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 Nous rêvions juste de liberté ➶ Phoenix

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ÂGE : 34 ans.
STATUT : Veuf.
MÉTIER : Ancien boxeur professionnel / champion national. Actuellement technicien de surface / entraîneur improvisé dans un petit club de boxe.
LOGEMENT : #189 Redcliff.

POSTS : 251 POINTS : 30

PETIT PLUS : Je suis né à Bristol, la rage au ventre et la violence dans le sang ≈ A part distribuer des beignes je sais pas faire grand-chose d’intelligent ≈ Ma fille est tout pour moi ≈ Ma came c’est rouler, tracer la route avec mes frères jusqu’à ce que l’horizon nous avale, être affranchi de toute contrainte et ne plus faire qu'un avec le vent ≈ LH&R : Loyauté, Honneur, Respect ≈ Mes années de cogne m'ont laissé des séquelles bien balaises niveau mémoire à court terme ≈ Depuis le décès de Paige j’ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : | jameson | robin | bryan | nathan

ROBIN HOPE BERRY
- Blood makes you related but loyalty makes you family -

JAIMIE WINTERS
- Nous rêvions juste de liberté -

BRYAN FOSTER
- No one gets left behind -

NAÏA KENSINGHTON
- I want to hold you but my senses tell me to stop -

There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, I don't believe that. I think the things that try to kill you make you angry and sad. Strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. Those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.


AVATAR : Charlie Hunnam.
CRÉDITS : shiya, endlesslove.
INSCRIT LE : 22/03/2016

MessageSujet: Re: Nous rêvions juste de liberté ➶ Phoenix   Lun 18 Juil - 19:21

nous rêvions juste de liberté
“This life is short, baby that’s a fact, better live it right, you ain’t comin back. Gotta raise some hell, ‘fore they take you down. Gotta live this life. Gotta look this world in the eye. Gotta live this life until you die”


Quand Jaimie a accepté de poursuivre l’aventure j’ai senti un nouveau sourire un peu idiot étirer mes lèvres. Je savais bien qu’elle allait pas délibérément décider de rester sur le parking du bar avec les autres gras du bide enragés et les képis lobotomisés qui menaçaient de frapper à tout instant, mais quand même… quelque chose dans son regard me disait qu’éviter les emmerdes étaient pas sa seule motivation. Comme si ça lui faisait plaisir, quelque part, de partager encore un peu ce bout de chemin avec moi. Et ça me rendait vachement content. Elle a délicatement écarté une mèche de mes cheveux qui s’était collé au sang de mon arcade sourcilière et j’ai brusquement réalisé que ça faisait super mal, en fait, cette merde. Si j’avais été tout seul j’aurais probablement laissé échapper un juron étouffé voir une grimace de douleur, mais je me suis compté de me mordre l’intérieur de la joue en hochant la tête avec désinvolture pour accepter ses soins, comme un héro. Ensuite je me suis redressé et j’ai chevauché ma bécane. Pendant que Jaimie montait à son tour j’ai croisé le regard de mon pote Bourru Bourré qui me fixait hargneusement, tout en sueur. Avec tout ça j’avais presque oublié son existence. Je me suis demandé pendant un moment comment il était encore debout et je me suis dit qu’il devait pas encore avoir eu son quota d’humiliation public, alors je l’ai allègrement salué d’un majeur dans les airs. Ensuite Ryder a démarré en balançant de la poussière partout autour de lui, ce qui donnait un effet méchamment splendide. Alors je l’ai imité.

Le soleil descendait de plus en plus bas devant nous, et on s’est mis a roulé à fond la caisse, comme ça, pour le plaisir. Quoi qu’en regardant Ryd sur le côté, avec son cou enfoncé dans ses épaules, ses bras bien tendus en avant et son cul bien en arrière comme s’il voulait pousser Kyte hors de la scelle, je me suis demandé s’il fonçait pas plutôt pour arriver à destination le plus vite possible… Mais pour moi, ça changeait rien. Jaimie avait sa tête posé sur mon épaule et devant nous, la route s’étendait à perte de vue, avec les étendues désertiques immenses partout autour, le vent du crépuscule qui nous caressait le visage, le bruit du moteur qui battait au rythme de nos cœurs et l’odeur un peu cramé que peut avoir la nature au soir qui se mélangeaient délicieusement à celle de nos pots d’échappement. Sur le coup je me suis dit que la liberté, ça devait avoir à peu près cette odeur-là.

Au bout d’un moment Ryder a fait signe de tourner et j’ai aperçu le motel sur ma droite, ou plus exactement toutes les bécanes garés juste devant. J’ai aussitôt reconnu celles de mon club (qui étaient les plus classes, on va pas se mentir) alors je me suis mis juste à côté. Ensuite j’ai aidé Jaimie à descendre en attardant ma main sur sa taille plus que nécessaire et on est rentré dans le motel. Sur les murs en bois sombres il y avait des photos de bécanes, des slogans marrants et un poster avec écris « bikers welcome » dessus. C’était vraiment la classe. Le seul truc qui faisait tâche, en fait, c’était le réceptionniste, qui pour le coup avait l’air méchamment sec et coincé du cul. J’ai appuyé mes mains sur le dossier d'un fauteuil déglingué qui traînait par la tandis que Ryd se chargeait de réserver nos piaules. J’étais en train de me demander si j’allais pas faire un coup pendable à mon pote en échangeant de chambre avec Kyte au milieu de la nuit quand je l’ai vu se retourner vers moi avec un air carrément désespéré. Quand j’ai compris la raison de son accablement j’ai pas pu m’empêcher de rigoler.

- Shit.

J’ai fait, sans chercher à contenir mon hilarité. Hilarité renforcée par celle de Kyte qui décidément était vraiment un grand type louche. Mais que je commençais à apprécier, sans trop savoir pourquoi. J’aurais pas à faire ma blague de merde, au final, vu qu’on allait tous dormir dans la même chambre. Jaimie a voulu nous la céder et j’ai secoué la tête :

- Nah I’m sure we can squeeze a little.

J’ai pas eu besoin de regarder Ryder pour sentir ses yeux me foudroyer sur place. Mais moi j’étais en roadtrip avec mon club, l’adrénaline des bastons pulsait encore dans mes veines et j’avais une nana super chouette à mes côté alors tout était cool et rien ne pouvait entacher mon enthousiasme ce soir-là. J’ai signalé au réceptionniste qu’on prenait la chambre et puis j’ai passé un bras autour des épaules de Jaimie.

- So. The night is young... fancy a drink?

J’ai pas eu le loisir d’entendre sa répondre qu’un grand cri (qui me faisait un peu penser à celui de William à la fin de Braveheart, vous savez lequel) a attiré mon attention.

- FOEINEYYY !!

C’était mon prez, qui décidemment savait pas prononcé mon prénom, et qui nous fonçait à présent dessus avec les bras bien grands ouverts.

- Nice black een! made sum nuw friends A see ?

Qu’il a dit en appuyant sur ma tempe couverte de sang. Il était tellement bourré qu’il tenait à peine debout et qu’on comprenait encore moins ce qu’il racontait avec son accent écossais à couper au couteau. Glider quoi.

- Had to fight off the bad guys, you know how it is…

J’ai fait, avec un haussement d’épaule faussement désintéressé tout en montrant Jaimie d’une signe de tête à mes côtés. Il a explosé de son rire déraillé et puis brusquement il m’a pris par les épaules et m'a secoué un peu dans tous les sens au passage.

- Och that's guid! Check ye oot pal! Ensuite il s’est tourné vers Jaimie. Eh this kid he’s fanTASTIC! a brae, cannie lad, ye dae nae want tae go on his bad side o ye DEID.

Dans sa bouche, le mot « gamin » avait jamais était condescendant. C’était presque affectueux. Mais quand même, ça me faisait un peu chier qu’il m’appelle comme ça devant Jaimie. D’un autre côté il venait de me rincer d’éloges alors je me suis dit que ça s’équilibrait et je me suis contenté de sourire bêtement. Avec du recul je me dis qu’il essayait probablement de me vendre à peu auprès de Jaimie, ce qui était cool de sa part. Je me dis aussi qu’il avait dû voir quelque chose en elle qu’il voyait pas chez les autres nanas que je ramenais parce que c’était la première fois qu’il prenait la peine de s’adresser directement à l’une d’entre elle. C'était peut-être leurs racines celtiques, qui sait.

- Jaimie: Glider, my president. Glider: Jaimie, a fierce hippie.

J’ai présenté avec un grand sourire en regardant cette dernière. Il a pris sa main et il a fait une petite révérence en baragouina un « nice tae meit ye! » puis il s’est penché à mon oreille et il a gueulé :

- A'm thirsty, a hae tae gang, merry yuil!

Cette fois, j’ai rien compris, à part qu’il avait soif, peut-être, alors j’ai hoché la tête et il est parti vers le bar. Glider. Un putain de mec en or. Un putain de taré aussi. J’ai pas pu m’empêcher de sourire en le regardant se mettre à danser un peu plus loin, trébuchant au passage sur quelques personnes qui se trouvaient là. J’espérais qu’il allait réussir à pas se foutre dans la merde ce soir là parce que j’étais pas certain que Jaimie soit chaude pour une troisième baston générale aujourd’hui, et j’avais pas envie qu’elle pense qu’on était (que) des tarés assoiffés de sang. Je me suis allumé une cigarette et j’ai tiré une latte avant de détourner mon attention de mon prez pour la focaliser sur Jaimie. La lumière et tout le reste autour était pourri mais bon sang elle, elle était vraiment belle.

- Well, he likes you. J’ai dit après un moment de silence parce que ça devenait bizarre. Guess that means you’re special. J’ai dit ça sur le ton de la déconnande en lui faisant un clin d’oeil sauf que je plaisantais qu’à moitié et j'avais pas trop envie qu'elle s'en rende compte. So… drink?  

© Starseed




    EMPTINESS IS FILLING ME TO THE POINT OF AGONY
    I've become the thing. The one I hated. And with that awareness comes periods of days, sometimes weeks, I have to avoid looking into a mirror. My self-hate is deep, so palpable, I fear I'll lunge at my own image, shatter the glass and cut myself with shards of broken reflection. I've lost my center. Now my doubt and sense of fraudulence barks so loudly in my head, that most of the time I can't hear anything else. Love, camaraderie, freedom. All the things I want from this life are lost in the din.


Dernière édition par Phoenix Ellsworth le Mer 16 Nov - 3:09, édité 2 fois
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ÂGE : Trente-six ans.
SURNOM : Jaimie. Jam' par certains. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi. Jamichou, à mon grand désespoir.
STATUT : Célibataire. Je ne suis pas sûre de savoir aimer, ou être aimée.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une superbe villa bien trop grande... et vide.

POSTS : 3319 POINTS : 35

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : PhoenixKyteEzékhielEliseBerliozSorenSoren #1Soren #2RomaneEthan

Nous rêvions juste de liberté...

This one's for the man who taught me
Loyalty, Sacrifice and Bravery


She believed she could save my heart, so she did ♥

We be of one blood, ye and I

You are my sonshine


RPs EN ATTENTE : Bryan ↟ Martin & Rose ↟ Matteo ↟ Alvaro
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : Ilyria (avatar), anaëlle. (signature) & tumblr
DC : Kyte Savard & Aisling Hayes
INSCRIT LE : 08/03/2016

MessageSujet: Re: Nous rêvions juste de liberté ➶ Phoenix   Mer 20 Juil - 0:44




NOUS RÊVIONS JUSTE DE LIBERTÉ
phoenix & jameson | australie, 2003

La situation avait l’air de beaucoup amuser Phoenix, pour une raison qui m’échappait. Une revanche à prendre vis-à-vis de son pote, probablement. Au final, il a proposé qu’on partage tous la chambre, et ça ne me semblait pas foncièrement une mauvaise idée. Je préférais dormir sur un bout de moquette plutôt que coincée entre Kyte et un dossier de canapé, dans le lobby d’un motel miteux, avec le réceptionniste acariâtre pour nous épier. Seulement je n’ai pas eu le temps de leur faire part de mon avis que mon mentor s’est empressé de gueuler que ça lui allait parfaitement et que c’était pour lui. J’ai haussé un sourcil : « Pour lui », ça voulait dire pour moi, parce qu’il n’avait jamais un rond. Mais je n’ai pas relevé, parce que dans le fond j’étais pas contre l’idée de payer ma dette, moi aussi. Je trouvais même le marché pas hyper équitable envers les bikers. Ils nous avaient tirés d’une situation franchement merdique, et m’avaient évité la raclée du siècle. Et je ne pensais pas forcément aux chasseurs ni aux connards dans le bar. J’ai senti une poigne désagréable se refermer autour de mes poumons alors qu’une pointe d’angoisse pointait le bout de son nez. C’est le moment que Phoenix a choisi pour passer ses bras autour de mes épaules. Et je me suis dit qu’il devait avoir une sorte de pouvoir magique, parce que la pression s’est évanouie aussi vite qu’elle était arrivée, remplacée par une chaleur agréable. J’ai répondu à son étreinte en passant un bras autour de sa taille. Ça me semblait tellement naturel que je n’ai même pas pensé à psychoter sur les implications de ce geste.

- Sure, I’d love t-

Je n’ai pas eu le temps de finir ma phrase qu’un grand hurlement me fit sursauter. J’ai relevé les yeux pour voir un type au visage balafré nous foncer dessus en écartant les bras. Comme j’ai pas tout de suite compris qu’il venait de prononcer le prénom Phoenix, j’ai d’abord cru qu’on était partis pour un troisième round de pétage de dents. Ça ne m’aurait même pas vraiment surprise : nos deux compagnons avaient l’air d’attirer la merde aussi facilement que Kyte et moi. Sauf que Phoenix avait pas l’air le moins du monde sur ses gardes. En fait il le couvait même plutôt des yeux, cet étrange bonhomme. Alors je me suis détendue et je l’ai observé commenter les blessures de guerre de mon preux chevalier avec un accent qui faisait comme une douce mélodie à mes oreilles. Je trouvais ça génial qu’il ne cherche pas à transformer son parlé pour se rendre plus compréhensible, contrairement à moi. Un sourire fendait déjà mon visage, mais il s’est élargi quand l’étrange écossais m’a vanté toutes les qualités de son pote – à sa manière.

- Aye, Ah've 'ad a glimpse av dat. 'E's deadly an' juicy rapid!

Encouragée par l’écossais, je n’ai même pas cherché à cacher mon accent, qui ricocha joyeusement sur chacun de mes idiomatismes, comme s’il appréciait ce vent de liberté, lui aussi. Derrière la brume alcoolisée, j’ai vu le regard du type s’éclairer, et je me suis dit que j’avais marqué un point. Phoenix nous a présentés, et je me suis sentie vachement flattée par la façon dont il me décrivait. Même si j’avais rien d’une hippie.

- Me pleasure me lord.

J'ai plaisanté comme il s’emparait de ma main avec une petite révérence qui me fit marrer. Après ça, il a hurlé un truc à l’oreille de Phoenix et sur le coup j’avoue que même mon traducteur irlandais n’a pas su interpréter pourquoi il venait de lui souhaiter un joyeux noël. Je l’ai regardé s’éloigner en tanguant avec un sourire aux lèvres et un haussement de sourcils de circonstance. C’était bizarre, mais cette ambiance, ça me rappelait un peu le club avec lequel Kyte traînait souvent à côté de Vancouver et où il m’avait déjà embarquée quelques fois après des actions particulièrement limites. D’ailleurs, mon mentor évoluait comme un poisson dans l’eau dans cet environnement. Il avait enfin lâché Ryder et allait de biker en biker à coup de grands éclats de voix et de viriles tapes dans le dos, comme s’il venait de retrouver de vieux potes. Sauf que j’étais quasiment certaine qu’il ne les avait jamais vus de sa vie. Mais ça n’avait pas l’air de lui importer. Son visage était fendu d’un immense sourire, et j’ai réalisé que ça faisait une éternité que je ne l’avais pas vu aussi heureux. Alors ça m’a fait vraiment plaisir. Avec un soupir de contentement, j’ai reporté mon attention sur Phoenix, qui me fixait un peu étrangement, avec sa cigarette qui se consumait entre ses doigts.

- What?

J’ai demandé, avec un sourire incertain aux lèvres et un léger froncement de sourcils. Il m’a répondu que son président avait l’air de m’apprécier, et encore une fois, je me suis sentie vachement spéciale. Pour avoir pratiqué Kyte quelques années, je savais que c’était kind of a big deal. Ce que Phoenix confirma d’ailleurs juste après. Ça m’a fait quelque chose, parce que je n’avais pas l’habitude qu’on me sorte ce genre de trucs. Même sur le ton de la plaisanterie, comme il venait de le faire. Alors j’ai secoué la tête, pour cacher mon trouble.

- Aye, well ‘tis just our celtic blood yer know? But I’m glad your Scott president approuves.

J’ai répondu sur le même ton. A savoir léger, désinvolte. Comme si je n’étais pas du tout en train de me demander pourquoi j'avais sorti ça, ouce que le prez en question était censé approuver ou non. Alors quand il m’a demandé si je voulais boire quelque chose, j’ai un peu sauté sur l’occasion de changer de sujet.

- Sure thing!

On s’est frayé un chemin vers le bar pour commander nos verres, sauf qu’il était tellement pris d’assaut par la joyeuse bande de bikers bourrés que le barman ne savait plus où donner de la tête entre toutes les commandes. Il m’a fait un peu pitié, avec la sueur qui dégoulinait de son front et le long de son nez… mais aussi (et surtout), je n’avais aucune envie d’attendre trois plombes. Alors j’ai attrapé une bouteille de Jack Daniels qui semblait me tendre les bras et j’ai coincé quelques billets sous celle d’à côté (probablement plus que sa valeur réelle d’ailleurs). Puis je me suis tournée vers Phoenix, un sourire taquin aux lèvres, et j’ai mis un indexe devant pour l’inciter à la discrétion. Comme si j’étais en train de faire quelque chose d’outrageusement illégal - ce qui était un peu le cas, de mon point de vue, mais disons que nous n’étions plus à ça prêt.

- That’s our drink sorted! J’ai dit à Phoenix avec un petit rire satisfait. But first…

Sa main était chaude dans la mienne, quand je l’ai attrapée. Je l’ai entraîné vers une table un peu à l’écart du joyeux bordel que faisaient les différents clubs en comparant la taille de leurs bites euh… les logos de leurs Kuttes. J’ai posé la bouteille de whisky sur le bois aussi collant qu’usé et je me suis assise, incitant Phoenix à en faire de même.

- Let’s take a look at these wounds, aye?

Je n’ai pas vraiment attendu sa réponse. J’ai renversé un peu d’eau et d'alcool sur un mouchoir en papier et j’ai une nouvelle fois dégagé son visage de ses cheveux pour nettoyer le sang qui s’était collé à sa tempe. Il était franchement moins chiant à soigner que Kyte, même si j’étais clairement en train de le torturer, vu les réflexes de ses sourcils qui tressautaient tout seuls alors même que son visage restait de marbre, mâchoire serrée.

- You alright? J’ai demandé en écartant le mouchoir imbibé de son sang. ‘tis almost done now.

J’ai pris un nouveau mouchoir sur lequel j’ai renversé un peu de teinture d’arnica et j’ai délicatement tamponné sa peau qui enflait déjà en prenant une teinte rose sombre. Je me suis fait la réflexion que ça complimentait pas mal la couleur de ses iris, étrangement. Je n’avais jamais vu des yeux pareils. Dehors, ils m’avaient semblés gris, mais je réalisais maintenant qu’ils étaient d’un bleu profond et scintillant, un peu comme un lac Canadien en plein été. Je ne sais pas trop combien de temps je me suis égarée dans cette contemplation, avec mes doigts qui caressaient délicatement la peau douce de ses joues, comme pour apaiser la douleur provoquée par l’application du produit. Trop, probablement. Quand j’en ai pris conscience, j’ai vaguement déplacé mon mouchoir pour tamponner son arcade sourcilière (pour me donner une constance, aussi), et je me suis écartée.

- There, j’ai dit en balançant les cotons dans le fond de bière d’un verre qui traînait au bout de notre table. Puis j’ai attrapé notre bouteille de Jack Daniels avec un sourire. Je trouvais qu'il méritait de l'entamer, après avoir courageusement supporté mes soins. Sláinte!

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Follow in no footsteps. Listen for the true guides.

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start •• The River, The Woods. 


Dernière édition par Jameson Winters le Mar 9 Aoû - 2:32, édité 2 fois
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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, I don't believe that. I think the things that try to kill you make you angry and sad. Strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. Those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.


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MessageSujet: Re: Nous rêvions juste de liberté ➶ Phoenix   Lun 8 Aoû - 19:20

nous rêvions juste de liberté
“This life is short, baby that’s a fact, better live it right, you ain’t comin back. Gotta raise some hell, ‘fore they take you down. Gotta live this life. Gotta look this world in the eye. Gotta live this life until you die”

Glider avait dû contaminer Jaimie parce que son accent de leprechaun  avait drôlement refait surface, d’un coup. Et ça m’a fait marrer parce que c’était tout chantant et agréable à l’oreille, comme accent. Je me suis demandé pourquoi elle parlait pas comme ça tout le temps, si c’était une question d’habitude, comme moi, ou bien si elle avait dû apprendre à le dissimuler à cause d’une pression sociale ou une connerie sociétale du genre. J’espérais que c’était la première option. Mais quelque chose me disait qu’elle était pas le genre de personne à se laisser dicter sa conduite, de toute manière. Je l’ai suivi jusqu’au bar qui était blindé de monde et ça m’a énervé parce que ça se serait jamais produit si on avait été dans vrai bar de motards où nos frères nous auraient accueillies comme des rois. Mais ça avait pas eu l’air de déranger Jaimie, qui, comme pour confirmer mon intuition, a entrepris de se servir elle-même en tirant une bouteille de Jack sur le comptoir. J’ai senti un sourire un peu con étirer mes lèvres quand je l’ai vu déposer quelques billets à la place. C’était à la fois incroyablement innocent et réglo de sa part. Je me suis dit qu’elle était incontestablement le type de femme qui attendait pas d’obtenir la permission ou que les choses lui tombent dans les bras pour prendre ce qu'elle voulait. J’ai trouvé ça cool. Ensuite elle m'a attrapé par la main et je me suis laissé embarqué jusqu’à ce qu’elle s’arrête devant une table « au calme ». Là je me suis laissé tomber sur la chaise en soufflant de satisfaction, la chaîne de mon futal claquant contre le bois de la table au passage. Après une journée passée à rouler j’avais généralement envie de tout sauf de m’assoir à nouveau mais bon sang là, avec les bastons et la quantité de tise dans mon sang, j’étais heureux de poser mon cul. J’étais heureux de pouvoir passer du temps avec Jaimie, aussi. Un peu moins quand elle s’est mise à me charcuter la gueule avec sa petite potion démoniaque mais ça avait l’air d’être son truc, soigner les faces de connards belliqueux, et puis elle avait l’air d’y mettre tout son cœur alors je me suis laissé faire en me contenant de serrer les mâchoires. Elle caressait mon visage en même temps, aussi, alors bien sûr ça rendait la scène beaucoup plus agréable, tout de suite. D’ailleurs je crois que je me suis égaré dans son regard l’espace d’un instant parce qu’il était drôlement tendre et que ça m’a fait tout drôle, dedans. Ensuite elle a arrêté et elle m’a tendu la bouteille de Jack alors j’en ai profité pour reprendre contenance et je l’ai levé à son honneur.

- Here’s to you babe. Cheers for fixing my face.

Je lui ai fait un clin d’œil puis j’en ai pris quelques gorgées avant de lui rendre la bouteille. Avec sa douceur et ses bonnes manières j'arrivais facilement à voir qu’on avait pas vraiment eu le même type d'éducation, elle et moi, et j’arrivais pas à comprendre comment elle s’était retrouvé dans cet environnement. C'était une forme de sexisme, j'en avais conscience, mais pour moi elle avait l’air trop bien pour trainer avec des vauriens comme nous. Alors je me suis dit que ça avait sans doute un rapport avec l’autre grand type louche, ce qui était pas forcément bon signe. J’allais lui poser la question à ma manière puis j’ai trouvé qu’elle était un peu loin de moi alors j’ai rapproché ma chaise de la sienne « pour qu’on puisse mieux s’entendre ».

- So um… Kyte, j’ai fait l’air de rien avec un mouvement de menton dans sa direction avant de la regarder à nouveau. He your old man ?

Je savais pas trop ce que j’essayais de lui demander : si l’hippie hargneux était son mec ou bien son vieux. Je savais pas alors j’ai pas précisé la nature de ma question et je l’ai laissé se débrouiller avec. Dans les deux cas ça allait m’apprendre quelque chose de toute façon...

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Dernière édition par Phoenix Ellsworth le Mer 16 Nov - 3:10, édité 1 fois
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ÂGE : Trente-six ans.
SURNOM : Jaimie. Jam' par certains. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi. Jamichou, à mon grand désespoir.
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MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
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PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
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Nous rêvions juste de liberté...

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MessageSujet: Re: Nous rêvions juste de liberté ➶ Phoenix   Mar 9 Aoû - 2:09




NOUS RÊVIONS JUSTE DE LIBERTÉ
phoenix & jameson | australie, 2003

Phoenix a choppé la bouteille que je lui tendais, et j’ai pas pu m’empêcher de sourire un peu niaisement quand il a décidé de me porter un toast. Je ne savais pas trop s’il se comportait comme ça avec toutes les filles qu’il ramassait sur le bord de la route, mais je me pris à espérer que non. Cela dit, je n’étais pas si naïve. Mais ça ne m'empêcha pas de le trouver vraiment sympa, sur le coup. Et pas lourd du tout, contrairement à ce que j’avais craint au début, quand il m’avait proposé de m’accrocher « où je pouvais ». J’ai senti mes joues s'empourprer un peu alors je me suis empressée de récupérer la bouteille qu’il me rendait.

- Thanks… charming. And here’s to you, for rescuing me.

J’ai répondu avec un sourire entendu, levant la bouteille à mon tour avant d’en prendre une gorgée. Le liquide me brûla toujours la gorge, mais moins que la première fois. Signe que l’alcool commençait sérieusement à griller mes papilles gustatives, et potentiellement mes neurones. A ce moment-là, je me suis vaguement dit qu’il fallait que je commence à mettre un peu de distance. Pour lui faire comprendre que j’étais pas le genre de fille qu’on pouvait se serrer dans un bar (ou une connerie comme ça). Dans le fond, je sentais surtout que je pourrais l'avoir dans la peau et j’en avais pas trop envie. Alors un périmètre de sécurité me semblait de rigueur. Sauf que Phoenix avait pas vraiment l’air d’accord, parce qu’il a déplacé sa chaise pour se rapprocher de moi. Et j’étais tellement consciente de la proximité de nos corps que j’en avais presque la chair de poule. Autant pour la stratégie de retrait. J’ai bien entendu la petite « voix de la raison » qui essayait de me rappeler sèchement à l’ordre. Mais sur le coup elle m’a tellement emmerdée que j’ai furieusement repris une gorgée de whisky pour la faire taire. C’était innocent, merde ! Il aurait été ridicule qu’on se parle chacun d’un bout de la table. Et puis si jamais il devenait trop entreprenant, je gèrerais cette situation quand elle se présenterait. Mais de toutes les façons, je voyais pas trop pourquoi il voudrait faire un truc pareil. J’étais pas le genre de nana que les mecs remarquaient de cette façon là. J’avais déjà de la chance que Joshua me trouve un quelconque intérêt. Speaking of which… J’ai reposé la bouteille entre Phoenix et moi, tapotant le verre sombre de mes ongles courts tandis que je relevai les yeux vers lui, haussant un sourcil à la fois septique et amusé quand j’entendis sa question.

- You asking me if he’s me fella or me da?

J’ai demandé avec un petit rire, auquel il répondit en plissant le front, du style « démerdes toi avec ça, babe ». Alors je me suis dit que ça n’avait pas beaucoup d’importance, vu la réponse que je m’apprêtais à lui fournir.

- Doesn’t matter, actually. He’s neither. Not really. J’ai répondu avec un haussement d’épaules. I met Kyte when I was fifteen. I was protestin’ against fox huntin’ in the Canadian Rockies and he was our group leader. I got into trouble and he saved my arse, literally.

J’ai expliqué en inclinant la tête avec un petit rire, consciente de l’ironie de la situation. J’avais envie de lui expliquer que c’était les deux seules fois où quelqu’un avait du « me sauver », qu’en général je me démerdais très bien toute seule parce que j’étais une femme forte et indépendante, mais j’avais peur d’avoir l’air encore plus louche en insistant là-dessus. Alors j’ai enchaîné, une pointe d’émotion dans la voix. Parce que Kyte, je ressentais des trucs vachement forts pour lui. Dans tous les sens. Il avait comblé un vide que j’avais dans mon cœur alors que je n’en avais même pas encore conscience.  

- We’ve had each other’s back ever since. He's taught me everything I know about activism, ecology and how to defend myself; but also about life, friendship, bravery and loyalty. He’s the da I always wished I had, yer know?

En général, soit les gens étaient du milieu militant et savaient vaguement comment s’était formé notre duo étrange, soit ils n’en faisaient pas partie et n’en avaient rien à foutre. Alors je ne savais pas trop pourquoi je racontais tout ça à Phoenix. L’alcool y était certainement pour beaucoup, mais pas que. Peut-être que c’était sa façon de me regarder comme s’il buvait mes paroles, qui conférait un ton presque intime à notre conversation. Alors les mots s’échappaient de mes lèvres sans que je pense à les contrôler tandis que mes yeux s’égaraient dans les siens. Ou alors, c’était lié à ce qu’on venait de vivre ensemble, tous les deux. Enfin. Tous les quatre. Et encore c’était si j’oubliais de compter son club, qui nous avait aussi pas mal aidés avec les chasseurs.

- What about you, j’ai demandé en repoussant la bouteille vers lui du bout de mes doigts, l’air de rien. Comme si celui qui allait parler pouvait boire un coup au passage. You were born into the mc world, with Ryder?

Ça m’intriguait, un peu, parce que j’avais évidemment reconnu les codes. Les kuttes, les grades, les sorties en groupe et la façon de rouler ensemble. Mais dans le club où Kyte me traînait quand j’étais ado, y’avait que des gras du bide d’une cinquantaine d’années. Plutôt vulgaires, sexistes et pas gentlemen pour un sou. Jamais des mecs comme Phoenix. Ou Ryder, d’ailleurs. Mais disons que ça me marquait plus dans le cas du blondinet charmant.    

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PETIT PLUS : Je suis né à Bristol, la rage au ventre et la violence dans le sang ≈ A part distribuer des beignes je sais pas faire grand-chose d’intelligent ≈ Ma fille est tout pour moi ≈ Ma came c’est rouler, tracer la route avec mes frères jusqu’à ce que l’horizon nous avale, être affranchi de toute contrainte et ne plus faire qu'un avec le vent ≈ LH&R : Loyauté, Honneur, Respect ≈ Mes années de cogne m'ont laissé des séquelles bien balaises niveau mémoire à court terme ≈ Depuis le décès de Paige j’ai du mal à rester sobre.
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- I want to hold you but my senses tell me to stop -

There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, I don't believe that. I think the things that try to kill you make you angry and sad. Strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. Those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.


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MessageSujet: Re: Nous rêvions juste de liberté ➶ Phoenix   Mar 11 Oct - 22:54


nous rêvions juste de liberté
“This life is short, baby that’s a fact, better live it right, you ain’t comin back. Gotta raise some hell, ‘fore they take you down. Gotta live this life. Gotta look this world in the eye. Gotta live this life until you die”

Elle m’a taquiné quand elle m’a appris que Kyte n’était ni son mec ni son vieux et moi j’ai ressenti un genre de soulagement un peu con. J’ai failli sortir une réflexion sur le sujet mais elle a enchainé et ça s’entendait dans sa voix qu’elle était tout pleine d’émotions, un mélange d’admiration, de tendresse et de respect qu’elle ressentait pour lui. Et moi en cet instant j’ai compris qu’il serait préférable que je ferme ma gueule. Alors c’est ce que j’ai fait. Et je l’ai écouté avec beaucoup d’attention parce que ça avait l’air vachement important pour elle. Et alors elle a peint un tableau de ce grand type louche qui me confortait dans l’idée que c’était en fait un mec en or massif. Parce que l’amitié, le courage et la loyauté c’était tout ce en quoi je croyais, tout ce qui me faisait avancer et tout ce qui me maintenait en vie. J'aimais bien le naturel et le respect avec lequel elle s'exprimait. Je commençais à me dire qu’on était peut-être pas si différents que ça, elle et moi, malgré les apparences et malgré nos mondes que, j’imaginais, tout opposaient. Elle disait que Kyte était le père qu’elle aurait toujours voulu avoir et me demandais si je comprenais. Moi je me contentais d’hocher la tête en tirant sur ma cigarette qui se consumait entre mes doigts depuis un moment déjà. En vrai, je comprenais bien plus qu’elle aurait pu l’imaginer parce que tout ce qu’elle décrivait, je ressentais pareil pour Glider. J’aurais tout donné pour échanger la crevure qui me servait de géniteur pour un type aussi génial et respectable que lui. Sûr et certain il m’aurait appris un tas de trucs utiles que j’aurais pas eu à comprendre tout seul comme un paumé. Mais j’avais pas envie d’y penser, encore moins d’en parler, ça faisait pleurnichard. Je me suis allumé une nouvelle cigarette sans trop m’en rendre compte et quand elle m’a demandé si j’étais né dans le monde des MC j’ai senti un sourire un peu crispé étirer mes lèvres. J’ai aspiré la fumée dans mes poumons et puis je l’ai expiré longuement, sans rien dire, histoire de me laisser le temps de penser à un truc un peu classieux à sortir. Sauf que ça venait pas. Alors j’ai bien été obligé d’être honnête :

- Not at all.

J’avais jamais hésité à raconter la façon dont je m’étais retrouvé dans un club de motards avant. Généralement ça me rapportait même pas mal de points côté street cred et avec les nanas pareil. Pour une raison que je m’étais jamais totalement expliqué, il y avait tout un tas qui éprouvaient une fascination maladive pour les mauvais garçons. Elles se marieraient pas avec, attention, mais pour ce qui est de la gaudriole, sûr qu’elles avaient envie d’y goûter. J’étais pas du genre timide, à l’inverse j’avais tout du parfait arrogant, alors je comprenais pas d’où venait ce malaise. Pourquoi je me surprenais à penser qu’elle voudrait peut être pas d’un ex-taulard. Je lui ai jeté un coup d’œil et j’ai vu qu’elle attendait vraisemblablement une réponse plus éloquente de ma part. Alors j’ai essayé de reprendre contenance, je me suis dit qu’elle devait être un peu comme moi, avec ses convictions et ses valeurs, qu’elle prendrait pas peur pour si peu - surtout vu l’énergumène qu’elle avait choisi comme mentor - et je me suis lancé :

- Well to be fair I’ve been a motorcycle enthusiast for… fuck… j’ai plissé les yeux pour essayer de me souvenir mais j’avais déjà la tête bien retournée et c’était qu’un détail de toute manière alors j’ai continué sur ma lancée sans me laisser démonter : well for ages, basically, but I never really gave a shit about the all motorcycle club thing, mostly because I didn’t know it existed, I suppose. It was just me and Ryder… just riding...

J’ai fait une pause en tirant une nouvelle fois sur ma cigarette. J’avais des émotions un peu contradictoires dans tous les sens et j’arrivais pas à mettre des mots dessus. Une sorte de nostalgie du bon vieux temps mêlée à la fierté et la tristesse causée par le chemin parcouru depuis. J’ai relevé les yeux vers Glider qui dansait toujours un peu plus loin et j’ai senti un sourire plein d’amour étirer mes lèvres. J’ai fait un signe de tête dans sa direction :

- Then a few years ago I met this very unbalanced individual over there, hum, in jail - j’ai lâché ça un peu rapidement en soufflant la fumée par le nez avant d’enchainer - poor tosser didn’t know how to throw a punch so I had to save his ass multiple times and I guess that was it for him. When we got out he asked me to prospect. Brought Ryder along and here we are.

J’ai ouvert les bras pour signifier la fin de l’histoire. Ouvrir ma gueule pour provoquer ou parler bécane j’étais du genre expert. Pour le reste… j’avais jamais été très éloquent. Surtout quand il s’agissait de moi. Incontestablement, si cette expression avait existé à l’époque, j’aurais pu dire sans trop m’avancer que je perdais mon swag. Il fallait absolument que je me rattrape. J’ai pris une gorgée de Jack pour me donner courage et je l’ai posé devant elle :

- And I must say roadtrips are definitely one of the things I love most about being in a club. The vibe you get when you turn on the engine for the first time before the ride. Distance.  Sights. Perspectives. Wanderlust. Wondering where you’ll end up next, who you’ll meet…

C’était pas prémédité mais je l’ai regardé droit dans les yeux quand j’ai dit ces derniers mots. Et merde, j’étais carrément ravi de l’avoir rencontré. Alors mes doigts se sont attardés contre les siens, et ça pour le coup c’était pas un hasard du tout. Je me suis rendue compte que c’était la première fois depuis notre rencontre qu’on avait l’occasion de se parler sans que Kyte ou Ryder interviennent. Et c’était plutôt très agréable. Au moment où cette pensée m’a traversé l’esprit j’ai entendu Glider hurler de rire et je l’ai vu taper dans le dos de l’hippy hargneux, comme des vieux potes. J’ai haussé les sourcils parce que c’était un drôle de spectacle mais en même temps ça me surprenait pas tellement : ils étaient aussi tarés l’un que l’autre. Ils étaient faits pour s’entendre. Ensuite j’ai vu qu’ils nous fixaient avec un genre de malice dans les yeux et ils se sont mis à frapper sur leur table et alors moi je me suis un peu raidis. Bordel mais vous avez quel âge ? j’ai maugréé intérieurement. Tu parles de figures paternelles puissantes, sages et viriles, c’était des putains de commères. J’étais sur le cul. C’est le moment qu’a choisi une serveuse pour trébucher et atterrir tout droit sur les genoux. L’excuse parfaite pour me tirer d’ici. Je l’ai aidé à se redresser et je me suis penché vers Jaimie.

- Hey this place is crowded as fuck, wanna get out of there ? Go for a midnight ride?

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    EMPTINESS IS FILLING ME TO THE POINT OF AGONY
    I've become the thing. The one I hated. And with that awareness comes periods of days, sometimes weeks, I have to avoid looking into a mirror. My self-hate is deep, so palpable, I fear I'll lunge at my own image, shatter the glass and cut myself with shards of broken reflection. I've lost my center. Now my doubt and sense of fraudulence barks so loudly in my head, that most of the time I can't hear anything else. Love, camaraderie, freedom. All the things I want from this life are lost in the din.


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SURNOM : Jaimie. Jam' par certains. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi. Jamichou, à mon grand désespoir.
STATUT : Célibataire. Je ne suis pas sûre de savoir aimer, ou être aimée.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une superbe villa bien trop grande... et vide.

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MessageSujet: Re: Nous rêvions juste de liberté ➶ Phoenix   Jeu 13 Oct - 0:26


NOUS RÊVIONS JUSTE DE LIBERTÉ
phoenix & jameson | australie, 2003

J’ai regardé Phoenix porter sa cigarette à ses lèvres et le bout se teinter de rouge tandis qu’il inspirait et recrachait longuement la fumée, sans trop se presser. J’attendais, à la fois curieuse et impatiente de savoir comment cet anglais de Bristol s’était retrouvé dans un club de motards en Australie. Sauf que quand il desserra finalement les lèvres, le seul truc que j’ai appris c’est que mon compagnon n’était pas un grand bavard. J’ai hoché la tête pour lui signifier que je comprenais, une vague tentative visant à dissimuler ma déception. Parce que je sentais bien qu’il avait la passion de l’aventure dans les veines, et que c’était un gars qui évoluait en marge de la société. Un peu comme moi. Il n’avait pas besoin de l’exprimer, ça se ressentait dans sa façon de se tenir, de parler. Ça se lisait dans l’ouragan qui animait ses yeux clairs et émanait de chacun de ses traits que j’étudiais en douce. Mais peut-être qu’il n’avait pas envie de partager tout ça avec moi. Et je ne savais pas trop pourquoi, mais cette idée m’attrista.

Le silence s’installait sur nous, mais je ne pensai même pas à relancer la conversation. Quelque part, je m’accrochais encore à l’espoir qu’il se lance et me laisse entrevoir quelques bribes de son histoire. Et alors que je commençais à me dire que ça n’arriverait pas, sa voix s’est à nouveau élevée. Plus profonde et plus posée que tout à l’heure. Plus intime, aussi. Je me suis penchée vers lui pour l’écouter me parler de son amour de la moto et de Ryder. Il cherchait un peu ses mots, et j’ai réalisé que ce n’était pas facile, pour lui, de me raconter tout ça. Ce qui me surprit pas mal d’ailleurs, parce que plus tôt dans la journée, lorsqu’il avait débarqué comme un héros pour flanquer une raclée au chasseur avec la bouche en cul de poule, je l’avais plutôt pris pour un mec hyper sûr de lui, et qui aimait bien se la raconter. Je ne l’en trouvait que plus intriguant, et cette découverte rendait cet instant partagé plus cher encore à mes yeux. Phoenix a fait une pause dans son récit pour prendre une bouffée de sa cigarette, et son regard s’est posé sur son prez écossais un peu plus loin. Ses lèvres ont esquissé un sourire tendre, et il y avait tellement d’amour et de respect dans sa voix, quand il m’a parlé de lui, que j’ai compris que Glider devait être son Kyte, en quelques sortes. Et je trouvais ça tellement génial, de rencontrer quelqu’un qui comprenait la force d’un tel lien, que je n’ai même pas pensé à paniquer sur la révélation de son passage en prison. Du moins pour l’instant, parce que je me doutais bien que ce détail viendrait m’emmerder par la suite. Mais là, ça n’avait aucune importance.  

- I get that.

J’ai dit avec un sourire complice. Dans le fond, je savais que je n’avais pas besoin de le lui faire savoir. Qu’il l'avait peut-être compris bien avant moi, quand je lui avais parlé de mon mentor un peu louche. Mais les mots, c'était mon truc, contrairement à Phoenix. Du moins je le croyais. Parce que quand il a repris la parole, mon valeureux biker m’a sciée par son éloquence. J’ai refermé ma main autour de la bouteille de Jack qu’il venait de reposer devant moi, mais je n’ai même pas pensé à la porter à mes lèvres, tant j’étais subjuguée et captivée par cette envolée lyrique aussi brève qu’intense. Un sourire rêveur aux lèvres, je buvais ses mots qui semblaient rythmer les battements de mon cœur. Parce que ce qu’il décrivait, c’était exactement ce que je ressentais quand je m’égarais dans la montagne. Enfin à l'exception près que je ne rencontrais jamais personne. J’allais lui en faire la remarque, mais il m’a cloué le bec en me transperçant de son regard et je me suis sentie me liquéfier de l’intérieur. J’étais tellement perturbée par son intensité que je n’ai même pas pensé à dégager mes doigts qui se mêlaient lascivement aux siens. J’étais comme hors du temps, perdue dans les eaux troubles d’un songe qu’on semblait partager. Au final, c’est une serveuse qui finit par m’arracher à ma rêverie, en venant s’étaler sur les genoux de Phoenix. Un réveil fort brutal, d’ailleurs, qui me poussa à la fusiller du regard. Pourtant, dans le fond, je suppose que j'aurais plutôt dû la remercier. Parce que ce brouillard, une petite voix me disait que c’était dangereux. Que je ne maîtrisais plus rien. Et je n’aimais pas ça. Alors quand Phoenix s’est penché vers moi pour me proposer de mettre les voiles, je n’ai pas répondu tout de suite. J’ai parcouru des yeux l’endroit où je me trouvais, histoire de replanter le décor et reprendre mes esprits. Ça me permit de me rappeler que j’étais dans un motel de merde au milieu de la brousse australienne, entourée de motards intoxiqués et un peu louches. Que Kyte était passablement inapte à surveiller mes arrières. Que le beau blond un peu trop intéressant à mon goût était aussi un ex-taulard avec la violence dans les veines. Et qu’il n’était définitivement pas Josh. Pour couronner le tout, je n’étais pas certaine qu’il soit sage de prendre la route après l’alcool qu’il venait d’ingurgiter. C’était dangereux. Enorgueillie par cette décision sage et censée que je venais de prendre, je me suis tournée vers Phoenix. C’est donc avec une certaine inquiétude que je me suis entendue répondre :

- Sure, I’d love that!

The hell was that Winters?! Paniquai-je intérieurement. En cet instant, j’étais en proie à deux émotions vachement contradictoires. D’abord, une certaine colère contre moi-même et ma faible volonté. Puis un sentiment profond de liberté. Et ce dernier irradiait si fort qu’il envoya paître tous mes doutes. Mes lèvres ont risqué un sourire fugace tandis que mon regard brillant d’excitation chercha celui de Phoenix. Sans réfléchir davantage, j’ai fourré la bouteille de Jack dans mon sac à dos puis j’ai attrapé la main qu’il me présentait et l’ai suivi à travers la foule compacte du bar. Dans le bordel ambiant, j’ai vaguement entendu Kyte pousser une exclamation de dépit alors je l’ai cherché les yeux, mes sourcils légèrement froncés. Je le repérai bientôt, accoudé au bar en compagnie de Glider, occupé à trinquer une apparente défaite. L’écossais, lui, semblait ravit, et leva un pouce dans notre direction. Naïvement, je me suis dit qu’il voulait célébrer avec nous sa victoire. Mais avec du recul, j’en vins à me demander si Phoenix et moi n’étions pas les paris en question. Je n’eus pas le loisir de m’attarder sur ce détail car le grand blond m’attira à l’extérieur, et la bruyante clameur fit brutalement place au calme de la nuit. L’air frais agita mes cheveux, et j’ai pris une profonde inspiration, emplissant mes poumons de cette odeur de brûlé que j’aimais tant. Le regard fixé sur le désert à l’horizon, j’ai fait quelques pas sur la terre sableuse pour m’éloigner du motel d’où on pouvait encore entendre quelques accords d’une musique country très nord-américaine.  

- I love nature at night. People are all locked into their cities and homes and nothing can disturb the quiet. It’s dark, and it’s beautiful. J’ai relevé les yeux vers Phoenix, un sourire au coin des lèvres. I don’t really travel, you know? Not like you do. But what you described, that’s exactly what I feel when I take a dirt road right through the heart of a mountain. Following no footsteps, just listening to the wind sing as it caresses the leaves. J'ai marqué une pause, puis j'ai ajouté à voix basse : When you find yourself in true wilderness, it marks your soul forever. Keeps you grounded.

J’ai philosophé, songeuse. En fait, à mesure que ces mots s’échappaient de mes lèvres, je réalisais que ça faisait une éternité depuis que je m’étais autorisée à me perdre ainsi dans la nature sauvage. J’étais en Australie depuis près d’un an, mais je n’avais jamais pris le temps de partir à l’aventure. Et avant cela, j’avais passé des années à étudier, enfermée dans la bibliothèque d’Harvard. Il fallait dire que Joshua, ce n’était pas vraiment son truc. Il ne voyait que les inconvénients : le camping, les insectes, le sac à porter sur le dos, l’impossibilité de se laver à l’eau chaude. Alors forcément, nos weekends avaient plutôt lieu dans des hôtels de luxes payés par nos parents. C’était agréable, mais radicalement différent. Et j’avais un peu honte de le réaliser, mais ça ne me plaisait pas autant. J’ai relevé les yeux vers Phoenix et froncé légèrement les sourcils, comme si je me demandais brusquement ce que je foutais là. Sauf qu’étrangement, ce n’était pas du tout la question qui me traversa l'esprit.

- Hey, did you really mean it, when you talked about taking a midnight ride? J’ai demandé, avec une lueur d’espoir dans le regard. Because there’s this national park just a few miles up north, and I’d love to go there… with you.

J'ai ajouté ces derniers mots avec un sourire timide. Je me doutais qu'ils ne signifieraient pas grand chose pour Phoenix, parce qu’il avait l’habitude d'embarquer plein de potes dans ses aventures. En revanche, pour moi, c’était particulier. D'ordinaire, je préférais explorer en solitaire. Mais ce soir, étrangement, j'avais envie que Phoenix m'accompagne. Comme si quelque part je sentais qu’il pouvait comprendre ce que je racontais, partager ce que je ressentais. Et ça me plaisait.

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Dernière édition par Jameson Winters le Dim 6 Nov - 19:46, édité 1 fois
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- I want to hold you but my senses tell me to stop -

There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, I don't believe that. I think the things that try to kill you make you angry and sad. Strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. Those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.


AVATAR : Charlie Hunnam.
CRÉDITS : shiya, endlesslove.
INSCRIT LE : 22/03/2016

MessageSujet: Re: Nous rêvions juste de liberté ➶ Phoenix   Jeu 27 Oct - 22:42

nous rêvions juste de liberté
“This life is short, baby that’s a fact, better live it right, you ain’t comin back. Gotta raise some hell, ‘fore they take you down. Gotta live this life. Gotta look this world in the eye. Gotta live this life until you die”

Elle a acquiescé et je me le suis pas fait dire deux fois. J’ai bondi sur mes pieds, je lui ai tendu la main et on s’est carapaté. Dehors, la tranquillité de la nuit a remplacé le brouhaha sonore du pub j’ai eu l’impression de revivre. La brise fraîche, le ciel obscur, dégagé et plein d’étoiles, l’horizon à perte de vue… c’était comme si la liberté elle-même nous accueillait à bras ouvert, pars ici la sortie. Au moment où cette pensée m’a traversé l’esprit, Jaimie, elle, l’a exprimée tout haut. Et ça m’a fait sourire parce que j’avais l’impression qu’elle avait ouvert ma tête pour exprimer ma pensée de manière vachement plus classe et poétique que j’en aurais été capable. Moi, à part distribuer des beignes, je savais pas faire quand chose d’intelligent. Mais j’avais l’impression qu’elle comprenait quand même, bizarrement.

Pendant longtemps j’avais cru qu’on était pareil, les gars et moi, une meute de loups sauvages en quête de liberté, fascinés par l'horizon sans limite, le trajet sans détour, les nuits sans toit, la vie sans superflu… Mais un jour Glide il m’avait pris à l’écart et avec un air un peu attendri et un peu attristé il m’avait dit que c’était pas la liberté qui les animait, que c'était juste la déconne. Que la liberté, eux, ils y croyaient pas trop, que la route c’était surtout un moyen d’oublier leurs emmerdes, que je finirais bien pour comprendre. Et moi j’avais trouvé ça tellement pathétique comme discours que j’avais bien eu envie de lui balancer mon poing en pleine gueule pour lui remettre les idées en place, à ce vieux con désabusé. Ça m'avait même dégoûté d'eux, pendant un moment. Mais ça avait pas duré, parce que malgré tout c'était des mecs en or et on se retrouvait autour des mêmes envies : rouler, choquer les bonnes gens, s’amuser, créer une famille de cœur plutôt que de sang, et ne plus obéir à rien d’autre qu’à nos propres règles qui, après tout, étaient pas plus mauvaises que les autres quand on y pense, avec toutes les injustices qu’on voit par ailleurs. C’était mes frères et je les aimais (même si c’était des vieux cons désabusés) et si eux n’y croyaient pas, moi j’allais leur prouver que la liberté, elle existait.

Au final jusqu’ici la personne qui semblait le mieux comprendre ce qui se passait dans ma tête, c’était encore Robin. Toujours partante pour les plans foireux et potentiellement dangereux, toujours prête à choisir la liberté à la sécurité... Mais là où tout ce que je voulais c’était me sentir libre, sans destination ou lendemain en tête, elle, il fallait toujours qu’elle cherche quelque chose de plus profond là-dedans, comme l’aventure d’être en vie, les connexions émotionnelles, trouver sa voie, changer le monde, des trucs comme ça… C'était louable comme valeurs, je ressentais juste pas les choses de la même manière...

Quand Jaimie a repris la parole, c'était pour me demander si je voulais sincèrement faire une balade de minuit avec elle et j’ai hoché la tête, plutôt offensé qu’elle remette ma parole en question. Puis je me suis dit que ça devait être une de ces formules de politesse à la con que les gens bien éduqués utilisaient inutilement par habitude et j’ai laissé couler. Ensuite elle m’a parlé d’un parc naturel où elle aimerait errer avec moi et je me suis mordu la lèvre inférieure en la regardant, des idées plein la tête et un sourire un peu con sur les lèvres. Je sais pas si elle pensait à la même chose que moi, mais quoi qu'il arrive ça m'avait l'air d'une putain d'aventure (et si elle voulait m'arracher mes fringues, je serais pas contre).

- Yeah I’m in, babe. Let’s go.

J’ai passé mon bras autour de ses épaules et on s’est dirigé vers ma bécane. Je me sentais le roi du monde (le comble pour un anarchiste). Une sorte d’euphorie et de légèreté inexplicable, comme si on était des gamins insouciants, libres et heureux, sans problème ou responsabilité, et qu’on s’apprêtait à faire une connerie délicieuse. J’ai chevauché mon fidèle destrier et je lui ai tendu mon casque comme le prince charmant que je prétendais être. Si à cet instant j’avais eu un soupçon de bon sens (ou un cerveau, soit dit en passant), j’aurais pensé à vérifier le plein d’essence avant de l’emmener pour une balade improvisée. Mais voilà, j’étais bourré, et j’étais con, et sans un regard pour mon compteur assoiffé, j’ai mis les gaz et on s’en enfuit dans la nuit.

On a roulé comme ça pendant un moment. Je pourrais pas vraiment être plus précis parce que j’avais plus la notion du temps. J’avais plus la notion de grand-chose, en fait. Juste de la route droit devant, de la nature toujours plus sauvage autour, et la chaleur de Jaimie derrière. Et je savourais chaque instant de cette sensation exquise. Et puis d'un coup d’un coup, sans crier garde, mon fidèle destrier m'a lâchement abandonné. et J’ai pas tout de suite compris ce qui se passait, pourquoi je ralentissais sans le vouloir. J’aurais probablement pas dû être aussi long à la détente, mais le retour à la réalité était pas facile. Quand ça m’a frappé, je me suis trouvé bien con.

- Fuck…

En temps normal la situation m’aurait plutôt fait marrer. Mais autant l’idée de tomber en panne au beau milieu d’un parc naturel en aussi charmante compagnie ne me dérangeait pas le moins du monde, autant j’avais pas forcément envie que Jaimie s’imagine que c’était une technique de séduction bidon et que tout le délire était orchestré. Je me suis passé une main sur le menton et je me suis pincé les lèvres, afféré par ma propre connerie, cherchant mes mots.

- Ok, I know how it looks...

Et puis finalement je me suis mis à rigoler comme un con tellement c’était pitoyablement cliché. De toute manière à ce stade, renter dans les détails me rendrait probablement plus louche encore alors j'ai laissé tombé. Quitte à être coincés ici, je lui aurais bien proposé de profiter des horizons, vagabonder dans la nature, laisser nos sens agir et s’occuper du problème plus tard, mais j’avais pas envie qu’elle flippe, alors j’ai essayé de me reprendre et d’avoir l’air le plus rassurant possible :

- Shit, sorry about that babe, I forgot to check the gaz. I think we passed by a cabin not too long ago, we can go back, ask for help...

© Starseed




    EMPTINESS IS FILLING ME TO THE POINT OF AGONY
    I've become the thing. The one I hated. And with that awareness comes periods of days, sometimes weeks, I have to avoid looking into a mirror. My self-hate is deep, so palpable, I fear I'll lunge at my own image, shatter the glass and cut myself with shards of broken reflection. I've lost my center. Now my doubt and sense of fraudulence barks so loudly in my head, that most of the time I can't hear anything else. Love, camaraderie, freedom. All the things I want from this life are lost in the din.


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ÂGE : Trente-six ans.
SURNOM : Jaimie. Jam' par certains. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi. Jamichou, à mon grand désespoir.
STATUT : Célibataire. Je ne suis pas sûre de savoir aimer, ou être aimée.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une superbe villa bien trop grande... et vide.

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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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Nous rêvions juste de liberté...

This one's for the man who taught me
Loyalty, Sacrifice and Bravery


She believed she could save my heart, so she did ♥

We be of one blood, ye and I

You are my sonshine


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MessageSujet: Re: Nous rêvions juste de liberté ➶ Phoenix   Sam 29 Oct - 18:49


NOUS RÊVIONS JUSTE DE LIBERTÉ
phoenix & jameson | australie, 2003

Phoenix a passé une main autour de mes épaules et j’ai pas pu m’empêcher de sourire à tout va alors qu’il m’entraînait vers sa moto, tellement j’étais ravie qu’il ait envie de partager cette aventure avec moi. J’ai attrapé sa taille, et ce geste commençait à devenir dangereusement naturel. Oh, j’avais bien une petite voix dans le fond de mon crâne qui me disait que prendre la route au milieu de la nuit après nous être enfilés plusieurs verres de whisky c’était une idée complètement débile. Ou que de le faire en compagnie d’un motard potentiellement violent dont je ne connaissais rien en dehors de son dédain évident envers l’autorité, c’était pire. Mais je n’arrivais pas à prendre ces mises en gardes au sérieux. Pire encore, elles étaient comme effacées par l’exaltation que je ressentais à l’idée d’explorer une montagne sauvage en compagnie d’un mec qui me paraissait un peu trop génial pour exister réellement. Avec un sourire plein de joie et de gratitude, j’ai attrapé son casque et je me suis installée à l’arrière de sa bécane comme si j’avais fait ça des centaines de fois. Il a mis les gaz, et j’ai naturellement retrouvé ma place : mes bras enserrant fermement sa taille et ma joue reposant contre son épaule, pour profiter du paysage qui nous engloutissait tous les deux.

C’était pas pareil, sans Ryder et Kyte pour m’arracher à ma rêverie. J’avais l’impression qu’on partageait quelque chose d’unique, Phoenix et moi, et ça m’a fait tout bizarre à l’intérieur. Et comme j’avais amèrement conscience de la fragilité éphémère de ces instants de pur bonheur, j’ai essayé de tout imprimer. L’odeur sèche des forêts, le vent sur mon visage, la beauté sombre de la nuit, la chaleur de Phoenix et le chant de sa Harley qui venait narguer le silence du désert. C’était grisant, comme sensation. Et plus on s’enfonçait dans les routes sinueuses des montagnes Bunya (qui tenaient davantage de la grosse colline, qu’on se le dise), plus je me sentais invincible. Comme si tout était possible. Jusqu’à ce que la moto de Phoenix décide de me ramener sur terre en ralentissant. D’abord, je me suis dit qu’il avait dû voir un truc joli, mais on était juste au milieu d’une forêt à la con, la même depuis des kilomètres. Puis sa Harley s’est mise à pétarder bizarrement et il s’est arrêté sur le côté de la route en jurant, alors j’ai compris qu’il y avait un problème. J’espérais, du moins. Parce que ce serait foutrement décevant s’il était en train de me faire le coup de la panne.

- What’s going on?

J’ai demandé d’une voix un peu pincée, malgré mon intention de lui laisser le bénéfice du doute. Phoenix a pas répondu tout de suite, tellement il était occupé à fixer la jauge d’essence en se trifouillant le menton. Il avait l’air encore plus emmerdé que moi. Il a vaguement essayé de s’expliquer mais a fini par se marrer devant le ridicule de la situation. Et moi j’étais partagée entre l’envie de me joindre à lui et un malaise qui me bouffait insidieusement les entrailles, alors j’ai laissé échapper un ricanement un peu nerveux. J’avais beau essayer d’ignorer la petite voix nasillarde, elle était beaucoup plus forte, tout d’un coup. A me gueuler que j’étais bien conne d’accorder ma confiance à un parfait inconnu et de le laisser m’embarquer au milieu de nulle part. A me rappeler que la batterie de mon téléphone était morte depuis longtemps déjà et que je ne pourrai même pas appeler Kyte à la rescousse (en supposant qu’il soit encore en état de marcher) si jamais le prince charmant se révélait être un parfait psychopathe (aux réflexes aiguisés, en plus). J’ai essayé de ne pas penser aux milliers de cas juridiques que j’avais dû étudier en pénal, où des nanas bien plus prudentes que moi avaient fini en pièces dans un fossé, et j’ai senti un frisson désagréable parcourir ma colonne vertébrale. Heureusement, Phoenix s’est excusé comme un parfait gentleman et son ébauche de plan (à moins que ce ne soit son timbre bas et rassurant) m’arracha à ma psychose. C’était bizarre, mais les voix se sont tues d’un seul coup et j’étais à nouveau en confiance. Alors je me suis extirpée de sa bécane avec un hochement de tête et j’ai retiré mon casque en remontant à sa hauteur.

- It’s ok. Relax charming, the night is young.

J’ai dit avec un sourire complice en inclinant la tête – comme si je ne venais pas de paniquer comme une bourgeoise craintive. Normalement, les surnoms, c’était pas trop ma came, alors je ne comprenais pas vraiment pourquoi je m’acharnais à l’appeler comme ça. Peut-être pour pallier aux « babe » avec lesquels il avait décidé de m’affubler. Ou parce que ça complimentait son côté blondinet charismatique des ténèbres. J’ai jeté un coup d’œil aux alentours, incertaine de la direction à prendre, quand brusquement, ça m’a frappé : j’avais une carte topographique. Un geste préventif de survie au cas où Kyte décidait de m’embarquer dans une mission foireuse en pleine nature sauvage pour sauver nos kangourous. J’ai fouillé dans mon sac et posé mon « GPS des tranchées » sur le guidon de la moto pour que Phoenix et moi on puisse la regarder. On a retrouvé la ville du motel, et la route qu’on avait empruntée pour se retrouver au cœur du parc.    

- We’re here. And that’s probably the cabin you saw on the way up. J’ai indiqué en désignant les points sur la carte. If we follow the paved road back, it should be about five miles down.

A moto, on avait dû franchir cette distance en moins de cinq minutes. Mais à pieds, avec une bécane aussi lourde à traîner dans les montées et à freiner dans les pentes, l’aventure risquait carrément de tourner au cauchemar. J’ai mordu un côté de mes lèvres et me suis repenchée sur la carte. Cette putain de route était pleine de virages, alors il y avait forcément un moyen de faire plus court. Comme ce chemin escarpé qui s’enfonçait entre les arbres un peu en contrebas, celui-là même qui nous avait permis de nous repérer sur le plan. Un sourire de victoire étira mes lèvres quand j’ai réalisé qu’il ne passait pas loin de là où nous voulions aller.

- Or we could cut through these woods. It’s probably no more than a two miles hike to the cabin.  

J’ai ajouté avec un sourire de fierté. J’avais l’impression que c’était la première fois que je faisais un truc utile depuis notre rencontre alors dire que je savourais cet instant était un euphémisme. Sauf que j’ai pas mal ravalé mon enthousiasme quand j’ai vu la tronche que tirait Phoenix lorsqu’il a compris que sa magnifique Harley devrait rester en arrière. Et j’avais beau ne pas trop comprendre l’attachement démesuré des motards envers leurs bécanes, je savais grâce à Kyte qu’il ne fallait pas trop déconner avec ça. Alors j’ai posé une main sur son avant-bras et j’y ai effectué une petite pression, comme pour l’apaiser à mon tour.

- Look, all we need to do is hide your bike behind a shrub to make sure no one sees it from the road. We go down, ask for a can of gas and come back. I even have a few redbacks if they need convincing.

J’étais sûre de mon coup. J’ai penché la tête pour chercher le regard de Phoenix, et il a fini par accepter à contrecœur. Ça faisait mal à voir, mais je crois qu’il savait comme moi que c’était la seule solution. Il a poussé sa bécane derrière un buisson épais et j’ai ramassé des branchages touffus sur le sol pour la dissimuler plus encore. Avec nos efforts et la pénombre, elle était invisible, mais je sentais qu’il était encore réticent à s’arracher.

- It won’t take long, she’ll be fine.  

J’ai assuré en prenant sa main dans la mienne. Je me suis dit que je faisais ça pour le rassurer. Mais la vérité c’est surtout que j’aimais bien le contact de nos doigts qui s’entrelaçaient. Un sourire aux lèvres, je l’ai entraîné vers notre prochaine aventure. Il m’avait laissé entrevoir son univers. L’exaltation de ses virées à moto et le charme brut de la camaraderie avec ses frangins du club. Maintenant, j’avais envie de lui rendre la pareille. De l’arracher au bitume et de lui montrer ce qui faisait battre mon cœur. Ce n’était que justice, je trouvais. Un sourire espiègle aux lèvres, je l’ai entraîné dans un dédalle d’arbres aux racines apparentes. Le truc, c’est qu’avec la pleine lune pour seule guide, on y voyait pas grand-chose dans les sous-bois. Alors évidemment une branche a fini par surgir sous mes pieds et on a dégringolé le reste de la pente en rigolant comme des gamins et en se tordant dans tous les sens pour essayer de retrouver un minimum d’équilibre. Quand je suis arrivée en bas, j’avais le cœur qui battait la chamade, et je n’étais pas certaine que notre course improvisée en soit la seule responsable. J’ai pris une grande inspiration pour essayer de calmer mon fou rire et en relevant la tête je me suis égarée dans le regard de Phoenix. Et ses yeux bleus brillaient d’une lueur tellement spéciale que je me suis dit qu’ils étaient presque plus beaux et plus profond que la nuit étoilée. Ça m’a instantanément calmée, pour le coup. J’ai détourné le regard en déglutissant et je lui ai fait signe de me suivre hors des arbres, sur un plateau de pierres d’où on pouvait mieux voir la nature qui s’étendait à nos pieds. Même dans la pénombre, je pouvais voir qu’elle n’avait rien à voir avec ce dont j’avais l’habitude. Plus tropicale. Les arbres étaient lisses et la végétation grasse. Les points d’eau moins nombreux que dans le nord d’où je venais. Même les roches étaient différentes, loin des falaises abruptes de mon enfance. C’étaient davantage des pans de murs friables polis par quelques cascades dolentes qui venaient se jeter dans une petite crique sous nos pieds quelques mètres plus bas. Si j’avais été seule, je serais probablement descendue pour un bain de minuit improvisé. Mais comme ce n’était pas le cas, je me suis contentée de m’assoir sur le rebord, les yeux dans le vague. Captivée par l’immensité de ce paysage que l’espèce humaine n’était pas parvenue à dompter.  

- 'Tis how I escape. J’ai dit d’une voix un peu rauque. Wilderness brings me peace and makes me whole; gives me something to fight for and to live for. J’ai marqué une pause et j’ai relevé les yeux vers mon compagnon d’aventures. Et, l’alcool aidant (à moins que ce soit l’appel de la forêt et les kilomètres parcourus ensembles), j’ai osé demander : What about you Phoenix, what do you live for?

Vu sa réserve, je n'étais pas certaine qu'il rentre dans mon jeu des confessions à cœur ouvert, mais je l'espérais. Parce que quoi qu'il me réponde, j'apprendrai forcément quelque chose sur lui et sa façon d'aborder la vie.

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Follow in no footsteps. Listen for the true guides.

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start •• The River, The Woods. 
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ÂGE : 34 ans.
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MÉTIER : Ancien boxeur professionnel / champion national. Actuellement technicien de surface / entraîneur improvisé dans un petit club de boxe.
LOGEMENT : #189 Redcliff.

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PETIT PLUS : Je suis né à Bristol, la rage au ventre et la violence dans le sang ≈ A part distribuer des beignes je sais pas faire grand-chose d’intelligent ≈ Ma fille est tout pour moi ≈ Ma came c’est rouler, tracer la route avec mes frères jusqu’à ce que l’horizon nous avale, être affranchi de toute contrainte et ne plus faire qu'un avec le vent ≈ LH&R : Loyauté, Honneur, Respect ≈ Mes années de cogne m'ont laissé des séquelles bien balaises niveau mémoire à court terme ≈ Depuis le décès de Paige j’ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : | jameson | robin | bryan | nathan

ROBIN HOPE BERRY
- Blood makes you related but loyalty makes you family -

JAIMIE WINTERS
- Nous rêvions juste de liberté -

BRYAN FOSTER
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NAÏA KENSINGHTON
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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, I don't believe that. I think the things that try to kill you make you angry and sad. Strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. Those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.


AVATAR : Charlie Hunnam.
CRÉDITS : shiya, endlesslove.
INSCRIT LE : 22/03/2016

MessageSujet: Re: Nous rêvions juste de liberté ➶ Phoenix   Mer 16 Nov - 2:32

nous rêvions juste de liberté
“This life is short, baby that’s a fact, better live it right, you ain’t comin back. Gotta raise some hell, ‘fore they take you down. Gotta live this life. Gotta look this world in the eye. Gotta live this life until you die”

Si j’étais ravi que Jaimie prenne la nouvelle avec autant de légèreté et de pragmatisme, on va pas se mentir, je l’étais beaucoup moins à l’idée de laisser ma meule derrière. Il y a pas grand-chose dans ce bas monde auquel je tenais vraiment mais alors putain ma bécane, c’était toute ma vie. Je pouvais pas l’abandonner, hors de question. Ça devait pas mal se lire sur ma gueule tout ça parce que Jaimie a aussitôt essayé de me rassurer comme elle pouvait. Ça marchait pas, évidemment mais il fallait bien se rendre à l’évidence : on avait pas vraiment le choix. Alors à contre cœur j’ai accepté ma condition merdique et j’ai poussé ma Harley derrière le plus gros buisson que j’ai pu trouver. Avec beaucoup d’amour et de tendresse je l’ai recouvert de branchements en veillant bien à ne pas l’abimer au passage. J’ai pas fait des adieux déchirants mais presque. Et puis au bout d’un moment il a bien fallu s’arracher. Alors Jaimie m’a attrapé par la main et tout de suite ça a rendu la scène beaucoup plus agréable. J’ai décidé de prendre ça comme un homme, ou plutôt comme un prince charmant, puisque c’est comme ça qu’elle avait décidé de me voir. (Ça me faisait toujours marrer, d’ailleurs.)

On a avancé comme ça dans la nuit, dans le sous-bois et moi je regardais partout autour comme un gamin pour profiter de la vue et des odeurs. Surtout des odeurs, en fait, parce qu’avec la lune pour seul éclairage, on y voyait pas grand-chose. Mais Jaimie elle avançait d’un pas vachement assuré et je comprenais pas trop comment elle faisait pour pas se prendre les pieds dans une racine. Je me disais que c’était un genre de super pouvoir de Leprechaun et je me contentais de suivre. C’était pas une bonne idée, vraisemblablement, parce qu’elle a fini par déraper et moi en essayant de la rattraper comme un héros j’ai manqué de me crouter la face et alors on s’est vite retrouver à dégringoler la pente en s’agitant comme des équilibristes pour ne pas finir le cul par terre. J’ai pas pu m’empêcher de rigoler devant le ridicule de la situation, et surtout devant Jaimie qui était partie dans un espèce de grand fou rire incontrôlable et vachement contagieux.

- You alright sweetheart?

J’ai quand même demandé par acquis de conscience comme elle se calmait pas. Mais ensuite elle m’a regardé droit dans les yeux et elle s’est tout de suite arrêtée de rire. J’ai pas vraiment compris sur le coup. Mais j’ai pas vraiment cherché à comprendre non plus. On était en vie, la nuit était belle, la compagnie plus encore, et alors quand elle m’a fait signe de la suivre, je l’ai suivi. J’en prenais plein les yeux de la nature sauvage qui nous entourait et c’était quand même une sorte de consolation pour avoir abandonné ma bécane un peu plus haut. Après un moment on s’est arrêté devant une crique et j’ai laissé échapper un sifflement impressionné devant l’immensité du paysage. Mais aussitôt j’ai un peu regretté d’avoir troublé le silence d'une scène aussi paisible, et Jaimie qui avait drôlement l’air de se recueillir. Alors je me suis assis à côté d’elle en faisait le moins de bruit possible et j’ai regardé en face de nous. Merde alors, on se sentait vraiment petit et insignifiant en comparaison. Et ça m’a pas étonné quand elle a expliqué que c’était ça, la nature, qui lui apportait la paix et lui donnait une raison de vivre et de se battre. J’ai hoché la tête, parce que je comprenais. La sensation de liberté exaltante, ressourçante, calmante, vivifiante… marcher dans la nature pour elle, ça devait être comme rouler pour moi. Quand elle m’a demandé quelle était ma raison de vivre, j’ai pensé que j’allais sortir quelque chose comme ça, mais c’est pas exactement les mots qui sont sorti de ma bouche.

- My sister.

J’ai dit ça avec un ton plutôt interrogatif, comme si je m’étonnais un peu moi-même. Mais Robin m’avait donné une raison de vivre quand tout suggérait le contraire, et c’était aussi grâce à son amour et son soutient que j’étais plus ou moins sain d’esprit aujourd’hui, alors ne pas la mentionner aurait été une insulte à sa personne. J’ai jeté un coup d’œil dans la direction de Jaimie et j’ai vu qu’elle me regardait avec attention alors j’ai continué :

- My brothers too. And my bike… definitely my bike.

J’ai rigolé même si je plaisantais qu’à moitié.

- Riding, that’s my thing. Just hitting the road alongside my brothers until the skyline swallows us. No destination in mind, just a straight path to freedom, roofless nights and new horizons. A life without frills, you know? Being free from all constraints and becoming one with the wind. Having some fun, raising some hell, gorging on freedom and expecting nothing in return. Owing nothing to no one except for my brothers. Living by our own rules, our own adage. J’ai sorti ma main de ma poche et je lui ai montré ma chevalière - une faucheuse casquée avec les initales « LH & R » gravées sur le front : Loyalty, Honor, Respect. This is what I stand for.

J’ai attrapé la bouteille de Jack qu’elle avait posé entre nous et j’ai en pris quelques gorgées. J’aurais pu m’arrêter là, j’aurais pas été totalement à côté de la plaque et elle aurait même pu se satisfaire de ma réponse (que je trouvais d'ailleurs pas trop mal pour un bourré muet). Je me suis pincé les lèvres et machinalement je me suis attrapé la barbe, pas certain de la route à prendre. Mais quelque chose me poussait à continuer. Je sais pas si c’était à cause du ciel étoilé, des bruits de la forêt derrière, de la douceur de Jaimie, des kilomètres parcourus dans le silence ou encore de la tise dans mon sang, mais c’était un peu comme si la nuit avait enlevé pas mal de pudeur en moi, comme si je pouvais me confier. Et ça c’est du genre drôlement exceptionnel.

- I guess if someone were to write the story of my life at this point they would probably talk about that somewhat loathesome, somewhat idealistic kid who’s in it for the thrill and the violence - and on some level I guess that’s true but to me it’s more a… it’s more a lyrical and furious poem about insubordination and nomadism, a hymn to loyalty, friendship, and freedom. You know? Creating a family of heart rather than of blood. J’ai pris une nouvelle gorgée de Jack et je lui ai retendu la bouteille. This is what I live for.

J’ai regardé un moment devant moi et puis tout à coup j’ai eu cette impression plutôt étouffante d’en avoir trop dit. Et c’était presque comme si j’en avais un peu honte. Alors je me suis éclaircie la gorge et j’ai reporté la conversation sur un sujet plus neutre, avec ton plus léger qui me mettait beaucoup plus à l’aise :

- You know there aren’t many things in life as great as an endlessly changing horizon, with each day a new and different sun... you should tag along for a while. Might like what you see.

© Starseed




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    I've become the thing. The one I hated. And with that awareness comes periods of days, sometimes weeks, I have to avoid looking into a mirror. My self-hate is deep, so palpable, I fear I'll lunge at my own image, shatter the glass and cut myself with shards of broken reflection. I've lost my center. Now my doubt and sense of fraudulence barks so loudly in my head, that most of the time I can't hear anything else. Love, camaraderie, freedom. All the things I want from this life are lost in the din.
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ÂGE : Trente-six ans.
SURNOM : Jaimie. Jam' par certains. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi. Jamichou, à mon grand désespoir.
STATUT : Célibataire. Je ne suis pas sûre de savoir aimer, ou être aimée.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une superbe villa bien trop grande... et vide.

POSTS : 3319 POINTS : 35

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : PhoenixKyteEzékhielEliseBerliozSorenSoren #1Soren #2RomaneEthan

Nous rêvions juste de liberté...

This one's for the man who taught me
Loyalty, Sacrifice and Bravery


She believed she could save my heart, so she did ♥

We be of one blood, ye and I

You are my sonshine


RPs EN ATTENTE : Bryan ↟ Martin & Rose ↟ Matteo ↟ Alvaro
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : Ilyria (avatar), anaëlle. (signature) & tumblr
DC : Kyte Savard & Aisling Hayes
INSCRIT LE : 08/03/2016

MessageSujet: Re: Nous rêvions juste de liberté ➶ Phoenix   Jeu 17 Nov - 2:48


NOUS RÊVIONS JUSTE DE LIBERTÉ
phoenix & jameson | australie, 2003

Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais, quand j’ai demandé à Phoenix quelle était sa raison de vivre. Probablement à ce qu’il me parle de moto et d’aventures. Alors quand il a évoqué sa sœur, on était comme un peu surpris tous les deux, et ça m’a fait sourire. Évidemment, il n’a pas développé, ne satisfaisant qu’à moitié ma curiosité grandissante. Il a enchaîné en me parlant de ses frères, et cette fois j’ai su qu’il s’agissait des gars de son club, ce qu’il confirma en insistant bien sur l’importance qu’avait sa bécane dans sa vie.

- Yeah… I’ve noticed.

Je l'ai taquiné en le poussant légèrement de mon coude, mon rire se joignant au sien. Compte tenu de nos précédents échanges, je m’attendais presque à ce qu’il s’arrête là et laisse son regard exprimer le reste. Sauf que Phoenix, il fallait croire que lorsqu’il s’agissait de parler de la route et de ce qui le faisait vibrer, il devenait soudain poète. Et foutrement doué avec ça. J’avais conscience que c’étaient des préjugés minables, mais quand il avait débarqué comme un héros plus tôt dans la journée pour se jeter sur bouche-en-cul-de-poule et lui refaire le portrait, j’aurais jamais imaginé qu’il soit capable d’exprimer des trucs aussi profonds. Et ça me fascinait, ce contraste qui semblait l’habiter. Son assurance qui se heurtait à sa réserve. La passion vibrante dans sa voix lorsqu’il parlait de ses virées à moto et le doute évident qu’il ressentait juste avant de laisser tout ça s’échapper de ses lèvres. La violence dans ses veines qui devait être à peu près égale à sa rage de vivre. Et je ne sais pas trop pourquoi, mais ça me faisait sacrément rêver, alors je me suis laissée happer par ce récit bohème d'une recherche féroce de liberté. Ça me parlait tellement que s’en était presque douloureux. Il a sorti sa main de sa poche et j’ai pris ses doigts dans les miens pour mieux voir la chevalière qu’il me montrait et j’ai souri en voyant les initiales gravées sur sa faucheuse. Loyauté, honneur et respect. C’étaient les premières valeurs que Kyte avait essayé de m’inculper le jour où il avait décidé de (re)prendre en main mon éducation merdique. Sauf qu’il ne les avait jamais évoquées aussi lyriquement, ou avec autant de passion dans la voix. Alors j’ai compris que pour Phoenix, c’étaient bien plus que de simples règles d’honneur. C’était un idéal. Beau et pur. Irrésistible. J’ai relevé les yeux vers lui, cherchant son regard, mais il s’était perdu dans l’horizon de la nature qui nous entourait. Quand il a repris, ses paroles avaient quelque chose de plus intime encore ; de plus introspectif. Et ça m’a pas mal secouée de voir l’acuité avec laquelle il se percevait. Le recul qu’il était capable de prendre entre l’image qu’il renvoyait et ce à quoi il aspirait, profondément. Je me suis dit qu’il avait dû vivre des trucs plutôt marquants pour s’être façonné comme ça, et ça m’a un peu serré le cœur. Il m’a demandé si je voyais de quoi il voulait parler, mais la vérité c’est que son ode à la vie était tellement beau et poignant que pour une fois j’ai rien trouvé à redire. Alors je me suis contentée de hocher la tête en clignant lentement des yeux, et j’ai attrapé la bouteille de Jack Daniels qu’il me tendait.

- Aye. I think I do.

J’ai quand même murmuré, pour la forme. Le regard dans le vague, j’ai goûté l’alcool sur mes lèvres et j’ai laissé le silence retomber sur nous. Un silence confortable, je trouvais. Encore empreint du souvenir de son récit. Et j’avais pas envie de le briser. Je voulais juste l’entendre parler à nouveau de sa voix qui vibrait dans la nuit sombre, me berçant d’idéaux et d’aventures que je ne vivrais probablement jamais plus qu’à travers les récits qu’il voudrait bien me conter ce soir-là. Sauf que lorsqu’il a repris la parole, c’était justement pour me proposer de le suivre quelque temps sur la route. Je ne savais pas trop s’il était sérieux, alors j’ai relevé les yeux vers lui en haussant un sourcil, un sourire incertain sur mes lèvres.

- Really? I mean, you’d want… that?  

J’ai bien vu dans son regard que ma question était inutile, et le pire c’est que je le savais au moment où je la posais. Loyauté, honneur et respect. Merde, depuis le temps que je connaissais Kyte, on aurait pu penser que j’aurais imprimé ce concept assez simple : lorsqu’un biker vous disait un truc, il le faisait. Ce n’étaient jamais des paroles en l’air, des promesses dans le vide. Mais que Phoenix ait envie de ma compagnie sur la route, ça me prenait carrément au dépourvu. D’un coup, les rêves innocents sont devenus beaucoup trop concrets, et je ne sais pas trop pourquoi, mais ça m’a sérieusement fait flipper. Peut-être parce que dans le fond, je sentais bien que j’en avais beaucoup trop envie. Que j’étais à deux doigts de tout claquer. Mon stage et la carrière qui allait avec, mon mec, ma vie. Et fallait pas. Alors je me suis ramenée à l’ordre en me disant qu’il allait rapidement regretter sa proposition quand les effets de l’alcool se seraient dissipés et qu’il se souviendrait que ça voudrait dire me trimballer à l’arrière de sa bécane sur des kilomètres comme un gros paquet embarrassant. Qu’il réaliserait rapidement que je n’en valais pas la peine. La gorge serrée, j’ai repris une gorgée de Jack Daniels. Plus longue, cette fois. Parce que j’avais espoir que la brûlure de l’alcool noie un peu le doute dans mes tripes et desserre l’étau qui s’exerçait sur mes poumons. Le pire, c’est que je n’avais pas toujours été comme ça. Ado, j’étais plutôt sûre de moi. Fonceuse. Et sur de nombreux points, je l’étais encore. Je savais ce que je voulais, et comment y aller. Mais pas émotionnellement. C’était peut-être ma rencontre avec Josh, qui avait changé quelque chose. A moins que j’ai toujours été détraquée de ce côté-là, ce qui était plus que probable. Mais Joshua m’avait fait comprendre que pour qu’une relation fonctionne, il fallait que je mette mon indépendance de côté. Ma tête brûlée aussi. Et un peu de mon caractère. Parce que moi, telle que je l’étais au naturel, j’étais compatible avec personne. Et je m’étais toujours dit qu’il avait raison, parce que jusque-là, il avait été le seul à m’accepter. A me trouver un intérêt. Sauf que là, en cet instant précis, je doutais de tout, et surtout de ça. Et je ne savais plus comment gérer ces questionnements qui tourbillonnaient dans ma tête.  

- Damn, I wish I could. I wish… that I’d met you five years earlier.  

J’ai soupiré avec un sourire un peu triste. J’ai pas tout de suite compris pourquoi j’avais dit ça. Tout ce que je savais c’est que ça sortait du cœur et que je le l’ai regretté à l’instant où ces paroles ont franchi mes lèvres pour se suspendre dans le silence. Avec le recul, je me dis que Phoenix me ramenait à ce croisement auquel je m’étais heurtée à l’âge de dix-huit ans. Que si nos chemins s’étaient croisés à l’époque, je l’aurais probablement suivi sans hésiter. Et alors je saurais de quoi il me parlait, avec ses grandes envolées lyriques sur la liberté, la fraternité et son épopée nomade. Mais au lieu de ça, j’avais choisi d’aller à Harvard. De laisser derrière moi cette vie faite d’incertitude et de dangers que j’avais partagée quelques années avec Kyte. De me ranger, et de construire les bases de cette petite existence parfaite dans laquelle je ne me reconnaissais pas encore. Mais cette voie-là allait m’offrir un futur. Pas le genre qui me laisserai engloutir par l’horizon vibrant d’une route sans destination, mais celui qui me donnerait l’opportunité de faire une différence dans ce monde. Et tu as pris la bonne décision. Je me suis affirmé avec conviction. J’avais travaillé dur pour ne pas finir sur les routes comme Kyte, à me demander si j’allais encore être libre demain pour manifester une journée de plus ou croupir derrière les barreaux le restant de mes jours.

- We probably should get going.

J’ai dit en me relevant subitement. J’avais besoin de marcher. De me clarifier l’esprit et d'abandonner ces pensées parasites derrière moi. Je n’avais pas envie de penser au lendemain. Au reste de ma vie. Tout ce que je voulais, c'était m’immerger dans l’instant présent. Prendre tout ce qu’il avait à m'offrir et y insuffler tout ce que j’avais à donner. C’est peut-être pour ça que j’ai choisi de ne pas parler de Josh, et que je n’ai pas fourni à Phoenix une véritable réponse. A vrai dire, je n’étais pas vraiment certaine qu’il en attendait une. On s’est redressés, et j’ai repris mon rôle d’éclaireur de la nature en m’aventurant sur un petit sentier escarpé qui descendait entre les roches le long de la cascade. Cette fois-ci, je faisais plus attention où je mettais les pieds, n’ayant aucune envie de me retrouver dans la flotte. Après quelques minutes, le terrain est redevenu plat et nous pouvions à nouveau marcher à côté.

- It’s really inspiring, everything you said earlier. ‘bout what you want from this life. What you stand for. J’ai dit après un moment. Sometimes I wish I could have connexions like the ones you described. Deep bonds. But I guess I’m more of a lone wolf... or a bit of a pain in the arse!

J’ai plaisanté avec un petit rire caustique. Même si j’adorais la compagnie de certaines personnes, je n’avais jamais souffert de la solitude, et j’affectionnais mes longues marches solitaires dans la montagne. Mais en écoutant Phoenix parler, j’avais l’impression de passer à côté de quelque chose. Un truc que je pouvais effleurer du bout des doigts mais que j’étais incapable d’agripper, apparemment. Et quelque part, je me demandais un peu pourquoi, par moments.  

- So your sister, she’s in the club as well or she's your blood?

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Follow in no footsteps. Listen for the true guides.

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start •• The River, The Woods. 
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ÂGE : 34 ans.
STATUT : Veuf.
MÉTIER : Ancien boxeur professionnel / champion national. Actuellement technicien de surface / entraîneur improvisé dans un petit club de boxe.
LOGEMENT : #189 Redcliff.

POSTS : 251 POINTS : 30

PETIT PLUS : Je suis né à Bristol, la rage au ventre et la violence dans le sang ≈ A part distribuer des beignes je sais pas faire grand-chose d’intelligent ≈ Ma fille est tout pour moi ≈ Ma came c’est rouler, tracer la route avec mes frères jusqu’à ce que l’horizon nous avale, être affranchi de toute contrainte et ne plus faire qu'un avec le vent ≈ LH&R : Loyauté, Honneur, Respect ≈ Mes années de cogne m'ont laissé des séquelles bien balaises niveau mémoire à court terme ≈ Depuis le décès de Paige j’ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : | jameson | robin | bryan | nathan

ROBIN HOPE BERRY
- Blood makes you related but loyalty makes you family -

JAIMIE WINTERS
- Nous rêvions juste de liberté -

BRYAN FOSTER
- No one gets left behind -

NAÏA KENSINGHTON
- I want to hold you but my senses tell me to stop -

There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, I don't believe that. I think the things that try to kill you make you angry and sad. Strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. Those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.


AVATAR : Charlie Hunnam.
CRÉDITS : shiya, endlesslove.
INSCRIT LE : 22/03/2016

MessageSujet: Re: Nous rêvions juste de liberté ➶ Phoenix   Aujourd'hui à 20:39

nous rêvions juste de liberté
“This life is short, baby that’s a fact, better live it right, you ain’t comin back. Gotta raise some hell, ‘fore they take you down. Gotta live this life. Gotta look this world in the eye. Gotta live this life until you die”

Quand elle a repris la parole, ma piquante Jaimie avait l'air drôlement mélancolique. Comme si mes histoires de nomadisme et de liberté avait sapé sa bonne humeur et je comprenais pas trop pourquoi parce que pour moi c’était l’effet parfaitement inverse. Une façon de montrer son majeur à la mort et au conformisme (ce qui au final en revenait plus ou moins au même). Une façon de vivre selon ses propres règles, de célébrer la vie temps qu’on la tenait encore. Quand elle dit qu’elle aurait aimé pouvoir venir avec moi ou m’avoir rencontré 5 ans plus tôt, j’ai rien compris. J’aurais voulu lui dire qu’il était pas trop tard, que j’étais là maintenant, qu’elle était là elle aussi, qu’on était jeunes et libres, qu’on pouvait faire ce qu’on voulait et que rien ni personne ne pourrait nous arrêter. Mais elle s’était déjà relevée, prétextant qu’il était temps qu’on reprenne la route, et j’ai compris que ça servirait à rien d’insister. On s’est remis en marche, elle devant avec sa lampe torche qui éclairait les alentours, moi à la traîne, les mains dans les poches. J’essayais de pas y penser parce que j’aimais pas trop me prendre la tête et rester bloquer sur des problèmes mais un truc clochait dans son histoire. Le pire c’est qu’elle a enchaîné, me sortant qu’elle aurait aimé être capable de créer des relations profondes. Là j’ai pas pu m’empêcher de froncer les sourcils, franchement perplexe. Elle s’imaginait qu’on était en train de faire quoi, là ? Je comprenais pas comment elle pouvait être aussi à côté de la plaque. On était de loups sauvages, elle et moi, ça crevait les yeux. On était pas fait pour rester entre quatre murs ou mener une vie ordinaire, mais pour errer toujours plus loin dans la nature, tracer la route, affranchis de toute contrainte, libres comme l’air. Mais encore une fois, elle semblait pas vraiment encline à philosopher sur le sujet alors j’ai laissé couler. Quand elle demandé si Robin était ma sœur de sang ou si elle faisait partie du club j’ai pas pu m’empêcher de rigoler en repensant à ma carotte enfourcher son vélo et nous suivre comme elle pouvait en s’exclamant qu’elle était un biker elle aussi. Les gars l’avaient tout de suite adopté, c’était un peu la mascotte du club.

- Neither.

Ordinairement je parlais jamais de l’orphelinat, ça faisait pleurnichard et j’avais pas envie que les autres pensent qu’il s’agissait d’une invitation à fouiller dans mon passé. Mais à ce stade j’en avais plus rien à faire.

- We met in the system when we were kids. She’s like… this incredibly loving... strong… crazy tiny hippie who can kick anybody’s butt and who’d choose freedom and creativity over security and stability any day of her life. You’d get along.

Et j’en étais certain. Elles dégageaient un truc similaire. Le côté passionné par la paix et le besoin de se battre pour une cause mêlé au côté « faut pas me faire chier » peut-être. Je l’ai regardé avec un sourire pendant un moment et puis j’ai aperçu les lumières du chalet quelques mètres devant nous. Confiant, j’ai décidé de partir en éclaireur et j’ai frappé à la porte. Quand elle s’est ouverte et que j’ai vu la gueule du type en face, j’ai compris que c’était mal barré. Il avait une petite tête toute pointue de vieille fouine aigrie, du genre qui aime personne, surtout pas les jeunes, les étrangers, les juifs et les motards. Par acquis de conscience je lui ai quand même demandé si on pouvait prendre un peu de son essence, et comme je sentais qu’il avait pas trop le sens de la camaraderie j’ai proposé de le payer. Je commençais à fouiller les billets dans ma poche quand l’autre m’a stoppé net :

- Not gonna happen, punk. Get the fuck out of my property ‘fore I call the cops.

J’étais sidéré. Jaimie a eu l’air d’avoir envie de débattre mais je l’ai pris par le bras et je l’ai entrainé vers la sortie. Ce genre de types, plus tu leur parles, plus ils sont cons. Et moi je commençais à sentir le sang monter vers les tempes. Mais j’avais une idée qui me semblait brillante. Je l’ai proposé à ma complice d’aventure et elle a accepté. Le plan, c’était d’aller siphonner le réservoir du pick-up garé près de l’entrée (ce qui était quand même la moindre des choses) et ce qui était chouette avec le plan c’est que non seulement on allait récupérer du carburant gratuit qu’il le veuille ou non, mais qu’en plus le sac à merde allait se retrouver bloquer comme un con avec un réservoir à sec le lendemain. Bien fait pour sa gueule. On a attendu jusqu’à ce que la lumière soit éteinte dans la maison puis on a pénétré l’arrière jardin comme des voleurs – qu’on était un peu, dans les faits. J’avais l’impression de mener une opération commando et ça me faisait marrer. J’ai sorti mon couteau et j’ai découpé un bout de l’arrosoir enroulé autour du mur pendant que Jaimie allait récupérer un saut qui trainait par là. Ensuite, le dos bien courbés pour ne pas se faire repérer, on est repassé devant la maison et on est allé se planquer derrière le pick-up. Il y a rien de pire pour faire rigoler que de devoir se retenir de rigoler et alors on pouvait pas s’empêcher de se marrer un peu comme des vilains gosses. J’ai quand même essayé de me reprendre et de rester concentrer - j’avais déjà fait foirer pas mal d’opérations du genre parce que je savais pas m’arrêter ou garder mon sérieux quand il le fallait et je tenais pas à remettre ça. Et puis j’avais aussi une image de mec qui gère à tenir. J’ai forcé le clapet du réservoir, glissé le bout d’arrosoir dedans, aspiré un grand coup jusqu’à ce que l’essence monte et c’était parti pour un bon gros siphonage dans les règles de l’art. Merde alors, on était pas peu fiers de nous ! On aurait pu s’en arrêter là, c’était carrément suffisant comme revanche, sauf que voilà, je suis un con qui aime pas trop qu’on lui manque de respect et j’ai voulu marquer le coup un peu plus encore. Alors j’ai ressorti mon couteau et j’ai commencé à crever les pneus du pick-up, un par un. C’est quand j’ai percé le troisième que l’alarme s’est déclenchée, avec lumières et tout le bordel.

- Fuck, let’s go !

Sauf qu’on a pas pu aller bien loin. La lumière s’est aussitôt rallumée et le type est sorti de nulle part en slibard avec un fusil à pompe à la main et aussi sec il s’est mis à nous tirer dessus. Cet enragé canonnait en gueulant comme un hystérique et visiblement il en avait rien à foutre de son pick-up parce que quand les vitres ont explosé il a continué. Merde alors il voulait vraiment nous tuer, ce fondu ! Jaimie m’a vivement tiré par le bras et on est retourné dare-dare vers l’arrière de la bagnole. J’ai plongé mes yeux dans les siens pour m’assurer qu’elle allait bien et quand elle a hoché la tête j’étais déjà méchamment soulagé. J’ai commencé à regarder partout autour pour essayer de trouver une solution et mes yeux se sont posés sur la bouteille qu’elle tenait toujours entre ses mains. J’ai entendu le déclic de la garde coulissante qui annonçait que le fou furieux était en train de rechargé et alors j’ai pas réfléchis - dans ces moments, réfléchir c’est mourir. J’ai attrapé la bouteille et je me suis redressé pour la lui balancer en pleine gueule (intérieurement je priais un peu pour que ça arrive bel et bien dans sa direction). Au final c’est atterrit dans sa clavicule et la douleur lui a fait baisser la flingue. Je savais que ça durerait que quelques secondes, et sortir de notre planque c’était probablement une mission suicide mais on avait pas le choix, il fallait le tenter. J’ai attrapé la main de Jaimie et on s’est enfui aussi vite qu’on a pu dans la forêt. Le forcené s’est vite remis de ses émotions et il a essayé de nous suivre en continuant de tirer mais on a tracé la route. Des vrais sprinters. Et après un moment faut croire qu’il a fini par se lasser ou par tomber dans un ravin parce qu’on a plus entendu parler de lui. On s’est adossé au tronc d’un gros arbre pour reprendre notre souffle et alors c’est un peu bête la nervosité mais quand nos regards se sont croisés on a éclaté de rire, comme des imbéciles. Je l’ai prise dans mes bras et notre euphorie c’était un peu comme un majeur levé en l’air dans la direction des emmerdes et des belles frayeurs qui avaient pu nous arriver aujourd’hui. J’étais ivre de joie et d’adrénaline et quand je me suis écarté pour la regarder elle riait toujours avec ses cheveux en vrac et ses yeux pétillants. Elle était tellement belle et tellement férocement vivante... et alors j’ai pas réfléchi, je me suis penché vers elle et avec beaucoup d’innocence et de passion, j’ai pressé mes lèvres contre siennes.

© Starseed




    EMPTINESS IS FILLING ME TO THE POINT OF AGONY
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MessageSujet: Re: Nous rêvions juste de liberté ➶ Phoenix   Aujourd'hui à 21:40

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Nous rêvions juste de liberté ➶ Phoenix

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