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 GO LIGHTLY FROM THE LEDGE

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Lubya Abramova
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ÂGE : 33 ans
SURNOM : Lou
STATUT : Mariée. En fuite. Elle veut échapper à tout prix aux obligations d'un mariage sans amour.
MÉTIER : Serveuse au club clandestin du même nom.
LOGEMENT : Dans un appartement "prêté" par Mitchell dans Fortitude Valley.
Il n'y a point de bonheur sans courage , ni de vertu sans combat.
POSTS : 863 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Elle n'a pas fait d'études supérieures. Elle aimerait s'inscrire à une formation. Elle aide l'Eglise dans les bonnes oeuvres. Elle aime le chocolat, le miel dans le lait sentir la pluie sur son visage, rajouter de l'eau chaude dans son bain, croire que tout est possible. Elle éternue toujours trois fois. Elle est allergique aux fruits de mers, elle est très ponctuelle.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : GO LIGHTLY FROM THE LEDGE FRW89fqP_o
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Charlie

Owen

Leah (1)

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Eden





RPs EN ATTENTE : Zelda
RPs TERMINÉS : Mitchell (1)/Mitchell (2)/Raelyn (1)
Charlie(1)/Logan (abandonné)/

PSEUDO : Ci.
AVATAR : A. Heard
CRÉDITS : Avatar "praimfaya"+ Tumblr
DC : Amos Lockwood
INSCRIT LE : 15/03/2019
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Message(#) Sujet: GO LIGHTLY FROM THE LEDGE GO LIGHTLY FROM THE LEDGE EmptyMer 17 Avr - 2:24






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GO LIGHTLY ON THE GROUND.
@mitchell Strange
Je me souvenais parfaitement de lui avoir confié mes secrets et d’avoir reçu quelques-uns des siens en cadeau. Tout comme je me rappelais son regard d’acier plongé dans le mien dès lors qu’il vérifia l’identité de celle qui se cachait derrière un numéro de téléphone. Il me transperça de part en part et, l’aurais-je souhaité de toutes mes faibles forces, que j’aurais été bien incapable de détourner les yeux. Pour peu, j’aurais manqué de souffle si, d’aventures, un jeu d’alcool ne nous avait pas distraits. La vodka, c’était elle la responsable de cet émoi. Elle torpilla les murs de ma forteresse de pudeur. Sans son concours, jamais je n’aurais souri aussi bêtement que la laissée-pour-compte devant le gars le plus populaire du bahut. Ça me ressemblait si peu. Je suis, coutumièrement, du genre inaccessible, insensible aux charmes du sexe fort. Je ne sais que trop leur ruse pour conduire les candides dans leur lit le temps d’une nuit. Sauf que, j’avais beau essayer de me convaincre que, tout à fait sobre, je ne me serais pas risquée à flirter avec mon patron, c’était peine perdue. Au contraire, je ne rougirais pas, seule dans ma chambre. Je ne rabattrais pas ma couverture sur mon visage pour me prémunir du regard indiscret d’un témoin imaginaire. Je ne serais pas honteuse d’avoir certainement manqué d’un soupçon d’élégance à rire sans mesure. Je ne m’attendrirais pas non plus qu’il m’ait conduite – portée ? – jusqu’à mon lit. Dans mon souvenir, j’étais dans le divan lorsque je sombrai dans un profond sommeil. Je venais à peine de protester sur la question du loyer – je me promis d’ailleurs de ne plus en parler – et de lui avoir juré de mon goût affirmé pour les antiquités dans une tentative d’humour maladroit. À cet instant précis, je ne réfléchissais plus tout à fait avec ma tête, sans quoi jamais je n’aurais ajouté que « blague à part, quarante ans, ce n’est pas vieux. Quarante ans, c’est parfait. » Parfait pour qui ? Pour moi ? "Mais, redescends sur terre, Lubya, tu divagues." m’admonestais-je aussitôt, cherchant vainement mon téléphone sur ma table de nuit. Et s’il m’avait laissé un message ? Impossible. Qu’aurait-il bien pu ajouter ? Que je n’oublie pas d’être à l’heure ? Qu’il brancha mon réveil pour s’en assurer ? Ne serais-je pas déçue face à de telles formalités ? Soumise à une panique irraisonnée, je me jetai littéralement à bas de mon lit pour courir jusqu’à mon sac. Bingo ! Il m’avait bel et bien écrit et un sourire s’épanouit sur mes lèvres tandis que j’apercevais l’oubliée abandonnée seule sur le canapé. Je lui répondis sur-le-champ sans hésiter longtemps sur le contenu de mon texto. Puis, je la ramassai sa veste, histoire de lui allouer une place de choix dans ma garde-robe, quand les relents de son parfum me sautèrent au nez. Je m’en inquiétai d’emblée et, si je me réfugiai sous ma douche, ce fut autant pour me laver que pour lénifier mon trouble et mon embarras. Une aspirine n’y avait pas suffi... la chaleur de l’eau non plus d’ailleurs.  

Cette nuit-ci, alors que je vérifiais avec John quelques détails de répartition des tables – le service, d’après lui, promettait d’être long – je peinai à cacher ma déception que Mitchell ne soit pas là. Je pense même que mon visage s’éclaira, non pas quand je l’aperçus, mais lorsque je reconnus son parfum parmi ceux des badauds, juste là, derrière moi, moi qui tentais vainement d’enregistrer toutes les consignes. Il avait mes papiers et, puisque nous étions à l’abri dans son bureau, j’exprimai mon enchantement d’un baiser sur sa joue et d’une multitude de mercis. Franchement, que serait-il advenu de ma petite personne si Dieu ne l’avait pas mis sur ma route ? J’y pensais et je le bénissais, Mitchell. Je l’auréolais de toute ma gratitude et de mon affection naissante. Que représente donc ce genre de manifestation spontanée ? Il ne s’agissait pas d’audace cette fois. Il m’avait ramenée jusqu’à ma chambre. Il m’avait certainement bordée. Étant donné nos différentes confessions sur mon mariage ou sur ses passions, j’estimais que nous avions dépassé le stade où j’étais forcée de contenir mon impulsivité. À l’instant où je serrai ma carte d’identité entre mes doigts, je fus envahie par une joie extatique qui semblait ne plus vouloir me quitter. Elle s’accentua un après-midi de la semaine dans une boutique spécialisée de l’art. J’achetai de quoi dessiner, peindre, m’exprimer. C’était devenu une nécessité tant le destin – ou Mitchell – me bousculait plus que d’ordinaire. Je pris également le temps d’investir dans un abonnement. Je gardai le téléphone que me confia, par pitié, mon passeur, mais je me fis le serment d’économiser et de m’en offrir un plus moderne. Ce n’était que futilité, mais ça compte, à mes yeux. Il n’est pas de petites victoires. Pas de menus plaisirs s’ils nous mènent pas à pas vers cette sensation grisante d’exister, enfin, non plus pour une poignée d’imbéciles, mais pour moi-même.

Je n’étais plus forcée de calculer, de peser mes mots, moins encore avec Mitchell. Je me révélais au travers des SMS que nous échangions et au hasard de tête-à-tête improvisé. Il en provoqua un, se défendant d’avoir frappé à ma porte pour récupérer son bien, mais les bras pourtant chargés de mets savamment préparés. Par qui ? Je ne m’en inquiétai pas vraiment. J’étais bien trop séduite par la démarche et son clin d’œil pour mon dessert préféré. À force de vanter la tarte aux pommes servies dans son restaurant, il jugea bon de m’en apporter une part, enfin, et il me rallia à sa cause. C’était aussi charmant que le personnage et, de guerre lasse, je choisis, en toute connaissance de causes, de ne plus lutter contre mon penchant. Au contraire, je m’y abandonnai en me jurant de ne pas dépasser les limites de l’acceptable par respect pour Raelyn. J’avais statué depuis un moment sur la nature de leur relation. Je transformai mes hypothèses en certitude après l’avoir côtoyée le temps d’une séance de shopping, mais qu’à cela ne tienne puisque tomber amoureuse du boss n'est pas à l'ordre du jour. Il était davantage question de prendre le risque que ce genre de sentiments ne surviennent parce que sa présence me rassure. Lui, il semblait tout disposé à m’offrir son amitié et, moi, j’étais déterminée à ne pas cracher dans sa main tendue et de le vivre comme un privilège. Si, d’aventures – et Dieu m’en préserve – je me sentais dépassée par les événements, il serait encore d'agir. J'aurais d'ailleurs eu tôt fait de déposer subtilement sa relation amoureuse avec son associée sur le tapis du jeu de la séduction. Je n’en ressentais pas le besoin cependant, ou pas encore.

Cette situation, jusqu’alors grisante et confortable, se complexifia lorsqu’il me surprit au beau milieu d’une séance d’expression artistique. J’étais pleine de couleurs quand je le découvris derrière ma porte. Je n’attendais personne. Les doigts, le visage et mes fringues tâchées de rouge et de vert, je l’accueillis d’un air hébété qu’il ait débarqué sans s’annoncer et les mains pleines d’une boîte décorée d’un joli papier cadeau couleur pourpre et d’un énorme nœud de satin blanc. « Wouhh. » m’exclamais-je en lui ouvrant en grand. « Si j’avais su que tu passerais, j’aurais fait en sorte d’être plus présentable. Entre.  » Je trottinai jusqu’au salon pour ramasser à la hâte mes toiles, profondément  gênée que mon absence de talent présumée soit révélée au grand jour. « Je te sers quelque chose ? Tu vas bien ? Tu as besoin de mon avis sur le choix du cadeau d'un cadeau ? Vas-y, montre-moi.» lui proposais-je avec des points d'interrogation à la place des yeux. L’idée que cet écrin – son contenu valait sans nul doute son pesant d’or – m’était destiné me traversa fugacement l'esprit, mais je la chassai aussi vite qu’elle apparut. Ce genre de geste me mettrait mal à l’aise. Je n’avais pas ce qu’il fallait pour supplanter une femme comme la jolie blonde au caractère en béton armé. Elle gravitait régulièrement autour du club. Mon opinion à son égard se précisait. Elle soulevait le poids de mon admiration et je refusais d’initier entre nous une compétition malsaine pour gagner les faveurs de Mitchell. Je ne suis pas don quichottement téméraire. Je ne déterre pas la hache de guerre que je perdrais d’avance. À côté d’elle, que suis-je, si ce n’est un foutriquet. « Mais, je suis convaincue que c’est parfait, hein. » commentais-je d’une voix trahissant ma frustration d’être bien incapable de chasser l’espoir que, peut-être, il était pour moi, ce bel emballage. Étais-je devenue complètement idiote pour une part de tarte ? Je me faisais honte et cédant à la déception, celle-là même que je dissimulai derrière un immense sourire, j’ajoutai derechef. « Tu as l’air d’avoir du goût et elle n'a plus de secret pour toi à mon avis. Elle aime les belles choses, Raelyn. Je crois que si c’est une robe de créateur, tu as visé dans le mile. » Avait-il vraiment besoin de mon assentiment d’ailleurs ? Ne la connaissait-il pas mieux que moi, de son cœur en passant par son corps ? Restait-il seulement quelque mystère entre eux ?




Don't think twice...
It ain't no use in turnin' on your light, Babe. That light I never knowed and it ain't no use in turnin' on your light, I'm on the dark side of the road Bob Dylan


Dernière édition par Lubya Abramova le Mer 17 Avr - 22:06, édité 1 fois
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Mitchell Strange
le grand méchant loup
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ÂGE : Quarante ans. Quarante putain d'année qu'il respire. Il a eu du mal à passer le cap de la trentaine et ça serait mentir de dire qu'il vit très bien la quarantaine. Il déteste ça, il n'aime pas le fait de vieillir et figerait le temps s'il le pouvait.
SURNOM : Mitch. Diminutif de son faux non. Les plus intimes l'appel Alex, de son vrai nom.
STATUT : Il est marié depuis onze ans. Un mariage assez compliqué. Aujourd'hui il se considère comme célibataire.
MÉTIER : Gérant d'un restaurant le jour, mafieux la nuit.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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STRANGOVA
Lubya#1 + Lubya#2 + Lubya#3 + Lubya#4
→ Dance with the devil

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LE CLUB - underco

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Anwar → keep your enemies closer

Lou + Deborah + Heïana + Nino + Club & Manthas + Norah#2 + Primrose + Alec (FB 2016)

Autres dimensions : Raelyn (Dimension zombie) Lullaby (Dimension fantôme)
RPs TERMINÉS : Lubya#1 + Lubya#2 + Raelyn + Raelyn#2 + Norah +

Rp abandonné :
Bela +
AVATAR : Tom Hardy
CRÉDITS : Pandamalin(avatar) London (crackships) signature Astra Userbar : Loonywaltz
DC : Nicolas Rollins, le pilote.
INSCRIT LE : 09/01/2019
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Message(#) Sujet: Re: GO LIGHTLY FROM THE LEDGE GO LIGHTLY FROM THE LEDGE EmptyMer 17 Avr - 22:00



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Lubya & Mitchell #3

Cet instant passé avec la nouvelle venue avait marqué l’esprit du brun, qui n’avait pas rit autant depuis un moment. Il s’était surpris à repenser à tout ce qui avait été dit avec comme seul témoin la bouteille de vodka qui s’était vidée relativement, vite. Surpris d’avoir confié certains détails sur sa vie, son passé, alors qu’il restait silencieux à ce sujet la plupart du temps, sûrement par méfiance, préférant ne pas se dévoiler et montrer d’éventuelles faiblesses qui pourraient aider à le mettre à terre. La discrétion était son moteur principal et pourtant en seulement vingt-quatre heures il en avait dit bien plus à la blonde qu’il en avait dit à d’autres partageant sa vie depuis des années. Avait-elle eu un effet indésirable sur lui ? Est-ce que Raelyn avait eu raison sur le fait qu’il s’était laissé –trop- attendrir par sa beauté ? Ou lui avait-il offert tant de faveurs pour ce qu’elle dégageait autre qu’une apparence agréable à regarder ? Était-il en train de se ramollir, laissant l’homme terrible qu’il pouvait être dans le placard ? Ou encore était-il devenu un saintMaritain, ouvrant sa porte à la première venue ? Tant de questions auxquels il ne trouvait pas de réponse, réponse qui au final l’importait peu, il avait toujours fait confiance à son instinct et agissait en fonction de celui-ci. Allait-il le regretter ? Seul le temps répondrait à cette question. Leur échange qui s’était transformé en un jeu de séduction, avait écarté toute correspondance à ce qu’il s’était dit la première fois qu’il avait posé le regard sur elle et à sa politique qui consistait à ne pas flirter avec le personnel, bien conscient il y a encore onze jours, que ce genre de tentation devait être banni pour éviter d’avoir des emmerdes et pourtant il avait l’impression de ne plus rien contrôler en sa présence, de faire taire l’homme qu’il est vraiment – l’homme qu’il pense être- laissant place à un individu gentil et avenant. Un comportement qu’il avait eu autrefois avec sa femme en fuite, avant que leur relation se dégrade et se transforme en un calvaire, bercé uniquement par des sentiments l’un pour l’autre, qui s’estompait au fil des années. Il avait tendance à jeter la pierre sur Mavis, mais il n’était pas l’époux idéal. Lorsqu’il la traitait de folle après ses crises de jalousie interminable, il endossait le rôle du parfait comédien, car elle avait toujours eu raison, du moins en partie. Mitchell Strange n’était pas irréprochable et se laissait allé à des plaisirs charnels avec d’autres femmes. Au final, seul un bout de papier les unissait dans le mariage, son état d’esprit lui, le faisait vivre comme un éternel célibataire de quarante ans.

Mitchell se tenait devant son miroir, observant les légères rides qui se manifestait sur son visage, laissant, place à un long soupire de sa part. Le temps était sûrement le pire ennemi de sa vie, vieillir ne l’enchantait guère et il redoutait déjà les dix prochaines années –s’il ne se faisait pas tuer avant-. Il se remémorait alors les paroles de la Russe qui avait valorisé son âge peu avant qu’elle rejoigne les bras de Morphée, sourire suspendu aux lèvres avant de hausser les épaules et d’attraper la boite qui avait été soigneusement emballé par la vendeuse du magasin dans lequel il était allé personnellement pour dénicher une robe qu’il trouvait digne d’être porté par la jeune femme. D’une part pour la remercier de ne pas avoir fui une fois ses papiers en main et d’une autre, parce qu’il avait envie de lui faire plaisir, simplement. En onze jours, ils avaient passé de nombreux instant ensemble, au Club, principalement, mais également dans l’appartement qu’il lui avait aimablement alloué. Il avait enfin pu lui faire goûter la fameuse tarte qu’il confectionnait lui-même avec soin, passant à nouveau une agréable soirée en sa compagnie, ne se lassant pas des sms échangés au fil des jours.

Fin prêt à partir, vêtu d’un de ses plus beau costume, parfumé légèrement, il prenait la route vers l’appartement de la Russe, frappant à sa porte avec entrain avant de lui faire face avec le sourire. Il observait la peinture présente sur ses vêtement tout entrant alors qu’elle l’y avait invité. « Tu sais, la peinture ça se fait sur une toile, par sur soi. » Qu’il plaisantait en observant rapidement les toiles entamées par son art avant qu’elle ne les rangent. « Si je t’avais prévenu, je n’aurais pas su que tu as du talent pour la peinture et je n’aurai pas eu l’occasion d’admirer cette tenue qui te va très bien, très sexy vraiment ! » Il déposait la boite sur la table, réajustant ensuite sa veste alors qu’elle enchaînait les questions. « Oui, moi je vais très bien et non ça ira, je conduis, je vais éviter. » À croire que la seule boisson qui pouvait être proposée devait contenir de l’alcool. « Et toi comment ça va ? Tu profites de ton jour de repos ? » Qu’il lui demandait à son tour tout en prenant la liberté de s’installer sur le sofa. « Tu as l’air d’avoir du goût et elle n'a plus de secret pour toi à mon avis. Elle aime les belles choses, Raelyn. Je crois que si c’est une robe de créateur, tu as visé dans le mile. » Avait-il manqué un chapitre ? Qu’était-elle en train de raconter ? Imaginait-elle qu’il était là pour lui demander son avis sur le contenu de la boite ? Insinuait-elle qu’il s’agissait d’un présent pour Raelyn ? Il n’avait rien contre sa collaboratrice, bien au contraire, il lui vouait une confiance aveugle, mais n’avait jamais imaginé passer outre la relation professionnel et amicale qu’il partageait avec elle, si c’était ce qu’elle pouvait penser. « Qu’est-ce que tu racontes ? » Qu’il disait tout en se levant pour lui tendre la boite. « Ouvre là, c’est pour toi. » Qu’il ajoutait regardant sa montre. « J’espère qu’elle t’ira et qu’elle te plaît » Il espérait avoir tapé dans le mille en choisissant cette robe, ne connaissant pas réellement ses goûts vestimentaire. « Il y a une soirée poker ce soir et je me suis dit que tu pourrais m’accompagner. » Dans l’idée de ce pointer avec une belle femme, mais également de lui faire découvrir une partie de son monde. Ce genre de soirée s’organisait assez régulièrement dans des hôtels ou casino et n’avait rien de légal, réunissant hommes riches respectable et quelques malfrats notoire. L’argent dépensé dans ce genre de soirée frôlait les millions et mise à part le jeu, c’était également un moyen pour des hommes comme Mitchell de faire affaire avec d’éventuels partenaires.


(c) DΛNDELION


dance with the devil

≈ uc.


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Lubya Abramova
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Message(#) Sujet: Re: GO LIGHTLY FROM THE LEDGE GO LIGHTLY FROM THE LEDGE EmptyJeu 18 Avr - 13:10





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@mitchell Strange
Je n’avais jamais été friande des visites à l’improviste. Ma vie, jusqu’ici, était un champ de mines faits de mensonges et de secrets, si bien que je vivais ce genre de surprise comme une intrusion, un danger pour mon intimité. Prise au dépourvu, les langues se délient parfois trop vite d’avoir manqué de temps pour rassembler les pièces du puzzle de faux-semblants. Pourtant, dès lors qu’il s’agissait de Mitchell et de son aplomb, ce qui m’effrayait d’antan prenait un sens nouveau. Il me bousculait dans mes habitudes, mon boss. Il révélait les plus belles facettes de ma personnalité, à commencer par l’honnêteté. A son contact, j’avais le sentiment d’être quelqu’un de bien, de respectable, d’être une meilleure personne, celle que j’aspirais devenir depuis des années. Autant dire que j’étais contente de le trouver derrière ma porte le sourire aux lèvres. J’étais heureuse qu’il se soit à nouveau déplacé pour me tenir compagnie ou se ravir de la mienne. J’étais conquise par son trait d’humour au point d’en oublier en partie mon embarras d’être couverte de couleur. « Arrête de te moquer de moi. » me renfrognais-je sans être réellement vexée, le précédant jusqu’au salon pour ramasser ses petites affaires. J’étais bien trop mal à l’aise pour m’offusquer de ses boutades. Au contraire, elle m’amusait beaucoup, assez pour que mes lèvres se fendent d’un sourire. « Je ne suis pas sexy, je suis insortable. » J’étais à peine maquillée. Mes longs cheveux tenaient dans une queue de cheval échevelée par la seule volonté d’un pinceau coincé dans un nœud. Concentrée sur mes créations je devais ressembler, trait pour trait, à ces artistes ratés et un peu fous qui s’obstinent à faire émerger de leur imagination un chef d’œuvre. Dans le hall, je n'avais pas osé jeter un coup d’œil dans le miroir, de peur d’avoir honte de mon reflet, honte de le recevoir dans un survêtement tâché et dans une chemise blanche trop large pour moi. Au salon, je me risquai seulement à une brève œillade et le constat fut si décevant que je piquai un fard. C’était presque aussi grave que d’avoir fini complètement ivre après quarante-huit heures. Il n’est rien de moins distingué que ce genre de comportement, mais il me tracassait moins que ce qu’il penserait de moi, tout de suite, maintenant qu’il me surprenait dans toute ma simplicité. Me trouverait-il moins belle à regarder ? Serions-nous toujours soumis à la théorie des aimants ?

Chacune de nos rencontres transformait l’intérêt en attraction que je jugeais mutuelle. Je n’aurais juré de rien, bien sûr, mais certains sourires ne trompent pas. Certaines de ses attentions délicates sont lourdes de sens également. Personne n’organise un dîner impromptu pour un simple caprice. Nul n’échange autant de textos avec une femme s'il l'envisage uniquement comme son ouvrière. Ce type d’attitude n’est réservée qu’à nos potentielles conquêtes ou à nos amis en devenir. Quant à moi, bien que je me sente honorée, je me cramponnais fermement à la seconde déduction pour maintenir la porte des sentiments bien closes et pour me préserver de la colère de sa maîtresse. « Je vais bien. Je t’avoue que ça me fait du bien d’avoir la nuit pour moi. Le problème, c’est que je n’arrive pas à dormir. » Mon ryhtme était bouleversé lui aussi. « Tu sais que je n’ai pas que de l’alcool dans mon frigo. J’ai du soda, du jus d’orange et même de l’eau. Ça t’étonne, hein ? » le taquinais-je bien plus franchement qu’à l’heure de notre première rencontre. « Tu es sûr que tu ne veux rien ? Tu es pressé, en fait ? » Il scruta sa montre. « Tu sors ? C’est pour ça que tu es si élégant. » Pas de jeans. Pas de veste en cuir. Pas de casquette non plus. Il était tiré à quatre épingles et particulièrement séduisant. Il respirait le rencard à plein nez et, forte de mes intuitions, je fus certaine que le cadeau qui encombrait ma table était pour elle. Qu’elle ne fut donc pas mon effarement d’apprendre qu’il m’était destiné. J’y songeai, évidemment, mais ça me mettrait mal à l’aise. Que dis-je ? Je l’étais et j’oscillai entre me précipiter pour le déballer et ainsi assouvir ma curiosité ou le refuser. « Pour moi ? » me contentais-je cependant de lui opposer sous le joug de l’étonnement. « Je ne comprends pas bien, en fait.» Se pourrait-il que je me sois trompée ? Non ! Impossible.

De la possessivité évidente de son amie en passant par sa confiance en elle, tout, absolument tout, convergeait vers l'hypothèse qui les supposaient amant et/ou en couple. « Je… ne sais pas quoi te dire, en fait. » bredouillais-je en tendant les mains pour récupérer le paquet d’entre les siennes d’un geste presque machinal. « Merci, pour commencer, ce serait déjà pas mal. » Je ne comptais plus le nombre de fois où je prononçai ces mots. « Et puis, pourquoi, peut-être ? Tu n'étais pas obligé. Tu en as déjà tellement fait. Mais, ça me touche beaucoup, tu sais. »  Je n’avais pas souvenir d’en avoir reçu un depuis longtemps. J'en étais particulièrement émue, d'autant qu'il était de qualité, ce présent. La boîte, en s’ouvrant, révéla une robe de créateur somptueuse, d’une blancheur immaculée, le summum du chic, de l’élégance. « Waouh. » m’exclamais-je rouge pivoine. « Tu es complètement fou, je crois. » Je ricanai d’embarras, ma paume posée sur ma bouche fermée. « Je ne sais pas quoi te dire. Elle est magnifique.» Je réitérai mes remerciements, déposai un long baiser sur sa joue et essuyai du pouce la trace de couleur que j’y abandonnai. « Désolée. J'avais oublié. Mais, là, il y a plus rien déjà.» Je me levai, la robe pincée par les épaules et je l'observai de tout son long. « Bon, je t’avoue que je ne sais pas quand je vais pouvoir la porter… » Lui, il savait et, avant que je ne puisse poursuivre, il m’expliqua le but réel de sa présence dans mes pénates. Elle n’était pas le fruit du hasard, mais d’une machination qui m’égara entre joie et fierté. « Oh, je vois. Tout s’explique. » commentais-je d’une voix blanche parce que j’étais incapable de statuer sur le message que je devais comprendre et sur la nature de mon émotion. « Très bien. Ecoute, laisse-moi 20 min, le temps de me doucher de me préparer et de me changer. Tu n’as plus qu’à espérer d’avoir le compas dans l’œil. » Une part de moi, la plus naïve, s’enthousiasmait à l’idée de cette soirée. Une autre me chuchotait que la démarche faisait partie du contrat, qu’il m’avait averti qu’il aurait parfois besoin de moi et que je n’avais pas vraiment le droit de lui en vouloir d’être sotte au point de repousser au plus loin dans ma mémoire son aventure avec Raelyn. Le mieux, c’était de me le répéter encore et encore tout en m’apprêtant.

Je n’aurais su dire lequel, de mon corps ou de ma silhouette, sublimait l’autre, mais j’étais subjuguée par ma propre image, ce qui n’était jamais arrivé auparavant. J’étais consciente de mon charme, oui, mais je ne me qualifiais pas de beauté fatale. Sortir de la salle de bain réclama un effort sur ma pudeur, d’autant que toute cette histoire me désarçonne, encore. « Est-ce que c’est le genre d’endroit ou si je mets des boucles d’oreilles, ce sera parfait ou ce sera too much ? » lui lançais-je en réintégrant le salon dans cet apparat luxueux. « Je n’ai plus porté ce genre de robes depuis la Russie. Je me reconnais à peine, en fait. » Je choisis la paire de talons la plus sobre en ma possession pour parfaire mon allure. J’étais fin prête à le suivre dans cette nouvelle aventure australienne quand je nous retins d’une question. « C’est normal si ça ressemble à un rencard ? » m’enquis-je plus timidement qu’à l’accoutumée. Qu’importe que l’interrogation lui semble bête. J’avais besoin de savoir où je mettais les pieds. « Parce que si ça fait plus que lui ressembler, il faut que tu m’expliques c’est quoi l’arrangement avec Raelyn. J’ai pas envie de… me prendre les pieds dans le tapis. » Je me mordillai la lèvre, gênée de l’affronter sans humour ou sans provocation. J’étais bien plus drôle habituellement.  Beaucoup plus drôle.  




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Mitchell Strange
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SURNOM : Mitch. Diminutif de son faux non. Les plus intimes l'appel Alex, de son vrai nom.
STATUT : Il est marié depuis onze ans. Un mariage assez compliqué. Aujourd'hui il se considère comme célibataire.
MÉTIER : Gérant d'un restaurant le jour, mafieux la nuit.
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Lubya & Mitchell #3

La rencontre de la jeune femme quelques jours plus tôt avait été complètement inattendu pour Mitchell. Lorsque Raelyn lui avait fait part d’une âme en détresse à sauver, il ne s’attendait pas à tomber sur une femme pleine d’audace, n’imaginant pas qu’elle se distinguerait des autres femmes venant demander de l’aide au Club. Il imaginait tomber sur une énième fille en détresse, au bord de la dépression, accroc à une certaine drogue, comme il en avait l’habitude et pourtant elle s’était avéré être tout le contraire, à sa plus grande surprise et pour sa plus grande joie. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas été perturbé par la gente féminine. « Je ne me moque pas de toi, je suis sûr qu’avec la peinture présente sur tes vêtements, tu pourrais peindre une toile.» Qu’il ajoutait toujours avec plaisanterie, ne perdant pas le grand sourire qui s’était dessiné sur ses lèvres dès lors ou il avait déposé son regard sur elle. La blonde était peut-être recouverte de peinture, mais cela ne la rendait pas moins sortable, bien au contraire. Aux yeux de Mitchell, elle restait attirante physiquement et il ne se cachait pas de le lui dire, même si c’était avec beaucoup d’humour. À vrai dire, même avec un sac poubelle en guise de vêtement, il l’aurait trouvé sexy. « Ne raconte pas n’importe quoi ! » Qu’il s’exclamait alors qu’elle se disait être insortable. Bien sûr, il ne lui aurait pas demandé de l’accompagner ce soir dans cet état, mais cela n’enlevait pas le fait qu’il n’aurait pas honte de se balader à ses côtés vêtus ainsi et pleine de peinture. Mitchell appréciait la beauté chez une femme, il ne pouvait pas le nier, il avait épousé Mavis, qui était à ses yeux une beauté fatale, qui ne l’avait pas laissé indiffèrent lorsqu’il déposa pour la première fois son regard sur elle. Il avait toujours eu un penchant pour les blondes, bien que son premier amour fut une brune et s’était durant longtemps arrêté à un simple physique. Lubya, avait la beauté, aucun doute là-dessus, mais il arrivait à regarder au-delà, à apprécier d’avantage son caractère et non ses formes, une première pour l’Américain qui lui avait porté beaucoup d’intérêts depuis son arrivée. Passant pas mal d’instants en sa compagnie, lui apportant un repas à partagé en tête-à-tête, sans oublier la fameuse tarte qu’il lui avait promis. Il ne savait pas trop ou tout cela allait mener, mais appréciait chaque instant passé en sa compagnie et ne comptait pas y mettre fin. C’était peut-être l’attrait à la nouveauté, peut-être un grand désir d'obtenir bien plus que de simples regards et sourire de sa part. Des interrogations qui ne pouvaient pas avoir de réponse, non pas parce qu’il n’y avait aucune solution à ce genre de questions, mais bien parce qu’il n’avait pas envie de perdre du temps à se demander s’il faisait bien de suivre ce chemin ou non.

Alors qu’il avait pris place sur le sofa, il lui demandait comment elle allait, bien conscient qu’elle devait être ravie d’avoir un jour de repos après avoir enchaîné plusieurs nuits. Il savait que ce n’était pas facile d’avoir un rythme de vie comme celui-ci. « Ton corps n’est pas encore habitué au travail de nuit, mais il devrait l’être rapidement. » Qu’il disait voulant la rassurer avant qu’elle ne lui propose de boire quelque chose, lui faisan savoir qu’elle n’avait pas que de l’alcool dans son frigo, alors qu’il lui faisait part ne rien vouloir puisqu’il comptait prendre le volant. « Je pensais que tu faisais des stocks de vodka dans ton frigo pour en apprendre plus sur moi ! » Plaisantait-il. « Mais je n’ai pas soif, merci quand même. » Il faisait bonne figure, mais la soirée poker à laquelle il comptait lui demander de l’accompagner, l’alcool coulerait sûrement à flot et la tentation bien trop forte pour y résister. Elle lui demandait s’il était pressé alors qu’il scrutait sa montre pour s’assurer qu’il y avait encore du temps avant le début de la soirée. Il ne lui répondait pas directement, lui tendant la boite contenant la robe, observant l’effet de surprise qui s’afficha sur son visage. « Non, c’est pour ta compatriote Russe. » Qu’il disait en rigolant. « Elle m’a fait forte impression l’autre jour quand je suis venu récupérer ma veste ! » Un clin d’œil accompagnant ses dires, l’observant ouvrir la fameuse boite contenant la robe de créateur. « Tu le mérites. » Qu’il disait alors qu’elle le remerciait avant de découvrir la robe. La réaction de la blonde le fit d’avantage sourire, laissant une petite marque rosée sur sa joue lorsqu’elle lui déposa un baiser sur celle-ci, y laissant un peu de peinture qu’elle s’empressa d’essuyer tout en s’excusant. « Je suis sûr que ça me donnait une petite touche originale ! » Sourire en coin. « Je t’attend sagement, pas de pression il y a le temps. » Il avait fait en sorte de venir la chercher bien avant l’heure à laquelle ils devaient être présents à la soirée, s’étant douté qu’elle doive se préparer. « J’ai hâte de te voir dans la robe ! » Qu’il ajoutait alors qu’elle fuyait vers la salle de bain, le laissant seul en attendant. Mitchell, qui avait repris place sur le sofa avait traîné sur son téléphone jusqu’à entendre la voix de la jeune femme qui le fit relever la tête. « Waouh. » Qu’il laissait échapper. « T’es magnifique, elle te va si bien ! » Il se permettait de l’observer de haut en bas, savourant chaque détail des formes mises en valeur par la somptueuse robe. « Avec ou sans tu seras parfaite. » Il n’était pas bien placé pour ce genre de conseil, n’était pas à l’affût de la mode, mais estimait que tout lui irait, avec peu d’objectivité.

Sa prochaine question fut assez soudaine, interpellant Mitchell qui ne s’attendait pas à ce genre de questionnement de la part de la jeune femme. Était-ce un rencard ? Il n’avait pas vu sa proposition ainsi, voulant simplement être en sa compagnie pour la soirée. « Tu aimerais que ce soi un rencard ? » Qu’il lui demandait alors, ne répondant pas vraiment à sa question. Ce qui en suivit fut d’avantage étrange, alors qu’elle voulait en savoir plus concernant l’arrangement avec Raelyn. De quel arrangement pouvait-elle parler ? Raelyn l’avait conseillé concernant la robe, ayant passé une après-midi en sa compagnie à faire du shopping elle avait été la mieux placé pour aider Mitchell à trouver une robe. « Je suis démasqué ! » s’exclamait-il avec une gueule d’ange. « Elle a été de très bon conseil pour la robe, seul, j’aurai eu du mal à en trouver une aussi parfaite. » Il était loin du compte, mais n’avait pas réellement compris ou la blonde voulait en venir en parlant de Raelyn. « Prête ? » Qu’il lui demandait, se rendant compte qu’il était l’heure d’y aller. Il la précédait en sortant de l’appartement, lui ouvrant la portière de la voiture avant de prendre la route jusqu’à l’hôtel qui recevait la soirée dans l’une de ses suites. Mitchell s’arrêtait au niveau du voiturier. « Faites gaffe et vous aurez un bon pourboire ! » Qu’il disait au jeune homme, lui confiant les clés de sa Ford Mustang, importé tout droit des États-Unis. Il entrait en compagnie de Lubya dans le hall de l’hôtel ou le propriétaire lui-même les accueille, étant l’organisateur de la fameuse soirée qui se tenait dans le plus grand secret. Il serrait la main de Mitchell avec enthousiasme. « Ça fait longtemps Mitch.» Pete était dans les bons papiers de Mitchell et s’entendait plutôt bien avec lui. Il saluait Lubya avec le sourire, ne manquant pas d’observer sa beauté et d’en faire part à Mitchell discrètement « veinard. » En lui tapotant l’épaule avant de les laisser rejoindre l’ascenseur pour rejoindre la suite. L’Américain plongeait son regard dans celui de sa cavalière alors que l'ascenseur montait. « J’espère que ça te plaira. » Habituellement, il ne se gênait pas pour venir accompagner d’Escort travaillant pour lui, juste pour se faire bien voir ou pour déconcentrer ses adversaires, mais ce soir, son état d’esprit était diffèrent, Lubya n’était pas son faire-valoir.
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Lubya Abramova
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Message(#) Sujet: Re: GO LIGHTLY FROM THE LEDGE GO LIGHTLY FROM THE LEDGE EmptyLun 22 Avr - 0:33






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@mitchell Strange
Se serait-il pointé chez moi dans une tenue confortable que je me serais vengée gentiment de ses taquineries en le badigeonnant de couleur lui aussi. Mais, il était trop bien apprêté, Mitchell. Son costume, peut-être taillé sur mesure, était d’une élégance rare, je m’en serais voulu de l’abîmer et, par ailleurs, j’avoue m’être demandé ce qu’il avait prévu pour la soirée. Quelque chose d’important sans doute. Un rencard avec une femme remarquable entre mille, une de goût : Raelyn. Son prénom me vint si spontanément à l’esprit que je n’envisageais pas un instant de ce que je pouvais faire fausse-route. Au contraire, je grossissais ma vérité de la certitude que l’emballage lui était destiné qu’elle était la cause de ses regards réguliers sur le cadran de sa montre. Autant dire que, ma surprise, en apprenant qu’il était là pour moi et que ce présent l’était également, n’eut rien de surfait, de surjoué ou de factice. Elle était si sincère que j’en bredouillai, trop mal à l’aise pour que les mots ne s’échappent de mes lèvres avec fluidité. Je ne m’attendais pas à ce genre d’attention, non pas qu’il n’en était pas capable – je savais sa générosité – mais parce que contrairement à lui, j’estimais en avoir déjà reçu bien assez de sa part et que je n’avais strictement rien fait pour mériter qu’il en fasse plus. « Oh. Je vois. He bien, ma compatriote russe m’a chargé de te dire que c’était réciproque. Elle a adoré ta tarte aux pommes.» lui répliquais-je alors dans une tentative presque désespérée de lui cacher mon émotion. Elle était multiple, en réalité. Elle naissait de ce que j’étais touchée par le cadeau et par ses compliments, de ce que je me sentais coupable vis-à-vis de sa maîtresse, de ce que j’étais perdue dans un tumulte de sentiments controversés et de ce que cette délicatesse relevait davantage des normes du contrat que du plaisir de passer du temps avec moi. Ça me désola, un peu, voire plus que nécessaire, mais je n’en pipai mot, me contenant de sourire à sa hâte de voir la robe sur moi et me pressant de rejoindre de ma salle de bain. Je me préparai avec soin en songeant que je ne devais surtout pas me prendre la tête à trouver réponse à  mes questions. Laisser couler, faire de Mitch le seul capitaine à bord de son bateau. Je rencontrais cependant quelques difficultés à oublier que je compte parmi les passagers et qu’il suffit d’un rien pour valdinguer par-dessus bord et finir noyé. Tant pis. Je m’en remettais lâchement à lui et à mon reflet dans le miroir qui me rappelle que, si cette robe me sublime, elle est un accessoire. Elle trahit du besoin d’être irréprochable, ce soir. Parce que je n’accompagne Mitchell Dieu sait où, mais mon patron.

Et quel patron ? En plus d’être imparfaitement beau, il s’exclama d’une louange qui me fit rougir jusqu’aux oreilles. Comment imaginer, dès lors, que je ne serais pour la soirée à venir qu’un passe-temps ou un faire-valoir ? « Oh, euh… merci. » balbutiais-je sans oser soutenir son regard. « Je te dirais bien que tu exagères, mais même moi, j’ai été surprise. » Je parlais surtout pour qu’il ne remarque pas trop que j’étais troublée par ce qu’il me détaille. Il me dévisageait et moi, je ne savais plus où me mettre. Il n’y avait rien de désagréable dans ces œillades. J’aimais lui plaire sans être en mesure d’en expliquer les raisons. Mais, j’avais toujours à l’esprit l’image de Raelyn et je n’arrivais pas à la ranger dans sa boîte, histoire de passer un excellent moment. Étais-je complètement folle de croire qu’il m’aiderait à lever ce mystère sous prétexte que je lui posais la question ouvertement ? Celle qui m’éclairerait sur la nature de sa relation avec la petite blonde ? Mitchell, il ne répondait pas ou jamais directement. Il sous-entendait ou, à l’image d’un juif, répliquait par une autre. Il n’offrait que rarement des pendants francs et univoques. Pourquoi, aujourd’hui, aurait-il fait l’exception ? Parce que ça m’aurait arrangé ? Dire « oui » serait tellement hypocrite. L’énigme de cette personnalité qu’il me révélait petit à petit contribuait à son charme, celui-là même qui m’arrache quelque sourire, celui qui me grise et qui me séduit. A jouer avec le feu, tout ce que je gagnai, c’est de me brûler. Je sentis une plume s’échapper de mes ailes et tomber sur le sol tandis que mes joues rosissaient plus encore. J’étais rouge pivoine et mon embarras suffit à endormir mes audaces. « Je…Enfin… je… » hésitais-je entre l’honnêteté et la loyauté. La première m’obligerait de confesser que, oui, ça me plairait, mais la seconde me forcerait à baisser les yeux devant Raelyn. Elle était au cœur de l’interrogation, d’ailleurs, mais là encore, je ne récoltai qu’un aveu mitigé. J’espérais qu’il éclaire ma lanterne et je marchais dans l’obscurité la plus totale à présent. Déconcertée, je clignai des paupières à plusieurs reprises, me demandant comment il était parvenu à retourner la vapeur aussi facilement. « Oublie ça. C’est pas grave. Oublie absolument tout ce que je viens de dire » me défendis-je en achevant de fermer l’attache de ma boucle d’oreille. Je m’aventurais sur une pente glissante parce que ce n’était pas le bon moment pour vérifier mes théories. « Je suis prête, on peut y aller. » Et je m’efforçai de lui adresser un sourire encourageant, prometteur, malgré ma frustration d’avoir fait du surplace.

Fort de sa galanterie et aidé par la fraîcheur de la nuit, je me détendis assez, dans la voiture, pour lui demander où nous allions, mais visiblement, je le saurais bien assez tôt. Qu’importe, ce n’était pas à des kilomètres de mon quartier. L’autoradio cracha quatre standards américains et quelques publicités pour du dentifrice, des restaurants et des fast-foods que nous étions déjà arrivés devant un hôtel étoilé. Ça puait le luxe à plein nez et les minauderies du directeur me rappelèrent les invités hypocrites que mon père conviait à notre table ou à ses bals politiques interminables. La différence, et elle suffit à taire mon amertume pour ce souvenir, c’était d’être du côté favorable de la barrière cette fois. J’étais sur place grâce à la volonté de mon cavalier, pas à cause de mon nom de famille ou parce que c’était de bon ton. Je saluai donc chaque personne qui s’arrêtait devant Mitch, cherchant une raison probante à cette réunion. Que se passait-il dans cette suite ? Ma curiosité était à son comble, si bien que je fus ravie d’être seul avec mon boss dans l’ascenseur. « Mais qu’est-ce qui doit me plaire ? Telle est la question. » déclarais-je théâtrale, mais m’en amusant. « Tout ce que je sais, et encore, je le devine, c’est qu’il est sans doute préférable que je parle anglais. Dis-moi tout avant que ces portes s’ouvrent. » Je le suppliai d’un regard rieur et intrigué. L’ampleur de la situation prit tout son sens avec le « ding » de l’ascenseur. Il y avait, au milieu de l’immense suite du salon, des tables de jeu disposées ça et là, des croupiers vêtus de noir et avec des gants blancs, un bar et ses serveurs, des hommes qui respiraient l’argent – qui en comptaient parfois – et des femmes somptueusement habillées, suspendues à leur bras ou badinant pour attirer un regard. « On dirait un casino. C’est un casino ? » chuchotais-je de sorte que seul mon cavalier puisse m’entendre.

« Hey, Mitchell, tu es venu te faire plumer au poker ? Comme d’habitude ? » Il était hilare et l’accueillit d’une poignée de main chaleureuse. Quant à moi, il me gratifia d’un baise-main et je m’en raidis d’emblée. Ce n’était pas une tactique de drague, au mieux de la politesse, mais je n’en étais pas moins mal à l’aise. « Il me reste une place à ma table. Il faut jouer gros pour entrer, mais rien d’effrayant pour quelqu’un comme toi. On commence d'ici deux minutes.  Tu me feras l'honneur, n'est-ce pas ? Ce sera d'autant plus un plaisir de profiter de la compagnie de ta cavalière. » J’observai les deux hommes avec une attention toute particulière et je saisis d’où venait, à Mitchell, son goût du mystère. Il mène sa vie comme on joue au poker : une dose de bluff, un soupçon d’indifférence et beaucoup de détachement. Pour ce que j’en savais – j’étais loin d’être une spécialiste – il fallait au moins ça pour protéger son jeu et rafler la mise. « Tu n’as pas idée de tout ce que c’est en train de me dire sur toi ? C’est plus payant que d’essayer de te saouler à la vodka. » Comme nous étions à nouveau à l’abri des oreilles indiscrètes, je lui soufflai la remarque dans ma langue natale, mais je me promis que ce serait la dernière fois. « Tu m’apprendras à jouer ? J’adorerais ça… » Je me laissai conduire à la table et j’ajoutai : « Je suis une espèce de Lucky Charms, c’est ça ? Je ne sais pas comment je dois le prendre, tu sais. Si je n’avais pas reçu un super cadeau aujourd’hui, j’aurais demandé une contrepartie. »  Cette fois, je l’admets, je le houspillai un peu, tout sourire et, par la suite, profondément attentive pendant plusieurs mains. Je respectais un silence presque solennel, de peur d’interrompre les esprits penseurs et de gâcher leur stratégie. Évidemment, je n’avais d’yeux que pour l’homme à ma droite. D’un point de vue extérieur, je devais ressembler à une potiche, sauf qu’elle, elle s’ennuyait en général. Pas moi. Profitant de ce que les cartes et les mises soient ramassées du tapis, je glissai à Mitch que j’allais nous chercher quelque chose à boire, ce qu’il préférait et, ma commande enregistrée, je cheminai aussi discrètement que possible vers le bar. Certaines œillades me mettaient terriblement mal à l'aise. 




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Message(#) Sujet: Re: GO LIGHTLY FROM THE LEDGE GO LIGHTLY FROM THE LEDGE EmptyLun 22 Avr - 22:51



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Lubya & Mitchell #3

Est-ce que Mitchell avait prédit en rencontrant la blonde qu’il aurait débarqué ce soir-là avec une robe à lui offrir ou encore qu’il lui aurait porté autant d’attention alors qu’elle était dans sa vie depuis seulement dix jours. Il osait se demander si elle prendrait mal le fait qu’il soi marié si elle devait l’apprendre alors qu’il n’hésitait pas à flirter avec elle au fil des jours. Que pensait-elle réellement de lui ? Il se surprenait à se le demander et espérait qu’elle ne l’imaginait pas comme un homme mauvais, il voulait à tout prix être bien vu par elle et œuvrait dans ce sens. « Je l’ai faite avec beaucoup de soin, je suis content de l’apprendre ! » Il avait mis beaucoup plus de concentration dans l’élaboration de la tarte qu’il lui avait emmené quelques jours plutôt, ne voulant pas échouer alors qu’il lui avait promis un dessert succulent. Les compliments n’étaient pas prononcés facilement par l’Américain en général, du moins pas dans sa vie quotidienne. Il n’hésitait pas à complimenter cependant la gent féminine par simple séduction et c’est ce qu’il faisait ce soir, en apercevant Lubya vêtu de la robe qu’il lui avait offerte, avec beaucoup de sincérité. « Elle te va vraiment très bien, de quoi en faire fondre plus d’un ! » Ce qu’il n’espérait pas vraiment. Mitchell n’était pas du genre à s’attarder longuement sur sa vie ou sur ses relations professionnel ou personnel. Lorsque Lubya faisait référence à Raelyn, il ne comprenait pas réellement ou elle voulait en venir. Il pensa durant une ou deux secondes qu’elle imaginait bien plus que ce qu’il pensait, mais trouvant l’idée plutôt étrange, il décida de ne pas s’y attarder tout comme elle qui coupa court également à son interrogation, affirmant être prête. Ils quittèrent l’appartement en peu de temps prenant la route vers l’hôtel qui accueillait la soirée à laquelle il avait décidé de l’emmener.

Dans l’ascenseur l’Américain espérait que sa cavalière trouve ce genre de soirée intéressante et qu’elle ne s’y ennuiera pas ou ne s’y sentira pas mal à l’aise. Il ne lui avait pas donné beaucoup de détails sur ce qui se passait réellement dans la suite de l’hôtel de luxe qui les recevait pour la soirée et ne fut pas surpris lorsqu’elle lui posa la question. « Pete organise des soirées tout les dimanche soir dans son hôtel, le plus beau gratin de Brisbane s’y retrouve pour dépenser des milliers de dollars, la plupart sont des habitués, tu y feras des rencontres intéressantes. » En parlant de rencontre intéressant il songeait aux nombreuses femme présente qui comme elle, accompagnait leur époux, patron, ou client. Ne préférant pas l’imaginer avoir de longues conversations avec d’autres hommes que lui. « Dans le mille, c’est un casino. » Il confirmait les dires de la blonde avec le sourire. « Bien sûr je ne te précise pas que c’est un secret à garder.» Lui chuchotait-il, préférant lui préciser ce détail, bien qu’il lui faisait confiance. Il fut rapidement coupé par la voix d’un homme. Ce genre de soirée réunissait tout le gratin du coin, bon comme mauvais, le seul mot d’ordre était l’argent. Mitchell serrait la main de son interlocuteur qui le charriait avec humour tout en lui proposant de jouer à sa table. Ne pouvant rester silencieux face à ce genre de défis, il acceptait sans trop attendre. « T’es sûr qu’on a les mêmes souvenirs des précédentes parties ? » Qu’il lui demandait sourire en coin tout en sortant une liasse de billet correspondant au droit d’entré qu’il s’empressa de donner à la jeune femme qui s’occupait de récolter l’argent avant de se tourner vers Lubya qui déclencha un large sourire chez l’américain. « Qui te dis que ce n’est pas une mise en scène et que c’est ce que je veux te faire voir » Parlant près du creux de son oreille avec un bel accent Russe qui s’améliorait de jour en jour grâce aux longues discutions qu’il avait avec la jeune femme depuis son arrivée. « Je t’apprendrais à jouer avec grand plaisir, si tu me portes chance ce soir. » Il avançait en sa compagnie jusqu’à la table ou il s’installa à la place qui lui avait été donné en compagnie de la Russe qui avait l’air d’attirer pas mal de regard de la gente masculine présente autour de la table de jeu. « Je n’ai jamais dit que tu n’auras rien en contre partie et il faut encore que j’en sors gagnant » Qu’il disait avec un sourire avant de se concentrer sur le début de la partie, commençant à miser plutôt confiant jusqu’à se coucher après quelques mains jouer. Il faisait part à la blonde ce qu’il souhaitait boire, un whisky sur glace, sa boisson fétiche. L’observant s’éloigner, il fut interpellé sans attente par l’interlocuteur qui l’avait charrié dès son arrivé. « Sympa ta nouvelle recrue, si jamais tu claques tout ton fric, tu pourras la mettre en jeu pour une soirée.» Mitchell le regardait d’un très mauvais œil, n’imaginant pas une seule seconde mettre sa cavalière en jeu dans une partie de poker. Il n’était pas irréprochable à ce niveau-là, il l’avait déjà fait lorsqu’il venait accompagné d’Escort travaillant pour lui, ce qui n’était pas le cas ce soir. « Pas celle-là, mais je suis sûr que l’une des filles au Club se fera un plaisir de combler ta solitude. » Il ne lui avait pas parlé sur le ton de la rigolade, préférant mettre le ton pour lui faire comprendre qu’il devait oublier l’idée de s’approcher de Lubya. « T’es pas sérieux ! Je serai prêt à payer cher pour une soirée avec elle ! » Il se sentait perdu dans ses propres pensées, ne comprenant pas pourquoi il réagissait ainsi à l’idée de devoir la “partager“. La partie continuait et la concentration du boss s’éparpillait entre le jeu et la blonde qui se trouvait au bar depuis un moment. « Tu peux me proposer tout l’argent du monde, elle ne fait pas partie de la vitrine. » Se couchant à la plupart des tours ou misant sans réfléchir, il était perturbé par la longue conversation qui avait l’air d’avoir lieu entre le barman et Lubya, sans compter les paroles élogieuses qui traversait la table de jeu. « Je me couche. » Il venait de jouer tout ses jetons et n’avait fait aucun bénéfice. « C’est vraiment pas ta soirée Mitch !» Soufflait un des mecs présents autour de la table alors que Mitchell se levait pour rejoindre sa cavalière au niveau du bar. Il n’hésitait pas à s’imposer dans la conversation, passant son bras autour des épaules de Lubya. « Tout va bien ? » qu’il demandait, montrant bien sa présence et faisant comprendre très rapidement au jeune homme qu’il devait vaquer à ses occupations en lui tendant un billet. « Je paye une tournée pour la table là-bas, remet toi au travail ou je vais devoir me plaindre auprès de ton boss. » Il lui avait parlé d’un ton très sec et lui avait montrer un regard plutôt menaçant qui ne manqua de s’adoucir une fois celui-ci poser sur la jeune femme. « Je m’inquiétais de ne pas te voir revenir. » Qu’il lui disait tout en attrapant le verre qui lui avait été servit. « J’ai pas eu de chance en ton absence, je crois que je vais devoir t’enchainer à moi ! » Ajoutait-il en sortant une nouvelle liasse de billets de l’intérieur de sa veste.

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STATUT : Mariée. En fuite. Elle veut échapper à tout prix aux obligations d'un mariage sans amour.
MÉTIER : Serveuse au club clandestin du même nom.
LOGEMENT : Dans un appartement "prêté" par Mitchell dans Fortitude Valley.
Il n'y a point de bonheur sans courage , ni de vertu sans combat.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Elle n'a pas fait d'études supérieures. Elle aimerait s'inscrire à une formation. Elle aide l'Eglise dans les bonnes oeuvres. Elle aime le chocolat, le miel dans le lait sentir la pluie sur son visage, rajouter de l'eau chaude dans son bain, croire que tout est possible. Elle éternue toujours trois fois. Elle est allergique aux fruits de mers, elle est très ponctuelle.
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Message(#) Sujet: Re: GO LIGHTLY FROM THE LEDGE GO LIGHTLY FROM THE LEDGE EmptyJeu 25 Avr - 21:29






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@mitchell Strange
Une salle de jeu clandestine dans la suite d’un hôtel de luxe. Ça devait forcément cacher quelque chose de dangereux et, évidemment, d’interdit. Je soupçonnais que l’argent que les participants dépensaient était sale et à blanchir, en ce compris celui de Mitch. Je m’en doutais, mais je préférai l’ignorer, sciemment, même s’il le précisa à mi-mot. Il n’était pas question de raconter quoi que ce soit à quiconque sur cette nuit et je dodelinai de la tête. Me taire, je savais le faire. J’étais également capable de sourire avec aménité et avec chaleur aux inconnus qui abordaient Mitchell afin de s’enquérir de nouvelles, de lui rappeler leur existence ou de l’inviter à leur table. C’était l’objet de la rencontre avec celui qui glissa un compliment à l’égard de mon physique et que je remerciai par politesse. J’étais rompue à l’exercice. Ce genre de louanges superficielles ne me touchait guère moins qu’une piqûre de moustiques. J’étais surtout tracassée par l’échange outrageant des liasses entre mon cavalier et cette femme à cause de ce qu’il induit sur les activités de ce dernier. Que fait-il dans la vie pour se promener avec de telles sommes avec décontraction ? À sa place, je craindrais d’être volée ou d’être arrêtée par la police. Devais-je saisir qu’il se sentait au-dessus des lois, il se savait assez dangereux pour se défendre d’une agression ? À quel point l’était-il ? Était-ce un malfrat sans foi ni loi et ne répondant qu’aux exigences d’une morale propre, celles dictées par l’appât du gain ? Sauf s’il est un homme d’affaires bien sous tous rapports ? Son restaurant ne serait dès lors qu’un maillon d’une longue chaîne et, le Club, une pomme pour la soif ? Je n’étais même plus convaincue que ça soit réellement important. Je fabulais sur tout ce que j’ignorais à son sujet, imaginant le pire, et pourtant, ce sentiment d’être en parfaite sécurité ne me quittait pas ou pas tout à fait. « Rien, en effet, mais quel intérêt tu trouverais à ne pas te montrer tel que tu es ? Tu as peur que ça ne me plaise pas… ou moins ? » chuchotais-je sans chercher à cacher cette réalité habituellement exprimée grâce à ma compatriote imaginaire. Ce n’était pas elle qui avait envie de s’essayer au poker sous ses bons conseils parce que je suis une amoureuse de cartes ou de jeux d’argent, mais bien pour l’apprendre lui, lui et ses passions. « Ah bon, seulement si je te porte chance ? » m’offusquais-je faussement en lui adressant un sourire, m’empêchant de préciser que la contrepartie n’avait d’importance que si elle consistait à passer du temps avec lui, du temps, encore. Pour moi, ça comptait davantage qu’un lingot d’or et si je m’enorgueillis de ne pas être vénale, je n’en reste pas moins méprisable d’être si faible, d’avoir le cœur si mal accroché.

Le poker, ce n’était pas bien compliqué. Les règles se résument à quelques combinaisons de cartes et au respect du tour de paroles. Sa renommée, il la devait à l’art du bluff, de l’impassibilité et à la réflexion. Les mises et les habitudes peuvent révéler ce que détiennent nos mains. Observatrice dans l’âme, je remarquai aisément que le premier joueur sorti était trop transparent pour remporter la partie. Mitch, quant à lui, demeurait impavide en toutes circonstances. Qu’importe son jeu, ses traits ne trahissaient d’aucune émotion particulière. J’en déduis qu’il était un homme de contrôle et au lieu de prendre le contrepied en mesurant avec gravité mes nouvelles considérations envers Mitchell, je me laissai hypnotiser par sa concentration. Je me serais noyée dans mes rêveries et dans ma contemplation si je n’avais ployé tel un roseau sous le poids de l’œillade insistante du cinquantenaire qui nous invita à sa table. Je ne l’aurais probablement pas quittée sans lui. Je n’aurais pas troqué ma place pour une autre, au bar, là où je m’autorisai à discuter avec le serveur. Son intérêt n’avait rien de malsain, lui. Il ne me dévorait pas des yeux comme si j’étais un vulgaire bout de viande. Seul mon accent l’interpella, sans quoi il ne m’aurait certainement pas retenue plus longtemps que je ne l’aurais voulu.

Dans l’absolu, cette discussion n’avait rien de palpitant. Elle n’était qu’un ramassis de banalités témoignant de notre mal du pays respectif. « Sinon, vous vous plaisez bien à Brisbane ? » m’interrogea-t-il sans pouvoir obtenir de réponse. Mitchell, qui me fit sursauter en entourant mes épaules de son bras, nous interrompit. « Ouh ! Tu m'as fait peur. » admis-je derechef et toujours un peu crispée. Je me décontractai à reconnaître son parfum devenu familier et particulièrement entêtant. « Oui. Je… » tentais-je, soucieuse de lui présenter l’ouvrier aux origines slaves. Il ne m’en laissa pas le temps. Il le renvoya à son boulot sans grande délicatesse, bien qu’il s’adressât à moi avec toute la douceur dont il était capable. Ce n’était pas la première fois que je me faisais cette réflexion. C’était somme toute la seule où j’envisageai qu’il s’était manifesté des suites d’un élan de possessivité. Son discours l’attestait et, aussi flattée qu’embarrassée, je me justifiai : « Je suis désolée. Je t’ai un peu abandonné sur ce coup-là, c’est vrai. Mais, le gars de tout à l’heure, il m’a mis mal à l’aise. On dirait un requin. J’ai eu l’impression qu’il allait me manger toute crue si je restais là une minute de plus. » Je me mordillai la lèvre, confuse et déconcertée. Pour le cacher, j’optai par une plaisanterie de mon cru. « Tu veux m’enchaîner à toi pour faire revenir la chance où pour que tout le monde sache qui j’accompagne ? » tentais-je en me décalant, réarrangeant son nœud de cravate. « Parce que s’il y a que ça, je peux t’assurer qu’il y en a au moins un qui le sait. » Je jetai un œil au serveur qui n’osait plus poser le sien sur moi. « Tu sais que vu de l’extérieur, ça donnait l’impression que tu étais un peu jaloux ? Tu l’as renvoyé dans ses buts avec une telle force que je suis certaine qu’il s’imagine qu’on est en couple. Ce n’est pas toi qui parlais pour moi de rencontres intéressantes quand on est arrivés ? » le taquinais-je non sans chercher à me rassurer. « Alors ? Tu sais à quelle table tu as envie de jouer ? » Je récupérai mon verre et je m’accrochai à son bras, le prenant au mot. N’étais-je pas enchaînée à lui à présent ? « Si tu ne sais pas, je te propose celle-là ? » J’en pointai une du menton par souci de politesse. « C’est là qu’ira ta chance, ce soir. Je le sens. » Je bus une gorgée d’un cosmopolitan et je jetai un coup d’œil vers l’assemblée. « Tu préfèrerais une autre ? » Pourquoi me donnait-il cette impression qu’il était absent ? Plus tout à fait présent. Vexé peut-être ? « Ça ne te convient pas ? Il y a autre chose ? Tu as l’air contrarié. » Sauf si je me nourrissais de fausses idées. « J’ai dit quelque chose qui t’a déplu ? » Devais-je m’en excuser ? Je me repassai le film de ces dernières heures. Je ne trouvai rien si ce n’est cet échange avec le serveur ? Elle était anodine pourtant, bien plus que ce qui sous-entendait que j’avais peut-être raison, qu’il était peut-être plus jaloux que je ne me le sois imaginé. Ce n’était, au départ, qu’une boutade, mais…  « Ou c’est parce que tu as perdu ? » Cette hypothèse-ci était plus qu’envisageable et j’en ressentis une pointe de culpabilité. « Tu sais, je serais revenue, même si je n’aime pas beaucoup ton ami. » Pour toutes les raisons évoquées plus tôt.  







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Message(#) Sujet: Re: GO LIGHTLY FROM THE LEDGE GO LIGHTLY FROM THE LEDGE EmptyDim 28 Avr - 1:55


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Ce n’était pas la peur de se montrer ou non sur son véritable visage, mais bien de la réaction que la blonde allait pouvoir avoir en apprenant que l’homme qui lui avait tendu la main n’était pas un samaritain et qu’il trainait de lourdes valises derrière qui pouvaient le mener tout droit en prison. Elle savait bien sûr qu’il ne baignait pas dans la légalité totale, mais était à la fois loin du compte sur la liste des choses illégales qu’il pouvait faire. Cette simple soirée en faisait partie, l’argent qui circulait avait pour but d’être blanchi et ce même par certains hommes d’affaire à bonne réputation qui ne déclarait pas tout leurs gains pour éviter de payer trop d’impôts. Mitchell lui faisait sûrement parti des plus redoutable présent, sa méchanceté n’avait plus de secret pour beaucoup de monde, sauf pour la jeune femme qui l’accompagnait. Il fixait ses yeux verts sans perdre la face. « Crois-moi, moins t’en sais à mon sujet, mieux tu te portera.» Il était prêt à lui faire découvrir quelques aspects de sa vie, mais n’était pas prêt à lui dévoiler tout ses secrets. « Mais mon petit doigt me dit, que ça sera le cas.» Il ne croyait pas vraiment en la chance en réalité, pour lui tout avait lieu pour une raison ou parce qu’il avait tout fait pour, mais parler de chance était un bon moyen de l’éloigner de l’idée qu’elle pourrait avoir pour en savoir plus sur lui.

L’art du bluff. Un point que Mitchell gérait plutôt bien, restant impassible face à ses adversaires, leur laissant voir uniquement ce qu’il souhaite et pourtant lors de sa première partie de la soirée, il s’était laissé distraire par la non présence de la Russe à côté de lui, non pas qu’il croyait réellement au fait qu’elle pouvait lui porter chance, mais principalement parce qu’il se demandait ce qui pouvait lui demander autant de temps pour revenir avec les verres. Il s’était laissé tenté de tourner la tête et avait fait face à la vision de la jeune femme discutant avec le barman, rien d’extraordinaire d’un certain point de vu, mais frustrant pour l’Américain qui se surprit à imaginer le moindre mot qui pouvait se dire entre eux, à un point qu’il écourta sa partie, en se couchant alors qu’il avait une très bonne main qui en aurait plombé certain. Arrivant aux abords du bar, il n’hésita pas à montrer sa présence au jeune homme, lui demandant de retourner à ses occupations avec beaucoup de froideur. Il ne l’avait pas vu venir sa réaction remplie de jalousie qui s’était faite presque naturellement ce qui eut le don de remplir son esprit d’interrogations, des interrogations qui le poussait à se demander pourquoi il avait été si perturbé de voir Lubya en compagnie de ce barman. Une mouche l’avait piqué, c’était certain, la jeune Russe avait eu un pouvoir incroyable sur lui, inconsciemment sûrement ou peut-être qu’elle avait été missionné pour le séduire par un ennemi, des questions auquel seul le temps allait pouvoir répondre. En attendant il comptait bien profiter de l’instant présent, retirant son bras d’autour ses épaules, il lui offrait un sourire amusé tout en prenant la parole. « Excuse-moi, je ne voulais pas t’effrayer » Qu’il disait avant de faire fuir le barman pour se retrouver en tête à tête avec la Russe. « Il va falloir te faire pardonner pour ton abandon ! » Prenant une gorgée de son verre, il ne comptait pas lui confirmer que l’homme qui avait eu le regard un peu trop envahissant et la parole trop facile à son propos était un véritable requin et qu’il n’avait pas réellement de savoir vivre. Il était habitué à fréquenter le Club, passant ses nuits avec des femmes qu’il n’hésite pas à payer très cher pour leur compagnie. Mitchell ne le portait pas spécialement dans son cœur, mais c’était un bon client, apportant pas mal d’argent et se le mettre à dos n’était pas une bonne idée, bien qu’il ne comptait pas répondre favorablement à sa requête. « C’est un beau parleur, il n’est pas méchant. » Qu’il disait concernant l’homme ingrat, lissant les contours qui n’étaient pas parfait.

Etait-il fier d’apparaître aux yeux de tous avec une déesse à ses bras ? Oui, il n’y avait aucun doute là-dessus et il était même prêt à en jouer pour allécher les hommes en manque de compagnie, pensant les attirer au club ou des jeunes femmes disponibles se feraient un plaisir de s’occuper d’eux en échange de quelques billets. Un coup de pub qu’il avait orchestré en arrivant sur les lieux, n’y ayant pas pensé avant d’envisager de proposer à la blonde de l’accompagner. « Est-ce que ça serait déplacé de dire, un peu des deux ? » Sourire en coin tout en baissant son regard enjoué vers elle alors qu’elle réarrangeait son nœud de cravate, laissant son parfum très agréable pénétrer dans les narines de l’Américain. « D’ailleurs, qu’est-ce qu’il te racontait de si intéressant ? » Il avait beau l’avoir éloigné, il était curieux de savoir ce qu’il avait pu dire à Lubya, allant même jusqu’à se demander s’ils avaient échangé leurs coordonnées. « Tu lui a donné ton numéro de téléphone ? » Ajoutait-il avant qu’elle lui fasse part de l’image qu’il avait pu dégager en réagissant de la sorte face au barman. « Ça te poserai problème s’il pensait ça ? » Il la regardait droit dans les yeux, cherchant à la déstabiliser, cherchant à lui faire oublier cette idée qu’elle s’était faite en pointant du doigt l’idée qu’il soit jaloux. « Ce n’est pas le genre de personne que j’imaginai en parlant de rencontre. » Bien sûr, il ne l’avait pas emmené ici pour qu’elle parle avec d’autres hommes, une pensée qui pouvait paraître sexiste, mais qui était surtout centré sur le fait qu’il ne voulait pas la partager, un fait qui le perturbait au plus haut point.

Elle attrapait son bras tout en lui demandant s’il avait une préférence pour la table de jeu. Il observait chacune d’elle sans un mot, laissant ses pensées se bousculer dans sa tête. Qu’était-il en train de faire et dans quel but ? Il s’était juré de ne pas flirter avec quiconque bossant pour lui et voilà qu’il se surprenait à frôler une crise de jalousie digne d’un adolescent. « Oui pourquoi pas » Qu’il disait sans vraiment faire attention à ce qu’elle disait réellement, il l’écoutait sans l’écouter à la fois. Il n’avait plus l’âge pour ça Mitchell et pourtant il ne contrôlait plus rien, tout lui échappait et le rendait presque sentimentale. Il revenait finalement à lui, prenant une nouvelle gorgée dans verre. « Cette table m’a l’air pas mal. » Avançant vers la table qu’elle avait désignée un peu plus tôt tout en avançant vers elle ou il s’installa en sa compagnie, y déposant des billets en échange de jetons. « Ah et tu n’as rien fait de mal, je réfléchissais … » Qu’il se justifiait finalement brièvement avant de débuter la partie. Les minutes défilaient à grande allure, les rires fusaient entre chaque main, la fumée provenant des cigares et cigarettes allumés remontait jusqu’au plafond et la concentration était à son comble. Les mains avaient été plutôt chanceuse pour l’Américain qui ne manqua pas de tourner la tête vers sa cavalière avec un grand sourire. « Je vais finalement croire que tout était une question de chance et que tu fais un bon porte bonheur. » Il la dévorait presque des yeux, ne contrôlant plus vraiment son regard d’origine froid qui virait au chaud. Heureusement pour lui, il revenu à lui lorsqu’il sentit une main sur son épaule. « Ce n’était finalement pas mon jour de chance ! » L’homme se trouvait derrière Mitchell, lui tapotant l’épaule avec un sourire plus que détestable n’hésitant pas à laisser son regard se balader dans le décolleté de la cavalière du boss. « Je vais faire un tour au Club, j’espère que tu vas reconsidérer mon offre, je suis prêt à payer le prix qu’il faudra. » Mitchell se retournait pour lui faire face avant de très vite lui répondre. « Elle est avec moi, mais je suis sur que tu trouveras ton bonheur au Club pour passer une très bonne soirée.» Lui tapotant l’épaule à son tour avant de se concentrer sur la blonde, se rendant compte qu’il en avait peut-être un peu trop dit sur ce qui se passait réellement au Club, bien qu’elle s’en était peut-être déjà rendu compte.


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Message(#) Sujet: Re: GO LIGHTLY FROM THE LEDGE GO LIGHTLY FROM THE LEDGE EmptyDim 28 Avr - 16:53





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@mitchell Strange
Tandis qu’il revêtait à nouveau son masque d’homme mystérieux, je me fis la réflexion que, si son but tendait à me garder le plus loin possible de lui, il s’y prenait comme un manche à balai. Plus il s’entourait d’énigme, plus je brûlais d’en apprendre toujours plus. Et que dire de ces visites ? De son invitation ? De cette espèce de rencard qui n’en était peut-être pas un, je n’en savais rien. Alors, à défaut de recueillir des réponses explicites à mes questions – j’en posais souvent – je me contentai de l’observer sans vergogne. Sur ses traits, je découvris quelle moue il affichait quand il était concentré et je reconnus la lueur d’intelligence qui scintille au fond de ses yeux. Ce n’était pas les cartes qui faisaient le jeu, mais bien sa ruse et son astuce. Il était impressionnant, bien plus que le malappris "malaisant" et ses œillades de conquérant. Mitch le décrivit comme quelqu’un d’à peine dangereux et je lui jetai un regard perplexe. Je ne m’épanchai pas sur mon malaise, lui promettant plutôt que je me montrerais créative pour qu’il me pardonne mon abandon. À aucun moment je n'appréhendai que cette parenthèse avec le serveur ait pu l’embêter. Elle n’était pas bien méchante ou bien moins que son comportement à lui et envers Raelyn à chaque fois qu’il nous engageait sur la voie de la séduction. Il me forçait à omettre malgré moi que la jolie blonde s’était montrée généreuse à mon égard lorsque je répliquais ou que je relançais notre private partie. Je manquais cruellement de correction à dévisager son amant comme s’il était le seul homme nué d’intérêt sur cette fichue planète. Et, je ne m’en souvins pas davantage dès lors qu'il s’interposa, visiblement contrarié, à mi-chemin entre ce qui s’apparentait à de la jalousie présumée, au besoin de me protéger de la gent masculine et l’envie d’afficher aux yeux de tous que si l’on effleure du regard l’horizon de son territoire, il est interdit de l’envahir sous peine de goûter à sa véhémence. Elle était palpable lorsqu’il chassa l’intrus de notre étrange duo, mais elle n’existait déjà plus dès lors qu’il posa les yeux sur moi. En toute franchise, comment ne pas craquer face à cet air badin et espiègle ? Comment ne pas être touchée par son indiscrétion ? Il m’interroge et je fonds.

Je fonds même si je ne suis pas obligée de lui rapporter la teneur de ma discussion avec l’autre jeune homme. Ce manège avait beau hurlé le contraire – il suffisait d’observer notre voisine du bar qui coulait vers nous un œil attendri – nous n’étions pas un couple, mon boss et moi. Je n’étais même pas certaine de pouvoir qualifier cette nuit en d’autres termes que ceux du contrat que je signai dans son bureau. Quant à l’espoir d’une amitié, il s’échappait à mesure que je prenais le pouls de mon émoi adolescent. J’étais embêtée par l’idée de l’avoir contrarié, mais à la fois chatouillée, voire flattée, qu’il s’offusque si je cesse de lui tourner autour. « Ça dépend des raisons. » lui soufflais-je inquiète de n’être que son faire-valoir finalement. Cette place, elle était ingrate. Confirmerait-il qu’il me ferait de la peine, si bien que je me cloîtrerais dans ma coquille aussitôt. Bénéficiant du doute, je refusai néanmoins d’y songer, préférant la boutade au tracas du genre. Il n’était pas avouable, à moins de ne pas craindre le ridicule. Or, j’estimais approcher de bien assez près le grotesque. Ne l’étais-je pas en choisissant de me justifier, de peur d’abîmer le moment ou de le décevoir. « Et soudain, tout s’éclaire ! » le houspillais-je néanmoins en rajustant son col à présent. « Tu as travaillé pour le KGB, c’est pour ça que tu parles aussi bien ma langue. Vas-y, avoue… que tu as déjà réfléchi à un moyen de me faire parler. » Je relevai vers lui des pupilles brillantes de malice et tapotant son torse au niveau de sa cravate, fière de lui avoir rendu sa belle allure, je mis un terme au suspens. « Figure-toi qu’il est Russe lui aussi. Il m’a interpellée à cause de mon accent, il m’a demandé d’où je venais. Alors, j’ai fait de lui mon cobaye. Je lui ai raconté que je venais d’Ukraine, que j’étais venue chercher la fortune dans l’espoir de faire revenir mes parents et ma petite sœur. Elle s’appelle Ksenia, j’ai trouvé ça joli sur le moment. Et, je crois qu’il m’a crue, bien que je suppose aussi qu’il m’ait pris pour une escort ou pire. » Une fille de mauvaise vie qui racole le client du bout de trottoir où elle tapine.

En intervenant, mon patron le détrompa. Rien de gênant, dès lors, à ce qu’il nous imagine en couple désormais, mais ça, je le gardai pour moi. N’étais-je pas déjà bien assez ridicule de rendre compte de cette anodine conversation ? N’étais-je pas grotesque d’être systématiquement explicite quand il m’interroge sous prétexte qu’il embaume ses indiscrétions du miel d’un sourire ? « Et non, nous n’avons pas échangé nos numéros de téléphone. » ajoutais-je en partie convaincue que, cette question-là, elle relevait bel et bien de la jalousie. « Et je crois que, s’il y avait pensé, tu lui en as coupé l’envie. Mais, dis-moi, qu’est-ce qui devrait me déranger ? Que l’on nous prenne pour un couple ? Que tu aies essayé de le faire croire ? Ou que je puisse envisager que ça me plairait ? » tentais-je ensuite en m’appliquant à l’imiter, lui qui noie le poisson dans son bocal en éludant mes questions par une autre. « À quel genre de rencontres tu pensais alors ? » Ma spontanéité mena un combat d’escrime contre la malice. Elle perdit la bataille, mais je n’y trouvai qu’un maigre réconfort. Mon cœur me réclamait un soupçon de certitude et je n’avais aucun moyen d’en obtenir. Tout ceci ressemblait à un jeu sans gravité pour Mitchell et, si j’avoue que je m’en amusai, je me posais bien trop de questions pour que ça persiste dans le temps. Trouverais-je cette situation entre nous toujours aussi divertissante s'il m'attire comme la lumière d'un réverbère intrigue un papillon ? Était-il utile de m’en inquiéter tout de suite ?

Nous nous installons déjà à une table, nous saluons les participants, il me glisse qu’il n’est pas fâché, juste pensif et je me surprends à souhaiter d’être au cœur de ses préoccupations, parce qu’il était au centre des miennes. Pourtant, je n’en dis rien. Je me contente de hocher de la tête car la partie est lancée et déjà je danse comme il chante. Il hésite ? Je suis nerveuse. Il perd ? Je fais la moue. Il gagne ? Je m’en réjouis. Il accumule les jetons et je les organise. Je lui servirais presque de petites mains sans que la féministe en moi ne s’en offusque puisque j’obéis à toutes ces indications quand je mise ou que je relance sans jamais me défaire de ma bonne humeur, de ma joie d’être là, avec lui. Je discute bien, entre deux mains, avec ces autres demoiselles qui accompagnent les participants, mais je ne me détourne jamais bien longtemps de Mitchell. C’était exactement le genre de réaction que je redoutais, mais globalement, mes considérations et mes inquiétudes mises à part, je passais une soirée excellente. Je n'essayais même plus à deviner s’il m’avait invité uniquement pour partager avec moi son univers ou s’il cherchait à appâter les joueurs jusqu’au Club parce que je suis agréable vitrine. Cette idée, elle me vint à cause du requin qui m’empêcha de savourer pleinement "notre" victoire et ce regard qui me coupe le souffle. Ce n’était pas la première fois qu’il me dévisageait comme s’il me découvrait, mais cette fois, c’était différent. Ses yeux clairs cherchaient à me raconter une histoire et je regrettai de ne pas avoir eu le temps de la lire.

Quelle désagréable façon de reprendre conscience du monde qui nous entoure. Le goujat parle de moi comme si j’étais absente, transparente et mon cœur se serra d’être exclue de cette négociation. Une négociation… pour obtenir les faveurs du porte-bonheur, pour acquérir un objet. Ingrate ou non, je me moquais bien que Mitchell refuse de s’en mettre plein les poches sur mon dos. C’était la réponse à une promesse, ça n’enlevait rien à mon sentiment d’avoir été manipulée et je me rembrunis évidemment. Je peinai à répliquer aux sourires des participants qui quittaient la table, dépités par leur défaite. « Il t’a proposé combien pour ton porte-bonheur ? » chuchotais-je sourcils froncés et dans ma langue maternelle. « Peut-être que le montant fera passer le goût amer qui me reste en travers de la gorge. » Pour m’y aider, je bus une lampée du troisième cosmopolitan de la nuit. La tête m’en tournerait bientôt, sans doute, mais j’avais besoin de m’étourdir un minimum. « Qu’est-ce que tu es exactement ? Une espèce de proxénète ? On en a déjà parlé, j’ai bien compris que certaines filles étaient plus que des serveuses, mais le deal, c’est quoi ? Tu prends des pourcentages ? Je suis ta vitrine ce soir ? C’est pour ça la robe ? Tu voulais être sûre que je serais assez belle pour empêcher ta clientèle de s’adresser à la concurrence ? » Je n’étais pas en train d’imaginer qu’il me charmait pour mieux m’endormir jusqu’à ce que je décide d’écarter les cuisses pour des gros bonnets de mon plein gré. J’étais blessée et je me sentais également risible de lui avoir demandé, plus tôt, si c’était un rencard. « Je te la rendrai. » ajoutais-je avec une émotion palpable. « Et la prochaine fois que tu as envie de faire de moi un objet de marketing, dis-le-moi, s’il te plaît. Je t’assure que ça vaut mieux que… » Que de te moquer de moi ? Non ! Je ne pouvais pas dire ça. Je me mouillerais jusqu’au cou. Alors, je demeurai évasive. « Je me sens un peu con et j'aime pas ça.»







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Mitchell Strange
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Message(#) Sujet: Re: GO LIGHTLY FROM THE LEDGE GO LIGHTLY FROM THE LEDGE EmptyDim 28 Avr - 23:56



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Les raisons qui avait poussé Mitchell a emmener Lubya à ce genre de soirée était tout l’opposé des raisons qui le poussait en général de venir accompagné. Quelques fois il demandait à Raelyn de l’accompagner, non pas pour faire de la pub au Club, mais parce qu’il n’avait pas envie d’y aller seul ou parce qu’il y avait d’éventuelle fournisseur présent qui pouvait servir à la jeune femme pour avoir de nouveaux contact. Il laissait planer le doute sur les réelles raisons face à la blonde, décidant de lui répondre avec humour, comme il le faisait si bien. « Pour la simple et unique raison que je me sens bien plus beau avec une femme comme toi à mes côtés ! » Avait-il besoin d’être rassuré à ce niveau-là ? Lui qui ne manquait pas de confiance en soi et n’hésitait pas à séduire ouvertement des femmes. Aurait-il pu avoir travaillé pour le KGB ? L’idée même le faisait bien rire, il aurait été parfait dans un rôle comme celui-ci, ça correspondait plutôt bien à sa façon d’être. « Merde, je suis démasqué, je vais devoir te tuer après t’avoir torturer pour te faire parler et m’avouer tout ce que tu sais.» Sourire en coin, elle avait réussi à le faire rire un temps, juste avant qu’il s’intéresse de plus prêt à sa conversation avec le barman. Il écoutait ses explications, surpris d’un côté qu’elle se décide à lui raconter. « Je vois, Ksenia c’est un très joli prénom. » Il relevait cette information qui avait finalement peu d’importance, rassuré d’entendre ce qu’elle venait de lui dire, mais ne s’arrêta pas en si bon chemin et lui demanda si elle lui avait donné son numéro de téléphone, laissant sa jalousie prendre le dessus. Elle arrivait à jouer le même jeu que lui évitant de répondre à sa question par une autre question, ce qui le fit sourire. « Tant de questions, on devrait peut-être lui demander ce qu’il pense de tout ça. » Si elle pensait pouvoir le faire répondre, elle se trompait. « Des rencontres un peu plus féminines. » Qu’il répondait. « C’est toujours agréable de se faire des amies.» Qu’il se rattrapait, voulant éloigné l’idée qui n’en était pas une qu’il veuille l’avoir rien que pour lui.

Mitchell qui était dans un élan de protection envers la Russe, ne voulant pas lui montrer qu’elle avançait chaque jour un peu plus du mauvais côté en fréquentant un homme de son envergure et pourtant le destin avait décidé d’y mettre son grain de sel en faisant parler un peu trop l’homme venue négocier le corps de la blonde tel un bon bout de viande. Mitchell ne comptait pas lui donner raison, peut-être aurait-il dû s’énerver pour qu’elle comprenne que ce n’était pas son but et que ça l’offusquait autant qu’elle. Il garderait pour lui bien sûr le fait qu’il ai pensé que sa présence à ses côtés pouvait aider à faire un coup de pub afin d’attirer des clients au club ou des escort en tout genre et filles de joie étaient prêtes à être payer pour combler la solitude de ces messieurs, mais était peut-être prêt à lui en dire plus sur son activité, sur le club et ces nombreux vices, avait-il finalement le choix de garder le silence sans la contrarier davantage ? Ou s’était-il à un point enticher d’elle qu’il n’imaginait pas se la mettre à dos. Il aurait peut-être dû être honnête avec elle dès le départ, mais comment pouvait-il savoir qu’il pouvait lui confier de telles information en toute confiance ? Il s’adossait sur sa chaise alors que le dernier joueur de la table s’éloignant, il empochait ses gains qui n’étaient pas ridicules, surtout après le début qui avait été un véritable fiasco. « Comme toujours, Mitchell, c’était un plaisir de t’avoir parmi nous, je te donne rendez-vous à la prochaine partie, je l’espère en si bonne compagnie. » L’hôte qui saluait chaque personne, n’avait pas hésité à en faire de même avec l’Américain, il saluait également Lubya avant de disparaître dans le décor. La suite s’était vidé assez rapidement et l’heure avait tournée très rapidement, le calme s’était installé, laissant que le bruit de quelques croupiers rangeant le matériel de poker et quelques personnes au bar terminant leurs verres. Il observait la Russe qui avait eu le droit à un grand silence de la part de son cavalier suite à l’intervention de l’hôte. Il s’amusait avec son verre sans la perdre du regard, se décidant enfin à briser la glace. « Je ne veux pas que tu me la rendes, elle est pour toi et ce n’est pas un faire valoir Lubya. » Il parlait avec beaucoup de calme et pas trop fort dans la langue natale de son interlocutrice, bien qu’il n’appréciait pas vraiment qu’elle puisse penser cela tout en comprenant les raisons qui la poussait à le faire. « Je ne t’ai pas demandé de m’accompagner pour attirer l’œil ou pour faire de la pub pur le Club. » Il devait se justifier un minimum, il lui devait bien ça suite à la scène qui avait été jouée devant-elle, sans aucune retenue. « Disons que je suis beaucoup de chose. » Il pouvait lui dire aussi que c'est un criminelle ça aurait été très clair. Pouvait-il se contenter de lui faire part que de ça ? Il soufflait légèrement. « Je ne peux pas tout te dire pour ton bien et pas ici, mais je te promets d’en dire un peu plus tout à l’heure sur la route quand on sera que toi et moi. » Il n’était pas à l’abri d’oreilles indiscrètes, bien que la plupart savait qui il était et ce qu’il faisait. « Je ne voulais pas te contrarier, je voulais te faire plaisir et j’avoue avoir eu l’idée de pouvoir me rincer un peu l’œil en t‘offrant cette magnifique robe, mais juste un peu ! » Il voulait briser la glace en plaisantant un peu et ne voulait pas que l’ambiance soi tendu entre eux, se rendant compte par la même occasion qu’il était tombé bien bas et qu’elle avait réellement une emprise sur lui. « On y va ? » Qu’il lui demandait terminant son verre d’une traite avant de se lever de lui tendre le bras pour l’escorter jusqu’à la voiture qui avait ramené par le voiturier.

Une fois à bord, il avait démarré pour s’éloigner de l’hôtel, conduisant dans le but d’atteindre le domicile de la jeune femme, il avait bu un peu plus qu’il n’aurait dû, mais ne ressentait pas le besoin de prendre un taxi pour rentrer, il n’était pas du tout saoul et sa corpulence tenait plutôt bien l’alcool. « Le mec d’avant, c’est un bon client du club, il paye pour passer du temps avec les filles que tu vois chaque soir au Club. » Il se lançait, bien décidé à en dire un peu plus. « C’est moi qui les engages, la plupart sont des jeunes femmes avec un lourd passé ou avec des addictions. En travaillant pour moi, elles ont tout ce qu’il leur faut, un toit, leur consommation de drogue ou d’alcool et une famille.» Car oui, Mitchell considérait le Club comme une grande famille. « Mon but n’était pas de me servir de toi, je voulais vraiment passer du temps avec toi. » Il était très sincère et ne se rabaissait pas à ce qu’elle souhait entendre juste pour l’avoir dans la poche. Il ne lui avait pas fait part de tout ce qui pouvait se passer au Club et n’avait pas parlé davantage sur lui, comment réagirait-elle si elle savait que l’homme à côté d’elle était en réalité le diable en personne et qu’il avait du sang sur les mains.



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Lubya Abramova
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STATUT : Mariée. En fuite. Elle veut échapper à tout prix aux obligations d'un mariage sans amour.
MÉTIER : Serveuse au club clandestin du même nom.
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Il n'y a point de bonheur sans courage , ni de vertu sans combat.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Elle n'a pas fait d'études supérieures. Elle aimerait s'inscrire à une formation. Elle aide l'Eglise dans les bonnes oeuvres. Elle aime le chocolat, le miel dans le lait sentir la pluie sur son visage, rajouter de l'eau chaude dans son bain, croire que tout est possible. Elle éternue toujours trois fois. Elle est allergique aux fruits de mers, elle est très ponctuelle.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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Message(#) Sujet: Re: GO LIGHTLY FROM THE LEDGE GO LIGHTLY FROM THE LEDGE EmptyMer 1 Mai - 12:40






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@mitchell Strange
Je détestais rendre des comptes. C’était, d’après moi, un aveu de faiblesse et une insulte envers mon besoin de liberté. Pourtant, je me prêtai à l’exercice avec une pointe d’amusement et un soupçon de crispation. Matériellement, je lui devais beaucoup, mais d’un point de vue purement relationnel, je ne m’étais pas engagée à détourner le regard dès lors qu’un autre homme posait le sien sur moi, si ? Aurait-il précédemment confirmé que son invitation à cette soirée était bel et bien un rencard, la donne aurait et quelque peu différente. Dans ces conditions, je l’aurais éconduit moi-même, le barman aux nobles intentions. Je n’étais pas convaincue qu’il cherchait à me draguer, mais par respect pour mon cavalier, j’aurais trouvé de bon ton d’écourter l’échange, de le résumer aux banalités échangées entre une cliente et un serveur. Je ne souhaitais pas narguer Mitchell. L’idée ne me traversa pas l’esprit d’ailleurs. J’avais beau être incapable de nommer ce « presque tête-à-tête », j’étais bien trop charmée par la possibilité d’une île pour lui tendre un piège d’une petitesse sans précédent. Ma discussion des plus banales avec un autre répondait surtout à un élan de patriotisme. Quant à ce besoin de me justifier, il prenait sa source dans la rivière d’un attachement sincère. Ce n’était plus la peine d’essayer de le nier. Je pouvais bien continuer à me mentir encore un moment, mais mes boniments m’exploseraient au visage, tôt ou tard, lorsque je cesserai d’intérioriser des remerciements à l’égard de Mitchell sous prétexte qu’il allégea l’atmosphère.

J’en profitai allégrement durant cette partie de poker, mésestimant mes intuitions et me laissant charmer toujours plus par mon patron. C’était idiot évidemment. Tout en moi me criait de me méfier, que rien dans cette soirée n’était normal, voire légal. Et pourtant, sans l’intervention maladroite et humiliante d’un requin, j’aurais fait fi de mon instinct ad vitam aeternam. Mon réveil fut si brutal que je me souviens m’être demandé s’il était encore possible de sauter la locomotive en marche en toute sécurité. Elle démarrait à peine, c’était risqué, mais faisable. Il me suffisait de soulever le voile opaque de mes émotions et d’observer objectivement Mitch pour deviner ce qu’il était et ce qu’il représentait en danger. Il me suffisait de revoir l’ordre de mes priorités et de réorganiser mon échelle de valeurs. Il suffisait… d'en avoir envie et elle, elle me faisait cruellement défaut. Je posai bien des questions pertinentes, mais à quoi bon ? Tandis que les explications tardent à venir, je sais que je dois partir, fuir, me pointer au Club, certes, mais uniquement pour rembourser ma dette, réalisant mon boulot sans m’enorgueillir d’attirer l’attention de mon patron. Sauf que je demeurai là, comme une poupée dénuée de volonté propre, comme un pantin qui attend que le marionnettiste tire les ficelles pour l’animer. Je reste là avec au cœur le besoin de griller une cigarette alors que je pensais ce réflexe révolu depuis près de cinq ans. Je me sentis si mal dans mes baskets que je vécus son semblant de réponse comme un privilège. Pourquoi ? Par excès de candeur ? Par bêtise ?

Mes maigres tentatives pour manifester à Mitchell ma mauvaise humeur furent aussi vaines que celles de ma raison scandant comme un péan qu’il faut impérativement que je me protège de l’influence qu’il a sur moi. Que je refuse l’escorte de son bras jusqu’à la voiture devait somme toute l’agiter autant que la couleur de sa première chemise. Il l’oubliera, fatalement, pendant que moi, je rapiécerai le manteau de fierté plein de trous que ses petites manipulations ont piétiné avec mon autorisation. C’était ce qui me désolait le plus finalement. C’était d’avoir omis de me défendre des assauts de la sensiblerie féminine qu’il ressuscitait en moi. Ma vanité tombait en lambeaux à cause de moi et, au lieu de me draper dans ce qu’il en reste, je m’enfonce. Je creuse sa tombe à mains nues pour une phrase, une seule : j’avais vraiment envie de partager ce moment avec moi. Qu’il avoue à mi-mot être un proxénète ? Balayé ! Qu’il m’épingle sur la cheminée de sa prospérité comme son dernier trophée de chasse ? Pas grave ! Je n’en étais pas un, ils ne se passaient rien. ça ne compte plus. Je refuse la vérité. Je rejette au loin l’évidence : il est dangereux, il le sait, il ne l’exprime simplement pas en ces termes. Et au lieu de me référer aux notes de bas de page, je lui trouvais toutes les circonstances atténuantes possibles et imaginables pour adoucir ma peine, parce qu’il se justifie lui aussi, ce qui sous-entend qu’il est peut-être sincère, qu’il ne pensait pas à mal, que je n’étais pas sa nouvelle lubie du moment. Alors, au comble de l’idiotie, je noie ma colère et ma frustration dans un : « Je vois. Je comprends. » suivi, en bas de mon immeuble d’un : « J’ai aimé ta compagnie aussi. » ponctué d’un baiser sur sa joue, une attention un rien trop longue, comme s'il s'agissait d'abandonner derrière moi une bonne raison pour lui revenir quand il en aurait envie, lui revenir s’il claquait des doigts. Au moins, avais-je réussi à conserver un peu de jugeote en évitant de l'inviter à monter.  







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