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 people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b

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Charlie Villanelle
les grands idéaux
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ÂGE : 23 ans (21.02.1996)
SURNOM : Cha, Lie, Vi, ... rien de plus d'une syllabe. Un homme à part l'appelle "ma sirène".
STATUT : A promis son cœur à de beaux yeux bleus. Ne reste plus qu'à définir lesquels.
MÉTIER : Etudiante en dernière année de sciences politiques + Barmaid au Death before decaf depuis fin avril
LOGEMENT : Ses colis arrivent au #227 bayside, son coeur est perdu au milieu de l'Océan Indien et elle passe ses nuits sur le canapé de Léo au #10 fortitude valley.
is it better to speak or to die ?
POSTS : 2796 POINTS : 7360

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : allergique aux religions + fêtarde + lutte pour paix dans le monde, écologie, égalité H&F + parle anglais, français, espagnol, chinois + fan de Queen + hypersensible + besoin maladif d'être entourée + manipulable + naïve + adepte références à la culture pop et des pires choix possibles + ne connaît pas ses limites + finit toujours par faire du mal à ceux qu'elle aime
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : 36/∞ : street art festthomasstephen hpaola #2amélia #2 (fb)oliveryoko #2primrose #2raelynmatt #2josepharielfreya & arieljohn #10anyacaïnrehane (fb)finnleyléoniemicah (fb)stephen bpriam #2levi #2 (fantôme)terrenceheïana #3edgelullabylukà ☼ samuel ☼ cialeen

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You're the first one. When things turn out bad. You know I'll never be lonely. You're my only one. And I love the things. I really love the things that you do. Oh, you're my best friend alois & léoisaac, léo & clémentléo, clément & yokoléo #11


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I want to stand with you on a mountain. I want to bathe with you in the sea. I want to lay like this forever. Until the sky falls down on me. timlie #4


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We are the common folk. We live our lives to die alone. Share our beds when the nights get cold. (Still hate u tbh) karlie #2


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family matters.
cian #2cian #3 (fb)

RPs EN ATTENTE : lubya #2 ☼ amélia #3 ☼ asher #2 ☼ cade ☼ (léo & cian) ☼ (asher & owen)
RPs TERMINÉS : cf. fiche de liens
PSEUDO : kaelice
AVATAR : the queen in the north aka sophie turner
CRÉDITS : maxina mayfield (gifs) & antiope (avatar)
DC : Auden Williams, le trop con
INSCRIT LE : 30/03/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t23553-villanelle-a-hug-is-just-a-way-to-hide-your-face#956021 http://www.30yearsstillyoung.com/t23562-villanelle-we-live-in-trouble-times http://www.30yearsstillyoung.com/t23677-charlie-villanelle http://www.30yearsstillyoung.com/t23771-charlie-villanelle

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MessageSujet: people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b   people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b EmptyDim 7 Juil - 16:22


People are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand

@Stephen Beckett

La rousse reprend peu à peu goût à la vie, elle ose sortir en journée avec la seule idée en tête de se prélasser au soleil, elle ose lever les yeux au ciel et sentir les rayons de l’astre brûlant lui réchauffer le visage. Il reste encore quelques nuages dans sa vie, mais elle les souffles un à un avec toute la patience du monde. Ses amis sont là pour elle, son oncle l’est aussi et même Matt son patron s’y est mis aussi. Ils sont tous là pour elle, elle a enfin arrêté de pleurer et désormais elle avance la tête haute, fière d’être une femme libérée prête à affronter ce nouveau monde. Ses actions écologiques reprennent à nouveau place dans sa vie même si elle n’a pas réussi à rallier Léo à sa cause ce n’est pas grave. Yoko est occupée, Robin aussi, et tous ses amis pro-feuilles vertes aussi. Loin de la décourage, elle se conforte au contraire en se disant qu’elle sera obligée de rencontrer de nouvelles personnes. Si quelqu’un donne un peu de soi pour une journée à ramasser les mégots et autres détritus dans les rues c’est qu’il s’agit forcément de quelqu’un de bien. Lavée de tout hématome sur le visage et de toute contusion due à autre chose que son indécrottable maladresse, elle arpente joyeuse les rues de Redcliffe en direction de Grey Street. Le chemin est déjà tracé dans sa tête, son regard se perd donc de ci de là, tantôt sur le visage d’inconnus, tantôt sur les pavés cassés, tantôt sur les voitures et leurs conducteurs exaspérées. Peu importe, tout la fait sourire. Tout semble désormais avoir une saveur nouvelle, un parfum d’aventure, une effluve de bien être. Peut être que c’est réellement le cas ?
La foule de joyeux personnages s’amasse autour d’une même personne revêtant un magnifique gilet rouge fluo ; très fashion à Paris selon les dires. On leur explique le déroulé de la journée alors qu’il n’est que neuf heures du matin et qu’ils sont supposés arpenter les trottoirs jusqu’à trois heures de l’après midi au moins. Cette fois ci Charlie ne peut réprimer un rolling eyes mais elle se conforte en se disant que c’est pour la bonne cause et qu’après cette éprouvante journée elle pourra se perdre au fin fond du canapé de Léo et s’endormir devant Dark qu’elle aura regardé pour la cinquième fois sans rien comprendre. « Allez gros vas y, tu seras hyper sexy tu vas rendre toutes les filles folles de toi avec cet gilet ! » L’attention de Charlie a été perdue à jamais par l’organisatrice et son visage suit la source de tout ce vacarme. Un homme semble forcer un autre à rejoindre la mêlée et elle trouve leur duo amusant ; ils auraient pu venir tous les deux, ç’aurait été plus simple. La rousse ne les connaît ni d’Adam ni d’Eve mais qu’à cela ne tienne, elle se fait preux chevalier à ses heures perdues et plutôt que de défendre le pauvre âme elle va tenter de le rallier à sa cause avec les meilleurs arguments du monde. Cheveux au vent elle s’avance en sautillant presque, sourire sur les lèvres. « Venez tous les deux, vous serez à croquer dans ces gilets. En plus ils offrent le repas du midi. C'est à base de sandwiches de jambon et de fromage. Y’en a deux en fait, l’un qu’avec le jambon et l’autre qu’avec le fromage. Entre nous, c’est immangeable. Mais ! Vous allez vous tuer le dos toute la journée et remettre tous vos choix de ces vingt dernières années en question dans le but de sauver une petite tortue de l’intoxication. Ca vaut sûrement le coup, non ? » Tout son discours est basé sur du second degrés, son seul argument de vente reste son sourire à vrai dire. Elle espère qu’au moins un des deux cédera à la tentation car leur petit groupe a réellement besoin d’un peu plus de fidèles pour nettoyer les rues.



— are you drinking tonight ? if you are, can you talk me through this ? i guess i never felt so lonely and reckless. and i know you ain't no stranger to falling in time. that's the thing. i'm getting high but I'm so low all the time now. constantly scared of death, that someone'll find out. i'm still the fucked up kid that i was from the start.
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Stephen Beckett
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ÂGE : 31
SURNOM : Steph, Beck. Presque personne ne l'appelle Stephen.
STATUT : Papillon de nuit.
MÉTIER : Artiste paumé. Compositeur qui fait de la photo, griffonne, coud, imagine, et enchaine les commandes minables.
POSTS : 69 POINTS : 890

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : respire musique ¤ doit toujours créer quelque chose ¤ vit en surface, recherche le bonheur partout ¤ ne pense pas qu'il arrivera à quoi que ce soit ¤ sa famille sectaire l'a jeté à 16 ans ¤ s'extasie sur la beauté des choses et des êtres
RPs EN COURS : heïana | freya | charlie | yoko | noa |
leah
RPs EN ATTENTE : lene|léo
AVATAR : Gaspard Ulliel
DC : /
INSCRIT LE : 02/07/2019

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MessageSujet: Re: people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b   people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b EmptyDim 7 Juil - 19:26


Qu’est-ce qu’il foutait à Redcliffe à neuf heures du matin ? A l’origine, qu’était-il censé faire ? Il ne savait pas, il ne savait plus, il ne connaissait même plus son propre prénom à vrai dire. Tout ce dont il se souvenait, lorsqu’il avait encore un but, c’était qu’il slalomait entre les passants empressés jusqu’à se retrouver plongé jusqu’au cou dans un rassemblement dont il ne comprenait pas la nature. Et dont il comptait bien s’extirper rapidement, avant qu’un bras ne lui agrippe soudainement l’épaule. « Mec, me dis pas que tu vas rentrer décuver chez toi alors que la planète t’attend ? » Oula. Steph ne comprend pas trop ce qu’il lui arrive, outre le fait qu’il a apparemment une assez bonne tête d’insomnie pour avoir l’air de sortir d’une cuite. Vous faites erreur, je ne — ça fait déjà cinq minutes qu’il est planté là avec ce gars qu’il ne connait pas, et qui lui crie dans la tourmente une série d’arguments concernant le pourquoi du comment que l’inaction écologique de Stephen est à l’origine de la sixième extinction de masse et de la continuation impunie des industries les plus polluantes au monde. Soit. Steph se sent incapable de se dégager, un peu comme quand on lui fourre des prospectus à la sortie du métro et qu’il se retrouve à écouter un bénévole lui parler pendant un quart d’heure alors qu’il n’a pas les moyens de donner un seul dollar à l’association susdite. Il jette un regard à la dérobée, mais personne n’a l’air disposé à lui venir en aide, et à voir croitre la masse de gens autour de quelque chose qu’il ne distingue pas, il a l’impression d'être tombé dans un guet-apens. « Et les loutres ? t’as pensé aux loutres ? Tout le monde aime les loutres. Imagine quand elles disparaitront, et que ce sera notre faute ! » Il n’a pas le courage d’empêcher l’autre énergumène de lui montrer sur son téléphone son diaporama tout prêt contenant environ deux cents photos d’animaux en voie de disparition. Soudain, une silhouette se détache et semble venir vers eux — peut-être pour lui tendre une main amicale dans la tempête ? « Venez tous les deux, vous serez à croquer dans ces gilets. En plus ils offrent le repas du midi. C'est à base de sandwiches de jambon et de fromage. Y’en a deux en fait, l’un qu’avec le jambon et l’autre qu’avec le fromage. Entre nous, c’est immangeable. Mais ! Vous allez vous tuer le dos toute la journée et remettre tous vos choix de ces vingt dernières années en question dans le but de sauver une petite tortue de l’intoxication. Ça vaut sûrement le coup, non ? » Elle est dans leur équipe. Mais son discours improvisé arrache malgré lui un sourire à Steph en même temps qu’il bafouille un « Je… » Ni une, ni deux, l’autre énergumène lui fourre le fameux gilet dans les mains, lève le pouce en l’air en direction de l’inconnue et lui assène une bonne claque dans le dos (« Eh bah voilà ! ») avant de s’éloigner vers ce qui semble être le centre de tout ce mouvement. Et voilà comment en quelques minutes, Steph est passé d’une journée qui s’annonçait tout à fait solitaire et banale à une glorieuse campagne pour la survie de la biodiversité. Un peu déboussolé, il suit la jeune femme qui est son seul point de repère. « Je suppose que l’argument de la tortue a eu raison de moi, » souffle-t-il sans bien se rendre compte d’à quel point il est facile à embobiner. Une voix l’interrompt, il regarde autour de lui pour en trouver la source, et se rend compte que le groupe a vachement diminué de dimensions depuis. Il fait, en fait, partie des rares rescapés. « Allez allez les gars on donne tout, on commence à avancer, pas l’temps de nous reposer sur nos lauriers ! Les retardataires nous rejoindront en route ! J’veux plus voir un mégot ici, c’est clair ? »

Steph a la vague impression d’avoir vendu son âme pour une bataille dont il ne connaît pas les enjeux — quelqu’un lui fourre sans préavis un sac plastique dans les mains avec un regard entendu. Le mouvement se met en branle et les escadrons se déploient, bien décidés à tordre le cou à la pollution urbaine, dans la mince mesure de leurs moyens humains. Il n'aime pas vraiment parler de lui-même aux gens, mais après tout, c'est elle qui l'a entrainé là-dedans... « Ça vous arrive souvent, de décider que votre journée sera consacrée à ramasser les ordures de gens qui n’ont pas le courage d’avancer dix mètres plus loin pour trouver une poubelle ? » En disant cela, plus pour lui-même qu’autre chose à vrai dire, il se penche pour attraper une canette de bière vide et la jeter dans son sac. Il se dit intérieurement qu’il y a de fortes chances pour que la jeune femme soit là de son plein gré, contrairement à lui qui s’était inexplicablement laissé embarquer dans cette affaire, à grands coups de slogans chocs et de photos d’animaux adorables. Faut qu’il arrête d’être aussi influençable — enfin, c’est une bonne cause, Steph, encore heureux que ta gentillesse (…) ne t’ait pas menée dans un plan de dealers. Qu’est-ce qu’il pouvait être con... « Dites-moi que je suis pas le seul sur qui l’argument de la tortue a marché ? » Fait-il en riant, constatant qu’ils sont en fait très peu nombreux pour une si grande surface. A s’y pencher de plus près, il voyait se dessiner un long, long chemin de mégots à parcourir.

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MessageSujet: Re: people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b   people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b EmptyDim 7 Juil - 22:56


People are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand

@Stephen Beckett

Elle prend rapidement l’inconnu sous son aile en s’en voulant aussitôt de l’avoir attiré dans la gueule du loup. L’écologie reste un gentil loup qui se contente de vous mordiller la peau à vrai dire, mais peut être qu’il avait d’autres choses à faire aujourd’hui et qu’elle vient de lui asséner le coup de grâce avec sa gueule d’ange et son sourire communicatif. Elle aurait réellement pu se retrouver dans sa situation, à accepter on ne sait trop quoi parce que deux personnes l’y ont incité. Au moins il a gagné un gilet pour la journée, c’est … une bonne chose ? L’inconnu de l’organisation les laisse tous les deux et elle se contente d’un petit rire à la vue de son visage décontenancé. Non apparemment il n’avait pas prévu de sauver des tortues aujourd’hui. « Je suppose que l’argument de la tortue a eu raison de moi. » Alors qu’elle s’était déjà retournée dans le but de rejoindre le groupe elle lui lance un sourire en coin, amusée par sa répartie. « Moi qui pensais naïvement que les sandwichs étaient la meilleure partie du plaidoyer. » C’est de la faute de Nemo, tout le monde s’est pris d’affection pour les tortues aimablement défoncées dans leur courant marin et plus personne ne s’intéresse à la nourriture. Fichu Disney ! On dit souvent que l’important reste l’arrivée mais à vrai dire personne ne le pense jamais - pas même elle l’indécrottable utopiste ; le moyen d’y parvenir est tout aussi important. L’organisatrice tente de motiver la troupe à base de mini-menaces ce qui n’a absolument aucun effet sur la rousse mise à part la laisser se décrocher la mâchoire dans un monumental bâillement. Elle aurait sûrement dû y songer à deux fois avant de sortir la veille au soir et de rentrer au lever du soleil. Le sac en plastique qu’on lui tend lui rappelle pourquoi elle est venue aujourd’hui et qu’elle n’est pas légitime à se plaindre à cause de quelques heures de sommeil en moins. Oh Charlie et sa sensibilité à fleur de peau sont de retour dans la partie. « Ça vous arrive souvent, de décider que votre journée sera consacrée à ramasser les ordures de gens qui n’ont pas le courage d’avancer dix mètres plus loin pour trouver une poubelle ? » La jeune femme continue son chemin les yeux rivés sur le sol pendant quelques secondes avant de se rendre compte que ces paroles ci lui étaient adressées. Elle est trop jeune encore pour avoir l’habitude d’être vouvoyée et la remarque de l’inconnu la fait rire. Charlie l’aime bien décidément. Elle aime la manière dont il réfléchit même si cela un arrière goût de pessimisme bien trop prononcé à son goût. Le monde entier semble pessimiste aux yeux de la rousse il faut dire, tous ne sont pas aussi aveuglés par la beauté du monde et l’espoir au fond de leur coeur. Certains sont réalistes ; elle a encore beaucoup de mal avec ce terme. « Certains prévoient des sorties à DisneyWorld et moi c’est à Redcliffe, il en faut pour tous les goûts je crois. » Si ce n’est pas elle qui le fait elle doute que beaucoup se dévoueront pour prendre sa place à vrai dire. Elle a foi en l’humanité mais pas tant que ça. « A vrai dire je prévois ça après avoir mangé du foie gras, un mal pour un bien. » Qu’elle rigole en jetant un oeil à son interlocuteur à peine plus grand qu’elle. Il est drôle avec son gilet trop petit pour lui et sa mine déconfite. Pas drôle au sens de risible ; drôle au sens d’attachant. « Dites-moi que je suis pas le seul sur qui l’argument de la tortue a marché ? » Cette fois ci elle rigole gaiement parce qu’il semble réellement déçu d’avoir cédé à l’argument de la tortue. « Mes méthodes de manipulations dignes de Guantanamo n’ont été testées que sur toi, t’es le patient zéro désolée de te l’apprendre. » Hey, vaut mieux l’argument de la tortue que du waterboarding quand même ! Il n’a pas réellement une tête à se retrouver à Guantanamo. Qu’aurait il bien pu faire, rater la poubelle avec sa canette usagée ? Infester le seul être humain d’Australie avec, le seul qui n’ait pas pensé à faire son vaccin contre le tétanos ? Ok. Probable. Peu vraisemblable, mais probable quand même. « Tu sais, si t’avais d’autres choses à faire tu peux toujours t’enfuir en courant. Je suis sûre que si je saute haut et que j’écarte les mains je pourrais cacher … Au moins deux de tes jambes ! C’est un bon début quand même, non ? Sinon je simule une attaque de panique devant un mouchoir, c’est moins drôle et je garantie pas l'efficacité de mes talents de comédienne. » Elle aura tenu à peu près deux minutes avant de s’imaginer ses plans sur la comète.


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MessageSujet: Re: people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b   people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b EmptyLun 8 Juil - 21:10


Le léger délai de réponse permet à Stephen d’analyser rétrospectivement ce qu’il vient de dire : rien d’affligeant. Il est tout à fait normal pour lui de vouvoyer les gens qu’il ne connaît pas (même si en l’occurrence, il n’y avait pas besoin d’être un devin pour comprendre que la jeune femme était étudiante, ou dans ces eaux-là…). Peut-être pour ça qu’il passe pour un gars bizarre. A creuser. « Moi qui pensais naïvement que les sandwichs étaient la meilleure partie du plaidoyer. » C’est pas idiot, à y réfléchir à deux fois. C’est toujours un repas pas terrible économisé en échange d’un autre repas immonde. Mais son cœur a flanché pour la tortue. Egoïstement, ça l’arrangeait même qu’il n’y ait pas des centaines et des centaines de personnes avec eux : la foule l’angoissait. « Certains prévoient des sorties à DisneyWorld et moi c’est à Redcliffe, il en faut pour tous les goûts je crois. » Oh, Redcliffe, c’était grosso-modo Disneyworld, de loin : un parc d’attraction, une poignée de riches venus faire leurs emplettes pendant l’escale, beaucoup de bruit… Elle est marrante, avec ce courage de vingt ans à se lever pour les grandes causes sur lesquelles la majorité ferme les yeux. Pas de quoi lui filer un coup de vieux (même si objectivement le mode de vie de Stephen se rapproche plus des quarante que des vingt…), mais ça lui fait drôle. Changer le monde, ou même simplement s’engager pour quoi que ce soit, ça n’a jamais été du genre de Stephen, à quelque âge que ce soit. Il est trop dans sa bulle pour que tout le vacarme du dehors l’atteigne franchement. Au milieu de ce groupuscule d’apôtres prêts à dévouer leur journée à la sauvegarde de la propreté de Brisbane, il a l’impression de mettre le pied dans un autre univers — la réalité. Drôle de dimension… « A vrai dire je prévois ça après avoir mangé du foie gras, un mal pour un bien. » « On peut pas être sur tous les fronts à la fois, » il dit, réellement amusé par le caractère à la fois léger et déterminé de la jeune femme. S’il en faut peu pour culpabiliser Steph, une hypothétique consommation non-éthique de foie gras ne lui fait ni chaud ni froid — sûrement parce qu’il n’aime pas ça, mais c’est un détail. Végétarien ou carniste, peu importe lorsqu’on a pris l’habitude de manger industriel et pas cher. « Mes méthodes de manipulations dignes de Guantanamo n’ont été testées que sur toi, t’es le patient zéro désolée de te l’apprendre. » Il rit, se sent à moitié con. Si elle veut tester ses capacités de racolage écologique, elle est probablement tombée sur l’être humain le moins difficile du pays, en témoigne sa faible résistance à laisser l’écolo de tout à l’heure lui déballer son discours millimétré... « Je suis pas vraiment un indicateur fiable, je pourrais m’enrôler dans l’armée en signant un papier sans y faire attention », qu’il réplique sincèrement, en pensant au nombre de fois où son étourderie lui avait couté des plumes. « Tu sais, si t’avais d’autres choses à faire tu peux toujours t’enfuir en courant. Je suis sûre que si je saute haut et que j’écarte les mains je pourrais cacher … Au moins deux de tes jambes ! C’est un bon début quand même, non ? Sinon je simule une attaque de panique devant un mouchoir, c’est moins drôle et je garantie pas l'efficacité de mes talents de comédienne. » Reculer ? Non, il est trop tard maintenant. Même si l’image de la jeune femme se démenant pour cacher sa désertion est plutôt drôle, puisqu’ils n’ont pas plus de cinq centimètres de différence. Et puis — outre le fait que son quotidien était assez peu diversifié —, il faisait partie des gens qui se laissent un peu porter par ce qu’il leur arrive, sans broncher. Aller contre les évènements n’est pas dans sa nature. Et puis, il fait bien plaisir à au moins une personne, plus la silencieuse planète, en restant, n’est-ce pas ? Il hausse les épaules. « Maintenant que je suis là… » C’est aussi simple que ça. Une feuille, baladée par le vent. Une feuille de bonne volonté, mais une feuille quand même : plutôt insignifiante, au fond. « Ça me dérange pas, vraiment, » qu’il insiste comme pour la rassurer, même s’il ne sait pas trop dans quoi il met les pieds, ni pour combien de temps. Il aurait pu se faire kidnapper qu’il aurait été aussi coopératif, tiens. « Je suppose que si tout le monde faisait ça… » Il laisse sa phrase en suspens, beaucoup moins prolixe que la blonde. Après, si le monde est rempli de gens qui, comme toi Steph, n’ont pas vraiment les yeux rivés sur des idéaux mais plutôt sur le sol, pas étonnant que le rassemblement ne dévale pas les rues à coup de centaines de milliers de personnes… Il note son bâillement. Au vu de son âge, elle n’a pas dû passer une nuit fraiche et réparatrice. « Il est toujours temps de sauver le monde après une bonne fête, n’est-ce pas ? » Qu’il se permet avec un sourire en coin, pas le moins du monde ironique au sens mauvais du terme, à la fois compréhensif et narquois. Pas franchement un super-héros, le Steph, mais toujours intéressé par ce qui pousse les gens à se lever le matin. Parce que parfois, il en faut, des prétextes, des envies ou des illusions, pour que la journée commence…

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MessageSujet: Re: people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b   people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b EmptyMar 9 Juil - 12:35


People are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand

@Stephen Beckett

Ce n’est peut être pas si mal qu’elle ait enrôlé l’inconnu dans la joyeuse troupe puisqu’il prend admirablement bien le changement radical de plan de sa journée. Quoi qu’il ait prévu, cela semblait bien plus attrayant qu’une journée ramassage de déchets avec un gilet fluo. Enfin, ça c’était avant que Charlie ne décide qu’ils allaient passer la journée ensemble et qu’elle allait tenter de lui faire voir le bon côté de ces journées chronophages. Ceci dit, elle a sûrement épuisé son seul argument avec les tortues dès le début de la journée, elle devra donc se contenter d’une bose dose d’imagination couplée à de l’improvisation totale. « On peut pas être sur tous les fronts à la fois. » Il la fait sourire avec ses remarques simples mais si justes. Elle qui parle beaucoup pour rien dire à cause de cette peur lancinante du silence, du vide et de la solitude. Peut être que lui aussi en a peur, peut être pas, mais elle trouve sa façon de gérer les choses infiniment plus mature en tout cas. La jeune femme a le don de rencontrer de belles personnes par hasard, de rapidement se lier d’amitié avec, et de les garder gravitant autour d’elle sans ne jamais s’approcher trop près de son coeur. Seuls les salops y ont un accès direct, à croire que sinon la vie serait monotone. « Je suis pas vraiment un indicateur fiable, je pourrais m’enrôler dans l’armée en signant un papier sans y faire attention. » Cette fois ci elle rigole réellement, s’imaginant la scène devant les yeux. Elle rigole aussi parce que c’est réellement le genre de frasques qu’elle pourrait commettre sans s’en rendre compte, se retrouver sur un porte avion au beau milieu de l’océan quand bien même elle a le mal de mer. Quitte à se tromper, la rousse serait sûrement engagée pour des années de durs labeurs sur les océans, c’est certain. « Mon patron me dit toujours de lire les petites lignes en bas des contrats, mais entre nous c’est ennuyant. Un jour on se retrouvera sûrement dans l’armée contre notre gré alors ! » Ou peut être que ça lui plairait. Ou peut être pas. Quand ça parle orientation la petite rousse perd toute assurance, ne sachant pas réellement à quoi l'amènent toutes les langues étrangères qu’elle a apprise et toutes ces magouilles politiques du siècle présent, dernier, et de tous les autres avant. Au moins dans l’armée, toute chair à canon est bonne à prendre, peu importe qu’elle sache parler chinois ou dothraki. « Maintenant que je suis là … Ça me dérange pas, vraiment. Je suppose que si tout le monde faisait ça … » Elle sourit tout en gardant les yeux posés sur le sol, parce qu’il ressemble à un mélange de beaucoup de personnes que Charlie apprécie. Un Alois / Tim / Terrence plus âgé mais pas plus sûr de lui pour autant. Il ne cesse de se rabaisser alors qu’ils ne se côtoient que depuis quelques minutes à peine. Elle a envie de lui crier qu’il n’est pas tout le monde et qu’il apportera une énorme pierre à l’édifice maintenant qu’il a décidé de rester. Ca y est. Charlie vient de trouver son nouvel oisillon, et elle vient de s’autoproclamer sa sauveuse officielle (alors qu’entre les deux elle est sûrement la plus fucked up). « Si tout le monde faisait ça je n’aurais pas à me lever à sept heures un dimanche matin, et entre nous ma vie serait bien nulle sans toutes ces heures de sommeil à rattraper ! » Qu’elle tente à nouveau de rigoler, infiniment plus à l’aise dans le registre de l’ironie et du second degré plutôt que dans la réalité concrète des choses. Elle préfère balancer ce genre de phrases plutôt que de dire “oui en effet si tout le monde faisait ça cela ne tuerait pas un million et demi d’animaux chaque année”. Or, ça serait faire face à la réalité des choses et ce n’est pas la spécialité de la rousse. L’ironie, c’est bien aussi ; on s’y fait rapidement. « Il est toujours temps de sauver le monde après une bonne fête, n’est-ce pas ? » Seraient les cernes sous ses cernes, sa peau blanchâtre, ses bâillements à répétition ou bien sa démarche fantomatique qui l’auraient mis sur la piste d’une soirée alcoolisé ? Probable, en effet. « En effet, ce sont les backstages du métier dont les films se gardent bien de parler ! » Imaginez les Avengers faire une grosse fête, que tout le monde boive plus que de raison et que la Terre soit attaquée pile à ce moment ? Il faudrait encore une fois prier pour que Carol Denvers vienne leur sauver les fesses. Certes, Charlie n’est clairement pas au niveau des Avengers, mais il fallait une comparaison percutante. « Très bien mon compagnon de déchets, de sauvetage de tortue et de sandwichs immangeables ; heureuse de te connaître. Moi c’est Charlie. » Elle s’arrête enfin dans leur longue marche monotone et lui tend vigoureusement sa main, un sourire sur les lèvres et des yeux rieurs. « Profites-en pour la serrer maintenant, je risque de toucher tous les microbes de la Terre ensuite. » Ils leur ont donné des gants, certes, mais Charlie a déjà perdu les siens. Faute à leur arrêt de quelques secondes à peine, le groupe est désormais loin devant et eux délaissés à l’arrière. Heureusement ce que ce n’est une sortie scolaire au beau milieu d’une ville inconnue car la jeune femme aurait vite fait de se perdre. Relevant les épaules au ciel, elle se résout à prendre un autre chemin. Il y a bien assez de choses à ramasser pour s’autoriser une dispersion de l’équipe. « On se la joue Batman et Robin et on se débrouille seuls ? On aura qu’à retrouver des gilets moches et visibles à dix kilomètres quand t’en auras marre que je parle trop. » Nouveau sourire enfantin.


— are you drinking tonight ? if you are, can you talk me through this ? i guess i never felt so lonely and reckless. and i know you ain't no stranger to falling in time. that's the thing. i'm getting high but I'm so low all the time now. constantly scared of death, that someone'll find out. i'm still the fucked up kid that i was from the start.
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Stephen Beckett
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MessageSujet: Re: people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b   people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b EmptyJeu 11 Juil - 16:46


C'était quand même admirablement bien foutu, le hasard. Tout un tas d'atomes occupés à s'entrechoquer anarchiquement dans leur boite d'allumettes de monde, et il arrivait que la collision se révèle agréable. Pour le coup, Steph, en plus de ne pas savoir dire non, avait un amour fou pour Brisbane : c'était, outre les tortues, une facette de l'argumentaire écologique qui l'avait fait passer aussi rapidement de l'autre côté de la barrière. « Mon patron me dit toujours de lire les petites lignes en bas des contrats, mais entre nous c’est ennuyant. Un jour on se retrouvera sûrement dans l’armée contre notre gré alors ! » « Je pense que l’armée paierait plutôt pour qu’on ne s’y retrouve pas, mais soit, rendez-vous en caserne ! » Les petits caractères avaient sûrement été inventés pour des gens comme eux. Steph avait assez peu affaire à ce genre de papiers pour s’épargner de mauvaises surprises. Par contre, il avait bien remarqué les notices de médicaments indiquant, après quinze astérisques, que le remède a marché une fois sur quatorze dans le cadre de tests internes comprenant un échantillon représentatif de la population composé de trois salariés de l’entreprise. Pas de quoi s’en faire, donc : la santé est une priorité sociétale et non une question d’argent. « Si tout le monde faisait ça je n’aurais pas à me lever à sept heures un dimanche matin, et entre nous ma vie serait bien nulle sans toutes ces heures de sommeil à rattraper ! » Drôle de dimanche. Idéal pour une bonne et longue journée de repos passée à se prélasser dans des somptueux parcs de la ville… « On donne le jour du Seigneur et des lendemains difficiles à une bonne cause. Je trouve le sacrifice admirable. On dormira quand on brûlera en enfer ou qu’on comptera les nuages en haut, je suppose. » Ou quand on sera morts et bien enterrés, propulsés dans le vide, inexistants, privés de conscience, absolument disparus et destinés à nous effacer complètement de la mémoire de l’univers bien trop vaste pour nos esprits. Mais le trait d’humour devenait alors sensiblement sombre, quoique plus réaliste, et à défaut d’avoir un paysage idyllique aux effluves de rose sous les yeux, autant préserver un tant soit peu d’enthousiasme. « En effet, ce sont les backstages du métier dont les films se gardent bien de parler ! » Il aime bien cette idée de coulisses du monde réel. Tout cela est une vaste comédie : les employés de bureau, les ouvriers, les étudiants, les mômes, les artistes, les sourires, le small talk absurde ; c’est un jeu de masques qui tombent le soir, lorsqu’il n’y a plus aucun projecteur pour révéler votre visage fatigué, vos cernes et votre ennui. Et tout le monde trimballe cette maquette parfaite de lui-même avec soi pour cacher la grosse crevasse, celle qui gît derrière toute la bonne volonté et l’envie de vivre — crevasse qui est un tonneau des Danaïdes. Il ramasse une autre canette de bière. Décidément, d’autres que Charlie ont décidé de profiter de la vie avec un peu trop d’expansionnisme.

« Très bien mon compagnon de déchets, de sauvetage de tortue et de sandwichs immangeables ; heureuse de te connaître. Moi c’est Charlie. » Elle lui tend la main avec aplomb, il la serre amicalement. Les gens peuvent bien être des pantins soumis aux conventions, les manières de Charlie sont d’autant plus rafraichissantes. « Stephen. Steph, » qu’il répond du tac-au-tac. « Profites-en pour la serrer maintenant, je risque de toucher tous les microbes de la Terre ensuite. » Pas faux, il était peu probable que dans quelques heures ils soient aussi clinquants qu’à cet instant. D’ici la fin du nettoyage, ils commenceraient sûrement eux-mêmes à se métamorphoser en déchets, dans une lente et douloureuse mutation — mais toujours pour la gloire et la survie de la planète, alors on la ferme et on avance. Avancer ? Tiens, c’est vrai que les autres sont déjà loin. Il n’a même pas remarqué. Peut-être que cette sensation d’être en retard, ou tout du moins en décalage sur le reste du monde, fait partie de lui. C’est aussi un peu la peur primaire. Etre à la ramasse. Avoir laissé passer son heure. Le dernier bus pour la gloire est parti ! Reste plus qu’à trouver de quoi se distraire à l’arrêt, hein… jouer aux dés… remplir son sac…
« On se la joue Batman et Robin et on se débrouille seuls ? On aura qu’à retrouver des gilets moches et visibles à dix kilomètres quand t’en auras marre que je parle trop. » Il hoche la tête et rit à ses derniers mots. « Faut pas dire ça, si je réagis pas c’est que je préfère écouter que parler. » Il se sent en confiance, c’est assez rare avec quelqu’un qu’il ne connaît que depuis quelques minutes pour être souligné : alors il la prévient de ce qui déroute souvent les gens qui ne le connaissent pas, à savoir sa propension à avoir l’air inactif alors qu’il réfléchit profondément à ce qu’on lui dit. « Ou que je suis mort intérieurement. Mais bon, je suppose que tous les moyens sont bons pour nettoyer Brisbane.» Ajoute-t-il avec humour tandis que désormais, le groupe principal n’est plus à portée de vue. « D’ailleurs, Robin signale une porcherie à vingt mètres, » qu’il articule en plissant les yeux. Au pied d’une gouttière, c’est le paradis des immondices. Evidemment, la poubelle la plus proche n’est qu’à une vingtaine de mètres de l’endroit. Déprimant. La loi du moindre effort est encryptée dans l’ADN humain. « Tu— » pas trop tôt, mais bon, maintenant les présentations étaient faites… « —as d’autres projets pour enrôler les citadins pressés dans tes idées ? A voir comment ils nous regardent, on n’est pas des superhéros unanimes. » Ceux qui ne se contentent pas d’ignorer le trentenaire et l’étudiante leur jettent un coup d’œil à mi-chemin entre la pitié et l’ennui. Peut-être avaient-ils peur qu’ils leur sautent dessus, armés d’ordures et prospectus, pour gâcher leur dimanche, en bons bénévoles encombrants ? Dure vie de justiciers. Après, avec leurs gilets, ils passent difficilement inaperçus. Le soleil commence petit à petit à taper, et Steph ne compte déjà plus le nombre incommensurable de mégots que les gens laissent comme si ces vestiges de tabac faisaient partie intégrante du paysage urbain. « Tu ne veux pas un gant ? » Demande-t-il en remarquant que Charlie n’en a plus, disparu inexplicablement là où vont les objets célibataires et délaissés que les gens comme eux perdent à longueur de journée.

Spoiler:
 


           
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MessageSujet: Re: people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b   people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b EmptySam 13 Juil - 13:31



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@Stephen Beckett

Elle l’aime bien, cet inconnu. Il n’hésite pas à parler de tous les sujets, de passer du coq à l’âne sans jugement aucun. Enfin si, justement, ils jugent beaucoup tous les deux alors qu’ils ne se connaissent même pas. Toute l’humanité en prend pour son grade, de 7 à 77 ans. Même les morts ne semblent pas à l’abri de leur ironie emplie de vérité que personne n’ose s’avouer. « Je pense que l’armée paierait plutôt pour qu’on ne s’y retrouve pas, mais soit, rendez-vous en caserne ! » Elle ne le connaît pas assez pour émettre des hypothèses sur lui mais elle elle serait une bien piètre soldat. Elle n’écouterait pas les ordres donnés dans le seul but de les mettre à genoux, déjouerait leurs pseudo entraînements pas réellement réalistes pour créer un pseudo esprit d’équipe, transgresserait au moins dix règles par demie journée sans s’en rendre compte, … Ils auraient bien vite fait de la renvoyer chez elle en comprenant que ce n’est pas parce que son oncle a su s’assagir dans la Royal Navy qu’il en aurait forcément été de même pour elle, bien au contraire. Vouloir mettre les êtres humains plus bas que terre ne les rend pas tous dociles. Elle ne sera jamais un gentil poisson quelconque se contentant de suivre le cours des rivières et de vivre sa vie, elle sera à jamais un Ouananiche un brin têtu se forçant à nager à contre courant et à éviter les pattes griffues d’ours en tout genre. Le problème c’est que sa face d’ange laisse présager tout l’inverse, tout comme ses plans pour le futur bien rangés. Seul le présent lui échappe. « On pourrait sûrement lancer des paris sur notre durée de vie là bas. Je nous donne … une semaine. Ils croiront à un malentendu les cinq premiers jours et tenteront de nous tuer les deux derniers sûrement. » Si armée rime avec utilisation d’armes mortelles alors ils auraient bien vite fait de se prendre une balle perdue. Heureusement qu’ils ne vivent pas aux Etats Unis et que ici toutes les armes ont été retournées au gouvernement. Voilà au moins une bonne raison pour Villanelle de profondément aimer ce pays qu’elle aime tant détester. « On donne le jour du Seigneur et des lendemains difficiles à une bonne cause. Je trouve le sacrifice admirable. On dormira quand on brûlera en enfer ou qu’on comptera les nuages en haut, je suppose. » Le sourire de la jeune femme s’efface momentanément et ses yeux délaissent l’asphalte pour le visage de l’inconnu quelques instants. Elle cherche à savoir s’il est sérieux ou s’il s’agit encore d’une phrase à prendre au second degré. Elle n’en sait profondément rien. Cela ne la dérange pas que les gens puissent avoir l’espoir d’un Nirvana, d’un Paradis ou bien même de champs Elysées ; mais elle ne pensait pas que Stephen aurait pu croire à ces choses là. Finalement, le besoin irrationnel de tout savoir prend le dessus et elle le question sans jugement moral. « Tu crois à tout ça ? Au Paradis et à l’Enfer, peu importe le nom qu’on leur donne ? » Les seuls références qu’elle pourrait utiliser à propos du Paradis et de l’Enfer sont dans la mythologie grecque, elle a toujours détesté au plus haut point les religions occidentales, et seulement à peine détesté les orientales.
Une fois les présentations passées elle se sent profondément heureuse d’avoir trouvé son acolyte pour le reste de la journée, elle que la solitude ronge de l’intérieur. Elle aime bien son effacement et sa manière de penser, ses prises de paroles toujours courtes mais emplies de bon sens. Il est un homme posé et elle une gamine un peu trop en quête de sensations, mais leur duo semble assez bien fonctionner. Enfin, elle s’emballe. Ils ne vont pas devenir amis à la vie à la mort, il sera sûrement bien heureux de la quitter ce soir lorsque ses oreilles commenceront à siffler. « Faut pas dire ça, si je réagis pas c’est que je préfère écouter que parler. » Cette réponse correspond à l’image qu’elle commence peu à peu à se faire de lui, l’homme de l’ombre qui donne toutes les meilleures idées. Charlie a toujours trouvé plus respectables ceux qui prenaient le temps d’écouter et d’analyser chaque mot, ce qu’elle n’a jamais eu le courage de faire. Elle se contente de tenter de parler et analyser en même temps mais autant que vous dire qu’il s’agit d’un combat perdu d’avance. « Ou que je suis mort intérieurement. Mais bon, je suppose que tous les moyens sont bons pour nettoyer Brisbane. » D’accord, cette fois ci elle rigole aussitôt. Elle a une tête d’ange mais l’humour noir fait parti de son quotidien et cette pique ci était particulièrement bien placée. « D’ailleurs, Robin signale une porcherie à vingt mètres. » « En fait je t’aurais plutôt vu en Bat - … Ah ouais. » C’est vraiment un gros tas de merde. Pardon, les références aux dinosaures de la pop culture étaient obligées d’y passer. Seulement elle a réellement été choqué de l’amoncellement de déchets en plein milieu de la rue, et du fait que tout un chacun passe à côté sans que cela ne semble réellement les gêner. Pourquoi pas y ajouter un verre de Starbucks au final même, personne ne le remarquera. Tel Napoléon à la conquête du col du Grand Saint Bernard, la rousse avance vers les déchets d’un air triomphant. Alors qu’elle va seulement se contente de toucher toutes les saletés d’inconnus trop paresseux pour faire deux pas de plus mais bref passons, heureusement que ses vaccins contre le Tétanos sont à jour. « Tu as d’autres projets pour enrôler les citadins pressés dans tes idées ? A voir comment ils nous regardent, on n’est pas des superhéros unanimes. » La plupart des superhéros ne sont pas unanimes à vrai dire, Batman le premier vu qu’il met sa vengeance personnelle avant la sauvegarde de la file à peu près 105% du temps. « A part les appâter avec des bonbons, je t’avoue que je suis à court d’idées. Mes desseins maléfiques de nettoyage complet de Brisbane sont un peu mis à mal là. Mais vu qu’on est des superhéros en civil notre réputation de justicier n’a rien à craindre. » Peter Parker doit bien se faire gronder par ses professeurs à l’université lui aussi alors qu’il les sauve à peu près deux fois par semaine de la fin du monde quand même. « Tu ne veux pas un gant ? » La jeune femme répond d’abord doucement de la négative avec sa tête avant d’aller décrocher le sac plastique de la poubelle (totalement vide) la plus proche. Ils n’auront donc pas à faire d’incessants et inutiles allers retours. « Je trouvais ça stupide d’essayer de se la jouer écolo pour la journée et qu’on nous donne des gants et des sacs en plastique tout sauf recyclable. Je suis peut être seulement qu’une relou mais bon tu vois. » Il ne voit sûrement pas et oui, elle est une relou. D’autres questions à poser à la Robin en carton ? Alors qu’elle s’accroupit pour commencer à faire glisser les déchets un à un, un sourire nouveau revient prendre place sur son visage. « Bon ça commence à devenir déprimant ce que je dis, c’est nul. Tu fais quoi dans la vie ? Je veux connaître toute la vie secrète de Batman, c’est un rêve de gamine. Même si à vrai dire on connaît tous sa vie secrète, comme pour tous les superhéros … Mais bon bref, la tienne est sûrement bien plus réjouissante que lui tout seul dans son immense château ! »


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MessageSujet: Re: people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b   people are nothing but pawns on a chessboard led by an unknown hand | stephen b EmptySam 13 Juil - 19:03


Elle a du répondant, se prend au jeu, avec sa légèreté et son implication dans tout ce qu'elle dit, dans sa gestuelle aussi. « On pourrait sûrement lancer des paris sur notre durée de vie là bas. Je nous donne … une semaine. Ils croiront à un malentendu les cinq premiers jours et tenteront de nous tuer les deux derniers sûrement. » « C’est ça, mais on trouverait sûrement le moyen de tomber tous seuls dans un ravin ou quoi avant même qu’on nous retrouve. Parce qu’évidemment, on va déserter. » A vue d’œil, aucun d’eux n’avait la vocation militaire. Mais ça rassure un peu Stephen de se dire qu’il déserterait, qu’il aurait cette force, parce que c’était un peu un mensonge. En réalité, il attendrait peut-être passivement que la situation dégénère et qu’il se fasse jeter, ou qu’il meure. Restait à espérer que cette situation reste à l’état d’hypothèse fumeuse et que le choix ne se présente jamais. Charlie s’avance en conquérante vers les déchets : elle a cette manière absurdement géniale de prendre chaque action comme une étape monumentale vers un objectif glorieux. Lui qui n’a pas particulièrement cette patte de volonté dans ce qu’il fait, ça le laisse songeur. Il ne la connaît pas plus que ça, mais tous ces détails la rendent attachante, cette personnalité expressive, où transparaissent des brins d’autodérision mais aussi d’indécision. « Tu crois à tout ça ? Au Paradis et à l’Enfer, peu importe le nom qu’on leur donne ? » Elle a l’air inquiet, son sourire si communicatif disparaît, ça l’amuse. Il secoue la tête, hausse les épaules. « Le temps qu’on détermine si ça en vaut la peine, tout ça passera. C’est trop… abstrait. » Abstrait. C’est le seul mot qui lui vient pour exprimer l’espèce de silhouette fantomatique et vaporeuse qu’est devenue la spiritualité pour lui. Marrant de la part d’un gars qui passe seize heures sur vingt-quatre plongé dans ses pensées. Ces questionnements n’étaient pas propres à la jeunesse de Charlie : ils continueraient de l’ébranler jusqu’au bout. A elle de choisir si elle voulait trancher ou rester dans le vague… Le paradis et l’enfer. Le bien, le mal. Dans ce monde il ne les avait jamais vus. Il avait une répulsion naturelle à croire en quelque forme d’absolu que ce soit. Il ne voyait que du gris, des nuances, un peu d’obscurité dans les plus splendides lumières, et un infime chatoiement jusque dans la noirceur des limbes. Tout n’était qu’une valse-hésitation au moteur inconnu : l’entropie, un dieu, un hasard. Rien d’intemporel, rien de certain. Il a envie de dire que la seule chose en laquelle il croit, c’est l’art, et encore ce n’est pas une croyance, c’est un besoin presque physique, la seule chose qui lui paraisse échapper un tant soit peu au doute de l’existence. On avait passé la moitié de sa vie à lui enfoncer dans le crâne l’idée que son bonheur n’importait qu’à travers sa foi, qu’il n’était que l’instrument d’un gigantesque plan supra-humain, et que chacun de ses actes devait être déterminé pour aller dans la direction de ce ciel qu’il ne voyait pas. C’était une éducation qu’il n’arrivait pas à retranscrire en mots, peut-être parce qu’il ne s’en était jamais totalement détaché, et qu’à défaut de croire encore, il se pensait toujours inapte à accomplir quelque chose pour lui-même. « Pour faire court, pas vraiment. » Ça lui avait pris beaucoup de temps avant d’apprendre à dire ça, à formuler à l’oral cette rupture avec son passé. Mais là encore il ne savait pas dire non. Parce que non, ça effaçait tout. Non, c’était faire comme si ça avait toujours été le cas. D’ailleurs, c’était en arrivant à Brisbane — la grande ville — qu’il avait appris que les gens qui avaient fait la loi de sa vie passaient ici pour des fanatiques du porte-à-porte qu’il fallait esquiver sous peine de discours alarmistes ou de prospectus doucereux. Difficile d’expliquer que ces gens-là avaient été son seul modèle familial. Depuis le moment où les cadres stricts dans lesquels sa vie avait été confinée étaient tombés, l’univers de Stephen était devenu trouble et inconstant, comme si à partir de là plus rien ne pouvait se prétendre tout à fait réel, tout à fait juste, tout à fait crédible.

« En fait je t’aurais plutôt vu en Bat - … Ah ouais. » Lui qui avait eu la délicatesse de laisser le beau rôle à Charlie, voilà ce qu’il en était. Elle avait l’air beaucoup plus à même de porter le costume. Un peu jeune mais certainement plus déterminée. Il fallait des idées pour être un justicier. Après Heïana qui voulait faire de lui un Captain America, ça faisait beaucoup de personnes qui lui fourraient une cape entre les mains. Sauf que les responsabilités, il ne savait qu’en faire, alors il les gardait bêtement dans ses bras jusqu’à ce qu’elles tombent, jusqu’à ce qu’elles pourrissent, jusqu’à ce qu’on les lui reprenne avec un regard de reproche. « Je trouvais ça stupide d’essayer de se la jouer écolo pour la journée et qu’on nous donne des gants et des sacs en plastique tout sauf recyclable. Je suis peut être seulement qu’une relou mais bon tu vois. » La réflexion est pertinente ; la preuve, Stephen ne se l'est pas faite. « Manquerait plus que l’organisatrice de tout à l’heure brûle sa clope contre le mur et oublie son tri sélectif pour qu’on soit les seuls remparts de Gotham contre la pollution urbaine. » Le visage antipathique de cette femme à la voix étranglée lui revient vaguement. Elle doit être en train d’haranguer ses troupes, loin devant, sans pitié pour les oreilles agonisantes des passants. « Bon ça commence à devenir déprimant ce que je dis, c’est nul. Tu fais quoi dans la vie ? Je veux connaître toute la vie secrète de Batman, c’est un rêve de gamine. Même si à vrai dire on connaît tous sa vie secrète, comme pour tous les superhéros … Mais bon bref, la tienne est sûrement bien plus réjouissante que lui tout seul dans son immense château ! » Ah ? Dégageait-il autant de réussite que cela ? Sa vie était pourtant loin d’être des plus palpitantes — d’un point de vue extérieur, du moins. Socialement, Steph n’était pas quelqu’un qu’on pointe du doigt en se disant « voilà un homme qui a fait quelque chose ». Il avait trente ans passés, aucun diplôme, pas grand-chose à mettre sur un CV, des jobs minables entre deux commandes musicales. S’il avait vraiment du talent, les choses seraient radicalement différentes, n’est-ce pas ? Steph a beau passer la plupart de son temps à arracher des notes à ses instruments, il n’a pas conscience que c’est la seule voie qui pourrait lui permettre de faire quelque chose de sa vie. « Je fais de la musique, » qu’il répond pourtant, parce que c’est la seule chose qui soit fixe dans son existence. Les petits boulots passent, la passion pour la mélodie reste — mieux, elle le précède, elle passe avant sa personnalité. « J’ai viré Alfred quand j’ai déménagé de Gotham, et entre deux appels j’essaie de finir mes morceaux. » C’est sûr qu’un majordome serait superflu dans son appartement. « Mais si tu tiens vraiment à ce que je sois Batman, je peux te le vendre mieux. » A moitié moqueur, mais toujours bienveillant. Il fronce les sourcils, l’air tout à fait sérieux. « Disons que ce que je compose est en fait un ensemble de messages codés qu’à l’aide d’un protocole très sophistiqué, mes alliés sont capables de décrypter afin d’obtenir mes instructions. Le corps-à-corps et les combats, ça coute cher en effets spéciaux, alors je me tourne vers la coopération afin de tendre un guet-apens digne de ce nom au Joker. En parallèle, je planche sur un morceau qui me permettrait de l’endormir instantanément. » Pfiou. Décidément, quand Stephen décide de dire plus que trois mots, c’est pour raconter n’importe quoi avec un air absolument convaincu et nonchalant qui vous mettrait le doute. Pas mauvais acteur, pour un musicien fauché. Et cette mascarade lui permettait de passer rapidement sur l’ennui profond que représentait son quotidien d’un point de vue extérieur. Il a moins l'impression de parler à un enfant que d'en être un lui-même. Après, pas difficile de faire la conversation avec lui : il s'adapte à l'interlocuteur. « A part ça j’essaye de payer mon loyer avec des cours. Faut croire que même les héros n'ont pas de logements de fonction. » Conclut-il en guise de chute, se tournant vers la rousse. « Qu’est-ce que fait Robin dans la vie civile ? » Qu’il questionne sans forcer, un peu pour détourner l’attention de sa propre personne, aussi pour voir ce que cache Charlie sous ses aspirations idéalistes.

Spoiler:
 


           
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if you could see how it is in the space between this world and the other - looks like a strange dream i can't wake up from... so come and get me and meet my melancholy blues
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