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 we have a city to burn (itziar)

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Eliott Lynch
Eliott Lynch
le démon du jeu
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ÂGE : trente-huit ans, une grosse envie de revenir dans le temps pour éloigner la quarantaine qui arrive.
SURNOM : lynch par ses collègues, eli par ses amis.
STATUT : marié depuis des années à la femme de sa vie.
MÉTIER : présentateur de la matinale pour ABC news 24.
LOGEMENT : loin du tumulte de la ville Eliott et sa famille se sont installés à Bayside.
we have a city to burn (itziar) Giphy
POSTS : 149 POINTS : 50

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : né en Croatie - parents divorcés quand il était très jeune - un frère et une soeur plus jeune que lui - a partiellement perdu l'audition dans l'oreille gauche suite à un accident de voiture - deux filles de 7 et 9 ans qui sont la prunelle de ses yeux - sujet aux crises d'angoisse - a récemment plongé dans une addiction aux jeux d'argent -
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
AVATAR : jake gyllenhaal
CRÉDITS : murdock
DC : lonnie le petit bleu - joey le petit con
INSCRIT LE : 13/05/2019

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Message(#) Sujet: we have a city to burn (itziar) we have a city to burn (itziar) EmptyVen 5 Juil - 16:54



we have a city to burn
Another head aches, another heart breaks, I am so much older than I can take. And my affection, well it comes and goes, I need direction to perfection, no no no no, help me out, Yeah, you know you got to help me out Yeah, oh don't you put me on the backburner, You know you got to help me out, yeah
 
▼▲▼

« Monsieur Lynch, que me vaut le plaisir ? » Main sur le bord du chapeau je lève les yeux sur Jerry et son nœud papillon aux couleurs criardes qui me regarde du coin de l’œil, suspectant un énième coup de folie de ma part. Maudit Jerry et son regard qui me perce alors que je lève le bras un peu haut pour lui commander mon whisky quotidien alors que je ne lui adresse pas une parole, pour ne pas faire grimper l’excitation et la colère déjà présente dans la pièce. « Malheureux, ça n’est jamais un plaisir de venir dans ton trou à rat. » Mes lèvres se tordent dans un rictus alors que je dépose mon chapeau sur le comptoir et que le propriétaire des lieux roule des yeux devant mon exécrable arrogance alors qu’il se hâte de faire tomber le liquide dans un verre crade qu’il ne pourrait jamais remplacer, faute de moyens. Messieurs, dames, cow-boys ou bien simples étrangers de passage dans la ville, tous ont le regard braqués sur ma carrure alors que je descends le premier verre d’une longue journée dictée par les étrangetés de la ville fantôme. Me frottant les yeux à l’aide de mes doigts rendus sales par les nombreux kilomètres parcouru je ne peux m’empêcher de scruter les gens présents dans le saloon, tous omnibulés par leur routine alors que dehors ce joue un spectacle affreux de morts qui se relève et d’esprits frappeurs. Me voilà donc seul, je présume, à prendre conscience des enjeux, des sacrifices que cette ville devra faire pour trouver le repos, ou – au contraire – de ce que les gens devront faire si jamais ils sont frappés de plein fouet par la malédiction qui court. Mon doigt se tend, s’allonge et reviens, pour appeler le barman sans trop me faire remarquer. « Mais dis-moi Jerry, les gens ici, ils ne se posent pas de questions ? » Misérables, faibles, ces gens n’ont sans doute pas envie de regarder la vérité en face alors que moi je mets les pieds dans le plat sans vergogne. Machinalement le barman se penche vers mon oreille pour me murmurer des mots qui ne resteront qu’entre nous mais qui attire l’attention d’un petit groupe à côté du bar, jusque-là trop occupés à jouer au poker et à toucher les femmes de façon inappropriée. Maudissant le groupe d’homme entre mes lèvres j’essaie de reporter mon attention sur le verre qui se vide et sur le barman qui fait la conversation à une dame, elle aussi appuyé contre le comptoir. « Ma jolie, viens donc par là. » Mes yeux se ferment alors que je peux tout de même entendre le bruit sourd d’une main grasse qui s’écraser contre le fessier d’une demoiselle qui s’étonne dans un petit cri. Mes doigts se serrent contre le bois du comptoir, qui as mal vieilli mais que Jerry ne changera pas non plus, pince comme il est. Minutieusement je me dresse lentement sans trop attirer l’attention sur ma silhouette alors que je glisse un sourire désolé à la demoiselle dont la jupe ne s’est pas soulevée d’elle-même comme par magie. « Messieurs. » Mon plus beau sourire comme tentative d’approche je les regarde me juger alors qu’un homme à la moustache grasse se pare d’un rictus déplaisant, la main toujours collée contre la hanche d’une brune qui ne semble pas apprécier ce contact. « Martin, tu connais cet étranger ? Non ? » Martin, je présume, hoche la tête à la négative, tout tremblotant dans ses habits trop grands alors qu’il fait tout pour éviter mon regard. Merveilleux, cette ville ne sait donc pas accueillir les étrangers comme il faut. « Malheureusement personne ne vous connais mon brave, alors vous feriez mieux de quitter cet endroit avant d’apprendre à nous connaître nous. » Mon regard s’étale entre les différents hommes présents, un petit à ma gauche, un très gros à ma droite, et moustache au milieu qui roule des mécaniques en faisant grossir sa poitrine comme un coq. « Mais moi je vous connais. » Mes lèvres se parent d’un sourire alors que je prends place sur la chaise qui leur fait face, même si ils n’ont pas franchement envie de me trouver ici. Moi ça m’amuse de leur tenir tête, de me montrer aussi con qu’eux alors qu’un frisson me parcours l’échine, mon regard soutenant le leur, dans l’attente de voir si cette situation va dégénérer ou pas.
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Itziar Cortés de Aguilar
Itziar Cortés de Aguilar
la princesse déchue
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ÂGE : 25 ans. (13.03.1994)
SURNOM : Izzie.
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Serveuse dans un bar.
LOGEMENT : #148 edward street à spring hill avec Auden parce que ça lui coûte quasi rien, à part son sang-froid.
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POSTS : 10394 POINTS : 805

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : A Brisbane depuis mai 2017 - Etudiante en communication et management - Ancienne gosse de riche - Passe son temps à la plage à ses heures perdues - Joue de la guitare - Son père est en prison - Ne tient pas en place.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Easy²#3 - Elias - Clara#3 - Lukà#2 - Levi#2 - Lara - Archie#3 - John#3 - Ruby - Andy#6 - Roxy

DIMENSIONS : Eliott (fantômes) - Lachlan (space)

RPs EN ATTENTE : Abel#2

RPs TERMINÉS : Clara - Andy - Easy² - Sage - Andy#2 - Les fêtards - Clara#2 - Adrian - Connor - Nathan - Archie - Paul - Andy#3 - Elora - Dimension fantôme - Easy²#2 (zombies) - Andy#4 - Wendy - Leah - Asher - Primrose - John - Auden - Andy#5 - Levi - Elora#2 - Lukà (zombies) - Serinda - Lukà - Archie#2 - Freya - John#2 - Auden&Andy - Abel - Noa & Andy
PSEUDO : Sockie.
AVATAR : Perrie Edwards.
CRÉDITS : Exordium.
DC : Sohan.
INSCRIT LE : 12/04/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t19496-itziar-kingdom-sacked-attacked-and-dethroned-finie http://www.30yearsstillyoung.com/t19589-itziar-at-least-i-got-my-friends http://www.30yearsstillyoung.com/t19590-itziar-cortes-de-aguilar http://www.30yearsstillyoung.com/t19888-itziar-cortes-de-aguilar

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Message(#) Sujet: Re: we have a city to burn (itziar) we have a city to burn (itziar) EmptyMar 9 Juil - 19:31



Elle ne s'était pas retrouvée à travailler au saloon par choix. Elle était tombée là par hasard. Parce que quand on débarque dans un pays qu'on ne connait pas, qu'on est une femme seule et qu'on n'a pas d'argent, on prend ce qu'on nous donne. En l'occurence, c'est Jerry, le propriétaire du saloon qui lui a offert un job. Ce n'est pas le meilleur des jobs, ce n'est pas le mieux payé non plus et on part plutôt sur quelque chose dont les parents ne seraient pas forcément fiers. Parfois elle se disait qu'elle aurait mieux fait de ne jamais quitter son pays. Le voyage jusqu'ici lui avait presque coûté la vie et elle n'avait pas trouvé ce qu'elle espérait trouver de l'autre côté. Elle était persuadée qu'elle pourrait trouver de l'or en un claquement de doigt, qu'en quelques jours elle serait riche et qu'elle pourrait vivre tranquillement. Elle était naïve. C'était sans doute pour ça aussi qu'elle avait si facilement accepté le travail que Jerry lui proposait. Il lui avait dit qu'il s'agissait simplement de s'occuper de ses clients. Elle n'avait pas cherché plus loin, peut-être aurait elle du. Maintenant, elle était comme coincée dans cette routine, ça faisait bien trop longtemps qu'elle travaillait ici pour en changer. Après tout, qui voudrait engager une ancienne fille de joie. Il ne semblait pas y avoir de rédemption possible et donc elle s'était fait une raison. Les mains aux fesses ne la faisaient plus réagir. Tout comme les billets gracieusement glissés dans son décolleté étaient monnaie courante. Elle avait de la chance cependant, Jerry semblait l'apprécier tout particulièrement et ne laissait pas les plus bourrus s'approcher d'elle. Elle était reconnaissante pour ça. Ca situation n'était pas forcément idéale, mais ça aurait pu être pire. Il semblait lui faire confiance un peu plus qu'aux autres, comme si elle avait encore moins à perdre que ses collègues. Il lui arrivait de lui demander d'écouter les conversations, son propre petit espion personnel. Surtout que des messes basses, il y en avait en ce moment, depuis que des évènements surnaturels se produisaient en ville. La peur pouvait se lire sur le visage des uns, l'incrédulité sur le visage des autres. Les coupables étaient tous trouvés : les aborigènes. Pourtant, personne n'arrivait à mettre un terme à cette terreur ambiante.

Elle est appuyée contre le comptoir, en train de discuter avec Jerry quand un type qui semble le connaitre rentre dans le bar. Elle ne l'a jamais vu auparavant. Peut-être n'avait elle pas fait attention. S'il connait Jerry, il est probablement venu ici au moins une fois dans sa vie. Il est seul et n'a pas l'air de vouloir se mêler aux groupes déjà bien enivrés. Elle ne sait pas ce que c'est, mais elle a l'impression qu'il est différend des autres. Que ses préoccupations ne sont pas les mêmes que la plupart des types présents au saloon en temps ordinaire. Eux, ils font comme s'ils ne voyaient pas ce qui se passait dehors, comme s'ils ne se rendaient pas compte que leur quotidien est chamboulé par des évènements tous plus étranges les uns que les autres. Elle le regarde s'éloigner une fois son verre servi. Il se dirige vers une table d'habitués, le genre de type qui vient là pour consommer autant en alcool qu'en filles. Ce ne sont pas les personnes à qui il faut chercher des noises. Ces types-là sont près à dégainer leur colt au quart de tour, surtout quand un inconnu se pointe à leur table sans y être invité. C'est d'ailleurs ce que le type décide de faire. S'incruster à leur table. Ils ne le connaissent pas et ils le lui font savoir dès le début. Ca ne semble pas l'arrêter ou lui faire changer d'avis. Il a l'air déterminé et va même jusqu'à s'installer sur la chaise en face d'eux. Itziar ne manque pas de voir le chef de la joyeuse petite troupe porter la main à sa ceinture, prêt à sortir son pistolet. Jerry l'a bien vu lui aussi. "Va le voir, je veux pas qu'il me les provoque. On a vraiment pas besoin d'une bagarre aujourd'hui." lui lance t-il en pointant l'étranger du menton. Il ne lui en faut pas plus pour exécuter les ordres. Elle se poste derrière l'étranger, lui passe délicatement un bras en travers du torse. "J'peux t'aider mon mignon ?" Lui demande t-elle d'une voix suave. Une parfaite comédie. "Si j'étais toi je ferai pas trop le malin, ton copain en face hésitera pas à sortir son arme au moindre désagrément." Lui dit-elle ensuite en lui chuchotant à l'oreille. Pour les autres, on pourrait simplement croire qu'elle lui susurre des mots doux.


so i’m a dreamer
a gazer, a lover of stars filled with hope, aspiration and glowing applause. so i’m a wanderer, a traveler, a lover of arts. i dream of galaxies, of constellations and celestial beings. i live just to lose •• but in the end, don’t we all?


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Message(#) Sujet: Re: we have a city to burn (itziar) we have a city to burn (itziar) EmptyMer 10 Juil - 11:22



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Le groupe d'homme en face de moi n'a pas l'air de comprendre les mots qui sortent de ma bouche et les regards plein d’étincelles que je leur lance dès que l'un d'entre eux se permet d'être trop tactile avec l'une des demoiselles qui 'travaillent' pour Jerry. La petite voix dans ma tête me dicte de mettre le saloon à feu et à sang sans me préoccuper des conséquences, de faire comprendre à ces hommes que les femmes ne sont pas une attraction, des objets sans nom et sans visage que l'on manipule sans se soucier des dégâts que l'on peut causer sur leur corps ou leur esprit. Un sourire s'empare de mes lèvres alors que je compte les secondes, la main délicatement avancée vers mon colt qui souffre de ne pas assez servir, qui se languit d'avoir enfin quelque chose à se mettre sous la dent. Ils pensent sans doute que je ne remarque pas, que l'étranger que je suis ne comprend rien des règles qui dictent cette ville, mais je suis certainement le seul ici à savoir ce qu'il va se passer si les mains impatientes se dirigent trop vite vers le pistolets, et le seul que l'amphitryon blâmera pour toute cette histoire, après tout ça n'était pas la première fois que je crée des problèmes dans l'établissement. Caché derrière un tableau lugubre et flavescent d'un homme caressant un cheval il y a encore les souvenirs de mon dernier passage, lorsque j'ai 'malencontreusement' fait sauter les dents d'un type qui m'avait regardé de travers. Sans forcément être ma faute l'action s'était déroulé trop vite pour que j'en comprenne toutes les finalités, un peu trop éméché j'étais entré dans le saloon en titubant, renversant au passage le whisky d'un gentleman affairé à trouver l'entrée du jardin secret d'une demoiselle. Accoudé au bar mon corps s'était effondré sur un blondinet au regard troublé, rendu presque hyalin par l'alcool, qui s'était excusé un peu trop fortement dans mon oreille. Ma colère, incoercible, avait pris le dessus sur la raison, si bien que le blondinet avait reçu une bouteille de bière sur la tête, ouvrant son front et laissant couler son sang sur le bois. Le bout de la bouteille en verre, maintenant acuminée, avait presque trouvé sa gorge et sans l'intervention du condominium (uniquement composé de Jerry et de son regard assassin) j'avais laissé tombé le bout de verre sans pour autant me calmer, enfonçant la tête du pauvre homme dans le mur. Sorti de cette réminiscencepar une main qui traverse mon torse je relève le regard pour croiser celui d'une des travailleuse qui colle son corps contre le mien. "J'peux t'aider mon mignon ?" Elle est talentueuse, c'est certain, le ton de sa voix est calme, discret mais plein de tentations, mais je sais qu'elle n'est pas venu à moi par hasard, que Jerry l'a envoyé telle une aérolithe sur mon chemin pour éviter le grabuge.

Le groupe d'homme se détend quelque peu alors que ma main s'éloigne de mon arme désespérée et que la jeune femme se penche vers mon oreille pour y murmurer quelques mots que les autres ne pourront pas entendre. "Si j'étais toi je ferai pas trop le malin, ton copain en face hésitera pas à sortir son arme au moindre désagrément." Un sourire s'étire sur mes lèvres alors que je hausse les épaules doucement tout en faisant glisser mes doigts contre la peau claire de la jeune demoiselle envoyée ici par un patron bien trop craintif. "Très bien messieurs, passez une bonne journée." Ça n'est pas mon habitude de laisser tomber une occasion de me faire détester, mais l'omerta présente dans ce bar me rappel constamment que je ne suis que l'étranger qui cherche les emmerdes, qui se fait vite connaître et que l'on oublie rarement. Ma main se glisse contre les reins de la blonde que j'accompagne d'une geste vers une table au loin, lançant un clin d'oeil à Jerry au passage, lui qui s'inquiétait déjà de devoir rajouter à sa collection les balles perdues, une philatélie d'un genre nouveau où les dents remplacent les timbres. " Vous n'aviez pas à vous inquiéter ...  J'aurai fait ça proprement." J'accompagne la blonde en tirant une chaise pour qu'elle puisse prendre place alors que mes doigts se lève vers l'hôte qui reconnaît mon geste et soupire longuement. "Les hommes comme ça ne mérite pas votre attention vous savez." Bien sur qu'elle le sait, elle l'a su au moment où elle a accepté de venir travaillé dans ce trou à rat, mais comme un idiot je me sentais obligé de lui dire que ça place n'était pas ici, surtout pas dans une ville où - a chaque coins de rue - on risque de se faire tuer par un esprit frappeur.
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Message(#) Sujet: Re: we have a city to burn (itziar) we have a city to burn (itziar) EmptyMer 17 Juil - 0:31


C'était le genre de tâches auxquelles elle était attitrée ces derniers temps. Elle semblait être là plus pour tempérer qu'offrir ses charmes. Ce n'était pas pour lui déplaire. Après tout, vendre son corps n'était pas forcément ce qu'il y avait de plus agréable. Elle ne faisait pas ça par choix. Tout comme ses collègues. Aucune d'entre elles n'étaient là par choix. Elle était arrivée là comme toutes les autres, par nécessité et elle restait là parce qu'elle avait comme ce sentiment, au fond d'elle, qui lui faisait comprendre qu'elle ne pouvait pas partir. Que Jerry, malgré ses airs de bon samaritain, prêt à aider toutes les demoiselles en détresse qui croisent son chemin, ne la laisserait pas partir. Quand bien même il la laissait partir, elle ne serait plus sous sa protection aussi subjective soit elle. Elle était comme coincée. Comme toutes les autres. Elle l'avait peut-être un peu plus facile. Notamment depuis que tout a commencé à partir en vrille en ville. Les esprits s'échauffent bien plus rapidement, les coups de feu partent bien plus vite que d'ordinaire. Si personne ne fait rien, c'est le chaos qui s'installe et ce n'est vraiment pas bon pour les affaires et tout le monde sait que quand les affaires vont mal, Jerry est de mauvaise humeur. Personne n'aime voir Jerry de mauvaise humeur. Alors, pour tenter de garder un minimum le calme au sein de l'établissement, il avait trouvé une parade. Il envoyait Itziar la plupart du temps, ou n'importe quelle fille qu'il avait sous la main pour détourner l'attention, mettre en garde, tempérer. Tout faire pour que la situation, quelle qu'elle soit, ne dégénère pas. C'était exactement l'idée qu'il avait derrière la tête quand il avait envoyé Itziar s'occuper de l'inconnu qu'il semblait bien connaitre.

Elle fait donc ce pourquoi elle est venue, elle le met en garde. Cependant, elle le fait le plus discrètement possible. Rien ne sert de donner une raison de plus au petit groupe de pseudo cowboys de dégainer leurs colts. Elle sent des doigts glisser sur sa peau, puis il reprend la parole. Le message est bien passé. Quoi qu'il voulait faire aujourd'hui en s'asseyant à cette table pouvait attendre. Il les salue avant de se lever. Une main sur ses reins il l'accompagne vers une table un peu plus loin du petit groupe. Un peu plus loin des embrouilles. "Très bon choix." ne peut elle s'empêcher de lui dire avant de s'installer sur la chaise qu'il a tiré pour elle. Elle rit doucement quand il lui dit qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter. Elle rit pour plusieurs raisons d'ailleurs. "Oh c'est pas moi que ça inquiétait, c'était Jerry." Un mort de plus, un mort de moins, qu'est-ce que ça changeait pour elle ? Pas grand-chose. Même si les disputes qui se finissaient en échange de balles devenaient monnaie courante, il y aurait toujours des hommes recherchant les plaisirs de la chair, ce serait simplement la réputation de l'établissement qui en prendrait un coup. "D'ailleurs tu les connais ces types ? Qu'est-ce que tu leurs voulais ? Ici ils aiment pas trop quand des étrangers prennent à partie les habitués." Même leur pire ennemi se joindrait à la joute avec pour seul et unique but, celui de mettre une balle entre les deux yeux de l'inconnu. Il aurait donc peut-être fait ce qu'il voulait faire proprement, mais les autres en face, non. Itziar savait parfaitement comment tout ceci ce serait terminé : dans un bain de sang. "Je le sais bien, mais qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ?" Lui répond elle quand il lui dit que les hommes ne méritent pas son attention. Elle le savait parfaitement. Tout le monde le savait. Personne ne le disait haut et fort, mais ce n'était pas un secret. "Tu crois qu'il laisse ses filles partir facilement Jerry ? Il nous a sorties de la merde, on lui est redevable, jusqu'à ce qu'il décide qu'on a payé notre dette." Ou qu'il décide qu'elles sont un peu trop vieilles à son goût. Dans ce cas-là, il les pousserait presque dehors lui-même s'il pouvait. "Et puis avec tout ce qu'il se passe en ce moment, je crois pas qu'il vaille mieux être seule." Il y avait trois jours de ça, elle était persuadée d'avoir vu un fantôme. Elle n'en avait pas la certitude, mais ce cavalier n'était pas comme les autres, il semblait venir d'un autre temps avec son armure et son heaume sur la tête. Ca ne pouvait être qu'un fantôme et ce n'était pas normal. Elle n'était pas folle. Elle l'avait vu et rien que ça lui donnait toute envie de partir du saloon. Ce n'était pas grand-chose, mais elle avait étrangement l'impression d'être en sécurité ici.


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Message(#) Sujet: Re: we have a city to burn (itziar) we have a city to burn (itziar) EmptyMer 21 Aoû - 18:58



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J’étais descendu plus d’une fois dans le bouiboui tenu par Jerry, plus attiré par la collection de bouteilles de whisky que ce vieux loubard arrivait à cacher aux autorités que par les jeunes femmes à moitié dénudées qui servaient de rafraîchissements aux étrangers comme aux locaux. Malgré l’horreur qui régnait dans la ville depuis que la malédiction avait été découverte il n’en restait pas moins que je préférai l’ambiance des rues désertes au tumulte des grandes villes qui me donnait vitre mal au crâne, à s’en tirer une balle, le colt logé dans les plis du front. Jerry acceptait tout le monde du moment que les billets claquaient sur le comptoir et que les revolvers restaient bien au chaud dans les étuis. Mais de voir des hommes saoulent se pavaner aux bras de jeunes demoiselles à peine sorties de l’enfance, juste là parce qu’elles avaient une dette à payer ou une famille à nourrir, me mettait hors de moi. Je n’étais pas un exemple de sainteté, loin de là, et les fantômes de mon passé prenaient un malin plaisir à me suivre partout comme un clébard fidèle. Jerry connaissait ma tête des mauvais jours (elle n’avait pas grand-chose de différent avec celle des bons jours, soit dit en passant) et savait très bien que la façon dont je jouais avec mon verre vide trahissait une impatience d’aller me confronter au groupe d’hommes qui roulaient des mécaniques devant les demoiselles, prétextant être les meilleurs chasseurs de fantôme de la ville, d’être sans peur et sans reproches. Un fin sourire s’empare de mes lèvres alors que je me redresse pour prendre place à côté d’eux, le colt titillant déjà ma hanche, le regard de Jerry se portant simultanément sur moi puis sur le groupe, puis sur une jeune blonde au regard délicat qui s’empresse d’apporter un semblant de calme dans le bar en faisant glisser sa main sur mon épaule.

Son contact est doux, dénué de toute agressivité, parce que c’est son boulot d’apaiser les hommes et se montrer plus intelligente qu’eux.  Jerry ne la paie pour qu’elle se remue sensuellement entre les tables, mais bien pour calmer les ardeurs des cowboys à la gâchette sensible. J’accepte sa présence, me retire de la conversation non sans saluer les hommes dont les sourires aiguisés cherchent à me transpercer la peau, à me démolir. Une main sur les hanches de la blonde je l’attire loin du spectacle pour que Jerry desserre un peu les fesses, et elle me murmure que j’ai bien fait de mettre un terme à tout ça, de ne pas avoir cherché plus loin. « N’allons pas donner une crise cardiaque à ce bon vieux Jerry, il a le meilleur bourdon de la ville. » Je tire la chaise pour la demoiselle, une galanterie qui se perd de nos jours mais que j’essaie de garder, pour ne pas qu’on voit encore plus barbare qu’à l’accoutumé. Ici l’étranger n’a que très peu de droit, si bien que je peux sentir les regards inquisiteurs alors que la demoiselle prend place en face de moi, comme si je n’étais pas digne de sa présence à mes côtés, sans doute ne le suis-je pas. « Ah Jerry … toujours aussi inquiet quant au fait de voir sa clientèle s’amoindrir. » Les rumeurs avaient bon train dans la ville et tout le monde était au courant que ce frileux de propriétaire avait déjà proposé les services de filles à peine sorties de l’adolescence afin d’attirer toutes les âmes de la ville, les joyeux idiots comme les tueurs les plus féroces. « Mais puisque tu me le demande si gentiment, je vais ranger ma colère et t’offrir un verre. » Loin de moi l’envie de me glisser dans une chambre avec la jeune femme, mais elle prenait des risques à se montrer aussi proche d’un étranger, c’était donc plus que naturel que de lui offrir un petit remontant histoire de lui donner du courage pour le reste de sa journée qui allait sans doute très long.

« Non, jamais vu de ma vie. » Que je réponds entre deux gorgées de bourbon alors qu’elle me demande si ces types sont des amis ou d’illustres inconnus. « Mais je connais les gars comme eux … » Bien trop pour dire vrai. C’est toujours le même genre d’homme qui crée les histoires, toujours les mêmes qui commencent les bagarres mais ne les finissent jamais, ou du moins pas à la loyal. « Le genre qui s’autorise tout et n’importe quoi parce qu’ils connaissent de prêt ou de loin l’adjoint du shérif … le genre que tu dois avoir dans ton lit tous les soirs, saoules jusqu’au cou. » Un sourire narquois se dresse sur mes lèvres alors que je capte le regard de Jerry toujours plongé dans la contemplation de la scène, les lèvres serrées et le même verre en main depuis de longues minutes. C’est vrai qu’elles n’y sont pour rien les femmes de Jerry, elles n’ont pas choisi de se retrouver là et on maintenant une dette envers lui qui ne pourra être payée que lorsque eu le propriétaire l’aura décidé, mais quand même, ça me fout en rage de savoir qu’elles ne peuvent rien faire pour retrouver leur liberté. « Alors qu’est-ce que tu as fait ? Pour te mettre dans la merde ? » Que je demande avec un sourire las alors que je termine mon verre d’un trait, mon regard évitant le plus possible celui de Jerry afin de mettre le doute dans l’esprit du barman quant à mes intentions. Mais elle a raison sur un point, il ne fait pas bon traîner seul dans les rues de la ville par les temps qui court. On n’est jamais à l’abri d’une menace dans cette ville, c’est bien pour ça que j’ai décidé d’y déposer mes valises. « C’est un point sur lequel on est d’accord … » Sans attendre je commande un nouveau verre que Jerry viendra me servir en traînant les pieds, son regard se posant simultanément sur moi puis sur la blonde qu’il aura l’espoir de me vendre pour la soirée. « Qu’est-ce que tu en penses toi, de cette histoire de ville maudite ? » Plus que l’envie de faire la causette à la jeune femme j’avais surtout besoin de ne pas être seul contre tous.
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Itziar Cortés de Aguilar
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SURNOM : Izzie.
STATUT : Célibataire.
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Message(#) Sujet: Re: we have a city to burn (itziar) we have a city to burn (itziar) EmptyLun 26 Aoû - 21:57



Jerry et son saloon, c'est bien deux choses qui ne vont pas l'une sans l'autre. Cet homme vit pour son business, Itziar est certaine qu'il serait prêt à vendre son âme pour son saloon. Lui qui aime tant raconter comment il en est arrivé là, comment il est parti de rien et est maintenant le propriétaire d'un des établissements les plus fréquentés de la ville. Il est fier de son saloon et la jeune femme est persuadé que pour lui, c'est un peu comme avoir un certain pouvoir sur la ville et ses habitants. Comme le dit si bien l'étranger, il a le meilleur bourbon de la ville. Il n'est pas le seul à penser ça. Jerry aime bien s'en vanter, les clients qui ont un service à lui demander aime bien le lui rappeler, ils savaient qu'en le frottant dans le sens du poil, en le flattant, il était plus facile d'obtenir quelque chose de lui. Il était dur en affaire, il gérait son saloon et ses filles d'une main de maître et dans un sens il devait apporter un certain sens de sécurité aux habitants en ces temps un peu tendus. "C'est Jerry, sans son saloon qu'est-ce qu'il ferait ?" Lui répond-elle. Il est gentil Jerry, mais il aime bien avoir le dessus aussi, il aime avoir un moyen de pression. Sur ses filles, sur ses clients. S'il n'a plus son bar, tout ça s'envole pour lui. Sans son saloon il n'aura plus ses filles. Sans son saloon il n'aura plus ses clients. Sans son saloon il n'aura plus rien. C'est pour ça qu'il n'aime pas quand ça dégénère et qu'il a l'oeil partout, à l'affut de la moindre tension qui pourrait partir en bagarre générale. Oh bien sûr, il lui arrive de ne pas avoir le nez fin parfois et il se retrouve à jouer au shérif, dans un sens elle est certaine qu'il aime bien ça aussi. De temps en temps, à petite dose et tant qu'il n'y a pas de casse. Quand il y a de la casse, quand ça dégénère, Jerry n'est pas content et quand Jerry n'est pas content, il le fait savoir, un peu trop. C'est pour ça que quand l'homme se ravise et propose lui offrir un verre plutôt que continuer ce qu'il avait entrepris de faire avec le petit groupe d'hommes, elle est reconnaissante. "Merci, tu m'évites d'avoir à écouter Jerry râler, je te revaudrai ça." Lui dit elle. Ce n'est pas souvent qu'elle est reconnaissante avec les hommes qui traînent par ici. La plupart sont juste des porcs venus profiter de la boisson et des plaisirs de la chair, sans aucune délicatesse. Tomber sur un homme comme l'étranger était donc une réelle bouffée d'air frais, même si ce ne serait que temporaire et que dès qu'il aura quitté les lieux elle sera envoyée dans les bras d'un type bien moins considéré et un peu plus éméché qui prendrait très à coeur la mission consistant à lui prouver que les habitants de la ville valaient mieux que les étrangers, pas toujours bienvenus.

D'autant plus quand les étrangers en question décidaient d'aller se frotter aux habitués. Ce genre de choses ne passaient pas ici et c'était le meilleur moyen de terminer la journée avec une balle entre les deux yeux. L'homme lui dit qu'il ne les connait pas, mais qu'il connait les gars comme eux. Elle hoche la tête quand il élabore un peu. Il n'aurait pas pu viser plus juste. A croire que ce genre d'hommes n'est pas propre à Brisbane. A croire que ce genre d'hommes court les rues bien plus qu'elle n'aurait pu l'imaginer. "Je vois que les types comme ça sont universels. T'as l'air d'en avoir croisé plus d'un." Il avait l'air de ne pas les porter dans son coeur non plus, ça changeait de ceux qui disaient amen à leurs moindres faits et gestes. Soit parce qu'ils partageaient leurs positions, soient parce qu'ils avaient peur d'eux. Il y avait vraiment deux écoles. L'homme finit par lui demander ce qu'elle avait fait pour se mettre dans la merde. Elle commence par hausser les épaules dans un premier temps. "J'ai eu le malheur de croire que l'herbe était plus verte ici." Lui répond-elle simplement. C'était simplement un enchainement d'événements infortunés qui l'avait conduite jusqu'ici. Elle ne saurait pas dire à quel moment ça a réellement tourné pour elle. Sans Jerry, elle ne serait peut-être plus là à l'heure qu'il était. Une jeune femme, seule, sans le sous, dans un pays qui lui était inconnu, elle n'aurait pas fait long feu. D'une certaine manière, elle lui devait sa vie, il le lui rappelait régulièrement, à sa façon et elle savait que sa dette était énorme. "Et puis Jerry m'a trouvée." Finit elle, ponctuant sa phrase d'un nouveau haussement d'épaules. Son histoire était aussi simple que ça, mais le résultat était le même, elle était coincée là jusqu'à ce que Jerry décide qu'elle ne lui servait plus à rien et ce n'était pas avec les récents évènements en ville qu'elle comptait tenter quoi que ce soit. Évènements sur lesquels l'étranger la questionne ensuite. "Je sais pas trop quoi en penser. D'un côté j'ai envie de me dire que ce sont que des rumeurs, qu'ils ont tous tellement peur qu'ils voient des choses partout. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire ?" Lui répond-elle, s'arrêtant un instant avant de continuer. "Mais de l'autre, je trouve que l'ambiance à changer, c'est devenu pesant, j'ai entendu des histoires qui font froid dans le dos. Des hommes qui auraient vu des morts réapparaître. Des histoires de fantômes. Je finis par me dire qu'ils ont peut-être raison et qu'on ferait mieux de s'inquiéter." Toutes ces histoires, plus elle en entendait, plus ça la faisait frissonner. "Apparemment ce serait la faute des aborigènes. Tu penses qu'ils pourraient vraiment faire ce genre de choses si tout ce qu'on raconte est vrai ?" Ca paraissait gros, ça ne semblait pas faire partie des choses possibles, mais en même temps, elle était persuadée d'avoir vu des choses étranges à quelques reprises. Peut-être qu'elle se laissait simplement envahir par la psychose ambiante.


so i’m a dreamer
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Eliott Lynch
Eliott Lynch
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Message(#) Sujet: Re: we have a city to burn (itziar) we have a city to burn (itziar) EmptyDim 22 Sep - 11:52



we have a city to burn
Another head aches, another heart breaks, I am so much older than I can take. And my affection, well it comes and goes, I need direction to perfection, no no no no, help me out, Yeah, you know you got to help me out Yeah, oh don't you put me on the backburner, You know you got to help me out, yeah
 
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Les seuls moments où Jerry s’abstenait du saloon, dans lequel il avait une chambre personnelle et attitrée, pouvaient se compter sur les doigts d’une seule main et d’aussi loin que remontent mes souvenirs de cet endroit je n’avais jamais vu quelqu’un d’autre que lui tenir le bar. Il était comme une moule bien accrochée à un rocher qui valait de l’or, avec un nez assez fin pour sentir que cet endroit était le parfait piège à souris pour les soiffards et les femmes en quête de d’une nouvelle situation. A vrai dire le tenancier pouvait se vanter d’avoir le seul commerce encore un état de fonctionnement de toute la ville, si bien que les étrangers n’avaient pas d’autres choix que de se rendre chez lui pour épancher leur soif. Jerry avait compris le business et les bagarres dans les bars étaient très mauvaises pour les affaires, surtout quand on tient à garder une réputation dans une ville qui part en lambeaux. Alors les coups d’œil qu’il avait jeté en direction de la blonde pour qu’elle vienne poser sa main sur mon épaule afin de me détourner du groupe d’hommes avaient été particulièrement bien choisi, le genre qui veut dire « occupe-toi de lui avant que je ne m’occupe de toi », et la femme avait réagis au quart de tour, préférant de loin passer une soirée à séparer des cowboys plutôt que de perdre cet « emploi » que le tenancier lui avait si gracieusement offert. Assis quelques tables plus loin, et alors que les yeux des hommes ne quittaient pas ma silhouette de peur que je ne dégaine mon arme par surprise, la blonde avait soupiré lourdement – demi sourire sur les lèvres – en évoquant un Jerry qui était prêt à se damner pour son saloon. « Sans cet endroit il ne serait rien de plus qu’un piètre citoyen prêt à vendre femmes et enfants pour un peu de reconnaissance. » L’hôte n’était pas un mauvais bougre mais il avait fait un choix de vie que je ne pouvais pas comprendre et qui me dépassait. Tous les jours les mêmes verres à essuyer, les mêmes clients mal lunés qui pouvaient déclencher une fusillade dans le bar sans aucune raison, les mêmes femmes qui trouvaient refuge entre les murs pour échapper à une vie dont elles ne voulaient plus. C’était son choix, après tout, mais un choix que j’avais du mal à considérer, et alors que je levais la main pour quémander deux verres – propres si possible – le regard noir de Jerry me fusilla. « C’est un plaisir que de te sauver de son baratin habituel que tu dois sûrement entendre tous les jours. » Un sourire se hissa sur mes lèvres alors que trempait ses dernières dans le liquide ambrée mais costaud, le bourbon brûlant ma gorge.

Et ça fait enrager le groupe d’homme de me voir ainsi discuter avec la belle plante délogée des bras d’un banquier au visage porcin, trop serré dans son costume mais connu de tous dans la ville, au contraire de moi qui n’était que de passage. Mon instinct me pousse à les défier du regard mais la blonde en face de moi n’as pas besoin de plus d’emmerdes, et Jerry n’accepterait jamais de me louer une chambre pour la nuit si je décidais de régler mes problèmes en faisant parler la poudre. Alors je me ravise, le sourire aux lèvres, tandis que la jeune femme ne s’étonne pas d’apprendre que ma route a déjà croisée celle d’hommes comme eux, prêt à tout pour défendre « leur » ville. « Plus d’un oui … c’est monnaie courante dans les villes que de voir des hommes se pensant au-dessus des lois. » C’était malheureux, d’une certaine façon, parce que ces dits hommes finissaient toujours par commettre l’irréparable après un verre de trop, et une femme, un enfant, ou même un étranger, se retrouvait dans le fossé dans que le shérif ne puisse rien n’y faire. Si la blonde se retrouve ici à servir des verres de whiskys et à tenir compagnie à des hommes gros et gras c’est que quelque chose l’y a poussé. J’avais du mal à croire que les demoiselles de cette ville poussaient la porte de leur plein grès afin de venir travailler pour Jerry, et si elles le faisaient c’est qu’elles devaient sûrement être aussi dérangées que les hommes qu’elles accompagnaient. L’herbe plus verte ici ? Mes sourcils se froncèrent alors que j’avalais les dernières gouttes de mon whisky devenu chaud. « Alors l’herbe chez toi doit être sacrément cramée. » Je ne voulais pas porter de jugement sur le passé de la blonde, mais elle devait être foutrement déçue de ce qu’elle avait trouvé ici, entre le climat aride, les tempêtes de sables qui frappaient parfois et – maintenant – les suspicions de fantômes traînant dans leur chaines dans le coin, elle devait sans doute regretter d’avoir un jour posé les pieds sur ces terres.

« Il t’as trouvé ou tu es venu à lui ? » Pas que ça fasse une grande différence dans le cerveau de Jerry qui avait juste vu là une opportunité de récupérer la belle blonde sous son bras pour en faire une demoiselle de service. Mais ça devait faire une différence dans son esprit à elle, et c’était cette dernière affirmation qui me démangeait. Je n’étais pas de nature curieuse, préférant souvent m’en tenir à mes propres emmerdes plutôt que d’avoir à gérer celles de autres, mais quelque chose chez la jeune femme me plaisait, la rendait plus intéressante que les autres pimbêches de ce saloon. J’avais besoin d’entendre son avis sur cette histoire de mort revenus à la vie comme par enchantement, ou malédiction, plus pour me rassurer de ne pas être seul plutôt que d’imposer ma vision des choses à la blonde. Elle avait des doutes, se montrait perspicace dans son résonnement et apportait sur la table des idées qui ne m’étaient jamais venu à l’esprit. Peut-être qu’elle avait raison et que toute cette histoire n’était que l’invention des habitants de la ville, prêt à tout pour se faire remarquer dans une Australie en plein essors. « Je vois ce que tu veux dire oui. Sans doute que quelqu’un s’amuse avec nos nerfs depuis le début en inventant des histoires à dormir debout… » Je laissais ma phrase en suspens, peu convaincu par mes propres mots et encore moins par l’idée que tout a démarré d’un vieux fou en manque d’attention. « … Mais d’un autre côté j’ai moi aussi entendu des récits d’hommes et des femmes qui disaient avoir croisés la mort en personne … J’ai vu des chiens s’arrêter d’aboyer en fixant quelque chose que je ne pouvais pas voir … » Des trucs bizarres, en somme, qui méritaient de l’attention, de la méfiance également, et les aborigènes se retrouvaient en plein dans l’œil du cyclone depuis qu’une rumeur les avaient fait complices de cette histoire de fantômes. « Après le massacre de leur peuple ça ne m’étonnerait pas qu’ils cherchent un moyen de se venger. » La dernière gorgée du liquide que j’avale me brûle un peu plus la gorge alors que je sens que ma conversation avec la blond en dérange plus d’un même si ils ne peuvent pas entendre nos mots. Un frisson s’empare de ma colonne alors que la porte du saloon s’entrouvre, laissant passer l’air plus frais d’un début de soirée qui s’annonce lentement. Dorénavant, un rien nous fait sursauter. « Jerry te fixe à combien pour la nuit ? » Le bruit de mon verre qui tape contre le bois de la table fait sursauter le petit homme frêle à la table d’à côté. Mes mains se serrent entre elles alors que je recule sur ma chaise pour jeter un coup d’œil à Jerry qui s’affaire à faire sortir les soiffards de son bar. « Ne t’en fais pas … c’est juste pour t’épargner une nuit avec l’homme porcin de l’autre côté de la pièce. » Qui n’a pas quitté de ses petits yeux malveillants de sur la blonde et qui, d’après mon intuition, serait du genre à ne pas laisser les filles s’en aller sans un petit cadeau.
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Message(#) Sujet: Re: we have a city to burn (itziar) we have a city to burn (itziar) EmptyVen 27 Sep - 23:48


La jeune espagnole hoche la tête pour acquiescer. Effectivement, si on voyait les choses comme ça, si on enlevait le saloon, l'activité de Jerry n'avait pas grand-chose, si ce n'est rien, de très honorable. Sans le saloon, aux yeux de ses pairs, il ne serait pas mieux qu'un autre. Après tout, est-ce que quelqu'un qui envoyait des jeunes femmes dans les bras d'hommes tous plus tordus les uns que les autres pouvait être considéré comme respectable ? Ca restait à prouver. Le saloon donnait une toute autre dimension à la chose. Ca faisait de Jerry un hôte avant tout. Il accueillait les gens dans son établissement, satisfaisait leur soif et les divertissait. En plus de cela, c'était un bon samaritain, il offrait un toit aux filles comme Itziar qui étaient arrivées là par hasard, qui n'avaient pas forcément envisagé une telle situation pour elles-mêmes, mais ça restait mieux que la rue. Si l'on y prêtait pas trop attention, finalement il leur offrait une chambre et un travail, rien de bien méchant, au contraire, c'était tout à son honneur. Cependant, la réalité était bien moins rose et s'apparentait plus à un cadeau empoisonné. Une faveur qui n'en est pas vraiment une. C'était tomber dans un guet apens, avec une dette qui semblait croitre bien plus qu'elle ne diminuait. Elles n'étaient pas prisonnières cependant, si elles payaient leur dette, elles étaient libres de partir leur rappelait Jerry régulièrement, n'oubliant jamais de préciser qu'en revanche, personne d'autre ne voudrait d'elle et qu'elles n'étaient bonnes qu'à travailler pour lui. Il était le gentil, elles étaient les bonnes à rien, à part vendre leur corps au premier venu prêt à débourser le prix fixé par Jerry. Elles finissaient par le croire d'ailleurs. Aucune ne partait et toutes celles qui avaient voulu s'en aller avaient fini par revenir quelques jours plus tard en s'excusant platement. C'était sans fin, mais c'était comme ça. Avec le temps elle s'était convaincue qu'elle avait eu de la chance de tomber sur lui et qu'elle aurait pu l'avoir bien plus mauvaise avec quelqu'un d'autre. Elle n'avait peut-être pas tort dans le fond. "Je l'entends bien plus que tu ne peux l'imaginer." Lui répond-elle en souriant. Jerry est un type plutôt grincheux, il y a toujours quelque chose qui ne va pas selon lui et au lieu de garder son mécontentement pour lui, il aime partager son ressenti à celles qu'il a sous la main. Jerry c'était jérémiade sur jérémiade parfois. Parce que le saloon n'était pas assez rempli. Parce que les clients cassaient trop de verres. Parce qu'il ne faisait pas assez beau. Comme si elles pouvaient y faire quoi que ce soit.

Il lui dit en avoir croisé plus d'un de type qui se croit au-dessus de tout. Ce ne sont pourtant, pour la plupart, que des ivrognes qui, pour une raison inconnue de la jeune espagnole, aiment jouer les cowboys et agir comme si la ville et tout ce qui se trouvait à l'intérieur leur appartenait. Ville qu'ils défendraient bec et ongle sans même se rendre compte qu'ils étaient ceux qui créaient les problèmes. "T'as l'air différent toi." Déclare t-elle. Il n'avait pas l'air comme les autres et elle ne disait pas ça simplement parce que c'était un étranger, ce qui le rendait automatiquement différent des autres. Il ne semblait pas partager leurs idées, ni même leurs façons de faire et elle pouvait voir ça rien qu'avec la façon dont il la traitait. Elle n'était pas habituée à ça. Elle n'était plus habituée à autant de respect en sa personne et pour la première fois depuis longtemps elle avait l'impression d'être autre chose qu'un objet de désir. "T'es une sorte de justicier ? Ou alors t'es un très bon comédien ?" Lui demande t-elle. Il avait de quoi se poser la question. Après tout, qu'est-ce qui motivait un étranger à venir se frotter aux tauliers du coin ? Il devait avoir ses propres raisons ou alors c'était une couverture dans le but de cacher les vraies raisons de sa présence. Elle y avait cru. Elle y avait cru dur comme fer que tout serait mieux pour elle si elle quittait son pays. Si elle repartait de zéro. Elle avait voulu partir loin. Aussi loin que possible, se disant que plus elle s'éloignait, mieux ce serait. Elle avait eu tort. Ce n'était pas mieux ici, ce n'était peut-être pas pire non plus. Elle n'avait rien gagné. "Pas tant que ça finalement, mais je pouvais pas le savoir." Lui répond-elle en haussant les épaules. C'était trop tard maintenant. Le voyage avait été bien trop long pour repartir, bien trop cher aussi et elle avait encore une dette phénoménale envers Jerry.

Quand on regarde de plus près, Jerry ne l'a pas réellement trouvé comme elle le déclare. Elle n'est pas tombée sur lui par hasard, elle est allée le chercher. "Un type m'a parlé de lui. Il m'a dit qu'il pourrait m'aider. Qu'il aurait probablement du travail pour moi et de quoi mettre un toit au-dessus de ma tête." Lui répond-elle. C'était plus simple de dire qu'il l'avait trouvée, ça lui évitait d'avoir à dire que c'était sa naïveté qui faisait qu'elle était là aujourd'hui. "J'imagine que d'une certaine manière, il disait vrai ce type. C'était juste pas ce que j'avais imaginé." Elle s'était fait avoir dans un sens et le temps qu'elle le réalise, il était trop tard. Elle avait été trop naïve, mais elle avait quand même un toit au-dessus de sa tête et de quoi manger à sa faim tous les jours, alors est-ce qu'elle était à plaindre ? N'était elle pas un peu ingrate dans le fond ? Jerry l'avait aidée. Pas comme elle l'aurait voulu, mais il l'avait aidée, plus que n'importe qui d'autre dans cette ville. C'était peut-être normal qu'elle lui rende service en retour. Ce qui n'est pas normal en revanche et elle en est certaine, ce sont tous ces récits étranges qu'elle entend au détour de conversations. Récits qu'elle avait d'abord pris pour des absurdités ou des délires d'ivrognes avant de se retrouver confrontée à son tour à des évènements étranges qu'elle était incapable d'expliquer. Elle aurait d'ailleurs aimé continuer à se voiler la face, c'était beaucoup moins effrayant quand ces histoires sortaient de la bouche du pilier de comptoir qui hoquetait tous les trois mots et s'emmêlait les pinceaux dans son récit. "Après est-ce que ce serait pas la paranoïa générale qui nous fait un peu trop analyser les évènements et voir des choses auxquelles on n'aurait jamais prêté attention ?" Lui demande t-elle. Elle était d'ailleurs la première à se laisser prendre par cette psychose. A voir du surnaturel et de l'anormal partout. Elle se ferait presque peur toute seule. Dans cette ambiance, elle se disait finalement qu'elle avait de la chance d'avoir le saloon qui avait malgré tout un côté rassurant. "Ils auraient pas plutôt intérêt à déclencher une guerre plutôt que de tenter d'effrayer tout le monde ?" Ce serait sans doute plus efficace, ce serait clair. Il n'y aurait pas de doute. Pas besoin de se demander si c'était la tête qui jouait des tours. Il lui demande ensuite quel était le prix pour une nuit avec elle, s'empressant de se justifier sur les raisons d'une telle question. Elle ne se serait pas vexée si sa motivation était différente. Après tout, elle était là pour ça. C'était son travail. Elle doit bien reconnaitre, cependant, qu'elle apprécie sa considération à son égard. "C'est quarante dollars, mais t'as pas à faire ça tu sais. Les types comme ça en général ils payent la nuit, mais au bout d'un quart d'heure, il y a plus personne et ils ronflent jusqu'à ce que Jerry vienne les mettre dehors au petit matin." Lui répond-elle avant de boire une gorgée de son verre.


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