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 (rolfim - au) gives you hell

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Alfie Maslow
Alfie Maslow
la pile électrique
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ÂGE : trente-cinq ans (01.11), parfois l'impression d'en avoir vécu dix de plus
SURNOM : alfie en est déjà un, raccourci en alf ou al par certains
STATUT : en couple depuis trois ans, en crise depuis quelques semaines
MÉTIER : hyperactif de vocation, anthropologue de formation ; désormais lecturer à l'université, consultant (abc, hôpital, pénal) et pianiste des street cats
LOGEMENT : appartement #95 à toowong avec jules, sa copine, une tortue, deux rats et bientôt un alpaga (on espère)
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POSTS : 1689 POINTS : 310

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : enfant unique, parents très religieux ≈ trop étouffé durant l’enfance, l’adolescence s’est mal passée ≈ rescapé d’un accident de voiture qui a tué son premier amour ≈ passionné par son métier, ne parlera que des bons côtés de celui-ci ≈ optimiste et blagueur dans la vie quotidienne ; sérieux et consciencieux au travail ≈ se déplace en skate ; en vélo quand il doit paraître adulte ≈ excellent pianiste ≈ trouble tdah jamais diagnostiqué ≈ cicatrices le long du dos, sur le torse et brûlure sur l’entier de la paume gauche ≈ de retour à brisbane depuis environ un an
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (rolfim - au) gives you hell Tumblr_ot1yxvje7E1rb71hfo8_250
alfiana #3 + alfiana #4⊹ i'm sliding into something you won't understand, but don't give up on me 'cause i'm just in a rut, i'm climbing but the walls keep stacking up.

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arfie (fb) ⊹ we're burning down the highway skyline on the back of a hurricane that started turning, when you were young, when you were young.


RPs EN ATTENTE : street cats › bande atypique › romy (battle mario kart) › josh › elwyn › emma › lily
RPs TERMINÉS : stephenarfie #1 (& jules)evaleonardoalfiana #1joseph & julesnorahtad #1harvey #1tad #2harvey #2kanealfiana #2

nadia eleonoralily
PSEUDO : leave
AVATAR : brandon cutie pie flowers
CRÉDITS : joanne ♡ (ava), talkstostrangers (gifs), loonywaltz (ub)
DC : le roux de secours (finnley coverdale)
INSCRIT LE : 01/02/2019
http://www.30yearsstillyoung.com/t23106-alfie-just-lean-into-the-light http://www.30yearsstillyoung.com/t23175-alfie-smile-like-you-mean-it http://www.30yearsstillyoung.com/t23176-alfie-maslow http://www.30yearsstillyoung.com/t23177-alfie-maslow

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Message(#) Sujet: (rolfim - au) gives you hell (rolfim - au) gives you hell EmptyJeu 29 Aoû - 2:07



ROMY & ALFIE & ARAGELIM ⊹⊹⊹ I wake up every evening, With a big smile on my face And it never feels out of place. And you're still probably working At a nine to five pace, I wonder how bad that tastes. When you see my face, Hope it gives you hell.

Une traînée humide qui s’étale de son menton à son front le sort de sa torpeur en le chatouillant. Et ça recommence, plus râpeux cette fois-ci, et près de son oreille. La tête qui bascule légèrement et l’épaule qui se relève dans un réflexe, puis ce sont ses cheveux qui se retrouvent légèrement humidifiés. Alfie prend une grande inspiration tandis que ses yeux refusent encore de s’ouvrir, parce qu’en vue du mal de crâne qui martèle sa caboche, il n’est pas encore en mesure d’affronter la lumière du jour, alors autant laisser les ouvriers faire leur œuvre dans sa boîte crânienne. Et s’y habituer, car vu l’état de celle-ci, les travaux vont durer un certain temps. Et ça recommence, contre sa joue, cette fois-ci. « Jules, arrête ça. » Qu’il rétorque, la voix endormie et rauque à en faire pâlir de jalousie n’importe quel rôdeur de The Walking Dead. Mais la jeune femme persiste et signe, et Alfie commence à s’agacer, car, clairement, il préfère prendre sa douche avec de l’eau. « Arrête ça, je te dis, ça chatouille ! » En d'autres termes, ''encore un peu mais pas trop non plus mais quand même j'aime bien même si c'est bizarre''. Mais il faut croire que la surdité l’a frappée pendant la nuit, puisque sa révolte reste vaine. « JULIANA MASLOW, ARRÊTE CA. » Qu’il rétorque plus fermement, l’une de ses mains parvenant enfin à se dégager pour repousser la jeune femme… qui semble également avoir été frappée par la terrible malédiction du loup-garou ; en vue de la quantité de poils qui recouvrent désormais son corps et qui, il jure, n’étaient pas là hier soir. Et elle se met à hurler, à moins que ? « C’est bon la belle au bois dormant t’as émergé ? Ohéé. Là-haut. Viens me sortir de là au lieu de te faire nettoyer les oreilles par un foutu cochon. » Au prix d’un intense effort (non), Alfie finit par parvenir à ouvrir une paupière puis l’autre et à apprécier l’image d’une Jules… rose, avec un groin, et une langue qui vient probablement de lui refiler une bonne dizaine d’infections mortelles. Bien. Il a survécu à une véritable catastrophe (un crash d’avion) et il va crever comme un boulet (en chopant la rage). C’est l’histoire de sa vie, alors Alfie ne s’en formalise guère tandis qu’il remue légèrement le torse pour parvenir à se glisser hors de la ceinture qui est bloquée, puis de s’écraser contre la vitre parce qu’a priori leur avion est pas tout à fait dans l’angle qu’on pourrait espérer. En soit, y’a pas grand-chose qui va avec cet avion, vu qu’en plus de ça, il y a eu un sacré investissement en matière de climatisation vu qu’à peu près la moitié de la carlingue est découpée et leur permet d’admirer la vue (c’est-à-dire, une bonne centaine de cadavres et des vautours qui commencent à saliver de ce buffet illimité). C’est quand il trébuche sur un enfant à qui il manque une partie de la cage thoracique qu’Alfie prend la peine d’observer un peu autour de lui, non sans glisser un « j’l’ai toujours dit que les gosses ont pas de cœur. » accompagné d’une petite tape sur la tête de feu Timéo (ou Jordan, ou Kylian-Kévin, ouais, plutôt il y a une tête en K et les initiales ça donne Kéké – english vibes oblige – ça correspond), en guise d’hommage. Alfie prend un temps fou à remettre les choses au clair dans sa tête ; bien trop occupée à détailler les cadavres qui l’entourent et à faire la liste mental de ce qu’ils ont pu être de leur vivant – il repère déjà Sandrine la soccer mom, Ashley qui est influenceuse et Jean-Bernard le comptable aux tendances perverses. Et c’est là qu’il est bien content qu’ils soient morts (ben quoi, Alfie sait déjà qu’il ira en enfer, alors autant s’assurer d’une place de choix, surtout qu’en tant qu’Australien, il a besoin du spot le plus chaud pour brûler histoire de pas être trop perturbé par sa nouvelle vie) ; car Sandrine aurait certainement voulu « parler au manager » pour se plaindre du temps avec laquelle il l’a détaché, Ashley aurait quémandé un photoshoot pour mettre en avant la perte de son œil droit (et d’à peu près tout ce qui composait son cerveau désormais éclaté – c’est-à-dire pas grand-chose) et Jean-Bernard… Jean-Bernard se serait probablement touché la nouille en léchant son moignon nouvellement acquis, collection automne/hiver 2019 du crash d’avion. Oui, parce que c’est bien la situation et pendant un instant, Alfie panique et chercher du regard femme et enfants, avant de se souvenir qu’il se déplaçait dans le cadre professionnel pour rejoindre son prochain lieu de travail et qu’ils ne l’ont pas accompagnés. Amen. « Faut te ramener du café pour que l’information circule correctement ? Viens me détacher, secoue toi ! » Il reporte son attention sur la blonde qui offre sa plus belle imitation de chauve-souris qui dort (qui dort, mais qui hurle, bon sang, le hasard aurait pu faire son œuvre et la priver de sa langue en coinçant celle-ci dans le masque à oxygène ou dans la ceinture). Elle s’appelle Sandrine, c’est certain. Alfie entreprend d’avancer vers elle, quand soudain, le drame (le vrai) le frappe : « J’ai perdu ma chaussette... Et sa chaussure, il s’en fout, mais… Ma chaussette en fibres de quinoa, putain ! » Elle se rend compte de la tragédie ? Il faut croire que non. Puis, soudain, ça le frappe à nouveau (un peu comme sa tête à frapper le hublot à de multiples reprises – mais ça n’a pas aidé à remettre les neurones en place, malheureusement) : s’il la libère, elle pourra l’aider. Alors Alfie s’approche, tente de décrocher la ceinture, sans succès, cherche un couteau, sans succès non plus (pourtant, on est dans une réalité alternative, il devrait pouvoir faire apparaître un putain de couteau en un claquement de doigts s’il le veut, mais non, on aime le challenge dans la famille thirty). « Remue un peu comme ça, qu’il dit en faisant une magnifique danse de l’épaule, ça glissera mieux. » Il fronce les sourcils. C’est un peu tendancieux. Soit. « T’sais, un peu comme… des vers de terre ? » Voilà, c’est mieux. « Euh. Sinon, donnes-moi tes mains et je te tire en avant, peut-être que ça pa-. » Et son regard se porte sur l’une des voisines de sièges, deux bras accrochés au siège devant… et plus du corps. On peut dire qu’elle a (avait) de la poigne, ahah. « Tranquille, ça se passera mieux que pour elle, fais-moi confiance. » Traduction : fuis, jeune fille. Ah, mais tu peux pas. Too bad.



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Romy Ashby
Romy Ashby
la libérée délivrée
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SURNOM : romy est déjà un surnom, son vrai prénom est un presque secret d'état.
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MÉTIER : conseillère pénitentiaire de réinsertion et de probation au centre correctionnel pour femmes de brisbane
LOGEMENT : #429 doggett street à fortitude valley, un appartement qu'elle partage avec Tad
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : l'enfant du milieu, proche de son père, cherche désespérément l'attention de sa mère › prend toujours les choses trop à coeur › pas soigneuse pour un sou, bordélique et catastrophique › acheteuse compulsive, dans son dressing s'entassent des vêtements esseulés par dizaines
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zombicamyle rp de la mort, littéralement, et en famille. alfie + aragelim

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RONNIE ∆ whenever i'm alone with you, you make me feel like i am home again, whenever i'm alone with you, you make me feel like i am whole again.

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NAMY ∆ the best kind of people are the ones that come into your life and make you see sun where you once saw clouds, the people that believe in you so much, you start to believe in you too, the people that love your simply for being you, the once in a lifetime kind of people.

RPs EN ATTENTE : joseph et charlie › crémaillère › alfie › tad (l'extension du dressing) › noa

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isla tony

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Message(#) Sujet: Re: (rolfim - au) gives you hell (rolfim - au) gives you hell EmptyVen 6 Sep - 14:19




Un crash. Un foutu crash. Parmi les dizaines de milliers de vol quotidiens, il avait fallu que ce soit justement ce vol qui décide de faire un piqué au sol. Ben voyons. Si la situation n'avait pas été si dramatique, Romy aurait certainement pu s'amuser de son manque de chance -à moins que ce ne soit le karma qui se charge de lui rappeler que gratter des vacances chez un type qu'elle s'apprêtait à lourder sous prétexte qu'il était originaire du Brésil était un comportement somme toute assez moyen- mais dans ces circonstances, la blondinette demeurait en proie à la panique totale, reléguant le rire à la trente sixième place de ses priorités. Depuis quelques heures qu'elle pendouillait à ce siège, solidement maintenue par cette maudite ceinture et cet accoudoir qui l'empêchaient de prendre la fuite, elle s'était déjà persuadée que la faucheuse viendrait la cueillir de la façon la plus stupide qui soit (en d’autres termes qu’elle allait crever soit dévorée soit morte de faim) mais comme si cette dernière semblait d'humeur à la procrastination, la jeune femme avait eu le loisir de faire l'inventaire rigoureux du restant de la carlingue partiellement brûlée et dans laquelle elle était retenue prisonnière en attendant de rendre l’âme. Vingt-sept corps entiers, trente-sept démembrés, huit dont les intestins étaient venus repeindre les parois ; c'est que le démantèlement de l'appareil avait fait de sacrés dégâts, un carnage à vous en donner le tournis. Même ce pauvre Jonas en avait perdu la tête (littéralement) et si toutefois vous vous risquez à penser que la petite blonde n'avait pas de sentiments à dépeindre la situation avec autant de détachement, essayez donc de passer autant de temps couverts de suie et de sang d'étrangers sans voir les secours arriver. Après une heure, les larmes et les cris laissent place à un ennui des plus profonds. « Héhooooo quelqu’un de vivant s’il vous plaît ? » S’époumonant encore -histoire d'attirer l'attention des cadavres ou d'une radio carbonisée sans doute- Romy n'avait de cesse de beugler à tout bout de champ, et c'est alors que ses cordes vocales commençaient à s'essouffler qu'elle percevait un bruit qui n'était ni celui d'une sirène de pompiers, ni celui d'une énième explosion. Rond, à mi-chemin entre le ronflement et le grognement, elle plissait les yeux vers le bas pour découvrir un ... cochon ? Un cochon qui venait renifler un type dont les fringues avaient cramées à moitié ? Sans trop savoir s'il s'agissait d'un mirage ou d'une manifestation divine qui viendrait l’extirper de cette apocalypse pour la guider sur la voie du paradis (à ce stade, on ne juge pas les outils du Saint Père) Romy avait fini par la boucler, et par se rendre compte par la même que le bout de chair que tentait de ranimer porcinet n’était pas mort mais … endormi ? Profondément ? Suffisamment pour rêver à voix haute à en juger par les sons qui sortaient de sa bouche et qu’elle percevait maintenant qu’elle avait décidé d’arrêter de s’user la voix. « Jules, arrête ça. » Et c’était qui Jules ? La minette dont la cervelle lui sortait par les narines et qui gisait à ses côtés ? Paix à son âme. Tout ce que Romy espérait c’était qu’il ne se mette pas à faire une une crise cardiaque en se rendant compte que l’être aimé avait autant de consistance qu’une gelée désormais. « Arrête ça, je te dis, ça chatouille ! » D’accord. Donc il arrivait à confondre sa copine avec un cochon velu d’une cinquantaine de kilos qui lui léchait les oreilles avec autant de sensualité qu’un balai brosse. Oh elle ne jugeait pas, mais quelque part elle aurait pensé que miss-cerveau-en-bouillie s’en serait mieux sortie. Elle avait l’air mignonne sous les boyaux. « JULIANA MASLOW, ARRÊTE CA. »  Bon, d’accord, ça suffit. Alors que le type tentait de se dégager pour terminer sa nuit, Romy ne tenait plus. C’était bien joli cette petite scène (non) mais elle n’avait aucune envie de passer encore plus de temps sous cet accoudoir, alors s’époumonant à nouveau, elle le priait de bien vouloir se tirer des bras de Morphée pour la sortir de là, et obtint une amorce de réaction. Se remuant avec lenteur (on n’était plus à ça près après tout) le rescapé vint s’échouer contre une série de hublots, se relevant ensuite pour faire face au bordel monstre dans lequel ils étaient plongés. Pour le moment, pas de crise cardiaque en vue. Le type fit quelques pas avant de trébucher sur le cadavre d’un gosse dont il manquait (littéralement) le minimum vital. « [color:732f=#darkseagreen]j’l’ai toujours dit que les gosses ont pas de cœur. » Sérieusement ? Alors d’abord il pique un somme et ensuite ça ? Une tape sur la tête plus tard puis le voilà reparti dans son constat visuel de la catastrophe dans laquelle ils étaient, et si Romy en avait fait de même, elle avait au moins eu la décence d’hurler et de pleurer à l’instar d’une drama queen en puissance durant quelques instants, ce que ce type ne faisait pas. Au mieux il avait vaguement l’air de chercher quelque chose du regard mais pas de « Pourquoooooi tant de haine » auquel n’importe quel être sensible ce serait fendu. Soit il était sonné, soit sacrément dérangé, mais l’un dans l’autre la blondinette n’avait pas d’autre choix que d’attirer son attention à grand coup de cris et de mouvements des bras pour attirer son attention, aussi potentiellement timbré soit-il. Après quelques secondes, l’inconnu lui offrait enfin un regard, et tandis qu’il s’approchait un constat semblait le frapper (et le stoppait net, merde) Quoi ? Il venait de se rendre compte que sa copine était en bouillie ? Qu’ils s’étaient crashés ? Qu’ils allaient probablement crever ? « J’ai perdu ma chaussette... » D’accord. Donc parmi toutes les personnes à sauver, la providence avait épargné la plus timbrée. « Ma chaussette en fibres de quinoa, putain ! » Ah ben dis sous cet angle les choses devenaient tout de suite plus sensées. « Vois le bon côté des choses. T’as contribué à la sauvegarde de l’environnement ça doit être biodégradable. » Pas comme l’avion. Pas comme cette foutue ceinture qui ne se décoincerait pas d’elle-même si ce siphonné du bulbe ne lui apportait pas un semblant d’aide, et comme frappé par un éclair de génie (limité, le génie) ce dernier s’exécutait pour tenter à son tour de la libérer ; un succès mitigé. A pas grand-chose de céder à la crise de panique en constatant que le brun n’arrivait pas non plus à la tirer de là, Romy fut pourtant abasourdie par la petite danse improvisée par son interlocuteur. Agrémentée d’un : « Remue un peu comme ça » elle rendait la situation déjà bien étrange, mais le « ça glissera mieux. » suffisait à parfaire la scène. Seigneur. Des larmes de crocodile lui montaient, et alors qu’elle pensait que la situation ne pouvait pas être plus grotesque le type creusait. « T’sais, un peu comme… des vers de terre ? »  Des vers de terre ? Donc son plan pour la tirer de là c’était d’imiter le ver de terre ? Prenant une grande inspiration, la blondinette s’apprêtait à laisser s’échapper une horde de jurons et de supplications à l’éternel pour la ramener dans la lumière (ouais, les catastrophes de ce genre avaient tendance à rendre les gens très pieux) mais alors qu’elle gigotait comme une âme en peine pour canaliser ses nerfs, une proposition pas si stupide échappait d’entre les lèvres du brun. « Euh. Sinon, donnes-moi tes mains et je te tire en avant, peut-être que ça pa-. »  QUE QUOI BORDEL ? Tournant le menton en direction de ce qui avait détourné l’attention de son compagnon d’infortune, Romy fut comme qui dirait portée par une poussée d’adrénaline. Aaaah non. Elle ne terminerait pas en chair à vautour. Ses deux bras resteraient fermement rattachés à son buste, et il était hors de question de crever d’une façon aussi stupide. Tendant les mains avec vigueur pour attraper la nuque et les épaules du type, elle l’écoutait à peine poursuivre « Tranquille, ça se passera mieux que pour elle, fais-moi confiance. » (ce qui était d’ailleurs tant mieux puisque le « aie confiance » ne lui en aurait pas insufflée la moindre) et s’était servie de lui comme d’un appui. Recroquevillant ses jambes endolories sous la ceinture qui la maintenait elle avait fini par s’en sortir –non sans mal, et avec un glamour inexistant- avant de s’échouer lamentablement au sol dans un juron salvateur ; blasphème autorisé elle était libre. « TOI. » Après quelques secondes (le temps nécessaire à ses jambes pour recouvrer une circulation sanguine satisfaisante) Romy réussit à se remettre debout pour venir se poster devant Monsieur Quinoa et lui planter son index dans le thorax. « T’as beau avoir pris un sacré coup sur la tête, on est dans la même merde tous les deux. Alors je vais faire abstraction du fait que tu m’aies demandé de faire le ver de terre, et on va essayer de sortir vivant de tout ce bordel. » Ouais, sur le principe c’était ça. S’essuyant une traînée de sang qui venait de lui tomber sur le front, Romy poursuivait néanmoins, toutes vannes ouvertes sur le craquage nerveux auquel elle était en proie. « T’as pioncé depuis des heures. Tu t’es fait laver les oreilles par un foutu cochon qu’on doit absolument retrouver pour avoir de quoi se nourrir quelques fois qu’on tomberait en rade de cacahuètes, et vu que t’as l’air de débarquer je te fais un rapide débrief des faits. PERSONNE EST VENU NOUS CHERCHER. » Rien. Nada. Silence radio. « On doit être perdu je ne sais ou dans l’océan indien, et en attendant que quelqu’un s’aperçoive qu’on a pas atterrit, il faut qu’on aille explorer le coin. On a survécu à un crash ce serait con de se faire bouffer par un animal. Et je sais même pas quelle heure il est. » Voilà, c’en était terminé de sa tirade qu’elle avait ponctuée des martellements de son doigt contre le torse du type, comme si ce geste suffisait à rendre l’information concrète. Il était inutile de préciser qu'elle paniquait, et que d'avoir passé autant de temps impuissante et immobile l'avait frustré plus que de raison. Elle avait la bougeotte, et demeurait persuadée que d'explorer les lieux étaient un bon début à leur survie, alors enjambant les corps pour rejoindre l'extérieur de la carlingue elle se retournait vers le type pour lui demander : "Tu m'accompagnes ou tu veux qu'on fasse une petite cérémonie pour pleurer la mémoire de nos disparus ?" Ce qui ne leur serait pas des plus utile.                



Some might say that sunshine follows thunder, go and tell it to the man who cannot shine. Some might say that we should never ponder, on our thoughts today 'cause they hold sway over time. Some might say we will find a brighter day.
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Message(#) Sujet: Re: (rolfim - au) gives you hell (rolfim - au) gives you hell EmptyJeu 19 Sep - 23:48


Il n’est pas surprenant que la réaction d’Alfie face à ce carnage soit totalement dénuée de rationalité et ce, pour plusieurs raisons. En premier lieu, c’est un trait de caractère qu’il ne possède pas d’ordinaire, aujourd’hui ne fait donc pas exception à la règle. Peut-être est-ce parce qu’il a tant appris à mettre des barrières entre son ressenti et les événements qu’il est ainsi privé de la moindre émotion. Peut-être est-ce parce que, comme souvent, il ne prend la mesure des choses que bien trop tard et que la crise de nerfs frappera au moment le moins opportun. Il n’en sait rien, ce qui est sûr, c’est que, dans un second temps, les réactions d’Alfie sont le plus souvent imprévisibles. Et là où on aurait pu s’attendre à ce qu’il hurle, s’époumone pour sauver sa voisine parce qu’elle lui a filé sa portion de quinoa plus tôt dans la journée et que, par conséquent, cela fait d’elle une brave dame qui ne mérite pas son sort, Alfie se contente d’observer ce qu’il se passe autour de lui en affichant un masque de neutralité affligeante. Bien loin des sourires et des couinements qui étaient les siens lorsque Porcinet lui refaisait une toilette, son regard se porte sur la multitude de cadavres autour de lui sans qu’il ne réagisse tant cela lui paraît normal. Ils se sont crashés, il y allait forcément avoir des dommages collatéraux. Dans sa tête, cela ne va – pour l’instant – pas plus loin que cette logique. Le choc a été violent, et il est ainsi tout autant évident que les victimes ne soient pas dans un état optimal. À aucun moment il ne songe à la cruauté de la vie, tant Alfie s’est adapté à celle-ci et semble presque fasciné par la situation qu’il vit à cet instant. S’il était seul et que cette Sandrine ne hurlait pas à quelques mètres de lui, il aurait probablement passé de nombreuses heures à détailler chaque mort. Il aurait justifié cela par l’anthropologue qui ressort, qui s’intéresse à l’être humain pour mieux comprendre celui-ci – quand bien même le dialogue aurait quelque peu été difficile entre eux et lui. Et si cela ne s’avère pas suffisamment pertinent pour justifier sa fascination, il aurait pu mentir, aussi. Prétexter être un psychopathe qui a besoin de voir de près chaque plaie et de toucher chaque goutte de sang afin d’avoir sa dose de morts pour l’année – que dis-je, le mois – assurant ainsi à Sandrine qui veut parler au manager qu’elle n’a rien à craindre (pour l’instant). Mais cela aurait sûrement amené d’autres hurlements, et parce qu’Alfie apprécie grandement les petits plaisirs de la vie (le fait de bénéficier de l’ouïe, notamment) il lui aurait fallu trouver d’autres justifications. Il aurait pu s’inventer une carrière de légiste sans être trop largué dans le domaine – merci Tad – expliquant que son boulot, c’est toute sa vie, et que maintenant qu’il en est privé (du boulot autant que de la vie normale) il aurait pu prétendre une « déformation professionnelle » qui aurait sûrement été pardonnée. Ou alors, il pourrait surjouer une crise de nerfs au moment où les suspicions de Sandrine deviendront trop présentes, lui offrir son plus beau breakdown et regard d’animal blessé pour qu’elle comprenne et ait pitié de ce petit être qui vient de se prendre la réalité en pleine face (petit être de presque un mètre huitante et septante kilos, mais soit, ce n’est qu’un détail). D’ailleurs, c’est en passe d’arriver, puisqu’après s’être extirpé de son siège et avoir pris conscience (non, toujours pas) de ce qu’il se passe autour de lui, Alfie fait face à sa première déconvenue. Que des innocents meurent, il peut l’accepter. Que sa chemise préférée soit à moitié cramée, également. Que sa chaire soit blessée, ça n’a jamais été un problème. MAIS QU’ON NE TOUCHE PAS AU QUINOA. En l’occurrence, à ses chaussettes en fibre de quinoa, puisque l’une d’entre elle manque à l’appel. Sa chaussette. SA CHAUSSETTE (et dans sa tête, il entend la voix de Ross qui hurle « mon sandwich, MON SANDIWCH »). Et c’est le même regard noir que ce dernier offrait au coupable dans l’épisode en question qu’Alfie offre à la jeune femme lorsqu’elle mentionne que c’est biodégradable. Elle se moque ? De sa chaussette ? Elle n’oserait pas, tout de même. Ceci dit, il se détend légèrement quand il prend conscience qu’effectivement, il est parvenu à contribuer à la sauvegarde de l’environnement, un sujet qui lui touche particulièrement à cœur. Voyons du positif où on peut. Comme le fait de ne pas être totalement seul dans ce pétrin, mais pour cela il faudrait encore qu’il parvienne à dégager la jeune femme de sa situation compliquée (à savoir, un siège qui la maintient fermement comme pour dire « NAN C’EST MON JOUET PAS LE VÔTRE, JE VOUS LA RENDS PAS »). Après quelques instants d’observation (main sur le menton et sourcils plissés, l’air d’avoir travaillé toute sa vie dans la fabrication de sièges d’avion et être ainsi en mesure de débloquer le souci après une battle de regard avec le siège en question alors qu’Alfie est en réalité calé dans le domaine autant qu’un aveugle dans la course automobile), il finit par proposer une solution. Solution qui se heurte bien vite à la réalité quand il aperçoit le cadavre à côté de Sandrine, et il se dit soudainement que toucher aux bras de cette dernière est une périlleuse expérience. Pas pour lui, hein, lui il s’en fout vu que c’est pas de ses bras dont il est question, mais pas sûr que la blonde partage le même avis. D’ailleurs, en y pensant, ça pourrait faire un bon début de blague : « alors c’est une meuf après un crash d’avion qui doit choisir entre ses bras ou ses jambes pour survivre et … » et la voilà qui tend les bras comme un bébé qui attendrait son biberon, et Alfie concède à se pencher légèrement. « Tu viendras pas dire que je t’ai pas averti des risques, hein. » Non mais, des fois qu’elle serait tentée de le poursuivre en justice pour coups et blessures parce qu’il a pas su maîtriser sa force (est-ce qu’il se prend pour un Mike Tyson couplé à un X-Men ? Oui, probablement). Et est-ce qu’elle serait en mesure de le poursuivre en justice ? Pas exactement, à moins que Porcinet ait une licence de de droit qu’il se carre dans le fion. Dans tous les cas, c’est une blonde libérée (et délivrée, tiens, ça lui rappelle quelqu’un) qui retombe difficilement sur ses deux pieds tandis qu’Alfie ne sait pas ce qu’il doit faire. L’aider à se relever ? L’abandonner ici ? Retrouver Porcinet parce que lui, au moins, il avait l’air de l’apprécier ? Il n’a pas le temps de réfléchir à une autre solution que Sandrine est déjà debout, le doigt accusateur sur son thorax, mode « je veux parler au manager » enfin activé (depuis le temps qu’il l’attendait). Et bon sang, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle joue son rôle à la perfection ; elle parle, elle parle, elle parle, et elle accuse, à tel point qu’Alfie finit par avoir un léger bâillement, même si ses propos tournent en boucle dans sa tête. Ça commence à faire sens. « 18h37. » Qu’il balbutie en scrutant sa montre – probablement arrêtée, en réalité. « Et de rien…, qu’il murmure un peu perturbé tandis que sa main vient entourer son doigt qui s’est bien assez acharné sur son torse, repoussant celui-ci. Tu sais, pour… le sauvetage. » Le sauvetage. Le sauvetage… Celui qu’ils n’auront pas de leur côté, parce que… PERSONNE N’EST VENU LES CHERCHER. Perdu. Océan. Crash. Un crash. UN CRASH. PUTAIN UN CRASH. Le rythme cardiaque d’Alfie prend l’ascenseur, tandis que ses yeux repassent sur les multiples cadavres observés quelques instants plus tôt. Des cadavres. DES CADAVRES. DES GENS MORTS. DES MACABÉES. DES DÉCÉDÉS. NOS DISPARUS. Et puis, pas de quinoa. Ni en chaussette, ni à manger. PARCE QU’ILS VONT ÊTRE EN RADE DE CACAHUETES. Les éléments s’assemblent, et Alfie émet enfin une réaction… en poussant un énorme hurlement pendant de longues secondes tandis que ses yeux s’écarquillent. Fonçant en direction de la jeune femme qui s’est éloignée, il s’empare de ses épaules quand sa voix se brise, il secoue vigoureusement celles-ci. « ON S’EST CRASHÉS, ON S’EST CRASHÉS, ON S’EST CRASHÉS, ON S’EST CRASHÉS (…) ON S’EST CRASHÉS. » Qu’il répète en hurlant. [color=darkseagreen« ON EST MORTS, ON EST MORTS, ON A SURVECUS MAIS ON EST MORTS. »[/color] Attendez. « On est morts ? » Qu’il questionne soudainement calmé, les sourcils froncés et la tête penchée. « Ah non. » Qu’il réalise après avoir palpé les épaules de la jeune femme, qu’il a libérés pour se palper le torse. « Pas morts. » Qu’il confirme, maintenant qu’il se rend compte que, de toute façon, c’est pas une perspective qui le fait flipper en temps normal, et qu’il s’accommode plutôt bien de la situation. Attendez bis. « MAIS EUX ILS SONT MORTS ! » Il hurle à nouveau, réalisant le drame auquel ils sont confrontés. « ÇA VA PUER ! ÇA VA ÊTRE MOCHE ! » Bordel. Ça va pas être triste, tout ça. Enjambant une hôtesse de l’air (bon sang, quel dommage parce qu’il s’est toujours imaginé que cette perspective l’enjouerait) pour accéder au hublot le plus proche, Alfie fronce les sourcils. « Le ciel se couvre et il fera bien nuit à un moment ou à un autre. » Merci Sherlock pour cette excellente analyse. « Tu crois pas qu’avant d’explorer le coin, on pourrait explorer l’avion ? Le vol allait durer bien quinze heures, normalement y’a une seconde fournée de plateau repas qui doit traîner quelque part, puis sans parler des gens qui ramènent toujours de la bouffe avec eux. » Genre, lui. « Après, si tu veux te la jouer Robinson Crusoé qui monte aux arbres, fouille les buissons ou creuse dans le sable pour chercher à bouffer, j’dois avoir mon portable quelque part par là-bas, pour immortaliser ça. » M’enfin, elle fait ce qu’elle veut. Lui, il pense pratique dans l’immédiat, mais maintenant qu’il y songe, il ira assurément retourner un ou deux cailloux pour grignoter les insectes qu’il y a dessous, ça l’occupera une bonne heure, ce sera passionnant.



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Romy Ashby
Romy Ashby
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Message(#) Sujet: Re: (rolfim - au) gives you hell (rolfim - au) gives you hell EmptyVen 4 Oct - 10:52


(rolfim - au) gives you hell Tenor

Cela ne semblait pas relever de l'évidence même tant Romy forçait sur ses cordes vocales pour attirer l'attention du seul autre survivant de ce foutu crash, mais elle déployait des trésors de patience pour se libérer de cet accoudoir, retrouver l'usage de ses jambes et par la même faire remonter ses chances de survie. Il était hors de question qu'elle crève d'une façon aussi stupide, pas après avoir été miraculée d'une catastrophe aérienne alors que d'ordinaire la poisse lui collait à la peau. Le Saint Père ne lui avait pas fait ce don pour la laisser en pâture, entre les griffes d'un foutu siège dans lequel elle serait certainement morte de faim (ou dévorée) si le siphonné du bulbe au quinoa n'avait pas daigné lui accorder un peu d'attention. « Tu viendras pas dire que je t’ai pas averti des risques, hein. » lui avait il répondu après un petit laïus au sujet de l'état lamentable du cadavre de sa voisine de droite. Mais oui. Qu'il se rassure, ses deux bras resteront bien accrochés. D'ailleurs ils s'accrochaient super bien à lui. De toutes ses forces. Et après un labeur conséquent, elle avait fini par s'extirper de son entrave, s'échouant lamentablement au sol le temps que ses jambes recouvrent une circulation sanguine convenable. Il ne lui avait pas fallu plus de dix secondes pour que la boule d'énergie qu'elle était n'explose, et prenant pour cible le thorax du type, Romy le martelait du bout de l'index pour appuyer ses paroles à mi chemin entre la colère et la panique totale. Ils étaient perdus, seuls au monde, et alors que la situation que la blondinette dépeignait lui semblait être digne de l'apocalypse, un bâillement la fit sortir de ses gonds. Il se foutait d'elle où ... ? « 18h37. » D'accord. Le poignet relevé à hauteur de regard, le brun venait de lui faire perdre le restant de self control qu'elle avait, mais parce que sa fatigue était déjà extrême et son envie de fondre en larmes sur la tristesse qu'était devenue sa vie bien trop prenante, Romy se retenait de lui sauter à la carotide pour sauver le restant d'apparences. « Et de rien… Héééé. Sa voix avait beau n'être qu'un murmure, en entourant son doigt de sa main pour le repousser gentiment, monsieur fibre de quinoa venait de franchir une ligne rouge sans que la jeune femme ne sache vraiment trop pourquoi. Est ce que ce contact rendait les choses concrètes ? Peut être. Toujours est il qu'elle sentit son pouls s’accélérer juste avant que  la situation ne se désamorce d'elle même lorsque le type craqua à son tour. Tu sais, pour… le sauvetage. » Ding. Mot magique. Après quelques secondes d'un silence pesant durant lesquelles il avait une nouvelle fois balayé la boucherie du regard, Romy avait initialement fini par jeter l'éponge et à partir sur sa première idée, à savoir explorer l'extérieur de la carlingue (ou de son restant), mais tandis qu'elle enjambait un corps pour se tirer de là, un cri retentissait. L'un de ceux qui traduisait toute l'immensité d'une détresse émotionnelle profonde. Nous y voilà. « ON S’EST CRASHÉS, ON S’EST CRASHÉS, ON S’EST CRASHÉS, ON S’EST CRASHÉS (…) ON S’EST CRASHÉS. » Oula. Avant même qu'elle n'ait pu faire le moindre geste, la blondinette se retrouvait encerclée des mains de son co-survivant, se faisant vigoureusement secouer par les épaules. « ON EST MORTS, ON EST MORTS, ON A SURVECUS MAIS ON EST MORTS. » Loin d'apprécier d'être agitée comme un prunier, Romy était pourtant loin d'être insensible à cet état de panique, mais plutôt que de dire "du calme" elle se contentait d'amorcer un pas vers l'arrière en haussant le sourcil, son instinct de survie prenant le pas sur le résidu de mère theresa qui demeurait au fin fond d'elle même. « On est morts ? » plus calmement, le type était venu lui palper les épaules dans un geste qui la troublait, et pas forcément dans le bon sens du terme. Lorsqu'il se décida à glisser ses mains sur lui cette fois (et qu'est ce qu'il faisait d'ailleurs ? Il vérifiait son pouls ? Qu'il n'était pas tombé dans un remake pourri et bâclé d'un vieux film de guerre ?) Romy en profitait pour se tirer, et creuser encore un peu plus sa ride du lion. « Ah non. » Complètement timbré... « Pas morts. » Bien évidemment qu’ils n’étaient pas morts, c’est le principe même des catastrophes. Il y en a toujours un ou deux qui survivent pour la postérité et donner matière à des documentaires pourris sur le cannibalisme, et alors qu’elle s’apprêtait à soupirer et à se montrer cynique (c’est bon, la phase panique lui était passée à elle) son interlocuteur (dont le dialogue ne semblait être qu’unilatéral) recommençait à brailler. « MAIS EUX ILS SONT MORTS ! » Zigouillés, écrabouillés, éviscérés et décapités même.  « ÇA VA PUER ! ÇA VA ÊTRE MOCHE ! » Facepalm. Romy restait plantée là, à l’observer enjamber une hôtesse dont l’œil lui était sorti de l’orbite pour venir approcher son visage d’un hublot. « C’est bien, t’es un rapide toi. » Brillant esprit lumineux et éclairé qui les sortirait de là.  Pour sa décharge, Romy aussi avait hurlé la mort durant les premières minutes, en témoignaient le noir de son mascara lui ayant coulé sur ses joues et les griffes qu’elle s’était faite avec ses pattes de mouche pour s’extirper de l’accoudoir, mais elle ne l’avouerait pas.  « Le ciel se couvre et il fera bien nuit à un moment ou à un autre. » Levant les paumes de main pour applaudir face à cette fantastique expertise du ciel se teintant d’orangés, la petite blonde finissait par s’approcher à son tour. « Tu crois pas qu’avant d’explorer le coin, on pourrait explorer l’avion ? Le vol allait durer bien quinze heures, normalement y’a une seconde fournée de plateau repas qui doit traîner quelque part, puis sans parler des gens qui ramènent toujours de la bouffe avec eux. »  Fronçant les sourcils, Romy se demandait bien ce qui avait pu se passer entre le moment où il lui avait demandé de faire le ver de terre, celui où il s’était mis à hurler la mort et ce présent où Monsieur fibre de quinoa (appelons le MFDQ en attendant de s’avoir comment il s’appelle parce que toute cette titulature est longue à écrire et qu’on a dit que les rp de 2000 mots c’était too much) dégainait sa casquette de Captain Obvious. « Après, si tu veux te la jouer Robinson Crusoé qui monte aux arbres, fouille les buissons ou creuse dans le sable pour chercher à bouffer, j’dois avoir mon portable quelque part par là-bas, pour immortaliser ça. » Elle haussait les épaules. « Je suppose qu’il va faire froid cette nuit, qu’il y a des bêtes sauvages qui doivent roder dans le coin et que quitte à rester coincés ici on ferait mieux de mettre à l’abri nos vivres et partir à la recherche de vêtements chauds. » Quoi qu’ils partaient au Brésil et personne n’avait embarqué de manteau, quand bien même il y avait des couvertures dans les compartiments des hôtesses de l’air. Malgré tout, l’idée de faire du shopping gratuitement lui semblait alléchante et c’est ainsi qu’elle se retrouvait à chiper le foulard Hermès étonnamment épargné de toute trace de suie où de sang du sac d’une femme dont l’intestin semblait déjà lui faire le job de cet accessoire autour du cou. « Bon, partons à la recherche des cacahuètes. » qu’elle soufflait en joignant le geste à la parole, enjambant les corps pour mettre son nez dans quelques sacs et bagages cabines éventrés au sol en attachant ses cheveux du précieux foulard. Quitte à se la jouer pilleur de tombes autant le faire avec style. Dans le premier sac elle ne tombait pas sur grand-chose. Des clés, un paquet de Reese’s tout écrabouillé (un gâchis) et …. « TELEPHONE. T’AS DIT QUE T’AVAIS TON TELEPHONE. » Celui qu’elle avait trouvé avait rendu l’âme (iPhone de pacotille) et le sien, elle l’avait très nettement vu exploser sous ses yeux lorsque l’avion s’était crashé (iPhone de pacotille²) mais MFDQ avait évoqué le sien quelques secondes plus tôt, et comme si la longueur était contagieuse elle ne réagissait que quelques secondes plus tard. « IL EST OU ? Faut qu’on appelle les secours. » Les cacahuètes ok mais alerter les autorités ça pouvait le faire aussi. Au pire, s’ils n’avaient pas de réseau ils pourraient toujours documenter les premiers instants de leur survie en vue du futur reportage qu’on réaliserait sur eux.



Some might say that sunshine follows thunder, go and tell it to the man who cannot shine. Some might say that we should never ponder, on our thoughts today 'cause they hold sway over time. Some might say we will find a brighter day.
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Alfie Maslow
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la pile électrique
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ÂGE : trente-cinq ans (01.11), parfois l'impression d'en avoir vécu dix de plus
SURNOM : alfie en est déjà un, raccourci en alf ou al par certains
STATUT : en couple depuis trois ans, en crise depuis quelques semaines
MÉTIER : hyperactif de vocation, anthropologue de formation ; désormais lecturer à l'université, consultant (abc, hôpital, pénal) et pianiste des street cats
LOGEMENT : appartement #95 à toowong avec jules, sa copine, une tortue, deux rats et bientôt un alpaga (on espère)
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PETIT PLUS : enfant unique, parents très religieux ≈ trop étouffé durant l’enfance, l’adolescence s’est mal passée ≈ rescapé d’un accident de voiture qui a tué son premier amour ≈ passionné par son métier, ne parlera que des bons côtés de celui-ci ≈ optimiste et blagueur dans la vie quotidienne ; sérieux et consciencieux au travail ≈ se déplace en skate ; en vélo quand il doit paraître adulte ≈ excellent pianiste ≈ trouble tdah jamais diagnostiqué ≈ cicatrices le long du dos, sur le torse et brûlure sur l’entier de la paume gauche ≈ de retour à brisbane depuis environ un an
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Message(#) Sujet: Re: (rolfim - au) gives you hell (rolfim - au) gives you hell EmptyJeu 7 Nov - 19:56


Il aurait dû hurler, il aurait dû pleurer, il aurait dû retrouver un semblant de croyance en implorant le bon Dieu de le sauver de cette catastrophe, mais la seule réaction d’Alfie est… de ne pas en avoir, tout en sachant pertinemment que rien de tout cela n’est normal. Ou du moins, si les crashs d’avion sont une réalité (qui demeure rare), n’être que deux survivants sur des centaines de passagers et zigzaguer entre les divers bouts de corps humains qui ne sont plus rattachés à leurs propriétaires après s’être fait lécher le visage par un porc sur une île qui semble complètement déserte ; rien de tout cela n’entre dans la case « je m’attendais à le vivre une fois dans ma vie » de la liste gribouillée par Alfie au cours des années. Car oui, l’anthropologue tient une telle liste, et s’il a pu noter « être frappé par la foudre » entre « rester enfermé une nuit complète dans un supermarché » et « conduire une voiture volante », il n’a jamais envisagé que « survivre sur une île déserte » serait une possibilité. Ou plutôt, il l’a imaginé, plusieurs fois, tout en étant suffisamment rationnel pour se douter qu’il s’agit d’un cas de figure auquel il ne serait jamais confronté. Mais c’est mal connaître l’animal et son karma, qui a pu déjà rayer « monter dans un avion sans en connaître la destination » et « jouer à la roulette russe du parachute » et qui ne devrait, pas conséquent, pas être particulièrement étonné d’être dans une telle situation. Et si lorsqu’il l’a imaginée celle-ci ne le dérangeait pas outre mesure parce qu’il imaginait sans peine que sa femme et son fils seraient avec lui et qu’il serait capable d’adaptation pour retomber sur ses pieds (finalement, c’est une perspective qui l’aurait réjouie : cela aurait été l’excuse pour ENFIN convaincre Jules de vivre en parfaite autonomie) il n’avait pas prévu que ce rêve d’une vie (ou plutôt, d’un instant, fugace, comme Alfie en vit beaucoup) serait partagé avec une illustre inconnue. Une inconnue qui n’a d’ailleurs pas grand-chose d’engageant, et un instant Alfie en vient à rêver qu’elle ait perdu la tête à la place de son compagnon – avec lequel il n’aurait eu aucune difficulté à trouver comment occuper leurs journées. Sandrine n’a pas l’air très aimable, bien au contraire, de la manière dont elle lui parle, il se dit que le karma l’a coincée dans son siège pour une bonne raison : pour qu’elle y reste et que Porcinet vienne la bouffer au milieu de la nuit. Mais Alfie est intervenu, a bousculé le Destin et maintenant, il le regretterait presque en se disant que, si ça se trouve, il vient de signer son arrêt de mort. Parce qu’elle est blonde et qu’on se méfie jamais assez des blonds, qui se cachent derrière leur couleur de cheveux pour se prétendre plus idiot qu’ils ne le sont réellement : elle serait parfaitement capable de prétendre une démence pour mieux qu’il baisse sa garde et l’attaquer par surprise. Oui, c’est bel et bien lui, le type incapable de prendre la mesure de ce qu’il vient de se passer, qui se permet de dessiner les contours d’une évaluation psychologique de la blonde. Enfin… il ne reste plus ignorant très longtemps, et bien la panique le gagne quand il réalise enfin les choses : ils ne sont pas dans Lost, mais plutôt dans Sa Majesté des Mouches, le facteur « adulte » en plus (bien qu’on puisse en douter dans son cas). Lost lui paraissait une meilleure perspective, parce qu’au moins ils ont un chien, ce qui n’est pas le cas ici. Et finalement, même Sa Majesté des Mouches lui paraît être un remake qu’il veut produire, puisqu’il est très curieux de savoir jusqu’à où peut aller la nature humaine pour survivre. Il connaît ses limites (elles n’existent pas et assurément qu’il serait capable de bouffer Sandrine), mais il ignore celles de cette dernière et cela peut être une expérience particulièrement enrichissante. C’est une des raisons pour laquelle il parvient finalement à se calmer ; parce qu’il ne faudrait pas éveiller les soupçons de son sujet d’étude. Et parce qu’il s’est trouvé un nouvel objectif, lui permettant d’oublier le merdier dans lequel ils sont plongés : il n’y a plus de cadavre autour de lui, plus de catastrophe : juste une étude sur le terrain, et finalement il n’est pas si éloigné de la réalité de son travail, ce qui lui permet probablement de se distancer encore une fois du choc psychologique que serait l’acceptation de la vérité : ils sont dans la merde, et jusqu’au cou. « C’est bien, t’es un rapide toi. » Il prend note mentalement de cette phrase : mettons en évidence qu’elle fait preuve d’un sarcasme certain qui lui sert de mécanisme de défense : se moquer plutôt que d’admettre la réalité. Cela lui permet de mettre l’événement à distance, et de se protéger face à celui-ci. Il ne juge pas, nous sommes dans une « safe place » qui lui permet de s’exprimer librement. Cela dit, s’exprimer, c’est bien, mais ce n’est pas ce qui veut leur permettre de manger ce soir ni de se mettre à l’abri ; et rapidement Alfie pointe du doigt l’évidence : il leur faut survivre. Si Sandrine semble se prendre pour Indiana Jones et est prête à allumer une torche pour partir à la recherche des catacombes et quelques singes tueurs dissimulés dans la forêt (a-t-il trop vu Hunger Games ? Probablement), de son côté il veut surtout trouver de quoi se sustenter (parce que leurs sens des priorités sont différentes : si Sandrine semble vouloir prouver qu’elle a dans l’estomac – ce qui en soit n’est pas difficile compte tenu du fait qu’elle est l’une des seules dans cette avion a l’avoir encore à sa place – lui veut surtout remplir celui-ci parce que, hé, son dernier repas remonte à deux heures environ et que, logiquement, il est affamé). « Et je pense qu’il faudrait déplacer quelques cadavres à l’extérieur de l’avion, les bêtes vont forcément être attirées par les odeurs, alors autant leur livrer le repas plutôt que d’attendre qu’elles viennent le chercher. » Autrement dit : on a meilleur temps d’en dégager quelques-uns histoire qu’on se retrouve pas avec un ours polaire (oui c’est arrivé dans Lost) qui se fraie un chemin jusqu’à eux parce qu’il préfère commander à la borne alors que le Drive conviendrait très bien. « J’exige que les premiers qu’on balance dehors soient les pilotes, c’est à cause d’eux qu’on en est là, hein. » Ou pas, cela peut tout aussi bien être un foutu oiseau qui s’est retrouvé dans les hélices, un éclair qui a touché la carlingue, un imbécile qui a confondu l’avion de tourisme avec l’avion de parachutisme et qui a voulu ouvrir la porte, on ne sait pas. Mais pour lui, les responsables sont les pilotes ; parce que bon, c’est quand même leur taf de les conduire à bon port et s’ils les ont conduits à port, on peut pas dire que ce soit le bon. « Euh ? Excuse-moi Benito, mais moi aussi j’ai le droit de faire du shopping. » Qu’il s’oppose en levant un sourcil. Non mais, pour qui elle se prend la Sandrine ? Madame a trouvé un foulard Hermès (très beau modèle et qualité du tissu incroyable), alors c’est bon, la session est finie, on peut passer à la caisse et partir ? Non mais oh. « J’ai jamais le temps d’en faire, alors tu vas me laisser profiter un peu. » Qu’il précise par la suite : parce que du temps, ce n’est pas ce qui va manquer dorénavant. Il s’oriente sur la collection été 2019, mais la semaine prochaine il lorgnera du côté automne 2019, et puis dans deux semaines il attaquera la nouvelle année. Il y a suffisamment de quoi faire. « Voyons voir. » Qu’il finit par dire en enjambant un ou deux cadavres dans l’allée entre les sièges (ou peut-être trois ou quatre, on ne sait plus exactement à qui appartient quoi), son regard finit par se porter sur un bonnet en fausse fourrure sur le sol vachement original, à poils longs et franchement, il a jamais vu ça. Il s’en saisit s’en réfléchir et le poser sur sa tête. « MAIS C’EST GÉNIAL ! » Qu’il s’exclame en se retournant vers miss chiante 2019. « J’ai jamais vu un bonnet qui protège aussi un peu les joues. » Qu’il annonce en faisant glisser quelques longs poils derrière son épaule avec sa main, histoire de libérer la fameuse joue. « Par contre, je trouve bizarre qu’il soit... » Mouillé. Il est mouillé. Parce que ce ne sont pas des poils, mais bien des cheveux, maintenant que sa main s’est passée ladite joue et qu’il essuie une trainée de sang dont l’origine se trouve dans le haut du bonnet. Le bonnet. Qui est un scalp humain, donc. Lorsqu’il le réalise, il le ôte à la hâte, le lançant face à lui (et donc vers Sandrine) dans la précipitation, non sans oublier de pousser un cri strident et de s’essuyer les mains sur son pantalon. « Les cacahuètes. C’est bien les cacahuètes. » Qu’il songe à voix haute alors que ça doit faire à peu près dix minutes qu’elle a parlé des fameuses cacahuètes et qu’il préférait se prendre pour un mannequin. Le temps lui a permis de fouiller dans quelques sacs, avant qu’un éclair de génie fasse porter sa voix. « C’est bien, t’es une rapide toi. » Qu’il se permet de répondre, juste retour des choses de sa réflexion passée. Et ouais, elle se défend bien elle-aussi. « Tu me prends pour un imbécile ? » Question rhétorique, bien-sûr qu’elle le prend pour un imbécile, suffit de voir son regard dès qu’elle le pose sur lui. « J’ai déjà testé, c’est mort. Sur une échelle de 0 et à 100 du réseau, on est à -3000. » Qu’il explique, au cas où elle douterait de sa bonne volonté. « Ceci dit, il fait de la lumière pour pouvoir aller chercher des cacahuètes. » Il poursuit, en fouillant vers sa place assise pour remettre la main sur la bête. « Bien que, de mon côté, je sois plutôt noix de coco ou manioc, au cas où ça t’intéresserait, mais vraisemblablement je vais pouvoir repeindre la carlingue de cet avion demain à la première heure, on passera de « Australian Airlines » à « FührHER Sandrine ». » Vu que Madame décide d’à peu près tout, visiblement. Il joint le geste à la parole faisant glisser sa main dans l’air, dessinant un arc en ciel invisible. « Parce que franchement, du manioc revenu dans du lait de coco, tu as raté ta vie tant que tu n’as pas testé. D’ailleurs, tu me feras une liste de tes préférences alimentaires hein, que je sache ce que je peux préparer ou non. J’adore cuisiner, tu sais. » Non, elle sait pas, mais c’est un détail. Il parle, il parle, pour oublier qu’il vient de buter dans un cadavre d’enfant, gosh, c’est vraiment pas beau ce qu’il se passe autour d’eux. « Parce que t’es un peu ma colocataire maintenant, hein. J’ai toujours rêvé d’être en colocation ! » Bon… toujours, toujours, c’est vite dit, pas jusqu’à il y a dix minutes en tout cas, mais c’est désormais le rêve d’une vie qui se réalise.



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