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Isaac Jensen
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ÂGE : 34 ans (13.05.85)
SURNOM : Isy
STATUT : Amoureux d'une étoile
MÉTIER : Infirmier au service des urgences, infirmier bénévole à la croix rouge et aux flying doctors, assistant-coach bénévole de football australien
LOGEMENT : Une maison en relooking intensif située au #17 toowong
mcjen ▲ stay with me CulHn1w
POSTS : 6556 POINTS : 165

PETIT PLUS : Est à Brisbane depuis ses 18 ans ∆ à 21 ans, il est diplômé infirmier et commence à travailler sur le pool de remplacement de St Vincent ∆ joueur de football australien de haut niveau, une suite de blessures met terme à sa carrière à ses 25 ans. Il se réoriente et travaille en tant qu'ambulancier ∆ à 28 ans, il est positionné sur un poste d'infirmier au service des urgences de St Vincent ∆ à 32 ans il se fiance à sa copine de plusieurs années mais ils se séparent quelques mois plus tard ∆ en mars 2018, il attente à ses jours ∆ il reprend son poste en septembre 2018.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : fresque participativeoakleycalebcwcvlijack

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i can feel your heart beat when i'm all alone
mcjen #7mcjen #8

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the big bang crew
nicolas #2

mcjen ▲ stay with me Tenor
caring is our essence
stephenjustine

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easy² #3elora #2

RPs TERMINÉS : mcjen #1easy² #1faithgrisaac #1siaicarternoa #1kane #1yasmine #1mazearthurmattmcjen #2terminusgrisaac #2mayaeasy² #2noa #2kane #2degrassinicolas #1mcjen #3mcjen #4elora #1wendyyasmine #2mcjen #5mcjen #6
AVATAR : Julian Morris
CRÉDITS : chevalisse, loonywaltz (ub)
DC : Levi McGrath
INSCRIT LE : 08/04/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t19429p45-isy-strive-for-progress-not-perfection http://www.30yearsstillyoung.com/t19472-isy-notebook http://www.30yearsstillyoung.com/t19473-isaac-jensen http://www.30yearsstillyoung.com/t19596-isaac-jensen

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MessageSujet: mcjen ▲ stay with me   mcjen ▲ stay with me EmptyVen 14 Juin - 2:32



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isaac & ginny



They say it’s gonna be okay
but it doesn’t take away the pain
but we don’t have to be afraid
‘cause I don’t think it’s an accident that tears are shaped like seeds
so I’ll bury all my fears and trust they’re turning into trees
oh I’m fighting to believe
This is not the end of the story.



« Isaac ? » Mes pupilles, couvertes d'un voile humide, sont vissées sur mes mains fragiles, fébriles. Je n'ose ni ciller, ni mouvoir mon regard, de peur de perdre le contrôle sur d'inavouables larmes, de crainte de perdre l'emprise sur un corps ankylosé par les faiblesses.

« Isaac ? » Une partie de mon être a envie de lever les yeux au Ciel, de rectifier sa voix rauque, de l'inviter à me surnommer Isy et non de m'appeler par ce prénom qui figure sur mon acte de naissance. Ce même prénom reproduit dans un épais registre rangé soigneusement dans une des armoires de l'église de Laidley, signé et approuvé par deux proches de mes parents qui ont été désignés pour m'accompagner dans le cheminement d'une religion qui m'a toujours effaré plutôt que conforté. Isaac est le môme qui se faisait sermonner, l'étudiant plus que nerveux qui passait les oraux de ses examens pour intégrer une équipe paramédicale. C'est le prénom qui figure sur mon dossier patient et ironiquement, pas celui qui est collé à mes blouses d'infirmier.

« Isaac ? » Sa voix se hausse et c'est un sursaut qui m'anime. Je ferme les yeux, les frotte vigoureusement de mes doigts, parce que si j'effectue cet acte d'une force normale, je redoute que mon interlocuteur lit ma détresse. Je feins l'exténuation physique pour cacher la dégringolade mentale.

« Comment ça se passe, au travail ? » Et ça semble fonctionner. J'ai du mal à assimiler le fait que je puisse tant berner un personnel de santé qui me connaît depuis des années. Je peine à croire qu'intérieurement, je me félicite de mettre en œuvre ces stratagèmes à défaut d'être apte à surmonter mes maux de manière impassible. Je suis fourbe et je me rends compte que je possède la panoplie des tours des patients visant à tromper aux soignants. Je les ai tous vus et dès la première fois qu'un malade m'a menti et qu'il en a finit davantage blessé, je me suis promis de retenir chaque sournoiserie du livre des individus pris en charge trop pressés de quitter l'établissement de santé. Je les ai mémorisés ; tant que je les débusque en tant que soignant et les imite parfaitement en tant que souffrant.

J'ai des cernes si prononcées qu'elles ont atteint une teinte que je ne soupçonnais pas possible. Mes muscles sont tendus et douloureux de ne plus parvenir à se décontracter. Mes cheveux en bataille décline la digression de mes forces et le regard que Noam m'a laissé dans les vestiaires quelques heures plus tôt me laisse deviner que mon poids continue a emprunté une courbe descendante.
Mais je suis incapable d'émettre le moindre mot. Comme si j'étais terrifié qu'entrouvrir mes lèvres autoriserait indéniablement des déversements de secrets. Cette pile intime, officieuse, qui s'alourdit dangereusement, péniblement, sur mes épaules, sur mon cœur, sur mon cerveau.
Ma main retombe mollement sur ma cuisse et les yeux plissés, éreintés, je hoche une épaule, défaitiste. « Ça va », je réplique intérieurement sans que les mots ne réussissent à franchir la barrière de mes lèvres.
Sa main matte grave l'ordonnance, j'observe les mouvements de ses doigts, les courbes illisibles, muni d'une inexplicable sérénité. J'ignore ce qu'il inscrit mais je suis résigné. Je n'ai pas l'énergie de militer. En y réfléchissant, je réalise que je ne possède pas la tonicité indispensable à partir de ce bureau, à rentrer chez moi convenablement. Je m'éteins sur cette chaise, je disparais progressivement, mon teint imitant celui des murs d'un blanc récalcitrant.
« Reviens me voir dans une semaine, okay ? » Le document glisse sur la surface boisée du bureau, me fait face. Je songe à lever mon poignet pour l'attraper mais plutôt, je le fixe, immobile. J'imagine le mouvement, seulement, et ne l'effectue que lorsque le médecin sert vigoureusement mon épaule après avoir réduit la distance entre nos deux entités. « Ça va aller ? » Mes doigts se referment sur le papier que je fourre, malhabile, dans la poche de mon blouson. Je ne le lis pas, je n'ai aucune idée de ce qu'il y est formulé, de quelle plume s'est doté mon ami et collègue, toutefois, je sais que cet effort, je dois le faire. Alors j'acquiesce et je quitte le bureau, évitant machinalement les obstacles sur la route relevant du manque de stockage dans l'établissement. « Tu restes chez toi et tu te reposes. » Je l'entends m'indiquer en guise de salut.

Je compte les marches d'escalier me menant au rez-de-chaussée. Je nomme silencieusement les différents étages que je traverse qui se métamorphosent en une nouvelle sorte de points de repères. Je me demande combien de personnes sont tombées dans ces escaliers. Je me rappelle tous ces accidents transportés aux urgences, ces victimes de leur équilibre dans ces cages délicates. Je me rapproche du mur, les doigts de ma main droite effleurent le plâtre à défaut de suivre une rampe. Je m'imagine tomber, je me remémore les fois où j'ai glissé maladroitement dans ces escaliers sans gravité aucune, ma dignité déjà bien immunisée au ridicule.

Je débarre la portière de ma voiture et me glisse à l'intérieur de l'habitacle. Par automatisme, j'allume la radio, puis enclenche le lecteur cassette. « Wake », La première chanson de l'album de Deaf Havana débute. Je m'attarde sur la cassette de couleur rose pâle dans le lecteur. J'avais trouvé ce choix ironique, puisque me venait irrésistiblement l'adage de voir la vie en rose en y réfléchissant. Avance rapide. Je tombe au milieu de « Holy ». Je reste en suspens quelques secondes – quelques minutes ? - puis je démarre.

J'ai tant conscience que je conduis sans être en état de le faire que mon cœur se serre. A plusieurs reprises, je vocifère « Jensen » dans le bolide pour me ramener à l'ordre et me concentrer sur la route. Les scènes des accidents de la route sur lesquels je suis intervenu se succèdent imperturbablement dans mon esprit, je lutte contre elles pour percevoir la réalité de la route actuelle, je chasse les images qui se superposent mortellement au réel. Ça m'épuise, m'agace et m'angoisse, mais je finis par me garer devant mon domicile.

Mes semelles traînent sur le pas de ma porte puis terminent leur course sur le tapis dans l'entrée de la maisonnée. Je ferme les portes derrière mon passage, les verrouille, m'assure que l'animal du domicile a ses gamelles remplies, ne manque strictement de rien. Puis, je monte à l'étage et me laisse tomber sans vergogne dans mon lit, mes pensées orientées vers les flacons de médicaments rangés à divers endroits du logement. La pharmacie, par habitude. La cuisine, parce que c'est le plus judicieux en réalité. La chambre, pour les urgences volant le sommeil.
Je ferme les yeux et les visualise tandis que j'extirpe mon cellulaire de la poche de mon pantalon pour le glisser sur la table de chevet. Je ne regarde pas si j'ai des notifications, me contente égoïstement du fait qu'il ne sonne pas.

Je maintiens mes paupières closes en espérant y dénicher Morphée. Je remonte ma paume à mon front brûlant d'être incapable de dormir pour cause d'un innommable boucan résonnant sans cesse dans ma boîte crânienne. Je hurle intérieurement à mes pensées de se taire, à mon esprit de cesser de flirter avec les idées noires. Mon corps est éreinté de n'obtenir aucun répit à cause d'un mental sur lequel j'ai abandonné toute tentative de maîtrise.

Alors je reste éveillé, une nuit de plus, un jour de moins, une heure de trop.




Coming unraveled
We may fall but we'll keep on going, we may break but we won't stay broken Through the cracks in the road, the flowers grow

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Ginny McGrath
l'étoile presque bleue
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ÂGE : 29 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : there's nothing else to do here but kiss under the stars.
MÉTIER : peintre et photographe, co-propriétaire avec Auden d'un local collaboratif pour artistes offrant des ateliers créatifs, une galerie d'exposition et une petite boutique d'arts & crafts sur place.
LOGEMENT : #11 Logan City - une vieille maison entièrement rénovée, qui prend doucement des airs de nid confortable.
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POSTS : 5827 POINTS : 495

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 8 ans qui se remet doucement d'une grave maladie l'ayant gardé hospitalisé depuis les trois dernières années. ▲ Ne parle plus à ses parents ni à son frère après avoir appris qu'ils ont manipulé sa vie. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 3 ans. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :


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MCGRATH FAM (fb)LEVI
Still too young to fail, too scared to sail away. But one of these days I'll grow old, and I'll grow brave and I'll go. Everybody's wishing for no more mistakes, and all that I can think about is you.

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MCJEN #7MCJEN #8
I can feel your heartbeat like it's my own, I can hear your music from a million miles away. Are you something for me to begin again, again?

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EZNNY #9 (fb)EZNNY #11
Twenty candles, blow 'em out and open your eyes. We were looking forward to the rest of our lives, but we say we're better now.

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BAILEY #2 (fb)BAILEY #3
There's a picture hanging in the outhouse of glory and love, of us and so on. But the colors look like they are cheating, if you stare at our smiles for too long.

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HASSANNY #3
Who will lead us when our faith is all but gone? Who will be the light when daylight doesn't come? We've been living on a rainbow, living just for love.

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GINAUDEN #1AULYN
There's nothing to see here, people, keep moving on. No one cares when the show is done. No mistakes, only now you're bored. This is the time of your life but you just can't tell.

charleylukàstreet art festivalmarconoa


RPs EN ATTENTE : andy


PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : shiya
DC : Matt le p'tit con, Ariane l'incandescente et Jack le sensible
INSCRIT LE : 18/10/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t12335-ginny-sit-still-look-pretty http://www.30yearsstillyoung.com/t17242-good-things-to-come http://www.30yearsstillyoung.com/t12358-ginny-mcgrath http://www.30yearsstillyoung.com/t12357-ginny-mcgrath

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MessageSujet: Re: mcjen ▲ stay with me   mcjen ▲ stay with me EmptyVen 14 Juin - 2:52



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isaac & ginny



They say it’s gonna be okay
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so I’ll bury all my fears and trust they’re turning into trees
oh I’m fighting to believe
This is not the end of the story.



Le café qui prend froid dans ma tasse, et le jardin qui crépite alors que la journée s’étire, qu’elle se termine. Je ne sais pas pourquoi, rien n’est différent, rien n’a changé, rien n’est pire ou mieux, mais aujourd’hui tout va bien, tout va parfaitement bien. C’est étrange, c’est peu commun, mais c’est parfait. Effrayant aussi, un peu. Parce que j’avais pris déjà l’habitude de voir strictement le positif depuis la dernière année. Parce que je ne mettais l’accent que sur ça, le focus qui n’en démordait jamais, même si les journées n’étaient jamais parfaites, même si elles avaient l’aspiration de l’être sans l’atteindre totalement. Les petits détails étaient devenus des pierres angulaires que je chérissais, chaque bonne nouvelle amplifiée, encensée. Plutôt que de laisser quoi que ce soit venir assombrir ce qui se mettait doucement en place, j’avais enfilé le masque de celle qui ne voyait que le beau, toujours le beau, qui laissait de côté le reste. Le compliqué prenait la poussière, le douloureux était annihilé par les éternels mantras résumant presque toujours que tout arrivait pour une raison, que tout était calculé, everything will make sense in the end. Mais je n’étais pas habituée aux journées impeccables, j’apprivoisais encore l’impression de terminer sur une mauvaise note, d’anticiper quoi que ce soit pouvant venir ternir ce qui allait si bien, ce qui était si facile à atteindre. Mais tout allait bien – et depuis longtemps maintenant. Noah était en santé, il reprenait là où il avait laissé sa vie en suspens, il s’intéressait, il testait, il essayait, il prenait des risques, osait un peu trop pour mon cœur de mère, mais il évoluait si bien et si vite que jamais je n’aurais osé m’imposer dans son rythme parfois trop rapide pour moi. Les choses reprenaient doucement leur cours avec Matt aussi. Il ne forçait rien, il attendait, il était patient mon frère, plus que je ne l’aurais jamais cru. Mais lentement et sûrement il reprenait une place, petite, jamais aussi imposante que celle qu’il avait jadis, mais une place tout de même dans ma vie, dans notre vie. Au boulot, tout allait bien, tout allait parfaitement bien. Dannie était partie la semaine dernière à Noosa pour faire du recrutement d’artistes, elle s’éternisait sur la Sunshine Coast avec des étoiles dans les yeux. Auden était tombé amoureux (si on supposait qu’il avait un cœur) de l’aménagement qu’on avait fait dans la cours arrière du local, et il avait fini par s’y établir pour s’adonner à des sculptures complètement incroyables que je ne complimenterais jamais autant à voix haute devant lui que secrètement dans ma tête en regardant tous les résultats.

« Noah est avec Bailey, je viendrais si tu… » mes doigts tapotent sur le clavier de mon portable, je m’arrête dans l’élan. Tout allait bien, là aussi. Trop. C’était simple avec Isy, c’était toujours si simple si facile, si naturel. C’étaient nos horaires qu’on assemblait sans le moindre effort, c’était la routine qu’on s’était aménagée qui nous convenait tous les deux tellement elle laissait de la place, de la liberté, de la manœuvre. Et c’était aussi étrange, un brin déstabilisant dans l’instant. Mes sourcils sont froncés, mon regard suit les lettres que j’efface les unes les autres, l’excuse improvisée qui n’a pas sa place entre nous. Il n’y avait pas de jeu, il n’y avait pas d’attentes, de trois jours réglementaires à mettre après chaque passage dans sa vie, dans la mienne. Il n’y avait pas de sujets tabous, il n’y avait pas de malaises lourds de sens. Pas de reproches, pas de cachettes, pas même de doutes.

« Ta journée s’est bien passée ? » et là encore, je secoue la tête de la négative, la banalité qui ne sert à rien, qui n’apporte rien, qui fait tache sur l’écran tactile. Son silence des dernières heures n’avait absolument rien d’anormal, ma question, elle, sonne plutôt comme une diversion, comme une façon abrégée de prendre de ses nouvelles, comme une perche tendue sans la moindre raison de. Comme si j’en avais besoin, comme si je réalisais aussi que justement, c’était ça la bonne façon de faire. D’y aller à tâtons, le pilote automatique vers l’arrière plutôt que l’avant, quand au final notre façon à nous semblait nous convenir très bien. Que j’aurais dû avoir peur, que je devrais prendre peur maintenant que tout est parfait, maintenant que je suis installée à le réaliser dans le jardin, mon café que j’ai encore oublié mais que je finis enfin par finir d’une gorgée et de deux. Que ça ne devrait pas être si simple, que ça ne l’était jamais, que le statu quo était un mauvais présage, que c’est à ce moment-là que n’importe qui prenait du recul, lui, moi, que ce serait totalement légitime.

« J’étais dans le coin et    » Ginny, come on. Dernier essai, dernier message que j’écris en roulant intérieurement des yeux, sachant que je viens de signer là la dernière chance que je me laisse. Avant de me lever de ma chaise, de passer au garage chercher mon vélo, de filer à Toowong des heures après mon potentiel couvre-feu.

J’aurais dû m’inquiéter.
J’aurais dû avoir peur, j’aurais dû faire comme n’importe quelle personne qui commence vraiment à s’attacher.
J’aurais dû avoir des mécanismes de défense, de recul, des blocages et des traumatismes qui me font trembler d’effroi, en prévision du pire.
J’aurais dû me fier à mon expérience de ne jamais faire confiance à personne, d’éviter de dire ces trois mots-là, ceux que je sais proches, ceux que j’assumerais peut-être un peu trop, de ne pas en avoir la force, de ne pas risquer mon bonheur tellement éphémère.

J’aurais dû, mais je n’y pensais même pas. Parce qu’au fil des kilomètres vers chez lui, la seule chose que j’ai envie de lui dire, c’est à quel point tout va bien. Parce qu’à chaque coup de roue, la seule chose que j’ai envie de faire, c’est d’être avec lui, c’est de partager ça, d’être heureuse, foncièrement heureuse, et de lui donner le crédit pour. Pas tout, égoïstement persuadée que j’y suis un peu pour quelque chose, dans ma vie, dans cette vie qui va si bien que je devrais en être terrifiée au lieu de m’en émerveiller. Suffisamment pour qu’il ait un des rôles principaux dans tout ça.

La clé sous le paillasson que je prends d’office comme tant d’autres fois avant, sa voiture sur le parking qui me suggère qu’il est là, qu’il est rentré. Et je fais à peine de bruit lorsque j’entre, la porte que je referme en douceur, le félin qui vient de suite frotter son museau sur mes mollets. Un bref examen des lieux me suggère qu’Isy dort à l’étage, ou du moins qu’il y erre, si le rez-de-chaussée reste plongé dans la pénombre. Mon intrusion nocturne que je poursuis dans les escaliers, un grincement qui trahit ma présence, et un autre qui suggère que je suis suivie par le rouquin à quatre pattes qui ronronne juste assez adorablement pour que je l’attrape dans mes bras, l’invite à venir avec moi, à être un allié dans mes manigances.

Et la seconde d’après, ce sont mes baskets que je retire au pied du lit, la couette que mes doigts hésitants prennent au ralenti, se refermant pendant une multitude exagérée de secondes le temps de m’assurer que je ne dérange pas, que je ne le réveille pas non plus. Félin aux multiples prénoms va se nicher dans un coin, maintenant que je me pince les lèvres, monte sur la pointe des pieds, finis par entrer sous les couvertures en fixant le lit sans même oser lever les yeux vers un Isy que je juge endormi, immobile, sa silhouette allongée dont je vois l’ombre, mais que je ne scrute pas encore. Ce n’est qu’une fois étendue à ses côtés que je tourne la tête vers lui, que mes yeux s’accrochent à son visage, que je réalise qu’il ne dort pas du tout, qu’il fixe le plafond plutôt, qu’il est perdu dans ses pensées, autant que je l’étais dans les miennes. C’est en silence par contre, que je finis par me blottir un peu plus près de lui, que je trouve sa main, y enlace mes doigts, pose ma tête sur son épaule, me love contre son calme, y additionne le mien, n’ajoute rien d’autre, me contente de ça, de nous, juste nous.  





    Through my eyes I can see a shooting star. Waving it's way across the sea, somewhere from mars. Down the street we would run to scratch our names in the park. Young and free in the sun. I said you do.






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MessageSujet: Re: mcjen ▲ stay with me   mcjen ▲ stay with me EmptyDim 16 Juin - 3:18



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so I’ll bury all my fears and trust they’re turning into trees
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This is not the end of the story.


Je m’enfonce progressivement vers le transi - paralysé par l’exténuation physique, figé par la férocité des idées noires qui martèlent mon esprit sans relâche, munies d’une intensité exponentielle, à en briser la toile du tambour qui enveloppe, compose, l’essence de ma vie. Je m’enfonce, je m’étouffe, je me noie dans ces torrents d’angoisses intransigeantes, ces sombres tourments aux déductions funestes, ces sources intarissables de plans abominables. Quelques heures plus tôt, une partie de ma conscience hésitait à solliciter de mon cousin un transport vers les urgences psychiatriques de l’hôpital situé à quelques dizaines de minutes de ma demeure et qui se trouve avoir l’avantage de ne pas être St Vincent’s. Quelques heures auparavant, je me répétais intérieurement que je glissais sur une pente étroitement liée à l’infernal, sur laquelle freiner la haletante course risquait de frôler l’impossible. Quelques heures avant, j’avais fini par me susurrer froidement que je ne pensais pas clair, que j’en faisais trop, que de toute façon, dans tous les cas, ça n’en valait pas la peine.

La course a pris les airs du marathon et je n’en peux plus de parcourir les mètres jonchés d’embûches, les tournants incertains criblés de surprises que je ne sais plus subir. Je n’ai plus la force de persévérer pour atteindre une ligne d’arrivée à laquelle je n’aspire plus et n’y crois plus le bien-fondé. Seule la présence de mes proches dans ce même parcours existentiel me tient encore sur la route et pourtant, à mesure des minutes qui agonisent, je guette les raccourcis, les façonne sournoisement, les élabore dangereusement.
J’ai une vague pensée vers la lettre scellée dans ma table de nuit, celle qu’Elora m’a rédigée pour ce moment particulier, celui où je chuterais périlleusement, celui où les issues seraient toutes condamnées. L’image de la missive virevolte dans mon esprit pour finalement s’envoler hors de mes réflexions, mon coeur n’ayant réellement pas la hardiesse de s’ajouter davantage de culpabilité à broyer - produire - le noir.

Dans l’intimité de mes pensées, conforté au sein du silence environnant, mon cerveau s’oeuvre à dessiner des plans que quiconque considérait effroyables. A défaut de recueillir le désarroi nécessaire à mettre en exécution ces préméditations, je les accumule et les emmagasine fermement ; l’inventivité et la créativité pour se libérer d’une vie ne se heurtant plus à toute limite. Mon rythme cardiaque s’éprend de ces multiples possibilités, la conscience qui pensait à tendre la main vers une aide médicale a failli sous le couperet de la lourdeur des projets alarmants. Je n’entends pas Ginny qui s’approche de mon lit. Je ne perçois pas les ronronnements incessants d’un félin sans nom fixe qui siège dans ses bras. Je suis incapable de définir le lieu où se trouve Jack, s’il erre à mon domicile où si je suis parvenu à le convaincre de ne pas être encore le guet de mes fatalités.

C’est parce qu’elle insiste que Ginny fissure cette suffocante bulle dans laquelle je m’enfonce grièvement. C’est parce que son coeur bat contre mon épaule, que ses cheveux chatouillent mon menton, que son parfum m'enivre entièrement. Son corps se presse davantage contre le mien, le réchauffe et j’arrache mes pupilles du plafond tanguant au-dessus de ma tête. Je me détourne de manière à lui faire face, en quête de davantage de doux, de vie, de souffle. Parce que malgré le fait que le changement de position était subtil, j’ai l’impression de manquer d’air, désormais. Mon coeur palpite avec véhémence, tant qu’il me paraît faire vibrer chaque centimètre carré de mon corps, qu’il a apparenté ma gorge à du papier verré, qu’il m’étourdit de plus en plus, jusqu’à ce que je sois obligé de fermer les yeux, fébrile prisonnier de maux invisibles. Le parfum de Ginny me ramène à la réalité peu de temps après que je m’y dérobe, à l’image de mes doigts qui sont retenus entre les siens. Ce n’est qu’au bout d’un temps, que je suis incapable de mesurer, que j’articule dans un murmure : « Je suis désolé. » Puisque ma culpabilité est toute puissante, qu’elle constitue le vecteur vers ce panier troué impliquant mon histoire ; ce dernier m’autorisant toutefois par sa nature déficiente, malade, à mes glisser vers d’autres limbes parallèles, à me déconnecter - me réfugier parfois ironiquement - dans l’inavouable de mon esprit. Malade sans traitement, je songe. Y en a-t-il au moins véritablement un, divergent de celui qui me pourchasse incessamment depuis des mois maintenant ? « Ça va pas, » je lui confie, honorant notre promesse malgré l’orgueil risible, en dépit de cette volonté ardente de sombrer seul et d’en aucun cas l’attirer avec moi ou de lui faire du mal dans ma chute, au mépris de mon irrésistible envie d’être seul mais aussi, toujours, avec elle et seulement elle.




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Ginny McGrath
l'étoile presque bleue
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ÂGE : 29 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : there's nothing else to do here but kiss under the stars.
MÉTIER : peintre et photographe, co-propriétaire avec Auden d'un local collaboratif pour artistes offrant des ateliers créatifs, une galerie d'exposition et une petite boutique d'arts & crafts sur place.
LOGEMENT : #11 Logan City - une vieille maison entièrement rénovée, qui prend doucement des airs de nid confortable.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 8 ans qui se remet doucement d'une grave maladie l'ayant gardé hospitalisé depuis les trois dernières années. ▲ Ne parle plus à ses parents ni à son frère après avoir appris qu'ils ont manipulé sa vie. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 3 ans. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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MessageSujet: Re: mcjen ▲ stay with me   mcjen ▲ stay with me EmptyDim 16 Juin - 4:38



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but it doesn’t take away the pain
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so I’ll bury all my fears and trust they’re turning into trees
oh I’m fighting to believe
This is not the end of the story.


Il se mouvoie, il tourne la tête, accroche son regard au mien. La pénombre dans laquelle sa chambre est plongée aurait facilement pu cacher le voile qui a pris d’emblée ses prunelles, facilement pu m’empêcher de voir ce qui se cachait là, ce qu’il n’avait plus la force de cacher finalement. Et ses doigts se resserrent entre les miens, et mon souffle se mêle au sien, et elle est longue, elle est abominable, elle est nocive la seconde qui s’étire, celle de trop, celle où j’attends qu’il parle, qu’il dise quelque chose, tout en l’appréhendant plus que quoi que ce soit d’autre. Parce que je le connais, ce coup d’œil-là. Parce que je sais pertinemment ce qui arrive, parce que je l’ai vue et revue cette détresse dans mes propres iris y’a des années de ça, des mois. Ça venait, ça repartait, ça restait, ça s’enfuyait, ça se combattait, ça reprenait en puissance, ça s’oubliait aussi, pour mieux revenir quand on ne s’y attendait pas. C’était un aléa d’incertitudes, c’était une loterie de malheurs, c’était l’épée de Damoclès qui restait au-dessus de notre tête un jour, un soir, une nuit. N’importe quand, lorsqu’on avait décidé d’en finir, qu’on s’était rendu à ce stade, à ce niveau, laissé cette fatalité prendre le pouls sur le reste, eu assez mal pour en finir.

Jamais je ne serais assez imbue de moi-même pour affirmer que ma présence le réconforte. Jamais je ne serais assez égoïste pour mentionner que je suis arrivée au bon moment, que le timing entre nous était encore une fois plus que parfait. Jamais je ne serais assez stupide pour croire que l’impression d’urgence que j’ai ressentie quelques minutes plus tôt, en quittant mon domicile pour rejoindre le sien était étroitement liée à l’état dans lequel je le retrouve en ce moment. Pourtant, mon pouce caresse l’intérieur de son poignet, mon visage s’ancre dans l’angle du sien. Mes yeux se plongent dans son regard, y restent longtemps, le plus longtemps possible. Pourtant, je tente de lui apporter un support qui à mes yeux est tellement risible, tellement insuffisant, mais vital. Je sers à rien, à strictement rien, mais je ne bougerais pas d’ici d’un seul centimètre.

« Je suis désolé. » mon cœur se brise qu’il ait besoin de s’excuser, qu’il se sente redevable de demander mon pardon alors qu’il n’a rien fait de mal, absolument rien de mal, à laisser ses émotions remonter, à vouloir les extérioriser, à demander leur répit.

Je suis là. Un premier baiser se perd sur son front, là où il réfléchit trop fort et trop mal, là où je sens ses pensées noires remonter à une vitesse effarante, étourdissante. Mes paupières se ferment lorsque mes lèvres touchent sa peau, qu’il est brûlant, qu’il bouille de peine et de rage et de colère et de tourment.

« Ça va pas. » l’écho de notre question officielle, la répétition à l’envers de ce qu’on se statut toujours l’un l’autre. La priorité entre nous, s’assurer que l’un aille bien et que l’autre également. C’était devenu l’un de nos énièmes petits rituels, jamais oublié, toujours mis de l’avant, toujours questionné dans les premières secondes de notre présence l’un aux côtés de l’autre.

Je bouge pas. À nouveau, je laisse mon souffle glisser le long de son épiderme, m’arrête au niveau de son nez, l’arcade qui se presse comme point de chute, mes lèvres qui s’y posent doucement. Il manque d’air, il se noie, il ne va pas, il ne va plus. Et je lui évite mes mots, je lui évite mon insolence, m’assurant simplement de transmettre par ma main qui se referme un peu plus contre la sienne, par une douceur qui a tout de naturel entre nous, le plus de réconfort dont je dispose. Tout ce qui me reste, tout ce qui lui appartient.

Je reste ici avec toi. Le mutisme de sa chambre est bercé par les ronronnements du félin à nos pieds qui n’a absolument aucune idée de ce qui se trame à l’intérieur de son maître, mais qui, par perception futée, fini par se lever tout bonnement pour se blottir au creux des jambes d’un Isy épuisé, vidé, détruit. Qu’est-ce qui s’est passé? que j’hurle de lui demander, mais que je n’arrive pas à questionner, trop occupée à sceller ses excuses et sa culpabilité d’un dernier baiser, sur ses lèvres, allongeant l’étreinte autant qu’il le voudra, autant qu’il en aura besoin, autant que je, narcissique, sentirai que je lui suis utile.






    Through my eyes I can see a shooting star. Waving it's way across the sea, somewhere from mars. Down the street we would run to scratch our names in the park. Young and free in the sun. I said you do.






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Isaac Jensen
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PETIT PLUS : Est à Brisbane depuis ses 18 ans ∆ à 21 ans, il est diplômé infirmier et commence à travailler sur le pool de remplacement de St Vincent ∆ joueur de football australien de haut niveau, une suite de blessures met terme à sa carrière à ses 25 ans. Il se réoriente et travaille en tant qu'ambulancier ∆ à 28 ans, il est positionné sur un poste d'infirmier au service des urgences de St Vincent ∆ à 32 ans il se fiance à sa copine de plusieurs années mais ils se séparent quelques mois plus tard ∆ en mars 2018, il attente à ses jours ∆ il reprend son poste en septembre 2018.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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MessageSujet: Re: mcjen ▲ stay with me   mcjen ▲ stay with me EmptyDim 14 Juil - 5:46


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so I’ll bury all my fears and trust they’re turning into trees
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Ginny demeure à mes côtés. Elle ne fuit pas le goulu monstre de pénombre qui m’engloutit tout entier, me malmène de tourments, me fait fréquenter mes multiples démons à m’en rendre totalement fracassé, diminué, démoli à un point où j’ignore me reconstruire, où je n’ai même plus envie d’essayer de me relever.

Je m’enfonce mais son souffle contre ma peau me ramène à la réalité par intermittence, tel les sonneries d’un réveil brisant le règne du subconscient. Ses lèvres contre mon front brûlant paraissent mettre en sourdine quelques instants précieux la symphonie toxique qui résonne interminablement dans ma boîte crânienne. Son parfum comme sa chaleur percent le mur de lamentations que mon mental érige avec détermination, s’y faufilent pour m’atteindre tels de l’eau se glissant au travers des fissures et failles les plus minimes. Je respire un peu mieux et cède à mes paupières de s’abattre sur mes yeux exténués à contempler une fatalité, fatigués de se concentrer sur quoi que ce soit pouvant éviter à mon âme d’embrasser ce destin funeste, de flirter avec des desseins inavouables. Ses doigts caressent ma paume, enlacent les miens. J’inspire profondément et compte les secondes où cet air, son oxygène qui m’autorise à entrevoir l’avenir, gît prisonnier de ma capacité pulmonaire. Je milite contre sa fuite, effaré qu’il se dérobe avec ce timide soupçon de volonté de persévérer.

Le félin sans nom se glisse contre mes jambes pour y perpétrer une succession de ronrons. L’affection et la présence de l’artiste se matérialisent en un baiser sur mes lèvres. Les secondes défilent, les arguments fusent en moi, les dilemmes se complexifient. J’ai l’impression de devenir fou, à ignorer comment agir, vers quelle route m’orienter. Je me persuade que cette inertie générée par mon anxiété d’être mal, mon désarroi de ne pas être bien, est judicieuse. Je m’imagine me rapprocher de la McGrath, compléter cette étreinte en glissant mon bras derrière son dos ; cependant, je suis inapte à m’y résoudre, convaincu que je ne la mérite pas, que je ne fais que la convier dans une trahison que je lui infligerais, une souffrance issue de mon égoïsme à l’aimer et la désirer à mes côtés en dépit de tout le néfaste qui me happe en souverain halo.

J’envie ces moments où il m’est si facile d’être moi. Où chaque mot franchissant la barrière de mes lèvres est totalement assumé. Je regrette ces instants où je suis fier de qui je suis devenu si bien que je me permets d’agir spontanément. J’aimerais tant être capable de doter d’éternel cette assurance parce que lorsqu’elle m’habite et que mes relations se transforment en amitiés, je me sens en tout narcissisme valable.
Lorsque je suis cet Isy qui takes it easy, je ne regrette pas les propos que j’ai confiés parce que je suis persuadé qu’ils seront mal interprétés et que j’en paierais un prix désastreux. Lorsque je suis cet Isy, je n’ai pas la sensation intransigeante d’avoir totalement raté ma vie et qu’il est bien naturel que je sois un échec, vu l’être que je compose de A à Z.
Lorsque je ne suis pas cet Isy, j’ignore comment m’en sortir. Je suis incapable de m’accrocher à quelconque notion positive car elles se voient soit asphyxiées par mes idées noires, soit ridiculisées par mes chimères. Toutes les circonstances les plus banales évoluent en erreurs sérieusement regrettables et les drames de ma vie prennent des proportions mortelles.

Je ne sais plus comment vivre, comment appréhender l’avenir. Je songe à d’innombrables méthodes pour me sentir mieux mais face à un établi rempli d’outils théoriques, je suis incapable de recueillir l’énergie nécessaire pour en effleurer ne serait-ce qu’un seul. La culpabilité suit ainsi une courbe exponentielle et gigote avec davantage d’intensité dans la danse infernale s’édifiant dans ma tête.

“Je t’aime.” ma gorge libère, mon cœur palpite, mon souffle se brise. Des milliers de scénarios possibles, c’est celui-ci qui fut assez puissant pour franchir le fossé tortueux de mes doutes anxieux, traverser mes torrents de stress et de désespoir, franchir mes vœux pieux d’être dégagé de cette responsabilité de souffrir. “Ça ne tient qu’à moi”, je précise, comme si j’espérais épargner Ginny alors que je venais, en parfait nombriliste, de lui confier qu’elle était élevée au rang d’une personne cruciale à mon existence. “J’attends rien en retour”, je discrédite, je solde, je banalise. Je ramène ma main libre contre mon front. Y existe-t-il une sourdine à ces voix constantes dans ma tête ? Celles qui me diminuent incessamment, qui m’invitent sans scrupule à me faire du mal pour me sentir en vie pour ensuite me susurrer que la seule solution à leur faire abstraction est d’arracher toutes les pages vierges du registre de mon histoire. Détient-on un remède visant à étouffer tous les regrets, les remords, issus de cette persuasion d’être purement mauvais dans tous les domaines ? Dispose-t-on d’un voile à poser contre toutes ces scènes qui se dessinent inlassablement vers un futur inexistant et celles qui rejouent en boucle des bribes du passé intenables ? Ne suis-je pas uniquement condamné à rester de même, aux prises d’adversaires bien trop féroces, voué à l’échec ?





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MessageSujet: Re: mcjen ▲ stay with me   mcjen ▲ stay with me EmptyMer 17 Juil - 2:07


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Lui parler ne sert à rien, le questionner encore moins. Je sais que peu importe les interrogations qui franchiront mes lèvres, elles ne feront que nourrir ses démons, qu’arrimer son esprit là où il se le refuse. La pression de devoir me répondre même en silence, de réfléchir à ce qui le tourmente, de lui apposer des mots et des sensations, des couleurs et des limites. Alors je tente de faire au mieux, avec le peu qu’il me reste. J’ancre mon regard au sien, ne le baisse pas sous aucun prétexte. Enlace mes doigts gelés contre ses phalanges bouillantes, m’en veux de lui imposer un contact aussi glacial, un support qui s’éloigne de toute la tendresse que je tente de lui partager, de tout le courage que je rêve de lui insuffler.

Ça ira Isy. Je sais que ça ira, je sais que tout ira bien.
Et je me trouve tellement stupide, de croire si fort en ces mots. De ne pas m’autoriser autre croyance, de ne jamais oser même penser qu’il puisse être en train de sombrer sans issues aucunes. Tant que je suis là, je ferai tout pour le remonter à la surface. Tant que je ne bouge pas, je ne le laisserai pas se noyer contre vents et marées. Tant qu’il me regarde, tant que je le sens près de moi, c’est une équipe que l’on forme, et c’est son alliée que je veux être, c’est ensemble que je nous vois. Et rien d’autre.

Mes lèvres quittent sa peau dans un énième soupir de sa part, ma paume qui se resserre, sa respiration que je guette comme un précieux indice, comme une confirmation qu’il est toujours ici, avec moi, qu’il n’est pas ailleurs. Si je pouvais seulement partager ne serait-ce qu’une parcelle de son fardeau, si je pouvais simplement me glisser dans sa tête pour y lutter contre ma part de démons, si je pouvais lui transmettre une quelconque force, si je pouvais être plus que pitoyablement patiente, latente, incapable gamine allongée à ses côtés sans la moindre marge de manœuvre.

Et le silence dans lequel était plongée la chambre est percé de sa voix, de ses mots. Trois d’entre eux.

“Je t’aime.”

Il lutte Isy, il inspire, il se cherche, il se perd. L’horreur qu’il se soit mis dans un tel état par ma faute me secoue de l’intérieur, l’anticipation malsaine qu’il ait pu croire que tout ceci ne soit pas réciproque, qu’une telle confirmation innée fasse bien plus de tort à ce qui se construit entre nous que de la garder enfouie me terrifie. Mais je n’arrive pas à rien ajouter, alors qu’il s’empresse de me dédouaner, de me retirer toutes responsabilités. “Ca ne tient qu’à moi”, les scénarios semblent filer à toute allure derrière ses prunelles voilées, les ombres qui y passent par dizaine et encore, aucune façon d’y voir clair, aucune manière de l’arrêter dans le torrent qu’il s’est imposé lui-même. “J’attends rien en retour”, il pense et il se questionne et il se torture. Isy qui se décompose face à moi suffit à ce que je laisse ma respiration en suspens, tentant de percevoir le moindre mot qu’il ajouterait, de lui laisser toute la place et tout l’espace nécessaire pour ajouter ce qui à ses yeux devrait l’être. Mais je suis bien vite incapable de le constater ainsi, tout sauf à même de retenir ma main libre de se poser sur sa joue, d’aligner avec une douceur infinie un peu plus, un peu mieux son visage vers le mien. Son regard qui fuit par la force des choses n’est plus, mes prunelles creusent à travers les siennes une seconde et une autre, y voient tout le beau qui se cache à l’intérieur, tout le bon. Ses promesses, ses aspirations, ses rêves, ceux qui n’arrivent pas à s’affirmer, ceux qu’il perd depuis de longs instants à vivoter entre le mal et l’irréel. Et lorsque j’aperçois une fraction de calme, lorsque je crois voir une fine, imperceptible mais tant attendue lueur de lui, du vrai lui, qui revient à la surface, je l’attrape au vol sans hésitation.

« Je t’aime aussi. »

M’entendre le dire ne confirme absolument rien que je ne savais pas déjà. M’entendre le lui affirmer d’un murmure assuré n’est que naturel, alors qu’à mes yeux ces mots semblaient si obsolètes tellement leur signification était plus puissante. Aucune peur, aucun doute, aucune retenue n’a sa place dans le maigre espace, risibles millimètres séparant nos deux silhouettes attachées l’une à l’autre depuis de longues minutes. « Je voulais te le dire depuis un moment déjà, mais je savais jamais quand. » que je finis par expliquer, faible justification, sans avoir bougé du tout, sans avoir brisé la chaîne de mutisme, d’immobilité dans laquelle autant lui que moi se complaît maintenant qu’il a parlé, maintenant que j’ai renchéris le plus honnêtement du monde à travers. « J’attendais que ça ait un vrai sens, je crois. Que ça ne soit pas juste que trois mots. Parce que c’est tellement plus que ça. »




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