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 How cold the tear can feel on warm skin (auden)

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Terrence Oliver
Terrence Oliver
la corde sensible
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ÂGE : 28 ans (26.12)
SURNOM : Terry
STATUT : Coeur follement épris.. de lui. Harvey.
MÉTIER : Serveur au confidential club 23 h/semaine, libraire le reste du temps à la State Liberty. Egalement compositeur à ses heures pour la Northlight Theater Company
LOGEMENT : Pour le moment il vit au 152 Bywong Street dans le quartier de Toowong, avec Gabriel.
How cold the tear can feel on warm skin  (auden) 1568279577-hjk
POSTS : 12157 POINTS : 2305

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Gosse adopté d'origine Irlandaise, il est gaucher, agnostique et philanthrope. Il se considère comme étant le plus grand fan de la saga Harry Potter, joue du violoncelle, aime lire plus que tout, déteste le chocolat, a la phobie des chats et des hauteurs, manque cruellement de confiance en lui. Il n'a pas de télévision, technophobe sur les bords et écoute ses musiques sur une platine. Il est maladroit et insomniaque. Il peint et dessine énormément même s'il estime ne pas être doué.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : 12/6

How cold the tear can feel on warm skin  (auden) 1564764548-hart
OLIWELL. Drive highways and byways to be there with you. Over and over the only truth, everything comes back to you. ≈ Harvey (2007 UA)Harvey#3 (RT)Harvey#4 (2M) Harvey#5 (GP)

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It laid shattered on the floor cause what's broken can't be whole anymore ≈ Freya#1Freya#2 (FB 2006)

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'Cause it's better to know lately this is nothing more than a ritual between me and you ≈ Léo#1 (FB 2018)Léo#3

JohnStephenSid (fb 2009)Tea time


RPs EN ATTENTE : Levi • Soheila • Lachlan • Archibald • Abel • Gabriel/Jameson • Ariel/Harvey • Romy

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RPs TERMINÉS : RomyAndyHarvey#1,#2Léo#2HeianaAudenCharlieWolf_99 (mails 2010)

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RPs ABANDONNÉS : JosephPriamClement

AVATAR : Robert Sheehan
CRÉDITS : summers (ava), google, tumblr (gif)
DC : /
INSCRIT LE : 01/07/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t24793-prout http://www.30yearsstillyoung.com/t24846-i-m-reaching-light-through-the-struggle-terrence#1017611 http://www.30yearsstillyoung.com/t24837-terrence-oliver

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Message(#) Sujet: How cold the tear can feel on warm skin (auden) How cold the tear can feel on warm skin  (auden) EmptyVen 5 Juil - 17:07



C'était son premier atelier, à Terry. Son tout premier atelier. Il ne savait pas vraiment pourquoi il avait décidé de venir en vérité, et même si l'envie féroce de faire demi tour et de rentrer chez lui déglinguait le bide au fur et à mesure qu'il avançait vers Logan City, il avait continué de marcher, le pas rapide, le coeur en vrac. Ce n'était pas dans ses habitudes de faire ça, de partir volontairement rencontrer d'autres gens, de se confronter à eux, de percuter ses avis contre les leurs et d'accepter les règles sociales du commun des mortels. Parce qu'il était un peu timide Terry, secret aussi, effrayé surtout derrière ses grands sourires et ses mots lancés un peu candides, pour faire illusion, pour pas montrer les griffures. Il entrait jamais dans les clous en règle générale, était souvent considéré comme étrange, un peu à part, trop silencieux ou trop bavard, le regard toujours triste sans que personne ne s'en aperçoive vraiment. La plupart du temps, il passait inaperçu, Terry, petite ombre discrète et pusillanime qui se fondait derrière les autres corps et qui préférait qu'on ne la remarque pas. S'il devait être totalement honnête, il dirait qu'il est apeuré à l'idée d'être nul, de ne pas avoir sa place dans ce lieu qu'il ne connaissait pas à faire des choses qu'il n'avait encore jamais faites. Il était comme ça, à toujours se dénigrer, à penser qu'il ne valait pas grand chose et que ses dessins balancés comme ça dans le cahier qu'il tenait fermement  sous son bras étaient à son image. Pourtant il l'avait fait, il l'avait prise, la décision de venir. De sortir de chez lui alors qu'il était fatigué, alors qu'il s'était enfilé un rail de cocaïne pour être sûr de ne pas se défiler. Il les avait descendu, ses escaliers. Il avait affronté sa peur et il avait marché jusqu'à finalement se retrouver là, les yeux grands ouverts et les pupilles dilatées devant cet atelier dans lequel s'amassaient déjà des gens. Il reste dehors un instant, le souffle court, fait quelques pas en arrière et s'allume une cigarette en observant les visages souriants. Certains ont de grandes pochettes, d'autres échangent à propos d'un croquis au fusain, les voix s'envolent, ils se connaissent pour la plupart, et il ne peut s'empêcher de relancer un coup d'oeil paniqué à ses propres dessins, se demandant si finalement il ne fallait pas mieux rentrer tout de suite avant que la porte ne se referme il qu'il ne soit du mauvais côté. Il tire tire tire sur le filtre, expire fort pour se donner du courage et d'un mouvement volontaire le jette à terre, l'écrase à peine du pied et entre enfin dans l'atelier en baissant la tête, sourire frileux, les yeux sur ses pompes et les paupières fatiguées. Rapidement, il part s'installer tout au fond, derrière un chevalet dont personne n'avait encore pris possession et il s'assoit, les sourcils levés, ses yeux verts qui parcourent la salle en tentant de retenir un maximum de détails et de s'imprégner de l'ambiance. Le premier effort passé, il prend enfin conscience que personne ne le regarde, qu'il va peut etre pouvoir suivre cet atelier de loin sans jamais devoir créer le contact et cette pensée le rassure un peu. Il soupire en silence et pose une main sur son ventre, les épaules qui s'affaissent. Ca sent la peinture, la térébenthine et le white spirit. Ca sent les craies grasses et le fusain, ça respire l'art et il essaye de s'en imprégner par tous les pores, Terry. Il laisse ses yeux glisser vers les toiles contre les murs, les pots de peinture de toutes les couleurs, les grandes fenêtres espacées de trumeaux anciens dans un style shabby chic et la lumière du dehors qui filtre avec force pour offrir l'éclairage idéale. C'est doux, ici, il pense. Y a des taches sur son chevalet et distraitement, il les esquisse du bout des doigts, impatient peut être de commencer, de voir ce que ça pouvait donner, de voir s'il était capable. Il inspire, se sent étrangement bien.

Et puis Ginny arrive, parle un peu, explique qu'elle est là pour les guider dans le processus de création, qu'elle les accompagnera, qu'elle n'enseigne pas, ne juge pas, que chacun a sa place ici dès lors qu'il s'agit de s'exprimer et tout le monde s'installe, les discussions qui se tarissent. Finalement, personne ne le remarque et ça lui va très bien. Il observe le matériel laissé à sa disposition et écoute les indications, se dit qu'il a bien fait de venir, en fin de compte, que ça ne valait pas le coup d'avoir eu aussi peur mais il savait aussi qu'il n'y pouvait rien, Terry, les stigmates du passés toujours greffé au fond de son coeur, l'impression d'être celui dont on ne veut pas, celui qu'on rejettera fatalement parce qu'il n'est pas ce qu'on attend de lui, parce qu'il est lui justement, qu'il n'est pas assez bien, à l'image des mots de son père lorsqu'il lui remplissait le cerveau de mots cruels, lui répétant jour après jour qu'il n'était rien parce qu'il n'était pas son enfant biologique, qu'il était trop sauvage, pas assez comme lui, pas assez sage, pas assez tout. C'est difficile de se débarrasser des blessures et de refermer les plaies, c'est difficile parce que les mots étaient accompagnés de coups et que la mémoire du corps n'oublie pas. Il secoue doucement la tête, Terrence, chasse cette image du père maltraitant et acariâtre qu'avait été le sien, repousse son souvenir comme on tenterait d'éliminer le choléra et reporte son attention sur la toile qui lui fait face. Le sujet du jour c'est l'art libre, c'est apprendre à laisser s'exprimer les émotions, accepter de les accueillir. Et ce n'est pas dur pour le coup, pour Terry, encore sous l'émotion de sa venue ici.  Il fronce les sourcils, se demande alors si c'est une bonne idée d'ouvrir les vannes, d'autoriser la douleur à sortir pour la laisser s'écraser en peinture contre la toile vierge. Pourtant, après quelques secondes d'hésitation à observer les autres commencer, c'est ce qu'il fait. Il n'hésite pas, prend le fusain bloqué dans la rigole du chevalet et laisse aller son bras, le traits tirés, les bouches qui se déforme au fur et à mesure que le portrait apparait. Son père. Son père, et il n'y va pas de main morte, Terry, il griffe les traits, saccage ses yeux, distord ses pommettes, caricature sa bouche. Et puis il se lève et part chercher de la peinture qu'il fini par lancer par petits jets en silence pour recouvrir son dessin entièrement. Y a le bleu cobalt et le bleu polaire qui dégoulinent, du orange et du rouge carmin qui s'y mélangent dans un magma de douleur et finalement, dans un reflexe improvisé il s'empare d'une spatule et retire toute la peinture pour ne laisser sur la toile que l'empreinte des couleurs restées accrochées entre les traits de fusain. Il a le souffle court, Terry, ne s'attendait pas à ça, pas à sortir de son corps pour laisser l'émotion prendre le pas, il ne s'attendait pas à vouloir partir en courant et à se rouler en boule dans un coin de rue pour pleurer les larmes restées bloquées trop longtemps. Mais il reste juste là, debout, de la peinture dans les cheveux et sur les mains, les épaules qui se soulèvent à chaque inspiration, les yeux verts qui parcourent la toile avec terreur, comme si elle allait lui sauter dessus et le dévorer. Il déglutit, laisse ses fesses tomber sur le tabouret en bois et sursaute quand il voit Ginny à ses côtés lui sourire dans un hochement de tête qui aurait pu vouloir dire "c'est à ça que sert l'art" et y a un poids qui s'envole un peu, il pense. Elle fini par s'éloigner et les yeux de Terry se remplissent de larmes qu'il chasse férocement d'un revers de manche presque immédiatement. Parce qu'il était hors de question de verser une seule larme pour lui. Pour son père. Hors de question. Hors de question.


@Auden Williams

Spoiler:
 
 


Dernière édition par Terrence Oliver le Dim 7 Juil - 23:43, édité 1 fois
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Auden Williams
Auden Williams
les coups de pinceau
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ÂGE : 38 ans, j'ai déjà loupé ma chance de faire parti du club des 27. (25/12/1980)
SURNOM : Essaye même pas si tu veux pas un tête à tête avec mon poing.
STATUT : Pas de seconde bouche à nourrir et c'est très bien comme ça.
MÉTIER : Meilleur amant et peintre d'Australie.
LOGEMENT : #148 spring hill ; le total des chiffres c'est 13. C'est cool, sauf Itziar la coloc qui laisse ses cheveux partout.
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POSTS : 388 POINTS : 305

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Connard narcissique sociopathe, pour vous faire chier. Ne jure que par ses coco pops. Âme d'enfant dans un corps d'adulte. Peut être sérieux deux ou trois minutes si on lui parle d'art. Connaît tous les épisodes de T'choupi. Ambidextre et aime bien le rappeler. Sait jouer du piano mais n'aime pas le rappeler.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (10) : ginnysidandy & itziarginny #3 (ua)leoden #2jill, ariane & leviarchibaldallanasherrosalie

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GINAUDEN. Elle m'ennuyait avec sa gueule de petite fille insolente. Je la laissais traîner toute seule. J'avais honte qu'elle me colle autant. Maintenant j'aurais bien tout mon temps pour elle moi qui ne l'ai jamais trouvée aussi belle. Ma jeunesse.

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LEODEN. But you just couldn't see my dark side with those rose lenses on. And I don't really know what I'm doing. And I'm sorry I put you through this. But I never said I'd treat you right.

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ROBDEN. We'll leave each other cold as ice. And high and dry, the desert wind. Is blowin', is blowin'. Remember what you said to me? We were drunk in love in Tennessee. And I hold it, we both know it.

RPs EN ATTENTE :
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family issues.

robin ᚒ stephen b ᚒ tad ᚒ freya ᚒ wren ᚒ savannah ᚒ jillian
RPs TERMINÉS : cf. fiche de liens

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PSEUDO : Kaelice
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CRÉDITS : Schizophrenic (avatar)
DC : Charlie & Caelan
INSCRIT LE : 29/05/2019
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Message(#) Sujet: Re: How cold the tear can feel on warm skin (auden) How cold the tear can feel on warm skin  (auden) EmptySam 6 Juil - 23:31



How cold the tear can feel on warm skin

@Terrence Oliver

Ginny a embauché plein de nouveaux gens et ça m’emmerde. J’aime pas la nouveauté et j’aime encore moins les gens, ça m’emmerde doublement son histoire. Ma voix est sensée avoir autant de poids que la sienne mais la vérité est qu’elle n’en a rien à foutre de ce que je pense. Elle m’a même rétorqué que si j’étais là tous les jours comme les gens normaux elle n’aurait pas eu à recruter autant de monde - la blague. Je suis là presque tous les jours moi aussi, au moins cinq minutes même. Y’avait pas besoin d’embaucher tous ces abrutis sortis de je ne sais quelle école d’art payée par papa et maman. Je suis certain qu’aucun ne saura me supporter plus d’une après midi de toute façon. Sauf que le problème c’est que là aussi Ginny a prévu le coup et je suis passé à ça de devoir porter la camisole d’Hannibal Lecter - je vous jure. Du coup j’ai promis de me tenir à l’écart, de rester bien sage et tout un tas de niaiseries. Je n’en pensais aucun mot en fait, mais pour dire vrai elle me fait un peu peur quand elle tape des colères la mini McGrath et je ne suis pas dans le bon mood pour répliquer - j’ai fini les derniers choco pops ce matin. Donc j’ai décidé que j’allais me tenir à l’écart et mon contenter de regards noirs, ce qui suffira à faire fuir les plus faibles c’est certain. Je me tiens derrière Mary Sue alors qu’elle leur sert un discours pompeux, en venant même à me demander pourquoi il fallait absolument que je sois là pour gérer ce troupeau d’agneau. Elle aurait pu le faire toute seule, ils sont tous en train de lui lécher les bottes pour un rien. Peut être qu’elle avait peur de tous vouloir les adopter et qu’elle m’a refilé le rôle du méchant parent. Ouais, c’est sûr que c’est ça. Ginny la douce maman et Auden le papa tyrannique. Super les clichés. Ca m’empêche pas de lever longuement les yeux au ciel et de souffler pendant son discours - Auden le papa qui joue avec la mort.
Alors qu’ils sont tous sagement alignés derrière leur chevalet propre et bien poncé, avec leurs pinceaux bien rangés dans l’ordre de taille et leurs couleurs tout autant. Tout est propre, aseptisé ; ennuyant. Ils m’ennuient tous autant qu’ils sont et pas un ne me fait relever les yeux. Mon regard se pose instinctivement vers le fond de la salle, parce que je sais d’expérience que ce sont où se recluent les plus intéressants. Ceux qui ont de la suite dans les idées et ne veulent pas se la faire voler ou simplement ceux qui n’osent pas montrer leur talent dans les rangs plus avancés. J’aime les deux, la confiance en soi et la réticence à croire en son talent. Peut être qu’ils sont réellement nuls, mais ça se tente. Y’en a un qui me plait déjà de toute façon, parce que j’aime sa tête et ses épaules recroquevillées sur lui même, son cou enfoncé dans ses épaules. Je lance un sourire à Ginny, parce que je lui ai promis de rester sage et de ne crier sur personne, parce que j’ai promis de ne terroriser aucune âme perdue et de ne pas les forcer à fuir. J’ai pas promis de ne pas ramener une chez moi ceci dit, et c’est bien ce que je compte faire. C’est déjà acté dans ma tête, je prie juste pour que la princesse blonde ait d’autres plans ce soir parce que je me réserve déjà chaque pièce du loft. « Le fond à gauche, dans mon lit, ce soir. Il est à croquer. » Elle qui lève les yeux au ciel, moi qui renforce une dernière fois mon sourire. Parce qu’on sait tous les deux que j’aurai ce que je veux. Y’a des fois je me lance dans la mêlée juste pour le fun, mais avec la tête du gosse je sais qu’il sera là où je le veux ce soir. C’est inscrit sur sa tête, c’est certain. J’en ai rien à faire qu’il reste ou pas à l’atelier, parce que même si je voulais me casser on me l’interdirait à coups de pied au cul pour ma part.
Finalement je contourne la joyeuse troupe de joyeux abrutis, tous occupés à dessiner avec précaution de quelconques trucs barbants à souhait. Tous, sauf mon poulain à croquer. Je me suis installé dans le fond de la salle, à l’opposé de lui pour ne pas qu’il se pisse de suite dessus et surtout pour qu’il ne se sache pas trop observé. Les bras croisés, appuyé sur le mur, un sourire en coin, je l’observe être différent. Je l’observe déverser l’équivalent du PIB du Panama en peinture sur la toile, je l’observe douter, encore et toujours. J’observe aussi l’abrutie face à moi qui pense réellement que c’est elle qui me plait avec son énième dessin de pomme à la con. Mon poulain dessine pas une putain de pomme, il dessine un putain de chef d’oeuvre. Il racle le tout et j’estime que c’est l’heure pour moi d’entrer en scène (parce que je commence à avoir des fourmis dans les jambes, aussi). Ginny arrive avant moi et l’espace d’une seconde j’ai peur qu’elle me prenne mon gars encore - ça ne serait pas la première fois. Puis elle lui dit deux trois trucs de maman poule que je ne connais pas et s’en va aussitôt s’occuper des autres inutiles. Voie libre.
Il est concentré sur sa toile et moi concentré sur ma chasse. Je passe derrière lui silencieusement en ma qualité de seul adulte n’ayant pas renversé de peinture sur mes habits ni laissé glisser de crayon sur leur dois. Quel exploit. Même Ginny a trouvé le moyen de se tâcher alors qu’elle ne dessine rien, mais c’est normal, parce que c’est la Mary Sue internationale et qu’elle se tâche plus souvent que Noah. Une main quasi paternelle (quasi) s’arrête dans sa nuque et mes doigts viennent entourer son cou dans un élan d’empathie sorti de je ne sais où. J’espère qu’il va pas réellement pleurer le dude, je veux pas un gars en pleurs dans mon lit, il va me plomber le moral. « J’aime ce que tu fais, t’as de la rage à revendre. Tu sors du lot, tu sais, et ça ça n’a pas de prix. » J’aurais voulu lui dire “et ça ça vaut tout le talent du monde” mais il aurait pu croire que je disais qu’il avait pas de talent alors bon bref, j’aurais niqué mon coup dès le début (sans mauvais jeu de mot, promis). « J’aime vraiment. » Lui ou la peinture ? Les deux mon cher ami, les deux. « Je te montrerai où tu peux te laver si tu me dis d’où ça sort. » Étrangement, j’en ai réellement quelque chose à foutre. Profitons en, ça va durer à peu près cinq minutes.



We haven't lived in anything remotely close to reality since the turn of the century. We turned it off, took out the batteries, snacked on a bag of GMOs while we tossed the remnants in the ever-expanding dumpster of the human condition. You have to dig pretty deep, kiddo, before you can find anything real. We live in a kingdom of bullshit, a kingdom you've lived in for far too long.
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Message(#) Sujet: Re: How cold the tear can feel on warm skin (auden) How cold the tear can feel on warm skin  (auden) EmptyLun 8 Juil - 14:37



Il ne s'était pas attendu à ça, Terrence. Peut être qu'au fond, il s'était imaginé qu'il n'était pas capable, qu'il n'y arriverait pas, que les autres avaient déja beaucoup plus d'expérience que lui dans le domaine, qu'il n'y avait rien de légitime à sa présence ici. Il ne s'était pas attendu à ça, à ce déferlement d'emotions qui avait implosé avant de lui lacérer les chairs et de sortir de tous les côtés en feu d'artifice. Il ne s'était pas attendu à se lâcher sans réfléchir, à laisse son corps agir en roue libre, faire tout le travail, tandis que le cerveau effectuait un tri, dictait ses règles. Et il ne s'était certainement pas attendu à ce que ça marche, à ce que ça lui plaise, à ce que ça délie des trucs, que ça le libère. Un peu seulement. Il observe la toile avec le mépris scotché au fond des yeux, les pupilles qui parcourent frénétiquement les traits de ce visage qu'il déteste tant en glissant sur les marques au fusain restées visibles sous les restes de peinture, visage qui lui avait inspiré de la peur pendant bien trop longtemps. Et il grimace, le corps encore meurtri par les souvenirs, le souffle court, le coeur en cavalcade. Il regarde Ginny, lit dans ses yeux qu'elle trouve ça bien, qu'elle l'encourage mais il a mal, Terrence, mal, et il ne sait pas comment calmer la douleur, comment l'apaiser, comment la consoler. Parce c'était joli de dessiner, de peindre aussi, ça avait quelque chose de prodigieusement salvateur de s'exprimer sans avoir à prononcer un seul mot mais on faisait comment pour refermer la plaie une fois qu'elle était ouverte comme ça, béante, purulente, à vif? On faisait comment pour soulager les coups de canif dans les tripes, la vulnérabilité en équilibre au dessus du ravin, les larmes prêtent à bondir ? C'est insoutenable mais il ne dit rien, Terry, encore trop accablé par l'émotion. Il ne dit rien mais il observe en silence Ginny s'en aller, aller voir quelqu'un d'autre, quelqu'un de moins sauvage surement, quelqu'un qui dessine une pomme ou un paysage, quelqu'un qui n'aurait peut être pas tant de violence au creux du coeur. Il s'assoit, Terrence, le cul sur le tabouret et les épaules voutées, mains sur les genoux. Il se dit que quand même, il aurait pu choisir autre chose à peindre, autre chose que lui, parce que c'était lui redonner une existence qu'il se refusait à lui offrir, c'était montrer qu'il avait apposé sa marque partout, qu'il restait gravé quoi qu'il fasse. Et c'était effrayant de réaliser que ce serait peut être le cas toute sa vie. Il sursaute, Terrence, quand un main vient lui harponner la nuque sans préavis. Il sursaute et il inspire d'un coup sec, les yeux qui se paument sur le visage de cet inconnu un peu trop tactile. Pourtant il ne dit rien, Terry, trop habitué avec le temps à se laisser manipuler, à se laisser toucher, à se laisser faire sous prétexte qu'il n'était finalement pas grand chose. Qu'on en avait rien à foutre de son avis. Alors il laisse faire et il l'observe, le grand brun qui lui parle, l'air assuré, la voix grave et posée, les yeux rieurs mais sérieux. Il l'observe mais surtout il l'écoute, il l'entend lui dire qu'il apprécie son impétuosité, lui dire qu'il est différent et que pour une fois ce n'est peut être pas péjoratif, il l'écoute le valoriser, et Terrence reste stoïque, la gorge sèche, la respiration encore trop rapide. Il s'interroge, l'inconnu, il se demande d'où ça vient et il a envie de lui répondre qu'il ne sait pas, Terrence, qu'il ignore mais en vérité ce serait mentir et il ne sait pas faire ça, ou très mal. Il aurait envie de rétorquer qu'on s'en fout d'où sa vient finalement, que tout ce qu'il voulait, lui, c'était refermer la blessure désormais, détruire, atomiser cette putain de toile comme si ça aurait pu suffire à  faire disparaitre le visage de son père de ses souvenirs. Il baisse la tête, Terrence, se redresse légèrement pour se dégager avec discrétion de la main dans sa nuque et en silence se permet de fixer l'inconnu droit dans les yeux, le regard un peu perdu, en essayant d'imprimer les mots qui le percutent alors qu'il n'en comprend pas le sens. Il a passé trop d'années à se faire dévaloriser, Terry, trop de temps à se saboter lui-même alors d'entendre que cette peinture à la con pouvait plaire, c'était comme de lui envoyer une balle qui passerait au travers sans jamais le toucher. Il lève les sourcil, esquisse une moue qu'il voudrait travestir en sourire et se lève, se rapproche de la toile et la retire du chevalet. C'est pas .. il a envie de dire "c'est pas beau" "c'est pas intéressant", il a envie d'inviter l'inconnu à s'intéresser plutôt à ceux qui en valent le coup, qui ont moins de rage en eux, moins de colère, moins d'amertume, sans comprendre qu'au final ce n'était pas ça l'important. Sans se rendre compte que ce qu'il venait de faire était finalement pas si mal. Il prend la toile et la pose un peu plus loin contre le mur avant de se saisi d'une toile plus petite, moins imposante, moins effrayante. C'est pas important d'où ça sort. Murmure. Il s'empare d'une palette en bois, presse quelques tubes, y dépose du rouge de sienne, de l'ocre jaune et du gris anthracite et commence à peindre une nature morte sans conviction aucune. Parce que finalement c'est ce qu'il était un peu, dans le fond, mort. Il soupire, le regard qui se baisse sur ses pompes et finalement, il se retourne vivement vers l'inconnu après avoir tout reposé dans un geste fébrile. Je veux bien me laver les mains, oui. Nouvel essai de sourire, plus convaincant cette fois, il pense. Il suit l'homme jusqu'aux toilettes de l'atelier et face au lavabos, s'observe un instant dans le miroir et lance un rire discret en voyant qu'il a également des pigments de peinture dans ses boucles brunes. Et tandis qu'il se nettoie activement, il l'observe dans la glace sans un mot, le regard un peu grave, avant de lâcher enfin. C'est mon père que j'ai peint. Mais vous pouvez brûler la toile, il mérite pas qu'on le peigne quelque part. Il ferme les robinets, lâche un soupir avant de s'essuyer les mains et de se retourner, tête un peu baissée, le regard fixé sur les yeux marrons qui lui font face. J'suis désolé pour la peinture que j'ai gâché. Je rembourserai. Je.. j'suis désolé. Il hausse les épaules, gêné, se demandant si de simples excuses suffiraient, s'il avait réellement sa place ici et s'il ne ferait pas mieux de s'en aller maintenant.



@Auden Williams




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Auden Williams
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ÂGE : 38 ans, j'ai déjà loupé ma chance de faire parti du club des 27. (25/12/1980)
SURNOM : Essaye même pas si tu veux pas un tête à tête avec mon poing.
STATUT : Pas de seconde bouche à nourrir et c'est très bien comme ça.
MÉTIER : Meilleur amant et peintre d'Australie.
LOGEMENT : #148 spring hill ; le total des chiffres c'est 13. C'est cool, sauf Itziar la coloc qui laisse ses cheveux partout.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Connard narcissique sociopathe, pour vous faire chier. Ne jure que par ses coco pops. Âme d'enfant dans un corps d'adulte. Peut être sérieux deux ou trois minutes si on lui parle d'art. Connaît tous les épisodes de T'choupi. Ambidextre et aime bien le rappeler. Sait jouer du piano mais n'aime pas le rappeler.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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GINAUDEN. Elle m'ennuyait avec sa gueule de petite fille insolente. Je la laissais traîner toute seule. J'avais honte qu'elle me colle autant. Maintenant j'aurais bien tout mon temps pour elle moi qui ne l'ai jamais trouvée aussi belle. Ma jeunesse.

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LEODEN. But you just couldn't see my dark side with those rose lenses on. And I don't really know what I'm doing. And I'm sorry I put you through this. But I never said I'd treat you right.

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ROBDEN. We'll leave each other cold as ice. And high and dry, the desert wind. Is blowin', is blowin'. Remember what you said to me? We were drunk in love in Tennessee. And I hold it, we both know it.

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Message(#) Sujet: Re: How cold the tear can feel on warm skin (auden) How cold the tear can feel on warm skin  (auden) EmptySam 20 Juil - 11:34



Ca a pas l’air d’être une flèche le petit gars du fond. Bien sûr que c’est important de savoir d’où ça vient, on parle pas de Carré noir sur fond blanc, on parle d’une putain de peinture qui signifie quelque chose. Quand on est artiste c’est simple de cacher nos intentions sous des tonnes de mots sans aucun sens, mais je doute que lui tente de cacher quoi que ce soit sous ses mots. Je ne suis pas son psy, pas son ami non plus, je suis juste le gars qui gère ça avec Ginny bien malgré moi et des fois il m’arrive de devoir jouer le mec sérieux. Ces moments sont plus que rares alors il devrait vraiment en profiter, cela n’arrive que lorsque les planètes sont alignées en phase de pleine lune - une connerie dans le genre. C’est ennuyant d’être sérieux de toute façon, je ne m’attarde pas. S’il veut pas me dire alors qu’il se terre dans son silence, mon but premier n’est pas de découvrir son âme d’artiste ni même son âme tout court. C’est le moment où vous éloignez les enfants et les âmes sensibles et où je dis que je n’en ai rien à faire de lui et qu’il s’apparente plus à un bout de viande qu’autre chose. Un bout de viande en forme de trophée que j’ai déjà exhibé sous le nez de Ginny et cela lui ferait trop plaisir de me voir échouer pour que je lui fasse cet honneur. Mes proies ne sont que des artistes (ils ont un petit goût de reviens y), mais parfois je passe au delà de ce détail et m’attaque directement au coeur du sujet. Il fera sans doute parti de ce cadre de figure là, le petit gars du fond. Tant pis. Pour le moment je me contente d’observer son étrange manège et de me la fermer - fait assez rare pour qu’il soit souligné. Je le regarde utiliser mille couleurs et je m’attends à ce qu’il crée à nouveau quelque chose d'indécent, quelque chose qui sort de l’ordinaire, quelque chose que je vais aimer et qui va me faire dire que ce petit bout d’homme va rester à l’atelier plus de temps que tous les autres moutons. Pourtant il est bien décevant, à faire naître une nature morte (ahah, jeu de mot) sous mes yeux. J’avais lâché sa nuque pour venir m’appuyer sur le mur, les bras croisés et le regard vif. Peut être que j’aurais pas dû, peut être que si j’avais gardé un quelconque contact avec lui il aurait eu la pression et il aurait créé quelque chose de véritablement bien. Peut être que si j’avais enfoncé mes doigts dans sa peau au moment où j’avais commencé à voir une putain de pomme il se serait ravisé et l’aurait transformé en quelque chose d’autre. J’allais lui exprimer à quel point ce travail ci étant décevant malgré ses gestes de grands, avec tout le tact dont je pouvais faire preuve c’est à dire aucun, mais pourtant il renonce à un face à face et baisse déjà la tête vers le sol alors qu’il se tourne vers moi. Il est renfermé sur lui même dans une bulle qui n’appartient qu’à lui, une gentille petite bulle qui sait s’adapter à son environnement sans jamais n’embêter personne. C’est parce que sa jolie petite bulle n’a jamais croisé ma gentille petite aiguille (et là je vous jure que y’avait aucun jeu de mots). Il avoue enfin vouloir aller se laver, et bordel qu’il était temps j’avais presque oublié lui avoir proposé ça. Il a voulu me faire sa putain de nature morte inutile, parce que tout le monde en fait et qu’il n’y a aucun intérêt à la chose, aucune esprit créatif. J’arrive à comprendre les vanités, j’arrive même à aimer ça, mais les natures mortes c’est trop me demander.
Je dis rien cependant, je ferme ma gueule, je joue à l’enfant sage de l’atelier ce qui ferait pouffer de rire tous ceux qui ‘m'ont déjà croisé de loin. Je suis l’enfant terrible de cet endroit et de toute façon le petit gars du fond s’en rendra compte rapidement vu comment la suite des évènements se décide. Alors je suis le chevalier servant qui lui montre où sont les toilettes, celui qui le guide dans le labyrinthe de l’atelier, celui qui le laisse passer devant pour mieux observer sa morphologie aussi. Mon esprit est déjà bien occupé à tenter de deviner sa carrure sous tout ce tonne d’habits inutiles - l’habitude de dessiner des corps nus ; un réflexe qui ne me quitte plus désormais. De manière naturelle je viens me poser sur le sillon de la porte, les pieds légèrement éloignés du premier battant en direction du second, et mon épaule nonchalamment posée dans l’encastrement. Bras coincés, mes yeux ne quittent pas ses mouvements presque tremblants. Il me ferait presque pitié si j’avais un coeur, le petit lapin coincé dans une grande bien trop grande pour lui. « Et Hitler méritait pas d’avoir son photographe personnel comme beaucoup d’autres dictateurs. Et pourtant. » Les daddy issues si prévisible et moi qui lui parle déjà de mon sujet de discussion number one à la première occasion. Ferme la Auden, baise le. Non pardon, fais lui l’amour avec délicatesse et des gentils mots et tout le tralala. Sauf que là l’agneau s’est éloigné du troupeau et je commence à sincèrement douter qu’il sera dans mon lit ce soir. Je m’imagine déjà faire un pas en avant et fermer la porte d’un coup de pied puis enclencher le verrou. Et je suis pas un putain de médium, mais j’ai généralement assez de flair pour ces choses là. Sauf que là il me parle d’art et y’a une partie de moi qui ne peut pas de suite me laisse m'adonner à mes pulsions les plus animales. « C’est un bon tableau, il mérite pas d’être brûlé parce qu’il est empli de colère. Les meilleurs ne sont pas faits par amour, ils sont créés par haine. » L’amour c’est toujours la même chose, on croit que tout est parfait et qu’on fait face à son âme soeur et un claquement de doigt plus tard, quelqu’un est allé voir ailleurs et leur petit monde s’écroule. Que de souffrances inutiles alors qu’il y a tellement de choses à découvrir dans ce monde. Et après c’est moi qu’on traite de débile.
Je continue de l’observer, je ne lâche pas mon regard de ses cheveux encore colorés par la peinture ou des veines saillantes sur ses mains. Pas d’alliance ; pas si bête que ça mon agneau. Il n’a pas les mains aussi douces que celles d’un artiste et dans un sens ça me plait encore plus, ça ne fait que confirmer l’idée qu’il n’a pas assez confiance en lui pour se lancer. Ca sent le gars que Ginny va vouloir garder à l’atelier, je le sens d’ici le petit de roussi qui se profil à l’horizon et son regard réprobateur quand je me serai vanté de l’avoir effectivement baisé. Elle va vouloir me tuer, encore, mais cela ne change pas tellement de mon quotidien. Je me doute déjà qu’il ne verra aucun inconvénient à être dessous au vu de sa tête constamment baisée, de la position ingrate de ses épaules, de ses genoux tournés vers l’intérieur. Son corps entier crie qu’il est en détresse et j’en ai strictement rien à foutre. S’il n’était pas dans une telle position il me surplomberait sûrement de quelques légers centimètres. L’inverse m’arrange tout autant. Je ne suis pas le gentil de l’histoire qui cherche à sauver les oisillons blessés, je suis celui qui leur brise la patte (voir les deux) et les laisse sur le bas côté. Il faut bien que les gentils aient un peu de quoi se mettre sous la dent, ils devraient me remercier de leur donner une raison de vivre. « Gin’ prendra sûrement sur mon salaire sans que je ne m’en aperçoive vraiment. » Une information à peu près bien placée pour lui dire que je ne suis pas le balayeur du coin et que si moi je connais pas son prénom lui a déjà entendu le mien. Ca voyez vous, c’est une bonne raison de booster mon ego. J’aurais presque souri aussi, mais son attitude trop renfermée ne m’excite pas réellement. Je préfère le gars du musée, il osait. Il prenait ce qu’il voulait tout en me laissant le dominer. C’est pour ça que lui a eu le droit au loft. Pas mon agneau, c’est décidé.
Il se sèche les mains et mon épaule se décolle enfin du mur. Je fais un pas, mon pied s’enroule autour de la porte et elle se ferme dans un claquement. Je suis presque étonné de m’avancer aussi doucement de lui, de laisser une main courir dans son cou avant de la passer sous son menton pour qu’il relève la tête. Je veux pas coucher avec un chien battu, putain. J’observe enfin ses yeux pour la première fois et sourit en découvrant leur couleur. Je ferais une peinture à propos des yeux un jour, les variantes de teintes m’ont toujours énormément inspirées. Les siens sont d’un vert clair transcendant et ce n’est qu’une raison de plus pour moi de venir l’embrasser fougueusement. Je m’en contente pour le moment, j’attends patiemment la suite des événements, je laisse ma langue chercher la sienne et nos lèvres se coller sans passion aucune. Je m’en moque, c’est pas mon but d’être passionnel avec lui. Ce n’est qu’un moyen de me confirmer silencieusement qu’il ne criera pas au viol si je vais plus loin, parce que ce serait une chose assez ennuyante. J’attends juste sa confirmation alors que ma bouche se referme et que je l’éloigne de la sienne. Je ne souris plus, ma main reste sur son cou pour garder un certain contrôle sur les choses. J’attends qu’il parle, ou plutôt j’attends qu’il ne dise rien. De mon côté cependant la tentation de parler d’art et bien trop forte. « Pourquoi c’est lui que tu as dessiné malgré tout ? » (quoi ? vous pensiez que j'allais parler du baiser ?) Mais je sais que je serai définitivement de faire deux choses en même temps, comme, au hasard, parler et coucher avec lui.


We haven't lived in anything remotely close to reality since the turn of the century. We turned it off, took out the batteries, snacked on a bag of GMOs while we tossed the remnants in the ever-expanding dumpster of the human condition. You have to dig pretty deep, kiddo, before you can find anything real. We live in a kingdom of bullshit, a kingdom you've lived in for far too long.
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Terrence Oliver
Terrence Oliver
la corde sensible
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SURNOM : Terry
STATUT : Coeur follement épris.. de lui. Harvey.
MÉTIER : Serveur au confidential club 23 h/semaine, libraire le reste du temps à la State Liberty. Egalement compositeur à ses heures pour la Northlight Theater Company
LOGEMENT : Pour le moment il vit au 152 Bywong Street dans le quartier de Toowong, avec Gabriel.
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PETIT PLUS : Gosse adopté d'origine Irlandaise, il est gaucher, agnostique et philanthrope. Il se considère comme étant le plus grand fan de la saga Harry Potter, joue du violoncelle, aime lire plus que tout, déteste le chocolat, a la phobie des chats et des hauteurs, manque cruellement de confiance en lui. Il n'a pas de télévision, technophobe sur les bords et écoute ses musiques sur une platine. Il est maladroit et insomniaque. Il peint et dessine énormément même s'il estime ne pas être doué.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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OLIWELL. Drive highways and byways to be there with you. Over and over the only truth, everything comes back to you. ≈ Harvey (2007 UA)Harvey#3 (RT)Harvey#4 (2M) Harvey#5 (GP)

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It laid shattered on the floor cause what's broken can't be whole anymore ≈ Freya#1Freya#2 (FB 2006)

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'Cause it's better to know lately this is nothing more than a ritual between me and you ≈ Léo#1 (FB 2018)Léo#3

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Message(#) Sujet: Re: How cold the tear can feel on warm skin (auden) How cold the tear can feel on warm skin  (auden) EmptyJeu 25 Juil - 4:21



Il est impressionnant, le mec de l'atelier. Il pue le charisme, transpire l'assurance par tous les pores de sa peau, est bourré de magnétisme et d'aplomb aussi. Ca se traduit dans sa posture, dans les inflexions de sa voix, dans ses yeux sombres et dans la façon qu'il a de lui serrer la nuque ou de le guider vers le chiottes et il se sent tout petit, Terry, malgré leurs tailles égales. Il se sent petit et insignifiant et il sait qu'il n'est pas capable d'affronter quelqu'un comme ça, trop fragile, trop bancale peut être, dérouté, surtout. Il se lave les mains et n'ose pas le regarder, pourtant c'est ce qu'il fini par faire dans le reflet du miroir puis en lui faisant face. Il s'excuse aussi, pour la peinture, pour la merde qu'il a osé dessiner sous les traits déformés de son père mais l'inconnu ne semble pas d'accord et son argumentaire tient la route, alors Terry ne rétorque rien et écoute. Parce qu'il sait qu'il a tord. Parce qu'il sait qu'il n'y connait rien à l'art et que ce mec en savait certainement bien plus que lui. Il lui dit que son tableau n'est pas mauvais, en vérité il dit même qu'il est bon, qu'il ne mérite pas d'être brûlé et au fond de lui ça remue quelque chose à Terrence, peut être parce qu'il le prend comme une forme de compliment, peut être parce qu'il trouve que c'est gentil, peut être parce que c'était la première fois qu'il confrontait ce qu'il faisait à l'avis de quelqu'un qui semblait s'y connaitre et que ça le chamboule. Il s'y connait, Auden, ça se sent que l'art c'est une part importante de sa vie et il l'a vu parler à Ginny. Peut être que c'est son mari d'ailleurs, peut être que c'est son collègue, il n'en sait rien Terry, mais il fait fatalement partie des gens ici qui savent voir au delà de simples petits coups de pinceau. Quand il lui annonce que les meilleurs tableaux ne naissent pas dans l'amour mais dans la haine il relève les yeux vers son visage, intrigué. Et il se surprend à avoir envie de parler d'art avec lui, à l'écouter lui raconter tout ce qu'il ignore mais qu'il meurt d'envie d'apprendre. Il le regarde et il se demande à quel moment il l'a regardé peindre au coeur de sa transe, à quel moment il y a vu la colère, s'il a réussi à y décrypté aussi la tristesse, la détresse, les nuages, la douleur, les travers et la noirceur.. si ce qu'il avait jeté sur la toile avait tant de sens que ça pour que quelqu'un d'autre que lui ne le voit. Et puis l'inconnu lui parle de l'argent qui sera retiré surement de son salaire et il fronce immédiatement les sourcils, Terry, parce que c'est hors de question que ce soit lui qui paye alors que c'était à lui et lui seul de le faire. Il hoche la tête. Non. Non c'est à moi de - la voix se perd dans sa gorge et il sursaute quand la porte claque, son coeur qui rate une marche et il le sent s'approcher doucement, animal. Il les connait par coeur, ces démarches Terry, les a trop connu depuis cinq ans qu'il bosse au confidential, depuis qu'il laisse son corps à qui en veut juste pour se faire aimer quelque heures et se donner l'illusion terrible d'exister quelque part, et il connait les mécanismes, n'essaye même pas de s'en aller parce qu'il se doute de ce qui va se passer et ça le tétanise. Mais quand il sent la main large d'Auden sur la peau de son cou puis glisser jusqu'à son menton pour le lui relever, il ose le regarder droit dans les yeux, ne se démonte pas sous son regard sombre et imposant, sourcils légèrement froncés en signe d'affront, parce qu'il ne veut pas être un bout de viande qu'on manipule sans résister. Pas cette fois. Et il ne sait pas si c'est parce qu'il sent que ce mec n'est peut être pas comme les autres, mais il ne veut pas le laisser le prendre sans y mettre un peu les formes. Alors qu'à l'intérieur c'est le chaos, que son coeur est en train de labourer ses côtes et que derrière son nombril ses tripes se tordent de trouille il reste immobile et serre les poings, parce qu'il ne veut pas lui montrer qu'il est impressionné et qu'il a peur. Et il n'a pas le temps de le repousser, Terrence, pas le temps de prononcer le moindre mot parce qu'Auden l'embrasse avec pétulance et ça le surprend, ça lui colle un frisson de surprise et il se laisse faire, reste les yeux grands ouverts, les bras le long du corps. Il sent la langue d'Auden partir en quête de la sienne et encore une fois il se laisse aller sans rien ressentir d'autre que de la surprise. Puis quand il s'éloigne il s'essuie la bouche du bout des doigts, Terry, son regard vert toujours planté dans celui d'Auden. Il a envie de lui demander pourquoi il l'a embrassé, pourquoi il était venu le voir pour lui parler de son tableau, pourquoi il lui dit des mots si gentils si c'est pour mieux le manipuler derrière. Il n'a rien de particulier, Terrence. Rien qui ne méritait de retenir l'attention comme ça, avec lui, ou avec les autres avant lui. Il le regarde sans comprendre et il a les poumons brûlés par la confusion, la respiration grave. La main d'Auden est toujours greffée contre la peau de son cou et il n'essaye pas de s'en dégager parce qu'il sait comment ça peut terminer et il ne connait pas assez l'homme qui lui fait face pour certifier qu'il ne lui fera pas de mal. Il a un peu peur parce qu'il n'est pas con, les connait ces regards, ces baisers, il sait ce qui se trame mais il ne fait rien pour l'empêcher. Au contraire, Terry est du genre à rechercher ça, il était celui qui venait ramper pour qu'on lui offre ça. Il avait besoin qu'on lui fasse du mal, qu'on lui rappelle qu'il avait une consistance, qu'il était là, pas encore mort même si à l'intérieur y avait plus grand chose de vivant. Quand Auden lui demande pourquoi c'est son père qu'il a peint malgré sa haine envers lui, il se livre, parce qu'il n'a rien à cacher finalement, parce qu'il tremble un peu trop de tout contenir, parce que de toute façon il n'avait rien à perdre, Terrence. Je l'ai peint parce qu'en arrivant j'ai repensé à lui, à ses "tu vaux rien, t'es nul", à toujours me dire que je réussirai jamais rien. Que j'étais pas assez bien. Et y a eu son visage qui s'est imprimé là et j'ai rien contrôlé, mon bras est parti, mon cerveau m'a guidé et j'ai juste, je- Il l'observe, essaye de décoder sa réaction, les pupilles émeraudes qui glissent d'un oeil à l'autre. J'ai juste laissé mon corps faire, j'étais même plus acteur, mais simple spectateur. Ca m'arrive souvent quand je peins chez moi. j'sais pas.. Il marque une pause, à la sensation de raconter des trucs pas intéressants mais il continue. j'ai eu peur en arrivant, j'ai vu tout ce monde et moi j'suis pas grand chose, je gribouille et je peins des trucs mais de là à dire que je pouvais être ici avec tous ces gens super doués..  Mais faut croire que je me suis trompé. Et il plante son regard dans le sien, encore, yeux plissés, cherche à le provoquer pour qu'il se jette sur lui et lui offre un petit morceau de vie quelque part par terre ici, contre le mur ou ailleurs il s'en fout Terry, il est plus à ça prêt. Alors à contre coeur, sans le montrer parce qu'il sait ce qu'il fait et qu'il a l'habitude de porter le masque il s'approche d'un pas, les torses qui se frôlent. Il a envie de lui dire un truc du genre "à mon tour de poser une question : pourquoi ce baiser" mais il ne dit rien du tout, le regarde, l'affronte, la respiration lourde. Et sans prévenir il s'engouffre dans la brèche, approche son visage et lui embrasse la mâchoire timidement puis de manière plus langoureuse, ses mains qui s'agrippent à ses côtes. T'as envie de moi? C'est ça? Et c'est une question rhétorique soufflée à l'oreille, parce qu'il sait que la réponse est oui, qu'il profiterons tous les deux de cet échange, qu'Auden aura ce qu'il désire, et que Terry deviendra illusoirement important pour quelqu'un le temps d'un instant. Il se recule, baisse les yeux, la bouche entrouverte et se mord la lèvre. Tu veux faire ça où ? Et il vient caler son nez contre sa barbe naissante, les yeux fermés, se frotte à son visage comme un animal en quête de chaleur alors qu'il a trop froid, alors qu'en vérité il ne savait pas qu'il faisait fausse route, Terry, que tous ces moments passés sous des corps lourds ce n'était pas la solution, qu'il ne faisait que fermer les yeux en traitant les symptômes, jamais la source du problème. Mais il s'en fout, là, tout ce qu'il veut c'est saisir l'opportunité que lui lance Auden. Au fait, pour ce que ça vaut, je m'appelle Terrence. Et toi? Et il n'est pas fier de faire ça, d'être ça, un morceau de chair qu'on utilise, un morceau de terre glaise qu'on modèle à sa guise. Mais il a depuis trop longtemps maintenant perdu tout respect pour lui même. Alors il le cherche chez les autres. Ou peut être être que c'est l'inverse qu'il souhaite. Il ne sait plus..

@Auden Williams




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PETIT PLUS : Connard narcissique sociopathe, pour vous faire chier. Ne jure que par ses coco pops. Âme d'enfant dans un corps d'adulte. Peut être sérieux deux ou trois minutes si on lui parle d'art. Connaît tous les épisodes de T'choupi. Ambidextre et aime bien le rappeler. Sait jouer du piano mais n'aime pas le rappeler.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (10) : ginnysidandy & itziarginny #3 (ua)leoden #2jill, ariane & leviarchibaldallanasherrosalie

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GINAUDEN. Elle m'ennuyait avec sa gueule de petite fille insolente. Je la laissais traîner toute seule. J'avais honte qu'elle me colle autant. Maintenant j'aurais bien tout mon temps pour elle moi qui ne l'ai jamais trouvée aussi belle. Ma jeunesse.

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LEODEN. But you just couldn't see my dark side with those rose lenses on. And I don't really know what I'm doing. And I'm sorry I put you through this. But I never said I'd treat you right.

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ROBDEN. We'll leave each other cold as ice. And high and dry, the desert wind. Is blowin', is blowin'. Remember what you said to me? We were drunk in love in Tennessee. And I hold it, we both know it.

RPs EN ATTENTE :
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family issues.

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PSEUDO : Kaelice
AVATAR : James Franco
CRÉDITS : Schizophrenic (avatar)
DC : Charlie & Caelan
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Message(#) Sujet: Re: How cold the tear can feel on warm skin (auden) How cold the tear can feel on warm skin  (auden) EmptyMar 30 Juil - 5:51



Oui je suis définitivement capable de faire deux choses en même temps, sauf que j’avais pas prévu qu’il me prenne pour son psy et me raconte toute sa vie. Il a des daddy issues comme 80% de la population terrestre apparemment, sauf qu’au lieu de se contenter de ces deux mots il me sort tout un baratin sur son histoire personnelle. J’ai pas signé pour ça, j’ai pas signé pour écouter le gars du fond. Il doit bien se douter qu’on fait pas de confession dans les toilettes quand même, il a passé l’âge d’être un adolescent stupide. Il a toujours le droit d’être stupide, mais dans ce cas là il devrait porter un post it sur la tête ou n’importe quoi. Je le coupe pas pour autant, j’écoute tout son bordel comme si j’en avais réellement quelque chose à foutre. Quelqu’un de normal l’aurait sûrement pris en pitié, lui aurait proposé une étreinte ou je sais pas quoi. Je ne suis pas comme ça. J’aime pas les gens en temps normal, me limitant aux contacts seulement charnels. Un baiser c’était déjà à la limite pour moi, c’était juste pour tâter le terrain, pour être certain de pas avoir une plainte sur le dos. Une part de moi n’arrive pas à se détacher de l’art, une part de moi se dit que toute cette rage qu’il a a revendre lui sera utile pour ses tableaux. Il est bon quand il n’essaye pas de rentrer dans le rang et de dessiner des natures mortes. Il est bon quand il fait ce qu’il aime ou plutôt ce qu’il déteste. Et vraiment j’en viens peut être à m’en vouloir d’avoir parié son cul avec Ginny avant d’avoir vu ses oeuvres, parce que j’aurais été capable de bosser avec lui sans coucher avec. J’suis pas un animal, j’peux gérer. C’est juste que ça m’amuse. Il avait l’air amusant, au fond de la salle. Il avait l’air accessible, surtout. Sauf que maintenant je comprends qu’il est trop accessible, qu’il se laisse trop faire, qu’il fonce dans la gueule de tous les loups qu’il croise. Et moi je ne ressens pas de pitié à propos de ça, seulement que cela ne m’amuse plus du tout. S’il tombe directement dans ma gueule il n’y a aucun intérêt. La meilleure partie c’est toujours la chasse, l’attente, l’adrénaline qui monte. Lui serait du genre à grimper lui même sur la casserole, à demander la cuisson attendue pour son corps si frêle pour sa taille plutôt imposante. Il est plus grand que moi le con ; ça se voyait pas quand il était assis. Je garde mes yeux plantés dans les siens, je soutiens son regard et prie pour qu’il ne se mette pas à pleurer, parce que si c’est le cas j’aurais vraiment plus envie de quoi que ce soit avec lui. Il m’emmerde à se rabaisser, je rentre jamais dans le jeu du “regarde je suis trop nul ; aime moi” et il n’y fera pas exception. Ce n’est qu’une perte de temps. Il perd son temps à jouer son numéro qui a pourtant l’air bien rodé. Je ne joue pas, gamin. Toi aussi t’es un gen super doué, connard. Open your eyes and see.
Je réponds rien, garde un visage neutre, les sourcils sûrement plus froncés que je ne le voudrais. Je me concentre sur ses yeux, me demande la cuisson de sa viande, m’interroge si son histoire est enfin terminée ou non. C’est pas que je m’en fous, mais je m’en fous. Heureusement qu’il le comprend, que le silence se fait à nouveau. On se toise un moment - sur un malentendu, j’étais presque prêt à le considérer comme mon égal - avant qu’il ne fasse le premier pas en ma direction. J’attendais qu’il le fasse pour au moins ne pas avoir à me dire que je l’ai forcé à quoi que ce soit. Je suis un connard, certes, mais pas à ce point. Même moi j’ai des limites et il vient de me hurler sans mot aucun que je peux les briser. Un pas, un seul, c’est tout ce dont j’avais besoin. Je ne dis pas non. « T'as envie de moi ? C'est ça ? » Et d’un aller simple pour la Lune mais apparemment j’ai dû choisir. Je me contente donc du gars du fond qui ose enfin prendre les devants. Je le laisse gérer quelques secondes, tente de savoir où il va, tente d’anticiper aussi. J’essaye surtout de pas penser au gamin de la galerie mais les similitudes sont frappantes, bien au delà du besoin des deux hommes que de se sentir aimé, vivre, adulé. Même si ça ne dure qu’un instant, même si ce n’est qu’un instant de bonheur qui les plongera dans un malheur toujours plus profond. Ils vivent pour ça ; et moi aussi. Alors je le laisse venir à moi, je le laisse s’accrocher lui même sur mes serres, le laisse caresser mes cotes quelques secondes encore. Et il parle, encore, il ne s’arrête pas. Cette fois ci je ne peux pas cacher mon agacement ; il sait très bien qu’on va le faire là, que je vais pas le sortir jusqu’à mon loft ou n’importe quoi d’autre. Ici, maintenant, nous deux. Ca semble clair pourtant, et lui il continue de poser des questions. Ok la lèvre qui se mord c’est sexy, mais quand même. « Ferme la Terrence. » J’aurai oublié son nom d’ici cinq minutes, et il apprendra le mien d’une autre façon plus tard. Je m’en fous en fait, si jamais il n’apprend jamais le nom du gars qui l’a baisé dans les toilettes parce qu’il était l’objet de son dernier pari.

Et c’est court. Animal. Intense. Sans passion aucune. Seulement deux corps qui se rapprochent à un rythme régulier, les mains d’Auden qui tiennent son partenaire d’un soir contre le mur pour limiter les contacts physique au minimum - le dominer aussi, surtout. Il a besoin de se sentir le plus fort, de surtout ne sentir personne pouvant le contrôler lui. Il a besoin de se sentir maître de son corps et de ses émotions autant que possible. Il gère le corps et annihile ses émotions pour ne pas s’encombrer. Ainsi est faite sa vie bien ordonnée.

Finalement j’ai eu ce que je voulais, et lui aussi sûrement. Peut être. J’ai pas réellement pris le temps de lui demander, parce que, comme je l’ai déjà dit, je fais pas dans le social. « Auden. » Ok, ça ressemble beaucoup à de l’empathie ça mais au fond c’est juste que je pense qu’il mérite de savoir mon nom. Parce que j’ai pitié. Pitié, pas empathie. Je me rhabille en quatrième vitesse, attend qu’il soit lui aussi dans une tenue décente pour le grand public pour rouvrir la porte et m’échapper de la pièce devenue soudainement bien trop étroite pour deux êtres humains. L’air frais s’engouffre à nouveau dans mes poumons même s’il est teinté de tous les microbes de bien trop de personnes se pensant être les futurs Picasso. Picasso ou Van Gogh, vu que ce sont les deux seules peintres qu’ils connaissent de toute façon. Ou De Vinci, parce qu’ils ne savent pas qu’il est un inventeur bien avant d’être le monsieur qui a fait Mona Lisa. Peu importe. Je ressors fier comme un paon, parce que j’ai gagné. Je lance un sourire de vainqueur à Ginny pour qu’elle soit au courant de ma dernière prouesse et alors que Terrence arrive derrière moi et que je lui demande de me suivre d’un signe de la tête. Fini de déconner, je veux savoir ce qu’il a dans le ventre maintenant. On se retrouve à se poser derrière le chevalet sur lequel il travaillait, là où la peinture est encore visible sur le sol mais où j’ai pris le temps d’ajouter une nouvelle toile vierge. « Peins ta rage. Du moment. A cause de ce qu’on a fait. A cause de moi. » Peut être que j'avais prévu ce moment depuis le tout début, oui.


We haven't lived in anything remotely close to reality since the turn of the century. We turned it off, took out the batteries, snacked on a bag of GMOs while we tossed the remnants in the ever-expanding dumpster of the human condition. You have to dig pretty deep, kiddo, before you can find anything real. We live in a kingdom of bullshit, a kingdom you've lived in for far too long.
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Terrence Oliver
Terrence Oliver
la corde sensible
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ÂGE : 28 ans (26.12)
SURNOM : Terry
STATUT : Coeur follement épris.. de lui. Harvey.
MÉTIER : Serveur au confidential club 23 h/semaine, libraire le reste du temps à la State Liberty. Egalement compositeur à ses heures pour la Northlight Theater Company
LOGEMENT : Pour le moment il vit au 152 Bywong Street dans le quartier de Toowong, avec Gabriel.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Gosse adopté d'origine Irlandaise, il est gaucher, agnostique et philanthrope. Il se considère comme étant le plus grand fan de la saga Harry Potter, joue du violoncelle, aime lire plus que tout, déteste le chocolat, a la phobie des chats et des hauteurs, manque cruellement de confiance en lui. Il n'a pas de télévision, technophobe sur les bords et écoute ses musiques sur une platine. Il est maladroit et insomniaque. Il peint et dessine énormément même s'il estime ne pas être doué.
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OLIWELL. Drive highways and byways to be there with you. Over and over the only truth, everything comes back to you. ≈ Harvey (2007 UA)Harvey#3 (RT)Harvey#4 (2M) Harvey#5 (GP)

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It laid shattered on the floor cause what's broken can't be whole anymore ≈ Freya#1Freya#2 (FB 2006)

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'Cause it's better to know lately this is nothing more than a ritual between me and you ≈ Léo#1 (FB 2018)Léo#3

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Message(#) Sujet: Re: How cold the tear can feel on warm skin (auden) How cold the tear can feel on warm skin  (auden) EmptyLun 12 Aoû - 20:49



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Il ne sait pas trop pourquoi il se comporte comme ça, Terrence, le suppliant presque de venir mettre fin à sa douleur en lui faisant mal, justement. Il le sait que ce type n'est pas du genre tendre en plus, qu'il ne va pas l'enrouler dans un plaid de douceur en lui caressant la joue pour lui demander s'il n'a pas mal. Il le voit au fond de ses yeux noirs et ça ne le dérange pas, Terry, parce que finalement c'est ce qu'il veut lui aussi. Il veut que ce soit brutal, il veut qu'il lui montre qu'il n'est rien, qu'il le lui confirme. Il veut disparaitre, sombrer, souffrir, se rappeler par ce biais qu'il ressent encore des choses et qu'il n'est pas tout à fait crevé, anesthésié par la vie et la merde qu'elle semblait s'appliquer à répandre tout autour de lui. Il voulait avoir mal, Terry, pulsion mortifère qui lui faisait peur mais qu'il recherchait pourtant par tous les moyens, incapable de s'en sortir autrement qu'en se nourrissant de l'adrénaline cachée au coeur de la douleur. Avoir mal c'était facile. Ca ne demandait pas d'effort il suffisait de subir et de serrer les dents. Et il comme il ignore s'il a la force finalement de combattre cette horrible habitude il décide de capituler ici, dans ces chiottes, en se livrant corps et âme à cet inconnu.

Quand il répond à sa question, il se rend bien vite compte qu'il s'en tape de ce qu'il a à dire, qu'il n'avait probablement posé la question que pour se donner bonne conscience, pour ne pas le baiser directement sans autre forme de procès. Il comprend que ce mec n'est qu'une grande gueule, que lui, pour exister, il avait besoin d'être le dominant, l'alpha, celui qui prenait les commandes. Pourtant, optimiste invétéré, Terry est persuadé que c'est la douleur qui mène les gens dans de tels retranchements et il fini par le prendre en pitié, avec tendresse. Un peu. Surement. Ils étaient pareils après tout, à pratiquer le sexe comme moyen d'exister parce qu'ils avaient probablement perdu le monde d'emploi quelque part, un jour. Et ils se démerdaient chacun à leur manière comme ils pouvaient. Il le regarde l'écouter raconter sa vie et il sait qu'il n'est pas réellement entendu mais il s'en fiche, il continu. Quand il s'arrête enfin ils se toisent et finalement, Terry décide de faire le premier pas, parce qu'il sait très bien où ils vont tous les deux mais il préfère s'assurer qu'ils sont tous les deux d'accord alors il demande, sent l'agacement de l'inconnu contre qui il se colle désormais, le visage qui farfouille contre sa mâchoire, les mots lancés dans un souffle. Il n'a pas l'air commode, pas là pour enfiler des perles ou faire dans la dentelle, Auden. Et c'est très bien comme ca. Il ne veut pourtant pas se résigner à le voir comme un simple connard, comme un mec comme tous les autres incapables de se contrôler, il n'a pas envie de le voir comme ça mais malheureusement c'est tout ce qu'il veut lui montrer, alors il soupire, Terry, déçu peut être lui aussi. « Ferme la Terrence. » il sursaute tandis qu'il le colle contre le mur mais il le repousse et se retourne face à lui, les paumes contre son torse. Attends. Capote. J'fais pas ça comme ça. Et son regard indique qu'il n'y a pas d'autre option, que c'est sans appel, qu'il s'en ira s'il n'enfile pas la protection. Il s'execute, Auden, agacé surement, peut être même qu'il comptait le faire au final, mais Terrence avait eu besoin de s'en assurer et il l'observe, les yeux rivés vers le bas, impassible, avant de finalement planter son regard vert dans les sien, signe de consentement.

La boucle de ceinture est défaite à la hâte et son corps bascule à nouveau face au mur. Ce qui se passe ensuite n'a rien de doux, ni de tendre. C'est animal, violent, ample, puissant. Le front contre le carrelage froid du mur il ne dit rien, Terry, le souffle discret et les yeux vides derrière ses paupières fermées. Il se laisse faire, les mains d'Auden contre son corps pour le maintenir contre le mur et lui qui tente de ne pas trop tanguer sous ses coups. Il se laisse faire, s'offre à lui comme un vulgaire objet et il a envie de chialer, se mord l'intérieur des lèvres parce qu'il sait qu'il ne prend aucun plaisir, qu'il ne va pas aller jusqu'au bout, qu'il n'est là que pour avoir mal. Et c'est de toute façon ce qu'il voulait. Et c'est ce qui arrive. Les gestes réguliers et secs d'Auden lui font mal mais il ne dit rien, le laisse finir et se rhabiller alors que lui reste encore là quelques secondes, les yeux ouverts, les bras contre son torse. Il a été vecteur de plaisir. Il a servi à quelque chose. Et quoi qu'il en dise, Auden, il l'a aimé inconsciemment quelques millisecondes grace à l'action d'hormones dans son corps, hormones contre lesquelles personne ne pouvait lutter. Et ça lui suffit, à Terrence, d'être aimé en interim, pour le sexe facile qu'il propose et son corps qu'il laissait entre des mains inconnues, le temps d'un clignement d'oeil, ou d'un battement d'aile de papillon. Il n'était de toute façon pas assez bien pour qu'on puisse l'aimer plus longtemps que ça, il en était persuadé.

Et c'est probablement la libération de ces hormones qui le pousse à lui donner son prénom. Auden. Il renifle, Terry, se baisse pour remonter son pantalon et son sous vêtement et il le regarde enfin, les sourcils froncés. Ok, alors... merci, Auden. Et c'est lancé comme pour dire "merci d'avoir fait ce que je t'avais demandé". Il se passe une main dans les cheveux et fini par le suivre pour retourner à l'atelier. Et c'est très étrange de revenir ici, de recroiser ces visages qu'il ne connaissait pourtant pas mais qui lui semblaient tout d'un coup si amicaux. Il tremble un peu mais ne montre rien, le regard dur de celui qui a subit avec consentement et qui s'en veut d'avoir toujours à passer par là pour respirer un peu. Il ne se respecte plus, Terry, ne respecte plus rien de ce qu'il est. Son physique le dégoute et son âme, il la noie. Et quand il entend Auden s'adresser à lui il le fixe, le menton relevé en signe de défis, les pupilles humides. Il voulait qu'il peigne? Qu'il utilise sa rage? Mais quelle rage? Alors il s'impregne de son visage, de ses rides, mais ce n'est pas un connard qu'il voit. Il aimerait bien, mais il ne voit pas ça. T'as rien fait d'autre que ce que je t'ai demandé, Auden. Il lâche, tandis qu'il dépose des pigments sur sa palette. J'ai pas la rage à cause de toi. Il prend des pinceaux, le visage soudain fermé, les sourcils froncés et les larmes qui dévalent ses joues. Il sent qu'il a parlé un peu trop fort, que les autres commencent à se retourner vers eux. Mais il s'en fout parce qu'il est déjà loin. Il peint. Il peint et c'est intense, ça sort de lui avec violence, ça jaillit. Il ne contrôle rien, Terry, bouche ouverte sur ses dents serrées, nez froncé, il ne contrôle rien et ça fait du bien. Il commence par faire un fond noir et blanc en peinture sèche, le pinceau qui frotte avec vigueur sur la toile. J'ai pas la rage à cause de toi. Il le répète comme pour s'en convaincre et il sait qu'Auden n'est qu'un prétexte comme un autre, qu'il ne lui en veut pas d'avoir simplement accédé à sa requête. Ses mains s'agitent, il choppe une spatule et dépose frénétiquement couche sur couche du rouge et du rose, du blanc, du jaune pour l'espoir d'un soleil qui n'est plus et même quelques touches de bleu, pour les larmes qui ont surement trop coulé. Il s'ouvre le visage, Terry, le rouge qui devient muscles et sang, le blanc qui devient os, souffrance explosé, comme une bombe qu'on aurait lâchée là en plein sur lui, le corps immobile, pourtant. La tête du sujet est légèrement penchée, résignée, et c'est lui qu'il représente, Terrence. Lui. C'est rapide, la peinture gicle partout, sur lui, sur Auden aussi. Il sent la rage qui monte et il a chaud, les boucles folles qui valsent à chaque coup de spatule et il fini par lâcher j'ai pas la rage à cause de toi, mais à cause de moi. Ca y est, il l'a dit. C'est à lui-même qu'il en veut. C'est à lui-même qu'il en veut. De pas savoir vivre autrement. De ne pas savoir sortir de ce cercle vicieux qu'il déteste pourtant. Ne pas pouvoir comprendre les mécanismes qui l'enchaine et il s'en veut de s'être laissé faire à son propre jeu dans ces toilettes, dans cette vie aussi, parce qu'en vérité il aurait aimé tout un tas de chose avec Auden, parler d'art par exemple, mais pas ça. Il se déteste et c'est ce que raconte son tableau , être humain éventré, lacéré, ensanglanté. C'est laid, ce n'est pas une nature mort mais un être mort, ce n'est pas un paysage, ni un joli corps de femme allègrement courbé, mais une âme déglinguée. C'était lui, parce qu'il se sentait comme ça, là, tout de suite. Eventré. Ecorché, et il termine par lâcher un cri de douleur en zebrant le tableau d'un coup de spatule, griffant le visage comme pour le barrer. Pour s'effacer, lui.

Tout le monde s'est retourné. Ginny s'approche, interloquée mais il ne réalise pas tout de suite, Terry, que toute l'attention est braquée sur lui. Il respire fort, les épaules agitées par ses inspirations profondes, son regard mi-triste mi-en colère qui se perd sur la toile et les larmes qui dévalent ses joues sans un bruit. Puis il relève les yeux, croise ceux d'Auden et il n'arrive pas à savoir ce qu'il y voit. Quand il réalise le silence de mort dans l'atelier et toutes les paires d'yeux braquées sur lui il ouvre la bouche pour répondre, ses pupilles qui s'affolent, passant d'un visage à un autre et il se sent stupide alors il repose la spatule et la palette, s'essuie rapidement les yeux , renifle et souffle. Je... j'suis désolé. Il ne sait pas quoi dire d'autre, tétanisé sur place les yeux qui se perdent sur la peinture qui lui fait face. Je vais nettoyer.



@Auden Williams




We are not alive
We are surviving  every time

Endless days of complaint
Forcing the light to our veins
Keeping the hope in our minds
One day life will be kind


:rainbow: :
 



Dernière édition par Terrence Oliver le Sam 14 Sep - 15:40, édité 1 fois
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Auden Williams
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ÂGE : 38 ans, j'ai déjà loupé ma chance de faire parti du club des 27. (25/12/1980)
SURNOM : Essaye même pas si tu veux pas un tête à tête avec mon poing.
STATUT : Pas de seconde bouche à nourrir et c'est très bien comme ça.
MÉTIER : Meilleur amant et peintre d'Australie.
LOGEMENT : #148 spring hill ; le total des chiffres c'est 13. C'est cool, sauf Itziar la coloc qui laisse ses cheveux partout.
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Message(#) Sujet: Re: How cold the tear can feel on warm skin (auden) How cold the tear can feel on warm skin  (auden) EmptyMar 20 Aoû - 0:57



Il me remercie et je me contente de lever les yeux au ciel parce qu’il m’agace encore plus. Il n’y a aucun remerciement à donner parce qu’il ne m’est pas redevable. Ce gars n’avait pas envie de se faire baiser dans les toilettes et sûrement qu’au final je n’en avais pas non plus envie ; mais personne ne le saura, ça. Je serai et resterai le grand méchant loup, celui dont tout le monde pense du mal sans jamais réellement oser le dire en face, celui dont tout le monde se félicite de se garder éloigné de lui. Heureusement que je me félicite aussi de rester éloigné de la plupart des gens, sauf quelques cas particuliers et contextes tout aussi particuliers. Alors je ne réponds rien, me contente de souffle comme je sais si bien le faire. Mon pantalon relevé et la braguette fermée, je ne me fais pas prier avant de sortir de la pièce et de laisser Terrence se rhabiller. Ces quelques instants animal n’étaient pas mon but premier, j’aurais pu coucher avec beaucoup d’autres parce que de nos jours cela n’a rien d’exceptionnel. Par delà tout ce qui m’agace chez lui, il a la fibre artistique. Quoi qu’ils disent, quoi qu’ils fassent, je suis toujours attiré par ceux qui ont un esprit tourné vers l’art et vers ce monde là. Ces gens là m’attirent toujours, et aussi soumis et ennuyant puisse-t-il paraître, il a ce petit quelque chose qui me fait m’accrocher à lui. Je lui donne encore quelques occasions de me prouver qu’il en vaut la peine, qu’il est la seule personne sortant du lot aujourd’hui. J’ai testé un électrochoc à ma manière pour lui faire ouvrir les yeux et peut être que ma manière n’est pas la meilleure, mais au moins elle a le mérite d’exister. Je ne peux pas me contenter de rester cet enfant au fond de la classe, celui dont personne ne s’occupe parce qu’il ne parle pas beaucoup et n’est pas brillant non plus. Il est juste là parce qu’il doit être là. Maintenant Terrence va briller parce qu’il le doit et que je me suis investi dans sa putain de formation accélérée, que je lui demande de peindre avec le rage que je lui ai injecté en intraveineuse. Mais non, toujours non. Des yeux brillants relevés vers les miens, voilà tout ce dont il est capable. Ils ne brillent pas par passion mais à cause d’un pèle-mêle d’émotions bien trop nombreuses et bien trop complexes pour que cela m’intéresse réellement. Va te faire foutre, Terrence. « J'ai pas la rage à cause de toi. » Va te faire foutre. « Tu devrais. » J’aurais dû laisser couler comme je l’avais fait avec ses autres paroles mais là c’était trop me demander. Il n’a pas le droit de me dire qu’il n’a pas la rage parce que c’est faux, il ment, il fait que mentir. Ils mentent tous, en permanence, et ça me rend fou.
Il flanche, pleure, et je me contente de le laisser faire. Je ne fais pas ces trucs de nanas, ne tend aucun mouchoir, aucun doigt pour éloigner ces larmes de ses joues. Je ne ressens aucunement l’envie de le prendre dans mes bras puisque je n’en ai simplement rien à faire qu’il puisse pleurer ou non. S’il a besoin de ça pour évacuer la pression alors je le lui accorde puisqu’il est déjà en train de reprendre ses pinceaux. Des mots sortent de sa bouche, encore et encore. Ils n’ont aucune valeur à mes yeux parce que le mensonge est si simple, que des mots peuvent tout dire comme son contraire, que ce sont les mots qui sont à l’origine de toutes les guerres du monde, ce sont eux qui ont entraîné l’évolution de l’être humain et qui causeront sa perte. L’art est présent depuis des temps immémoriaux dans le coeur des hommes et le sera toujours d’une certaine manière, peu importe si les Dieu dispersent encore l’Humanité après la construction d’une nouvelle tour de Babylone. Les mots seront différents mais l’art restera le même. Deux enfants seront capables de se comprendre alors que les adultes se jugeront pour une faute de syntaxe commise dans une langue qu’ils ne connaissent pas. Une des raisons parmi tant d’autres pour lesquelles je déteste les Hommes. Ma rage du monde entier se contient au fond de moi, retenue par le garde fou qu’est l’art alors que mes yeux sont rivés sur sa toile et les muscles de ses mains s’activant un à un. Il a beau clamer le contraire, il y met réellement toute sa rage et toute son âme. Il ne cherche pas à plaire, seulement à être lui et à faire ce qu’il a envie. Peu importe si ça ne plaît pas. Ca me plaît à moi en tout cas, cet amas de couleurs les unes sur les autres et la signification qu’il donne peu à peu à chacune d’elles. Je le déteste réellement parce qu’il en fout de partout et que j’en ai horreur, mais l’art le préserve de ma colère. « J'ai pas la rage à cause de toi, mais à cause de moi. » Un sourcil se lève, plus étonné que curieux. Je me retiens de lui dire de la fermer à nouveau, je me retiens vraiment.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, j’aime le résultat final. C’est concret sans avoir besoin d’être censuré par les putains de galeries et par dessus tout cela sort de son coeur. Je ne comprends pas comment est ce qu’il peut être aussi ennuyant et avoir autant de potentiel, il le gâche en le cachant derrière cet enfant apeuré qu’il est. J’ai pas le temps ni la patience d’être derrière chacun de ses pas, de le pousser à s’exprimer pour qu’il prouve au monde ce dont il est capable. Il est un grand garçon, un homme qui doit savoir se débrouiller seul. Je suis pas les putains de services sociaux ni un psy ni même une quelconques personne à qui on aurait envie de se confier. Pourtant, l’attention soudaine que la salle lui porte m’agaçe au plus au point. Il est ma trouvaille, ma perle rare et le seul qui m’emmerde aujourd’hui. Ma langue claque contre mon palais alors que je dévisage chaque personne, une à une. Chaque étudiant se pensant dôté d’un d’un don certain pour n’importe quelle forme d’art. « Laisse. » Il est chiant, à vouloir se la jouer femme de ménage à chaque goutte de peinture débordant du cadre. Ma patience déjà limitée atteint ses limites, mes bras se croisent alors que mes muscles restent tendus. Heureusement qu’il a un putain de talent sinon il aurait rejoint la porte avant tous les autres, parce qu’eux au moins savent se tenir. Ils ne font pas tout un cinéma, savent rester à leur place quand on leur demande. « Tu es doué quand tu t’en donnes les moyens. » Je précise quand même les circonstances, n’ayant pas envie qu’il commence à se traîner un ego. « T’es pas obligé de toujours parler autant si tu peins. T’as juste à utiliser tes mains au lieu de parler de ta vie à tout le monde. Tu créés ton propre monde, tes propres codes. » Nos yeux se croisent, mon expression reste tout aussi figée alors que je peux vraiment pas m’empêcher de rajouter une connerie pour rappeler que je suis le con de la situation. « Et en plus tu gagnes des thunes. »

« T'en dis quoi ? »


We haven't lived in anything remotely close to reality since the turn of the century. We turned it off, took out the batteries, snacked on a bag of GMOs while we tossed the remnants in the ever-expanding dumpster of the human condition. You have to dig pretty deep, kiddo, before you can find anything real. We live in a kingdom of bullshit, a kingdom you've lived in for far too long.
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Ginny McGrath
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Message(#) Sujet: Re: How cold the tear can feel on warm skin (auden) How cold the tear can feel on warm skin  (auden) EmptyMer 21 Aoû - 4:04



« Le fond à gauche, dans mon lit, ce soir. Il est à croquer. » évidemment qu’il en faut toujours un, que c’est pas un véritable atelier si Auden ne part pas à la chasse, s’il n’en glisse pas un ou une dans ses filets. J’ai depuis longtemps arrêté de croire que j’avais la moindre autorité sur lui quand je n’en ai même pas pour mon propre fils, mais tout de même, l’espoir fait vivre qu’ils disent. « Peu importe ce que je peux dire c’est réglé déjà dans ta tête hm? Hm. »

Et il file de son côté, je file du mien. Y’a certains visages connus qui se dispersent dans l’atelier, des voix que je ne maîtrise pas encore totalement. Y’a des couleurs qui se mélangent mieux à d’autres, des traits qui s’assument, des crayons qui se cassent. Y’a tout un monde qui se crée lorsqu’on ferme la porte et qu’on ouvre les fenêtres, lorsqu’on éparpille les chevalets à travers la pièce en laissant les artistes jouer avec ce qu’ils aiment le plus, ce qu’ils détestent tout autant. Je n’ai jamais tenu à leur mettre des gabarits, j’ai toujours tenté de laisser le plus de latitude possible à l’horaire, ne jamais vraiment mettre d’heure de fin aux classes, les laissant profiter du terrain de jeu pour aussi longtemps qu’ils le désirent. Et aujourd’hui ne fait pas exception à la règle.

Terry et Auden sont partis depuis une bonne et généreuse poignée de minutes quand je le réalise enfin, me redressant sur mes jambes maladroites après être restée plus de temps qu’il n’en faut à discuter avec Charley, à gratter avec elle quelques croûtes qu’elle préférait laisser de côté mais que j’avais envie de peaufiner un peu avec elle. Mes ongles étaient déjà sales de toute façon, mon jeans pareil, c’est à se demander si mes cheveux ne sont pas de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel en permanence tellement mes mèches se retrouvent sollicitées sans même que je le réalise. Williams qui revient errer dans mon champ de vision, Terrence qui reprend sa place, c’est à peine subtil et je n’ai absolument pas mon mot à dire, mais mon coup d’œil volant vers l’associé – j’ai toujours un drôle de mélange d’émotions en moi lorsque je le qualifie comme tel – ne fait que confirmer à quel point je suis blasée que l’atelier lui serve de Tinder ambulant. Mais bon, il fait son boulot de recrutement ainsi, je fais le mien autrement.  

« Je... j'suis désolé. » mon sourcil se hausse, je fais un pas et un autre vers Terry, regardant avec un intérêt beaucoup trop égoïste son œuvre bien avant son visage. « Je vais nettoyer. » « C’est rien, j’ai déjà fait pire. » que je rassure d’emblée, secouant la tête de la négative sans pour autant quitter sa toile des yeux. « Tu es doué quand tu t’en donnes les moyens. » Auden qui arrive à ma suite, qui pique avec assurance, qui bombe le torse aussi, qui s’en donne les moyens. « T’es pas obligé de toujours parler autant si tu peins. T’as juste à utiliser tes mains au lieu de parler de ta vie à tout le monde. Tu créés ton propre monde, tes propres codes. Et en plus tu gagnes des thunes. » il y a un peu de sagesse dans ce qu’il apporte, et je m’en étonne moi-même, si ce n’est la façon arrogante dont il le statut qui me fait rouler des yeux, soupirer en silence. « Faut pas se fier à Auden. Il parle toujours autant, mais il peint aussi. » et mes paupières battent la mesure, et mon attention passe d’Auden à Terry la seconde qui suite. « Mais il a raison. Sur le monde, sur ton code. » pour une raison que j’ignore, j’affirme beaucoup plus bas la première partie de ma phrase que la seconde. « T’as pas besoin de t’excuser pour ce que tu crées. » et surtout lorsque c’est aussi poignant de vérité. My two cents.



    Light reflects from your shadow, it is more than I thought could exist. You move through the room like breathing was easy. If someone believed me, they would be as in love with you as I am. The things that no one else sees, and the end comes too soon.









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Terrence Oliver
Terrence Oliver
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PETIT PLUS : Gosse adopté d'origine Irlandaise, il est gaucher, agnostique et philanthrope. Il se considère comme étant le plus grand fan de la saga Harry Potter, joue du violoncelle, aime lire plus que tout, déteste le chocolat, a la phobie des chats et des hauteurs, manque cruellement de confiance en lui. Il n'a pas de télévision, technophobe sur les bords et écoute ses musiques sur une platine. Il est maladroit et insomniaque. Il peint et dessine énormément même s'il estime ne pas être doué.
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It laid shattered on the floor cause what's broken can't be whole anymore ≈ Freya#1Freya#2 (FB 2006)

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'Cause it's better to know lately this is nothing more than a ritual between me and you ≈ Léo#1 (FB 2018)Léo#3

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Message(#) Sujet: Re: How cold the tear can feel on warm skin (auden) How cold the tear can feel on warm skin  (auden) EmptyDim 15 Sep - 4:57



C'est la rage qui parle, c'est la haine qui lui déforme les traits à Terry, le corps en morceaux et le coeur en lambeaux. C'est le dégout qui fait bouger son bras, dirige ses mouvements, l'écoeurement qui lui donne l'énergie nécessaire pour empiler les couches de peinture les unes à côté des autres pour former ce dessin hideux qu'il déteste autant qu'il l'aime. Il se ment à lui-même, il le sait, quand il affirme et martèle avec aplomb que ce n'est pas à cause d'Auden qu'il est dans cet état mais il refuse farouchement de lui donner satisfaction, de lui laisser entrevoir la nausée qu'il a provoqué, alors il fait de la résistance. Tu veux t'attribuer le mérite de ce que je fais, te dire "c'est grâce à moi qu'il a peint ça le petit", mais non. Toi, tu m'as juste baisé dans les toilettes... ce que je ressens n'appartient qu'à moi. Mais là encore, il se ment parce que c'est exactement ce que lui a fait subir Auden qui le met dans cet état. Il se ment, mais il a tout de même l'honnêteté d'étaler la répugnance qu'il a pour lui-même, de s'être encore une fois laissé avoir, d'avoir cédé, d'avoir provoqué aussi parce qu'il ne sait pas faire autrement que de les attaquer, ces hommes affamés, dernier rempart quand il se sent acculé. Il ne sait pas fonctionner autrement que dans la soumission mais il lui reste cette petite part d'honneur. Ils ordonnent et il obéit, Terry, trop soumis, trop fatigué. Ils le malmènent mais il garde l'attaque comme seule défense, peut être parce qu'il attend désespérément qu'un jour quelqu'un ose lui dire  "moi j'veux pas ton cul".  Apparement, c'était pas pour aujourd'hui.

C'était bon, Auden? T'as pris ton pied alors que t'as bien vu que j'en avais pas envie ? Ca t'a fait quoi, à toi, de me pénétrer comme on entre avec fracas dans une maison sur le point de s'effondrer ? T'as jouit, Auden, je t'ai senti trembler dans mon dos. Pourquoi t'as jouit alors que je te plais même pas?  Que t'avais même pas envie toi non plus? T'es comme tous les autres au final... Tu peindrais quoi, toi, si tu devais laisser tes émotions s'exprimer? Tu es dégoûté de toi? De ce que tu m'as fait? Tu mettrais de la couleur à ton portrait ou tu le recouvrirait de noir? C'est ça qu'il se dit, Terry, quand il peint. C'est ça qu'il se demande alors qu'il agresse littéralement la toile et c'est presque aussi violent que ce qu'il a vécu quelques instant plus tôt contre le carrelage froid des toilettes de l'atelier. Et il se déteste, il se déteste, il se déteste et c'est dans un cri de douleur qu'il achève le tableau, le corps secoué de soubresauts et la respiration lourde. Tout le monde l'observe et il ne sait plus vraiment où se mettre quand il le réalise, Terry, pas habitué à ce qu'on le scrute dans un silence aussi pensant. Il tremble tandis que son regard se porte sur Auden qui fait se retourner tout le monde d'un claquement de langue. Les bras qui se croisent contre son torse il a l'air exaspéré et, intimidé, Terry ne dit rien, se contente d'essayer de reprendre un rythme cardiaque normal. Il a peur d'Auden, il doit bien se l'avouer, mais il pense que sous ses airs de parfait salopard il doit bien y avoir quelque chose, non? Y a quoi là-dessous, Auden? Tu caches quoi sous toutes ces couches d'amertume et cette fausse assurance? Mais il ne lui dit rien de tout ça, Terry, parce qu'il est destabilisé, fragilisé et qu'il sait qu'il ne sera jamais assez résistant pour aller gratter la surface de ce mec pour en découvrir le coeur. De toute façon, il n'en a pas envie. Il ne veut pas. Pas après ce qui s'est passé. C'est pas pour lui, il passe son tour.
Malgré tout, les yeux rivés sur sa toile et les mots d'excuses lancés machinalement il se surprend à aimer la sensation du lâché prise qui l'enlace dès lors qu'il peint. Il penche la tête à l'arrivée de Ginny et il l'observe, la trouve douce et sympathique. « C’est rien, j’ai déjà fait pire. » Première esquisse de sourire depuis qu'il est là, Terry et ça lui fait du bien. Il hausse les épaules amicalement et écoute Auden poursuivre, lui dire qu'il est doué quand il veut. « T’es pas obligé de toujours parler autant si tu peins. T’as juste à utiliser tes mains au lieu de parler de ta vie à tout le monde. Tu créés ton propre monde, tes propres codes. » Son sourire s'efface, à Terrence, et il se demande s'il est sérieux? Si c'est son propre monde et ses propres codes alors pourquoi il ne pourrait pas parler pendant qu'il peint? Si c'est son propre monde, pourquoi essaye t-il déjà d'en modifier les codes, Auden, et de les façonner en les calquant sur ses préférences à lui? Terrence prend ses mots comme une attaque malgré la bonne intention qu'il voulait peut être maladroitement y mettre et d'un coup, y a tous qui remonte, encore, trop fragile surement Terry, trop fatigué de s'entendre dire ce qu'il doit ou ne doit pas faire comme un enfant pas assez bien pour être à la hauteur de ce qu'on attend de lui. Ce qu'il entend au travers de ces mots, c'est qu'il est nul. Point. Qu'il a peut être peint un truc sympa, ouais, mais qu'il ne l'a pas fait comme il aurait fallu. « Et en plus tu gagnes des thunes. T'en dis quoi ? » Des tunes? Mais il s'en fout, des tunes! Ginny intervient avant qu'il ne puisse lui répondre et Terry fait un peu le ping pong entre l'un et l'autre, se sent épié par les autres de la salle, ne se sent surtout pas à sa place ici, là, tout de suite. Il a encore mal au ventre, derrière aussi, là où Auden est entré en lui et maintenant que l'énergie créative est retombée il se pose exactement la même question que lorsqu'il est arrivé. Qu'est ce que je fous là. « T’as pas besoin de t’excuser pour ce que tu crées. » Vraiment? Elle a peut être raison, Ginny, si douce et pleine de bonne volonté pour le rassurer. Mais il sait pas s'il est fait pour ça, Terry, tout pété et trop sensible pour assumer les paroles, le regard et les actes lourds d'Auden. Il inspire, lâche un grand souffle et tente un sourire mais c'est surtout une grimace qui déchire son visage triste. Je... Il relève son regard vert de jade contre celui, sombre, d'Auden et tente de garder contenance mais il voudrait juste fuir, se cacher, se faire du mal pour se punir d'être si nul. Nul d'avoir gâché peut être ses chances de se sentir bien ici. Il crispe les mâchoires et feint un sourire. C'est tous les dimanches, c'est bien ça? L'atelier, je veux dire. J'aimerais rester. J'ai envie d'apprendre. Je n'y connais rien du tout et j'ai besoin de.. Il fixe Auden ..créer mon propre monde, apparemment. Il sent que pour cette fois il ne pourra rester plus longtemps face aux yeux puissants d'Auden qui le fixent et ceux des autres qui le jugent. Alors il s'active, range, nettoie rapidement, met son sac autour de son torse et lance d'une voix un peu tremblante. Je.. j'suis désolé, exceptionnellement j'dois partir, j'étais venu pour me faire une petite idée et j'aime beaucoup. Si vous m'acceptez dans le groupe, je reviendrai la semaine prochaine. Gêné au possible et l'estomac en vrac, il baisse la tête avant de les regarder une dernière fois, de les saluer et de s'enfuir le pas rapide. Une fois dehors, il souffle fort puis inspire, s'allume un joint en pleine rue, les mains tremblantes et les larmes aux yeux. Il a fait bonne figure à l'intérieur, Terry, mais il a été ébranlé au plus profond par ce qui venait de se passer dans le silence des toilettes et désormais il n'y a plus personne à convaincre, il peut pleurer. Ses jambes le portent jusqu'à chez lui sans trip qu'il ne comprenne comme, claque la porte et s'effondre au sol, en larmes, les bras recroquevillés contre le torse. Il a encore fait de la merde. Il s'est encore laissé traiter et prendre comme de la merde et sans réfléchir il cherche dans ses tiroirs de quoi s'injecter directement dans la veine de quoi oublier. Oublier ses coups de reins, oublier ses yeux sombres, sa voix arrogante, ses mains sur lui. Allongé sur le tapis, les sanglots au fond des yeux, il espère qu'il ne sera pas là dimanche prochain, Auden. Ni aucun autre dimanche en vérité. Il espère, comme à chaque fois qu'un truc comme ça se produit, qu'il ne le reverra plus jamais...


Spoiler:
 




We are not alive
We are surviving  every time

Endless days of complaint
Forcing the light to our veins
Keeping the hope in our minds
One day life will be kind


:rainbow: :
 

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