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 I wasn't put here to stay. Soheila Hodge.

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Soheila Hodge
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ÂGE : trente-huit ans.
STATUT : Divorcée. Mère d'Emma, cinq ans.
MÉTIER : Directrice de la Hodge Foundation, association humanitaire internationale d'aide médicale. Médecin de formation. Danseuse.
LOGEMENT : Bayside, #826. Villa d'architecte en verre.
I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 1568031372-ezgif-5-93ae9e26560c
POSTS : 1690 POINTS : 645

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Américaine, s'est installée définitivement à Brisbane en 2009. A la double nationalité. Médecin humanitaire. N'exerce plus la médecine depuis 1 an. De retour à Brisbane en décembre 2018 après 1 an d'incarcération en Chine. Atteinte de PTSD depuis. N'a pas la garde de sa fille de 5 ans. Fait régulièrement l'objet d'articles ou de sujets dans les médias. Intervenante dans plusieurs émissions télévisées en tant que porte-parole de son association et des causes défendues. Outre l'anglais, parle l'espagnol, le portugais, l'arabe, des notions de français et de chinois.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : anwar ; leonie ; stephen 2 ; raelyn ; thomas ; lily ; lizzie ; dimitri ; clément ; lucia
RPs TERMINÉS : I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 1562884137-emma
Maybe I'm not the mother you deserved but I swear, you're everything I ever wanted. But I’m a liar when I say that I’m okay. You taught me why hurricanes were named after people.

stephen 1 ; freya 1 ; yasmine 1
AVATAR : Zoe Saldana
CRÉDITS : avatar Lux Aeterna. signature code Astra.
DC : Non.
INSCRIT LE : 03/07/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t24859-i-wasn-t-put-here-to-stay-soheila-hodge http://www.30yearsstillyoung.com/t24916-feelings-change-memories-don-t-soheila http://www.30yearsstillyoung.com/t25066-soheila-hodge http://www.30yearsstillyoung.com/t25157-soheila-hodge

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Message(#) Sujet: I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. EmptyMer 3 Juil - 19:43





Soheila Rosemary Hodge
Darkness is your candle.
Pièce d'identité

NOM ≈ Hodge. PRÉNOM(S) ≈ Soheila Rosemary. ÂGE ≈ 38 ans. LIEU DE NAISSANCE ≈ New-York, Etats-Unis, le 18 juin 1981. STATUT SOCIAL ≈ Divorcée depuis 2015, à la suite d'une union d'un an avec Julian Warden, père de sa fille, Emma Warden-Hodge, âgée de cinq ans. MÉTIER ≈ Danseuse, elle a créé le Hodge Dance Studio en 2015. Fondatrice et directrice de Hodge Foundation, association humanitaire internationale d'aide médicale, depuis 2009. Médecin de formation. ORIENTATION SEXUELLE ≈ Bisexuelle, s'il fallait la définir. Elle n'a connu que deux histoires avec des femmes. GROUPE ≈ 40 ans, mode d'emploi AVATAR CHOISI ≈ Zoe Saldana

Les informations en vrac

(1) Soheila est fille unique. Sa mère, d’origines portoricaines et jordaniennes et ancienne avocate de l’Etat de New-York et du District de Columbia, est décédée des suites d’une leucémie à l’aube de ses neuf ans. Durant ses années de maladie, Soheila est élevée par sa nourrice, Meredith. Son père était ambassadeur des Etats-Unis en Australie. Il accepte de confier Soheila à Meredith à la suite du décès de son épouse pour ne pas la brusquer davantage en la faisant quitter son pays natal, chose que Soheila fit d’elle-même quelques années plus tard.

(2) Soheila reçoit une éducation stricte et noble inspirée d’une aristocratie sans couronne. Fille de grande fortune par sa mère, de diplomate par son père, elle ne manque jamais de rien, outre de la présence de ses parents. Elle connaît l’opulence et l’excès, est témoin de la débauche et la vulgarité de l’élite américaine, mais s’en tient éloignée. Selon son père, dans cette famille, la tendance est au confidentiel et à la retenue. Il décède à son tour lorsqu’elle atteint le milieu de sa vingtième année.

(3) Soheila entreprend des études de médecines à l’université de Yale. Elle y excelle et projette rapidement son esprit au delà des frontières des hôpitaux. Impulsive mais brimée, désireuse de servir mais inutile dans les tréfonds de la haute bourgeoisie américaine, elle nourrit l’ambition d’explorer ses limites et de faire une différence auprès des populations qui en ont réellement besoin. Elle est diplômée en 2009, spécialisée en médecine interne.

(4) A l’université, Soheila commence la boxe thaïe qu’elle abandonne rapidement au profit de l’art du krav maga. Sport d’attaque et de défense enseigné aux jeunes combattants de l’armée israélienne, il trouve sa résonance en elle pour le mélange de technique pure et de combat de rue qu’il lui enseigne. Soheila se passionne pour le côté intuitif de la défense, la possibilité d’utiliser les points sensibles et armes naturelles du corps pour l’offensif.

(5) Elle fait de la danse depuis ses cinq ans. Meredith lui a fait débuter par de la danse classique qu’elle a abandonné à ses quinze ans. Sa danse est intuitive et organique, elle s’émancipe des règles et carcans du classique pour lui redonner sa liberté d’expression contemporaine et sa sensualité latine. Elle prend, très jeune, pour modèle Isadora Duncan, pionnière de la danse moderne européenne.

(6) Soheila a une fille, Emma, âgée aujourd’hui de cinq ans, issue d’un mariage irréfléchi et avorté au bout d'un an. Emma avait trois mois lorsque Soheila est repartie en voyage humanitaire, accordant sa garde à son ex-mari. Elle vit avec son père avec Sidney. Son ex-mari entreprend des démarches pour revenir vivre à Brisbane et permettre à leur fille de passer plus de temps avec Soheila. Cette dernière refuse de demander la garde alternée, officiellement pour ne pas troubler les habitudes de sa fille. En réalité, Soheila a, dès la naissance d’Emma, privilégié les besoins de ses équipes et la nécessité de ses missions. Elle pense sa fille plus heureuse auprès de son père. Elle se pense plus heureuse ailleurs et nécessaire.

(7) Elle fonde son association Hodge Foundation en 2009, destinée à répondre aux besoins humanitaires, sanitaires et médicaux des populations en situations de crise. Elle part en 2017 au sud de la Chine, dans la province du Guizhou. Son équipe vient en aide aux citoyens issus de l’ethnie ouïghoure et prend en charge des dizaines d’individus s’étant échappés ou cherchant à s’échapper des camps secrets de détention de musulmans au Xinjiang. Soheila et son équipe se font arrêtés aux frontières de la Chine et du Vietnam, alors qu’ils exfiltraient des femmes et des enfants ayant besoin de soins médicaux importants et ne pouvant pas y accéder en Chine sous peine d’enfermement.

(8) Elle passe trois semaines en centre de détention illégale, l’une des prisons noires chinoises dont l’état réfute officiellement l’existence, avant d’être transférée dans un pénitencier pour femmes et d’être placée en isolement. Elle y passe onze mois. En Australie, aux Etats-Unis et dans le reste du monde, les voix s’élèvent et réclament sa libération. Son association reçoit finalement le Grand Prix Humanitaire 2018. Sa libération est négociée, la distinction ne servant pas uniquement à l’honorer en son nom mais renforçant ses appuis et sa protection. Elle est rapatriée à Brisbane en décembre 2018.

(9) C’est en Australie que Soheila et son équipe sont poursuivis pour « exfiltration et aide au séjour irrégulier ». Ils ne sont pas incarcérés, l’opinion et les pouvoirs publics de par le monde appuyant en leur faveur. Soheila a renoncé officiellement, et le temps du procès, à tout pouvoir décisionnaire au sein de son organisme pour ne pas voir leurs fonds gelés et leurs activités interdites. Elle se sert de son influence et de sa notoriété dans le milieu pour prendre la parole et intervient quelques fois au sein d’une émission télévisée hebdomadaire.

(10) Les tortures de la prison noire lui ont laissé des cicatrices physiques, elle est notamment marquée à plusieurs endroits dans le dos. Elle possède également des cicatrices au fer rouge à l’intérieur de la cuisse gauche qui lui inflige des douleurs résiduelles. Elle souffre de plus de séquelles psychiques suite à son isolement : anxiété, insomnies, troubles de la perception, pertes de mémoire et hypertension régulière. D’un naturel déjà impétueux, elle se laisse d’autant plus aller à des accès de colère pouvant quelques fois se montrer violents. Elle ressent le besoin de rester seule, souvent, et peut passer des heures dans son studio de danse, jusqu’à en perdre la notion du temps.


Le joueur derrière l'écran

Sur le net, on m'appelle /, mais appelez-moi Laura. J'ai toujours la peau lisse car je suis jeune et jolie  I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 734638360, et je viens de France. J'ai découvert 30YSY grâce à un top site, et j'ai cédé à m'inscrire parce que j'ai du temps soudainement libre et que je n'ai pas rp depuis très très longtemps. Malgré mon emploi du temps chargé, je pourrai tout de même être présent(e) cinq jours sur sept  sisi . Mon personnage est un inventé. Je suis content(e) de vous rejoindre dans l'aventure et j'espère être à votre hauteur après ces longs mois (années ?) sans pratique du rp  I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 1949770018 .

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Darkness is your candle.
We all have scars, inside and out. We all have emotional trigger points, broken bones and broken hearts. Now I see scars and I see stories. I see a being who has lived, who has depth, who is a survivor.


Dernière édition par Soheila Hodge le Sam 6 Juil - 22:48, édité 9 fois
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Soheila Hodge
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Message(#) Sujet: Re: I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. EmptyMer 3 Juil - 19:43





Il était une fois, mon histoire
One chants out between two worlds, fire walk with me.


New-York, US. Décembre 1990. « Tu devrais peut-être lui dire au revoir, maintenant. » J’appuyai mon front contre le verre glacé de la fenêtre embuée et gardai le silence, une moue renfrognée habillant mon visage fatigué. « Non. » tranchai-je d’une voix plus fluette que je ne l’aurais voulu. Je ne faisais aucun effort et je savais que cela ne plairait pas à mon père, s’il avait été là. Je savais qu’il fallait que je me reprenne avant qu’il n’arrive, pour ne pas l’accabler un peu plus, inutilement. Devoir faire face au décès de son épouse et à l’inconvenance de sa fille unique le même jour serait trop pour lui, risquerait de le faire repartir aussitôt. Tu t’appelles Hodge, Soheila. Tu portes ce nom dans un monde qui le connaît et l’estime. Montre-toi à la hauteur. Je clignai des yeux, épuisée. « C’est important maintenant. » Je me retournai lentement en sentant la main de ma nourrice presser délicatement mon épaule et croisai les bras en m’adossant au mur, toujours au fond de la pièce. Je m’appelais Soheila. Et ma mère avait déjà fait de ce prénom un monde. Ma pauvre mère. Je n’allais jamais pouvoir répondre et m’élever à cette autorité filiale que je prétendais tant détester. Elle s’appelait Aliénor. J’en étais juste une autre, une copie, un alia. Aliénor et Soheila Hodge. Les mots s’étaient fondés à ma naissance et je m’étais inscrite dans une lignée en quelques heures. Qu’étais-je supposée faire si elle partait maintenant ? Qu’étais-je supposée faire lorsque le monde ne compterait plus qu’une seule Hodge ? Pas la bonne, pas la meilleure. Je ne veux pas lui dire au revoir, ça risquerait de la faire mourir. Je fronçais les yeux avec assurance pour ne plus avoir à la regarder. Son corps était maigre et se perdait dans les draps blancs, je n’allais jamais pouvoir la retrouver. Son visage était émacié et ses yeux étaient clos, sa bouche entrouverte prête à expirer son dernier souffle. Je la reconnaissais ainsi, cela faisait des mois qu’elle était dans cet état, des mois que je me battais chaque jour pour essayer de me souvenir. Me souvenir de son visage d’avant. De ses robes cintrées et pastel, ses boucles brillantes et ordonnées et ses bijoux délicats. Elle était belle, Aliénor Hodge. Belle et élégante, pudique. Comme une Hodge. Ces derniers mois, elle n’avait plus eu la force d’être ma mère. Elle ne disait rien, du fond de son lit, ne montrait pas grand chose mais elle ne l’avait jamais fait. Il me suffisait seulement d’entrer dans la pièce où elle se trouvait pour que son visage s’éclaire, que son front se déplisse et que tous ses soucis disparaissent. Ce n’était pas anodin, vous savez. Les valeurs que l’on m’avait apprises dès mon plus jeune âge dictaient mes pensées et guidaient mes gestes. Il fallait que je sache me montrer docile et ne jamais rien révéler de mes tempêtes intérieures. Mes tempêtes d’enfants, mes désirs futiles. Il fallait savoir garder ce même visage de cire qu’Aliénor arborait sur l’instant, en toutes circonstances, s’accrocher à ses belles manières pour leurrer la société et se nimber de mystère. Une fille d’ambassadeur, voilà ce que j’étais. Fille de. Mais Aliénor avait réussi à dépasser ce statut, elle n’était pas que femme de. J’aurais eu envie, moi aussi, que l’on me remarque, que l’on me félicite, mais j’avais appris trop vite, trop bien, à être toujours transparente, toujours convenable. Je plaisais à tout le monde et cela rendait fier mon père, à des milliers de kilomètres de là. Cela le rendait fier mais j’avais oublié qui j’étais en route. Je ne l’avais jamais su. Aliénor semblait le savoir.
Elle ne me tendait pas les bras, ne m’embrassait que très peu mais je rentrais dans une pièce et recevais son regard d’amour, en fermant les yeux de contentement. « Quoique tu lui dises, ça t’aidera plus tard. Elle a juste besoin de ton aide pour partir. » Je fronçai les sourcils et lui lançai un regard noir. « Je ne veux pas qu’elle parte. Peut-être que je ne lui donne pas la permission. » Les yeux de Meredith s’embuèrent et elle chassa ses larmes en reniflant bruyamment. « Elle veut juste savoir que tu l’aimes. » Je me mordis fortement la lèvre. Les relents nauséabonds de la culpabilité me montaient à la gorge et je haussai les épaules pour m’excuser. Meredith était avec nous depuis ma naissance. Je voulais rester avec elle, ensuite. Je voulais rester avec elle, maintenant que nous n’étions plus que deux. La vie de mon père en Australie ne m’attirait pas. « Elle le sait. » Je relevai mes yeux dans les siens et coupai court à la conversation, demandant après mon père : « Il sera là à temps, tu penses ? » Elle n’en savait rien, je le lus dans son rictus, cette grimace qui venait de déformer son visage doux, car elle n’en pouvait plus de retenir son désespoir. « Je vais voir », m’assura-t-elle en s’échappant de la chambre, se cognant au chambranle de la porte sur son chemin.
Je baissai les yeux sur mes chaussures vernies et m’approchai du lit de ma mère. Je m’emparai de sa main sans jamais les relever. Je n’en avais pas besoin. Je n’avais pas besoin de la voir enfin, cette vie qui s’effaçait des yeux d’Aliénor, dont la leucémie n’avait jamais connu aucune rémission.







Darfour, Soudan. Septembre 2006. Il était trop tard pour revenir en arrière. Devant nous s’amplifiait toujours le grondement de la multitude qui nous narguait tous, surtout moi, poussée par la même illusion intacte, mais toujours invisible sur la route rouge et déserte. Je lançai un coup d’œil dans le rétroviseur et plissai les yeux pour distinguer l’ombre du deuxième convoi au travers de la poussière. Je me penchai en avant pour attraper le talkie walkie et le portai à mes lèvres brunies par le soleil : « Comment ça va derrière ? » Je le tendis, suspendu dans l’air à quelques centimètres de mon oreille, maitrisant le volant brûlant du 4x4 humanitaire du mieux possible. « On respire. Et vous ? » cracha-t-il enfin au travers du micro. J’inspirai profondément et sentis l’air brûlant du désert enflammer mes poumons. Cela faisait plus de deux heures maintenant que nous étions partis, plus de deux heures que nous supportions l’ardeur du soleil sur l’habitacle tout acier d’antiques véhicules tout terrain. Un véritable convoi humanitaire, pensais-je avec ironie. Je les avais entraînés ici : les cinq patients allongés en travers les uns des autres à l’arrière de mon 4x4, sept à l’arrière de celui d’Andrew, juste derrière moi. Ils allaient mourir si nous les laissions au camp, mourir si nous ne les emmenions pas à l’hôpital de ville. J’étais persuadée qu’ils supporteraient le voyage, persuadée de ne pas avoir d’autres solutions. Les camps étaient saturés et nous étions démunis d’électricité. Nous pouvions traiter les urgences, les infections. Le plus souvent capables de diagnostiquer sans pouvoir venir en aide, il était déjà trop tard. La population était perdue et livrée à elle même, ils ne nous faisaient pas confiance, pas assez pour venir, trop tard lorsqu’ils le faisaient. Ces gens allaient mourir sans intervention chirurgicale et j’avais refusé de laisser cela arriver. Andrew avait accepté de m’accompagner, malgré ses réticences. Je n’étais pas médecin après tout. Pas encore. Seulement étudiante, en stage humanitaire. Je savais qu’il n’y croyait pas, qu’il tentait sans doute de m’inculquer une leçon, mais nous avions déjà perdu trop de monde. L’habitacle s’ébranla et je maintins le contrôle du véhicule une nouvelle fois avec difficultés. Le talkie walkie crachota de nouveau dans l’air et j’inclinai la tête pour l’entendre : « Cette fois, il est crevé, tu dois t’arrêter. » Je grimaçai et tournai la tête vers l’arrière pour aviser de la situation. Il n’y avait pas que le pneu, le moteur à l’avant dégageait une fumée inquiétante depuis plusieurs kilomètres. Mais nous ne pouvions pas nous arrêter. Je reportai le regard sur la route face à nous et enfonçai brusquement mon pied sur la pédale de frein. Le véhicule pila et j’enjambai les fauteuils pour rejoindre les patients, alertée par les plaintes de certains. « Enfin, tu m’écoutes ! » Je récupérai l’appareil avec empressement et me penchai vers le pare-brise poussiéreux en plissant des yeux. « La route est bloquée, Andrew. » soufflai-je simplement. « Par qui ? » J’essuyai le pare brise d’une main moite et tentai de percevoir les troupes approchantes au travers de l’atmosphère saturée. « Les janjawids, je crois. Ils sont à cheval. » Un silence accueillit mes paroles et je retournai à l’arrière, poussant du pied les portes battantes pour atterrir sur la terre ocre brûlante. Je portai ma main en visière à mes yeux et observai Andrew stopper son véhicule à côté du mien. Il sauta à son tour au sol et s’avança vers moi, me contournant sans un regard pour avancer vers l’horizon. Le sol se mit à vibrer, doucement puis en profondeur. Nous nous retrouvâmes bientôt encerclés et je l’imitai lentement alors qu’il levait ses mains en l’air. Mon regard se posa sur le visage des hommes en hauteur, leurs armes pointées sur nous, mais je n’arrivais pas à les distinguer. Les mots de leur langue s’envolaient dans l’air menaçant mais je ne parvenais pas à les saisir, ils parlaient trop vite et je ne la maitrisais pas assez. Je luttais pour faire le vide dans ma tête et m’avançai d’un pas. « Mʿwnẗ ! 'Amrikiin ! » scandai-je d’une voix assurée. Je connaissais ces deux mots, deux des seuls que l’on nous faisait apprendre phonétiquement avant notre départ. Aide. Américain. Je les répétai en élevant la voix, encore une fois. Il s’agissait encore des mots les plus simples et les plus facilement compréhensibles pour nous identifier en tant qu’humanitaires. Les voix s’élevèrent dans les rangs et je reculai vers les véhicules, les mains toujours en l’air. Andrew m’avait devancé et s’élançait déjà vers les portes en acier pour les refermer mais les balles se mirent à gicler. Je me jetai au sol, face contre terre et protégeai ma tête à l’aide de mes mains. Les flots de balles, des centaines à la seconde, hachaient l’air dans un bruit sinistre, résonnaient dans toute la vallée, jusqu’aux dunes lointaines. La terre rentrait dans ma bouche mais les cris autour de moi étaient ceux qui m’étouffaient et me coupaient le souffle. Les balles s’arrêtèrent. Les cris aussi. Et les vibrations sous mon ventre reprirent de plus belle, en profondeur, puis doucement, avant de disparaître. Je relevai la tête lentement et m’appuyai sur mes coudes, figée dans une posture risible et impuissante. Les véhicules étaient ouverts, les corps en glissaient. Des flaques écarlates s’étalaient sur les poitrines, coulaient des membres blessés et étoilaient les vêtements souillés. Je titubai en avant pour me relever et me précipitai vers le néant.
Combien de temps ? Combien de temps avait-il fallu pour que cela se produise ? Etions-nous encore capables d’y croire ? De croire au temps lorsque quelques secondes suffisaient pour tuer quatre hommes, cinq femmes et deux enfants ?
Je m’approchai de l’un d’eux en trébuchant, l’attirai sur la terre, murmurai son nom. Je pris son visage entre mes mains, soufflai de l’air dans sa bouche, appuyai sur sa poitrine. Mes gestes ne trouvaient plus leur sens. Mes mots s’enchevêtraient, se bousculant et ne heurtant que le vide. Il n’y avait plus rien à faire. « Soheila … Soheila ! » Je me retournai brusquement et avançai jusqu’à Andrew étendu à l’arrière du véhicule. Je balayai la scène du regard et m’arrêtai enfin sur ses doigts apposés sur la gorge d’Ava. Une femme enceinte en détresse respiratoire. Epargnée. Il y avait un pouls. « On est encore loin de la ville ? » lançai-je à la volée en enjambant son corps pour attraper l’un des sacs. « Quelques kilomètres. » Je m’arrêtai une seconde le temps de m’approcher d’Ava et glissai ma main sur sa joue. « On va devoir y aller à pied. Les voitures sont mortes. Je vais vous donner quelque chose pour la douleur. » La main d’Andrew empoigna mon bras et je serrai les dents sous sa force, me retournant vers lui. « Vas-y sans moi. Envoie de l’aide dès que tu arrives. T’y arriveras. » Je ne l’avais pas regardé. Mes yeux parcoururent, affolés, son corps et ses vêtements rouges de sang. C’était le sien. C’était son sang. « J’irai bien, Soheila. »

✻✻✻

Les sangles arrachaient la peau de mes épaules dénudées. Le soleil frappait sur nous, comme sur la terre rouge et sableuse du chemin, et j’accusai ses rayons comme de véritables coups. J’avais abandonné ma veste pour improviser un brancard instable et je devinais le tissu se déchirer sous le poids d’Ava, allongée dessus. Je la tirai derrière moi, les yeux fermés, comme si c’était depuis la première aube. Je ne l’entendais plus. Je ne l’entendais plus depuis de longues minutes. Seul le bruit de mes pas dans le sable, de son corps lourd trainant, accompagnait mes songes délirants. Je me forçais à continuer, je cheminais sur ces traces invisibles supposées me conduire vers l’autre bout de la solitude, l’autre bout de l’espoir, l’autre bout de la vie. La fatigue et la soif nous enveloppaient comme une gangue. La sécheresse avait durci mes lèvres et ma langue. La faim rongeait mes entrailles mais je l’ignorais pour ne pas en parler. Nous étions toutes les deux devenues muettes comme le désert, pleines de chaleur alors que le soleil brûlait au centre du ciel vide. Je fermais les yeux car je voulais entendre. Je voulais entendre de nouveau les histoires et les secrets. Je voulais devenir de ces hommes et femmes du sable, du vent, de la lumière et de la nuit. Je savais qu’ils le craignaient, le soleil, mais ils craignaient encore plus la nuit glacée aux étoiles figées. Tu ne vas quand même pas te plaindre. Je les voyais surgir au camp, apparaissant comme dans un rêve, en haut de la dune, comme s’ils étaient nés du ciel sans nuages, de l’obscurité sans vide, et qu’ils possédaient dans leur corps la dureté de l’espace. Les femmes n’avaient pas de chaussures, j’avais soigné leurs orteils brûlés par le sable et rongés par le sel. Je sentais les miens crisser contre le cuir asséché de mes rangers. Les hommes avaient usé leurs chaussures et beaucoup arrivaient au camp, leurs pieds bandés de lambeaux de leurs propres habits. Ils portaient avec eux la faim, la soif qui faisait saigner les lèvres, le silence dur où luisait le soleil, les maux traitables mais qui finissaient tout de même par exiger le dernier de leur souffle. Ils avaient avec eux l’ombre géante des menaces pesant sur leur vie, les vagues de sable vierge que leurs chairs écartelées touchaient, l’horizon inaccessible. J’avançais depuis des heures, charriant, à la force de mes muscles, les cinquante kilos inertes d’Ava. Ce n’était pas pour m’arrêter maintenant. Du bétail entassé, avait dit Andrew. Il n’avait pas cru en leur survie. Il avait cru en moi. Et je m’étais trompée. Un caillou plus aigu s’infiltra dans une déchirure de ma semelle et entama ma chair. Je me mordis la langue sous la douleur et manquai un pas. Les geignements d’Ava derrière moi me tirèrent de ma torpeur et je levai les yeux vers l’avant. Un moteur. Je m’arrêtai et relâchai les sangles lentement, sentant mes muscles hurler sous le poids que je leur retirais. Je plissai des yeux irrités pour distinguer le véhicule qui s’approchait sur la route non tracée. Je n’arrivais pas à deviner les signes des forces rebelles ou soudanaises. Les dernières milices croisées se déplaçaient à cheval, me répétais-je silencieusement pour calmer mes souffles. Je me laissai tomber sur le sable et me penchai vers Ava pour protéger son visage. « Ils arrivent. » lui promis-je. Qui qu’ils soient, qu’ils nous aident ou non, je n’étais plus capable d’un pas.







Leticia, Colombie. Mai 2014. Je tirai distraitement sur mon haut en lin pour le décoller de ma peau suante. Les températures ne baissaient pas et l’air nous assommait de sa lourdeur, malgré la soirée débutante. Je tournai sur moi-même et lançai un regard complice à Esther, à demi affalée sur la table branlante. Nous avions vacciné une centaine d’enfants, aujourd’hui. « Combien de personnes au monde peuvent se vanter d’avoir sauver une centaine de personnes en une journée ? » m’avait-elle soufflé en s’accrochant à mon cou. J’avais souri vaguement. Notre mission touchait à sa fin et les appels de Brisbane hantaient mon esprit. Qui étais-je avant d’en partir ? Une égarée de la modernité que rien ne pouvait satisfaire ? Une privilégiée obligée de fuir pour s’en défendre, obligée de s’envoler pour dissoudre un peu plus l’effervescence des choses ? Qu’étais-je persuadée de trouver que je n’avais pas déjà, ici, à seize mille kilomètres de mon sanctuaire urbain ? Qui étais-je en cet instant ? Je relevai mes cheveux humides dans ma nuque et restai ainsi, les bras en l’air, savourant l’air tiède remontant le long de mon dos, profitant une dernière fois des odeurs inhabituelles qui embaumaient ce quartier. Il y régnait un capharnaüm d’ancien et de moderne, de vie et de délabrement, de cafés ambulants débordants d’autochtones, de vitrines vides et poussiéreuses gardées par ces hommes à la mine sérieuse, fiers de leurs commerces. Les immeubles étaient miteux, leurs volets clos mais les draps séchant à leurs balcons nous informaient de leur occupation. Je m’appuyai à l’épaule d’Esther pour rejoindre le sol de poussière, recherchant la fraicheur où elle se trouvait. Un jeune homme en short kaki vacilla un instant devant moi avant de s’esclaffer de rire pour rejoindre son groupe, assis non loin de là, pieds nus, se faisant passer une bouteille de rhum à moitié entamée. L’un d’eux m’adressa un sourire et l’envoya en l’air pour que je l’attrape. Je la saisis au vol et la dévissai sans vraiment y penser, laissant mon regard s’échapper. Je devinais, dans l’obscurité naissante, les courbes de cette belle de nuit, brune ébène, talons hauts et lèvres desséchées par le vent du désert, attendant la prochaine passe au pied d’un hôtel à cent quatre-vingt-dix peso la chambre. Je portai le goulot à mes lèvres et laissai le sucre de l’alcool aiguiser mes sens. C’était un lieu authentique. Pas une reproduction.
Esther se pencha au dessus de mon épaule et s’empara de la bouteille à son tour, en me tapant sur l’épaule pour attira mon attention. Je suivis son regard. Le bar entier venait de faire silence et les souffles alcoolisés se chargèrent d’accueillir les deux femmes prenant place au milieu des tables. Traînant derrière elles leurs jupes volumineuses, cinq autres jeunes filles aux cheveux de jais les rejoignirent sans un bruit. Je cillai lentement et détaillai le tissu de leurs robes, ajustées à leur corps, rouge flamboyant et orange ocre. Les couleurs éclatantes, les effluves lourds et l’élégance de leur arrivée s’ajoutaient à leur démarche arrogante, donnant à la scène un effet théâtral aussi écrasant que naturel. A leur suite se présentèrent trois hommes en costumes sombres, noirs comme ceux des funérailles, s’appuyant sur leurs souliers de cuir pour s’asseoir à même le sol autour d’elles. Je me penchai en avant pour ne rien rater, imaginant les battements de mon cœur désordonné marquer un rythme pour l’instant inexistant. L’ambiance n’était plus la même, à mesure que le battement léger, céleste, des paumes qui s’effleuraient s’élevait dans le silence. L’un des hommes brossa des doigts les cordes de sa guitare, bientôt rejoint par un second que je ne quittais pas des yeux. Il poussa un profond gémissement plaintif, qui se mua bientôt en chant. Le rauque de sa voix étouffée s’accorda, le temps d’un soupir, à la rusticité du lieu, à la rudesse de son visage grêlé et les danseuses se mirent en mouvement. Elles parcoururent la scène imaginaire aussi étroite qu’un couloir en tapant du pied, les volants de leur jupon balayant les pieds recouverts de poussière des clients assis. Leurs chaussures martelaient en rythme les lames de bois : un deux, un deux, un deux trois, un deux … Les pas s’inscrivaient dans mon esprit : je ne comprenais pas les dialectes de leurs chants traditionnels, mais je n’en avais pas besoin pour en ressentir le sens : un amour avait été perdu. Les mains s’élevèrent dans les airs, s’agitant dans un trille agréable, et l’une des femmes se mit à tourner lentement pour s’extraire du groupe. Tandis qu’elle virevoltait, ses doigts claquaient contre ses cuisses et plusieurs se joignirent finalement à elle, tapant des mains avec toujours plus de plénitude au fil des minutes.
Authentique. Pas une reproduction.
Aliénor m’avait toujours enseigné l’importance de l’art. J’avais grandi entourée de beaux vers, calcinée autour de belles symphonies, nourrie de tableaux de grands peintres. La culture tapissait mes cellules avant ma naissance même. Je dansais. Danse classique et contemporaine depuis mon plus jeune âge. Mais rien n’était comparable à ce que je regardais sur l’instant. Je sursautai doucement en reculant mon visage, devant lequel était soudainement brandi un cellulaire grotesque. J’essuyai mes yeux humidifiés par l’émotion et relevai un regard perplexe sur Esther.  « Ton "mari", apparemment ? » souffla-t-elle, intriguée, avant de s’étouffer dans un rire euphorique. Elle n’était pas au courant. Mon mariage fêtait son troisième mois et je n’en avais parlé à personne ici. Je m’emparai du téléphone et le portai à mon oreille en silence.
Julian avait déjà raccroché.







Brisbane, Australie. Février 2015. Je claquai la porte derrière moi et me laissai moi-même surprendre par le bruit sec et sonore faisant vibrer les murs. Je fis un tour sur moi-même en m’attrapant les cheveux nerveusement puis fis glisser mes mains sur mon visage et restai ainsi, en silence, immobile au milieu de notre chambre. J’entendis la porte s’ouvrir de nouveau derrière moi, puis ses pas sur le parquet. La pièce était plongée dans la pénombre et je le laissai s’avancer vers la fenêtre et ouvrir les rideaux avant de se retourner enfin vers moi. Je ne voulais plus entendre un seul de ses mots. Ma gorge était serrée d’un nœud sombre et froid, et ses yeux étaient tristes, presque surpris. Surpris de ma réaction, surpris que cela me touche. Que cela me touche encore. Je baissai les yeux sur le feuillet qu’il tenait derrière lui, sur ce stylo qu’il serrait fermement, ses doigts enroulés autour de l’objet comme s’il s’agissait de notre dernier espoir. « Tu ne voulais même pas te marier. » Julian brisa le silence et m’empêcha de me tenir au mien. « Et ça te donnait l’autorisation d’aller voir ailleurs ? » lui lançai-je d’un ton méprisant. Il leva les yeux au ciel et pointa un doigt dans ma direction. « Parce que toi, tu n’as jamais rien fait ? » Il attendait une réponse, je pouvais le voir. Il ne disait pas cela, simplement, comme ça, pour me renvoyer la faute. Il voulait savoir, il avait toujours voulu savoir ce que je faisais lorsque je n’étais pas là, ce que je faisais au lieu d’être avec lui, au lieu d’être avec eux. J’aurais voulu penser qu’il me faisait payer pour d’autres souffrances, celles que je lui avais infligées durant des mois, lui dans l’insouciance de sa jeunesse, moi dans les devoirs que je m’étais imposée, seule. Je voulais penser qu’il me faisait payer mon égoïsme, celui qui me faisait croire qu’il me suffisait de réapparaitre après plusieurs semaines pour qu’il oublie tout et qu’il m’accepte dans notre vie. « Tu n’as pas envie de savoir. » Mon ton était sobre, il ne pouvait pas réellement savoir ce que cela signifiait. La réponse était non. Et il ne la supporterait pas. Je ne l’avais jamais trompé, mais je n’étais pas certaine que cela soit un acte véritablement remarquable au cours de notre année de mariage, treize mois de vie commune. Nous nous étions mariés vite, trop vite, un mois seulement après notre rencontre. Je me laissais entraînée par mes coups de tête avec aisance mais je me trouvais incapable de me tenir à celui-ci. Cela n’avait rien changé, rien changé à ce que je pouvais véritablement lui offrir : une relation de rencontres, des moments partagés mais pas souvent, pas toujours, pas en permanence. Il partait à présent et il avait raison : je m’en moquais dans le fond, j’étais partie avant. « D’accord. Peut-être qu’à défaut de sentir que tu en aimais un autre, j’ai très vite compris que tu ne m’aimais pas, moi. » Je balayai ses accusations d’un revers de main et inspirai profondément en relevant les yeux vers les moulures du plafond. « Merde, Soheila ! Tu ne voulais même pas être mère ! » s’emporta-t-il en haussant la voix. J’attrapai le cadre posé sur la table de chevet devant moi et le lançai dans sa direction de toutes mes forces. Le cadre vint se briser contre le mur, à quelques centimètres de lui et il eut le réflexe de protéger sa tête à l’aide de ses deux mains. Je m’avançai d’un pas dans sa direction et laissai ma voix vibrer dans ma gorge, attendant qu’il me regarde enfin pour appuyer mes propos : « Ne lui dis jamais ça. » Il resta interdit, un instant, avant de secouer la tête, s’excusant silencieusement. Mon impulsivité ne le surprenait plus. Je ne le surprenais plus. Il se laissa tomber sur notre lit et ramassa la photo entre les brisures de verre à ses pieds, celle qu’il prétendait tant aimer, celle qui nous piégeait éternellement dans ces habits de mariés, beaux et légèrement ridicules. « Qu’est-ce que tu vas faire ? Tu vas l’emmener en Afghanistan ? » Je croisai mes bras contre ma poitrine et le toisai silencieusement pour contrer son ironie. Mais il n’y avait plus de colère dans mes prunelles et cela suffit pour qu’il s’engouffre dans la brèche. « Tu as besoin de partir et je le comprends. Je t’assure, je l’ai toujours compris, je t’ai aimée pour ça. » Il marqua une pause mais je ne réagis pas. « Mais Emma a trois mois. Je sais aussi que tu feras ce qu’il y a de mieux pour elle. » Je chassai mes larmes d’un revers de main avant de sentir le matelas de notre lit soutenir le poids de ma frustration. « C’est ma fille. » soufflai-je en agrippant les draps. « Et ? Qui a dit le contraire ? Tu pourras la voir quand tu veux. » Je laissai échapper un rire étranglé. « Quand ? Je rentrerai maintenant, et vous serez à Sidney. » Il s’appuya sur le lit et me rejoignit en silence, apprivoisant mes doigts pour y entremêler les siens. « Si tu restes, je reste. » Mes doigts se crispèrent contre les siens et je fermai les yeux douloureusement, cherchant son épaule pour y appuyer ma tête, trop lourde de remords, de culpabilité et d’impuissance. Il posa ses lèvres sur mon front et je les sentis mouvoir délicatement contre ma peau : « Mais tu ne dis rien. » Ce n’était pas une question et je gardai le silence, car je n’avais rien à dire, en effet. Car je ne pouvais pas rester. Ses doigts s’échappèrent des miens et il quitta notre lit. J’ouvris les yeux juste à temps pour le voir disparaître dans le couloir. Avant de s’en aller, il avait enlevé son alliance pour la poser délicatement sur le chevet, juste à côté de la mienne, celle que je ne portais plus depuis des mois.







Brisbane, Australie. Décembre 2017. Je réprimai un profond soupir en entendant le deuxième klaxon appuyé résonnant au travers des fenêtres de la chambre. J’attrapai les derniers vêtements pliés sur le lit et les posai délicatement sur le dessus de la valise entrouverte. Nous n’avions pas même eu le temps de la défaire. Je me redressai et fermai les yeux, tentant de retrouver une contenance à laquelle elle semblait croire de toute manière, et me retournai enfin pour lui faire face. Les autres enfants auraient pleuré, les autres enfants auraient hurlé, mais Emma, elle, restait dans son monde, serrée sur le couffin au rebord de la fenêtre, entourée de ses peluches neuves semblables à une guirlande d’écume, se chevauchant les unes les autres, se poussant vers ma fille qui semblait leur parler, semblait converser placidement avec ces esprits enfantins, comme pour établir certaines modalités qu’il était nécessaire de préciser avant son départ. Je m’avançai et m’accroupis finalement à sa hauteur pour enfoncer avec taquinerie le bonnet sur ses oreilles, l’interrompant dans ses négociations. Je faillis une nouvelle fois et retins mon souffle alors qu’elle plongeait ses grands yeux noirs dans les miens. « Je ne veux pas y aller. Je veux passer Noël avec toi. » énonça-t-elle d’une voix claire, presque sévère, arborant alors son air ennuyé, se redressant contre l’appui de la fenêtre. Elle croisa ses jambes telle une jeune fille de haute noblesse et je cillai avec lenteur. Ses manières étaient les miennes, au même âge. Son regard insolent contrastait avec ses intonations princières, nos ressemblances ne cessaient de me sauter aux yeux et de me ramener en arrière. Je n’en comprenais pas les origines. Elle avait vécu les trois premiers mois de sa vie avec moi, et j’étais partie. Je faisais en sorte de faire coïncider ses vacances scolaires avec mes retours à Brisbane, allais la chercher certains weekends mais je souffrais de mon éloignement. Bien plus qu’elle, aimais-je à penser. Elle avait un père, une belle-mère, Maude, et une demi-sœur, Rachel, qu’elle aimait plus que tout. Elle avait une famille au sein de laquelle je ne faisais que passer, temporairement, rapidement, comme un songe duquel nous n’arrivions à nous raccrocher que quelques secondes après notre réveil, condamnés à le regarder s’évaporer avant même que nos cils ne soient relevés. « Je sais. Mais je dois partir travailler, et j’ai besoin que tu sois une grande fille, d’accord ? » murmurai-je en glissant l’une de ses boucles derrière son oreille pour réajuster son bonnet. « Je suis désolée, Emma. Je serai de retour pour ton anniversaire, c’est promis. » Elle fronça les sourcils et j’arrêtai à temps ses mimiques boudeuses en les imitant avec exagération. Je devinai son amusement malgré son désir de le cacher et elle redressa ses épaules pour retrouver un air sérieux qui ne lui allait pas. Comme moi. Je secouai la tête et avançai mon visage jusqu’au sien. « En plus, tu t’amuseras bien plus avec papa. Tu n’as pas envie d’être avec Maude et Rachel pour ouvrir tes cadeaux ? » Elle attrapa mes mèches de cheveux qui lui chatouillaient le nez et posa sa main sur mes yeux. « Tu es plus gentille que Maude. » Je laissai échapper un rire en sentant mon cœur se serrer. « Impossible ! » Son rire vint faire écho au mien et résonna dans mon esprit avec une pureté qui n’y avait pas sa place. Elle repoussa mon visage avec vigueur : « D’accord mais je m’en moque ! C’est toi ma maman, c’est toi la plus gentille. » Je plissai les yeux et souris doucement en me redressant pour appréhender son regard plein d’assurance, ce regard rieur au creux duquel je ne faisais qu’insuffler les nuances amères d’une déception constante. Je la connaissais si peu, mais elle vivait en moi. Chaque parcelle de sa peau, je ne l’avais pas respirée, mais il me suffisait de fermer les yeux pour retrouver son odeur. Je n’avais pas senti son souffle endormi contre ma peau, mais je les comptais dans mon sommeil. Je l’avais aimée aussitôt et, dans le même instant, j’avais été effrayée. Elle était ce mélange de pertes et d’offrandes, sur lequel je n’avais plus aucune prise. Les traits délicats de son visage attiraient mes extrêmes et provoquaient ma conscience égarée sitôt les frontières franchies. Je m’étais persuadée de devoir la perdre pour mieux la retrouver, mais les échecs prenaient le pas sur les bienfaits à présent et je n’étais pas en mesure de lui offrir ce qu’elle demandait. Les désastres de l’autre bout du monde semblaient m’appeler, et leurs échos résonnaient en moi plus fortement que les appels chuchotés de ma propre fille. Andrew m’avait appelée pour venir rejoindre le groupe en Asie et je n’avais pas hésité une minute avant d’accepter. Pas une minute avant de me souvenir qu’ils avaient accepté de me confier Emma pour ces fêtes de fin d’année. Elle réunissait toutes mes guerres perdues au sein de son cœur trop délicat pour les supporter. Mais jamais n’aurais-je osé imaginer que ma plus grande défaite eût pu être aussi merveilleuse. Je resserrai distraitement mon chignon et passai finalement mes mains sous ses bras fins pour l’aider à se mettre debout. « Allez. Papa est dehors et il va finir par s’impatienter. » Je coupais court à toutes lamentations, sévèrement. J’attrapai son sac et regagnai l’entrée, insistant en chemin pour qu’elle boutonne sa veste. J’ouvris finalement la porte et descendis les marches du perron avant de m’avancer vers le taxi sombre stationné devant l'entrée. Je posai mes lèvres sur son front et la regardais s’engouffrer à l’intérieur du véhicule sans un regard. Elle m’en voulait mais je savais que cela ne durerait pas. Je m’en voulais, quant à moi, de cette pensée égoïste car je m’en contentais. Le moteur s’échauffa et je croisai les bras, m’avançant au rebord du trottoir pour regarder la voiture s’éloigner, se défaire dans un ondoiement de lumières et s’éloigner dans la nuit, serpentant lentement l’avenue, avant de devenir cette ligne confuse, et de disparaître.








Guizhou, Chine. Janvier 2018. Nous longions la rivière jusqu’au prochain arrêt, les pieds dans la vase et les chaussures alourdies par la boue. Les véhicules des forces armées nous encerclaient et avançaient au pas. Il y avait de la place pour nous tous à l’intérieur. Mais les soldats armés nous en refusaient l’accès et nous forçaient à la marche. Je rattrapais l’adolescente à mes côtés alors qu’elle trébuchait et manquait de tomber en avant, épuisée. Hua n’avait que dix-huit ans et entamait son huitième mois de grossesse. Son fils ainé avait déjà été exfiltré avec sa grand-mère et son père et je lui avais promis de lui venir en aide à mon tour. Je croisai son regard vitreux et passai mon bras sous le sien pour l’aider à continuer. Je lui avais promis. Promis de l’emmener ailleurs. Promis de l’aider à s’échapper de l’avortement forcé auquel elle était condamnée, promis de l’installer dans cet autre pays, de la ramener à sa famille. Nous avions réussi à atteindre la frontière, les passeurs nous attendaient, payés pour leur silence. Mais l’armée nous avait rattrapés et je ne me souvenais pas avoir été surprise. Les limites officielles entre états demeuraient plus imprévisibles et mouvantes que nous ne pouvions l’imaginer. Nous avions passé tous les points de contrôle avec succès, protégeant les victimes dans la même situation qu’Hua. La création de camps de détention pour musulmans créait sur son passage un nombre encore inconnu d’enfants abandonnés, de citoyens disparus, coupables de porter un prénom à consonance arabe, de ne pas écouter la radio d'Etat ou autres délits instaurés par la loi. Certains avaient désespérément besoin d’interventions médicales dont ils ne pouvaient bénéficier au sein de leurs frontières. Nous avions pris en charge d’autres victimes dans le même cas qu'Hua. Je regardais autour de moi en mesurant mes souffles hasardeux et précieux. Les visages étaient flous et boueux, les humanitaires et les locaux n’étaient plus que cette masse informe et désespérée avançant tous vers un inconnu ombrageux. Nous étions parvenus à passer tous les points de contrôle avant d’accéder aux passeurs. J’étais restée consciente de l’aspect chaotique et dangereux de ces barrages mais nous n’avions pas le choix, la plupart d’entre eux avait été d’ailleurs évacuée et se trouvait à présent sur le territoire du Vietnam, où ils seraient pris en charge par une partie de mon équipe. Il n’y avait plus que nous et deux autres victimes. Sept en tout. Plus que sept. Mais les convois nous avaient encerclés à l’aube de la troisième journée et les uniformes militaires avaient fondu sur nous en une volée d’oiseaux noirs. Je croisai le regard d’un de mes collègues et il haussa la voix à la volée. Ce n’était pas la première fois qu’il demandait combien de route nous restait-il à parcourir. Ils nous désignaient d’un geste l’horizon, sans plus d’intérêt ou de sévérité imaginée et cette fois ne fit, une nouvelle fois, pas exception. Je lançai un coup d’œil en arrière. Nous avions déjà perdu de vue deux d’entre nous, demeurés en arrière, épuisés, les autres avançaient en avant, pressés de ne devenir plus qu’un point infime à l’horizon, et un arrêt fut imposé. J’aidais Hua à s’asseoir en bord de rive et apposai mes mains sur son ventre, soucieuse, avant de me relever et de faire un tour parmi le groupe. Etait-ce encore long ? La réponse avait été non, toujours. Il nous suffisait de traverser ce fleuve, de franchir ces collines. Nous passions ces maisons au centre de cette province reculée, aux fenêtres closes ou entrouvertes où se tenaient des visages apathiques et pâles hochant la tête sur notre passage. Les journées se faisaient toujours plus courtes et la route semblait enfin s’achever. Durant quelques instants, il nous semblait que l’on allait enfin s’arrêter, ou qu’ils allaient nous laisser monter dans les véhicules. Mais ce n’était pas le cas. Et cela accablait les autres mais me rassurait moi. Car tout me paraissait mieux que cet endroit vers lequel nous étions menés. Je finis par m’asseoir, m’écrouler, en tailleurs dans la vase, tournant le dos à la rivière et regardant au loin. Des cris se mirent à résonner autour de nous et je me redressai avec inquiétude mais les soldats brandissaient déjà leurs armes et les poussaient dans nos dos pour nous faire monter dans les véhicules. J’entendais des cris à la hâte et je tentais d’y percevoir un sens, rassemblant mes derniers efforts pour comprendre les bribes de chinois dont je disposais. « C’est fini ? On arrive ? », et je forçai un sourire rassurant devant le soulagement d’Hua mais mon cœur se serra et brisa ma respiration.

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Je tentais de lutter contre les brumes de ma douleur, laissant échapper quelques mots, demandant à la personne assise à côté de moi quelle était notre destination, mais je ne pouvais jamais distinguer nettement un visage, ni entendre une réponse. Sans doute n’étaient-ils pas capables non plus d’une parole intelligible. Je me réfugiai dans le silence et l’ombre de mes souvenirs et me calai contre les portes du van. Je refusais d’y penser mais il me suffisait de fermer les yeux pour me souvenir de tout, ces mains qui écartaient mes jambes et cette intense brûlure. Elle n’avait pas cessé, elle n’avait jamais cessé. Je sentais la cicatrice au fer rouge tirailler ma peau à vif et tirai sur le tissu de mon pantalon avec hargne. Les effluves poivrés du produit qu’ils m’avaient obligée à boire remontaient régulièrement le long de ma gorge et je devinais à l’odeur de vomi dans l’habitacle sombre que certains y avaient succombés bien avant moi. Il y avait des sanglots et des cris. Ou peut-être que je les imaginais. Peut-être que l’espace autour de nous restait prégnant de cette horreur tangible, nourrissant encore un hurlement s’éternisant et raclant mes tympans de sa stridence. J’avais perdu la notion du temps. Ils nous transféraient aujourd’hui, après plusieurs jours, peut-être deux semaine ou trois. Je connaissais les prisons noires chinoises de réputation, je savais que les prisonniers en étaient extraits seulement après avoir accepté de signer la promesse d’abandonner toute poursuite contre l’état. Mais je ne me souvenais pas l’avoir fait. Je ne me souvenais de rien. Je n’avais reconnu aucun trait autour de moi, aucun visage de mon équipe. J’étais seule.
Je m’éveillai, désorientée, en nage, au bruit du moteur toussotant et à l’écho des battements de mon cœur avant d’être projetée en avant à l’intérieur de la cellule. Je me redressai avec difficulté et m’alignai à la suite des autres prisonnières le long du mur tandis que les gardiens prenaient place face à nous. Les mots de chinois battaient contre mes tempes mais je ne comprenais pas leur discours. Les portes grillagées se refermèrent sur nous et je me retournai vers l’intérieur, le regard dur. « Ils ont le droit de faire ça ? » Un sourire vague et grave se dessina sur mes lèvres et j’allai m’adosser au mur en croisant les bras. « Ils font ce qu’ils veulent. » Pas d’avocat, pas de juge, pas de tribunal. Les autorités du parti étaient bien en droit de décider de tout, sans donner d’explications. Quarante-trois femmes enfermées dans une cellule rectangulaire de trente mètres carrés. Deux jours passèrent sans que nous ne puissions manger, boire, nous rafraîchir ou nous soulager. Deux jours durant lesquels je me repassais en boucle ce que j’avais parcouru à la hâte sur les méthodes de la justice chinoise. Je n’en avais plus tellement de souvenirs, je ne m’étais pas attardée sur ce que nous risquions, nous, mais sur ce que risquaient les citoyens à qui nous devions venir en aide. Le culte du secret enveloppait de toute manière l’entièreté de leur système et le conditionnel habillant chacune des révélations avait rapidement fini par me cantonner dans mon désir d’ignorance. Seul le degré de raffinement de leurs techniques émergeait dans mon esprit affaibli, personne n’était capable d’y résister. Mais cela paraissait erroné aujourd’hui, rien ne me paraissait raffiné dans cet endroit. Je me relevai avec une souplesse factice mais ostentatoire pour faire face à la grille qui se rouvrait. N’ayant pas le temps de me protéger, je ressentis à la poitrine une douleur venant secouer mes flancs déjà amaigris d’une telle force que je les imaginais éclater. Un autre coup vint me frapper l’arrière du crâne avec violence et je tombai à terre, rebondissant contre le sol, sombrant aussitôt dans un sommeil profond, perte de connaissance salvatrice.  
Je battis des paupières difficilement, chassant la poussière de mes cils grisés. Les battements de mon cœur s’affolèrent douloureusement contre mes côtes froissées et mes yeux enfiévrés s’agitèrent pour appréhender ce nouveau lieu : une masse de pierres lourdes et froides enveloppant mon corps tout entier, capable de le détruire si les murs se rapprochaient un peu plus. Elle était vide. Et j’étais endormie à l’intérieur. Je me soulevais sur mon coude et relevai la tête à la recherche d’une ouverture, debout, m’appuyant contre le mur et relevant la main vers la fenêtre au dessus de moi. J’essayai de l’ouvrir mais la poignée rouillée me resta dans la main et je tapai du point sur le carreau encrassé qui se brisa sous mon coup, m’entaillant la main. Les éclats tombèrent à mes pieds et révélèrent à leur place de nouvelles briques, rouges cette fois-ci. Les fenêtres s’ouvraient sur des murs, les murs m’encerclaient. J’hurlais, je gueulais à la rue, gueulais comme un chien, mêlant mon sang à la poussière, m’abîmant la peau contre les pierres, écrasant mes phalanges contre les briques avec une colère d’animal maltraité.
Des grilles s’ouvrirent au loin, depuis combien de temps m’épuisais-je à tenter d’écarter les murs à mains nues ? Je tombai à terre, les genoux recroquevillé contre ma poitrine. Je suis tombée, je tombe encore. Ils allaient me laisser vivre dans cette chute, toujours.


✻✻✻


Un sommeil lourd et abrutissant. Plongée dans le noir. Je repliai mes membres en position fœtale, à même le sol, près du coin de porte, couverte sous la cavité de pierre. J’enfouis ma tête sous mes bras, contre mes genoux. Je reprenais cette position avec aisance, habitude, sécurité presque. La pierre était froide et dure sous mon corps, humide, j’imaginais le bruit mouillé des intempéries à l’extérieur pouvant l’expliquer. J’ignore quel jour on est, quelle semaine. Quel mois. Il y avait des jours qui paraissaient plus longs que les autres, lorsque j’avais faim par exemple. J’imaginais le temps s’enfuir de plus en plus vite, engloutissant un jour après l’autre, celui-ci touchait à sa fin, bientôt le suivant. Il me suffisait de me lever pour le faire arriver. Un sommeil simple et sans décor, cela ne me suffisait plus. Pas la moindre note de musique. Plus d’Evora, ni de sodade. J’entendais le garde passer devant la cellule, souvent, plusieurs fois par heures, ou par jour, je l’ignorais. Elle dort, devinai-je dans sa langue alors qu’il s’éloignait déjà, de nouveau. Oui je dors. Je dormais profondément, le corps roulé en boule comme une bête sauvage acculée, à l’intérieur d’un enclos de pierre incassable. Reviens, avais-je envie de lui dire. Il fallait qu’il revienne. Je perdais la tête sans parler, je perdais la tête sans entendre. Il essayait quelques fois, je devinais qu’il n’en avait pas le droit mais qu’il se l’octroyait tout de même. Je ne parlais pas sa langue, pas très bien, il ne maitrisait pas la mienne non plus, pas très bien. Mais cela me suffisait. Je relevai la tête avec lenteur, trainais mon corps contre la paroi du mur nu et humide et dépliais mes jambes, puis mon dos contre la pierre. Je tendais mon bras, faisais voler ma main devant mes yeux, dans une danse improvisée mais qui trouvait son sens. Ce que je pensais, je l’écrivais du bout de mon index sur le vide. Je m’inventais des manies de solitude. J’imaginais les idées s’inscrire dans la cellule et tapisser les murs. Je les retrouvais à chaque fois que j’ouvrais les yeux. Mes mains s’aplatirent contre le mur, avec difficultés, je cherchais mon équilibre avant de retrouver le sol sous mes pieds. Je donnais des coups de talons pour me déchausser, frissonnant en sentant ma peau nue retrouver la pierre granuleuse. Je tendis mes bras en croix dans l’espace et rejetai ma tête en arrière, brûlant mes poumons d’une inspiration exagérée. Il ne me manquait que quelques centimètres. Quelques centimètres et mes bras atteignaient les murs opposés de la pièce concave. Je m’imaginais le droit de me mouvoir et fermais les yeux. J’étais libre. J’étais libre si je le désirais. Un tour, deux. Le malaise emplit ma tête mais je continuais de tourner sur moi-même, les bras écartés. Mes pieds nus frappaient le sol, du bout de orteils d’abord, puis du talon, comme sur les rayons d’une roue d’air pur dont l’axe s’élevait jusqu’à la nuit. J’étendis mon dos et relevais les bras vers le haut, en rythme. Il me suffisait de continuer à bouger pour regarder autour de moi et voir déjà la nuit tomber, le soleil disparaissant à l’horizon pour reparaître de l’autre côté et éclairer un monde couvert de cristaux de neige. Je dansais pour devenir invisible. Je dansais pour monter vers le ciel comme un oiseau vers les nuages. Je dansais pour m’ancrer dans le sol comme un félin dans la jungle. Je tournais. Il n’y avait plus de silence, ni de lumière naturelle blafarde. C’était évident, comment avais-je pu oublier. Il existait, toujours, quelque part dans le monde, des fleurs et des bourgeons, des femmes rieuses et des enfants joueurs, des foyers chaleureux et hospitaliers. Sous mes pieds nus, le sol devenait brûlant, léger, couleur de sable. Je laissais échapper un rire et fermais les yeux férocement en relevant ma jambe sèchement pour la laisser retomber avec souplesse et ralenti. La musique dans mon esprit était lente et profonde, je la sentais recouvrir ma peau de cuivre, mes cheveux poussiéreux, mes yeux enfiévrés. Il me suffisait de continuer de danser. Je dansais et ces yeux, ces yeux voyaient de nouveau le ciel s’ouvrir, comme autrefois. Sur le plateau de pierres, il n’y avait plus seulement l’obscurité et les failles, en tenant les yeux bien fermés, en martelant le rythme de mes pieds abîmés, je pouvais encore sentir la nuit du désert.








Brisbane, Australie. Décembre 2018. Une mélodie plaintive accompagnait mes mouvements, aussitôt reléguée au second plan par les percussions profondes et puissantes qui emplirent le local. Je sentis mon corps vibrer sous leurs coups et se convulser sous leurs impacts poétiques et je gardais les yeux baissés, les paupières à peine entrouvertes, plongée dans une transe personnelle dans laquelle je désirais entraîner les autres, le public futur, les spectateurs à accompagner. Je réceptionnais mon nouveau bond en courbant mes pieds sur le sol lisse et restai ainsi en équilibre sur mes orteils plusieurs secondes avant de m’impulser de nouveau dans les airs. Les basses se troublèrent, le chant dérapa à mes oreilles et je suspendis mon enchaînement sèchement en m’abaissant au sol et en fermant férocement les yeux. Sous mes bras, le tissu de mon vêtement collait à ma peau nue et j’essuyai les gouttes de sueur perlant sur mon front d’un revers de main assuré. Je comptais mes respirations. L’expression sensuelle de mon visage n’était que pure concentration, elle le devait, mon regard restait plongé dans cet autre monde que j’étais encore la seule à pouvoir discerner. La véhémence de cette danse s’accouplait avec sa légèreté. Elle avait le pouvoir de détourner l’esprit de tous des vies déchiquetées à des kilomètres d’ici, des foyers réduits en cendres, des images de cadavres et des visages de bourreaux qui me chassaient toujours plus loin, toujours plus loin de chez moi, d’ici, de Brisbane. Je ne pouvais pas repartir, je venais de rentrer. Il me restait la danse. Il me restait cette histoire à raconter, ce spectacle à créer. Mais le téléphone n’arrêtait pas de sonner. Et la mélodie était troublée. La chorégraphie n’y trouvait plus son sens. Je voulais m’y replonger, je voulais que cela s’arrête. L’alarme se tenait à son rôle et me rappelait à l’ordre. Je l’avais installée pour cela. Il était bientôt dix-sept heures et Emma allait arriver. J’avais été rapatriée une quinzaine de jours auparavant. Le droit d’être jugée dans mon pays. Les voix internationales s’étaient élevées, mon nom avait accompli le reste mais ils ne savaient pas. Les conditions de détention chinoises restaient floues et je n’étais pas prête à les éclaircir. J’avais été questionnée, entretenue, détaillée, étudiée, hospitalisée. J’avais été installée et je m’étais recroquevillée. J’avais revu des visages, en avais découvert d’autres. Mais celui de ma fille m’était resté invisible, vague, tenu à distance. Julian était finalement arrivé à Brisbane. Tu ne seras jamais prête, Soheila. Il avait sûrement raison mais j’avais grimacé. Elle a besoin de te voir, maintenant. Je m’étais renfermée, le regard noir. Il avait sûrement raison. Il avait toujours raison lorsque cela concernait notre fille. Comment pouvais-je continuer à ce point d’avoir toujours tord ? Je l’emmènerai jeudi, au studio ? Tu pourras lui parler de ça, au moins. Il comprenait. Julian comprenait tout le monde, toujours. Mais je n’étais plus certaine d’en être capable également, plus certaine de comprendre les besoins, ceux de ma fille, plus certaine de pouvoir répondre à ses questions éveillées et ses regards profonds et attentifs.
Un an sans la voir. Onze mois sans voir grand monde. Je dépliai mes jambes et étirai mes bras vers le haut en me redressant totalement au centre de la pièce lumineuse. Je n’étais plus loin, à présent. J’étais ici. Et j’allais y rester un moment. Le procès me retiendrait. Mais je pourrais dire que toi aussi, Emma. Tu me retiens. Tu dois me retenir. J’étais cet esprit libre et déterminé, s’élevant mieux ailleurs car incapable de s’enraciner. Ailleurs, même en mouvement, même en suspend, devenait un jour ici, un jour inutile, un jour morne. Le claquement de porte au loin me fit sursauter et je lissai les plis de mon haut avant de me redresser, le dos droit, les yeux fixés sur l’entrée de la pièce. Elle s’ouvrit à la volée et une brume noire de cheveux soyeux et brillants fondit sur moi sans que je ne sache l’attraper. Je n’en eus pas besoin, dans le fond. La robe d’Emma virevolta dans une palette de couleurs alors qu’elle accourait pour venir se jeter à mon cou et je me laissais m’accroupir dans l’instinct qui me restait pour l’attraper. Cela paraissait brutal, presque, ce moment, cette conscience que je ne pouvais vivre autrement lorsque, subitement, insidieusement, la vie s’infiltrait de nouveau partout. Je tenais ma fille contre moi et elle se taisait, elle aussi, m’agrippant si fort qu’il me sembla un instant qu’elle ne soit plus jamais en état de me lâcher.  
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Darkness is your candle.
We all have scars, inside and out. We all have emotional trigger points, broken bones and broken hearts. Now I see scars and I see stories. I see a being who has lived, who has depth, who is a survivor.


Dernière édition par Soheila Hodge le Lun 8 Juil - 12:46, édité 9 fois
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Ezra Beauregard
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l'or dans les doigts
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
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Message(#) Sujet: Re: I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. EmptyMer 3 Juil - 19:47


Bienvenue parmi nous ! Tu n’as pas à t’en faire quand au temps passe sans rp, tu ne seras pas la première à choisir 30Y pour reprendre I love you
En revanche, je vais devoir te demander de faire quelques ajustements avant de pouvoir poursuivre ta fiche I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 763064237 En effet, Zoe ayant (déjà I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 2340009788) 41 ans, et le règlement ne donnant droit qu’a +/- 3 ans d’écart entre l’avatar et le personnage, il va falloir que tu vieillisses ta belle I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 893420793 Ensuite, je ne sais pas si tu as un lien déjà établi avec @Juliana Rhodes mais si ce n’est pas le cas, il faudra changer de nom de famille - les doublons n’étant pas autorisés ici :nono:
Dans tous les cas, bon courage pour rédiger ta fiche I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 199959295 Et n’hésite pas à nous contacter si tu as la moindre question ! I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 662981832




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Joseph Keegan
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PETIT PLUS : Quand j'étais jeune, j'étais facilement manipulable. Beaucoup trop en ont profité. J'ai subi la ceinture de mon père et il m'arrive encore de sentir les mains du curé sur moi. Depuis, j'ai inversé les rôles. Je suis devenu le manipulateur en apprenant de mes erreurs. J'ai rejoint un gang à vingt ans, j'ai vendu de la drogue à ceux qui n'en demandaient même pas. La justice m'a rattrapé, j'ai été emprisonné pendant trois ans et j'ai pu m'en sortir plus tôt en usant de bonnes paroles religieuses, celles que j'avais apprises par cœur contre mon gré. J'erre, maintenant, à la recherche de stabilité
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Message(#) Sujet: Re: I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. EmptyMer 3 Juil - 19:48


Bienvenue parmi nous jolie demoiselle ! :l: J'espère que tu te plairas ici. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 1017170121




Cold won't stop me.

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Noa Jacobs
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Message(#) Sujet: Re: I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. EmptyMer 3 Juil - 19:54


Bienvenue à toi :D





GOOD GIRL GONE BAD


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Clément Winchester
Clément Winchester
la bombe à retardement
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ÂGE : 24 ans (9.9.1994)
SURNOM : Wolf, Clem
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MÉTIER : danseur et comédien pour la Northlight company
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PETIT PLUS : Je fais parti des survivants du Tsunami qui a touché la Thaïlande en 2004. Nous étions, avec mes parents et mon frère, parti là-bas car nous voulions changer de notre traditionnel Noël en Nouvelle Zélande. Jamais nous n'aurions dû changer nos habitudes. La première vague nous a séparée : mon père et mon frère d'un côté, ma mère et moi de l'autre. S'en est suivi tout un mois de recherche, de désespoir, de galère, d'espoir, de douleur pour finalement nous retrouver fin janvier 2005. Aussi incroyable que cela puisse paraître, je m'en suis sorti seulement avec quelques égratignures et une fracture
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Yoko #4Rhett #1 (fb)Sybille & EloraTerrence #1Sybille #2Priment #6Robin #2Sky #2Joseph #1Lizzie #1Charlie #4Matt #1Hadès #1Soheila #1Allan #2Allan #3Oakley #1
RPs TERMINÉS : Prim & yoko #1Charlie #1AmeliaLéoAmbroise & SybbiePrimrose #3Yoko #2Romy #1Yoko #3Charlie #3Primrose #4Wolvy #5HeïanaDemo de BreakdanceCian#1 Wolvy #2Nea #1Caleb #1Oliver #1 (fb)Priment #5 Charlie & Léo & IsaacCian #2Wren #1
Bailey #1Sky #Wolvy #5Wolvy #6 ○○FinnleyAllan #1 (FB)
PSEUDO : sundae
AVATAR : Tom Holland
CRÉDITS : avatar @valtersen, UB @Loonywaltz, Gif @Tumblr
DC : Thomas
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Message(#) Sujet: Re: I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. EmptyMer 3 Juil - 19:58


Bienvenuuuuue ici I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 662981832

Entre danseur faudra qu'on se trouves un petit lien I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 4251317097


With great power comes great responsibility
Don’t do anything I would do, and definitely don’t do anything I wouldn’t do. There’s a little grey area there, and that’s where you operate.


I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 1542980520 :
 











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Nea Burkhardt
Nea Burkhardt
la reine des manettes
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ÂGE : ➸ 34 ans. (13.07)
STATUT : ➸ Il peut porter du rouge, ou du vert, mais la demoiselle à une préférence pour le rouge. Entre deux coups de coussins et une nuée de post-it, y'a quelque chose qui s'anime dans les hautes herbes. Non, ce n'est pas Pikachu, c'est un Elwyn qui occupe ses pensées.
MÉTIER : ➸ Kinésithérapeute (TMS) dans un cabinet sur Spring Hill, où vous pourrez également trouver un de ses confrères.
LOGEMENT : ➸ #36 Redcliffe, appartement qu'elle partage avec Elwyn et son neveu.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : ➸ A tendance à coller des post-it un peu partout.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Nelwyn#3LéonieWren(Fantôme)Stephen#2AedínJohn
RPs EN ATTENTE : ➸ Alfie ➸ Maddie/John/Elwyn ➸ Rhett ➸ Shay/Lukà
RPs TERMINÉS : ElwynStephenElwyn#2TimothyLukàWren (Zombie)Clément
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AVATAR : Gal Gadot
CRÉDITS : Bjorn. Tumblr
DC : Personne.
INSCRIT LE : 17/04/2019
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Message(#) Sujet: Re: I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. EmptyMer 3 Juil - 20:17


Zoe I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 2954228499
Bienvenue à toi :l: !




I wish you were here.We're just two lost souls swimming in a fish bowl year after year. Running over the same old ground and how we found the same old fears.

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Itziar Cortés de Aguilar
Itziar Cortés de Aguilar
la princesse déchue
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ÂGE : 25 ans. (13.03.1994)
SURNOM : Izzie.
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Serveuse dans un bar.
LOGEMENT : #148 edward street à spring hill avec Auden parce que ça lui coûte quasi rien, à part son sang-froid.
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POSTS : 8429 POINTS : 1555

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : A Brisbane depuis mai 2017 - Etudiante en communication et management - Ancienne gosse de riche - Passe son temps à la plage à ses heures perdues - Joue de la guitare - Son père est en prison - Ne tient pas en place.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Easy²#3 - Abel - John#2 - Elias - Eliott (fantômes) - Artémis - Auden&Andy - Clara#3 - Noa&Andy - Lukà#2 - Levi#2 - Lara - Archie#3

RPs TERMINÉS : Clara - Andy - Easy² - Sage - Andy#2 - Les fêtards - Clara#2 - Adrian - Connor - Nathan - Archie - Paul - Andy#3 - Elora - Dimension fantôme - Easy²#2 (zombies) - Andy#4 - Wendy - Leah - Asher - Primrose - John - Auden - Andy#5 - Levi - Elora#2 - Lukà (zombies) - Serinda - Lukà - Archie#2 - Freya
PSEUDO : Sockie.
AVATAR : Perrie Edwards.
CRÉDITS : Freya ♥ (Cristalline).
DC : Sohan.
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Message(#) Sujet: Re: I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. EmptyMer 3 Juil - 20:37


Bienvenue parmi nous :l:


so i’m a dreamer
a gazer, a lover of stars filled with hope, aspiration and glowing applause. so i’m a wanderer, a traveler, a lover of arts. i dream of galaxies, of constellations and celestial beings. i live just to lose •• but in the end, don’t we all?


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Leah Baumann
Leah Baumann
la rescapée
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UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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Take me into your loving arms. Kiss me under the light of a thousand stars. Place my head on my beating heart.I'm thinking out loud, maybe we found love right where we are. Lehen26Lehen27
•••

Lonnie#2JulealfenTommyRomeah#2Lenah#3Raeleah#2Stephen.BCharleyJules#2Hadès

Univers alternatifs: Lenah-DZRaeleah-DZ
RPs TERMINÉS : Stephen (FB)MaximilienStephen/DFLehen#4Lehen#5Carter#2Stephen#2AdamLehen#6Lehen#7CarterLehen#8ChadnaLehen#9KaneLehen#10ItziarAsherLehen#11Lehen#12Lehen#14Lehen#13Matteo #1LonnieLehen#16Lehen#15JulianaLehen#18Lehen#14Raelyn (Fb)Lehen#19LeneLeomy#1Lehen#20Cambodge#2Lehen#21HarveyRaelyn-DFLullabyLenah#2Lehen#22AlexCambodge#3

RP Abandonnés:
 

AVATAR : Chloé Bennett
DC : Wylda, la marine
INSCRIT LE : 07/09/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t21284-leah-baumann?highlight=leah+baumann http://www.30yearsstillyoung.com/t21340-if-you-can-make-me-smile-i-ll-remember-you-leah-baumann?highlight=leah+baumann http://www.30yearsstillyoung.com/t21758-leah-baumann?highlight=leah+baumann http://www.30yearsstillyoung.com/t21900-leah-baumann?highlight=leah+baumann

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Message(#) Sujet: Re: I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. EmptyMer 3 Juil - 20:41


Bienvenue parmi nous! I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 3956312242  et tu fais bien de reprendre le RP ici, j'ai fais pareil et c'est le feuuuuuu I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 1484806105I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 1484806105I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 1484806105


it will be alright
 But nothing heals the past like time  And they can't steal the love you're born to find
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Elora Dawson
Elora Dawson
l'enfant caché
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : vingt-quatre ans - (12.02.1995)
SURNOM : très souvent Elo.
STATUT : célibataire et pour l'instant c'est très bien comme cela.
MÉTIER : assistante de Milena Grimes au cabinet Grimes & Hartman le jour, serveuse dans un bar la nuit.
LOGEMENT : 360, Fortitude Valley, avec Clément et Sybille.
I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. Tumblr_ol0ij1FmjU1s0t9k2o7_r1_250
POSTS : 1611 POINTS : 385

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : ne connais pas son père biologique et viens de se découvrir une famille △ a perdue sa maman il y a trois mois △ discrète et travailleuse, on ne la remarque jamais vraiment △ née à New-York elle a cependant grandie à Brisbane △ amoureuse d’un homme mariée qui cinq ans de plus qu’elle △ végétarienne et fervente protectrice des animaux △ possède trois tatouages.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. Tumblr_mpwpk06nVt1s5227io1_500
CADE & LEONARDO #2 △ family don't end in blood. it doesn't start there either. family cares about you not what you can do for them. family's there for the good, the bad, all of it. they got your back even when it hurts. that's family.

I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. Tumblr_inline_ogsyuaKyCJ1rifr4k_500
THOMAS △ would you rescue me? would you get my back? would you take my call when I start to crack? would you rescue me? would you rescue me when I'm by myself? when I need your love, if I need your help. would you rescue me?

I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. Tumblr_nn0szbcaQ21qh1blro4_r1_500
ISAAC #2 △ hold on, to me as we go, as we roll down this unfamiliar road and although this wave is stringing us along. just know you’re not alone, because i’m going to make this place your home.


RPs TERMINÉS : Milena #1ThomasItziar #1TommyNoam #1Isaac #1CadeLéonardo #1Thomas #2Itziar #2Andy
PSEUDO : paindep.
AVATAR : lili reinhart.
CRÉDITS : (avatar) carolcorps.
DC : la tempête émotionnelle, bailey & le marine irlandais, cian
INSCRIT LE : 04/07/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t20534-i-wanna-give-you-wild-love-elora http://www.30yearsstillyoung.com/t20571-you-ll-find-me-in-the-region-of-the-summer-stars-elora

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Message(#) Sujet: Re: I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. EmptyMer 3 Juil - 20:55


Bienvenue parmi nous I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 662981832


† Speak and open up your mind. It's something you should do all the time, keep exploring, seek and find. You know you might surprise yourself

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Andy Rivera
Andy Rivera
le feu aux fesses
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 31 ans (10/08) kill me more...
SURNOM : Andy est déjà un surnom. Andrés de son prénom
STATUT : I fuck around but there's only one bitch in my heart
MÉTIER : Photographe à Action Studio à temps partiel, en freelance le reste du temps
LOGEMENT : #16 Toowong dans une maison en coloc avec Leena, Colson (PNJ) et Summer (pnj)
I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. NJJoDYl
POSTS : 12316 POINTS : 140

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Il a un joli petit accent espagnol. Il n'a pas de tatouages. Il rapporte presque tout au cul. Il fait bien trop la fête, il adore danser sur de la bonne musique.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Matt#2 - Auden - Noa#14

I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. B9acca6be375a899b22c1b8acca9eea15d9fa49d
RPs EN ATTENTE : Finnley - Ginny - Scarlett - Deb - Lullaby - Jane
RPs TERMINÉS : Leonardo - Ambroise - Noa - Danny - Danny#2 (fb) - Leena - Danny#3 - Seung - Owen - Andenatt - Lene - Seung#2 - Xmas Party GQ - NYE Danny#4 - Danny#5 - Charlie - Police - After After Party - Danny#6 - Marianna - SJ&Danny - Chad - Eva - Nina - Izzie - Debra - Mickey- Danny#7 - Soirée toit - Ryleigh - Lene#2 - Marianna#2 (fb) - Mia - Marianna#3 - Itziar - Danny#8 - Itziar#2 - Party night - Carter - Leena&Andreï - Hadès - Nadia - Sohan - Danny#9 - Matt - Noa#2 - Joey - Itziar#3 - Chad&Leo - Team Apero - Adam - Carter#2 - Lene#3 - Owen#2 - Evelyn - Elijah - Archie (fb) - Chadna (fb) - Itziar#4 - Archie#2 - Elwyn - Noa#3 - Levi - Leonardo#2 - Noa#4 - Aisling
- Château de sable - Léonie - Priam - Noa#5 - Elora - Noa#6 - Noa#7 - Noa#8 - Itziar#5 - Terry - Noa#9 - Léo - Noa#10 - Noa#11 - Noa#12 - Noa#13
PSEUDO : AMGK
AVATAR : Diego Barrueco
CRÉDITS : SWEET DISASTER (ava), beylin (sign), loonywaltz (ubs)
DC : Kane Williamson & Asher Baxton
INSCRIT LE : 11/09/2017
http://www.30yearsstillyoung.com/t17156-anders-andy-rivera#662427 http://www.30yearsstillyoung.com/t17174-andy-i-wanna-dance-with-somebody#663459 http://www.30yearsstillyoung.com/t17223-andy-rivera http://www.30yearsstillyoung.com/t17877-andy-rivera

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Message(#) Sujet: Re: I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. EmptyMer 3 Juil - 20:56


Bienvenue :l:


Spoiler:
 
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Lukà Petterson
Lukà Petterson
les années perdues
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
ÂGE : trente-quatre ans.
SURNOM : Lulu pour les intimes.
STATUT : une page qui se tourne. le coeur qui bat pour une jeune femme à la chevelure noire et aux yeux noisettes. Shay fait battre ton coeur endormis depuis trop longtemps.
MÉTIER : travaille dans l'édition.
LOGEMENT : #50, dans le quartier de Bayside. Son fils y habite aussi une semaine sur deux.
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POSTS : 1889 POINTS : 1635

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 052d
SHAYKA • Lorsque deux personnes sont faits l'un pour l'autre, rien n'est perdu. Qui doit se retrouver, se retrouvera.
Shaykà #3

I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. JFN2dhsL_o
FREKA • La famille c'est comme les branches d'un arbre : nous grandissons tous dans des directions différentes, mais nos racines sont uniques.

Léonie ; Sohan ;Priam ; Rehane ; Caroline #1 ; Yoko ; Itziar #2 ; Clary ; Justin
RPs EN ATTENTE : Wren. Eireen. Nea/Shay. Terrence.
RPs TERMINÉS : Shay #1 ; Shaykà #2 ; Freya #1 ; Freya #2 ; Nea #1 ; Ginny #1 ; Ginny #2 ; Matt #1 ; Matt #2 ; Matt fantôme ; Timothy #1 ; Lullaby #1 ; Lullaby #2 ; Noa #1 ; Noa #2 ;Charlie ; Jessian #1 ; Itziar #1 ; Jill
PSEUDO : Emilie.
AVATAR : Bob Morley.
CRÉDITS : {ava : nightblood}
DC : John Williams.
INSCRIT LE : 20/06/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t24610-i-m-definitely-on-the-spectrum-of-socially-awkward-luka http://www.30yearsstillyoung.com/t24638-luka-de-mes-souffrances-j-en-ferais-de-l-art http://www.30yearsstillyoung.com/t24959-luka-petterson http://www.30yearsstillyoung.com/t24971-luka-petterson

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Message(#) Sujet: Re: I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. EmptyMer 3 Juil - 21:02


Bienvenue par ici :l:


On peut être maitre de ce que lon pense, jamais de ce que l'on ressent."
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Caleb Anderson
Caleb Anderson
le marmiton
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ÂGE : trente ans (20/04)
STATUT : Célibataire depuis le décès de sa fiancée il y a deux ans. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir de nouveau des sentiments pour son ex. Mais avec elle tout est toujours bien trop compliqué.
MÉTIER : Chef cuisinier et patron d'un restaurant de gastronomie française.
LOGEMENT : #500 Spring Hill, récemment en collocation avec sa soeur Primrose
I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. Tumblr_n2uwnc6NWF1rhqdgho1_250
POSTS : 1997 POINTS : 880

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Grand romantique ≈ croit au grand amour et veut fonder une famille ≈ il est très ambitieux et est du genre à toujours travailler plus pour atteindre la perfection ≈ très protecteur envers les personnes qu'il aime ≈ il parle couramment le français et a un très bon niveau en italien ≈ il ne connaît absolument rien sur le sport et il n'est d'ailleurs pas franchement sportif ≈ control freak ≈ ultra perfectionniste et ambitieux ≈ commence tout juste à se remettre de la mort de sa fiancée ≈ aime beaucoup lire
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
[08/06]
le rp familial de la mort (RA)
Isaac #1
Romy #2 (dimension zombies)
Stephen & Jules #1
Prim #2
Lene #1
Romy #3
Wylda #2

I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 1561756476-essai-12-calex

RPs EN ATTENTE : Artémis, Lizzie

RPs TERMINÉS : Calex #1, Romy #1, Juliana#1, Primrose & Romy #1, Calex #2 ; Clément #1 ; Prim #1 ; Calex #5 ; Calex #6; Stephen #1 ; Wylda #1 ; Sohan #1


I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. Giphy
You go through life wondering what is it all about but at the end of the day it's all about family.

I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 1561756479-essai-9-calex
Opposites attract and we're the livin' proof of this, but I keep on comin' back like a magnet.

PSEUDO : Deathly Hallows
AVATAR : Penn Badgley
CRÉDITS : dark dreams, tumblr
DC : La passionnée Rosalie
INSCRIT LE : 28/04/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t23844-caleb-if-time-stood-still-i-would-take-this-moment-and-make-it-last-forever http://www.30yearsstillyoung.com/t23903-caleb-we-are-far-from-the-shallow-now#975905 http://www.30yearsstillyoung.com/t23909-caleb-anderson

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Message(#) Sujet: Re: I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. EmptyMer 3 Juil - 21:03


J'approuve ce choix d'avatar I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 674657830
Bienvenue et bon courage pour ta fiche I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 1949770018


Caleb Anderson
« Aussi étroit soit le chemin, nombreux les châtiments infâmes. Je suis le maitre de mon destin. Je suis le capitaine de mon âme.» - William Henley by Wiise
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Stephen Beckett
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 31 (30.06.88)
SURNOM : Steph, Beck. Presque personne ne l'appelle Stephen. 'Uncle Beck' pour Emma, la tite môme de Soheila. Faites confiance à votre imagination.
STATUT : Terrifié.
MÉTIER : Artiste paumé. Compositeur qui fait de la photo, griffonne, coud, imagine, et enchaine les commandes minables. Donne des cours. Collabore avec la Northlight Theater Company depuis peu, mais effrayé par un engagement sérieux.
LOGEMENT : Fortitude Valley #69.
I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. Giphy
POSTS : 971 POINTS : 180

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : respire par et pour la musique ¤ doit toujours créer quelque chose ¤ vit en surface, recherche le bonheur partout ¤ ne pense pas qu'il arrivera à quoi que ce soit ¤ sa famille sectaire l'a jeté à 16 ans ¤ s'extasie sur la beauté des choses et des êtres ¤ maladivement phobique des cris ¤ n'aime pas être mis en lumière ¤ hésitation est son deuxième prénom ¤ ne pense pas à lui-même.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (10/?) heïana | yoko | noa |
leah | léo | robin (fb) | thomas (zombie) | freya 2 | terrence (fb) | soheila 2
RPs EN ATTENTE : pas à jour
lullaby

RPs TERMINÉS : I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. Tumblr_inline_npilouqVYS1rifr4k_500
fucking things up before they even happen
waiting for the sun...


freya | soheila | charlie

Abandonnés :
lene
AVATAR : Gaspard Ulliel
CRÉDITS : avatar lux aeterna
DC : Tobias Doherty
INSCRIT LE : 02/07/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t24820-sell-me-a-coat-cause-i-feel-cold-steph http://www.30yearsstillyoung.com/t24840-a-heart-that-s-full-up-like-a-landfill-steph http://www.30yearsstillyoung.com/t24871-stephen-beckett?nid=1#1047721

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Message(#) Sujet: Re: I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. EmptyMer 3 Juil - 21:22


Intéressant personnage ! Bienvenue et bon courage pour ta rédaction I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 4041738186


           
wild horses
I have my freedom, but I don't have much time Faith has been broken, tears must be cried... Let's do some living after we die Wild, wild horses, we'll ride them some day
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Heïana Brook
Heïana Brook
la douceur exotique
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 25 ans
STATUT : Célibataire
MÉTIER : Sage-Femme
LOGEMENT : Toowong, N°22
POSTS : 1653 POINTS : 470

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : Yoko
Oliver
Jessian
Mitchell
Abel #2
Caïn
Wally
Rehane
Austin
Victoire
Priam
Freya#2
John#2
Eavan
Paul
Archibald
RPs EN ATTENTE : Thomas Owens-Beauregard / Isaac Jensen / Caleb Anderson / Romy Ashby / Charlie Villanelle / Timothy Decastel / Ellie Epstein / Jasper Wickham / Edge Price
RPs TERMINÉS : Charlie
Abel
John
Clément
Freya
Charlie #2
John #2
Daniel (abandonné)
Henri (abandonné)
Artémis
Charlie #3
Noa
Timothy
Lullaby
Léo
Edge
Adrian (Abandonné)
Stephen
Owen
Terrence
Kári (Abandonné I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 3864469563 )
PSEUDO : Heïana Brook
AVATAR : Vaimalama Chaves
DC : Non
INSCRIT LE : 19/05/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t24156-heiana-petit-rayon-de-soleil-tahitien http://www.30yearsstillyoung.com/t24184-heiana-quelque-part-au-dela-de-l-arc-en-ciel

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Message(#) Sujet: Re: I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. EmptyMer 3 Juil - 21:24


Bienvenue ! I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 3518815507

Quel joli avatar I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. 674657830





All you need is Faith, Trust and a bit of Pixie Dust ♥


Spoiler:
 
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Message(#) Sujet: Re: I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. I wasn't put here to stay. Soheila Hodge. Empty


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