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 Tragedy is not to die, but to be wasted. # Aaron

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AuteurMessage

le syndrome de Dory

ÂGE : 27 ans. (26.07.89)
SURNOM : Myr. (-tille, pour les plus suicidaires.)
STATUT : Amant.
MÉTIER : Ancien acteur, désormais vendeur en librairie, au State Liberty.
LOGEMENT : Squatteur chez Nathan.

POSTS : 480 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
PSEUDO : Aslak
AVATAR : Colin Morgan
CRÉDITS : mine (avatar) + nîniel (sign')
DC : Alaric Daniels.
INSCRIT LE : 02/12/2015

MessageSujet: Tragedy is not to die, but to be wasted. # Aaron   Lun 29 Fév - 23:11


TRAGEDY IS NOT TO DIE, BUT TO BE WASTED. —

— MYRDDIN & AARON
C’est étonnant mais je suis nerveux ce soir-là, en entrant dans la salle de théâtre. Pourtant ce n’est pas moi qui monte sur scène, loin de là. En allant m’installer à ma place, je suis aussi silencieux qu’une tombe et n’ai qu’une hâte : que la pièce commence. Je ne sais pas comment je vais réagir, car c’est la première fois depuis mon agression que je viens voir une représentation. Depuis que j’ai arrêté ma carrière, j’avais un rejet plus ou moins total du théâtre et de la comédie. Les premiers films que j’ai vu n’ont pas réussi à me captiver tant j’étais aveuglé par la colère, car ma passion m’avait été enlevée. Une sorte de jalousie peut-être, qui s’est calmée à présent. Lorsque j’ai pu de nouveau lire, ce fût avec une certaine surprise que j’ai remarqué que les pièces de théâtre ne me faisaient quand elles restaient couchées sur le papier. Mieux encore, cela me faisait du bien. Néanmoins je n’ai pas remis les pieds dans un théâtre depuis.

Sauf il y a quelques semaines. Une impulsion m’a invité à l’intérieur, et je me suis retrouvé à filer un coup de main sur Macbeth, auprès d’une ancienne et merveilleuse collègue. Hannah Siede tient le rôle principal, et a fortement insisté pour que je vienne voir au moins une représentation. L’aide que j’ai apporté m’a permis d’avoir une petite ristourne, mais même sans ça je serais venu. Je l’ai plus ou moins promis. Par contre je suis venu seul. Nathan ne sait pas exactement où je suis, j’ai gardé ça secret. Et Tom, et bien il est toujours occupé, alors je me change les idées. Pas sûr que le théâtre se révèle la meilleure solution, mais j’en ai marre des soirées où je tourne en rond.

Je pousse un léger soupir, revenant au moment présent. J’ai l’occasion d’observer un peu les gens, les retardataires qui s’installent dans aux dernières places vides, avant que la lumière disparaisse en même temps que le bruit. Le silence tombe. Ce silence si plein d’électricité lorsque l’on est de l’autre côté du rideau. Je retrouverais presque les mêmes sensations, si familières, alors que je suis simplement assis dans mon fauteuil. Me rendant compte de cela, un pincement au cœur me fait revenir à la dure réalité. Qu’est-ce que ça manque... Le rideau s’ouvre alors, après les trois coups, et la magie fait son œuvre. La qualité de l’interprétation de chacun me clou à mon siège. Hannah je n’en doutais pas, j’ai aussi eu l’occasion de voir les autres répéter, mais le contexte est différent en répétition et en sur les planches. Or, ils sont tous très bien. Mais la grosse surprise, c’est de voir Aaron. Cela me fait buguer. Une fois remis, j’ai pu apprécié la pièce (du Shakespeare de toute façon, et bien mis en scène un régal). A la fin, j’applaudis comme tout le monde, pendant un long moment.

Cependant, lorsque les courbettes des comédiens sont terminées, j’attends avant de me lever. Je suis ravi, mais pourtant un peu amer. Ne pas pouvoir être avec eux sur scène me frustre intensément, mais après tout ce temps, je crois pouvoir maîtriser ça. A voir si demain je tombe dans une petite dépression avec pour thème « ma vie ne sert plus à rien ». Dans tous les cas, je crois que le regard d’Aaron a croisé le mien, lors du salut. Il m’a peut-être reconnu, je n’en suis pas sûr, mais il vaut mieux que j’aille le voir. Rencontré à Londres il y a environ deux ans, nous étions restés en contact. Une relation autant amicale que professionnelle. Il était rapidement devenu une sorte de mentor à mes yeux. Jusqu’à ce que je finisse dans le coma pendant deux mois. A ce moment, lorsque j’ai compris que c’en était fini de ma carrière, j’ai cessé de correspondre avec lui, peu à peu, sans vraiment de raisons... Je me sens coupable sur le moment. Alors je prends mon courage à deux mains et, connaissant un peu le théâtre, je me dirige vers les loges. Je croise bien deux trois personnes avant de repérer la loge de Macbeth. Je souffle un coup, soudain peu rassuré, puis toque fortement à la porte. J’attends à présent une réponse, dans le stress. Youpi.
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le grand manitou

ÂGE : 47 ans
SURNOM : personne n'arrive à lui en trouver un
STATUT : veuf depuis 5 longues années, s'autorise une chance d'aller de l'avant avec sa belle Jules.
MÉTIER : professeur à l'université, enseigne de nombreuses matières autour de l'art, dont des cours de théâtre et de dessin. Acteur remplaçant à ses heures, metteur en scène quand le coeur lui en dit. Auteur de livres sur l'histoire de l'art, et expose régulièrement ses sculptures. En bref : artiste.
LOGEMENT : #13 redcliffe, un duplex dont l'étage est réservé à son atelier

POSTS : 327 POINTS : 30

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Possède un chat angora nommé Livia, ultime cadeau de sa femme ≈ Sculpteur de renom en Italie, inconnu ici, ses oeuvres sont composées de métal et de bois pétrifié ≈ Timide, mais sait se faire sociable ≈ Donnerait sa vie pour ses amis ≈ Lunatique, il change d'humeur à une vitesse folle et peut être difficile à suivre ≈ Fumeur depuis ses quinze ans ≈ N'aime pas la technologie ≈ Sérial mangeur de pizzas ≈ Est doté d'une étrange capacité de persuasion qu'il utilise pour suggérer des actions et des pensées à son entourage uniquement pour en voir l'impact sur leur vie, par curiosité.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Jules #3 - Livianna - 2/3
PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : mads mikkelsen
CRÉDITS : solaris
DC : jamie keynes & lou aberline & benjamin brody
INSCRIT LE : 31/08/2015

MessageSujet: Re: Tragedy is not to die, but to be wasted. # Aaron   Jeu 10 Mar - 19:53

Ce théâtre est comme une autre maison pour moi. Après mon appartement et mon atelier, il y a ces planches que j’affectionne tout particulièrement. L’on me voit souvent d’un côté ou de l’autre du rideau. Dans un de ces confortables fauteuils rouges, j’assiste régulièrement aux pièces des autres, admirant le jeu des acteurs, les costumes, les décors avec l’œil du fin connaisseur. Lorsque je ne suis pas dans cette grande marre dans l’ombre, je donne ici, tous les mercredis, des cours de théâtre et d’improvisation –une heure pour les petits, deux pour les jeunes, et deux autres pour les adultes, ce qui forme un après-midi bien rempli. Je ne me suis jamais vu comme un très grand acteur. Je ne mérite ni récompense, ni nomination, je suis juste bon, et j’en ai conscience. J’en sais assez après des longues années sous ces projecteurs pour transmettre mon expérience aux autres avec crédibilité. Enfin, il y a le temps que je passe avec la troupe résidente. Je ne fais pas partie des comédiens titulaires, je me vois plutôt comme le joker, l’homme à tout faire. Je donne la réplique lors des répétitions, ce qui me fait connaître la totalité des textes par cœur. J’aide à la conception des décors puisqu’ils aiment ma vision créative, et je joue parfois les habilleurs auprès de la costumière. Et puis il y a ces soirs où le tenant du rôle-titre est bien trop souffrant pour monter sur scène, et alors, c’est à moi de prendre le flambeau. Il y a toujours un costume à ma taille quelque part pour ce genre de cas de figure. On m’appelle en urgence, et j’arrive dans la minute. Je ne vis qu’à quelques rues de là. Parfois je me dis qu’il serait judicieux de faire construire un tunnel privé entre mon immeuble et le théâtre. En une poignée de minutes, je suis habillé et maquillé. C’est avec joie que je retrouve Hannah, ma partenaire dans le crime pour cette pièce. Une Lady Macbeth sans pareil, brillante, troublante, tremblante sous l’intensité des émotions. Elle sait élever le jeu de ses camarades, dont le mien. Sur scène, nos énergies se soutiennent mutuellement et renchérissent constamment l’une sur l’autre. Nous avons cette belle entente, cette harmonie qui rend toujours les scènes avec elle particulièrement agréables, devant un public ou en répétition. Enfin le rideau se ferme sur l’acte final. Nous nous délectons toujours quelques secondes des applaudissements avant d’aller les recevoir sur scène. La salle s’éclaire pour que nous puissions admirer les visages ravis de nos spectateurs de ce soir. Et comment ne pas repérer cette intense paire d’yeux bleus dans la plèbe ? Ce sombre petit minois qui fut si bien animé d’une étincelle de joie de vivre toute particulière il y a quelques années. Les planches sont vidées, le public quitte la salle. Suite à une représentation intense, les loges sont calmes, silencieuses, en dehors de quelques félicitations. Je m’isole dans la mienne, comme à mon habitude, trop craintif pour me mêler aux autres, trop amoureux de ma solitude pour lui être infidèle. On frappe. Sans réfléchir, j’ouvre machinalement la porte et tombe sur le fameux Myrddin. Un rictus anime le coin de mes lèvres, un léger sourire amical. Je m’efface sans un mot pour le laisser entrer, puis retourne près du miroir de la petite pièce pour terminer de retirer l’épaisse couche de maquillage qui couvre mon visage. « Tu as aimé la représentation ? » je demande finalement, après avoir jugé le silence assez long et pesant pour écraser les épaules du jeune homme d’une immense culpabilité. « Je ne te savais pas à Brisbane. » j’ajoute quelques secondes plus tard. A vrai dire, je ne sais rien de lui depuis des mois. Depuis qu’il a décidé de couper les ponts. Suis-je amer ? Un peu. Je n’aime pas faire peur de rancœur, mais j’avoue avoir été déçu, et c’est un sentiment tenace.




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MessageSujet: Re: Tragedy is not to die, but to be wasted. # Aaron   Mar 15 Mar - 13:23


TRAGEDY IS NOT TO DIE, BUT TO BE WASTED. —

— MYRDDIN & AARON
La pièce est très finement mise en scène, comme j’avais déjà pu le constater lorsque j’étais venu aider aux répétitions. Tout le monde avait mis la passion nécessaire pour que tout soit réussi, des décors aux interprétations de chacun. Hannah est éblouissante, bien entendu. Mais celui qui m’intéresse le plus est Aaron. Je n’aurais jamais cru le voir sur scène, encore moins ici, à Brisbane. Lorsque nous nous étions rencontrés à Londres, il était metteur en scène. Je n’ai jamais douté de ses capacités d’acteur tant ses conseils avaient pu être juste. Ne serait-ce que discuter avec lui était intéressant. J’apprécie donc tout particulièrement de l’observer, de voir son jeu d’acteur. Et d’en prendre un peu de la graine. Il tient parfaitement sa place face à Hannah, ne se laissant pas écraser par le talent de la jeune femme. Je trouve que leur duo fonctionne parfaitement et me demande même pourquoi Aaron n’est pas titulaire.

Je ne l’ai vu nulle part lors des répétitions, c’est qu’il n’est sûrement que remplaçant, et avec ses connaissances, il doit jouer un rôle de joker appréciable avec un avis sur bien des points. J’ai bien vu le comédien jouant normalement Macbeth, il est aussi très bon, mais il y a une dimension en plus entre Aaron et Hannah. L’alchimie de deux grands comédiens qui savent comment se répondre l’un et l’autre. Je connais tellement la pièce que je peux totalement me concentrer sur les points techniques, sans me soucier de la pièce et de ses rebondissements. Pourtant, je n’en suis pas moins touché par cette pièce, et je ne me fais pas prier pour applaudir chaleureusement comme les autres lorsque le rideau se referme.

Les comédiens viennent faire leur salut, et il me semble bien qu’Aaron m’ait repéré. Aucun moyen de reculer, de m’éclipser. Je préfère encore aller l’affronter dans les loges que de partir comme un fuyard. Le public quitte la salle tranquillement, discutant de la pièce ou restant dans un silence contemplatif, comme s’ils se reposaient après tant d’émotions. Je suis le mouvement, mais bifurque avant la sortie et me glisse en direction des loges. Le fait d’être venu aider me permet de ne pas être refoulé, et même salué par certains comédiens qui retrouvent leur loge. Le silence ici est bénéfique après une telle représentation. Je trouve sans trop de mal la loge destinée à Aaron, et doit rassembler tout mon courage pour frapper à la porte. Cette dernière s’ouvre peu de temps après, sur un Aaron qui affiche un léger sourire en me voyant. Je ne suis en rien soulagé, bien plus gêné même de ce que j’avais imaginé. Me retrouver face à lui en chair et en os après avoir coupé les ponts sans explications est difficile.

Sans un mot, il me fait entrer. Je reste debout, tendu, et reste tout aussi silencieux que lui. Je lui laisse le temps de se démaquiller totalement. Ceci ne fait qu’augmenter mon malaise. Mes mains tremblent légèrement, signe de mon état instable et stresser. J’observe un peu la loge, qui est semblable à tant d’autres, tout en sobriété mais possédant tout le nécessaire à une bonne préparation. Aaron prend finalement la parole pour me demander si j’avais aimé la représentation. J’arrive à peine à hocher la tête tant je me sens ridicule, et ma voix a un peu de mal à sortir.

— Oui, c’était très bien, Hannah et toi surtout, vous étiez éblouissants, répondis-je avec sincérité. Je baisse les yeux lorsqu’Aaron me fait savoir qu’il ignorait ma présence à Brisbane. Honteux, je me passe une main sur la nuque, évitant son regard. Je sais, désolé... J’aurais dû t’en parler. Ca fait quelques mois déjà, j’ai rejoint mon meilleur ami. J’ai quitté Londres parce que j’ai dû arrêter ma carrière.

Je lui dois bien des aveux et des excuses franches. Et dieu sait que je me sens coupable pour ce que j’ai fait. A l’époque, alors que nous communiquions toujours, j’ai été lâche et j’ai préféré arrêter de lui parler plutôt que de lui expliquer ma situation. Fait est que j’avais honte de moi-même. J’étais en colère contre la vie, contre mon corps qui me lâchait, et il m’apparaissait impossible que quiconque comprenne ma situation. Avec du recul, je crois que Aaron aurait pu me soutenir à travers cette épreuve, mais il est un peu trop tard maintenant. Le moins que je puisse faire c’est de clarifier la situation, il choisira de me pardonner ou non, ça sera son choix.
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MessageSujet: Re: Tragedy is not to die, but to be wasted. # Aaron   Dim 20 Mar - 15:44

Face au miroir, je m'efforce de ne pas sourire de satisfaction en admirant, dans le reflet, juste derrière moi, Myrddin dont la nervosité transpire par tous les pores de sa peau. Oui, je ne compte pas être tendre avec ce petit, et j'espère que son regard sera plus bas que ses semelles lorsqu'il s'adressera à moi. Il y a peu de choses qui me rendent aussi particulièrement rancunier et qui peuvent me pousser à faire preuve de ce genre de mesquinerie quand j'en ai l'occasion -quoi que j'en suis tenté régulièrement juste par pur plaisir. J'estime que dans une société comme la notre, victime consentante de la sur-communication, il n'existe plus la moindre raison valable pour disparaître de la circulation du jour au lendemain. Aucune. On pourrait citer par centaines le noms des applications sur nos téléphones high-tech qui permettent d'envoyer des messages de n'importe quel coin du globe, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, à n'importe qui. Tous ces réseaux sociaux qui étalent notre vie comme une couche de beurre sur du bon pain. Il reste également les très old fashion sms, ou pire, les appels -ce qui consiste à poser son téléphone près de son oreille. Pourquoi pas les mails, pour les moins à l'aise avec la technologie. Et pour ceux qui en doutent, le papier et le crayon sont toujours d'actualité, et les chiens aiment toujours autant courser les facteurs.

Je ne suis pas la personne la plus connectée qui soit, je l'admets. Je me suis acheté un smartphone bas de gamme la semaine dernière et je découvre les joies de l'écran tactile en essayant de ne pas trop avoir l'air d'un vieux croûton. Mais mon numéro de téléphone est le même depuis quinze ans, ainsi que mon adresse mail. Cela n'a pas empêché le jeune homme de prendre la décision de couper les ponts sans la moindre explication. Je n'ai pas été triste en comprenant que je n'aurai plus de ses nouvelles. Les gens vont et viennent, arrivent dans notre vie et la quittent, parois sauvagement. A mon âge, c'est une chose que l'on sait. Je me disais, pas de nouvelles, bonne nouvelle. J'espérais sincèrement que Myrddin allait bien. Et puis j'ai tapé son nom dans un moteur de recherche un jour, pour me tenir au courant par moi-même. J'ai compris que son accident m'avait éjecté de sa vie. Que nous n'étions pas assez amis pour qu'il se confie à moi. J'ai préféré considérer que nous n'étions plus amis du tout. Même si mon sourire n'en laisse rien deviner à cet instant.

« Merci beaucoup. »
je réponds à son compliment à propos de la pièce. « Hannah a beaucoup de talent, je pense qu'elle améliore le jeu de tous ceux qui se trouvent face à elle. Vraiment inspirante. » Il faut bien l'avouer avec toute l'humilité qui va avec. J'ai mes propres qualités d'acteur, mais j'admets que la présence et le charisme d'Hannah ajoutent une pression positive supplémentaire. Qui lui donne la réplique souhaite en être digne, à la hauteur, et se grandit lui-même pour tenter d'atteindre, de frôler la même intensité qu'elle. Une chose particulièrement enrichissante à mes yeux. Mais à ne pas dire trop fort, afin que sa tête lui permette toujours de passer les portes. « Ravi que ça t'ai plu, alors. »

Comme si de rien n'était, je glisse mon étonnement à l'idée de le croiser ici, à Brisbane. J'ai cessé de m'informer sur lui il y a longtemps, et je le pensais toujours à Londres. Myrddin m'avoue qu'il a quitté les planches des théâtres, et Londres tout entier, pour venir ici. Il est donc là depuis des mois. Et c'est maintenant qu'il se pointe. « J'aurais pensé que tu serais venu me voir plus tôt, après tout ce temps. » dis-je l'air de rien, haussant les épaules. « Mais mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas ? » Admettons. Avec l'absence de pudeur qui caractérise les gens du spectacle, je n'hésite pas trop avant  de retirer mon costume de Macbeth pour retrouver mes bons vieux jeans et baskets d'Aaron Wyler. « Et pourquoi tu as mis un terme à ta carrière, dis moi ? »




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MessageSujet: Re: Tragedy is not to die, but to be wasted. # Aaron   Ven 29 Avr - 13:48


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— MYRDDIN & AARON
Le stress a commencé à monter dès que j’ai pris la direction des loges. Revoir Aaron après tout ce temps sans avoir donné un seul signe de vie... J’ai l’impression de me jeter dans la gueule de loup, de marcher vers ma propre mort. C’est peut-être un peu exagérer, mais je doute qu’Aaron va m’accueillir à bras ouverts comme si rien ne s’était passé. Et c’est avec un silence de pierre tombale qu’il me laisse entrer dans sa loge. Son léger sourire n’a pas fait diminuer ma gêne, au contraire. Pendant que ma honte et ma culpabilité me laisse clouer sur place, silencieux, il a le temps de se démaquiller et de s’amuser à mes dépends. Ce n’est pas difficile de deviner qu’il m’en veut pour avoir cessé toute communication. Avec le recul, je sais parfaitement que j’ai fait une erreur en le tenant à l’écart et en rompant tout échange. Après tout ce qu’il a fait pour moi, tout le soutien qu’il a pu m’apporter, j’ai été des plus ingrats. Sur le moment, cela me paraissait logique, et au-dessus de mes forces, d’agir de façon raisonnable. J’ai juste été lâche et égoïste.

Je suis sorti de mes pensées par sa voix qui me questionne à propos de mon avis sur la pièce. Sincèrement, je lui réponds que tout était génial, et qu’Hannah et lui étaient plus que parfaits ensemble. Aaron me remercie, expliquant qu’Hannah a ce don de tirer vers le haut ses partenaires. En jouant face à elle, instinctivement, on a envie de faire de notre mieux pour se rapprocher de son talent. Elle a un charisme qui ne laisse personne indifférent.

— Oui, je me souviens de notre collaboration, j’avais beaucoup appris rien qu’à l’observer, ajoutais-je avec un léger sourire, qui disparaît rapidement.

Aaron fait ensuite part de son étonnement de me revoir ici, à Brisbane, à l’autre bout du monde. Depuis presque un an ma vie a bien changée, je ne pensais pas non plus atterrir ici, ni revoir Aaron. Je lui explique en quelques mots, après de rapides petites excuses, que cela fait quelques mois que j’ai quitté Londres et le théâtre. A Brisbane, j’ai retrouvé mon meilleur ami, celui qui m’a prêté son toit et avec qui je suis toujours en colocation depuis, malgré mon emploi. Son expression est neutre, mais ses mots me paraissent bien rancuniers. Comme si de rien n’était, il note que j’ai mis du temps avant de venir le voir. Les yeux baissés, je me passe une main sur la nuque.

— J’savais pas que t’étais à Brisbane en fait... J’me suis tenu éloigné du théâtre jusqu’à y’a quelques semaines... Il commence à se changer et je reste silencieux, avant qu’il ne me demande clairement pourquoi j’ai choisi d’arrêter ma carrière. Je fourre mes mains dans les poches de mon gilet, pour cacher leur léger tremblement dû au stress. Je savais bien qu’il fallait passer par-là, de toute façon. Entrons donc dans les explications. En avril dernier, j’ai été agressé dans la rue, et j’ai passé environ deux mois dans le coma. J’ai... Mes mains répondaient quasiment plus, j’pouvais plus écrire ou quoi, il a fallu des semaines de rééducation. Et puis, ma mémoire me faisait défaut aussi... C’est pour ça que j’ai arrêté la comédie, je peux plus apprendre de textes. A mon réveil j’avais quasiment plus de mémoire à court terme et j’avais la concentration d’un poisson rouge. Maintenant ouais, ça va mieux, j’tiens une conversation, mais je retiens pas grand-chose. Les médecins pensent que je retrouverais jamais des capacités normales.

Je me tais après ce petit monologue. Je n’ai pas relevé le regard une seule fois. Je n’aime pas parlé de mon agression, des séquelles, avouer que je suis diminué... Ici, à Brisbane, rares sont ceux au courant de toute l’histoire et de ses conséquences.

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MessageSujet: Re: Tragedy is not to die, but to be wasted. # Aaron   Mer 8 Juin - 17:28

Changé, je me suis installé sur la petite chaise devant le miroir de ma modeste loge pendant que le jeune garçon m’explique sa situation, la raison pour laquelle nous avons perdu le contact. Je connais déjà certaines grandes lignes de son histoire que quelques sites internet ont diffusée. Son agression, ses quelques semaines passées dans le coma. Les détails, eux, sont nouveaux pour moi. Je plisse les yeux, écoutant avec intérêt. Dans un coin de mon cerveau, mes neurones s’activent et se posent un millier de questions. Je me demande si tous les troubles qui ont suivi son coma sont le fait de son agression, du coma lui-même, ou s’il ne s’agit pas plutôt de son inconscient qui les lui crée, si la peur n’a pas été telle que les blocages se sont formés comme des verrous. Il suffirait de trouver la bonne clé pour les faire sauter. “Eh bien, dans ce cas je suis flatté que tu te souviennes quand même de moi.” Dis-je avec un sourire pour détendre l’ambiance. Le pauvre garçon est telle une feuille dorée tenant à peine au bout de sa branche, tremblante au moindre courant d’air.

Je tire un tabouret de sous la coiffeuse de la loge et le fait rouler jusqu’à Myrddin, puis je lui fais signe de s’asseoir. “Plus sérieusement, ça n’a pas l’air simple à vivre, tout ce que tu me dis là.” A mon avis, perdre l’usage de ses mains est plus grave que perdre la vue. Les sens se compensent entre eux, les membres, eux, ont des fonctions uniques qu’aucun autre ne peut remplacer. Quant à la mémoire, c’est une perte qui hante tout le monde – mais plus à mon âge qu’au sien. Et avec raison. “Je dirais bien que tu pouvais m’appeler si tu avais besoin de quoi que ce soit, mais je suppose que nous avons tous besoin de surmonter certaines choses seul, et de toute manière, avec la tournée de l’Opéra, j’aurai eu bien trop peur de temps à t’accorder.” Autant être franc, autant avec moi-même qu’avec lui. J’étais vexé qu’il ne me contacte pas, qu’il coupe les ponts, et qu’une fois à Brisbane il ne se donne pas la peine de venir vers moi. J’aurai été un bon ami pour lui à distance, mais cela n’aurait pas été suffisant. Et peut-être qu’il ne voulait de personne à ce moment-là. Pas même d’une oreille prête à l’écouter.

“Je suis désolé de ce qui t’es arrivé, mon jeune ami.” Je soupire et entrecroise mes doigts. Tout le monde a son lot d’injustices, certains plus que d’autres, et Myrddin n’est pas des mieux lotis –mais je suis du genre à penser que la vie offre des compensations. “Tu sais, la comédie ce n’est pas que du texte. L’improvisation est très en vogue en ce moment. Je connais quelques bonnes troupes de ce genre auxquelles je peux te conseiller.” Après tout, malgré tout ceci, je ne doute pas qu’il reste du talent dans ce garçon à exploiter pour qu’il puisse remonter sur les planches et recommencer à vivre pour ce qu’il aime.
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There will be pain for us all, but it will not be all pain, nor will this pain be the last. We and you too, you most of all, dear boy, will have to pass through the bitter water before we reach the sweet.


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MessageSujet: Re: Tragedy is not to die, but to be wasted. # Aaron   Dim 24 Juil - 18:37


TRAGEDY IS NOT TO DIE, BUT TO BE WASTED. —

— MYRDDIN & AARON
Finalement, c’est mieux que j’explique tout à Aaron en étant face à face. Je préfère avoir sa réaction en direct, aussi mauvaise soit-elle, qu’entendre un silence à l’autre bout du téléphone. Par sms ou mail, n’y pensons même pas, ce n’est pas une chose qui se dit par écrans interposés. J’avale toute appréhension et me lance dans un récit clair et concis. Sûrement a-t-il déjà eu vent de cette aventure de toute façon. Je n’ai pas plus envie que ça de m’étendre sur le sujet. Tout ceci me fait foutrement mal à l’aise, me rappelle mes capacités limitées et m’énerve donc intérieurement. J’évite d’y penser car la frustration est immense et retombe malheureusement sur mon entourage. Nathan est plus fort qu’il n’y paraît, il arrive à me supporter depuis tout ce temps.

Lorsque j’arrive à la fin de mon petit monologue, je remarque qu’Aaron m’écoute avec grande attention. Son regard insistant ne m’aide pas à me détendre. La seule chose qu’il trouve à dire c’est qu’il est ravi que je ne l’ai pas oublié. Un instant étonné, et encore plus mal à l’aise, je finis par esquisser moi-même un sourire en réponse à celui de mon aîné. Je ne sais trop si je suis sincère à ce moment-là, mais l’effort y est. Aaron n’est pas moins imposant avec les années, au contraire. Celui-ci m’invite à m’asseoir, droit que je n’avais pas osé prendre seul. Je m’installe sur le tabouret présenté, écoutant les paroles d’Aaron. Il compatit à ce que j’ai vécu, puis explique avec grande franchise que malgré une bonne volonté sans faille, il n’aurait pas eu autant de temps à me consacrer si j’avais voulu compter sur lui lors de cette épreuve. J’avais eu cet instinct de le savoir occupé, de ne pas le « déranger », mais couper les ponts comme je l’ai fait était trop extrême.

— Je m’en veux de pas t’avoir appelé plus tôt, au moins après que le plus dur soit passé... J’sais que tu aurais pu m’aider, mais j’étais sûrement perturbé à l’époque, j’ai rien fait d’bien jusqu’à mon départ pour Brisbane s’tu veux tout savoir.

Je reste encore lucide sur mon caractère difficile et mes actions. Après coup, souvent, je me demande ce qui m’a pris d’agir ainsi. Puis je refais les mêmes erreurs et la vie continue. J’offre un sourire reconnaissant – et sincère – à Aaron. J’ai du mal à faire confiance aux gens, à me dire qu’ils ne me veulent aucun mal. Je découvre à présent qu’Aaron a toujours ma confiance, malgré le silence radio entre nous depuis quelques mois. Quelque part, j’ai l’impression d’avoir retrouvé un pilier de ma vie, un point de stabilité et d’ancrage, comme a pu l’être Nathan. Aaron souligne alors que la comédie porte sur autre chose que l’apprentissage de lignes, et que l’improvisation serait une bonne option. J’admire son optimisme je dois dire. Il n’a pas tort non plus, ce serait une bonne façon de reprendre ma passion. Il sera de toute façon celui vers qui je me tournerais si je retourne sur les planches. Pourtant...

— Ouais, j’sais pas trop... Pourquoi pas, dis-je en haussant les épaules. Mais je.. J’sais pas, pas tout de suite, j’le sens pas encore. Quelque chose ne va pas chez moi, c’est très clair. J’ai passé tellement de temps à me dire que jamais je ne retournerais sur les planches, que mon rêve ultime est à jamais inatteignable, je crois qu’un blocage s’est créé et que je préfère ne jamais reprendre que de devoir faire ça en simple hobby. Depuis toujours c’était mon avenir et ma vie. Je n’aurais jamais vécu en restant amateur, avec un boulot bien rangé à côté. J’y suis forcé à présent. C’est tout ou rien avec moi, depuis toujours. Ça me manque beaucoup oui, j’ai adoré aider Hannah, lui donner la réplique, ça m’a redonné un coup de boost. Ça m’a aussi fait vraiment comprendre que j’suis pas fait pour un mi-temps, ça finirait par me frustrer. Si j’recommence le théâtre j’y vais à fond, affirmais-je, avec un certain aplomb retrouvé. Mais j’y réfléchirais en tout cas... Merci, ajoutais-je avec un léger sourire.
code by lizzou


[HRP : Désolée pour ce retard absolument impardonnable... T.T *s'auto-flagelle et prévoit de jeûner pendant deux ans en pénitence* T.T]



THERE'S SOMETHING TRAGIC ABOUT YOU, SOMETHING SO MAGIC ABOUT YOU, DON'T YOU AGREE ?

There's something lonesome about you, something so wholesome about you, get closer to me. There's something wretched about this, something so precious about this, where to begin ?

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MessageSujet: Re: Tragedy is not to die, but to be wasted. # Aaron   Aujourd'hui à 6:59

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Tragedy is not to die, but to be wasted. # Aaron

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