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 Sorry seems to be the hardest word

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AuteurMessage
Sten Hallvard
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ÂGE : 35 ans
STATUT : Papa célibataire
MÉTIER : Barman
POSTS : 19 POINTS : 80

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
AVATAR : Chris Hemsworth
DC : Aucun
INSCRIT LE : 21/05/2019

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MessageSujet: Sorry seems to be the hardest word   Sorry seems to be the hardest word EmptyMar 28 Mai - 20:49



Sorry seems to be the hardest word
EXORDIUM.


S'en était trop pour lui. Il jetait l'éponge, du moins celle de l'évier du bar contre le mur face à lui et finit par se frotter frénétiquement les mains contre le torchon en soupirant. Il lança un signe de main à l'un de ses collègues pour lui demander de le suivre dans la réserve, l'air tiré, le regard perdu et hésitant. Cela faisait maintenant quelques jours, voir quelques semaines qu'il hésitait à se rendre chez Deborah, la mère de son fils qui était probablement actuellement dans les bras de Morphée, dans le plus doux des pays que constituaient ses rêves. Sten faisait son possible pour que sa peine ne soit pas visible pour Aiden tout comme ses doutes et ses inquiétudes. Mais comment pouvait-il continuer à le cacher ainsi alors que lui même ne savait pas comment il faisait pour ne pas céder ? Cela fera bientôt trois ans... trois ans que Sten a débarqué via le premier vol qui l'emmenait de nouveau vers l'inconnu. Trois ans que sa vie avait pris un tout autre tournant. Trois ans qu'il a réellement compris pourquoi sa vie était faite. Et malgré tous ces événements qui auraient pu faire pencher la balance du bon côté, la rancœur le bouffait à petit feu... Il en était arrivé au point où il était prêt à partir avec son fils, retourner vers ses terres natales, sa famille, ses origines. Mais au fond de lui, il avait toujours l'espoir, lui qui avait bravé des histoires plus compliquées, qu'un jour Deborah cherche à retrouver son fils. Leur fils...
"Assure la fin de mon service, j'ai un soucis avec Aiden je dois aller le chercher..." mentit Sten sans même se retourner vers son collègue lorsque le bruit crissant de la porte le sortit de sa torpeur. "Je te revaudrais cela bien sûr... Toujours à charge de revanche..." conclut-il en tapotant l'épaule de son confrère en guise de remerciement puis il quitta la pièce sans attendre son aval, conscient qu'il lui forçait la main en se comportant de la sorte.

Le jeune homme enfila son blouson en cuir, poussant la porte de la réserve et se glissant dans la ruelle pour rejoindre la rue principale. Il frissonna, remontant la fermeture jusqu'à son cou et enfoui ses mains dans les poches de son jean. Il avançait tête basse, son esprit hésitant toujours et encore à la recherche de justification plausible pour se pointer à cette heure-ci à la porte de l'appartement de la mère de son enfant. Car oui, ses pas prenaient la route de l'appartement de Deborah Brody. Celui devant lequel le jeune homme a pu passer des heures, assis, à l'abri des regards, après l'avoir revu enceinte. Ce même immeuble devant lequel il ne passe pas accompagné d'Aiden pour éviter tout affront inopportun. Ce même bâtiment devant lequel il se trouvait maintenant, tétanisé, sentant son rythme cardiaque accélérer un peu plus à chaque fois que les lumières automatiques du hall s'allumaient. Sten appuya sur la touche de déverrouillage de son téléphone et sourit béatement devant l'une des photos de son fils en train de rire aux éclats. Aiden avait le même air malicieux que sa mère, ces mêmes traits délicats, ce sourire exquis qui rendait Sten un peu plus gâteux et qui avait le don de l'adoucir.

Une ombre attira l'attention du barman et ce dernier se glissa dans l’entrebâillement de la porte de l'immeuble que venait de laisser entrouverte l'un des locataires en sortant. Il s'immobilisa face aux boîtes aux lettres et le nom de Brody attira son attention. Sans réfléchir, le jeune homme prit la direction des escaliers et son entrain le surprit: il était décidé. Décidé à crever l'abcès, à affronter ses peurs, et surtout à braver la douleur de la revoir.

Pivotant la tête de droite à gauche à la recherche du bon numéro d'appartement, il ne réfléchit pas plus d'une fraction de seconde une fois stoppé devant la porte. Trois coups s’abattirent sur le bois de cette barrière qui le retenait encore loin du néant que le trou béant avait laissé en lui. Il avait eu le temps de faire son deuil en trois ans. Il avait eu le temps d'apaiser le manque et de se faire une raison. Et malgré tout ce qu'il avait pu penser, tous les scénario qu'il s'était créé dans ses moments de faiblesse, il ne s'attendait pas à rester de marbre comme il l'était actuellement face à la jeune femme qui venait d'ouvrir la porte face à lui.

"Bonsoir Deborah." se contenta-t-il dans un premier temps, d'un ton distant, glacial, bien loin du son charmeur qu'il avait pu posséder et offrir à l'époque à cette dernière. Il se recula d'un pas pour la laisser sortir sur le perron, n'ayant aucunement envie de s'éterniser en réalité et ayant tellement de chose à éclaircir paradoxalement. Il la toisa de bas en haut, déglutissant presque avec dégoût pour tempérer la colère qui venait pulser dans ses tempes.

"Ravi de voir que malgré ton silence radio, tu es toujours en vie." ironisa-t-il de façon cynique, tout en croisant les bras contre son torse, l'ancrant un peu plus dans le sol et voulant montrer tout signe d'éloignement. Il n'était pas là pour la récupérer, il n'était pas là pour les amabilités. Il avait juste besoin de vider son sac, d'étouffer cette pression que cela représentait, de façon égoïste certes, mais il avait besoin de penser à lui le temps d'un instant pour pouvoir accorder tout le reste de son attention à Aiden. L'image de son fils vint à son esprit, et sa mâchoire se serra un peu plus, tout comme ses poings qu'il cachait précieusement à l'intérieur de ses bras croisés.

''Tu as même perdu ta langue en plus de te faire passer pour morte ? Où alors on t'a lobotomisé... J'y ai pensé pendant quelques temps..." lâcha-t-il amèrement. Il hésita quelques instants à déballer son sac de fond en combles et pourtant, il décida de lui offrir un court instant de répit.

Un intermède avant le bouquet final.
Un plaidoyer avant son jugement final.
Les derniers mots d'un condamné à mort.
La mort d'une mère dans l'histoire de son enfant.


Dernière édition par Sten Hallvard le Lun 17 Juin - 18:45, édité 1 fois
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Deborah Brody
la touche à tout
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ÂGE : Elle est née le 26 février, il y a trente-et-un ans de cela mais elle n'en a pas l'âge mental. Ne lui demandez pas d'être responsable, ça ne lui va pas au teint.
SURNOM : Debra. Deb. Debbie. Parfois Brody.
STATUT : Célibataire. Volage. Elle ne se pose pas de question, elle fait sa vie sans chercher à se caser. Ce n'est clairement pas sa priorité.
MÉTIER : Elle change souvent de métier. En ce moment elle travaille comme community manager à la Mairie de la ville mais elle a déjà été serveuse, distributrice de flyers, modèle pour les cours d'art et de science à l'université, sondages rémunérés, webdesigneuse, cliente mystère, cobaye médical et marketing, téléphone rose, femme de ménage, travail en usine, inventaire de magasin, caissière... tout ce qui paye aisément et/ou peut se quitter facilement y passe.
LOGEMENT : appartement #151 à Fortitude Valley avec Austin Williamson.
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POSTS : 2793 POINTS : 290

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : A Brisbane depuis l'été 2016. Avant ça, elle a toujours vécu à Dublin en Irlande. • Elle a un frère (Benjamin) et une sœur (Rebecca) tous les deux plus âgés qu'elle. • Elle vient d'une famille très catholique mais elle est athée. • C'est une touche à tout. • Elle a donné naissance à un petit garçon le 20 avril 2017 qu'elle a mis à l'adoption. Ses parents n'ont jamais été mis au courant. • Elle fuit les responsabilités. • Elle cache sa sensibilité derrière une attitude de je m'en foutiste et du cynisme. • Elle n'a jamais eu de relation longue bien qu'elle soit un véritable cœur d'artichaut.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

2018 –
Vitto#1Kane #1
2019 – Benny#2Austin#1Vinnie#1 (fb)Elwyn#1Mitchell#1Raelyn#1Joseph#1 (fb lettres)Deviniel#1 (ua)Jolyn#1Sten#1
RPs TERMINÉS :
2018 –
Benny#1
2019 – Camil#1

Sorry seems to be the hardest word Zcr5
AVATAR : Daisy Lowe.
CRÉDITS : COCAINE (ava) • BAT'PHANIE (code sign)
DC : /
INSCRIT LE : 28/11/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t22389-acid-candy-d-brody http://www.30yearsstillyoung.com/t22455-notebook-d-brody http://www.30yearsstillyoung.com/t22582-deborah-brody#918039 http://www.30yearsstillyoung.com/t22593-deborah-brody

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MessageSujet: Re: Sorry seems to be the hardest word   Sorry seems to be the hardest word EmptyJeu 6 Juin - 1:08



Sorry seems to be the hardest word
EXORDIUM.

La journée avait été longue. Comme toutes les précédentes ces derniers temps. La brune se réfugiait dans le sommeil, feintait sa solitude dans les bras d’un factice bonhomme nommé Morphée. Depuis que le lien s’était rompu avec Joseph, depuis qu’elle avait compris que leurs années d’amitié n’étaient qu’un tissu de mensonges qui avait fini par s’effilocher puis craquer sous son propre poids, Debbie se sentait plus seule qu’elle ne l’avait jamais été. A son âge, elle apprenait encore des relations humaines, de ces étranges interactions dont l’éventail de possibilités était presque effrayant. Jamais elle n’aurait cru que l’amitié puisse faire aussi mal – si ce n’était plus – que ce que les autres appellent l’amour et pourtant… les faits étaient là, bien ancrés dans sa chair, dans le saignement de ses veines et les battements douloureux de son cœur. Elle avait mal mais elle ne cédait pas parce qu’elle ne cédait jamais quand bien même le nom de Keegan s’était affiché à deux reprises sur son téléphone aujourd’hui. Alors pour les éviter, lui et la souffrance tacite entraînée par son absence, elle se couchait tôt, tous les soirs, pour éteindre son esprit et apaiser son cœur meurtri.

Ce n’était pas la première fois qu’elle ne cédait pas – et ça ne serait sûrement pas la dernière. Elle avait feinté l’ignorance face à la souffrance qu’elle avait ressentit ce 20 avril 2019, le jour des deux ans de ce petit bonhomme a qui elle avait donné naissance. Lui qui avait tant entraîné d’ambivalence chez elle, d’hésitations. Lui qui avait provoqué la colère de son frère envers elle. Là non plus elle n’avait pas cédé sous son regard presque suppliant, celui qui lui demandait de garder cet enfant, de ne pas le laisser sur le bas-côté. La décision avait été plus difficile qu’elle n’avait bien voulu le montrer mais elle n’avait pas cédé. A croire que ces instants où elle ne cédait pas n’entraînaient que souffrance de son propre chef. Auto-sabotage ? Peut-être. Quoi qu’il en soit, elle ne s’attendait pas à avoir un revers de médaille ce soir, encore moins sous cette forme quand les coups portés contre sa porte d’entrée la réveillaient en sursaut. Elle était seule à l’appartement et l’heure avancée de la nuit ne lui disait rien qui vaille.

Pourtant, en vaillante combattante – ou sombre idiote, au choix – elle s’était dirigée vers la porte d’entrée, persuadée de tomber nez à nez avec une connaissance assez proche pour avoir le code d’entrée de l’immeuble (un Austin bourré qui a paumé ses clés par exemple ou un Joseph désolé) quand elle ouvrait la porte à la volée. Souffle coupé, instant de flottement volé, yeux écarquillés. « Sten... » C’est tout ce qui passait le seuil de ses lèvres, presque un murmure, face au grand blond dont les yeux pourtant si clairs lui lançaient des regards noirs, de ceux qui semblaient lui dire qu’elle avait tout intérêt à ne pas moufeter. Ils étaient loin les regards bienveillants, enjoués et parfois brûlants de désir. Complètement interdite et choquée de le voir ici, peu consciente qu’il était dans la même ville qu’elle depuis presque aussi longtemps que ses propres pieds qui avaient frôlés les terres australiennes, elle ne pipait pas un mot. Elle était presque mal à l’aise, en pseudo pyjama – nageant dans un t-shirt trop grand pour elle et en simple shorty – dans le couloir de son immeuble. Elle ne savait pas quoi lui dire tout en étant curieuse de savoir ce que lui avait à lui dire. Après tout, ce n’était pas anodin de débarquer en pleine nuit et venir la voir.

Sans plus de cérémonie, les premiers reproches venaient agiter ses tympans. D’abord celui de ne pas avoir donné de nouvelles malgré les appels du jeune homme les premiers temps de sa disparition, quand il était revenu en Irlande mais qu’elle n’était plus là. Puis les reproches se faisaient plus vifs, plus piquants. De quoi la réveiller de son état de surprise et lui faire ouvrir la bouche. « Wow wow wow, je rêve ou tu viens chez moi en pleine nuit pour me demander des comptes que tu n’es pas en droit de me demander ? » Petite naïve, tellement loin de l’idée qu’il puisse être au courant de tout, tellement loin de se dire qu’il avait récupéré la garde de leur fils et qu’il était davantage en colère pour son silence concernant la grossesse que pour sa venue en Australie. « Je croyais que c’était clair entre nous. On profitait de notre amitié, on avait quelques… moments d’égarement agréables si je peux dire ça comme ça mais ça ne nous engageait à rien. Y compris le fait de se barrer sans en informer l’autre, pour ton information. » Elle ne voyait que ça comme reproche possible parce qu’il ne pouvait pas être au courant du reste, n’est-ce pas ? Elle refusait de croire qu’il puisse l’être, elle refusait toute éventualité qu’il vienne lui reprocher d’avoir lâché leur fils dans la nature parce que ça serait trop dur à supporter, la goutte d’eau qui ferait déborder son vase déjà trop plein.

« Qu’est-ce que tu veux, Sten ? Juste passer tes nerfs ? Vas-y qu’on en finisse et que j’aille me recoucher. » Feindre la colère et l’indifférence quand la peine est trop grande, c’était tout Deborah et il le savait. Peut-être qu’il s’en souvenait… à l’époque, il s’apparentait presque à son meilleur ami. Ils se confiaient l’un à l’autre, il était l’un des rares à vraiment la connaître et pour le coup, c’était presque un souci pour elle qu’il puisse la connaître à ce point, qu’il puisse se rendre compte que le visage qu’elle montrait actuellement n’était qu’un masque derrière lequel elle se cachait. Oui, elle était peinée. Peinée de le voir en colère, même si elle pouvait le comprendre, peinée par tout ce qui lui revenait en tête, peinée de ne simplement pas savoir faire face.



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