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 STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong

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Freya Doherty
Freya Doherty
le jour et la nuit
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ÂGE : 27 years of valentine days.
SURNOM : don't you dare.
STATUT : lost in two blue stars.
MÉTIER : keeper of graves and thief of things.
LOGEMENT : between #6 and #36 at fortitude valley.
when people ask me stupid questions, it is my legal obligation to give a sarcastic remark.
POSTS : 14858 POINTS : 1135

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : bipolaire ≈ alcoolique refoulée ≈ famille dysfonctionnelle ≈ dessine ≈ gauchère ≈ a horreur des cigarettes ≈ adepte des sucettes et pâtisseries ≈ amatrice de café
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (21/10)

I’m almost never serious, and I’m always too serious. Too deep, too shallow. Too sensitive, too cold hearted. I’m like a collection of paradoxes.

STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  Tumblr_pwgdeylURj1qc17ifo3_r1_250
DOHERTYStogether, they would watch everything that was so carefully planned collapse, and they would smile at the beauty of destruction.wren 5/tobias 1

STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  7jlf
FRELIASeven if loving meant leaving, or solitude, or sorrow, love was worth every penny of its price.elias 3elias 4 (zombieland)

STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  86t3
TIMYAtenderness is a disinterested and generous love, that does not ask anything else to be understood and appreciated.tim 6

STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  Res9
JILLYAa sister can be seen as someone who is both ourselves and very much not ourselves a special kind of double.jill 3jill 4 (ua)

STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  9w88
FREYANCEyou can love them, forgive them, want good things for them but still move on without them.terrenceterrence 2 (fb)

finnleyalex/skystephen 2alexandreleonie (fantômeland) ∆ matthewquinnheïana 2kaneshay/lukàelyo/timsoheila #2 (email) ∆ lou/tobiasedge
RPs EN ATTENTE : eavan 2 ∆ malachi ∆ ariel 2 ∆ abel ∆ adèle 2 ∆ elias 5 ∆ lukà 3 ∆ isaac
RPs TERMINÉS : cf. fiche de liens
PSEUDO : cristalline.
AVATAR : lily james.
CRÉDITS : (avatar) me
DC : lizzie potter.
INSCRIT LE : 11/05/2019
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Message(#) Sujet: STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  EmptyMar 30 Juil - 3:23




C'était très divertissant, on s'est retrouvés coincés sur un balcon à cause d'une porte mal foutue et de gars bourrés. Vu que tout va bien je vais 'me faire foutre'. C’est fou comment de simples sms, de simples messages sur un cellulaire tout pourri peuvent vous foutre le moral dans les chaussures. Ou la tête à l’envers. Ou whatever. Des mots sur un écran tactile que peuvent être effacés, supprimés, balayés d’un revers de doigt, du pouce qui appuie sur la petite corbeille. C’est pratique, c’est simple, c’est clair, c’est efficace.

Pourquoi elle ne l’a pas fait, alors ?
Pourquoi elle se retrouve à lire ces fichus messages encore et encore en plein milieu de la nuit ?

Freya ne sait pas pourquoi elle fait un tel blocage. Est-ce que ce sont vraiment les mots qui la titillent, qui l’intriguent, qui la poussent à vouloir en connaître le sens caché (même s’il n’y en a pas) ? Ou est-ce que c’est à cause de la personne qui les a envoyé, une personne qu’elle a l’impression de revoir venir la hanter après des années de silence ?

Le passé revient toujours vous bouffer le cul, c’est bien connu.
Et ce n’est pas Freya Doherty qui vous dira le contraire.

Frustration de ne pas pouvoir replacer exactement cette soirée dans sa tête. Exaspération vis-à-vis d’elle-même, de ne pas pouvoir se contrôler, se rappeler, se souvenir. Impatience vis-à-vis de Stephen, qui finalement se retrouve avec deux pions d’avance sur elle. Il n’est pas un putain d’ivrogne, lui. Il avait les esprits clairs, il a su se contrôler, il est reparti sur ses deux pattes bien droit. Et surtout, il a des pièces d’un puzzle qu’elle n’arrive pas à finir.

Il lui faut ses pièces.
Le plus tôt sera le mieux.

Une fois la tête qui se torture de la sorte, il est impossible à Freya de ne pas s’y laisser couler. Se prendre la tête est une de ses spécialités, même quand elle affirme qu’elle s’en bat l’œil du monde qui tourne autour d’elle. A vrai dire, Doherty est la première à conserver et à chérir tout ce qui ne va pas dans son entourage. Elle cumule, elle les note dans un coin et elle les ressort pour faire mal, ou pour faire réagir. Souvent elle blesse, parfois elle s’en prend une en retour. Elle a l’habitude. Les Doherty peuvent être d’une honnêteté affligeante et froide, ne sachant pas arrondir les angles. Ils sont brutes de corps et d’esprit. On ne peut pas attendre mieux d’eux que le simple rudimentaire, la base de l’espèce humain.

(Des excuses sous forme de belles conneries, tout ça, hein.)

Freya n’arrive pas à dormir, de toute façon. Elle a voulu se foutre au lit à une heure raisonnable, pour une fois que son jumeau le lui permettait. Mais c’est peine perdu pense-t-elle alors qu’elle tourne pour la énième fois. Elle a les cernes qui se creusent suite aux derniers jours accumulés avec peu d’heure de sommeil. Et pourtant, préoccupée comme elle l’est, distraite par autre chose que sa fatigue, elle ne la ressent pas. Freya tient son énergie à bout de doigt mais elle est là. Son corps fait ce qu’il désire et à ce moment, ce n’est pas celui de vouloir se reposer.

Freya se met alors à errer comme une putain d’âme en peine à travers l’appartement. Son jumeau s’est sauvé – que grand bien lui fasse. Son téléphone en main, c’est sur sa conversation avec Stephen qu’elle s’est arrêtée. Même si conversation est un bien grand mot. Elle n’a pas donné suite. Il a eu le dernier mot et ça, franchement, elle a dû mal à l’accepter. C’est stupide, c’est con, c’est tellement futile… Et pourtant, c’est le genre de détail que Freya va rester bloquée dessus pendant des heures et des jours.

Sûrement son côté chienne qui ne lâche pas son os qui ressort.

Du coup, elle tente le tout pour le tout. Elle ne sait pas s’il est chez lui. Elle ne sait même pas s’il habite toujours là il habitait quand ils se sont connus. Elle espère que non (il sera de nouveau perdu dans la nature de Brisbane. Pour de bon. Elle pourra supprimer définitivement son numéro de reprendre le cours normal de sa petite existence.). Elle espère que oui (comme un bâton que l’on donne pour se faire battre, elle veut le revoir. Parce qu’elle ne se rappelle plus de leur dernière rencontre, que ça la frustre et qu’aussi, ça serait ultra embêtant de sonner chez des inconnus à minuit le soir).

#69. Chiffre qui ne manquait jamais de la faire rire à l’époque. Combien de blagues salaces elle a pu lui faire avec ce simple chiffre ? Nope, n’y penses pas, t’es pas là pour ça. Pas pour ce genre de souvenirs. Qu’est-ce qu’elle est venue foutre ici, déjà ? Marche arrière, rebrousse chemin, t’as rien à foutre là. Non, il faut le revoir, il faut parler, il faut il faut il faut… La main se lève et tape à la porte. Il faut être poli. Il serait capable de ne pas lui ouvrir sinon. Et s’il n’est pas là ? Putain, bordel, fais chier, c’est pas raisonnable…

Trop tard.

« Faut qu'on cause., dit-elle tout simplement en levant son téléphone. »

Spoiler:
 



    ••• grain of sand •••
    the chemicals inside my brain never let me feel the pain. pushing me to see the truth. my heart is like a hand grenade pull the pin and detonate


Dernière édition par Freya Doherty le Mer 21 Aoû - 19:52, édité 2 fois
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Stephen Beckett
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ÂGE : 31 (30.06.88)
SURNOM : Steph, Beck. Presque personne ne l'appelle Stephen. 'Uncle Beck' pour Emma, la tite môme de Soheila. Faites confiance à votre imagination.
STATUT : Terrifié.
MÉTIER : Artiste paumé. Compositeur qui fait de la photo, griffonne, coud, imagine, et enchaine les commandes minables. Donne des cours. Collabore avec la Northlight Theater Company depuis peu, mais effrayé par un engagement sérieux.
LOGEMENT : Fortitude Valley #69.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : respire par et pour la musique ¤ doit toujours créer quelque chose ¤ vit en surface, recherche le bonheur partout ¤ ne pense pas qu'il arrivera à quoi que ce soit ¤ sa famille sectaire l'a jeté à 16 ans ¤ s'extasie sur la beauté des choses et des êtres ¤ maladivement phobique des cris ¤ n'aime pas être mis en lumière ¤ hésitation est son deuxième prénom ¤ ne pense pas à lui-même.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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leah | léo | robin (fb) | thomas (zombie) | freya 2 | terrence (fb) | soheila 2
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lullaby

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fucking things up before they even happen
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Message(#) Sujet: Re: STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  EmptyMar 30 Juil - 8:04



Une journée ennuyeuse, quatre heures à donner des cours de violon à deux frères qui manifestement s’intéressaient beaucoup moins à la musique qu’aux mille manières qu’ils avaient de saboter l’investissement de leur mère. Deux à Redcliffe pour les mêmes raisons, où les parents de l’adolescente se jetaient des injures sur fond de gammes mélodiques. Encore des transports, le visage des gens qui leur tombait jusqu’au menton à force de fatigue et de lassitude, les vieux qui prennent le bus pour se promener, les jeunes qui voudraient bien qu’il fonce dans un mur. Puis retour au bercail. Les heures étaient passées dans une effrayante monotonie. Il n’avait rien fait, il n’avait presque pas bougé depuis. Il ne se sentait capable d’aucun contact social, pas plus qu’il n’avait l’envie de se torturer l’esprit sur un instrument, de dormir, de s’alimenter. Il fixe le plafond, attendant un signe, une étoile, la fin du monde. Le temps lui fout les jetons, à bouger ses aiguilles mécaniques tandis qu’il semble s’enliser dans une sourde déprime sans cause particulière. Un blues habituel. Ça passera. Ça doit passer.
Des coups sur la porte le font immédiatement revenir à la réalité. Serait-ce l’apocalypse qui vient le délivrer du temps ? Un coup d’œil furtif sur l’heure — minuit passé. Et il n’attendait personne pour troubler sa solitude. Il ferait sans doute mieux d’ignorer, si c’était pour rendre service aux voisins du deuxième qui ne savent pas utiliser leur panneau électrique. Il se lève avec lenteur, émergeant de la torpeur de ses pensées. Il fait nuit noire et il se rend compte seulement maintenant qu’il s’est laissé envahir par l’obscurité, alors sa main fébrile va chercher l’interrupteur pour illuminer l’appartement désordonné. Il s’approche de la porte, poussé par la curiosité, et s’apprête à ouvrir sans retenue, mais une voix lui dit de regarder avant — il serait dommage qu’il se fasse poignarder par un fou furieux simplement parce qu’il a eu l’idiotie de ne pas vérifier quelle gueule avait l’audace de sonner chez les gens à une heure pareille. Alors il colle machinalement son œil au judas. Qui pouvait bien venir vous traquer jusqu’à minuit pour gâcher sa soirée — qui ne s’annonçait déjà pas des plus mémorables ? Qui venait sonner le glas pour lui signifier que cette journée était officiellement terminée, qu’il pouvait entamer une autre page, peut-être pire, mais neuve ? L’inconvenance a les traits de Freya Doherty, et il se glace complètement. Cette figure familière — la dernière qu’il aurait pensé trouver là — ne lui donne clairement pas envie d’ouvrir. Elle pouvait bien attendre un peu, longtemps, toujours, se barrer, et il sauverait de l’énergie. Peut-être même qu’elle était ivre, et qu’elle avait trouvé le moyen de pousser le vice de rappeler ses ex jusqu’à sonner chez eux, histoire de rire un bon coup. Sauf qu’il n’y avait rien de drôle dans cette situation, pas plus qu’en celle du balcon, de laquelle il pensait enfin avoir réussi à détourner son esprit. Elle ne se souvenait de rien, et lui finirait par oublier. Pourquoi fallait-il qu’elle l’empêche de fermer cette porte à jamais ? « Faut qu’on cause. » Et elle levait le téléphone. Alors elle venait bien lui demander des comptes. Franchement, il s’en fout, mais il ouvre. Reste quelques secondes à la dévisager, espérant peut-être qu’elle s’évaporerait, que ce n’était qu’un test ; mais elle est là, en chair et en os, à minuit, venue provoquer le destin en duel. Et lui acceptait l’invitation. Il ouvrait par dépit. Par politesse peut-être. Pour mieux se décevoir une fois qu’il aurait vu que c’était le mauvais choix. « Je t’en prie, ne reste pas sur le palier. » Il s’écarte pour lui laisser le passage, se fait violence pour ne pas ajouter un tu connais la maison qui sonnerait franchement mal. Elle retrouverait un environnement familier. Même piano duquel elle lui avait bien fait sentir sa haine l’autre jour, même chaos artistique dans tous les coins, feuilles, partitions, crayons, fusains, désespoir. Même canapé qu’il débarrasse rapidement, une fois que Freya aurait l’idée de s’installer de manière civilisée. La pensée de lui proposer quelque chose ne lui vient même pas en tête. Qu’elle se serve. Il réfléchit simplement à ce qu’elle veut qu’il lui dise. Avait-elle été à ce point torturée par le bref échange qui avait clôturé leurs retrouvailles ?

Il se tourne finalement vers elle, l’expression neutre, essayant de faire abstraction du fait que tout en lui regrettait déjà de l’avoir laissée entrer. Il ne voulait pas suivre son regard accusateur sur chaque objet marqué d’un souvenir — regard qui tomberait finalement sur lui. Il ne se sentait d’entendre aucune remarque. Voilà pourquoi il coupe court à l’hésitation. « Je suis désolé que tu aies fait ce chemin, mais il n’y a rien à dire. » Rien de plus que ce que contenait son message. C’est bon. Il fait table rase ; il épargne à Freya de se poser trop de questions, et il s’épargne lui-même de replonger dans des évènements hors de contrôle. A quoi ça l’avancerait, de connaître la teneur de leur agréable discussion — dites dialogue de sourds — philosophique sur le bonheur et le temps qui passe mais ne change rien ? Le bilan, il était simple, dans la bouche d’une Freya ivre : elle n’avait pas besoin de lui, aucune envie de lui pardonner, toujours aussi colérique, toujours aussi têtue… à quoi ça l’avancerait de savoir qu’elle avait fini par substituer ses lèvres aux mots acerbes, admettant ainsi que ses convictions de façade étaient vite balayées par l’alcool et par la détresse ? Elle lui poserait des questions auxquelles il n'avait que de mauvaises réponses. Évidemment qu’il lui en voulait, même si dans l’histoire il resterait probablement un ‘pauvre connard’, selon les mots de la brune. Il lui en voulait de forcer la serrure, de revenir ici, de le placer dans la même situation que sur ce balcon, de l’obliger à repenser aux mots qu’il avait dits, pesés, chargés de tout ce qu’il avait de sincérité et de bonne foi afin de sortir de ce cycle infernal, les mots qu’elle n’avait pas eu de mal à lui renvoyer à la gueule. Ça la surprendrait, mais il n’avait aucune envie de retenter l’expérience. Mais après tout, il avait ouvert la porte. Trop tard.


Spoiler:
 


           
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I have my freedom, but I don't have much time Faith has been broken, tears must be cried... Let's do some living after we die Wild, wild horses, we'll ride them some day
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Message(#) Sujet: Re: STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  EmptyMer 31 Juil - 20:49




« Je suis désolé que tu aies fait ce chemin, mais il n’y a rien à dire. » Freya se faufile dans l’appartement, qui est resté dans son jus. Rien n’a vraiment changé de place. Il y a toujours autant de désordre, toujours ce piano cloué au même endroit. Fameux piano qui a vu s’éveiller les premiers troubles, les premières tentatives, les effleurements à répétition – il ne faisait que la guider – les premières brides d’une passion sous l’apparence d’un pansement. Venir ici a commencé par être une contrainte et a fini par être une fuite.

Et pourtant, Doherty ne peut s’empêcher d’avoir le cœur qui gonfle en balayant la pièce du regard.
Tout pour retarder le moment où elle devrait justifier sa présence à l’habitant des lieux.

Regain de souffle, prise de courage, saut dans le vide. « J'veux qu'on en finisse une fois pour toute, Stephen. C'est moi agitant le drapeau blanc, là. » C'est ce qu'elle aurait dû faire il y a 8 ans déjà. Elle aurait dû revenir vers lui pour le laisser s'expliquer. Au final, un verre, ce n'est pas grand chose. Mais sur le moment et pour la gamine de 19 ans qu'elle était, c'était tout. Elle revenait d'une longue période de souffrance et Stephen le savait. Il était supposé être sa thérapie et non la source de nouveaux maux. Alors forcément elle avait claqué sa porte sans un regard en arrière, ce qui a symbolisé jusqu'à présent une rupture en suspens. Bien sûr, on ne fait pas de fumée sans feu. De surcroît, la dispute qui a précédé ce départ fut un signe que le vent changeait de direction. Fini le soleil et la douceur des premiers temps, on passe à l'étape cruciale où chacun dévoile ce que l'autre n'avait pas vu. Les nuages avaient fini par s'entasser et une mini tempête en a découlé. 

Un verre. Un putain de verre avait eu raison de leur relation. Parce qu'il ne s'est pas contrôlé. Parce qu'elle n'a pas voulu qu'il s'explique. 
Parce qu’elle a été têtue et surtout blessée. Pas physiquement mais psychologiquement.
Les images de son père violent lors de son enfance sont remontées à la surface et il était hors de question qu'elle prenne un risque qu'elle a déjà failli courir en étant gamine. A 19 ans, elle n'était pas rationnelle, elle était en morceaux, brisée par son père, trahie par son premier amant et en quête perpétuelle d'elle même et de son équilibre. Stephen devait être un remède contre un mal qu’elle ne connaissait pas. Il était supposé donner un ordre à son esprit, du rangement dans ses émotions, du contrôle dans ses veines. La musique aurait dû l’apaiser, la calmer, lui faire prendre du recul. C’est bien connu, les mélodies apaisent le cœur et adoucissent la tête.

Mais ça, c’est avant de se laisser séduire par son professeur.
Ce même professeur qui se tient devant elle et dont elle vient envahir le territoire sans crier garde.

« J'me rappelle pas de c'que j'ai pu dire ou faire sur c'balcon. Ça m'surprend déjà assez qu'aucun de nous deux n'soit passé par dessus bord. » Doherty a visiblement ramené son humour avec elle. Pour une fois qu'elle n'est pas bourré et qu'elle a tout sa conscience.  Stephen devrait en être satisfait, lui qui a toujours eu horreur quand elle buvait, déjà à l’époque. Il a fait parti de ceux qui ont essayé de faire arrêter la bouteille. Et il aurait presque pu réussir. Mais il a perdu patience entre temps et Freya est tombée encore plus bas, plus profondément dans son vice. 

La jeune femme reste plantée en plein milieu parce qu’elle a l’impression d’être une gamine.
Une gamine fautive qui a fait une bêtise et qui viendrait presque s’excuser.
Mais ce n’est pas vraiment dans ses cordes, les excuses.

(C’est ça, tu mettras ça sur le compte de l’alcool, hein.)

« Je- » Oui ? Qu’est-ce que je veux dire ? Parle, exprime toi, tes pieds t’ont amené ici, arrête de te stopper. Fonce, dans le mur ou dans le vide, qu’importe, le résultat reste le même. Tu tomberas, tu fractureras le crâne. Toujours ce regard bleu hypnotisant pour te déstabiliser, rempli de lassitude et de dédain. Culpabilité dans les veines mais incapable de dire les mots qu’il faut parce que tu ne sais pas lesquels sont les justes. Par hasard t’as atterri ici et c’est comme ci tu te réveilles, béante et ignare. Impossible de partir, plus de marche arrière possible. Assume, affronte et confronte. « J’veux juste que tu saches que…, respire, inspire, les mots brûlent le palais, au fond du gosier ils veulent sortir. Que tu t’rendes compte que ton message, ça a été comme une claque dans la gueule. Tu disparais pendant huit ans d’ma vie et tu reviens avec- Avec un message me demandant si j’suis bien rentrée. » Ils resteront à jamais plongés dans le néant, ces mots que tu refuses de dire. Tant pis, on passera à autre chose. « Visiblement, j’étais bien torchée la nuit où on s’est revu parce que c’est l’trou noir mais... » Pourquoi tes yeux me hantent toujours ? Pourquoi des flashs de notre relation sont apparus dans mes nuits ? La page non tournée, il faut avancer, mais quelque chose ne veut pas. La porte est encore ouverte, à moitié, entrebâillée. Il faut la fermer ou l’ouvrir définitivement, l’un ou l’autre, pas d’autre choix. « Ce n’était pas qu’une histoire de verre brisée, Stephen. Tu l’sais, pas vrai ? » Cassées, ébréchées, vidées ont été les paroles qu'ils se sont balancées.

Pas de larmes, pas de crise. Pas d’alcool, pas d’excès. Pas de surplus, pas de masque.
Il y a juste Freya et son regard chocolat, plantée au milieu de la pièce comme l’étrangère qu’elle se sent.



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Message(#) Sujet: Re: STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  EmptyMer 31 Juil - 23:29


« J'veux qu'on en finisse une fois pour toute, Stephen. C'est moi agitant le drapeau blanc, là. » Ah oui ? Sauf que c’est hors des règles ça, et que c’est très tard. D'ailleurs il ne sait même plus pourquoi il se bat. « J'me rappelle pas de c'que j'ai pu dire ou faire sur c'balcon. Ça m'surprend déjà assez qu'aucun de nous deux n'soit passé par dessus bord. » Si elle savait… « Je- » Elle hésite, mais il ne vient pas la secourir. Il la regarde simplement. Calmement. Il attend. « Tu disparais pendant huit ans d’ma vie et tu reviens avec- Avec un message me demandant si j’suis bien rentrée. » Simple politesse. Vestiges de quelque chose auquel il n’a plus l’accès, à cause d’une fraction de seconde, celle qu’il lui a fallu pour agripper ce qui lui passait sous la main et le lancer vers celle qui avait pris assez d’importance à ses yeux pour qu’il parvienne enfin à s’impliquer — pour le meilleur et, effectivement, jamais l’un sans l’autre, pour le pire. Il ne pensait honnêtement pas que son message aurait un tel effet — ou alors tu mens, Doherty, dans quel but ? Me soutirer quoi encore ?
« Visiblement, j’étais bien torchée la nuit où on s’est revu parce que c’est l’trou noir mais... » Hésite. Hésite encore. Vois ce que ça fait. « Ce n’était pas qu’une histoire de verre brisé, Stephen. Tu l’sais, pas vrai ? » Il redresse soudain la tête, hausse les épaules, croise les bras. Non, je ne sais pas, non. Voilà les mots qu’il pense tellement fort qu’elle aimerait qu’elle les voie, en lettres de glace dans l’air qui les sépare — l’air, le balcon, tant d’autres choses. Pas qu’une histoire de verre brisé. Elle voudrait la lui réapprendre, l’histoire ? Ça n’est pas qu’une histoire de verre brisé, mais le verre brisé, il en a encore sous la peau, il en a partout, il en sème derrière lui. Le verre brisé, c’était la peur qui ne l’avait jamais quitté depuis ; celle que tout ce qu’il voudrait construire de fort déboucherait sur une violence. Et pourquoi pas, que cette dernière augmenterait avec la solidité des liens. Elle aurait pu l’absoudre à temps, rompre le sceau. Mais le verre était toujours dans sa main. Prêt à être balancé sur les êtres qui l’aimaient (ou qui pensaient l’aimer, parce que franchement, quelle idée). « Très bien. » Il ne sait pas à quelle phrase il répond exactement. Peu importe. « J’ai passé vingt minutes — plus, moins, aucune idée… — à essayer d’en finir. J’ai compris ce qu’il y avait à comprendre. Ça va peut-être t’étonner, mais je n’ai pas envie de redire ce que j’ai pu dire là-bas. » Ou plutôt, il n’en avait pas la capacité. Et quelque part, le fait qu’elle osait ne pas se souvenir lui faisait l’effet d’une humiliation. Elle ne se souvenait pas qu’il s’était ouvert en deux pour tenter de trouver une issue à un problème qui leur pesait depuis 8 ans. Elle ne se souvenait pas qu’il lui avait tout dit, tout ce qu’il y avait à dire, toute la vérité : qu’elle méritait mieux, qu’il avait le plus sincèrement du monde espéré son bien, qu’il ferait n’importe quoi pour réparer cette erreur. Est-ce qu’elle peut lire ces mots dans ses yeux ? ‘Le résultat est que tu m’as brisé l’coeur et ça, j’pourrai jamais t’le pardonner.’ ‘Peut-être que si t’avais accepté de me revoir une fois… J’aurais été prêt à n’importe quoi pour recoller. Recoller tout… le passé… le présent…’ ‘Mais quoi ? Vas-y, vas au bout de ta pensée. Mais c’est d’ma faute que je sois pas revenue en courant ?’ Les phrases sont là, complètes, visuellement plus présentes que l’ombre de Freya qui est dans son appartement. Il avait joué toutes les cartes. La culpabilité. Le pardon. La sincérité. Mais il avait beau être un sacré imbécile, il savait, il savait, il savait ce qu’elle voulait lui répondre, ce qu’elle allait lui répondre — le Joker honni d’un jeu qu’il haïssait. « Mais tu vas me dire que tu étais alcoolisée, n’est-ce pas ? »

Torchée. Il détache les mots avec douceur, et sourit pour la première fois depuis qu’elle est entrée. Un sourire totalement franc, totalement habituel, sans une once d’ironie, comme s’il racontait la fin d’une belle histoire, ou qu’il énonçait que la Terre tourne autour du Soleil — la plus impassible assurance. Et il sait bien qu’il est pas comme ça d’habitude, qu’il est nerveux, malhabile, jamais tranchant — sauf qu’il a trop donné l’autre jour. Pour rien. « Mais laquelle dit la vérité ? Freya du balcon, ou Freya aujourd’hui ? » Peut-être que la désinhibition de l’alcool avait tout simplement été l’occasion rêvée pour elle de lui cracher un venin retenu depuis huit ans. Et puisque Freya passait quasiment autant de temps ivre que consciente, pourquoi devrait-il effacer de sa mémoire les actes de cette soirée ? Pauvre connard. Il l’avait peut-être mérité sur le moment, mais elle avait dû le penser à d’autres, n’est-ce pas ? Alors Freya, qu’est-ce que ça fait de rendre les armes devant quelqu’un qui n’est pas réceptif ? Sauf qu’il ne joue pas à la vengeance, il en est incapable. Il ne sait tout simplement pas par où commencer. Il se demande si elle sait à quel point ça lui fait mal de la revoir ici — dans ce vaste puzzle, une pièce rebelle s’en revenant. Il n’a pas envie de lui dire que ‘c’est trop facile’ de se cacher derrière l’alcool, mais s’il avait pour objectif de la faire souffrir, il ne s’en priverait pas. « Honnêtement, je ne sais pas. » Quoi dire, quoi faire. Il ne peut même pas lui dire de s’assoir, de cesser de perpétuer ce malaise, parce que quelque part ça serait déjà un pas de trop. S’assoir, comme si tout allait bien. Comme si c’était normal. Quand lui s’était approché d’elle, sur le balcon, ça lui avait couté. Il en avait marre d’être gratuit, même après huit ans de dévaluation. « Ce que je t’ai dit sur le balcon, tu le sais sans doute déjà, même sans souvenirs. » C’est précisément ce que je t’aurais dit si tu avais accepté de me revoir, une fois. Ce qu’elle avait fait, elle ne pouvait peut-être pas le deviner. Mais il ne savait pas si le révéler avait de l’importance. Après un silence, il se décide, se détache du mur, fait quelques pas. Au final, c’était toujours lui qui la ramassait à la petite cuiller. « Tes ‘pauvres connards’ d’ex, tu les envoies balader quand ils se coupent en quatre pour réparer ce que tu m’annonces vouloir ‘finir’. Et puis, après, tu les embrasses, parce que pourquoi pas. C’est l’alcool, ça aussi. » Imagine, Freya, imagine si ça avait été la situation inverse : comment te serais-tu sentie ? Ce n’était pas la première ni la dernière fois qu’il y aurait contact physique entre deux ex — il avait pris soin de dire ‘tu’, et ce n’était que justice. Mais il y avait bien une raison autre que l’euphorie de l’ivresse, non ? Un désir de lui faire mal, sans doute. Ça a marché. Une des causes de ce sentiment étrange qui lui serrait la gorge, c’était la manière dont elle lui avait fait comprendre qu’au fond, il n’avait été qu’un parmi d’autres, d’autres connards.  Pourquoi ça lui faisait mal, si la plupart du temps il s’en foutait d’être noyé dans la masse, et que l’anonymat l’arrangeait ? Sûrement parce que la réciproque n’était pas vraie, qu’elle n’avait pas été une parmi d’autres. Bien rentrée, Freya ? Bienvenue dans le présent sans alcool, un lieu où tout, tout est terriblement compliqué et fragile.
Là où rien n’est facile.


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Message(#) Sujet: Re: STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  EmptySam 3 Aoû - 9:41




Elle a beau être rancunière, il suffit d'une petite brise en sa direction pour qu'elle s'envole, s'emporte et s'emballe. Petit électron qui se veut sans attache mais qui ne peut pas s'empêcher de revenir vers son point de départ. Un cercle sans fin, une équation insolvable, une énigme sans solution. Freya ne voit jamais la limite, il n’y a pas de fin à ses envies soudaines. Coup de tête, ou coup du coeur, elle fonce, se prend un fichu caillou et tombe. Mais même les genoux écorchés, elle a toujours appris à se relever. Il lui a fallu du temps pour l’apprendre, Stephen a fait parti de cet apprentissage. Il était supposé être un guide vers des mélodies apaisantes, des sons qui calment les maux et soignent les douleurs.

Au final, il l’a brisé un peu plus.
(Ce n'était qu'un verre brisé, putain.)

« Ça va peut-être t’étonner, mais je n’ai pas envie de redire ce que j’ai pu dire là-bas. Mais tu vas me dire que tu étais alcoolisée, n’est-ce pas ? » Doherty ne peut pas le nier. Elle ne peut pas réfuter la plus platonique des vérités. Elle a un trou noir, un gouffre qu’elle ne connaît que trop bien pour y plonger bien trop souvent, bien trop rapidement. A quoi bon le contredire ? Elle a usé et abusé des élixirs qui vous rendent fous et incontrôlables. Une fois de plus. Et le ton de Stephen prouve que même des années après, il n’approuve toujours pas ce comportement venant d’elle. Stupide enfant, que tu peux être conne. Comment il pourrait accepter que tu continues à te bouffer la santé ?

(Il devrait ne même plus avoir gardé ton numéro. Il aurait dû te rayer de sa vie parce que tu viens le pourrir une nouvelle fois après des années d’absence. Tu mérites pas l’attention qu’il te consacre. Penses pas trop haut dans son estime, il est juste trop respectueux pour te foutre à la porte à une heure pareille.)

« Mais laquelle dit la vérité ? Freya du balcon, ou Freya aujourd’hui ? Honnêtement, je ne sais pas. » Stephen sourit et Freya défaille. Elle ne sait pas non plus, elle ne peut pas répondre à sa question. On dit souvent que l’ébriété révèle les choses inavouables, les secrets les plus intimes. Tous les coffres de votre âme sont ouverts et inutile de venir piller, il suffit de se servir. Et Freya ne se souvient pas, elle ne se rappelle pas, c’est frustrant qu’il sache et pas elle. Il lui balance des reproches sans qu’elle puisse se défendre parce qu’elle ne se rappelle plus.

Elle ne peut pas dire qu’elle soit venue en état de cause, de toute façon.
Il a les armes, mais c’est elle qui se montre sur la défensive.

Freya a finit par dévier son regard. C’est ça, essaie de l’ignorer sous son propre toit alors que t’es venue le voir, c’est une bonne solution. Quelle idée de merde, aussi. Rembobine, marche arrière… Non, ça ne fonctionne pas comme ça. La vie réelle n’est pas une cassette vidéo qu’on redresse à l’aide d’un crayon à papier. Ce n’est pas non plus l’ivresse d’une soirée, d’une bouteille, d’une sensation de planer qui ne dure jamais parce que la vie, la vraie, elle est brutale, elle n’est pas tendre et elle vous ramène toujours les deux pieds au sol. Sans crier garde, sans préavis.

« Tes ‘pauvres connards’ d’ex, tu les envoies balader quand ils se coupent en quatre pour réparer ce que tu m’annonces vouloir ‘finir’. Et puis, après, tu les embrasses, parce que pourquoi pas. C’est l’alcool, ça aussi. » Elle ne peut pas s’en empêcher. Il parle, elle l’observe. Il s’est approché et elle n’a pas bougé. Si elle reste là, peut-être qu’elle va finir par s’enraciner et il ne la verrait plus ? Impossible. Deux yeux bleus sont plantés sur elle, sans qu’elle sache s’il est blasé, profondément touché ou l’envie de quelque chose de plus. Remuer le couteau dans la plaie comme il vient de le faire.

A croire qu’ils ne sont doués qu’à faire ça.
Pourtant, ils ne se sont pas toujours tirés dans les pattes.

Elle l’a embrassé, putain. Même sobre, l’information met du temps à lui monter au cerveau. Parce qu’il est au ralenti, parce qu’elle se demande une énième fois qu’est-ce qu’elle fiche ici. Tu viens chercher quoi, au juste ? Une excuse, une explication, une sensation qu’il ne t’a pas oublié ? C’est ça, en faites, tu veux savoir s’il ne t’a pas rayé définitivement. Il a gardé le numéro, après tout. Freya devrait le détester, pour ce qu’il lui a dit huit ans plus tôt et ce qu’il a fait.
Mais c’est elle qui revient la queue entre les jambes (qu’elle n’a même pas).

« Oui, j’étais alcoolisée. Toujours la bonne vieille excuse, je sais, t’es content ? » S’aplatir mais pas sans faire preuve de résistance. Non, change ton fusil d’épaule. T’es pas venue là pour une deuxième dispute. Bien au contraire alors arrête de faire la con et reprends toi. Freya finit par lâcher son sac sur le sol avant de se masser le front. « Est-ce qu’y a moyen de s’parler sans se bouffer ou ça t’semble insurmontable ? » Y a pas à dire, elle maîtrise les mots comme une reine, Doherty. Non, vraiment. S’il n’était pas déjà las de la voir chez lui, c’est le genre de réflexion qui peut le contrecarrer encore un peu plus.

Elle fait tout de travers, c’est une évidence (et un talent inné).

« On est tous les deux responsables, Stephen. J’ai dit des conneries, t’en as dit aussi, t’as-  » Nope, inutile de le rappeler, vous le savez ce qu’il a fait. For god fucking sake. Cassé, les yeux dérivent vers le sol. Plus rien, disparu, nettoyé, propre. Rien ne s’est jamais passé. Circulez, il n’y a plus rien à voir. « Pourquoi t’as gardé mon numéro ? » Une question banale mais lourde de sens. Elle veut savoir. C’est un détail avec de l’importance. C’est con, complètement stupide et anodin et Stephen pourrait juste hausser les épaules en guise de réponse que Freya ne lui en voudrait qu’à peine.

« J’veux juste arrêter de sentir ce truc. C’te sensation pourrie où t’as l’impression que c’est pas vraiment fini, qu’y a quelque chose qui est pas clos, que... » Elle n’a jamais été comme lui. Elle n’a jamais su maîtriser les mots, enrichir son vocabulaire, lui balancer des pourritures tout en formant des tournures de phrase poétique. En plus de savoir parler, Stephen a ce magnétisme qui l’impressionne autant qui peut l’attirer. Freya bredouille, elle cherche ce qu’elle veut dire, mettre des mots sur les maux comme on dit. C’est dur, ça lui semble insurmontable et pourtant. Il attend, parce qu’il doit savourer de la voir galérer. Comment ils en sont arrivés là ?

« J’m’excuserai pas d’être partie. C’est pas qu’un verre qu’t’as brisé, Stephen, tu l’sais. La Freya alcoolisée a dû te le dire. » Il le sait mais elle, elle ne sait pas ce que son double maléfique a pu sortir comme conneries. Des bêtises de la taille de l’Empire State Building, sûrement. Mais sûrement une part de vérité avec. Parce que Freya alcoolisée ressent tout au plus profond de ses intestins et le filtre s’envole. Adieu bienséance (en supposant qu’elle en a déjà eu). Elle crache, elle dit, elle jette. « Mais j’regrette cette fin. » Freya s’approche de lui tout en pinçant sa joue intérieure. « T’as jamais pensé ce qu’il se s’rait passé si j’étais revenue ? Qu'est-ce que t'aurais dit? »



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Stephen Beckett
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Message(#) Sujet: Re: STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  EmptySam 3 Aoû - 14:18



Dépassé par les événements, même quand il a l’ascendant psychologique, incapable de se rendre compte qu’il a les cartes en main. Il est aveugle, Stephen. Il cherche tellement à voir au-delà des formes et des couleurs qu’il finit par n’observer que des lignes, loin derrière les gens, les sentiments, les mots. Des lignes troubles qui se croisent, s’entrechoquent et se délient par subtiles percussions, formant un réseau infiniment fragile qui ressemble au cours du temps, à la manière dont les destinées se coupent et s’éloignent en y laissant parfois des filaments d’espérance. « Est-ce qu’y a moyen de s’parler sans se bouffer ou ça t’semble insurmontable ? » Il hausse un sourcil presque malgré lui. Dans d’autres circonstances, la répartie de Freya avait su lui arracher des sourires. Aujourd’hui, elle ne faisait que le ramener inlassablement aux souvenirs du balcon. Peut-être que certaines choses sont, en effet, insurmontables. Il l’écoutait, mais en vrai, elle ne disait rien. Elle aurait pu rester plantée là à le regarder, ça aurait eu tout autant d’incidence. Parle, Freya. J’attends que ça.  « On est tous les deux responsables, Stephen. J’ai dit des conneries, t’en as dit aussi, t’as-  » C’est ça. Ne dit rien. Le silence est plus éloquent. Mais ces conneries en étaient-elles vraiment ? Ou n’étaient-elles qu’une vérité trop aveuglante pour qu’ils ne s’en détournent pas ? Chacun face à ses manques, à ses défauts, à ses vices. Il y avait eu trop de confidences pour qu’ils en ressortent indemnes. « Pourquoi t’as gardé mon numéro ? » Hein ? Encore cette question ? Elle la voulait, sa réponse. Et elle-même ne répondait pas, comme par messages. Admettant à demi-mot qu’elle avait aussi peu de volonté que lui. Il ne supprime aucun numéro. Même celui de sa sœur qu’il n’a pas vue depuis quinze ans et qu’il ne rappellera jamais. Même ceux des gens qui n’ont fait que passer dans sa vie l’espace d’un éclair. Il préfère laisser son répertoire devenir un cimetière de noms, certains oubliés, d’autres brûlants, lettres numériques qui ont le pouvoir de le consumer. Mais Freya, il aurait dû la supprimer, n’est-ce pas ? Peut-être qu’alors le destin aurait cessé de s’acharner sur eux. « Pour pouvoir m’assurer que tu rentrerais en vie au cas où je te croisais en soirée. » Question idiote, réponse absurde. Il était aussi bien capable qu’elle de jouer la sourde oreille. Et de toute façon, il n’a pas d’autre explication qu’un ‘je ne sais pas’ à lui fournir. Et il ne voulait pas mentir. « J’veux juste arrêter de sentir ce truc. C’te sensation pourrie où t’as l’impression que c’est pas vraiment fini, qu’y a quelque chose qui est pas clos, que... » Ce n’était pas lui qui l’aiderait. Il ne finissait rien. Les relations inachevées, c’était sa spécialité. Il n’avait pas le pouvoir de fermer les portes. Il laissait les gens les claquer, ou encore le vent, d’une fenêtre à l’autre de sa vie inconstante. « J’m’excuserai pas d’être partie. C’est pas qu’un verre qu’t’as brisé, Stephen, tu l’sais. La Freya alcoolisée a dû te le dire. » Certes, mais la Freya alcoolique, dans le mélange de fierté et de mauvaise foi qui la caractérisait, avait aussi dit qu’elle l’avait oublié. Et il avait très bien accepté ce statut, jusqu’à ce qu’elle vienne toquer chez lui. Pourquoi était-elle toujours aussi imprévisible ? Ne t’excuse de rien, et attends les miennes, n’est-ce pas ? Son rôle habituel. A plat ventre. « Mais j’regrette cette fin. » Tu regrettes. Tu regrettes. Pourtant c’est toujours aussi compliqué. Et tout ce qui avait marché entre eux était aussi tout ce qui les avait détruits. Les différences. Les tempéraments. Les espoirs. Et un fond de ressemblance, quelque part, dans ce qui tendait désespérément chez eux vers le chaos — des formes nuancées de chaos, une autodestruction active, une dégénérescence passive.

« T’as jamais pensé ce qu’il se s’rait passé si j’étais revenue ? Qu'est-ce que t'aurais dit ? » « Bien sûr que si, j’y ai pensé. » Est-ce qu’elle se foutait de lui ? Est-ce qu’elle imaginait vraiment qu’il avait simplement tourné la page comme si de rien n’était une fois qu’elle lui avait fait comprendre qu’elle ne voulait plus le revoir ? Qu’il avait dormi la conscience tranquille, éperdument paisible dans les bras de Morphée ? Tu surestimes mon mental. « J’aurais dit... » Que c’est moi le salaud. J’aurais ravalé chaque mot atroce. Dit que je suis incapable de me voir m’attacher sans paniquer. Merde, pourquoi il la laissait poser les questions maintenant, alors qu’elle était venue s’imposer chez lui comme si elle avait encore ce droit ? Il se sent envahi. L’appartement reconnait cette présence. Elle paraitrait presque naturelle, mais ça le rend malade de la voir ici. Une vraie maladie, avec des symptômes qui ressurgissent, et puis cette sensation du sol qui se dérobe, de l’esprit qui perd le contrôle, la rationalité qui s’envole. « J’aurais dit la vérité. Que tu comptais pour moi. Que ça me rendait malade de te voir ne pas décrocher. Que j’ai jamais voulu ça. J'aurais dit n'importe quoi, j'aurais fait n'importe quoi. » Combien de temps ça aurait tenu avant qu'il ne redevienne un lâche ? Il hausse les épaules. Elle l’oblige à se répéter alors qu’il est persuadé qu’elle sait, au fond, qu’il aurait déversé le peu qu’il avait de fierté pour lui faire comprendre à quel point il se haïssait. Mais ça m’a fait comprendre que j’arriverai pas à faire grand-chose d’autre dans les huit années suivantes. Briser des choses. Alors il les touchait de moins en moins, pour s’éviter d’assister à leur effondrement. « J’aurais sûrement dû me trouver un psy avant d’aller jouer celui des autres, n’est-ce pas ? » Il ne se connaît pas aussi amer, Stephen, pourtant ce sont les seules paroles qui lui viennent. Avec Freya, il avait cru pouvoir faire comme si certaines choses n’avaient jamais existé ; il avait cru trouver une sorte d’égalité. Il commence à avoir l’impression d’être le dernier des imbéciles, à ne pas comprendre ce qu’elle veut, ce qu’elle pense. Elle avait dû oublier qu’il ne prenait pas les risques, lui, qu’il construisait sur les décisions des autres. Dans tout ce qu’elle lui racontait, il ne voyait pas ce qui l’aiderait à tourner la page. Il ne voyait qu’un moyen de ressasser le passé, et il n’arrivait pas à savoir si c’était avec nostalgie ou avec haine.

« Tu veux que je le supprime devant toi ? Si c’est ça qui te brûle les nerfs au point de venir sonner en pleine nuit chez moi. » Il déconne à peine. « La Freya alcoolisée était prête à s’ouvrir le crâne sur une vitre pour ne plus me voir. Tu as bien dû trouver d’autres gens avec qui avancer, qui réussissent là où j'ai échoué. Je suis sincèrement heureux pour toi. Qu’est-ce que tu viens chercher ici ? C’est pour ça que t’es venue, m’entendre dire des évidences ? » Il lui pose des questions en retour pour éviter d’interroger son propre for intérieur, et ainsi éviter les réponses qu’il ne veut pas s’entendre penser. On est tous les deux responsables. Quelle ironie dans le double sens du mot. Ils étaient tellement, tellement irresponsables, tellement fébriles. Mais il ne peut pas s’empêcher de voir son trouble, cette hésitation, cette lutte interne. Des sentiments familiers. Les yeux bruns qui ne brillent pas d’alcool. Le visage si différent de celui du balcon, déformé par l'ivresse et la hargne. Le visage qu'il cherchait toujours à voir derrière tout ce qui pouvait l'empêcher d'y accéder. Celui qui l'avait rendu malade. Pourquoi je l’aurais supprimé ? Tu n’aurais pas disparu pour autant. Peut-être même que si on cherchait bien, on trouverait un t-shirt froissé, quelque part dans l’anarchie qu’il laissait s’accumuler passivement, une trace de son passage ici, huit ans auparavant. Freya les bras ballants, Freya avec ses mots qui n’allaient nulle part. Ça fait huit ans qu'il ne l'a pas vue sourire. Pour le moment, la distance qu'il est parvenu à établir entre lui et ces évènements l'empêche de se laisser submerger par le questionnement qu'elle lui impose. Mais c'est fragile comme papillon. Elle le sait. Et lui fait semblant d'ignorer. Ça t'aide pas, Freya, de revenir ici. « Si t’as nulle part où aller, tu peux rester. Si tu veux quelque chose, dis-le. Tu sais très bien que je te jetterai pas dehors. » Il pouvait même mentir, si c'était ce qu'il lui fallait pour s'émanciper enfin de cette histoire et se projeter ailleurs, loin de lui. Comment quelques mois dans leurs vies respectives avaient pu autant empoisonner leurs existences ? Et le pire, c'est qu'il ne lui en veut pas, en vérité. Il est toujours une crème qui n'a pas conscience du cyanure qu'elle contient. Tout ce qu'il peut dire de froid est dirigé contre lui-même. Parfois le poison a un goût de miel. Pars tant qu'il est encore temps.

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Freya Doherty
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le jour et la nuit
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ÂGE : 27 years of valentine days.
SURNOM : don't you dare.
STATUT : lost in two blue stars.
MÉTIER : keeper of graves and thief of things.
LOGEMENT : between #6 and #36 at fortitude valley.
when people ask me stupid questions, it is my legal obligation to give a sarcastic remark.
POSTS : 14858 POINTS : 1135

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : bipolaire ≈ alcoolique refoulée ≈ famille dysfonctionnelle ≈ dessine ≈ gauchère ≈ a horreur des cigarettes ≈ adepte des sucettes et pâtisseries ≈ amatrice de café
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (21/10)

I’m almost never serious, and I’m always too serious. Too deep, too shallow. Too sensitive, too cold hearted. I’m like a collection of paradoxes.

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DOHERTYStogether, they would watch everything that was so carefully planned collapse, and they would smile at the beauty of destruction.wren 5/tobias 1

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FRELIASeven if loving meant leaving, or solitude, or sorrow, love was worth every penny of its price.elias 3elias 4 (zombieland)

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TIMYAtenderness is a disinterested and generous love, that does not ask anything else to be understood and appreciated.tim 6

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JILLYAa sister can be seen as someone who is both ourselves and very much not ourselves a special kind of double.jill 3jill 4 (ua)

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FREYANCEyou can love them, forgive them, want good things for them but still move on without them.terrenceterrence 2 (fb)

finnleyalex/skystephen 2alexandreleonie (fantômeland) ∆ matthewquinnheïana 2kaneshay/lukàelyo/timsoheila #2 (email) ∆ lou/tobiasedge
RPs EN ATTENTE : eavan 2 ∆ malachi ∆ ariel 2 ∆ abel ∆ adèle 2 ∆ elias 5 ∆ lukà 3 ∆ isaac
RPs TERMINÉS : cf. fiche de liens
PSEUDO : cristalline.
AVATAR : lily james.
CRÉDITS : (avatar) me
DC : lizzie potter.
INSCRIT LE : 11/05/2019
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Message(#) Sujet: Re: STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  EmptyLun 5 Aoû - 19:00




« Pour pouvoir m’assurer que tu rentrerais en vie au cas où je te croisais en soirée. » Ah. Freya l’a cherché et l’a trouvé. Absurde, comme toute cette situation. Débarquée à minuit passée chez son ex, c’est de l’absurdité monstre, une bêtise incroyable. Une énormité, une connerie et certainement une bonne folie. Mais franchement, est-ce que l’on peut compter sur Freya Doherty pour être rationnelle dans ses choix et dans ses actes ? Certainement pas. Elle peut passer des heures à broyer sur tout ce qui ne va pas puis se décider à prendre les choses à bras le corps sur un coup de tête.
Inconsciente, téméraire, casse cou. Elle trébuche, elle se relève, elle retombe, elle pleure. Intérieurement parce que les larmes ne sont pas pour le commun des mortels. Non, elle les ravale, elle les bouffe jusqu’à ce qu’ils n’existent plus. Les larmes couleront plus tard. Le chagrin, c’est un mal profond qui la ronge depuis qu’elle est gamine. Mais elle le garde, elle le terre au fin fond d’elle-même parce qu’elle ne veut pas qu’on le voit. La pitié, l’indulgence, la charité, très peu pour elle. Elle préfère se faire passer pour une folle, pour quelqu’un qui ne sait pas prendre les bonnes décisions, pour une ingrate face au monde, que de passer pour une pleurnicharde. Et pourtant, dieu que les perles de ses yeux veulent sortir.

Rare sont ceux qui l’ont déjà vu au plus bas.
Stephen a fait parti de ces privilégiés. Même si maintenant, elle le regrette parce qu’il l’a vu au plus bas, à son moment le plus faible. Pire que les cris et que les insultes, ces états de détresse la rendent fragiles et vulnérables. Et Stephen l’a vu perdre toute sa contenance, toutes ses armes tombant à terre, ne cherchant que le réconfort et le repos de sentiments trop grands pour elle, des reproches qui n’en finissent jamais de s’entasser dans sa tête.

« J’aurais dit la vérité. Que tu comptais pour moi. Que ça me rendait malade de te voir ne pas décrocher. Que j’ai jamais voulu ça. J'aurais dit n'importe quoi, j'aurais fait n'importe quoi. » Freya s’est longtemps demandée ce qu’il aurait pu dire si elle était revenue vers lui. Et l’entendre à voix haute, ça lui fout un coup. Derrière les genoux, elle finit à terre. En plein dans la poitrine, elle s’écroule. Dans le ventre, elle a envie de se terrer. Qu’on la laisse panser ses blessures. Ressasser tout ce qu’elle a perdu parce qu’elle a été conne. Elle n’est pas revenue, elle l’a laissé glisser entre ses doigts et maintenant, c’est le goût de l’amertume qui découle de ses lèvres. Il la déteste, il a tourné la page, il l’a exclu définitivement de sa vie. Elle aussi, c’est ce qu’elle pensait. Jusqu’à ce qu’elle revienne ici. « J’aurais sûrement dû me trouver un psy avant d’aller jouer celui des autres, n’est-ce pas ? » Doherty se mord la lèvre, replie sa langue. Elle veut enlever ce sentiment d’aigreur que Stephen lui est en train de lui balancer. Elle n’aime pas ça. Ce n’est pas lui, d’être comme ça. Il n’a jamais été comme ça avec elle.

Si t’avais pas joué ta putain de princesse capricieuse, il en serait pas arrivé là.
Elle a le cœur qui lui demande de sortir de sa cage parce qu’il en peut plus. De revenir là où tout a commencé (et fini). De le confronter de nouveau, lui avec ses idées claires d’une soirée qui lui échappe encore dans la brume de son esprit. C’est presque humiliant de savoir qu’il a un avantage sur elle, qu’il peut appuyer là où ça fait mal.

« Tu as bien dû trouver d’autres gens avec qui avancer, qui réussissent là où j'ai échoué. » Freya secoue la tête, avec vigueur, parce que c’est faux. Elle n’est pas plus avancée qu’il y a huit ans, elle a juste atteint cette majorité qu’elle n’avait pas à l’époque. « Qu’est-ce que tu viens chercher ici ? C’est pour ça que t’es venue, m’entendre dire des évidences ? » Ce sont des bonnes questions, Freya, une réponse ? Cherche un peu, qu’est-ce que tu peux dire pour justifier ta présence ? Qu’est-ce qui t’as poussé à venir ici ? Non, ne songes pas à te taper la tête contre le mur, ça ne servirait à rien. T’as beau avoir eu le cerveau embrouillé, l’esprit retourné, tu ne l’as pas oublié. Un pan quelque part, dans ta tête et dans ta peau qui ne s’est jamais refermé.

Il est limite cynique et ça la ferrait presque crever. Il la voit sûrement comme un pauvre chien égaré qui ne trouve pas sa destination. Elle tourne en rond, tentant sûrement de se mordre la queue sans jamais y parvenir. Parce que c’est au bout de son nez et qu’elle sait faire quand c’est à porter de main. Mais l’intouchable, l’inavouable, l’inexcusable, elle ignore comment on fait. Freya rêvasse souvent de la lune et des constellations mais les toucher n’est qu’un rêve inaccessible.

Tout comme atteindre le cœur de Stephen, qui semble avoir érigé une tour de défense à son encontre. Putain mais elle est qui pour pouvoir le lui reprocher, elle qui a fait la même pendant des années ? C’est bien, on avance, tu prends conscience des choses. Brave gamine, on va peut-être pouvoir faire quelque chose de toi. Freya ignore tout le reste quand elle commence à lever ses mains. Ses doigts frôlent chaque côté du visage de Stephen avant qu’elle se retire brusquement. 404 Error. Mauvaise idée.
Apparemment, elle s’est déjà jetée sur ses lèvres il y a quelques semaines, ne tirons pas sur la corde au point de la briser et de se rompre la nuque.

« Je m’en fous de c’que tu fais avec mon numéro. » C’est juste une excuse pour venir te voir. « Je crois que… Tu comprends pas, Stephen, que t’as été important. T’as été le témoin d’une période incertaine et je- On a tous foutu en l’air. Ton verre, mon absence. J'étais paumée, j'étais blessée, par tes paroles plus que ce putain de verre. Pourquoi t’as pas fait plus ? Si t’étais prêt à tout, pourquoi tu m’as laissé tomber ? » Les mots sont confus, rien n’a de sens dans tes paroles. Elle les déverse sans ordre particulier parce qu’elle ne réfléchit pas, elle se laisse juste guider par son fort intérieur. « Pour être honnête, j’sais pas pourquoi j’suis là. » Freya laisse échapper un rire sans joie, ce genre de rire où le cœur n’y est vraiment pas parce que rien n’est drôle dans cette situation. Elle recule d’un pas parce qu’il est trop proche. Réveil de vieux sentiments enfouis sous des couches de poussière, là déboussolant un peu plus. Il la hante, comme un fichu fantôme qui refuse de partir tant que son histoire n’est pas finie. Maintenant, elle connaît les raisons. Ils se sont revus, ils se sont visiblement crachés à la figure et elle l’a embrassé.

Et ça, même alcoolisée, même avec ce trou noir, son corps s’en rappelle.
Et il n’a pas hésité à le lui rappeler plusieurs fois.

« Rien n’a changé ici. Comme si c’était figé dans l’temps. » Freya lève les yeux vers lui. « Sauf nous. » Doherty finit par se diriger vers le piano. Les doigts de sa main gauche frôlant légèrement les touches, propreté impeccable sur l’objet si précieux aux yeux de Stephen. Elle l’a jalousé, ce maudit piano. Même si c’est avec là que leur relation a prit forme. Mais il y passait tellement de temps qu’elle lui avait fait plusieurs la remarque. Amusée au début, puis sérieuse à la fin. Un miracle qu’elle n’est pas fait de mal à l’instrument le jour où ils se sont disputés. Si elle avait fait ça, pour sûr qu’il n’aurait jamais voulu la revoir, elle est en persuadée. « Tu donnes encore des cours ? »

Est-ce que d’autres t’ont fait chaviré comme j’ai pu le faire ?
Est-ce que tu soignes toujours les maux des autres ?
Est-ce que t’as tourné la page ?
Est-ce que je reste encore quelque chose pour toi ?



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Stephen Beckett
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PETIT PLUS : respire par et pour la musique ¤ doit toujours créer quelque chose ¤ vit en surface, recherche le bonheur partout ¤ ne pense pas qu'il arrivera à quoi que ce soit ¤ sa famille sectaire l'a jeté à 16 ans ¤ s'extasie sur la beauté des choses et des êtres ¤ maladivement phobique des cris ¤ n'aime pas être mis en lumière ¤ hésitation est son deuxième prénom ¤ ne pense pas à lui-même.
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Message(#) Sujet: Re: STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  EmptyLun 5 Aoû - 22:19



Freya retire ses mains de son visage juste à temps pour qu’il n’ait pas à le faire de lui-même. Et il allait le faire. Il en avait (encore) la volonté. Cette façon qu’elle avait d’esquisser des gestes qui n’avaient rien d’anodin pour lui le… dérangeait ? Ça n’était pas le mot exact. Qu’elle puisse encore l’effleurer, et qu’il ne réagisse pas immédiatement pour l’en empêcher, ça aussi ça l’effraie. La seule chose qui retient son esprit de le reconnecter aux souvenirs réveillés par ce contact, c’est le souvenir encore frais de la Freya du balcon à l’haleine alcoolisée. Même si au fond, il sait que la Freya face à laquelle il était le plus vulnérable se tenait devant elle. Et il avait déjà partiellement craqué face à l’autre, deux semaines plus tôt. « Je crois que… Tu comprends pas, Stephen, que t’as été important. T’as été le témoin d’une période incertaine et je- On a tout foutu en l’air. Ton verre, mon absence. J'étais paumée, j'étais blessée, par tes paroles plus que ce putain de verre. Pourquoi t’as pas fait plus ? Si t’étais prêt à tout, pourquoi tu m’as laissée tomber ? » Et elle prend le couteau, et elle le tourne, le retourne, le fait bouger dans la plaie. Ce soir-là, ils s’étaient dit leurs quatre vérités, sans filtre, sans retenue, la vérité flambante qu’il fallait toujours ignorer, jetée au sol en un brasier qui avait tout dévoré sur son passage. Pourtant, il ne se souvenait pas d’avoir consciemment voulu la heurter, même c’était la conséquence logique de ses actes. La seule chose dont il se rappelait, avant qu’elle ne hausse le ton et qu’il ne vrille à son tour, c’était la peur qui lui soufflait de s’enfuir, peu importe le coût, et puis l’étouffement dans sa poitrine. « Tu n’avais qu’à décrocher pour que je revienne. Même pas parler, décrocher. Je peux forcer personne. J’aurais eu trop peur d’empirer la situation. De te faire encore plus mal. » La confrontation, c’est pas facile hein ? C’est hors de contrôle. Il n’aurait jamais été sonner chez elle alors qu’elle n’avait montré aucun signe d’ouverture. Il se serait senti comme un cambrioleur. Il préférait encore être lâche. Vous vous risqueriez dans les décombres d’une pièce que vous avez fait sauter la veille, pleine d’alcool à brûler et encore fumante ? Il avait choisi de laisser ce qui restait de l’édifice intact. Intact… c’était un bien grand mot. Quelque part, Freya faisait preuve d’un courage qu’il n’aurait jamais eu. Peut-être était-ce pour ça que sa démarche le mettait dans un tel état d’alerte. Huit ans. Huit putains d’années. Et pourtant il a l’impression que c’était hier. Les horloges sont cassées. « Pour être honnête, j’sais pas pourquoi j’suis là. » Toute sa rationalité devrait lui hurler ‘menteuse’, mais il a envie de la croire. Parce que Freya a toujours été du genre à s’improviser ce genre de coups de tête. Et que c’est plus rassurant de se dire qu’il n’y a aucun but derrière. « Rien n’a changé ici. Comme si c’était figé dans l’temps. Sauf nous. » Ah, tu trouves ? Au contraire, de ce qu’il voyait, leurs évolutions respectives étaient très médiocres et dans la continuité de ce qu’ils étaient déjà huit ans auparavant. Il ne voyait pas de cap franchi, de changement de direction. Il ne voyait qu’un fantôme du passé qui continuait de le hanter, de déplacer les objets derrière lui pour le rendre fou, de lui taper sur l’épaule alors qu’il n’y avait rien. « Tu donnes encore des cours ? » Il la regarde, comme s’il cherchait dans ses yeux le sens réel de ces mots. Bien sûr qu’il donne des cours. Elle l’avait bien senti, que c’était tout ce qu’il savait faire, son seul pôle de vie. Ce qu’il avait fait avec Freya, ça n’était pas donner des cours. C’était tomber malade d’elle. La nuance était de taille. Et il ne peut pas s’empêcher de voir derrière cette question d’apparence innocente, une autre, qui touche à quelque chose auquel il ne veut pas réfléchir. Elle n’était pas là pour le piano. Cette pensée évidente pour n’importe qui fait l’effet d’un coup de froid à Stephen. « Toujours. » Qu’il lâche simplement, comme si c’était suffisant. Mais il se sent obligé d’ajouter : « Des cours classiques. » Elle ne s’en souvenait pas, bien sûr. T’as dû t’en taper d’autres dessus, pas vrai ? Faux. Pas sur le piano. Plus sur le piano. Plus d’élèves tout court, jamais. Comme si tout ce qui avait un lien avec cette relation était à proscrire.

S’il y avait une chose que Stephen détestait, c’était de réfléchir trop longtemps à sa vie sentimentale qu’on pourrait justement qualifier sans trop de peine d’irréfléchie. Il n’aimait pas les questions posées à cette partie de lui qui ne savait rien faire. Et Freya, c’était une question en chair et en os, en souvenirs et en brisures, une question insupportable qu’il ne pouvait même pas rejeter dans les tréfonds de son esprit puisqu’elle était , venue chercher une réponse qu’il n’avait pas. Il réalise que de voir ses doigts toucher le piano lui fait peut-être pire effet que le contact de tout à l’heure. Il a une brusque envie de l’en empêcher, comme si elle venait — encore une fois — de prendre des droits qu’elle n’avait plus. N’est-ce pas ? Mais les gens passent et s’en foutent, ici, des lois et des contrats, de tes sensibilités idiotes. Lâche ça Freya. Elle a bien raison, elle le brûle à distance en se replaçant face au maudit instrument par lequel tout avait commencé. Lâche ça. T’es bien une adulte responsable maintenant. Pourquoi jouer l’ingénue ? Et puis elle réussit à la poser, sa foutue question, sans même la dire, rien qu’en la pensant, et elle finit aussi par s’infiltrer en lui comme un filet de poison. Tu l’as oubliée ? Quelle importance, on n’oublie personne. Tu sais très bien ce que je veux dire. Non. Putain d’autruche. C’est ça. Putain de lâche. Mieux encore. Si elle venait s’assurer que le vide qu’elle avait laissé ne se comblait pas si facilement, grand bien lui fasse. Elle avait raison. Il n’y avait pas eu beaucoup de personnes qu’il avait autant cru pouvoir aider (mot qui dans son vocabulaire de lâche, remplaçait sûrement l’autre). Il n’y en avait peut-être eu qu’une autre, et il ne voulait pas convoquer son image, parce que ça n’avait rien à voir, que l’histoire avec Freya relevait d’autre chose. N’est-ce pas…

Pourquoi elle ne joue plus son numéro de la teigne, de l’insolente, de l’enragée ? Pourquoi est-elle sincère, ou du moins le paraît-elle ? Ça serait tellement plus simple si elle se comportait avec lui comme avec le parfait inconnu qu’il aurait dû redevenir, si le cours du temps et l’ordre logique des choses ne s’étaient pas complètement déréglés avant. Ou alors, ça n’est qu’un moyen pour l’atteindre, puisqu’elle sait, au fond, qu’il a toujours ce désir idiot de vouloir venir en aide aux autres, et que la détresse ne le laisse jamais indifférent. Pourquoi tant de méfiance ? Parce que je n’ai pas envie de savoir, tu entends ? Il n’y a aucune manière de régler ça définitivement. Le goût d’inachevé, il lui restera, tant pis, la vie aussi c’est inachevé et on s’en contente bien. Pourquoi t’as pas fait plus ? Mais il le sait, il le sait, il le sait qu’il est insuffisant ! Est-ce que c’était la peine de le lui répéter ? Oui, sûrement. C’était parce que même après des années, on n’avait pas encore réussi à lui faire comprendre à quel point il était lâche et incapable. Tu te trompes, j’ai pas changé et je ne peux rien faire de plus que ce que j’ai déjà tenté à l’époque. Il avait même régressé. Elle ne le savait peut-être pas, Freya, à quel point il était devenu instable et paniqué par les attaches, depuis. Ou plutôt, elle avait fait les frais la première de ce trait de caractère qui l’entravait. Alors il lui dit tout de suite. Comme il a pris l’habitude de le faire. Ne m’idéalise pas. Je serai toujours en deçà de tes attentes. Et si je te promets le meilleur, attends-toi au pire. Autant de choses dont il n’avait pas pu la prévenir, elle. « Mais là c’est toi qui reviens. Et… tu ne sais pas pourquoi. » Cette phrase lui arrache un léger sourire nerveux qu’il ne parvient pas à réprimer. Cette spontanéité de Freya à se jeter par les fenêtres à tout bout de champ, sans se soucier de si ça avait un sens ou pas, ça l’avait, à une époque, attendri. Il fait quelques pas pour briser la distance, se retrouver à côté d’elle et ne pas lui parler de l’autre bout de la pièce. Peut-être qu’il a légèrement surestimé cette distance, parce qu’il a l’impression qu’il y a eu un léger contact. Espérons que ce n’était qu’une impression. « Je peux attendre le temps que tu trouves une réponse, on n’est plus à une heure près. » Est-ce qu’il était vraiment en train de tenter un trait d’humour nonchalant alors que son propre cerveau lui hurlait de s’extirper de ce bourbier ? Totalement. Est-ce que c’était la seule solution qu’il avait pour dire quelque chose tout en évitant l’essentiel ? Aussi. Mais il se rend violemment compte qu’il n’est pas du tout insensible aux souvenirs qu’il essaye de réprimer depuis qu’elle a envahi l’appartement, alors il recule jusqu’à rencontrer le mur. Peu judicieux. Stephen ne fait jamais rien de judicieux de toute façon. Il est à la merci de lui-même. Putain, mais qu’est-ce que t’es con, on dirait que tu le fais exprès. Pourquoi tu joues avec le feu ? Qu’est-ce que tu essayes de te prouver ? Le fait est que toutes ses capacités cérébrales sont en morceaux depuis quelques jours. Tu t’en sortais pas trop mal jusque là. Un peu de consistance, merde. Tu n’as jamais aimé le piano, Doherty, et c’est bien dommage, parce qu’on n’en serait peut-être pas arrivé là. « Je suis content de te voir, Freya. » Vivante. Sobre. Là, à minuit trente. Pour me jeter mes responsabilités dans la gueule et me forcer à te parler d’une manière que je déteste. Si on lui avait donné quatre heures pour réfléchir à une phrase encore plus ambiguë, il aurait sans doute rien trouvé. Elle a réussi sans même peut-être essayer à briser la maigre barricade d’amertume dont il s’était entouré. Le revoilà, sincère et imbécile, à dire les mauvaises choses au mauvais moment, hypersensible à tous les signaux, incapable de dire non. Il ne tourne pas la page, Stephen. Il laisse tout s’entasser pêle-mêle sur la même, avec des boucles et des arabesques jusqu’à ne plus rien distinguer entre les écritures pressées, les longues calligraphies graciles et les mots d’imprimante. Je suis content de te voir, c’est la seule chose qu’il puisse lui dire. S’il dit moins, ce n’est pas lui. S’il dit plus, le reste de ses défenses s’écroulent. Il n'ajoutera plus rien, parce qu'il n'y a plus rien à ajouter.
« Désolé d'avoir été important, alors. » C'est tout ce qu'il peut faire, s'excuser d'être un thérapeute médiocre, un soutien insuffisant et un être humain bancal.
Encore une résolution qu'il n'a pas tenue.

Spoiler:
 


           
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Message(#) Sujet: Re: STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  EmptyMar 6 Aoû - 8:05




« Tu n’avais qu’à décrocher pour que je revienne. Même pas parler, décrocher. Je peux forcer personne. J’aurais eu trop peur d’empirer la situation. De te faire encore plus mal. » Deux pas avant et cinq en arrière. Un ballet sans fin, sans musique, sans ouverture, sans trois coups au sol pour prévenir du début. Ils dansent, ils tournent, ils se frôlent sans jamais aller plus loin. Quel est le but réel de toute cette mise en scène ? De faire craquer l’autre ? D’espérer que l’autre finira par briser le silence pesant qui s’alourdissait entre chaque phrase ? Des murmures d’un passé commun les entourent, de rires partagés, d’une complicité oubliée. Les murs ont été leurs témoins, des spectateurs privilégiés de leur histoire. Les hauts comme les bas. Pourtant, elle n’a pas été si longue. Mais elle a été intense et elle aurait pu durer s’ils – non, si elle n’avait pas l’idiote.
Elle a eu la flippe, une frousse incroyable qui l’a poussé à rejeter les appels et les messages.

Freya a conscience qu’elle n’a pas eu un rôle plus reluisant. Mais il n’empêche qu’elle en a pleuré, toute seule dans son coin. Et elle ne pouvait pas l’affronter comme ça. Alors Freya s’était terrée, enfermée à double tour dans sa chambre, et a ignoré le monde entier. Que ce soit son frère qui tambourinait à la porte pour qu’elle vienne manger ou les appels de Stephen, qui ont finalement fini par se faire de plus en plus rares jusqu’à tomber dans un silence de plomb. Ils se partagent la faute mais plusieurs fois, elle s’est retrouvée à culpabiliser plus qu’il ne fallait. Tu n’es qu’une enfant stupide et idiote, tu n’arriveras jamais à rien avec ce genre de comportement. En deux ans, Freya a senti son coeur vriller et la lâcher deux fois. Elle était à bout, fatiguée et bourrée de reproches.
Elle a plusieurs fois caresser ton vieux téléphone de l’époque, des pixels formant le nom de son professeur sous couvert de psychologue. Freya n’avait jamais été à ces cours de bonne grâce, parce qu’elle pensait que c’était une perte de temps. La musique, elle aime l’écouter mais pas la jouer. Aucune oreille, aucun sens de la mélodie, peine perdue.
Et la distraction du regard azur, de cette présence qui inspire la délicatesse et la mélancolie, des vagues qui montent pour retomber rapidement, voilà ce qui avait fini par la pousser à revenir. « Toujours. Des cours classiques. » Freya déglutit légèrement tout en roulant ses lèvres entre elles. Les yeux baissés vers le piano, elle finit par ôter sa main, comme si l’objet l’avait brûlé. Et c’est peut-être le cas. Souvenirs gravés de temps meilleurs, d’une période douce et presque heureuse. Finalement, les cours se sont transformés en simple prétexte pour aller le voir. Et oui, Wren, mes cours durent toute la nuit. Il fait des heures supplémentaires parce que je suis un cas vraiment désespéré.
Des cours classiques. Un message caché, décrypté par une Doherty qui voit là un code limpide. Il n’y en a pas eu d’autres. Elle a été la seule. Et la dernière. Son cœur se gonfle à l’idée. C’est là qu’il a dû se dire que mélanger le boulot et le plaisir, ce n’était pas une bonne idée. Même si au final, ils ont vite lâché les cordes du piano pour aller jouer autre chose, ailleurs.

« Mais là c’est toi qui reviens. Et… tu ne sais pas pourquoi. » Freya observe les lèvres du jeune homme se transformer en sourire qu’il aurait aimé effacer. Elle n’aime pas le voir comme ça. Froid, presque cynique, détaché, comme si elle n’a plus d’importance pour lui… Parce que Freya a besoin de sentir qu’elle compte encore quelque part pour quelqu’un. En perpétuel recherche d’affection, d’attention, c’en est presque devenu maladif avec les années. Elle repousse son monde mais à vrai dire, c’est juste un message codé. Rejetez moi mais gardez moi. Détruisez moi mais récupérez moi. Une contradiction qui épuise, qui fait tanguer chacune de ses relations qu’elle a pu avoir. Alors non, elle ignore encore ce qu’elle fout ici. Rebrousser chemin maintenant lui paraît dérisoire. Elle y est, elle le confronte et peut-être qu’au final, c’est ça qui fait peur à Stephen.
Elle a la tête sur les épaules, son dernier verre remontant déjà à quelques heures. Le regard clair, pétillant ou brillant d’une perle qui veut s’échapper ? Hors de question. Impossible. Totalement grotesque. Le tableau qu’ils peignent est déjà assez dérisoire comme ça, Freya ne compte pas non plus tomber comme une poupée de cire en larmes. Ce n’est vraiment pas le genre de la maison. « Je peux attendre le temps que tu trouves une réponse, on n’est plus à une heure près. » Stephen joue des épaules, s’immisce sans crier garde dans son espace vital et ça, ça c’est meurtrier. Un rappel non voulu d’un lien qui les relie malgré eux, qu’ils le veuillent ou non. Et en plus, il rajoute une pointe d’ironie, presque de l’humour qui dénote totalement de l’ambiance de la pièce, du ton de la situation.

Les mots restent coincés dans leurs gorges, leurs actions sont incertains, peu sûrs. On ne sait pas comment l’autre va réagir, on marche sur des œufs parce qu’on ne veut pas revivre la même scène qu’il y a huit ans. Non, Stephen n’est pas comme ça. Il n’est pas méchant, il est tout son contraire. Il a une âme brisée, parfaite pour la musique qu’il aime tant. Freya ignore encore comment un type aussi calme et discret que lui a réussi à lui mettre le grappin dessus. Il ne faut pas se leurrer, ceci dit. Stephen reste un passionné dans ce qu’il ai- Apprécie. Et la jeune adulte qu’elle était à peine ne s’est pas privée pour lui rendre la pareille.

« Je suis content de te voir, Freya. » Il a reculé, non il s’est échappé. Réalisation d’un contact de trop, d’un souffle qui chatouille le cou, de pieds qui finiraient par se toucher. Stephen s’est éloigné comme si elle est la peste, ou une maladie qu’il ne veut pas avoir. C’est ça, t’approches pas. Reste à distance. Regarde le résultat quand on se met à mon contact. Tu pourris tout ce que tu touches, c’est bien connu. Les Doherty sont doués pour ça. Il est content de la voir et Freya déglutit une nouvelle fois. C’est dur de se rappeler de respirer. Ses mains se crispent, signe qu’elle n’y croit pas un mot. Les yeux dérivent légèrement, fuite incessante qui est comme devenu un jour pour eux. Fuis moi, je te suis. Suis moi, je te fuis.

« Désolé d'avoir été important, alors. » Ses mains finissent en poing et elle sent son sang ne faire qu’un tour. Freya eut un moment d’absence, de silence avant de se diriger vers lui et de lui foutre une gifle à la joue. « Arrête de dire des conneries, Stephen. » Les idées en place, voilà ce qu’il faut faire. Il pense toujours petit de lui, comme s’il ne mérite pas, ni la vie ni le talent ni rien. Ça lui brise le cœur, à Freya, parce qu’il mérite plus que ça. « On s’est offert une fin d’merde mais j’en suis pas désolée. J’regrette pas ce qu’on a vécu, j’regrette ce qu’on aurait pu continuer à vivre. » Elle avait espéré que Stephen se pointe chez elle. Ou au moins en bas de son immeuble. Freya l’avait souvent cherché des yeux les jours qui ont suivi leur dispute. Elle ne savait pas si c’était vraiment fini ou non. Elle avait espéré voir ce regard perçant la percuter dans la rue, cette main qui l’avait guidé la rattraper au détour d’un café. Elle s’était faite mille un et scénarii mais aucun ne s’est réalisé. « C'est moi qui suis désolée de pas avoir été à la hauteur. » Elle l'a dit. Ce mot qu'elle s'entêtait à ne pas évoquer, à ne pas caresser, elle vient de le laisser tomber comme une pierre dans une mare.

« Tu restes la meilleure thérapie que j’ai eu. » Les mots violents de la fin n’ont pas effacé la douceur de ses gestes envers elle ni même l’affection de ses yeux quand il la regardait. Stephen lui avait prodigué un brin de bonheur, un moment épistolaire de légèreté et elle ne peut pas le regretter. Freya lui prend la main pour la placer à l’endroit même où son organe vitale lui fait des cabriolets depuis qu’elle est entrée. « Tu l’sens ? C’est exactement pareil qu’avant. Tu restes ancré en moi, qu tu l’veuilles ou non. J’peux rien y faire, j’suis démunie et ça m’rend dingue. »

Dingue parce qu’il a cette emprise sur elle que peu d’hommes ont. Qu’il peut lui faire ou dire des choses et qu’elle reviendra alors en rampant parce qu’elle est faible. Est-ce que ça suffit de justifier sa présence chez son ex à minuit le soir, ça ? Elle l’ignore.
Mais ce que Freya n’ignore pas, c’est l’appel d’une sensibilité, d’une passion qui ne la quittera jamais.
Stephen est marqué à jamais en elle et il a tout fait pour que son corps s’en rappelle.




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Stephen Beckett
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Message(#) Sujet: Re: STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  EmptyMar 6 Aoû - 23:18



La gifle aurait peut-être dû le décider à interrompre une bonne fois pour toutes cet échange qui n’était qu’un serpent se mordant la queue. Il porte sa main à l’endroit où, avant cette claque, les doigts de Freya s’étaient perdus en quelque chose de beaucoup plus caressant. Ça fait mal, évidemment, mais pas plus mal que ce qu’il s’infligeait déjà à lui-même dans le cours tortueux de ses pensées. Ça fait mal et ça lui rappelle à quel point Doherty n’est pas une fille comme les autres. Ça lui fait mal, mais il aurait mieux valu qu’elle tourne les talons après l’avoir fait au lieu de se rapprocher. Parce qu’une brûlure dans son estomac vient se rajouter à celle occasionnée par la main sèchement rabattue de la jeune femme. Une brûlure oubliée, comme beaucoup de choses qui ressurgissent aujourd’hui, dans ce maudit appartement toujours fidèle à lui-même, voulant les replacer dans le décor qui avait vu leurs premiers contacts hésitants — qui l’étaient devenus franchement moins. « C'est moi qui suis désolée de pas avoir été à la hauteur. » Ne dis pas ça. Ne dis pas ça… c’est ma faute, ma faute et seulement ma faute. Même la claque ne changera pas cette opinion. Cette évidence gravée en moi. Je sais très bien que c’était à moi de tenir mes promesses. Je t’avais trop promis, d’ailleurs. Mais on peut toujours essayer plus, n’est-ce pas ? Question de choix. J’aurais dû vaincre la peur, la tuer à la source, revenir en courant avant que les éclats ne se dispersent et que le reflux de la mer n’emporte le peu qu’il restait. J’aurais dû reprendre ta main et ne plus la lâcher tant que tu ne la trancherais pas toi-même. J’aurais dû t’épier à travers la ville, ta rue, au lieu d’halluciner de ta présence chez moi — un fragment de voix qui n’existait plus. A la place, il était resté dans sa tête. Complètement seul. Enfermé chez lui, à se maudire, à fixer le plafond, à sentir tout qui s’effondrait en lui à chaque fois qu’il esquissait un geste trop brusque, à fumer deux paquets par jour parce que ses mains n’avaient plus rien à qui se rattacher. Que même le piano ne comblait pas ce manque. D’ailleurs, il fumait beaucoup moins durant les quelques mois qu’il avait passés avec elle. Et jamais quand elle était dans la même pièce. « Tu restes la meilleure thérapie que j’ai eue. » Ça non plus, tu n’as pas le droit de le dire. Pas le droit d’insister sur cette importance que tu me donnes alors que j’ai fait n’importe quoi et que je ferai toujours n’importe quoi. Quelque chose vacille en lui. Il ne peut pas empêcher ces mots de lui serrer le cœur. Une partie de son esprit a tellement, tellement envie d’y croire, tandis que l’autre lui susurre à l’oreille que ce n’est qu’un piège et qu’il est en train de foncer dedans.

« Tu l’sens ? C’est exactement pareil qu’avant. Tu restes ancré en moi, qu’tu l’veuilles ou non. J’peux rien y faire, j’suis démunie et ça m’rend dingue. » C’est ça que tu veux ? Que je reprenne du service ? Sa main sur son cœur dont il a fait la seule chose qu’il sait faire : rien de bon. Elle a beau dire, la fin entachera toujours les souvenirs de ce passé. Ils n’auront jamais la même innocence, la même folie, la même ardeur. Ça, c’est ce que le peu de lucidité de son esprit essaye tant bien que mal de lui communiquer. Mais sa main n’est pas d’accord pour lâcher l’affaire. Elle reconnaît tout. Et elle veut savoir. Putains de mains à qui rien ne suffisait, puisqu’elles laissent tout couler comme du sable, incapables de retenir les choses et les êtres. Il aimerait dire qu’il peut se contenter de ce qui ne bouge pas — le piano — mais la simple présence de Freya le fait mentir. Ils sont trop proches. Ils sont trop proches pour que ça ne lui rappelle rien. Et il suffit d’un rien, de la plus légère absence, pour que les souvenirs reprennent le contrôle. Sa main glisse de la poitrine à la taille. Ça prend moins d’une seconde. Il n’a pas le souvenir d’avoir demandé cette action à son bras. Il n’a jamais regretté aussi instantanément un geste. Tout ce que sa mémoire a emmagasiné d’elle le trahit. Son corps ne peut pas comprendre, n’est-ce pas, pourquoi il n’a pas déjà cédé ? Pourquoi il est si distant alors que les souvenirs lui hurlent le contraire ? Tout sur l’excuse du corps, alors que les deux sont liés. Et on ne vainc pas le feu par le feu. Mais il y a des questions qui battent, là, dans l’incertitude de ce moment — des questions dans le désordre de ce qu’il ressent, désordre comparable à celui de l’appartement. Est-ce que tu n’as pas envie de te rappeler ? Tu l’as aimée, arrête de faire comme si ça ne signifiait rien. Ça s’efface pas comme craie sur tableau, d’un revers de main, et même d’un verre sur un mur. Céder ne bouclera pas la boucle. Ça fera tout ressurgir. Mais peut-être que ça fera pardonner cette fin qu’ils regrettent tous les deux. On ne devrait pas en être là. On ne devrait même pas être face à face. On n’aurait jamais dû se revoir. Cette situation ne devrait pas exister. Les paroles qu’elle lâche sont trop puissantes pour que la tête ne lui tourne pas. Ses mots l’enchainent et quelque part, l’obligent presque à se laisser aller — parce que tout autre réaction lui ferait mal, n’est-ce pas ? Pas une bonne idée. Qu’est-ce qu’elle avait compté. Qu’est-ce qu’il avait pu être malade d’elle, jusque dans les pires moments. Qu’est-ce qu’il avait pu avoir envie de la protéger, de l’extérieur mais surtout d’elle-même — sans voir qu’au final, c’était bien lui le danger. Qu’est-ce que ça avait dû être pour que huit ans plus tard il soit toujours aussi incapable de lui dire franchement qu’elle ferait mieux de partir, pour le bien de tous.
Et puis il fait quelque chose d’encore plus incompréhensible… puisque son autre main va distraitement — la traitresse, l’infâme — replacer une mèche derrière l’oreille de Freya. Un geste que son idiot de cerveau essaye de lui faire passer comme amical. Un geste qui datait d’il y a huit ans. Un geste qu’il avait l’habitude d’accompagner d’un ‘ça m’empêche de voir ton visage’. Les mots ne sortent pas. Ils se contentent d’embraser sa gorge. Les automatismes ont survécu au déni. Pourquoi ? C’est chez moi ici. C’est pas un foutu balcon. Et pourtant elle a quand même le dessus. Il faut qu’il dise quelque chose pour empêcher ses lèvres de réfléchir à un autre endroit où s’échouer. Non. Pourquoi est-ce que t’y penses ? Arrête de dire des conneries. Inenvisageable. C’est pas possible qu’elle fasse encore cet effet après huit ans… J’ai pas envie qu’on se retrouve comme des addicts qui essayent de se convaincre que c’est la dernière dose. Et pourtant elle fait tellement envie. Merde, merde, merde. Tous les fusibles sont en train de péter, et il ne fait rien pour les réparer.

« Je n’ai pas oublié. » Sa manière à lui de répondre à ces confessions qui, petit à petit, brisaient tout l’édifice de protection qu’il s’était acharné à construire contre les regrets et la nostalgie. Freya avait traversé le sarcasme, la douleur, le vent dont il s’était enveloppé. Il ne pouvait pas en dire autant qu’elle, parce qu’il ne saurait pas définir ce qu’il ressentait — cette sincérité, ce regard, cette voix le désarme. La seule certitude, c’est qu’il n’a pas oublié, et qu’il sait bien que le chapitre n’est pas clôt — est-il seulement possible de clôturer ce genre de choses ? Allez, Steph, encore un effort. Défends-toi contre l’envahisseur. Si seulement l’envahisseur avait perdu sa beauté d’ici-là, mais force était de constater que ce n’était pas le cas. Que c’était même le contraire. T’es tellement en train de dérailler. T’es tellement en train de confirmer que tu es incapable de consistance, incapable de prendre des décisions cohérentes, incapable de trancher entre oui et non. Il suffirait de regarder un bon coup en toi, et de décider, une bonne fois pour toutes, ce que tu veux faire de toi, au lieu d'agir en perpétuelle contradiction. Mais c’est plus simple de regarder simplement les autres, hein — de rêvasser, de se laisser porter, et puis on verrait bien… « Ce sera plus comme avant, mais… » Juste… juste une fois. C’est ce qu’il a envie de dire. Sauf que c’est une promesse que son imbécile de corps se refuse à faire, parce qu’il ne se souvient que trop bien de l’alchimie qui existait entre eux. Et puis elle pouvait encore déguerpir, n’est-ce pas ? Le laisser tomber… comme il avait fait… comme il le méritait… pourquoi t’essayes encore de lui faire peur ? Même après la claque ? Parce qu’il ne faut pas qu’elle y croie trop, à tout ce qu’elle dit, et surtout à ce qu’il peut lui donner, à ce qu’ils peuvent se rappeler.
Mais ses mains lui hurlent : si. Elles ne comprennent pas. Il n’y a rien à comprendre. Elles ont peut-être raison…
La foutue mèche retombe. Voilà l’occasion de résister. De reculer. De la gagner, la guerre.
Il s’en saisit de nouveau. Réflexe. « Ça m’empêche de voir ton visage… »
Perdu.


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Message(#) Sujet: Re: STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  EmptyJeu 8 Aoû - 7:53




« Je n’ai pas oublié. » Ses yeux hypnotiques la clouent sur place. Incapable de bouger le moindre membre, Freya signe de nouveau pour se faire prisonnière de lui. De son regard. De ses mots. De cette main qui parcourt sa propre trajectoire, ses propres envies. Il lui relève une mèche et elle oublierait presque qu’elle n’a plus dix neuf ans. Mais quand elle le regarde, impossible d’oublier le temps qui est passé. C’est gravé dans ses traits, les années n’ayant qu’accentuées le magnétisme et le charisme dont il n’est même pas fichu de sa rendre compte.
Freya n’a plus de certitude sur rien. Les pensées s’emballent, la rationalité s’envole. Il est proche, il l’a regarde (presque) comme avant. Comme quand elle finissait par venir chez lui pour s’y réfugier, parce que chez elle, elle avait envie de hurler. Comme quand il se mettait à son piano et qu’elle se mettait à ses dessins, un silence musical et artistique qui finissait toujours par les amener ensemble quelque part. Un véritable cocon qu’était devenu l’appartement de Stephen. Il ne se rend pas compte, n’a jamais réalisé à quel point il lui a permis de respirer, de retrouver un semblant de vie dans son monde qui volait en éclats.

Et elle a envie de replonger, Freya, corps et âme parce qu’il est là, parce qu’elle n’a aucune résistance, parce que ses membres le reconnaissent. Les addictions, ça la connaît. Et malheureusement, elle est la pire des pécheresses. Stephen aura toujours cette place particulière juste parce qu’il a été là, au bon endroit au bon moment. Il l’a guéri à sa façon, même s’il a fini par la briser encore plus au final. Penser au grand amour n’a jamais été dans les cordes de Freya. Elle n’y a jamais cru et n’y croira sûrement jamais.
Mais il a donné le sentiment qu’elle n’est pas inatteignable. Qu’elle est une personne qu’on peut aimer. Et Freya, elle l’a aimé. Parce qu’elle se jette toujours corps et âme, parce qu’elle était fougueuse, parce qu’elle n’avait connu que ça. La passion, l’excès, le débordement. Se retrouver à venir vers lui en pleurs et trempée par la pluie, après une énième dispute familiale, et insister pour qu’il vienne prendre cette peine et qu’il la transforme en douceur n’était qu’un exemple parmi tant d’autres. Stephen n’était pas le seul homme qu’elle avait connu auparavant. Il était plus mature, il était plus calme mais tout aussi torturé.
Innocentement, elle a pensé qu’il pouvait guérir ses maux autant que les siens. Elle a caressé l’idée qu’il allait pouvoir arrêter ces fichues clopes autant qu’elle aurait pu arrêter la boisson. Quand Freya passait le seuil de sa porte, il lui est déjà arrivé d’avoir bu le verre de trop. Mais Stephen, patient et adorable (et sûrement aveuglé par des sentiments plus profonds), la recueillait à chaque fois, la suivait dans chaque pièce pour être sûr qu’elle ne fasse pas de connerie. T’es qu’un putain de poids, il t’a supporté pendant des mois durant et toi, t’as tout foutu en l’air. Tu lui as donné l’opportunité de se débarrasser de toi et dans le fond, c’est ce qu’il a fait. Et ça te fait mal parce que c’est injuste, que tu lui en veux mais que tu t’en veux encore plus.

Son souffle lui caresse tendrement le visage alors que Stephen la ramène au présent. Fini l’oeil sur ce qui est derrière. Il faut voir le devant, l’avenir. Même si ça te semble compliqué, même si ça te semble impossible. Pour l’instant, ton futur proche est en face de toi, et tu sens tes genoux flanchés devant les barrières qui se brisent entre vous. « Ce sera plus comme avant, mais… » Mais… La fin reste en suspension et pourtant, Freya semble avoir compris. C’est étrange comment ils réussissent à se comprendre, à se traduire de nouveau. Les conversations de longues heures n’ont jamais été leur fort. Reclus, se contentant du calme et d’eux mêmes, ils refaisait le monde avec ce qu’ils avaient sous la main.
Principalement grâce aux mains. Mains sur le piano, mains sur le crayon, mains sur la peau. Ils n’avaient pas besoin de parler, ils le montraient, ils le peignaient, ils essaient d’extraire les émotions d’une autre façon.

« Ça m’empêche de voir ton visage… » Une vague de sentiments déferle sur Doherty, qui se met malgré elle à avoir une larme – traîtresse – qui roule sur sa joue. Elle n’avait pas prévu de pleurer, elle n’avait pas planifié de tomber. Elle ne sait toujours pas ce qu’elle fiche ici, pourquoi elle est venue le voir. Mais elle a une clarté dans ce voile brumeux, c’est qu’elle ne sortira pas indemne de cet appartement.

Il la tente même sans le vouloir, il ne réfléchit de rien et je ne suis que poupée entre ses mains. Il enflamme la peau, il enveloppe mes craintes et il balaie le monde extérieur. Il n’y a plus que lui, ses mains, ses mots, leur passé, l’avenir de cette soirée, le silence entre eux. Je ne veux pas parler, je ne sais pas quoi dire mais mes gestes savent où aller. Freya comble l’espace entre eux, pose une main fébrile sur la même joue qu’elle a frappé quelques minutes – ou était-ce des secondes ? la notion est floue – et elle embrasse ce fruit pourtant défendu. Mauvaise idée, alerte noire, très mauvaise décision. Tu compliques les choses, tu les sabotes un peu plus, c’est vous qui allez vous briser dans ce mur cette fois ci. Inconsciente et pourtant, tu te jettes dans la gueule du loup sans aucune retenue.
Mais c'est aussi addictif qu'un verre.
Et c’est ce qu’elle fait. Ce baiser là, elle s’en rappellera au moins. Elle y va en retenu et en douceur parce qu’elle ne sait pas, il a toujours su lui. Est-ce qu’elle est en train de faire voler en éclats tous les barrages qu’ils se sont foutus durant toutes ses années ? Sans aucun équivoque, oui.

Freya lève ses yeux bruns sur lui, plein de doutes et d’interrogations. « Tu peux encore tout arrêté, Stephen. » Parce que moi, je n’ai aucune volonté de le faire. La balle est dans ton camp, à toi de la saisir ou non. Brise moi le cœur une bonne fois pour toute maintenant, qu’on en finisse. Même si chaque fibre de mon corps me dit le contraire, parce qu’il se rappelle de toi, de tes gestes, de tes mains sur moi, de tes caresses.

Je n’ai aucune force de me battre ce soir, alors dis oui, dis non, décide pour nous car je ne peux pas. Je veux juste que tu me prennes dans tes bras, que tu m’enivres comme aucun autre alcool ne peut le faire. Enlève moi ce poids dans mon ventre, Stephen, aide moi, montre moi que tu tiens toujours à moi.
Parce que je t’aimerai toujours et ça me fait crever.





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Message(#) Sujet: Re: STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  EmptyJeu 8 Aoû - 21:25



L’expression « l’amour rend aveugle » avait beau être un dicton usé jusqu’à la corde, il n’existait pas plus cruel adage pour décrire ce qu’il avait ressenti pour Freya. Déjà qu’il s’efforçait toujours de voir le bon côté des gens, de pardonner leurs vices, de les tirer vers le haut alors qu’il ne se donnait jamais les moyens pour le faire lui-même, son caractère porté à l’oubli de soi n’attendait que ça : l’amour. Quoi de mieux alors que deux personnes avec de sérieux problèmes familiaux et des personnalités opposées ? Et il n’avait même pas compris, pendant longtemps, que c’était bien ça. Il n’avait pas compris qu’il ne passait pas l’éponge sur à peu près tout par simple abnégation ; il n’avait pas su voir qu’elle l’avait foudroyé dès le départ, la fille qui aimait pas le piano, la fille envoyée par son psy, la fille qui dessinait parfois, buvait beaucoup, et restait après les cours. Ils avaient joué un jeu dangereux, les doigts qui s’effleurent avec ingénuité, les aveux à demi-mot qui finissaient dans l’entrelacs des corps. Les silences aussi, parce que parfois — souvent — ce qu’ils avaient à dire n’avait pas de mots. Il savait pas dans quoi il s’embarquait, elle non plus, sans doute, au fond pas un ne rattrapait l’autre, même s’il prenait le beau rôle presque malgré lui. Elle avait sonné bien plus tard qu’à l’heure des cours, bien plus tard qu’à minuit, trouver refuge ici, parler ou ne pas parler, mais ensemble, et il avait été si heureux de se dire qu’il pouvait la faire émerger, lui sortir la tête de tout ce qu’elle avait vécu de merdique et être la solution tant attendue. A bien regarder en arrière, ça le fascinait presque qu’il ait pu autant s’impliquer. Coup de théâtre, elle en était sortie plus cabossée qu’elle n’y était entrée. Un deuxième poignard dans le dos, et une case en plus à rayer de sa mémoire. Mais les choses sur lesquelles on fait une croix attirent encore plus notre regard… il n’y a pas pire chose qui pouvait arriver. Statistiquement, logiquement, physiquement, il n’envisageait aucun scénario pouvant autant ébranler la maigre poussière de cohérence qui reste en lui comme un fond de bouteille inutile.
Rectification, il y avait bien pire : la main sur sa joue, et le baiser qui s’empare de lui pour recréer cette foutue scène du balcon qu’il haïssait maintenant. Il n’y répond pas, et ce n’est pas faute de signaux clignotants dans tous ses nerfs excédés qu’il fasse la sourde oreille aux connexions qu’elle réveillait ainsi. Elle devait le savoir, qu’elle l’enchaînait, qu’elle provoquait. Mais lui aussi. Comme toujours avec eux deux, pas moyen de savoir qui avait commencé, qui cherchait l’autre, qui cédait en premier. C’était un peu… les deux camps qui se rendaient en même temps, et ne savaient plus quoi faire de leurs armes. Mais donnez-leur donc des armes, ce serait sûrement moins douloureux…

« Tu peux encore tout arrêter, Stephen. » Ah bon ? Le désordre et l’incertitude qui règnent en maître dans son esprit depuis quelques jours ne sont pas de cet avis. Tout en lui est remis en cause. Ses gestes, ses pensées, son passé, son futur. Jamais il n’a été aussi perdu, et il faut qu’elle lui tombe du ciel maintenant, elle et les souvenirs qui flottaient comme une aura sur ses cheveux — mauvaise idée de penser à ses cheveux, tu te tires une balle dans le pied —, elle alors qu’il expérimentait une solitude et un questionnement terribles. Comment ne pas croire au destin… aux forces du hasard s’amusant à les torturer comme les pions qu’ils étaient, laissés à l’abandon sur un échiquier sans règles… ! Si au moins il y avait des règles, un code, des limites à ne pas franchir… C’est la liberté qui est épouvantable. Ils sont libres de faire n’importe quoi, il n’y a qu’eux pour en subir les conséquences. Et c’est toujours, un pas de plus, un dernier pas de plus, un ultime pas encore, jusqu’au ravin. « Ce serait mieux, n’est-ce pas… ? » Son souffle se perd en un murmure qui ne demande qu’un ‘oui’ ténu et froid, que l’acceptation d’une souffrance nécessaire à ce qu’ils tournent la page une bonne fois pour toutes. Elle le laisse prendre la décision alors qu’il est complètement perdu. Et il suffit qu’il croise son regard encore une fois pour que ça craque. Il se rend absolument pas compte de la connerie qu’il amorce. Il a plus envie de réfléchir. Il se sent trop… ou pas assez… quoi donc… ? Il n’y a aucun bon choix. Pas une option qui ne le laissera sans un goût amer dans la bouche, de regret ou de haine envers lui-même. Il est toujours pareil, elle le voit bien… ? Elle le sait, qu’il peut pas résister à cette envie idiote… et surtout qu’il ne peut pas faire preuve de froideur envers elle… tout le début n’était qu’une mascarade… au fond ils veulent la même chose, avec leurs brisures et le doute qui les ronge, qui regarde les détails, qui regarde ce qu’il y a autour, qui les regarde…?

Désolé. Pourquoi c’est le seul putain de mot qui lui vient dès qu’il embrasse quelqu’un ? Est-ce qu’il devra se sentir coupable toute sa vie de donner ou de recevoir quoi que ce soit ? Mais ce qu’il se passe là n’est pas un échange sain, si ? Il y a quelque chose de désespéré dedans. A moins que ce soit justement pour guérir le désespoir qu’ils ont cédé… ? Qu’il a cédé ? Qu’elle a cédé ? Qui, quoi, quand…
Déconnecte. Laisse faire. Arrête de penser. Dès qu’il le fait, et qu’il s’enlève — momentanément — ce sentiment de culpabilité sur lequel il n’arrive pas clairement à mettre d’origine, tout va mieux. Inconstant. Laisse-moi, je m’en contrefous. Mensonge. Ferme-la. Pas d’autre visage pour se superposer au sien, pas d’autre guide que la connaissance aigue qu’il avait déjà de ce corps, même huit ans après. Sa main glisse sur sa nuque, traversant la forêt des cheveux pour s’en emparer et approfondir le contact qui fait déferler en lui une marée de sentiments contradictoires. Il la fait venir à lui, son pouls s’accélère. Il n’a plus envie de se poser de question, pourquoi, pourquoi pas… elle était venue, elle avait sonné, il avait ouvert. Et de ce moment-ci jusqu’à cet instant-là, tout ce qu’ils avaient pu dire revenait au néant. Ils étaient coincés dans une machine qui les ramenait inlassablement aux mêmes conclusions, aux mêmes points sensibles. Est-ce que cette fois, ils arrêteraient de court-circuiter leurs existences respectives… ? Le goût atrocement familier du baiser lui dit le contraire, alors il passe logiquement au creux de la mâchoire, avant de se rendre compte avec un étonnement qui n’étonne que lui que ça aussi, c’est toujours là. Comme si ça avait pu disparaître. C’est là, et c’est bien là, comme les hanches sur lesquelles il passe ses mains pour les rapprocher des siennes. S’y raccrochant comme à une question folle qui pulse dans ses gestes (ne me la pose pas, je n’ai pas de réponse, je n’ai jamais de réponse, seulement des antalgiques). Exactement ce qu’il s’était interdit de faire en la voyant à travers le judas.
Circulez, y’a rien à voir, à part deux imbéciles qui soufflent sur des braises qui les ont déjà brûlés. Mais il fait si froid dans ce monde…


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Message(#) Sujet: Re: STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  EmptyVen 9 Aoû - 18:37



« Ce serait mieux, n’est-ce pas… ? » Oui, ça serait mieux pour elle, pour lui, pour eux, pour le monde entier. Tellement de choses seraient mieux si on se donne la peine de dire non. De mettre un stop avant que tout s’emballe, s’enclenche et fait craindre un désastre ambulant. Mais l’être humain apprécie le danger, de se croire qu’il est le plus fier et le plus fort des animaux de la planète. Et pourtant, ils sont les premiers à tout abandonner pour leur instinct primaire, ce besoin de détruire ce qu’il touche parce que c’est facile, que c’est simple et que ça permet de se sentir vivant dans un sens.
Freya la première se plaît à contempler les débris de sa vie sans rien faire de mieux pour l’améliorer. Elle se contente de subir, parfois de donner le bâton pour se faire battre mais souvent, elle attise la braise. Elle qui a le feu en horreur, elle y joue constamment. C’est innocent, c’est inconscient et on pourrait presque dire qu’elle ne fait pas exprès. Une véritable énigme de la nature qui n’arrive même pas à se suivre elle-même.

Sa tête lui affirme que c’est une mauvaise idée, son cœur est au bord de l’implosion mais elle ne répond plus de rien depuis quelques secondes déjà. Il la rapproche d’elle, il cherche de nouveau sa bouche et se sont ses propres désirs primaires qui remontent dans une vague où elle se laisse engloutir avec plaisir et joie. C’est le genre de destruction qu’elle apprécie, parce qu’elle doit être un peu torturée à ce point. Stephen ne joue plus d’elle, il ne résiste pas plus, les armes sont laissées sur le côté. Ce n’est plus qu’un apache de fumée qui cache une danse entre des lèvres et des mains qui se cherchent, avides de se retrouver, de redessiner les courbes de l’autre.
Freya fait éteindre son esprit tout entier. De toute façon, Stephen est en train d’aspirer tout ce qui lui restait de rationalité, autrement dit un faible soupçon.

Une vraie marionnette entre ses mains, voilà ce qu’elle est. Parce que ses anciennes relations restent toujours ancrées dans sa chair et n’en partiront jamais. Sa peau brûle et Freya se mord la lèvre quand il dévie sa bouche plus bas. S’il descend encore plus, il sentira son organe vital s’affoler, s’éprendre de ces nouvelles sensations qui ne sont pas si nouvelles que ça. Seulement, ils avaient vieilli, ils avaient mûri, ils avaient changé. Les gestes sont moins doux qu’avant parce qu’il y a ce passé, ces reproches, cette dispute, ce verre qui les a brisé tous les deux. Quelque chose s’est déconnecté ce jour là et rien ne sera effectivement jamais plus pareil.
Mais leurs corps leur prouvent qu’ils ont tord parce qu’ils connaissent la danse, ils se retrouvent, ils s’imprègnent de l’autre de nouveau. Freya ramène les lèvres du jeune homme sur les siennes parce qu’elle décrète qu’elle veut s’y perdre, s’y enivrer comme du meilleur whisky qui soit. Seulement, c’est meilleur que le whisky, ça lui fait perdre pied plus rapidement que n’importe quel alcool et elle l’accepte avec délice tout en passant ses bras autour de son cou. Reste près de moi, tiens moi, ne me repousse pas ce soir, juste ce soir, sois à moi de nouveau, s’il te plait.

Quand elle se détache légèrement de lui, son front posé sur le sien, la respiration accélérée, Freya ferme les yeux. « Est-ce que c’est une connerie, Stephen ? » Question complètement stupide. Évidemment que c’est une belle et prodigieuse connerie. Évidemment que c’est un bordel sans aucune limite. Mais elle a envie qui lui dise que non. Qu’il lui dise qu’elle se fait des idées. Qu’ils mettent juste un point final à leur histoire.

Que demain sera un autre jour et qu’ils pourront se séparer sans regret.



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Message(#) Sujet: Re: STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  EmptySam 10 Aoû - 8:49



Il n’a presque pas besoin de penser, c’est une autre partie de lui qui prend le relais, une partie qui se fout des conséquences et du futur, qui veut seulement reconstruire temporairement le pont vers ces souvenirs qui gisaient là comme une mauvaise cendre, encore parsemée de débris incandescents. Reprendre de l’affection qui leur servait d’anesthésiant dans la peur panique de la solitude et de l’insuffisance. Jeter des seaux sur l’étendue désertique qu’ils avaient laissée derrière eux, ou déclencher le déluge qui les ramènerait à une forme de vie supportable l’espace d’un temps ? Le cœur s’emballe complètement, et il n’a aucune idée de si le moindre contact avec elle fait vriller son rythme cardiaque ou s’il s’agit d’un dernier signal d’alerte de la part de la voix cynique qui sommeille en lui, toujours là pour lui rappeler qu’il était un désastre ambulant. Mais là, il ne brisait rien, n’est-ce pas ? Il n’y avait rien à briser puisque tout l’était déjà. Il ne pouvait pas lui faire mal en cédant, pas vrai ? Il n’y avait jamais eu autant d’hésitation, avant, parce qu’il n’y avait pas de faille dans leur communication. Maintenant, le verre a fissuré leurs mots, ébranlés les certitudes et les idéaux. Ils ont grandi. Avec les fêlures et les désillusions, mais ils ont continué la route, trébuchant sur des chemins qui auraient dû rester parallèles si la plus petite ondulation ne suffisait pas à les faire dévier de leur trajectoire logique. La géométrie n’avait plus d’emprise ici-bas. Des lignes parallèles qui se coupent, se percutent, s’anéantissent et repartent dans toutes les directions ; des cercles auxquels il manque des points ; mathématiques fébriles et corrompues par tout ce qu’ils savaient faire de désespéré. Les seules figures qui importent sont celles que dessinent ses doigts, ses lèvres, avidement, comme s’il existait un antidote derrière le poison qu’ils s’infligeaient volontairement. Elle accepte, elle le cherche, il est à ça de ne même plus pouvoir comprendre ce qu’elle dit.
« Est-ce que c’est une connerie, Stephen ? » Mais elle s’éloigne encore, comme si ça n’avait pas été assez compliqué d’accepter de mettre de côté tout le passé et tout l’avenir. Première réponse, évidente : oui. Totalement. Rationnellement, pas moyen de considérer ça comme un acte sensé, réfléchi en toute connaissance de cause, pesé et repesé avec une âme impartiale. Ce genre de choses n’existait même pas. D’un point de vue extérieur, c’était une connerie — il y avait pire (quoique…) mais ça restait une connerie, une faiblesse, un lâcher-prise sujet à regrets. Deuxième réponse : non. Pas de comptes à rendre à quiconque et surtout pas à lui-même. Pas envie de la blesser en lui faisant sentir que tout était cassé entre eux et que leur tentative de se créer un paradis artificiel reposait sur une mince couche de glace. Pas envie de se blesser en refusant ce morceau de bonheur qui peut-être comblerait, ne serait-ce qu’un instant, tous les gouffres qu’il trimballait avec lui. Envie lui aussi de croire que c’est un choix comme un autre malgré tous les interdits qu’il se pose et qu’il ignore, à fond la caisse sur l’autoroute de la déception.
Alors, tourner la page, c’est avec le oui ou le non ? Il n’arrive pas à croire que Freya s’en retournera indemne après qu’il l’ait repoussée, contre leurs volontés respectives (volonté, le mot est grand…) ; et de l’autre côté le pseudo-remède, la nouvelle fin qu’ils se proposent a moins l’air d’une conclusion que d’un guet-apens. Sauf qu’ils ne sont la proie de personne, si ce n’est de leurs propres ruines émotionnelles.

Il ne bouge plus du tout, que ce soit pour arrêter tout à fait ou continuer de dévaler cette pente dangereuse sur laquelle ils consentaient à se casser la gueule encore une fois. Il n’arrive pas à déterminer si ses mains sont glacées ou brûlantes. Elles lui en veulent de s’arrêter (c’est facile de rejeter la faute, comme si elles étaient indépendantes de lui). Et il laisse tomber ces mots qu’il avait dit tellement de fois, après Freya, à chaque fois que quelqu’un avait placé des espoirs inatteignables en lui. Est-ce que c’est une connerie, Freya ? Je sais pas, regarde en toi-même. Moi j’ai trop peur de ce que j’y trouverai. Des choses qui me tomberaient dessus et m’écraseraient si je m’avisais d’ouvrir la porte. « Tu peux partir si tu veux. » Elle lui a posé deux questions. Elle est chez lui. C’est à elle de partir, de le laisser tomber après être venue d’elle-même emmêler les fils ténus qui les maintenaient à la raison. C’est facile de vouloir me forcer à tout assumer. Quand elle lui avait dit qu’il pouvait tout arrêter, il avait continué. Et il commence à se rendre compte qu’au point où ils en sont, ça lui ferait beaucoup plus mal de la voir partir que si elle avait simplement, froidement exposé les faits et les conséquences dès qu’elle était entrée. Ce qu’aurait fait quelqu’un venu fermer la foutue porte. Elle est là, béante, ouverte sur tout ce qu’il y avait d’incohérent, de blessé ou de nostalgique en eux.
Arrête de croire que je suis capable de t’ordonner de partir. Voilà pourquoi je t’avais prévenue qu’il n’y avait rien à dire. Ça, je ne peux pas le dire, je le savais dès le début. Mais je ne peux même pas me forcer à tenir une ligne de conduite, comment penses-tu que je vais t’en imposer une ? Lâche-moi, goûte au plaisir de claquer la porte, toi aussi.
Pas une main bienveillante pour les ramener du bon côté du destin. Rien qu’eux face au choix illimité des possibles — et donc, des douleurs. Pars donc. Même après tout ce qui s’est passé de trop. Prouve-nous que l’humain n’est pas qu’une loque asservie à son besoin de s’accrocher à la moindre promesse idiote et éphémère. Cette ligne dangereuse qu’ils parcouraient les yeux fermés, c’était de l’espoir à rebours, du temps perdu qui sifflait par les lacunes qu’ils s’étaient laissés, et la maigre frontière entre le sens et l’absurde, le bien et le mal — l’envie et la réalité.


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Message(#) Sujet: Re: STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong STEPHEN&FREYA • sense and nonsense not between right and wrong  EmptySam 10 Aoû - 12:32




Sa question, sa stupide et innocente question, a le temps de monter dans les airs et de s’écraser au plafond le temps que Stephen lui réponde. Parce qu’elle espère une réponse, un mot, une phrase, une affirmation, un rejet, quelque chose. S’attendre toujours au pire mais jamais au meilleur est un choix qui est devenu un mode de vie. Elle a caressé tant de fois l’idée que ça n’arrive qu’une seule fois, que ce n’était qu’une mauvaise passade, que ça sera mieux la prochaine fois, qu’il y avait encore de l’espoir. Mais non, maintenant, c’est fini. Écraser comme il écrase ses clopes dans son cendrier. Sans un regard, sans aucune considération, manuellement et instinctivement.
Est-ce que sa question est le dernier frein qu’elle s’offre sur un plateau sans pour autant saisir l’opportunité ? Une responsabilité de tout arrêter qu’elle ne veut pas prendre, qu’elle ne veut pas assumer, qu’elle rejette sur les épaules de Stephen, parce que ça sera plus simple de se dire que c’est de sa faute et pas de la sienne ? T’es culottée, car c’est toi qui vient envahir son territoire à cette heure improbable. C’est toi qui es venue, qui a dirigé tes pieds consciemment vers son appartement. Ce trajet que tu n’as finalement jamais oublié, que ce soit celui de son lieu de vie ou de ses lèvres. Tu frappes à sa porte et tu t’étonnes qu’il ouvre. Parce qu’à partir du moment qu’une porte s’ouvre, c’est qu’on laisse entrer le mal. Et ça, c’est sa responsabilité à lui. Il n’aurait pas dû ouvrir, il aurait dû faire le mort, il aurait dû faire comme s’il n’était pas là. Tu n’aurais pas insisté ? Non… Si. Cruellement si. Parce que t’es persistante quand tu t’y mets et qu’on ne peut pas te dire non, tu ne le conçois pas. Pas de lui en tout cas.

Et là, quand elle le regarde en attente devant une réponse de sa part, Freya s’attende à ce qu’il dise non. Tout serait tellement plus simple si la négation l’emporte, si la culpabilité s’envole et s’ils ne restent que deux êtres simplement guidés par une force supérieure qui les dépasse. « Tu peux partir si tu veux. » Le couperet tombe, la guillotine a beau être aboli, l’effet doit être le même. Finalement, il remet la balle entre ses mains, comme une fichue pomme empoisonnée qui fulmine et qui brûle. Inutile de la goûter, on sait déjà le résultat.
Pourrie, foutue, bonne à jeter. Si elle croque, c’est fini.

Freya sert la mâchoire. Ce retournement de situation, le fait qu’il déverse ce choix dans sa tête lui semble injuste. Et elle sent quand même son armure s’effriter parce qu’il la regarde, parce qu’il la dévisage, parce qu’il est là et que même si elle ne dira jamais, Doherty a imaginé plusieurs scénarios de leurs retrouvailles. Celui de se trouver coincés sur un balcon lui a toujours échappé, ceci dit.
L’air est tendu, comme si l’attente de voir l’autre craquer avant est palpable. Et c’est sûrement le cas. Même si rien ne sera plus comme avant, Freya a envie qu’il lui montre, qu’il lui prouve qu’elle a toujours son importance à ses yeux. Parce qu’il l’a embrassé, parce qu’il l’a touché et pas de la façon la plus innocente qui soit. Fautif, responsable, faute à moitié partagée, à moitié avouée.

Elle se mord la lèvre avant de prendre sa tête entre ses mains et de l’amener vers elle. « Juste ce soir, Stephen, s’il te plait. » Des yeux bourrés de sincérité et d’émotions confus, ainsi qu’une supplication à peine dissimulée d’une voix de gamine brisée. Elle l'embrasse sur les lèvres, sur la joue, sur la commissure de sa bouche, sur le nez. Avide, trépidante, imprudente. « Juste ce soir. » Prends moi dans tes bras encore une nuit, laisses de nouveau la trace de tes lèvres sur moi, imprègne toi de nouveau de mon odeur, juste pour cette nuit, juste pour ce soir et après, on avisera.
Je ne veux pas partir, mes pieds sont cloués et tu m’emprisonnes. Tombée amoureuse de son geôlier, voilà à quoi doit ressembler le syndrome de Stockholm. Seulement dans son cas, c’est une prise en otage singulière, dont on ne s’attend pas. Un braquage du cœur et de l’esprit pur et simple.

Rien ne sera comme avant mais montre moi comment ça peut être maintenant.



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