et de lui faire subir ça comme retrouvailles. Est-ce que le subconscient de Joseph cherchait juste à lui faire mal ? A finir d’enfoncer un clou déjà fort tordu ? Peut-être. Elle ne savait plus rien à vrai dire, elle se contentait bêtement d’attendre et ça l’agaçait d’être aussi inutile parce qu’au fond, elle aimerait l’aider mais elle en était visiblement incapable. « J’ai ma voiture pas très loin... » Une idée lancée mais elle ne savait pas si l’un ou l’autre – ou les deux – était capable de marcher. Elle ne pouvait pas non plus ramener la voiture jusqu’à eux. Rien que pour elle, la musique était assourdissante, elle avait déjà du mal à les entendre alors elle n’imaginait pas pour eux. Rae droguée, Jo en bad, la musique devait être insupportable. Elle imaginait aisément que pour retrouver son calme, Joseph avait besoin d’être isolé, dans un coin plus tranquille mais était-il capable de se déplacer. « Votre daronne aimerait vous emmener ailleurs, tu peux m’aider à guider ton frangin ou c’est encore trop te demander ? » elle jouait sur les mots que la blonde avait prononcé un peu plus tôt bien qu’elle n’était pas sûre qu’elle s’en souvienne parce qu’au final, autant pour Jo que pour elle, elle n’avait aucune idée de comment la drogue agissait sur leurs organismes et peut-être bien que la fêtarde oubliait aussi vite qu’elle prononçait les mots.



this is about love
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Joseph Keegan
le raton-squatteur
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ÂGE : 36 ans. 26/04/1983
SURNOM : On m'appelle Jo, mais ça m'emmerde. J'aurais préféré avoir un autre prénom.
STATUT : Célibataire qui ne se gêne pas pour (essayer d')en profiter.
MÉTIER : Ex taulard, garde du corps. Ouais : j'ai menti sur mon CV.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Quand j'étais jeune, j'étais facilement manipulable. Beaucoup trop en ont profité. J'ai subi la ceinture de mon père et il m'arrive encore de sentir les mains du curé sur moi. Depuis, j'ai inversé les rôles. Je suis devenu le manipulateur en apprenant de mes erreurs. J'ai rejoint un gang à vingt ans, j'ai vendu de la drogue à ceux qui n'en demandaient même pas. La justice m'a rattrapé, j'ai été emprisonné pendant trois ans et j'ai pu m'en sortir plus tôt en usant de bonnes paroles religieuses, celles que j'avais apprises par cœur contre mon gré. J'erre, maintenant, à la recherche de stabilité
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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Parce que je ne serais rien sans les mots de Deborah.

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PSEUDO : Captain Rogers.
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MessageSujet: Re: JORALYN #2 ► Fire meet gasoline   JORALYN #2 ► Fire meet gasoline - Page 2 EmptyMar 14 Mai - 2:37




Fire meet gasoline
Raelyn & Deborah & Joseph


Son état ne s’améliore et c’est lorsque que les dix premières minutes de souffrance passent que Joseph comprend qu’il ne trouvera pas le repos avant un long moment. Il côtoie le silence brisé par la musique, le déguste comme si c’était la seule chose qui arrivait à le reposer : lui et la voix de Raelyn qui tente en vain de le rassurer. « Oui, mais c’est rien. Ça va passer tu vas voir, il va rien t’arriver.  » Il aimerait la contredire, apporter des arguments pour lui dire qu’elle a tort mais il n’est pas bête : il sait qu’elle allège les conséquences du badtrip pour ne pas le laisser paniquer davantage. Et, étrangement, ça fonctionne. Joseph se concentre sur sa respiration haletante, il avale sa salive de travers et manque de s’étouffer tellement sa gorge est asséchée. Sachant qu’il ruine la soirée qui se voulait promettante de Raelyn, il s’excuse comme si ça allait changer quelque chose. Elle l’a choisi, lui, comme partenaire. Il n’a même pas réussi à bander pour elle et voilà qu’elle doit s’occuper de lui comme s’il était un gamin dont le sommeil a été bousculé par un cauchemar. Il n’avait jamais craqué et voilà qu’il perdait le contrôle devant une femme détenant un pouvoir certain sur lui. S’il n’était pas trop occupé à chasser les ombres qui éraflaient ses joues, il serait très honteux. Et, si le poids du monde n’écrasait pas ses poumons, il comprendrait qu’il vient de briser cette promesse qu’il avait faite à Deborah. Il comprendrait que, elle, elle comprendrait. Pourtant, il n’arrive pas à mettre un nom sur son visage, il croise son regard sans s’y attacher comme s’il ne l’avait jamais rencontrée. Mais, au fond de lui, son cœur s’agite, tape dans sa poitrine, hurle le nom de sa meilleure amie pour s’excuser de l’avoir appelée à une heure si tardive pour lui présenter ce sinistre spectacle. Sans qu’il ne comprenne ce qu’il se passe, les yeux cachés par ses genoux, il entend les deux voix féminines s’entrechoquer en une joute toxique et il ne peut contenir la lave qui monte dans sa gorge. Il hurle son désir de ne plus les entendre, incapable de supporter cette agitation qui s’ajoute à celle qui fait déjà vibrer ses tripes. Les paumes plaquées sur les oreilles, il n’entend plus que la musique étouffée et la Terre semble tourner au ralenti jusqu’à ce qu’une main se pose sur la sienne et le ramène à la réalité. Il redresse enfin la tête pour laisser ses yeux se faire bercer par les lèvres rassurantes de Raelyn. Il hoche légèrement la tête à la suite de ses paroles murmurées qu’il enregistre au fond de sa tête comme une information vitale : ça va passer. Tout ira bien. Il suit le regard de la blonde pour lui aussi observer Deborah, en silence, ses dents claquants ensemble sous l’influence de tremblements incontrôlables. Il ne sait pas s’il a froid ou si son corps en entier est consumé par les flammes. « J’ai ma voiture pas très loin... » Il ne semble pas avoir entendu ses mots tellement le rythme électro a gobé l’air, mais il a compris. Elle a sa voiture. Et, c’est là qu’un souvenir effleure sa conscience ; il pivote la tête vers son téléphone, face contre terre, qu’il a laissé tomber après avoir envoyé des messages à sa meilleure amie. Il le fixe un long moment, tandis qu’il comprend l’erreur qu’il a faite. Il vient de ramener Deborah sur les lieux du crime comme si jamais il ne s’était soucié de la laisser voir son deuxième visage : celui du drogué. La voix de la brune s’élève une seconde fois et, bien qu’il ne comprenne pas le sens de ses mots, il reporte son attention sur elle en arborant un air déchu. Davantage paniqué, il se redresse sans avertir personne et, malgré ses pieds maladroits et ses jambes aussi molles que des spaghettis cuits, il fait quelques pas vers son téléphone qu’il récupère, ignorant la noirceur qui lui hurle des insultes. En l’enfonçant dans sa poche, il se retourne vers les deux filles sans les regarder et il essuie ses yeux du revers de la main pour se débarrasser de ces connasses de larmes qui trahissent ses émotions. « J’ai pas besoin d’me… d’me faire guider. » Il pose un premier pied vers l’avant, concentrant tous ses efforts sur son équilibre précaire, puis un second pas, un troisième, jusqu’à ce qu’il arrive à la hauteur de Deborah, là où il croise son regard bleu qui le frappe en plein dans le ventre. Il s’accroche de justesse à un tronc, pris d’une nausée vive qui pâli davantage son visage, comme s’il n’était pas déjà assez blafard. La gorge serrée, il concentre tout ses efforts pour ne pas se ridiculiser davantage en vomissant toutes les consommations de la soirée. Tendu comme une barre de fer, il ne remarque pas qu’il enfonce ses ongles dans l’écorce assez fort pour se déchirer la peau. « Allez-y… J… J’vous suis. » Il pivote la tête vers Raelyn sans jamais poser le regard sur Deborah, impuissant. Il lui fait un signe de la tête pour lui faire comprendre qu’il a besoin d’elle et qu’elle doit les accompagner. Il ne pourrait pas supporter de rester seul avec la personne qu’il a trahie. Son intention n’a jamais été de la blesser ou de briser leur amitié déjà fragile.            


code by bat'phanie




Encore tiède. Presque froid.  

Goutte par goutte, les secondes s'écoulent. Pourtant, les minutes semblent glacées dans le temps.

Spoiler:
 

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Raelyn Blackwell
la chair empoisonnée
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ÂGE : 32 ans (20.12.1986)
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn. Beaucoup l’appellent Rae, se passant bien de son accord
STATUT : Frivole depuis 11 ans, elle collectionne les relations charnelles sans attaches. Addict à la sensation de ressentir une peau contre la sienne mais sans se l'avouer terrorisée à l'idée de laisser quelqu'un rentrer dans sa vie
MÉTIER : Responsable de l'approvisionnement en stupéfiants du Club, la pègre de Brisbane
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PETIT PLUS : petit modèle, elle mesure moins d'un mètre soixante et possède une silhouette gracile + elle possède un certain charisme, du magnétisme et il est facile de se faire berner par son charmant minois + diplomate, elle possède des nerfs d'aciers + elle n'a pas fait d'études, pas par manque de capacités mais de moyens financiers et d'envie + accro à la cigarette + alcoolique à ses heures perdues + adepte de MDMA pour les grandes occasions + opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle + au fond terrorisée par la solitude
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MessageSujet: Re: JORALYN #2 ► Fire meet gasoline   JORALYN #2 ► Fire meet gasoline - Page 2 EmptyMar 14 Mai - 13:29




 
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Raelyn Backwell & @Joseph Keegan & @Deborah Brody

Il me semble réussir à le calmer, et pendant un instant j'arrive à faire faire croire que cela va passer. Pourtant je sais comment cela fonctionne, je connais les mécanismes et effets d'un mauvais trip, celui qui apparaît lorsqu'une dose trop forte est consommée ou lorsqu'elle est coupée à une autre substance de mauvaise qualité. Je n'ai pas été épargnée par les effets parfois ravageurs des différents psychotropes que je mélangeais allègrement en arrivant à Brisbane, avant que ma route croise celle d'Aaron, et donc du Club et de sa came de meilleure qualité. Il fut un temps ou j'aurais été prête à consommer n'importe quoi, à renifler n'importe quelle poudre blanche que l'on m'aurait collée sous les narines. Sans la protection du Club et de Mitch, j'aurais fini dans un caniveau avant d'avoir eu le temps de devenir une adulte. J'essaye de fouiller mes souvenirs à la recherche d'une paroles, de quelque chose qui aurait pu m'aider lorsque des années en arrières il m'arrivait de me mettre dans ces états là. Ces moments où je me retrouvais seule chez moi, où je me traînais dans la douche toute habillée pour laisser couler l'eau sur moi pendant des heures, en tremblant et pleurant toutes les larmes de mon corps et en jurant tout haut que si je survivais à cette nuit là jamais plus je ne retoucherais à quoi que ce soit. Je me souviens de la terreur, et dans mon cas de cette certitude que j'allais y rester. Seule, à 18 ans, dans une ville que je ne connaissais pas et enfermée dans une vie minable, dans un job minable de serveuse dans un bar de banlieue, j'avais petit à petit laissé la poudre blanche devenir ma meilleure amie. Et souvient, comme pour Jo aujourd'hui, ce paradis artificiel se transformait en un enfer qui lui semblait horriblement réel. Pas assez cela dit, pour me faire décrocher à l'époque.

Le répit n'est que de courte durée, puisqu'après à peine plus d'une dizaine de minutes passées à tenter de calmer Jo, en lui parlant doucement, en essayant de comprendre ce qu'il se passe dans sa petite tête de droguée, la jeune femme que j'ai rencontrée une première fois pour qu'elle ne m'envoie dans une fontaine et la seconde fois pour qu'elle me traine de force à l'hopital fais son apparition, et retournement de situation Jo semble la connaître, à défaut d'arriver à la reconnaître ou en tout cas de prononcer son prénom. Ses interrogations m'agacent, en grande partie parce qu'elles viennent d'elle je dois bien l'avoue, et je me permets de lui envoyer une ou deux moqueries, qu'elle semble prendre avec calme, étrangement. « Je suis une amie, il m’a demandé de venir, je suis venue, c’est tout. » Sans lui prêter plus d'attention que ça, parce que je n'arrive de toute façon pas à fixer mon attention sur une chose bien longtemps, je hausse les épaule et me concentre sur Jo, qui explose en nous demandant de la fermer. Je ravale avec difficulté un éclat de rire, tant je suis surprise son éclat de violence, mais en posant les yeux sur lui je me retiens. Je ne suis pas du genre à m'amuser du malheur des autres, et Jo me fait clairement plus de peine qu'il n'alimente mon euphorie, à cet instant. Quelques trop longues minutes sont nécessaire pour que j'arrive à nouveau à la calme, alors qu'il n'ose pas poser les yeux sur Deborah. Je pourrais dire que ma curiosité est aiguisée et que je me demande quelle sombre histoire se cache là dessous, mais la vérité est que ce n'est pas le cas. J'apprécie les moments que je passe avec le jeune homme, ma sa vie privée de m'intéresse pas plus que la mienne ne le captive. Je sens la jeune femme faire quelques pas sur le côté pour s'appuyer contre un arbre, et mon attention reste focalisée sur Jo, je me permets quelques oeillades en sa direction. Comme si j'espérais qu'elle disparaisse. Mais non, elle semble bien décidée à ne pas bouger. « J’ai ma voiture pas très loin... » La voiture en question, je la connais, merci ça ira. Je tourne les yeux vers elle, cherchant à me rappeler ce qu'elle fout là déjà. « Votre daronne aimerait vous emmener ailleurs, tu peux m’aider à guider ton frangin ou c’est encore trop te demander ? » Sous l'influence des drogues, la phrase me parait franchement drôle, et je laisse échapper un rire, sincèrement - mais artificiellement - joyeux, qui finit par se transformer en un éclat incontrôlable. Imaginer quelqu'un devant élever à la fois Jo et moi même - un vrai défi il faut bien l'avouer, et je ne le souhaiterais à personne, pas même la brune - me tire encore quelques rires, aussi bien que l'aspect profondément immorale qu'aurait alors la relation que nous entretenons aujourd'hui, avant que je ne réussisse à me calmer, et à laisser échapper entre deux rire. « Mon frangin. C'est vraiment drôle ça.  » Un rire supplémentaire, que l'on pourrait interpréter comme une moquerie, alors qu'il n'en est rien, et que si la boutade de Deb me parait si drôle c'est simplement parce que les stupéfiants que j'ai consommés emprisonnent mon esprit. « Non vraiment c'est drôle parce que... » Je laisse flotter ma phrase, avant de secouer la tête, toujours hilare. « Non, oublie.  »

Alors que je tente de me calmer, j'observe Jo se lever et tanguer dangereusement, avant de marcher d'un pas peu assuré vers son téléphone. Mon rire se calme, et je l'observe en silence.  « J’ai pas besoin d’me… d’me faire guider. » Dubitative, je le regarde faire quelques pas vers la brune et finalement lever les yeux vers elle, avant de flancher de s'agriper à l'arbre le plus proche, le visage contracté par la douleur. Lorsqu'il reprends la parole il s'adresse à elle comme à moi, mais c'est moi qu'il regarde, comme perturbé par sa présence. « Allez-y… J… J’vous suis. » Il s'accroche à mes yeux d'un regard suppliant, comme s'il craignait que je le laisse. J'hésite à me mettre en route comme il le demande, avant de secouer la tête en soupirant. Il n'est pas en état de marcher tout seul. Je me lève, replace mon short et mon t-shirt, avant de m'approcher de lui et d'attraper une de ses mains pour passer son bras autour de mes épaules appuyant mon entre main à moi sur son torse pour tenter de le retenir de basculer. Je jette un regard à la brune, pour qu'elle comprenne que je vais avoir besoin de son aide, si ce n'était déjà pas clair au regard de la différence de gabarit entre mon compagnon de soirée et moi. « Allez frangin, la daronne va te ramener en voiture, le couvre feu est dépassé. » Attendant qu'elle attrape à son tour un bras de Jo j'adresse au jeune un sourire, tentant tant bien que mal de dédramatiser la situation. L'ambiance est si tendue qu'on pourrait couper l'air au couteau, et j'ai bien du mal à comprendre pourquoi. Il est dans un état pitoyable, c'est clair, loin de moi l'idée de le nier, mais rien qui ne me semble non plus tragique à ce point.

Le chemin jusqu'à la voiture se révèle compliqué, puisque me mouvant moi même d'une démarche peu assurée je manque de buter sur des racines et je trébuche à plusieurs reprises, évitant la chute de justesse et m'arrachant parfois rires et parfois quelques jurons. Finalement lorsque nous arrivons à la voiture de la jeune femme je reprends mon souffle, le front et les mains moites. Elle cherche un instant ses clés - instant qui me parait éternité alors que je suis seule à supporter le poids de Jo, qui tente tant bien que mal de m'aider en tenant droit - avant d'ouvrir la porte arrière. Jo s'y installe sans trop chercher à négocier, alors que la brune fait le tour du véhicule pour ouvrir la porte conducteur. De mon côté j'hésite un instant. La soirée n'est pas obligée de se terminer là pour moi, c'est Jo qui a appelé la jeune femme pour voler à son secours donc je suppose qu'il est en sécurité avec elle, et de mon côté je n'ai pas plus envie que ça de jouer les baby-sitter. Mais le regard que Jo m'a lancé un peu plus tôt dans la forêt me pousse à tergiverser. Et je ne suis pas sure qu'elle soit également capable de gérer quelqu'un dans son état. « Je ... » Les bras ballants, je la dévisage un instant, avant de poser les yeux sur Jo, à la recherche d'une réponse quant à l'attitude à adopter. Je quoi exactement ?




I have to turn my head until my darkness goes

Spoiler:
 


Dernière édition par Raelyn Blackwell le Lun 24 Juin - 20:22, édité 1 fois
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Deborah Brody
la touche à tout
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L’inquiétude. C’était principalement ce qui agitait chacun des membres de Deborah. Elle était triste et en colère, certes, mais son cœur n’en restait pas moins rempli de compassion pour son ami. Quelle amie ne serait pas inquiète d’un tel état ? Elle avait beau retourner la situation dans tous les sens, elle ne savait pas quoi faire de sa peau et de celle de Jo. Il ne semblait pas supporter sa présence quand bien même il l’avait appelé à la rescousse, il la fuyait même – du regard en tout cas, son corps ne lui permettant pas réellement plus – et se raccrochait à Raelyn et ses mots, de toutes les forces qui semblaient lui rester, de toute la concentration dont il semblait capable. Assise contre son arbre, le visage tristement fermé, elle les observait un premier temps en silence. La blonde parvenait à capter l’attention du trentenaire et réussissait sans grand mal à le calmer. C’était aussi rassurant que douloureux de le constater. Elle le savait. Elle l’avait eu ce pré-sentiment quand elle avait reçu les sms. Elle avait senti qu’elle n’aurait pas dû venir – et le comportement de Joseph était une preuve, il ne voulait clairement pas d’elle ici – et pourtant elle était là, incapable de l’aider, incapable aussi de faire taire cette envie de le frapper. Elle, si peu violente physiquement, avait cet élan inhabituel qui ne la mettait pas à l’aise. Cette fois, elle n’avait pas trouvé les mots et au fond, elle se demandait même si ça valait le coup de s’emmerder à les trouver. Alors bêtement, elle avait signalé qu’elle était venue en voiture, signifiant par la même occasion la possibilité de se tirer d’ici.

La colère. C’était elle qui guidait ses pas. C’était elle qui avait scellé ses lèvres et enfermé ses émotions à double tour quand Joseph s’était relevé, les larmes au bord des yeux maladroitement essuyées, pour mieux s’avancer vers les deux femmes, ne croisant que brièvement le regard de Deborah pour mieux, une nouvelle fois, se raccrocher à Raelyn. Même l’éclat de rire incontrôlé et peut-être un peu nerveux de la blonde n’avait pas réussi à lui arracher un sourire comme ça aurait pu le faire dans la même situation si ça n’avait pas concerné Joseph. Pourquoi restait-elle ici au juste ? Pourquoi se faisait-elle tant de mal à ne pas simplement fuir la situation ? Elle pourrait simplement s’en aller, les laisser tranquille et se tirer avec un doute sur la culpabilité qu’elle pouvait éventuellement porter sur l’état de son ami de ce soir et sur l’abandon orchestré. Elle pourrait le faire mais c’était Deborah, elle en était incapable. Trop bonne, trop conne. Parfait exemple ce soir quand, sous le regard de la jolie blonde, elle ne se faisait pas prier pour aller l’aider à porter Joseph, en dépit des dires du concerné. Elle ne voulait même plus le regarder et même elle, elle finissait par se concentrer sur Raelyn, ne souhaitant pas la voir chuter parce que son imbécile d’ami était incapable de tenir sur ses pattes tout seul.

La déception. Elle avait fini par se mêler à tout ça, elle avait fini par la rendre d’autant plus froide et distante mentalement à défaut de savoir le faire physiquement. Elle les voyait enfin, les marques. Comme si elle retirait vraiment ses œillères pour la première fois après des années – ou peut-être parce que Jo n’avait pas de veste depuis des années devant elle aussi. Elle comprenait, sans qu’on y pose des mots, que ce n’était pas un badtrip occasionnel, que ce n’était pas le contexte actuel de la vie de Joseph qui l’avait poussé à reprendre la drogue ce soir et à subir une surconsommation soudaine après des années d’abstinence. Non. Pas du tout. Elles étaient là, les marques et elles étaient clairement plus ou moins anciennes, plus ou moins récentes. Ça ne se voyait pas sur son visage – parce que, comme toujours, elle refusait de le montrer – mais à l’intérieur, ça finissait de la briser. Ce n’était pas un concours de circonstances : il lui mentait depuis longtemps. Des semaines, des mois, peut-être même des années. Ça faisait mal. Ces quelques marques suffisaient à expliquer certaines réactions du brun et plus ses souvenirs revenaient, plus elle en souffrait. Pendant longtemps, elle avait cru à cette amitié et surtout à cette sincérité qui la rendait si particulière. Elle y avait cru et elle s’était lamentablement fourvoyée. Elle se sentait juste ridicule et idiote en plus d’être blessée. Elle avait demandé une pause dans leur amitié dans l’espoir que ça irait mieux en s’éloignant un peu pour mieux se retrouver comme avant et maintenant qu’ils étaient arrivés à sa voiture, elle n’avait qu’une envie : tout arrêter. Elle lui avait dit qu’ils se faisaient plus de mal qu’autre chose ces derniers temps. Ce soir n’était qu’une pierre de plus à l’édifice de son argumentaire.

La tristesse. Elle la ressentait au plus profond d’elle-même. Bien enfouie dans les traits de son visage toujours fermés. Elle faisait les choses comme un automate, s’en rendant à peine compte. Aider Raelyn à mettre Joseph à l’arrière. Faire le tour de la voiture pour ouvrir la porte du conducteur. Relever les yeux vers la demoiselle quand un simple mot faisait vibrer ses cordes vocales et le doute dans le ton de sa voix. Elle non plus ne savait visiblement pas quoi faire. Rester ici ou partir avec eux. Au-dessus du toit de la voiture, le regard des jeunes femmes se croisaient et Deborah aurait aimé mieux la connaitre pour lire dans son regard et inversement. Malheureusement, la situation faisant, elle n’avait pas le choix que d’ouvrir les lèvres et avouer son incapacité. « Tu montes. » Une froideur dans sa voix puis un soupir, se rendant vite compte que sa colère n’avait pas à être dirigé vers Raelyn – pas pour l’instant en tout cas. « S’il te plait… Je ne sais pas quoi faire de lui et tu es visiblement plus en capacité que moi de lui donner du calme et de l’apaisement. » Aide-moi. Implicitement, c’est ce qu’elle lui demandait. Peut-être aussi qu’elle n’avait aucune envie de se retrouver seule avec Joseph, à l’instar du jeune homme la concernant. « Je compte pas vous emmener à l’hôpital si ça peut te rassurer, on va directement chez moi. » Et cette fois, elle ne plaisantait pas. Elle ne pouvait pas présenter Joseph dans cet état à l’hôpital, ça serait le remettre sous la surveillance des flics et même si elle était en colère contre lui, il était hors de question de lui faire un coup pareil.

La résignation. Ça l’accompagnait en montant dans le véhicule tandis que Raelyn prenait aussi place dans l’habitacle. Elle n’était pas capable de s’occuper de Joseph seule, elle n’était sûrement pas capable de le supporter non plus. Elle avait besoin de la blonde, qu’elle le veuille ou non. Dans un sens, sa présence était rassurante, même dans l’état où elle était elle-même. Une question lui brûlait la langue et les lèvres. Elle hésitait à la poser parce qu’elle en craignait la réponse. Source possible de souffrance, comme ça l’est souvent quand ça concerne l’autre idiot. « Vous étiez ensemble ou tu l’as trouvé comme ça ? » Puis une seconde question venait naturellement : « Ça fait longtemps que vous vous connaissez ? » demandait-elle alors qu’elle bougeait son rétroviseur intérieur pour avoir un œil sur Joseph. Le geste lui provoquait un soupir. Peinée, saoulée, elle ne savait plus trop quand le moteur démarrait. Instinctivement, elle coupait la radio et fermait sa fenêtre pour limiter les bruits. Même celui du vent serait capable de le déranger. En silence, la voiture prenait la route, les vibrations presque berçantes jusqu’à une légère bosse. Vieux tas de ferrailles, il ne fallait pas s’attendre à une secousse moindre. La voiture sautait un peu, assez pour faire glisser le sac des genoux de Raelyn qui se retrouvait ouvert sur le sol de la voiture. Naturellement, les iris de Deborah étaient attirés par les couleurs chatoyantes des bonbons acidulés. Elle s’en étouffait presque tant le chemin était rapide dans son esprit. Elle profitait du feu rouge suivant pour quitter la route des yeux. Cette fois, elle avait de quoi en vouloir à la jeune femme. « C’est toi, n’est-ce pas ? TU l’as mis dans cet état putain ! Qu’est-ce qui t’a pris ? T’es complètement malade ou quoi ? » Il fallait qu’elle s’énerve, il le fallait. Elle en avait besoin, sans aucune logique sûrement mais il fallait que ça sorte, que sa raison lui hurle que ça sert à rien ou non.



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Joseph Keegan
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Parce que je ne serais rien sans les mots de Deborah.

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Raelyn & Deborah & Joseph


Il l’avait contactée parce qu’elle avait toujours été là pour lui. Elle lui avait ouvert son cœur sans même savoir qu’elle crime il avait commis pour se retrouver derrière les barreaux. Elle avait enchaîné lettre après lettre même en apprenant un peu plus sur la personne qu’il était, sans jamais avoir le moindre doute. Deborah était bien la seule qui n’a jamais pensé une seule seconde qu’il pouvait être un homme mauvais. Mais elle aurait dû faire comme tous les autres : l’éviter, parce qu’il est un fardeau, une maladie incurable, une cicatrice qui ne disparaît jamais. Ce soir, et depuis plusieurs mois, il lui ment. Et, qu’elle l’apprenne de cette manière, ça briserait le cœur à Joseph s’il n’était pas trop drogué pour comprendre ce qu’il se passe dans la nuit agitée. Sa présence, il n’arrive pas à réellement l’assimiler et il a l’impression de se faire guider par une silhouette fantomatique. Alors il s’accroche au visage de Raelyn qu’il arrive à déchiffrer, les pas lourds, le corps basculant, tandis qu’il se fait guider vers la vieille caisse de Deborah. Une voiture qu’il aurait dû reconnaître en un coup d’œil mais qui le laisse perplexe, comme s’il n’arrivait pas à croire qu’elle pouvait être parquée à la lisière de la forêt. Il se secoue les puces, cligne des paupières pour tenter de libérer ses yeux de ce voile flou qui l’empêche de s’accrocher à la réalité. Un soubresaut crispe ses membres, il se colle davantage à la blonde pour ne pas perdre pied, s’excuse en un souffle à peine perceptible et est simplement accueilli par un rire strident et incontrôlé, parce qu’elle a bien plus de plaisir que lui. Et, bientôt, ses fesses rencontrent la banquette de la voiture et il pose directement l’arrière de son crâne contre l’appui-tête, parce qu’il n’arrive plus à garder l’équilibre dans l’horizon qui lui semble vertical.  

Pendant plusieurs secondes, il se retrouve seul dans l’habitacle, étouffé par la sensation d’être coincé dans un si petit espace. D’une oreille, il entend les deux voix féminines s’échanger quelques paroles mais il n’en capte aucun sens, incapable de se concentrer sur le temps présent. Il est plongé dans un tourbillon de mauvais souvenirs qui lui lèvent le cœur. Cette force invisible qui compresse son cou et sa nuque ne l’aide pas à retrouver son calme : il sent que ses poumons vont imploser. Il se retient de lancer un juron, parce qu’il sait qu’il est le poids lourd dans l’équipe. Il est la raison de cette petite catastrophe nocturne et il ne pourrait pas se permettre d’en vouloir pour la lenteur des deux femmes. Alors il serre la mâchoire pour s’empêcher de parler – et de gerber – et il se concentre sur le plafond de la voiture, tentant de trouver quelque chose d’assez intéressant pour occuper ses pensées. Hélas, malgré l’âge avancé de la bagnole, son intérieur ne présente aucun défaut. Les secondes semblent durer une éternité mais, enfin, Raelyn et le fantôme décident enfin de s’installer dans le véhicule. Le moteur fait vibrer les tripes de Joseph et, aussitôt, il lance : « Eh merde… » C’est que son estomac est fragile ! S’il arrivait à contenir l’acide qui commençait à chatouiller le fond de sa gorge, il n’a pas l’impression de pouvoir l’apprivoiser davantage si le monde commence à réellement tourner autour de lui. « Vous étiez ensemble ou tu l’as trouvé comme ça ? »  Il n’arrive pas à l’écouter : ses mots sont des hallucinations. « Ça fait longtemps que vous vous connaissez ? » Bousculé par une nausée certaine, il passe sa main dans son cou pour récupérer la sueur qui commence à s’accumuler entre chacun des grains de sa peau. Il secoue la tête, bien trop étourdi, et il décide d’abandonner en se laissant tomber sur le côté, posant sa tête sur les cuisses dénudées de Raelyn après avoir libéré leur surface du petit sac à main renfermant les pilules magiques. Les paupières closes, il respire doucement et décide enfin d’ouvrir les yeux pour observer la blonde : le dessous de son menton qu’il n’avait jamais vu, ses cils rallongés par le mascara, ses narines étroites. Il décide de la scruter comme s’il la découvrait pour la première fois afin de se changer les idées, combattant la noirceur qui tente de l’emprisonner depuis que les premiers effets du bad trip sont apparus. « C’est toi, n’est-ce pas ? TU l’as mis dans cet état putain ! Qu’est-ce qui t’a pris ? T’es complètement malade ou quoi ? »  Le ton plus fort de la conductrice envahit l’habitacle et il écarquille les yeux comme s’il reconnaissait cette voix pour la seconde fois de la soirée. Il redresse légèrement la tête, observe les cheveux bruns de Deborah, puis croise son regard à travers le miroir qu’elle avait judicieusement placé pour garder un œil sur lui. Il avale de travers et secoue légèrement la tête. « C’est pas… » Il n’arrive pas à terminer sa phrase, et il doute que les deux filles aient pu entendre sa voix si faible. C’est pas elle. C’est moi qui suis allé la voir le premier jour. Elle n’a fait qu’aider un pauvre type en manque. Incapable de s’interposer, il s’accroche à la jambe de Raelyn dans l’espoir de lui faire comprendre qu’il ne lui en voudra jamais pour cette soirée. Mais, sans mots, il ne peut pas vraiment se faire comprendre. Et il referme les yeux pour s’éloigner de la situation. Il ferme les yeux pour oublier qu'il n'a jamais autant merdé de toute sa vie.          
   
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Encore tiède. Presque froid.  

Goutte par goutte, les secondes s'écoulent. Pourtant, les minutes semblent glacées dans le temps.

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Raelyn Blackwell
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Raelyn Backwell & @Joseph Keegan & @Deborah Brody

Alors que nos jambes nous portent tant bien que mal jusqu’à la voiture, le contraste entre les différents membre de nos petit groupe mal assorti ne pourrait être plus saisissant. Clairement, la compagnie n’est pas celle que j’aurais choisie pour terminer ma soirée, si on m’en avait laissé le choix.

Nos pieds foulent le sol irrégulier, et Jo, le plus mal à point, n’arrive pas formuler quelques juron et excuses à peine audibles lorsqu’il manque de tomber, m’entraînant presque avec lui parce que mes épaules étroites et mon poids plume ne me permettent pas de compenser. Les larmes d’hystérie sur ses joues, la transpiration sur son front, l’air hagard sur son visage, il gagnerait clairement aussi la palme du plus pathétique, celui dont la détresse est la plus visible.

Pourtant en terme de détresse, il est sacrément challengé par Déborah, qui elle donne réellement l’impression que la foudre vient de s’abattre sur elle, qu’on lui a annoncé simultanément le décès précoce de la moitié de sa famille et qu’en plus son appartement vient de subir un dégât des eaux. On dirait qu’elle vient de recevoir un coup de couteau dans le cœur, tant ses yeux expriment une tristesse profonde. Une vraie détresse. Elle je crois que je lui attribuerais sans mal la palme de la déprimée, ou la suicidaire. Parce qu’elle ne respire pas la joie de vivre, mais quand j’y pense, c’était pas le cas non plus la dernière fois que nos chemins se sont croisés. Une vraie drama queen à mes yeux, puisque j’ai du mal à saisir le côté tragique de la situation, certes un peu pénible à gérer, mais qui ne nécessite pas de donner l’impression qu’un train vient de nous rouler sur le crâne.

Et moi donc, puisque je suis le plus petit – mais clairement pas le moins remarquable compte tenu de ma tenue vestimentaire – membre de ce joyeux groupe. Enfin joyeux, tout est relatif, je suis la seule qui semble encore capable de se rappeler que nous sommes à une soirée, et qu’une putain de soirée c’est fait pour s’amuser. La drogue me rend hilare, la drogue m’aide à minimiser tout ce qui se passe autour de moi, les chute de Jo, dont le poids manque pourtant de me broyer l’épaule à chaque fois, me tirent des rires cristallins, et le vent sur mon visage me donne envie de m’allonger par terre, de profiter de cette sensation que la terre est en train de m’envelopper doucement et de laisser la musique me transporter. J’ai envie de danser, d’embrasser Jo, d’embrasser des inconnus, de m’étourdir d’alcool, j’ai envie de profiter de cette insouciance familière que je ressens au creux de mon ventre, avant qu’elle ne s’évanouisse et ne laisse place au difficile atterrissage. La palme que je remporte de mon côté difficile à dire (en plus de celle de la plus sexy cela va de soi), mais celle de l’euphorie me semble appropriée.

Arrivée à la voiture, ma bulle éclate, parce que je n’ai pas envie de partir, mais pas envie de laisser Jo dans cet état là avec un folle capable de le déposer à l’hôpital le plus proche. Je ne suis pas leur amie et je ne connais pas le lien qui les unit, mais je suis en train de pencher pour l’option qui consiste à retourner profiter de ma soirée alors que la voix de la brune claque comme un ordre froid.  « Tu montes. » Je lève un sourcil, et même dans cet état, je n’apprécie pas l’injonction. Elle semble s’en rendre compte, puisque son ton change et elle reprend la parole avant que je n’ai le temps de lui dire d’aller se faire foutre. « S’il te plait… Je ne sais pas quoi faire de lui et tu es visiblement plus en capacité que moi de lui donner du calme et de l’apaisement. » Je ne sais pas si c’est vrai, mais en tout cas à l’air douloureux pour elle de l’admettre, alors dans un sens je jubile. Je ne suis pas profondément mauvaise et ne me complait habituellement pas dans la douleur des gens, mais cette fille épuise ma faible patience. « Je compte pas vous emmener à l’hôpital si ça peut te rassurer, on va directement chez moi. » Je plante mes yeux dans les siens quelques secondes, ignorant le flou autour de sa tête, le visage fermé, avant de finalement pousser un soupir et d’ouvrir à nouveau la portière arrière du véhicule pour m’y glisser sans un mot. Elle s’installe, mais ne démarre pas tout de suite. Je regarde Jo quelques secondes, qui semble encore plus mal en point que précédemment, et sa détresse me parait presque communicative. Mon attention se pose à nouveau sur la brune quand elle interrompt le silence d’une question plutôt que par le bruit du moteur. Qu’est-ce qu’elle attend ? « Vous étiez ensemble ou tu l’as trouvé comme ça ? » Je lèves les sourcils en me demandant quelques secondes où elle veut en venir, mais déjà elle précise le fond de sa pensée, et les choses se clarifient pour moi. « Ça fait longtemps que vous vous connaissez ? » Je sens la douleur dans sa voix lorsqu’elle pose la question, même avec les stupéfiants qui embuent mon esprit. La tête posée contre la fenêtre et le regard dans le vide, je lui réponds d’abord de façon assez factuelle, sans prendre la peine de la regarder. « On est venus ensemble. On a pris un taxi d’ailleurs, si madame l’agent veut tout savoir. » Droguée et un peu excédée, la sale gosse a parfois tendance à reprendre le dessus. Je n’y suis pour rien, elle n’a qu’à pas poser des questions idiotes aussi. « On se connait depuis quelques mois. Je sais pas, je marque pas les jours d’un petit cœur dans mon calendrier. » Février, fin février, début mars ? Je n’en sais rien, mais je sais qu’il est assez venu frapper à ma porte depuis pour que qu’on se connaisse sous toutes nos coutures. Pas sûre que ce soit ce qu’elle ait envie d’entendre, vu comment son visage se ferme. Leurs histoires, je m’en fous. J’aurais dû rester à cette soirée, je le savais. Mais la voiture démarre, et quand Jo repose sa tête sur mes genoux il est trop tard pour m’échapper de l’habitacle. Je peux pas le laisser seul. Je crois que je n’en suis pas capable. Je ne ressens pas d’amour pour lui, pas d’attachement non plus, mais j’ai toujours été faible et l’intimité me demande quand même un minimum d’engagement émotionnel, et lorsque je m’enlise dans une relation physique avec un homme, je suis pas capable de le laisser dans la merde et de détourner le regard sans ciller. L’abandonner à son sort ce soir n’aurait pas été mon style, j’ai un peu plus de classe et de considération.

Je ne fais pas attention au contenu de mon sac qui s’échappe en partie alors que Jo l’envoie par terre pour poser sa tête sur mes jambes nues, et je jette un regard furtif sur son visage trempé de sueur. En temps normal j’aurais certainement levé les yeux au ciel, je me serais certainement foutu un peu de sa gueule, mais son air d’enfant effrayé m’en coupe l’envie. Et je me contente de reposer ma tête contre la vitre. Quand la voiture s’arrête au feu et que la brune se retourne vers nous pour commencer à vociférer, elle me prends clairement par surprise et ses cris viennent heurter mes tympans sensibilisés. « C’est toi, n’est-ce pas ? TU l’as mis dans cet état putain ! Qu’est-ce qui t’a pris ? T’es complètement malade ou quoi ? » Je reste interdite quelques secondes, décollant ma tête de la vitre sans lâcher son regard. Elle n’aurait jamais dû. Parce que même la drogue dans mon sang ne suffira pas à me retenir. Oh je ne vais pas hurler, je ne vais pas sortir de mes gonds, je laisse ça aux pauvres hystériques et je sais qu’un calme froid peut être encore plus violent. « C’est pas… » Jo essaye d’intervenir, mais sans succès et de toute façon, il n’aurait rien pu faire. Parce que déjà dans ma tête ma réponse se forme, et le plaisir que me procure l’idée de lui jeter ces mots au visage est bien trop puissant pour que je ne les contienne. La main de Jo vient s’accrocher autour de ma jambe, et sans trop réfléchir je pose mes doigts sur les siens, pour le rassurer. « Va te faire foutre. » Pas de cri, je n’hausse pas le ton. « J’ai été bien trop patiente avec toi. Si t’es frustrée, si tu te sens trahie, c’est pas mon problème. Jo est assez grand pour se mettre dans l’état qu’il veut tout seul. Tu veux que je te dise ? » Elle a lancé la machine, elle aurait mieux fait d’éviter. « C’est lui qui m’a suppliée de lui donner sa dose le soir où on s’est rencontrés, lui qui est revenu frapper à ma porte nuits après nuits, semaines après semaines pour me sauter et repartir avec un sachet de poudre. Parfois plusieurs fois dans la même nuit si ça t’intéresse. Que ce soit la baise ou la poudre. Lui qui s’en enfilé un rail sur mon bras alors qu’on était même pas arrivés ici, et pour finir lui qui m’a demandé de lui filer la même chose que ce que j’avais pris, pour planer avec moi. » Je la vois blêmir, mais je m’en fous. De colère, de peine ? Je m’en fous. Je veux bien donner ma soirée pour aider Jo à traverser son bad trip moins douloureusement, je veux bien l’accompagner parce qu’elle est incapable de gérer la situation. Mais je ne suis pas son paillasson. « Je continue ou tu me fous la paix ? » Le feu repasse au vert. « Ouvre la portière, laisse-moi sortir. » Je suis bien décidée à rentrer à pied s’il le faut. Parce que personne ne s’adresse à moi comme ça. Je ne suis pas la cause de sa peine, je ne suis pas la cause du sentiment de trahison qu’elle ressent. Je crois qu’en appuyant volontairement où ça fait mal, je cherche à me faire virer de la voiture, pour plus avoir à supporter ses airs moralisateurs insupportables. J’ai toujours détesté, ça, l’hypocrisie. Et c’est hypocrite, de s’en prendre à moi plutôt qu’à lui parce que c’est plus facile. Parce que ça fait moins mal surement, de penser que je suis la cause de tout ça.




I have to turn my head until my darkness goes

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