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 RAELYN&AMOS ► Up all night I can't pretend

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Raelyn Blackwell
la chair empoisonnée
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ÂGE : 32 ans (20.12.1986)
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn. Beaucoup l’appellent Rae, se passant bien de son accord
STATUT : Frivole depuis 11 ans, elle collectionne les relations charnelles sans attaches. Addict à la sensation de ressentir une peau contre la sienne mais sans se l'avouer terrorisée à l'idée de laisser quelqu'un rentrer dans sa vie
MÉTIER : Responsable de l'approvisionnement en stupéfiants du Club, la pègre de Brisbane
LOGEMENT : #606 Spring Hill
RAELYN&AMOS ► Up all night I can't pretend CkDhrGad_o
POSTS : 8983 POINTS : 3590

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : petit modèle, elle mesure moins d'un mètre soixante et possède une silhouette gracile + elle possède un certain charisme, du magnétisme et il est facile de se faire berner par son charmant minois + diplomate, elle possède des nerfs d'aciers + elle n'a pas fait d'études, pas par manque de capacités mais de moyens financiers et d'envie + accro à la cigarette + alcoolique à ses heures perdues + adepte de MDMA pour les grandes occasions + opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle + au fond terrorisée par la solitude
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : RAELYN&AMOS ► Up all night I can't pretend SfyRcWdD_o
Amelyn #1Truth be told, I don't mind. And I'd sell my soul for the high.

13/10AmosJoseph #2Lubya #2DeborahCaïnCamilJessalynPrimrose #3CharlieGinny&AudenLeah #2
Univers alternatifMitchell (Dimension zombie)Leah (Dimension fantôme)

RPs TERMINÉS :
2019Primrose #1Joseph #1Mitchell #1Lubya #1Mitchell #2Primrose #2Jo&Auden
FlashbackAuden #1 (Flashback 2005)Leah (Flashback 2012)Auden #2 (Flashback 2016)

RAELYN&AMOS ► Up all night I can't pretend BaVsCicO_o
AVATAR : Lady Gaga
CRÉDITS : Avatar et gifs by me UB by loonywaltz
DC : NA
INSCRIT LE : 21/02/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t23235-raelyn-the-badest-thing-around-town-5 http://www.30yearsstillyoung.com/t23281-raelyn-if-you-re-a-strong-female-you-don-t-need-permission http://www.30yearsstillyoung.com/t23333-raelyn-blackwell http://www.30yearsstillyoung.com/t24159-raelyn-blackwell

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MessageSujet: RAELYN&AMOS ► Up all night I can't pretend   RAELYN&AMOS ► Up all night I can't pretend EmptyMer 8 Mai - 22:03





Up all night I can't pretend
Amelyn #1 - Raelyn Blackwell & @Amos Lockwood

Après la soirée mouvementée, je sentais encore les effets de la pilule d’ecstasy que j’avais ingérée une poignée d’heures auparavant. De façon plus diffuse, plus contrôlable, et en me concentrant j’arrivais à redevenir maître de mes paroles et de mes actes, mais ils étaient toujours là, embrumant mes pensées, me faisant tressaillir au moindre contact physique, déliant ma langue et me tirant par moment des sourires injustifiés. Mais la fatigue elle commençait à s’installer, les effets excitants de la drogue commençant à se dissiper. Il faut dire que gérer Jo en plein mauvais trip et supporter son amie moralisatrice, le tout en une même soirée, relevait du tour de force, et était épuisant en soit. Quand bien même le début de soirée avait été particulièrement agréable et surprenant, j’aurais peut-être mieux fait d’embarquer quelqu’un d’un peu plus solide à mes côtés. Un cocaïnomane flanchant après une prise d’ecstasy, on aurait tout vu.

Prouvant que je n’étais pas un monstre, ou en tout cas pas uniquement la prédatrice que certains auraient voulu voir, j’avais fini par rester, face à la détresse de la jeune femme, qui était clairement dépassée par la situation. La dernière fois que je l’avais vue gérer quelqu’un sous l’emprise drogue et en surdose, j’étais cette personne et elle m’avait conduite à l’hôpital sans sommation, et concernant Jo, il valait mieux éviter de recourir à cet extrême, puisqu’il était facile de deviner qu’il sortait probablement de prison et que la consommation et possession de drogue violait probablement sa liberté conditionnelle, s’il y était encore soumis. Alors j’avais aidé la brune à le raccompagner, le gérant comme je pouvais pendant qu’elle conduisait, et essayant de le maintenir calme alors que nous étions encore dans la forêt et pendant le trajet jusqu’à Fortitude Valley. L’appartement de la jeune femme était modeste, mais je n’avais de toute façon pas prévu de m’éterniser une fois Jo endormi et tiré d’affaire. C’était sans compter sur la tendance de Déborah à se mêler des affaires des autres, et son complexe de super héros, puisqu’elle avait refusé de me laisser partir tant que de mon côté je serais encore clairement défoncée. J’avais protesté, rappelé que j’habitais Spring Hill, le quartier voisin et à moins de deux kilomètres de marche, que je pouvais tout à fait appeler un taxi mais rien n’y avait fait, et s’était montrée fermement opposée à l’idée de laisser une jeune femme saoule, sous l’emprise de psychotropes et légèrement vêtue se balader seule en pleine nuit dans le centre-ville de Brisbane. Finalement, lorsque j’avais proposé d’appeler quelqu’un pour venir me chercher, elle n’avait plus eu la moindre excuse à m’opposer, et avait accepté le compromis. Levant les yeux au ciel je m’étais mise en quête de quelqu’un pouvait voler à mon secours. Après être tombée sur le répondeur d’Alec j’avais laissé échapper un juron, avant de tenter de joindre Mitch. Second échec. J’avais réfléchis un instant, réalisant que mon cercle restreint se limitait aux deux hommes, et un peu inconsciemment et par hasard mes doigts avaient glissé jusqu’au nom d’Amos. J’avais tenté le coup, galvanisé par mon état global d’ébriété, et à la troisième sonnerie une voix grave avait décroché d’un simple "Allo ? ". Un peu surprise, j’étais restée muette, jusqu’à ce que la voix ne se fasse entendre à nouveau. « Raelyn ? » Finalement j’étais revenue à moi-même, et dans un état un peu second j’avais répondu, toujours sous le regard appuyé de Déborah. « Ouais Amos, je sais que c’est le milieu de la nuit, je… Je t’expliquerai, mais tu peux venir me chercher ? Je suis retenue captive à Fortitude Valley. » Sans cérémonial il avait fini par accepter, et je lui avais donné l’adresse de la jeune femme avant de raccrocher, et de me rasseoir sur un fauteuil en attendant son arrivée, me rendant compte au passage qu’il fallait que je mange quelque chose.

Lorsqu’il m’avait envoyé un message pour me signaler qu’il était devant, j’avais adressé un dernier geste à la brune, qui m’avait raccompagnée et suivie du regard jusqu’à ce que je monte dans la voiture d’Amos, le dévisageant au passage. Difficile de dire si je le réveillais ou pas, et quelle était son humeur. C’était un type pas bavard, charismatique et bien bâti, clairement le type d’homme qui m’attirait diablement. Depuis plusieurs mois qu’il bossait pour le Club, je ne pouvais retenir des œillades appuyées en sa direction, ni mon esprit de vagabonder lorsqu’il me regardait. J’avais envie d’en faire mon quatre heures, cela crevait les yeux, et il n’avait pas fallu longtemps pour que j’entame un rentre dedans éhonté, déployant les armes de séduction massive. Mais il m’avait résisté, et me résistait encore, et ce n’était clairement pas quelque chose dont j’avais l’habitude. Je savais lorsque je plaisais à un homme, ce genre de chose trompait rarement, et je savais que je lui plaisais, le baiser que nous avions échangé me l’aurait confirmé s’il m’était resté des doutes, et pourtant il mettait un point d’honneur à repousser mes avances, me rendant folle de rage. Mon instinct me hurlait qu’il jouait avec moi, et surtout avec mes nerfs, mais ce soir et vu l’état dans lequel je me trouvais, mon instinct ne hurlais plus grand-chose. Et quand bien même, j’aimais trop ce jeu pour l’écouter, et je l’avais rapidement réduit au silence.

Toujours vêtue d’une tenue dévoilant largement mes formes, et alors que des mèches rebelles s’échappaient de cheveux portés lâchés, alors que mes yeux devaient hurler leur fatigue, je ne rougis pourtant pas une seconde en croisant son regard. Claquant la portière, je ne pris pas la peine d’attacher ma ceinture, avant de lui donner mon adresse. « J’habite au croisement d’Adelaïde Street et Clark Lane, c’est à Spring Hill, à deux pas d’ici. » Amos n’avait effectivement jamais mis les pieds chez moi, même si l’envie d’avait jamais manquée de mon côté. « Aucune remarque s’il te plait. Je viens de passer une soirée assez pénible comme ça. » Finalement, j’avais rajouté quelques mots, ne me démordant pas de l’attitude enjôleuse que j’adoptais souvent avec lui. « Merci d’être venu. Qu’est-ce que tu foutais débout à une heure pareille ? Tu sais si tu voulais à ce point voir mon appart’, suffisait de me demander. » J’avais du culot, de te taquiner ainsi alors qu’il était possible que je l’ai réveillé. Ou pas d’ailleurs. Je laissai un instant mes pensées dériver, me demander comment il avait pu occuper sa soirée et la première partie de sa nuit, avant d’être dérangé par mon appel. Certainement rien d’aussi folklorique que moi, cela dit.


Spoiler:
 




I have to turn my head until my darkness goes

Spoiler:
 


Dernière édition par Raelyn Blackwell le Sam 6 Juil - 12:56, édité 4 fois
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Amos Lockwood
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ÂGE : 42
SURNOM : Il n en a pas. C'est bien assez court.
STATUT : Marié. Sa femme attend désespérément qu'il signe les papiers du divorce.
MÉTIER : Videur au club. Ancien militaire.
LOGEMENT : Fortitude valley
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Il boit. Il se drogue parfois. C'est pas un gars recommandable. Peu bavard. Charismatique. Malade et malheureux
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
AVATAR : Bradley Cooper
CRÉDITS : Lux aeterna
DC : Lubya Abramova
INSCRIT LE : 02/05/2019

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MessageSujet: Re: RAELYN&AMOS ► Up all night I can't pretend   RAELYN&AMOS ► Up all night I can't pretend EmptyVen 10 Mai - 23:40






UP ALL NIGHT
I CAN'T PRETEND
@RAELYN BLACKWELL
Un studio, c’est étroit par définition. Chez moi, il y a deux pièces : une salle de bain – si spacieuse que ç’en était du gâchis – et une autre qui sert de salon, de chambre et de cuisine. Souvent, j’ai l’impression d’évoluer dans un placard, d’autant que l’espace réduit, faute à on tableau blanc sur lesquels j’aimante des photos et des notes reliées à une carte de la ville. Les endroits-clés sont punaisés comme le Club, la fac, l’appartement qu’occupait Sofia avant son décès, mon bar préféré, le domicile de Raelyn et un hôtel de luxe sur lequel je prévoyais d’enquêter prochainement à cause de bruits de couloir. Quant aux clichés, ils représentent tantôt des décors tantôt les portraits des personnages-clés pour atteindre mes objectifs. Quelques dealers, des malfrats réputés ou bien cachés de Brisbane, les violeurs – je me répugnais à les appeler clients – de mon enfant, Mitchell et son associée, le cœur même de mon intrigue. Je n’écris ni un article de presse ni un roman. Je ne suis pas flic non plus. Mon objectif est de rendre justice, seul, loin des autorités en qui je n’ai plus grande confiance ? Qu’ont-ils fait jusqu’ici à part ranger le dossier dans les affaires classées par manque de preuves tangibles. Je cherchais des réponses parce qu’elles étaient ma planche de salut et cette blonde comptait parmi les éléments centraux. J’avais beau la rêver blanche colombe, elle était coupable elle aussi, indirectement peut-être, mais elle contribuait à sa manière à cette traite des filles, à l’effondrement du dernier pilier de ma vie. C’est donc autour d’elle que j’ai tissé la toile de ma vengeance, parce qu’elle est femme et que je lui plais, ce qui la rend abordable et peut-être vulnérable. De prime abord, elle paraît forte et intouchable. Terrée dans sa carapace de fierté et d’austérité, j’aimerais croire que ses sourires allument dans ses yeux le feu de l’humanité, de la fatigue d’avoir à se battre continuellement pour creuser son trou, pour être entendue, pour être vue… Elle réussissait son pari d’ailleurs. Dans ce monde bâti par les Hommes et pour eux seuls, elle ne passait pas inaperçue. Je soupçonnais son extravagance surjouée, calculée, assemblée pièce après pièce, que nul ne suppose ô combien elle est aimable, non dans le sens noble du terme, mais dans ce qu’elle peut insinuer en émotion chez l’autre. Raelyn, on l’apprécie ou on la déteste. Personnellement, je n’arrivais pas à statuer.

À défaut de m’en tenir éloignée, je la maintenais aussi proche que possible, pour appréhender ses failles et m’en resservir en temps voulu. Avais-je des scrupules ? Pas tout à fait. J’oscillais entre le plaisir de lui nuire et son contraire. Je regrettais à chaque fois que je me rappelais de ce baiser échangé, baiser duquel j’étais à l’initiative. Il n’avait rien de romantique, de doux ou délicat. Les contours de mon souvenir étaient flous, mais il le décrivait comme un acte de l’urgence, de la nécessité, de cette pulsion incontrôlable d’être trop ivre pour garder mon sang-froid. Elle m’avait houspillé presque coutumièrement. À ce stade, ses avances relevaient moins du jeu que du rituel sans maître de cérémonie. Nous endossions ce rôle chacun à notre tour, bien que je ne flirte pas, pas vraiment ou pas exactement. Je m’abstiens ou je consens en soufflant le froid, puis le chaud. Ça la rend dingue et même si je détestais le reconnaître, je n’étais pas en reste. A contrario, cette évocation ne me tiendrait pas éveillé, un verre entre les doigts – celui de trop sans doute – les pieds sur la table basse, à contempler les images et à me revoir la coincer contre le mur, son visage serré par ma main, sans lui faire mal, mais pour l’empêcher de secouer la tête tandis que je lui vole un baiser. Me suis-je senti ébranlé ? Difficile à dire. L’alcool rend ma mémoire défaillante. Tout ce que j’en savais c’était qu’il était plus convenable de ne pas y revenir et d’éviter d’y penser. Or, plus j’essayais de m’en convaincre, moins j’y parvenais. Comment le pourrais-je si le destin se charge de la ramener vers moi… J’allumais la télé pour distraire quand dans ma poche mon téléphone vibra. Le loup pointait le bout de queue. Que me voulait-elle ? À cette heure-ci ? Avait-elle des ennuis ? J’avalai mon verre tout de go avant de l’accueillir d’un « allo. », mais je ne peux rien ajouter, abasourdi, hébété qu’elle ait besoin de moi. Je ne l’attendais pas là, Raelyn. Je n’étais pas non plus en tête de liste de ces personnes de confiance. J’en déduis que je n’étais pas loin de la première place cependant, juste derrière les frères Strange et je convins qu’en plus de la secourir, je m’arrangerai pour transformer cet avantage, qu’il m’approche de mon objectif. Avant de partir, alors que je me savais en état d’ébriété avancé, je me repoudrai le nez de cocaïne et je jetai un regard dans le miroir. J’étais égal à moi-même et je le restai jusqu’à ce qu’elle grimpe dans ma voiture.

J’ignorais ce qui m’étonna le plus entre son éclat malgré sa folle nuit ou sa tenue vestimentaire. Elle était un appel à la luxure et je ne me gênai pas vraiment pour l’observer de la tête au pied, sans vergogne, aussi lentement que l’heure me l’autorisait. « Ta ceinture. » lui lançais-je avant de démarrer, le corps à moitié tourné vers elle. J’aurais pu lui expliquer que j’étais si rond qu’elle et qu’attirer l’attention des flics ne nous serait pas favorable. Je ne pris la route qu'au moment où j’obtins gain de cause. Son adresse, elle était superflue. Je la connaissais déjà. Je l’avais longtemps suivie avant de devenir l’un des videurs du Club. « Des remarques sur ? » répliquais-je faussement innocent. Je ne lui réclamerais pas de remerciements. Je n’étais pas là pour elle, mais pour moi et mes objectifs. « Ta tenue vestimentaire ? Certaines sont mortes pour moins que ça. » Mon commentaire n'exigeait aucune réponse factuelle. C’était, dans le fond, une façon de souligner qu’elle était terriblement attirante. Étais-je gêné qu’elle puisse allécher d’autres hommes ? Je coulai vers elle un regard espiègle. Je plaisantais, aidé par mes mauvaises habitudes. J’en souris d’ailleurs. « Si tu voulais à ce point que je le voie, tu pouvais simplement m’inviter. » lui rétorquais-je aussitôt en m’obligeant à me concentrer sur la route. « J’étais en ville. » Mensonges ! J’étais chez moi à ruminer mes emmerdes et mes souvenirs. Je n’avais aucune envie de lui confesser ô combien mes obsessions m’isolent et m’éloignent du monde de la nuit, que les miennes, je les passe le plus souvent seul, à boire et à me droguer, à l’occasion, comme un type sujet aux addictions. « Si c’était la question. Les Strange étaient occupés ? » Je déplorai ma curiosité et, tandis que les néons de fast food agressaient mon regard, j’entendis mon vendre gargouiller. « Tu as faim ? »







Mr Tambourine man...
Hey! Mr. Tambourine man, play a song for me ! I'm not sleepy and there is no place I'm going to. Hey! Mr. Tambourine man, play a song for me ! In the jingle jangle morning I'll come following youBob Dylan
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MessageSujet: Re: RAELYN&AMOS ► Up all night I can't pretend   RAELYN&AMOS ► Up all night I can't pretend EmptySam 11 Mai - 13:09




Up all night I can't pretend
Amelyn #1 - Raelyn Blackwell & @Amos Lockwood

Ma tenue vestimentaire n’étais peut être pas des plus adaptées à une balade en ville seule à cette heure-là, j’en étais pas consciente, impossible de ne pas s’en apercevoir. Assise dans la voiture, sentant le regard d’Amos s’appesantir sur mon corps, j’en prenais conscience, bien plus que lorsque les yeux joueurs de Jo s’étaient baladés sur mes courbes dévoilées. J’étais à l’aise avec mon corps, là n’était pas la question, mais à sa façon d’être toujours si imprévisible, de souffler le chaud plus d’être en ère glaciaire, Amos réussissait le tour de force de – pas me déstabiliser – mais à me faire perdre de ma superbes pendant de courts instants. Chez les hommes que je fréquentais habituellement, tout était facile. Il était facile de lire dans leurs yeux l’effet que je leur faisais lorsqu’il posait leur regard sur moi, facile de savoir ce qu’ils avaient derrière la tête, quelles étaient leurs motivations, et surtout aisé d’arriver à mes fins. Amos était un peu plus énigmatique. J’aimais jouer, j’aimais cette sensation finalement assez nouvelle de devoir déployer des efforts pour arriver à mes fins, de peiner et devoir m’acharner, cela aurait été mentir que de dire le contraire, sans quoi j’aurais simplement abandonné la chasse pour me complaire dans la facilité, mais par moment, il arrivait à me faire bouillonner intérieurement. Parfois il était sec, cassant et j’avais la sensation qu’il mettait un point d’honneur à me repousser, à me laisser penser qu’il voulait que je lui foute la paix et que je ne l’intéressais pas et parfois il semblait de meilleur humeur, prêt à entrer dans mon jeu.

Comment interpréter alors cette volonté de passer du temps avec moi ? Parce que je n’étais pas dupe, et s’il avait voulu me stopper net dans mes ardeurs, il aurait pu le faire de façon bien plus efficace, mais j’avais l’intime conviction qu’il trouvait souvent une façon de continuer à graviter autour de moi, répondant présent lorsque je lui proposais un verre pour le détendre après une journée passée à surveiller l’accès au Club, me regardant souvent comme s’il cherchait à me déchiffrer. Et que dire de ce baiser ? De cette fois où nous avions tous les deux bu beaucoup trop d’alcool pour que l’on nous qualifie de raisonnable, et où alors que j’allais partir, lassée une fois de plus par ce jeu sans retour et bien décidée à trouver un moyen de continuer ma soirée en bonne compagnie - puisqu’il me refusait la sienne – il s’était levé pour me rattraper avant que je ne quitte le bar et, d’une main appuyée sur ma hanche pour m’appuyer contre le mur alors que l’autre était venue sur mon visage pour m’empêcher de me dérober, pour initier un baiser tout sauf chaste et innocent, et dont je n’étais clairement pas restée spectatrice. Tout été allé si vite, et avant que je n’ai le temps de reprendre mon souffle pour lui offrir un trait d’esprit dont j’étais spécialiste, il s’était éloigné et avait quitté le bar, me laissant idiote et pantoise, contre mon mur. Depuis, lorsque j’amenais le sujet sur le tapis, tentant de le piquer, il se contentait d’éluder et de répondre sans répondre. Mon gabarit m’empêchait d’être celle qui lui rendrait la pareille, d’à mon tour l’empêcher de m’échapper pour balader mes mains sur son corps, mais l’envie n’en manquait pas, sa façon de jouer à ce jeu dont j’étais l’instigatrice réveillant en moi toute sorte de pulsions.  

Pas du genre à respecter les règles je n’étais pas réellement de celles qui attachent leur ceinture de sécurité pour un si court trajet. Mais Amos semblait en avoir décidé autrement. « Ta ceinture. » Le ton était ferme et autoritaire, c’était un ordre. Pourquoi diable est-ce que cela suffisait à éveiller mon intérêt ? Le défiant du regard quelques secondes, sans rien dire, un léger sourire sur les lèvres, j’avais finalement lentement tendu la main vers la ceinture en question, et je l’avais faite glisser pour m’attacher sans le quitter des yeux pour autant. « Tu devrais être autoritaire plus souvent, ça te va bien. » Gardant mon sourire quelques secondes supplémentaires, je ressentis le besoin de lui demander de ne pas trop me lancer de piques, la fatigue me rendant tout de même plus irritable qu’à l’ordinaire.  « Des remarques sur ? » Son air innocent me fis rire. Sur ma tenue, puisqu’il semblait ne pas se gêner pour observer mon flanc, en parti recouvert de tatouages dévoilés par le peu de tissus que comportait ma tenue ? Mon allure globale, qui sentais la fatigue et la nuit d’excès ? Mes pupilles dilatées qui peinait à reprendre une taille normale alors que j’étais toujours défoncée ? L’odeur d’alcool et de luxure qui devait me coller à la peau ? Le choix était vaste.  « Ta tenue vestimentaire ? Certaines sont mortes pour moins que ça.  » Il paraissait de bonne humeur, c’était un soulagement, je n’étais pas au meilleur de ma forme et aurais surement eu du mal à composer avec l’air renfermé qu’il arborait parfois. Avec lui c’était un peu la roulette russe, et j’avais l’impression d’appuyer sur la détente du flingue plaqué contre ma tempe à chaque fois que ma route croisait la sienne. « Tu t’en es chargé ? La ceinture, cette remarque, dis moi s’il faut que je commence à paniquer. La porte s’ouvre de l’intérieur ou bien je ne pourrais même pas tenter ma chance en sautant en marche ? » Je sentais son regard dévier vers moi alors qu’il essayait de rester concentrer sur la route. Sans trop savoir pourquoi j’avais une certitude : j’étais plus dangereuse que lui, malgré les apparences. Malgré cette violence et cette rage que je sentais à lui, j’avais l’impression d’avoir à faire à quelqu’un que n’avait pas mauvais fond. Mais son passé restait un mystère pour moi, tant il éludait mes questions lorsqu’elles devenaient trop personnelles. Alors que nous étions en route pour mon appartement, je me fis la réflexion que je ne savais même pas où il vivait. « Si tu voulais à ce point que je le voie, tu pouvais simplement m’inviter. » Le regard posé sur la route, je n’avais pas tourné la tête vers lui. Appuyant mon dos contre le dossier du siège passage, je relevai mes jambes de façon nonchalante pour poser croiser mes pieds sur le tableau de bord, oubliant presque que mon short dévoilait déjà bien assez mon corps pour en rajouter. « Je pensais avoir été claire.  » Marquant une fois, j’abandonnai ma contemplation de l’asphalte pour reposer les yeux sur lui. « La visite privée c’est quand tu veux. »


Je me détestais de ressentir autant de curiosité pour l’homme assis à côté de moi, et ce qu’il pouvait faire de ses soirées. En temps normal je n’avais que faire de comment les hommes que je convoitais ou possédais déjà le temps d’étreintes occupaient les nuits qu’ils ne passaient pas avec moi, et je ne possédais même pas Amos, mais sa façon de se rendre inaccessible réveillait un intérêt que je peinais à dissimuler. « J’étais en ville. » Difficile de faire plus laconique. Il devait être pas loin de 3h du matin, qu’est-ce qu’il foutait en ville ?  « Si c’était la question. Les Strange étaient occupés ? » Je n’avais pas détaché mon regard de lui depuis plusieurs secondes, et il ne parvint pas tout à fait à me dissimuler que ma curiosité semblait réciproque. Etait-il satisfait que j’ai fait appel à lui, ou au contraire aurait-il préféré que ce soit Alec qui vienne me chercher ? Impossible de savoir. « Non, j’avais simplement beaucoup trop envie de te réveiller et de te déranger en pleine nuit.  » Mensonge, bien sûr. Je ne savais même pas ce qui avait poussé mes doigts à glisser vers son nom, après mes deux échecs avec Mitch et Alec. « … Et je suis un peu déçue de voir que ce n’est pas le cas. » Sous-entendu que je ne le réveillais pas ou ne semblait même pas le déranger. L’observant attentivement quelques minutes, il me sembla sentir des odeurs d’alcool. Peut-être avait-il passé une soirée semblable à la même, peut-être même en plaisante compagnie. Peut-être étais-je la seule dont il repoussait ardemment les avances.

Alors que les immeubles de Spring Hill commençaient à se dessiner devant nous, les néons des fast food de Fortitude ouverts toutes les nuit attirèrent mon regard, et Amos sembla lire dans mes pensées. « Tu as faim ? » Difficile de dire non. Mon dernier repas remontait à la veille au midi, et la soirée avait creusé mon appétit. Je fréquentais rarement ce type d’endroit, et quand je le faisais j’étais souvent dans un état similaire à celui dans lequel je me trouvais à présent, mais je n’étais pas en état de refuser quoi que ce soit. « Ouais. T’as qu’à t’arrêter à celui-là, les tacos ne sont pas mauvais. » Amos acquiesça et gara la voiture, de laquelle je descendais rapidement avant de me retourner vers lui. « Je te prends quelque chose ? On est à deux rues de chez moi, laisse-moi cinq minutes, j’attrape deux tacos et on les mange à l’appart ? Je ressens pas le besoin de m’attarder dans le quartier plus longtemps que ça. » Disons que mon appartement était un cadre plus tranquille, et que je commençais à en avoir besoin, de tranquillité. Attendant qu’il acquiesce, j’avais attrapé mon sac à main dans la voiture avant d’entrer dans l’établissement, ignorant les regards se baladant sur mon fessier des quelques clients présents. Quelques minutes après, je ressortais du restaurant un sac en plastique à la main, contenant notre Saint Graal. Amos et la voiture n’avait pas bougés, et déposant le sac à l’arrière, je me tournai vers lui avait d’attraper ma ceinture pour l’attacher. « Ouais je sais, ma ceinture. » Finalement, alors qu’il démarrait, je posais mes yeux sur lui. « T’es toujours aussi rigide ou ça m'est réservé ? » Je le savais intransigeant et dans le contrôle, et si j’aimais ça, la part de moi qui se complaisait à analyser ses interlocuteurs mourrait d’envie de savoir ce qui se cachait derrière le sale caractère d’Amos Lockwood.




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Dernière édition par Raelyn Blackwell le Sam 6 Juil - 11:23, édité 1 fois
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Amos Lockwood
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SURNOM : Il n en a pas. C'est bien assez court.
STATUT : Marié. Sa femme attend désespérément qu'il signe les papiers du divorce.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Il boit. Il se drogue parfois. C'est pas un gars recommandable. Peu bavard. Charismatique. Malade et malheureux
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
AVATAR : Bradley Cooper
CRÉDITS : Lux aeterna
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MessageSujet: Re: RAELYN&AMOS ► Up all night I can't pretend   RAELYN&AMOS ► Up all night I can't pretend EmptySam 6 Juil - 1:24






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@RAELYN BLACKWELL
Bien sûr, elle est magnifique. Je ne peux le nier. J’aimerais pourtant, par facilité, mais comment m’y prendre sans mauvaise foi maintenant qu’elle affiche sa beauté et ses formes sous mon nez. Ses jambes, aussi courtes que musclées, s’étendent du siège de la voiture jusqu’à mon tableau de bord et je peine à me concentrer sur la route. Je coule d’ailleurs un regard intéressé dans leur direction, presque machinalement, naturellement peut-être. C’est indécent, mais je les préfère au galbe de ses seins que sa blouse dissimule à peine. « Où Diable sa pudeur se cache-t-elle ? » ai-je songé. Rae est un appel à la luxure. Nul homme normalement constitué ne pourrait prétendre à détourner les yeux sans difficulté. Or, je m’y emploie vaille que vaille, quoique cette pensée arrache à mon cœur un soupir neuf teinté de la couleur de la jalousie. Ce soir, elle est sortie. Accompagnée de quelques amis, elle s’est certainement trémoussée sur une piste de danse au vu de tout mâle à l’œil lubrique. C’est dans le but de leur plaire qu’elle opta pour cette affriolante tenue. J’étais entièrement étranger à son choix. Séduire la part animale de ma personnalité n’entrait pas dans l’ordre de ses priorités. Elle ne m’appela à la rescousse que par dépit, cédant à la pression d’une amie plus raisonnable. Cette fortuite rencontre entre Raelyn et moi ne relevait pas d’une manigance savamment orchestrée pour éveiller ma concupiscence et l’idée m’était déplaisante. Elle vexe mon ego qu’habituellement elle flatte de son intérêt, celui avec lequel je joue allègrement au mépris de es nerfs et, visiblement, des miens. Impossible, dès lors de retenir une remarque sur ce qu’elle porte, de ne pas souligner son caractère dangereux. Comment tenir à l’écart les plus triviaux des porcs dans de tels apparats ? Je l’estimais plus en sécurité avec moi qu’avec tout autre et cette pensée-là aussi, je la déteste. Je la hais pour ce qu’elle m’éloigne de mon dessein premier : la vengeance. N’était-elle pas le moteur de mon installation à Brisbane ? Raelyn ne m’a-t-elle pas volé mon bijou le plus précieux ? Ma fille représentait ma plus belle et surtout ma seule réussite. Ma comparse improvisée n’aurait-elle pas mérité que je l’étrangle de mes mains, ici même, dans cette voiture, parce que nous sommes à l’abri des regards indiscrets ? Ne devrais-je pas me réjouir qu’elle connaisse à son tour le sort de ma gamine ? Ne serait-il pas de meilleur ton de me repaître de sa souffrance en apprenant, le moment venu, que la harpie qui jeta ma fille en pâture au lion, qu’un sale type ait abusé de son extravagance ? Je n’étais pas en Australie pour redorer le blason de mon orgueil, mais pour assouvir ma soif de justice, non ? Elle est mon but, mon objectif, et je déteste ma soudaine compassion, mon humanité, mon penchant pour la jeune femme. Je la déteste elle, de toute mon âme, tout du moins, j’essaie.  

Néanmoins bien décidé à me prémunir de mes faiblesses, je ressuscite ma culpabilité. Je revois le sourire de Sofia qui, aujourd’hui, me déchire le cœur et je me referme sur moi-même. Je sais que face à ma douleur, Rae ne peut plus grand-chose. Je sais également qu’elle n’écopera pas plus que de quelques mots précautionneusement choisis pour entretenir les braises d’une conversation. Que puis-je faire de plus ? Je n’ai pas envie de me brûler, pas envie non plus de nourrir ma culpabilité de denrées supplémentaires. Je parviens à peine à composer avec celle qui me tient chaud la nuit et qui a refroidi mon cœur malade, mon empathie d’antan, mon sens du dévouement. Je suis bien assez pétri de remords pour y ajouter plus de regrets. Embrasser Raelyn fut une idée stupide. Laisser mon regard courir sur son corps, cette nuit, l’est tout autant. « J’ai l’air menaçant ? » Pour les femmes, pensais-je, sans pour autant exprimer le fond de ma pensée. Je me contentais du minimum, non par crainte qu’une précision soit une insulte à l’intelligence de la passagère, mais parce que j’estime inutile d’épuiser mon compteur de mots trop tôt. Je suis un peu à l’image des barons du film belge, à ceci près que je ne dénombre pas mes pas ou les gestes. « Je pourrais l’être, mais tu as bien une chance de t’en tirer. » Je ne suis pas avare de sourires non plus. Ils sont éteints, vides d’aménité, mais ils donnent assez bien le change en général. Alors, je lui en adresse un pour toute réponse à sa provocation, et ce, malgré le faux contact entre mes lèvres et de mon regard. Ils ne brillent pas, mes yeux. Ils ne s’illuminent pas de cette lueur d’authenticité propre aux rieurs, aux bons vivants, aux épargnés par le sort. Je ne me classe pas réellement parmi les enthousiastes ou les optimistes. J’en étais, à ce jour, plus éloigné que jamais. Je n’ai en commun avec ces derniers que les réflexes nécessaires à ma survie : boire et manger. Un tacos, en l’occurrence.

Obtempérant de bonne grâce, je me stationnai non loin du snack que la sulfureuse blonde me désigna. Je pris à peine le temps de réfléchir à ce qui m’agréerait que je lui tendais déjà un billet. « Je n’ai aucune envie de manger sur place non plus. » Un coup d’œil suffit à me convaincre que les lieux étaient un véritable repère de hyènes. « Et prends ce que tu veux. » Je la remerciai, hésitant entre l’accompagner ou l’attendre sagement dans ma voiture. J’optai pour la seconde proposition, considérant que jouer les gardes du corps ne m’apporteraient rien, si ce n’est plus de la contrition, des doléances envers mes ambitions et mon enfant, ma jolie Sofia, partie trop tôt. Mon bébé entraîné malgré elle dans la corruption. Et, pourtant, les œillades des types greffés au trottoir m’irritèrent. Ces enfoirés la dévoraient de leur prunelle rouge de désir. Alors, sans vraiment comprendre les tenants de ma réaction, je quittai la voiture à mon tour. Appuyé contre la carrosserie, j‘observais le membre haut placé à travers la vitrine du buibui, habité par un soupçon d’inquiétude. Pour m’en défaire, j’allumai une cigarette et m’accrochai à l’idée de ma paranoïa, celle communément insufflée par la cocaïne. Force était cependant d’admettre que je ressemblai à un soldat à l’affût campant sur sa position dans les tranchées. Un instant, je songeai à rejoindre Raelyn dans le repère des hyènes, mais je me l’interdis. C’était malvenu. Ce serait sacrifié l’honneur de Sofia sur l’autel de… duquel ? Du désir ? De l’envie ? Qu’importe ? Il était malsain, autant que mon soulagement tandis qu’elle regagnait l’habitacle en toute sécurité. Elle en prit soin en attachant sa ceinture et, mû par l’effluve agréable de la malbouffe et amusé par sa dernière remarque, je me surpris à rire franchement. « Rigide ? Tu me trouves rigide ? » répétais-je interloqué. « J’aurais plutôt dit prudent. En venant te chercher, j’n’ai pas signé pour un tête-à-tête avec les flics. » Je suis loin d’être frais comme un gardon. Je fais simplement illusion. « Alors ? Ton adresse ? Exacte ? » Que je n’ignorais pas, mais que je me gardais de révéler. Inutile qu’elle apprenne qu’elle fit l’objet d’une filature quelques mois auparavant. Je me laissai donc guider dans les rues de Brisbane. Je la suivis également jusqu’à son appartement qui éveilla toute ma curiosité. Il était son extrême opposé : aussi sobre et épuré qu’elle n’est extravagante. « He bien, si je m’attendais. » lançais-je spontanément, m’étonnant moi-même de cette soudaine loquacité. « ça fait longtemps que tu vis là ? » Peut-être avait-elle manqué de temps pour la décoration, de temps ou d’envie, éventuellement.





Mr Tambourine man...
Hey! Mr. Tambourine man, play a song for me ! I'm not sleepy and there is no place I'm going to. Hey! Mr. Tambourine man, play a song for me ! In the jingle jangle morning I'll come following youBob Dylan
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Raelyn Blackwell
la chair empoisonnée
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ÂGE : 32 ans (20.12.1986)
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn. Beaucoup l’appellent Rae, se passant bien de son accord
STATUT : Frivole depuis 11 ans, elle collectionne les relations charnelles sans attaches. Addict à la sensation de ressentir une peau contre la sienne mais sans se l'avouer terrorisée à l'idée de laisser quelqu'un rentrer dans sa vie
MÉTIER : Responsable de l'approvisionnement en stupéfiants du Club, la pègre de Brisbane
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : petit modèle, elle mesure moins d'un mètre soixante et possède une silhouette gracile + elle possède un certain charisme, du magnétisme et il est facile de se faire berner par son charmant minois + diplomate, elle possède des nerfs d'aciers + elle n'a pas fait d'études, pas par manque de capacités mais de moyens financiers et d'envie + accro à la cigarette + alcoolique à ses heures perdues + adepte de MDMA pour les grandes occasions + opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle + au fond terrorisée par la solitude
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MessageSujet: Re: RAELYN&AMOS ► Up all night I can't pretend   RAELYN&AMOS ► Up all night I can't pretend EmptySam 6 Juil - 12:55




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Amelyn #1 - Raelyn Blackwell & @Amos Lockwood

Je sais lire les gens. J’ai appris avec le temps, avec une bonne observation des individus qui m’entourent à savoir interpréter un sourire un peu trop crispé, un coin d’œil qui se plisse, un poing qui se resserre de façon quasi imperceptible, une gestuelle qui contredit les mots que l’on exprime ou au contraire un signe évident de joie. J’aime observer et j’ai toujours aimé ça, en public et lors de réunions du Club j’ai toujours été celle qui restait en retrait, celle qui observe, jauge et sait choisir quand il faut prendre la parole. Celle qui reste calme même quand son estomac bouillonne, et celle qui surprend par sa froideur lorsqu’elle est interrogée où se décide enfin à exprimer son opinion, parce qu’en posant les yeux sur mon visage la réaction la plus naturelle que l’on puisse avoir serait de me donner le bon dieu sans confession. Pourtant l’erreur peut couter cher, tant je sais me montrer prompte à m’engouffrer dans la moindre faille que je détecte, sans laisser à ma victime la moindre chance d’éviter le coup à la gorge. Mais Amos me perturbe, parce qu’avec lui mon instinct est brouillé. Parce qu’il devrait y avoir un panneau danger qui clignote au-dessus de sa tête, je le sais au fond, il s’entoure de beaucoup trop de mystère pour quelqu’un qui n’a rien à cacher, mais le panneau tombe en panne dès qu’il pose son regard sur moi, ou alors c’est peut-être l’effet qu’il me fait, qui crée de la fumée pour m’empêcher de le distinguer. Alors je ne me méfie pas, je saute à pieds joints dans le piège et attrape chaque opportunité qu’il me tend de passer du temps avec lui, comme une jeune femme naïve que pourtant je ne fais pas, et il est bien le premier à être capable de s’amuser avec mes nerfs de la sorte. Pas autant parce qu’il est le premier à m’obliger à sortir les rames que parce qu’il est le premier pour lequel je suis prête à le faire. Alors je rame, à ma façon bien sûr, je ne suis pas de celle qui minaudent et écrasent leur amour propre pour séduire un homme, mais c’est bel et bien moi qui le poursuis et pas l’inverse. Mais s’il y a un signe que je sais mieux interpréter que tous les autres, c’est bel et bien le désir, l’envie d’un contact charnel, l’envie de poser ses mains sur ma peau, et ça je le lis chez lui, malgré ma difficulté à interpréter ses pensées les plus sombre. Et ça me rend folle, de ne pas réussir à faire ce qu’il faut pour qu’il s’y abandonne. Cache-t-il une femme ? Une maîtresse dont il est fou amoureux et ne suis-je qu’une façon agréable de flatter son égo ? En temps normal je n’ai que faire de ces choses-là, elles ne m’atteignent pas, mais lorsqu’il s’agit d’Amos je perds tout self control. Et aujourd’hui ne fait pas exception à la règle, alors qu’il coule son regard sur mon corps, littéralement de la tête aux pieds, n’arrivant pas à se concentrer à cent pour cent sur la route. « J’ai l’air menaçant ? » Il n’est pas bavard Amos, même lorsqu’il est comparé à moi. Peut-être que c’est ce qui m’attire tant chez lui ? Alors qu’il me pose cette question une vérité effrayante s’impose à moi. Je ne sais pas. Je n’ai pas la réponse à cette question, ce que je sais, c’est que je ne me sens pas en danger à ses côtés, mais je ne suis pas sûre de pouvoir me faire confiance lorsqu’il s’agit de lui. « Je pourrais l’être, mais tu as bien une chance de t’en tirer. » Il m’adresse alors un sourire amusé, mais ses yeux restent toujours aussi sombre et ininterprétables. Je ne peux lire en lui, alors ça me tire un putain de frisson dans le dos. Mais je réponds par un sourire sincèrement amusé, parce que je suis une idiote, et que malgré les signes je me sens en sécurité à ses côtés. « Je suis trop coriace pour toi de toute façon.  » S’il était réellement un danger pour ma personne il aurait aisément le dessus sur moi physiquement, puisque sans l’avoir jamais vu torse nu je distingue une musculature impressionnante sous ses t-shirt, parce que je lui arrive à peine au torse, et parce que de ses bras il pourrait enserrer mon corps sans problème. Mais bon sang pourquoi est-ce que ça m’excite tant ? A quel moment suis-je passée du statut de prédatrice à celui de proie ?

Mon taxi improvisé roule une poigné de minutes avant de se garer dans une rue qui ne paye pas de mine et où les fast food ouverts 24h/24 s’arrachent la clientèle nocturne de Brisbane, et je ne laisse pas d’autre choix à Amos que de m’attendre dans la voiture. Est-ce qu’une part de moi aimerait qu’il referme sa main sur mon bras pour m’empêcher de descendre dans un quartier comme celui-là ? Je n’aime pas que l’on me dicte ma conduite, mais au fond je pense qu’une partie de moi aurait brûlé de désir pour lui s’il l’avait fait. Mais il me tend un billet, que j’attrape, avant de me laisser quitter l’habitacle. « Je n’ai aucune envie de manger sur place non plus. » J’acquiesce d’un signe de la tête, attendant la suite. « Et prends ce que tu veux. » Sans un mot de plus je referme la portière et me dirige d’un pas mal assuré – j’ai encore une certaine quantité d’alcool et de stupéfiants dans le sang ne l’oublions pas – à l’intérieur de l’établissement. La clientèle, exclusivement alcoolisée et masculine, tourne vers moi un regard brûlant et appuyé, mais finalement je commande et patiente quelques minutes sans que l’on ne vienne m’importuner, avant de ressortir avec les victuailles en main.

Je remonte dans la voiture mais ne peux pas m’empêcher de le chahuter gentiment. Je ne sais pas masquer ma nature profonde, et je suis et ai toujours été une joueuse. « Rigide ? Tu me trouves rigide ? J’aurais plutôt dit prudent. En venant te chercher, j’n’ai pas signé pour un tête-à-tête avec les flics. » Je réfléchis quelques secondes alors que la voiture redémarre. Son rire franc me pousse à préciser le fond de ma pensée de façon assez honnête finalement, sans fard, et sans jouer. « Il ne s’agit pas que de ça. Rigide je ne sais pas, mais je te trouve dans le contrôle. Surtout face à moi. » Il ne me donne jamais l’impression de se laisser aller, mais il est vrai qu’il me semble encore plus sur la retenue lorsqu’il s’adresse à moi. Et c’est quelque chose que, venant de lui, j’ai du mal à interpréter. Je l’attire et il ne m’a pas l’air d’un grand timide, alors pourquoi ? « Et je me dis que cela doit être à la fois fatiguant et ennuyant, de devoir te contenir ainsi et réfléchir à chaque mot qui sort de ta bouche. » En tout cas moi cela m’ennuie, parce que je le préfère largement lorsqu’il me plaque contre le mur pour me voler un langoureux baiser.

Rapidement il me demande mon adresse et je la lui donne sans trop réfléchir, et rapidement mon immeuble se dessine. Il se gare en bas et me suis dans l’ascenseur et jusqu’à ma porte sans un mot, mais lorsque je pénètre dans l’appartement et me dirige vers la table basse pour y déposer notre repas improvisé, je me retourne juste à temps pour surprendre le regard curieux qu’il pose sur mon intérieur. Un sourire se dessine sur mon visage, notant encore que je suis à l’origine d’une certaine curiosité chez lui. « Hé bien, si je m’attendais. » Je lève un sourcil, balayant mon appartement du regard comme pour y chercher ce qui le surprend tant que ça. Mais rien d’extravagant au contraire, et j’ai du mal à discerner si c’est l’aspect luxueux ou impersonnel de mon intérieur qui l’étonne. « Ça fait longtemps que tu vis là ? » Ne comprenant toujours pas trop où il veut en venir, je reste assez factuelle dans ma réponse. « Depuis que j’ai intégré le Club, il y a treize ans. » J’étais encore une enfant, une junkie de dix-neuf ans en manque la première fois que j’ai mis les pieds ici, dans cet appartement dans lequel je détonnais tant à l’époque. Je l’invite à s’installer sur le canapé, avant de me diriger vers le bar. Je me croise au passage dans le miroir installé à côté du meuble d’entrée et à la lumière artificielle qui se dégage du luminaire à pied posé à côté je me rends compte que ma joue a déjà pris une teinte rouge, là où j’ai accidentellement reçu un coup pendant la soirée. Cette folle soirée qui me reviens en tête, alors que la présence d’Amos à mes côtés avait presque réussi à l’occulter, le temps d’un instant. Quittant mon reflet j’attrape deux verres et une bouteille de vin derrière de le bar, avant de revenir au salon et de déposer tout ça sur la table, à côté du sac en plastique contenant les tacos. Je débouche la bouteille sans le quitter des yeux, essayant de deviner ce à quoi il peut bien penser, là, tout de suite. Je lui tends un verre, avant d’attraper le second et de m’installer à ses côtés sur le canapé, bien trop loin de lui à mon goût, mais bien trop proche de lui pour que mon objectif ne soit pas de le troubler. « Je n’ai pas particulièrement été sage et mesurée ce soir, et tu sais ce qu’on dit, le mal par le mal… » Je lui désigne la bouteille du menton, avant de porter mon verre à mes lèvres. Mon regard se pose sur le sac en plastique duquel se dégage une délicieuse odeur. « Je te ferais bien faire le tour du propriétaire, mais je meurs de faim. » A vrai dire, je préférerais lui faire faire le tour de la propriétaire, si vous voyez de ce je veux dire. J’attrape l’un des deux tacos, avant d’entreprendre de défaire le papier aluminium qui l’entoure. « Merci en tout cas. D’avoir volé à mon secours. Pourtant, je te n’imaginais pas en prince charmant, je dois bien l'admettre. » Je lui adresse un sourire taquin, ceux dont j’ai la spécialité, avant de satisfaire mon estomac qui gronde d’une première bouchée de mon repas.




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