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 Hidden truth. [Alfie&Jo]

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Joseph Keegan
Joseph Keegan
le raton-squatteur
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ÂGE : 36 ans. 26/04/1983
SURNOM : On m'appelle Jo, mais ça m'emmerde. J'aurais préféré avoir un autre prénom.
STATUT : Célibataire qui ne se gêne pas pour (essayer d')en profiter.
MÉTIER : Ex taulard, garde du corps. Ouais : j'ai menti sur mon CV.
LOGEMENT : Hum... Chez Gabriel Lopez en ce moment, demain je serai ailleurs, et après-demain je ne dormirai pas pendant plusieurs jours pour éviter de m'assoupir à la belle étoile.
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POSTS : 14715 POINTS : 1605

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Quand j'étais jeune, j'étais facilement manipulable. Beaucoup trop en ont profité. J'ai subi la ceinture de mon père et il m'arrive encore de sentir les mains du curé sur moi. Depuis, j'ai inversé les rôles. Je suis devenu le manipulateur en apprenant de mes erreurs. J'ai rejoint un gang à vingt ans, j'ai vendu de la drogue à ceux qui n'en demandaient même pas. La justice m'a rattrapé, j'ai été emprisonné pendant trois ans et j'ai pu m'en sortir plus tôt en usant de bonnes paroles religieuses, celles que j'avais apprises par cœur contre mon gré. J'erre, maintenant, à la recherche de stabilité
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : MOODBOARD

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Parce que je ne serais rien sans les mots de Deborah.

Robin-Hope [FB] - Deborah [3] - Alfie [2] - Lou - Kyte [FB]
RPs EN ATTENTE : Hidden truth. [Alfie&Jo] Tenor

SAMSON.
RPs TERMINÉS : Yanis - Blake - Yanis [2] - Aubrey - Aubrey [2] - Kane - Aubrey [3] - Liam - Owen - Aubrey [4] - Tess - Blake [2 ripblake] - Jolex - Aubrey [5] - Gaby [abandonné] - Lindsey [abandonné] - Clara - Eve - Jolex [2] - Jolex [3] - Jolex [4] - Primrose - Sid - Raelyn - Juliana - Gabriel L. - Rae&Auden - Romy - Caroline - Deborah [2] - Terrence - Charlie - Gabriel L. [2] - Lily - Freya - Adrian [FB] - Manthas [FB] - Jessalyn - Raelyn [2] - Raelyn [3][FB] - Lily [2] - Alfie&Juliana - Théodore - Savannah - Spidey - Romy [2]
PSEUDO : Captain Rogers.
AVATAR : Sebastian Stan.
CRÉDITS : Moi et Google.
DC : Calie le serpent.
INSCRIT LE : 25/09/2018
http://www.30yearsstillyoung.com/t21527-pardonnez-moi-mon-pere-j-ai-peche-sans-un-permis-de-peche http://www.30yearsstillyoung.com/t21547-il-y-a-des-jours-ou-je-ferai-semblant-de-t-apprecier http://www.30yearsstillyoung.com/t23547-joseph-keegan

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Message(#) Sujet: Hidden truth. [Alfie&Jo] Hidden truth. [Alfie&Jo] EmptyMer 28 Aoû 2019 - 4:21



Hidden truth.
Alfie & Joseph


« Fuck. » qu’il souffle naturellement en enfonçant plus profondément son bras dans son sac. Son visage se crispe en une grimace d’impatience tandis que ses doigts jonglent au travers de vêtements qu’il devrait d’ailleurs plier afin d’éviter de se trimbaler avec le look d’un vieil épouvantail. Il regroupe les fringues dans un coin pour approfondir les recherches de son portefeuille. Il a posé son sac usé sur le comptoir  de la caissière qui l’observe avec ses deux grands yeux surpris, parce que cela fait plus d’une minute que Joseph insulte l’air parce qu’il ne trouve pas la pochette dans laquelle il range le peu d’argent qu’il possède. « Mais putaiiiiin. » qu’il ajoute, pour combler le silence qu’il a instauré dans la petite boutique. Un long soupir gonfle la poitrine de la jeune femme qui attend d’être payée avant de donner le café au client qui s’acharne sur son sac. Mais, plusieurs secondes s’écoulent et il ne trouve toujours pas l’objet de ses désirs. « Désolé, j’le perds jamais habitu… » Il ne peut pas terminer sa phrase que son index et son majeur se referme autour d’une petite clef fraîche qu’il reconnait instantanément et qui lui coupe le souffle. Sa gorge se noue tandis qu’il ressort lentement son bras de la pochette, et il fixe impassiblement la clef de l’appartement d’Alfie, celle qu’il lui a offerte quand il était encore le bienvenu sur son canapé. « Mais dépêchez-vous, vous n’êtes pas le seul à vouloir acheter un truc. » L’ex taulard ignore complètement le commentaire qui provient de la queue qui s’est formée derrière lui et il déglutit en serrant fortement la clef dans sa main. Il hésite seulement quelques secondes avant de lancer à voix haute : « J’le veux plus, l’café, vous pouvez l’donner à un gosse en Afrique. » Et il tourne des talons sans accorder un seul regard à tous les autres clients qui commençaient à s’impatienter. Il trouvera son portefeuille plus tard : maintenant, c’est un tout autre but qui s’est implanté dans sa tête et rien ne pourra lui faire changer d’avis – sauf évidemment, un ouragan qui l’obligerait à trouver le plus rapidement possible un abri. Mais, ça, ça n’arrivera pas !

Dans l’autobus, sa nervosité le pousse à glisser sa main dans sa poche pour en sortir son téléphone. Il le déverrouille en se mordant la lèvre inférieure et glisse son doigt dans sa minuscule liste de contacts pour trouver le nom de son meilleur ami. Du bout de l’ongle, il gratte les cinq lettres qui composent le prénom d’Alfie, hésitant à revoir les derniers messages qu’ils se sont agressivement échangés. Mais, quand il rassemble assez de courage pour le faire, il remarque du coin de l’œil un établissement qu’il connait bien et il se redresse vivement en lançant un juron, constatant qu’il a loupé son arrêt. Il accroche impulsivement la corde qui longe le mur de l’autobus et il la tire pour faire retentir la sonnette dans le véhicule en mouvement. Il passe proche de trébucher vers l’avant lorsque le chauffeur enfonce la pédale du frein, mais il se retient de justesse, remerciant de manière lunatique l’homme derrière le volant avant de sortir d’un seul bond de l’autobus. Ses pieds rencontrent le béton et ses yeux rencontrent la déception : les paysages inconnus lui affirment qu’il devra marcher au moins trente minutes avant de pouvoir sonner chez Alfie. En soupirant, il range à nouveau son téléphone dans son autre poche mais une masse l’empêche de l’enfoncer au complet. Intrigué, il tâte son pantalon pour découvrir la forme rectangulaire de son portefeuille. « … »

Devant la porte de l’appartement, il doute, comme la première fois. L’impression de ne pas avoir sa place dans la vie de l’autre lui ronge encore les tripes. Il aimerait entrer pour discuter avec lui, lui demander s’il se porte bien, pour l’interroger quant à la fragilité de sa relation avec Juliana, mais il est conscient : le sujet ne plaît pas à Alfie et il ne se gênera pas pour lui faire savoir qu’il n’a pas envie de parler de ça avec lui. Il n’est effectivement pas psychologue. Quand il frappe trois fois à la porte, il se surprend à espérer que personne ne viendra lui répondre. Mais la lumière de la cuisine est allumée, alors ses espoirs sont aussi bas que la première case au jeu serpents et échelles. Pour se faciliter la tâche, il garde la clef dans sa main, à vue d’œil, tendue vers l’avant, pour tout de suite afficher la raison de sa visite. Il n’est là que pour lui rendre son bien… Pas vrai ?                
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Alfie Maslow
Alfie Maslow
la pile électrique
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ÂGE : trente-quatre ans (01.11), parfois l'impression d'en avoir vécu dix de plus
SURNOM : alfie en est déjà un, raccourci en alf ou al par certains
STATUT : en couple depuis trois ans, en crise depuis quelques semaines
MÉTIER : hyperactif de vocation, anthropologue de formation ; désormais lecturer à l'université, consultant (abc, hôpital, pénal) et pianiste des street cats
LOGEMENT : appartement #95 à toowong avec jules, sa copine, une tortue, deux rats et bientôt un alpaga (on espère)
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POSTS : 1608 POINTS : 220

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : enfant unique, parents très religieux ≈ trop étouffé durant l’enfance, l’adolescence s’est mal passée ≈ rescapé d’un accident de voiture qui a tué son premier amour ≈ passionné par son métier, ne parlera que des bons côtés de celui-ci ≈ optimiste et blagueur dans la vie quotidienne ; sérieux et consciencieux au travail ≈ se déplace en skate ; en vélo quand il doit paraître adulte ≈ excellent pianiste ≈ trouble tdah jamais diagnostiqué ≈ cicatrices le long du dos, sur le torse et brûlure sur l’entier de la paume gauche ≈ de retour à brisbane depuis environ un an
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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alfiana #3 ⊹ i'm sliding into something you won't understand, but don't give up on me 'cause i'm just in a rut, i'm climbing but the walls keep stacking up.

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arfie (fb) ⊹ we're burning down the highway skyline on the back of a hurricane that started turning, when you were young, when you were young.


RPs EN ATTENTE : street cats › bande atypique › romy (battle mario kart) › dimitri › alfiana #4
RPs TERMINÉS : stephenarfie #1 (& jules)evaleonardoalfiana #1joseph & julesnorahtad #1harvey #1tad #2harvey #2kanealfiana #2

nadia eleonoralily
PSEUDO : leave
AVATAR : brandon cutie pie flowers
CRÉDITS : homemade (ava), talkstostrangers (gifs), loonywaltz (ub)
DC : le roux de secours (finnley coverdale)
INSCRIT LE : 01/02/2019
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Message(#) Sujet: Re: Hidden truth. [Alfie&Jo] Hidden truth. [Alfie&Jo] EmptyLun 9 Sep 2019 - 0:46




JOSEPH & ALFIE ⊹⊹⊹ You are a stranger here, why have you come, Why have you come, left me high and let me look at the sun, Look at the sun, and once I hear them clearly say : Who, who are you really ?

Accoudé au comptoir de la cuisine, une feuille de cactus rôtie en main en guise d’en-cas, un stylo dans l’autre qui l’aide à griffonner son carnet de son écriture maladroite et irrégulière, Alfie termine la série de cercles enchâssés qu’il a commencé à dessiner en haut de la page et qui finit par se mourir en bout de celle-ci, avant que ses yeux ne se reportent sur la liste sur la page de droite. Il relève la tête, son regard croise la télévision et la liste qu’il a collée en haut de l’écran pour organiser les prochains jeudi série. En réalité, cette organisation finira probablement à la poubelle d’ici deux jours, parce qu’Alfie n’arrivera certainement pas à s’y tenir, mais sur le moment, cela lui a paru essentiel de trier les séries sur leur liste d’attente par date de sortie, nombre d’épisodes, temps d’écran, réception critique, genre, priorité quant à la date de sorti, priorité quant au risque de spoiler, popularité, risque d’annulation, distribution, chaînes, récompenses, et encore deux ou trois critères qu’il a déjà oublié. Faisant quelques pas pour se saisir de la feuille en songeant au fait qu’il a oublié de prendre en compte la durée des épisodes, l’anthropologue finit par s’arrêter près de l’espace qui lui sert de bureau, son stylo toujours bien en main, pour prendre dix minutes pour corriger les deux dernières pages de cet article qu’il a rédigé il y a déjà bien trois semaines de cela. À l’issue de la première page, Alfie, se relève pour se saisir du marqueur jaune (la couleur est importante) qu’il a oublié sur le comptoir, devant lequel il passe pour trier les chaussures près de l’entrée qui sont mélangées et pas parfaitement alignées avec les manteaux situés quelques centimètres plus haut. Une veste en main, Alfie vient la déposer sur le rebord du canapé alors qu’il réalise ne pas avoir coché le second élément sur sa liste ; il a effectivement rangé le réfrigérateur par compartiment. Quand le trentenaire prend conscience qu’il a délaissé la veste, il rejoint le canapé sur lequel il prend place un bref instant pour répondre au message qu'Hassan lui a envoyé plus tôt dans la journée. À l’issue duquel Alfie s’enfonce plus profondément entre les coussins, tandis qu’il passe une main sur son visage en réalisant le silence qui règne dans l’appartement, et l’ennui qui accompagne celui-ci. Il fait glisser son doigt sur son répertoire, à la recherche de la perle rare qui saura l’occuper quelques heures. Il oublie Ariane qui lui donne l’impression d’avoir fait le ménage parmi ses proches puisqu’il a été mis au courant de son mariage que sur le tard, il songe à supprimer le numéro d’Eva maintenant qu’elle n’a plus besoin de lui, Hassan donne cours à ce moment précis, il n’est pas prêt à supporter l’obsession de Joey quant à Juliana pour l’instant. Il en vient à songer de se fracasser la tête contre un mur pour justifier un détour par le cabinet de Nea ou des points de suture par Norah. En dernier recours, il envisage de quémander à Stephen de lui laisser Anabel pour la fin de journée. Mais aucune option ne lui paraît réellement abordable, ainsi Alfie se retrouve à cogiter – ce qui est foutrement dangereux compte tenu de sa situation actuelle. Alfie s’enfonce toujours plus au milieu des coussins, comme si cela pouvait avoir le don de lui ôter le moindre de ses tracas qui commencent à l’atteindre bien plus qu’il ne veut l’admettre alors qu’il devrait continuer de s’agiter, de trier le contenu de chaque tiroir de cet appartement, de lister chaque objet qu’il aperçoit dans son champ de vision, de gribouiller des aliens à trois têtes entre deux corrections, mais il n’y parvient pas. Son pied tapote le sol, mais sa tête, elle finit par basculer au bout de quelques minutes, le confort l’aidant à se détendre. Sa respiration finit par se vouloir plus calme, tandis qu’il autorise, pour la première fois depuis des jours, ses paupières à se vouloir plus lourdes… Et il sombre, presque, Alfie, dans un sommeil qu’il ne trouve plus depuis des semaines, des mois, sans être brusquement réveillé par un souvenir, par un cri, par une odeur, par une douleur. Pourtant, c’est bien un sursaut et un rythme cardiaque qui prend l’ascenseur qui sont les siens alors qu’une série de coups se font entendre. Il a beau laisser son regard papillonner tout autour de lui, Alfie n’arrive pas à comprendre, et il lui faut une bonne minute et le ballon d’Odie dans son champ de vision pour réaliser qu’il est chez lui. En sécurité. Finissant par se lever, il daigne glisser sa carcasse jusqu’à la porte d’entrée ; et probablement qu’il n’aurait pas dû puisque c’est la silhouette de Joseph qui se dessine lorsqu’il ouvre enfin la porte. Alfie fronce les sourcils, balance un « qu’est-ce que tu fous ici ? » d’une amabilité qui traduit de son humeur. Puis, ses yeux glissent sur la clé tendue par Joseph et c’est un rire fatigué qui s’échappe d’entre ses lèvres alors qu’il s’en saisit. « J’espère vraiment que c’est pour la rendre. » Parce qu’il est hors de question qu’il ne remette les pieds ici pour un séjour à durée indéterminée. Alfie est prêt à l’aider, mais il refuse de le côtoyer à nouveau sous son toit. Joseph a causé trop de dégâts – et pas nécessairement auprès de Jules. Ses yeux las finissent par détailler la silhouette de Joseph, son ami, alors qu’à cette pensée, le brun finit par se décaler légèrement. « Jules rentre bientôt du travail. T’as trois quarts d’heure pour te servir dans le frigo, prendre une douche et emprunter des fringues propres, si tu veux. Mais il est hors de question que tu sois encore là quand elle revient. » Qu’Alfie finit par proposer (ou imposer ?). Même s’il ignore où en est son amitié avec Joseph, celui-ci reste son ami. Et peut-être qu’il devrait mieux justifier cette relation que par ce semblant d’obligation à l’égard de l’autre, toujours est-il que s’il n’a aucun mal à lui tendre (encore) la main, il n’a aucune intention que Joseph lui mange le bras comme ce fut le cas la dernière fois ; parce qu’Alfie paie encore le prix de cette colocation forcée.



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Message(#) Sujet: Re: Hidden truth. [Alfie&Jo] Hidden truth. [Alfie&Jo] EmptyLun 9 Sep 2019 - 4:40



Hidden truth.
Alfie & Joseph

La porte s’ouvre sans grincer et la même odeur s’échappe de l’appartement comme si elle ne pouvait plus supporter l’enfermement. Le regard bleu de Joseph se fixe à celui d’Alfie, et l’écho de ses paroles agressives tambourine de façon répétée contre ses tympans, comme un écho infini, comme un souvenir qui remonte à la surface de l’eau pour se faire pécher.

« qu’est-ce que tu fous ici ? » Joseph, dénué de barbe et vêtu de ses habits du dimanche tape une seconde fois contre la fenêtre de la chambre d’Alfie, heureusement au premier étage. « Ouvre-moi, et je te dirai, Ali ! » Sa voix est cassée, parce que la mue et la fatigue lui jouent encore quelques tours. Il a quinze ans et c’est ce soir qu’il ferme la porte derrière lui pour emprunter un chemin qui le tente lui, et lui seul. « Allez, ouvre, j’vais me faire bouffer par un renard ! » Il les entend rôder, ces petites bêtes rousses. Elles guettent les poules une fois la nuit tombée et leur arrache les plumes pour dévorer la chair rose qui se trouve en dessous. Le volet s’ouvre enfin, puis la vitre, et le jeune garçon se glisse dans la pièce avant de laisser tomber son sac sur le sol, essuyant ses paumes salies de terre contre sa chemise bleu poudre. Un sourire étire ses lèvres quand il croise le regard endormi du plus jeune et, malgré qu’il ait lui aussi très envie de dormir, il garde ses esprits et fait signe à son meilleur ami d’aller fermer complètement la porte de sa chambre – il l’a probablement laissé ouverte pour permettre à l’air de circuler dans la canicule. Il n’a absolument pas envie d’alerter les parents d’Alfie qui n’hésiteront pas une seconde avant d’appeler chez les Keegan s’ils découvrent Joseph dans la chambre de leur fils. Une fois tous les deux dans leur intimité, le brun se laisse tomber sur le lit d’Alfie en soupirant. Il fixe le plafond qu’il ne voit presque pas à cause de la noirceur de la nuit. Après avoir peut-être trop longtemps contemplé le vide, il se redresse sur les coudes et fait signe à l’autre gamin de s’installer à ses côtés. « J’ai un truc à te dire, Ali. »

« Je… » Le retour au présent est brusque. Devant lui, ce sont les traits matures d’Alfie qui le dévisagent. Il n’est pas content de le voir ici et Joseph commence à regretter d’avoir prié pour qu’un miracle parvienne à lui faire oublier les conneries qu’il a faites. « J’espère vraiment que c’est pour la rendre. » Il hoche rapidement la tête pour ne pas le laisser une seconde penser qu’il est là pour s’approprier le canapé une seconde fois. Il ne se permettrait pas une telle intrusion. « Oui, j’l’avais oubliée au fond d’mon sac quand j’suis parti. » Il n’a rien d’autre à ajouter : il a formulé la simple vérité et il ne pense pas avoir le courage d’ajouter quoi que ce soit maintenant que son meilleur ami arbore le même air que tous ces passagers du trottoir. Ceux qui observent Joseph de haut quand il se résigne enfin à fermer les yeux sur le banc d’un parc après avoir lutté pendant des heures pour ne pas perdre le peu de dignité qu’il lui reste. « Jules rentre bientôt du travail. T’as trois quarts d’heure pour te servir dans le frigo, prendre une douche et emprunter des fringues propres, si tu veux. Mais il est hors de question que tu sois encore là quand elle revient. » Des paroles difficiles à avaler. Pendant un moment, Joseph a l’impression de se retrouver devant la vieille dame qui offre de la soupe à ceux qui n’ont pas d’argent pour se permettre au moins un repas par jour. Le visage du garçon s’affaisse et ses paupières clignent à plusieurs reprises, parce qu’il essaye de s’attacher à la réalité qu’il a l’impression de perdre lentement. « Alors c’est ça, Alfie ? » Il devrait se taire, là, tout de suite. C’est sa dernière chance de ne pas expulser toutes cette frustration qui compresse son cœur et sa gorge depuis qu’il a aperçu le regard tellement différent de son ami. Tellement différent, qu’il ne peut plus voir Alfie à travers ces iris foncés, à travers la peau de bébé autour de sa bouche toujours débarrassée de poils, à travers sa coupe soigneusement peignée. « J'suis devenu ça à tes yeux ? » Un mendiant, un isolé, un inconnu. Une personne dont on a coupé les cordes vocales qui crie au secours sans qu’aucun aveugle n’ose lever les yeux. « C’est quoi la prochaine étape ? Tu m’permets de fouiller dans tes poubelles ? » Un sourire effroyablement sarcastique s’imprime sur son visage tandis qu’il croise les bras sur sa poitrine, refusant de faire un pas dans la maison de cet homme de charité. « Si ça n’va pas, avec Jules, c’est parce que t’a stocké trop de dynamites dans le fond de ton placard. Ça allait exploser un jour ou l’autre, mec. C’est p’t’être moi qui ai allumé la mèche, mais c’n’est pas moi qui l’ai préparée à recevoir le feu. »
             
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Message(#) Sujet: Re: Hidden truth. [Alfie&Jo] Hidden truth. [Alfie&Jo] EmptyVen 20 Sep 2019 - 22:14



Il ne saurait dire s’il est plus agacé par la présence de Joseph ou le fait que celle-ci l’ait privée d’un sommeil qui s’annonçait (enfin) réparateur, toujours est-il que la réceptivité d’Alfie s’est fait la malle avec son repos. Il accueille Joseph comme un étranger car, au fond, n’est-ce pas ce qu’il est désormais pour lui ? Si Alfie vit avec des œillères pour certaines choses, il est parfaitement conscient d’autres ; notamment concernant les chemins qu’ils ont empruntés avec Joseph en grandissant et qui ne rejoignent pas la même destination. Et probablement que ce ne sera jamais le cas, seulement l’un et l’autre ont trop longtemps prétendu qu’ils parviendraient à se retrouver. Alfie ne se voile plus la face : l’individu qu’il a devant lui n’a plus grand-chose à voir avec celui qu’il a tant apprécié de côtoyer à l’adolescence. Ou peut-être est-ce lui, qui a changé ? C’est fort probable, mais s’il considère plutôt les choses sous un autre angle : il n’a pas changé, il a seulement gagné en maturité. Dans le fond, Joseph n’est pas si différent de celui qu’il était il y a quinze ans : c’est toujours l’air hagard et le manque dans les veines qu’il mène sa vie. Alfie a opté pour une autre façon de vivre, lorsqu’il a compris à quel point ce qu’il croyait être épanouissant pour lui ne l’était pas. Joseph n’a pas encore fait cette réalisation, et Alfie n’a jamais vraiment tenté de l’aider sur cette voie-là – principalement parce qu’il considère que son ami est suffisamment grand pour s’occuper de lui et prendre ses propres décisions. Il n’a jamais été moralisateur, n’a jamais tenté de le « sauver » parce qu’il ne l’a jamais considéré en danger, n’a jamais décidé qu’il était trop bien pour Joseph. Vraiment ? Il le sait, au fond, Alfie, et il n’est même pas certain de vouloir le cacher : il se croit meilleur que Joseph. Pas supérieur, non, la distinction est importante ; mais sa vie actuelle ne lui permet pas de considérer Joseph dans celle-ci. Ce n’est pas qu’il veut l’abandonner, Alfie, c’est que Joseph le force à le faire. En ayant implanté la graine du doute dans l’esprit d’une Juliana qui ne peut se satisfaire de si peu ; elle a besoin de maîtriser les choses et Joseph lui a fait prendre conscience que ce n’était pas le cas vis-à-vis de son petit ami. Si, maintenant qu’il a celui qu’il considère toujours comme son meilleur ami et qu’il considérera probablement toujours comme tel – car malgré tout, il sait aussi qu’il ne sortira jamais de sa vie et il n’en a pas envie quoi qu’il puisse laisser penser – en face de lui, l’anthropologue s’interroge quant à savoir s’il va tenter d’offrir des explications à un Alfie qui ne compte pourtant pas en demander. Pour lui, les choses sont claires : si Joseph a franchi une limite, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit probablement d’un acte involontaire. Il n’imagine pas son ami le trahir sciemment, seulement pour le simple plaisir de malmener une vie qu’il sait être compliquée à gérer pour le principal intéressé. Joseph est à court de mots et Alfie ne le quitte pas du regard, probablement plus exaspéré qu’il ne l’est réellement – la faute à ses traits fatigués. Mais ce ne sont pas des excuses, ni des explications quant à ses actes qu’il formule ; il est seulement là pour rendre une clé oubliée au fond d’un sac. Le plus jeune fronce légèrement les sourcils ; il n’y croit qu’à moitié. Il ne doute pas de la volonté de Joseph de lui rendre son bien, seulement celui-ci aurait pu lui être restitué par la boîte aux lettres ou toute autre solution ne nécessitant pas une confrontation. Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit alors qu’Alfie ne peut s’empêcher de tendre sa main à son ami – mais il ne faut pas pour autant que celui-ci pense que son départ s’est fait sans fracas et il doit prendre conscience des dégâts qu’il a pu causer. Joseph n’est pas réceptif, l’anthropologue ne lui en veut pas car si les rôles étaient inversés, il n’est pas certain qu’il aurait réagi manière bien différente. Cela dit, il n’apprécie pas pour autant ses réflexions. C’est bien ce qui lui semblait ; c’est une histoire de confrontation qui se dessine. « J’y avais pas pensé, mais puisque tu le proposes. » Qu’il rétorque en se calquant sur le sarcasme de son ami. Et ça aurait pu s’en arrêter-là. Ça aurait dû s’en arrêter-là, mais il faut que Joseph revienne sur le sujet de leur dernier échange par sms, sur cette analyse qu’il porte sur la vie de son meilleur ami. Les traits de ce dernier se durcissent, sa mâchoire se crispe et il se mord l’intérieur de la joue. Surtout, rester calme. C’est ce qu’il devrait faire, alors pourquoi il y a cette petite voix dans sa tête, ce petit diable sur son épaule, qui lui supplie de ne surtout pas l’être ? « Va te faire foutre, Joseph. » Qu’il balance d’un ton glacial, se raisonnant quant au fait qu’il n’a pas besoin d’en ajouter plus pour justifier de lui claquer la porte au nez. Mais il n’y parvient pas, et son regard ne se détache pas de celui de l’ex-taulard. Parce qu’il personnifie, à cet instant, toute la rancœur qu’Alfie accumule depuis des semaines. À l’égard du lui, évidemment, pour sa trahison, à l’égard d’Harvey, aussi, à l’égard de Juliana, malheureusement. Tous ces individus qui tentent de dicter sa conduite, de lui l’imposer en lui grillant la priorité de ses comportements, de ses actes, de ses paroles. Ces gens qui l’étouffent autant que ses parents fut un temps ; et Joseph est le mieux placé pour savoir comment les choses se sont terminées à l’époque. Mais il n’en peut plus, Alfie, qu’on lui donne l’impression que le monde entier sait mieux que lui comment il doit agir et tente de maîtriser cette existence sur laquelle il est le premier à ne pas avoir d’emprise. Ils essaient, ils forcent, et Alfie se mue en boule de rancune. Amelia n’aurait jamais fait ça, elle. « Va te faire foutre. » Qu’il grince à nouveau entre ses dents, le ton bien plus froid que précédemment, le regard qui lance des éclairs et le poing serré. La colère monte, menace d’exploser, mais il ne peut pas donner raison à Joseph, ni à Harvey. Il n’est pas comme ils le prétendent, ce n’est pas un bâton de dynamite qui menace d’exploser, ce n’est pas lui qui va exploser. Ça ne peut pas être lui. « Ce que je stocke ne te regarde pas, ne la regarde pas, ne regarde personne à part moi, pourquoi personne est foutu d’aligner deux neurones pour le comprendre ? » Il s’agace en levant brièvement les yeux au ciel. « T’essaies de faire quoi, là ? T’essaies de te justifier, t’essaies de te dédouaner, tu veux que je te baise les pieds pour te remercier d’avoir été un bon prince qui a préparé le terrain ? » Il ne comprend pas, Alfie, mais c’est normal, comme lui répète cette petite voix dans sa boîte crânienne : tu ne comprends jamais rien. Mais ils ne sont pas là pour régler leurs comptes, il n’est pas là non plus pour laisser croire à son ami que son comportement est anodin. « Je-désolé. Désolé, je m’en fous que t’aies fait une gaffe, ça arrive, mais… Sérieusement, Joseph ? Me violer ? « Comment la baise avec Alfie », ses habitudes de fellation, comparer votre conversation à un interrogatoire, te désigner comme un menteur, un violeur ? Qu’est-ce qui t’es passé par la tête ? » Il demande, sans savoir si la réponse l’intéresse réellement ni même s’il veut la connaître. Parce qu’il pense la connaître, justement, et qu’il n’est pas sûre d’assumer celle-ci. Parce qu’il l’a fait pour toi.



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Joseph Keegan
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Message(#) Sujet: Re: Hidden truth. [Alfie&Jo] Hidden truth. [Alfie&Jo] EmptySam 21 Sep 2019 - 0:05



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Une seconde. Il ne suffirait que d’une seconde à Joseph pour tourner des talons et faire taire le feu qui commence à crépiter au-dessus des brindilles de sapin – elles sont connues pour s’embraser rapidement et puissamment. Il ne devrait pas laisser un seul autre mot trouver sa route vers les tympans de celui qui se cambre au moindre reproche de son meilleur ami (un titre qu’ils s’accordent entre eux sans vraiment en connaître la véritable signification depuis les années). Pourtant, Joseph ne peut s’empêcher d’entrer dans la folle danse, parce qu’il ne peut plus supporter le poids de l’indifférence : les deux garçons sont en conflit et la situation ne changera pas si l’un des deux ne sacrifie pas son calme pour la cause. C’est donc le plus vieux qui se lance dangereusement dans la voie du sarcasme, se comparant à la vermine qui voit un réfrigérateur plein lorsqu’elle devrait voir une poubelle. Il ne peut pas se mentir à lui-même depuis plusieurs mois : s’il arrivait à se voir à travers les traits d’un animal plus glorifiant avant son incarcération, depuis sa sortie, il ne se reconnait que dans ceux des ratons-laveurs, ombres dans la nuit, saccageurs des ruelles, squatteur de chaque recoin qui peut fournir un peu de réconfort. « J’y avais pas pensé, mais puisque tu le proposes. » Le drapeau est baissé, les deux voitures lancées dans la course et les moteurs grondent. Joseph prend cette réponse pour une ouverture vers une discussion dénuée de tabous. Il va lui faire savoir ce qu’il a besoin d’entendre pou, du moins, ce qu’il devrait entendre pour ne pas se retrouver dans le fond d’un puit. Il lui lance donc sa première attaque, celle qui vise probablement trop sa vie personnelle, et la réaction d’Alfie fait hérisser le poil sur ses bras. C’est en utilisant une insulte qu’il se cache derrière un mur de brique, et l’ex taulard soupire en secouant la tête de droite à gauche, incapable de déterminer s’il est surpris ou pas de l’entendre répéter une seconde fois un joli « va te faire foutre » qui a pour effet de ne pas avoir d’effet. Il n’y a pas une insulte de ce genre qui arriverait à agresser Joseph, comme il a connu bien pire traitement dans sa vie. Cette attaque impersonnelle lui révèle toutefois les intentions d’Alfie : il n’a pas envie de jouer au chat et  la souris. Bien, ils ne se lanceront pas dans une joute verbale dangereuse. « Ce que je stocke ne te regarde pas, ne la regarde pas, ne regarde personne à part moi, pourquoi personne est foutu d’aligner deux neurones pour le comprendre ? » Oh ? Les calculs ont mal été faits. Si le plus jeune s’attend à ce que Joseph ne réponde rien, il se trompe amèrement. Il veut discuter, il veut gratter sa peau jusqu’à atteindre ses os. Il veut déterrer ses secrets pour qu’il réagisse enfin, comme il semble stagner dans une mer de mensonges depuis un long moment déjà. Il est temps que sa carapace se fende un peu, coquillage fermé qui se laisse bercer par le fond marin sans jamais jeter un coup d’œil sur la réalité (bah ouais, il est en train de se faire bouffer par un crabe, le coquillage. Ce n’est pas le sol agité de la mer qui le berce). « T’essaies de faire quoi, là ? T’essaies de te justifier, t’essaies de te dédouaner, tu veux que je te baise les pieds pour te remercier d’avoir été un bon prince qui a préparé le terrain ? » Une grimace de surprise étire le visage de l’interlocuteur. Non, il n’est pas question de se faire baiser les pieds, parce qu’il n’est pas l’objet des étincelles, ce soir. « Non. » C’est la seule réponse qu’il peut lui offrir : il craindrait de se lancer trop profondément dans le cœur du mauvais sujet. Il n’est pas là pour justifier l’erreur qu’il a commise en acceptant de discuter avec Juliana. Il aurait dû prétendre de pas pouvoir lui accorder de son temps, ou prétendre à une extinction de voie due à un mauvais rhume. Parce qu’il avait craint, dès lorsqu’elle avait commencé de lui parler d’Alfie, que sa langue se mettrait à formuler les mots qu’il ne faut pas dire. « Et j’ai pas l’intention d’justifier cette soirée-là. » Il avait dit de la merde. Le viol, les faux mensonges : une idée qui aurait pu naître seulement dans la cervelle de celui qui accorde plus d’importance à la dignité d’un homme bon qu’à la sienne. Joseph n’est pas aveugle face à la réalité. Bien sûr que son ami est le bon garçon, le gamin parfait du duo, celui qui est prêt à tendre sa main alors que l’autre tente vainement de ne dépendre que de ses propres moyens. Il est tombé, le drogué. L’autre, il s’est relevé assez rapidement pour ne pas plonger plus profondément dans la noirceur d’une vie de dépendance.

« Je pars, Ali. » Le jeune garçon hausse doucement les épaules lorsque son meilleur ami plante ses deux yeux interrogateurs dans les siens. Il ne sait pas quoi ajouter, il a l’impression que le cadet ne pourra pas comprendre : personne ne peut le comprendre, pas même ses parents, qui sont la raison de son départ. « On va peut-être se revoir, j’essayerai de venir te voir. » Il hoche la tête, motivé, bien qu’une lueur de nostalgie soit en train de traverser ses pupilles légèrement humides. « C’est juste que tu ne me verras plus le dimanche, et on ne pourra plus jouer après la messe. » Il est encore trop jeune pour comprendre l’étendue de sa décision. Selon lui, il ne fait que grimper une échelle pour enfin découvrir la vraie vie. La vie dont les enfants normaux bénéficient dès leur naissance. À Brisbane, il sera bien nanti. « Je vais en ville, je suis sûr que ça sera génial. » Il essaye de se convaincre que tout se passera comme prévu : il trouvera un endroit où dormir la nuit, il continuera les études, il deviendra un homme bon. C’est ce que la vie lui réserve, n’est-ce pas ?

« Je-désolé. Désolé, je m’en fous que t’aies fait une gaffe, ça arrive, mais… Sérieusement, Joseph ? Me violer ? « Comment la baise avec Alfie », ses habitudes de fellation, comparer votre conversation à un interrogatoire, te désigner comme un menteur, un violeur ? Qu’est-ce qui t’es passé par la tête ? » Sa gorge est nouée, comme depuis le début de leur conversation. Si Joseph peut facilement prétendre ne pas se soucier de certaines personnes, il pourrait difficilement cacher cet attachement inconditionnel qu’il ressent à l’encontre de son ami, de celui qui a réussi alors qu’il n’avait pas pris la décision de partir vingt ans plus tôt. Le fait qu’Alfie ne sache pas la raison de ces mensonges exagérés et humiliants le blesse, visiblement. Il pourrait le guider vers la réponse et lui faire comprendre que, s’il s’est prétendu violeur, c’était pour le protéger, lui, comme il l’a toujours fait. Il est fidèle, le raton – ou le chien, dans le cas présent. Il pourrait disparaître à tout jamais si cela permettait à son ami d’être plus heureux. Et, s’il lui disait de partir, de le laisser tranquille, bien évidemment qu’il le ferait. Il comprend le fardeau qu’il peut représenter, le poids lourd que seules les âmes charitables sont prête à traîner. « T’en as pas la moindre idée, hein ? » qu’il crache, réalisant seulement après avoir balancé ces reproches que son ton est agressif. Je l’ai fait pour toi. « P’tain, j’peux pas t’croire. » Il passe sa main dans sa barbe, la gratte nerveusement pour laisser une insulte s’échapper par sa pensée plutôt que par sa voix. « T’es le stéréotype du mec qui pense tout comprendre mais qui n’voit pas plus loin que ses orteils. » Une longue inspiration gonfle ses poumons, inspiration qu’il retient longuement en réfléchissant. Mais il n’arrive plus à réfléchir, ce sont donc ses premières pensées, rudes et honnêtes, qui s’échappent de ses lèvres en même temps qu’un soupir. « R’garde toi. T’as un appart, une meuf, un boulot… T’as même probablement une bouteille de shampoing d’rechange dans tes armoires. » Et il continue, sur un ton plus fort qui pourrait alerter le voisinage d’une future confrontation encore plus flamboyante: « ET TU TE FICHES COMPLÈTEMENT DE PERDRE TOUTES CES CHOSES QUE JE RÊVERAIS D’AVOIR ! » Il enfonce son index dans sa poitrine pour le faire reculer, se libérant le passage pour faire un pas dans la maisonnée. « J’bouffe une fois par jour et t’arrives à mettre le blâme sur moi. T’es un putain d’égoïste, prétentieux, aveugle. Il faudrait que j’te perce les yeux pour que tu remarques qu’il fait plus sombre. » C’est une invitation à lui enfoncer des crayons dans la rétine ? Peut-être.  

             
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Alfie Maslow
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Message(#) Sujet: Re: Hidden truth. [Alfie&Jo] Hidden truth. [Alfie&Jo] EmptyJeu 3 Oct 2019 - 23:28



D’autres auraient apprécié le retour d’un vieil ami sur le palier ; voyant cette présence comme une tentative de réconciliation. Certains l’auraient vu pour ce qu’elle est ; une confrontation pour statuer sur cette amitié. De son côté, Alfie opte pour la seconde option, tout simplement parce qu’il n’a, à aucun moment, montré une envie de s’expliquer avec son ami ou de chercher à le faire revenir dans sa vie. Par conséquent, puisqu’il ne l’a pas demandée, la présence de son ami lui semble forcée. Ce n’est pas qu’Alfie se fiche de Joseph ; bien au contraire, qu’il le veuille ou non il sera toujours lié à cet ami et ne pourra jamais tirer une croix sur ce dernier. Le problème réside dans le fait qu’Alfie n’a pas la même conception des relations sociales que tout un chacun ; et que là où certains ne laisseraient pas une amitié se faner de cette manière, cela lui semble être le comportement le plus adéquat à adopter. Ce n’est même pas volontaire ; dans sa tête les associations qui se font sont simples : ami – enfance – distance, trois mots qui suggèrent que cette amitié ne pourra jamais se perdre, qu’ils le veuillent ou non. Dans les faits, c’est plus compliqué, là où Alfie prend trop souvent les choses pour acquises. C’est paradoxal avec la ténacité dont il faut preuve quand il veut quelque chose, mais il n’a jamais prétendu être un exemple à suivre en matière de relations. Non, Alfie est cet ami détestable qui ne répond jamais aux messages parce qu’il n’y pense pas avant de revenir comme une fleur des mois après, sans considérer que son attitude puisse poser problème. Il n’est pas de ceux qui cherchent absolument des explications malgré sa grande curiosité – considérant que chacun agit comme bon lui semble. Il n’a aucune difficulté à cesser le contact avec des individus par besoin de se préserver : c’est très exactement dans cette situation que se trouve son rapport à Joseph. Il ne devrait pas s’en étonner – à l’adolescence Alfie n’a pas hésité un seul instant à faire le ménage dans son entourage, sans donner la moindre explication à quiconque. Au cours de ses études, il a lié de fortes amitiés avant de ne plus jamais donner de nouvelles une fois son diplôme obtenu. Bon nombre de ses « relations » se sont terminées parce qu’il donnait l’impression de ne pas être suffisamment investi – et c’était la réalité. Alfie est social, il aime être entouré et adore les autres ; seulement lorsqu’il l’a décidé. Et présentement, il a décidé que Joseph n’a, pendant une durée indéterminée, plus sa place dans sa vie. Ce n’est pas qu’il en veut foncièrement à son ami même si son comportement le perturbe plus qu’il ne le prétend, c’est surtout qu’Alfie doit faire le point sur certaines choses – et des choses qui impliquent, de près ou de loin, Joseph. Parce que Joseph n’est pas bon pour lui. Pas maintenant, du moins. Il l’a compris lorsqu’un grand soulagement l’a envahi au lieu d’une colère noire après que Jules lui ait annoncé que leur colocataire avait déguerpi. Dans son scénario idéal, il en aurait voulu à sa petite amie, quelques heures, quelques jours tout au plus, parce que cela lui tenait à cœur d’aider un ami et qu’il aurait été soucieux de ce qu’il pourrait lui arriver dans la rue, et son quotidien serait finalement revenu à la normale. Dans la réalité, rien ne s’est passé ainsi. Alfie n’en pouvait plus de côtoyer un Joseph constamment hagard, qui représente tout ce à quoi il aspire et qu’il doit se forcer à fuir. Sa présence quotidienne devenait envahissante ; et non pas par rapport à son intimité avec Jules. Combien de fois s’est-il surpris à perdre son regard sur son sac à dos, à s’enfoncer les ongles dans les paumes de ses mains pour s’empêcher d’enfoncer celles-ci dans les affaires de son ami à la recherche de son bien le plus précieux, de celui qu’il aurait voulu partager avec lui ? Combien de fois s’est-il réveillé au milieu de la nuit, à espérer recevoir un appel de Joseph l’implorant de venir le chercher dans un quartier malfamé de la ville, pour se repérer à son tour et savoir auprès de qui s’adresser en cas de nécessité ? Combien de fois a-t-il dû se retenir de ne pas mener une intervention auprès de Joseph, en prétextant qu’il est suffisamment grand pour faire ce qu’il veut pour cacher la vérité, et son désir de mener celle-ci uniquement pour récupérer les pilules de Joseph ? Alors il avait été soulagé lorsque Jules lui avait annoncé, au bord des larmes, que Joseph ne vivait plus ici. Soulagé, et atrocement déçu de ne pas avoir su tenter sa chance. La colère qu’il formule n’est finalement pas plus adressée à Joseph qu’envers lui-même, seulement il est plus facile de prétendre que c’est le cas, et d’utiliser sa soirée avec Jules pour évacuer une frustration et une rage qui ne viseraient qu’à le blesser s’il daignait les diriger contre la bonne personne. « Fais ce que tu veux. » Qu’il conclut froidement quand Joseph précise ne pas vouloir justifier cette soirée-là. Le contraire l’aurait étonné ; il n’y a rien à justifier. Joseph n’avait pas les idées claires, probablement. Il a fait son Joseph, a été à côté de la plaque comme il l’est dans les pires jours, dans ceux qu’envie Alfie.

Vingt-deux heures, l’heure du coucher. Alfie ôte sa chemise, masse délicatement son cou étouffé tout au long de la journée, croise son reflet dans le miroir. Il a treize ans et des cernes qui lui font paraître le double, un regard qui n’est plus aussi brillant qu’il le fut un temps, et des marques partout sur le corps qu’il s’est auto-infligées lors de ses crises. Lorsque après une longue journée à revêtir cet uniforme, il libère celui que ses parents essaient d’emprisonner. « Cesse de bouger », « arrête de hurler », « tu ne peux pas faire ça », « tu nous rends fous », « je ne sais pas ce que j’ai fait pour mériter ça ». Alors il a appris, Alfie, à prendre sur lui au cours de la journée. À se mordre l’intérieur de la joue jusqu’au sang pour ne pas dire ce qui lui passe par la tête. De serrer si fort son genou qu’il laisse la trace de ses ongles pour empêcher celui-ci de s’activer. De regarder par la fenêtre ses voisins qui rient aux éclats en faisant du vélo, parce qu’il ne peut plus s’y adonner après les deux visites consécutives aux urgences. Mais le soir, lorsqu’il est seul, c’est dans son coussin que sa tête se plonge lorsqu’il hurle car il n’arrive plus à contenir son timbre de voix qu’on l’empêche d’utiliser les heures qui précèdent, et ce sont ses mains qui s’activent à frapper son torse, encore et encore, parce qu’il a besoin de se défouler et de bouger, quand bien même les bleus s’accumulent. Et c’est ce qu’il entreprenait de faire avant qu’un caillou sur la vitre le fasse sursauter, et qu’aussitôt ses yeux se posent sur la porte de sa chambre, paniqué à l’idée d’être une nouvelle fois la cause du malheur de ses parents parce qu’ils n’arrivaient pas à dormir. Il permet à Joseph d’entrer non sans avoir enfilé son pyjama et avoir supplié son ami de se taire au préalable. « Hm, hm. » Qu’il acquiesce alors que Joseph lui parle de son départ. Il n’est pas certain qu’il essayera de venir le voir. Il ne le blâmerait pas, ceci dit. N’importe qui rêverait de se tirer de ce trou paumé. « Tout seul ? Et si ça se passe mal ? » Qu’Alfie demande, et une fraction de seconde, il aimerait lui proposer de l’accompagner. Mais il ne ferait que briser définitivement le cœur de ses parents qu’il malmène déjà suffisamment. « Tu sais ce qu’ils disent sur la ville. » Qu’Alfie soupire en haussant les épaules, traduisant du peu de crédit qu’il accorde à ce type de propos, mais dans une ultime tentative de ne pas voir son seul véritable ami l’abandonner – sans se douter qu’il ne sera que le premier d’une longue série.

Et si quelques instants auparavant Alfie s’en fichait que Joseph justifie sa soirée avec Jules, il se retrouve à poser des questions qui traduisent de son incompréhension face au comportement de son ami. Il n’ose pas imaginer dans quel état a dû être Jules quand il lui a balancé toutes ces choses sans queue ni tête, et le récit de ce moment n’a fait que confirmer qu’il aurait définitivement dû trouver un moyen de ne jamais les laisser seuls dans la même pièce. Et peut-être qu’il aurait dû se taire, car la vérité c’est qu’il sait très bien pourquoi son ami à fait ça. Pour lui. Mais comme toujours, Alfie ne voit que ses propres intérêts, égoïste qu’il est et qu’il assume, et il persiste à penser que Joseph est plus intelligent que cela et qu’il aurait dû mieux se débrouiller dans cette situation. Encore une fois, les choses telles qu’il les imagine sont que trop peu souvent valables dans la réalité. Et Joseph se rend compte de tout ceci, alors qu’il se veut plus agressif en lui demandant si, réellement, il n’en sait rien. Et alors qu’il devrait s’arrêter, Alfie se complaît dans la provocation. Un sourire satisfait sur les lèvres, les sourcils relevés un bref instant pour défier son (ancien ?) ami, et le regard qui s’amuse de la situation. « Wow, t’es vraiment dans le délire psychanalyse, pas vrai ? » Il souligne avec un sourire amusé entre deux réflexions de son ami. Et celui-ci continue, fait presque raisonner les murs et tente d’asseoir une domination qu’Alfie ne compte pas lui accorder, d’autant plus alors qu’il pénètre dans son intimité, alors que cette fois-ci il n’est pas convié. Sa main vient entourer le doigt de Joseph enfoncé sur son torse pour faire reculer celui-ci, et à son tour il fait un pas en avant pour ne pas laisser l’avantage à Joseph ; pas sous son toit. Et finalement, c’est un franc éclat de rire qui s’échappe d’entre ses lèvres, sincère, maladif, virulent, à s’en faire exploser les tympans et des crampes aux joues. « Trente ans pour en arriver à cette conclusion, t’en as mis du temps. » Il s’amuse encore, ses mains qui applaudissent Joseph, avant de parvenir à se reprendre. Il ne se moque pas, Alfie, seulement c’est son mécanisme de défense ; rire de ce qui dérange. Et plus que jamais, il est dérangé. « J’ai toujours été égoïste à tendance prétentieuse, surprise. » dit-il en exagérant le balancement de ses mains. Mais la plaisanterie ne dure pas longtemps, et très vite Alfie reprend son sérieux tandis que son regard fusille celui de son ami. « Qu’est-ce que t’en sais, hein ? Tu crois que je me fiche de tout ce que j’ai, vraiment ? » Qu’il soupire en secouant la tête. « Tu crois que je me fiche de mon boulot, que je me fiche de Juliana et que ça me gênerait pas de la perdre ? » Un nouvel éclat de rires s’empare de lui tant cela lui semble ridicule ; il s’en fiche de perdre son appart, ou même son travail actuel, mais jamais, jamais, il n’accepterait de perdre Jules. Et c’est bien ce qu’il a risqué à cause de Joseph. Le rire s’arrête très vite à cette pensée, et Alfie s’avance encore d’un pas, pour faire face à Joseph et soutenir son regard. « J’ai un appart de standing, un boulot qui me passionne et une petite amie que j’aime parce que je me suis donné les moyens de parvenir à tout ça, Joseph. » Et il ne compte pas s’en excuser. « Si tu bouffes une fois par jour et que tu peux pas avoir toutes ces choses dont tu rêves, c’est pas à cause de moi, ah ça, non. T’es le seul fautif de ta situation, il serait peut-être temps de t’en rendes compte. » Et Alfie compte bien ouvrir les yeux à son ami, dans la douleur s’il le faut. Et pour cela, il peut compter sur sa patience, fragilisée et désormais passée, qui transforme les dernières bribes de calme qu’il possède en froideur qu’il ne prend plus la peine de cacher. « Merci, seigneur Joseph, de m’aider à mener ma vie, à l’occasion tu me feras signe quand t’auras besoin d’aide pour la tienne, ce qui ne devrait pas trop tarder à arriver, pas vrai ? » Il questionne en ayant un signe de tête en direction du bras de Joseph. « C’était quoi, aujourd’hui, dans ta seringue, hein ? Ou t’as préféré sniffer ? Peut-être que c’était une journée calme alors t’es parti que sur un joint ? » Il provoque, Alfie, et il s’en fiche bien des conséquences ; ce jeu lui plaît beaucoup trop. Tester les limites des autres, les malmener, attendre qu’ils explosent et plus que tout ; être le responsable de cela. « Regarde-toi dans un miroir, Joseph, et peut-être que tu verras enfin d’où vient le problème. » Il conclut, sans aucun rire, mais avec un sourire sur les lèvres, provocateur et qui n’attend qu’une chose : que Joseph explose, et si possible contre lui.



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Joseph Keegan
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Message(#) Sujet: Re: Hidden truth. [Alfie&Jo] Hidden truth. [Alfie&Jo] EmptyVen 4 Oct 2019 - 5:54



Hidden truth.
Alfie & Joseph

Il n’est pas l’exemple de l’homme parfait aux sages paroles. Il n’est pas celui qu’on approchera pour demander des renseignements sur la pharmacie la plus proche ou sur la localisation de la rue Stanley (bien qu’il soit le mieux placé pour renseigner un touriste, comme il est la version humaine de Google Map). Il n’est pas pointé du doigt pour les bonnes raisons et il avale coup d’œil après coups d’œil comme si ça faisait partie de son quotidien d’être admiré comme une œuvre d’art – pas le beau tableau, mais plutôt celui qui ne semble pas avoir de sens et qui serait plus à sa place dans un vieux garage. Malgré toutes ces étiquettes avec lesquelles il se trimbale depuis sa sortie de prison, Joseph n’a jamais perdu le nord. Il surfe sur le peu de chance qu’il réussit à obtenir avant de tomber dans le ravin de la malchance et remercie le hasard de ne pas l’abandonner au moment où son pied glisse sur un rocher. Il s’attache à ceux qui ont encré les pages de ses livres, comme Alfie, le garçon qui signifiait beaucoup pour lui quand il était encore trop jeune pour comprendre qu’il n’avait pas sa place au travers les représentants de la norme. Jamais il n’aurait pensé que son meilleur ami deviendrait l’une de ces silhouettes trop bien camouflées dans la foule, du moins, pas en sa présence. Il avait toujours été un bon gars, Alfie – ou ce n’était que l’image que Joseph se faisait de lui en fermant les yeux. Au fond, c’était peut-être le plus vieux qui avait décidé de ne jamais voir ses défauts pour ne pas être déçu du premier modèle masculin auquel il s’était attaché. Plus jeune que lui, certes, mais amusant, drôle, énergique et, surtout, son père ne levait pas la main contre lui. Peut-être était-il jaloux, au fond. Jaloux de ne jamais avoir eu de famille. Et sa jalousie s’était traduite par une admiration aveugle. Une admiration si forte qu’il lui avait fait confiance quand il avait présenté la poudre blanche comme une potion magique qui octroi à quiconque la consomme le pouvoir de ne plus s’en faire.

Il est plutôt calme, le jeune garçon qui a pris la plus grande décision de sa vie – du moins, c’est ce qu’il croit. Car le monde lui paraît tellement grand et, si la hâte fait agréablement bouillir ses tripes, l’appréhension lui colle une expression terriblement neutre sur le visage. Il semble triste, mais ce n’est pas ce seul sentiment qui humidifie ses yeux. « Oui, tout seul. » qu’il annonce, fièrement, en hochant fermement la tête, certain d’avoir le look d’un aventurier alors qu’il est encore vêtu de ses habits propres et de ses souliers en faux cuir qui lui pétrissent les pieds. « Ça ne pourra pas se passer plus mal, je ne m’inquiète pas. » Plus de règlements, plus de couvre-feu, le rêve de n’importe quel gosse qui pense que les responsabilités disparaissent à partir du moment où on fait nos propres choix. Il est loin de comprendre l’étendue de son erreur. Amusé – du moins, il essaye de donner l’impression qu’il ne s’inquiète pas -, Joseph bouscule doucement son seul ami avec son coude et il ricane : « Ouais, ça pue ! Mais ils ont tous la télévision, là-bas. » Un luxe que ses parents n’ont jamais voulu insérer dans leur routine parce que la télévision « bousille le cerveau des jeunes ». « Yep, je serai bien. Tu viendras quand tu seras assez vieux, je te garderai une place dans mon énorme maison près de la plage. » Les yeux pleins d’étoiles, l’esprit brouillé par les rêves qui s’effriteront jour après jour pour ne devenir qu’un gros tas de poussière qu’il suffira de balayer pour l’oublier. Son sourire s’éteint doucement pour laisser place à un regard nostalgique et Joseph observe Alfie de bas en haut pour imprimer son image dans le fond de sa tête malgré le faible éclairage dans la chambre. Il est bien la seule personne à laquelle il pensera tous les jours. Ils se comprennent tous les deux. « Tu vas me manquer, Ali. » qu’il marmonne, simplement, en enfonçant ses mains dans ses poches et son cou dans son col, entraîné par cette soudaine timidité. Il ne sait pas comment réagir devant ces adieux pressés et ils sont des garçons, non ? Ils devraient peut-être se serrer la main, se taper amicalement l’épaule et éviter tout autre contact mais… il s’en fiche complètement, en fait. Il n’a jamais aimé les règlements. Alors il s’approche de son ami plus petit que lui et l’enrobe de ses bras, n’attendant pas de savoir s’il est réceptif au câlin avant de le serrer contre lui et de fermer les yeux pour ne plus voir la réalité.

Un contact plus brusque. Une poigne forte autour de son doigt. Une énergie négative, et Joseph recule d’un pas en reprenant vivement sa main pour empêcher Alfie de le toucher plus longtemps. L’autre garçon a opté pour l’humour sadique, les yeux brillants de malice et le sourire du Joker cloué sur le visage mais Joseph n’entre pas dans son petit jeu puisqu’il ne veut pas faire partie de la partie. Il ne le reconnait pas, son ami. Et ça lui hérisse les poils. Il ne se gêne pas pour le traiter d’égoïste, insulte qui se fait faire rire au nez par le concerné. Devant les applaudissements aussi faux qu’une guitare mal accordée, Joseph bascule la tête de droite à gauche, incapable de voir plus loin que le grand gamin devant lui. « Et t’en es fier, en plus. » Fier d’être un véritable connard. « Qu’est-ce que t’en sais, hein ? Tu crois que je me fiche de tout ce que j’ai, vraiment ? » Il hausse les épaules, l’air de dire qu’Alfie ne lui permet pas de penser autrement, encore et toujours capable de préserver un semblant de calme devant le clown dressé dans le cadre de la porte. « J’ai un appart de standing, un boulot qui me passionne et une petite amie que j’aime parce que je me suis donné les moyens de parvenir à tout ça, Joseph. » C’est décidé : il déteste l’entendre prononcer son nom. Un prénom à la connotation religieuse qu’il n’a jamais apprécié, et Alfie connait sa haine envers celui-ci. Évidemment qu’il fait exprès d’oublier le surnom qu’il lui a toujours donné. Il veut que les dynamites dans son armoire à lui explosent à leur tour mais tellement peu de choses seraient touchées par cette explosion. Il n’a rien à perdre. À part sa vie. Et, quand Alfie se permet d’appuyer fortement sur sa plaie la plus profond et la plus douloureux, son visage se fige comme la glace. Instinctivement, il porte sa main à son avant-bras et enfonce ses ongles là où il a glissé une aiguille quelques jours plus tôt, concentré, chassant le chant de la dépendance qui rappelle sa présence, comme l’autre garçon la lui a rappelée. Une chorale de tentation qui envahit sa tête, et il se secoue les puces en laissant finalement la colère prendre le dessus  sur lui, comme c’est la seule chose assez puissante pour vaincre l’appel la piqûre. Ce ne sont pas des éclairs qu’il envoie au sourire malade d’Alfie, mais bien des flammes brûlantes, vives, et ses bras réagissent avant que le neurone ne fasse passer l’ordre du cerveau jusqu’aux muscles. C’est un seul ouragan brutal qui s’affale sur la silhouette plus mince du clown, une seule impulsion violente pour le faire reculer et pour faire craqueler les os de sa cage thoracique. Joseph profite de l’état déstabilisé de l’autre garçon pour enfoncer sa main dans sa poche, coinçant dans son poing un petit sachet de cocaïne qu’il avait justement gardé près de lui au cas d’une urgence. « Hypocrite. » qu’il lance en déchirant grossièrement le sachet pour le balancer directement dans le visage de l’ancien dépendant, indifférent quant au résultat de son lancer impulsif. « C’est toi le putain de monstre qui m’en a refilé. Tu m’avais promis la magie, et qu’est-ce que j’ai reçu ? » Il attend brièvement, mais seulement une ou deux secondes, pour finalement conclure, en s’approchant dangereusement d’Alfie : « C’ÉTAIT UN PUTAIN DE CADEAU EMPOISONNÉ ! Et tu le savais ! Tu le savais, sale hypocrite. Tu étais malade, tu étais malade… » Comme je le suis aujourd’hui. « Et tu n’as jamais cherché à corriger ton erreur. Pourquoi ? Parce que tu arrives encore à te convaincre que, si tu as réussi à t’en sortir, c’est parce que tu mérites plus que moi d’être heureux. » Tu m’as tué quand tu n’avais que quinze ans. Tu avais du sang sur les mains avant même d’obtenir le diplôme que je n’aurai jamais. « Et si je ne t'en ai jamais voulu, c'est bien parce que je le pensais aussi. »   

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