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 to be alone with you ▲ mcjen

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Ginny McGrath
l'étoile presque bleue
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ÂGE : 29 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : there's nothing else to do here but kiss under the stars.
MÉTIER : peintre et photographe, co-propriétaire avec Auden d'un local collaboratif pour artistes offrant des ateliers créatifs, une galerie d'exposition et une petite boutique d'arts & crafts sur place.
LOGEMENT : #11 Logan City - une vieille maison entièrement rénovée, qui prend doucement des airs de nid confortable.
to be alone with you ▲ mcjen 907e23ba405b5e1cd9fe8f69cef835c2
POSTS : 5827 POINTS : 495

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 8 ans qui se remet doucement d'une grave maladie l'ayant gardé hospitalisé depuis les trois dernières années. ▲ Ne parle plus à ses parents ni à son frère après avoir appris qu'ils ont manipulé sa vie. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 3 ans. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :


to be alone with you ▲ mcjen Hvu5
MCGRATH FAM (fb)LEVI
Still too young to fail, too scared to sail away. But one of these days I'll grow old, and I'll grow brave and I'll go. Everybody's wishing for no more mistakes, and all that I can think about is you.

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MCJEN #7MCJEN #8
I can feel your heartbeat like it's my own, I can hear your music from a million miles away. Are you something for me to begin again, again?

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EZNNY #9 (fb)EZNNY #11
Twenty candles, blow 'em out and open your eyes. We were looking forward to the rest of our lives, but we say we're better now.

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BAILEY #2 (fb)BAILEY #3
There's a picture hanging in the outhouse of glory and love, of us and so on. But the colors look like they are cheating, if you stare at our smiles for too long.

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HASSANNY #3
Who will lead us when our faith is all but gone? Who will be the light when daylight doesn't come? We've been living on a rainbow, living just for love.

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GINAUDEN #1AULYN
There's nothing to see here, people, keep moving on. No one cares when the show is done. No mistakes, only now you're bored. This is the time of your life but you just can't tell.

charleylukàstreet art festivalmarconoa


RPs EN ATTENTE : andy


PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : shiya
DC : Matt le p'tit con, Ariane l'incandescente et Jack le sensible
INSCRIT LE : 19/10/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t12335-ginny-sit-still-look-pretty http://www.30yearsstillyoung.com/t17242-good-things-to-come http://www.30yearsstillyoung.com/t12358-ginny-mcgrath http://www.30yearsstillyoung.com/t12357-ginny-mcgrath

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MessageSujet: to be alone with you ▲ mcjen   to be alone with you ▲ mcjen EmptyMer 19 Juin - 4:51



to be alone with you
isaac & ginny


Il faisait frais dehors, la brise était levée, le soleil plombait oui, mais le vent lui ne se gênait pas pour rosir mes joues, pour refroidir mes mains. J’avais eu la brillante - et intuitive - idée de traîner avec moi dehors un plaid immense et lourd comme tout dans lequel j’étais enroulée, des pieds à la nuque, n’en restait que ma tignasse ornée d’une chignon défait qui en sortait, mon regard rivé sur les pages d'un livre bien calé contre mes paumes, moi-même calée contre la chaise installée dans sa cours arrière.

Les environs que je commençais à connaître par coeur pour y évoluer durant des après-midis volés, parfois des soirées entières. À tâtons toujours, en douceur. C’était à coup de journées passées ensembles, de messages textes envoyés à pas d’heure, de conversations qui ne s’arrêtaient plus. De mes visites improvisées ici, chez lui, à ses passages impromptus mais toujours bienvenus à l’atelier. Et au fil du temps, ils se multipliaient les instants avec lui. Ils s’additionnaient les silences confortables, les coups d’oeil complices, les confidences qu’on partageait sans même avoir envie de se les cacher de toute façon. Isy qui était devenu au fur et à mesure des jours, des semaines, des mois une figure récurrente dans mon quotidien, réalisant le plus normalement du monde qu’on avait des habitudes, des routines, des horaires qui finissaient toujours par s’accrocher l’un à l’autre.

Et il y allait doucement, il forçait rien, je forçais rien non plus. C’était juste, c'était naturel, c'était vrai, authentique. Pas besoin de se casser la tête, de faire dans le compliqué. Tout était simple. J’aimais passer du temps avec lui, j’aimais la personne qu’il était, j’aimais le calme qu’il dégageait. J’osais croire qu’il trouvait un peu de tout ça en moi aussi, ma présence qui était beaucoup plus soutenue, beaucoup plus répétitive depuis mon anniversaire et tout ce qui avait fini par s’y dire, s’y dévoiler à demi-mots totalement assumés.  

Je suis posée dans son jardin donc, depuis de longues minutes. L’entendre s’activer dans la maison à faire je sais pas quoi j’en ai pas la moindre idée m’intrigue, faut l’avouer, mais j’impose rien, rien d’autre qu’un coup d’oeil curieux, ma nuque qui s’allonge, mes iris qui se vrillent à la seule façade d’où je risque de le voir. Sa silhouette qui passe enfin en coup de vent devant la baie vitrée, j’attrape ses yeux au vol, me cache de suite derrière la couverture de mon bouquin, qui, je ne le réaliserai que trop tard, était tenu à l’envers. Bravo Ginny, impeccable comme stratagème. La seconde d'après je remarque l'ombre qui se dessine sur mes jambes, saisit de suite qu'il se tient devant moi, qu'il assiste au spectacle ridicule que j'ai mis en scène dans mon empressement. « Je... tente d’apprendre à lire en sens inverse. »  la voix qui flirte avec le “c’est voulu, je te jure”, qui m’arrache un froncement de nez, maudissant mes lunettes de soleil perdues au fin fond des trépas de mon bordel à l’atelier pour dévoiler un regard aussi gêné qu’amusé faut croire. « C’est un nouveau défi que je me suis donné, parce que la lecture dans le sens traditionnel du truc, c’est ennuyant à force. » et j’arrive pas à tenir plus longtemps, pouffant de rire d’anticiper qu’il croira rien de mes plates excuses. Le livre que je pose à côté de moi entre un éclat et un autre, et je confesse, le sourire aux lèvres. « La vérité c’est que tu avais l’air occupé et que je voulais vraiment venir t'offrir de l'aide, je jure... mais j’étais trop confortable ici, j’avais pas du tout envie de bouger. Tu m’en veux ou tu es prêt à pardonner ma paresse pour qu'on en sorte plus forts et plus grandis?  » et il illumine mon visage, l'air de la gamine prise en faute.



    Through my eyes I can see a shooting star. Waving it's way across the sea, somewhere from mars. Down the street we would run to scratch our names in the park. Young and free in the sun. I said you do.






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Isaac Jensen
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ÂGE : 34 ans (13.05.85)
SURNOM : Isy
STATUT : Amoureux d'une étoile
MÉTIER : Infirmier au service des urgences, infirmier bénévole à la croix rouge et aux flying doctors, assistant-coach bénévole de football australien
LOGEMENT : Une maison en relooking intensif située au #17 toowong
to be alone with you ▲ mcjen CulHn1w
POSTS : 6555 POINTS : 165

PETIT PLUS : Est à Brisbane depuis ses 18 ans ∆ à 21 ans, il est diplômé infirmier et commence à travailler sur le pool de remplacement de St Vincent ∆ joueur de football australien de haut niveau, une suite de blessures met terme à sa carrière à ses 25 ans. Il se réoriente et travaille en tant qu'ambulancier ∆ à 28 ans, il est positionné sur un poste d'infirmier au service des urgences de St Vincent ∆ à 32 ans il se fiance à sa copine de plusieurs années mais ils se séparent quelques mois plus tard ∆ en mars 2018, il attente à ses jours ∆ il reprend son poste en septembre 2018.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : fresque participativeoakleycalebcwcvlijack

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nicolas #2

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caring is our essence
stephenjustine

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AVATAR : Julian Morris
CRÉDITS : chevalisse, loonywaltz (ub)
DC : Levi McGrath
INSCRIT LE : 08/04/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t19429p45-isy-strive-for-progress-not-perfection http://www.30yearsstillyoung.com/t19472-isy-notebook http://www.30yearsstillyoung.com/t19473-isaac-jensen http://www.30yearsstillyoung.com/t19596-isaac-jensen

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MessageSujet: Re: to be alone with you ▲ mcjen   to be alone with you ▲ mcjen EmptyLun 1 Juil - 5:56



to be alone with you
isaac & ginny




Sometimes home
Can be
Another person.



Mes yeux se régalent de la scène se déployant dans mon jardin. Du chignon défait au livre tenu à l'envers, de la masse de tissus confortables enveloppant un corps dévoilé de quelques rares centimètres de peau exhibée au soleil à ses fins doigts qui retiennent maladroitement l'ouvrage malmené. Je croise son regard, tasses d'or noir entre les mains, m'y abreuve de félicité le temps de quelques secondes dérobées à la volée.

Instaurant un malicieux suspens, voilà Ginny qui m'annonce songer à mon offre avant de faire disparaître en une radicale gorgée le café abandonné au creux d'une autre mug reposant à ses pieds. C'est dans ces instants précieux, ces détails surprenants, que je m'étonne à l'aimer davantage. Ces petites actions que la photographe exécute naturellement, instinctivement, qui révèlent unanimement les couleurs de son âme, de son éducation, de ses volontés, et qui me charment inéluctablement. Des agissements si minimes, des traits si fins, que la majorité des gens les gardent en mémoire que le temps d'une seconde trop éphémère ; lorsque je sais pertinemment que son amour pour la caféine dans toutes ses forces et sa simplicité déconcertante me séduisent sans retenue. Un énième caillou ricochant sur le fleuve de mon affection pour la McGrath pour ne faire que souligner son étendue.

Je m'installe sur une chaise à côté d'elle, trempe mes lippes dans ma boisson chaude, puis laisse entrer ma paresse en compétition avec celle regrettée par mon interlocutrice. « C’était à ma to-do de faire un peu d'ordre en arrivant, mais il y a quelqu’un qui a insisté pour qu’on vienne profiter du soleil ; j’ai pas pu résister. » Mes pupilles passent de la jeune femme au félin réfugié se dorant la pilule sous le soleil australien, un fin sourire adoucissant mes traits fatigués à la vue du portrait paisible de l'animal. « T'as bien eu raison, » j'assure sincèrement, avant d'enchaîner, sereinement, sur mon appréciation que la jeune mère ait décidé de passer une partie de sa journée à mon domicile. « Moi aussi. » L’enchantement au sein de mes yeux se réplique sous la forme d'un rictus s'immisçant sur mes lèvres.

Traditionnellement, attentionné, je la questionne sur sa journée et comment elle se sent. Bien vite, la comédie s'invite. « L’horreur. Je pense que rien qu’à voir la scène tu comprends de suite que je vis un véritable cauchemar. » « Je sais pas comment tu fais pour tenir dans de telles conditions, » je compatis sur un ton faussement grave, avant d'attaquer le livre que la jeune femme tient toujours entre ses paumes. Les talents de Levi en termes de sélection littéraire sont annoncés, mais ceux-ci ne suffisent pas à captiver entièrement l'artiste. « Mais j’avais l’esprit ailleurs I guess. » L'amusement se lit contre mes traits puis je provoque : « Peut-être devrais-tu investir dans des lorgnospectres. » Le portrait de Luna Lovegood en pleine lecture serait ainsi complété. Je dégage délicatement une des mèches barrant le visage de l'australienne, effleurant tendrement son épiderme au passage.

« Tu as bien dormi? » la brune s'inquiète avant d'évoquer l'éventuel vacarme qu'elle a pu causer à son entrée chez moi. « Ça a été. » Je hausse les épaules pour affirmer à quel point le tonnerre que pourrait créer la McGrath ne m'importunerait pas. « J'aime bien avoir de tes affaires ici. Ta trace perdure même quand t'es pas là, comme ça. Et puis, j'osais penser que ce serait ma pagaille qui serait dangereuse pour toi et pas la tienne, vu que tu sais où elle se trouve. » Mais je me rappelle les innombrables faux pas et appels sans cérémonie de la gravité contre le sol de Ginny à son propre domicile, preuve inéluctable que tout élément, même placé par ses propres soins, lui est menaçant. « On verra ça plus tard, c'est pas important. Tant que tu restes en sécurité. » Je tranche avec humour, élaborant secrètement le plan de ranger le séjour quand la jeune femme devra malheureusement quitter les lieux pour assurer ses responsabilités de mère, d'artiste ou simplement d'adulte. Je tenais à lui épargner ce genre de tâches. Les doigts d'une de mes mains effleurent une de mes cernes persistantes, j'étouffe un bâillement dans ma tasse de café. « Ton regard a-t-il croisé les échantillons de couleurs que j'ai eus pour le salon ? » J'interroge, toujours aussi passionné par la rénovation de ma demeure et décidé à tirer profit du goût inéluctable de Ginny.



Coming unraveled
We may fall but we'll keep on going, we may break but we won't stay broken Through the cracks in the road, the flowers grow

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MessageSujet: Re: to be alone with you ▲ mcjen   to be alone with you ▲ mcjen EmptyLun 1 Juil - 6:29



to be alone with you
isaac & ginny


Le silence et le calme dans lesquels était plongée sa maison depuis de longues heures finissent par se voir voilés d’une silhouette qui passe au fil des fenêtres. Isaac que je distingue facilement pour n’attendre que lui au final, pour savoir qu’il est le seul être qui vive passible de sillonner les couloirs entre l’étage et le palier. Plus que satisfaite de ne pas avoir été la cause d’un réveil précipité après une nuit qui semble lui avoir été aussi ardue que piqûre d'adrénaline, je ne bouge toutefois pas d’un millimètre, attendant qu’il entame bien comme il faut sa routine matinale d’après-midi tardif, pas le moins du monde pressée non plus. L’arrangement était tacite, les visites étaient nombreuses, rares étaient les journées où on ne se voyaient pas, où on ne se parlaient pas. Et pourtant, y’avait rien de plus qui se tramait, du moins, rien d’élaboré, rien qui brusque, qui trouble. Il savait que j’appréciais sa présence, que chaque discussion, chaque confidence venait avec son lot de gratitude qu’il soit là, juste qu’il existe, qu’il apporte avec lui ses propres valeurs et ses opinions, ses mots et ses réflexions. Il laissait dans son sillage ce dont j’avais besoin depuis si longtemps, à savoir une présence avec qui je n’avais aucun compte à rendre, aucun devoir à accomplir, aucune obligation à maintenir. Il me laissait libre d’aller et de venir, il était d’une simplicité désarmante, et je ne me surprenais même plus à calquer mes journées à ses horaires tant l’inverse était aussi vraie. Qu’Isy soit présent dans ma vie me faisait du bien.

Il passe la porte et rejoint le lieu du crime, les preuves entre mes mains que je ne camoufle même plus, mes justifications qui lui évoquent quelques doutes hilares, des excuses qu’il attrape au vol le sourire aux lèvres. « Va pour la sagesse de devenir plus forts et grandis. Tu acceptes mon offrande contre mon intrusion dans ton refuge ? » « Laisse-moi y penser. » à mon tour de jouer à être faussement sérieuse, maintenant que l’un de mes bras se dégage de mon emprise sous forme de plaid pour attraper la tasse au sol qui m’était déjà réservée, reste de café froid que je gobe d’une gorgée rien qu’une avant de tendre la paume vide et triomphante dans sa direction afin de récupérer son offrande. L’échange fait, le Jensen trouve place sur la chaise voisine de la mienne, là où je jette un coup d’oeil pour m’assurer qu’il a toujours bien tous les coussins qui y sont attitrés et qu’il ne pâtira pas du fait que j’ai volé tous ceux accessibles dans mon champ de vision quelques minutes plus tôt. « En vrai j'avais pour projet de faire un peu d'ordre à mon arrivée du boulot mais j'ai eu qu'un semblant de courage il y a dix minutes. Je suis peut-être encore plus coupable de paresse que toi. » et il semble déçu, un mélange qui flirte avec la fatigue de ses traits à peine réveillés que je note de suite. Prendre la journée comme elle vient sans s’en mettre trop sur les épaules me semble la meilleure solution pour lui, néanmoins, j’ai un tout autre discours à lui offrir. « C’était à ma to-do de faire un peu d'ordre en arrivant, mais il y a quelqu’un qui a insisté pour qu’on vienne profiter du soleil ; j’ai pas pu résister. » malicieuse, mes prunelles trouvent le félin endormi à peine à un mètre de nous, le ventre bien rose et tourné vers le ciel, les pattes allongées à profiter de la météo clémente comme un pacha dans son royaume. « Je suis content que tu sois là. » son sourire m’en provoque un nouveau, et une énième gorgée de café plus tard, je confirme ce qu’il sait déjà. « Moi aussi. » mes yeux qui complètent, merci de l'invitation, celle d’entrer ici, celle de me creuser une place, toute petite, mais une place tout de même, dans sa vie. « Comment tu vas ? Ta journée se passe bien ? » « L’horreur. Je pense que rien qu’à voir la scène tu comprends de suite que je vis un véritable cauchemar. » la douceur de la conversation s’amuse maintenant d’un trait de sarcasme, alors que je me complais dans ma couverture, dodeline de la tête, danse des pieds dégagés de ma forteresse de confort, avant de pouffer de rire de plus belle. Rien ici pour acheter sa pitié, faut dire. « Dois-je déduire ta lecture peu passionnante ? » et une moue qui prend place sur mon visage tantôt taquin, surtout moqueur. « C’est un livre que Levi m’a prêté en plus, il l’a super bien choisi. » et c’est ça le drame - parce que j’avais vraiment envie de le lire, parce que je voulais vraiment passer à travers le bouquin rapidement pour en parler des heures durant avec mon cousin. « Mais j’avais l’esprit ailleurs I guess. » comme la majorité du temps, de toute façon, n’est-ce pas Ginny? Surtout quand Isy était dans les parages.

« Tu as bien dormi? » je me replace sur mon siège, goûtant à nouveau à la deuxième cuvée de café qu’il m’a si gentiment apportée quelques minutes plus tôt. « J’ai tenté de ne pas faire de vacarme en arrivant, mais je pense qu’une partie du bordel est ma faute pour avoir transformé le rez-de-chaussée en pseudo champ de mines dans le processus. » la fierté qui se lit maintenant sur mes traits a tout pour racheter le chaos que je finissais toujours par laisser sur mon passage, autant chez moi qu’à l’atelier - et maintenant dans son humble demeure. « Je prends le blâme, donc. Je rangerai plus tard... à tes risques et périls. » mais elles sont honorables mes intentions - en espérant que cela suffise.



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Mes yeux se régalent de la scène se déployant dans mon jardin. Du chignon défait au livre tenu à l'envers, de la masse de tissus confortables enveloppant un corps dévoilé par quelques rares centimètres de peau exhibée au soleil à ses fins doigts qui retiennent maladroitement l'ouvrage malmené. Je croise son regard, tasses d'or noir entre les mains, m'y abreuve de félicité le temps de quelques secondes dérobées à la volée.

Instaurant un malicieux suspens, voilà Ginny qui me déclare songer à mon offre avant de faire disparaître en une radicale gorgée le café abandonné dans la mug reposant à ses pieds. C'est dans ces instants précieux, ces détails surprenants, que je m'étonne à pouvoir l'aimer davantage. Ces petites actions que la photographe exécute naturellement, instinctivement, qui révèlent unanimement les couleurs de son âme, de son éducation, de ses volontés, et qui me charment indubitablement. Des agissements si minimes, des traits si fins et discrets que la majorité des gens les gardent en mémoire que le temps d'une seconde trop éphémère ; lorsque je sais pertinemment que son amour pour la caféine sous toutes ces formes et sa simplicité inébranlable me séduisent sans retenue. Un énième caillou ricochant sur le fleuve de mon affection pour la McGrath et soulignant son incroyable étendue.

Je m'installe sur une chaise à ses côtés, trempe mes lippes dans ma boisson chaude, puis invite ma paresse au seuil d'une compétition contre celle regrettée par mon interlocutrice. « C’était à ma to-do de faire un peu d'ordre en arrivant, mais il y a quelqu’un qui a insisté pour qu’on vienne profiter du soleil ; j’ai pas pu résister. » Mes pupilles passent de la jeune femme au félin réfugié se dorant la pilule sous le soleil australien, un fin sourire adoucissant mes traits fatigués devant le portrait paisible de l'animal. « T'as bien eu raison, » j'assure sincèrement, avant d'enchaîner, sereinement, sur mon appréciation que la jeune mère ait décidé de passer une partie de sa journée à mon domicile. « Moi aussi. » L’enchantement au sein de mes yeux se réplique sous la forme d'un rictus s'immisçant sur mes lèvres.

Traditionnellement, attentionné, je la questionne sur sa journée et comment elle se sent. Bien vite, la comédie s'invite. « L’horreur. Je pense que rien qu’à voir la scène tu comprends de suite que je vis un véritable cauchemar. » « Je sais pas comment tu fais pour tenir dans de telles conditions, » je compatis sur un ton faussement grave, avant d'attaquer le livre que la jeune femme tient toujours entre ses paumes. Les talents de Levi en termes de sélection littéraire sont annoncés, mais ceux-ci ne suffisent pas à captiver entièrement l'artiste. « Mais j’avais l’esprit ailleurs I guess. » L'amusement se lit contre mes traits puis je provoque : « Peut-être devrais-tu investir dans des lorgnospectres. » Le portrait de Luna Lovegood en pleine lecture serait ainsi complété. Je dégage délicatement une mèche barrant le visage de l'australienne, mon doigt effleurant délicatement son épiderme.

« Tu as bien dormi? » la brune s'inquiète avant d'évoquer l'éventuel vacarme qu'elle a pu causer à son entrée chez moi. « Ça a été. » Je hausse les épaules pour affirmer à quel point le tonnerre que pourrait créer la McGrath ne m'importunerait pas. « J'aime bien avoir de tes affaires ici. Ta trace perdure même quand t'es pas là, comme ça. Et puis, j'osais penser que ce serait ma pagaille qui serait dangereuse pour toi et pas la tienne, vu que tu sais où elle se trouve. » Mais je me rappelle les innombrables faux pas et appels sans cérémonie de la gravité attirant impétueusement Ginny contre le sol de son propre domicile, preuve immuable que tout élément, même placé par ses propres soins, lui est menaçant. « On verra ça plus tard, c'est pas important. Tant que tu es en sécurité. » Je tranche avec humour, élaborant secrètement le plan de ranger le séjour quand la jeune femme devra malheureusement quitter les lieux pour assurer ses responsabilités de mère, d'artiste ou simplement d'adulte. Je tenais à lui épargner ce genre de tâches. Les doigts d'une de mes mains effleurent une de mes cernes persistantes, j'étouffe un bâillement dans ma tasse de café. « Ton regard a-t-il croisé les échantillons de couleurs que j'ai eus pour le salon ? » J'interroge, toujours aussi passionné par la rénovation de ma demeure et décidé à tirer profit du goût indéniable de Ginny.



Coming unraveled
We may fall but we'll keep on going, we may break but we won't stay broken Through the cracks in the road, the flowers grow

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Ginny McGrath
l'étoile presque bleue
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ÂGE : 29 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : there's nothing else to do here but kiss under the stars.
MÉTIER : peintre et photographe, co-propriétaire avec Auden d'un local collaboratif pour artistes offrant des ateliers créatifs, une galerie d'exposition et une petite boutique d'arts & crafts sur place.
LOGEMENT : #11 Logan City - une vieille maison entièrement rénovée, qui prend doucement des airs de nid confortable.
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POSTS : 5827 POINTS : 495

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Maman de Noah, un petit ange de 8 ans qui se remet doucement d'une grave maladie l'ayant gardé hospitalisé depuis les trois dernières années. ▲ Ne parle plus à ses parents ni à son frère après avoir appris qu'ils ont manipulé sa vie. ▲ Accro au café. ▲ N’a que quelques bons amis qu’elle compte sur les doigts d’une main. ▲ Née à Brisbane, expatriée à Londres, revenue depuis 3 ans. ▲ Geek dans l’âme, elle adore les BDs et les jeux vidéos. ▲ Végétarienne, yogi aguerrie et adepte de méditation. ▲ A un humour douteux, discret, mais bien sarcastique.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :


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MCGRATH FAM (fb)LEVI
Still too young to fail, too scared to sail away. But one of these days I'll grow old, and I'll grow brave and I'll go. Everybody's wishing for no more mistakes, and all that I can think about is you.

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MCJEN #7MCJEN #8
I can feel your heartbeat like it's my own, I can hear your music from a million miles away. Are you something for me to begin again, again?

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EZNNY #9 (fb)EZNNY #11
Twenty candles, blow 'em out and open your eyes. We were looking forward to the rest of our lives, but we say we're better now.

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BAILEY #2 (fb)BAILEY #3
There's a picture hanging in the outhouse of glory and love, of us and so on. But the colors look like they are cheating, if you stare at our smiles for too long.

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HASSANNY #3
Who will lead us when our faith is all but gone? Who will be the light when daylight doesn't come? We've been living on a rainbow, living just for love.

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GINAUDEN #1AULYN
There's nothing to see here, people, keep moving on. No one cares when the show is done. No mistakes, only now you're bored. This is the time of your life but you just can't tell.

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RPs EN ATTENTE : andy


PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : shiya
DC : Matt le p'tit con, Ariane l'incandescente et Jack le sensible
INSCRIT LE : 19/10/2016
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MessageSujet: Re: to be alone with you ▲ mcjen   to be alone with you ▲ mcjen EmptyLun 1 Juil - 7:36



to be alone with you
isaac & ginny


« Je sais pas comment tu fais pour tenir dans de telles conditions, » et je m’étonne, là, plus que d’habitude, d’arriver à tenir une seconde de plus l’air grave qu’il me renvoie, non sans voir la lueur malicieuse dans ses yeux qui ne me cède absolument aucune pitié tout sauf méritée. « Le déni. À chaque seconde, je me répète qu’une livraison de blondies caramel chocolat blanc tombera du ciel à un moment ou un autre pour pallier la douleur. Si tu pouvais additionner tes prières aux miennes, ça m’aiderait. » le simple fait de mentionner mon nouveau dessert préféré depuis le lunch d’aujourd’hui suffit à faire craquer un sourire au coin de mes lèvres, à éclater de rire devant ses propres manigances. Il s’installe à mes côtés dans son propre petit cocon, il se pose tout en face là où un rayon de soleil tombe juste assez pour chauffer les parcelles de peau dégagées, où l’automne australien est encore suffisamment doux pour ne pas refroidir ses joues, pour lui éviter un frisson malveillant additionné à son réveil qui semble être encore d’actualité. Le livre qui fait office de protagoniste maintenant, et c’est bien malgré moi que je réalise ne pas faire honneur aux références d’un Levi tellement emballé lorsqu’il m’a gentiment forcé à repartir avec le bouquin plaqué contre mon torse avec sa force et son entrain décuplés. Une moue déçue passe sur mon visage, Isy tentant de me dédouaner de façon si adorable que je finis par laisser aller ma culpabilité le temps de tenter de trouver quelque chose qui excuserait mon manque de motivation du jour. « Ou initier mon cousin aux audio books. Ça changerait de la trame sonore d’Auden qui aime que s’entendre parler à l’atelier. » l’option me semble aussi cocasse que pertinente. Levi serait un candidat parfaitement hilarant le jour où j’ajouterais cette corde à son arc technologique tanguant, autant que l’ambiance au boulot serait encore plus cool maintenant que nos auteurs communs préférés piqueraient le temps d’antenne d’un Speight trop imbu de lui-même pour ne pas adorer le timbre de sa propre voix en continu. Isy chasse mes pensées à tendances mesquines d'un geste aussi attentionné que naturel, ma joue trouvant sa paume au passage en sachant très bien qu'il n'a probablement pas rétabli le chaos capillaire qui me sert de cheveux pour autant.

Quand il me confirme que le sommeil a bien été par contre, j’arque doucement la nuque, pas certaine que son temps de repos requis ait été atteint, autant que ma présence n’ait pas tout gâché non plus pour l’aider à lâcher prise complètement dans les bras de Morphée. J’avais dû faire du bruit à un moment ou un autre, ou ma simple présence avait peut-être précipité son réveil ; et l’espace d’une seconde, je pense à m’excuser dans mon malaise, je conçois d'être celle qui s’impose sans vraiment le faire. « J'aime bien avoir de tes affaires ici. Ta trace perdure même quand t'es pas là, comme ça. Et puis, j'osais penser que ce serait ma pagaille qui serait dangereuse pour toi et pas la tienne, vu que tu sais où elle se trouve. » mais comme s'il avait lu dans mes pensées, il confirme de quelques mots, d’un coup d’œil en douceur, de paroles qui font autant de bien parce que je les sais toutes plus véridiques les unes que les autres. Respire Ginny, tu as ta place chez lui. « C’est encore drôle, y’a des trucs, je suis certaine qu’ils traînent ici depuis assez longtemps pour qu’ils appartiennent maintenant plus à toi qu’à moi. » les items achetés au profit de nos poignées de monnaie mises en commun dans les brocantes du quartier. Le matériel de l’atelier que j’apportais avec moi pour aider à peindre les différents murs de la maison. Les vinyles et les films et les livres par dizaine et l’énumération mentale se poursuit une seconde et une autre. Avant qu’il ne décide de régler la question du rangement d’un « On verra ça plus tard, c'est pas important. Tant que tu es en sécurité. » qui m’arrache un hochement de tête de la positive, mon « oui chef » presque sous-entendu, ma maladresse exposée de son humour tout en douceur. « J’ai mon garde du corps sinon, il veille au grain tant que je remplis ma part du marché en le laissant squatter le jardin aussi longtemps qu’il veut. » du menton, je pointe le félin qui sait qu’on le mentionne, mais qui n’en fait pas de cas, ronfle même un peu plus fort si c’est possible.

Isy cache un bâillement derrière sa tasse de café, je le perçois pour avoir la même technique quand l’insomnie frappe les nuits avant les ateliers matinaux. « Ton regard a-t-il croisé les échantillons de couleurs que j'ai eus pour le salon ? » mais je ne dis rien d’emblée, lui qui propose de reprendre les conversations sur ses rénovations qui ont occupé pour mon plus grand plaisir bonne partie de nos moments ensembles ces derniers temps.  « Oui, j’ai fouillé même un peu à travers, mais j’ai rien déplacé ni dérangé. » simplement pour m’assurer que les couleurs qu’il avait choisies étaient fidèles aux cartons des dépliants attitrés, que sous différents types de lumière elles étaient aussi jolies que sur papier. Je laisse couler une minute et une autre, finissant par me redresser de mon siège une fois ma seconde tasse presque vide (already Ginny? Slow down.) au sol. « Par contre je pense que pour l'instant, la priorité reste de partager mon calvaire un peu avec toi. T’as l’air trop bien de ton côté, alors qu’ici, c’est l’enfer totalement. » mon humour me fait dériver hors de mon amas de plaids le temps de me lever, de faire le tri. Et mon regard malicieux qui trouve le sien au fil de mes paroles. « Mais je suis prête à te laisser avoir ma couverture préférée et deux des plus confortables coussins, rien que parce que j’aime pas te voir souffrir. » la conversation sur le relooking attendra, il ne m’en tiendra pas rigueur, il n’y a rien qui presse là, autre que de s’assurer qu’il se repose, qu’il ne presse rien. Faisant volte-face, je lui tends son dû, son propre kit à dolce farniente sous forme de duvet et d'oreillers savamment sélectionnés.



    Through my eyes I can see a shooting star. Waving it's way across the sea, somewhere from mars. Down the street we would run to scratch our names in the park. Young and free in the sun. I said you do.






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