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 Hold on tight. It's a crazy night.

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Lubya Abramova
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ÂGE : 33 ans
SURNOM : Lou
STATUT : Mariée. En fuite. Elle veut échapper à tout prix aux obligations d'un mariage sans amour.
MÉTIER : Serveuse au club clandestin du même nom.
LOGEMENT : Dans un appartement "prêté" par Mitchell dans Fortitude Valley.
Il n'y a point de bonheur sans courage , ni de vertu sans combat.
POSTS : 868 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Elle n'a pas fait d'études supérieures. Elle aimerait s'inscrire à une formation. Elle aide l'Eglise dans les bonnes oeuvres. Elle aime le chocolat, le miel dans le lait sentir la pluie sur son visage, rajouter de l'eau chaude dans son bain, croire que tout est possible. Elle éternue toujours trois fois. Elle est allergique aux fruits de mers, elle est très ponctuelle.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : Hold on tight. It's a crazy night. FRW89fqP_o
Mitchell (1)
Mitchell (2)
Mitchell (3)
Mitchell (4)

Hold on tight. It's a crazy night. 72bQc4Yv_o
Raelyn (1)
Raelyn (2)

Charlie

Owen

Leah (1)

Dave (1)

Eden





RPs EN ATTENTE : Zelda
RPs TERMINÉS : Mitchell (1)/Mitchell (2)/Raelyn (1)
Charlie(1)/Logan (abandonné)/

PSEUDO : Ci.
AVATAR : A. Heard
CRÉDITS : Avatar "praimfaya"+ Tumblr
DC : Amos Lockwood
INSCRIT LE : 15/03/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t23420-lubya-abramova-don-t-think-twice-it-s-alright http://www.30yearsstillyoung.com/t23439-lubya-abramova-don-t-think-twice-it-s-alright http://www.30yearsstillyoung.com/t23551-lubya-abramova#955633

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Message(#) Sujet: Hold on tight. It's a crazy night. Hold on tight. It's a crazy night. EmptySam 20 Avr - 4:56






Hold on tight
It's a crazy night.
@RAELYN BLACKWELL
Je gardai un bon souvenir de cette virée shopping avec Raelyn. Elle fut riche d’enseignement et, contre toute attente, elle avait fini par se détendre assez que pour m’écouter, entendre mes théories vaseuses et se fier à mes conseils en matière de fringues. J’avais suivi les siens également. Je fus plus attentive à ce qui se jouait dans ce club chaque nuit et sous mes yeux. Ainsi, remarquais-je qu’en plus des pouceuses à la consommation, certains clients en profitaient pour contracter des affaires juteuses et, surtout, illégales. Il suffisait de laisser traîner des oreilles de chou au milieu des conversations pour récolter de quoi faire tomber les plus crapuleux malfrats de Brisbane. L’idée ne me traversa pas l’esprit d’y avoir songé au profit de ma conscience, mais parce que, d’une certaine manière, je m’inquiétais pour moi, pour Raelyn et pour Mitchell et tout autre membre du personnel avec lesquels j’entretenais des relations tantôt amicales, tantôt professionnelles et tantôt plus étroites. Qu’adviendrait-il de leur liberté si ces gros trafics étaient révélés au grand jour ? Étais-je exclusivement entourée d’hommes de confiance ? Était-ce bien mon problème, d’ailleurs. Non. Bien sûr que non. Si je ne passais pas mon temps à me bercer de mensonges, j’aurais admis, à la faveur de mon cœur, que mes anxiétés dépendaient de mon affection pour Mitchell. Je refusais par prudence et par respect pour son associée, d’accepter cette vérité nue, parce que je l’appréciais elle aussi. Lorsque nous nous croisions sur ce terrain, elle ne me snobait jamais. Elle me saluait gentiment, avait la délicatesse de ne pas me rappeler ma dette – je ne l’oubliais pas, je ramassais la somme – et me gratifiait parfois d’un sourire ou d’un signe de la main dès lors que nos regards butaient l’un vers l’autre. Ce n’était pas fréquent cependant. Ça n’arrivait jamais que si Rae et Mitch traînaient leur chaussure au club au même moment et, dans ces cas-là, je souffrais d’indiscrétion. Je ne les épiais pas, je les surveillais du coin de l’œil pour étayer mon hypothèse d'arguments probants comme un geste trop familier, une œillade appuyée, une main qui se perdrait dans le creux des reins de la demoiselle, un sourire moins amical qu’entendu. Ce soir où ils partirent ensemble ne passa pas inaperçu. Je n’envisageais pas de ce qu’il s’en allait vaquer à leurs occupations professionnelles, quelles qu’elles soient. Je les devinais en train de roucouler après un tête-à-tête dans un restaurant chic du coin. Je détestai le pincement au cœur qui découla de mon imagination débordante, sans doute à cause de nos échanges de textos. Ils étaient réguliers, parfois ambigus. Il y avait de quoi en perdre son latin, d’autant que ma tentative pour délacer le nœud de cette histoire n’aboutit à rien. Mitchell ne sembla pas saisir où je voulais en venir et j’abandonnai de guerre lasse, profondément mal à l’aise. J’estimais avoir été assez claire. Insister, c’était d’une part maladroit et, d’autre part, trop révélateur de mes émotions. Un embryon de sentiments dont je devais impérativement avorter avant qu’il ne soit trop tard. Un jour, je n’oserais plus regarder Raelyn dans les yeux et, pour laver ma conscience, je consacrai l’après-midi de mon jour de repos à trouver de quoi lui offrir une bouteille et à recompter la somme dont je lui étais redevable. Il était plus que temps d’essuyer mes dettes.

La bienséance exigeant que je m’annonce avant de frapper à la porte de son appartement de Fortitude Valley, je lui adressai un SMS qui reçut réponse assez rapide. Elle me fixa un rendez-vous et j’optai pour une tenue décontractée qui en dirait presque autant sur mes intentions que l’enveloppe dans mon sac, une première bouteille de vodka en cadeau et une seconde à consommer tout de suite si partager une soirée en ma compagnie la tentait et dans l’éventualité où, bien entendu, elle n’avait pas d’autres projets évidemment. Au contraire, je m’en irais comme j’étais venue, les mains dans les poches, mais délestée de quelques dollars. Je frappai à sa porte à l’heure précisément convenue et, comme elle ne tarda pas à ouvrir, j’en déduis qu’elle m’attendait bel et bien de pied ferme. Quant à moi, ignorant pour un temps les salamalecs d’usage, quoique je la saluai avec enthousiasme, je brandis mes deux bouteilles comme s’il s’agissait d’un laissez-passer. « Dis-moi qu’elles tombent à pic puisque tu n’avais rien prévu de particulier ?» lui lançais-je tout sourire. « J’en ai pris deux. Une en cadeau et l’autre destinée à être consommée tout de suite. » Évidemment, je lui laisserais le package si elle décidait de refermer la porte en m’abandonnant sur le palier. Mais, j’avais un bon pressentiment. Elle ne semblait pas avoir fait venir uniquement par l’appât du gain. Elle était aussi détendue qu’à l’heure où elle déposa chez moi lors de notre dernier tête-à-tête. «Je me suis dit que ce serait toujours plus sympa et moins impersonnel que te rembourser dans un couloir et repartir comme une voleuse. » Le sentiment m’apparut partagé aussitôt qu’elle m’autorisa à entrer dans son antre. Je fouillai donc mon sac, soucieuse d’effacer mon ardoise, et je lui tendis l’enveloppe en la remerciant à nouveau. « J’ai fait au plus vite. Je n’avais pas envie de laisser traîner ça entre nous ad vitam aeternam. J’aurais aimé te faire un virement, mais je n’ai pas encore pris le temps de m’ouvrir un compte en banque. Je n’en ai pas vraiment l’utilité en plus. » J’étais payée en liquide, pour la couverture et les pourboires s’abandonnent généralement sur un coin de table. « Sous le nom officiel de Lubya Sidorenko. Ça sonne, hein ? » plaisantais-je puisque j’étais désormais certaine d’être à l’abri des voisins trop curieux. « Cela dit, tu ne devais sans doute être au courant déjà. » Au vu de leur étroite relation, le contraire m’aurait passablement étonné. « Alors, ça te dit de fêter ma nouvelle identité avec moi ? » Elle sortirait deux verres d’un buffet que ça m’aurait suffi. Elle n’était pas bavarde, Raelyn. J’en avais fait l’expérience et, en m’autorisant un coup d’œil sur sa décoration, je me fis la réflexion que l’appartement était aussi discret sur sa vie qu’elle pouvait l’être. Pas de bibelots de trop. Pas de photos placardées sur les murs. C’était soigné, mais impersonnel comme un musée. S’il ne traînait pas sur une chaîne un veston d’homme, j’aurais juré qu’il s’agissait d’un bien-témoin. Une veste. Ça me rappela Mitchell qui oublia la mienne chez moi et je songeai aussitôt qu’elle aurait pu lui appartenir. Non. Je ne le pensais pas. J’en étais diablement persuadée et je dus me faire violence pour m’astreindre à l’indifférence. Aucune autre émotion n’aurait été légitime et il est urgent que je me souvienne et que je tâche de ne plus jamais l’oublier.



Don't think twice...
It ain't no use in turnin' on your light, Babe. That light I never knowed and it ain't no use in turnin' on your light, I'm on the dark side of the road Bob Dylan


Dernière édition par Lubya Abramova le Sam 27 Avr - 17:31, édité 1 fois
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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
la chair empoisonnée
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ÂGE : 32 ans (20.12.1986)
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn. Beaucoup l’appellent Rae, se passant bien de son accord
STATUT : Frivole depuis 11 ans, elle collectionne les relations charnelles sans attaches. Addict à la sensation de ressentir une peau contre la sienne mais sans se l'avouer terrorisée à l'idée de laisser quelqu'un rentrer dans sa vie
MÉTIER : Responsable de l'approvisionnement en stupéfiants du Club, la pègre de Brisbane
LOGEMENT : #290 Spring Hill
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POSTS : 10832 POINTS : 2755

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : petit modèle, elle mesure moins d'un mètre soixante et possède une silhouette gracile + elle possède un certain charisme, du magnétisme et il est facile de se faire berner par son charmant minois + diplomate, elle possède des nerfs d'aciers + elle n'a pas fait d'études, pas par manque de capacités mais de moyens financiers et d'envie + accro à la cigarette + alcoolique à ses heures perdues + adepte de MDMA pour les grandes occasions + opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle + au fond terrorisée par la solitude
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Hold on tight. It's a crazy night. SfyRcWdD_o
RaelakeTruth be told, I don't mind. And I'd sell my soul for the high.
12

Hold on tight. It's a crazy night. MA78NIIF_o
StrangelynMaybe it's our scars that keep the three of us together

17/15Blake #2Joseph #2Lubya #2Leah #2Soheila (FB 2005)Alec (FB 2008)Alec&LouDeborah #3DimitriEliasMitchell #3
Univers alternatifsMitchell (DZ)Leah (DZ)Tad (DZ)AlecTad&Hannah (DS)Matt (DS)

RPs TERMINÉS :
2019Primrose #1Joseph #1Mitchell #1Lubya #1DeborahCamilMitchell #2Primrose #2Jo&AudenPrimrose #3CharlieGinny&AudenMatthewJoseph #3Blake #1
FlashbackAuden #1 (FB 2005)Jill #1 (FB 2009)Jill #2 (FB 2009)Leah (FB 2012) Joseph 2014Auden #2 (FB 2016)

Hold on tight. It's a crazy night. BaVsCicO_o
PSEUDO : stairsjumper
AVATAR : Lady Gaga
CRÉDITS : Avatar et gifs by me UB by loonywaltz + code signature by astra
DC : Lucia Whitemore, l'oiseau tombé du nid
INSCRIT LE : 21/02/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t23235-raelyn-the-badest-thing-around-town-5 http://www.30yearsstillyoung.com/t23281-raelyn-if-you-re-a-strong-female-you-don-t-need-permission http://www.30yearsstillyoung.com/t23333-raelyn-blackwell http://www.30yearsstillyoung.com/t24159-raelyn-blackwell

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Message(#) Sujet: Re: Hold on tight. It's a crazy night. Hold on tight. It's a crazy night. EmptySam 20 Avr - 10:03





Hold on tight. It's a crazy night

Après quelques rendez-vous professionnels avec des fournisseurs réguliers en début d'après midi et une matinée passée à prendre de coups de fil pour gérer de prochaines livraisons, j'avais passé quelques heures chez mon coiffeur habituel, entretenir une chevelure platine demandait un professionnel de talent et de l'assiduité, et le temps que je me dirige vers mon appartement le soleil avait largement entamé sa descente dans le ciel. Mon ventre commençait déjà à grogner, je m'étais contentée d'avaler une salade sur le pouce à midi, ne prenant pas le temps de passer manger quelque chose au Club. Depuis qu'Alec était hors de la ville, en vacances je ne sais où, je me retrouvais sans mon habituel partenaire de déjeuner, et comme il était hors de question que je commence à me faire la cuisine, je me retrouvais souvent à attraper quelque chose de rapide à avaler, ne prenant pas forcément le temps de me poser. Chassant la sensation de faim de mon esprit alors que j'entrai dans l'ascenseur et appuyai sur le bouton du 12ème étage, j'en oubliai au passage totalement le message envoyé par Lubya plus tôt dans la journée, ou je lui avait dit de me retrouver chez moi vers 19h, soit dans moins d'un heure.

J'avais quitté mes vêtements pour enfiler un collant de sport et une brassière, tout deux noirs, avant de relever mes cheveux en une queue de cheval haute, avant de me lancer dans ma séance de sport quotidienne. Je n'avais jamais su tenir en place, et quand je ne prenais pas des cours de boxe, je ne sautais pas pour autant ma séance d'exercices quotidiens, qui en, en plus de me permettre de garder une silhouette avantageuse et athlétique, me permettait surtout de me vider totalement l'esprit. Dans ce qui était autrefois une seconde chambre de taille plus que respective, comme toutes les pièces du loft, j'avais effectivement aménagé une salle de sport équipée d'un tapis de courses, de machines de musculation, et d'un punching-ball. Peu casanière et préférant traîner sur mon lit ou dans mon dressing quand je choisissais de me laisser emporter par la paresse, je passais certainement plus de temps dans cette pièce que dans mon salon. J'y revenais d'ailleurs pour me service un verre d'eau, après une séance sur le tapis de course et les joues rougies par l'effort, quand la sonnerie de l'interphone me fit fit sursauter. Mon rendez vous avec le jeune russe me revint en tête, et je me dirigai vers la porte pour lui ouvrir la porte du bas de l'immeuble et lui indiquer l'étage.

Ouvrant la porte, toujours vêtue de ma tenue de sport, et des mèches sortant de ma queue de cheval, je me trouvai nez à nez avec... Deux bouteilles de Vodka, tendue par une jolie blonde. « Dis-moi qu’elles tombent à pic puisque tu n’avais rien prévu de particulier ? » Passant une main dans mes cheveux, un peu surprise mais amusée, je lui adressai un sourire avec de m'effacer de l'encadrement de la porte pour la laisser entrer. « Ce genre de présent tombe toujours à pic avec moi ! » La vodka n'était effectivement pas l'alcool qui trouvait le plus grâce à mes yeux, je lui préférais largement le whisky lorsque j'avais le choix, mais je n'étais pas bien difficile en matière d'ivresse. « J’en ai pris deux. Une en cadeau et l’autre destinée à être consommée tout de suite. » Je hochai la tête pour la remercier, avant de la débarrasser des deux bouteilles pour les déposer sur le bar.

L'appartement dans lequel je vivais était globalement d'un blanc éclatant, le mur gris et le parquet en chêne venant apporter une touche de couleur discrète. Le mobilier que j'avais choisi mélangeait également bois et nuances de blanc / gris, et la décoration était simple, pour ne pas dire quasiment inexistante. Propre, net, de bon goùt, tout tranchait avec la minuscule maison - plus proche de la caravane que d'une réelle bâtisse dans laquelle j'avais grandi, aux étagères encombrées et aux couloirs caligneux. La seule chose qui pouvait indiquer aux visiteurs que quelqu'un vivait dans cette pièce était le petit cadre posé sur le meublé télévision, montrant un couple souriant et enlacé, seul vestige de ma relation avec Aaron dont je n'avais jamais réussi à me séparer, tant la sensation de bonheur qui se dégageait de la photo m'écrasait. La pièce dans laquelle nous nous trouvions était un immense salon, la totalité du loft présentait de toute façon de belles et grandes pièces luxueuses, séparé de la cuisine par un grand bar en bois et au revêtement gris clair, sur lequel je déposai donc les verres, avant de revenir vers Lubya, qui cherchait avec hâte dans son sac à main pour en tirer une enveloppe qu'elle me tendis. « Je me suis dit que ce serait toujours plus sympa et moins impersonnel que te rembourser dans un couloir et repartir comme une voleuse. » J'attrapai l'enveloppe pour l'envoyer rejoindre les bouteilles, sans prendre le temps l'ouvrir pour en vérifier le contenu et de compter les billets. La jeune femme n'était pas du genre à essayer de me doubler.  « J’ai fait au plus vite. Je n’avais pas envie de laisser traîner ça entre nous ad vitam aeternam. J’aurais aimé te faire un virement, mais je n’ai pas encore pris le temps de m’ouvrir un compte en banque. Je n’en ai pas vraiment l’utilité en plus. » J'avais esquissé un sourire. « Je te remercie. Tu devrais pourtant, tout payer en liquide peut vite attirer une attention non désirée sur soi. » Dans un monde bourré de préjugé, les grosses sommes en billets devenaient facilement synonyme d'argent sale. « Sous le nom officiel de Lubya Sidorenko. Ça sonne, hein ? Cela dit, tu ne devais sans doute être au courant déjà. » J'haussai les épaules, pour lui signifier que si j'avais eu l'information à un moment ou à un autre elle m'était certainement sortie de la tête. « C'est prometteur. Mitch l'a choisi pour toi ?  » Il n'y avait pas la moindre gène de mon côté, alors que j'évoquai Mitchell en sa présence, puisque je n'imaginais pas une seule seconde que la situation s'y prête. J'étais loin de me douter des théories de la jeune femmes, et après ma discussion avec Mitchell qui m'avait confirmée son intérêt pour la jolie blonde, je cherchais simplement par curiosité à savoir si c'était réciproque.

« Alors, ça te dit de fêter ma nouvelle identité avec moi ? » Je lui avais adressé un sourire avant de retourner en direction de la cuisine et d'attraper deux verres sur l'étagère. Les posant sur le bar je les remplis, avant de les attraper de d'inviter la jeune femme à s'asseoir sur le canapé gris installé en face de la télévision. « Tu m'excuses quelques minutes ? Je n'ai pas eu le temps de prendre une douche, ni de me changer, de toute évidence. » Désignant d'une main ma tenue peu appropriée à un apéro, je m'étais levée. « Je fais vite. » Me dirigeant vers la salle de bain, j'avais laissé la demoiselle au salon. Je ne sentais pas chez elle le culot de fouiller dans mes affaires, et quand bien même, je n'avais pas grand chose à cacher. Filant rapidement sous la douche, j'avais laissé couler l'eau quelques secondes, m'étais lavée, séchée, brossé les cheveux et avait enfilé une combinaison de soie fluide bleue, tout ça en l'espace de cinq minutes. La combinaison était agréable à porter, et ses fines bretelles laissaient apparents une certaine partie des tatouages qui courraient sur l'intérieur de mes avants bras et dans le haut du dos. Je revins rapidement au salon, un peu plus présentable.

Me laissant tomber sur le canapé, j'avais attrapé mon verre pour le lever en direction de Lubya. « A ta nouvelle identité du coup, et à la disparition d'une partie de ta dette.  » Trempant mes lèvres dans mon verre, je l'avais reposé pour attraper sur la table mon paquet de cigarettes. « Tu fumes ? » Je lui avais tendu mon paquet, lui laissant le choix de se servir, avant d'attraper à mon tour une cigarette et de l'allumer à l'aide du briquet présent sur la table. Me levant du canapé, j'avais fait quelques pas pour me diriger vers la baie vitrée et l'ouvrir, recrachant ma fumée à l'extérieur de l'appartement, sur la terrasse sur laquelle donnait mon salon. Finalement, je m'étais appuyée contre la vitre et avait à nouveau focalisé mon attention sur la jeune femme. « Alors, comment se passent les choses au Club ? Tu t'adaptes à cet étrange environnement ? »





:l::
 



Dernière édition par Raelyn Blackwell le Mar 30 Avr - 15:21, édité 1 fois
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Lubya Abramova
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Message(#) Sujet: Re: Hold on tight. It's a crazy night. Hold on tight. It's a crazy night. EmptyMer 24 Avr - 16:15






Hold on tight
It's a crazy night.
@RAELYN BLACKWELL
Les bonnes nouvelles s’enchaînaient depuis mon arrivée à Brisbane, mais je parvenais toujours à me réjouir de petites choses simples comme l’accueil de Raelyn. Elle ne m’avait pas - ou pas tout à fait – oubliée : elle était chez elle. De plus, elle paraissait enchantée par mon cadeau et elle n’avait rien prévu de particulier pour la soirée. J’en étais ravie, car aussi peu bavarde puisse-t-elle être, j’appréciais sa compagnie et je me sentais parfaitement capable de nourrir une conversation à grand renfort de spontanéité. Nombreux sont ceux qui l’associent à de la naïveté et peut-être n’ont-ils pas tout à fait tort parfois. Tandis que je nous trouve une bonne excuse pour laisser entrer les odeurs vespérales de la fête dans cet appartement et ma dette à présent remboursée, je soupçonnais Raelyn d’appartenir à ceux-là, si bien que je ne sus que penser de son nouveau conseil. Certes, elle a raison. Dépenser de l’argent en liquide peut attirer la méfiance, mais n’en était-il pas de même pour les dépôts réguliers à la banque ? N’était-ce pas plus risqué encore ? Mon salaire et mes pourboires ne représentent pas une somme pharaonique. J’avais de quoi manger à ma faim, assouvir mon envie soudaine de renouveler ma garde-robe à mes frais – sans doute par esprit de contradiction – et de calmer mes angoisses en épargnant telle une fourmi qui se garde d'une période de vache maigre. Je me surprenais souvent à songer que tout prendrait fin tôt ou tard. Alors, en attendant, je profite du confort de ma situation je me prépare doucement à une catastrophe. Elle ne viendrait peut-être jamais, mais j’avais obtenu plus en quelques semaines que je ne me l’étais imaginée en débarquant en Australie. Était-ce suffisant pour récolter des ennuis à cause de mon mode de vie ? « Oui, je sais. » me hasardais-je pensivement. « Mais, je me dis que déposer ce que je reçois de main à la main dans une banque serait plus grillant que ce que je dépense par semaine. Il n’y a pas de quoi être accusée de blanchiment d’argent normalement, mais peut-être de travail au noir. » Je réalisai soudainement que je ne m’étais pas penchée sur la question de la politique sociale du pays. Mes papiers m’ouvraient peut-être les portes vers une aide quelconque, ce qui réglerait le problème du compte en banque. Ceci étant, j’étais encore bien trop craintive pour me risquer à ce genre de démarche. Je m’habituais seulement à mon nouveau nom de famille. Je me surprenais à le répéter à voix haute, juste pour l’apprivoiser. « Oui. Oui, c’est lui qui l’a choisi. » répliquais-je à mon interlocutrice qui déviait la conversation vers mon généreux mécène. Je me demandai aussitôt si mes traits s’éclairèrent bêtement d’un sourire niais son évocation, si mes yeux pétillèrent un soupçon trop fort pour ne pas être remarqués. Que Mitchell finît de me séduire grâce à cette soirée casino à l’hôtel, se devait de rester un secret.

À ce jour, je ne connaissais rien des tenants et des aboutissants de la relation que mon coup de cœur entretenait avec mon hôte. Seule la discrétion sauverait de ma peau de la honte alors que je souffre d’un soudain regain de culpabilité. Je jouais un jeu dangereux qui manquait cruellement de correction envers mes principes et Raelyn. Mais j’avais beau me persuader que mon émoi est éphémère, qu’il est le fruit de ma gratitude, qu’il n’est qu’une tocade adolescente qui passera comme le temps, j’y croyais de moins en moins. Quelque chose, chez mon patron, me raccrochait irrémédiablement à lui. Alors, pour tenter de dissimuler toutes expressions incontrôlables dès lors qu’il s’invite dans mes pensées ou dans cette discussion, je baissai la tête, mal à l’aise, feignant de prêter à mon sourire nigaud la joie d’être détentrice d’une identité nouvelle et fort jolie. « C’est Ukrainien. Ce qui m’arrange bien parce que je suis habituée à dire que j’en suis une. » Je haussai les épaules et je lui épargnais les détails de cette histoire cousue de fil blanc. Et, en parlant d’histoire, était-il bien d’en faire autour de la robe que mon boss m’a offerte ? Elle l’avait aidé à la choisir. Je présumais donc qu’elle n’y avait vu aucun inconvénient, qu’elle était au courant des raisons de la démarche de notre dénominateur commun. Était-il bon de la remercier cependant ? J’hésitai un instant, mais je me décidai à me lancer. « Il m’a dit que tu l’avais aidé à choisir une robe pour moi. » Elle m’avait tapé dans l’œil lorsque nous nous sommes perdues dans l’une de ses boutiques favorites. Je fus touchée qu’elle l’ait remarqué. « Je te remercie. Elle était parfaite. » admis-je le timbre chaud de reconnaissance. « Je t’avoue que je ne me suis pas reconnue dedans.» Je ricanai aussi désarçonnée qu’amusée par ma révélation. Je priais également de ne pas commettre impair. Je n’en eus pas l’impression. Elle ne m’avait pas jetée dehors ni mise en garde de ne pas empiéter sur son territoire. Elle m’invita simplement à patienter, le temps d’une douche, et je l’y encourage d’un hochement de tête, soulagée que ma politesse n’ait déclenché aucun séisme de possessivité, de tsunami de jalousie. En revanche, j’étais toujours aussi paumée les concernant. Mon intuition me hurlait que j’étais la cinquième roue du carrosse et la réalité semblait conspirer à jeter le trouble ou à me convaincre. Cette veste, sur la chaise, je la reconnaissais. Seule dans ce salon, assise dans son canapé confortable, j’étais persuadée qu’elle appartenait à Mitchell. À moins que ? Était-il de bon ton de vérifier ? Une main dans la poche intérieure et je trouverais sans doute un portefeuille. Non ! Jamais je n’oserais. Je ne m’autorisai qu’à me lever pour contempler, sans le toucher, le cadre qui trônait au-dessus de la télévision. Un homme agréable à regarder et une Raelyn radieuse qui respire le bonheur. Qui était-il ? Son frère ? Son petit-ami ? De toute évidence, il comptait pour elle puisqu’il était au cœur de la seule décoration personnelle de cet appartement épuré. Me risquerais-je à l’interroger sur son identité ? Plus tard, peut-être. Maintenant qu’elle était de retour, elle préféra trinquer et je la suivis sans rechigner. « À toute ma chance, surtout. Tu as choisi du bleu, tu essaies de m’inspirer confiance ? » la taquinais-je en mémoire de mes théories.

Je déclinai son offre de partager avec elle une cigarette. Je ne fumais pas, mais la fumée ne me dérangeait pas réellement, bien que je ne l’en avertis pas. Elle était chez elle. Je n’avais pas à interférer avec ses habitudes. « Et bien, ça se passe plutôt pas mal. J’ai mieux compris ce que tu essayais de me dire l’autre fois. Certains clients ne sont pas vraiment là pour se faire des tresses ou pour se détendre. J’essaie de rester à l’écart. Il y en a qui me met mal à l’aise quand même. Un jeune gars, cheveux noirs, lunettes rondes, un gars assez svelte d'ailleurs. Je n’aime pas trop la manière dont il me regarde, mais je prends sur moi en attendant que ça lui passe. » Quand je ne serai plus la petite nouvelle. « En doutant que ça puisse arriver. Mitchell veille au grain cependant. J’ai l’impression qu’il ne l’apprécie pas plus que ça. Et comme il est souvent au Club, il s’arrange pour qu’il me foute la paix. Il a mis Erin sur sa table. Il prend toujours la même. » Je la lui indiquai afin qu’elle situe mieux de quel personnage je parlais et j’avalai une autre gorgée de mon verre. « J’ai aussi un peu de mal à m’habituer à l’horaire de nuit, je n’arrive pas à dormir quand je ne bosse pas, mais mis à part ça, ça va ? » Je perdis mon regard dans le fond de mon shooter et j’en coulai un autre vers la veste, puis le cadre. « C’est quelqu’un de ta famille ? » lançais-je me doutant cependant que je n’obtiendrais aucune réponse franche. Qu’à cela ne tienne, ça ne coûte rien d’essayer.




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It ain't no use in turnin' on your light, Babe. That light I never knowed and it ain't no use in turnin' on your light, I'm on the dark side of the road Bob Dylan


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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
la chair empoisonnée
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SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn. Beaucoup l’appellent Rae, se passant bien de son accord
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Message(#) Sujet: Re: Hold on tight. It's a crazy night. Hold on tight. It's a crazy night. EmptyJeu 25 Avr - 8:57




Hold on tight. It's a crazy night

Beaucoup auraient été mal à l'aise, ou auraient en tout cas ressenti une certaine gène à l'idée d'ouvrir la porte à une inconnue, ou presque, finalement c'était  ce que nous étions encore, dans la tenue dans laquelle je me trouvais, le ventre découvert et en tenue moulante, les joues rougies, la peau transpirante, après une séance de sport. Ce n'était pas réellement mon cas, et même si j'aimais les belles choses j'étais aussi à l'aise que si je lui avais ouvert vêtue d'une robe de créateur et d'escarpins assortis. Je ne rougissait jamais et ne me sentais embarrassée que dans de très rares situations, et finalement j'avais ouvert la porte le plus naturellement du monde, disciplinant simplement les mèches qui s'échappaient de ma queue de cheval d'un geste de la main. Et puis, la jeune femme, si elle était plus présentable que ce que je ne l'étais, ne s'était pas non plus habillée comme pour un gala de charité, finalement, le tableau pouvait presque faire penser à une femme rendant visite à l'improviste à une amie de longue date.

J'avais croisé Lubya à quelques reprises lorsque j'honorai le bar de ma présence, mais ses horaires de nuit avaient empêché que cela se fasse de façon fréquente. J'avais par contre noté une fois de plus sa discrétion, qualité que j'appréciais à la fois chez les femmes que chez ceux que je considérais comme de rang inférieur au mien au sein du Club, et elle semblait commencer à prendre ses marques. A quelques reprises j'avais senti son regard se poser sur moi un peu plus longtemps que nécessaire, et observé quelques oeillades curieuses, mais cela restait assez ponctuel pour ne pas me gêner. Et je ne pouvais de toute façon pas prétendre être une femme qui n'aimait pas être remarquée et regardée. Tout ça pour dire que jusqu'ici, elle ne m'avait offert aucune raison justifiant la moindre antipathie de ma part, et je lui renvoyais même ses quelques sourires, timides mais francs.  

Je n'étais pas surprise qu'elle me rembourse rapidement, elle avait insisté lors de notre entrevue sur la gêne qu'elle ressentait à l'idée d'alourdir sa dette avec des vêtements dont elle pouvait se passer, et s'était montrée réticente à ce que la journée lui soit payée par le Club. « Oui, je sais. Mais, je me dis que déposer ce que je reçois de main à la main dans une banque serait plus grillant que ce que je dépense par semaine. Il n’y a pas de quoi être accusée de blanchiment d’argent normalement, mais peut-être de travail au noir. » J'avais réfléchi quelques secondes, effectivement elle marquait un point et ne pouvait pas débarquer dans n'importe quelle banque de la ville avec une valise remplie d'argent. Mais pour ça aussi, le Club avait ses solutions. « Demande à Mitch ses contacts, il sera ravi de t'aider. » Le manque d'honnêteté on le retrouvait dans toutes les professions, et les employés de banque ne faisaient pas exception. Mitchell était intimement persuadée que tout le monde pouvait être acheté, en y mettant le prix juste. Je n'étais pas loin de partager cette vision cynique de la vie. « Oui. Oui, c’est lui qui l’a choisi. » Un sourire fugace traversa son visage, et elle ne pu l'empêcher de s'illuminer discrètement. Il ne m'en fallu par plus pour supposer que peut-être la jeune femme partageais l'intérêt qu'éprouvait le boss à son égard, sans en être toutefois certaine. « C’est Ukrainien. Ce qui m’arrange bien parce que je suis habituée à dire que j’en suis une. » Je l'observai baisser les yeux et transformer le sourire franc et incontrôlable en un sourire forcé, un peu nigaud, sans pour autant me permettre la moindre remarque. Mais je m'étais toujours targuée d'être assez perspicace lorsqu'il s'agissait de lire les gens, et j'aurais pu jurer que le fait d'évoquer le boss avec moi la mettait mal à l'aise.

« Il m’a dit que tu l’avais aidé à choisir une robe pour moi.  » Effectivement, je savais que Mitch avait demandé à la jeune femme de l'accompagner à une soirée illégale de jeux d'argent. Il était un habitué de ce genre d'événement, et j'avais tenté à plusieurs reprise de faire bonne figure et de m'y montrer, de l'accompagner comme en tant que partenaire professionnelle, mais la vérité était que ce genre de chose m'ennuyait, moi qui avait vécu une jeunesse à mille kilomètres heure. Mitch amenait parfois des Escort à ce type de soirée, en profitant pour les jouer au Poker, dernière carte pour épater la galerie, mais quelque chose me disait qu'il ne voyait pas la Russe de la sorte, et qu'il n'avait certainement dû tenter de la miser. « Je te remercie. Elle était parfaite. Je t’avoue que je ne me suis pas reconnue dedans. » Je lui avais adressé un sourire, en la regardant prendre place sur le canapé. De mon côté j'étais restée debout les mains appuyées sur un fauteuil assorti, préférant envisager de me rincer avant de m'installer. « Je sais. J'observe assez bien les gens pour m'être rendue compte qu'elle te plaisait. Et pour ce qui est de la taille, j'aimerais pouvoir m'attribuer le mérite, mais c'était l'oeuvre de Mitchell, il a toujours eu l'oeil en terme de morphologie et courbes féminines. » Il aimait les femmes, le bougre. Et j'aurais bien aimé pouvoir lui dire qu'elle était la première à qui il offrait un vêtement, mais je n'en avais pas la certitude. La première pour laquelle il me consultait, en tout cas. J'étais contente, mais pas surprise en tout cas d'avoir visé juste, tant ses yeux avaient brillé devant le tissu blanc et le tombé magnifique de la robe en question. Vu la longueur de ses jambes, je n'avais pas de doute sur le rendu final. « Je l'ai eu  accompagné à ce type de soirée à quelques reprises. Mais je dois bien admettre que ce n'est pas ma tasse de thé. J'espère que cela t'aura plu. » Encore une fois, je ne pris pas conscience du doute que ma phrase pouvait semer quand à la nature de ma relation avec Mitch, tant elle était claire et dénuée d'ambiguïté pour nous deux. Pauvre Lubya.

Profitant des quelques minutes accordés par la jeune femme pour m'éclipser, je me débarrassai enfin de la transpiration qui collait à mon corps, avant de revenir au salon avec une combinaison, Lubya se permit une référence, ma foi plutôt amusante, à notre virée shopping. « À toute ma chance, surtout. Tu as choisi du bleu, tu essaies de m’inspirer confiance ? »  Je laissai un sourire étirer mes lèvres. C'était plutôt bien tourné et ce n'était pas la première fois que je notais le talent de la blonde pour le maniement des mots. « Je suis démasquée. J'espère que j'apprends vite.  » La vérité était moins sympathique, j'avais simplement enfilé la tenue parce que le satin était une matière que je trouvais agréable au corps, et n'ayant pas prévu de quitter mon appartement je préférais être à l'aise, ne prenant même pas la peine d'enfiler d'escarpins mais laissant plutôt mes pieds nus fouler le plancher. La première gorgée de Vodka me brûla la gorge, et une fois de plus je me fis la réflexion que c'était un alcool plus adapté à être utilisé comme désinfectant. Mais je ne faisais jamais la difficile lorsqu'on m'offrait à boire.

« Et bien, ça se passe plutôt pas mal. J’ai mieux compris ce que tu essayais de me dire l’autre fois. Certains clients ne sont pas vraiment là pour se faire des tresses ou pour se détendre. J’essaie de rester à l’écart. Il y en a qui me met mal à l’aise quand même. Un jeune gars, cheveux noirs, lunettes rondes, un gars assez svelte d'ailleurs. Je n’aime pas trop la manière dont il me regarde, mais je prends sur moi en attendant que ça lui passe. » Je hochai la tête, fouillant mon esprit à la recherche de l'homme dont elle parlait, finalement assez incapable de mettre un nom sur sa description.  « En doutant que ça puisse arriver. Mitchell veille au grain cependant. J’ai l’impression qu’il ne l’apprécie pas plus que ça. Et comme il est souvent au Club, il s’arrange pour qu’il me foute la paix. Il a mis Erin sur sa table. Il prend toujours la même. » Mitch passait effectivement beaucoup plus de temps que moi au bar, ça c'était certain. La nature de mon boulot m'obligeait généralement à trouver des lieux de rendez vous plus discret pour rencontrer des fournisseurs, et je préférais faire depuis mon appartement ce qui pouvait l'être. Je n'avais pas de bureau là bas, comme c'était le cas de Mitch, et il n'y avait bien qu'ici que je me sentais parfaitement à l'abri de curieux laissant traîner leurs oreilles. La description qu'elle me faisait de l'intriguant pouvant coller à une petite frappe du quartier, un espèce de voyou qui tournait souvent autour des filles du bar et avait parfois quelques paroles déplacées, mais qui achetait assez de marchandise pour être toléré. Son nom de m'était pas familier, et s'il avait déjà tenté de m'aborder, je l'avais remis à sa place assez sèchement pour qu'il ne réitère par l'expérience. Heureusement pour lui qu'il n'avait jamais tenté de me coller la main aux fesses à laquelle avait parfois le droit Erin, sans quoi il aurait du apprendre à vivre sans. « J’ai aussi un peu de mal à m’habituer à l’horaire de nuit, je n’arrive pas à dormir quand je ne bosse pas, mais mis à part ça, ça va. » Me dirigeant vers la table pour attraper mon verre, j'étais retournée m'appuyer contre la vitre pour offrir à mes poumons une latte supplémentaire, soufflant encore une fois ma fumée à l'extérieur de l'appartement, avant de porter mon verre à mes lèvres. J'espérais pour la demoiselle qu'elle tenait bien l'alcool. « Tu t'y habitueras. » De mon côté mon corps avait bien du apprendre à composer avec un mode de vie fluctuant, pas tant à cause d'horaires nocturnes que de mon rythme de vie décadent. Je levai mon verre de Vodka vers elle. « Ça, ça reste le meilleur des somnifères. » Je lui adressai un sourire. La drogue que je prenait m'empêchait parfois elle de fermer les yeux, mais ça c'était une autre histoire.

Alors que je m'y attendais le moins, je reçu un uppercut dans le ventre. « C’est quelqu’un de ta famille ? » Je suivis son regard, ne comprenant pas instantanément de quoi elle parlait. Mes yeux tombèrent sur le petit cadre posé sur la télévision, dont j'oubliais souvent la présence. Instantanément mon visage se ferma et mes traits se durcirent, et je déglutis difficilement. Me dirigeant vers le cadre, je l'attrapai pour le basculer, cachant la photo qui s'y trouvait et qui venait de causer ce soudain trouble. La vérité c'était que certains jours, je n'osais même pas poser mes yeux dessus, en parler était souvent au dessous de mes forces, alors le faire avec une inconnu était hors de question. Elle ne pouvait pas savoir, j'en était consciente, mais pourtant lorsque je repris la parole après un silence écrasant, mon ton était bien plus glacial. « Non. » Gardant difficilement mon calme, j'avais écrasé ma cigarette dans le cendrier posé sur la table, sans quitter la jeune femme des yeux. Les gens qui venaient chez moi ne posaient pas de question sur la photo prise à bout de bras, soit parce qu'il s'agissait de Mitch ou Alec et qu'ils savaient pertinemment qu'il ne fallait pas s'y risquer, soit parce qu'il s'agissait d'amants pas franchement intéressés par le sujet. Finalement j'avais coupé le contact visuel, me dirigeant vers le frigo, sans un mot de plus, pour ouvrir le congélateur et attraper un bac à glaçon, cherchant avant tout à retrouver mes esprit et surtout à ne pas me laisser emporter. Les plaçant dans un bol, j'en mis deux dans mon propre verre, dans l'idée d'adoucir la brulûre de la boisson russe, avant de revenir m'asseoir sur le fauteuil qui faisait face au canapé et de déposer les glaçon sur la table.

Mettant un point d'honneur à faire comme si l'épisode précédent n'avait jamais eu lieu, je repris enfin le contact visuel avec la blonde. « J'allais commander à manger, j'ai pratiquement rien avalé de la journée. Intéressée ? » J'étais bien incapable de me cuisiner quoi que ce soit d'élaborer, et ma cuisine pourtant quasiment neuve servait plus de décoration.  





:l::
 



Dernière édition par Raelyn Blackwell le Mar 30 Avr - 15:23, édité 1 fois
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Lubya Abramova
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STATUT : Mariée. En fuite. Elle veut échapper à tout prix aux obligations d'un mariage sans amour.
MÉTIER : Serveuse au club clandestin du même nom.
LOGEMENT : Dans un appartement "prêté" par Mitchell dans Fortitude Valley.
Il n'y a point de bonheur sans courage , ni de vertu sans combat.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Elle n'a pas fait d'études supérieures. Elle aimerait s'inscrire à une formation. Elle aide l'Eglise dans les bonnes oeuvres. Elle aime le chocolat, le miel dans le lait sentir la pluie sur son visage, rajouter de l'eau chaude dans son bain, croire que tout est possible. Elle éternue toujours trois fois. Elle est allergique aux fruits de mers, elle est très ponctuelle.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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Message(#) Sujet: Re: Hold on tight. It's a crazy night. Hold on tight. It's a crazy night. EmptySam 27 Avr - 17:31






Hold on tight
It's a crazy night.
@RAELYN BLACKWELL
Certes, il était l’un des engrenages du mécanisme de cette rencontre entre Raelyn et moi. Sans lui, je ne serais sans doute pas au milieu de son salon, à rembourser une dette à et à m’inviter pour la soirée. Mais pourquoi diable fallait-il donc qu’il s’immisce dans les prémices de cette conversation. Est-il trop à l’étroit dans ma caboche pleine d’images de la nuit de poker et remplie de questions ? Je me demandais souvent, depuis lors, si quelques-uns de ses comportements traduisaient une possessivité malsaine ou une jalousie intéressée. Lui réclamer un nouveau coup de main, c’était presque dangereux à ce stade. J’ajouterais de la gratitude supplémentaire à ma pièce montée de reconnaissance et j’avais l’intuition qu’une cuillère de plus chargerait le gâteau au point d’écœurer Mitchell et je n’en avais pas envie. Sa compagnie ressuscitait en moi des émotions que je croyais mortes à jamais et c’était tellement enivrant que j’étais prête à m’en contenter, quitte à me brûler ailes à voler trop près du soleil. Je me sens l’âme d’un Icare moderne parce que je mélange tout, je confonds la nature de mes émotions. À ses côtés, j'étais vivante et je n’étais pas prête à renoncer à cette sensation, dussé-je me briser la nuque à foncer, tout phare éteint, dans un mur. Je sais qu’il se dresse juste là, devant moi et, que s’il dépasse de moins d’un mètre soixante du sol, qu’il est en béton armé, indestructible et infranchissable. Non, je n'ignorais pas que je ne ferais pas le poids face à Raelyn, mais quand bien même, ce n’est pas exactement ce que je cherche. Je ne m’y essaierai pas. Je ne suis pas prête à devenir une briseuse de ménage. Mon père trompait son épouse sans scrupule et sans le cacher. Il m’arriva de croiser l’une ou l’autre de ses intrigantes et je me rappelle de les avoir maudites, détestées, toutes, sans la moindre exception. Je ne rêvais pas de m’en vouloir personnellement, d’abhorrer mon reflet dans mon miroir. C’est mon honneur qui, jusqu’ici, me maintint debout et je n’avais aucune intention de me renverser pour une soirée poker dans une suite à l’hôtel. Je m’étais demandé pourquoi il n’emmena pas la femme qui partageait son lit et la réponse s’imposait d’elle-même.

Elle n’était pas une vitrine envisageable grâce à sa réputation et parce qu’aucun homme de la trempe du boss ne se servirait de sa femme pour attiser plus que la convoitise (celle-là flatte l’ego) mais bien le désir pour fidéliser la clientèle. Cette partenaire-là, on la garde sous verre et on la chérit à l’image du Petit Prince pour sa rose. Mitchell n’avait pas la candeur de ce personnage cependant. Il évita de me monnayer parce qu’il est un homme de parole, mais j’étais, à ses yeux, parfaite, dans le rôle du produit marketing. Donc, non ! Je n’ai pas envie de laisser à Mitchell d’envahir inconsciemment cette discussion. Je n’étais pas fâchée après lui. C’était tout l’inverse et c’était là que le bât blessait finalement. Je ne voulais pas dévoiler ô combien il me bousculait malgré moi. J’aspirais à demeurer impassible, mais ce fut vain. Je sentis mes joues rosir sous le feu d’un simple prénom et, impuissante, déçue de moi-même également, je baissai la tête le temps d’une gifle mentale et brutale. "Un peu de tenue" me réprimanda ma politesse. Elle méritait bien des remerciements pour sa contribution à mon allure durant cette nuit. Je m’étais trouvée magnifique et, malheureusement, je n’avais pas été la seule. « Disons que la soirée fut enrichissante » En plus d’être à l’origine d’une panoplie de frustration, d’un échange à couteaux tirés et d’une lourde humiliation d’avoir été négociée tel un objet. Je m’empêchai de le lui raconter de peur d’ajouter au grotesque de mon comportement général et, surtout, d’empressement à l’idée de changer de sujet. Je fus presque ravie qu’elle me laisse seule à mes tergiversations et à mes déductions hâtives.  

Entre la veste négligemment abandonnée sur la chaise et le cadre qui trônait en maître sur sa télévision, ma tête ne savait plus où s’arrêter de penser et quelles conclusions tirer. À qui appartient-elle ? Qui est-il, ce jeune homme aux clairs ? Son petit ami ? Son ex ? Ai-je le droit de me mentir en prétendant que je serais soulagée d’apprendre que leur relation n’était pas révolue et qu’ils convolent toujours en juste amour en attendant les noces ? Était-ce stupide ? Mal ? Avilissant ? Un peu tout ça à la fois. Je ressemblais à une adolescente qui oublie de réfléchir. Et, quand vint l’heure de trinquer, je n’y voyais pas beaucoup plus clair. Je tentai bien une plaisanterie à laquelle elle répliqua avec humour, mais j’en avais encore plein l’esprit, m’autorisant une indiscrétion que j’aurais mieux fait d’éviter. Bien sûr, sa réaction me confirmait que cet homme comptait. Elle blanchit et son regard blême traduisait de la colère ou de la peine. Au choix. J’optai pour la seconde, faute à ma théorie des fringues. « Je… je suis désolée, je ne…voulais pas. » Mensonge ! J’avais véritablement envie de savoir. Sauf que je ne désirais pas la déstabiliser, la blesser, la froisser ou remuer de vieux souvenirs douloureux. Les excuses étaient donc de mise et, quand elle revint de la cuisine, je veillai à détourner la conversation sur quelque chose de plus futile : la vodka. « Tu as du jus d’orange ? Ou du Redbull ? Le message, avec ça.» Je désignai la bouteille de l'inex. « C'est  super bon. Ça l’adoucit. Bon, c’est dangereux, ça se boit comme de la limonade, donc c'est un peu traître, mais c’est vraiment plus agréable. Si tu n’en as pas, je peux faire un saut à l’épicerie du coin de la rue pour aller en chercher. » babillais-je parce que parler, ça adoucit ma propre culpabilité suite à ma maladresse. Ce fut néanmoins moins efficace que son invitation à manger en sa compagnie « Clairement, oui ! Je n’ai fait que grignoter. Je n'ai rien avaler de consistant moi non plus. Je te dis, je suis complètement déboussolée. Qu’est-ce qui te ferait envie ? D’ailleurs, Brisbane propose quoi dans le coin ? Je n’ai encore jamais rien commandé depuis que je suis là. » commentais-je autant pour moi que pour elle. J’étais une adepte lorsque je vivais aux États-Unis. Décidément, l’Australie est une terre de surprise. « Dis-moi, tout à l’heure, tu m’as dit qu’il t’était arrivé d’accompagner aux soirées. Tu sais, ces soirées. » J’aurais pu m’exprimer plus clairement, mais j’aurais été forcée de citer le prénom de mon patron, et dans cette pièce, je le trouvais presque tabou. « Et tu as dit aussi que tu n’aimais pas vraiment. Je peux savoir pourquoi ? »



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Raelyn Blackwell
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la chair empoisonnée
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ÂGE : 32 ans (20.12.1986)
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn. Beaucoup l’appellent Rae, se passant bien de son accord
STATUT : Frivole depuis 11 ans, elle collectionne les relations charnelles sans attaches. Addict à la sensation de ressentir une peau contre la sienne mais sans se l'avouer terrorisée à l'idée de laisser quelqu'un rentrer dans sa vie
MÉTIER : Responsable de l'approvisionnement en stupéfiants du Club, la pègre de Brisbane
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : petit modèle, elle mesure moins d'un mètre soixante et possède une silhouette gracile + elle possède un certain charisme, du magnétisme et il est facile de se faire berner par son charmant minois + diplomate, elle possède des nerfs d'aciers + elle n'a pas fait d'études, pas par manque de capacités mais de moyens financiers et d'envie + accro à la cigarette + alcoolique à ses heures perdues + adepte de MDMA pour les grandes occasions + opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle + au fond terrorisée par la solitude
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Message(#) Sujet: Re: Hold on tight. It's a crazy night. Hold on tight. It's a crazy night. EmptyDim 28 Avr - 4:11




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Les jeux d'argents et l'ambiance qui tournait autour de ces soirées ne m'intéressaient pas. Je savais jouer le jeu, enfiler une robe de créateur et avoir des discussions mondaines pendant une soirée entière, le problème n'était pas de ne pas en être capable puisque la plupart de ces messieurs étaient généralement surpris mais appréciaient au final parler affaire avec une femme forte, non c'était le paraître qui me dérangeait. J'étais douée pour manipuler mes interlocuteurs, mais je n'aimais pas avoir à prétendre être quelqu'un que je n'étais pas. Et je n'étais pas une femme trophée, accrochée au bras d'un homme, qu'il soit un collègue ou un amant, un faire valoir qu'on peinait à laisser jouer à sa table. Les discussions de surface m'ennuyait, la musique d'ambiance qu'on réglait au volume minimum m'ennuyait, et je n'avait aucun attrait pour les jeux de carte, dé, roulette ou autre idiotie. Mes soirées à moi se passaient étaient souvent rythmées par de la musique électronique, dont le rythme prenait contrôle des battements de notre coeur, ou il n'était pas choquant de boire à outrance, et où je pouvais me laisser emporter par divers stupéfiants, dans le but d'oublier jusqu'à mon prénom. En grandissant, ou plutôt même en vieillissant, appellons un chat un chat, je m'étais progressivement éloignée des boites de nuits, et ma fréquentation de ce type d'établissement était passée de tous les soirs, à tous les deux ou trois jours, à toutes les semaines, et aujourd'hui c'était plutôt au rythme de mes envies que je me laissais emporter par me vieux travers, me contentant plus souvent d'enchaîner les verres de Whisky dans des bars plus sages. « Disons que la soirée fut enrichissante. » J'arquai un sourcil, lui lançant un regard interrogateur, gardant ma question pour plus tard.

Revenant au salon plus fraîche, je n'eu que peu de répis avant de recevoir une attaque frontale, certainement involontaire mais tout autant amère que si cela avait été le cas. La confusion et le mal être de la russe étaient perceptibles, mais trop tard, le mal était fait, et l'attaque eu pour effet de me faire instantanément rentrer dans ma coquille, de me réfugier derrière cette muraille que j'avais bâtie avec les années. Elle n'avait jusqu'ici vu qu'une seule facette de moi, la jeune femme charismatique et de bonne compagnie, même si elle ne mâchait pas ses mots, et l'espace d'un instant, elle eu certainement loisir d'observer la femme froide, calculatrice et implacable que j'étais également. Voilà d'ailleurs pourquoi à mes yeux elle n'avait pas la constitution pour survivre au sein du Club. Cette type de facette que des gens comme Mitch et moi avions, je ne pense pas qu'elle en possède une. « Je… je suis désolée, je ne…voulais pas. » Agacée et sentant ma mâchoire comme l'intégralité de mes muscles de contracter, j'avais brièvement levé la main dans un signe l'invitant à se taire. Je ne voulais pas entendre ses excuse, et si je me dirigeai vers la cuisine, c'était avant tout pour tenter de calmer mes nerfs et de retrouver une constitution. Préparant le bol de glaçons, j'avais posé mes mains sur le bar, resserrant mes doigts sur le rebord, pour tenter de laisser la colère et - je ne l'avouerai jamais - la peine qui étaient montées en moi comme une vague d'émotions négatives incontrôlable, j'avais pris quelques inspirations, avant de revenir vers la jeune femme, qui semblait toujours penaude.

« Tu as du jus d’orange ? Ou du Redbull ? Le mélange, avec ça c'est  super bon. Ça l’adoucit. Bon, c’est dangereux, ça se boit comme de la limonade, donc c'est un peu traître, mais c’est vraiment plus agréable. Si tu n’en as pas, je peux faire un saut à l’épicerie du coin de la rue pour aller en chercher. » Je secouai la tête dans une réponse négative. J'avais cessé de diluer mes verres quelque part entre mes vingt cinq ans et ma trentaine, et le matin j'étais plutôt café noir. Difficile de toute façon de faire plus vide que mes placards et mon frigo. La tension commençait à descendre, bien que encore présente dans mes veines. « Non rien de tout ça, et de mon côté ça ira, je préfère éviter de dénaturer le goût de l'alcool. » Tentant de me dérider pour redevenir l'agréable compagne de soirée que je savais être, laissant la dealeuse glaciale au placard, j'ajoutai. « Mais si tu veux quelque chose, laisse moi le commander. » En parlant de commander, mon estomac se rappela à moi, et je proposai à la jeune femme de nous faire livrer à manger. Enfin plutôt, je l'informai de mon intention de le faire, lui demandant si elle souhaitait se joindre à moi. « Clairement, oui ! Je n’ai fait que grignoter. Je n'ai rien avaler de consistant moi non plus. Je te dis, je suis complètement déboussolée. Qu’est-ce qui te ferait envie ? D’ailleurs, Brisbane propose quoi dans le coin ? Je n’ai encore jamais rien commandé depuis que je suis là. » Attrapant mon iPhone posé sur la table, je désignai l'appareil. « T'es au courant que grâce à ça tu peux te faire livrer à peu près tout ce qui te chante ? » J'esquissai un léger sourire, "l'épisode Aaron" commençant à être derrière moi. « Généralement les seuls plats cuisinés que j'avale sont ceux préparés par Alec, le frère de Mitch, qui met un point d'honneur à ne pas me laisser mourir de faim, malgré mes maigres compétences culinaires, en me nourrissant à la fin de son service au restaurant. Mais puisqu'il n'est pas en ville... » Je fis glisser mon index sur le téléphone, parcourant la liste des restaurants, à la recherche de quelque chose m'inspirant. « Je pense que je vais commander chinois, malgré le manque cruel d'originalité. Ça te convient ? » A peine la question posée que j'avais déjà ajouté quatre raviolis cuits à la vapeur et un plat composé de nouilles et de porc au caramel à mon panier, avant de tendre mon téléphone à Lubya afin qu'elle le parcoure et ajoute à son tour ce qui lui faisait envie. Pendant ce temps, j'attrapai mon verre, le faisant tourner de façon distraite entre mes doigts et buvant quelques gorgées brûlantes, avant de le reposer pour récupérer le téléphone que me tendait la jeune femme. Remarquant une notification m'indiquant un nouveau message de Mitchell, je l'ouvris pour le lire du coin de l'oeil. "J'ai oublié ma veste hier matin, je la reprendrai demain. 19h comme on a dit, sois en forme" Répondant rapidement, mes yeux se posèrent sur la veste posée sur une chaise, que je n'avais même pas remarquée avant. Mitchell m'avait effectivement déposé chez moi après la dernière livraison, et était monté le temps d'un verre d'eau et une cigarette, puisque nous venions de rouler une bonne partie de la nuit. Il avait certainement dû l'oublier à ce moment là, mais effectivement un rendez vous avez un fournisseur important étant prévu demain, il pourrait la récupérer à ce moment là. Je laissai échapper un sourire fugace et secouai la tête en lisant sa dernière phrase, Mitch savait très bien que je ne bossais jamais sous l'emprise du moindre stupéfiant, ni même d'alcool, mais se ressentait toujours parfois le besoin de le préciser, comme s'il était mon paternel. Finalement, je lançai la commande, avant de redresser les yeux vers Lubya. « Commande livrée dans 25 minutes, la magie de la technologie ! »

Je déposai mon téléphone sur la table, avant de relever les yeux vers la jeune russe, qui semblait brûler d'envie de me poser une question. « Dis-moi, tout à l’heure, tu m’as dit qu’il t’était arrivé d’accompagner aux soirées. Tu sais, ces soirées. » J'étais un peu surprise qu'elle revienne sur le sujet, mais c'est vrai que je m'étais eclipsée avant que nous ne puissions réellement en faire le tour, tout à l'heure. « Et tu as dit aussi que tu n’aimais pas vraiment. Je peux savoir pourquoi ? » Je restai songeuse quelques secondes, choisissant la réponse à offrir à la jeune femme, et me demandant ce qui avait pu motiver une telle question. « Et bien... Je pourrais te dire que je n'aime particulièrement ce monde de requins, s'imaginant en posant les yeux sur moi que je suis à vendre comme les jeunes femmes que ramène Mitch parfois... Mais c'est faux, quiconque m'ayant un tant soit peu observée sait que j'aime capter l'attention, et je n'ai jamais eu de mal à me faire respecter...   Et que finalement, je suis un requin de la pire espèce, un à qui on donnerait le bon dieu sans confession, à qui on ne prête pas la moindre intention malhonnête, mais dont on fini entre les mâchoires sans s'en rendre compte. « Je pense simplement que ces soirées m'ennuient. Le paraître et la retenue m'ennuient. Je suis plus à l'aise dans l'effervescence que dans la mesure. » Je pesais mes mots et n'étais pas forcément désireuse de lui faire comprendre jusqu'où j'étais capable d'aller dans la démesure, mais j'étais honnête malgré tout. Finalement je laissai échapper un sourire. « Et je suis une piètre joueuse de cartes.  » Je portai mon verre à mes lèvres, avant d'interroger à mon tour la blonde. « Qu'est ce que tu entendais par enrichissante ? »





:l::
 

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Lubya Abramova
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Il n'y a point de bonheur sans courage , ni de vertu sans combat.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Elle n'a pas fait d'études supérieures. Elle aimerait s'inscrire à une formation. Elle aide l'Eglise dans les bonnes oeuvres. Elle aime le chocolat, le miel dans le lait sentir la pluie sur son visage, rajouter de l'eau chaude dans son bain, croire que tout est possible. Elle éternue toujours trois fois. Elle est allergique aux fruits de mers, elle est très ponctuelle.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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Message(#) Sujet: Re: Hold on tight. It's a crazy night. Hold on tight. It's a crazy night. EmptyMar 30 Avr - 19:22






Hold on tight
It's a crazy night.
@RAELYN BLACKWELL
Elle me réclama le silence, d’un geste simple, et il me replongea dans les souvenirs les plus moches de mon enfance. Combien de fois, irrité par mes babillages et par le son de me voix, mon père n’avait-il pas levé la main avec les mêmes intentions que mon hôte ? Combien de fois n’en avais-je pas souffert, me jugeant victime d’injustice ? Mes verbiages ne sont qu’une manière commune de combler le manque d’intérêt de mon père ? Je cherchais son attention, son affection, si bien que chaque fois qu’il me qualifiait de bavardasse – le suffixe péjoratif n’était pas un hasard – je me cloîtrai dans ma coquille, là où j’étais à l’abri de ses insultes. Cette fois, dans ce salon, la situation était différente. Je n’avais pas lassé Raelyn à cause de la vacuité d’un long monologue. Souhaiterait-elle formuler un reproche, elle m’accablerait de maladresse, d’indiscrétion. Alors, j’obtempérai de bonne grâce. Il n’y avait rien de partial à rejeter ma question. Il n’y avait pas de quoi me mésestimer. Elle n’aurait pu m’accuser d’être bête et assommante. Je m’étais également montrée trop curieuse d’avoir espéré apprendre de sa bouche que le jeune homme sur le cliché partage ses nuits d’hier, à aujourd’hui et jusqu’à un demain éternel. Cette simple révélation aurait suffi à laver ma conscience par rapport à Mitchell. J’aurais pu écarter l’hypothèse que la veste remarquée plus tôt n’était pas la sienne, mais celle de son amant, le vrai, pas celui que mon imagination lui prêtait. Je me serais endormie tranquille, réveillée sereine. Oui, je me serais sentie mieux et, pourtant, jamais je ne me serais permis une telle intrusion dans sa vie privée si j’avais imaginé que j’éveillerais au fond de son cœur une si grande émotion. Ce n’était pas de l’agacement. Celui-là, je le reconnaissais entre mille pour l’avoir côtoyé trop souvent. Il ressemblait davantage, de mon point de vue, à de la tristesse, de la détresse ou un cocktail savamment dosé des deux derniers. Je l’aurais parié sans risque parce que son regard ne brillait pas d’une haine nouvelle et sans précédent. Elle ne me détestait pas pour cette audace. Peut-être m’en voulait-elle par souci de préservation ou par vanité, mais rien ne laissait présager qu’elle me jetterait à la porte.

J’attendis donc sagement que l’orage passe, comme d’antan, la tristesse en moins et faisant fi de mon besoin irrépressible d’en apprendre plus sur l’histoire de cette photographie. Je ne repris la parole que pour soumettre une alternative au glaçon et sa réaction m’encouragea à poursuivre. Elle avait à nouveau de plus jolies couleurs. « Oh non. Pas pour moi. Je suis habituée au côté astringent de la vodka. » Je n’étais pas alcoolique, mais il était le breuvage vers lequel je me rabattais pour soigner mon mal du pays. Chaque gorgée me rappelait un vieux souvenir de la Russie et de mes amies de jadis, celles avec lesquelles je consommais des bouteilles précédemment volées dans le bar de nos parents. Elle me manquait bien plus que ma vie aux États-Unis. J’y avais vécu de belles années, mais ma déroute me mena naturellement vers le chemin de la fuite et du désaveu. Je m’y sentais seule, si bien que j’appréciai à sa juste valeur l’invitation à dîner de Raelyn. « Ben, j’ai cru comprendre qu’il existait des applications dont c’était l'unique but, mais je t’avoue que je ne suis pas très habile avec un téléphone. Mon père prétendrait que c’était la dernière invention des Américains pour tous nous traquer, récolter des informations à notre sujet et blah blah blah. » Je refermai mes quatre doigts sur mon pouce, levant les yeux au ciel, méprisant l’homme, mais pas tant le discours. Il était intelligent, mon papa, incapable d’aimer, mais bigrement brillant. « Du coup, ben… j’utilise très peu le mien en fait. » ponctuais-je en haussant les épaules. « Quoi qu’il en soit, chinois, c’est parfait. Ça aussi, ça fait longtemps que je n’en ai plus mangé. » Un an. Deux ans tout au plus. « Moi, j’aime encore bien cuisiner. » admis-je surtout pour éviter que Mitchell s’invite dans la conversation. Tant que je gardais le contrôle, j’aimais autant ne pas l’aborder. « Il cuisine bien ? Son frère, je veux dire ? » Mitonnait-il des petits plats aussi succulents que la tarte aux pommes de mon patron ? « À l’occasion, en attendant qu’il rentre, tu peux venir manger un truc fraîchement fait de mes petites mains, près de moi. Je me débrouille pas mal. Surtout quand il faut préparer des spécialités russes. Ce n’est pas que notre gastronomie soit super fine, mais c’est bon. Si tu n’as jamais goûté ça peut valoir le coup » lui proposais-je sans humour. J’étais sérieuse et soucieuse qu’elle s’en rende compte.

En attendant, manger chinois m’allant très bien, je me saisis de son téléphone pour consulter la carte du restaurant quand un texto me sauta au visage. Il me fit l’effet d’un uppercut, à cause de son auteur, de son contenu, de ce qu’il détenait en vérité. Le doute était devenu inenvisageable. Le veston, sur la chaise, appartenait bien à Mitchell. Il l’avait oublié, au petit matin, et il passerait la chercher, aussi tôt que possible. En soi, ce n’était rien de grave. Ça sous-entendait plus que ça ne prouvait réellement. Mais, ce « soi en forme » fit tressaillir mon petit cœur dans ma poitrine. Il accéléra, j’eus chaud, j’en transpirai, mes joues rosirent et mes mains manquèrent de lâcher l’appareil, parce que cette recommandation appuyait mes présomptions et qu’à tout peser, à bien choisir, j’aurais préféré continuer à l’ignorer. Sans doute me serais-je sentie moins pathétique de me mettre dans un état pareil. Mitch ne m’avait rien promis. Je n’étais même pas certaine que mes inclinations étaient partagées. Il était grand temps que je me reprenne, que je me protège, que je me recompose, que je retrouve en constance avant de retourner à l’envoyeur le portable. Alors, je respirai profondément, lentement, feignant de réfléchir à mes envies culinaires. « Voilà. C’est choisi. » Des nouilles sautées aux légumes. Rien de plus. Rien de moins. Je ne surveillais pas ma ligne, j’avais l’appétit coupé. « S’il te plaît et merci. Et, tu as reçu un message, je crois. » J’en étais certaine aurait été plus juste, mais je pense qu’une fois encore, je priai pour qu’elle dédramatise, sans que j’aie à la solliciter. Je rêvais éveillée évidemment. Elle était bien trop secrète, mais il n’est d’espoir vain que lorsqu’il s’est consumé à la vitesse d’une allumette.

Les raisons qui m’obligèrent à revenir sur la soirée Poker tenaient en plusieurs points : être éclairée sur les motivations de Mitchell, grattant plus allant le vernis qui cache la personnalité de Raelyn et entendre ce qui lui déplaisait tant dans ce genre de réunions. Dans le fond, je crois que j’avais besoin qu’elle soit similaire aux miennes, bien qu’elles soient balayées par le plaisir d’avoir partagé de son temps et de son univers avec mon patron. « Je n’ai pas aimé ça. » Être l’une de ses femmes qui servaient de vitrine au boss, mais cette confession-là, je la tus. « Je ne suis pas gênée par les regards. » Ou pas tous. « Je ne dirais pas que je suis habituée, parce que ça ferait super prétentieux, mais l’alcool a ce pouvoir sur les hommes, il fait tourner les têtes sur n’importe quelle fille. Ce qui m’a dérangé, c’est que j’ai eu l’impression que certains auraient bien aimé me monnayer et, je te l’ai dit, j’ai bien remarqué ce que font quelques filles au Club, mais disons que… disons que c’était enrichissant parce que j’ai mieux compris ce qui se passait réellement au boulot » Du moins, en partie. « Sans que j’aie le temps de faire semblant de rien. » Et, c’était mon mot d’ordre, mon impératif, par instinct de survie. « Et, je t’avoue que j’ai un peu mal vécu qu’on parle de moi, pour disposer de moi, mais sans moi. » Je n’étais pas convaincue de me faire bien comprendre, mais la seule imagine qui me traversait l’esprit était celle d’une religieuse à l’heure de prononcer ses vœux, qui auraient refusé d’ouvrir la bouche, mais que l’assemblée aurait forcés.




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PETIT PLUS : petit modèle, elle mesure moins d'un mètre soixante et possède une silhouette gracile + elle possède un certain charisme, du magnétisme et il est facile de se faire berner par son charmant minois + diplomate, elle possède des nerfs d'aciers + elle n'a pas fait d'études, pas par manque de capacités mais de moyens financiers et d'envie + accro à la cigarette + alcoolique à ses heures perdues + adepte de MDMA pour les grandes occasions + opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle + au fond terrorisée par la solitude
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Message(#) Sujet: Re: Hold on tight. It's a crazy night. Hold on tight. It's a crazy night. EmptyMer 1 Mai - 16:53




Hold on tight. It's a crazy night

Je n'avais jamais été une femme réellement intéressée par les bavardages et autre jacasserie. J'y excellais, lorsque je m'en donnais les moyens et faisais l'effort, ayant toujours été plutôt douée pour aligner les mots les uns derrières les autres, souvent plus dans le but de venir à mes fins que de réellement faire passer un agréable moment à mon interlocuteur. Mais ici, jouant à domicile sur mon terrain, face à quelqu'un que je n'essayais en aucune sorte d'impressionner, je n'avais pas la moindre envie de me répandre en phrases plus futiles et inutiles les une que les autres. Et quand bien même cela aurait été le cas, l'évocation d'Aaron m'aurait fait l'effet d'une douche froide, et aurait suffit à me refermer comme une huître. Il était difficile d'estimer à quelle époque j'avais dressé cette barrière entre moi et les autres, ne me contentant que de banalité et partageant rarement le fond de ma pensée, ainsi que mes aspirations et craintes le plus dissimulées. La vérité était probablement qu'aucun traumatisme ne m'avait touchée ou déclic n'avait eu lieu, c'était simplement ma nature profonde. Même adolescente je ne me connectais pas facilement, les quelques personnes que j'étais capable de supporter se comptant sur les doigts d'une seule mains. Si j'avais été capable de quitter mère et frère sans me retourner à 19 ans, alors que malgré l'exaspération qu'ils provoquaient chez moi je les aimais sincèrement, ce n'était pas la vie de criminelle qui avait fait de moi ce que j'étais.

Mais ma compagnie de la soirée semblait bien décidée à me partager son point de vue sur la boisson alcoolisée qu'elle était en train de boire. Dans cet instant précis, je notais l'effort pour détourner la conversation de son involontaire indiscrétion. J'étais même presque capable de l'apprécier. « Oh non. Pas pour moi. Je suis habituée au côté astringent de la vodka. » Jusqu'ici s'il fallait se fier à la réputation des habitants des pays slaves, rien de surprenant. « J'ai toujours préféré la profondeur et les arômes puissants du Whisky. Mais c'est un cadeau que je suis capable d'apprécier, malgré tout. » Je levai légèrement mon verre à sa santé, avant d'avaler une gorgée supplémentaire. L'objectif ce soir n'était pas d'oublier mon prénom, mais je n'étais du genre à compter les soirs d'une semaine ou je consommais de l'alcool, m'offusquant si celui ci dépassait un quelconque pallier. Mon corps ne me remerciait certainement pas, mais je n'avais de toute façon pas plus envie que ça de m'attarder dans ce monde, vivre vieillesse et déclin ne m'avait jamais intéressée. « Ben, j’ai cru comprendre qu’il existait des applications dont c’était l'unique but, mais je t’avoue que je ne suis pas très habile avec un téléphone. Mon père prétendrait que c’était la dernière invention des Américains pour tous nous traquer, récolter des informations à notre sujet et blah blah blah. Du coup, ben… j’utilise très peu le mien en fait. » En tout honnêteté, j'écoutais d'une oreille distraite ce que me disait Lubya, empêchant avant tout mes yeux de dévier vers le petit cadre qui reposais maintenant face contre terre sur le meuble télévision. Il fallait que je m'en débarrasse, je le savais et me le répétais à chaque fois qu'il attirait une attention non désirée. Mais à chaque fois que j'essayais de m'y résoudre, j'avais l'impression d'insulter la mémoire d'Aaron en le faisant ainsi totalement disparaître de ma vie. J'avais commencé par enlever toutes les photos sauf celle ci. Mitch m'avait débarrassé de ses effets personnels, tâche dont je n'avais pas la force de m'occuper, et quatre années après sa mort et uniquement à ce moment là, Alec avait réussit à me convaincre de vider mon dressing de ses vêtements. Ce qu'il en avait fait je l'ignorais, là encore il avait été au dessus de mes force de gérer les choses moi même. Donc après tout ça, cette photo prise à bout de bras et d'une qualité approximative était la seule chose qui d'une certaine manière, la gardait en vie, ou me prouvait en tout cas que je ne l'avais pas rêvé. « Quoi qu’il en soit, chinois, c’est parfait. Ça aussi, ça fait longtemps que je n’en ai plus mangé. Moi, j’aime encore bien cuisiner. » C'est avec cette phrase que je reconnectai, adressant un sourire à la jeune femme. « Il cuisine bien ? Son frère, je veux dire ? » J'hochai la tête de bas en haut, avant de finalement lui répondre. « Oui, Alec est le chef cuisinier du Club en fait, le restaurant.  » Je précisai pour éviter la confusion. « Et l'établissement représente bien plus qu'une simple couverture pour lui. Il a toujours été passionné, et effectivement, est un très bon cuisinier. Tu devrais essayer d'y déjeuner, une fois qu'il sera de retour. » Sans trop savoir pourquoi, j'ajoutai dans un sourire amusé. « Il est très différent de son frère, tu serais surprise. »

Elle me fit par la suite une proposition assez surprenante, que j'accueillai d'un signe de tête poli. « À l’occasion, en attendant qu’il rentre, tu peux venir manger un truc fraîchement fait de mes petites mains, près de moi. Je me débrouille pas mal. Surtout quand il faut préparer des spécialités russes. Ce n’est pas que notre gastronomie soit super fine, mais c’est bon. Si tu n’as jamais goûté ça peut valoir le coup. » A vrai dire, excepté Alec, personne ne m'avait jamais réellement proposé de cuisiner pour moi, ou de me faire tester les spécialités de son pays d'origine. La faute à ma vie sociale qui se réduisait aux frères Strange, à des "amitiés" de passages, et des hommes qui venaient peut être régulièrement chauffer mes draps, mais qui avaient bien compris que je n'étais pas le genre de femme qu'il est nécessaire de courtiser et à qui il est nécessaire de faire miroiter mont et merveilles pour gagner dans son lit. J'étais assez mature et sure de moi pour savoir assumer mes désirs. L'esprit encore trop occupé ailleurs, je ne remarquai que sans réellement savoir à quoi l'attribuer la gène de la jeune femme, qui me tendit finalement mon téléphone, avant que je ne confirme la commande. « Voilà. C’est choisi. S’il te plaît et merci. Et, tu as reçu un message, je crois. » Je baissais les yeux sur mon téléphone pour effectivement découvrir le message de Mitch, me contentant d'un sourire en coin et d'un soupir amusé à la lecture, avant de répondre un rapide "Ça marche" et de me reconcentrer sur mon interlocutrice, qui semblait vouloir en savoir plus sur les soirées poker et autres de Mitchell. « Je n’ai pas aimé ça. » C'était étrange, pas le genre de réaction à laquelle on s'attends lorsqu'elle venait de qualifier la soirée en question d'intéressante. Le choix de mot qui me semblait plus judicieux face à son explication me semblait plutôt être "révélateur" dans ce cas. « Je ne suis pas gênée par les regards. Je ne dirais pas que je suis habituée, parce que ça ferait super prétentieux, mais l’alcool a ce pouvoir sur les hommes, il fait tourner les têtes sur n’importe quelle fille. Ce qui m’a dérangé, c’est que j’ai eu l’impression que certains auraient bien aimé me monnayer et, je te l’ai dit, j’ai bien remarqué ce que font quelques filles au Club, mais disons que… disons que c’était enrichissant parce que j’ai mieux compris ce qui se passait réellement au boulot. Sans que j’aie le temps de faire semblant de rien. » Sa candeur me fit sourire, mais un sourire plutôt triste. Elle ne m'agaçait pas, puisqu'elle n'était ni forcée ni façade, mais plutôt me confirmait qu'elle ferait mieux de prendre ses jambes à son cou, si déjà cette partie de nos activités suffisait à la brusquer. « Et, je t’avoue que j’ai un peu mal vécu qu’on parle de moi, pour disposer de moi, mais sans moi. » L'observant avec un air tout de suite plus sérieux, j'avais réfléchis à la bonne façon de lui répondre. Sa sensibilité me donnait envie de la heurter à la réalité, pas par méchanceté ou volonté de la blesser, mais parce qu'une partie de moi pensait que le plus tôt elle réaliserait exactement où elle avait mis les pieds, mieux cela serait. Pas pour elle cette fois ci, mais par pur envie de conserver les intérêts du Club, là où Mitch semblait trop piqué pour faire preuve d'une réelle clairvoyance. Si elle devait s'enfuir, je préférais que ce soit avant que nous ne lui laissions trop le temps d'accumuler des données sensibles sur l'organisation, et de gagner le coeur de son boss. « Si Mitch t'as promis que cela n'arriverait pas, cela n'arrivera pas. » Je fronçai les sourcils. « Écoute j'étais pas là, je ne connais pas le tenants et aboutissants de ces échanges, mais je ne peux que te conseiller de te blinder, et de rester stoïque face à ce genre de remarques. Les hommes voudront toujours te monnayer dans notre monde, toujours, quel que soit ton rang. Ils feront des remarques abjectes et ils poseront des mains sur tes cuisses en espérant pouvoir sceller un arrangement. » Je parlais en connaissance de cause, moi qui m'étais élevée au sein du Club, j'étais parfois réduite à un morceau de viande par des hommes moins puissants que moi. « Souris à ces remarques, décline avec humour, et fait leur comprendre que cela ne t'atteins pas. » Nous n'avions pas eu si sérieuse conversation depuis notre rencontre, mais encore une fois... j'avais toujours eu de l'attrait pour les oisillons en perdition. « Et quand au Club, crois moi quand je te dis que tu n'as conscience que d'une infime partie de ce qui s'y trame et ce qui s'y monnaie. Et si déjà l'escorting et la prostitution sont des choses qui t'empêchent de dormir, je te conseille vivement de prendre tes jambes à ton cou. » Il était peut être un peu effrayant, d'entendre une femme parler de la sorte, et elle avait à présent en face d'elle la froide et rationnelle femme d'affaire, et plus l'agréable compagne, deux facettes de ma personnalité avec lesquelles je jonglais de façon perpétuelle. Observant et étudiant ses réactions avec intérêt, parfaitement consciente et la tester, je fis tourner mon verre entre mes doigts avant d'avaler une gorgée de Vodka, le tout sans la quitter du regard.





:l::
 

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Lubya Abramova
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SURNOM : Lou
STATUT : Mariée. En fuite. Elle veut échapper à tout prix aux obligations d'un mariage sans amour.
MÉTIER : Serveuse au club clandestin du même nom.
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Il n'y a point de bonheur sans courage , ni de vertu sans combat.
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PETIT PLUS : Elle n'a pas fait d'études supérieures. Elle aimerait s'inscrire à une formation. Elle aide l'Eglise dans les bonnes oeuvres. Elle aime le chocolat, le miel dans le lait sentir la pluie sur son visage, rajouter de l'eau chaude dans son bain, croire que tout est possible. Elle éternue toujours trois fois. Elle est allergique aux fruits de mers, elle est très ponctuelle.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
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Message(#) Sujet: Re: Hold on tight. It's a crazy night. Hold on tight. It's a crazy night. EmptyJeu 18 Juil - 10:15






Hold on tight
It's a crazy night.
@RAELYN BLACKWELL
Certes, je bavarde sur des sujets graves ou anodins. Mais je suis tout aussi capable d’écouter et de faire preuve de délicatesse. En sautant à pieds joints dans la mare des tristes souvenirs de mon hôte, je commis un impair que je m’efforçai de réparer, parlant de tout et de rien – surtout de rien – en l’occurrence l’alcool. Je choisis d’offrir de la Vodka parce qu’il était de coutume, en Russie, de souligner ses remerciements grâce à ce breuvage fort apprécié de mes compatriotes. Il était le seul aussi fort que je m’autorisais à boire. Les légendes ne sont que l'amplification d'une vérité et à défaut d’en avoir ajouté dans mon biberon, ma mère m’apprit très tôt à en consommer, particulièrement durant ses rudes et longs hivers qui rendent Moscou si belle – la neige sublime la place rouge et le Kremlin – et qui forgent le caractère. Ceci étant, aussitôt l’atmosphère détendue, je notai dans un coin de mon cerveau les préférences de Raelyn. La saveur plus ronde du Whisky trouvait grâce à ses yeux et je songeai que, si l’occasion de la remercier se présente à nouveau, je veillerai à lui dénicher une bonne bouteille dans mes moyens, mais sans regarder à la dépense. Ne le méritait-elle pas ? Elle était patiente avec moi, la blonde extravagante. Elle me passait ma curiosité et mes maladresses. Je lui en étais profondément reconnaissante, si bien que je lui adressai un sourire de gratitude à l’heure de lever nos verres. J’aurais bien trinqué à notre rencontre, mais elle ne profitait qu’à moi. J’imaginais Raelyn entourée d’une horde de prétendants et d’amies sincères. Elle n’avait pas besoin de compter parmi ses proches une clandestine parfois indiscrète et sensiblement crédule. Aussi me suis-je abstenue, me contentant de bavasser pour empêcher le silence de s’installer, de tuer dans l’œuf les malaises qu’ils peuvent faire naître en moi. Je les déteste depuis toujours, faute à mon père et ses longs repas familiaux durant lesquels ni ma mère ni moi n’osions interrompre les pensées de mon père. Elle prévalait sur nos relations, nous en étions bien conscientes. J’appris donc à me taire, lorsque la nécessité l’impose et, par-dessus tout, à compenser dès lors que c’était le bienvenu.  

Nous sommes tombées d’accord pour manger chinois, ensemble, et tandis que la conversation déviait sur un sujet qui, en règle générale, remportait tous les suffrages – la nourriture – je grapille des informations sur le frère de Mitchell. Un cuisinier doué et passionné. J’en avais connu un, moi aussi. Il m’avait fait un effet bœuf. Il chipa mon cœur à la vitesse de la lumière et si je me promis que nul autre ne parviendrait à m’attendrir trop  rapidement. « Différent ? À quel niveau ? » La cause unique de ma curiosité était le patron, pas le cadet de la fratrie et moins encore mes souvenirs. Dans l’absolu, c’était couillu de ma part. Je prêtais aux principaux protagonistes de ma nouvelle histoire une liaison plus amoureuse que charnelle. Mon intérêt, manifesté aussi discrètement que possible, au sein même de cet appartement est malsain, déplacé et d’une audace insultante. Évidemment, mon acolyte n’est pas télépathe. Le fond de ma pensée d’appartient qu’à moi, mais je ne sus réprimer la douleur de la culpabilité, d’autant que je m’enfonçais en la conviant à déjeuner, chez moi, des spécialités de mon pays. Bien sûr, l’invitation était sincèrement et c’était précisément pour cette raison que le bât blessait.  Elle me piqua, là, derrière la nuque et le mal, digne d’une piqûre de guêpe, s’intensifia à la lecture du message de Mitch à l’attention de son associée. Je n’avais pas fouiné. Il me sauta aux yeux par le fruit d’un hasard et j’en déduis que, puisqu’il fait bien les choses, qu’il s’agissait d’un avertissement du destin, d’un ou plusieurs. Un : on ne marche pas sur les plates-bandes de ses congénères. Deux, on ne flirte pas avec un homme en couple. Trois : on ne devient pas de ces femmes qu’on méprise et qu’on déteste pour une tocade. Et, de quatre (bien que celle-ci concerne moins Rae que moi), on veille à ne pas mélanger le professionnel et l’intime. Autant d’arguments pour m’aider à me raisonner, à retrouver mon discernement, à ne pas commettre une erreur de débutant qui me ramènerait tout droit vers la case départ. Le message était d’une clarté limpide et, malgré tout, je suis frustrée, déçue et jalouse. Ces émotions me transforment en monstre de stupidité, car au lieu de revenir à des considérations moins "implicante", histoire de me sortir la tête du sable, je creusais encore à lui confier mon sentiment sur ma dernière soirée avec Mitchell.  Au moins, n’ai-je pas été idiote au point de raconter la possessivité, mon expérience malheureuse avec le requin et les réactions de son amant. Tout du moins, ne l’ai-je pas narré en ces termes. Je m’exprimais par sous-entendu. Je n’avais pas tout perdu en entendement, c’était déjà ça de pris.

Pour être tout à fait franche, j’aurais souhaité être en mesure d’interpréter le sourire de Raelyn à l’évocation des faits parce qu’il me laissait une étrange sensation. Pas celle qui émane de la gêne d’avoir irrité son interlocuteur. Non ! La grimace paraissait plus authentique que désagréable. Au contrairement, elle me semblait sincère. Loin de l’émotion, certes, mais "touchée ", si tant est que mon sort et mes émois l’interpellent réellement. Difficile à dire. Alors, je ne cherchai pas plus allant. J’observai simplement le changement dans le comportement et la dureté du ton. La jolie blonde ne s’employait pas à me rassurer. Elle manquait de la douceur propre aux amies qui veille à ne pas heurter l’autre dans toute leur sensibilité, car nous ne l’étions pas tout à fait ou pas encore. Nul doute que j’avais en face de moi l’associée du Club. « Oui, j’ai bien compris. » affirmais-je concernant Mitch. Ce soir-là, il fit montre de toute sa loyauté envers sa parole. Il tint la promesse faite quelques jours auparavant et il y a gagna toute mon admiration. Toutefois, l’expérience en elle-même n’en restait pas moins désagréable pour autant. Être réduite à l’état d'objet est insultant et j’aurais souhaité que Raelyn m’entende réellement. Stoïque, j’avais su l’être. L’envie de défendre mon honneur m’avait brûlé les lèvres, mais j’étais restée dans un silence de carpe, ignorant l’impression l’insulte de mon mieux. J’étais demeurée impassible, mais mon cœur n’est pas de marbre. J’ai mon vécu pour moi, contre moi. J’avais déjà été monnayée auparavant. Si je n’avais pas pris la fuite, je serais mariée depuis plus de dix ans avec le fils d’un milliardaire russe trouvant intérêt à s’acheter les faveurs d’un homme politique. Était-il bon de le confier cependant ? Convenait-il de me présenter comme un oiseau de proie qui s’envole au moindre danger ? « Je ne suis pas insensible au sort des autres, mais il ne m’empêche pas de dormir. Je ne peux rien faire pour elles, de toute façon, et ça fait un moment que j’ai compris qu’il ne servait à rien de jouer les Don Quichotte. Je ne m’épuise plus en bataille contre des moulins à vent. J’ai appris à compenser autrement depuis un paquet de temps déjà. » Je soigne ma conscience en aidant dans les associations humanitaires et, récemment, ici, à Brisbane, dans les bonnes œuvres de l’Église Catholique. Je n’en pipai mot. Les histoires de religion relèvent de l’intime et, qui plus est, j’étais convaincue que de tels aveux aggraveraient l’image peu ragoûtante que ma partenaire se dessinait de ma modeste personne. Je ne souffre pas d’un besoin irrépressible d’être dépeinte comme une femme forte et dénuée de compassion. Je suis empathique, certes, mais je n’ai rien de la petite nature. Le prétendre ou amener les autres à le penser serait un mensonge éhonté.

Décidée à corriger le tir, je bus une gorgée de mon verre. Dans ma tête, je couds le discours tressé du fil d’or de la vérité en choisissant les mots au préalable. Je rassemble mes idées également. Je pèse le pour et le contre de la question qui va suivre. Je m’interroge sur les risques de vexer mon interlocutrice pour finalement mieux trancher dans le vif. Dans mon imaginaire, les femmes comme la jolie blonde, celle qui trempe dans le bassin des requins et qui les apprivoise tous, les uns après les autres, préfère l’authenticité de la franchise à la tartufferie du faux-semblant. « Tu es en train de me conseiller de partir pour moi ou parce que tu es persuadée que ça va arriver et que je vais forcément faire un truc dégueulasse derrière ? » Comme balancer aux instances supérieures du pays, espérant gagner le droit de séjour légalement. « Si c’est ça, et je le comprends parfaitement, ça n’arrivera pas. Pas seulement parce que j’en ai fait la promesse. Les mots, ça ne veut plus dire grand-chose de nos jours. » Ils s’envolent quand ils ne sont pas écrits dans le marbre. « Mais parce que je n’ai aucun intérêt à être retrouvée. » Ni par mon père ni par mon ex-mari (qui ne l’est pas tout à fait d’ailleurs. « De mon humble avis, ce serait bien plus grave que m’attirer les foudres de Mitchell ou les tiennes. Je préférais mourir que de te retourner de là d’où je viens. » Que ça soit les États-Unis ou la Russie. « Vraiment… »



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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
la chair empoisonnée
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ÂGE : 32 ans (20.12.1986)
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn. Beaucoup l’appellent Rae, se passant bien de son accord
STATUT : Frivole depuis 11 ans, elle collectionne les relations charnelles sans attaches. Addict à la sensation de ressentir une peau contre la sienne mais sans se l'avouer terrorisée à l'idée de laisser quelqu'un rentrer dans sa vie
MÉTIER : Responsable de l'approvisionnement en stupéfiants du Club, la pègre de Brisbane
LOGEMENT : #290 Spring Hill
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Message(#) Sujet: Re: Hold on tight. It's a crazy night. Hold on tight. It's a crazy night. EmptyDim 21 Juil - 12:50




Hold on tight. It's a crazy night
Raelyn Blackwell & @Lubya Abramova Hold on tight. It's a crazy night. 873483867

Parler d’Alec était un sujet sans risque, un sujet qui nous éloignait un peu plus de la pente glissante qu’était sa question au sujet de la photo me représentant avec Aaron, en tout cas en apparence. Elle ne l’avait pas encore rencontré puisqu’il était à l’étranger depuis plus d’une semaine, et c’était quelqu’un que j’appréciais assez pour me montrer élogieuse sans retenue. Si j’avais su qui il était réellement pour la russe en face de moi, nul doute que j’aurais fait l’impasse et évité de le mentionner, mais comment est-ce que j’aurais pu me douter de quoi que ce soit ? Quelles étaient les chances pour que mon ami de pratiquement toujours soit également l’ex petit ami de la jolie russe ? Assez faibles il me semble. « Différent ? À quel niveau ? » Je levai les yeux un instant pour réfléchir, prenant le temps de mesurer mes mots, et de peindre le meilleur tableau possible sans trop entrer dans les détails de ma relation avec les deux hommes, qui ne regardaient pas la blonde. Que ce soit mon affection pour cet ami que j’estimais malgré une sensibilité plus poussée que la mienne et celle de son frère, ou que ce soit les rapports parfois conflictuels mais toujours de confiance entre le boss et moi. « Alec n’est pas comme nous. » Mitch et moi, cela va de soi, j’avais toujours considéré que j’étais taillée dans le même bois que le boss, quand Alec et les femmes comme Lubya étaient faites d’une ramure de peuplier. « Je pense qu’il a toujours aspiré à une vie simple, une vie qui ne suffirait pas à quelqu’un comme Mitch ou moi. » Et c’était tout ce qu’elle tirerait de moi à ce sujet. Un tableau à peine esquissé, parce que le reste appartenait à Alec et à lui seule, que je me base sur des suppositions plutôt que de réelles confessions d’y changeait rien.

Je pus paraître dure et en tout cas assez lunatique lorsque le sujet changea pour basculer sur la soirée qu’elle avait passée avec Mitchell, et le questionnement qui en découla, mais il faut bien garder en tête que je ne suis pas une enfant de cœur. Elle ne m’était pas désagréable la jeune russe, beaucoup moins que ce à quoi je m’attendais lorsque Mitchell m’avait demandé de devenir sa baby sitter le temps d’un après midi, mais elle n’en restait pas moins une inconnue, une femme qui n’était pas encore à mes yeux l’une des notre et envers qui je restais malgré tout méfiante. Parce que j’étais ainsi, difficile à apprivoiser, et parce que le passé m’avait appris que les femmes comme elles étaient souvent des oiseaux de mauvaise augure. « Oui, j’ai bien compris. » Je me contentai d’hocher la tête, ne ressentant pas le besoin de rajouter quoi que ce soit. « Je ne suis pas insensible au sort des autres, mais il ne m’empêche pas de dormir. Je ne peux rien faire pour elles, de toute façon, et ça fait un moment que j’ai compris qu’il ne servait à rien de jouer les Don Quichotte. Je ne m’épuise plus en bataille contre des moulins à vent. J’ai appris à compenser autrement depuis un paquet de temps déjà. Je ne suis pas insensible au sort des autres, mais il ne m’empêche pas de dormir. Je ne peux rien faire pour elles, de toute façon, et ça fait un moment que j’ai compris qu’il ne servait à rien de jouer les Don Quichotte. Je ne m’épuise plus en bataille contre des moulins à vent. J’ai appris à compenser autrement depuis un paquet de temps déjà. » Le fait même qu’elle ressente le besoin de compenser et donc de laver sa conscience était quelque chose de fait pour nourrir la méfiance que je ressentais à son égard. Je ne relevai pas, une fois de plus parce que je préférais observer, noter les choses dans un coin de mon esprit et me taire, sans pour autant mettre ma curiosité de côté. Mais il y avait un temps pour tout, alors je portai simplement mon verre à mes lèvres sans pour autant la lâcher du regard, parce que malgré tout elle restait autant intrigante qu’elle n’avait l’air innocente. « Si tu le dis. » Et c’était peut-être vrai après tout. Je l’imaginais en blanche colombe apeurée parce que c’était ce que son attitude et sa bienveillance criaient, mais il ne fallait pas omettre qu’elle avait eu besoin de quitter son pays en clandestine et de faire faire de nouveaux papiers. Je n’avais jamais fait l’erreur de sous-estimer quelqu’un et je notai dans un coin de mon esprit qu’il aurait été imprudent de commencer avec la blonde.

Elle me sembla hésiter un instant, avant de reprendre avec sa verve habituelle, alors je restai silencieuse, accrochée à ses lèvres et tentant de deviner les réactions que ma froideur en parole aussi bien qu’en ton pouvaient avoir provoqué comme questionnement chez elle. « Tu es en train de me conseiller de partir pour moi ou parce que tu es persuadée que ça va arriver et que je vais forcément faire un truc dégueulasse derrière ? » J’appréciai tout de suite la franchise de sa question. Elle avait réussi à rapidement comprendre où je voulais en venir, on en tout cas ce qui motivais mes doutes et ma fausse sollicitude à son égard. Mes conseils n’avaient effectivement rien d’amicaux, et n’étaient pas motivés par l’envie de la protéger mais de me protéger moi et les miens. Elle reprit et précisa avant que je n’ai commencé à formuler une réponse. « Si c’est ça, et je le comprends parfaitement, ça n’arrivera pas. Pas seulement parce que j’en ai fait la promesse. Les mots, ça ne veut plus dire grand-chose de nos jours. Mais parce que je n’ai aucun intérêt à être retrouvée. » Je haussai un sourcil, d’un coup assez curieuse. Elle m’avait semblée rapidement semblé sympathique, mais n’avait pour l’instant suscité qu’un intérêt modéré chez moi. Elle m’avait raconté son histoire lors de notre premier échange téléphonique, mais de ses peurs je ne savais finalement pas grand-chose. « De mon humble avis, ce serait bien plus grave que m’attirer les foudres de Mitchell ou les tiennes. Je préférais mourir que de te retourner de là d’où je viens. Vraiment… » Mesurait-elle qui nous étions ? Mesurait-elle ce qu’était le Club ? Je la prenais au sérieux et commençait à être titillée par l’envie d’en savoir un peu plus sur ce qui lui faisait peur chez elle, mais était persuadée qu’elle n’imaginait pas ce pouvait entraîner que de trahir le Club. Je m’étais pourtant efforcée à l’aider, si ce n’était pas le cas je ne pouvais plus rien faire pour elle, je n’étais pas une bénévole du secours populaire. Mais elle disait préférer mourir, alors si ne c’était pas une figure de style elle devait avoir compris. « Je te dis ça parce que je ne suis pas aveugle et que tu ne me fais pas l’impression d’être taillée pour ce dans quoi tu as mis les pieds. » Je fis une pause, avant de reprendre. « Je dis ça parce que je suis beaucoup plus difficile à mettre dans la poche que Mitchell, parce que tes jambes interminables et tes yeux bleus ne me font aucun effet » Je portai mon verre à mes lèvres avant de le reposer sur la table. « Mais tant mieux alors, si tu es sûre de toi. Parce que penchant pour les jolies femmes ou pas, il n’est pas pour autant le plus doux et miséricordieux de nous deux en cas d’erreur. » Mes mots pouvaient sonner comme des menaces, mais il représentaient pourtant une vérité absolue. Mitch était prompt à coller une balle entre les deux yeux qu’à faire confiance.

La sonnerie de l’interphone mis fin à cette conversation bien sérieuse, et je me levai d’un mouvement rapide pour ouvrir au livreur qui nous apportait notre commande. Avec une facilité déconcertante j’enfilai à nouveau le masque de l’agréable hôtesse en revenant vers le canapé un sourire sur le visage, déposant notre commande sur la table. Je sortis du sachet en plastique les deux boites contenant ma commande, avant de le pousser vers Lubya. Attrapant une paire de baguette, j’entamai mes raviolis à la vapeur. C’était assez surprenant, mais rien dans la discussion que nous venions d’avoir ne m’avait coupé l’appétit. « Qu’est ce qui t’attends derrière toi ? Pour que l’idée d’y être renvoyée te paraisse préférable au sort réservé aux traitres ? » J’étais curieuse, et même si c’était assez rare je me prêtai à mon tour au jeu des questions. Parce que pour savoir réellement à qui j’avais à faire, je commençais à comprendre qu’il allait falloir faire un peu plus d’efforts, qu'elle était peut être un peu moins lisse et plus pleine d'aspérité que ce que je pouvais soupçonner jusque là.





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