AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Aide les nouveaux à se sentir chez eux
Deviens parrain et viens aux prochaines soirées cb d'intégration.
Le forum a besoin de vous pour vivre
N'oubliez pas de voter autant que possible.

 (Juliana) We all chained to the rythm

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Harvey Hartwell
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 33
SURNOM : H
STATUT : Célibataire
MÉTIER : Vigile au Confidential Club
LOGEMENT : Fortitude Valley #4
(Juliana) We all chained to the rythm  Yf7q
POSTS : 537 POINTS : 2255

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : ♦ Harvey vient tout juste de revenir à Brisbane, il est parti à 23 ans pour faire ses études en Irlande ♦ Son visa d'études lui a été retiré à cause de participation à des combats illégaux ♦ Taciturne et solitaire, c'est un garçon renfermé, plongé dans les cauchemars du passé ♦ Il a peur de l'attachement et n'entretient que des relations légères avec les autres ♦ Il pense tout le temps à son petit-frère, culpabilise énormément de l'avoir abandonné ♦ Il fume beaucoup TROP ♦ Il boit aussi pas mal et a tendance à se réfugier dans l'alcool pour éloigner ses problèmes ♦ Il fait de la moto ♦
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : 11/10
Lonnie / Alfie#2 / Sid#2 / Caïn / Archie & Douglas / Kane / Juliana / Lubya / Garett / Leah / Alois
RPs EN ATTENTE :
John - Tommy - Leonardo - Lene



RPs TERMINÉS : Primrose #1|#2 / Alfie#1 / Juliana #fb / Tad / Paola / Sid #1
PSEUDO : Harvey Hartwell
AVATAR : Garrett Hedlund
CRÉDITS : Kenzi / Tumblr
DC : Abel White
INSCRIT LE : 08/04/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t23678-harvey-hartwell-chains-keep-us-together-running-in-the-shadow http://www.30yearsstillyoung.com/t23630-harvey-hartwell-chained-to-the-past http://www.30yearsstillyoung.com/t23779-harvey-hartwell

(Juliana) We all chained to the rythm  Empty
MessageSujet: (Juliana) We all chained to the rythm    (Juliana) We all chained to the rythm  EmptyMer 8 Mai - 11:04



(Juliana) We all chained to the rythm  Tumblr_nssk5nRbkD1rmbtmjo1_500

Cigarette consumée de moitié aux lèvres, mains dans les poches, j’erre dans ce quartier tandis que ma moto est au garage. C’est un quartier paisible et calme où il fait bon se promener. Les températures élevées font que je me trimballe constamment en t-shirt ici, et tous mes sweats ont fini au placard. Ça fait du bien, je ne vais pas le nier. S’il y a bien une chose qui me manquait en Irlande, c’était la chaleur. Là-bas, il fait constamment gris et froid. Normal que les gens boivent et deviennent alcooliques dans ce pays, ils se réchauffent comme ils peuvent.

Perdu dans mes réflexions, je me traine entre les étalages du marché appréciant les nombreuses odeurs qui viennent satisfaire mes papilles et susciter des envies particulières chez moi. Je me laisse tenter par quelques tamarillos d’ailleurs, content de pouvoir déguster des fruits de mon pays et j’en achète suffisamment pour en ramener à la maison, assez friand de ces douceurs.  

Je sors du marché après en avoir fait le tour tranquillement et sans y faire attention, je passe devant une bibliothèque dont les portes ouvertes m’interpellent. J’observe, comme un étranger, cet endroit qui autrefois (et il y a encore quelques mois) m’aurait attiré irrésistiblement. Je m’essuie le coin de la bouche, m’apprêtant à poursuivre ma route quand une voix s’élève de la boutique. Ce son me fige et tout mon corps réprime un frisson étrange. Serait-ce possible que ?

J’ai cru reconnaître la voix d’une ancienne amie, ce qui m’oblige à m’introduire dans l'endroit étrangement familier. Je fais tâche là, non ? Je déambule rapidement dans les rayons, essayant d’éviter le regard de la jeune libraire en pleine argumentation de vente auprès d’une jeune mère. Je l’observe du coin de l’œil et sourit en la voyant. C’est bien elle, Juliana Rhodes. Ma camarade de la bibliothèque, durant toutes ces années lycée. Mon regard brille en la dévisageant, elle parle toujours avec conviction et passion et je suis tellement heureux de voir qu’elle n’a pas changé. Que la vie ne l’a pas abîmé, qu’elle a gardé la passion dans son cœur et ses yeux et qu’elle la laisse s’exprimer avec conviction comme avant.

Je fais semblant de m’intéresser à plusieurs ouvrages, mais je ne résiste pas à sourire bêtement en imaginant la tête qu’elle va faire en m’apercevant. Dix ans que j’ai disparu, sans donner aucune nouvelle, dis ans que je n’ai pas revu sa petite frimousse adorable. Et l’excitation prend totalement le pas sur ma monotonie habituelle et mon état dépressif. Casquette enfoncée sur la tête, je m’avance vers la caisse une fois la précédente cliente sortie et je pose devant moi le livre attrapé au hasard. Le petit prince de St Exupéry.

N’y tenant plus toutefois, j’arrête rapidement la mascarade en relevant la tête vers elle et je la salue simplement, un immense sourire aux lèvres et le regard pétillant.

- Salut Jules, tu passes une bonne journée ?


Lost soul
« We're not who we used to be. We're just two ghosts standing in the place of you and me trying to remember how it feels to have a heartbeat  » by Wiise
Revenir en haut Aller en bas
Juliana Rhodes
l'histoire sans fin
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 31 ans, bientôt 32 (23/05)
SURNOM : Jules, à force de l'utiliser, j'en oublie presque mon vrai prénom
STATUT : En couple depuis trois ans et bien déterminée à le rester malgré les difficultés
MÉTIER : Bibliothécaire spécialisée dans les romans jeunesses, une passion et une vocation
LOGEMENT : Appartement #95 à Toowong que je partage avec Alfie... Ainsi que des colocataires un peu envahissant, deux rats, une tortue et Joseph qui s'est perdu sur notre canapé depuis un moment déjà
(Juliana) We all chained to the rythm  Tumblr_nesadpWV6Z1r09qfio3_r1_250
POSTS : 316 POINTS : 840

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Ainée d'une famille de cinq enfants ✿ A perdu son père à l'âge de onze ans ✿ Est passionnée par les livres ✿ Est maniaque et psychorigide mais tente de se soigner ✿ Est amoureuse depuis trois ans de celui qu'elle considère comme l'homme de sa vie ✿ Exerce le métier qu'elle a toujours rêvé de pouvoir faire ✿ Rêve secrètement de vivre les happy ends de contes de fées
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (12/10) Leonardo #1Alfie & Joseph #1Leah #1Alfie #1Justine #1Alfie & Ariane #1Joseph #1Caleb #1Harvey #2Stephen, Leah & Alfie #1Alfie #2Asher #2
RPs TERMINÉS : Harvey #1Stephen #1Tad #1Asher #1
PSEUDO : Watermelon
AVATAR : Jenna-Louise Coleman
CRÉDITS : Bazzart
DC : Primrose Anderson
INSCRIT LE : 18/03/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t23445-a-room-without-books-is-like-a-body-without-a-soul-juliana-rhodes#950001 http://www.30yearsstillyoung.com/t23470-you-get-in-life-what-you-have-the-courage-to-ask-for-juliana-rhodes#951283 http://www.30yearsstillyoung.com/t23469-juliana-rhodes

(Juliana) We all chained to the rythm  Empty
MessageSujet: Re: (Juliana) We all chained to the rythm    (Juliana) We all chained to the rythm  EmptyMer 8 Mai - 23:26





We all chained to the rythm

@Harvey Hartwell & Juliana Rhodes



Je ne comprendrais jamais les parents qui n’essaient pas de trouver un style qui convient à leur enfant avant de décréter tout simplement que celui-ci n’aime pas lire. Je trouve ahurissant qu’on puisse ne pas aimer se plonger dans une fabuleuse histoire quand cette dernière est en adéquation avec nos goûts et les univers qui nous transportent. Bien sûr, avec la technologie, de nos jours, il est facile de retrouver ces mêmes histoires sur un écran en face duquel le cerveau est peut-être moins sollicité. J’ai l’impression d’être une vieille aigrie lorsque je réfléchis comme ça, bien sûr qu’internet, la télévision voire même le téléphone portable nous offrent des possibilités qui auraient été imaginables des années auparavant et je ne tiens pas du tout à ce que nous nous en passions. Toutefois, elles sont aussi une menace pour la lecture, les jeunes se détournent de plus en plus des romans et autres possibilités offertes par la bibliothèque et le peu qui continuent à s’y intéresser se font avoir par des liseuses auxquelles je ne succomberais jamais tant elles font concurrence aux pages noircies qui m’ont toujours fascinées. Pouvoir tenir un livre en main, respirer son odeur, voir les pages se tourner au fur et à mesure que l’on se plonge dans l’histoire, voilà la beauté de la lecture et voilà ce qu’une tablette froide et impersonnelle peut nous enlever. Alors forcément, quand cette maman est venue rendre des livres en disant que son fils ne s’y était pas réellement intéressée et qu’elle ne souhaitait donc pas lui en faire découvrir d’autre, je ne peux m’empêcher d’essayer de la convaincre de changer d’avis, usant de tous les arguments possibles et imaginables. Lorsqu’elle quitte la bibliothèque en promettant de revenir avec son fils pour en choisir de nouveaux avant la fin de la semaine, j’ai un immense sourire jusqu’aux oreilles tant je suis satisfaite d’avoir accompli mon devoir. Malgré tout, rien ne me dit que cette femme est sincère et qu’elle reviendra, mais à défaut d’avoir pleinement réussi mon coup, je l’ai au moins fait un peu douter et ça suffit à mon bonheur. Elle va se poser des questions et si, comme je l’espère, elle trouve les bonnes réponses, elle reviendra, parce que c’est la seule chose à faire.

Le livre qui se pose sur le comptoir de la bibliothèque me fait évidemment sourire. Le Petit Prince est un incontournable que toute personne normalement constituée, enfant comme adulte, se doit d’avoir lu au moins une fois dans sa vie. Je l’adore et je m’apprête évidemment à en faire l’éloge devant la personne qui s’apprête à le découvrir lorsqu’une voix très familière s’élève doucement. Je lève les yeux, intriguée, vers mon interlocuteur, ne masquant pas la surprise évidente qui se lit sur mon visage alors que je ne reconnais que trop bien l’adolescent perdu devenu homme, à présent, qui se tient devant moi. « Harvey. » Je prononce, dans un murmure presque inaudible, comme pour me prouver que tout cela est réel et que je ne suis pas en train de rêver. Une fois le choc passé, l’immense sourire qui apparait sur mon visage et mes yeux qui se mettent à pétiller parlent pour moi. Je suis ravie de le voir. Est-ce que je devrais lui en vouloir d’avoir disparu comme ça ? Je crois que ça m’a fait mal de me rendre compte que je ne le reverrais sans doute jamais lorsque je me suis rendu compte qu’il avait mis les voiles, mais au fond, je savais que ça faisait partie du contrat depuis le début. Il ne m’avait pas promis une amitié éternelle, nous vivions dans le présent et j’étais censée m’en satisfaire. Peut-être que j’aurais aimé que ça aille plus loin que ça, que je puisse compter sur lui dans le futur, mais j’avais compris que ce ne serait pas le cas. Donc non, je n’ai aucune rancœur et la joie que je ressens en voyant que même après tout ce temps, il est revenu vers moi est tellement intense que je ne pourrais pas l’exprimer avec de simples mots. C’est sans doute pour cela que je m’autorise à faire le tour de la caisse pour le serrer brièvement dans mes bras. Lorsque je me recule, je lève les yeux vers lui pour observer les traits de son visage et constater qu’ils ont toujours l’air aussi durs. « Je n’arrive pas à croire que c’est bien toi. » J’avais tout simplement fait une croix sur sa présence dans ma vie parce que c’était ce que je me devais de faire. « Tu m’as manqué. » Je crois que je réalise à cet instant précis à quel point c’est vrai et combien cette relation, aussi étrange et déséquilibrée qu’elle puisse paraitre, m’a apportée à ce moment de ma vie. « Ça te va bien de vieillir, t’es canon. » Et triste. Mais ça, je n’ai pas l’impression que ce soit une nouveauté, malheureusement, alors je préfère, comme d’habitude, insister sur l’aspect positif des choses. « Tu as un peu de temps ? On a plein de choses à rattraper. » Et j’ai surtout le stagiaire pour me remplacer pendant que je m’accorderais une pause-café bien méritée, la joie de pouvoir exploiter les pauvres petits étudiants.


Code by Sleepy




All I need is you, come please I'm callin' and oh I scream for you, hurry I'm fallin'

(c)Miss Pie

Revenir en haut Aller en bas
Harvey Hartwell
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 33
SURNOM : H
STATUT : Célibataire
MÉTIER : Vigile au Confidential Club
LOGEMENT : Fortitude Valley #4
(Juliana) We all chained to the rythm  Yf7q
POSTS : 537 POINTS : 2255

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : ♦ Harvey vient tout juste de revenir à Brisbane, il est parti à 23 ans pour faire ses études en Irlande ♦ Son visa d'études lui a été retiré à cause de participation à des combats illégaux ♦ Taciturne et solitaire, c'est un garçon renfermé, plongé dans les cauchemars du passé ♦ Il a peur de l'attachement et n'entretient que des relations légères avec les autres ♦ Il pense tout le temps à son petit-frère, culpabilise énormément de l'avoir abandonné ♦ Il fume beaucoup TROP ♦ Il boit aussi pas mal et a tendance à se réfugier dans l'alcool pour éloigner ses problèmes ♦ Il fait de la moto ♦
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : 11/10
Lonnie / Alfie#2 / Sid#2 / Caïn / Archie & Douglas / Kane / Juliana / Lubya / Garett / Leah / Alois
RPs EN ATTENTE :
John - Tommy - Leonardo - Lene



RPs TERMINÉS : Primrose #1|#2 / Alfie#1 / Juliana #fb / Tad / Paola / Sid #1
PSEUDO : Harvey Hartwell
AVATAR : Garrett Hedlund
CRÉDITS : Kenzi / Tumblr
DC : Abel White
INSCRIT LE : 08/04/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t23678-harvey-hartwell-chains-keep-us-together-running-in-the-shadow http://www.30yearsstillyoung.com/t23630-harvey-hartwell-chained-to-the-past http://www.30yearsstillyoung.com/t23779-harvey-hartwell

(Juliana) We all chained to the rythm  Empty
MessageSujet: Re: (Juliana) We all chained to the rythm    (Juliana) We all chained to the rythm  EmptyJeu 9 Mai - 20:22



(Juliana) We all chained to the rythm  Tumblr_nssk5nRbkD1rmbtmjo1_500

Ces petits yeux pétillent, son sourire s’illumine et je retrouve mon ancienne amie dix ans après sans qu’absolument rien n’ait changé pour moi. Elle a toujours le regard aussi vif et curieux, ses petites joues arrondies qui soulignent son sourire éclatant ; et si elle a désormais quelques ridules au coin des yeux, cela n’entache en rien sa beauté indiscutable et rayonnante. Le souffle court, durant quelques secondes, nous nous observons simplement avec le sourire, alors que tous nos souvenirs remontent à la surface. Dix ans, c’était il y a une éternité et juste un instant. Le temps file bien trop vite, et à chaque introspection c’est le même constat : comment en est-on arrivé là ? Je souris alors qu’avec empressement, elle fait le tour de sa caisse pour venir se coller dans mes bras et je l’y accueille avec chaleur et plaisir, trop heureux de revoir sa jolie frimousse et de pouvoir renouer avec un passé un peu moins glauque et un peu plus joyeux représenté par sa personne.

La seule et l’unique Juliana Rhodes. J’inspire sa délicate odeur, senteur de fleurs et d’épices raffinées, avant qu’elle ne s’écarte pour me témoigner sa stupéfaction. Je souris bêtement, répondant simplement – C’est bien moi pourtant. Et je détourne légèrement le regard en sentant l’émotion me gagner brutalement. Je ne pensais pas que je reviendrais ici un jour, longtemps j’ai pensé que ça n’en vaudrait pas la peine, j’avais trop peur… Le destin s’est chargé de mon cas et je n’ai pas vraiment eu le choix. Brisbane est ma terre d’accueil, quoique j’y aie vécu, il me faut l’accepter et faire avec. – Tu m’as manqué aussi, Jules. Et je le pense réellement. J’ai souvent penser à Jules, à ce qu’elle me dirait, à ce qu’elle ferait même à ma place. Des tonnes et des tonnes de fois quand je devais me raisonner, c’était la voix fluette et légèrement trop aigüe de Juliana Rhodes qui résonnait dans mon crâne. Et force est de constater que quand je suivais ses conseils consciencieux, je me mettais beaucoup moins dans la merde. – ça te va bien de vieillir, t’es canon. Je lève les yeux au ciel en l’entendant, peu persuadé qu’elle ait raison. – Et toi tu n’as pas pris une ride. Je mens, car elle en a quelques-uns qui sont apparues, tout comme moi. Mais ce n’est que les aléas du temps, rien de plus. J’essaie d’y croire en ce qui me concerne, mais je sais que l’alcool précipite les choses, tout comme la cigarette, inévitablement.

- Pour toi, j’ai toujours le temps. C’est facile, je sais. Mes répliques sont bateaux mais je suis en train de voguer sur une mer de souvenirs, n’ayant aucune idée des vagues d’émotions moins lisses qui s’apprêtent à déferler incessamment sous peu. Je la laisse s’arranger avec son petit stagiaire qui me lance un regard étonné. Il ne doit pas avoir l’habitude que Jules s’accorde des pauses celui-là, encore moins avec un homme inconnu au bataillon. Et je la suis donc, au coin de la rue, là où il y a un petit café champêtre bien agréable. Je lui propose de nous installer en terrasse, pour profiter du soleil et surtout pouvoir fumer tranquillement. Je ne résiste pas à allier le café et la clope, le manque est trop important si je me retrouve avec l’un sans l’autre. Toxico. Je dépose mon paquet sur la petite table, observe un court instant l’endroit tout autour et lui faire part de ma constatation, avec amusement – C’est drôle, c’est tout à fait le genre d’endroits où je t’imaginais bosser plus tard… Une bibliothèque, ça te va tellement bien. Mon regard plonge dans le sien, admiratif de sa réussite. – Et tu n’as pas perdu la force de tes convictions aussi, si je ne t’avais pas entendu débattre et argumenter avec autant de hargne, je ne t’aurai pas trouvé. Elle est épatante, c’est ce que je me dis en l’observant en face de moi avant de commander deux cafés au serveur. - Alors, dis-moi que tu as la vie de rêve, Jules… Et fais-moi rêver, s’il te plait. Pour quelques minutes, sors moi de ma misère quotidienne et égaye ces instants fugaces tellement appréciables.



Lost soul
« We're not who we used to be. We're just two ghosts standing in the place of you and me trying to remember how it feels to have a heartbeat  » by Wiise
Revenir en haut Aller en bas
Juliana Rhodes
l'histoire sans fin
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 31 ans, bientôt 32 (23/05)
SURNOM : Jules, à force de l'utiliser, j'en oublie presque mon vrai prénom
STATUT : En couple depuis trois ans et bien déterminée à le rester malgré les difficultés
MÉTIER : Bibliothécaire spécialisée dans les romans jeunesses, une passion et une vocation
LOGEMENT : Appartement #95 à Toowong que je partage avec Alfie... Ainsi que des colocataires un peu envahissant, deux rats, une tortue et Joseph qui s'est perdu sur notre canapé depuis un moment déjà
(Juliana) We all chained to the rythm  Tumblr_nesadpWV6Z1r09qfio3_r1_250
POSTS : 316 POINTS : 840

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Ainée d'une famille de cinq enfants ✿ A perdu son père à l'âge de onze ans ✿ Est passionnée par les livres ✿ Est maniaque et psychorigide mais tente de se soigner ✿ Est amoureuse depuis trois ans de celui qu'elle considère comme l'homme de sa vie ✿ Exerce le métier qu'elle a toujours rêvé de pouvoir faire ✿ Rêve secrètement de vivre les happy ends de contes de fées
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (12/10) Leonardo #1Alfie & Joseph #1Leah #1Alfie #1Justine #1Alfie & Ariane #1Joseph #1Caleb #1Harvey #2Stephen, Leah & Alfie #1Alfie #2Asher #2
RPs TERMINÉS : Harvey #1Stephen #1Tad #1Asher #1
PSEUDO : Watermelon
AVATAR : Jenna-Louise Coleman
CRÉDITS : Bazzart
DC : Primrose Anderson
INSCRIT LE : 18/03/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t23445-a-room-without-books-is-like-a-body-without-a-soul-juliana-rhodes#950001 http://www.30yearsstillyoung.com/t23470-you-get-in-life-what-you-have-the-courage-to-ask-for-juliana-rhodes#951283 http://www.30yearsstillyoung.com/t23469-juliana-rhodes

(Juliana) We all chained to the rythm  Empty
MessageSujet: Re: (Juliana) We all chained to the rythm    (Juliana) We all chained to the rythm  EmptySam 11 Mai - 14:13




We all chained to the rythm

@Harvey Hartwell & Juliana Rhodes



Ces retrouvailles sont chargées d’émotion, je suis projetée dix ans en arrière, à une époque où mes rêves me paraissaient encore si accessibles et où mon avenir me semblait avoir été écrit à l’avance tant il me paraissait évident que c’était comme je l’imaginais et pas autrement que se déroulerait ma vie. Les souvenirs m’assaillent alors que je le dévisage, me remémorant des bribes de conversation qui m’ont marqué, ses idées noires et pourtant parfois très réalistes, son rire clair lorsque je me montrais un peu trop optimiste et ses précieux conseils prodigués lorsque je me noyais dans des matières scientifiques qui dépassaient de très loin mes capacités intellectuelles. Tout cela me semble si loin et pourtant les souvenirs sont très nets dans ma tête. Pendant ces années, j’ai lu et relu des passages de nos conversations, soigneusement retranscris sur mon journal intime par peur de finir par les oublier. Mais finalement, même sans avoir été en mesure de les relire, je crois qu’ils ne seraient jamais vraiment sortis de ma tête parce qu’Harvey a eu une place importante dans ma vie au moment où il en a fait partie même si cette période a été brève et que, au fond, j’ai toujours su que ça ne pourrait pas durer éternellement. Il a l’air ému, lui aussi, et je m’étonne encore qu’il soit là, devant moi, alors que tout indiquait que nous ne recroiserions jamais le chemin de l’autre. Il est parti du jour au lendemain, sans explication, comme je l’avais envisagé depuis le début et je m’étais simplement persuadée qu’il n’y avait pas de retour en arrière possible et qu’il fallait aller de l’avant. « Si seulement. » Bien sûr que j’ai pris des rides et j’assume difficilement le poids des années qui s’écoulent alors que mes rêves restent derrière moi, tout du moins en partie. J’ai dévié du plan parfait que j’avais élaboré enfant et que je continuais à espérer atteindre une fois adolescente et même après ma première déception amoureuse. Malgré tout, je ne peux pas me prétendre malheureuse et je ne le suis pas, loin de là, se rendre compte qu’on n’est pas parvenu à accomplir tout ce que l’on souhaitait est tout simplement difficile à encaisser par moments et en cet instant où le passé se rappelle à moi plus vivement que jamais, c’est évidemment le cas.

Quelques instructions données plus tard, nous nous retrouvons en terrasse au café où j’ai l’habitude de me rendre avec mes collègues. Personne ne s’offusquera si je prends une courte pause puisqu’en temps normal, sachant que je ne fume pas et que je suis loin d’être accro au café, je préfère rester pour laisser les autres prendre un peu de temps. Il y a tellement de choses que j’ai manqué dans la vie de Harvey et que j’ai envie de savoir mais c’est pourtant lui qui prend la parole et sa perspicacité me fait sourire. Travailler dans une bibliothèque a toujours été une évidence pour moi aussi. Je crois que j’aurais aimé avoir le talent nécessaire pour écrire à mon tour et partager avec mes lectures mes idées et les univers que j’aurais imaginé. Malgré tout, pouvoir évoluer tous les jours parmi des centaines d’ouvrages et en découvrir constamment de nouveau est un réel plaisir et je n’ai presque pas l’impression de travailler, par moments, même si certaines tâches sont évidemment plus rébarbatives que d’autres. « Je ne me voyais pas faire autre chose, c’était une évidence. » Et j’aimerais que lui aussi ait trouvé son évidence, parce qu’il avait l’air tellement déboussolé plus jeune, je trouverais ça génial qu’il ait eu le déclic qu’il lui fallait pour prendre sa vie en main. Mais lorsque je regarde ses yeux, je n’y vois pas cette lueur d’enthousiasme qui apparaisse parfois durant nos débats enflammés alors je doute qu’il y soit parvenu. « Je ne sais même pas par où commencer. » Je ne sais pas si on peut parler de vie de rêve, c’est tellement subjectif, j’aime mon quotidien même s’il y a encore des choses à changer et que j’espère le voir un peu évoluer, mais j’imagine que cette vie qui me convient ne ferait pas l’unanimité. « J’ai terminé mes études de littérature et j’ai été embauchée ici, j’ai testé un peu tous les styles et finalement j’ai suivi une formation pour me spécialiser dans la littérature jeunesse. » Le parcours classique d’une fille sans histoire qui suit son chemin sans jamais dévier de sa trajectoire. « Je n’ai jamais quitté Brisbane, je suis trop bien ici, je ne me verrais pas vivre ailleurs. » Et je ne me sens pas capable d’abandonner ma maman qui se repose encore beaucoup sur mois à certains moments. Malgré les années qui passent, j’ai l’impression que sa douleur ne s’estompera jamais vraiment. « Finalement, ça n’a pas vraiment marché avec Julian, on s’est séparé à la fin de mes études, je suis retournée vivre chez ma mère quelques temps après notre rupture, ça nous a fait du bien à toutes les deux. » Nous étions déjà très proches, mais nous le sommes devenues encore davantage pendant cette période qui a été vraiment difficile pour moi puisque j’étais persuadée d’avoir rencontré mon prince charmant. « Mais on n’avait plus vraiment le même rythme de vie malgré tout alors j’ai fini par trouver un appartement à moi, j’y suis resté pendant… » J’essaie de me remémorer les années sans y parvenir.  « … Longtemps. » C’est le mot, j’ai l’impression que c’était une période lointaine de ma vie alors qu’en réalité, c’était il n’y a pas si longtemps que ça. « Je l’ai quitté pour emménager avec mon copain. » Qui n’est jamais là, mais c’est un autre débat. « Voilà. » Comme quoi, il suffit de quatre ou cinq phrases pour faire le tour de ma vie trépidante ce qui prouve bien que je n’ai pas vraiment changé et que j’aspire toujours autant à la stabilité. « Et toi alors ? Tu étais où pendant tout ce temps ? Et tu fais quoi maintenant ? Tu t’installes à Brisbane ou tu ne fais que passer ? Comment va Lonnie ? » Je pose trop de questions et pourtant je me limite. Il y a tellement de choses que j’aimerais savoir et malheureusement ma pause sera de trop courte durée.


Code by Sleepy




All I need is you, come please I'm callin' and oh I scream for you, hurry I'm fallin'

(c)Miss Pie

Revenir en haut Aller en bas
Harvey Hartwell
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 33
SURNOM : H
STATUT : Célibataire
MÉTIER : Vigile au Confidential Club
LOGEMENT : Fortitude Valley #4
(Juliana) We all chained to the rythm  Yf7q
POSTS : 537 POINTS : 2255

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : ♦ Harvey vient tout juste de revenir à Brisbane, il est parti à 23 ans pour faire ses études en Irlande ♦ Son visa d'études lui a été retiré à cause de participation à des combats illégaux ♦ Taciturne et solitaire, c'est un garçon renfermé, plongé dans les cauchemars du passé ♦ Il a peur de l'attachement et n'entretient que des relations légères avec les autres ♦ Il pense tout le temps à son petit-frère, culpabilise énormément de l'avoir abandonné ♦ Il fume beaucoup TROP ♦ Il boit aussi pas mal et a tendance à se réfugier dans l'alcool pour éloigner ses problèmes ♦ Il fait de la moto ♦
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : 11/10
Lonnie / Alfie#2 / Sid#2 / Caïn / Archie & Douglas / Kane / Juliana / Lubya / Garett / Leah / Alois
RPs EN ATTENTE :
John - Tommy - Leonardo - Lene



RPs TERMINÉS : Primrose #1|#2 / Alfie#1 / Juliana #fb / Tad / Paola / Sid #1
PSEUDO : Harvey Hartwell
AVATAR : Garrett Hedlund
CRÉDITS : Kenzi / Tumblr
DC : Abel White
INSCRIT LE : 08/04/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t23678-harvey-hartwell-chains-keep-us-together-running-in-the-shadow http://www.30yearsstillyoung.com/t23630-harvey-hartwell-chained-to-the-past http://www.30yearsstillyoung.com/t23779-harvey-hartwell

(Juliana) We all chained to the rythm  Empty
MessageSujet: Re: (Juliana) We all chained to the rythm    (Juliana) We all chained to the rythm  EmptyMer 15 Mai - 16:00



(Juliana) We all chained to the rythm  Tumblr_nssk5nRbkD1rmbtmjo1_500

Le temps s’est arrêté brusquement, alors que je me promenais un peu au hasard en attendant de récupérer ma bécane chez le garagiste, que je flânais dans les rues à la recherche d’un peu de liberté, d’une sensation de bien-être et de légèreté qui m’échappe constamment. Mes pas m’ont guidé inconsciemment vers cette bibliothèque, et il faut croire que le destin n’a pas fini de me jouer des tours car il a placé sur ma route ma vieille amie d’enfance, Juliana. Celle qui fait remonter à la surface tous les souvenirs d’un temps révolu, lointain, oublié et pourtant bien vivant en sa présence. L’éclat de son regard, la douceur de son sourire, la fraîcheur de ses traits délicats. Tant de petits détails qui m’enveloppent dans un cocon de souvenirs agréables, et je m’envole des années en arrière, à bord d’une extraordinaire machine à remonter le temps confectionnée par mon propre esprit, lorsque nous n’étions que des gosses pleins d’idéaux et d’avis contradictoires. Sans réfléchir, je saute sur l’occasion qui se présente : celle de ressasser ses souvenirs avec plaisir, en sa compagnie et j’ose espérer aussi apprendre ce qu’il advient de sa vie. Secrètement, j’espère qu’elle a exactement tout ce qu’elle désire, comme elle l’a toujours voulu. Assis l’un en face de l’autre à la terrasse d’un petit café à l’ambiance cosy et chaleureuse, j’observe ma chère amie que les années ont bien épargnées, à l’inverse de moi. Toujours aussi passionnée, aussi vive, même si le poids des années supplémentaires se logent sur ses frêles épaules légèrement voûtées et aux coins de ses yeux pétillants. J’occulte volontairement la piètre image de moi-même que je dois lui renvoyer, pour apprécier pleinement ses retrouvailles et ne pas me restreindre dans ma joie de la revoir à cause de mes propres inhibitions.

Juliana se lance alors, sans détours et sans risques, et elle me raconte son parcours qui reste très logique et assidu. J’arrive à percevoir sa stabilité et sa volonté de ne pas déroger de sa route initiale, celle qu’elle a choisi d’emprunter il y a très longtemps, alors qu’elle n’était encore qu’une gosse, pas vraiment comme les autres. Elle n’a jamais quitté Brisbane, ce qui ne m’étonne pas. Elle avait clairement l’intention de s’y construire il y a déjà dix ans alors, là encore la logique et la maîtrise sont respectées. Spécialisée dans la littérature jeunesse… Cela me laisse à penser qu’elle pense aux enfants, peut-être même qu’elle en a déjà. Juliana a tout pour devenir une mère extraordinaire et ses futurs enfants auront une chance incroyable de l’avoir pour maman. Je ne crois pas vraiment au schéma familial parfait, ni à toutes ces conneries d’ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ; pourtant Juliana représente exactement ça dans mon esprit. Elle est la princesse, plus que désirable, parfaite, qui mérite qu’on prenne soin d’elle et qu’on la hisse sur un piédestal car elle redonne au centuple ce qu’elle reçoit. Elle mérite la vie parfaite dont elle rêve : le mari parfait, les enfants parfaits et peut-être même les animaux parfaits – quoique j’ai du mal à l’imaginer avec un chien ou un chat. Je la vois bien plus avec des poissons dans un aquarium qu’elle devrait nettoyer chaque semaine avec vigueur, quitte à s’abîmer ses ongles et à râler sur cette idée merveilleuse d’avoir des poissons… Je suppose que mon imaginaire s’écarte de la réalité, évidemment, mais ce sont ses fantasmes-là qui parfois m’amènent à penser qu’il n’y a pas que du mauvais dans la vie.

Ça n’a pas marché avec Julian. Là encore, je ne suis pas surpris. Julian & Juliana, rien que les deux prénoms ne s’accordaient pas, et puis elle devait vivre une déception amoureuse, c’était écrit. La première. La seule j’ose croire. Je sens dans son discours un certain empressement, comme si la phase de latence entre sa prise d’indépendance et la rencontre de son ‘copain’ l’avait heurté, plus profondément qu’elle ne voudra bien l’admettre. Je ne relève pas et j’acquiesce, simplement. Son ‘voilà’ sonne comme le glas de son parcours et je tique légèrement dessus, m’apprêtant à la questionner davantage sur ce ‘copain’ et cette vie à deux donc.

- Voilà ? J’arque un sourcil, croise son regard et souris doucement. Et qui est le fameux élu alors ? Ça fait longtemps que tu habites avec lui ?

Evidemment que tout ce qui la concerne m’intéresse, même s’il serait très certainement mieux pour elle que je ne fasse pas partie de sa vie désormais. C’est un autre débat, que je ne suis pas encore prêt à ouvrir. Je préfère profiter de la sérénité de l’instant en me concentrant uniquement sur elle. Un vent de fraîcheur. Une brise subtile. Juliana Rhodes et son sempiternel petit sourire plein de malice et d’intelligence. Mais cela ne peut durer, je ne suis pas dupe. Alors quand elle pose ses questions, légitimement, à son tour, mes yeux s’abaissent et regardent le sol. Mon pouce glisse sur mes propres phalanges meurtries qui me font dorénavant constamment mal et je sens la déception transpirer par chacune de mes pores. Sensation néfaste. L’évocation de Lonnie est le coup de massue qui me fait prendre une vive inspiration et détourner le regard vers la route où s’agglutinent quelques voitures. Par où commencer ? Ma langue glisse furtivement sur mes lèvres, je me mords légèrement les joues avant de répondre sans ambages

- A Dublin, jai suivi une prépa scientifique, avant de passer mon diplôme d’ingénieur et j’allais présenter ma thèse en fin d’année normalement. J’avais un poste de Docteur en mathématiques appliquées qui m’attendait chez IBM, mais ça ne l’a pas fait au final. Le soleil me manquait bien trop. Alors, j’suis de retour oui. Pour de bon normalement. Et je n’ai pas vraiment de nouvelles de Lonnie tu sais, on ne se parle plus vraiment lui et moi…

Principalement à cause de moi d’ailleurs. Parce qu’il ne comprend pas mon éloignement, il ne comprend pas mon besoin d’ailleurs, ma fuite, mes peurs… Et parce que je ne veux pas lui imposer mes problèmes aussi. Je reprends, rallumant une autre cigarette avec nervosité.

- Mais il s’en sort bien tu sais, il est flic. Affaires familiales. J’aurai choisi un autre département pour bosser personnellement mais bon, ça a l’air de lui tenir à cœur alors.

Je hausse les épaules, comme si cela ne m’importait guère, comme si ça ne me touchait pas qu’il ait choisi cette voie-là plutôt qu’une autre. Pourtant, ça me touche. J’ai du mal à comprendre ce qui le pousse vers ce genre de personnes. Le passé, évidemment. Toujours et encore le passé.



Lost soul
« We're not who we used to be. We're just two ghosts standing in the place of you and me trying to remember how it feels to have a heartbeat  » by Wiise
Revenir en haut Aller en bas
Juliana Rhodes
l'histoire sans fin
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 31 ans, bientôt 32 (23/05)
SURNOM : Jules, à force de l'utiliser, j'en oublie presque mon vrai prénom
STATUT : En couple depuis trois ans et bien déterminée à le rester malgré les difficultés
MÉTIER : Bibliothécaire spécialisée dans les romans jeunesses, une passion et une vocation
LOGEMENT : Appartement #95 à Toowong que je partage avec Alfie... Ainsi que des colocataires un peu envahissant, deux rats, une tortue et Joseph qui s'est perdu sur notre canapé depuis un moment déjà
(Juliana) We all chained to the rythm  Tumblr_nesadpWV6Z1r09qfio3_r1_250
POSTS : 316 POINTS : 840

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Ainée d'une famille de cinq enfants ✿ A perdu son père à l'âge de onze ans ✿ Est passionnée par les livres ✿ Est maniaque et psychorigide mais tente de se soigner ✿ Est amoureuse depuis trois ans de celui qu'elle considère comme l'homme de sa vie ✿ Exerce le métier qu'elle a toujours rêvé de pouvoir faire ✿ Rêve secrètement de vivre les happy ends de contes de fées
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (12/10) Leonardo #1Alfie & Joseph #1Leah #1Alfie #1Justine #1Alfie & Ariane #1Joseph #1Caleb #1Harvey #2Stephen, Leah & Alfie #1Alfie #2Asher #2
RPs TERMINÉS : Harvey #1Stephen #1Tad #1Asher #1
PSEUDO : Watermelon
AVATAR : Jenna-Louise Coleman
CRÉDITS : Bazzart
DC : Primrose Anderson
INSCRIT LE : 18/03/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t23445-a-room-without-books-is-like-a-body-without-a-soul-juliana-rhodes#950001 http://www.30yearsstillyoung.com/t23470-you-get-in-life-what-you-have-the-courage-to-ask-for-juliana-rhodes#951283 http://www.30yearsstillyoung.com/t23469-juliana-rhodes

(Juliana) We all chained to the rythm  Empty
MessageSujet: Re: (Juliana) We all chained to the rythm    (Juliana) We all chained to the rythm  EmptyVen 17 Mai - 23:23





We all chained to the rythm

@Harvey Hartwell & Juliana Rhodes



Dix ans. C’est le temps qui s’est écoulé depuis que Harvey a décidé que notre amitié était terminée et qu’il a mis les voiles. Finalement, il a mis plus de temps que je l’avais imaginé à prendre cette décision alors que, dès le départ, j’avais bien senti que Brisbane ne représentait pour lui que les mauvais souvenirs vécus. J’imagine que s’il est resté aussi longtemps c’est parce que son petit-frère avait besoin de loin. J’ai toujours été très touchée par l’amour inconditionnel qu’il porte à Lonnie. Il parle de lui comme s’il était la huitième merveille de monde. Enfin, je devrais plutôt dire « il parlait », parce que je ne sais rien de la manière dont a évolué leur belle complicité et ce lien si fort qui les unissait dans l’adversité qu’ils ont eu à traverser. Hartwell. Ce nom est resté tellement longtemps dans toutes les bouches, sur tous les gros titres des journaux et pourtant, ils ont fait face, ensemble et j’ai été spectatrice impuissante des efforts que mon ami devait faire pour s’en relever, malgré les rumeurs, les propos déplacés, sa famille brisée. Il y avait en lui tellement d’émotions qui n’auraient pas dû habiter un adolescent de son âge, tellement de colère, de tristesse, de doute. Il était désabusé. Maintenant que nous nous retrouvons, de longues années après, je veux croire que les choses sont différentes, qu’il a trouvé cette paix qui lui semblait tellement inaccessible à l’époque mais il me suffit de croiser simplement son regard pour me rendre compte que ce n’est pas le cas. J’aimerais savoir ce qu’il s’est passé, comment il a évolué, quel est son parcours mais je suis la première à passer à l’interrogatoire et je ne me fais pas prier, résumant mon parcours de vie sans histoire en quelques phrases. Je n’ai pas besoin d’en dire beaucoup, Harvey connait tout de mon passé, il sait à quel point ma mère est mal en point depuis le décès de mon père et si à l’époque j’avais encore l’espoir qu’elle se remette à vivre un jour, je sais désormais que ce ne sera pas le cas. Ma mère est et restera une survivante d’un drame qu’elle ne peut pas accepter, même vingt ans plus tard. Je sais aussi que mon parcours scolaire et professionnel ne va pas le surprendre, parce que c’était écrit, il était même le premier à me le dire. Je ne suis donc pas étonnée qu’il s’arrête sur ma vie amoureuse, seule zone d’incertitude parmi toutes ces évidences. « Il s’appelle Alfie. » Je commence, retournant avec plaisir trois ans en arrière, vers ces souvenirs qui paraissent si lointain à présent. « Ma mère m’a trainée de force au réveillon de sa paroisse il y a un peu plus de trois ans et c’était le seul qui avait l’air de ne pas être venu de son plein gré, alors on a discuté. » Cette conversation avait embellie cette soirée à laquelle je n’avais pas du tout envie d’aller. Comme quoi, on ne sait jamais quand les belles rencontres peuvent nous tomber dessus. « On vit ensemble depuis un peu plus d’un an, maintenant, ça passe vite. » Tout ce temps écoulé depuis l’accident et le décès de Rachel, j’ai l’impression que c’était hier, pourtant. La jeune femme a laissé un terrible vide et vivre avec son absence a été une épreuve pour Stephen qui se relève tout juste aujourd’hui. Je veux croire que, désormais, c’est le bonheur qui nous attend et que cette année sera meilleure que la précédente.

Bien sûr, une fois mon interrogatoire passé, je lui pose à mon tour des questions, désireuses de savoir ce qu’il s’est passé dans sa vie durant ces dix dernières années. J’espère qu’il a réalisé ses rêves, qu’il a pu faire des projets, qu’il a croisé des personnes qui ont réussi à lui montrer que l’affaire Hartwell n’était pas toute sa vie et que celle-ci méritait d’être enfin vécue. J’ai conscience que le drame qu’il a traversé a bouleversé son quotidien ainsi que sa perception du monde, mais j’avais tellement envie de le voir retrouver cette petite étincelle d’espoir, ça me tuait de ne rien pouvoir faire pour la lui rendre. Pour lui, j’étais juste cette utopiste, j’en suis sûre, la fille pour qui il était facile de croire en un monde meilleur parce qu’elle n’avait rien eu à affronter. Il a sans doute raison. « Waw ! Quel parcours ! » Je m’exclame alors qu’il me raconte qu’il a poursuivi un parcours scientifique pour devenir ingénieur. A cet instant, j’ai l’impression qu’il a vraiment repris sa vie en main et qu’il en a tiré quelque chose de bien. « Je suis super fière de toi. » Mais le passé qu’il a employé et son ça ne l’a pas fait, finalement me laissent un goût amer parce que c’est vague sans l’être et que ça montre bien que lorsqu’il était proche du but, il a tout envoyé paitre et s’est saboté lui-même. Je suis déçue de l’apprendre, mais peut-être que ça signifie qu’il a tout simplement trouvé quelque chose qui lui convenait mieux que ça et qu’il a changé d’avis. Je préfère vraiment le considérer comme une sorte de renouveau plutôt que comme un échec. Malgré tout, quelque chose me dit que ce n’est sûrement pas aussi rose que ça. « C’est comment Dublin ? Et pourquoi Dublin d’ailleurs ? Tu connaissais des gens là-bas ? » Mes questions s’enchainent, sans gêne, j’ai juste envie de savoir où il en est, ce qu’il fait, ce qu’il a envie de devenir et je ne me rends pas forcément compte que je n’aborde peut-être pas les bons sujets et peut-être pas de la bonne façon. Malgré tout, le fait qu’il n’ait pas de nouvelles de Lonnie me frappe plus que tout ce qu’il me dit d’autre et je crois que je réalise seulement à ce moment-là que sa vie n’a peut-être pas tourné aussi bien que je l’aurais souhaité. Il aimait tellement son frère, il avait pour lui une admiration sans limite et lorsqu’il me dit qu’il s’en sort bien, j’ai l’impression de revoir cette fierté énorme qui l’habitait lorsqu’il parlait de son petit protégé. « Oh. Je vois. » Pauvre Harvey, éloigné de la seule personne qui composait encore sa famille. Est-ce qu’ils se sont brouillés ? Est-ce que son départ les a juste naturellement éloignés ? Serait-il parti en laissant Lonnie de côté de toute façon ? Je n’en sais rien et j’ai évidemment très peur de m’aventurer sur un terrain glissant. « C’est génial qu’il ait aussi bien réussi, tu dois être tellement fier de lui. » Chacun a ses propres méthodes pour extérioriser ses démons et si Lonnie a choisi de côtoyer les drames familiaux alors qu’il en a lui-même vécu un, il est évident que le choix peut paraitre surprenant mais je le trouve compréhensible. Je me garde de faire le moindre commentaire à ce sujet, ne souhaitant pas remettre sur le tapis les douleurs passées d’Harvey. Et encore, je ne suis même pas sûre qu’elles soient si passées que ça. « Et maintenant que tu es revenu ici, tu fais quoi ? Tu as trouvé un boulot ? Tu vis où ? T’es tout seul ? » Je veux tout savoir, Harvey Hartwell, tu vas regretter d’être venu dans ma vie. S’il pense qu’il peut débarquer dix ans plus tard et s’en sortir sans que je lui demande de tout me raconter, il se trompe.


Code by Sleepy




All I need is you, come please I'm callin' and oh I scream for you, hurry I'm fallin'

(c)Miss Pie

Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

(Juliana) We all chained to the rythm  Empty
MessageSujet: Re: (Juliana) We all chained to the rythm    (Juliana) We all chained to the rythm  Empty


Revenir en haut Aller en bas
 

(Juliana) We all chained to the rythm

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
30 YEARS STILL YOUNG :: 
brisbane, australie.
 :: toowong :: state liberty
-